15 Choual 1432 - Mardi 13 Septembre 2011 - N°14305 Nouvelle série - www.elmoudjahid.

com - ISSN 1111-0287

11e SESSION DE LA COMMISSION MIXTE ALGÉRO-MALIENNE

8 accords
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

signés

P. 9

LES PRINCIPES D’UN ETAT DE DROIT
Ph. : A. Yacef

CONSEIL DES MINISTRES

BANQUE D’ALGÉRIE
M. MOHAMED LAKSACI :

“La situation macro-financière s’est consolidée au cours du premier semestre 2011” P. 8
4 QUESTIONS À M. BOUBEKEUR BENBOUZID

● Renforcement de la liberté de la presse écrite. ● Ouverture de l’activité audiovisuelle. ● Le projet de loi organique relative aux partis politiques ne contient aucune sanction privative de liberté. ● Des dispositions à même de prévenir la réédition de la tragédie nationale, de prohiber toute remise en cause des libertés fondamentales. ● Conforter la liberté d’association. ● 7.428 milliards de dinars destinés à la politique sociale du pays, à l’exécution du programme quinquennal de développement, ainsi qu’au soutien public à l’investissement économique. ● Soutien des prix du lait, des céréales, des huiles, du sucre et de l’eau.
PP. 4-5

LA TRIPARTITE

seront régularisés”

“Les 29.000 enseignants contractuels

P. 11

L’UGTA DÉVOILE SA FEUILLE DE ROUTE
“VERS UNE AMÉLIORATION DU SNMG”
P. 8

AURA LIEU LE 29 SEPTEMBRE

JA-TRIPLE SAUT (DAMES)

Baya Rahouli

en or

P. 31

Prochain colloque international en hommage à Messali Hadj à Tlemcen
PP. 6-7

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

HISTOIRE

SIDI SAÏD :

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Météo

EL MOUDJAHID

Demain, à 9h, au Conseil de la nation Demain à 11h

31° à Alger, 44° à Adrar
Sur les régions Nord, prédominance d'un temps qui sera généralement ensoleillé, excepté les régions Est où l'on notera quelques passages nuageux avec localement possibilité de développement de foyers orageux vers l'intérieur. Les vents seront faibles à modérés. La mer est peu agitée à agitée. Sur les régions sud du pays, le temps sera généralement dégagé avec faible tendance orageuse sur le sud-ouest, la Saoura et le Nord Sahara. Les vents seront variables. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit : Alger (33°- 20°), Annaba (29°-21°), Béchar (40°- 23°), Biskra (37°- 24°), Constantine (32°- 16°), Djanet (34°- 23°), Djelfa (32°- 17°), Ghardaïa (38°- 24°), Oran (31°-20°), Sétif (30°-14°), Tamanrasset (34°- 24°), Tlemcen (34°- 16°), Tindouf (43°-22°), El-Oued (37°-23°), Adrar (44°-26°), Ouargla (39°- 24°).

Conférence sur «Le système LMD et le système classique, réalité et défis»
L’association El Ahrar pour l'art et la culture, en coordination avec l’association nationale Promotion et protection de la femme et de la Jeunesse, organise demain, à 11h, au centre de presse d’El Moudjahid, une conférence sur la rentrée universitaire sur le thème « Le système LMD et le système classique, réalité et défis ».

Journée parlementaire sur «Les attentes du citoyen par rapport à son Parlement»
À l’occasion de la Journée mondiale de la démocratie, Le parlement algérien organise demain, à partir de 9h, au Conseil de la nation, une journée parlementaire sur le thème « Les attentes du citoyen par rapport à son Parlement ».

M. Djamel Ould Abbès reçoit l’Association ADPHA
M. Ould Abbes ministre de la Santé reçoit aujourd’hui les représentants de l’association des distributeurs des pharmacies algériennes (ADPHA) pour une réunion de travail portant sur la distribution des produits pharmaceutiques en Algérie.

Cet après-midi, à 16h30, au palais de la Culture

Demain, à 10h, au CCI

Exposition de saint Coran
Dans le cadre de ses activités scientifiques et culturelles, le centre culturel islamique à Alger organise, en coordination avec la direction générale des archives et le service des archives de la wilaya d’Alger, une exposition de saint Coran qui aura lieu demain à 10h, au CCI.

Demain, à 10h, au Centre commercial & loisirs de Bab Ezzouar

Une année d’activité et premier bilan
La société des centres commerciaux d’Algérie organise demain, à 10 h au Centre commercial & loisirs de Bab Ezzouar, un point de presse sur le premier bilan après une année d’exploitation du centre commercial & de loisirs de Bab Ezzouar, qui sera suivi d’une visite des dernières nouveautés du centre. La rencontre aura lieu en présence de M. Alain Rolland, président de la société des centres commerciaux d’Algérie (SCCA) et du soussigné, directeur du centre commercial & de loisirs de Bab Ezzouar.

Le coup d’envoi de bibliobus à destination de plusieurs wilayas
La ministre de la Culture Mme Khalida Toumi donne le coup d’envoi cet après-midi, à 16h30, au niveau du palais de la Culture Moufdi-Zakaria, de bibliobus à destination de plusieurs wilayas dans le cadre du programme sectoriel à l’effet d’encourager et de consolider la lecture publique.

Aujourd’hui, à 11 h, au CRSS

Congrès de la Société algérienne de dermatologie les 15 et 16 septembre, à l’hôtel Hilton

Institut culturel italien

Les inscriptions ont débuté le 5 septembre
L’Institut culturel italien organise la nouvelle session 2011/2012 des cours de langue italienne d’octobre à décembre 2011. Les inscriptions ont débuté le 5 septembre. La journée portes ouvertes est prévue samedi 17 septembre de 11 h à 17 h au 4 bis, Yahia-Mazouni – El Biar-Alger. Tél/fax : (021) 925191- 923873 E-mail : amministrazione.iicalgeri@esteri.it

Conférence débat sur «La lutte contre le crime organisé dans le Sahel (africain)»
Le Centre de recherche stratégique & sécuritaire (CRSS) organise aujourd’hui, à partir de 11 h à son siège sise lot n°14, cité Zidek-Ben-Aknoun – Alger, une conférence débat sur « La lutte contre le crime organisé dans le Sahel (africain) », qui sera animée par le docteur chercheur Alain Antil.

Six thèmes à l’étude
La Société algérienne de dermatologie (SAD) est une association à but scientifique qui organise un congrès annuel dans le but de promouvoir la formation médicale continue dans le domaine de la dermatologie. Cette année, le 23e congrès national se tiendra les 15 et 16 septembre à l’hôtel Hilton – Alger. Il verra la participation de six invités communicants étrangers, ainsi que celle d’environ 300 congressistes nationaux. Les thèmes retenus sont « Psoriasis, Dermatoses allergiques, Dermatoses neutrophiliques, Lasers, Communications orales et affichées et Symposium ».

Aujourd’hui, à 11h30, au siège du MSP

Ce soir, à 19h, salle Cosmos Alpha, Riadh El-Feth

Installation de la commission électorale nationale du MSP
Le parti MSP organise aujourd’hui à partir de 11h30, au siège national du mouvement à El Mouradia, une cérémonie d’installation de la commission électorale nationale du MSP.

Aujourd’hui, à 11h, à l’espace Mohamed Zinet de Riadh El-Feth

Spectacle de quartette musical Cacai Nunes
A l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’indépendance du Brésil, le quartette musical Cacai Nunes se produira ce soir, à 19h, salle Cosmos Alpha, Riadh El-Feth, Alger.

Conférence de presse sur la quatrième édition de la BD d’Alger (FIBDA)
Le commissariat du Festival international de la BD d’Alger (FIBDA) donnera aujourd’hui, à 11h, à l’espace Mohamed Zinet de l’Office Riadh El-Feth une conférence de presse sur la quatrième édition de la BD d’Alger qui se tiendra du 5 au 8 octobre prochain à l’Esplanade Riadh ElFeth.

Demain, à 11h, au siège du mouvement Nahda

Demain, à 10h, à la salle ErnestoChe- Guevara de l’ambassade de Cuba

Journée d’étude sur «Le projet de loi organique relatif au système électoral»
Le mouvement Nahda organise demain, à 11h, à son siège à Telemly, une journée d’étude sur « Le projet de loi organique relatif au système électoral », en présence de M. Fath Rabiâi, le SG du mouvement.

Conférence de presse de l’ambassadeur
L’ambassade de la République de Cuba organise demain, à 10h, à la salle Ernesto-Che-Guevara de l’Ambassade de Cuba, 22, rue Larbi-Allik, Hydra, Alger, une conférence de presse sur le thème « La situation actuelle de Cuba et d’autres thèmes d’intérêt » qui sera animée par SEM Eumelio Caballero Rodriguez, ambassadeur de ce pays.

Ce matin, à 9 h, au siège d’ALGEX

Journée d’information pour la promotion du «SIAFEL»
A l’occasion de la tenue du 1er Salon international de la filière fruits et légumes qui se tiendra du 28 au 30 novembre à Biskra, la SARL Licorne Communication et ALGEX organisent, ce matin, à 9 h au siège d’ALGEX, une journée d’information pour la promotion du « SIAFEL ».

SNTF

USMA

Ouverture des écoles de football les 13 et 16 septembre
La SSPA – USM Alger informer les parents des jeunes athlètes de la reprise des écoles de football pour la saison 2011-2012, selon le calendrier suivant : • Mardi 13 septembre, à 12 h 30, pour les athlètes nés en 1999-2000. • Vendredi 16 septembre, à 8 h, pour les athlètes nés en 2001-2002-2003-2004.

Aménagement horaire des trains de nuit sur la relation Oran/Béchar
La Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) informe qu’un aménagement horaire des trains de nuit sur la relation Oran/Béchar a été effectué à compter du 4 septembre 2011. Ci-après les heures d’arrêt : Sens : Oran – Béchar Places couchettes et assises Oran : 20h Mechria : 00h25 Oued Tlelat : 20h16 Naâma : 1h26 Sidi Bel Abbès : 21h04 Ain Sefra : 2h26 Tabia : 21h25 Beni Ounif : 4h30 Redjem Demouche : 22h43 Béchar : 05h50 Sens: Béchar – Oran Places couchettes et assises Béchar : 20h25 Redjem Demouche : 03h32 Beni Ounif : 21h44 Tabia : 04h49 Ain Sefra : 23h47 Sidi Bel Abbès : 05h12 Naâma : 1h04 Oued Tlelat : 05h58 Mechria : 01h50 Oran: 06h16 Les trains Oran-Béchar et retour assurent la continuation de/vers Alger via la gare d’Oran.

Demain, à 12 h 30, au siège de Siemens Algérie

Conférence de presse du directeur général
À l’occasion de la célébration des 50 ans de présence de Siemens en Algérie, M. Ben Ali Khoudja, directeur général de la société, animera une conférence de presse demain, au siège de Siemens Algérie, lotissement El-Kadous, lot n°10, Moutchatchou, 16035 Haut Site d’Hydra, Alger, à partir de 12 h 30.

Demain, à 10h, à la salle du conseil de l’université Houari-Boumediene

Le 17 septembre, à 8h30, à l’hôtel Mercure

Journée de sensibilisation et d’information sur le lymphome
À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le lymphome, l’Association Nour-Doha organise le 17 septembre à l’hôtel Mercure, à partir de 8h30, une journée de sensibilisation et d’information sous le thème « le lymphome, un cancer qui se soigne ».

Rencontre avec les médias pour la présentation de la rentrée universitaire 2011-2012 à l’USTHB
Le recteur de l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB), le Pr Benali Benzaghou rencontrera les représentants des médias nationaux, demain à 10h, à la salle du conseil de l’université (rectorat) pour présenter la rentrée universitaire 2011-2012 à l’USTHB.

Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID

Nation

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MINISTÈRE DE LA PROSPECTIVE ET DES STATISTIQUES

DEUXIÈME RENCONTRE DE CONCERTATION NATIONALE SUR LE DÉVELOPPEMENT LOCAL

La nouvelle vocation pétrolière d’Illizi doit profiter à la région

I

llizi devrait bénéficier de sa nouvelle vocation de région pétrolière pour relancer son développement socio-économique et promouvoir la création d’emplois, ont estimé dimanche des citoyens et notables de cette wilaya de l’extrême sud-est du pays qui abrite la deuxième rencontre de concertation nationale sur le développement local. Les différents intervenants ayant pris la parole lors de cette rencontre organisée par le CNES ont mis en avant l’évolution remarquable que connaît Illizi, devenue ces dernières années un nouveau pôle énergétique, appelant les pouvoirs publics à profiter de cette évolution au profit de la création d’emplois et de richesse. Ainsi, l’emploi et la formation étaient le point focal de l’ensemble des préoccupations exprimées dans ce sens. Les différents intervenants qui se sont succédé à prendre la parole ont, en effet, jugé nécessaire la mise en place de centres de formation dédiés aux métiers liés au secteur des hydrocarbures, notamment dans les régions de Zerzaïtine, El-Rar et El-Merk qui comprennent d’importants gisements d'hydrocarbures. Dans le même volet, certains citoyens, notamment les jeunes, ont déploré le fait qu’ils soient exclus des opportunités d’emploi dans le secteur pétrolier sous prétexte qu’ils ne disposent pas de qualifications nécessaires. "On pourrait comprendre quand il s’agit des postes techniques, mais il est inadmissible que nous ne pouvons même pas postuler pour devenir chauffeur ou agent de gardiennage alors qu'on fait venir des gens d’ailleurs pour oc-

Conférence demain à Alger sur la prospective et les politiques publiques
Le ministère de la Prospective et des Statistiques organise demain une conférence sur "La prospective au service des politiques publiques" à l'Institut supérieur de gestion et de la planification à Bordj El-Kiffan (Alger). Trois principaux thèmes seront débattus durant cette conférence, qui s'inscrit dans le cadre du programme d'Appui au management de l'économie (Ameco), lancé en 2007 avec l'assistance de l'Union européenne (UE). Ces thèmes se rapportent aux enjeux de la prospective pour la nation et les différentes institutions et secteurs, aux conditions de la mise en œuvre de la prospective (facteurs de succès à réunir) et de la relation prospective et planification stratégique de passage du scénario à la stratégie. Cette rencontre sera animée par l'inspecteur général des finances et membre de l'académie française des technologies M. Jean Michel Charpin, ancien directeur général de l'INSEE à Paris. Ameco, dont le montant est de 20 millions d'euros, a contribué à l'amélioration du management des ministères des Travaux publics, des Finances et de la Prospection et des Statistiques, ainsi que l'Office national des statistiques (ONS), en les dotant de moyens de formation, de gestion et d'équipements informatiques. Ce programme, qui vise essentiellement l'amélioration de la communication, la formation du personnel, la gestion, la réalisation des études et l'acquisition de matériels informatiques (lecture optique, logiciels, etc.), prendra fin cette année.

cuper ces postes", ont-ils souligné. Le manque, voire l’absence de perspectives d’épanouisse-

ment pour les jeunes a été un autre élément des préoccupations exprimées lors de cette rencon-

tre, où il a été constaté "un déficit flagrant" concernant les équipements de jeunes.

Une enveloppe de 38 milliards DA pour Illizi jusqu’à 2014
La wilaya d’Illizi a bénéficié d’une enveloppe de 38 milliards de dinars destinée à 216 projets de développement socio-économique au titre du programme quinquennal 2010-2014, a indiqué le wali M. Mohamed el Aid Hilmi lors de la deuxième rencontre de concertation nationale sur le développement local présidée par M. Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (CNES). Cette dotation s’inscrit dans le cadre d’une enveloppe globale de plus de 113 milliards DA depuis 1999 et ayant touché une vingtaine de secteurs, précise M. Hilmi dans une intervention. S’agissant de l’exécution du programme en cours, le wali a fait savoir que 60 milliards DA ont été engagés jusqu’au 31 juillet dernier pour le financement de 581 projets et opérations, dont 113 achevés, 354 en réalisation et 114 en cours de maturation. Les principaux secteurs ciblés par ces opérations sont les routes et les infrastructures aéroportuaires, les équipements administratifs, l’éducation, la santé et les plans communaux de développement. Ces investissements révèlent ‘‘l’engagement porté par l’administration locale pour l’amélioration des conditions de vie de la population’’, a-t-il souligné. Outre le budget d’équipement alloué pour cette région, M. Hilmi a mis l’accent sur la contribution des collectivités locales à l’effort de développement, à travers notamment les revenus de la fiscalité locale qui ont avoisiné 1,8 milliard DA pour l’exercice 2010.

CONFÉRENCE D'ALGER SUR LA LUTTE ANTITERRORISTE

MSP

L’importance de la rencontre évoquée par plusieurs médias étrangers
Plusieurs médias étrangers ont commenté la conférence internationale d'Alger sur le partenariat, la sécurité et le développement entre les pays du champ (Algérie, Mali, Mauritanie, Niger) et leurs partenaires extrarégionaux, notamment la nécessité d'établir une stratégie unifiée et une coopération sur les questions de sécurité et de développement dans la région du Sahel. Le journal malien le Républicain a souligné le "rôle important" de l'Algérie dans cette concertation régionale qui, à travers des échanges intensifs, a débouché sur l'articulation d'une "stratégie régionale, intégrée et cohérente" pour relever collectivement les défis de la sécurité et du développement. Les risques liés aux répercussions de la situation en Libye, notamment le flux incontrôlé d'armes, donnent à cette conférence une "dimension particulière", au côté de l'afflux des travailleurs migrants qui ont dû quitté la Libye et qui font peser des charges supplémentaires sur les resles moyens d'engager une lutte efficace chez eux", soulignant dans ce cadre que l'Algérie est "toujours très sensible sur les questions de souveraineté nationale". Le quotidien français la Croix a également mis en exergue l'importance de la Conférence d'Alger pour "sécuriser" le Sahel, avec des participants d'envergure, dont les puissances mondiales et différentes organisations internationales. Pour la presse arabophone, le journal Echark El Aousat a écrit que l'objectif de la conférence était de donner un élan à la coopération entre les pays du champ et leurs partenaires pour combattre le terrorisme et la criminalité organisée. Le site internet “Ilaf” a relevé, pour sa part, que l'Algérie attache une grande importance au développement de la région du Sahel et à l'aide aux populations locales afin de faire face à la propagation des groupes terroristes qui profitent de la pauvreté et de l'isolement de cette région.

Bouguerra Soltani : « Les réformes politiques doivent contribuer au bien-être »
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Bouguerra Soltani, a indiqué hier que les réformes politiques doivent contribuer au "bienêtre" du peuple. Invité de la Chaîne I de la Radio nationale, le président du MSP a souhaité que les réformes politiques puissent avoir un impact "positif sur le front social". Il a dans ce sens estimé nécessaire d'impliquer toute la composante de la société à l'élaboration d'une "carte économique aux contours clairs dans les vingt prochaines années qui reposerait sur la diversification des ressources économiques et non pas uniquement sur les recettes pétrolières". S'agissant des projets de loi inscrits à l'ordre du jour de la session d'automne du Parlement, M. Soltani a valorisé la loi électorale, notamment ce qui a trait à la supervision judiciaire de l'opération de vote. Cette mesure devrait réduire le phénomène de "l'abstentionnisme", a-t-il estimé. S'agissant de la rentrée scolaire, le président du MSP a plaidé pour une révision du système éducatif depuis l'indépendance, notamment le contenu des programmes scolaires, tous cycles confondus. Concernant la situation en Libye, le responsable a exprimé son soutien à la position de l'Etat algérien en faveur de la formation d'un gouvernement représentant tout le peuple libyen, toutes sensibilités confondues, avant la reconnaissance du Conseil national transitoire (CNT). Concernant la cause palestinienne, M. Bouguerra a appelé le peuple palestinien à s'imprégner de la Révolution algérienne et à ne renoncer à aucune parcelle de ses terres, estimant la reconnaissance de l'Etat palestinien par l'ONU, tel que revendiqué par le peuple, comme un "droit élémentaire pour n'importe quel pays".

sources limitées du Mali et du Niger, a écrit le journal. "Ces éléments sont donc à prendre en compte dans l'approche de la sécurité et du développement de la région", a relevé le Républicain, qui plaide pour la consolidation et l'élargissement de la concertation. Le Journal du Mali a, quant à lui, noté que l'objectif de la conférence d'Alger était d'organiser le partenariat à travers, entre autres, "la création de synergie" entre les partenaires des pays de la région et une "plus grande complémentarité" entre les différentes straté-

gies et partenariats en direction du Sahel. Pour l'hebdomadaire Jeune Afrique, face au "danger persistant" du terrorisme, les participants ont brandi tous le même étendard, à savoir celui de la coopération régionale et internationale. Il a rappelé, à cet égard, la position de principe de l'Algérie qui "refuse catégoriquement tout paiement de rançon en cas de prise d'otages". RFI (Radio France Internationale), a, pour sa part, mis en exergue la "priorité" affichée par l'Algérie de soutenir la Mauritanie, le Mali et le Niger, pour qu'ils "aient

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● Renforcement de la liberté de la presse écrite ● L’ouverture de l’activité audiovisuelle ● Le projet de loi organique relative aux partis politiques ne contient aucune sanction privative de liberté ● Des dispositions à même de prévenir la réédition de la tragédie nationale, de prohiber toute remise en cause des libertés fondamentales ● Conforter la liberté d’association ● 7.428 milliards DA destinés à la politique sociale du pays, à l’exécution du programme quinquennal de développement, ainsi qu’au soutien public à l’investissement économique ● Soutien des prix du lait, des céréales, des huiles, du sucre et de l’eau.
Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé les dimanche 13 et lundi 14 choual 1432 H. correspondants aux 11 et 12 septembre 2011, une réunion du Conseil des ministres. 1- Le Conseil des ministres a entamé ses travaux par l’examen et l’approbation d’un projet de loi organique relative à l’information Ce texte s’inscrit dans le cadre des réformes politiques initiées par le Chef de l’Etat le 15 avril dernier. Il a pris en considération les propositions et suggestions émises par les personnalités nationales, partis, associations et représentants de la presse nationale ayant pris part aux consultations organisées il y a quelques semaines. Ainsi, il a proposé une assise consolidée au libre exercice de l’activité d’information, dans le respect des lois et des valeurs nationales. A ce titre, il renforce la liberté de la presse écrite, notamment en proposant que l’agrément ainsi que toute question relative aux publications de presse relèvent à l’avenir de la responsabilité d’une autorité de régulation de la presse écrite dont la moitié des membres sera nommée par le Chef de l’Etat et les deux

Nation

EL MOUDJAHID

Les principes

CONSEIL

Ph. : A. Yacef chambres du Parlement, tandis que l’autre le sera sur la base d’un choix de la corporation de la presse. Il introduit, par ailleurs, une prise en charge explicite de la question des médias audiovisuels et des médias en ligne. S’agissant de l’audiovisuel, il est proposé la création d’une autorité de régulation qui en aura la charge. l’ouverture de l’activité audiovisuelle est proposée aussi sur la base d’une convention qui sera conclue entra la société algérienne de droit privé concernée et une autorité de régulation de l’audiovisuel, validée par une autorisation délivrée par les pouvoirs publics, Une loi spécifique relative à l’audiovisuel viendra compléter la régulation dans ce domaine. Le texte énonce des principes découlant des règles universelles de droit et de nos valeurs nationales et propose une instance nationale de déontologie et d’éthique de la presse. Cette instance, élue par la corporation, veillera au respect par les médias des règles de déontologie. En outre, le projet de loi propose une assise juridique à l’octroi de l’aide de l’Etat à la presse et conforte les journalistes dans la sauvegarde de leurs droits sociaux et professionnels. Enfin, le texte limite ses dispositions pénales aux seules infractions directement liées à l’activité de presse et exclut toute peine privative de liberté. Toujours au titre des textes induits par le programme de réformes politiques, le Conseil des ministres a examiné et approuvé un projet de loi organique relative aux partis politiques Ce projet a pris en considération les propositions pertinentes formulées par les participants aux consultations sur les réformes politiques. Ayant pour objectif de conforter le pluralisme démocratique, ce texte propose un enrichissement des dispositions régissant la création des partis politiques, la relation de ces derniers avec les pouvoirs publics, le respect et la sauvegarde de principes énoncés dans la Constitution, ainsi que la transparence dans la gestion des finances des partis politiques. S’agissant de la garantie du droit à la création des partis, le projet de loi organique définit les critères et procédures requis à cet effet et charge l’administration publique de veiller à leur respect. Le silence de l’administration audelà équivaudrait à un agrément. De même, tout refus des pouvoirs publics à une étape ou une autre de la Constitution d’un parti, ouvre droit à recours devant le Conseil d’Etat, dont la décision sera définitive. S’agissant de la préservation des droits de la collectivité nationale, le texte prévoit, notamment des dispositions à même de prévenir la réédition de la tragédie nationale, de prohiber toute remise en cause des libertés fondamentales de consacrer le caractère démocratique et républicain de l’Etat et de préserver l’unité nationale, l’intégrité du territoire, l’indépendance nationale, ainsi que les éléments constitutifs de l’identité nationale. Le projet de loi énonce également les contentieux ou conflits susceptibles de se produire entre l’administration garante du respect de la loi et de l’ordre public d’une part, et un parti politique agréé, d’autre part. Dans de tels cas, toute mesure conservatoire prévue par la loi, ouvre droit à recours devant le Conseil d’Etat, ce dernier devant, dans toutes les situations se prononcer dans un délai maximal de 60 jours. Parallèlement, le projet de loi n’autorise aucune interférence dans l’organisation interne des partis politiques et se limite à énoncer l’obligation pour les statuts de ces derniers de fixer des règles démocratiques pour régir leur fonctionnement, d’encourager la promotion de l’élément féminin dans leurs instances dirigeantes et de fixer, enfin, des règles pour assurer la transparence dans le financement des partis et pour la lutte contre toute forme de corruption dans la vie politique. Enfin, le projet de loi organique relative aux partis politiques ne contient aucune sanction privative de liberté. 3- Le Conseil des ministres a ensuite examiné et approuvé un projet de loi relative aux associations Ce texte, qui a largement repris les vues et suggestions exprimées lors de la consultation des personnalités, partis politiques et associations, vient conforter la liberté d’association et réguler de manière plus précise l’activité associative. Il comblera également des vides juridiques, notamment en ce qui concerne les fondations, les amicales et les associations étrangères établies en Algérie. Ainsi, il est proposé de conforter la liberté d’association par l’obligation faite à l’administration de se prononcer dans un délai de trois mois sur la demande d’agrément d’une association, le silence valant d’agrément automatique, et tout refus d’agrément ouvrant droit au recours devant la juridiction administrative. Pour leur part, les associations seront tenues de satisfaire à un certain nombre d’obligations universelles, notamment : - la probité de leurs dirigeants, ainsi que la

Relancer le rôle des associations et promouvoir les initiatives

L’

Algérie compte plus de 80.800 associations agréées dont 800, exercent juridiquement à titre national comme telle, selon les derniers chiffres des services du ministère de l’Intérieur et dont plus de la moitié ne représente qu’une enseigne juridique sans véritablement de présence sur le terrain. Dans sa conception, la société civile est le domaine de la vie sociale civile organisée qui est volontaire, largement autosuffisant et autonome de l'État. A titre d’exemple, une élection est un des événements principaux dans la vie d’une nationoù la société civile se trouve mobilisée, notamment à travers l'éducation de l'électorat. Le mouvement associatif, un corps social, par opposition à la classe politique, s’entend selon la définition de l’UNESCO comme une auto-organisation de la société en dehors du cadre étatique ou du cadre commercial, c'est-à-dire un ensemble d'organisations ou de groupes constitués de façon plus ou moins formelle et qui n'appartiennent ni à la sphère gouvernementale ni à la sphère commerciale. Mais, dans le lexique national, le mouvement associatif algérien dans la diversité de sa thématique et la nébulosité de ses

fondements, étant désorganisé, manquant de formation, d’expérience, il n’a pas de cadre juridique précis ni la définition de sa conception matérielle dans la vie de la nation. Beaucoup d’associations constituent une carte de visite et un agenda sans programme précis. Le rôle des représentants de ces milliers d’associations serait d'être l'écho des citoyens sans voix et non pas d'être sous l'égide d'un parti politique. Cette expression de représentante de la société civile serait sans échos sans le contexte de la floraison du mouvement associatif en Algérie durant les premières années de l’embellie démocratique et les autorisations de la loi 90-31 sur les partis politiques et les associations. Dans son article 2, la loi 90-31 précise que l'association constitue une convention régie par les lois en vigueur dans le cadre de laquelle des personnes physiques ou morales se regroupent sur une base contractuelle et dans un but non lucratif. Elles mettent en commun à cet effet, pour une durée déterminée ou indéterminée, leurs connaissances et leurs moyens pour la promotion d'activités de nature, notamment professionnelle, sociale, scientifique,

religieuse, éducative, culturelle ou sportive. L'émergence de la société civile en Algérie durant ces vingt dernières années comme dénominateur imposant dans le développement durable national constitue un trait de caractère national et un des phénomènes les plus remarquables de l'histoire contemporaine du développement international. Le secteur de la société civile, qui regroupe, entre autres, les organisations non gouvernementales, les organisations socioprofessionnelles, les syndicats, les groupes représentant les fondations et autres ligues, s’est imposé comme une force de synergie et une force majeure dans le domaine du développement en harmonie. Si, au plan mondial, on assiste à un accroissement spectaculaire de la taille, du champ d’action et de la capacité de la société civile, favorisé par l’expansion de la bonne gouvernance à l’échelle mondiale, au niveau des pays émergents, et notamment en Algérie, le mouvement est encore au stade de balbutiements. Conscient de son importance au sein de la collectivité locale et nationale, le législateur al-

gérien tente de recadrer la mission et la conception du mouvement associatif. Et c’est dans le cadre de la démarche du Président de la République concernant les réformes politiques, que le programme comprend également une plus grande ouverture des pouvoirs publics en direction des différentes ligues et associations nationales des droits de l’homme, dont la révision de la loi sur le mouvement associatif. A ce titre, une mouture d’avant-projet de loi, qui a été soumise au gouvernement, a été enrichie par les propositions d’experts, de magistrats et de professeurs, ainsi que de spécialistes de l'administration publique et de la société civile, qui constitue la matrice de la loi sur les associations. Le projet de loi relative aux associations, qui doit être déposé au Parlement pour sa session d'automne, selon le calendrier annoncé au début de juin par le ministre de l'Intérieur, a été examiné hier au sein du Conseil des ministres, au même titre que le projet de loi sur les partis politiques, une façon de séparer les activités des associations à caractère apolitique de celles constituant les partis politiques. Houria Akram

Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID

Nation
Conforter le pluralisme démocratique

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DES MINISTRES

d’un Etat de droit

LOI ORGANIQUE RELATIVE AUX PARTIS POLITIQUES

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Ph. : A. Yacef parmi lesquels on relèvera : - 746 milliards de dinars destinés à l’habitat et à l’urbanisme ; - 716 milliards de dinars destinés aux secteurs des transports et des travaux publics ; - 232 milliards de dinars destinés au secteur des ressources en eau ; - 168 milliards de dinars destinés à l’enseignement, à la formation et à la santé ; - 70 milliards de dinars destinés aux programmes communaux de développement. Par ailleurs, le soutien public au développement économique se voit allouer 135 milliards de dinars ventilés entre l’agriculture, la mise à niveau des PME et la bonification des taux d’intérêts. Ce concours direct de l’Etat à l’investissement économique s’ajoutera aux importants programmes arrêtés au bénéfice des entreprises publiques et privées, ainsi que des agriculteurs, sous forme de crédits alloués par le Trésor ou par les banques avec des taux d’intérêts fortement bonifiés par l’Etat. Au titre des dispositions législatives, le projet de loi de finances pour 2012 se distingue d’abord par une proposition d’augmentation de 50 % de la part de la fiscalité pétrolière allouée chaque année au Fonds de réserves des retraites mis en place en 2007. Il s’agit là de l’exécution d’une récente décision du Chef de l’Etat en vue de sauvegarder le système national des retraites et de pérenniser la solidarité entre les générations. Aucune propositions d’augmentations des taxes n’est contenue dans ce projet qui comporte également plusieurs mesures destinées à améliorer l’environnement fiscal de l’entreprise et de l’investissement en général, conformément aux recommandations de la réunion de la tripartie de mai dernier. A l’issue de l’approbation du projet de loi de finances pour 2012, le Président Abdelaziz Bouteflika a souligné l’importance croissante de la dépense publique pour répondre aux attentes des citoyens et pour mettre en œuvre l’important programme national de développement. Le Chef de l’Etat a invité le gouvernement à prendre toutes les mesures requises pour que cette dépense publique soit valorisée à travers une réalisation rapide des programmes arrêtés, un accès toujours plus transparent des citoyens aux prestations publiques, ainsi qu’un appui efficace à l’investissement et à la diversification de l’économie nationale. « Grâce à Dieu, notre pays dispose de quelques ressources financières à orienter vers la prise en charge des défis du développement national. Mais cela ne signifie nullement que nos moyens sont limités ou que nous sommes à l’abri des soubresauts de l’économie mondiale », a relevé le Président de la République. « Il appartient donc au gouvernement de suivre la situation économique internationale à travers les dispositifs permanents de veille mis en place et, le cas échéant, de tenir compte de toute tension particulière sur les revenus de l’Etat », ajouté le Chef de l’Etat. Le Président Abdelaziz Bouteflika a conclu ses remarques sur ce dossier en invitant le gouvernement à saisir l’occasion de la prochaine tripartite pour œuvrer, avec ses partenaires économiques et sociaux, à l’approfondissement du dialogue ainsi qu’à l’amélioration continue du climat social et de l’environnement de l’investissement. 5- Le Conseil des ministres a de même examiné et approuvé un projet de loi de règlement budgétaire pour l’exercice 2009 La loi de règlement budgétaire découle de dispositions constitutionnelles et de la loicadre relative aux lois de finances, aux fins de permettre au Parlement d’exercer son pouvoir de contrôle, a posteriori, de l’exécution des budgets qu’il vote annuellement. Accompagné d’un rapport analytique de la Cour des comptes, le projet de loi de règlement budgétaire rapporte que pour l’année 2009, l’exécution du budget voté par le Parlement dégage 3.275,3 milliards de dinars en recettes et 4.656,6 milliards de dinars en dépenses avec un déficit du Trésor prévu à 1.381,2 milliards de dinars, mais contenu en fait à 630,8 milliards de dinars à l’issue du bilan des dépenses réellement exécutées. 6- Le Conseil des ministres a, enfin, débattu et approuvé une communication sur un déclassement de parcelles de terrains dans la wilaya d’Alger, pour la réalisation de programmes de logements et d’équipements publics.

transparence dans leur gestion, notamment financière ; - le respect de leurs statuts, y compris en ce qui concernent leur propre domaine d’activité ; - et le respect de la Constitution et de la législation en vigueur, ainsi que de l’ordre public. Compte tenu de l’importance accordée à la participation de la société civile à la vie nationale, le projet de loi propose que les associations puissent accéder au statut d’utilité publique lorsque leur domaine d’action constitue une priorité pour la collectivité. Le texte propose également que les associations soient éligibles à des subventions publiques pour concourir à la mise en œuvre de leur programme d’action, sur la base d’un cahier des charges. Cette subvention sera soumise aux règles de contrôle des deniers de l’Etat. A l’issue de l’examen et de l’adoption de ces trois projets de loi relatifs à l’information, aux partis politiques et aux associations, le Président de la République a formulé le vœu que le Parlement débatte, enrichisse et adopte l’ensemble des textes liés aux réformes politiques, dans le cadre de ses attributions constitutionnelles souveraines, mais aussi en faisant prévaloir la consolidation de la démocratie ainsi que les principes et valeurs de notre pays sur toute considération partisane. 4- Le Conseil des ministres a poursuivi ses travaux par l’examen et l’approbation du projet de loi de finances pour 2012 Le budget de l’Etat pour le prochain exercice prévoit des dépenses totalisant 7.428 milliards de dinars destinées à la politique sociale du pays, à l’exécution du programme quinquennal de développement, ainsi qu’au soutien public à l’investissement économique. Ainsi, près de 3.150 milliards de dinars sont destinés au fonctionnement du service public, dont 2.850 milliards de dinars alloués aux salaires des agents de l’Etat. 1.300 milliards de dinars seront consacrés aux dépenses sociales et de solidarité nationale, notamment le versement des allocations familiales de l’ensemble des travailleurs, y compris du secteur privé, le paiement des compléments de retraites, le soutien des prix du lait, des céréales, des huiles, du sucre et de l’eau, le raccordement des foyers aux réseaux d’électricité et de gaz, ainsi que la solidarité nationale à l’endroit des démunis et des handicapés. L’aide publique à la création d’emplois par les micro-entreprises ainsi qu’à l’insertion professionnelle par les dispositifs publics se voit allouer près de 180 milliards de dinars. La réalisation du programme quinquennal d’investissements publics sera dotée en 2012 de 2.849 milliards de dinars en autorisations de programmes. Cela portera à 87 % l’ensemble des autorisations libérées pour la mise en études et en chantiers des réalisations inscrites sur la période 2010 à 2014. En parallèle, d’importants crédits de paiements sont proposés dans le budget 2012 pour le financement du programme quinquennal,

e Chef de l’Etat avait affirmé que les projets des textes de loi consacrant les réformes politiques annoncées le 15 avril tiendraient compte des propositions et suggestions recueillies par les participants aux consultations sur les réformes politiques. C’est chose faite : le projet de loi organique relative aux partis politiques a été élaboré sur la base de l’ensemble des propositions recueillies par l’instance de Bensalah. Le communiqué sanctionnant la réunion du Conseil des ministres souligne que le texte examiné et approuvé a pour objectif de conforter le pluralisme démocratique puisqu’il propose « un enrichissement des dispositions régissant la création des partis, la relation de ces derniers avec les pouvoirs publics, le respect et la sauvegarde de principes énoncés dans la Constitution, ainsi que la transparence dans la gestion des finances des formations politiques. Les critères et procédures requis sont définis par ce projet de loi. L’administration publique est chargée de veiller à leur respect. Toutefois, cette dernière est tenue de répondre aux demandes d’agrément déposées, son silence au-delà des délais équivaudrait à un agrément », est-il précisé. De même que son refus ouvre droit à un recours devant le Conseil d’Etat, dont la décision sera définitive. Le projet de loi fait état aussi de la prise de dispositions à même de prévenir « la réédition de la tragédie nationale, de prohiber toute remise en cause des libertés fondamentales, de consacrer le caractère démocratique et républicain de l’Etat (…) ». Il est également souligné qu’en cas de contentieux ou de conflits entre l’administration et un parti, le Conseil d’Etat devra se prononcer, dans un délai maximal de 60 jours, sur le recours introduit suite à la prise d’une mesure conservatoire. Les interférences dans les affaires internes des partis sont proscrites. Le projet de texte qui « ne contient aucune sanction privative de liberté » se limite par ailleurs à encourager les partis à fixer des règles de transparences, notamment dans le volet financement, pour éviter toute forme de corruption. N. K.

PROJET DE LOI ORGANIQUE RELATIVE À L’INFORMATION

Ouverture de l’activité audiovisuelle au privé national

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e Conseil des ministres a examiné et approuvé, hier, la nouvelle mouture relative au projet de loi organique à l’information. Dans le communiqué rendu public, le Conseil des ministres rappelle que ce projet de texte de loi s’inscrit dans le cadre des réformes politiques initiées par le Chef de l’Etat le 15 avril dernier. Le projet de loi endossé prend en considération les propositions et suggestions émises par les personnalités nationales, partis, associations et représentants de la presse qui ont été reçus par M. Bensalah dans le cadre des consultations lancées par l’instance nationale des réformes politiques. Le texte tel que présenté « renforce la liberté de la presse écrite, en proposant que l’agrément ainsi que toute question relative aux publications de presse relèvent à l’avenir de la responsabilité d’une autorité de régulation de la presse écrite dont la moitié des membres sera nommée par le Chef de l’Etat et les deux chambres du Parlement ». L’autre moitié le sera sur la base d’un choix de la corporation. Toutefois le projet de texte ne définit pas les modalités de cette nomination, quand bien même on serait enclin de penser que c’est à l’issue d’élections que les représentants de la corporation seront désignés. Le second volet de ce texte de loi est consacré aux médias audiovisuels et aux médias en ligne. Ainsi s’agissant de l’audiovisuel, le projet de loi organique propose « la création d’une autorité de régulation qui en aura la charge ». L’ouverture de l’activité audiovisuelle est également proposée sur la base « d’une convention qui sera conclue entre la société algérienne de droit privé concernée et une autorité de régulation de l’audiovisuel, validée par une autorisation délivrée par les pouvoirs publics ». Ces dispositions seront, annonce le Chef de l’Etat, complétées par l’élaboration « d’une loi spécifique qui viendra compléter la régulation dans ce domaine ». Le texte endossé en Conseil des ministres énonce « des principes découlant de règles universelles de droit et de nos valeurs et propose la mise en place d’une « instance nationale de déontologie et d’éthique de la presse ». Les membres de cette instance qui veilleront au respect par les médias des règles de déontologie seront élus par la corporation. L’aide à la presse sera aussi codifiée puisque le projet de loi propose une assise juridique à l’octroi de l’aide de l’Etat. La situation socioprofessionnelle des journalistes est également prise en charge par la nouvelle mouture. Nadia K.

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NORMALISATION

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L’IANOR installe deux comités chargés de la certification et de la préservation de l’impartialité D
eux comités de certification et de la réservation de l’impartialité de l’Institut algérien de normalisation (IANOR), pour ses activités de certification des systèmes de management, ont été installés hier à Alger. La mise en place de ces comités va permettre à l’IANOR de postuler pour une accréditation par l’organisme algérien d’accréditation (Algerac), a expliqué M. Mohamed Chaieb Aissaoui, directeur général de l’IANOR. Selon lui, le rôle du comité de préservation de l’impartialité est d’aider l’Institut à élaborer les politiques en termes d’impartialité de ses activités de certification des systèmes de management, et de donner des conseils sur des sujets affectant la confiance dans la certification, y compris la transparence et l’image de l’Institut quant à ses activités de certification des systèmes de management. Quant au comité de certification, il a pour missions essentielles d’étudier et de donner un avis sur les dossiers présentés, suggérer tout complément d’informations utiles et nécessaires sur les dossiers présentés et proposer l’attribution de la certification des systèmes de management de cet organisme après consultation des dossiers techniques anonymes de ses clients, a précisé M. Aissaoui. Des élections ont été organisées pour désigner les présidents des deux comités, à savoir, M. Brahim Benabdesselem pour le comité de certification et M. Mohamed Raked à la tête du comité de la préservation de l’impartialité. De son côté, le directeur général de la Veille stratégique, des études économiques et des statistiques au ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Bacha, a affirmé que ces deux comités "sont des maillons essentiels des activités de l’IANOR en tant qu’organisme évaluateur de la conformité et unique représentant de l’Etat dans ce domaine". L’IANOR "est une pièce clé dans le système national d’évaluation de la conformité. Il met en œuvre une stratégie de développement conforme aux grandes orientations du pays en matière d’évaluation de la conformité", a-t-il indiqué. Ce responsable a relevé, par ailleurs, que cet Institut "est le seul organisme national à disposer de comités de certification de préservation de l’impartialité totalement installés en Algérie". Créé en 1998, l’IANOR est chargé notamment d’élaborer et de diffuser des normes algériennes, de coordonner les travaux de normalisation, ainsi que l’adoption de marques de conformité aux normes algériennes et de labels de qualité. Pour rappel, l'IANOR, qui s'occupait seulement de la certification des produits, a certifié durant 2010 quelque 111 produits, et table sur la certification de 150 produits à la fin de l'année en cours. Selon les données de cet organisme, l'Algérie, qui comptait "moins de 50 entreprises certifiées ISO 9001 (management de la qualité) en 2000, a vu ce nombre dépasser actuellement les 1.100 entreprises. En 2010, plus de 600 normes, touchant à plusieurs secteurs économiques, ont été élaborées par l'IANOR, contre 500 en 2009, avait indiqué M. Aissaoui, ajoutant que l'objectif de cet organisme était "d'atteindre les 1.000 normes par an en 2014".

Une nouvelle filière à la prochaine rentrée d’octobre

FORMATION PROFESSIONNELLE

LUTTE CONTRE LA CONTREBANDE

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ne nouvelle filière "très recherchée par les jeunes", en l’occurrence la conduite et l’entretien d’engins, sera créée à Bordj Bou Arréridj dès la rentrée de la formation professionnelle en octobre prochain, a indiqué hier le directeur du secteur. Tous les équipements pédagogiques et les matériels nécessaires à cette formation, créée dans le sillage de l’évolution du BTPH (bâtiment-travaux publics-hydraulique), ont été acquis, a précisé M. Mustapha Bousbaâ. Au plan des infrastructures, le responsable de la formation et de l'enseignement professionnels a fait état de l’ouverture de nouveaux centres de formation, tous dotés de l’internat ou d’une demi-pension, dans les communes de Bordj Bou Arréridj, de Khelil et de Ras El-Oued. La carte pédagogique du secteur englobe tous les besoins de la wilaya en infrastructures ou en filières de formation, selon la même source qui a affirmé que le sec-

teur de la formation professionnelle "connaît à chaque rentrée des améliorations à tous les niveaux". Les infrastructures du secteur attendent, pour la prochaine rentrée d’octobre, 7.866 stagiaires, dont 4.540 nouveaux inscrits.

Premier Salon de la qualité et du management de l’entreprise

ORAN

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a première édition du Salon de la qualité et du management de l’entreprise s'est ouverte hier à Oran avec la participation d'une dizaine de bureaux d’études et de consulting. Cette manifestation se poursuivra jusqu'à demain avec pour objectif principal de sensibiliser les visiteurs sur l’importance du management, de la formation et de l'accompagnement de l'entreprise, a indiqué le

directeur du Salon, M. Abdelkrim Yousfi. Parmi les participants figurent également des associations, des écoles de formation, des organismes de l’Etat, ainsi que deux certificateurs internationaux en normes dites ISO et OHSAS. Des tables rondes thématiques seront animées en marge de cette rencontre, en rapport notamment avec le développement de l’entreprise et de la qualité. Des spécialistes inter-

viendront dans ce cadre avec des communications intitulées "Un système de management, pourquoi ?", "La problématique de la qualité en Algérie" et "Tendances de la certification". Ce Salon sera en outre sanctionné par une série de recommandations visant à promouvoir la notion de la qualité et du management au sein de l'entreprise, a indiqué l'organisateur de la manifestation.

es saisies opérées par la Gendarmerie nationale dans le cadre de la lutte contre la contrebande ont atteint, durant le 1er semestre de l’année en cours, les 600 millions de dinars, a-t-on affirmé hier au 5e commandement régional de ce corps de sécurité, à Constantine. Le gas-oil, le corail et le bétail, ainsi que les stupéfiants et les devises, arrivent "largement en tête" des trafics, a ajouté le capitaine Abdelhakim Hamouche, responsable de la cellule de communication du commandement régional qui rayonne sur 15 wilayas de l’est du pays. Le lieutenant-colonel Abderrachid Benabdelaziz, chef de la police judiciaire, a affirmé, pour sa part, au cours d’un point de presse organisé au siège du commandement, que "même si les contrebandiers redoublent d'ingéniosité pour déjouer la vigilance des barrages mis en place, les services de la Gendarmerie nationale ont pu démanteler un important réseau international de trafic de drogue qui s'étend jusqu’au Maroc, et opérer la saisie de 30 quintaux de résine de cannabis. Le même officier en appelle au "sens civique des citoyens pour dénoncer les méfaits et permettre une intervention énergique et efficace". Le bilan présenté au cours de cette rencontre révèle également qu’au regard des événements qui se sont produits dans des pays limitrophes, l'immigration clandestine a "gagné en importance", les services de sécurité ayant arrêté 42 immigrés clandestins parmi lesquels 34 Tunisiens. Un flux important est observé au niveau des différents points frontaliers où quelque 900 personnes sont entrées en Algérie pour s'approvisionner en denrées alimentaires et autres produits de base, a-t-on affirmé dans le même contexte. S’agissant des accidents de la circulation, les services de la Gendarmerie nationale ont enregistré, dans l'est du pays, durant l’été 2011, "près de 20 accidents par jour, soit une fréquence d'un accident par heure", a-t-on fait observer, précisant qu’il a été enregistré 3.518 accidents, provoquant 427 décès, dont 144 durant le seul mois de Ramadhan, ainsi que 6.360 blessés. Cette hausse de 28% par rapport aux chiffres de l'année dernière à la même période, est essentiellement due à la vitesse excessive et au non-respect du code de la route, a-t-on affirmé. Toujours à propos des accidents de la route, la wilaya de Sétif arrive en tête quant au nombre d'accidents enregistrés (594), suivie de Batna (376) et de Bordj Bou Arréridj (260).

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Quelque 600 millions de dinars de marchandises saisis dans l'est du pays

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INDÉPENDANCE DES MAGISTRATS
TRANSSAHARIENNE
ternationales. Il y a lieu de signaler que l’Algérie observe scrupuleusement ces dernières années, les termes de l’accord qu’elle a paraphé lors du sixième Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants qui, dans sa résolution 16, a demandé au Comité pour la prévention du crime et la lutte contre la délinquance de faire figurer parmi ses tâches prioritaires l'élaboration de principes directeurs en ce qui concerne l'indépendance des juges et la sélection, la formation professionnelle et le statut des magistrats du siège et du parquet. Cette convention précise que l'indépendance de la magistrature est garantie par l'Etat et est énoncée dans la Constitution ou la législation nationales. La justice s'exerce à l'abri de toute intervention injustifiée ou ingérence, et les décisions des tribunaux ne sont pas sujettes à révision. Ce principe est sans préjudice du droit du pouvoir judiciaire de procéder à une révision et du droit des autorités compétentes d'atténuer ou de commuer des peines imposées par les magistrats, conformément à la loi. En vertu du principe de l'indépendance de la magistrature, les magistrats ont le droit et le devoir de veiller à ce que les débats judiciaires se déroulent équitablement et à ce que les droits des parties soient respectés. Enfin, il est stipulé que chaque Etat membre a le devoir de fournir les ressources nécessaires pour que la magistrature puisse s'acquitter normalement de ses fonctions. Soraya G.

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Pierre nodale de la réforme
Le magistrat est au service de la République et du peuple, car tous « partis, citoyens et institutions aspirent à une justice libre et honnête » a estimé le ministre.
’Etat a mis à la disposition des magistrats tous les moyens nécessaires pour le libre exercice de leurs fonctions. La balle est donc dans leur camp ”, tel est le constat fait par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz, à propos des récentes mesures prises pour promouvoir la qualité de travail de ce corps spécifique, et cela à la faveur de la réforme de la justice entamée depuis déjà plus d’une décennie. Et c’est sans détour que le ministre a appelé les magistrats à œuvrer davantage pour la consolidation de l’Etat de droit et la consécration, avec résolution, du principe selon lequel « la justice est au-dessus de tous ». C’est justement pour atteindre cet objectif que l’Etat a déployé tous les moyens nécessaires à même de permettre aux hommes de loi de rendre justice aux citoyens en toute équité. Dans ce même cadre, le ministre a souligné que « la pleine satisfaction des citoyens constitue la meilleure récompense pour les magistrats de la République », avant de rappeler que le magistrat est au service de la République et du peuple, car tous « partis, citoyens et institutions, aspirent à une justice libre et honnête ». Aussi, ce département de souveraineté a tout mis en œuvre pour assurer l’indépendance de ceux qui doivent rendre justice. Des moyens qui vont du renforcement du nombre de magistrats, à leur spécialisation, en passant par l’octroi d’une formation de haut niveau. Pour se faire, une annexe de

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M. Ghoul évoque le projet avec le MAE malien
Le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul, a évoqué hier à Alger avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, M. Soumeylou Boubèye Maïga, la coopération bilatérale, notamment le projet de la route transsaharienne, indique le ministère dans un communiqué. La rencontre entre les deux parties "a été une occasion pour renforcer les liens de coopération et de coordination dans le domaine des travaux publics, notamment le projet de la route transsaharienne (Alger-Lagos)", selon le communiqué. M. Maïga a présidé, avec son homologue algérien, M. Mourad Medelci, les travaux de la 11e session de la commission mixte de coopération algéro-malienne, qui s'est tenue dimanche à Alger. Plusieurs accords, "renforçant" la base juridique de la coopération bilatérale, ont été signés lors de cette réunion.

l’école supérieure de la magistrature, d’une capacité de 500 sièges, vient d’être inaugurée, en attendant la réalisation du nouveau siège inscrit en projet. Pour rappel, le Président de la République a donné instruction au ministère de la Justice de former pas moins de 470 magistrats par an. L’Ecole supérieure de la justice (ESM) ne pouvant, à elle seule, former autant de magistrats, la réalisation de l’annexe s’est donc avérée nécessaire. Outre la formation, nos magistrats bénéficient de nombreuses sessions de stages de perfectionnement aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Preuve en est, les différents accords de coopération signés dans le do-

maine de la formation des magistrats, des magistrats spécialisés et de l'ensemble des acteurs du secteur juridique et judiciaire. Dans le souci d’une meilleure actualisation du potentiel cognitif, d’autres stages sont dispensés au profit des formateurs eux-mêmes. Aujourd’hui, l’Algérie dispose d’un capital humain de 4.011 magistrats, soit près de 11 juges pour 100.000 habitants, une moyenne proche de la norme mondiale qui fixe 13 juges pour le même nombre d’habitants. Cela dit, avec les promotions de 289 juges, inscrites au programme de 2011 et de 2012, notre pays comptera en 2014, pas moins de 6.667 juges, soit un nombre supérieur aux normes in-

ALGÉRIEALLEMAGNE

Le partenariat algéro-allemand au centre d'une rencontre à Tlemcen
Les hydrocarbures constituent 97% du volume des exportations algériennes vers l’Allemagne, alors que les échanges commerciaux hors hydrocarbures ont atteint en 2006 le montant de 1,6 milliard de dollars, a indiqué lundi à Tlemcen le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie (AHK). M. Christoph Partsch a souligné, lors d'une journée d'étude et d'information autour du partenariat algéro-allemand et les moyens de sa promotion et de sa diversification dans les secteurs hors hydrocarbures, que l'Algérie dispose "d'énormes potentialités et compétences à même de consolider sa position sur le marché international". Il a insisté, dans ce contexte, sur le rôle de la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie, créée en 2005, qui a pour mission principale l'assistance technique des opérateurs économiques des deux pays. De son côté, M. Boublenza Abdelhak, président de l'Association des chefs d'entreprise de Tlemcen, a mis l'accent sur les mesures de facilitation accordées par l'Etat pour promouvoir l'investissement et sur la contribution des opérateurs algériens pour le développement économique national et local. Selon le directeur de la petite et moyenne entreprise, et de la promotion de l'investissement, la wilaya de Tlemcen dispose de plus de 6.000 entreprises, tous segments d'activité confondus. Cette journée d'étude et d'information a vu la participation de plusieurs cadres de la PME, de l'artisanat, du commerce et des finances, aux côtés de nombreux opérateurs économiques locaux.

PROGRAMME DES 65.000 LOGEMENTS AADL

Les souscripteurs attendent toujours

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ls étaient des dizaines à se présenter, hier, devant le siège de l’AADL (Agence d’amélioration et de développement du logement) pour exprimer leur mécontentement et leur angoisse de ne pas bénéficier d’un logement dans le cadre de la formule location-vente. Las d’attendre depuis voilà maintenant près d’une décennie, les souscripteurs algérois au programme complémentaire de 65.000 logements et dont les dossiers sont jugés recevables revendiquent toujours leur droit. Des sit-in périodiques de protestation sont organisés aux fins d’alerter qui de droit sur la nécessité d’une réelle prise en charge des doléances des futurs bénéficiaires qui, au regard de leur situation sociale (des cadres moyens ou de simples fonctionnaires pour bon nombre d’entre eux), ne peuvent prétendre ni à un logement social ni à celui de type promotionnel. Après la lueur d’espoir née ces derniers mois, suite à la promesse du règlement du problème, ces citoyens s’impatientent, d’autant qu’ils n’ont pas encore été appelés à payer la première tranche du prix du logement, alors qu’ils ont déposé leur dossier en 2001 pour certains, 2002 pour d’autres. Un programme de 4.000 logements est, pour rappel, réalisé par la CNEP banque, dans la périphérie d’Alger. Le projet de réalisation est confié à une filiale de la caisse d’épargne, aujourd’hui dénommée Assur Immo. Dans une déclaration, en avril dernier, le directeur général de l’AADL, M.

Mohamed Khabache, avait indiqué que les autorités ont identifié des assiettes foncières à Alger destinées à accueillir 4.000 unités pour lesquelles postulent plus de 142.000 souscripteurs. Il a également affirmé que la liste des bénéficiaires de ces logements se fera en fonction de critères fixés en concertation avec des délégués représentatifs des postulants. « La distribution de ces 4.000 logements se fera en fonction de critères déterminés avec des délégués représentatifs, ou encore sur la base du décret exécutif n° 08142 de 2008, fixant les règles d’at-

tribution du LPL », a-t-il affirmé. Néanmoins, il y a lieu de rappeler que le ministre de l’Habitat, M. Noureddine Moussa, a évoqué ce sujet à l’issue de son audition par le Président de la République le mois dernier. En effet, interrogé sur la suppression de la formule location-vente de l’AADL, le ministre a fait savoir que parmi les nombreuses raisons de cette suppression figure le financement du programme qui est passé du Trésor public à l’épargne publique. Selon lui, lancé en 2001, le programme AADL avait connu des problèmes et accusé beaucoup de

retard dès le début. « Après le séisme de 2003, il a fallu revoir toutes les techniques de construction de logements et introduire le parasismique, ce qui avait entravé la mise en œuvre du programme », a-t-il expliqué. Il a réitéré, en outre, que tous les postulants ayant eu l’accord de l’AADL et payé les droits de souscription ont eu ou auront leur logement, ajoutant que « la demande est tellement forte qu’elle équivaut à la construction d’une ville comme Constantine, à titre d’exemple ». Soraya G.

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Economie
BANQUE D’ALGÉRIE

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● L’encours des réserves de change de l’Algérie, non compris les avoirs en DTS et en or, s’élève à 173,91 milliards équivalent dollars à fin juin 2011.

Lasituationmacro-financièredel’Algéries’estconsolidéeaucoursdupremiersemestre2011
plus des augmentations de salaires suite aux mouvements de revendication. Le responsable de l’institut d’émission a exhorté les banques à ne pas se contenter d’observer cet accroissement de l’épargne des ménages et à faire un effort accru en matière de crédit immobilier, malgré une offre en logements assez lente. Les banques se doivent de redessiner leur stratégie, améliorer la qualité de leurs services de base, à charge pour la Banque d’Algérie de les accompagner sur le plan de la centrale des risques et de l’accès à l’information. Elles doivent également remédier à la faiblesse de l’intermédiation bancaire, a souligné M. Laksaci. Le solde de la balance courante présente un excédent supérieur à ceux enregistrés au premier semestre 2010 avec un montant de 9,65 pour le premier semestre 2011. Une performance due à la hausse des recettes d’exportation des hydrocarbures passées de 27,60 milliards de dollars, au premier semestre 2010, à 35,85 milliards de dollars au premier semestre 2011, à la faveur de la hausse du prix du baril (112,66 dollars contre 77,50 dollars au premier semestre 2010). A noter que nos exportations d’hydrocarbures ont diminué en volume de 3% durant le premier semestre 2011 par rapport à la même période de 2010. En dépit de leur faiblesse structurelle, les exportations hors hydrocarbures ont progressé au premier semestre 2011 atteignant leur niveau de 2009, avec un montant de 0,77 milliard de dollars, contre 0,53 milliard de dollars pour le premier semestre 2010. S’agissant des importations, celles-ci sont en hausse atteignant 22,37 milliards de dollars au premier semestre 2011, contre 19,33 milliards de dollars pour la même période de 2010. Cette hausse concerne plus particulièrement les produits alimentaires (60,7%), les produits bruts (36,1%) et les biens d’équipement (12,4%). Les importations des céréales, lait et sucre se sont élevées à 3,44 milliards de dollars au premier semestre 2011, soit quasiment la valeur des importations annuelles de 2010 (3,66 milliards de dollars), les céréales représentant 59,4% de ces importations. En revanche les importations de biens d’équipement et demi-produits ont augmenté modérément. Cela indique clairement une modification de la structure des importations de l’Algérie au détriment des biens d’équipement et des demi-produits qui représentaient les deux tiers en 2010. Cependant, note M. Laksaci, cette nouvelle tendance ne peut être que conjoncturelle. Pour l’ensemble des importations il y a lieu de noter leur contraction en volume de 9% par rapport au premier semestre 2010. On observe également une importante hausse de l’importation de services de l’ordre de 13,9% par rapport au premier semestre 2010 (services techniques des entreprises du secteur des hydrocarbures et du secteur du transport et des administrations publiques). D’importants remboursements du principal de la dette extérieure ont été effectués au cours du premier trimestre 2011 faisant passer l’encours de la dette extérieure de 1,778 milliard de dollars à fin décembre 2010 à 0,989 milliards de dollars à fin juin 2011. Les flux d’entrées de capitaux au titre des IDE bruts sont passés de 0,980 milliard de dollars au premier semestre 2010 à 1,331 milliard de dollars au premier semestre 2011, une amélioration corroborée par les intentions d’investissement enregistrées. S’agissant du cours du dinar, on note son appréciation par rapport au dollar tandis qu’il s’est déprécié par rapport à l’euro au premier semestre 2011 par rapport à la même période de 2010. Les paiements extérieurs s’effectuent à concurrence de 45% en euros et 51% en dollars. En moyenne sur le premier semestre 2011 par rapport aux six premiers mois de l’année passée, le taux de change effectif réel du dinar s’est légèrement déprécié (1,33%), après une appréciation de 2,6% en 2010. Le solde global des opérations du Trésor est en équilibre au premier semestre 2011, après deux années de déficit budgétaire, ce qui renforce la viabilité des finances publiques, même si l’encours des ressources du fonds de régulation des recettes s’est stabilisé au premier semestre 2011. S’agissant des crédits à l’économie, on note une augmentation significative des crédits alloués par les banques de la place aux entreprises et ménages confirmant la poursuite du dynamisme des crédits à l’économie, ce qui situe l’Algérie dans le groupe des pays émergents à croissance rapide du crédit. On notera la hausse plus importante des crédits aux entreprises publiques (13,48%) la part des crédits au secteur privé s’étant accrue de 10,21%, tandis que les crédits aux ménages ont augmenté de 3,47%. Le taux d’intérêt moyen fixé par les banques selon les types de crédit a légèrement diminué, les banques ayant consolidé leur ratio de solvabilité à près de 21% tout en présentant un niveau des créances non performantes en nette baisse, passant de 19,05% du

LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE D’ALGÉRIE, M. MOHAMED LAKSACI, A PRÉSENTÉ, HIER, LES INDICATEURS MONÉTAIRES ET FINANCIERS POUR LE PREMIER SEMESTRE 2011

L

a consolidation de la situation financière de l’Algérie au cours du premier semestre 2011 apparaît à la lumière de nombreux indicateurs : réserves de change en hausse, solde positif de la balance des paiements, taux de change du dinar en équilibre, baisse de la dette extérieure... au moment où l’accroissement de l’épargne des ménages augure de bonnes perspectives pour l’économie. La situation macro-financière de l’Algérie s’est consolidée au cours du premier semestre 2011 et tout analyste peut faire ce constat à la lumière de nombreux indicateurs : réserves de change en hausse dont l’encours, non compris les avoirs en DTS et en or, atteint 173,91 milliards de dollars à fin juin 2011, solde positif de la balance des paiements s’élevant à 9,11 milliards de dollars, soit plus de 4 milliards de dollars, taux de change effectif du dinar en équilibre dans un contexte de volatilité des cours de change, ceci grâce à l’intervention de la Banque d’Algérie sur le marché interbancaire des changes. C’est ce qu’a déclaré, hier, le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, lors d’une rencontre centrée sur la présentation des indicateurs monétaires et financiers pour le premier semestre 2011, à l’Ecole supérieure de banque (ESB), en présence des PDG des banques publiques et privées et d’étudiants de l’école. M. Laksaci a relevé qu’un autre élément positif mérite d’être souligné, à savoir l’accroissement de l’épargne des ménages, résultat de l’augmentation significative des dépenses de transfert de l’Etat, ainsi que des mesures de soutien aux produits de première nécessité prises au début de l’année, en

total des crédits distribués à fin 2010 à 16,63% à fin juin 2011. S’agissant du rythme d’inflation, le rythme d’inflation s’est ralenti au premier semestre 2011, comparativement au premier semestre 2010. L’inflation annuelle moyenne ayant atteint en juin 2011 3,49% contre 5,41% un an auparavant, ceci compte tenu notamment de mesures prises par l’Etat pour endiguer l’inflation importée par le soutien aux produits de première nécessité (huile, sucre...). Questionné à propos du problème de liquidité au niveau des banques et des guichets de la poste, M. Laksaci a précisé que la Banque d’Algérie a procédé à l’augmentation de la production de la monnaie fiduciaire durant la saison estivale et l’opération de production de billets se poursuit en septembre et octobre, ceci pour répondre à la forte demande en cash, depuis la mise en place du système de paiement moderne. M. BRAHIM

L’UGTA dévoile sa feuille de route

LA TRIPARTITE AURA LIEU LE 29 SEPTEMBRE

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a tripartite (gouvernement-patronat-UGTA) aura lieu finalement le jeudi 29 septembre. C’est ce qu’a déclaré, hier, l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale, M. Salah Djenouhet, secrétaire national à l’UGTA chargé des finances. Enumérant les principaux volets de la feuille de route, de quatorze points, sur laquelle s’adossera l’organisation syndicale pour défendre ses arguments face à ses partenaires, l’intervenant a affirmé, que l’intervention du partenaire social qu’est l’UGTA sera axée sur les dossiers des retraités, l’IRG (impôt sur le revenu global), les conventions et de leur élargissement au secteur privé, de la redéfinition du SNMG, de l’article 87 bis, du pouvoir d’achat et de la promotion et la protection de la production nationale. Un agenda peaufiné, a-t-il souligné, à la faveur de la réunion du secrétariat national, tenue dimanche dernier. Dans le même ordre d’idées, M. Salah Djenouhet a fait part d’une réunion au sommet des partenaires du dialogue social avant la tenue de la tripartite pour arrêter l’ordre du jour. La date de cette réunion dépendra du calendrier du Premier ministre, a-t-il ajouté. Quant à savoir si la tripartite poserait sur la table des discussions le dossier du code du travail, l’orateur répondra que le chantier est « très avancé » et que l’ordre du jour de la tripartite n’est pas encore définitivement établi. A propos du SNMG (salaire national minimum garanti), M. Salah Djenouhet rappellera que l’UGTA planche sur le dossier depuis plusieurs mois en engageant des études confortées par des experts. « Nous avons installé des commissions qui travaillent sur le dossier depuis plusieurs mois. Nous avons des propositions avec des simulations. Nous partons avec optimisme », dira-t-il dans ce sens. Evitant de faire dans les prévisions quant à l’augmentation du SNMG, M. Salah Djenouhet a préféré parler « d’amélioration du pouvoir d’achat ». « Nous ne pouvons pas avancer de chiffres pour le SNMG, mais nous allons persuader nos partenaires de la nécessité d’une amélioration du pouvoir d’achat. Nous nous déploierons à ce que cela puisse aboutir », a-t-il déclaré. Et d’enchaîner que « le taux du SNMG, fixé depuis janvier 2010 à 15 000 dinars, est considéré par beaucoup de spécialistes, comme étant trop bas par rapport au contexte économique du pays et au taux d’inflation. Quant au 87 bis, un point qui a fait couler beaucoup d’encre de par sa complexité, l’intervenant le qualifiera de « goulot d’étranglement » du fait qu’il engloutit les indemnités induites par les augmentations salariales. « Si

on laisse les choses en l’état, à travers le maintien de l’article 87 bis, l’augmentation du SNMG sera absorbée comme d’habitude. C’est pour cela que nous proposons de redéfinir le SNMG pour évacuer les primes qui ne peuvent pas être absorbées par le 87 bis. Cela permettra aux travailleurs de bénéficier réellement de l’augmentation », précisera, à ce titre, Salah Djenouhet. Aussi, l’UGTA qui plaide la redéfinition du 87 bis compte aller avec cette volonté « d’expliquer la situation aux partenaires et sensibiliser ces derniers » et éventuellement « sortir avec des résolutions au profit des travailleurs ». Concernant le dossier de l’IRG, M. Salah Djenouhet a d’emblée déploré le fait qu’un salarié paye plus d’impôts qu’un boulanger estimant, par la même occasion, que les taux de perceptions actuels sont « excessifs» d’autant plus qu’ils pénalisent les travailleurs. « Le travailleur est condamné à payer l’impôt par le prélèvement à la source. Il faut que les pouvoirs publics revoient l’IRG pour que ceux qui ne paient pas les impôts le fassent », a-t-il encore ajouté. Et de conclure à ce propos que « notre souci est de ne pas surcharger nos entreprises mais de créer une symbiose qui puisse promouvoir l’économie nationale ». Abordant la situation des retraités, le responsable syndical, tout en affirmant ne pas remettre en cause le système actuel, dira que « nos retraités souffrent » et que « la situation actuelle ne doit pas perdurer », un aveu qui résume la mal vie de milliers de retraités, d’où la nécessité a-t-il dit, d’étudier le problème des basses retraites et de l’IRG imposable à certaines catégories de retraités (au-delà de 20 000 DA). Par ailleurs, M. Salah Djenouhet a affirmé que la situation des entreprises publiques « est meilleure » mais qu’elle « reste à parfaire ». Se positionnant pour « la libération totale de l’activité économique », il plaidera, toutefois, pour la réouverture des entreprises à l’arrêt, notamment celle relevant du secteur des textiles, qualifié de stratégique. Sur un autre registre, il a réitéré le soutien de la Centrale syndicale aux revendications « légitimes » des travailleurs de l’éducation, tout en appelant à privilégier le dialogue et les discussions pour faire valoir les droits. A propos de la menace de grève brandie par le SNTE, M. Salah Djenouhet précisera que ce syndicat, sous tutelle de l’UGTA, représente une part importante des travailleurs de l’éducation et que la Centrale syndicale « soulèvera la question aux pouvoirs publics. » Akila DEMMAD

“Vers une amélioration du SNMG”
Pour la directrice de l’OIT, l’« Algérie est aussi une grande nation et un grand Etat qui, outre les hydrocarbures, possède une richesse inépuisable : la jeunesse qui lui garantit un meilleur avenir ».

EN PRÉVISION DE LA PROCHAINE TRIPARTITE, SIDI SAÏD AFFIRME :

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ans le fixer, ni à 32 000 ni à 35 000 dinars, comme c’était le cas pour d’autres parties qui se bousculaient pour l’annoncer, le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, promet, sans donner d’autres détails, que le salaire national minimum garanti (SNMG) « connaîtra une évolution lors de la tripartite qui se tiendra le 29 septembre ». S’exprimant, hier, en marge du colloque national de sensibilisation sur la relation de l’économie et la promotion de l’emploi tenu à l’hôtel Mermoura de Guelma, il affirme que cette tripartite intervient « dans une période importante pour notre pays, que ce soit sur le plan économique, politique ou social ». Comme de coutume, ce seront les questions inhérentes au « monde du travail », dit-il, qui seront passées au crible par les trio de la tripartite (gouvernement, syndicat et patronat). A une question de savoir si cette tripartite sera différente des précédentes, le patron de la Centrale syndicale souligne que “chaque rencontre a ses particularités”. Et à la question de savoir si d’ores et déjà on peut considérer que l’après-tripartite augurera de meilleurs lendemains pour les Algériens, après un bref moment de réflexion, notre interlocuteur répond avec assurance que l’« avenir du pays est prometteur ». En guise d’arguments, il explique que les Algériens ont toujours su s’en sortir quand il est question de veiller sur leur nation et leur Etat. Sur sa lancée, il est revenu deux décennies en arrière, exactement en 1991 où s’est tenue la première tripartite. Il dénonce la sourde oreille de certains pays, sans les citer, “ayant refusé une solidarité syndicale avec l’UGTA”. Sur les mouvements de protestation organisés depuis le début de l’année 2011, il appelle les différentes franges concernées « au dialogue social pour régler les problèmes de quelque nature qu’ils soient ». Dans ce contexte, il souligne que l’Algérie a besoin, plus que ja-

mais, de stabilité et de paix sociale. Lors de son intervention au colloque, le SG de l’UGTA, outre la situation interne du pays, est revenu sur le vent de révolte qui secoue depuis plusieurs mois les pays voisins et autres, soulignant que l’UGTA « réfute catégoriquement toute ingérence d’où elle vient ». Et d’ajouter : « On refuse que des leçons nous soient données de l’extérieur. » Selon notre interlocuteur, accepter, aujourd’hui, cette ingérence serait « trahir l’histoire héritée de nos martyrs ». Après les révolutions en Tunisie, en Egypte et au Maroc, nombreux sont ceux qui ont « prédit » des soulèvements en Algérie. A ces gens, le patron de l’UGTA envoie un message lourd de sens. « Oublions complètement cette éventualité d’agitation et de révolte », dit-il sous les applaudissements des 400 présents dans une salle pleine à craquer. Pour M. Sidi Saïd, l’équation est simple : « Aux problèmes de l’Algérie, on propose une solution algérienne. Que tout un chacun sache que c’est notre propre et riche histoire qui nous commande, pas d’autres pays. » Intervenant en premier, Habib Yousfi a mis l’accent sur le rôle de la Confédération générale des entreprises algériennes, dont il est président, pour « stabiliser le front social ». Quant à Christine Maria, directrice de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour les pays du Maghreb, elle soutient qu’en « Algérie existe un potentiel économique énorme ». La responsable italienne se dit convaincue du rôle de dialogue social considéré comme « l’une des clés qui permettent aux Etats, comme l’Algérie, de trouver la meilleure parade au défi de l’emploi ». Emboîtant le pas au patron de l’UGTA, la directrice de l’OIT trouve que l’« Algérie est aussi une grande nation et un grand Etat qui, outre les hydrocarbures, possède une richesse inépuisable : la jeunesse qui lui garantit un meilleur avenir ». Fouad Irnatene

Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID

Coopération
11e SESSION DE LA COMMISSION MIXTE ALGÉRO-MALIENNE

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8 accords signés
Les travaux de la 11e session de la Commission mixte de coopération algéro-malienne se sont achevés dimanche à Alger par la signature de huit accords, renforçant ainsi la base juridique de la coopération bilatérale.

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ors de la conférence de presse conjointe animée par M. Mourad Medelci, ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangère, et son homologue malien M. Soumeylou Boubèye Maïga, M. Medelci a exprimé sa satisfaction quant aux résultats positifs auxquels les deux délégations sont parvenues. Selon M. Medelci, ces résultats constituent de « nouveaux jalons à notre coopération bilatérale dans les différents domaines ». De nouveaux horizons sont ouverts aux coopérations des deux pays, grâce aux différents instruments juridiques qui ont été signés et aux opportunités d’affaires et de partenariat identifiées, notamment ceux de la coopération transfrontalière, de l’énergie, des technologies, de l’information et de la communication, de la santé, du commerce, de l’agriculture et d’autres secteurs tout aussi porteurs d’opportunités de partenariat. Aussi, la prise en considération d’un certain nombre de propositions de coopération formulées par différentes institutions des deux pays et qui portent essentiellement sur la formation, l’assistance technique, l’échange d’experts et d’expertise. Les discussions engagées, à ce sujet, en cours et qui ont marqué cette réunion « sont encourageantes et traduisent tout l’intérêt que l’Algérie porte à la mise en place d’un partenariat bénéfique et durable », a souligné M. Medelci. Cette rencontre a été également une excellente opportunité pour un large échange de vues sur les questions régionales et internationales, en particulier sur la situation qui prévaut dans la région du Sahel. Les deux pays ont convenu de redoubler d’ef-

A PROPOS DU CNT

M. Medelci : « Des contacts directs entre responsables algériens et libyens depuis 15 jours »

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forts et de mobiliser tous les moyens, de concert avec les autres pays du champ, pour faire de la région du Sahel un espace de paix, de progrès et de développement économique. De son côté, le ministre malien des AE et de la Coopération internationale, M. Soumeylou Boubèye Maïga, a mis en exergue la volonté des deux pays de renforcer davantage leur coopération bilatérale. La réunion a permis, selon lui, aux deux parties de passer en revue les différents

Ph : Nacera secteurs de coopération bilatérale tout en relevant les principaux défis qui se dressent dans la réalisation d'une coopération "plus cohérente, efficace et pragmatique", a-t-il indiqué. M. Maïga a relevé que l'expertise de l'Algérie dans divers domaines et son savoir-faire font d'elle "un pôle de développement qui se présente aujourd'hui comme une locomotive sûre de la nouvelle Afrique". Wassila Benhamed

es contacts directs ont été établis entre les responsables algériens et libyens depuis 15 jours. C’est ce qu’a indiqué dimanche dernier à Alger, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci. Le diplomate a expliqué que « depuis 15 jours maintenant, des contacts directs sont établis entre des responsables algériens et libyens». Et d’ajouter : « Nous ferons en sorte que ce dialogue se développe. » Néanmoins, le ministre n’a pas manqué de rappeler que la reconnaissance par l'Algérie du Conseil national de transition libyen (CNT) interviendra après la formation d'un gouvernement représentatif du peuple libyen. « J'estime que nous avons été clairs vis-à-vis de nos frères du CNT concernant la nécessité de former un gouvernement représentatif du peuple libyen avec toutes ses sensibilités. Par la suite, nous le reconnaîtrons immédiatement »,, souligne M. Medelci. S’agissant de la famille El-Guedaffi, M. Medelci a réitéré que la présence de certains membres de la famille du leader libyen sur le sol algérien est d’ordre humanitaire dans la mesure où ce groupe est constitué essentiellement de femmes et d'enfants. « Je ne suis pas sûr que les membres de la famille El-Guedaffi seraient toujours en vie si l’Algérie ne les avaient pas acceptés. Après l'entrée sur le territoire algérien de la famille d'El-Gueddafi,

nous avons immédiatement fermé la frontière », explique-t-il, soulignant qu'il « était hors de question que cette décision exceptionnelle et à caractère humanitaire soit interprétée comme une possibilité pour d'autres de traverser la frontière ». Le ministre a fait savoir que c'est pour cette raison que la frontière a été fermée, et elle est bien fermée. Il a réaffirmé que « l'Algérie travaillera avec l'ONU dans le sens de la mise en œuvre de toutes les décisions prises dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité». « Nous avions la responsabilité d'accueillir des gens qui étaient dans le besoin d'être accueillis, car si nous ne l'avions pas fait, ces personnes ne seraient pas aujourd'hui parmi les vivants », a-t-il estimé. W. B.

Sahara occidental, Palestine, Syrie
Abordant le conflit du Sahara occidental, les deux ministres des AE ont réitéré leur « engagement à soutenir la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies qui réaffirment, toutes, le droit à l'autodétermination du Sahara occidental ». Par ailleurs, et au sujet de l'adhésion de l'Etat de Palestine à l'ONU, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a indiqué que les revendications des Palestiniens sont « légitimes ». M. Medelci a déclaré que « tous les pays arabes œuvrent à convaincre un plus grand nombre de nations dans le but de recueillir davantage de soutien en faveur des Palestiniens ». Il a estimé que les prochains jours s'annoncent "décisifs" quant à l'objectif d'adhésion de la Palestine à l'ONU. M. Medelci a annoncé qu'une réunion de la commission de l'Initiative arabe, à laquelle l'Algérie prendra part, est prévue à cet effet aujourd’hui au Caire. L'Assemblée générale de l'ONU s'ouvre aujourd’hui à New York et l'Autorité palestinienne a annoncé qu'elle préparait une demande de reconnaissance de l'Etat de Palestine en vue de la soumettre après le 20 septembre. Quant à la situation en Syrie, M. Medelci l'a qualifiée de « complexe », soulignant que le « dénominateur commun » entre les pays arabes sur la Syrie consiste à « aider les autorités de ce pays et les convaincre d'arrêter l'effusion du sang pour entamer de manière effective des réformes ». Dans ce cadre, une réunion de concertation entre les ministres arabes des Affaires étrangères pour «évaluer la situation en Syrie et sortir probablement avec une position arabe unifiée » est prévue prochainement, a-t-il dit. « Nous sommes en contact avec nos frères syriens par le biais de la Ligue des Etats arabes, et bientôt nous aurons probablement des contacts bilatéraux », a-t-il ajouté. W. B.

M. Ouyahia reçoit M. Maïga
Le Premier ministre M. Ahmed Ouyahia a reçu hier le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Soumeylou Boubeye Maïga, qui a coprésidé avec son homologue algérien les travaux de la 11e session de la commission mixte algéro-malienne, indique un communiqué de la cellule de communication du Premier ministre. L'audience s'est déroulée en présence de M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines.

Le Président Toumani Touré, prochainement en Algérie
Le Président malien M. Amadou Toumani Touré effectuera prochainement une visite en Algérie, à l'invitation du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a annoncé dimanche à Alger le ministre des Affaires étrangères M. Mourad Medelci, soulignant qu'elle sera une occasion de confirmer les "avancées" enregistrées dans le domaine de la coopération bilatérale. "La visite qu'effectuera le président malien en Algérie dans les prochains jours (...) sera pour nous une occasion de confirmer les avancées enregistrées dans le domaine de la coopération bilatérale", a indiqué M. Medelci au terme de la 11e session de la commission mixte de coopération algéro-malienne. "Ce sera aussi et surtout l'occasion de recevoir des directives et des orientations (des deux chefs d'Etat) pour aller encore dans le sens d'une coopération plus large, plus volontariste et plus suivie", a ajouté M. Medelci lors d'un point de presse animé conjointement avec son homologue malien, M. Soumeylou Boubèye Maïga. Il a indiqué qu'il a été décidé de mettre en place un comité de suivi pour accompagner les efforts de mise en œuvre des résolutions de la commission mixte de coopération.

Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID

Nation
MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE

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4 QUESTIONS À M. BOUBEKEUR BENBOUZID,

“Les 29.000 enseignants contractuels seront régularisés”
Dans un entretien qu’il a bien voulu accorder au quotidien El Moudjahid, le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a répondu à nos questions concernant les différentes étapes de la réforme de l’école algérienne. Sans pour autant occulter les lacunes recensées dans son secteur, le ministre s’est volontiers prêté au jeu des questions-réponses.
Est-ce que tous les établissements scolaires au niveau du Sud sont suffisamment dotés en climatiseurs ? Effectivement la climatisation n’est pas venue comme ça et n’a jamais été le fruit d’un hasard. C’est une décision qui a été prise pour donner les moyens aux différentes régions du pays afin qu’elles puissent composer en même temps sur des programmes nationaux qui nous amènent automatiquement à organiser les examens nationaux. Actuellement, nous sommes pratiquement à 90% de la couverture de tous nos besoins du Sud. Cette année, je pense que ça sera la dernière année où nous allons couvrir tous les besoins, aussi bien dans le primaire que dans le moyen et le secondaire. Monsieur le ministre, comment expliquez-vous le déficit en encadrement pour les langues vivantes dans la zone du Sud ? Il faut savoir qu’avant le lancement de la réforme, le français par exemple n’était pas la première langue étrangère prioritaire, c’était beaucoup plus une langue au choix. Depuis la réforme, la langue française est devenue la première langue étrangère obligatoire et l’anglais, de part son importance, la deuxième langue étrangère. Le français auparavant avait perdu de son influence et avait pratiquement disparu du système éducatif, en raison de plusieurs facteurs, particulièrement durant la décennie noire, comme vous le savez, surtout dans les régions déshéritées. Au niveau des wilayas du Sud, les langues étrangères et le sport avaient pratiquement disparu en tant que matières. C’est la réforme qui a réhabilité tout cela. Pour le moyen terme, nous avons conçu un plan d’urgence qui consistait à ouvrir des postes budgétaires pour le Sud, tout en donnant la possibilité aux enseignants du Nord d’aller au Sud en leur offrant des logements. Nous avons aussi ouvert des postes pour les retraités, nous avons comblé quand même une grande partie du déficit. Mais nous n’avons pas couvert tous les besoins. Jusqu’à présent, le manque se fait encore ressentir. Actuellement, nous avons ouvert des universités, notamment dans le domaine des langues étrangères dans toutes les universités du pays et particulièrement au Sud. Cette année et à titre d’exemple, pour ne citer que Laghouat où nous avons ouvert une ENS qui va former davantage d’enseignants de français, outre la formation d’enseignants dans d’autres spécialités. Nous savons que chaque année, vous mettez tout en œuvre pour satisfaire les enseignants contractuels, quelles seront les actions que vous allez déployer pour répondre aux asd’une manière indirecte à la gestion de ses œuvres. Il faut dire que ces dernières ne seront pas gérées par les syndicats, ils seront gérés par ceux qui seront élus au niveau des établissements, parce que nous allons procéder à des élections, dès le mois d’octobre, qui nous permettront de manière démocratique et transparente de dégager ceux qui seront à l’avenir responsabilisés pour gérer ces fonds, tant importants. Maintenant la pyramide de gestion sera discutée avec les syndicats, moi je suis pour les aider à trouver la formule la plus intelligente qui réponde aux besoins des enseignants. Nous allons nous atteler durant ces journées à rassembler les points de vue, les aider à trouver un compromis. Le ministère n’est pas partie prenante dans la gestion des œuvres sociales, n’empêche que nous sommes-là pour faciliter le travail, aider les enseignants, les rapprocher les uns des autres et trouver une gestion intelligente qui permettra de dépasser les difficultés que nous avons vécues par le passé. Les enseignants soulèvent aussi un problème très important, il disent avoir bénéficié du régime indemnitaire, il s’est avéré par la suite qu’il y avait une inégalité dans la distribution de ces régimes indemnitaires, je leur avait dit que nous allons trouver les modalités pour évaluer cette comparaison, si un différentiel est constaté au niveau de ce que les autres secteurs ont reçu par rapport au secteur de l’éducation, ce différentiel au détriment des enseignants serait donné par le gouvernement, donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter, il y aura une égalité dans les versements du régime indemnitaire et nous allons rectifier, aussi vite, les points noirs où les enseignants estiment être lésés. Je me déclare optimiste concernant tous les problèmes qui ont été posés. Les enseignants ont subi un problème, que je trouve moi aussi injuste, le statut particulier des enseignants de 2008 sera aussi corrigé. Nous avons mis en place une commission. Ce statut sera corrigé, il y aura des passerelles à l’intérieur qui manquent dans le cadre du statut général de la fonction publique de 2008, qui est déjà une loi nationale, les imperfections constatées dans ce statut seront corrigées avec les enseignants. Je vais plus loin pour leur dire qu’un délai sera fixé, pas au-delà du mois de décembre de l’année en cours, le temps de remettre une copie au gouvernement, pour sortir avec un statut beaucoup plus élaboré et beaucoup plus complet. Interview réalisée par Sihem Oubraham

Ph. Billel
pirations des enseignants cette année ? Les enseignants contractuels seront régularisés définitivement cette année, sachant qu’ils sont au nombre de 29.000 au niveau national. Ils vont occuper tous les postes qui sont vacants jusqu’à présent. Ils sont 7.000 à être régularisés, il ne restera que 20.000 qui ne répondent pas à tous les critères (ils sont licenciés dans une spécialité et recrutés dans une spécialité qui n’est pas la leur). Le recrutement des enseignants doit se faire selon la spécialité de la licence, par exemple un professeur de mathématiques doit être licencié et spécialisé dans la matière, de cette manière nous allons renforcer l’encadrement, relever la qualité et automatiquement améliorer les résultats de nos enfants. C’est pour cette raison que nous disons qu’il faut aller dans cette direction, autrement nous allons employer des enseignants qui ne vont pas répondre à nos besoins et donc ne vont pas aller dans le sens de la qualité que nous voulons. Cependant, les 20.000 seraient régularisés, petit à petit, en fonction premièrement des critères arrêtés et afin de ne pas recruter n’importe comment et de ne pas toucher notre système qualitatif. Une fois ses 29.000 enseignants recrutés, il n’y aura plus de postes inoccupés et le secteur de l’éducation nationale aurait fait le plein et nous n’aurons plus besoin d’enseignants. Vous avez affirmé lors de votre visite dans la wilaya de Tindouf, qu’il y aura une table ronde avec les syndicats du secteur éducatif, ça sera pour quand ? Dès aujourd’hui, mes collaborateurs au niveau du ministère sont à pied d’œuvre. Ils vont commencer à aplanir les difficultés que nous rencontrons dans l’élaboration d’une stratégie de gestion des œuvres sociales. Vous savez déjà que ces œuvres étaient gérées, par le passé, par un syndicat unique UGTA, pour des conditions historiques que chacun sait. Je saisis cette occasion pour lui rendre hommage. Aujourd’hui, Dieu merci, la multiplicité, la démocratisation du pays a fait que nous avons maintenant une multitude de syndicats qui sera appelé dans le cadre de la loi, à travers leurs enseignants, à travers leurs adhérents, à participer

Le SNTE veut une révision du statut particulier des employés du secteur
Le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) demande que la tutelle procède à la révision du statut particulier des employés du secteur de l'Education à propos du régime indemnitaire et des œuvres sociales. Le texte actuel "lèse les travailleurs et les employés de l'éducation et ne répond ni à leurs revendications ni à leurs droits légitimes par rapport aux autres secteurs", a précisé le secrétaire général du SNTE, M. Abdelkrim Boudjenah, lors d'un point de presse dimanche à Alger. Un conseil national extraordinaire ouvert s'est tenu samedi au siège de l'Institut national de formation des travailleurs de l'éducation d' El-Harrach dans un contexte de rentrée sociale et scolaire marqué par "un blocage dans la mise en œuvre des engagements du ministère contenus dans le procès-verbal commun entre le ministère de l'Education nationale et le syndicat conclu en avril dernier et portant accord sur les dossiers en suspend", a poursuivi l'intervenant. Plusieurs lacunes ont été enregistrées concernant le classement, le point indiciaire, les primes et allocations et l'insertion des travailleurs de l'éducation, et ce, en raison de "la précipitation" de certains syndicats. Ainsi le SNTE exige la révision de cette loi dans "le moindre détail", a-t-il indiqué. M. Boudjenah a exprimé l'attachement du syndicat à la série de revendications soumises au ministère en avril dernier appelant à la tenue d'assemblées générales de wilayas avant le 25 septembre pour arrêter la date et les modalités de protestations. Il a rappelé que son instance comptait plus de 250.000 adhérents et qu'elle "soutenait les coordinations et leurs composantes en dépit de certaines parties qui tentent de saper ses efforts".

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PALESTINE

Monde
LIBYE

EL MOUDJAHID

Le CCG appelle à la reconnaissance internationale de la Palestine sur les frontières de 1967
Le Conseil des ministres des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a réaffirmé la nécessité d'un retrait complet d'Israël des territoires arabes occupés comme préalable au rétablissement de la paix au Proche-Orient, et appelé la communauté internationale à reconnaître la Palestine sur les frontières de juin 1967. A l'issue de sa 120e session dimanche à Djeddah (Ouest), le Conseil du CCG a condamné "les violations israéliennes commises dernièrement à l'encontre de la bande de Gaza et de l'Egypte qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils innocents". Le CCG a également dénoncé la poursuite de la politique de colonisation israélienne dans la ville sainte d'El-Qods et en Cisjordanie occupée, pressant par ailleurs les factions palestiniennes d'"appliquer l'accord de réconciliation interpalestinien, conclu en mai au Caire (Egypte), en vue de former un nouveau gouvernement palestinien. A propos de la lutte antiterroriste, les ministres du CCG ont exprimé le soutien du Conseil aux efforts régionaux et internationaux visant à combattre le terrorisme sous toutes ses formes.

Un nouveau gouvernement de transition dans dix jours
Un responsable du Conseil national de transition (CNT), Mahmoud Jibril, a annoncé dimanche à Tripoli la formation d'"un nouveau gouvernement de transition" en Libye dans l'"espace d'une semaine à dix jours".
n nouveau gouvernement sera formé dans l'espace d'une semaine à dix jours", a annoncé lors d'une conférence de presse M. Jibril, qui fait office de "Premier ministre" du CNT, organe politique de la rébellion. "Ce nouveau gouvernement comprendra des représentants des différentes régions libyennes", a t-il-ajouté. Selon lui, le prochain gouvernement sera chargé d'appliquer les décisions du CNT, et un autre gouvernement sera formé après la libération totale de la Libye. Sur le terrain, de nombreux civils fuyaient hier la ville assiégée de Bani Walid de crainte de nouveaux combats entre des partisans du dirigeant libyen déchu Mouammar El-Guedaffi et des forces du nouveau régime. Mais la majorité des habitants sont restés bloqués dans cette ville située dans le désert à 170 km au sudest de Tripoli, en raison en particulier de la pénurie d'essence. Plusieurs dizaines de voitures et de pick-up chargés de familles ont franchi les lignes de front tenues par les combattants anti-ElGuedaffi, qui ne contrôlaient

“U

El-Guedaffi : “Il ne nous reste plus que le combat jusqu'à la victoire”
Le dirigeant libyen en fuite Mouammar El-Guedaffi a affirmé n'avoir d'autre choix que de combattre "jusqu'à la victoire", dans un message transmis par la chaîne de télévision Arraï, basée à Damas. "Il n'est pas possible de céder la Libye aux colonisateurs une nouvelle fois", affirme le leader déchu dans ce message lu par le directeur de la chaîne, l'Irakien Michane alJoubouri. "Il ne nous reste plus que le combat jusqu'à la victoire et la déroute de ce coup d'Etat", ajoutet-il en allusion aux nouvelles autorités libyennes.

quasiment pas les identités aux points de contrôle. "Les familles ont très peur de cette guerre", explique un des habitants de la ville. Les combattants anti-ElGuedaffi ont assuré qu'ils allaient donner aux civils la possibilité de quitter Bani Walid avant de lancer une nouvelle offensive. "Les familles ont commencé à quitter la ville ce matin. Nous avons diffusé des messages pendant la nuit les appelant à partir", a expliqué Jamal Guriane. Mais, selon le commandant Abdallah Abou

Oussara, les forces pro-ElGuedaffi cherchent à empêcher les civils de quitter la ville. A Tripoli, une puissante explosion s'est produite hier dans un grand dépôt d'armes près de l'aéroport international, blessant deux personnes, selon un photographe de l'AFP et des témoins. "Des munitions ont explosé dans le dépôt, car elles étaient mal entreposées. L'explosion a fait deux blessés qui ont été évacués vers un centre médical", a déclaré un des gardes du dépôt.

YÉMEN

RENTRÉE SOCIALE ET POLITIQUE AU MAROC

Le Président Saleh charge son vice-président de négocier une transition
Le président Ali Abdallah Saleh a chargé hier son vice-président de négocier avec l'opposition un transfert du pouvoir, conformément à un plan du CCG du Golfe qu'il rejetait jusqu'à présent. Par décret, M. Saleh, absent du Yémen depuis plus de trois mois, délègue à M. Abd Rabbo Mansour Hadi "des prérogatives constitutionnelles" pour négocier avec l'opposition parlementaire "un mécanisme et un calendrier d'application" du plan de sortie de crise élaboré par les monarchies du Golfe et de le signer. Il l'autorise à superviser ensuite la mise en œuvre "sous un parrainage régional et international", du plan prévoyant le départ de M. Saleh du pouvoir, réclamé depuis fin janvier par les manifestants qui l'accusent de népotisme et de corruption. L'application du plan devrait conduire à "une élection présidentielle anticipée à une date qui reste à fixer, et garantir une transition pacifique et démocratique du pouvoir", selon le décret.

Manifestation du mouvement du 20 février à Rabat
Environ 1.000 personnes ont manifesté dimanche en fin d'après-midi à Rabat pour réitérer les revendications du mouvement du 20 février qui "ne sont toujours pas satisfaites" et marquer la rentrée sociale et politique, entourée d’un important dispositif de sécurité, a-ton constaté sur place. Aux cris de "Pour un Maroc de dignité, de liberté et de justice sociale", "Le peuple veut la chute du despotisme et de la corruption", "Mamfakinch, mamfakinch" (nous ne cesserons pas) et "Vive le peuple", les manifestants ont arpenté le quartier populaire Yacoub-ElMansour durant deux heures pour exprimer les revendications du mouvement, initiateur de cette marche. "Notre but n’est pas de ramener le plus de monde pour cette marche qui intervient après la période estivale et la fin du Ramadhan, mais de marquer notre présence sur le terrain en cette rentrée sociale et politique", a déclaré Oussama El-Khlifi, un des animateurs du mouvement pour expliquer cette faible mobilisation. La reprise de ces marches les dimanches intervient à près de deux mois et demi de la date des élections législatives (25 novembre) pour la mise en œuvre de la nouvelle Constitution, votée le 1er juillet dernier et boycottée par le mouvement du 20 février et par des partis de gauche.

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Société
MÉTIER DE CORDONNIER

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L’INTÉGRATION SCOLAIRE DES ENFANTS HANDICAPÉS

Au-delà d’une histoire de colle et de clous

Ecole ordinaire ou spécialisée ?

L’

D

ans un local, souvent étroit, sont entassés une grosse pierre pour battre le cuir, une pince, une roulette, des moulages de pieds, un marteau, des clous et surtout le fameux pied en fer, sans lequel le cordonnier ne peut confectionner, retaper, ou donner une seconde « vie » aux chaussures, sacs et autres articles auxquels on y tient comme à la prunelle de nos yeux, car tout simplement ils ont fait un bout de chemin avec nous, et on a du mal à nous en séparer, tant ils représentent beaucoup pour nous. Cette valeur, en fait sentimentale, pour les uns, et ce souci d’augmenter la durabilité des chaussures, bottes, sacs et autres articles, avant de tomber sur la « bonne affaire », et sur le plan pécuniaire et sur le plan quantité. Le cordonnier du coin, cet artisan, tant aimé par tout le voisinage, grand et petit pour les services qui leur rend, tend ces dernières années à disparaître, petit à petit, notamment

avec la fermeture de Districh, qui était, une référence en matière d’assemblage et de confection des chaussures à la qualité imbattable. Le métier de cordonnier, en effet, se fait de plus en plus rare, avec la disparition des anciennes générations, formées sur le tas et qui ont porté, très haut, cette passion qu’ils ont pour cette noble matière qu’est le cuir. Aujourd’hui, seuls les mordus de la profession ont réussi, à résister au produit « Taiwan» » qui va jusqu’à proposer, aux consommateurs algériens des chaussures, des sacs autres articles de maroquinerie fantoches, voire jetables, pour la circonstance. Cette absence, remarquée, sur le terrain a ouvert la voie, à certains ressortissants africains qui pratiquent sur la place d’Alger, ce vieux métier. Certains quartiers, en effet, regorgent de cordonniers, en provenance du Mali, du Niger et autres pays frontaliers du continent africain qui ont dressé leur petite artillerie, pour pratiquer ce métier

qui attirent la clientèle, d’autant plus que ces derniers choisissent souvent des quartiers populaires et populeux et surtout des rues commerçantes, pour offrir leurs services. Réparation instantanée, pour 20 ou 100 DA, selon la nature du service demandé, en fait, est parfois salvatrice, en dépit de la disponibilité sur le marché de toutes sortes d’articles. Bien plus, ces cordonniers qui manient habilement, marteau et autres pièces s’attellent, dès les premières heures du matin, qu’il pleuve ou qu’il vente, à raccommoder des chaussures et vont jusqu’à proposer à leur client une paire de mules, en attendant la réparation de la chaussure. Aujourd’hui, ces artisans sont adoptés par toute la localité. La nostalgie, pour ce métier très prospère jadis, y est peut-être pour quelque chose. Car au-delà d’une simple histoire de colle et de clous, la cordonnerie est un art. Samia D.

heure n’est plus à l’interrogation sur le droit des enfants handicapés à la scolarisation, car celui-ci est consacré par des textes de loi, l’heure est à la mise en place des moyens pour faire de ce droit une réalité tangible dans notre pays. Ces moyens existent-ils ? La loi de février 2005, qui stipule que tout enfant ou adolescent présentant un handicap est inscrit dans une école, est-elle convenablement appliquée ? L’absence de statistiques fiables ne peut nous permettre de répondre à ces interrogations, mais la réalité du terrain nous indique malheureusement qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine. Les enfants handicapés trouvent encore du mal à se faire accepter par les responsables des établissements scolaires au sein de leurs structures et ce, malgré l'existence de la loi qui leur concède le droit à l'intégration scolaire dans des écoles ordinaires ainsi que la signature d’un arrêté ministériel entre de département de l’éducation et de la solidarité nationale depuis 1998. Treize année après cette convention à peine 1.100 élèves handicapés (non voyants) ont pu être intégrés dans une structure scolaire classique, selon le responsable de communication du ministère de la Solidarité. Un petit pourcentage de 7 % par rapport du nombre global des enfants handicapés pris en charge dans des structures spécialisées. Où se situent les obstacles à une telle intégration ? Pourquoi les textes d’application de la loi 2005 à même de faciliter la concrétisation de ce droit ? Certains directeurs d’écoles scolaires refusent simplement d’accepter ces enfants aux besoins spécifiques dans leurs établissements. Ils invoquent le manque de structures et de moyens pédagogiques appropriés, de même que la carence en personnel qualifié. D’où l’urgence pour les secteurs de la solidarité et de l’éducation à réfléchir au développement un réseau d’auxiliaire de vie, ces personnes formées pour accompagner justement ces enfants handicapés à l’intérieur même des établissements scolaires. Ce service n’existe pas chez nous, et l’appel des parents de ces enfants aux besoins spécifiques de le mettre en place se fait de plus en plus insistant. Sous d’autres cieux, ces auxiliaires de vie facilitent de manière considérable l’intégration de ces enfants en milieu scolaire classique et sont accueillis avec soulagement par les responsables des écoles qui ne se trouvent pas dans l’obligation de mobiliser le personnel éducatif existant pour accompagner ces élèves « différents ». Aujourd’hui, le grand espoir des parents d’enfants handicapés et des associations activant dans ce domaine est que l’enseignement de ces enfants aux besoins spécifiques ne se fera plus dans des centres psychopédagogiques de prise en charge, mais plutôt dans des écoles classiques ce qui permettra une meilleure insertion de cette catégorie de population. Farida Larbi

CE CIVISME QUI S’EN VA...

Tonton, pourquoi tu chiques ?
Les adeptes invétérés de la chemma marquent partout leur passage. Pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour les démasquer. Tant ils laissent traîner partout leur chique...

L’

homme qui vient de passer ressemble comme deux gouttes d’eau à ce monsieur tout le monde qu’on peut croiser chaque jour que Dieu fait n’importe où et n’importe quand. Jusque-là donc rien de bien singulier à dire sur ce quidam qui se fond dans la masse à l’instar de tout être humain normalement constitué. Et, pourtant, il a suffi d’un geste de ce gus pour que sa « configuration » change du tout au tout ou presque. Car ne voilà-t-il pas que cet homme de la rue s’arrête brutalement comme si une mouche l’avait piqué. En fait le quidam en question marque cette pause pour un objectif bien précis : s’envoyer sa dose de chique habituelle sensée, l’accoutumance aidant, lui redonner quelque tonus pour « voir plus clair » et mieux entamer sa journée. Jusque-là rien de bien répréhensible mais là où les choses se corsent c’est lorsque ce même individu vide ses lèvres sinon sa bouche de tout son contenu, autrement dit une impressionnante quantité de chemma qu’il ne prendra même pas le soin de jeter dans le vide-ordures pourtant bien en vue sur cette avenue si fréquentée la

journée durant. D’autres adeptes de cette substance qui pique les narines des non initiés tout particulièrement n’ont aucune notion d’hygiène ou de respect de la santé publique du fait que cette drogue envelop-

pée dans du papier tabac est abandonnée à chaque coin de rue d’abord y compris sur les bancs publics au demeurant, nonobstant l’observation du même topo sur les rampes même des cages d’escaliers de la plupart

des immeubles. Ce phénomène n’épargne au demeurant aucune frange de la population tant il est patent que nul besoin d’être perspicace pour s’apercevoir que les chiqueurs se recrutent dans toutes les catégories et strates sociales : du simple bougre au prof d’université en passant par les ouvriers sur les chantiers aux étudiants. Une seule différence mais non de taille pour autant : chacun se réserve le droit de chiquer à sa façon, les adeptes de cette pourriture sinon les accrocs optant selon leur tempérament respectif pour une dose sans accompagnement « papivore », les autres avec cet « assortiment » de rigueur. Et s’il est clairement établi que le respect des libertés individuelles s’inscrit dans l’ordre naturel des choses, encore faut-il ne pas ouvrir la porte aux abus comme on dit communément. Or et pour ce qui nous est donné de constater la chique a littéralement envahi la cité et pollue l’environnement. Pouah ! Pouah ! J’en ai la nausée et je pense modestement ne pas être le seul. Et un peu plus de civisme ne ferait de mal à personne. Bien au contraire... A. Zentar

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Cul

ENTRETIEN AVEC MME DALILA NADJEM, COMMISSAIRE DU FESTIVAL INTERNA

«La rencontre a gagné en prof
Les bédéistes et autres amoureux des bulles se donnent rendez-vous du 5 au 8 octobre sur l’esplanade de Riadh El Feth, à Alger. Ce sera une opportunité pour les auteurs de BD, nationaux et étrangers, de se confronter, dans un cadre convivial, celui d’un festival vivant, dynamique qui ne cesse de s’affirmer d’année en année. Le programme comprend, outre les concours de l’affiche, des jeunes talents et des œuvres achevées, des expositions, des conférences, des ateliers et des hommages. Mme Dalila Nadjem, commissaire du festival, nous restitue dans cet entretien les grandes lignes de cette importante manifestation culturelle, les ambitions qui l’animent et ses perspectives d’avenir.
sous-estimé avant. En m’occupant du festival je me suis rendue compte que j’avais commis une grosse erreur et je ne suis pas la seule d’ailleurs. C’est un art qui est reconnu, surtout par la nouvelle génération. A titre d’exemple, la troisième édition avait donné lieu à de gros progrès. Les participants se sont améliorés et professionnalisés. Pour la présente édition, nous avons décidé d’utiliser une partie du budget pour former ces jeunes. Donc, nous avons lancé un appel à tous ceux qui souhaiteraient faire cette formation confiée à un Belge qui va animer des sessions au niveau de l’Ecole des Beaux-Arts. C'est-à-dire que pour ce quatrième festival, ils seront présents avec la réalisation d’un nouvel album collectif de haute facture. Donc, ce qui, au début, était une entreprise truffée de lacunes, a gagné en professionnalisme. Tout a été entrepris pour la réussite du festival. Vous en êtes à la quatrième édition, quel bilan en tirez-vous ? Durant la première édition, il y avait à peu près 80 participants provenant de 26 pays. La troisième édition a permis de faire participer 41 pays et une pléiade de jeunes qui varie entre 100 à 120. La progression est constante. Quelles sont les nouveautés apportées à cette édition ? Il va y avoir des expositions d’œuvres originales pour la deuxième année consécutive d’auteurs algériens et étrangers, une formation de 25 jeunes talents qui deviennent professionnels, une présentation à l’honneur des comics. La participation de grandes figures de la BD, de grosses pointures qui viennent sans hésiter. Il y aura des conférences avec des thèmes très pertinents, des ateliers dont deux professionnels, un pour le film d’animation et l’autre pour le scénario, chose qui n’a jamais été faite avant. Qu’en est-il des thèmes, des concours et des conférences ? Nous n’avons jamais imposé un thème. La seule chose que nous essayons de faire, c’est que tous les ans, nous lançons un slogan ; à titre d’exemple, cette année ce sera, « Alger bulles sans frontière ». Pourquoi ce slogan ? C’est pour vivre un moment autour d’un art. Pour moi, tout cela a une valeur inestimable. Tout ce monde-là sur cette placette d’Alger, pendant quatre ou cinq jours, partagera cette passion, défendra des idées ; la bande dessinée n’a pas de frontières. Quel est l’objectif de ce festival ? Notre principal objectif est l’instauration de la culture de la paix. Je peux vous dire que le slogan est le fil conducteur de cette pensée. Cette année, nous avons des jeunes qui traitent des thèmes très durs, qui relèvent parfois des tabous comme la violence conjugale. Ils veulent avoir une bonne compréhension de cette jeunesse, une bonne écoute. C’est une façon de se faire entendre, d’exprimer des choses à travers les écrits et les dessins. D’autre part, le festival permet aussi la création d’emplois temporaires.

Pourquoi un festival international de la bande dessinée à Alger ? Le festival a été créé par décret présidentiel. Il fait partie de toute la panoplie de manifestations culturelles qui existent déjà. Au départ, nos moyens étaient limités. Mais on a réussi quand même dans cette première année à faire venir de grands noms de la BD, tout en ciblant prioritairement le continent africain. Pourquoi l’Afrique précisément ? Parce qu’on voulait faire de ce festival une passerelle entre l’Occident et l’Afrique. Je dois vous préciser qu’il existe beaucoup de bédéistes en Afrique. Mais ils ont du mal à émerger, à se faire éditer. La plupart d’entre eux font un travail avec des idées personnelles, mais ils n’arrivent pas à se faire éditer en Europe. Maintenant, avec cette quatrième édition, il faut dire que l’Algérie est pionnière dans ce domaine au Maghreb et en Afrique. Aujourd’hui, nous avons réussi à faire renaître cette bande dessinée avec ses bédéistes et, cette année, il va y avoir cinq anciens bédéistes qui vont présenter leurs œuvres. Quel regard portez-vous sur le neuvième art en Algérie ? Franchement, c’est un art que j’ai

Peut-on savoir quel est le but des concours ? Il va y avoir le concours espace scolaire de 12 à 17 ans, puis le concours des jeunes talents de 18 à 35 ans, et puis les professionnels qui ont été déjà édités ou qui souhaitent se faire éditer. Pour cette quatrième édition, les concours permettent de réaliser une œuvre, de s’exprimer et de lancer des messages. Qu’est-ce qu’il y aura après ces concours ? Les lauréats seront aidés pour continuer à créer. On leur assure une rémunération qui leur permettra de travailler, de s’insérer dans la vie sociale et d’être reconnus. Peut-on affirmer que ce festival participe à la relance du neuvième art ? Nous avons atteint pas mal d’objectifs : d’abord, les anciens bédéistes sont reconnus ; ils se sont remis au tra-

vail, ils produisent à nouveau. Les jeunes sont valorisés. De plus, il ne faut pas oublier que la bande dessinée, c’est une industrie. Il faut aussi parler du point de vue économique. Cela fait travailler les imprimeries, les éditeurs, les libraires, créer aussi le lectorat ; toute une industrie se met en place. Des éditeurs nouveaux s’ajoutent à l’Enag, Zlik, Labter, Dar El Imen. Aujourd’hui, il y a sept nouveaux éditeurs qui contribuent à augmenter le lectorat. Parlez-nous de l’investissement dans ce domaine, précisément du marché de l’édition ? Au début, il y avait beaucoup d’hésitation de la part des éditeurs. Je ne veux pas que le festival d’Alger soit un festival d’éditeurs et un lieu de commerce. Je ne veux pas qu’il soit comme celui d’Angoulême où de grands éditeurs viennent pour installer leur chapiteau et faire de grands

El-Oued La scène artistique à pulaire perd le chanteur po Ahmed Toumi
nt de perdre Ahmed la wilaya d’El-Oued vie à La scène artistique de fie, décédé samedi soir nson populaire sou sables locaux du un des piliers de la cha Toumi, des respon a-t-on appris dimanche Alger à l’âge de 57 ans, da El-Khouss, est décésecteur de la culture. ment sous le nom de Be l’a Le défunt, connu locale e longue maladie qui itale suite à un s un hôpital de la cap dé dan six mois. durant une période de etière du quartier des contraint à rester alité cet après-midi au cim inhumation a lieu Son . de la wilaya d’El-Oued da” (claire lune) était Chouhada, au chef-lieu “Ya Kamra ya Ouaka ’il uteur de la chanson L’a e soufi authentique, qu pour le patrimoine lyriqu connu pour son amour e. qu de son parcours artisti rière a chanté tout au long Oued et a entamé sa car ’il umi est né en 1954 à ElFeu Ahmed To pette traditionnelle) qu om me joueur de zorna (tr artistique en 1969 com abandonnée. ine d’enregistrements n’a depuis jamais derrière lui une trenta et med Toumi, qui laisse Ah nifestations culturelles participé à plusieurs ma ide chansons soufies, a riages et autres fêtes fam ale, en plus de ma s son entourage ques à l’échelle nation artisti connu dan asionnellement. Il était liales qu’il animait occ et popularité des fans de valu une grande estime modestie qui lui a pour sa la chanson soufie.

La daïra d’Oued Tlelat a bénéficié d’une bibliothèque flambant neuve qui recèle des milliers de titres couvrant un large éventail de la connaissance et du savoir.

L’apport des bib C

ette bâtisse a été construite à la lis et aux «portes», pourrait-on dire localité où une forte population es nières années suite aux centaines de log bués dans cette zone. «Cette proximité» certains parents qui appréhendent de s’aventurer en dehors de l’espace de leur v tampon entre le tissu originel et la nouvel tement excentrée. C’est vrai que le point bien évidemment, le bus n’existe pas enc kilomètre, mais la bâtisse est bel et bien emplacement et son aspect architectural école mais très éloignée du lycée. Cette bibliothèque dispose d’une gra commencent à fréquenter les élèves, d’au ture n’est pas dédiée uniquement aux é rentes activités culturelles animées par ment dans le dessin, le théâtre et le jeu d net avec une dizaine d’ordinateurs est a ligne téléphonique pour ouvrir d’un coup nous confie une animatrice sur place. Ce mité fait partie d’une cinquantaine d’autre des différentes localités de la wilaya. E saires, d’autant plus que ces dernières ann nouveaux quartiers situés presque tout agglomérations traditionnelles sont venus répartition des populations. Les pouvoir doter ces nouveaux centres de vie de wilaya aurait débloqué plus d’un milliard

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IONAL DE LA BANDE DESSINÉE D’ALGER

essionnalisme»
président du jury, Assad Si El Hachemi, qui est diplômé en master cinéma et en sociologie culturelle de l’Université d’Alger, Rachida Azdaou, Saïd Zanoun, Achour Cheurfi, écrivain et journaliste professionnel, Mustapha Tenani, bédéiste caricaturiste. Il faut au moins arriver à la 6e ou à la 7e édition pour prétendre avoir un jury international pour les candidats nationaux. Pour le concours des jeunes talents, le jury délibérera le 14 septembre. Il jugera la cohérence de l’histoire, le respect des normes de la bande dessinée. Cette année, le jury est appelé à faire des commentaires sur chaque concours. Pour ce qui est du jury international, on a Mahfoud Aider, dessinateur de presse, auteur de bandes dessinées, Thierry Bellefroid (Belgique), Francis Groux (France), Hic et Omar Zelig (Algérie), Lahsen Bakhti (Maroc) et Hilaire Mbiye (Congo). Des hommages seront rendus lors de cette édition à Aider, Francis Groux et le défunt Brahim Guerroui. Parlez-nous de ces hommages ? Nous avons tenu à rendre hommage à Brahim Guerroui à titre posthume, parce que c’était un grand bédéiste, un dessinateur, caricaturiste de presse et dessinateur pour enfants. Il est mort dans d’atroces conditions ; donc, c’est tout à fait légitime de lui rendre un hommage. Il y a également Aider, qui est aussi un ancien. Nous avons Francis Groux qui est le fondateur du festival d’Angoulême. Francis Groux a été avec nous depuis la deuxième édition. Il a cautionné le festival d’Alger à l’échelle internationale. Qu’espérez-vous de ce festival ? Je souhaite que l’Algérie soit à l’honneur, de faire participer les jeunes en tant qu’auteurs dans d’autres pays. Il est impératif pour nous que le FIBDA dispose d’une maison de la bande dessinée, un lieu où seront organisées régulièrement des expositions, des rencontres, des résidences d’écriture… En bref, un musée dédié au neuvième art. Entretien réalisé par Kafia Aït Allouache

res d’affaires. Notre objectif, c’est ncontre de tous ces auteurs, sur cet ce de Riadh El Feth. Pour ce qui des éditeurs participants, ce sont éditeurs nationaux. Nous leur ns les espaces gratuitement pour r l’événement. C’est le vrai invesment que nous visons. Y a-t-il un investissement étran? Non, pas pour le moment. La seule e que nous avons, c’est une libraiinternationale qui appartient au DA. Nous achetons des livres chez diteurs étrangers et nous les metà la disposition du public. Le seul stissement que nous pouvons r des pays étrangers, ce sont les . Je citerai le cas de la Suisse qui fait un don de livres qui seront nés à la bibliothèque du FIBDA. Français nous offrent une exposides œuvres originales. On souhaiutôt un partenariat.

Parlons du public... Pour la BD, c’est quand même un public particulier. Il y a toujours des curieux, mais généralement notre public est assez «spécial», ce sont des mordus de la bande dessinée, de vrais fans. Qu’en est-il des prix et autres distinctions ? L’édition se fait dans les deux langues, arabe et français. Pour les prix, il va y avoir le premier prix d’un montant de 200 000 DA, le deuxième prix est de 180 000 DA. Plusieurs pays y prennent part : la France, la Serbie, l’Arménie, des pays africains, la Belgique, l’Espagne, l’Algérie... Puisque le festival est connu maintenant à l’échelle internationale, nous avons créé des prix divers. Pourquoi un jury national et un autre international ? Le jury national se compose de bédéistes chevronnés comme Haroun,

HISTOIRE Prochain colloque international en hommage à Messali Hadj à Tlemcen
Un colloque international en hommage à Messali Hadj sera organisé les 17 et 18 septembre à Tlemcen, à l'initiative de l'Association des anciens élèves des medersas et lycées de Tlemcen (ECOLYMET), a-t-on appris des organisateurs. Plusieurs chercheurs en histoire contemporaine, enseignants universitaires d'Algérie et de France et spécialistes du parcours politique et militant de Messali Hadj sont attendus à cette rencontre initiée par le Laboratoire des études civilisationnelles de l'université Abou Bekr-Belkaïd de Tlemcen, a-t-on précisé. Ce colloque placé sous le slogan de la célèbre déclaration de Messali Hadj “Cette terre n'est pas à vendre”, coïncide avec la commémoration du 75e anniversaire de son discours historique prononcé le 2 août 1936 à Alger. Messali Hadj déclarait alors que “cette terre bénie qui est la nôtre, cette terre de baraka, n'est pas à vendre, ni à hypothéquer. Cette terre a ses enfants et ses héritiers, ils sont là vivants et ne veulent la donner à personne”. Plusieurs communications sont programmées pour cette rencontre, telles celles proposées par le Dr Boudjelal Abdelmadjid de l'université de Tlemcen sur “La place de Messali Hadj dans le mouvement national”, et de l'historien Benjamin Stora (France) intitulée “Retours de mémoires autour de Messali Hadj”. La présidente d'honneur du colloque, Mme Djanina Messali Benkelfat, la fille de Messali Hadj, animera une conférence sur “La genèse de l'insertion de Messali Hadj dans le processus historique ou la réécriture de l'histoire de l'Algérie”.

liothèques de proximité
ser sur le terrain cette option. A l’instar d’Oued Tlelat, d’autres localités ont déjà leur bibliothèque ; il s’agit de haï Es-Sabah, de Aïn Beïda, etc. En tout, une dizaine de bibliothèques similaires qui favoriseront, on l’espère, le goût de la lecture, de la recherche et des activités éducatives chez les jeunes dont les têtes fourmillent de projets et d'objectifs. Le chef-lieu de wilaya est relativement pourvu en bibliothèques et en centres de lecture, même si la société civile devrait, dès maintenant, anticiper l’extension de la ville et prendre la mesure des différentes opérations de relogement des populations à l’exemple de celles envisagées aux Planteurs et à El Hamri où des cités entières seront rasées et leurs populations relogées ailleurs. Pour l’instant, au centre-ville notamment, plusieurs centres et une association «Le Petit Lecteur» ont fait de la lecture enfantine (pour cette dernière) et la recherche universitaire leur pivot. «Le Petit Lecteur » œuvre pour la promotion de la lecture enfantine. Cette association de parents de divers horizons (universitaires, documentalistes, journalistes, enseignantes ou femmes au foyer) a vu le jour en 1993. Devant l’inquiétant désintérêt des parents et des enfants à la lecture, les membres de cette association ont décidé d’acheminer le livre vers l’enfant où qu’il se trouve, dans tous ses lieux de vie. Ce sera la mission des «porteuses de valises» avant même l’arrivée des bibliobus ; elles vont ainsi se porter volontaires pour apporter le livre à l’école, dans les quartiers, dans les lieux qui recueillent sa détresse comme les hôpitaux ou les centres pour l’enfance abandonnée. Situé dans la rue Larbi-Ben-M’hidi, le Centre de recherche et de documentation en sciences humaines offre également un espace d’accueil pour le monde universitaire en abritant épisodiquement des journées d’étude et des conférences. Son fonds documentaire augmente en permanence, puisque des copies de thèses et de mémoires soutenus dans l’université de cette ville y sont systématiquement classées et répertoriés dans ses étagères. En parallèle à ces volontés et à ce bénévolat, des institutions aux objectifs relativement différents, même si elles offrent des espaces de lecture, de documentation et de recherche d’une grande utilité ont «pignon» sur rue à Oran. Le Centre de documentation économique et sociale (CDS) est certainement en dehors de la bibliothèque centrale de l’université, le plus ancien et le plus fourni en références de la région ouest. Son capital est constitué principalement de 30 000 ouvrages, de centaines de thèses et de mémoires, de collections, de revues et de CD ROM. Ce CDES, qui dépend juridiquement de l'évêché d'Oran, est éclaté en deux lieux de la ville : l'un renferme la documentation en sciences économiques et humaines ; l'autre s'intéresse à l'histoire, à la philosophie et à la psychologie. Ses lecteurs abonnés sont essentiellement des universitaires (2 500 dont 300 enseignants du supérieur). Sa riche documentation, bilingue, actualisée en permanence a fait de ce centre, au fil des années, un endroit incontournable pour la recherche en sciences humaines. L'Espagne et la France ont aussi investi les lieux. La bibliothèque de l’Institut Cervantès d’Oran active depuis 2007. Sa collection est composée de plus de 5.000 documents représentant la culture espagnole et hispano-américaine. Cet endroit, affirme son personnel, est la “principale référence informative de la culture et de la langue espagnoles et hispano-américaines à Oran”. Enfin, situé en plein centre-ville, à proximité de la place des Victoires, le Centre culturel français d’Oran, «relais de la politique de coopération que l’ambassade de France mène en Algérie», diffuse l’offre culturelle française sur la ville d’Oran et sa région avec une bibliothèque et une activité annuelle permanente, aussi bien artistique qu’intellectuelle. M. Koursi

ORAN

du village historique l’extension de cette ue s’installer ces derts qui ont été distrioutefois, décriée par er leur progéniture e, puisque cette zone é, il y a peu, était netme de ce village où, e situe à environ un remarquable par son elques mètres d’une

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bre 2011

18
ENVIRONNEMENT Fermeture des locaux de l’INPV à Abadla pour nonrespect des normes de stockage de produits chimiques polluants
La direction de l’environnement de la wilaya de Béchar a procédé dernièrement à la fermeture des locaux de l’annexe de l’Institut national de protection des végétaux (INPV) de Abadla (88 km au sud de Béchar), pour non-respect de la législation nationale en matière de stockage de produits chimiques polluants, a-t-on appris du directeur local du secteur. Cette fermeture est intervenue à la suite d’une inspection effectuée par des experts du secteur de l'environnement au cours de laquelle il a été constaté que 700.000 litres d’insecticides très polluants étaient entreposés dans des conditions ne répondant "nullement" aux normes nationales en matière de stockage de ce type de produits, a précisé ce responsable. Afin de remédier à cette situation, de nouveaux locaux viennent d’être attribués par la wilaya à l’INPV au niveau de la zone industrielle de Béchar, a précisé M. Hachemi Laslâa, Ces locaux sont en voie d’aménagement suivant les critères de sécurité requis en matière de stockage de ce type de produits chimiques, utilisés notamment pour les besoins de la lutte anti-acridienne, a précisé le même responsable.

Régions
portage Re
EL BOUNI

EL MOUDJAHID

La cité émergente

La commune d’El Bouni, l’une des plus grandes au pays n’est pas parvenue à assumer l’envergure de son statut, en dépit des atouts multiples qu’elle recèle.

S

CONSTANTINE 13 arrestations et 10 mandats de dépôt
Les services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya ont procédé, au courant de la semaine dernière, à l'arrestation de 13 personnes pour divers délits, a déclaré M. Mohamed Zemouli, chargé de la communication à la sûreté urbaine de Constantine. Dix autres suspects ont été placées sous mandats de dépôt sur ordre du procureur de la république, alors que trois personnes ont bénéficié de la liberté provisoire. Selon la cellule de communication des services de la police, la plupart des délits sont relatifs aux vols avec agression sous la menace d'armes, détention d'armes blanches. La même source explique que cinq personnes, âgées entre 18 et 25 ans, ont été arrêtées, par la sûreté urbaine du secteur de Boudjenana au centre-ville, au volant d’un véhicule Passat. Ils avaient sur eux des armes blanches dont trois couteaux modèle Trois étoiles, des climoganes et une plaque minéralogique de Constantine. D'autre part, il y a eu l’arrestation d'une femme âgée de 20 ans qui dirigeait une maison de passe à Aïn Smara. Celle-ci était accompagnée d'un jeune homme âgée de 23 ans, lors de son arrestation, a-t-on fait savoir. Les mêmes services ont également effectué plusieurs retraits de permis de conduire pour plusieurs infractions relatives au non-respect du code de la route, alors que pas moins de 5 véhicules ont été dirigés vers la fourrière. Rona Merdaci Khaled

ituée sur l’axe stratégique Annaba/El Hadjar, la localité abrite sur son territoire l’aéroport international RabahBitat et renferme un potentiel industriel non négligeable. Ce patrimoine considérable comparativement à celui des communes voisines ne semble pas exploité de manière à répondre aux attentes multiples de ses habitants. A l’exception du chef-lieu qui connaît progressivement des améliorations. Le grand pôle universitaire qui s’érige à un rythme plus ou moins soutenu et la nouvelle cité qui monte alentours viennent inverser la tendance et l’avancée de ses deux projets à eux seuls tracent les contours d’une véritable ville universitaire. Mais El Bouni entretient aussi l’autre visage où tout dans les autres « quartiers » donne l’image de véritables foyers de pauvreté, sinon renvoie à l’ampleur des retards accumulés durant les années de vaches maigres. C’est, pour tout dire, la commune qui abrite le plus les habitions précaires qui prolifèrent depuis la délocalisation dans les années 1980 des constructions illicites qui ceinturaient la commune de Annaba. El Bouni regroupe quelque 24 agglomérations et pratiquement tous les sites d’habitations sont recensés précaires. Cette situation est d’autant plus problématique que la commune enregistre chaque année des demandes de logements. Des efforts ont été consentis dans la conduite des opérations inscrites dans le chapitre AEP et l’assainissement a touché plusieurs quartiers. Aussi de nombreuses actions d’aménagement ont été réalisées. Mais du fait des retards qui se sont accumulés, beaucoup de quartiers expriment des besoins divers. La proximité du tissu d’entreprises de production ne veut pas pour autant dire que le problème de l’emploi ne se pose pas. L’image d’une

ville où tout est désolation est en passe heureusement de dissiper. Le regain d’intérêt pour le développement local et les moyens financiers qui y sont injectés ont soustrait la commune de la léthargie dans laquelle elle s’est confinée durant de longues années. Le développement local a renoué avec une dynamique certaine. Les projets de développement communaux ne sont pas aussi en reste. C’est dire que tout a été mis en branle pour permettre à la cité de s’inscrire dans la dynamique globale insufflé à la wilaya Annaba décidée de faire face aux mutations économiques et sociales en cours. Autant l’imposante infra-

structure universitaire que les programmes de logements lancés ou en cours de lancement augurent de perspectives prometteuses pour une cité restée injustement en marge du développement. Cela, pour peu que le forcing opéré pour lever toutes les contraintes qui annihilent l’effort de développement venait à aboutir aux résultats escomptés. El Bouni recèle assurément d’atouts multiples de nature à lui permettre de passer l’éponge sur les effets du sous-développement. Sa quote-part dans les programmes de développement vient à la rescousse d’une commune acculée à agir sur les goulots

d’étranglement et d’optimiser ses potentialités pour pouvoir prendre en main ses destinées. La commune demeure une pièce maîtresse dans la concrétisation des ambitions d’Annaba en tant que grande métropole en passe de recouvrer ses attributs de pôle productif. Son potentiel industriel, son réseau d’infrastructures, ses plaines à haut rendement sont autant d’atouts à même d’être mis à contribution pour asseoir une véritable stratégie de développement dont l’impact bouleverserait la physionomie d’une commune qui mérite un sort meilleur. S. Lamari

GHARDAÏA

Le scorpion tue toujours

BORDJ BOU-ARRERIDJ

GAZ ET ÉLECTRICITÉ Bientôt rétablis dans la périphérie de Constantine
Le gaz et d'électricité vont être rétablis dans les prochains jours pour les citoyens de la rue des Maquisards et de Hadjret Benarous, dans la périphérie de la ville de Constantine, a-t-on appris, hier, de M. Bouzidi, directeur de l'énergie et des mines dans une déclaration à la Radio nationale. M. Bouzidi a fait savoir que «leur problème sera réglé au cours de l'année prochaine, une fois que le feu vert aura été donné pour le lancement des programmes nationaux». Pour rappel, ces quartiers n'ont pu être raccordés aux réseaux en question pour des raisons relatives à la nature du terrain, d'une part et à l'absence d'aménagement urbain, d'autre part. C'est le cas pour le premier quartier cité, qui était dépourvu de tout endroit permettant la pose sans risque des canalisations de gaz à cause de la mobilité d’un terrain glissant. Les services techniques de la mairie de Constantine ont pallié ce problème en aménageant, provisoirement, un passage permettant la pose des canalisations et le problème sera réglé incessamment. R. M. K.

Q

uatre personnes ont trouvé la mort par envenimation scorpionnique durant les 7 premiers mois de l'année 2011 dans la wilaya de Ghardaïa où il a été enregistré, pendant cette période, mille deux cents cinquante-deux (1.252) victimes de piqûres de scorpions, selon un bilan des services de la prévention de la direction locale de la santé. Comparativement à la même période de l’année précédente, les cas d’envenimation scorpionnique ont connu une augmentation de 1.013 cas à la même période, a-t-on précisé de même source. Le plus grand nombre de cas d’envenimation scorpionnique a été recensé dans la vallée du M’Zab et à Guerrara, avec 384 personnes piquées par le scorpion dans chacune de ces régions. Elles sont suivies par celle de Metlili avec 196 cas. "La prolifération de cet insecte de la famille des arachnides dans les zones urbanisées est la conséquence de l’insalubrité des quar-

Les habitants de oued lakhdar bloquent la route
Les habitants de la localité d’Oued Lakhdar qui dépend de la commune d’El Hamadia ont bloqué, hier, la route qui mène vers le chef-lieu de cette dernière. Les contestataires qui ont utilisés des objets divers pour arrêter la circulation sur la route protestaient contre la hausse des tarifs de transport. Selon eux cette hausse qui s’ajoute aux difficultés de la vie dans une localité pauvre et éloignée va augmenter la détresse des habitants qui ont besoin de se déplacer au chef-lieu pour satisfaire leurs besoins élémentaires que ce soit pour les études, le travail ou même l’approvisionnement. Les responsables locaux qui ont reconnu la légitimité des revendications ont prévu une réunion à la fin de la journée avec les transporteurs pour trouver une solution. La hausse a été jugée illégale d’ailleurs. F. D.

tiers d’habitation et du développement des décharges d’ordures ménagères anarchiques", estiment de nombreux médecins à Ghardaia. "Seule l’hygiène du milieu environnemental peut réduire sensiblement ce fléau qui est devenu un véritable problème de santé publique dans le Sud, notamment en période des grandes chaleurs", a prévenu le responsable de la prévention à la direction de la santé. Des opérations de collecte et de ramassage de ces insectes au

profit de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA) ont été initiées à travers le territoire de la wilaya, avec un double objectif : réduire leur prolifération et permettre à l’IPA de fabriquer des sérum antivenin scorpionnique. Pas moins de 7.500 scorpions ont été ramassés, à cet égard, au 1er août de l’année en cours par des jeunes contre 40 DA la pièce, a indiqué le même responsable, précisant que près de 5.000 scorpions ont été ramassés dans la seule région de Guerrara.

Mardi 13 Septembre 2011

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n électio S

19:35

Télévision LE TOMBEAU
d’Hélios
Réalisateur : Bruno Gantillon. Avec : Victor Lanoux (Laviolette), Thibault de Montalembert (Chabrand), Féodor Atkine (Hélios), Annie Grégorio (Solange), Luc Palun (Joubert).
Manosque, 1962. Cinq vieux amis d'enfance, devenus notables du pays, vont mourir, les uns après les autres, empoisonnés de manière insolite. Quelques années auparavant, ils passèrent un pacte ensemble, qui stipulait que le dernier survivant du groupe, récupérerait l'ensemble des biens et de la fortune des premiers disparus. Seulement, au fil des ans, les liens qui les unissaient se sont distendus. L'un d'eux fit fortune en devenant sculpteur, de renommée internationale : Hélios, tandis que les autres se sont enrichis grâce à des mariages de raison. Le commissaire à la retraite, Laviolette, fasciné par les contradictions humaines, et le juge Chabrand, vont mener l'enquête.

EL MOUDJAHID

Programme d’aujourd’hui
Canal Algérie
12h00 : journal en français +météo 12h20 : ma waraa el chems (14) 13h30 : general hospital (07) 14h45 : asrar oua abhath (11) 15h30 : rawai'e el cirque el roussi n°06 16h30 : el djaoualoune (12) 16h50 : ahlem ghoume (09) 17h25 : bin'o bine (27) 18h00 : journal en amazigh 18h20 : sihr el mordjane (15) 19h00 : journal en français 19h30 : canal azur ''les nomades de la steppe'' 20h00 : journal en arabe 20h45 : zanka story (04) 21h00 : festival djemila 2011 22h00 : alwane bladi ''skikda'' 23h00 : med medjdoub 23h00 : med medjdoub 00h00 : journal en arabe

ARTE
18:00 Arte Journal 18:30 Globalmag 18:55 Les aventures culinaires de Sarah Wiener : L'agneau du Vorarlberg 19:39 Thema : Le don d'organes, un marché ? 19:40 Le marché des organes humains 20:35 Greffes d'organes : l'état d'urgence 21:05 Le débat 21:25 The Killing 23:20 Agenda coup de coeur 23:25 Cut up : Variations sur le travail 00:15 Police 110 : Blessures profondes

M6
12:00 Scènes de ménages 12:45 La colline aux adieux 14:45 Dernière chance 16:35 Un dîner presque parfait 17:40 100 % mag 18:45 Le 19 45 19:05 Scènes de ménages 19:45 Desperate Housewives : Les mauvaises nouvelles 20:30 Desperate Housewives : Soulager sa douleur 21:25 Les Français, l'amour et le sexe 23:15 Swingtown : Voisins et plus si affinités

D E S P E R AT E H O U S E W I V E S :
Les mauvaises 19:45 nouvelles
Réalisateur : David Grossman. Avec : Teri Hatcher (Susan Mayer), Marcia Cross (Bree Hodge), Eva Longoria (Gabrielle Solis), Felicity Huffman (Lynette Scavo), Vanessa Williams (Renee Perry).
Au moment où Mike s'apprête à partir travailler sur une plate-forme pétrolière pour redorer les finances du couple, Susan fait une drôle de rencontre. Pendant ce temps, Lynette jongle entre les couches, les biberons et l'arrivée de sa plantureuse et vieille amie, Renée. Bree envisage de refaire la décoration de sa maison pour tromper la solitude. Carlos apprend une tragique nouvelle qu'il décide de garder secrète. Et Wisteria Lane découvre avec stupéfaction le retour de Paul Young, qui, ironie du sort, loue la maison de Susan.

TF1
12:00 Journal 12:40 Petits plats en équilibre 12:55 Les feux de l'amour 13:55 Le piège des apparences 15:35 Les frères Scott : Entre filles ! 16:25 Quatre mariages pour une lune de miel 17:15 Secret Story 18:05 Money Drop 19:00 Journal 19:35 C'est ma Terre 19:45 Ligue des champions : Olympiakos Le Pirée (Grèce)/Olympique de Marseille (France) 21:45 Les Experts : Manhattan : Le souvenir de trop 22:35 Baby Boom 23:35 L'affiche du soir

CANAL +
13:00 Detroit 1-8-7 : Héritage/Blush et aftershave 13:40 Detroit 1-8-7 : Droit au coeur 14:20 Skins : Le choc 15:10 Surprises 15:15 The Social Network 17:15 Têtes à claques : L'embuscade 17:18 Une minute avant 17:20 Mon oncle Charlie : Le chouchou de ces dames 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal 19:05 Le petit journal de la semaine 19:30 Le grand journal, la suite 19:50 Une éducation 21:35 La magazine de la ligue des Champions 22:45 Les mains en l'air

FRANCE 2
12:55 Teaser Euromillions 13:00 Toute une histoire : Ils n'ont pas osé se lancer... et le grand amour s'est envolé 14:10 Comment ça va bien ! 16:05 Côté match 16:10 Seriez-vous un bon expert ? 16:55 On n'demande qu'à en rire 18:45 Teaser Euromillions 18:50 Et si on changeait le monde 18:55 La minute du chat 19:00 Journal 19:35 Une semaine sans les femmes : Des vacances pas comme les autres 21:35 Euromillions 21:41 Réunion de famille 23:45 Dans quelle éta-gère 23:47 Journal de la nuit

19:50

UNE EDUCATION

20:00

LA TUEUSE

FRANCE 5
09:00 Allô Rufo 09:15 Cyclades sud, bleu, blanc, noir 10:10 Superprédateurs : Les armes 11:05 Zouzous 12:35 Le magazine de la santé 13:30 Allô, docteurs 14:05 Un refuge pour les orangsoutans : Une équipe dévouée 14:50 Histoire de l'Amérique : La Seconde Guerre mondiale 15:40 Traditions et saveurs : Istanbul 16:30 C à dire ?! 16:45 C dans l'air

Réalisateur : Lone Scherfig. Avec : Carey Mulligan (Jenny), Peter Sarsgaard (David), Olivia Williams (Miss Stubbs), Alfred Molina (Jack), Cara Seymour (Marjorie).
1961, Angleterre. Jenny a 16 ans. Elève brillante, elle se prépare à intégrer Oxford. Sa rencontre avec un homme deux fois plus âgé qu'elle va tout remettre en cause. Dans un monde qui se prépare à vivre la folie des années 60, dans un pays qui passe de Lady Chatterley aux Beatles, Jenny va découvrir la vie, l'amour, Paris, et devoir choisir son existence. Adapté des mémoires de la journaliste britannique Lynn Barber, le film est une impressionnante chronique sur un âge où toutes les questions se posent, où toutes les expériences se tentent, à une époque où les mœurs et les valeurs allaient vivre une révolution.

FRANCE 3
11:25 Journal national 12:00 13h avec vous 12:35 Edition de l'outre-mer 12:40 Keno 12:45 En course sur France 3 13:05 Inspecteur Derrick : Les secondes perdues 14:05 En quête de preuves : Jalousie criminelle 14:55 En quête de preuves : Le pavé de la discorde 15:45 Culturebox 15:50 Slam 16:20 Un livre un jour 16:30 Des chiffres et des lettres 17:10 Questions pour un champion 17:50 19/20 18:30 Journal national 19:00 Tout le sport 19:10 Plus belle la vie 19:35 Le tombeau d'Hélios 21:15 Soir 3 21:40 Ce soir (ou jamais !) 23:40 Tout le sport

TV5
12:30 Le journal de la RTBF 13:00 Judex 14:35 Flash info 14:45 Les hôtels particuliers : Hôtel de Soubise 15:30 Questions pour un champion 16:00 Darwin, la cordillère secrète 17:00 TV5 monde, le journal 17:25 Le journal de l'économie 17:30 L'invité 17:40 T'es pas la seule ! : Chaud devant 18:05 Al dente : Pain paillasse 18:15 Al dente : Le cacao 18:35 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 La tueuse 21:55 Le journal de la TSR 22:25 Une heure sur terre

Réalisateur: Rodolphe Tissot. Avec:Adrienne Pauly (Mathilde), Guillaume Denaiffe (Alexis), Maurice Bénichou (Tarnowski), Sava Lolov (de Grieux), Anthony Bastié (Tristan). Mathilde est une trentenaire d'aujourd'hui, en galère d'emploi malgré son diplôme d'infirmière. Elle découvre le poker et devient rapidement une très bonne joueuse. Mais lorsqu'elle tombe enceinte de l'homme qu'elle aime, plus question de fréquenter les salles de jeu. Mathilde s'adonne donc à son activité favorite sur Internet, sous le pseudo «la Tueuse». Bientôt, elle devient accro et toute sa vie bascule...

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Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 2895
7 8 9 10
SPONTANÉ ASSISTAI CHANGER DANS LE SEAU CLUB DE FOOTBALL OISEAU DE CHASSEUR EX. ÉTAT DEUX BASE FONDAMENTALE VERRUE DE BOVING PLIAS AGRÉABLE INTERPRLA AMOUREUX MESURE AGRAIRE HUILE LAXATIVE VIEUX COMBAT GRIS PIEDS GRECS SANS LE SAVOIR NE TERMINE PAS EN RÊVE AIGUISER UNE RÉVOLUTION SANS SES JAMBES PARTIE EN ÉGLISE REPRODUCTEURS CHIFFRE EXISTENT FOND DE PARC À HUITRES QUI PROTÈGE MÉTAL METTRE EN MIETTES GRANDE BERGERIE ASTICOT

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Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
Nº 2895
1
I II III IV V VI VII VII I IX X

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Définitions
HORIZONTALEMENT I- Danger en mer polaire - Un crack. II- Nourricière - Typé. III- A ravi - Fanfronner. IV- Préfixe - Celui de la main est élégant. V- Bord élevé servant d’appui - Tamisage. VI- Moyen de défense. VII- Appareil de respirration dans l’eau - Démonstratif. VIII- Quii permet des garanties. IX- Personnel - Frustrée. X- Balance postale. VERTICALEMENT 1- Bienvenu sous la pluie - Voyage pour un drogué. 2- Sage Fleuve noir. 3- touché - Pâtisserie. 4- Dans le bain - Trop gentille. 5- Tel une invitation. 6- Ne tue pas mais est risible. 7- Tâche souvent - Île de la Guadeloupe. 8- Plante aromatqiue - Direction. 9- Point gagnant - S’abîmer par frottement pour un câble marin. 10- Placer une pierre précieuse - Appelle la Biche.

COLÈRE ANTIQUES ROBES INDIENNES

SOLUTION DES MOTS CROISES
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Grille
Dévolteur Véryllium Apparaître Préconiser Dyslexique Chirurgien Désobliger Calviniste Déchiffrer Poulinière Stylisme Militaire Badminton Persille Replonger Canonnier Colonelle Tresserai Sous-titre Androgyne Claquage Renferme Violoneux Bernardin Inflation Aiguiseur Cocotier Amalagame Epointage Porte-vent

Nº 2895
Harceler Triptyque Vestibule Apathique Paganisme Frontière Indochine Quinconce Troisième Maquisard Astreinte Abreuvage Répulsion
H R U E T L O V E D E R I A T I L I M S D A C E A P P A R A I T R E R C S C V N R B O P P R E C O N I S E R E O O L I O A R C O D Y S L E X I Q U E P L U A O I S E O I C H I R U R G I E N L O S Q L T

Mot CACHÉ
I U T N I T V A P F I Q T T O N T U O A U V I T H R E P A R N U R P N E I A N L Q A E A A I S A G O D I O E G L T G E F A G R G R P T T A N O N I R E L R E U N M E L E C T I H N T C C S S R E E I X I E R M P E Y B I I I H O I I C T A A B R T E A O L Q U Q S E I N E L A R N R E U N P M R E U L U M R N C M L N E D E R E I U A T R E E E E E E E E E O S R N N S E L L E N S T Y L I S M E H N S O F A I R S G V D E S O B L I G E R N E G E R U T I A E C A L V I N I S T E I R Y R D G S O M N D E C H I F F R E R E A N M I I A N E T P O U L I N I E R E R I E E N A E M U I L Y R R E B N O T N I M D A B E

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MALADIE PARASITAIRE

R A N

SOLUTION PRÉCÉDENTE : HAUTS-PARLEURS

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Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mardi 15 chawal 1432 correspondant au 13 septembre 2011 : - Dohr.........….......12 h 44 - ‘Asr.....................16 h 17 -Maghreb.............. 19 h 02 -Icha……...……...20 h 22 mercredi 16 chawal 1432 correspondant au 14 septembre 2011 : -Fedjr................ ..05 h 01 -Chourouk...........06 h 29

Vie pratique
Pensée
Les êtres chers ne meurent jamais quand on les enterre, ils meurent lorsqu’on les oublie très chère mère yemma Hadja Messaouda. Cela fait 2 ans, le 11/09/2009, que tu nous as quittés comme un ange, tu as rejoins le monde meilleur et éternel. Dieu en a décidé ainsi. On ne peut aller contre sa volonté. Tu ne peux imaginer le vide immense que tu as laissé que ni les larmes ni le temps ne pourront combler. Le 11/09/2009 sera et restera à jamais douloureux, triste et amer car il m’a privé de l’être le plus cher au monde. Toi chère mamam ta bonté, ton sourire, ta générosité et ton grand cœur envers tous, grands et petits, resteront gravés à jamais dans nos cœurs et nos pensées. Tes enfants et petits-enfants demandent à tous ceux qui t’ont connu, aimé et apprécié d’avoir une pieuse pensée à ta mémoire. Nous prions le Tout-Puissant de t’accueillir en Son Vaste Paradis et de t’accorder Sa Sainte Miséricorde. Repose en paix très chère mère. On t’aime et on t’aimera jusqu’à ce qu’on te rejoigne. Allah yarahmak yemma. Ta fille Nadjia

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SARL ITTMS
Suite à la perte d’un cachet Trodat, portant le nom SARL ITTMS NOUS DÉCLINONS TOUTE RESPONSABILITÉ QUANT À L’USAGE FRAUDULEUX DE CE CACHET.
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Condoléances
Le Doyen de la Faculté de Médecine d'Alger, les membres du Conseil Scientifique et du Conseil de Direction, ainsi que l ' e n s e m b l e d e s personnels enseignant, administratif et technique, très attristés par le décès de l’époux de Madame le Professeur MERAH Fatiha, présidente du Conseil Scientifique de la Faculté de Médecine d’Alger, lui présentent ainsi qu’à tous les membres de sa famille l e u r s s i n c è r e s les condoléances et assurent en cette pénible circonstance de toute leur sympathie A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
El Moudjahid/Pub ANEP 874386 du 13/09/2011

Félicitations
A l’occasion du mariage de votre sœur Chahra avec Merabet Aït Hakim le 26/06/01, nous sommes très heureux de vous présenter nos sincères félicitations. Nous souhaitons meilleurs vœux de tout bonheur, de santé et de prospérité au jeune couple. Ta sœur Nawel et la famille
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QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

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20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Présidente-Directrice générale de la publication

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DIRECTION DE LA DISTRIBUTION DE TIZI-OUZOU

Avis de coupure pour travaux
Pour améliorer sa qualité de service, et dans le cadre du programme d'entretien de son réseau, la Direction de la Distribution de Tizi-Ouzou informe son aimable clientèle, qu'une interruption de la fourniture d'électricité est prévue pour le mercredi 14 septembre 2011 de 09h00 à 16h00, pour travaux. La coupure concernera les localités suivantes : Mekla Centre, Tala N'zaouche, Chaib, Zone d'activité, Mellala, Djemaâ N'saharidj, Groupe d'habitants Aroum, Tala Khelifa, Tiguerine, Bouzaâtar, Taliouine, Taourirt Aden, Les 36 Logements, Les Anassers, Les 40 Logements, Bouagache, Mesloub, Agouni Bouafir, 160 Logements, 50 Logements OPGI (relevant de la commune de Mekla). Pour toutes informations supplémentaires, appeler : - Le centre TIA : 026/22-25-25. - District de Azazga : 026/34-37-81. La Direction de la Distribution de Tizi-Ouzou s'excuse auprès de sa clientèle pour tout désagrément causé.
El Moudjahid/Pub ANEP 874318 du 13/09/2011

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE
ET

POPULAIRE

Wilaya d’Alger Agence d’aménagement et

AVIS DE PROROGATION DE DELAI PREQUALIFICATION NATIONALE
N°151/2011 DLM
Les soumissionnaires intéressés par l’avis de préqualification national N°151/2011 DLM relatif à la fourniture de pneumatiques pour véhicules légers, lourds et engins (diverses marques) paru dans le BAOSEM N°785 du 09/08/2011, dont la remise des offres a été fixée initialement au 13/09/2011, sont informés que le délai de dépôt de ces offres est prorogé au 04/10/2011.
El Moudjahid/Pub ANEP 873807 du 13/09/2011

d’urbanisme de la wilaya d’Alger

- URBANIS -

Avis de prorogation de délai de sélection d’avocats-conseil
L'agence d'aménagement et d'urbanisme de la wilaya d'Alger informe l'ensemble des candidats intéressés par l'avis de sélection d'avocats-conseil paru le

SOCIÉTÉ DE TRAVAUX ET MONTAGE ÉLECTRIQUES KAHRAKIB / SPA
Filiale du Groupe SONELGAZ Société par actions au capital de 300 000 000 DA Certifiée ISO 9001/2008 127, Bd Colonel KRIM BELKACEM - ALGER Tél : 021 74 18 35 à 41 Fax : 021 71 72 22

AVIS DE PROROGATION DE DELAI PREQUALIFICATION NATIONALE
N°150/2011 DLM Les soumissionnaires intéressés par l’avis de préqualification nationale N° 150/2011 DLM relatif à la fourniture de pièces de rechange pour véhicules légers, lourds et engins (diverses marques) paru sur le BAOSEM n° 785 du 09/08/2011, dont la remise des offres a été fixée initialement au 13/09/2011, sont informés que le délai de dépôt de ces offres est prorogé au 04/10/2011.
El Moudjahid/Pub ANEP 873809 du 13/09/2011

07/08/2011 dans les quotidiens nationaux El Moudjahid et Ech Chaâb, que la date limite de réception des offres est prorogée au 20/09/2011.
El Moudjahid/Pub ANEP 846661 du 13/09/2011

Mardi 13 Septembre 2011

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MCA

Sports
EQUIPE NATIONALE OLYMPIQUE

EL MOUDJAHID

Benchikha embarrassé après la lourde défaite de son équipe

Hamdi, Brahmia, Omrani, Guendouz et Sidhoum renforcent le groupe

L’

ex-entraîneur de l’équipe nationale, Abdelhalk Benchikha, est quelque peu embarrassé par la large défaite de son équipe face à l’ES Tunis (4 à 0) dans le cadre de la 5e journée de la Ligue des champions d’Afrique (phase de poules). Le nouvel entraîneur du MCA reste ainsi sur deux défaites. La première en championnat national face à la JSK en match avancé (1 à 0), but inscrit dans le temps additionnel, et la seconde en Ligue des champions d’Afrique. Il est certain qu’il est en train de sentir la pression peser sur ses épaules de la part de l’environnement direct du club. Tout le monde sait que les supporters du MC Alger sont trop exigeants et ne veulent pas “jouer” la relégation, comme ce fut le cas la saison précédente où l’on a attendu la dernière journée pour se tirer d’affaire. Benchikha avait affirmé que « si on ne me laisse pas le temps pour bien travailler, je suis prêt à partir ». Le président de la section football, Omar Ghrib n’a pas caché son soutien à son nouvel entraîneur. Pour lui, il n’y a pas le feu à la maison. Son équipe est capable de se reprendre d’ici peu. Il suffit de garder la tête froide en attendant des jours meilleurs. Cela devra commencer avec la prochaine sortie du MC Alger en Ligue1 (2e journée) face à l’ES Sétif à Bologhine. Là, le techni-

L
cien mouloudéen et son équipe n’auront pas de circonstances atténuantes, puisque les supporters ne jurent que par la victoire en vue de se retremper dans l’ambiance de la gagne. Il est évident que Benchikha, malgré la pression récente qui pèse sur lui, est capable de redonner un nouveau souffle à son groupe pour lui permettre de se transcender et de retrouver au plus vite ses esprits. Maintenant, le Doyen doit profiter du dernier match de la Ligue des champions d’Afrique, au stade du 5-Juillet, face aux Marocains du WAC pour se rassurer. Ce ne sera pas facile, mais tout reste possible pour que les Mouloudéens terminent cette compétition africaine en beauté. H. GHARBI

es U 23 sont depuis dimanche soir en regroupement à Sidi Moussa. La sélection olympique qui prépare le tournoi final qualificatif aux J.O de Londres qu’accueillera l’Egypte ont repris le boulot hier matin pour un stage de cinq jours. Le sélectionneur Azeddine Aït Djoudi a décidé de regrouper ses joueurs pour un stage de reprise de contact bien que la Fifa n’ait pas programmé de dates pour cette semaine. Ce stage qui a vu la convocation de pas moins de 35 joueurs sera mis à profit pour jauger l’état de forme des joueurs au cours d’une série de tests physiques généralisés. Il sera en gros question d’évaluer le degré de préparation de chaque joueur. Des tests que supervisera, comme nous le disions ici, Cyril Moine, le préparateur physique des A. « Un travail dans la continuité », a dit Aït Djoudi. « Une page est tournée. Une autre s’ouvre avec les

mêmes ambitions et objectifs », a ajouté le sélectionneur national qui bénéficie pour l’occasion du renfort de quatre joueurs émigrés. Il s’agit de Bilal Hamdi (RC Lens), Abdelhakim Omrani (RC Lens), Farès Brahmia (SC Colmar) et Oubeida Guendouz (Istres). Aït Djoudi a fait appel aussi au milieu de terrain du WAT, Sidhoum qui honore sa première convocation chez les U 23. A l’opposé, l’on a noté l’absence de Mohamed Chalali (Aberdeen), Rachid Bouhenna (Doncaster Rovers), Brahim Boudebouda (Le Mans) et Amir Saayoud (Al Ahly) que Aït Djoudi a préféré laisser à la disposition de leurs clubs respectifs étant donné qu’il n’y a rien qui oblige ces derniers à les libérer. Exception faite avec les quatre nouveaux joueurs professionnels qu’il a insisté de voir à l’œuvre. Le staff technique qui a mis à profit la journée de dimanche à la récupération a programmé une

séance de terrain hier matin. Sans le dire, Aït Djoudi va procéder à une présélection en prévision des échéances futures. Si Abdelhakim Omrani (RC Lens) reste un renfort de taille. Le milieu offensif lensois était sur le point de signer au Bayern Munich cette saison. N’étaient les exigences financières du RC Lens, son transfert aurait été conclu. Son équipier Bilel Hamdi, paraît bon aussi. Oubaida Guendouz, stagiaire pro à Istres devra faire ses preuves. Idem pour Farès Brahmia qui s’est retrouvé sans club après la liquidation de Strasbourg. Il s’entraîne actuellement avec le SC Colmar, en attendant la résiliation de son contrat. Aït Djoudi veut se donner les moyens d’aller chercher la qualification aux J.O de Londres au Caire. Pour se faire, il compte bien monter un groupe à la hauteur des objectifs qui lui sont assignés. Amar Benrabah

ESS

USMBA

Le public, ce meilleur joueur de l’Entente

La saison de tous les espoirs

I

l y a des moments où c’est dans le désarroi, perte de pas moins de 13 joueurs, que certaines équipes à l’image de l’Entente rebondissent malgré tout, et le cœur aidant parviennent à faire oublier toutes ces « vedettes » qui ont certainement beaucoup donné à leur club mais sont parvenues à se confectionner une belle carte de visite consolidée par un confort financier plus qu’appréciable. Les jeunes joueurs qui ont affronté pour cette première du championnat avec beaucoup de courage et de détermination la coriace équipe nahdiste sont, en plus d’une prestation honnête, parvenus à faire revenir en masse leurs inconditionnels à tel point que le stade du 8-Mai-1945 était plein à craquer, vibrant tout à la fois au rythme d’une ambiance des grands jours, mais aussi marqué par un fort sentiment de curiosité dans cette découverte d’une formation new look que drainait l’Aigle noir. Un public venu aussi comme pour signifier que c’est dans la discipline que se forgent les grandes équipes, gardant encore en travers de la gorge, ce comportement peu reluisant de plusieurs joueurs qui ont tout simplement terni l’image de cette grande équipe et le clanisme aidant, tout perdre dans la foulée pour finir à une bien modeste troisième place. Plus jamais ça, auront ainsi décidé ceux qui portent le destin de cette équipe et un nouvel entraîneur dont la sagesse a fini par déteindre sur les partenaires du courageux Hachoud qui a su montrer le bon chemin à ses camarades et assurer, plus que tout, cette victoire du cœur face à une équipe nahdiste qui a fait douter les Sétifiens jusqu’à la dernière minute. C’est ainsi que ces retrouvailles entre deux grandes écoles qui ont beaucoup donné au football algérien, furent ce qu’elles devaient être, marquées par une superbe prestation, d’un côté le cœur d’une équipe à la recherche de sa cohésion, ses repères et ses automa-

tismes, s’imposant à la force de ses tripes et de l’autre une formation d’avenir, roulant à plein gaz, qui aurait pu annoncer la couleur d’entrée sans que personne ne crie au scandale. Toutes ces belles images ne sont pas passées inaperçues aux yeux d’un public sétifien qui s’en est alors donné à cœur joie et qui savait que pour sa jeune formation, cette première victoire était nécessaire pour le moral et le reste à venir. « C’est en effet plus que tout, la victoire du cœur, de la volonté et de la détermination », reconnaissait en fin de match le nouvel entraîneur Castelan qui sait combien il faudra encore travailler pour compenser toutes les failles qu’il a certainement constatées au niveau du compartiment défensif, sur le flanc gauche et au milieu du terrain. Aoudia, quant à lui, résume le tout en soulignant que le public était ce soir le meilleur joueur, juste manière de rendre la monnaie à ces milliers d’inconditionnels qui ont porté haut et fort les leurs dans les moments difficiles. F. Z.

U

ne ambiance des grands jours a prévalu vendredi dernier dans les gradins du complexe du 24-Février au gré de cette rencontre ayant mis aux prises Belabbésiens et Blidéens. Absolument, les fans de la formation de la Mékerra ne se sont pas arrêtés un instant, animant ainsi cette empoignade et lui attribuant de la couleur. Et la victoire amplement méritée des coéquipiers de Zaïdi est venue conforter l’enthousiasme du public et raviver un sentiment d’espoir, celui de retrouver à la fin de cette saison la division Une. Toutes les conditions s’y prêtent à vrai dire pour la réalisation de cet objectif ou plus exactement l’exaucement de ce vœu exprimé par toute une population. Un recrutement de qualité et un engagement d’un entraîneur d’un grand professionnalisme, une énorme opportunité s’offre aux Vert et Rouge pour dominer le championnat et arracher hautement le billet de l’accession. Une chose est sûre, les protégés du coach Benyellès ont montré des aptitudes lors de cette première journée face à la coriace formation de Blida où l’efficacité d’une ligne d’attaque a été au rendez-vous. On mise d’ailleurs beaucoup sur le quatuor Boukhari, Zazoua, Hamiche et

Hamzaoui en attendant la rentrée d’Amroun. « L’équipe n’a pas évidemment atteint sa vitesse de croisière. Il va falloir disputer un certain nombre de matchs pour huiler la machine et développer des automatismes…» Nous dira le coach qui espère aller au bout de sa mission, surtout qu’il reste soutenu par tout le public belabbésien. Même si le côté matériel fait relativement défaut, la balle est dans le camp des dirigeants sommés de préserver cette ambiance et d’œuvrer dans le sens de la stabilité de l’équipe. Sur ce plan, les responsables locaux demeurent catégoriques : l’aide est soumise au préalable à des résultats et à la concrétisation des perspectives assignées. Toujours est-il que ce début en fanfare n’a pas laissé le commun des sportifs de la ville indifférent pour renouer avec la tradition et vivre au rythme des mouvements et pulsations des camarades de Abdenebi. On se prépare déjà pour le déplacement à Mascara le week-end prochain pour assister aux débats de la confrontation face à l’équipe de Mohammadia et accompagner cet élan. En clair, la passion du sport-roi guide le fonctionnement de la ville de Sidi Bel-Abbès… A. B.

Rafik Djebbour reprend les entraînements
L'attaquant international algérien, Rafik Djebbour, a réintégré les entraînements collectifs de son équipe grecque, l'Olympiakos, lors de la séance de dimanche, après s'être rétabli de sa blessure qui l'a tenu éloigné des terrains pendant un mois, rapportent des médias grecs. Le rétablissement de l'avant-centre de la sélection algérienne "a été accueilli avec satisfaction" par l'entraîneur du club phare de la capitale de la Grèce, l'Espagnol Ernesto Valverde, selon les mêmes sources. L'Olympiakos, qui compte dans son effectif aussi un autre joueur algérien, Djamel Abdoun, qui l'a rejoint peu avant la clôture du mercato estival, sera opposé aujourd’hui à l'Olympique de Marseille (L 1 française), comptant pour la première journée de la phase de poules de la ligue des champions européenne. La participation de Djebbour à ce rendez-vous est incertaine, du fait qu'il manque de rythme et de compétition. L'attaquant du champion de Grèce sortant avait manqué la dernière sortie de la sélection algérienne en Tanzanie (1-1), dans le cadre des qualifications de la CAN.

Mardi 13 Septembre 2011

EL MOUDJAHID

Sports
COMPÉTITION D’ÉLITE
et les stades en gazon artificiel n’ont pas cessé de pulluler à une vitesse grand V. Même le Centre nationale technique de la FAF de Sidi Moussa avait construit des terrains pour les entraînements en gazon synthétique. Ce n’est que lors des dernières inspections des membres du bureau fédéral, et notamment celle du sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, que l’on a pris la décision ferme de construire un terrain en gazon naturel. On ne peut se préparer sur du synthétique et jouer le match officiel sur du gazon naturel. Il est clair que le développement de notre football a besoin d’infrastructures adéquates qui offrent à nos joueurs les meilleures conditions pour leur permettre de prodiguer le meilleur football possible. De plus, le spectacle de notre championnat national au niveau de notre élite ne peut que devenir plus digeste et accepté par tous ceux qui paient pour voir les rencontres de football dans nos stades. Ce n’est pas encore le cas, mais cela viendra avec le temps, avec une politique dans ce sens assez ferme et bien réfléchie de la part des pouvoirs publics. HAMID GHARBI

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Pour une infrastructure adéquate

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otre championnat national de Ligue 1, qui en est à sa deuxième saison professionnelle, a besoin de plus de moyens, notamment en infrastructures sportives. Certes, on dispose de stades, même si certains ne sont pas conformes aux normes requises, mais ce qui pose encore problème demeure la qualité de nos pelouses. Nos joueurs évoluent sur des terrains qui présentent un véritable danger pour leur vie et leur santé. D’où les nombreuses blessures qui leur sont occasionnées durant chaque exercice. On avait vu dans quelles conditions s’est joué le match de la première journée de Ligue 1 entre le MCS et l’ASO, le champion d’Algérie en titre (2 à 0). Les 22 acteurs ont évolué sur une pelouse « pelée » rendant la circulation de la balle des plus difficiles. Les exemples sont légion, puisque en Algérie, l’entretien des terrains en gazon naturel est en butte à de sérieux problèmes. Ce qui rend la pratique du « jeu à onze » pas toujours celle qu’on aurait aimé voir. Alors que tous les spécialistes ne manquent pas toujours de vanter les vertus du gazon pour que le

Le transfert international est régi directement par un système informatique mondial

L

spectacle soit le meilleur possible, on s’évertue à jouer encore sur du tartan synthétique. Un football moderne ne peut évoluer que sur une surface en gazon naturel. Nos experts avaient fait de ce substrat leurs choux gras dans un passé récent. Néanmoins, les anciennes habitudes ont la « peau dure », puisqu’on a fait du tartan synthétique presque le moyen normal pour l’évolution de nos équipes. Tout le monde sait, pourtant, qu’il représente un danger pour les joueurs et même pour le spectacle. Ce type de terrain a même été généralisé

a Fédération algérienne de football (FAF) rappelle à l’ensemble des clubs professionnels que le système de transfert international est régi directement par un réseau informatique mondial dénommé Transfert Machine System (TMS), géré directement par la FIFA, rapporte la FAF sur son site. Ce système TMS, instauré depuis deux ans sert aux transferts internationaux pour les joueurs de toutes nationalités y compris algériens venant de ou partant vers l’étranger. L’opération de transfert de chaque joueur est commandée directement par le club concerné qui reçoit le joueur et le club concerné qui libère le joueur. La fédération et la Ligue de football professionnel (LFP) n’interviennent pas dans cette opération qui est gérée par l’outil informatique manipulé par le secrétaire ou l’employé concerné du club. Pour aider les clubs, la FAF et la LFP ont organisé plusieurs séminaires/stages pour tous les personnels des clubs professionnels afin de maîtriser ce système de transfert qui a mis fin à toute pratique ancienne. Par conséquent, l’instance fédérale rappelle à tous les clubs et à tous les joueurs concernés par le transfert international qu’ils sont seuls et pleinement responsables de toutes les opérations du TMS, et que la FAF et la LFP ne sauraient êtres responsables de la méconnaissance du règlement, de la gestion du système TMS ou de tout échec d’un transfert international de joueur.

JA - ATHLÉTISME

BOULES-MONDIAL 2011 (JEU LONG)

Baya Rahouli en or au triple saut (dames)

Une médaille d'argent et une en bronze pour l'Algérie

L’

L’

athlète algérienne Baya Rahouli s’est brillamment illustrée en se parant d’or, dans l’épreuve du triple saut des 10es jeux Africains de Maputo, qui s’est disputée au stade Zempito de Maputo. Rahouli a réussi un bond de 14,14 m devant la Sénégalaise Ndoye (13,75m). Une médaille en vermeil longue à se dessiner après que les juges eurent accordé une performance imaginaire à une athlète nigériane (1 mètre de plus), et ce en l’absence de tableau d’affichage ou de tout appareillage de contrôle. L’athlète nigériane qui a sauté 13,47 m s’est retrouvée propulsée par les juges du concours à la 1re place avec un saut de 14, 47 m, une performance que la Nigériane a eu le mérite de reconnaître qu’elle n’avait jamais réalisée. La réclamation introduite par les responsables de la délégation algérienne, et particulièrement par l’entraîneur Mohamed Houcine qui a sollicité l’enregistrement vidéo de la TV sud-africaine, a permis de convaincre les membres de la commission de reconsidérer leur jugement et de réhabiliter Baya Rahouli dans ses droits. Avec cette nouvelle médaille, l’Algérie totalise 10 médailles d’or, dont 3 acquises ce dimanche, avec Nadjib Sofiane (slalom canoë kayak) et Sofiane Hamdi (handisports) au 100 m dans la catégorie T36. Dans la même soirée, l’athlète algérien Tewfik Mekhloufi a décroché son billet pour la finale du 800 m, après avoir remporté la course de sa série dans un temps de 1:47.58, devançant le représentant du Kenya.

équipe nationale algérienne de jeu long (sports boules) s'est illustrée aux Championnats du monde, clôturés à Feltre (nord de l'Italie), en obtenant une médaille d'argent et une en bronze, répondant aux attentes de la direction technique nationale et dépassant les prévisions fixées avant le départ pour l'Italie. La médaille d'argent a été remportée par le jeune Toufik Sahih qui a réalisé un sans-faute durant les éliminatoires, avant de perdre en finale, face au redoutable et champion du monde français Fabrice Laposta (23-27). "Une finale, où l'Algérien a fait honneur à son pays et rempli son contrat", at-on indiqué à la Fédération algérienne de sports de boules (FASB). Le parcours du jeune bouliste algérien a été presque parfait. Il a battu dans sa poule, le Serbe Milan Jankovic (19-18) et l'Argentin Raul Basualdo (20-17), se qualifiant en tant que 1er de la poule. Sahih a éliminé ensuite le Japonais Kobayashi Hirofumi (11-7), en 8e de finale, le Monténégrin Petkovic Frano (19-15) en quart et Lotto Eric de Monaco (21-20) en demi-finale. La seconde médaille pour l'Algérie est de couleur bronze, gagnée en double par la paire Abdelkrim Makhloufi-Ahmed Yahi, qui a partagé la 3e place du podium avec la paire suisse Latorre-Colella, après sa défaite devant celle de Monténégro Bogdan Durovic-Petrovic Miroslav (1310). En phase de poules (la 3e), le duo algérien avait battu la paire italienne Grosso-Nari (11-7) et

américaine Tosi-Moreno (13-6), terminant leader de la poule devant l'Italie. En 8e de finale, Makhlouf et Yahi ont éliminé les Chinois Wentao-Chunfeng (13-9), alors qu'en quart, ils ont battu les Australiens Chiandotto-Borreli (133). La paire algérienne n'a pas pu aller au bout de son rêve, en perdant (4-13) en demi-finale face à la paire française composée de Laposta Fabrice-Sébastien Grail, vainqueur en finale (130) devant le duo Durov i c - P e t r o v i c (Monténégro). Dans les autres concours, le chemin de Khaled Zobeidi au tir de précision s'est arrêté aux éliminatoires, après s'être contenté d'une 31e position sur 34 participants, alors qu’Abdelkrim Mekhloufi, au tir progressif, a été éliminé en 8e de finale, ne réussissant que 33 points sur 45 cibles. Il avait au tour précédent touché 29 fois sur 44 essais. Au simple, Zobeidi a battu dans la poule 8, le Bosnien Stojan Zelic (13-4), à la seconde et le Bulgare Aliev Veho Ali (13-2), avant de se faire éliminer au 8e de finale par Fabien Peyret de Monaco (7-13). Au tir rapide, en double, le duo Ahmed Yahi-Samir Bouzidi n'ont réalisé que 29 touches sur 47, synonyme d'élimination aux 8es de finales. "On était parti pour revenir avec une consécration dans les épreuves de prédilection de l'Algérie (combiné individuel et double), et nous en remportons deux. C'est une belle prestation pour nos

jeunes athlètes, en dépit d'un temps très court de préparation, dont les joueurs ont bénéficié et d'une difficile conjoncture engendrée par les perturbations connues récemment la FASB", a déclaré à l'APS, M. Rih, chargé de la direction technique nationale par le directoire de la FASB. L'équipe algérienne était composée de cinq joueurs, sélectionnés après deux stages pour relever le défi lors du rendez-vous italien auquel 35 pays ont pris part, représentés par 138 joueurs. Pour le chargé de la DTN, le Mondial de Feltre a été également l'occasion pour situer le jeu long algérien par apport au niveau mondial, ce qui "nous permettra maintenant de faire une analyse objective, afin de tracer un plan de travail pour se perfectionner et apporter les correctifs nécessaires", a conclu M. Rih.

Mardi 13 Septembre 2011

Le Brent à 111.45 dollars le baril

Pétrole

Monnaie
L'euro à 1,3574 dollar

D E R N I E R E S

Nokia Siemens Networks fait don d’un système LTE à l’Algérie
Nokia Siemens Networks affirme son engagement envers le marché algérien en signant un accord avec le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication faisant don d’un système LTE.
okia Siemens Networks, catalyseur mondial de télécommunications, a annoncé la donation d’un système LTE (Evolution Long Terme) au ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication algérien. « Le système est conçu pour enseigner aux futurs ingénieurs en télécommunications algériens la fonctionnalité, la conception, les avantages et les bénéfices de la technologie LTE », c’est ce qu’a indiqué hier Dimitri Diliani, responsable de la région Afrique de Nokia Siemens Networks. S’exprimant, lors d’une conférence de presse organisée à Alger, M. Dimitri Diliani a souligné que « le système LTE inclut un émulateur Packet Core, HSS, deux LTE BTS Flexi Multimode et d’autres équipements (Dongles USB) ». « Nokia Siemens Networks a une vision en Afrique, celle de l’ Internet pour tous les Africains et l’Algérie est un pays important dans cette vision », a-t-il estimé. Il dira dans ce contexte que « la demande des réseaux mobiles haut-débit en Algérie augmente de façon exponentielle. Etant donné que de

TÉLÉCOMMUNICATIONS

ALGÉRIE-KOWEÏT

N

Le président du Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaih, a reçu hier à Alger une délégation du Parlement koweïtien, conduite par M. Moubarek Benia El Kharinedj, président de la commission des Affaires étrangères au Conseil de la nation de ce pays et président du groupe parlementaire d'amitié algéro-koweïtien. Les entretiens ont porté sur les expériences des deux pays dans le domaine du droit en général et du droit constitutionnel en particulier, indique un communiqué du Conseil. Les deux parties ont également souligné les "bonnes" relations qui existent entre la Cour constitutionnelle du Koweït et le Conseil constitutionnel algérien ainsi que l'importance de les renforcer dans l'intérêt des deux institutions. L'ambassadeur du Koweït à Alger et des membres du Conseil constitutionnel ont assisté à l'entrevue.

M. Bessaih reçoit une délégation du Parlement koweïtien

Ph. : Wafa plus en plus d’utilisateurs en Algérie passent des réseaux fixes traditionnels aux réseaux mobiles, il y aura un réel besoin des technologies mobiles à haute capacité, telles que la LTE dans un futur proche.» Selon lui cette nouvelle technologie est une étape positive pour développer les talents algériens et placer les technologies mobiles à haut débit au premier rang. Allant plus loin dans ses explications, M. Dimitri Diliani a souligné que le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, M. Moussa Benhamadi, qui a accepté la donation du réseau Nokia Siemens Networks, a indiqué que « le marché des télécommunications algérien se développe à un rythme spectaculaire et ce don de Nokia Siemens Networks aidera nos futurs ingénieurs à assimiler les technologies de nouvelles générations comme le système LTE.» « Nokia Siemens Networks a, aujourd’hui, 40 références commerciales LTE de part le monde, le plus élevé parmi les autres fournisseurs télécommunications », a-t-il ajouté. Enfin, il est à noter que Nokia Siemens Networks est le leader mondial des services de télécommunications. Avec l’accent mis sur l’innovation et la durabilité, la compagnie fournit un portefeuille complet de réseaux de technologies mobiles, fixes et convergentes, ainsi que des services professionnels y compris des services de conseil, et des systèmes d’intégration, déploiement, maintenance et gestion. C’est l’une des compagnies les plus importantes dans le monde offrant des services professionnels, des logiciels et du matériel de télécommunications. Opérant dans 150 pays, son siège est à Espoo, en Finlande. Makhlouf Aït Ziane

ENERGIE

M. Yousfi et le MAE malien évoquent la coopération bilatérale
Le ministre de l'Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi, et le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Soumeylou Boubèye Maïga, ont discuté hier à Alger de la coopération énergétique bilatérale dont l'approvisionnement du Mali en produits énergétiques. Les entretiens entre les deux ministres "ont porté sur le renforcement des relations de coopération entre l'Algérie et le Mali dans les domaines de l'énergie et des mines", indique le ministère dans un communiqué. "La recherche et l'exploration des hydrocarbures, la possibilité d'approvisionnement du Mali en produits pétroliers et la formation ont été parmi les principaux points abordés par les deux parties", précise la même source. Le groupe Sonatrach est présent au Mali où il opère dans le domaine de la recherche et l'exploration des hydrocarbures.

ALGÉRIE-EGYPTE

M. Abdelkader Bensalah reçoit l'ambassadeur d'Egypte à Alger
Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, a reçu, hier au siège du Conseil, l'ambassadeur d'Egypte à Alger, M. Azzedine Fahmi, a indiqué un communiqué du Conseil. La rencontre a permis d'aborder "les relations historiques privilégiées et la volonté des responsables des deux pays de les renforcer et d'élargir les domaines de la coopération entre les deux pays au service des intérêts des deux peuples frères", a ajouté le communiqué. Les deux parties ont échangé des vues sur la situation dans la région et les questions d'intérêt commun.

U

Une conférence nationale sur le projet de banque de données arabe dimanche à Alger
arabe" et "la contribution des établissements universitaires à la réalisation du projet", précise le communiqué de l'Académie. Prendront part à cette conférence les recteurs d'universités et chefs d'établissements scientifiques ainsi que les chefs de département de langue arabe dans les universités.

ACADÉMIE ALGÉRIENNE DE LANGUE ARABE

ne conférence nationale sur le projet de banque de données arabe se tiendra dimanche prochain à Alger, a annoncé hier l'Académie algérienne de langue arabe. Les travaux de la conférence s'articuleront autour de plusieurs thèmes dont "Exposé et interrogations sur le projet de banque de données

a circulation illégale d’armes libyennes dans le Sahel demeure l’une des principales inquiétudes soulevées par les pays du Champ à l’occasion de la tenue à Alger, les 7 et 8 septembre, de la conférence internationale sur la sécurité et le développement dans le Sahel. Une préoccupation exprimée avec force par les pays de la région et que partage un pays comme les Etats-Unis, dont la porte-parole avait déclaré que les nouvelles autorités libyennes devaient veiller à ce que les stocks d’armes volés des casernes ne menacent pas la sécurité de la région et des Etats voisins. Lors de la conférence de presse animée à l’issue des travaux de la rencontre d’Alger, M. Messahel avait fait part de son souhait de voir ces mêmes autorités libyennes faire de la récupération de ces armes une de leurs priorités. Et au regard de l’importance que revêt

L

La face cachée de la guerre en Libye
cette question pour l’ensemble des pays du Champ, le ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines s'est dit optimisme de voir Tripoli prendre en charge cette préoccupation. Un optimisme puisé dans sa connaissance d’éléments faisant état de la décision des autorités libyennes de placer les questions sécuritaires au cœur de leurs priorités. Pourtant, à la faveur de cette information livrée par des diplomates onusiens et selon laquelle le Conseil de sécurité « s'apprêtait » à voter cette semaine un texte portant sur l'allègement de certaines sanctions prises à l’encontre de la Libye, dont un embargo sur les armes, il y a lieu de se demander si les partenaires extrarégionaux du Sahel, qui ont pris part à la rencontre d’Alger, et dont certains ont le droit de veto au Conseil de sécurité, ne jouent pas double jeu. En effet, il est difficile de comprendre que l’on puisse venir à Alger partager les inquiétudes des pays du Champ quant aux dangers que fait peser sur la région la circulation illégale de milliers d’armes et aller par la suite à New York adopter une résolution qui permet de lever l’embargo imposé sur la vente d’armes aux Libyens. N’auraitil pas été plus judicieux de faire en sorte que les nouvelles autorités libyennes récupèrent avant tout leur arsenal de guerre aux mains de civils avant d’envisager de les réarmer ? Mais il est vrai que l’industrie militaire a besoin de nouveaux marchés pour écouler toutes les armes qu’elle fabrique. C’est la preuve aussi que les pays ayant intervenu militairement en Libye n’ont jamais perdu de vue leurs intérêts commerciaux. Et si cela doit se faire au détriment de toute une région, le Sahel en l’occurrence, eh bien tant pis pour sa population ! Nadia Kerraz

Décès du militant vietnamien Vo Shi Cong

M. Bensalah présente les condoléances de l'Algérie

Le président du Conseil de la nation, M. Abdelkader Bensalah, a présenté, hier, au siège de l'ambassade du Vietnam, et au nom du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, les condoléances de l'Algérie au peuple et au gouvernement vietnamiens suite au décès du militant de la Révolution vietnamienne, Vo Shi Cong. M. Bensalah a signé le registre de condoléances en présence de l'ambassadeur du Vietnam à Alger, M. Do Trong Tuong. "Nous nous inclinons au nom du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à la mémoire du militant Vo Shi Cong, combattant de la première heure qui a voué sa vie entière au service de son pays", lit-on dans le message du président du Conseil de la nation. "Le défunt a contribué à la libération du Vietnam et œuvré en faveur de son progrès social et économique ", ajoute M. Bensalah soulignant que "l'Algérie se souviendra toujours de son engagement pour le renforcement des relations traditionnelles d'amitié et de coopération qui lient nos deux pays". "En cette douloureuse circonstance je présente, au nom du Président de la République, mes condoléances les plus attristées au peuple et au gouvernement vietnamiens toute en assurant la famille du défunt de notre profonde sympathie", conclut-il.