Réponses sur la gestion des finances publiques dans un monde de défis économiques

Résultats d’une enquête dans le monde Janvier 2011

ICGFM

The International Consortium on Governmental Financial Management

À propos de l’enquête
En 2004, le Consortium international sur la gestion financière gouvernementale (ICGFM) a demandé à Grant Thornton LLP (Grant Thornton) de mener une première enquête internationale des dirigeants financiers gouvernementaux, intitulée “Résister à la corruption dans le secteur public.” En 2009, Grant Thornton a mené une deuxième enquête pour le compte d’ICGFM, axée sur la réforme de gestion des finances publiques. La deuxième enquête a donné un aperçu de l’expérience des gouvernements nationaux engagés dans l’amélioration de la gestion des ressources publiques, ainsi que dans une transparence plus accrue de leurs finances et une meilleure utilisation des informations financières pour la gestion des opérations du secteur public. Cette troisième enquête, menée en 2010 par Grant Thornton pour le compte d’ICGFM, se concentre sur les réponses à la crise financière mondiale, les investissements dans les infrastructures, les partenariats public-privé et la transparence. Méthodologie de l’enquête Les partenaires et le personnel de Grant Thornton ont mené des entrevues en personne avec des dirigeants et cadres financiers, en utilisant un instrument d’enquête à questions ouvertes et fermées. Nous avons également conçu et réalisé une enquête en ligne multilingue du même public cible, que les sociétés membres de Grant Thornton International Ltd ont promu dans leurs pays respectifs. Parmi les répondants à l’enquête en personne et en ligne, environ 80 pour cent étaient employés d’un gouvernement, 16 pour cent d’organismes donateurs et autres organisations non gouvernementales. Les 28 pour cent restants venaient d’universités et entreprises privées engagées dans les services gouvernementaux. Les participants représentaient 54 pays d’Afrique, d’Asie orientale et du Pacifique, d’Europe et d’Asie centrale, d’Amérique latine et des Caraïbes, du Moyen-Orient, d’Asie du Sud, et d’Amérique du Nord. Anonymat Notre enquête n’attribue les opinions et citations à aucun répondant et ne mentionne ni leur nom, ni celui de leurs institutions ou pays respectifs. Ces mesures étaient indispensables pour gagner la confiance et la pleine coopération des fonctionnaires gouvernementaux qui ont participé à l’enquête.

Table des matières 1 Introduction 2 Impact de la crise financière mondiale 5 Investissement dans les infrastructures 8 Une transparence accrue 10 Conclusions

Introduction

Durant la seconde moitié de 2008, le monde a été témoin des débuts des bouleversements économiques les plus importants depuis plus de 50 ans. Après les problèmes initiaux dans les marchés mondiaux du crédit, les économies de la plupart des nations ont été négativement affectées par la récession, devenant ainsi la norme dans la plupart des pays du monde. Les défis résultant de la cascade des conséquences économiques qui se sont posés aux dirigeants des finances publiques ont été énormes. Confrontés aux flux économiques imprévisibles et à une demande de réponse gouvernementale, les gouvernements ont dû évaluer l’impact économique sur leur pays, évaluer les options politiques, et tracer une voie pour lutter contre des répercussions négatives immédiates tout en jetant les bases d’une croissance future.

Cette enquête examine à la fois l’impact et les réponses aux bouleversements économiques des deux dernières années dans une perspective de gestion des finances publiques. Elle vise à fournir un aperçu des choix faits par les dirigeants des finances publiques et les outils utilisés pour répondre aux défis de gestion des finances publiques qui se sont présentés.

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Impact de la crise financière mondiale

Près de la moitié de tous les répondants ont déclaré que leurs pays avaient été touchés par la crise financière mondiale (Graphique 1). De ce nombre, 77 pour cent (ou un tiers de tous les répondants) ont vu un impact négatif. Nous avons demandé aux personnes interrogées d’évaluer l’impact de la crise financière sur divers indicateurs économiques en utilisant une échelle de un à cinq, avec un représentant un impact très négatif et cinq, un impact très positif. Les répondants ont indiqué que l’impact le plus négatif était sur le produit intérieur brut (PIB) et la valeur monétaire (Graphique 2). “L’effet principal est la réduction des ressources internes et externes; ainsi, les projets prévus ont été retardés,” a déclaré une personne interrogée. Voici quelques commentaires de personnes interrogées qui ont vu un effet négatif: • “Mon pays dépend de l’aide étrangère, qui a été réduite. La taille des projets a dû être réduite en conséquence.” • “Il ya eu une réduction des impôts collectés par des expatriés travaillant dans différents pays, une réduction des investissements étrangers directs, une perte des investisseurs étrangers et moins de produits locaux sur le marché international.” • “La crise a eu un impact négatif sur la perception des recettes et l’autorité de facturation. Nous avons également constaté une augmentation des emprunts dans le pays et des taux d’intérêt plus élevés.” • “Notre croissance économique a chuté— de 11,5 pour cent de croissance annuelle du PIB en 2007 à seulement 5,1 pour cent en 2010.” • “Notre pays est sur la voie de la consolidation financière, mais ces plans ont du être mis en attente.” Pour certains, l’effet de la crise financière a été mixte : “La première réaction a été négative, mais nous avons réussi à la transformer en une opportunité de croissance.”

Graphique 1 : La crise financière mondiale a-t-elle eu un impact sur votre pays? Oui 48% Non 33% Ne sait pas/non applicable 19%

Graphique 2 : Quel a été l'effet de la crise financière sur les activités économiques? Positif
100% 80% 60% 40% 20% 0 Produit intérieur brut Valeur monétaire Recettes d'exportation Capacité d’émettre des dettes Dépenses du secteur public

Neutre

Négatif

Quelques-uns ont vu un impact positif, et une personne interrogée a par exemple déclaré : “La crise financière mondiale a forcé et accéléré la réforme de la gestion financière publique afin de réduire le coût de l’administration publique.” “Nous avons mis en avant de nouvelles solutions et de nouvelles règles de gestion des finances publiques,” a fait écho une autre.

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Programmes de relance

Alors que les pays du monde entier ont réagi à la crise, 60 pour cent des participants ont déclaré que leur pays a entrepris un programme de relance (Graphique 3). De ce nombre, 55 pour cent ont déclaré que ces programmes ont été soit “réussis” soit “très réussis” (Graphique 4). La plupart des programmes vont commencer à diminuer avant 2012, selon les répondants, et une augmentation du produit intérieur brut sera le facteur clé permettant de déterminer si les programmes ont fait leur temps, suivi d’une baisse du chômage et de l’amélioration de la capacité d’endettement (Graphique 5).

Graphique 4 : Évaluez la réussite du programme de relance de votre pays.

Très réussi 10% Réussi 45% Pas d'effet 27% Pas réussi 18%

Graphique 3 : Votre pays a t-il lancé un programme de relance?

Graphique 5 : Quels sont les indicateurs clés qui activeront le besoin de diminuer ou de mettre fin au programme de relance de votre pays?

Oui 60% Non 25% Ne sait pas/non applicable 15%

30% 25% 20% 15% 10% 5% 0 Croissance du PIB Baisse Amélioration du chômage de la capacité d’endettement Inflation Taux d’intérêt

Climat politique

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Types de programmes de relance

Les répondants ont décrit un nombre de programmes et d’initiatives mis en œuvre en réponse à la crise financière, qui s’inscrivent dans les catégories suivantes : réductions d’impôts et de taux; programmes d’aide sociale (par exemple, les prestations de chômage et l’aide familiales); coupes budgétaires; dépenses ciblées sur les investissements dans l’agriculture et l’infrastructure et les efforts de restructuration du gouvernement. Ci-dessous, les personnes interrogées décrivent les mesures de relance : • “Nous avons réduit les impôts pour les pauvres, étendu les programmes de travaux publics et maîtrisé l’inflation avec les taux d’intérêt. Cela a eu un impact durable quoique limité, et il est nécessaire de faire plus.” • “Les fonds ont été affectés à des secteurs prioritaires tels que les infrastructures, l’éducation et la santé.” • “Nous avons mis en œuvre un programme de soutien au secteur agricole en finançant les graines et insecticides.” • “Se focaliser sur l’agriculture et améliorer les infrastructures de soutien pour permettre aux exploitations de se développer davantage pour l’exportation.” • “Nous avons augmenté les dépenses publiques pour créer des emplois.” Certains pays se sont servis d’un ensemble d’initiatives. “Face à la crise financière mondiale et aux plus faibles taux de consommation et de confiance des entreprises depuis 1993, mon pays a adopté des mesures pour soutenir les familles, l’emploi et les entreprises, et restructurer le gouvernement,” a déclaré une personne interrogée dont le gouvernement a fait un investissement important pour renforcer son économie.

L’amélioration de la gouvernance et de la responsabilité produira des résultats à long terme en plus de l’amélioration des conditions économiques à court terme, selon les répondants. “Nous avons mis en œuvre des réformes institutionnelles de grande ampleur, en mettant en place un contrôleur financier et un suivi électronique des dépenses publiques. Désormais, nous publions régulièrement le montant des taxes perçues et faisons preuve de transparence dans notre exécution du budget,” a déclaré un répondant dont le pays est axé sur les efforts de restructuration du gouvernement. Un autre répondant a déclaré : “Nous nous sommes lancés dans un programme de réforme de la gestion financière du secteur public avec l’aide de la Banque mondiale.” 25 pour cent des pays n’ont pas été en mesure de mettre en œuvre un programme de relance. Comme une personne interrogée dans un de ces pays a expliqué : “[un programme de relance] n’a pas pu être possible, car une grande partie des programmes de développement sont financés par des donateurs, et avec le ralentissement économique, ces dons ont également diminué, ce qui mène à un ralentissement des projets de développement.”

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Investissement dans les infrastructures

L’investissement dans les infrastructures représente l’un des principaux moyens utilisés pour stimuler l’économie, et presque tous les répondants ont indiqué que leur pays aura besoin d’investissements substantiels dans les infrastructures pour soutenir l’expansion économique. Les trois principaux domaines nécessitant des investissements sont l’éducation, de transport et de la santé (Graphique 6).

Attirer les investissements extérieurs

Selon les répondants, l’investissement extérieur est une source importante de revenus pour les projets d’infrastructure, et plus de la moitié de nos répondants ont déclaré que leur pays se focalise sur l’obtention de tels investissements. Les objectifs les plus souvent cités de l’investissement extérieur sont l’amélioration des infrastructures essentielles, l’amélioration du système juridique de leur pays, une plus grande transparence de la part du gouvernement, et des incitations fiscales et des réformes monétaires (Graphique 7). Même parmi les quelques répondants qui ont déclaré que leur pays ne faisait pas un effort important pour attirer les investissements étrangers, créer l’environnement adéquat pour faciliter ce type d’investissement était encore un domaine d’intérêt. Comme le disait un répondant, “Nous n’avons pas poursuivi une politique active pour attirer les investissements étrangers, aucun traitement spécial n’a été fourni. Cependant, la position de notre gouvernement est d’éviter de créer des obstacles structurels pour les investisseurs étrangers.”
Graphique 7 : Quels sont les principaux domaines d’intérêt de votre pays pour accroître les investissements extérieurs?
40%

Graphique 6 : Quels secteurs de l'infrastructure nécessitent le plus grand besoin en termes d’investissement?
20%

15% 10%

30%

20%

5%

10% 0 Améliorer les infrastructures essentielles Améliorer le système juridique Transparence plus accrue Incitation fiscale Réformes monétaires

0
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Partenariats public-privé

Bien qu’attirer l’investissement extérieur soit un domaine d’intérêt, quelques personnes interrogées estiment qu’il est difficile à obtenir. Plus de 60 pour cent se sont tournés vers les partenariats public-privé (PPP) pour assurer le financement des investissements dans les infrastructures (Graphique 8). Les résultats des PPP ont été mitigés. Moins de la moitié des répondants dont les pays ont utilisé les PPP ont indiqué qu’ils étaient soit “réussis” soit “très réussis.” Près de 40 pour cent ont déclaré qu’ils n’étaient “pas très réussis” (Graphique 9). “Les partenariats public-privé offrent un prix abordable, des solutions pratiques aux besoins des gouvernements et des entreprises,” a déclaré un répondant qui est généralement en faveur du concept. Voici un échantillon de déclarations de personnes qui partagent ce sentiment. • “Nous avons mis en œuvre un projet visant à améliorer les infrastructures de transport qui autrement n’auraient pas été possible.” • “Les grands projets ont pu être accélérés pour le développement et la mise en œuvre, et le savoir-faire du secteur privé a été utilisé.” • “Les PPP pour le logement des personnes à faible revenu ont été très fructueux et ont aidé le secteur bancaire privé et des sociétés de construction.” Certaines des personnes interrogées adoptent une attitude “attendons de voir” à l’égard de ces types d’investissements : “La plupart des PPP sont assez nouveaux et ont eu un succès limité jusqu’à présent. Les avantages seront plus tangibles dans l’avenir.”

Graphique 8 : Votre pays a-t-utilisé des partenariats public-privé (PPP) pour trouver un financement durable pour les investissements dans l'infrastructure? Oui 61% Non 29% Ne sait pas/non applicable 10%

Graphique 9 : Veuillez évaluer le taux de réussite des PPP de votre pays.

Réussi 46% Pas d’effet 16% Pas très réussi 38%

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Un autre explique, “C’est encore un phénomène très nouveau, qui fait toujours débat. Il n’existe pas de cadre juridique pour soutenir ces types d’investissement pour l’instant. Avec l’incapacité du secteur public de financer toutes les infrastructures nécessaires, c’est une idée que beaucoup considèrent comme la voie à suivre. Nous avons juste besoin d’un cadre juridique pour le soutenir.” La création d’un cadre juridique et d’autres questions de gouvernance sont les raisons les plus citées pour ne pas utiliser les PPP, en particulier “l’absence de politique et d’orientation.” Un deuxième défi urgent est le manque de ressources pour coordonner les projets “sur le terrain.” Les circonstances politiques jouent également un rôle (Graphique 10). Pour les pays en développement, les PPP constituent un défi particulier : “Compte tenu des récents événements, notre gouvernement a tenté d’intéresser le secteur privé dans un investissement de type PPP, mais cette première tentative n’a pas rencontré un grand succès en raison de la méfiance entre les deux parties et du fait qu’une corruption endémique existe dans le secteur public.” Quelques personnes interrogées ont déclaré que c’est dans le secteur privé où la relation qui sert de base à un partenariat public-privé s’effondre. “La volonté du gouvernement est réelle, mais les investisseurs et les opérateurs privés ne suivent pas.”

Graphique 10 : Pourquoi votre pays n'a-t-il pas utilisé les PPP?
40%

30%

20%

10% 0 Absence Manque d’unité de politique du PPP pour et d'orientation coordonner les efforts sur le terrain Circonstances politiques Manque d'intérêt des investisseurs ou des opérateurs

“Compte tenu des récents événements, notre gouvernement a tenté d’intéresser le secteur privé dans un investissement de type PPP, mais cette première tentative n’a pas rencontré un grand succès en raison de la méfiance entre les deux parties et du fait qu’une corruption endémique existe dans le secteur public.”

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Une transparence accrue

Trois-quarts des personnes interrogées ont déclaré que leurs pays avaient conclu ou renouvelé un engagement soutenu pour améliorer la transparence de la gestion financière pour leurs citoyens (Graphique 11). 80 pour cent ont adopté de nouvelles normes internationales pour améliorer la gouvernance publique et la transparence de la gestion financière (Graphique 12). Les normes les plus couramment adoptées sont des normes internationales d’audit, des normes comptables internationales du secteur public et normes des finances publiques (GFS) conforme au tableau des comptes (Graphique 13).

Graphique 12 : Votre pays a-t-il adopté de nouvelles normes internationales pour améliorer la gouvernance et la transparence de la gestion des finances publiques? Oui 80% Non 10% Ne sait pas/non applicable 10%

Graphique 11 : Votre pays a-t-il renouvelé un fort engagement pour améliorer la transparence de la gestion des finances publiques pour vos citoyens? Oui 76% Non 19% Ne sait pas/non applicable 5%

Graphique 13 : Quelles nouvelles normes internationales votre pays a-t-il adopté ?
50% 40% 30% 20% 10% 0 Normes internationales d'audit Normes comptables du secteur public Normes financières gouvernementales/ Conformité au tableau des comptes

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XBRL et la gestion financière

L’utilisation de l’exXtensible Business Reporting Language (XBRL) est considérée comme une prochaine étape importante envers la création d’une véritable transparence et l’accès au rapport financier du secteur public. Pourtant, seulement 10 pour cent des personnes interrogées ont déclaré que leur pays avait adopté l’XBRL. En outre, seulement 23 pour cent ont déclaré l’intention d’adopter XBRL dans l‘avenir (Graphiques 14a et 14b).

Graphique 14a : Votre pays a-t-il adopté l’eXtensible Business Reporting Language (XBRL) pour améliorer la transparence et l'accès public aux données? Yes 10% No 62% Do not know/does not apply 28%

Graphique 14b : Est-il prévu d'adopter XBRL dans le futur?

Yes 23% No 15% Do not know/does not apply 62%

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Conclusions

Les bouleversements des marchés financiers qui ont débuté en 2008 ont touché les économies à travers le monde, dont plus de la moitié des pays inclus dans cette enquête. Pour une majorité de ces pays, l’impact a été négatif. Les répondants ont souligné les effets néfastes sur la croissance économique, la valeur monétaire et les recettes d’exportation, entre autres. Pour répondre à ces conséquences négatives, les dirigeants des finances publiques ont suivi des trajectoires politiques similaires en adoptant des programmes de relance économique. Plus de 60 pour cent des répondants ont indiqué que les programmes de relance ont été adoptés, et plus de la moitié de ceux qui poursuivent ces programmes de relance estiment qu’ils ont été réussis. De par leur nature, les programmes de relance ne peuvent pas durer indéfiniment. Ayant opté de stimuler l’économie par le biais des dépenses publiques, les dirigeants des finances publiques doivent envisager quel déclenchement économique devrait servir de mesure de référence pour l’élimination des programmes de relance économique. La plupart des répondants ont indiqué que l’amélioration de la croissance économique devrait être le déclenchement principal, suivie de l’amélioration générale de l’emploi. La troisième raison la plus souvent citée pour éliminer les dépenses de relance est la restriction de la capacité d’endettement d’un pays. Pour certains pays, la capacité d’utiliser les dépenses publiques pour stimuler l’activité économique est entravée par l’incapacité d’emprunter à volonté afin d’accroître les dépenses.

Lors de l’adoption d’un programme de dépenses, les dirigeants des finances publiques doivent déterminer l’orientation des dépenses supplémentaires. Une augmentation des dépenses sur les infrastructures a été citée comme le domaine d’intérêt principal pour un investissement accru. Lorsqu’on a demandé quel type d’infrastructure était le plus essentiel, les répondants ont classé l’éducation, des transports et les soins de santé comme les trois premières priorités. Avec l’adoption de politiques spéciales pour lutter contre l’impact de la crise financière mondiale, il y a également eu un engagement à accroître la transparence dans la gestion des finances publiques, comme indiqué par plus de trois quarts des répondants. Une méthode utilisée pour introduire une plus grande responsabilité et visibilité dans la gestion des finances publiques a été l’adoption de normes financières internationales du secteur public, y compris les normes internationales d’audit et les normes internationales comptables du secteur public. Le plein impact de la crise financière mondiale n’est pas encore terminé, et les titres continuent d’être dominés par les retombées économiques qui en découlent. Les impacts en cours comprennent des crises de la dette localisées, une viabilité du déficit et un fort taux chômage soutenu. Les dirigeants des finances publiques font face à quelquesuns des moments les plus difficiles au cours des décennies pour s’acquitter de leurs responsabilités, mais ils les ont confrontés à l’aide d’une série de mesures politiques, et un engagement sans précédent à la transparence.

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Les dirigeants des finances publiques font face à quelques-uns des moments les plus difficiles au cours des décennies pour s’acquitter de leurs responsabilités, mais ils les ont confrontés à l’aide d’une série de mesures politiques, et un engagement sans précédent à la transparence.

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Remerciements

ICGFM

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Le Consortium international sur la gestion financière gouvernementale (ICGFM) regroupe diverses entités gouvernementales, organisations et particuliers qui sont des praticiens de la gestion financière comptant des comptables, auditeurs, contrôleurs, spécialistes dans la technologie et l’informatique, trésoriers et autres personnes travaillant à tous les niveaux du gouvernement. Notre mission se concentre sur les activités visant à promouvoir le développement professionnel et l’échange d’informations. Nos programmes offrent des activités et des produits permettant de promouvoir les principes et normes de gestion financière gouvernementale et de promouvoir leur mise en œuvre et application. Au niveau international, ICGFM sponsorise des réunions et conférences rassemblant des dirigeants des finances publiques de tous les pays du monde afin de partager connaissances et expériences dans la gestion financière gouvernementale, sensibiliser les membres et d’autres aux innovations, meilleures pratiques et questions émergentes. Nous avons également encouragé la recherche concernant la gestion financière gouvernementale et diffusé des informations et des résultats à nos membres et au public. En travaillant au niveau mondial avec les gouvernements, les organisations et les particuliers, ICGFM s’engage à améliorer la gestion financière pour aider les gouvernements à mieux servir leurs citoyens. Pour plus d’informations sur ICGFM, rendez-vous sur http://www.icgfm.org 2208 Mount Vernon Avenue Alexandria, VA 22301-1314 T 703.562.0035 F 703.519.0039 E ICGFM@icgfm.org James R. Ebbitt, Président Patricia Cornish, Directrice générale

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