Droit Constitutionnel Introduction Générale sur le Droit Constitutionnel. En France, nous distinguons le droit privé et le droit public.

Le droit privé régit les rapports entre les particuliers. Ainsi le droit civil, le droit de la famille, le droit commercial, le droit du travail, relèvent du droit privé. Le droit public organise les relations entre l’Etat et les individus. Le droit constitutionnel est une branche du droit public. Le droit constitutionnel désigne une science juridique d’abord, puis, un ensemble de règles. A. Le Droit Constitutionnel comme science juridique. L’objet du droit constitutionnel, c’est la constitution. On serait tenté d’en déduire que le droit constitutionnel c’est le droit de la constitution. En 1834, on crée la chaire de droit constitutionnel, à l’époque il s’agissait seulement d’étudier la constitution. De cette époque classique sont nées les grandes notions que la théorie générale du droit constitutionnel comme la théorie des pouvoirs et le régime représentatif ; on avait alors une approche strictement normative de la matière car elle considérait uniquement les règles juridiques formant le droit constitutionnel, or, le juriste, ne peut pas se contenter d’exposer la règle, car la règle détermine ce qui devrait être et presque jamais ce qui est. La façon dont la règle juridique est appliquée dépend de nombreux facteurs (notamment politiques), or, ce qui importe n’est pas de savoir comment un peuple devrait être gouverné mais comment il est gouverné. Exemple de l’article 20 : « Le gouvernement conduit et détermine la politique de la nation », en temps « présidentialiste » ce n’est pas forcément appliqué. C’est l’apport de la science politique que de rendre compte du fonctionnement réel de la politique. On ne dit plus ce qui doit être mais ce qui est. L’approche normative s’enrichit d’une approche descriptive. Au début des années 1950 on rajoute au côté du titre du cours de Droit Constitutionnel celui de Science Politique ou Institutions Politiques. Le droit constitutionnel a, un temps, été boudé par les juristes, l’intérêt pour la matière a été relancé ces 30 dernières années par le développement de la justice constitutionnelle. Partout dans le monde (notamment en France) des cours constitutionnelles ont été crées afin de vérifier la conformité des lois par rapport à la constitution. Or, les lois interviennent dans les matières les plus diverses, elles touchent à tous les domaines de la société, ce qui signifie que toutes les branches du droit trouvent leur fondement dans la constitution. C’est ainsi que le droit constitutionnel, d’abord défini comme le droit de la constitution, est devenu un droit jurisprudentiel. B. L’objet du droit constitutionnel ou l’encadrement du jeu politique. On peut dire que le droit constitutionnel a pour objet « L’encadrement juridique des phénomènes politiques » selon Giquel. On pourrait dire également qu’il est le droit de « L’autorité politique » selon Vedel. Le droit constitutionnel règlemente l’activité politique. Il réglemente les conditions dans lesquelles le pouvoir s’exerce.

L’histoire naturelle du pouvoir, c’est d’abord une histoire de la violence. Progressivement s’est développée l’idée de limiter le pouvoir au moyen de règles. Ce mouvement idéologique que l’on a baptisé le constitutionnalisme, a fortement inspiré les philosophes des lumières et à leur suite, les révolutionnaires de 1789. Des règles du jeu vont peu à peu se substituer au rapport de force. C’est ainsi que des institutions politiques sont nées et pour définir le rapport de ces institutions et la place laissée aux citoyens, un droit constitutionnel s’est développé. Toutefois, le droit constitutionnel reste un droit sans contrôle bien qu’il constitue une contrainte sur les gouvernants. La règle juridique peut donc venir encadrer, limiter le pouvoir politique. Le droit constitutionnel met à disposition de l’acteur un certain nombre d’instruments, nécessaires à l’exercice du pouvoir. Cette définition ne suffit plus à rendre compte du champ d’application du droit constitutionnel car il a connu une évolution considérable. Il demeure un droit de l’Etat mais il intéresse de plus en plus les droits de l’homme. Il englobe désormais la protection des libertés fondamentales (Droit constitutionnel Substantiel – Louis Favoreu). Première partie : Théorie Générale des Régimes politiques. Chapitre I : L’Etat Il n’existe pas une définition de l’Etat mais des définitions de l’Etat. L’état c’est la forme juridique du pouvoir politique. Qu’entend-on généralement par l’Etat ? Dans le langage courant, il définit d’abord la puissance publique. C’est ainsi que l’on dira qu’il est responsable du maintien de l’ordre, charge de faire baisser le chômage… L’Etat peut être définit aussi comme étant le pouvoir central pas opposition aux collectivités locales. L’Etat, c’est également la société politique par opposition à la société civile. 1ère Section : La notion de l’Etat §1 : Définition de l’Etat. Le mot Etat a un sens équivoque (Géographique, sociologique…). L’Etat, c’est aussi une construction juridique. • La conception Juridique Construction juridique. L’Etat n’est pas un être de chair, c’est une représentation de l’esprit, c’est une fiction juridique (« L’Etat c’est un être de droit en qui se résume abstraitement la collectivité nationale » Raymond Carré de Malberg). L’Etat, c’est donc une personne morale. Pourquoi avoir ainsi conceptualisé l’Etat ? Par cette construction juridique on a voulu donner une existence et une capacité juridique à un peuple indépendamment de la personne de ceux qui le gouverne. Autrement dit, cette construction juridique elle s’oppose à ce qu’on homme proclame : « L’Etat, c’est moi ».

Cette réalité de personne morale va entraîner un certain nombre de conséquences. D’abord, définir l’Etat comme une personne morale, détaché de la personne de ceux qui s’expriment en son nom implique que les gouvernants ne sont pas propriétaires de leur fonction. Ils en sont seulement investis. Cela veut dire que le pouvoir est attaché à la fonction et non pas à la personne titulaire de cette fonction. En conséquence, se soumettre au pouvoir, c’est obéir à la règle de droit et non pas à celui ou celle qui l’a édictée. Les décisions prises par l’Etat sont réputées prises non pas par ses dirigeants mais par l’Etat lui-même. De la même façon, le patrimoine des gouvernants est distinct du patrimoine de l’Etat ce qui n’a pas toujours été le cas (Domaine de la couronne). Le concept de personne morale a permis de doter l’Etat d’un patrimoine propre. Doter l’Etat de la personnalité morale lui donne une existence juridique comparable à celle des personnes physiques. En sa qualité, il peut posséder des biens, il peut passer des conventions, contracter des dettes, engager sa responsabilité, somme toute il a les mêmes possibilités d’actions que n’importe qu’elle personne physique, cela permet à l’Etat d’être présent à l’international. Ceci dit, définir l’Etat comme personne morale ne suffit pas. Selon la conception juridique de l’Etat, ce qui fait la spécificité de cette institution, c’est que l’Etat est la personne morale qui détient le pouvoir politique et au nom de qui le pouvoir s’exerce (L’Etat, c’est le pouvoir institutionnalisé – Burdeau). De ce point de vue, la construction juridique de l’Etat a constitué un progrès pendant qu’elle a permis de dissocier progressivement le pouvoir de la personne qui l’utilise. L’Etat en tant que personne morale a besoin du relais de personnes physiques pour exercer le pouvoir. Ces personnes physiques, ce sont les gouvernants. Cette conception est contestée par ceux qui ne voient en l’Etat qu’un fait (Léon Duguit et Max Weber ayant une approche sociologique). • L’approche sociologique. Ainsi selon Léon Duguit, l’Etat, c’est un pur produit de la force, c’est un fait de domination des plus forts sur les plus faibles. Un fait de domination dont le droit ne peut que constater l’existence. Selon Max Weber, l’Etat, c’est un groupement politique qui se distingue des autres groupements politiques par le moyen spécifique qui lui est propre, la violence physique. L’Etat est l’unique source du droit à la violence, c’est le moyen spécifique qui permet de distinguer l’Etat des autres groupements politiques. Les individus ont le droit de faire appel à la violence mais uniquement si l’Etat l’accepte ou le tolère. Il va donc se définir sociologiquement comme étant le groupe politique qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime. Selon Weber, il dispose également du monopole de la contrainte organisée (seul à pouvoir édicter et faire appliquer des règles de droit, au besoin par la force). Ce pouvoir de contrainte est indispensable. Il faut que l’Etat soit le seul à en disposer car si d’autres groupes venaient exercer ce pouvoir, alors, il n’aurait plus le monopole et donc il n’y aurait plus d’Etat (fictivement). Exemple de la Mafia dont on a pu dire qu’elle était un Etat dans l’Etat, elle concurrençait le pouvoir de l’Etat. Le consentement des gouvernés à la violence de l’Etat n’est pas nécessaire. Définir l’Etat n’est pas suffisant à

ignorent souvent les liens ethniques. cette relation. les frontières de nombreux Etats. toute nation a droit à un Etat (principe des nationalités et principe des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes) mais il y a des exemples qui prouvent le contraire : Palestine.appréhender la complexité de ce dernier. Mais qu’est-ce qu’une nation ? Il n’y a pas de définition unanime de la nation.E). Des EtatsNations se définissent comme étant la personnification juridique d’une nation. Nous formons une nation parce que nous voulons tous vivre ensemble. le territoire et la souveraineté. §2 : Eléments constitutifs. Si ces 3 éléments sont réunis. religieux (Exemple en Belgique). La conception subjective n’écarte pas les éléments objectifs mais les combine avec des éléments tels qu’une mémoire commune. Cette conception française de la nation se fonde sur une approche volontariste (Ernest Renan : « La Nation est un vouloir vivre collectif »). A l’inverse. repose sur des liens à la fois matériels et spirituels et qui se conçoivent comme différents des individus qui composent les autres groupements nationaux. d’où l’apparition d’organisations interétatiques (U. ils voient leur capacité de décision de plus en plus limité par la mondialisation. la solidarité. la formation de la nation a précédé celle de l’Etat. identification. Beaucoup d’Etats Nations sont attaqués par des particularismes régionaux. Dans le Tiers Monde. Corée). nationaux. une conscience commune et une communauté d’intérêts. . S’il manque un seul de ces 3 éléments. il existe 2 conceptions. On parle aujourd’hui de crise de l’Etat Nation car il a perdu son modèle. la formation de l’Etat ne suffit pas à créer la Nation. au contraire. nous associer dans un même destin collectif. l’Etat n’est pas constitué. • La population L’Etat est la personnification juridique d’une nation. la religion. sans compter l’uniformisation des modèles culturels. il faut également définir les conditions d’existence d’un Etat. Tchétchènes…). Grande Bretagne) . On définit la nation comme un groupement d’hommes dont l’union. de plus. En principe. Se déclarer appartenir à une nation c’est aussi se déclarer ne pas appartenir à une autre nation. Il y a des nations écartelées (Allemagne avant la réunification. entre l’Etat et la Nation existe-t-elle véritablement ? Tous les Etats peuvent-ils être appelés Nations ? Dans la plupart des pays européens. ces particularismes mettent en cause l’identité nationale. Une première conception dite objective (allemande) et une autre conception subjective (française). la langue. linguistiques. il y a des Etats qui incluent plusieurs nations (Ex-Yougoslavie. En Afrique. alors l’Etat existe. On est en présence d’un Etat quand on est en présence de 3 éléments : la population. l’Etat a le plus souvent précédé la Nation. Kurdes. Tibétains. La conception objective fait de la nation le produit nécessaire d’éléments objectifs tels que la race.

La souveraineté peut être définie comme un pouvoir de droit (qui s’inscrit dans un ordre juridique).• Le Territoire. en revanche. la . Le pouvoir de l’Etat est enfin indivisible. quand et comme il veut. Le Territoire situe l’Etat dans l’espace. cet ouvrage était destiné à affirmer la suprématie du Roi sur tout les autres pouvoirs. c’est-à-dire qu’il décide seul et librement du champ de son action (Ou. il agit) . elles datent du XVIème siècle. la souveraineté est l’apanage de l’Etat. aussi bien des vassaux mais également du Saint Empire Romain Germanique. droits de justice et de police. Il faut encore que cette population et ce territoire soient soumis à une force spécifique de pouvoir politique que l’on appelle la souveraineté. Le pouvoir de l’Etat est également un pouvoir suprême car il n’existe aucun autre pouvoir lui étant supérieur. Il n’y a pas de partition possible de la souveraineté. Dire que l’Etat est souverain signifie qu’il n’est subordonné à aucun autre (Summa Potestas). une autorité politique exclusive que l’on appelle la souveraineté. • La Souveraineté. Une Nation ne peut pas se constituer en Etat sans un Territoire. C’est à Jean BODIN que l’on doit le concept de souveraineté. vive le roi…). droits de battre monnaie (renonciation à une part importante de souveraineté avec l’Euro ?) et le droit de lever et d’entretenir une armée et celui de déclarer la guerre. espace délimité par des frontières (limites linéaires stables) . Toutefois une population localisée sur un territoire ne constitue pas un Etat. Le pouvoir de l’Etat est également perpétuel. L’Etat possède des marques de souveraineté : Droits de législation et de réglementation. en revanche les fonctions du souverain peuvent être réparties en plusieurs autorités. La souveraineté ce n’est pas seulement l’indépendance extérieure. c'est-à-dire que le pouvoir de l’Etat ne connaît aucunes limitations sauf celles qu’il aurait consenties lui-même. Regis : Roi). La souveraineté c’est donc le pouvoir. ce sont des fonctions régaliennes (Rex. il est le premier dans son ouvrage de la République à avoir dégagé cette notion de souveraineté (XVIème Siècle). Les limites de l’Etat se limitent également aux portions de la mer (mer territoriale) et il s’étend également à l’espace aérien. mais la souveraineté est une et indivisible. elle est aussi un pouvoir initial ou originaire c'est-à-dire que le pouvoir de l’Etat est à l’origine de l’ordre juridique dans lequel il s’inscrit. La souveraineté c’est donc l’idée qu’en dehors des limitations qu’il aurait librement consenties. c'est-à-dire que la souveraineté est une en ce sens que la souveraineté ne peut pas être divisée. il a fondé cet ordre juridique. il n’y a pas d’Etat sans territoire. c'est-à-dire que la souveraineté survit à la personne du souverain (Le roi est mort. L’Etat est constitué au sens du droit constitutionnel et au sens du droit national lorsqu’il exerce de manière effective sur une population donnée. Il peut exister des territoires sans Etat (Arctique par exemple). c’est également la puissance de l’Etat envers les personnes à l’extérieur ressortissantes de l’Etat. C’est également un pouvoir absolu ou inconditionné. l’Etat dispose de la compétence de sa compétence.

On charge un juge de cela. la DDHC reconnaît comme des droits naturels et imprescriptibles de l’homme la liberté. pour eux. il existe un droit naturel qui préexiste à l’Etat et qui s’impose à l’Etat. Deuxième hypothèse : L’Etat et le droit sont confondus et sont considérés comme deux entités indissociables (Hans Kelsen – Théorie pure du droit. principe suivant lequel les actes pris par les organes inférieurs de l’Etat sont subordonnés à la loi. Il existerait donc un droit naturel supérieur au droit positif. Soit l’Etat et le droit sont 2 entités distinctes. . porte atteinte à une liberté). Ces deux principes reposent sur une idée de hiérarchie des normes. celui de la soumission de la loi elle-même à des principes supérieurs. Dès lors que l’Etat est la seule source du droit. il pourrait être annulé s’il serait contraire au principe de légalité. L’Etat et le droit sont un seul et même phénomène. les positivistes concluent qu’il ne peut pas se soumettre au droit. la souveraineté. Positivistes : Consistèrent que l’Etat est la seule source du droit . d’ailleurs. Droit intrinsèques à l’individu. Avec ce second principe on réduit encore plus le risque d’avoir une loi liberticide. Jusnaturalisme : Droit Naturel. la population d’un Etat c’est l’ensemble des individus qui sont soumis à l’ensemble des mêmes règles juridiques. au dessus du droit positif (posé par l’Etat). Le droit ne peut pas prendre de règles contraires à la liberté de l’homme. La soumission de l’Etat au droit. qui assure son indépendance à l’extérieur de ses frontières et la suprématie de l’Etat à l’intérieur des frontières. le juge constitutionnel. en revanche. soit on considère que l’Etat et le droit se confondent. Le conseil d’Etat peut être saisi d’un décret pris par le premier ministre et le conseil d’état vérifiera si ce décret est bien conforme à la loi. Ce principe limite le risque d’arbitraire mais ne l’écarte pas totalement car la loi elle-même peut être liberticide (opposée à libérale. c’est ce que l’on appelle un Etat de Droit. les normes étant des règles de droits qui s’imposent à la population de l’Etat. On en vient au second principe attaché à l’Etat de droit. il peut consentir à une autolimitation de sa toute puissance. Dans ces conditions. L’intérêt de cette théorie est de protéger les droits essentiels de l’homme. C’est ce qu’on appelle le principe de la constitutionnalité des lois. la sureté. il n’existe donc pas de règles supérieures et antérieures à l’Etat.puissance d’Etat. pouvoir d’édicter des normes. On dit de l’Etat qu’il dispose d’un pouvoir normatif. dans cette optique. L’Etat de Droit s’impose de respecter les règles qu’il a lui-même édictées. l’Etat ne peut être qu’un Etat de droit. la question des rapports entre l’Etat et le droit ne se posent plus parce qu’il s’agit d’un seul et même phénomène et que l’un ne peut pas être soumis à l’autre. La sureté c’est le droit d’être prévenu contre un risque d’arbitraire de l’Etat. pour Kelsen le territoire est l’espace sur lequel ces règles sont applicables. le droit de propriété et le droit de résistance à l’oppression. 1962 : identité de l’Etat et du Droit). la puissance publique s’exerce au moyen de ces règles juridiques. Première hypothèse : 2 entités distinctes. Pour Hans Kelsen. c’est-à-dire aux principes contenus dans la constitution. L’idée d’Etat est liée à l’idée de droit. Cette idéologie de l’Etat de droit repose sur le principe de légalité. Le problème de cette théorie est qu’elle ne règle pas quel est le contenu de ce droit naturel et qui décide de ce qu’est un droit naturel et de ce qui n’en est pas.

• . 2ème Section : Les origines de l’Etat. il n’est pas tenu de le respecter. Pour se constituer en Etat les hommes ont accepté de se détacher de leur liberté. l’homme aurait le droit de désobéir au souverain. Dans ses deux traités sur le gouvernement civil. Cette doctrine prône la soumission des hommes aux pouvoirs quels que soit le pouvoir en place. L’Etat est décrit ici comme un phénomène volontaire. Définir l’Etat ne règle toutefois pas la question de son origine. L’Etat existe si la souveraineté s’exerce sur une population déterminée en un territoire localisé. ils se sont résolus à conclure un pacte : le contrat social. il procède de la volonté des hommes de s’associer. le Léviathan est resté extérieur à ce contrat conclut entre les hommes. les hommes qui vivaient à l’Etat de nature les hommes étaient relativement heureux et ils ont quitté cet état uniquement pour être plus heureux et donc le contrat est une concession et non pas comme une renonciation et le souverain est parti.Chaque norme tire sa validité de la norme qui lui est supérieure et vice-versa. • John Locke : Père du libéralisme politique. il va renverser le raisonnement d’Hobbes. Cette théorie de Kelsen rejette le droit naturel car elle écarte l’idée de norme supérieure à la constitution mais elle écarte également la théorie positiviste car l’Etat n’est pas soumis au droit. Les hommes vivaient dans un état de nature caractérisé par la pire des anarchies (L’homme est un loup pour l’homme) et c’est pour mettre fin à cette situation d’anarchie que les hommes ont conclut un contrat entre eux garant du bon ordre mais pour Hobbes. Rousseau : les hommes vivaient initialement dans un état de nature et jouissaient d’une liberté totale donc étaient heureux. le souverain. Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin vont s’accorder pour dire que le pouvoir est d’origine divine mais Dieu laisse le soin aux hommes de l’exercer librement. • Thomas Hobbes : Le Léviathan – 1651. Saint Paul : Le pouvoir vient de Dieu. Cela veut dire que si le souverain venait à violer les dispositions du contrat. dans ces conditions. Plus récemment des auteurs ont défendu que l’Etat résulte d’un phénomène consensuel (Théorie de l’institution ou de la fondation adhésion). Thomas Hobbes et Jean-Jacques Rousseau). A partir du XVIème siècle se développe un nouveau courant de pensée qui fait naître de l’Etat non plus de la volonté de Dieu mais d’un contrat entre les hommes. fondement de la pensée totalitaire même si telle n’était pas l’intention de Hobbes. mais par suite du développement de l’inégalité entre les hommes. l’Etat pourrait abuser de son autorité -> Autoritarisme. car. de résister à l’oppression (Art 2 DDHC). donc lié au contrat. théories du contrat social (John Locke. §1 : Les Théories du Contrat Social. pour Locke.

Il existe une variété d’Etats selon leur forme juridique. (Différent du régime représentatif. une première fois du 28 avril au 19 juin 1969 après la démission de Charles de Gaulle et une seconde fois du 2 avril au 24 mai 1974 après la mort de Georges Pompidou et avant l'élection de Valéry Giscard d'Estaing. . France : Etat unitaire (forme juridique). De plus. une institution nouvelle appelée Etat et à laquelle les gouvernés apportent leur adhésion plus tard. régime démocratique et parlementaire (forme de gouvernement). régime démocratique présidentiel. ils ne résolvent pas une question : qu’en est-il de ceux qui n’ont pas souscrit à cette théorie ? §2 : La théorie de l’institution Doyen Hauriou. L’Etat résulte de la volonté d’un certain nombre d’individus. Cette permanence interdit toute rupture dans l’exercice du pouvoir étatique. L et R de construire leur raisonnement. Elle permet de donner une légitimité permanente à l’Etat (étymologie : stare = rester). La théorie du contrat social a une grande force de persuasion mais ne convainc pas complètement car elle n’a jamais existé. 20ème s. Phénomène consensuel et non contractuel.Lyndon Johnson : Vice président de Kennedy et investi comme président à bord d'Air Force One à Dallas à l'aéroport de « Love Field » après l'assassinat du président le 22 novembre 1963. c’est un postulat qui a permis à H.Alain Poher : Président de la République par intérim à deux occasions. et concourent directement à son élaboration. Par ce pacte les hommes se sont engagés à se conformer à la volonté générale qui s’exprime dans la loi. Un groupe d’homme décide de mettre en commun leurs moyens pour créer un ordre politique et social nouveau.Cuba : C’est le frère de Fidèle Castro qui est au pouvoir. La forme juridique de l’Etat ne doit pas être confondue avec la forme de gouvernement.Le contrat social est donc au fondement de la société et donc au fondement de l’Etat. ils la retrouvent dans l’Etat. L’intérêt de cette théorie est de dissocier l’autorité elle-même des personnes qui à un moment donné exercent cette autorité. . Etats-Unis : Etat fédéral. On peut dire que la formation des Etats-Unis repose sur cette théorie. Partout dans le monde on respecte cette continuité : . leur degré d’unification .) Ils n’ont rien perdu de leur liberté primitive. L’Etat est donc une institution qui demeure. 3ème Section : Les formes juridiques de l’Etat. Elle désigne son organisation et l’agencement des pouvoirs entre le pouvoir central et les autorités locales.

a permis d’aboutir au fédéralisme en 1998. strictement soumises au pouvoir central et nommées par celui-ci (exemple : préfet. proclame que l’organisation de la république française est décentralisée. de décision -Etat composé (confédération / fédération) : associe. une seule loi applicable à tous. c'est-à-dire que toutes les décisions (politiques et administratives) relèvent du pouvoir central. » Napoléon III « C’est toujours le même marteau qui frappe. « On peut gouverner de loin mais on n’administre bien que de près. (En France : communes. §2 : Les Etats Composés. régions…) Révision constitutionnelle le 28 mars 2003 : la constitution française. Un seul gouvernement dont l’autorité s’étend à tout le territoire. Même les Etats qui pratiquent la plus grande centralisation doivent se résoudre à prendre des mesures de déconcentration (modalité de la centralisation). Celles-ci consistent dans le transfert de compétences administratives en des autorités dites déconcentrées. départements. France : « république indivisible » Connaît de nombreuses variantes. on en a raccourci le manche » Odilon Barrot. mouvement centrifuge. superpose plusieurs collectivités à l’intérieur de leurs frontières. [France de l’AR extrême centralisation / France révolutionnaire centralisme Jacobin] Soit l’administration est décentralisée. Les régions y tirent leur autonomie de la constitution elle-même et non du gouvernement. Le degré le plus élevé de décentralisation est dans l’Etat régional . . Tous les habitants sont soumis à une seule et même organisation politique. selon si l’Etat unitaire est dit centralisé ou décentralisé : Soit son administration est centralisée. implique que certaines décisions sont prises à l’échelon local par des autorités élues par le citoyen. Déconcentration et décentralisation ne doivent pas être tant opposées car elles constituent l’une et l’autre des modalités de l’Etat unitaire. à son article premier. En France. les premiers signes de déconcentration remontent au 1er Empire . Un seul parlement qui adopte les lois. §1 : L’Etat Unitaire.juridique : -Etat unitaire : un seul centre de pouvoir. Dans un souci d’efficacité. Forme la plus répandue. recteur d’académie). entamé au début du siècle. Une seule constitution. Exemple : Belgique : processus de décentralisation. Exemple : l’Espagne. l’administration doit se rapprocher des administrés. Un seul centre de pouvoir.

Etage supérieur : Nouvel Etat crée par la décision des Etats fédérés de s’unir Etat fédéral. Fédération = union d’Etats au sein de laquelle un nouvel Etat se superpose à ces derniers. La souveraineté internationale devient l’apanage de l’Etat fédéral. Confédération = association d’Etats. la confédération explose. 2ème hypothèse : processus de dissociation. Unités fédérées : Canada : provinces Allemagne : landers Belgique : régions Etats-Unis : états (confusion) Ces unités fédérées ne sont pas des Etats au sens juridique. leur propre droit (peine de mort abolie dans certains Etats et pas dans d’autres). Eclatement d’un Etat unitaire. revendications de plus en plus fortes. La confédération a une durée de vie limitée : soit elle se dissout. Dans le respect de l’Etat fédéral. les EtatsUnies d’avant. dans les domaines de compétences qui leur sont dévolus par la constitution. a terme. à l’exception de la Chine et du Japon. pourrait déboucher sur une fédération. Traité conclu entre tous les Etats partis de la confédération. au sens du droit international (la Floride n’est pas représentée à l’ONU par exemple !) et ont renoncé à certaines de leurs compétences en droit interne. Etats-Unis : en 1787. Common Wealth. ont adopté la forme fédérale. les unités fédérées élaborent leur propre constitution. Les Etats composés sont la synthèse de l’unité (Etat fédéral) et de la diversité (unités fédérées). d’exercer en commun un certain nombre de compétences et de coordonner leur politique en ces domaines. ces Etats qui s’étaient associés dans une confédération ont décidé de s’unir dans une fédération. de même que les décisions sont prises à l’unanimité des Etats membres de la fédération. Tous les Etats fédéraux n’ont pas réussi car suppose quand même un minimum d’unité. La confédération désigne une association d’Etats souverains qui décident. soit elle se transforme en un Etat fédéral. Exemple : Belgique. 2 étages : Etage inférieur : Etats membres de la fédération Unités fédérées. par un traité. Lorsque les conflits sont trop importants. Deux hypothèses à la création d’un Etat composé : 1ère hypothèse : processus de fédération. L’Union Européenne est une confédération qui. Permet à des collectivités distinctes de se doter d’institutions propres. leur propre organisation juridique et politique et fixent.La confédération précède souvent la fédération. . Succès de l’Etat fédéral à l’échelle mondiale : tous les grands Etats. L’accord doit être unanime.

Ces unités fédérées tiennent leur compétence de la constitution et non pas de la loi mais les collectivités territoriales tiennent leur pouvoir de la loi. dans ces conditions on dit que l’Etat fédéral a des compétences d’exception ou d’attribution dans la mesure ou ses domaines de compétences sont énumérés par un texte. Selon les Etats fédéraux il existe 2 modes principaux de répartition des compétences. Ces principes sont ceux de l’autonomie et de la participation. Il y a des cas ou la constitution fixe dans le détail les compétences réservées à l’Etat fédéral (Suisse). Il peut toujours avoir des conflits de compétence entre état fédéral et unités fédérées. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’instituer une juridiction qui sera chargée de veiller au respect du partage des compétences et de régler tous les conflits d’attribution entre état fédéral et unités fédérées (Cour Suprême aux USA). Les unités fédérées sont associées à l’exercice du pouvoir législatif par leur représentation au sein de l’une des deux chambres du parlement fédéral. Le contenu des compétences réservées : On observe une ligne de fracture entre compétences externes (pouvoir fédéral) et compétences internes (autorités fédérées). Les unités fédérées reçoivent le droit de participer à la politique de l’Etat fédéral en contrepartie de leur renoncement à une partie de leur souveraineté. il faudrait donc réviser la constitution (présence des unités fédérées pour la révision). Un état fédéral comporte toujours nécessairement un parlement bicaméral car il faut prévoir une chambre au sein de laquelle siègeront les représentants des unités fédérées (Exemple : Sénat américain . Exemple = Allemagne. finance et économie : Noyau dur de compétences et la plupart des Etats fédéraux disposent de compétences plus étendues que celles la.L’acte fondateur de l’état fédéral réside dans la constitution de l’état fédéral. Cela signifie que les compétences de l’Etat fédéral incluent au minimum les affaires étrangères. Les autres compétences sont réservées aux unités fédérées. le système contraire prévaut. Ce droit de participation s’exerce par le biais de représentants des unités fédérées au sein des instances fédérales. défense. La constitution régit les relations entre état fédéral et unités fédérés. En dehors des compétences réservées soit à l’Etat soit des unités fédérées il peut y avoir des compétences partagées entre les unités fédérales et l’Etat fédéral (si l’Etat fédéral s’abstient d’intervenir). la constitution dresse une liste exhaustive des compétences de l’Etat fédéral. Dès que les compétences des unités fédérées sont fixées par la constitution. la constitution prévoit les compétences des unités fédérées. 1er principe : le principe d’autonomie désigne la liberté qui est laissée aux unités fédérées lorsqu’elles décident de constituer un état fédéral. les unités fédérales ne dépendent pas de la bonne volonté du pouvoir central car leur autonomie est protégée par la constitution. En principe chaque unité fédérée dispose d’une représentation identique peu importe la . Dans la grande majorité des cas. sans ingérence des autorités de l’Etat fédéral. Bundesrat en Allemagne). La participation se fait essentiellement dans le pouvoir législatif et le pouvoir constituant. Second principe : principe de participation. Ce principe implique que chaque unité fédérée a des compétences exclusives et qu’elles peuvent exercer librement. Plus rarement. Vont être inscrit dans cette constitution les principes qui vont résider entre état fédéral.

c'est-à-dire de pouvoirs qui lui permettent de participer à l’exercice du pouvoir législatif. Ou bien la chambre fédérale dispose de pouvoirs supérieurs aux pouvoirs de la chambre représentant la population (C’est ainsi aux USA) ou les deux chambres sont sur un strict pied d’égalité (Suisse) ou encore la chambre fédérale ne dispose de pouvoirs équivalents que dans les matières touchant aux compétences des états fédérés (Allemagne). Les attributions de cette chambre varient d’un état à l’autre mais le principe commun est que cette chambre doit pouvoir posséder des pouvoirs réels et importants. autrement dit. elles sont tout de même associées à la désignation du titulaire du pouvoir exécutif. cependant cette règle connait parfois des aménagements pour éviter des distorsions trop évidentes. tout état est doté d’une constitution. Tout Etat a une constitution. Entre l’état unitaire très décentralisé et l’Etat fédéral centripète il y a une différence de degré et non plus de nature. les états fédérés participent tous à l’élaboration de la loi fédérale. Des lors qu’un état ne peut exister sans statut. Ce n’est que lorsque qu’aucunes règles ne s’imposent qu’il n’existe pas de constitution mais dans ce cas. L’institutionnalisation de pouvoirs. Pour les révolutionnaires. il n’y a pas d’Etat. ce pouvoir se trouve enfermé dans un cadre juridique. Trois systèmes sont possibles : 2 chambres. les pouvoirs publics tirent leur existence. Les unités fédérales sont aussi associées aux révisions de la constitution fédérale : requiert l’accord d’une majorité qualifiée des unités fédérées (2/3 ou 3/5 : contrainte plus importante qu’une majorité). c’est sa constitution car c’est de la constitution elle-même que les organes de l’Etat. par exemple en Allemagne les représentants des différents Lander varient de 3 à 6. Le statut de l’Etat. Cette notion de constitution. cette règle découle du principe de l’égalité entre toutes les unités fédérées.population (2 sièges pour chaque Etat américain) . Les unités fédérées sont associées car c’est la constitution qui protège l’autorité des unités fédérées garantie du principe d’autonomie des unités fédérées. la constitution c’est l’énoncé en la forme la plus solennelle des principales garanties dont les hommes se sont entourés lorsqu’ils ont décidé leur passage de l’état de nature à la société (Article 16 DDHC : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée. Chapitre 2 : La Constitution. On note de plus en plus une tendance dans la grande majorité des états fédéraux à un mouvement centripète (opposition à Centrifuge) et les états unitaires tendent à un mouvement centrifuge. la constitution et c’est à cet aspect de la constitution que les révolutionnaires ont étés sensibles car pour eux la constitution était un moyen de limiter le pouvoir des gouvernants. A défaut de participer au pouvoir exécutif de l’état fédéral. Par leur représentation au sein d’une des deux chambres. ni la séparation des pouvoirs . La personne morale de l’Etat a besoin de personnes physiques pour exercer ses fonctions. L’opposition entre état unitaire et fédérale tend de plus en plus à devenir artificielle. a la fin du XVIIIème siècle prend son origine dans les théories du contrat social. le constat est pour tous les états a toutes les époques (Lois Fondamentales du Royaume en France). c’est a dire le mouvement par lequel le pouvoir a cessé d’appartenir a un individu pour être attribué à des institutions (Etat) limite inévitablement le pouvoir car désormais.

La constitution est une barrière purement formelle. La constitution écrite est la forme moderne de constitution. c’est l’exemple de la IIIème République qui se dotait de 3 textes. c'est-à-dire que plusieurs textes peuvent former une constitution. la pratique politique en est une autre. Les règles constitutionnelles sont une chose. les constitutions coutumières contiennent presque toujours une part d’écrit. Il va ensuite falloir attendre la fin du XVIIIème siècle pour voir apparaître les premières constitutions écrites modernes. Progressivement. Etudier les caractères extérieurs de la constitution. ensuite il y a la constitution fédérale des USA (1787). 1ère Section : La notion de constitution Auparavant. elle ne reste jamais qu’une barrière de papier car il faut que le pouvoir politique accepte l’auto limitation. Pour les détenteurs du pouvoir. ou l’Habeas Corpus 1679 ou le Bill of Rights…). et cela va se diffuser dans le monde entier. non enfermée dans un document écrit par exemple. actifs peuvent prendre connaissance du contenu de la . L’établissement d’un document écrit donne des garanties importantes au citoyen dans le sens ou les citoyens éclairés. La constitution de la Grande Bretagne par exemple a toujours comporté des documents écrits (Grande Charte en 1215. elle peut ne pas être écrite. La première constitution écrite moderne on la trouve aux USA avec la constitution de l’Etat de Virginie (1776). Les premières constitutions écrites datent des cités grecques entre le 6ème et le 7ème siècle avant J-C. On dit qu’elle est écrite lorsque les matières constitutionnelles sont réglées par un texte (ou plusieurs) car une constitution écrite peut ne pas être enfermée dans un seul document. La constitution peut aussi se définir par son contenu. pour les gouvernants comme pour les gouvernés. c’est s’intéresser au critère formel de la constitution. L’idée va peu à peu se développer qu’un Etat doit se doter d’une constitution écrite. La constitution ne prend pas nécessairement la forme d’un texte. se donner une constitution c’est admettre que le pouvoir n’est pas illimité et qu’il faut impérativement lui fixer des bornes. Traditionnellement on distingue les constitutions écrites et les constitutions coutumières mais cela peut être relativisé car les constitutions écrites sont réinterprétées par la coutume. elle peut procéder de la coutume. §1 : Les formes de la Constitution. des textes se sont ajoutés à la coutume. les lois fondamentales du royaume de France étaient de nature coutumière car elles étaient nées de la pratique et elles venaient limiter le pouvoir du souverain. l’insérer dans un cadre : la constitution.déterminée n’a point de constitution »). les règles naissaient de la pratique. c’est le critère matériel. il y a ensuite la Pologne (5 mai 1791) puis en France (3 septembre 1791). La coutume toutefois restait prépondérante. de la coutume. c'est-à-dire par des règles non écrites et inversement. nous avions une constitution dite coutumière. Est-ce que cela implique forcément le respect de la constitution ? Si la constitution est une barrière.

Cela signifie que la coutume doit satisfaire à deux conditions cumulatives. . l’interpréter. qui est particulière à chaque Etat. palier aux manques coutumes supplétives. fasse l’objet d’un consensus des acteurs politiques et de l’opinion publique. Toutes les constitutions ne sont pas nécessairement écrites. Caractère formel : la constitution est l’ensemble des règles écrites adoptées et révisées par le régime juridique s’intéresse à la forme et au régime politique. Une constitution écrite comporte toujours des difficultés d’interprétation et laisse donc une part importante à la coutume pour lever les obscurités du texte. La plupart des Etats se sont dotés d’une constitution écrite plutôt que d’une constitution coutumière. La coutume ne peut jamais modifier. Elles contiennent toutes des dispositions qui fixent des règles relatives à l’organisation et au fonctionnement du régime politique. constitutionnelle. La grande majorité des juristes européens admettent qu’il existe dans les Etats des coutumes constitutionnelles qui viennent préciser les dispositions de la constitution. c’est ce qu’on appelle l’Opinio Juris. interprétatives. elles ont toutes le même rejet qui est d’organiser l’exercice du pouvoir. Condition dite objective. Caractère matériel : la constitution désigne l’ensemble des règles les plus importantes de l’Etat.constitution et peuvent ainsi connaitre les garanties dont ils disposent face au risque d’arbitraire du pouvoir. Il existe néanmoins un fond commun à toutes les constitutions. Mais elles doivent se limiter à fixer les principes les plus essentiels et s’en remettent pour les détails soit à l’usage (la coutume) soit à d’autres textes : les lois organiques (lois prises en application de la constitution et qui viennent préciser les dispositions du texte constitutionnel) ou les règlements intérieurs des assemblées. Il n’y a que la GB qui reste fidèle à la constitution coutumière. c'est-à-dire l’ensemble des règles relatives à la matière constitutionnelle s’intéresse au contenu. La deuxième condition est qu’il faut que cette pratique. Il existe un décalage patent entre l’équilibre des pouvoirs tel qu’il avait été fixé par la constitution écrite et la réalité politique. abroger la constitution écrite car celle-ci garde sa forme obligatoire même si elle n’est pas appliquée pendant une période très longue. Condition subjective. Cette interprétation a donc la force du droit. La coutume constitutionnelle désigne l’ensemble des usages nés de la pratique du texte de la constitution et considérés comme ayant force juridique. §2 : Les composantes de la Constitution Aucune constitution ne ressemble à une autre : la constitution est le produit d’une histoire politique. Première condition : la coutume ne peut naître que de la répétition des précédents c'est-à-dire la répétition sur une période relativement longue de la même interprétation du texte constitutionnel. On peut considérer que c’est pour donner à cette constitution une forme solennelle. En effet quelque soit le régime politique qu’elles organisent.

§1 : Le pouvoir constituant originaire Le plus souvent une constitution apparaît dans une situation de vide juridique. qui s’imposent de facto au pouvoir constituant. Pouvoir originaire est aussi inconditionné. Ces droits et ces libertés sont énoncés soit en tête de la constitution (= déclaration) soit dans le corps même de la constitution (= garanties des droits). préambule DDHC. l’énoncé en la forme la plus solennelle des droits que l’individu conserve à son passage de l’état de nature à la société. Avant il y avait une distinction juridique. La constitution a un double contenu : elle intéresse d’une part les gouvernants (fixe moyens d’action) et d’autre part les gouvernés (énonce droits et libertés). Il existe des conditions politiques. On doit distinguer la constitution sociale de la constitution politique. . Constitution française. . Qui détient et exerce le pouvoir constituant ? Le gouvernement détermine des organes compétents pour établir la nouvelle constitution.Constitution de la Bosnie Herzégovine. on considérait que lorsque ces droits étaient dans le corps ils devenaient des normes juridiques à force obligatoire. Dans tous les cas la création d’une nouvelle constitution est synonyme de volonté de rupture avec la constitution précédente. changement de régime politique ou accès à l’indépendance. un patrimoine. 16 juillet 1971 : décision liberté d’association rendue par le conseil constitutionnel qui a décidé à rebours des auteurs de la constitution de 1958 de donner à ce préambule une valeur constitutionnelle c'est-à-dire donner une valeur constitutionnelle aux textes fondamentaux : DDH de 1789 et droits de la 2nde génération de 1946 (droits économiques et sociaux). Deux modes d’élaboration : -Technique de l’octroi : le titulaire décide de concéder le pouvoir au peuple. Exemple : Charte de 1814 accordée à ses sujets par Louis XVIII. Qui fixe le contenu de la constitution ? 2ème Section : L’établissement et la révision de la Constitution Modification dépend du pouvoir constituant dérivé ou institué.La constitution est aussi le reflet d’une certaine philosophie politique.Constitution Allemande au sortir de la 2nde GM. notamment à la création d’un Etat. Exemples de constitutions élaborées sous la tutelle de pays étrangers (exceptionnel) : . Nouvelle constitution dépend du pouvoir constituant originaire.

Elle n’a alors pas d’autre mission et cessera d’exister après assemblée ad hoc. -une fois le projet établi par l’assemblée il est soumis au peuple par référendum. c’est donc elle qui lui donne force obligatoire. Election d’une assemblée constituante.-Mode démocratique (1) : le plus souvent une assemblée constituante sera élue par le peuple pour établir la nouvelle constitution. . elle vieillit et subit l’usure du temps. 1963 : première révision sur aspect mineur (modification des dates d’ouverture et de clôture). 2 types de révision : -Mineures. Révision principale de 1995 : Les 2 sessions ordinaires de 3 mois deviennent une session ordinaire unique de 9 mois (premier mardi d’octobre jusqu’à fin juin). Plus rarement le projet de constitution est élaboré par le pouvoir exécutif qui le soumet ensuite au peuple par la voie du référendum. §2 : Le pouvoir constituant dérivé C’est la constitution qui va fixer les conditions de la révision et prévoir sa révision.Une assemblée ordinaire est investie d’une fonction législative ordinaire mais qui en plus reçoit la mission d’établir une nouvelle constitution. C’est la plus courante. Mais ceci est quand même démocratique dans la mesure où l’assemblée est élue par le peuple. Mais une constitution est humaine. (1) Forme de l’assemblée : Soit : . Si elle n’était pas révisée elle serait modifiée par la coutume. Exemple : régime des sessions du Parlement. C’est la formule la plus répandue puisque plus démocratique. pour traverser les époques et les modes. -Principales : implique un changement politique. anodines : corriger les imperfections qu’à l’exercice de la pratique le texte a révélé. Il est alors nécessaire de la réviser pour tenir compte de ces changements. Le pouvoir constituant dérivé institué est le pouvoir en place pour réviser la constitution. Les constitutions sont le plus souvent conçues par leurs auteurs pour durer. . 2 possibilités : -assemblée souveraine : rédige et approuve la constitution sans soumettre à l’approbation du peuple. mais existe des inconvénients comme le ralentissement de la rédaction de la constitution ou des problèmes de concentration des pouvoirs car concentre 2 pouvoirs fondamentaux (législatif et constituant) entre les mains d’une seule assemblée.Elle est convoquée spécialement uniquement pour établir la nouvelle constitution.

Constitution rigide constitution écrite + procédure particulière Constitution souple constitution coutumière / écrite Existe des degrés de rigidité : Conditions formelles : conditions de forme auxquelles le pouvoir constitutionnel originaire a soumis la constitution. L’exercice du pouvoir de révision peut aussi être enfermé dans des limites matérielles. Exemple : 4ème République révision abrogation qui a donné la 5ème République. la Chine et Israël. aux circonstances dans lesquelles elle peut avoir lieu. On distingue classiquement les constitutions rigides (procédure particulière) et les constitutions souples (pas de procédure particulière. Elles peuvent tenir à la procédure fixée. Est-ce que ces dispositions s’imposent de manière juridique ? Le pouvoir de révision de la constitution est il limité ou souverain ? . peut être modifiée comme une simple loi) selon que leur procédure prévue pour leur révision est facile ou difficile à faire aboutir. La forme républicaine ne peut pas faire l’objet d’une révision. Mais contre exemple : Israël a une constitution écrite mais souple. En principe une constitution écrite est rigide et réciproquement une constitution coutumière est souple. Exemple : art 89 du 4 août 1958 -> la France est une République. Plus la procédure de révision est contraignante plus la procédure est rigide. la NZ. Seuls 4 Etats importants ont encore des constitutions souples : La GB.Lorsqu’elle porte sur un sujet fondamental la révision vient abroger la constitution Révision abrogation. Procédure de révision : conditionnée par la nature même de la constitution. La constitution peut prévoir que sa révision fasse l’objet d’un référendum. au délai dans lequel la procédure peut être entamée. Pourquoi vouloir rendre la révision plus difficile que celle d’une simple loi ? . . Tous les autres disposent d’une constitution rigide. Le pouvoir constituant dérivé est enfermé dans des limites formelles et matérielles que le pouvoir constituant originaire a définies.Marquer la valeur suprême de la constitution (raison symbolique).L’Etat veut protéger la constitution de révisions précipitées qui dépendraient de la majorité politique du moment. Consiste à interdire la révision de la constitution sur certains points qu’on a jugé essentiels et fondamentaux.

Les 2 pouvoirs sont souverains, les limites sont purement morales et non juridiques. Peuvent s’affranchir. La Nation a le droit imprescriptible de changer sa constitution. Un peuple a toujours le droit de revoir, réformer. Selon qu’elle est souple ou rigide, la valeur de la constitution n’est pas la même. En effet dans le cas d’une constitution souple, la constitution a la même valeur juridique que la loi ordinaire puisque c’est la même procédure, le Parlement vote la loi comme il révise la constitution. Dans ce cas il y a donc une confusion entre le pouvoir législatif et le pouvoir constituant car c’est le même organe qui à la fois vote la loi et révise la constitution. Dans cette hypothèse les 2 normes constitutionnelles et législatives ont la même valeur. Au contraire, dans le cas d’une constitution rigide la constitution a une valeur supra législative. La loi ordinaire ne peut pas venir modifier la constitution. Une différenciation est faite entre les 2 pouvoirs.

Chapitre 3 : L’autorité de la constitution C’est de sa valeur juridique que la constitution tire son autorité. Or la plupart des Etats reconnaissent à leurs constitutions une valeur suprême, elle est placée au sommet de la pyramide des normes et commande le contenu des normes qui lui sont inférieures. Proclamer la supériorité de la constitution ne suffit pas, il faut en plus sanctionner les atteintes qui pourraient être portées à la constitution contrôle de constitutionnalité 1ère Section : La Hiérarchie des Normes Les règles de droit sont hiérarchisées entre elles, elles sont subordonnées les unes aux autres. Cette supériorité de la constitution, la suprématie de la règle constitutionnelle est admise mais reste contestée par les partisans de la reconnaissance de principes qui viennent s’imposer ç la constitution théorie de la supra constitutionnalité. §1 : La suprématie constitutionnelle Idéologie de l’Etat de droit repose sur 2 principes : -La légalité. (Les actes pris par les organes inférieurs à l’Etat sont subordonnés à la loi ; le décret, l’arrêté ne doivent pas être contraire à la loi.) -Le contrôle de constitutionnalité des droits. (La loi elle-même est soumise à la constitution.) Ces 2 principes reposent sur l’idée d’une hiérarchie des règles de droit (pyramide de Hans Kelsen)

§2 : La théorie de la supra-constitutionnalité. On peut trouver les fondements d’une telle théorie dans la constitution elle-même, en effet, les constitutions excluent souvent certaines de leur dispositions du champ de toute révision constitutionnelle, ce sont les limites matérielles qui s’imposent au pouvoir constituant dérivé. On reconnaît donc à ces dispositions une valeur supérieure à celle des autres dispositions constitutionnelles, les constitutions énonceraient d’un côté des règles intangibles (et par ailleurs des règles secondaires) en ce sens qu’elles ne peuvent être révisées et donc supprimées. L’enjeu d’une telle théorie est de protéger les droits naturels de l’homme de l’intervention du pouvoir constituant (de l’Etat). Dans cette optique, les principes supra-constitutionnels formeraient un noyau dur de règles, un bloc de principe plus constitutionnel que les autres auquel le pouvoir constituant ne pourrait pas toucher, on en revient ici à la théorie du droit naturel. Droits naturels supérieurs et préexistants à l’Etat, pour cela, l’Etat ne pourrait pas les modifier et donc les supprimer, c’est aussi les théories du contrat social, car les humains gardent des droits inaliénables. Si l’on doit admettre cela, il faut nécessairement que toute violation de ces principes soit sanctionnée c'est-à-dire qu’un juge puisse en imposer le respect au pouvoir constituant, il faudrait accepter que le Conseil Constitutionnel accepte de vérifier lorsque qu’une révision est adoptée si elle est constitutionnelle ou non, or, le Conseil Constitutionnel s’est reconnu incompétent en la matière car le Conseil Constitutionnel a jugé que contrôler une révision Constitutionnelle c’est contrôler l’œuvre et la volonté du pouvoir constituant, or, celui-ci est le peuple souverain et donc dans ces conditions, le juge ne s’est pas reconnu compétent. Dès lors que ces principes ne peuvent pas être protégés, l’idée d’une supra constitutionnalité ne peut être admise. Le pouvoir constituant dans une démocratie est l’émanation du peuple et dans ces conditions aucun principe ne doit pouvoir s’imposer au peuple ou alors, il faudrait admettre qu’il existe une hiérarchie entre les normes constitutionnelles entre les constitutionnelles et les supra-constitutionnelle, or, une telle hiérarchie a été rejetée par le Conseil Constitutionnel. Il y aurait un danger à reconnaître cela, si par exemple on admet le droit à la vie comme supra-constitutionnel, comment peut on admettre le droit de disposer de son corps et donc de fait, le droit à l’avortement. Un autre problème est de savoir qui va décider quel principe est supra-constitutionnel ; peut on admettre dans une démocratie qu’il y a un pouvoir au-dessus de celui du peuple ? Comment peut-on admettre aujourd’hui des principes qui s’imposeraient aux prochaines générations ? On ne peut décider à un moment donné qu’un principe est intangible et essentiel pour toutes les époques. Paradoxe car cette théorie voudrait protéger les DDH mais ce faisant, elle les met en danger. Juridiquement, le pouvoir constituant peut tout faire et aucune règle de la constitution ne s’impose à lui. Décision du 2 décembre 92 : le Conseil Constitutionnel a jugé que le pouvoir constituant peut introduire : « des dispositions nouvelles qui dérogent à une règle ou à un principe de valeur constitutionnelle ; cette dérogation peut être aussi bien expresse qu’implicite ».

Si on veut garantir la suprématie de la Constitution, il faut qu’elle soit sanctionnée, il faut sanctionner un texte ou une loi s’ils sont contraires aux dispositions de la constitution, c’est l’objet du contrôle de constitutionnalité . 2ème Section : La sanction de la hiérarchie des normes, le contrôle de constitutionnalité. Le contrôle de constitutionnalité consiste dans la vérification de la conformité des normes inférieures à la norme supérieure qu’est la constitution. Si l’on précise cette définition, le contrôle de la constitutionnalité des lois consiste dans la vérification de la conformité des lois ordinaires à la constitution. Il ne peut donc exister de contrôle de constitutionnalité que dans le cadre d’une constitution écrite et il devrait exister un contrôle de constitutionnalité dans tous les Etats qui se sont dotés de constitution écrite car si l’Etat a fait cela, c’est qu’il a voulu reconnaître à la constitution une prépondérance, une valeur supérieure aux lois ordinaires. Ce contrôle de constitutionnalité procède d’une logique juridique. Toutefois, le contrôle de constitutionnalité a pourtant été pendant longtemps très controversé. §1 : La justification du contrôle. Le contrôle de constitutionnalité a parti lié avec la hiérarchie des normes en ce sens qu’il est la sanction attachée au principe même de la hiérarchie des normes. Ce principe de la suprématie de la constitution doit donc être sanctionné pour être effectif. C’est l’objet du contrôle de constitutionnalité que de garantir le respect de la hiérarchie des normes. Le contrôle de constitutionnalité, c’est donc un des principes fondateurs de la théorie de l’Etat de droit. Le contrôle de constitutionnalité est une condition du respect des libertés car il soumet les normes inférieures au respect des droits et libertés énoncés dans la constitution. Le juge Administratif vérifie que les actes de l’exécutif sont conformes à la constitution, cela a été admis sans peine, en revanche, il a été plus long à admettre qu’un juge vienne contrôler la conformité des lois ordinaires à la constitution. Sous la IIIème République, il n’y a aucun contrôle de la constitutionnalité des lois. Ce principe ne date donc que de 1958 alors que les E-U l’ont mis en application en 1803, ces réticences ont existé car ce principe à toujours subi des séries de critiques, tout d’abord tenant à la nature de l’acte contrôlé et puis une deuxième tenant au pouvoir de l’organe chargé de ce contrôle. 1ère critique : La loi n’est pas un acte ordinaire, c’est un acte spécial en ce sens qu’elle est l’œuvre d’assemblées élues (et représentatives) par les citoyens. Le pouvoir exécutif n’est pas élu, il est nommé, il n’a donc pas à représenter la nation. En France, la loi est un mythe associé à l’époque des lumières (Rousseau : La loi est l’expression de la volonté générale - Légicentrisme). L’argument des adversaires de ce contrôle c’est aussi de dire que « finalement pourquoi faire prévaloir la constitution ? » La constitution est ancienne, la loi est actuelle… Remise en cause du principe de supériorité de la constitution. Ces critiques

Suprême de s’être opposé à la politique du New Deal de Roosevelt par des considérations idéologiques plutôt que juridiques. aucun juge n’échappe à cette critique. En France. Ne pas accepter que la loi soit soumise à un contrôle. Dans ces conditions. Ce contrôle est une création de la Cour Suprême américaine : Marbury vs Madison – 1803.). l’option est toujours laissée de casser la décision par une révision de la constitution. la loi est l’expression de la volonté de la majorité politique à un moment donné. il y a ainsi des décisions du Conseil Constitutionnel qui ont fait l’objet de revirement de jurisprudence (Décisions à propos du droit d’amendement -> Revirement de jurisprudence. il va devoir interpréter la constitution dans la mesure où la constitution ne pose que des règles générales et imprécises. le juge fasse prévaloir son point de vue. il n’y a pas de contrôle de constitutionnalité. En effet. au gouvernement du peuple par ses représentants succèderait le « Gouvernement des Juges » (Edouard Lambert). Un texte peut dire ce que l’on veut qu’il dise. De plus. Exemple tiré de la pratique aux USA : on a souvent reproché à la C. a fortiori lorsqu’il s’agit de liberté. L’Europe l’a aménagé différemment toutefois. ème critique : Les modalités du contrôle. C’est un risque qui pourrait donc être corrigé. ses convictions politiques et qu’il substitue sa propre opinion. Ce n’est pas parce qu’un Etat n’est pas doté de contrôle de constitutionnalité qu’il nie aux libertés et qu’il n’est pas démocratique. En G-B. On distingue classiquement 2 grands modèles (Louis Favoreu) : Le modèle . des décisions ont également ont étés lourdement critiquées… ce risque est inhérent à la fonction même du juge. lorsque le juge vérifié la 2 conformité d’une loi à la constitution. cela ne signifie pas que le pouvoir politique Britannique peut s’affranchir des libertés fondamentales. à celle des auteurs de la loi (représentants de la nation). Le contrôle de constitutionnalité s’est ensuite diffusé dans le monde entier essentiellement après la fin de la 1ère G. or. aucun juge ne peut exclure un tel risque et si le juge venait à se tromper. ses préjugés moraux. Le contrôle de constitutionnalité n’est pas le seul garant des libertés. il pourra toujours modifier sa position en opérant un revirement de jurisprudence. §2 : Les modèles de justice constitutionnelle. elle sert à traduire le programme de la majorité politique.• méconnaissent le principe de la hiérarchie des normes : principe autour duquel s’articule notre ordonnancement juridique. c’est prendre le risque que le parti au pouvoir puisse légiférer sans contrôle ni sanction et qu’il puisse librement adopter des lois contraires à la constitution. Admettons que le Conseil Constitutionnel s’oppose durablement à la volonté de la majorité juridique.M. Le contrôle est donc un rempart à la toute-puissance de la majorité. le risque est grand que sous couvert d’interpréter la constitution. Cet argument est sans doute le plus fort que l’on puisse faire valoir à l’encontre du contrôle de constitutionnalité et cet argument est irréfutable.

La Constitution américaine n’avait pas prévu ce contrôle de constitutionnalité. Le contrôle de constitutionnalité n’est pas le fait d’un juge spécifique. c'est-à-dire que la décision du juge ne s’applique qu’aux partis au procès. le contrôle est confié à un juge unique et à un juge spécialisé c'est-à-dire à une juridiction qui a été spécialement chargée de ce contrôle. • . Sanction de la hiérarchie des normes. c'est-à-dire que si le juge juge la loi inconstitutionnelle. Le contrôle de constitutionnalité des lois en Europe a un fondement constitutionnel. Le contrôle est alors concentré et non pas diffus. compétent). apparaît dans la constitution autrichienne de 1920 et il a été inventé par Hans Kelsen. Ce contrôle est exercé a posteriori. les membres ne sont que très rarement des magistrats. le procès est fait à la loi elle-même. « Dès lors qu’elle est nulle. Il est une pure création de la cour suprême. De plus. les membres de la Cour suprême sont les plus hauts magistrats du pays alors que dans le modèle européen. « Toute loi ordinaire contraire à la constitution est nulle » Selon la cour suprême. c’est une création prétorienne de la cour suprême. en dehors du système juridictionnel mis en place dans l’Etat. L’objet même du procès. lorsque la loi est contraire à la constitution. elle s’approprie ce droit. Le modèle américain. celui d’un contrôle exercé par un juge et non pas par un pouvoir politique (indépendant. Le modèle européen est un contrôle par voie d’action. la loi est déférée au juge pour qu’il en vérifie la conformité à la constitution. c’est à l’occasion de savoir si la loi est applicable ou pas qu’est soulevée la question de constitutionnalité. le contrôle est « par voie d’exception » . la cour constitutionnelle. c’est la loi . La juridiction est située en marge. Le modèle européen. On peut déduire les principaux caractères du contrôle de constitutionnalité à l’américaine : L’ensemble des juridictions ordinaires sont compétentes pour apprécier la conformité des lois à la constitution. d’écarter la loi ordinaire et de faire prévaloir la constitution ». subjectif.• • • américain et le modèle européen. Ce contrôle s’est diffusé en Europe dans un premier temps après WW1 et puis avec la chute des régimes communistes. Les deux modèles s’opposent en revanche sur les modalités. Ces deux modèles se rejoignent en ce sens qu’ils reposent l’un et l’autre sur le même principe. le contrôle est concret. juridiction sui generis. La décision rendue par le juge sur le moyen tiré de l’inconstitutionnalité de la loi est revêtue de l’autorité relative de la chose jugée. c'est-à-dire après la promulgation de la loi. il annule simplement la loi pour le règlement de la loi pour ce litige mais elle reste en vigueur. il appartient à tous les tribunaux. le juge statue inter partes (entre les parties). La constitution américaine de 1787 ne mentionne aucunement ce contrôle. Aux Etats Unis. c’est à l’occasion d’un procès que l’un des justiciables fait valoir devant le juge l’inconstitutionnalité de la loi qui est invoquée par la partie adverse à l’occasion d’un litige. Ce contrôle de constitutionnalité des lois revient à la cour suprême en ultime ressort. Dans le modèle européen. après sa création en 1803 a été exporté en Amérique et au Japon. Le contrôle européen est abstrait/objectif. il appartient aux tribunaux. Sanction de la loi ordinaire.

elle est neutralisée par la cour suprême. Pour être écartée. Certains Etats empruntent aux 2 modèles avec l’objectif d’entourer la constitution de la meilleure protection possible. C’est le cas de l’Allemagne qui combine les avantages du modèle européen et du modèle américain. elle viendra dire quelle interprétation doit prévaloir et sa décision peut tenir en échec la loi aussi bien que si elle avait le droit d’annuler purement et simplement la loi. et en cas d’inconstitutionnalité elle est annulée purement et simplement. contrôle préventif car avant que la loi produise le moindre effet. la loi. la décision rendu ne sera pas nécessairement la même. lui. Le modèle américain comme européen reste aléatoire car la saisine du juge est restreinte. une fois validée. Si la loi reste en vigueur. elle est soumise au contrôle du juge. la police au service de la défense des institutions. ce put être aussi les parlementaires qui peuvent destituer le chef de l’Etat ou du gouvernement (impeachment) mais également les citoyens qui conservent en dernier recours le droit de résistance à l’oppression dont les révolutionnaires ont considéré qu’il était un droit naturel et imprescriptible de l’homme. il faut que la loi soit écartée par une des parties au procès. l’exécutif peut mettre l’armée. La cour suprême toutefois joue un rôle sur l’unification de la jurisprudence. donc la loi s’applique à toutes les autorités politiques et juridictionnelles du pays. Nous pouvons également envisager une protection politique pour défendre l’ordre constitutionnel au sens large. En France on peut considérer que la majorité des lois importantes sont soumises au juge par l’opposition. On parle alors de système mixte. Le modèle américain met en place un contrôle aléatoire en ce sens ou le déclenchement du contrôle est laissé à l’initiative des justiciables. Des juridictions peuvent juger la chose différemment avec une autre interprétation. Ce risque de contrariété de jurisprudence est un facteur d’insécurité du justiciable dans la mesure où selon la juridiction saisie. Pratique à la fois le contrôle par voie d’action et le contrôle par voie d’exception. devient inattaquable sauf devant le juge européen (CEDH).Le contrôle de constitutionnalité est exercé a priori. Par exemple. favorise la sécurité juridique car la loi est contrôlée avant son entrée en vigueur. La décision du juge s’applique à tous. Le contrôle européen. sa décision est seulement relative à ce procès. Toutefois. il peut en résulter une contrariété de jurisprudence. Le juge statue erga omnes (à tous). Le contrôle fait entrer le juge constitutionnel dans le débat politique dans la mesure où ce juge vient censurer le cas échéant le programme de la majorité politique et il vient le cas échéant annuler une loi voulue par la majorité après la demande de l’opposition. Le contrôle européen heurte frontalement les auteurs de la loi puisque ce contrôle vient annuler la loi avant même qu’elle ait été appliquée. A supposer que le juge décide d’écarter la loi. . Le juge ne peut annuler la loi.

Le système du parti unique prévaut. toutes les dictatures s’affranchissent nécessairement des règles démocratiques à des degrés différents. La Corée du sud reste un régime autoritaire car ils sont privés pour parti de certaines libertés essentielles. La plupart des Etats se réclament aujourd’hui de la démocratie sans la pratiquer véritablement. De nouvelles classifications ont été proposées pour les formes actuelles de gouvernement. . Cette distinction se fondait sur le nombre de ceux qui gouvernent. En réalité il existe une grande variété de dictatures. Pour se maintenir. La dictature peut procéder d’élections libres (accession d’Hitler au pouvoir). Un autre élément est celui de la condition faite à l’opposition. Négativement. Toutes les dictatures ont recours à la violence. certes. Il est devenu matériellement impossible qu’un monarque exerce seul la totalité d’un pouvoir et il est devenu également impossible que le pouvoir soit véritablement exercé par le peuple tout entier. Si on devait continuer avec cette classification. La monarchie est le gouvernement d’un seul. aux régimes d’exception. Taliban) à celles qui n’en ont pas. distinction quantitative. Qu’est-ce qu’une véritable démocratie. anti-démocratie). Les dictatures se mesurent aussi de tout ou partie des droits et libertés. La démocratie est le gouvernement du plus grand nombre positivement. Ces classifications sont très nombreuses. La distinction ancienne (antiquité – fin du XVIIIème) regroupait les formes de gouvernement dans 3 catégories : La monarchie. à la propagande. la plupart des gouvernements seraient à placer parmi les oligarchies (bureaucratie. L’oligarchie désignerait le gouvernement des nobles et la démocratie désignerait le gouvernement du peuple. la démocratie de tous et l’oligarchie de quelques-uns. On peut aussi appeler une monarchie le gvt ou celui qui gouverne est désigné par l’hérédité et c’est à ce titre que la monarchie s’oppose à la république en ce sens que la monarchie exclut le principe électif au profit du principe héréditaire. Dans la plupart des dictatures il existe un parti unique même si l’apparence du multipartisme est conservée. petit père des peuples). à quelle condition peut-on parler de démocratie ? Distinctions entre régimes. Birman). Cette distinction ancienne n’est plus utilisée aujourd’hui car aucun Etat ne peut adopter pour forme de gouvernement la monarchie ou la démocratie au sens ou nous les avons définis. la démocratie peut signifier que ni un individu ni un groupe ne s’approprie le pouvoir. pour le peuple » Abraham Lincoln. Franco. Il est devenu habituel d’opposer la démocratie à la dictature (antithèse. On pourrait opposer les dictatures d’un homme (Mussolini. On entend la démocratie pluraliste et libérale (occidentale). Hitler) aux dictatures d’un parti (Khmers Rouges). technocratie…). Selon Philippe Ardant. par exemple les dictatures autoritaires (régimes des colonels en Grèce ou Pinochet) et totalitaires (Nord-Coréen. La plus importante oppose la démocratie aux dictatures.Chapitre 4 : La Démocratie. par le peuple. la démocratie et l’oligarchie. Fasciste. « Gouvernement du peuple. on peut aussi distinguer les dictatures empruntes d’une idéologie (Marxiste. mais de la même façon elle peut se réclamer d’une assise populaire (Staline. il existerait une 30aine de démocraties.

sans idéologie etc… Mais critères communs : -Mécanisme de répression. Selon l’idéologie marxiste la démocratie ne s’identifie pas à la liberté. Liberté = valeur cardinale. Et le pluralisme politique est l’expression de cet individualisme. la Corée du Nord et le Vietnam. il connaît des limites essentielles au bon déroulement de la vie en société. Depuis la chute du communisme. au point que l’on parle de parti-Etat. régime d’exception. §1 : La protection des libertés Libertés des citoyens + attachement des citoyens à leurs libertés. d’association. totalitaires.Il existe un grand nombre de dictature : les dictatures autoritaires. le parti absorbant l’Etat. Section 1 : La démocratie libérale Modèle politique occidental s’est imposé comme le seul modèle démocratique depuis la chute des régimes communistes. . elle ne peut se réaliser que par la quête de l’égalité réelle qui écarte et au besoin sacrifie la liberté politique. liberté d’expression. L’homme est aliéné dans la société bourgeoise. et pour se dégager de ces liens il doit s’intégrer à la collectivité et concourir à l’identification du socialisme. il en fait partie mais ne lui appartient pas. propagande. Dans les régimes communistes seul le parti communiste est autorisé. La démocratie libérale telle qu’elle est conçue en Occident est une conception individualiste. On peut considérer qu’il reste 4 Etats d’idéologie communiste aujourd’hui : la Chine. Dictature = antithèse de la démocratie. Art 5 : « Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché et nul ne peut être contraint à faire … » Libertés fondamentales : liberté d’aller et venir. L’individu est au centre de la société. Art 1er de la DDHC : « Les hommes naissent libres et égaux en droit » Liberté = droit naturel et imprescriptible des hommes. Respect dû à l’individu dont la société doit sauvegarder les libertés essentielles. d’un seul homme. La doctrine marxiste prétendait bâtir une autre démocratie. Cuba. une démocratie populaire ordonnée autour du principe d’égalité. Il ne peut exister de contre pouvoir. Pour autant le degré de liberté ne peut être indéfini. d’opinion. il n’existe plus qu’une seule forme de démocratie : la démocratie pluraliste et libérale. Elle ne peut exiger des hommes que ce qui est nécessaire à l’harmonie du groupe. -L’opposition peut elle s’exprimer ? -Privation totale ou partielle des libertés individuelles.

de la communication. Le monarque était propriétaire du pouvoir des lors qu’il l’avait reçu de Dieu. Il est titulaire du pouvoir constituant.Art 4 : la liberté s’arrête là où commence celle des autres. §1 : La souveraineté populaire ROUSSEAU. On a voulu théoriser. (Attention. Section 2 : Le titulaire de la souveraineté Jusqu’à la fin du 18ème siècle. Autrement la souveraineté appartient au peuple et plus précisément elle appartient à tous les citoyens entre lesquels elle est partagée. Il est donc fondamental de préserver la liberté de la presse. la souveraineté du peuple. Dans l’hypothèse d’un changement politique de l’équipe au pouvoir -> phénomène d’alternance (1961 par exple). Chaque citoyen est titulaire d’une parcelle de la souveraineté. distribuée de façon égale. Démocratie = pouvoir du peuple. Importance de l’exercice du droit de vote. Conception patrimoniale. C’est pourquoi il n’existe pas de pouvoir supérieur à celui du peuple en démocratie. Les citoyens doivent être éclairés et actifs. Mais droits de l’opposition n’ont été admis que progressivement. Conséquences : . abandonner l’idée que le conseil constitutionnel révise la constitution. §2 : Le pluralisme politique La démocratie suppose que le peuple puisse choisir ses gouvernants.) L’idée même que le peuple soit souverain est une idée relativement moderne (2 siècles) et même à ce jour elle n’a rien d’automatique. la souveraineté était royale. Le peuple est souverain. 1762. Il faut donc que toutes les opinions puissent s’exprimer. y compris les opinions choquantes ou qui ne plaisent pas. Cela suppose donc l’existence d’une opposition dans le régime. qui combatte la majorité politique du moment. Défend l’idée selon laquelle la souveraineté réside d’une façon directe dans l’universalité des citoyens. Il n’y a donc de choix que s’il existe un pluralisme politique. Du contrat social. combattue par les philosophes des Lumières Théorie de la souveraineté. pour la justifier. Y a-t-il une liberté pour les ennemis de la liberté ? Tenue d’élections libres et régulières pendant lesquelles les citoyens peuvent décider de changer de gouvernants. Deux conceptions distinctes de la souveraineté.

en tant que personne. il faut des personnes physiques qui parlent en son nom. La théorie de la souveraineté nationale amène à plusieurs conséquences : -La souveraineté est une et indivisible (=/ fractionnée entre tous les citoyens). Ces commissaires sont des commis du peuple. Exclu le régime représentatif. Il n’y a qu’une souveraineté. Mais Sieyès considère le peuple en tant qu’entité abstraite.• Si chaque citoyen possède une part de la souveraineté c’est de l’addition de ces volontés individuelles que va procéder la volonté générale. -Les représentants de la Nation doivent être désignés par la Nation. que Rousseau appelle des commissaires (attention. Qu’est-ce que le tiers état ? Pamphlet qui va rencontrer un très grand succès. Pour Rousseau la souveraineté réside dans l’universalité du peuple. Mais même dans une démocratie directe la peuple est quand même obligé de désigner des délégués. le moyen d’exprimer sa volonté. Ils sont investis d’un mandat impératif. qui représentent la Nation. c'est-à-dire . Art 3 de la DDHC : « Le principe de toute souveraineté réside dans la Nation. En 1789 on avait préféré la souveraineté nationale. Pour connaître cette volonté générale il faut donc consulter chaque citoyen. soit qu’il ratifie lui-même la loi soit qu’il désigne un délégué chargé de le faire en son nom. La théorie de la souveraineté populaire fut adoptée par les constitutions françaises de 1793 et 1795. §2 : La souveraineté nationale SIEYES. ne pas parler de représentants). Une démocratie dans laquelle le peuple se gouverne lui-même et directement. est dotée d’une volonté propre. Ils doivent agir selon la volonté des citoyens. et la Nation est une personne morale distincte des individus qui la composent et qui. Dans ces conditions. Pour Sieyès le peuple c’est la Nation. Implique dont un régime représentatif. la Nation délègue l’exercice de sa souveraineté (et non sa souveraineté) à ses représentants. celle de la Nation. -La Nation est obligée de déléguer sa souveraineté : puisque c’est une personne morale. Nation = citoyens réunis en un corps. La théorie de la souveraineté populaire postule forcément une démocratie directe. le peuple pris dans son ensemble. » Se distingue de la théorie de la souveraineté populaire par la définition qu’elle retient du peuple : Pour Sieyès comme pour Rousseau la souveraineté appartient au peuple. des agents auxquels le peuple délègue une partie de son pouvoir. Ces représentants vont vouloir pour la Nation et agir pour la Nation. nul corps nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. -Droit de vote = droit de chaque citoyen d’exprimer son pouvoir souverain. La souveraineté doit donc s’exercer personnellement et ne peut donc pas être déléguée. il n’y a pas autant de souverains qu’il y a de citoyens comme pour Rousseau. le suffrage doit être nécessairement universel.

Au XVIIIème le peuple français est très largement illettré et analphabète et donc inapte à se gouverner par lui-même et ce sont ces considérations qui vont faire que l’on va établir un régime représentatif. Conception de l’électorat-fonction pousse à un suffrage restreint. Portion jugée la plus apte. Ces deux théories emportent donc des conséquences sensiblement différentes sur la participation du peuple au pouvoir. C’est un modèle irréalisé car il n’a jamais existé de véritable démocratie (Forum & Agora). §1 : L’idéal démocratique : La démocratie directe. un type parfait qui non seulement est irréalisé mais également irréalisable. Au gouvernement direct. La démocratie directe est aussi irréalisable car la dimension même des états modernes rend impraticable un système dans lequel le peuple se gouvernerait directement (Facteur géographique et technique : complexité des affaires de la cité). Gouvernement direct du peuple sans le relai de représentants. titulaire de la souveraineté en délègue l’exercice à des représentants pour qu’ils agissent en . Ce régime représentatif va s’acclimater en France à partir de la fin du XVIIIème siècle et il s’est depuis diffusé dans le monde entier pour devenir la forme de gouvernement la plus rependue. Section 3 : Les modes d’exercice de la souveraineté. Rousseau : « Il n’a jamais existé de véritable démocratie et il n’en existera jamais ». Le gouvernement du peuple est idéal. Le gouvernement représentatif est né en Grande-Bretagne au XIIIème siècle (1265) avec la première réunion du parlement. Le gouvernement représentatif est celui dans lequel la nation. Le système politique dans lequel le peuple délègue à des représentants l’exercice de la souveraineté (démocratie représentative : exercice de la souveraineté par les représentants. Aujourd'hui c’est moins le défaut d’instruction que le désintérêt qui vient justifier la pérennité du système représentatif (Taux d’abstention aux élections). la plus capable. le peuple garde sa souveraineté) a procédé d’une nécessité.concrètement par les électeurs qui reçoivent pour fonction (et non comme droit) de désigner les représentants de la Nation (et non les leurs). C’est un idéal dans le sens ou elle incarne un modèle absolu. on oppose classiquement la démocratie représentative. -N’existe aucun lien entre le citoyen et le représentant puisque c’est le représentant de la Nation et non des électeurs. Les représentants n’ont pas à savoir ce que veulent les électeurs. §2 : La diffusion du régime représentatif : le gouvernement par délégation.

ils ne sont en aucune façon propriétaires de leur mandat. c’est ainsi que l’on a justifié la mise en place du régime représentatif. en revanche. Le peuple intervient donc à deux reprises. ces représentants tiennent leur pouvoir du peuple puisque leur désignation a procédé de leur élection par le peuple et le peuple peut donc les révoquer. l’origine de ce régime peut aussi être trouvée dans le fait de vouloir tenir le peuple à l’écart de l’exercice du pouvoir . élus à l’échelle locale. qui plus est. Le gouvernement représentatif apparaît comme un pisaller (faute de mieux) face à l’idéal gouvernement direct (panacée). Les représentants de la Nation tendent donc parfois à confisquer la souveraineté dont la nation est titulaire. Mandat parfait. Si une minorité du peuple est appelée à choisir les représentants. il faut se résoudre au gouvernement représentatif . Dans la mesure ou le peuple dans sa globalité désigne les représentants de la nation. Cette conception aristocratique a été défendue par Montesquieu : « Le peuple est admirable pour choisir ceux a qui il doit confier quelques parties de son autorité mais il n’est pas propre à gérer lui-même ». cependant. La nation en tant que personne morale a nécessairement besoin de personnes physiques. Si le peuple reste tenu à l’écart.• son nom. La Nation cesse d’être souveraine lorsque ses représentants se comportent comme étant eux-mêmes titulaires de la souveraineté.U il est aux côtés des parlementaires un des représentants de la Nation. Le régime représentatif peut-être analysé comme une concession faite au principe de réalité. c’est en effet parce qu’on le juge inapte que l’on met en place un régime représentatif qui procède d’une vue élitiste (aristocratique ?) du pouvoir. Carré de Malberg : « Ce n’est pas la volonté du peuple qui détermine celle de ses représentants. Devant l’impossibilité matérielle de la démocratie directe qui pourrait se concevoir uniquement dans des micros-Etats. c’est au contraire le peuple qui fait sienne par avance les volontés que ses représentants viendraient à énoncer ». en France. dans l’intervalle de deux élections. nous ne nous trouvons plus en présence d’un régime démocratique. Les représentants sont seulement investis de l’exercice de la souveraineté de manière temporaire . Le caractère démocratique du régime représentatif provient de ce que les représentants sont élus par le peuple. Très longtemps. Théorie de la représentation selon R. les représentants sont libres d’agir comme bon leur semble. C’est de cette fiction que l’on a pu mettre en place le régime représentatif mais c’est également de cette fiction qu’a découlé la déviation du régime représentatif. peut-on encore parler de démocratie ? René Capitant disait du gouvernement représentatif qu’il est une imposture car il veut se présenter comme un régime démocratique qu’il n’est pas. il est élu à l’échelle nationale. Identité confondue avec les parlementaires qui ont tendus à se comporter en . il a donc de fait plus de légitimité que les parlementaires. l’identité des représentants s’est confondue avec celle des parlementaires. ce sont les représentants (Jean Gicquel : « Au gouvernement du peuple par lui-même succède le gouvernement du peuple par ses représentants »). la responsabilité du pouvoir ne peut être assumée que par une minorité aisée et éclairée. depuis que le Chef de l’Etat est élu au S.

Il existe d’autres mécanismes de démocratie directe. encore une fois par le biais d’une pétition . encore une fois pétition -> Référendum (USA). sitôt qu’ils sont élus. promesses… Cette théorie de la représentation a été consacrée à la fin du XVIIIème siècle. Droit de Veto : Des citoyens peuvent opposer un droit de veto à des lois votées par le parlement. Droit d’initiative : Soit en matière constitutionnelle. le droit de vote . Les citoyens peuvent par le biais d’une pétition obliger le parlement à débattre d’un sujet particulier ou obliger un référendum à avoir lieu sur ce sujet (Suisse. lorsque le citoyen n’exerce pas son droit de vote. La liberté de vote parlementaire à laissé place à la discipline rigoureuse. bientôt en France ?). si bien qu’à l’époque les parlementaires étaient libres d’agir comme bon leur semble . Dans ces conditions. Le peuple est associé à une petite partie à l’exercice du pouvoir en intervenant directement dans la prise de certaines décisions. Le seul droit (mais le plus essentiel) qui reste au peuple est celui de désigner et révoquer aux représentants. aujourd'hui très peu de parlementaires peuvent se déclarer libres. d’être associée. La technique référendaire consiste à soumettre un texte aux électeurs qui se prononcent par oui ou par non. §3 : La Démocratie semi-directe. Espagne. soit en matière législative. JJR : « Le peuple anglais pense être libre. les critiques sur la confiscation du pouvoir par les parlementaires ont perdu de leur pertinence. il n’est rien ». ils viennent défendre les intérêts de leurs électeurs -> programme. il renonce de lui-même au seul droit qu’il a dans le cadre du régime représentatif. Si les parlementaires suivent les consignes d’un parti c’est parce que les électeurs se déterminent en fonction d’un parti. il est esclave. Référendum : Non seulement au plan national (1958) en France mais également au plan local (depuis 2003). Permet la participation du peuple. c'est-à-dire. Introduction de mécanismes de démocratie directe. d’un programme.véritables propriétaires -> Souveraineté parlementaire. Les électeurs d’une circonscription peuvent prendre l’initiative de révoquer un de leurs élus avant le terme de son mandat. Le peuple ne peut en • • • • . n’est déléguée à aucune autre autorité. Si elle recueille le nombre de signatures requises -> Référendum (Italie). En revanche le peuple est bel et bien tenu à l’écart du pouvoir en dehors des pouvoirs d’élection. il se trompe fort. Ces critiques doivent être tempérées dans la mesure où elles ne rendent pas compte du fonctionnement effectif des régimes représentatifs contemporains. USA. Art 3 : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum (mécanisme de démocratie directe venant tempérer les effets du régime représentatif). cependant il n’existait alors pas de partis politiques. Les parlementaires en effet se comportent comme des élus de leur circonscription. il ne l’est que pendant l’élection des membres du parlement. Jean Gicquel : « le pouvoir des citoyens se résume et s’épuise dans l’élection de leur représentants ». C’est pour casser cette souveraineté parlementaire que la réforme de 1962 a été effectuée. Italie.

Le plus souvent. si bien que l’électeur se prononce autant voire plus selon l’auteur que selon la question. Dérive plus actuelle du référendum : plébiscite à l’initiative des électeurs. L’histoire du droit de vote est celle de son extension continue et progressive à l’ensemble des citoyens. Au sujet du référendum on parle de votation et non pas d’élection. a triomphé au terme du suffrage restreint. Il a par exemple existé dans la Grèce Antique le tirage au sort . Technique de dévolution du pouvoir. Le doyen Maurice Hauriou parle de pouvoir de suffrage et non de droit de suffrage pour bien insister sur le fait que ceux qui ont le droit de vote détiennent en même temps un pouvoir. Exemple : échec du référendum portant sur l’institution du traité constitutionnel Européen. L’élection peut se définir comme le mode démocratique de désignation des gouvernants. le peuple se fait donc législateur d’un jour. Le suffrage universel. Ce droit de suffrage tend aujourd’hui dans les démocraties occidentales à être . nous sommes en présence d’un plébiscite. Section 1 : Le droit de suffrage Le droit de suffrage est le droit qui s’attache à la qualité d’électeur. En cas de réponse positive. le glissement du référendum vers le plébiscite est invisible. Le peuple détourne l’objet du référendum pour en faire une sorte de plébiscite à l’envers. les citoyens ayant la qualité d’électeur. en cas de réponse positive renforce le pouvoir de l’auteur de la question. §1 : Le corps électoral • Ceux qui détiennent le droit de suffrage.aucun cas modifier le texte qui lui est soumis. susceptible de modalités très différentes. Il est souvent présenté comme étant la technique type de la démocratie directe en ce sens qu’il offre au peuple la possibilité de ratifier la loi (Rousseau : «Toute loi non ratifiée par le peuple est nulle » dans le cadre d’une démocratie directe). Mais l’élection fut préférée et désignée comme le mode de désignation. spécialement lorsque l’auteur de la question est un individu et en particulier le président de la république. il est toujours très compliqué de séparer la question de l’auteur de la question. celui de désigner ses représentants. le texte est considéré comme adopté. Mais ce n’est pas le seul. Lorsque la consultation. Le référendum est toutefois critiqué car il peut se transformer en plébiscite (accorder la confiance à un homme). ce procédé était peut-être supérieur à celui de l’élection dans la mesure où il conservait et respectait d’avantage l’égalité entre les différents candidats. Chapitre 5 : L’Election Il ne peut y avoir de démocratie sans la tenue d’élections libres et à intervalles réguliers. c'est-à-dire le suffrage donné à tous les citoyens.

USA -> le système des taxes électorales a perduré jusqu’en 1964. Conquête longue et difficile. Il produit des résultats identiques puisqu’il profite aussi aux classes les plus favorisées de la société. Les résistances à accorder le droit de vote aux femmes ont perduré jusqu’à très récemment. On peut dater de la fin de la 2nde GM la diffusion du suffrage universel. Limitation du droit de vote par l’argent qui écarte les personnes les plus démunies de l’exercice du pouvoir. Avant il était restreint c'est-à-dire qui réserve le droit de vote à une fraction seulement des citoyens. l’argent allant souvent de paire avec l’instruction. Principe du vote égal a triomphé du vote plural (lorsqu’un même citoyen détenait plusieurs voix).universel et égal. ils ne sont pas des citoyens nationaux mais des citoyens locaux. On parle du suffrage universel masculin. Révision de 1992 leur a permis de voter aux élections municipales et de se présenter comme conseiller municipal. Il est acquis aujourd’hui dans les démocraties occidentales mais il subsiste des inégalités comme l’inégalité des circonscriptions électorales . La démocratisation du droit de suffrage a été conquise différemment à un rythme très variable selon les pays considérés. Cas des étrangers : remise en cause du principe fondamental selon lequel seuls les Français peuvent voter. On distinguait le suffrage censitaire et capacitaire : Le suffrage censitaire réserve le droit de vote aux citoyens qui possèdent une certaine fortune et qui payent un impôt : le cens. • L’égalité du suffrage Principe Anglo-saxon -> un homme. Jèze. GB -> abolition du suffrage censitaire en 1918. En France : 1944 / En Suisse : 1971/ Au Liechtenstein : 1984. Même si les étrangers n’ont pas le droit de vote ils peuvent participer à la vie politique. Exemple : France -> suffrage universel proclamé en 1793 mais la constitution de 1793 n’ayant jamais été appliquée il faut attendre 1848. Le suffrage capacitaire est réservé aux personne présentant une certaines capacité comme la détention d’un diplôme ou l’exercice de certaines fonctions (on retrouve l’idée d’électorat-fonction). Evolution de la notion même de citoyenneté. • L’universalité du suffrage Phénomène relativement récent. une voix. Ce sont les pays Anglo-américains qui ont été les premiers à octroyer le droit de vote aux femmes avec l’Etat du Wyoming en 1869. « Le suffrage des femmes en France ne compte pas beaucoup de partisans… » G. Aujourd’hui il s’est démocratisé dans la mesure où il n’y a plus de limitation.

De ce point de vue ils se distinguent des syndicats ou des groupes de pression qui visent simplement à influencer le pouvoir. En principe chaque élu devrait représenter un nombre égal à celui de chacun des autres députés. Or le découpage des circonscriptions est très délicat et politiquement sensible.(désignent le cadre géographique. Mais il est arrivé que le parti politique précède le groupe parlementaire notamment les partis politiques nés de luttes sociales comme le parti communiste ou le parti socialiste. On distingue les partis de cadre (ou de notable) et les parties de masse. Exemple : le parti communiste ou le parti socialiste. Les partis de cadre sont d’origine parlementaire et sont apparus au 19ème s. l’opinion et le vote des électeurs. Ils se constituent et agissent avec le but ultime de conquérir le pouvoir. Exemple : Jacobin et Girondins qui se regroupaient en fonction de convictions politiques. Or ils seraient placés dans la dépendance des partis puisque ce sont les partis qui leur donneraient leur investiture et donc leur élection au sein de la chambre. c'est-àdire que ce sont les partis politiques qui structurent la vie politique. Tous les partis politiques se sont développés grâce à l’extension du droit de suffrage. Les partis politiques sont des personnes morales qui disposent d’un patrimoine propre et peuvent aller en justice. Il a fallut attendre ? Pour consacrer officiellement les partis politiques car on pensait que leur existence même sapait la théorie de la représentation qui postule l’indépendance des représentants (indépendance vis-à-vis de leurs électeurs et de tout groupe politique). Une autre fonction est la sélection des candidats aux élections en donnant l’investiture. Le groupe parlementaire a existé avant le parti politique qui s’en distingue dans le fait que son action n’est pas limitée à l’Assemblé. §2 : Les partis politiques Les partis politiques en France concourent à l’expression du suffrage. En France ils prennent la forme d’associations selon la loi de 1901. On peut tenter de définir les parties politiques soit à partir de leur organisation soit à partir de leur nombre. Ils sont porteurs d’un programme qui traduit leur philosophie politique. ce qui génère inévitablement des inégalités et des disparités de représentation. Enfin ils ont la fonction d’encadrement des élus pour maintenir une certaine discipline. Aujourd’hui les partis politiques sont non seulement reconnus officiellement mais en plus ils concourent à l’expression du suffrage d’après la constitution. Exemple : le parti radical sous la 3ème République qui s’est d’abord matérialisé sous la forme d’un groupe parlementaire. . territorial au sein duquel se tiennent les élections). Ils sont nés parallèlement à l’existence des associations politiques. Ils exercent une fonction pragmatique dans la mesure où ils éclairent les électeurs sur les enjeux des élections et formulent des propositions. Les partis de masse sont nés au 20ème s des luttes sociales.

cas du chef de l’Etat en France depuis 1962) du scrutin indirect (intermédiaire -> grands électeurs élus pour l’universalité des citoyens. USA). partis du rassemblement du plus grand nombre. A l’origine les partis de masse sont des partis militaires qui essayent de multiplier le nombre d’adhérents de façon à mieux cerner leurs électeurs. Deux situations peuvent être envisagées : Soit le choix est binaire : la vie politique se structure autour de 2 partis. On peut aussi appréhender les partis politiques à partir de la relation qu’ils entretiennent entre eux : on parle de système de partis. Section 2 : Les modes de scrutin « Les modes de scrutin se définissent comme des règles techniques destinées à départager les candidats à l’élection » J. Gicquel. Exemple : système britannique -> travaillistes et conservateurs / USA -> démocrates et républicains. §1 : Les Systèmes Majoritaires. 3ème distinction : 2 modes de scrutin principaux -> le scrutin majoritaire et la représentation proportionnelle. On peut distinguer tout d’abord le scrutin direct (élu désigné sans intermédiaire par les électeurs. Il en résulte un affaiblissement des clivages : avantage -> alternance politiques. Le scrutin majoritaire à un tour et le scrutin majoritaire à deux tours. Ces différents partis vont entrer en compétition pour conquérir et exercer le pouvoir. multipartite. Le choix en France est aussi essentiellement binaire mais l’électeur droit choisir d’avantage entre 2 blocs qu’entre 2 partis -> la droite et la gauche depuis 1962. Il existe des variantes importantes des modes de scrutins majoritaires. Ils sont devenus des partis d’électeurs qui recherchent également à avoir le plus grand nombre d’électeurs mais ils ne s’identifient plus à une classe sociale donnée. De quoi dépend le fait que la vie politique d’un pays se structure autour de partis dépendants les uns des autres ou au contraire revendiquent leur indépendance ? En réalité la force des partis dépend beaucoup de l’histoire des luttes politiques du pays et de la culture. 2ème distinction : le scrutin de liste (on élit plusieurs candidats figurant sur une même liste) et le scrutin uninominal (on ne vote que pour un seul candidat). Ils s’efforcent de transcender les clivages politiques en minorant l’idéologie des programmes dont ils sont porteurs. de gauche et de droite. Le Scrutin majoritaire à un . Ce sont des partis ‘attrape tout’. Système bipartite. changement de l’équipe au pouvoir / inconvénient -> favorise l’abstention. Dans une démocratie authentiquement libérale et pluraliste les élections sont réellement disputées. Il existe 2 types de multipartisme : le multipartisme exacerbé (France de la 4ème Rep) et le multipartisme tempéré.Cette distinction a longtemps pu recouvrir les clivages politiques. Système bipartite. mais également et surtout du mode de scrutin.

le plus souvent prévoient le désistement au second tour du candidat le moins bien placé à l’issu du premier tour. Est élu le candidat ou la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. Ces alliances. on dit qu’il est mis en ballotage. Il arrive souvent que compte tenu du seuil requis pour se maintenir au second tour que seuls 3 candidats se maintiennent au second tour. en principe. Quel que soit le mode de SM. Cela signifie qu’un candidat ou une liste de candidats peut être élu sans avoir recueilli la majorité des suffrages. la formation politique la plus importante ne présente pas de candidats.tour est traditionnellement utilisé en GB (House of Communs). lorsque le candidat sortant n’est pas élu dès le premier tour. pour la aussi favoriser le candidat du petit parti. le SM2T permet aux petites formations d’obtenir quelques sièges à la chambre dans le cadre d’alliance que ces petites formations vont conclure avec les grands partis issus du même courant politiques qu’elles. La constitution d’une telle majorité conduit à des gouvernements de législatures. on parle alors de triangulaires. la majorité relative suffit pour être élu. Les conséquences de ce système sont également très simples et brutales en ce sens que seules les plus grandes formations du pays peuvent espérer être représentées à l’assemblée. Ce système comme le SM1T favorise les grands partis. Le principe du scrutin majoritaire à un tour est de désigner un seul élu ou élire une liste entière de candidats. homogènes. Le scrutin majoritaire à deux tours a lieu en France depuis 1958 pour les élections législatives (Sauf 1986). contrairement au 1 tour. Par ailleurs. aux élections législatives. c'est-àdire qu’il est contraint à un second tour de scrutin. c’est ainsi qu’en France. les candidats doivent avoir obtenu au minimum 12. l’attention affichée est de faciliter la constitution de majorités parlementaires stables et cohérentes. du même bloc politique.5% des suffrages pour se maintenir au second tour. Au premier tour est élu le candidat qui a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés. Le scrutin majoritaire à deux tours possède un système un peu plus complexe. au second tour est élu le candidat ou la liste qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages. Dans la mesure ou il est procédé un second tour. • Présentation des scrutins majoritaires. • La recherche de l’efficacité. il est procédé à un second tour de scrutin. Le SM1T de ce point de vue est le plus efficace car il réussit sauf exceptions le plus généralement la constitution de telles majorités car le SM1T a des effets simplificateurs en ce sens que le SM1T aboutit ài l’amplification du succès du parti vainqueur et la défaite du parti vaincu car il suffit d’une différence d’une . peuvent seulement se maintenir à ce second tour les formations politiques qui ont obtenues au premier tour un nombre minimum de suffrages. Plus rarement. c'est-à-dire des gouvernements assurés de se maintenir jusqu’aux prochaines élections car il bénéficie à l’assemblée d’une majorité parlementaire stable et cohérente. ces alliances peuvent également prévoir que dans certaines circonscriptions. cependant. Si aucun candidat n’a réuni la majorité absolue au premier tour.

c’est la recherche de l’équité • La recherche de l’équité. Ce SM2T. Le SM1T a parti lié avec le bipartisme en ce sens que les deux coïncident nécessairement. La représentation proportionnelle est le mode de scrutin le plus équitable car il donne à chaque formation politique un nombre d’élus correspondant à son importance dans le corps électoral. §2 : La Représentation Proportionnelle • Présentation L’élection à la représentation proportionnelle se fait nécessairement au scrutin de liste. Et de ce point de vue. Aux dernières élections présidentielles -> Trouble jeté par l’UDF.seule voie pour remporter le siège au 1er tour. En limitant la qualification au 2nd tour. Dans la mesure où ce SM2T oblige les partis à s’entendre. Il a cependant comme contrepartie la déformation de la représentation. le SM est le plus efficace. C'est-à-dire que l’on compare souvent le SM à un miroir déformant de la réalité politique car il aboutit à une surreprésentation des grands partis et à une sous représentation des petits partis et a fortiori des formations politiques extrêmes et c’est ainsi que certains courants d’opinion sont privés de toute représentation au parlement faite d’avoir conclu des alliances au second tour avec des partis politiques importants. On avait cru en 2002 que la bipolarisation souffrait dans la mesure où on avait appelé à voter à droite même les partis de gauche. ce mode de scrutin est le . le FN. il ne permet pas tjrs à permettre l’élection de telles majorité -> résultats plus aléatoires dans la mesure ou le SM2T oblige les formations politiques à s’entendre en vue du second tour. ses résultats sont plus aléatoires et il n’est pas toujours efficace… En tout état de cause. La bipolarisation de la vie politique française sous la Vème a été moins le faite du mode de scrutin que le résultat des modalités de l’élection présidentielle et plus particulièrement du mécanisme simplificateur du 2nd tour de l’élection présidentielle. Le SM2T a des effets plus incertains sur la constitution de majorités parlementaires stables. par le jeu de ses alliance conduit à un système de partis étant le multipartisme tempéré qui peut même aller jusqu’à une bipolarisation comme en France. Les formations politiques appartenant à un même camp sont tenues de s’entendre en vue du second tour. d’autres facteurs sont souvent plus déterminants dans l’apparition ou non d’une bipolarisation de la vie politique. Exclusion donc des formations politiques extrêmes. L’objectif de la représentation proportionnelle. le mode de scrutin oblige nécessairement les formations politiques du pays à soutenir l’un ou l’autre candidat des partis. En France. Les modes de scrutins ne sont pas pour autant seuls à déterminer les systèmes de partis. faute d’alliance conclue avec d’autres partis ne dispose d’aucun siège alors qu’il a recueilli 5% environ tandis que le PC avec un peu moins de voix a obtenu 15% de sièges. Chaque liste de candidat obtient un nombre de sièges équivalent au nombre de suffrages qu’elle a recueilli.

Chapitre 6 : La Séparation des pouvoirs La séparation des pouvoirs définit le principe général d’organisation du pouvoir dans l’Etat. C’est selon ce principe général que le pouvoir s’organise dans l’Etat. L’idée générale est de concilier l’efficacité s’attachant au SM et l’équité du SP. tantôt souple . les différentes fonctions étatiques doivent être exercées par des organes distincts. le pouvoir est distribué entre plusieurs organes spécialisés. La majorité parlementaire va dépendre d’une alliance conclue au sein du parlement avec de plus petites formations. Cette proposition si elle devait être mise en œuvre ne le serait pas par la constitution mais par une simple loi. ni des autres partis. Le comité Balladur a proposé d’introduire une dose de %elle (5%) pour l’élection des députés. législatif et judiciaire. si la puissance d’Etat (souveraineté) est une. autrement dit. §3 : Les systèmes mixtes.• plus équitable et le plus juste. Multiplie le nombre des partis à la chambre -> Eclatement de la représentation puisque la représentation est fragmentée la multitude de partis -> Inefficacité pour la constitution de majorités parlementaires cohérentes et stables. Cette proposition ne recueille l’accord ni du parti dominant. le FN a été représenté d’une trentaine de députés ce qui lui avait permis de créer un groupe à l’assemblée. à une typologie des régimes politiques qui oppose les régime pratiquant la confusion des pouvoirs à ceux qui pratiquent une séparation tantôt stricte. C’est à cette théorie que l’on doit les appellations de pouvoir exécutif. C’est encore cette théorie qui a servi de fondement au cours du XIXème siècle a une classification des régimes politiques. -> Multipartisme exacerbé et affirmé. Ces alliances sont nouées en dehors des urnes et sont fragiles elles donnent enfin une influence sans commune mesure aux petites formations avec une importance réelle dans le corps électoral. C’est ainsi que pendant les élections de 1986. tous les partis sont représentés si bien que la représentation %elle. En vertu de ce principe. Toutes les formations politiques disposent de sièges à l’assemblée et de ce point de vue. C'est-à-dire que la vie politique est animée par une multitude de partis indépendants les uns des autres devant le corps électoral. Cette théorie reste la plus célèbre des théories constitutionnelles. Théorie à laquelle Montesquieu a attaché son nom. Il existe une variété de scrutins mixtes qui découlent de la variété de combinaisons retenue entre scrutins majoritaires et représentation proportionnelle qui peuvent se combiner selon des techniques infinies. Cette réforme n’est soutenue par aucune des formations politiques. Scrutin Mixte : Municipales en France pour les communes de plus de 3500 habitants et en Allemagne. elle risque donc de ne pas être adoptée. Probablement le terme de distribution des pouvoirs serait plus explicite. -> Photo fidèle et instantanée du corps électoral. Il y a toutefois une idée générale qui est de donner une prime au parti qui recueille le plus de voix tout en assurant la représentation des petites formations. vu que tous les partis sont représentés. Il n’existe pas un scrutin mixte mais une pluralité de scrutins mixtes.

Section 1 : La Théorie Classique de Montesquieu. On va envisager successivement la théorie de Montesquieu et la façon dont ce principe a été mis en œuvre.des pouvoirs. Montesquieu relève le fait que la liberté politique ne se trouve pas que dans les gouvernements modérés mais dans le même temps. §1 : Le Principe Le principe de la séparation des pouvoirs trouve ses origines dans la fin du fin XVIIème siècle dans l'œuvre de John Locke. La séparation des pouvoirs est devenue la marque des régimes authentiquement libéraux. la sûreté. autrement dit. S'inscrivant dans la pensée libérale. Elle ne permet plus de rendre compte du fonctionnement actuel du pouvoir. elle a cependant beaucoup perdu de sa portée face aux nouvelles formes d’aménagement du pouvoir.Pouvoir Législatif: Pouvoir de faire la loi . développée par John Locke. Montesquieu au milieu du XVIIIème siècle s'inspire de la théorie de Locke mais il lu donne une toute nouvelle portée dans L’Esprit des Lois publié en 1748. il considère qu'il y aurait un grand risque si le pouvoir législatif n’était pas autonome. il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites" La seule garantie que l'on a que les gouvernements modérés respectent la liberté politique . qui lui se basait sur l’égalité.Pouvoir Fédératif: Pouvoir de faire la guerre . Montesquieu est un penseur libéral épris de liberté à la différence de Jean-Jacques Rousseau. Pour la première fois apparaît l’idée que les fonctions exécutives et législatives doivent être exercées par des pouvoirs distincts. "C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. . tous les régimes politiques libéraux se réclament de cette théorie. c'est-à-dire la liberté individuelle face aux risques d’arbitraires du pouvoir. John Locke fait ressortir trois fonctions étatiques pour lesquelles correspondent 3 pouvoirs. John Locke relève qu'il n'est pas possible de confier les pouvoirs exécutifs et fédératifs à des organes différents mais en revanche. Pour Montesquieu. Cette théorie continue d’être invoquée comme le principe général d’organisation des pouvoirs dans l’Etat. il relève qu’elle ne se trouve pas dans tous les gouvernements modérés. reprise par Montesquieu. Aujourd'hui. authentiquement démocratiques. Ce dernier publie 2 traités intitulés traité sur le gouvernement civil dans lesquels il se livre à une analyse des tâches de l'Etat. Cette théorie reste étroitement liée à la philosophie des lumières. Montesquieu recherche le système gouvernemental qui garantirait au mieux la liberté politique.Pouvoir Exécutif: Qui exécute la loi. ce n’est pas la démocratie (le système) mais c’est celui qui garantirait le mieux la liberté politique. . relations extérieures de l'Etat.

condition de la liberté politique et cette idée était révolutionnaire car à l'époque. La seconde qui représente le peuple : La Chambre Basse. « Tout serait perdu si le même homme. c'est-à-dire que chacun puisse s'opposer aux décisions de l'autre.c'est de limiter le pouvoir des gouvernements. la liberté politique ne peut venir que de la séparation de ces trois pouvoirs en trois organes distincts. Qui vont lui donner une grande importance en l’inscrivant dans la DDHC le 26 août 1789 avec l’article 16 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des . il faut aussi que ces puissances collaborent l'une avec l'autre sans quoi. Il élabore une théorie constitutionnelle à partir de l'observation de la pratique du régime britannique. pour Montesquieu. Toutefois. Si les puissances doivent êtres indépendantes l'une de l'autre. "Il faut que par la disposition des choses le pouvoir arrête le pouvoir" Montesquieu. Montesquieu ne combattait pas la monarchie mais l’absolutisme royal. il veut donner à ces puissances 2 facultés : Statuer et Empêcher . elles pourraient s'empêcher l'une et l'autre. Montesquieu ne s'attache donc presque qu'à la puissance législative et exécutrice . Le pouvoir de juger est quand à lui confié à des tribunaux temporaires composés par des personnes venant du corps du peuple. Le pouvoir de juger est en quelque sorte un pouvoir nul car ce n'est pas une puissance proprement politique. il faut absolument modérer le pouvoir.La puissance de juger : Pouvoir de punir les crimes et de juger les différents entre les particuliers. La puissance législative a 2 assemblés : La première qui représenterait le corps des nobles : La Chambre Haute. donc pour Montesquieu.Statuer : Faculté de prendre des décisions dans le champ de ses attributions. le même organe. « Elles sont forcées d’aller de concert ». Toutefois. Montesquieu distingue 3 pouvoirs : . c'est la recherche de l'équilibre des pouvoirs. Montesquieu admet que des 3 puissances seules les puissances législatives et exécutives sont de pouvoirs proprement politiques.Empêcher : Ils doivent disposer des moyens de se neutraliser mutuellement. Pour Montesquieu.La puissance législative . étudiant la constitution d'Angleterre va tirer de cette étude les principes de sa théorie. L'idée de Montesquieu est d'affaiblir le pouvoir pour réaliser un gouvernement modéré. §2 : La réception de la théorie de Montesquieu Théorie qui va profondément influencer les révolutionnaires de 1789. . le même corps ou le peuple lui même concentrait les trois pouvoirs ». la France est sous un régime de monarchie absolue. La séparation des pouvoirs n'implique pas le cloisonnement des pouvoirs.La puissance exécutrice .

Exemple : La constitution Américaine . À l'époque. A. « Les 2 pouvoirs ne sont jamais que les rouages d'une même mécanique » J. . §1. Désormais. • Interdépendance ou cloisonnement : différence selon l'interprétation.pouvoirs déterminée n’a point de constitution ». . Il est conçu à la fin XVIIIème siècle comme un organe second. l’équilibre résulte moins des dispositions de la constitution qui ont été prises pour déterminer la séparation des pouvoirs mais il résulte plus des rapports de force politiques.Les révolutionnaires ne peuvent confier tous les pouvoirs à une seule assemblée. L'évolution des fonctions. . en revanche. La séparation des pouvoirs entre 2 autorités constitue le fond commun à tous les régimes politiques libéraux passés et présents. Il y a 2 éléments principaux. La séparation des pouvoirs est donc une condition d’existence de la constitution. Le pouvoir exécutif n'a qu'une simple fonction d'exécution et non pas d'impulsion. subordonné au pouvoir législatif. Les fonctions du pouvoir exécutif.Il est alors interdit de confier l'exercice de la souveraineté à un seul organe. • Problème : Cette séparation stricte peut très vite se révéler impraticable car elle conduit à l’isolement des pouvoirs. Les premières constitutions modernes (fin XVIIIème) ont parlé d'une séparation stricte entre les pouvoirs : chaque pouvoir est enfermé des une fonction déterminé et est donc empêché d'empiéter sur la fonction du pouvoir voisin. Dès lorsque la théorie de la séparation des pouvoirs fut inscrite dans la constitution. Les fonctions exercées par chacune des autorités politiques ont profondément évolué depuis la fin du XVIIIème siècle. c’est une définition de la constitution. seul le pouvoir législatif procède d'une élection donc il dispose d'une légitimité que les autres pouvoirs n'ont pas. Gicquel La théorie continue à servir de base mais elle ne permet plus à elle seul de rendre compte de l'aménagement contemporain du pouvoir. Section 2 : L'aménagement contemporain du pouvoir. la première constitution de 1791.On ne peut reconnaître la souveraineté royale. il s'agit de savoir si cette séparation doit être tranchée d’une manière souple ou d’une manière rigide. cela eut des implications concrètes dans l'organisation a du système politique de l'Etat. Le pouvoir législatif doit tout de même conserver un lien avec le pouvoir exécutif sinon le pouvoir exécutif peut refuser d'appliquer les nouvelles lois ou le pouvoir législatif peut ne pas allouer de budget au pouvoir exécutif. c’est ce pouvoir qui met en œuvre. le pouvoir exécutif est devenu le pouvoir premier de l'état car c'est lui le pouvoir d'impulsion. . C'est pourquoi la constitution de 1791 distribue les pouvoirs entre l'assemblé et le roi.

Car censurer la loi. la fonction législative et le contrôle du gouvernement. la théorie de Montesquieu a perdu de sa pertinence. influencer et même diriger la procédure législative. ces pouvoirs ont cessé d’être en opposition. En ce qui concerne l’autorité judiciaire. Le parlement est donc devenu un lieu de débat d'où l'importance primordiale que les grands débats politiques aient lieu dans le parlement. l’écarter -. c’est censurer l’auteur de la loi. pourrait-il y avoir un antagonisme entre les deux pouvoirs ? Désormais. Chacun de ces pouvoirs ont évolué depuis Montesquieu de manière considérable. Ainsi. aujourd’hui la séparation des pouvoirs passe entre la majorité et l’opposition. ces deux pouvoirs sont détenus par un même parti parce que le parti a remporté les élections législatives. Le devenir du parlement. pour éviter que l’un des pouvoirs ne prenne l’ascendant sur l’autre. les pouvoirs législatifs et exécutifs étaient considérés comme des pouvoirs potentiellement antagonistes L’idée était d’équilibrer les deux pouvoirs. dans ces conditions. En réalité. il a le pouvoir de censurer l’action du gouvernement. les parlements remplissaient trois fonctions : La représentation. la vie politique oppose la majorité et l’opposition. Auparavant. §2 : Le phénomène majoritaire. le gouvernement va être choisi dans les rangs de ce parti victorieux. l’antagonisme s’est déplacé entre majorité et opposition. la séparation entre les pouvoirs passait entre un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif.B. A l’époque de Montesquieu. projets de loi…) Le gouvernement détient spécialement en France des prérogatives très importantes pour peser. Ces fonctions de l’autorité judiciaire ont été bouleversées par l’établissement du Conseil Constitutionnel. Nous pouvons constater aujourd'hui que l’âge d’or du parlementarisme est passé. aujourd’hui. Dans la théorie de Montesquieu. Le juge est devenu un censeur du gouvernement : il peut censurer la loi – ou bien aux Etats-Unis. dans les régimes politiques libéraux. Aujourd’hui ces fonctions ont toutes survécues mais deux d’entre elles sont en survivance : La représentation parlementaire étant concurrencée par la représentation de l’exécutif et la fonction législative est concurrencée par le pouvoir exécutif (règles. ordonnances. Comment. Mais ce n’est pas seulement les fonctions de ces pouvoirs. c'est sa fonction de contrôle qui a vocation à devenir la première des fonctions parlementaire. l’idée qui prévalait au XVIIIème consistait à faire du juge la bouche de la loi. Or. . ce sont les rapports qu’ils exercent entre eux qui ont profondément évolués. Dès lors que le parti remporte le Parlement. Les fonctions du pouvoir législatif. On les considérait comme un antagonisme. Pour une simple raison. Aujourd’hui.

Dans sa recherche d'équilibre des pouvoirs. . il faut prendre du recul. ce qui est garant du bon fonctionnement de la démocratie. Il n'organise en aucun cas la suprématie du président. Il y a donc un double équilibre à garantir aujourd’hui dans les démocraties libérales. Le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ne sont pas séparés : cette soudure est due au principe de majorité. L'équilibre peut-être aménagé de deux façons: soit par le moyen d'une séparation rigide. Section 1: la théorie classique de Montesquieu Quête de l'équilibre entre les pouvoirs. De la même façon. Désormais on opposera donc régime présidentiel et régime parlementaire. qui peut-être souple ou stricte. leur poser des limites pour garantir la liberté. le régime présidentiel va dresser un pouvoir concurrent: le pouvoir du parlement (du Congrès). Cette distinction est une classification classique. Si c'était le cas. L’opposition vient limiter la toute puissance du parti majoritaire. Chapitre 7 : La Classification des Pouvoirs. Pour autant elle ne revêt pas un caractère absolu car distinguer les régimes politiques suppose de conjuguer différents critères. cela passe par la garanti de la participation de l’opposition à la vie politique. si l'on se fonde seulement sur le texte de la constitution. stricte. La théorie de la séparation des pouvoirs a servi de fondement au cours du 18ème siècle à une classification des pouvoirs qui oppose les régimes de confusion des pouvoirs aux régimes qui pratiquent la séparation des pouvoirs. pour qu'aucun des deux pouvoirs ne prenne l'ascendant sur l'autre. la réalité d'un régime politique s'étudie par la pratique. Gicquel dit qu'il est le "mal nommé". tranchée des pouvoirs qui débouche sur le régime présidentiel. l'étude des partis politiques est déterminante pour rendre compte du fonctionnement réel de la vie politique et du pouvoir. il n'y aurait pas de SDP. §1 : Le régime présidentiel J. soit par une séparation souple qui conduit au régime parlementaire.Et si il faut établir un équilibre pour le fonctionnement démocratique du pouvoir. Mais la clé d'analyse reste la SDP. C’est pourquoi la théorie de Montesquieu n’a plus lieue . De ce point de vue le régime présidentiel est celui qui garantit le mieux le pouvoir du parlement. sa seule analyse est insuffisante pour rendre compte du fonctionnement réel d'un régime politique. La démocratie suppose une majorité et une opposition. Deux pouvoirs rivaux qui se font face.

Il est donc nécessairement républicain. Indépendance fonctionnelle et organique. Le Parlement dispose de tout le pouvoir législatif. équilibre. Il s'entoure de collaborateurs qu'on appelle des secrétaires (les secrétaires d'Etat américains ne sont pas comparables aux ministres français car ils sont responsables uniquement devant le chef de l'état et pas devant l'assemblée. en Afrique et en Amérique du Sud. mais caractérisés par la collaboration des pouvoirs et non l'indépendance. mais c'est une conséquence de la forme fédérale. (Exemple : la France) Le parlement est mono ou bicaméral (1 ou 2 chambres) Aux USA il y a deux chambres. Condamnés à vivre ensemble jusqu'aux prochaines élections. Il se caractérise par un équilibre entre pouvoir exécutif et législatif et ce qui le distingue du régime parlementaire est l'indépendance réciproque de chacun des deux pouvoirs. Les Pères Fondateurs étaient imprégnés de la philosophie des Lumières et se sont employés à affaiblir le pouvoir en mettant en œuvre la SDP. On peut considérer aujourd'hui que seuls les États-Unis ont un régime présidentiel. Élection au suffrage universel. et non du régime présidentiel. mais ces régimes ont dérivé en suprématie du pouvoir présidentiel qui a pris l'ascendant sur le pouvoir législatif. Si conflit. de même que le pouvoir exécutif est dans sa totalité confié au président. Démarche volontariste des Pères Fondateurs de vouloir donner un régime présidentiel. ne constitue pas une condition suffisante à la qualification du régime présidentiel. tient à l’absence de droit de dissolution) et fonctionnelle. Risque de paralysie du système. direct ou indirect qui toutefois. D'autres pays ont souhaité mettre en place un régime présidentiel. c'est-àdire que chacun des deux pouvoirs agit isolément dans sa sphère d'attribution et ne peut mettre en cause celle de l'autre. Par définition dans un régime présidentiel l'exécutif est monocéphale (c'est-à-dire une seule tête) : le pouvoir exécutif appartient à un seul titulaire qui cumule les attributions (fonctions) de chef de l'Etat et de chef de gouvernement. §2 : Les régimes parlementaires Là encore. Déclinaison de la théorie de la SDP. comment le résoudre puisque le président ne peut dissoudre le Congrès ? Il n'y a aucun mécanisme prévu dans la constitution. régime de SDP. Il existe autant de modèles de régimes parlementaires que de pays ayant adopté cette . théorie de Montesquieu… Mais ce n'est pas la suprématie du Parlement.) Le régime présidentiel prévoit l'élection du titulaire du pouvoir exécutif.Apparu au 18ème siècle avec la constitution des États-Unis de 1787. Régime présidentiel prôné par Balladur et Lang mais mis en minorité dans les propositions du comité. Le président ne peut pas être renversé par le Congrès. SDP organique (-> aucun des deux pouvoirs ne peut menacer l’autre .

GB). Exécutif est bicéphale: . Attention le régime parlementaire n'organise pas la suprématie du parlement ! La forme fédérale impose un parlement bicaméral. Aujourd'hui la tendance est au bicamérisme atténué. A résulté des événements politiques. Succès exceptionnel en Europe -> devenu régime de droit commun car tous les pays l'ont adopté. Les membres du gouvernement apposent leur contre-sein. Donc le régime parlementaire peut s'acclimater aussi bien à une république qu’à une monarchie (majoritaire en Europe) . l'Assemblée Nationale (dispose du dernier mot que peut lui donner le premier ministre + seule l'AN peut renverser le gouvernement . Le régime parlementaire trouve son berceau en Grande-Bretagne. car ses actes sont contresignés par le chef du gouvernement. mais elle est préférable. chancelier (RFA). Différenciation entre deux organes étatiques. Bicamérisme atténué (=/ bicamérisme parfait ou intégral -> Parlement dont les deux chambres disposent exactement des mêmes prérogatives) En France sous la troisième république: bicamérisme parfait. En France. le roi et le parlement. Il n'est pas élu mais nommé par le chef de l'état et investi par la chambre. "Le roi règne. Il met fin à l'absolutisme royal. rien n'impose la présence d'une deuxième chambre. souvent citée comme le modèle du régime parlementaire. bicamérisme au profit de la chambre basse (celle qui est élue directement au suffrage universel). Et c'est au sein de cette majorité qu'il est normalement choisi (exples: en GB et en France).un chef de gouvernement : porte des noms différents selon les pays envisagés: premier ministre (FR. mais ne gouverne pas" Adolphe Thiers. Aucune convention ne s'est réunie (à la différence de la Convention de Philadelphie) Différentiation dans un premier temps puis collaboration dans un second. il est le résultat d'un rapport de forces nouveau entre le roi dont le pouvoir commence à décliner et le pouvoir parlementaire en pleine expansion.forme de gouvernement. Il doit disposer du soutien de la majorité à la chambre. Postule la collaboration entre pouvoir pouvoirs législatif et exécutif. sinon il est renversé. Dans tous les pays où ce régime est apparu. Le chef du gouvernement est responsable devant la chambre.un chef de l'état: peut être un roi ou un président. La responsabilité politique du chef de l'état ne peut être remise en cause. Apparaît en GB au milieu du 18ème siècle puis se développe dans d'autres pays. par le vote d'une motion de censure) dispose de prérogatives supérieures à celles du Sénat. Collaborent l'un . Dans les autres états. La responsabilité est endossée par le gouvernement. hormis la Suisse. vient limiter le pouvoir puisqu'il distribue le pouvoir entre deux autorités. président du conseil (Italie)… Ce partage est devenu formel: à l'exception du cas français. les fonctions du chef de l'état sont purement symboliques même s'il ne faut pas négliger son influence morale. ~ du hasard. il n'a pas à rendre compte de ses actes.

Régime parlementaire majoritaire : décrit un système parlementaire qui réalise l’union. Les modalités d'un régime dépendent de l'histoire. Distinction commode. Solidarité réciproque unie le gouvernement à sa majorité. Réciproquement: le parlement et particulièrement la chambre basse dispose du vote de la censure. càd qu’il est souvent mis en œuvre après un régime d’assemblée (régime de suprématie de l’Assemblée). à la fois devant la chambre mais aussi devant le chef de l'état. On a donc procédé à une classification des régimes parlementaires : -Au 19ème s on distingue le régime parlementaire dualiste du régime parlementaire moniste : Régime parlementaire dualiste : régime dans lequel le gouvernement est doublement responsable. didactique en ce sens qu’elle permet de dresser une typologie . Un seul parti domine. la fusion du gouvernement et de sa majorité parlementaire dans l’exercice du pouvoir.] Le régime parlementaire a connu un succès considérable: il est devenu en Europe le régime de droit commun. de la culture… C'est pourquoi il n'existe pas de ms un mais des régimes parlementaires. à garantir l’autorité et la stabilité du gouvernement même en l’absence de majorité parlementaire. Evolution du dualisme au monisme traduit le déclin du pouvoir royal et l'ascension corrélative du chef de gouvernement. Marque essentielle du régime parlementaire: le gouvernement est responsable devant le parlement. Def: c’est un ensemble de règles de techniques juridiques destinées à asseoir.avec l'autre dans l'exercice des fonctions qui sont les leurs. Ils gouvernent ensemble sous le contrôle de l’opposition. Collaboration sanctionnée par la révocabilité mutuelle des pouvoirs exécutifs et législatifs. Proposition de lois toujours d'origine parlementaire Projet de lois toujours d'origine gouvernementale. [Attention le régime français EST un régime parlementaire. Dans régime parlementaire équilibre par la révocabilité mutuelle alors que dans régime présidentiel équilibre par le fait justement que chacun des deux pouvoirs ne peut remettre ne cause l’autre. Exercice du droit de dissolution: le pouvoir exécutif met prématurément terme au mandat des parlementaires. Régime parlementaire moniste : une seule responsabilité. devant la chambre. -Au 20ème et 21ème s on distingue le régime parlementaire rationalisé du régime parlementaire majoritaire : Régime parlementaire rationalisé : régime parlementaire assaini. Chaque pouvoir peut mettre en cause l'autre pouvoir.

Section 2 : Les régimes de confusion des pouvoirs Régimes dans lesquels les pouvoirs. typologie significative. En régime présidentialiste le président ne trouve aucune autorité concurrente (alors qu’en régime présidentiel il a en face de lui le Congrès). pratique déviante du régime parlementaire. Concordance des majorités parlementaire et présidentielle. que l’on classe pourtant dans une seule et même catégorie. bien que séparés. elle est relative car même en régime présidentiel il existe des phénomènes de collaboration entre les pouvoirs. Le président est élu au suffrage universel et peut donc être révoqué par le peuple. Au début donc. ils mettent en œuvre le projet élaboré par le président. Pour autant elle n’est en aucun cas parfaite. Reste un régime très contingent. Le seul point commun est l’élection au suffrage universel des gouvernants. équilibre qui vient du fait que chacun des pouvoirs peut mettre en cause l’autre. résulte de la pratique. mais on parle parfois de dictature de l’exécutif. l’un prend l’ascendant sur l’autre. [Aujourd’hui on parle d’hyper présidentialisme] Vérifier si gouvernement dispose de la majorité parlementaire. ne peut pas être assuré de la stabilité car peut être privé du soutien de sa majorité. puis dérive lorsque l’assemblée tout en conservant son droit de mettre en jeu la responsabilité . De plus le gouvernement en régime parlementaire est assuré de la même stabilité que le pouvoir exécutif en régime présidentiel. On parle de régime présidentialiste lorsque le pouvoir dominant est le pouvoir exécutif et de régime d’assemblée lorsque le parlement prend l’ascendantsur l'executif.(référance à la convention sous la revolution) Pourquoi le gouvernement procède à son propre assujettissement ? Régime d’assemblée = dérive du régime parlementaire. =/ Fait majoritaire : décrit une union entre le gouvernement et sa majorité dans l’exercice du pouvoir et non plus entre le président et sa majorité (y compris en période de cohabitation). sont déséquilibrés les uns par rapport aux autres . §2 : Le régime d’assemblée Ou gouvernement conventionnel. Parlement et gouvernement sont au service du président. Pas prévu par la constitution. Le fait que le régime présidentialiste concentre tous les pouvoirs ne fait pas de lui une dictature.simple des régimes politiques qui repose sur une mise en œuvre différenciée de la SDP. §1 : Le régime présidentialiste On parle aussi de régime semi-présidentiel (Maurice Duverger) mais peut prêter à confusion car laisse à croire qu’il existe une filiation entre régime présidentiel et semiprésidentiel. ce qui n’est pas le cas puisque l’un est un régime de SDP et l’autre de confusion des pouvoirs. Enfin il existe des régimes parlementaires extrêmement différents.

Le régime parlementaire britannique est le fruit d’une longue évolution historique dont le point de départ est la crise de la monarchie absolue au XVIIème siècle. voire du hasard. En GB le pouvoir est passé du monarque au parlement puis du parlement au cabinet sans réformes. pour des raisons politiques. càd ne fera plus usage de son droit de dissolution. §1 : La formation du régime parlementaire. Particulièrement manifeste en France sous la 3ème République à partir de 1789. soit le droit de dissolution. A l’époque. Soit l’exécutif. A chaque climat politique donné va correspondre un régime parlementaire donné. face à lui se trouve un parlement en pleine expansion. renonce à utiliser son droit de dissolution (en 1789 le président Jules Grévy annonce qu’il n’"entrera jamais en lutte contre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels du régime parlementaire". est entouré de tellement de contraintes qu’il devient impossible à mettre en œuvre. Conflit inévitable entre les deux pouvoirs. le pouvoir royal est encore fort mais il connaît une phase de déclin . précédents. Nous verrons ensuite le régime Allemand qui offre un bon exemple de régime parlementaire rationalisé. de ‘parlementarisme absolu’ (R. -> Dictature du législatif. Les applications parlementaires varient selon le système de partis et la culture politique propre à chacun des pays qui l’ont adopté. Carré de Malberg). n’a plus à craindre la dissolution. L’assemblée se comporte en maître absolu et finit par oublier qu’elle n’est pas titulaire de la souveraineté (confisque donc l’apanage du peuple). coutume -> toujours susceptible de changement). pour désigner cette période. Cette construction du régime parlementaire au gré des circonstances a été rendu possible par la forme particulière de la constitution britannique (usages. Mais les régimes ont toujours voulu restaurer l’autorité de l’exécutif (nécessaire pour comprendre l’origine de la 5ème République). même s’il est prévu par le texte de la constitution. • C’est en UK que le régime parlementaire est apparu.) . . 2ème Partie : Les régimes politiques étrangers Chapitre 1 : La diversité des régimes parlementaires Existence d’une grande variété de régimes parlementaires eu égard au nombre de pays le pratiquant et eu égard des différentes formes qu’il emprunte. Section 1 : Le Régime parlementaire en Grande-Bretagne Le régime parlementaire en GB a résulté du jeu des évènements politiques. On a parlé. Reconnaissance au XVIIIème siècle avec la reconnaissance de la responsabilité politique du cabinet devant la chambre des communes.du pouvoir exécutif par la censure.

Cet acte vient limiter par la force des choses les pouvoirs du souverain. Au décès de Cromwell en 1660. c'est-à-dire que les ministres sont les membres de ce conseil privés. Pouvoir d’abord budgétaire se doublant d’un pouvoir législatif au XVème siècle. En 1640. La monarchie va tomber dans l’absolutisme. Il manque alors le principe de responsabilité politique. l’assistent. En 1689 -> Bill of Rights. c'est-à-dire les conseillers particuliers du Roi qui l’aident. L’arrivée des Tudors sur le trône de GB va marquer une rupture avec ce principe représentatif. Les anglais vont faire appel à Guillaume d’Orange (protestant) qui est le gendre de Jacques II (catholique) et le petit fils de Charles Ier qui va débarquer sur les côtes anglaises en 1688 et Jacques II va s’exiler à la cour de Louis XIV : Glorieuse Révolution. les parlementaires vont se reconnaître des droits de rédiger des projets de loi et le droit de les adopter. A son décès en 1625. Les parlementaires vont tenter de limiter les prérogatives royales avec la pétition des droits en 1628. La responsabilité politique du cabinet devant la chambre est la marque du régime parlementaire. Charles 1er lui succède et son goût pour le pouvoir personnel va le faire entrer en lutte avec le parlement car il veut défendre la prérogative royale face au privilège du parlement qui compte notamment le droit exclusif de voter l’impôt. le conseillent dans la prise de décisions. En GB. une révolution va éclater qui se soldera en guerre civile et exécution de Charles 1er en 1649.• L’affirmation du parlement contre la couronne. Le parlement en tant qu’organe représentatif date en GB du XIIIème siècle (1265) lorsqu’on été admis à siéger au sein du parlement des représentants de chaque comté qui formaient le royaume de GB. Au XVème siècle. Jacques II va succéder à Charles II mais il montre beaucoup moins de souplesse dans l’exercice du pouvoir. Cromwell établit la république en GB. Guillaume III accède au trône grâce à un pacte passé avec le parlement. le parlement anglais intervient constamment dans les affaires des royaumes. Ce conseil des vassaux avait reçu de la Magna Carta (1215) le droit de consentir l’impôt (c'est-à-dire que le monarque devait avoir l’accord du conseil des vassaux pour récolter le produit de l’impôt -> 1er pouvoir du parlement = celui de consentir l’impôt) et de présenter des pétitions au monarque. le cabinet est issu du conseil privé du Roi. Jacques 1er devient Roi d’Angleterre en 1603 et est un partisan convaincu de l’absolutisme royal et il en a établi la justification dans un ouvrage qu’il a publié en 1599. la dynamique est tombée. • La constitution d’un cabinet autonome et responsable. Le parlement est un conseil des vassaux élargi à tous les représentants de tous les comtés du royaume de GB. conflit alors inévitable et Charles 1er décide de dissoudre le parlement et gouvernera seul pendant 11 années sans jamais convoquer le parlement. la monarchie est restaurée et Charles II monte sur le trône mais doit concéder en 1679 l’acte d’Habeas Corpus (que tu aies ton corps). A partir de la fin du XVIIème. Le parlement de 1265 succède à un conseil de vassaux appelé le Magnum Concilium (Grand Conseil). Ces ministres vont . A la suite des Tudors vont monter sur le trône les Stuart qui vont amplifier ce basculement dans l’absolutisme.

Monarchie puisque le chef de l’Etat est un monarque qui bénéficie de la prérogative royale : ensemble de pouvoirs attachés à la personne du souverain. Les membres du cabinet doivent contresigner les actes du souverain. Parallèlement. le pouvoir ne peut jamais aller sans responsabilité. On passe donc de la mise en cause individuelle à l’engagement de la responsabilité politique du cabinet tout entier. Chaque ministre répond des actes pris collégialement par l’ensemble du cabinet. Le pouvoir exécutif n’est donc que formellement bicéphale.progressivement se détacher de la personne du Roi pour constituer un organe autonome et solidaire (solidarité gouvernementale) qui prend le nom de cabinet et qui est placé sous l’autorité du PM. Cette évolution du conseil privé au cabinet a coïncidé avec l’accession au trône d’Angleterre des princes allemands de Hanovre n’étant pas anglophones et se désintéressant des affaires du royaume. la responsabilité individuelle va également devenir collective parce que le cabinet est de plus en plus un organe collégial se réunissant autour du PM. Le cadre institutionnel et politique. le droit de dissolution. lorsque le parlement menace d’utiliser la procédure l’Impeachment. La plénitude du pouvoir exécutif appartient au premier ministre. Encore aujourd’hui. Le PM est nommé par le monarque. A. nous pouvons citer le discours du trône (le monarque en son parlement annonce la politique qui sera menée pour l’année qui vient). En démocratie. C’est à partir du XVIIème siècle que la pratique va évoluer vers une pratique collective et politique. Le parti majoritaire en se choisissant un leader . c’est le cabinet tout entier qui va démissionner. elle sera neutralisée et remplacée par la motion de censure qui va être entérinée en 1782 avec le retrait du gouvernement de Lord North. en fait (opposition : En droit) exercées par le cabinet. c'est-à-dire que certes le monarque en reste titulaire mais elles sont en réalité. le monarque continue de détenir des prérogatives très importantes mais elles sont purement nominales. §2 : Le parlementarisme majoritaire. La responsabilité politique du gouvernement devant le parlement va apparaître à la fin du XVIIIème siècle. Si bien que le monarque n’a aucun pouvoir de décision et qu’il n’en revendique aucun.. Exécutif partagé entre monarque et cabinet.. Nous sommes donc passés à un pouvoir exécutif bicéphale. Cette procédure à perdu tout effet dès lors que le cabinet va démissionner. il faut bien qu’un organe endosse la responsabilité des actes pris par le souverain puisqu’il ne peut être mis en cause. • Monarchie de type parlementaire. Dans ces conditions. Procède d’une nécessité car le Roi étant irresponsable politiquement. formellement. et à cet égard il n’expose pas ses points de vue et ne s’oppose jamais à la volonté du gouvernement. Le monarque est le symbole de l’unité nationale. Il fallait nécessairement qu’on évolue d’une responsabilité pénale des ministres à une responsabilité politique. Depuis le XIVème siècle existe la procédure d’Impeachment qui permet à la chambre des Communes de faire traduire devant la chambre des Lords un ministre accusé de crimes ou de délits (-> Responsabilité Pénale individuelle pouvant aller jusqu’à la mort). Parmi les prérogatives formelles.

20 jours sont réservés à chaque session. et entretiennent le système bipartite : 2 partis -> le parti Conservateur/le parti travailliste. projets du budget. Certains disent que vu qu’il n’y a plus de responsabilité dans l’enceinte du parlement. ils sont chargés d’encadrer les membres du Parlement. Le rôle des partis britanniques est donc capital. il est forcément majoritaire. de l’administration (compose son gouvernement.devient automatiquement le PM. • 2 cabinets ont été renversés : le Cabinet McDonalds en 1924 et le cabinet Callaghan en 1979. Le PM est aussi chef des armées. il est courant que ce soit un membre de l’opposition. Une fois élu le speaker rompt tout lien avec sa formation politique. initiative d’augmenter les dépenses et c’est au cabinet que le parlement peut déléguer une partie du pouvoir législatif (ordonnances). s’assurer qu’ils votent selon les instructions de leurs partis. elle n’a pas été élue au premier tour mais le simple fait de ne pas avoir été élue au premier tour constituait un désaveu. Il fixe l’ordre du jour de la Ch (calendrier de travail. Troisième personnage : le leader. Aussi longtemps que le PM est chef du parti et que ce parti étant majoritaire le soutient à la chambre. + Motion d’ajournement = débat immédiat sur l’affaire jugée urgente par l’opposition. l’ordre et le temps des débats). Parlement Britannique = bicaméral : Chambre des Communes et Chambre des Lords. Il y a eu des primaires. Ils s’appuyaient sur une majorité de coalition. préside les réunions et en dirige le travail). sa fonction est souvent reconduite d’une législature à l’autre. liste des textes qui seront examinés. L’actuel PM n’a pas été désigné par les électeurs britanniques a proprement parler puisque sa nomination a été consécutive à la démission de Tony Blair en cours de mandat. garants de la discipline partisane à la Ch . Thatcher s’y est présentée. membre du Cabinet chargé des relations avec la Ch. Il jouit d’une exceptionnelle autorité morale qu’il doit à son impartialité exemplaire et son indépendance absolue. Le cabinet dispose de l’initiative des lois. Les communes sont présidées par le speaker. Mais bicaméralisme très inégalitaire au profit de la Chambre des C. même en cas de changement de majorité. il n’y a plus de régime parlementaire… Le PM définit les orientations de la politique suivie et en contrôle la mise en œuvre. dont les effets permettent la constitution d’une majorité parlementaire. Les ministres sont tous parlementaires et dans leur quasi unanimité ils sont issus de la chambre des communes. Exemple de Thatcher qui a été poussée à la démission par le parti conservateur. L’intérêt n’est pas d’obtenir le vote de ces propositions mais de permettre à l’opposition de faire connaître à la Ch et au pays les propositions qu’elle défendrait en cas de victoire (= contre programme). Autre particularité de la Ch des C : les Whips. Ministres sont placés sous l’autorité directe du PM qui peut les contraindre à la démission. Session parlementaire dure en théorie toute l’année ms en pratique la Ch des C siège 6 . Les membres de la Chambre des C sont élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour pour un mandat de 5 ans. majorité de soutien. celui qui parle au nom de la Ch des C. à la discussion des propositions de lois de l’opposition (mais scrutin majoritaire donc aucune chance qu’elles soient adoptées). aussi bien vis-à-vis des partis représentés à la Ch que vis-à-vis du gouvernement. Cabinet = formation restreinte du gouvernement qui va rassembler les ministres les plus importants du gouvernement.

Bicamérisme inégalitaire a commencé à apparaître avec la loi de 1911. De plus les communes n’ont aucun droit d’initiative financière (réservé au gouvernement). y compris les propositions non discutées. principalement symbolique. le budget est soumis au vote des parlementaires. 1h consacrée aux questions orales que les parlementaires posent au gouvernement. Après la séance de questions les parlementaires débattent des projets de loi. Théoriquement la Ch des C dispose de prérogatives très importants en matière législative (« le Parlement peut tout faire sauf changer un homme en femme »). où siègent aussi les Lords judiciaires (hauts magistrats) et de l’ordre spirituel (représentants de l’Eglise Anglicane). La Ch des Lors se présente aujourd’hui comme une survivance historique. lu par la reine mais qui expose en réalité le programme du premier ministre pour la session à venir. Elle débute par le discours du trône. Le but est de discréditer la politique du gouvernement.) Joutes verbales opposent frontalement gouvernement et opposition. Aujourd’hui elle a perdu tout pouvoir en matière financière. 8000 questions peuvent être posées chaque année. Par ailleurs les débats budgétaires sont enfermés dans un cadre réglementaire : discussion limitée à 25 jours et ne porte que sur les propositions que l’opposition entend discuter (en France toutes les mesures sont évoquées). il y a la question time.mois. députés de l’opposition auquel il revient chacun dans son domaine de suivre l’action d’un ou plusieurs départements ministériels. D’autre part. Elle peut au mieux retarder le projet de loi mais au . il ne peut jamais en aucune façon contraindre la Ch des C à voter un texte auquel elle est opposée (=/ en France avec le 49-3). qui fut modifiée en 1949 vers une plus grande limitation du pouvoir des Lords. La loi du 11 novembre 1999 a abolit la ‘périhéréditaire’ = ceux qui siégeaient à la Ch par transmission du titre de Lord par leur père. Avant la Ch de L disposait des mêmes prérogatives que la Ch des C à la différence qu’elle ne pouvait pas renverser le gouvernement. quelque soient les prérogatives du gouvernement. A l’écoulement de ce délai. Enfin. Tps fort de la vie politique britannique. ce qui n’est pas le cas en France. L’accord des deux chambres était nécessaire pour l’adoption des projets de loi. à sa gauche l’opposition (au premier rang le shadow cabinet = ‘cabinet fantôme’. Une fois par semaine c’est le premier ministre qui répond aux questions du leader de l’opposition (chef du parti qui a perdu les dernières élections). Aujourd’hui les pairs à vie sont devenus très majoritaires) la Ch des L. Les députés siègent de part et d’autre du speaker : a sa droite sa majorité (au premier rang : les membres du cabinet). En pratique les attributions sont limitées. Le contrôle de l’action gouvernementale est aussi assuré par les select commities (des commissions d’enquête). Forme ultime de contrôle : la Ch des C peut renverser le gouvernement mais hypothèse exceptionnelle en raison du bipartisme (qui permet de dégager une majorité) et de la discipline partisane (permet le soutien de cette majorité). Ce sont très souvent les membres du futur gouvernement en cas de victoire de l’opposition aux prochaines élections.

Elle a perdu la faculté de statuer mais a gardé la faculté d’empêcher même si est limitée dans le tps. elle est nommée et non élue. leader de sa majesté. Autre formation : le PLD né en 1988. Le premier ministre bénéficie d’une désignation directe par les électeurs. Le système britannique réserve un véritable statut à l’opposition. On a cru un moment que le PLD serait de nature à bouleverser le bipartisme mais a été préservé par le mode de scrutin. De plus il n’est pas le premier des ministres comme en France. qui domine le gouvernement et la Ch des C. Or en GB -> un seul pouvoir. contrairement au système français il voit en l’opposition le futur gouvernement et non une forme de nuisance. Exple : 1974-1979 -> majorité Libéraux + Parti travailliste. B.  Dans quelle mesure son fonctionnement répond aux critères de définition des différents régimes ? Rappel : régime parlementaire repose sur collaboration des pouvoir séparés. On veut souligner le fait que la Cabinet. dispose de tels pouvoirs que celle-ci deviendrait alors une simple chambre d’enregistrement. La Ch des L accepte cette situation et évite tout conflit avec la Ch des C et le gouvernement car elle est conscience du déficit démocratique dont elle bénéficie.bout d’un an elle doit s’incliner. Et enfin. La question qui se pose est de savoir si le régime britannique n’est pas un régime présidentiel. L’unité du pouvoir est réalisé par l’appartenance des membres du gouvernement et des députés de la Ch à un même parti. dans lequel le premier ministre serait une sorte de super président. également acteurs politiques : le parti conservateur. il est le chef du gouvernement et du cabinet. dont l’apport des voix a été indispensable à la constitution d’une majorité gouvernementale. qui n’a plus à redouter d’être renversé par la Ch des C. celui du parti majoritaire. Une conséquence essentielle de ce bipartisme est de confier le pouvoir à un parti. Les élections britanniques se jouent presque toujours entre ces deux partis. Le fonctionnement du régime Berceau du régime parlementaire se trouve en GB. il a toujours existé d’autres formations politiques. qui a succédé aux Tories au 19ème s et le parti travailliste.  Le régime britannique serait dont plus un régime présidentiel qu’un régime parlementaire. celui qui dispose de la majorité absolue. né au 20ème s d’une initiative des syndicats. La Ch des C est totalement assujettie à l’exécutif. Le leader du parti victorieux devient premier ministre et le chef du parti perdant devient le leader de l’opposition. A tel point par exple que le leader de l’opposition est rémunéré sur les fonds publics. . Mais le régime britannique ne met pas seulement en scène des acteurs institutionnels. Pour autant elle garde un pouvoir d’influence non négligeable. donc suppose l’existence de pouvoir exécutif et législatif séparés et équilibrés + critère absolu réside dans la responsabilité politique du gouvernement devant la chambre. il jouit d’une quasi irresponsabilité politique car peut compter sur le soutien de la Ch des C. Mais le bipartisme britannique n’est pas parfait . Donc il s’agit d’avantage d’une concentration du pouvoir entre les mains d’un seul parti que d’une collaboration.

Pour le droit de dissolution notamment. Il est élu au suffragu universel indirect. Il définit les . mise à part quelques modifications. elle emprunte juste des voies informelles plutôt qu’officielle . On parle plus de loi fondamentale allemande que de constitution Elles sont inscrites dans le texte "das grundgesetz" adopté au sortir de la WW2 sous le contrôle des alliés occidentaux. des règlements et des décisions de justice. l’accord du président est requis. Ce système politique a donné une grande stabilité au pouvoir exécutif. Le pouvoir législatif est quant à lui bicaméral. Les 2 états ont étés réunifiés le 3 Octobre 1990 quand la RFA a absorbé la RDA. le contrôle dit abstrait qui permet à une autorité politique de faire contrôler la constitutionnalité des lois. Le chancelier quant à lui est le véritable détenteur du pouvoir exécutif. Le président fédéral est un chef d’Etat de type parlementaire c’est-à-dire qu’il est irresponsable politiquement. La cour fédérale allemande joue un rôle fondamental car elle protège les libertés fondamentales par. avant tout. Nous avonc un pouvoir exécutif bicéphale avec un président de la république et un premier ministre (chancelier). §1 : Le cadre institutionnel : Les mécanismes du parlementarisme rationalisé. Egalement par le contrôle dit concret qui oblige les juges à saisir la cour constitutionnelle en cas de doute sur la constitutionnalité des lois mais également par un recours constitutionnel ouvert à tous les citoyens qui permet à ces derniers de contester devant la cour constitutionnelle la conformité des lois. La cour constitutionnelle allemande est la gardienne des droits fondamentax. Un parti politique par exemple peut être interdit par cette cour s’il ne garantit pas les libertés des citoyens. La réunification s’est faite à droit constitutionnel constant. Le régime britannique répond à la définition du régime parlementaire mais parlementarisme majoritaire. c’est-à-dire que la loi fondamentale de 1949 a été conservée. La séparation passe entre majorité et opposition et non entre exécutif et législatif. Section 2 : Le régime de l'Allemagne fédérale. elle défend l’ordre constitutionnel allemand dans son ensemble. Le régime allemand est un régime parlementaire rationalisé. la responsabilité va joué devant les instances du parti majoritaire. La constitution devait servir de constitution transitoire en attendant la réunification avec la RDA. La constitution allemende symbolise l’Etat de Droit Allemand car elle énonce dans sont 1er titre des droites fondamentaux mais elle prévoit également de les préserver par des mécanismes institutionnels. Il détient peu de pouvoirs mais son rôle n’est tout de même pas négligeable. La loi fondamentale bénéficiait alors d’un large consensus et ce pour plusieurs raisons.Mais le régime britannique est et restera un régime parlementaire car toute la responsabilité du gouvernement n’a pas disparu.

Les mécanismes de la responsabilité politique. Toutefois. soit il démissionne. Dans le souci de donner au chancelier les moyens de gouverner. Les effets de cette motion de défiance vont dans le sens d’une plus grande stabilité du Chancelier. L’élu qui a le plus grand nombre de voix est nommé par le président fédéral mais il faut qu’il ait recueilli la majorité des voies fédérales. assure la représentation des états fédérés allemands) et le Bundestag qui représente le peuple allemand. C. Si l’élu n’a pas la majorité. Les membres sont investis d’un mandat impératif c’est-à-dire qu’ils doivent voter conformément aux directives du gouvernement qui les a nommé au Bundesrat. La procédure de nomination du Chancelier est fixée à l’article 63 de la Loi Fondamentale Allemande. Le Bundesrat est une chambre originale en ce sens que ses membres ne sont pas élus mais nommés par le gouvernement de chaque Lander et peuvent par ailleurs être révoqués avant le terme de leur mandat. Alors même qu’il aurait perdu le soutien de sa majorité au Bundestag. il est procédé à un nouveau tour de scrutin à l’issu duquel celui qui a réunit le plus grand nombre de voix est élu. Le pouvoir législatif se divise en deux chambres : Le Bundesrat (Conseil des Lander. Le Chancelier est élu par le bundestag sur proposition du président fédéral sans débat. A défaut d’élections dans ce délais. le parlement Allemand serait monocaméral. . Si le candidat du Président ne réunit pas la majorité des des membres du Bundestag. La responsabilité politique peut être mise en cause soit à l’initiative du chancelier lui-même soit à l’initiative du Bundestag. le président a le choix de nommer cet élu ou de dissoudre le Bundestag. il fait comme il le souhaite. Cet article a été conçu pour donner au Chancelier une majorité stable au Bundestag. il ne peut plus mettre en œuvre son programme. Selon certains. C’est une procédure exigeante conçue comme une garantie de la stabilité du Chancelier. soit il dissout le Bundestag dans les 3 semaines qui suivent le vote de confiance mais s’il veut il peut rester sans dissoudre l’assemblée.orientations générales de la politique aussi bien intérieure qu’extérieure et il contrôle la mise en œuvre de cette politique par les ministres de son gouvernement qu’il peut révoquer librement. le Bundestag sait que s’il prend le risque de ne pas voter la confiance. un nouveau candidat peut être élu dans les 14 jours suivant le premier vote. La chambre qui détient le plus de prérogatives est le Bundestag qui vote la loi et peut contraindre le chancelier à démissioner. Dès lors qu’un Chancelier n’a plus le soutient de sa majorité. Si cette confiance est refusée. Une fois élu. Le chancelier engage lui-même sa responsabilité devant le parlement avec la motion de confiance. La responsabilité politique peut être mise en cause également par le Bundestag par la défiance constructive présente à l’article 67 de la Loi Fondamentale : Le Bundestag ne peut exprimer sa défiance envers le chancelier qu’en élisant un successeur à la majorité de ses membres. le constituant de 1949 s’est efforcé de donner au chancelier une stabilité par une rationalisation des mécanismes de la mise en jeu de la responsabilité politique. il peut être dissout. la constitution lui donne les moyens de gouverner sans l’appui d’une majorité : L’Etat de nécessité Législative. On organise un vote ou les députés du Bundestag vont se prononcer pour ou contre le gouvernement. la procédure ouvre une double alternative.

Khöl en 1982 et Schroeder en 2005. Les chanceliers ont eux même . avec l’accord de la chambre fédérale décréter l’Etat de nécessité législative. La motion de confiance a toutefois été utilisée dans un but différent de celui qui lui était attribué. SPD). Le Bundestag n’est pas condamné à subir cette procédure dans réagir. Cette procédure qui suppose le concours du président pour sa mise en œuvre puisque c’est lui qui détient la prérogative de déclencher cette situation. Brandt. Si la motion de confiance demandée par le chancelier a été refusée par le Bundestag. Les mécanismes du parlementarisme rationalisé qui devaient assurer la stabilité ont assez bien fonctionné car seuls 8 Chanceliers se sont succédés : Adenauer. Cette stablilité a surtout tenue à l’évolution du système partisan et à la culture politique allemande. La procédure de motion de défiance constructive n’a été utilisée que 2 fois et n’a aboutie qu’une seule fois à un changement de gouvernement. Tous les chanceliers allemands ont été élus au premier tour de scrutin. §2 : Le fonctionnement des institutions : La Stabilité Politique. Le nombre de partis en Allemagne a été beaucoup diminué par l’éffet du mode de scrutin comme par la pratique des gouvernements de grande coalition (CDU. Les mécanismes du rationalisation du parlement ont joué un rôle uniquement supplétif car leur mise en œuvre est restée exceptionnelle. L’Etat de Nécessité Législative. Schmidt. il n’a jamais été nécessaire de recourir aux mécanismes du parlementarisme rationalisé. L’Application limitée des mécanismes du parlementarisme rationalisé. Quant aux motions de confiance. seules 3 ont été repoussées par le Bundestag.D. Les projets de Loi qui seraient rejetés par le Bundestag peuvent être approuvés par le seul Bundesrat. E. il peut toujours mettre en place une motion de défiance. Khöl. Dans ces conditions. Schmidt a permit la chute du gouvernement en place et son remplacement par le Chancelier Khöl (Sanction d’un désaccord persistant entre les 2 partis). Cela suppose par ailleurs que le chancelier dispose d’une majorité de rechange au Bundesrat. Le problème que cela pose est que seul le Bundestag représente le peuple Allemand donc le chancelier peut gouverner contre les représentants du peuple c’est pourquoi cette procédure est très encadrée dans le temps : elle ne peut durer que 6 mois et elle ne peut avoir lieu qu’une fois par gouvernement. il y a un risque que le bundestag s’oppose au programme du gouvernement. Schroder et Merkel. En 1972 sous Brandt mais il n’a pas été contraint de quitter le pouvoir et en 1982. or en pratique elle a été utilisée pour permett re la dissolution du Bundestag car l’exercice de la dissolution ne peut être demandé qu’après avoir été mis en minorité à la chambre. Par Brandt en 1972. Herart. il n’a jamais été nécessaire de faire un second tour. Il y a eu en effet un détournement de procédure : A l’origine c’était prévu pour permettre au Chancelier de ressouder sa majorité au Bundestag. Le Chancelier peut. Kissinger. L’Allemagne est une démocratie de consensus où l’opposition n’hésite pas à joindre ses voix à un projet de de la majorité.

Les USA sont nés fin XVIIIème. C’est l’unanimité qui préside au vote de la plupart des lois. En 1787. En 1787. Une moitié est donc élue au scrutin nominal majoritaire et l’autre moitié est élue au scrutin proportionnel. Elle crée un état d’une forme nouvelle : L’Etat Fédéral. elles forment une fédéraiton dont la forme est à l’époque une innovation. ces mécanismes se sont donc vite révélés inutiles car ils ont été conçus pour garantir la stabilité en cas de conflit entre le chancelier et le Bundestag. La vie politique allemande était déstructurée après la guerre. après. Le CDU et le SDP dominent la vie politique allemande car ils alternent au pouvoir. Ces procédures sont d’utilisation complexe ce qui a dissuadé certains députés de les mettre en œuvre. Elles s’associent d’abord dans une confédération. Cette longévité tient à plusieurs facteurs. il y a également le parti libéral (FDP) et plus récemment le Grünen (Verts) et le Linke (PC). Les forces politiques s’entendent sur les données de base qui fondent le système politique global du pays donc la possibilité de co-gouvernance se réalise aisément en Allemagne. Ce sont d’abord 13 anciennes colonies (UK) qui proclament leur indépendance le 4 juillet 1776. Cette constitution va poser les fondements de ce qu’on appalle un état de droit. ces conflits sont restés exceptionnels car la stabilité du chancelier tient à la culture de concensus qui explique largement la réussite su système parlementaire Allemand. tout . Grandes Coalitions : 1966-1969 (Kissinger). il vote pour la liste d’un des partis en course au scrutin proportionnel. au consensus qui préside aux relations entre les partis et qui a permis la constitution de grandes coalitions. La constitution des USA a servi de texte fondateur à un état très récent et c’est pourtant la doyenne des constitutions dans le monde. une assemblée constituante ad-hoc qui était à l’origine formée pour parler de la confédération va refondre totalement le régime et la première et seule constitution va être adoptée le 17 septembre 1787. Elles vont mettre en œuvre un régime présidentiel qui est lui aussi totalement nouveau. à Philadelphie. Sont en effet privés de toute représentation parlementaire les partis ayant moins de 5% des suffrages à moins qu’ils obtiennent 3 élus. F. Ce phénomène est renforcé par le fait que les grands partis politiques acceptent de gouverner ensemble. Cette constitution établit par ailleurs la République c’est-à-dire qu’elle écarte le principe de l’hérédité au profit du principe de l’élection. C’est l’effet du mode de scrutin utilisé qui tend à marginaliser les petits partis. Le CDU (Démocrates Chrétiens) et le SDP (Parti Social Démocrate). La stabilité du régime allemand a tenue à l’évolution du système partisan . Chapitre 9 : Le Régime Présidentiel Américain. or. Elle met en œuvre un régime nouveau : Le régime présidentiel. L’électeur allemand vote dans sa circonscription qui sera élu au scrutin uninominal majoritaire.voulus leur mise en minorité afin d’avoir des élections législatives anticipées pour choisir le moment où la population est susceptible de lui donner une plus grande majorité. Une démocratie de Consensus. elle s’est réorganisée autour de 2 partis principaux.

La . Le cabinet n’est pas une instance de décision collégiale mais une institution de fait qui réunit autour du Président ses secrétaires qui sont nommés avec l’accord du sénat. soit pas délégation législative du congrès. L’Etat Américain a procédé d’une démarche volontariste des pères fondateurs car ils étaient imprégnés de la philosophie des Lumières et de la théorie de la séparation des pouvoirs. Trois organes strictement séparés: La parlement. Section 1. Cela a donné naissance à l’Etat le plus puissant du monde et pourtant ce régime est sans postérité. les américains ont le sentiment d’élire euxmême leur président. C’est aussi le chef de l’administration fédérale. il a échoué dans son expansion. Le cadre institutionnel : La constitution USA du 17 septembre 1787. Le Président doit nécessairement bénéficier d’une légitimité forte qu’il acquiert au suffrage universel quasi direct car en pratique. Il définit seul la politique étrangère des USA mais sous le contrôle du congrès ce qui peut parfois tourner à l’affrontement. Ensuite le parlement des USA tient de la constitution elle-même le pouvoir de faire toutes les lois qui sont nécessaires et appropriées pour l’applicaiton des lois constitutionnelles. L’article 2 section 1 de la constitution des USA énonce que le pouvoir exécutif sera confié à un Président des Etats-Unis d’Amérique. Le vice-président est élu en même temps que le président avec lequel il forme un ticket. Le pouvoir exécutif est monocéphale.d’abord la constitution a été souvent révisée (+ d’une 30aine d’amendements). Leur seule volonté était d’affaiblir le pouvoir. le commandant en chef des forces armées (ne peut toutefois pas déclarer la guerre car la déclaration appartient au sénat et il ne peut engager des troupes à l’étranger sans l’accord du congrès au-delà de 60 jours). le président et la cour suprême §1 : Le pouvoir politique fédéral : Le Président et le Congrès. Division verticale des pouvoirs par la mise en place de l’Etat fédéraliste et division Horizontale du pouvoir au niveau fédéral par la création de 3 organes strictement séparés mais interdépendants. Les secrétaires sont placés à la tête d’un département ministériel mais ce sont avant tout des collaborateurs personnels du Président et devant lequel ils sont exclusivement responsables. ils se sont donc employés à le diviser à l’extrême. Le Président détient le pouvoir réglementaire soit sur le fondement de la constitution. Certains pays ont en effet tenté de s’inspirer de ce modèle mais ont par la suite trop déviés. la seule fonction qu’il tient de la constitution est celle de remplacer le président en cas de décès ou d’empêchement en cours de mandat (Actuellement Dick Cheney). Le vice président est également président du Sénat. Le rôle du vice président dépend en pratique du champ d’action que lui laisse le président. La cour suprême a œuvré à la pérennité de cette constitution en interprétant les textes constitutionnels. ce qui a permis d’adapter les textes. Le président est élu pour 4 ans et n’est rééligible qu’une fois.

Cette chambre se trouve désavantagée par rapport au sénat ou les élus le sont pour 6 ans. majoritaire à un tour c'est-à-dire que la liste qui remporte le plus grand nombre de suffrages remporte la totalité des sièges de grands électeurs impartis à cet état. avoir au moins 30 ans et avoir sa résidence primaire aux USA. . Chaque délégué fait campagne pour un candidat. Comme dans tout état fédéral. En pratique. or. souvent ce renouvellement se solde par la défaite du parti du président. chaque Etat fixant les modalités du scrutin. Le sénat est renouvelé par tiers tous les 2 ans. La chambre qui représente les Etats fédérés est le Sénat. le collège des électeurs se réunit à Washington le premier lundi suivant le deuxième mercredi de décembre et il élit le candidat qui a recueilli plus de la moitié des sièges des grands électeurs. Cette chambre est nécessairement renouvelée à mi mandat présidentiel. Ensuite. donc. Les grands électeurs sont élus par les électeurs américains qui votent pour l’une des listes de candidats au poste de grands électeurs. il se fait le plus souvent suppléer par un sénateur qui est le leader du parti majoritaire au sénat. Les conventions sont composées de délégués du parti désignés dans le cadre de chaque état et dont le nombre varie selon les états à l’occasion des primaires. Le président prendra ses fonctions le 20 janvier. Le congrès siège toute l’année. La deuxième phase se divise en 2 étapes. Le scrutin est de liste. Il y a 2 sénateurs par Etat. Les Etats fédérés sont très attachés à garder un poids important dans l’élection du président des USA. La chambre des représentants représente la population. cela se joue principalement entre le candidat démocrate et le candidat républicain. Les électeurs de chaque Etat désignent à la HoR un nombre à peu près équivalent à sa population. il existe aux USA un système bicaméral. Il y a une première phase qui est celle de la désignation du candidat républicain et du candidat démocrate lors de la convention nationale de leurs partis. D’abord. les élections se tiennent à une date fixe. ce qui aboutit à des distorsions de représentations importantes. Elle est composée de 435 membres élus pour un mandat de 2 ans.limitation du nombre de mandat vise à ce que le président ne puisse pas prendre l’ascendant sur le congrès par une pratique longue du pouvoir. Le sénat est présidé par le vice président des USA mais en pratique. Les sénateurs sont élus directement par la population dans le cadre de chaque Etat au SM1T. une fois élus se réunissent au cours de l’été en convention nationale à l’occasion de laquelle le candidat qui dispose du plus grand nombre de délégués est susceptible de devenir le candidat du parti. Les électeurs de chaque parti votent dans le cadre de leur état pour les délégués qui formeront la délégation d’état à la convention nationale du parti. Aucune chambre ne peut être dissoute par le président. Ils sont 538 et chaque état désigne autant de grands électeurs qu’il dispose d’élus au congrès. Pour être éligible. celui-ci est l’un des personnages le plus puissant des USA après le Président (Nansy Pelosy actuellement). à l’occasion d’une prestation de serment. eu égard aux disparités de population selon les Etats. il faut être né américain. Le speaker de la HoR est un acteur politique de premier plan car c’est le leader du parti majoritaire. Les délégués. il y a une désignation des grands électeurs qui seront élus à l’occasion d’un scrutin organisé dans le cadre de chaque Etat. Les représentants sont élus dans le cadre de chaque Etat. or.

C. C’est le sénat qui ratifie à la majorité des 2/3 les traîtés intl signés par le président. on peut parler d’un pouvoir judiciaire à la tête duquel est situé la S. il y a en effet un risque de contrariété de JP. aucune des chambres du congrès ne peut imposer sa volonté à l’autre. il dispose surtout du monopole de l’initiative législative. Non seulement le congrès vote les lois. La S. Les compétences sont de 2 ordres. la S. En tant que titulaire du pouvoir législatif. ils sont très médiatisés car les auditions sont ouvertes à la presse. Les commissions d’enquête du congrès ont tendance à se transformer en tribunaux.C.Les commissions législatives du congrès sont beaucoup plus puissantes que celles des régimes parlementaires car leur rôle est déterminant dans la procédure législative. Aux USA.C a été conçue comme la cour chargée de veiller au respect de la répartition des compétences entre Etat fédéral et Etats fédérés (Tient cette qualité de la Constitution). Le congrès détient aussi le pouvoir constituant dérivé. En tant que juge d’appel. il n’existe pas de pouvoir judiciaire mais une autorité judiciaire. Nixon (démission) et Clinton en 1999. Le congrès ne peut pas renverser ni censurer le président pour autant. il n’en n’exerce pas moins un contrôle très efficace sur l’action de l’exécutif et de l’administration qui permet de mettre en cause l’action de l’opinion américaine vis-à-vis de l’opinion publique. en vertu de la séparation stricte de spouvoirs détient tout le pouvoir législatif. c’est-à-dire qu’à défaut d’accord. §2 : Le pouvoir Judiciaire fédéral (Supreme Court). La mise en accusation décidée par la HoR et condamnation votée par le Sénat : Andrew Johnson en 1868. La S. Le congrès. Ils sont nimmés à vie par le président car on y a vu une assurance de l’indépendance des membres de la cour : Ils peuvent rester quelque soient les pressions qui pèsent sur eux. La procédure d’Impeachment peut être déclenchée contre le président des USA par ses collaborateurs. est composée de 9 magistrats dont le chef est appelé de Chief Justice. Section 1 de la constitution : « Tous les pouvoirs législatifs accordés par la présente constitution seront attribués à un congrès des USA ». Article 1. . En France. Cette procédure vise à la destitution des personnes ayant commis des infractions graves telles que la trahison. Il intervient dans la nomination des hauts fonctionnaires fédéraux ainsi que dans la nomination des secrétaires du président (choix devant être confirmé par le sénat). Cela vise donc la mise en cause de la responsabilité pénale mais parce que le congrès américain n’a pas le moyen de mettre en cause la responsabilité politique. permet l’unification de toutes les jurisprudences. il a trouvé un moyen détourné de la mettre en cause. le congrès vote la loi de finance. Aux USA. Le bicamérisme est égalitaire s’agissant du droit des deux chambres dans la procédure législative. il détient le pouvoir budgétaire et c’est une façon pour le congrès de s’opposer au président en ne lui accordant pas les crédits nécessaires pour mener sa politique. les hauts fonctionnaires fédéraux. Pouvoirs particuliers du sénat.C. les commissions permanentes du congrès ont tout pouvoir de modifier ou d’enterrer une proposition de loi car c’est aussi une commission qui fixe le calendrier de travail de la chambre des représentants.

les membres sont indépendants de leur parti. Les pères fondateurs ont cherché à affaiblir le pouvoir à l’extrême avec une division verticale te horizontale du pouvoir. déterminer et guider l’action du congrès. Le système américain procède d’une conception stricte de la séparation des pouvoirs. G. Les membres se prononcent librement sur les questions qui leur sont soumises à leur examen. La cour suprême a tout au plus la faculté d’empêcher mais elle n’a en aucun cas la faculté d’initiative et donc de statuer au sens de Montesquieu. Les messages au congrès : Le président vient en personne au congrès et notamment il leur délivre le message sur l’Etat de l’Union qu’il prononce au début de chaque session devant les chambres du congrès. La nécessité fait loi : Il faut que le président et le congrès entretiennent des rapports mais aussi qu’il y ait un effort réciproque de concertation voir même de collaboration. Le congrès est organiquement indépendant car il ne peut pas être dissout pas le président. Section 2 : Le fonctionnement des institutions: le mythe de la séparation stricte des pouvoirs. Aucun des deux pouvoirs ne peut menacer l’autre. tout le pouvoir exécutif appartient au président. Les membres du congrès eux-mêmes sont aussi indépendants car il n’existe pas de discipline partisane. C’est ainsi que le président est en réalité à l’origine de la majorité des lois adoptées si bien qu’on a dit qu’il était le législateur en chef car ses propositions législatives sont reprises par le parlement pour être transformées . Le président et le congrès sont forcés d’aller de concert. Le président a toutefois quelques moyens d’action sur le congrès. Il faut que ce soit un couple que ne peut pas divorcer (aucun moyen d’évincer l’autre). Il présente les mesures législatives dont il recommande l’adoption. il aurait été voué à la paralysie. La cour suprême joue un rôle considérable dans la vie politique aux USA mais il est difficile de souscrire à l’idée d’un gouvernement des juges. Le président expose son programme pour l’année à venir pour la politique intérieure et intl. Les rapports entre le président et le congrès sont indispensables à la bonne marche de l’Etat. le Juge peut en venir à créer du Droit. A l’origine ce message devait obliger le président à s’expliquer sur la politique menée. Si le régime avait été appliqué à la lettre. Par le pouvoir d’interprétation des textes. le congrès ne suit pas forcément le président. En théorie. Il propose aussi les propositions législatibes qu’il voudrait voir adopter. Les moyens d’action respectifs du président et du congrès. il peut faire dire à la constitution ce que le pouvoir politique ne veut pas qu’elle dise. Il y a une négociation continue avec les membres du congrès pour mettre en œuvre la politique du président.Elle s’est ensuite reconnue par elle-même le droit de contrôler la conformité des lois par rapport à la constitution. Le président des USA peut être privé du soutient de la majorité même si le congrès est majoritairement de son parti. Il est désormais devenu une procédure au bénéfice du président car il peut donc orienter. Le président et le congrès se seraient isolés dans leurs champs d’activités respectives et se seraient condamnés l’un l’autre à l’impuissance.

Il y a une organisation du pouvoir et une limitation de celui-ci. . Le congrès est doté de moyens financiers et peut donc compter sur des organismes qui lui permettent de contrôler le président. La constitution de 1791 est la première entreprise de limitation globale du pouvoir. Cette simple contrainte incite le président à négocier avec le parlement. Après le 9/11. Ce Veto peut être cassé par le congrès par une majorité des 2/3 des membres du congrès difficilement atteignable. on s’attache à l’indépendance des parlementaires. s’il se heurte à une opposition irréductible du congrès. La révolution française. Toutefois. Le président reste donc le centre d’impulsion de la vie politique aux USA. un premier de 1789 jusqu’à la IIIème République synonyme d’une grande instabilité politique et un autre de 1875 à nos jours établissant un régime de type républicain et de type parlementaire. des lois ont réduit les libertés pour essayer de maintenir l’ordre public. Titre III : L'histoire constitutionnelle Française En France. Exemple NRA. Progrès : La peine de mort a récemment été abolie dans le New Jersey. il peut en effet neutraliser le président en lui coupant les crédits. Dans ce délai. Nous pouvons dire que 1789 est le début de l’histoire institutionnelle française. Chapitre 10 : L’instabilité Constitutionnelle (1789-1870). en voulant détruire l’ordre ancien va en établir un nouveau. Conclusion : Les lobbies : En France. le président ne peut rien faire donc il foit faire pruve d’argumentation. détient des moyens d’actions sur le président avec le pouvoir budgétaire. Une fois adoptées par le congrès. L’équilibre vient du principe des contre poids : Balance qui s’équilibre tantôt à l’avantage du président tantôt à l’avantage du congrès (Checks & Balancies). les Lois Fondamentales ont été une première esquisse de limitation du pouvoir du souverain même s’il n’existait pas encore alors de constitution. Pocket Veto : Consiste simplement à ne pas promulguer les lois du congrès adoptées dans les 10 derniers jours de la session parlementaire ce qui contraint le congrès à reprendre le travail législatif depuis le début à la cession suivante.par la loi. Pour la première fois en effet vont être reconnus les droits des gouvernés qui vont être reconnus et célébrés dans la DDHC de 1789. Les équilibres du régime présidentiel. Nous pouvons dégager plusieurs cycles. les lois sont envoyées au Président pour être promulguées dans un délai de 10 jours. La démocratie américaine reste la plus grande au monde mais elle se trouve menacée aujourdh’ui par des atteintes répétées aux droits essentiels qui résultent directement des actions menées par les USA contre le terrorisme. Veto Total et non partiel. aux USA. Le congrès lui. H. l’action des lobbies est institutionnalisés. le président peut refuser la promulgation de la Loi. Le Président peut s’opposer aux lois votées par le congrès : Procédure du Veto.

elle établissait le SU et faisait une place à la démocratie semi directe avec le référendum. ce régime dispose de pouvoirs illimités par lesquels il peut imposer une dictature. La Constitution de 1795 est animée par la volonté d’empêcher tout retour de l’exécutif. La constitution du 3 septembre 1791 établit une monarchie constitutionnelle. Les révolutionnaires de 1789 sont épris de libéralisme politique mais pas de démocratie. excepté le bicamérisme. La souveraineté appartient à la nation et le suffrage est censitaire et indirect. Face au consul. Principe de liberté et d’égalité. En 1814 nous avons la naissance du régime parlementaire qui trouve ses origines en France à partir de cette même date. Ce dernier doit approuver les lois il a donc un veto mais uniquement suspensif. établissement d’une séparation des pouvoirs avec un corps législatif qui se compose de 2 assemblées. Il y a alors un forte concentration des pouvoirs au profit du premier consul (N. C’est une nouvelle expérience constitutionnelle. la sûreté et le droit de résistance. Le directoire succède à la convention sans apporter d’innovation. De 1792 à 1795. elle prendra fin le 10 août 1792 car elle n’offrait pas d’issue en cas de conflit entre les 2 pouvoirs. le Corps Législatif (membres désignés par le Sénat étant luimême le gardien de la Constitution) et le Sénat qui est totalement inféodé au premier . §1 : La période révolutionnaire. Cette constitution était toutefois vouée à l’échec. Le 27 juin 1793 est rédigée une constitution qui ne sera jamais adoptée.Il y a un foisonnement constitutionnel durant toute la période révolutionnaire et la période napoléonienne. L’article 1 énonce que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. la France reste sans constitution. La DDHC a été rédigé sous la constituante et a été adoptée le 26 août 1789. Il renverse le directoire et établit le consulat le 13 septembre 1799. La république est proclamée le 20 septembre 1792 et Louis XVI est exécuté le 21 janvier 1793. c'est-à-dire qu’elle est maintenant limitée du fait de l’existence d’une constitution.B) qui est politiquement irresponsable. Le coup d’Etat du 18 brumaire met fin au régime en cours et permet à Napoléon Bonaparte de prendre le pouvoir. Il y a un rétablissement du suffrage censitaire. §2 : La période napoléonienne. Celle-ci confie les exercices du pouvoir au comité de salut public qui va exercer une véritable dictature : La Terreur de juin 1793 à juillet 1794 où les conflits se règlent par la Guillotine. Les Ministres ne sont pas responsables devant l’assemblée et le Roi ne peut pas dissoudre la chambre. Les 3 pouvoirs sont confiés à des organes distincts et indépendants. Comme elle n’en n’a pas. Elle a une vocation universelle et intemporelle car ces droits sont considérés comme naturels et imprescriptibles (valeur constitutionnelle depuis 1971). le conseil des 500 qui a l’initiative des Lois et le conseil des anciens. L’exécutif est confié à des directeurs (plusieurs personnes pour qu’il y ait un contrôle mutuel qui n’ont toutefois pas de moyens d’actions les uns sur les autres. il existe un pouvoir législatif en déclin avec un éclatement en 3 chambres : Le Tribunat. L’article 2 énonce que les droits naturels et imprescriptibles de l’homme sont la liberté.

il prend des ordonnances. Cette charte marque le retour à un régime monarchique. La monarchie crée toutefois des conditions favorables à l’instauration du régime parlementaire. La constitution du 4 novembre 1848 établit la IIème République et elle établit également le Suffrage Universel. celui la même qui dirige le cabinet sous l’autorité du Roi. il y a un renversement du régime à la suite d’une révolte populaire. Le 24 février 1848. ce qui va précipiter la fin du régime monarchique.B. il dissout la chambre des députés et interdit la liberté de la presse. Le début du règne est perturbé par le retour de N. C’est alors un organe collégial et solidaire qui délibère sous l’autorité du premier des ministres. Cette charte établit la monarchie de juillet. mais ce régime souffrait d’une grande carence. Il renverse la république le 2 décembre 1851.B l’empereur des français. La restauration a donc ébauché un régime parlementaire dualiste. Louis Philippe.B est contraint à l’abdication et avec son départ. Le pouvoir législatif était confié à une assemblée unique qui était élue pour la première fois au SUD.consul et qui est chargé de contrôler la conformité à la constitution. à la mort de Louis XVIII. Le régime napoléonien est marqué par l’exaltation du pouvoir personnel de Napoléon. Celle-ci était que ce régime souffrait d’une assise populaire très étroite étant donné que le suffrage était censitaire. Premier Senatus Consulte en 1802 attribue à Bonaparte le Consulat à vie. A l’Abdication de N. Il est par la suite remplacé par Louis Philippe. une charte est négociée avec la chambre et Louis Philippe n’est plus Roi de France mais Roi des français. Cette période va également permettre des avancées considérables en termes administratifs. Louis XVIII revient en France et octroie à ses sujets une charte le 4 juin 1814. elle écarte définitivement l’idée d’une monarchie absolue. Section 2 : La marche vers le régime parlementaire. le régime monarchique va être rétabli en France pour la dernière fois. Le roi redevient chef suprême de l’Etat. Le régime se maintient alors pendant 18 ans . Journée des 3 glorieuses à l’issu desquelles il est obligé d’abdiquer. Le Cabinet doit avoir la confiance du Roi et la confiance des chambres. prête serment devant la chambre. Le cabinet va en effet endosser la responsabilité politique peu à peu sous la restauration. Face à cette assemblée. Charles X accède au trône. Deuxième Senatus Consulte en 1804 établit l’empire et fait de N.B jusqu'à sa défaite à Waterloo. Ce régime sera toutefois emporté 4 ans plus tard par un coup d’Etat du président de la république : Louis Napoléon Bonaparte. un président de la République lui aussi était élu au SUD. Roi des français. N. Le régime mis en place alors était une séparation stricte des pouvoirs. il dispose du pouvoir exécutif et détient l’initiative législative. En 1830. En 1824. La constitution du 14 juillet 1852 établit le second empire et LNB devient Napoléon III. il peut dissoudre la chambre des députés et la chambre des pairs est nommée à la discrétion du Roi. La restauration aura donc échouée à établir la monarchie durablement en France. c’est un Roi autoritaire qui veut défendre les prérogatives royales. En 1814.

§1 : L’installation de la République. lorsqu’une assemblée a 2 fonctions. Les constituatns ont fait le choix de scinder l’ensemble des dispositions constitutionnelles en 3 textes. jusqu’au rétablissement de la monarchie. Cet amendement va être conforté par une révision du 14 aout 1884. révision qui prévoit que la forme républicaine du gouvernement ne pourra faire l’objet de révision. jusqu’en 1940. Chapitre II : La IIIème République. Le conflit entre monarchistes et Républicains et donc tranché par les Républicains. . trois lois constitutionnelles sont adoptées. Une loi du septennat adopté le 20 Novembre 73 avait fait de Mac Mahon le nouveau président de la République pour une période de 7 ans. Cette révision de 1884 prévoyait que les membres des familles ayant régné sur la France sont inéligibles à la présidence de la République. la France a été gouvernée sous le fondement de lois constitutionnelles provisoires. La majorité républicaine va voter une révision des lois constitutionnelles de 1875. or. La raison première est l’antagonisme entre les monarchistes et les républicains qui n’arrivaient pas à s’entendre sur un compromis. La monarchie ne pourra pas être rétablie en France. Celle du 25 février 1875 qui concerne l’organisation du pouvoir public et enfin la loi du 16 juillet 1875 sur les rapports des pouvoirs publics. Régime très libéral. concise qui ne proclame ni principe ni droits ni libertés hormis le suffrage universel. Constitution détenant le record de longévité en France. l’amendement Vallon inscrit la fonction de président de la République dans la durée. Durant ces 5 ans. Ces lois de 1875 forment une constitution brève. elles forment la constitution de la république. Liberté de réunion. Elle a du attendre 5 années pour que l’assemblée nationale adopte des lois constitutionnelles. le pouvoir constituant a été donné à une assemblée nationale qui était l’assemblée législative ordinaire. la liberté proclamée par la constitution mais pas dans la IIIème République. Section 1 : L’instauration d’une république parlementaire. Les lois constitutionnelles de 1875 instaurent une république parlementaire. elle s’attarde toujours plus sur sa fonction législative. Proclamée le 4 septembre 1870. L’amendement Vallon indique que le titulaire de la fonction présidentielle n’est plus visé par la loi. Transformation du septennat personnel du maréchal Mac Mahon en septennat impersonnel. Fonction présidentielle dévolue nommément à Mac Mahon. Grande révision intervenant après que les élections législatives de 1881 et les sénatoriales de 1882 ont renforcé la majorité républicaine dans les deux chambres. Ces lois constitutionnelles de 1875 n’ont été adoptées que provisoirement. En 1875.et la défaite militaire de LNB à Sedan. Disposition plus en vigueur en France. Celle du 24 février 1875 relative à l’organisation du sénat. En détachant la fonction du nom de son titulaire. Amendement Vallon : 30 Janvier 75. D’autre part. de presse… Aujourd’hui.

pourtant. MM adresse au petit matin une lettre à Jules Simon (Président du Conseil). Cette incertitude sur la nature du régime va être levée par une crise politique et constitutionnelle. Les ministres sont solidairement responsables de la politique du gouvernement. §1 : La crise du 16 Mai 1877. le droit de dissolution devient obsolète. Exécutif partagé entre le président de la République et le Gouvernement. Déséquilibre de la balance en faveur du pouvoir législatif. intégral. La crise est tranchée en faveur d’un régime parlementaire moniste qui va rapidement dériver en un régime d’assemblée. Dérive en régime d’assemblée caractérisé par l’absence de pouvoir exécutif. l’institution de présidents du conseil va progressivement s’implanter au point de jouer un rôle considérable. le conflit entre le président de la République et la chambre des députés devait éclater. Dans cette lettre. Maréchal Mac Mahon président de la République. Il n’existe alors pas de chef de gouvernement. Le président de la République. La responsabilité d’un seul ministre peut être engagée devant les chambres. les deux chambres disposent des même prérogatives tant en matière législative qu’en matière de contrôle du gouvernement. Section 2 : La dérive vers un régime d’assemblée.U indirect. on raconte qu’il se serait ravisé mais la lettre parvient à Jules Simon. en marge de la Constitution. Ce basculement tient à un facteur essentiel : la tombée en désuétude du droit de dissolution. En Mai 1877. Il détient un pouvoir considérable : Celui de dissolution de la chambre des députés avec la nécessité de l’avis conforme du Sénat. Depuis la chambre haute a toujours disposé de prérogatives inférieures. Président élu pour 7 ans et pénalement et politiquement irresponsable devant les chambres sauf cas de haute trahison. à partir de 1877. il reste un “organe exécutif”. Sénat dispose de prérogatives identiques à celles de l’A. sénat élu au S. Cette constitution de 1875 établissait un régime parlementaire.N bicamérisme parfait. Cette resposabilité peut être engagée devant la chambre des députés et devant le Sénat. Depuis les élections de 1876. Institution fruit de la pratique.U direct. si l’on s’en tient au texte. L’exercice des pouvoirs présidentiels est soumis à contreseing ministériel puisque président irresponsable. Inévitablement.§2 : L’établissement d’un régime parlementaire. Même s’ils ne sont pas élus selon les même modalités. Cette dérive est la resultante de la crise du 16 mai 1877. le 16. parlementaire moniste puis régime d’assemblée. MM estime . MM met en cause l’attitude de Jules Simon face à la chambre des députés. Parlement composé de deux chambres : La chambre des députés élue au S. détient des prérogatives importantes car il choisit le président du Conseil et nomme les autres ministres du gouvernement. c’est-à-dire qu’à partir de la constitution Grévy (1879). Ambigüité afin de savoir si le gouvernement était responsable devant le président. Le régime en 1875 est parlementaire. Auparavant. celle du 16 mai 1877. Il faut que le pouvoir exécutif soit bicéphale et que le gouvernement soit responsable devant la chambre. MM doit composer avec une chambre de députés à majorité républicaine. régime parlementaire dualiste.

Toutefois. la IIIème République a tenté de rétablir l’autorité de l’exécutif. MM se démet. MM en appelle alors à l’arbitrage du peuple lors des législatives. . Opposition de deux conceptions. Formule réemployée en 1986 à l’attention de François Mitterand. Cela démontre que le régime d’assemblée est un système voué à l’achec car le parlement crève de cet abus de pouvoir. MM prépare le terrain au rétablissement de la monarchie en ne rabaissant pas le rôle du chef de l’Etat. On va également organiser la pratique des décrets-lois (auj ordonances). Régime d’assemblée : Confusion des pouvoirs au profit du parlement. il n’a pas d’autre choix que de présenter sa démission. Va commencer à partir de 1879 une période d’instabilité ministérielle. Décrets car actes pris par le gouvernement. Cette pratique des décrets lois a été inaugurée pendant la 1ère guerre mondiale et il est devenu clasique d’utilisation très fréquente dans les années 20. il faudra se soumettre ou se démettre”. je n’entrerais jamais en lutte avec la volonté nationale exprimée par ses organes constitutionnels”. On va mettre en place véritablement le PDC. Le nouveau président de la République établit un déséquilibre patent entre le pouvoir législatif. Il présente donc sa démission de ses fonctions de PDC. de la défiance. Les Républicains sont emmenés à l’époque par Gambetta : “Quand la France aura fait entendre sa voix souveraine. C’est ce que R. c’est le message que le nouveau président Jules Grévy a adressé au Sénat 6 février 79 après son élection. Ce que l’on a appelé la constitution grévy. Conflit entre les monarchistes et Républicains se jouant. JS s’estime donc plus responsable devant le chef de l’Etat que devant les députés. Lois car le gvt agit en vertu d’une délégation du pouvoir législatif. Ils sont suceptibles de modifier les lois en vigueur. Il n’a pas existé à proprement parler de constitution grévy. Il indique : “Soumis avec sincérité à la grande loi du régime parlementaire. Les chambres autorisent donc le gouvernement à prendre des décrets qui ont force de loi. Après la victoire des républicains au Sénat. celle de MM et celle de la majorité de la CDD. §2 : La Constitution Grévy. JS estime donc avoir perdu la confiance de MM. JS est remplacé par Albert de Broglie. La plupart des grandes réformes ont été adoptées par cette voie. MM obtient du Sénat la dissolution de la chambre des députés. il poursuit ce bras de fer tant qu’il dispose d’une majorité au Sénat. Renonciation au droit de dissolution. MM réplique par le dissolution de la chambre des députés. A mesure que l’instabilité ministérielle s’est manifestée. Cabinet investi de la plénitude du pouvoir exécutif. Actes pris pas le gouvernement en vertu d’une délégation du pouvoir législatif. assuré de la stabilité et un organe exécutif qui reste soumis à la menace de la censure. C’est pour lutter contre cette instabilité que la constitution de 1958 a été mise en place. §3 : Les tentatives de renforcement de l’exécutif. MM va tenter de résister.que JS échoue à faire valoir les vues du gvt et donc du chef de l’Etat. Carré de Malberg a appelé le “Parlementarime Absolu”. Il estime que dans ces conditions. Perte de la confiance de MM mais pas de la chabre des députés. son cabinet est aussitôt renversé par la chambre des députés qui entend ainsi protester contre l’attitude de MM. On est passé à un parlementaire dualiste à un moniste sans que la constitution ait changé.

Parallèlement. §1 : Le Premier. En Mai 1941. une loi constit est votée qui va investir le maréchal du pouvoir constituant.Cette surpuissance parlementaire aboutit à que le parlement ne légifère plus. C’est ainsi que vont coexister deux gouvernements en France. début des rafles par la police française et le port de l’étoile jaune est imposé. Pétain dispose alors de la plénitude du pouvoir constitutionnel. C’est la défaite militaire de 1940 qui va emporter la IIIème République. Le Gouvernement est centré sur la personne du général de gaulle. se met en place le gouvernement de la France Libre. rafle du vélodrome d’hiver. le gouvernement de l’Etat français se transporte à Vichy sous l’autorité du Maréchal Pétain. un poste de chef de gouvernement est confié à Pierre Laval. à Londres. Ce régime est en quête d’un ordre nouveau qui exalte de nouvelles valeurs : Le travail. Deux ordonnances sont prises en 1944. le cabinet de Paul Reynaud se divise entre partisans d’une poursuite de la guerre et partisans d’un armistice immédiat. Le 16 juillet 1942. Le 1er Avril : Prévoit que le peuple français décidera souverainement quelles seront les futures institutions et prévoit la convocation d’une assemblée . législatif et exécutif. De Gaulle prend la tête d’un comité français de libération nationale. l’autre non. L’hyperpuissance du parlement aboutit à son impotence législative. l’autre non. Chapitre III : La Fin de la IIIème République et les gouvernements successeurs. Le régime va exécuter avec zèle les ordres nazis mais va également prendre des initiatives. En 1942. la famille et la patrie. Suite à la débâcle de l’armée française. Il n’y aura aucune réforme d’ensemble mais des petits actes qui vont organiser une dictature de l’exécutif. Ce régime est un régime fondamentalement réactionnaire qui rejette les droits de l’homme et les libertés fondamentales. §2 : La négociation des libertés. En 1940. un légal. Section 1 : Le gouvernement de Vichy. Le régime de vichy et le gvt de la France libre §1 : La dictature de l’exécutif. Le 18 Juin 1940 : Appel du Général De Gaulle où il affirme le devoir absolu de poursuivre la résistance et met en place de gouvernement de la France Libre. Section 2 : Le Gouvernement de la France Libre. Un Légitime. De Juin 1940 à Mai 44. Le Maréchal Pétain prend la tête d’un nouveau cabinet et signe l’armistice.

Chapitre IV : La IVème République. Il y a une abolition de la IIIème et une formation d’une assemblée constituante. §2 : La loi constitutionnelle du 2 novembre 1945. Un premier projet en avril 1946 est rejeté par les français. en droit. Le 2 juin 1946 : Une nouvelle assemblée est élue mais les socialistes et les communistes n’ont plus la majorité au sein de celle-ci.constituante. Le régime est de type parlementaire mais on veut éviter que ce nouveau régime . Cette constitution n’avait fait l’objet d’aucun consensus de l’assemblée. Cette république n’a pas cessé d’exister ce qui implique que Vichy est considéré comme une institution de fait. Un nouveau projet est élaboré avec un accord des trois principaux partis de l’assemblée. A la fin de la Guerre. mais celui-ci manque de légitimité en raison d’une très forte abstention car les électeurs avaient été sollicités à de trop nombreuses reprises dans un court laps de temps. L’assemblée dispose alors d’un mandat de 7 mois pour faire un projet de constitution. Régime de type parlementaire avec une seule assemblée. rétablissement de la légalité républicaine : nullité de tous les actes pris par le gouvernement de Vichy en dehors de ceux qui auraient été acceptés par la république. La loi constitutionnelle du 2 novembre 1945 va établir le régime provisoire de la France. le droit de grève. il est question de savoir quel sera le futur institutionnel de la France. La naissance de cette République ne se place pas sous les meilleurs hospices. le droit à la sécurité sociale… Indépendamment du préambule. Confusion des fonctions entre le chef de l’Etat et le président du Conseil confiées au Général De Gaulle. Le 9 août. Le référendum adopte le projet. elle prévoyait la mise en place d’un parlement monocaméral donc la suppression du Sénat. On peut rétablir les institutions de la IIIème République ou la France peut se doter de nouvelles institutions. les français sont très attachés à l’institution sénatoriale. Proclamation que la forme du gouvernement français est et demeure la république. Section 1 : Le régime constitutionnel La constitution est précédée d’un préambule qui rappelle l’attachement du peuple aux principes énoncés dans la DDHC et qui énonce de nouveaux principes dont on dit qu’ils sont particulièrement nécessaires à notre temps (Droits économiques et sociaux) Par Exemple l’égalité entre les hommes et les femmes. De Gaulle décide alors de laisser le peuple décider. or. L’assemblée n’est pas souveraine car le projet doit par la suite être soumis au référendum. Cette loi restera en vigueur jusqu'à la promulgation de la constitution de la IVème République. En rejetant massivement la IIIème République. la Constitution organise les relations des pouvoirs publics. les français ont le désir de se doter d’une autre constitution. Il y a un référendum ou le peuple rejette massivement le retour aux institutions de la IIIème.

Cela a au contraire produit des effets opposés car la constitution prévoyait une investiture individuelle du PDC mais on a dérivé vers la pratique de la double investiture c'est-à-dire que le gouvernement était aussi soumis à l’accord de l’AN. §2 : La rationalisation du parlementarisme Sous la IIIème République. ce qui était gage d’instabilité.ne sombre comme dans la IIIème vers un régime d’assemblée. Section 2 : L’échec du Système §1 : L’instabilité gouvernementale. Le PDC doit donc négocier la formation de son gouvernement avec l’AN. On introduit donc des mécanismes de parlementarisme rationalisé c'est-à-dire qu’il faut mettre en place un parlementarisme rationalisé (comme en Allemagne). On a pensé que si l’AN investissait elle-même le PDC. On voulait aussi rationaliser les procédures de mise en jeu de la responsabilité du gouvernement. cela établirait une relation de confiance. §1 : L'organisation des pouvoirs publics. on ne permet pas que la dissolution soit totalement libre. Seul le PDC pour engager la responsabilité du gouvernement. c'est-à-dire que le pouvoir exécutif est bicéphale et le gouvernement est responsable devant la chambre basse. Le président de la IVème a des pouvoirs très amoindris par rapport au Président de la IIIème. il est appelé Conseil de la République. Seule l’AN peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement. On interdit la dissolution pendant les 18 premiers mois de la législature sauf si 2 crises ministérielles sont intervenues dans les formes constitutionnelles (c'est-à-dire à la majorité des membres). Le président de la République n’est pas responsable donc tous ses actes sont contresignés par le PDC. On a cherché à établir une solidarité entre le PDC et l’assemblée nationale pour que le PDC puisse compter sur le soutient d’une majorité à la chambre. il peut poser la question de confiance c'est-à-dire engager la responsabilité du gouvernement devant la chambre. Il a seul le droit de dissolution. Le Sénat change de nom. En 1946. les deux chambres pouvaient mettre en cause la responsabilité politique du gouvernement. Le régime est de type parlementaire. Le bicamérisme est très inégalitaire au profit de l’assemblée nationale. le Sénat ne peut plus mettre en cause la responsabilité du gouvernement. C’est le PDC qui concentre l’essentiel du pouvoir. Il domine en effet le conseil des ministres : son nom est proposé par le président de la République mais il n’est pas nommé par celui-ci. le bicamérisme était égalitaire. Il n’entre en fonction que s’il obtient un vote de confiance de l’assemblée nationale. La confiance ne peut être rejetée qu’à la majorité absolue des membres du gouvernement. . On a aussi voulu assouplir de droit de dissolution : on a permit que ce droit soit exercé (opposition avec Grévy) mais pour autant.

§2 : La résurgence de la pratique des décrets loi. C’est la manifestation la plus éclatante de l’impuissance des parlements face à leur trop grand pouvoir. un gouvernement non durable ne peut pas faire de politique durable. Les conditions n’ont quasiment jamais été réunies pour que le président du conseil puisse prononcer la dissolution. Les gouvernements se retiraient alors qu’ils avaient encore la confiance relative de la chambre car ils estimaient que sans la confiance relative. à prendre des décrets qui ont force de Loi.La durée moyenne d’un gouvernement n’a pas excédé 6 mois. La IVème n’a pas été touchée par la grâce de la logique majoritaire qui permet de faire du gouvernement une autorité stable et efficace. Le système de la double investiture obligeait le PDC d’être investi par la chambre mais aussi que son gouvernement soit approuvé. L’assemblée nationale vote seule la Loi et elle ne peut la déléguer. . or. En 1958. 20 gouvernements ont été renversés dans les formes constitutionnelles. c'est-à-dire à la majorité absolue des membres de l’assemblée nationale. ils ne pouvaient pas gouverner. Malgré cette interdiction constitutionnelle. ce qui va entraîner le retour au pouvoir du Général De Gaulle. la pratique des décrets loi a de nouveau existée sous la IVème République. Cette impuissance du régime va faire face à la revendication d’indépendance des colonies. C’est une procédure qui permet au gouvernement. on sacrifie le parlement sur l’autel des prérogatives de l’exécutif. lorsqu’il est habilité par le parlement.