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Source: L'Echo L'Echo Source: Domaines d'activité Thème: Thème: Domaines d'activité

Date: 19/01/2011 Date: 19/01/2011 Localisation: Belgique Localisation: Belgique

Pour survivre, une biotech doit collaborer
Une étude de PwC mise sur la recherche collaborative.
'heure est-elle à la réorientation pour les entre~ prises de biotechnologie en Belgique, comme le suggère le bureau de consultance PwC? Dans une enquête internationale sur ce pan dusêcteur de la pharmacie, PricewaterhouseCoopers pose un constat critique sur les sociétés actives en Belgique. Sans une certaine «réorientation de leur business model», elles ne survivront pas à l'avenir, conclut PWC. Cette conclusion se base sur une série d'évolutions et de mutations. Des changements qui frappent l'ensemble du secteur. Et qui partent d'un constat: «Pour l'instant, ce secteur n'apas encore répondu aux attentes. Par rapport aux entreprises pharmaceutiques traditionnelles, les entreprises biotechnologiques ne développent pas des médicaments plus rapidement' ou à moindre coût. Finalement, le modèle des entreprises de biotechnologie est plus ou moins similaire à celui développé par les 'big ph armas'», note Thierry Vanwelken«ces entreprises ont de plus en plus de difficultés à trouver unfinancement».

Or, parallèlement,

De plus, elles doivent en même temps faire face à une nouvelle concurrence. <<Laecherche et le r
développement amorcent un mouvement - lent mais avéré - vers l'Est.»

cement et les formalités administratives pour obtenir le remboursement d'un médicament, et le brevetage des nouvelles découvertes. Pour la première contrainte, l'étude semble tirer un trait sur le modèle classique où un financier apporte des fonds. «Le
capital-risque se fait de plus en plus rare pour les entreprises belges.» Un constat que reconnaît

Si dans sa conclusion, l'enquête de Price estime que «le secteur de
la biotechnologie doit se réinventer», Thierry Vanwelkenhuyzen

Christian Homsy, CEO de Cardia 3,une biotech spécialisée dans les thérapies régénératives pour le traitement des maladies cardiovasculaires. Une alternative soulevée par Priee, et déjà pratiquée par différentes sociétés, est «de
trouver des collaborations avec des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui ont des fonds mais qui ne sont pas à un stade aussi avancé sur une molécule. La recherche de fonds doit se baser sur un modèle collaboratif.» Et à entendre PwC, «toute la recherche préconcurrentielle sera collaborative d'ici 2020» et touchera tant

ne parle pas pour autant d'une menace qui pèse sur les acteurs belges. Selon des chiffres datant de juin 2010 et compilés par PwC,
«la capitalisation boursière par pays des entreprises biotechnologiques européennes cotées en Bourse place la Belgique en troisième position». «Nous avons de bons chercheurs et des collaborations avec des universités. Ily a de nombreux atouts mis en place par les autorités publiques comme lepôle de compétitivitéBiowinden Wallonie. Cela crée beaucoup de synergies.»

Restent deux obstacles: le finan-

les petites sociétés que les grosses entreprises pharmaceutiques .•
François-Xavier Lefèvre

huyzen, responsable de la branche pharma ponr la Belgique chezPwC.