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B. Une analyse transversale.

Quand on met en relation le PIB/hab et l’IDH, on note que le nuage de points suit la forme d’une fonction logarithmique. Le Sierra Léone a un PIB/hab de 500$ et un IDH de 0,3. L’Egypte a un PIB/hab de 4000 et un IDH de 0,7. Le Luxembourg a un PIB/hab de 50000$ et un IDH de 0,9. Conclusion : Croissance économique et pauvreté En 1970, 40% de la population mondiale vit en dessous du seuil de pauvreté et 80% des pauvres viennent d’Asie ; Entre 1970 et 20000, le monde va connaître une croissance économique qui entraîne une réduction de la part des personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté. En 2000, seulement 20% de la population est pauvre. En revanche, la répartition régionale de la pauvreté est différente. La majorité des apuvres se trouve aujourd’hui en Afrique. Cela confirme alors l’analyse libérale. Les pays d’Asie qui ont connu la croissance ont permis la réduction de la pauvreté, ce qui n’est pas le cas de l’Afrique. PARTIE II – Une relativisation de la conception libérale (fiche 5) I- Une absence de relation automatique entre croissance et développement. A. Une analyse transversale. Il n’y a pas de relation automatique et proportionnelle entre l’IDH et le PIB/hab. Ainsi, en 2010 : La France a un PIB/hab deux fois inférieur à celui du Luxembourg et son IDH est supérieur. Le Brésil et la Chine ont un niveau d’IDH identique mais le PIB/hab du Brésil est supérieur à celui de la Chine. B. Une analyse longitudinale La Chine et l’Egypte partent en 1960 de la même situation en terme de PIB/hab et de taux de survie infantile. Ils sont arrivés en 2003 à la même situation : 95% des enfants survivent à l’âge de cinq ans et un PIB/hab de 5000$ cependant ils n’ont pas connu les mêmes chemins de développement : L’Egypte connait jusqu’au milieu des années 80 une augmentation proportionnelle du PIB/hab et du taux de survie infantile. A partir de cette date, seul le taux de survie infantile augmente rapidement. En Chine, jusqu’en 1980, le taux de survie infantile augmente rapidement alors que l PIB/hab évolue peu. C’est le contraire ensuite.

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Il n’y a donc pas un chemin unique de développement contrairement à ce que disait Rostow. II- Les explications

A. La croissance n’est pas toujours une condition suffisante pour assurer le développement. La croissance peut certes entraîner du développement mais ce n’est pas automatique. D’autres conditions sont nécessaires pour que l’augmentation des richesses se traduise par l’amélioration du sort de la population : Il faut se demander comment est obtenue cette croissance : o Certains types de production comme l’agriculture à but d’exportation ne sont pas sources de développement car la population ne produit pas pour se nourrir. La manière dont s’obtient cette production est aussi importante. Ainsi, une croissance basée sur une absence de liberté et un contrôle très fort de la population ne permet pas le développement.

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La manière dont les fruits de la croissance sont répartis est aussi importante. Il faut que l’Etat intervienne pour mettre en place une politique visant à réduire les inégalités et à assurer à toute la population un accès minimal à la santé et à l’éducation.

La comparaison de stratégies menées par certains pays permet de justifier ces affirmations : Le Brésil et l’Inde ont adopté des stratégies de croissances basées sur l’exportation de produits de haute technologie. Cependant, cette solution n’assure pas une amélioration du sort de la population totale. o Il y a peu d’emplois et ils nécessitent des qualifications importantes que la majorité de la population n’a pas. Ces secteurs innovants ne permettent pas de tirer la croissance des autres secteurs. Il y a désarticulation de l’économie.

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