Sources des FP LOLF Loi organique de programmation de lois de finance Loi constitutionnelle 23 juillet 2008 : principe de sincérité et contrôle

Loi constitutionnelle du 28 mars 2003 : finances des collectivités territoriales : impacte les finances des collectivités territoriale au travers de l’autonomie fiscale et financière - Sources d’origine externe : o Pacte de stabilité et de croissance o Autres : influence sur les orientations politiques :  FMI : recommandations influencent les FP, indicateur des la situation des FP pour les Etats souhaitant établir des relations financières (ex : en juillet dernier le FMI a formulé des observations sur la situation de la France, concernant le déficit 6,1% PIB pour 2011, proche de l’estimation faite par le gouvernement lui-même : 6% er A- La LOLF du 1 août 2001 : Constitution financière de la France ! L’ordonnance de 1959 présentant une certaine obsolescence, corroborait la création de la constitution de 1958 et lui empruntait des éléments dont la prévalence de l’exécutif. La LOLF a réhabilité le rôle du parlement dans le processus budgétaire scénario de « coproduction législative » selon le président de l’UMP au parlement. Profonde réhabilitation du politique par rapport au technicien. La paternité de ce texte revient à 2 parlementaires, un sénateur, un député, un appartenant à la majorité, l’autre à l’opposition. Consensus institutionnel et politique, il s’agit de Didier Ligot (député PS de l’Isère, rapporteur de la commission des finance, aujourd’hui 1ere président de la cour des compte) et Alain Lambert (sénateur UMP de l’Ain, actuellement président de la commission consultative de l’évaluation des normes) LOLF fut adoptée à l’unanimité. Elle fut mise en œuvre dans sont intégralité à compter du 1er janvier 2006 > premier projet de loi de finance « en mode LOLF ». Idées à retenir - Refondation en profondeur du droit budgétaire Logique de performance qui s’exprime à travers la substitution d’une logique de résultat à une logique de moyen. o La mission de SP est-elle bien remplie ? (efficacité) o Est-elle bien remplie à meilleur cout ? (efficience) Multiplication des indicateurs de performance. Ex : au sein de la mission justice, indicateur de performance : délais moyen de jugement – la mission est comptable des crédits à travers la satisfaction de cet indicateur de performance. - Modernisation des méthodes de gestion LOLF introduit une logique de contrôle de gestion au sein des administrations publiques. La LOLF introduit un principe de sincérité budgétaire. Manifestation d’amélioration des méthodes de gestion : La modernisation s’observe en premier lieu par une plus grande autonomie de gestion dont le corolaire est une plus grande responsabilisation. Chaque administration/ministère est appelé à se comporter comme un gestionnaire autonome en répartissant les crédits dans les limites de l’enveloppe globale. La responsabilité est alourdie, chaque administration doit rendre compte de sa gestion - Elargissement notable des prérogatives du parlement

I-

Dès le stade de la préparation de la loi de finance : la préparation de la loi de finance incombait de manière exclusive au ministère chargé du budget. le parlement est maintenant informé en amont du processus sur les grandes orientations. . norme supra législative mais infra constitution. La LOLF apparait donc comme une source constitutionnelle matériellement. Elle serait débattue en milieu d’année pour fixer l’existence et les modalités de recouvrement de l’ensemble des impôts et taxes pour mettre en œuvre l’année suivante (n+1). Les lois organiques ne font pas partie du bloc de constitutionnalité en principe. CC 25 juillet 2001 LOLF : le CC valide le ppe selon lequel l’unité de vote du Parlement est désormais la mission. objet exclusif de la cagnotte fiscale. pas d’amendement créant une mission nouvelle. Réserve d’interprétation commune à plusieurs dispositions de la LOLF concernant l’information du parlement par des études faites par le gouvernement. La modification prévoit que dans ce cas l’affectation de cette cagnotte fiscale doit être strictement dédiée au remboursement de la dette. CC a censuré la disposition permettant un contrôle des parlementaires sur la Cour des comptes car cela portait atteinte à l’indépendance de celle-ci. il faut créer une nouvelle catégorie de lois nommées lois fiscales annuelle. Conciliation du principe de sincérité budgétaire avec la continuité de la vie nationale. Au stade de l’exécution : renforcement sur le vote de la loi de règlement. par le renforcement de la transparence. LE taux d’imposition serait déterminé par la loi de finance.Loi organique 12 juillet 2005 : Il s’agissait de déterminer ce que le gouvernement pouvait faire d’une cagnotte fiscale. . CC 27 juillet 1978 : la LF doit respecter la LO car c’est la Constitution qui prescrit que les LF doivent être adoptées selon les prescriptions de la LO. prérogative du premier ministre de déférer une telle loi devant le CC. Cela signifie que le droit d’amendement des parlementaires ne pourra s’exercer qu’à l’intérieur de cette mission.LOLF est-elle une source constitutionnelle ? Selon que l’on l’intègre dans le bloc de constitutionnalité.Avis du CC : Il s’est prononcé sur la LOLF lors de son examen.Conseil économique social et environnemental Avis 2010 : Il faut réhabiliter le rôle du citoyen contribuable. C’est un assouplissement de l’exigence de transparence budgétaire. les examens des lois de finances. de financement de la sécurité sociale … auront pour fondement la LOLF. . les lois organiques faisant obligatoirement l’objet d’un examen par le CC (46 et 61 C). Autorité de la LOLF : Question du contrôle du CC . La LO s’impose donc à la LF mais ne s’impose pas à la Constitution. Modifications de la LOLF : . Mais les lois organiques ont un statut particulier. Selon le CC si les circonstances exceptionnelles ne permettaient pas au gouvernement de remplir une telle obligation cela ne fait pas obstacle à la présentation et discussion de la loi de finance. mise sur un pied d’égalité par le CC avec la Constitution. Il est possible de procéder à une redistribution des charges dans le cadre de cette mission. Le parlement a alors une information complète. Dès Juillet le gouvernement est entendu par la commission des finances puis en audience publique dans le cadre du débat d’orientation des finances publiques. Il s’agit d’une discussion sur les comptes tels qu’ils sont arrêtés. sous l’empire de la loi de 1959 le CC 11 août 1960 avait considéré que la constitutionnalité des lois ordinaires s’apprécient par rapport à la Constitution et la loi organique de 1959.

La LPFP est en réalité un gage donné aux institutions européennes. cohérente qui fixe une vision des dépenses et des recettes sur plusieurs années et surtout cette LPFP définit le retour à l’équilibre des FP à l’horizon de la date prévu par cette même loi. La 1ère date du 9 février 2009 pour les années de 2009 à 2012. Objectif : Déficit ramené à 6% du PIB en 2011 et 2 % en 2014 > objectif repris par le gouvernement pour les envoyer à Bruxelles. elle préserve l’autonomie des lois de finance et de financement de la sécurité sociale. plus précisément les déficits publics excessifs 126 TFUE.Le Pacte de stabilité et de croissance : les contraintes communautaires Les FP n’opèrent plus en vase clos. les collectivités territoriales. Il ne s’agit pas d’une autorisation parlementaire.Le cadre général : L’influence du droit de l’Union sur les FP est particulièrement forte. Il s’agit réellement d’un acte politique. Il faut donc encadrer les politiques de FP. Ce n’est pas une loi de finance au sens de l’article 1er LOLF. C’est particulièrement vrai dans la zone euro.La Loi de programmation des FP : LPFP Issue de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008. Le parlement débattra en octobre d’un deuxième texte de même nature car le gouvernement a délibéré en conseil des ministres le 20 septembre 2010 un texte de 2011 à 2014. Le droit communautaire exerce une influence sur la politique du recours à l’emprunt. De plus son champ de compétence est plus large car elle couvre l’ensemble des acteurs de la FP : l’Etat. Comment s’exprime cette influence du droit communautaire ? . Il s’agit de définir une stratégie d’ensemble. De plus son objet est singulier. il est radicalement différent des autres instruments. elle s’exprime au titre de la politique économique. B. Il s’agit de la situation dans laquelle se trouve une Etat ne satisfaisant pas 2 impératifs fixés par le traité de Maastricht : o Avoir un déficit public de l’ordre de 3% du PIB o la dette publique (cumul des déficits publics) ne doit pas excéder 60% du PIB . Il est interdit pour la BCE et pour les banques centrales nationales d’accorder des découverts aux personnes publiques : 123 TFUE. Le droit de l’Union interdit également les déficits. elles sont conditionnées par les fluctuations de l’économie mondiale. La politique budgétaire ne peut ignorer les phénomènes de concurrence de politique : dumping fiscal ou social qui est une sorte de surenchère des Etats pour faire venir les entreprises ou la main d’œuvre. LPFP s’impose-t-elle au parlement lors de l’adoption de loi de finance ou loi de financement de la sécurité sociale ? Pour l’essentielle il n’y a pas de contrainte. l’article 34 dispose : « les orientations pluriannuelles des FP sont définies par des lois de programmation. la politique budgétaire étant considéré au sens du droit de l’Union comme un instrument de la politique économique : 120 à 126 TFUE. les administrations de sécurité sociale. Lien étroit entre la LPFP et les contraintes communautaires : loi 9 février 2009 : « la programmation des FP s’inscrit dans le cadre des engagements européens de la France » En ce sens le texte qui va venir en discussion (projet de loi) se donne pour objectif la maitrise du déficit public et l’endiguement de la dette publique. elles s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes de l’administration publique ». une loi au sens formel mais l’on peut douter de la juridicité de cette norme. Les termes sont révélateurs d’une telle portée : « objectifs généraux des finances publiques ». C.Les collectivités locales en font déjà ainsi en distinguant l’assiette et le taux d’imposition.

à réduire les niches fiscales et sociales. des gages de sa discipline budgétaire pour assainir ses FP. à la majorité qualifiée (en ne prenant pas en compte le vote de l’Etat considéré) une recommandation est adressée à l’EM en question.6% du PIB.Le Pacte de stabilité et de croissance : Son but est d’imposer une stricte discipline budgétaire dans le cadre de la zone euros : 16 Etats > 17 au 1er janvier 2011 (+Estonie). ce fut le cas de la France en 2009 et aujourd’hui encore. La France ne fut donc pas en mesure de respecter les recommandations de la Commission. il existe une obligation pour tout EM (pas juste dans la zone euro) d’adresser tout les ans un document à la Commission avec les orientations budgétaires et les projections macro économiques. Le Conseil dicte la marche à suivre en conseillant un effort budgétaire moyen supérieur à 1% PIB sur la période 2010-1013. c’est la procédure de déficit public excessif. Nouvelle recommandation du Conseil du 30 novembre 2009 : il faut réduire le déficit. o Le volet préventif du Pacte : Le volet préventif trouve son origine dans un règlement du conseil de 1997 adopté après Maastricht et A’dam. Ces évènements furent la diminution des recettes de la France du fait de la crise notamment une baisse de 50% du produit de l’impôt sur les sociétés. . Fin 2008 la dette publique représentait 67. des actions suivies d’effets. S’il constate qu’un EM est dans une telle situation. Le déficit de la France en fin 2009 représentait 8% du PIB alors qu’il fallait le ramener à 5. Ne serait ce pas une atteinte à la souveraineté des parlements nationaux ?! o Volet correctif : Au sens strict. Le but est de ramener le déficit public à 3% en 2013 avec un taux de prélèvement obligatoire de 43%. Pour les membres de la zone euros cela s’appelle un programme de stabilité. La France a présenté son programme de stabilité en janvier 2010 pour 2010-2013. Il a fixé à la France la date du 27 octobre 2009 pour prendre des mesures présentant des effets utiles. La France fait l’objet d’une procédure pour déficit excessif depuis avril 2009. rappel. Elle saisi le Conseil et l’avise de son analyse.La France a dépassé ces plafonds mais elle n’est pas un exemple isolé > Grèce (Dette 103% du PIB) L’UE a élaboré un programme de stabilisation en 2010. Entre le 27 avril 2009 et le 27 octobre 2009 la France n’a pas vu ses mesures suivies d’effet. Chaque Etat a été sollicité pour combler le déficit de la Grèce. Une réponse graduée est prévue : alerte précoce. Ainsi qu’une augmentation du fait de la crise du taux de chômage nécessitant des transferts sociaux. Le Conseil avait constaté une situation de déficit public excessif. en substance. Elle donne. Cela donne lieu à des arbitrages politiques. pour les non membres c’est un programme de convergence.5% du PIB et selon . Elle fut confrontée à des évènements économiques négatifs et inattendus entrainant des conséquences très défavorables pour les FP. La Commission a décidé de renforcer le volet préventif pour encadrer plus étroitement la politique budgétaire des Etats : elle propose pour les EM de soumettre les orientations du budget aux institutions. S’ajoute à cela une contraction des recettes de l’impôt sur le revenu. sanction financières. Le pacte comprend un volet préventif et un volet correctif. Il a pour objet le renforcement de la surveillance des politiques budgétaires des EM et on s’assure d’une coordination des politiques économiques ainsi. La Commission en a l’initiative lorsqu’elle constate l’irrespect des critères de Maastricht. il insiste pour la France d’avoir une stratégie plus ambitieuse pour réduire le déficit. Pour chaque EM de l’UE il y a un objectif. La France s’est également engagée à geler en valeur les dotations de l’Etat aux collectivités territoriales.

Il faut dont fournir un effort colossal pour se rapprocher du 60% de référence. Critique du Pacte était vive et il s’agissait d’un argument utilisé en défense par le gouvernement français. Tout déficit public a pour effet une croissance exponentielle de la dette publique.les prévisions des autorités françaises. selon les estimations les plus optimistes. la seule réponse est de différer le temps pour s’accorder aux critères. Argument non retenu. en dépit des mesures à mettre en œuvre. Cet épisode de 2009 a révélé les limites du Pacte de stabilité et de croissance. la dette publique représentera 91. il n’y aura pas de distinction entre le déficit conjoncturel et structurel.25%PIB. Christine Lagarde a fait remarquer à la Commission que les critères de Maastricht sont très strictes et ne distingue pas entre les situations de déficit conjoncturels et structurels. .

9 .8438/08.54:701109:30 .8/0/893.9.3.9/ :3.0 %4:9/F1.0098 .1.:9/43914:737 :3011479./09905:-6:0  09F584/0/0 .76:07.79G708/0.7488.9843997G8897.7F.0857F.7/0.9:70809897:..79G708     ..5.: ./09905:-6:07057F803907.07/: /07F1F703.90F9.9:7009897:.9.9438085:845928908 .897.4488.95:-..8 7:203934370903: 3 .0730203917.-9F09/0.0054303900/0.9:70 .90/089.9080930 /893:05.FF082908/:!.7488.7:2039:98F03/F103805.:7.3.9438/0/F1.5574.3.943039700/F1.80:07F54380089/0/11F70709025854:78 .88. ! 1.9:708  796:0/:!..0 78930 .8039700889:..:9479F817.42288436:008.54:7807.3.9702.808 03/F59/08208:70820997003 :.47/07...70 4:.70 804308 0892.4343..4343.

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