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Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté en

Haïti

La pauvreté rurale en Haïti
L’insécurité alimentaire et la faim sont des problèmes chroniques en Haïti, pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental où il est également le deuxième plus densément peuplé. La croissance démographique rapide et les périodes de déclin économique, liées principalement aux troubles politiques et sociaux, ne sont que quelques-uns des facteurs qui ont abouti à la terrible pauvreté qui touche la plupart des Haïtiens. Les indicateurs socioéconomiques de l’Indice de développement humain du PNUD pour la période 2007-2008 classent Haïti en 146ème position, sur un total de 177 pays. Certains des plus hauts niveaux de pauvreté de la planète ont été constatés dans le pays.
Bien que l’agriculture soit un secteur important de l’économie dans son ensemble, Haïti ne produit pas assez de cultures vivrières et de bétail pour nourrir sa population. Il doit importer 60% de l’alimentation dont il a besoin, et notamment 80% du riz qu’il consomme. Il existe un fossé gigantesque entre les riches et les pauvres, et les inégalités risquent de s’accroître du fait que les différences de revenu sont encore plus marquées. Les 40% les plus pauvres de la population ont accès à moins de 6% du

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revenu national, alors que les 2% les plus aisés contrôlent 26% des richesses du pays. Les principales sources de revenu des Haïtiens les plus démunis sont le travail indépendant et les envois de fonds. Les pauvres qui sont relativement mieux lotis gagnent leur vie grâce au salariat et, eux aussi, aux envois de fonds – qui sont cruciaux pour la survie de larges pans de la population. L’incidence globale de la pauvreté dans le pays s’élève à 77%. Toutefois, dans les zones rurales, où vivent 60% des Haïtiens, 88% des gens sont pauvres et 67% extrêmement pauvres. Le revenu par habitant de la population rurale correspond à environ un tiers de celui des personnes qui vivent en milieu urbain. Les secteurs d’activité majeurs dans les zones rurales sont l’agriculture et le commerce, qui emploient à eux deux plus de 85% de la population active à la campagne. Les agriculteurs exercent en général plusieurs activités pour gagner leur vie. Seul un cultivateur sur cinq peut se contenter des récoltes et/ou du bétail de sa propre exploitation pour assurer sa subsistance. Les autres activités qui génèrent des revenus comprennent la main-d’œuvre salariée, l’extraction (de sable, de craie ou de charbon), l’artisanat et le petit commerce. Pour les ruraux, en moyenne, les envois de fonds représentent 15% des revenus, le travail extérieur 5%, la main-d’œuvre salariée 5% et les autres activités 17%. En raison de la vulnérabilité du pays aux ouragans, inondations et autres catastrophes météorologiques, la question du changement climatique est un défi majeur pour le développement d’Haïti. Les groupes les plus pauvres de ruraux en Haïti sont: • les femmes à la tête d’un foyer • les travailleurs ruraux qui dépendent exclusivement de l’emploi salarié • les personnes qui ne possèdent pas de terres L’incidence de la pauvreté et de l’extrême pauvreté est particulièrement élevée dans les zones rurales, notamment dans les départements du Nord-Est, de l’Artibonite, du Nord-Ouest et du Centre. Près d’un quart des ruraux pauvres du pays vivent dans le département de l’Ouest, où se trouve Port-au-Prince. Les Haïtiens des zones rurales souffrent de la pression accrue qui s’exerce sur les ressources disponibles. La faiblesse des institutions gouvernementales en ce qui concerne la fourniture de services et d’infrastructures de base aggrave la situation et contribue également pour beaucoup à la méfiance envers les structures de l’État. Il existe une corrélation claire entre la pauvreté et la vulnérabilité en Haïti, car les ménages sont généralement démunis face aux catastrophes naturelles récurrentes et aux effets de l’instabilité politique. La pression sur les terres cultivables, exacerbée par l’empiètement des villes sur les basses plaines arables et les terres irriguées, fait que le secteur agricole est surtout composé de petites fermes de subsistance. La propriété foncière moyenne s’étend sur moins de 1 hectare. Il est difficile de bâtir un revenu agricole durable alors que les droits de propriété sont mal définis, que la dégradation de l’environnement s’accentue, que les crédits et technologies disponibles sont rares et que l’infrastructure commerciale est faible. À l’heure actuelle, 80% des fermes ne parviennent pas à produire suffisamment de nourriture pour les membres du foyer, qui doivent exercer des activités non agricoles afin de compléter le revenu. Le FIDA travaille avec des communautés rurales qui se caractérisent par: • un isolement géographique et des moyens de communication rudimentaires • une dépendance à l’agriculture de subsistance et une intégration limitée dans une économie locale essentiellement informelle • un manque d’appui de la part des institutions du secteur public • une présence limitée d’opérateurs privés dans tous les secteurs Les communautés rurales confrontées à une dégradation de leurs conditions de vie recourent à deux grands mécanismes d’adaptation:
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• la survie par l’agriculture de subsistance • la migration saisonnière ou permanente vers les villes, vers la République dominicaine voisine ou, pour les ménages qui en ont la possibilité, vers l’Amérique du Nord ou l’Europe.

Éradiquer la pauvreté rurale en Haïti
Sous le gouvernement démocratiquement élu qui exerce le pouvoir depuis mai 2006, Haïti a atteint le point de décision en novembre 2006 au titre de l’Initiative pour la réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE), devenant ainsi éligible à un allègement de la dette pour les investissements dans les programmes favorables aux pauvres. Le pays a présenté sa stratégie de réduction de pauvreté à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international en fin 2007. Le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) d’Haïti, entériné en 2008, considère l’agriculture comme un pilier de la croissance en faveur des pauvres. Le document prévoit deux phases d’action. Durant la première, de 2007 à 2009, la stratégie compte sur une croissance modeste du PIB, soit environ 4%, alors que le gouvernement maintient sa politique budgétaire et monétaire afin de corriger les déséquilibres internes et externes et de stabiliser l’inflation, qui devrait être de 7% pour 2008-2009. Pendant la seconde phase, de 2009 à 2011, le taux de croissance devrait s’accélérer pour atteindre environ 7,5%. Suivant une approche participative, le gouvernement a défini trois objectifs stratégiques en matière de politique générale pour la période 2007-2011: • promouvoir quatre vecteurs de croissance (agriculture et développement rural, tourisme, modernisation de l’infrastructure, science et technologie) • renforcer les services sociaux de base • améliorer la gouvernance démocratique S’agissant de l’agriculture, le gouvernement donne la priorité au développement du secteur privé, principalement composé de petits exploitants. Le pays a connu une crise particulièrement sévère, au début de l’année 2008, en raison des effets néfastes de la saison des ouragans 2007 sur la production agricole et de la hausse vertigineuse des prix alimentaires mondiaux. La situation en Haïti est rapidement devenue insoutenable, déclenchant un brusque soulèvement politique et social. Elle risque de demeurer difficile à cause des événements climatiques de la saison des ouragans 2008 et de leurs effets sur la production agricole.

La stratégie du FIDA en Haïti
Les premières opérations du FIDA en Haïti remontent à 1978. Depuis lors, le Fonds a octroyé 84,4 millions de USD en prêts à huit programmes et projets pour un coût total de 153,1 millions de USD. À la faveur d’une approche participative et communautaire, il investit dans le renforcement des capacités locales, la promotion d’initiatives de production et l’accès des ruraux pauvres à des services financiers. Tout au long de l’histoire des opérations du FIDA en Haïti, l’organisation a aidé le gouvernement à améliorer l’irrigation à petite échelle. Le projet de développement de la petite irrigation récemment engagé tiendra compte des enseignements tirés du passé, et en particulier du projet de remise en état de petits réseaux d’irrigation, achevé il y a peu. Ce projet renforcera les capacités du gouvernement en matière de gestion des ressources
3 Programmes et projets: 7 Coût total: 153,2 millions de USD Prêt total: 84,3 millions de USD Bénéficiaires directs: 155,065 ménages

hydriques. Par l’intermédiaire d’un don de 745 000 USD, qui a pris effet en 2007, le FIDA soutient un programme d’assistance technique qui travaille avec les associations d’usagers de l’eau et le Ministère de l’agriculture pour coordonner les approches et les méthodes. Deux autres projets sont en cours. Le projet d’intensification des cultures vivrières (Phase II) se concentre notamment sur l’autonomisation des organisations communautaires, telles que les groupes de femmes, par le transfert direct des ressources. Le programme d’appui aux initiatives productives en milieu rural offre quant à lui un modèle de développement des services financiers à l’échelle communautaire. Le FIDA a contribué à hauteur de 80 000 USD à un don total de 340 000 USD à Fonkoze, la principale institution de microfinance d’Haïti. Le but est de mettre en place des services d’envoi de fonds entre les associations locales haïtiennes des États-Unis d’Amérique et les projets de développement communautaire en Haïti. Le don a été fait dans le cadre du programme d’envoi de fonds et de développement rural mené conjointement par le FIDA et la Banque internationale de développement. Depuis 1978, malgré les troubles et les transitions politiques, le FIDA a maintenu sa présence en Haïti, aidant les ruraux pauvres à faire face au dénuement. Il appuie les efforts du gouvernement pour réduire la pauvreté en collaboration avec d’autres donateurs et partenaires. Le Fonds encourage activement l’élaboration de politiques et participe aux activités des donateurs internationaux qui sont organisées par le gouvernement Préval, élu en 2006, après l’avoir été par le gouvernement de transition. Il contribue également à alléger la dette d’Haïti dans le cadre du processus en faveur des PPTE. En 2008, le FIDA a ouvert un bureau à Port-au-Prince afin de superviser plus efficacement et rapidement son programme de pays et d’améliorer le dialogue et la coordination avec le gouvernement et les autres donateurs. En 2008, le FIDA et le Gouvernement haïtien ont réaffecté les fonds initialement alloués au programme en cours pour venir en aide aux petits paysans haïtiens confrontés au défi de la flambée des prix des produits alimentaires sur les marchés mondiaux et aux effets désastreux pour le secteur agricole de la saison des ouragans. Le FIDA se sert de cette enveloppe de 10,2 millions d’USD pour contribuer à relancer la production et la productivité du secteur en fournissant des intrants agricoles (semences et outillage) à plus de 240 000 agriculteurs répartis sur tout le territoire, et ce pendant trois campagnes de semis en 2008 et 2009. Le Fonds fournit cet appui en collaboration avec la FAO, l’une des deux autres institutions des Nations Unies qui ont leur siège à Rome. Alignant sa stratégie sur celle du Gouvernement haïtien, le FIDA investit dans des activités visant à: • promouvoir durablement l’agriculture, en particulier grâce à une meilleure gestion des terres • revitaliser la production agricole en facilitant l’accès des petits producteurs aux facteurs de production • moderniser l’infrastructure rurale, notamment s’agissant de l’irrigation • revitaliser le secteur agroalimentaire en appuyant les micro-entreprises rurales • élaborer une nouvelle stratégie commerciale • renforcer les structures d’aide à la production en consolidant les organisations rurales • financer le développement agricole en soutenant la création de services financiers ruraux. Les projets ont des approches harmonisées de manière à mettre des services financiers ruraux décentralisés à la disposition des pauvres, et ils organisent et cofinancent régulièrement des activités conjointes et des manifestations consacrées à l’apprentissage et au partage des savoirs.

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Opérations en cours
Projet d’intensification des cultures vivrières Phase II Programme d’appui aux initiatives productives en milieu rural Projet de développement de la petite irrigation

Port-au-Prince
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Projet de développement de la petite irrigation
Les départements du Nord-Est et du Nord-Ouest sont parmi les zones les plus pauvres du pays, et le groupe cible comprend certaines des personnes les plus pauvres de ces zones. Les ruraux les plus vulnérables ne peuvent que subsister. Leur accès aux services publics et privés est faible, voire inexistant. La grave détérioration des terres est la conséquence d’une forte pression sur les ressources naturelles et de catastrophes naturelles récurrentes. Ce projet tient compte des enseignements tirés du projet de remise en état de petits réseaux d’irrigation, achevé en 2006. Son but général est actuellement de réduire la pauvreté rurale en améliorant durablement les moyens d’existence et les revenus des ménages ruraux pauvres. Il a en outre pour but spécifique d’opérer des changements politiques et institutionnels clés, notamment en lançant un programme national de gestion de l’eau. Les objectifs du projet consistent à: • intensifier et accroître durablement la production agricole par une gestion efficace de l’eau et la consolidation de l’agriculture irriguée, au niveau collectif mais aussi individuel • élaborer des systèmes de production agricole et d’autres activités productives et génératrices de revenus • renforcer les capacités de planification, d’organisation et de gestion des communautés afin de faciliter les échanges avec les marchés et l’accès aux services financiers. Le projet se concentre sur les zones où la population a un certain accès aux ressources productives, et en particulier sur les personnes qui gagnent leur vie grâce à des réseaux d’irrigation neufs ou anciens. Il propose des technologies pour appuyer les systèmes d’irrigation individuelle et les activités génératrices de revenus en dehors de l’exploitation. Les bénéficiaires directs du projet auront un rôle participatif à jouer dans l’évaluation des besoins prioritaires et à toutes les étapes des activités. Les activités seront les suivantes: • développer des systèmes d’irrigation, notamment en construisant et en remettant en état des systèmes individuels et collectifs, établir un programme national de gestion de l’eau et un fonds d’urgence, renforcer les capacités des institutions publiques et des associations d’usagers de l’eau, améliorer la sécurité foncière et promouvoir l’utilisation de technologies d’irrigation innovantes • appuyer les activités productives par l’intermédiaire de micro-projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la génération de revenus ainsi que de la recherche et du développement • renforcer les capacités des organisations locales s’agissant de planifier et de gérer leur développement, en appuyant les institutions commerciales et de microfinance.
5 Coût total: 26,9 millions d’USD Prêt du FIDA: 13,0 millions d’USD Cofinancement: Fonds de l’OPEP pour le développement international (8,0 millions d’USD) Durée: 7 ans Couverture: Départements du Nord-Est et du Nord-Ouest Bénéficiaires directs: 15 000 ménages État d’avancement: pas encore mis en œuvre

Programme d’appui aux initiatives productives en milieu rural
Le programme a une portée nationale en termes de dialogue politique et institutionnel avec le gouvernement, mais le financement des initiatives communautaires vise avant tout certaines zones rurales isolées dans les départements les plus pauvres du pays. Le but est de réduire la pauvreté rurale en donnant plus d’autonomie aux ruraux pauvres afin qu’ils puissent accroître les revenus de leur ménage et améliorer leur sécurité alimentaire. Le groupe cible est composé des pauvres les plus démunis, dont les paysans qui possèdent peu ou pas de terres, les femmes et les jeunes, de même que les micro-entrepreneurs. Les objectifs spécifiques du programme consistent à: • renforcer les capacités locales et nationales de planification communautaire et de gestion du développement économique et social, y compris la finance rurale • appuyer les initiatives productives des communautés ainsi que les activités qui leur ajoutent de la valeur, telles que la réduction des coûts de transport, l’amélioration de l’accès aux informations sur les marchés et le développement de micro-entreprises rurales • faciliter l’accès durable aux services financiers ruraux, en particulier pour les femmes, les sans-terre et les jeunes.
Coût total: 28,1 millions d’USD Prêt du FIDA: 21,6 millions d’USD Durée: 2002-2012 Couverture: zones rurales spécifiques dans les départements du Nord-Est et du Nord-Ouest et le Haut Plateau Central Bénéficiaires directs: 80 000 ménages

Projet d’intensification des cultures vivrières – Phase II
Le projet porte sur une zone où 95% de la population dépend principalement de l’agriculture pour subsister et dans laquelle un tiers de la population participe à la migration saisonnière vers la capitale, Port-au-Prince, et la République dominicaine. Dans les fermes, les familles comptent en moyenne six membres, et 90% des exploitations font moins de 4 hectares. La production alimentaire par habitant est insuffisante. Il y a un potentiel et une demande d’irrigation dans la zone du projet, où les réseaux d’irrigation existants, qui ont pour la plupart été construits par les agriculteurs, sont mal conçus et mal gérés. Parmi les deux exceptions figure un réseau dont la remise en état s’est inscrite dans la première phase du projet. La zone couverte se caractérise par une pauvreté généralisée. Les ruraux pauvres n’ont pas un accès suffisant à l’eau potable, à une nutrition adéquate, aux services de santé et à l’éducation de base, ni aux moyens de générer des revenus par la production. L’infrastructure routière est inadaptée, les personnes manquent d’accès au crédit. La perte de capitaux des exploitations et la dégradation de l’environnement contribuent à la pauvreté. Les femmes sont particulièrement désavantagées. Elles travaillent aux champs, transforment les aliments, vont chercher du bois et de l’eau et font du commerce, mais elles vivent en marge de la société rurale et n’ont pas voix au chapitre dans les décisions qui les concernent. Beaucoup sont illettrées. L’objectif général du projet est d’améliorer durablement les revenus et la qualité de vie des ruraux et de favoriser leur participation au développement. Les buts poursuivis consistent à: • renforcer les capacités des organisations locales • apporter une aide financière aux initiatives communautaires • améliorer durablement l’accès des ruraux pauvres aux services financiers décentralisés.
Coût total: 20,1 millions d’USD Prêt du FIDA: 15,3 millions d’USD Durée: 2001-2009 Couverture: 5 municipalités du Bas Plateau Central Bénéficiaires directs: 33 000 ménages

Dans le cadre de ses efforts pour consolider les organisations locales, le projet comprend des programmes intensifs d’alphabétisation et de formation.

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Opérations clôturées
Projet de remise en état de petits réseaux d’irrigation
Coût total: 22,3 millions d’USD Prêt du FIDA: 10,5 millions d’USD Cofinancement: Agence française de développement (AFD) (5,5 millions d’USD), Fonds de l’OPEP pour le développement international (3,2 millions d’USD) Durée: 1996-2005 Couverture: Port-de-Paix, Saint Marc, Petit-Goâve, Côteaux Bénéficiaires directs: 3 145 ménages

Projet d’intensification des cultures vivrières
Coût total: 18,5 millions d’USD Prêt du FIDA: 13,7 millions d’USD Don du FIDA: 1,4 million d’USD Cofinancement: Programme alimentaire mondial (610 000 USD) Durée: 1983-1997 Couverture: zones spécifiques de Port-de-Paix et Belladère dans le Nord-Ouest et le Centre-Est

Projet d’irrigation et de développement rural du Cul-de-Sac
Coût total: 8,0 millions d’USD Prêt du FIDA: 3,5 millions d’USD Cofinancement: Banque internationale de développement (BID) (3,5 millions d’USD) Durée: 1979-1989 Couverture: zone de la rivière Blanche dans la partie centreouest de la plaine du Cul-de-Sac Bénéficiaires directs: 3 670 ménages

Projet de développement rural dans la région Nord
Coût total: 29,1 millions d’USD Prêt du FIDA: 5,0 millions d’USD Cofinancement: Banque mondiale - Association internationale de développement (IDA) (19,1 millions d’USD), Agence allemande de coopération technique (GTZ) (2,2 millions d’USD), Agence française de développement (1,2 million d’USD) Durée: 1984-1989 Couverture: départements du Nord et du Nord-Est Bénéficiaires directs: 3 145 ménages

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Personne à contacter Anna Pietikäinen Chargé de programme, FIDA Via Paolo di Dono, 44 00142 Rome, Italie Tél: +39 06 54592196 Télécopie: +39 06 54593196 a.pietikainen@ifad.org Pour tout complément d’information sur la pauvreté rurale en Haïti, visitez le Portail de la pauvreté rurale: http://www.ruralpovertyportal.org

Bâtir un monde libéré de la pauvreté
En 2008, le FIDA fête ses trente ans de lutte contre la pauvreté rurale et la faim. Le Fonds a été créé en réponse aux sécheresses et aux famines qui, au début des années 70, ont coûté la vie à plusieurs millions de personnes en Afrique et en Asie. Lors de la Conférence mondiale de l’alimentation de 1974, les dirigeants de ce monde ont convenu de forger une alliance mondiale pour lutter contre la pauvreté rurale, cause sous-jacente de la faim et de la malnutrition. Leur vision était de former un partenariat nouveau et unique entre les membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ainsi que d’autres pays en développement pour lesquels l’agriculture et le développement rural constituaient une priorité. Le FIDA est une institution financière internationale et une agence spécialisée des Nations Unies. Depuis 1978, les États membres du FIDA ont investi plus de 10 milliards de USD sous forme de prêts et dons, aidant ainsi plus de 300 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à accroître leur production vivrière, à bonifier leurs terres, à acquérir de nouvelles compétences, à se lancer dans de petites activités, à constituer des organisations et des communautés solides et à prendre part aux décisions conditionnant leur vie. Mais nombreux sont les pays où la faim et la pauvreté sévissent encore largement et où les populations rurales pauvres se trouvent confrontées à de nouveaux enjeux redoutables, tel le changement climatique. En ce trentième anniversaire de la création du FIDA, nous rendons honneur à la vision de nos fondateurs et renouvelons notre engagement à œuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté.

Oeuvrer pour que les populations rurales pauvres se libèrent de la pauvreté

Via Paolo di Dono, 44 - 00142 Rome, Italie Tél.: +39 06 54591 - Télécopie: +39 06 5043463 Courriel: ifad@ifad.org www.ifad.org

Novembre 2008