La Foi Islamique de Toujours

Sourates Choisies commentées pour la Prière

Edition Mon Islam
© Octobre 2011 Ŕ Hamza De Coster, D.D, Gent, Belgique

Introduction
Gloire à Allah, Seigneur des mondes. Au début de cette étude, nous implorons Ses bénédictions et Sa paix sur Son noble Prophète Mohammed, ses compagnons et sur ceux qui le suivent à défendre la cause de la vraie religion jusqu‟au jour de la résurrection. Tout comme aujourd‟hui car rien ne change sans la vraie religion, le monde était plongé dans l‟obscurité morale et l‟engourdissement spirituelle au sixième siècle de l‟ère chrétienne, de par le monde. L‟intervention divine voulut qu‟un homme naquit à La Mecque qui fut le dernier des Prophètes et Messagers, qui devint le porteur unique de la bonne direction aux hommes et fut envoyé comme une miséricorde pour les mondes. Le Message qu‟il devait communiquer aux hommes, fut une lumière éclatante dans les ténèbres de l‟ignorance, et un astre lumineux dans la nuit de l‟incertitude, l‟erreur, et l‟égarement. Ce Message débuta par la première révélation divine d‟un Livre noble et glorieux, le Saint Coran, ce tout dernier Livre fut révélé à un homme illettré. Dans l‟une de ces retraites qui duraient plusieurs nuits de suite, l‟Archange Gabriel est venu lui annoncer qu‟il avait été choisi par Dieu pour être son prophète et son messager. L‟Archange lui montre un écrit et lui ordonne « Lis » ! Mohammed répond : « Je ne sais pas lire ». L‟Archange le serre alors si fort dans ses bras que Mohammed pense étouffer. Cela se répète trois fois. Enfin, l‟Archange lui transmet la Sourate du « Sang coagulé » :  Lis au nom de ton Seigneur qui a créé  Qui a créé l‟homme de sang coagulé  Lis ! Car ton Seigneur est le plus généreux  C‟est Lui qui a enseigné par la plume … (Le Sang coagulé, 1 Ŕ 4). Mohammed a alors quarante ans. Pendant vingt-trois ans, il va prêcher aux hommes les révélations transmises par l‟esprit divin. Ces versets révélés constituent l‟expression de la parole même de Dieu immortalisé à jamais par le Prophète inspiré. La vérité sublime de l‟Islam sortit de la Presqu‟île arabique pour réveiller le monde de son sommeil profond par un cri éternel que les siècles répètent et répètent sans cesse : « Allah est le plus grand. Et il n´y a de Dieu qu´Allah ». Ainsi débuta la révélation qui devait s‟échelonner sur vingt-trois années de la vie du Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) durant lesquelles le Saint Coran devint un livre intégral retenu et récité par ses compagnons, et demeurera 2

inchangeable tel qu‟il fut descendu jusqu‟au jour de la résurrection, comme Allah le garantit en disant : « C‟est Nous, en vérité, qui avons révélé le Coran, et c‟est Nous qui en assurons l‟intégrité. » (Sourate d‟Al-Hijr 15 : 9.) Mohammed, dès qu‟il a reçu cette révélation, constata que sa mission fut déjà commencée en présentant l‟Islam à l‟humanité tout entière comme une religion universelle qui dépasse toutes les frontières, géographique et raciale. Il mit en relief la seule réalité du Saint Coran, comme un témoignage d‟authenticité de la toute dernière mission divine et à la fin du cycle prophétique. Le Saint Coran introduit par la suite un grand changement mondialement dans la vie des hommes, ayant un très large éventail de thèmes touchant la vie de chacun de nous. Le Saint Livre ne se borne pas aux formes à donner à la dévotion et à l‟adoration, mais il les dépasse pour exposer et traiter des problèmes généraux qui ont trait aux activités des humains dans ce bas monde tels que : la vie politique et sociale, le mariage, le divorce, la succession, la justice, la guerre et la paix, et même les finances. Le Saint Coran est le livre des croyants, et qui dit croyants en l‟unicité de Dieu, dit musulmans . Voilà ce que nous croyons, et pour lequel nous vivons et mourons, dont l‟importance de la Profession de Foi Islamique. Ce qui s‟appelle « La Shahada » (chahada), la profession de Foi Islamique, qui est le « témoignage de la foi », ou encore « l‟attestation de foi » : Il n‟y a pas d‟autre Divinité hormis Allah qui est le seul et l‟Unique et que Mohammed est son dernier prophète envoyé à l‟humanité, dont la formule est la suivante : « Achhadou an lâ ilâha illa-llâh, wa ashadou ana muhammad rasûlu-llâh », qui ce traduit : « il n‟y a pas d‟autre divinité hormis Allah qui est le Seul et l‟Unique et que Mohammed est son dernier prophète envoyé à l‟humanité. » Cette formule de Chahada veut dire : « Je témoigne qu‟il n‟y a de divinité (Dieu) qu‟Allah et je témoigne que Mohammed est son dernier prophète envoyé à l‟humanité. A la Profession de Foi, la Shahada doit être prononcée sous aucune forme de contrainte. Les nouveaux convertis à l‟Islam se doivent prononcer la Chahada avant toute chose afin d‟entrer réellement dans l‟Islam et de façon permanente. La Chahada est normalement prononcée d‟abord dans la langue de la personne puis en arabe. Afin que la Chahada soit acceptée, elle doit être d‟abord comprise, afin que la sincérité de sa prononciation soit véritable et pure. Il est indispensable de croire 3

en ces paroles et de se soumettre complètement et de soi-même à leur sens. La Chahada doit être aimée et sa signification tenue au plus haut regard dans le cœur et l‟âme de tout croyant. Le polythéisme ou la mécréance, sous quelque forme qu‟elle soit, annulent directement la Chahada. La Profession de Foi n‟est pas suffisante pour se dire croyant musulman. Le respect des quatre autres piliers de l‟Islam est une obligation canonique prescrite par le Saint Coran et le Prophète Mohammed. Ceci dit, nous pouvons poursuivre l‟exposé des textes coraniques des sourates. A noter, que tout le Saint Coran fut inscrit du vivant du Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue), à l‟inverse des Ecritures révélées avant lui, c‟est-à-dire la Bible des Juifs et Chrétiens, qui n‟ont été transcrits qu‟après de langues années après le départ des Prophètes comme Jésus par les disciples et même les disciples des disciples comme l‟apôtre Paul (Saul de Tarsus), et ainsi ces Ecritures furent sujettes à des ajouts ou des suppressions, tandis que le Saint Coran subsiste dans sa forme originelle, car Allah a veillé lui-même à ce qu‟il soit préservé. Il devait être le livre qui abroge toutes les autres Saintes Ecritures, étant le dernier qui englobe les ultimes enseignements et commandements qui guideront l‟humanité toute entière, et pour l‟éternité. Finalement, si quelques notions scientifiques se trouvent en germe dans le Saint Coran, les découvertes de nos jours ne font que les affirmer sans aucune contestation. Lorsqu‟on considère que le Saint Coran est un Livre d‟ordre religieux à prime abord, cela ne nous exempte pas de souligner son aspect scientifique. On y trouve maints versets où Allah exhorte et pousse l‟homme à l‟éducation. Déjà, il suffit de citer que le tout premier qui fut révélé au Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) fut : « LIS » car on ne peut acquérir une science sans lecture, car même le Saint Coran signifie en arabe, « la lecture » par excellence. Depuis sa révélation, le Saint Coran n‟a cessé, à travers les âges, et au fur et à mesure de l‟évolution intellectuelle de l‟humain, de livrer des vérités scientifiques immuables liées au cosmos ou à l‟homme. Jamais aucun croyant musulman sincère n‟a essayé de porter préjudice au Saint Livre, sans quoi il s‟exclurait lui-même de la Foi Islamique et perdrait sa qualité de Musulman. Les termes « Musulman » et « Islam » sont unis pour symboliser l‟adoration d‟Allah. Finalement, le Saint Coran a toujours soutenu qu‟Allah Seul, le Créateur par excellence, doit être considéré comme l‟Auteur de tous les phénomènes qui régissent l‟Univers tout entier. Sa Puissance est sans limite. 4

Sourates Choisies commentées pour la Prière
Une sourate est une unité du Saint Coran constituée d'un ensemble de versets. Le mot sourate est fréquemment traduit par «chapitre» par comparaison avec les chapitres de livres de la Bible, à la différence qu'ils ne sont pas dans le Saint Coran en ordre chronologique.

La Sourate de l‟Ouverture – Al-Fatiha

1. Bismillah irrahman irrahim 2. Al-hamdou lillahi rabbil aalamin 3. Arrahmanirrahim 4. Maliki yawmi-d-din, 5. Iyyaka naboudou wa iyyaka nasta‟in 5

1. Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 2. Louange à Allah, Seigneur de l‟Univers. 3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

6. Ihdinassiratal moustaquim, 7. Siratalladhina an amta alayhim, ghayril Maghdhoubi alayhim wa ladhdhallin. Amin.

4. Maître du Jour de la rétribution. 5. C‟est Toi (Seul) que nous adorons, et c‟est Toi (Seul) dont nous implorons secours. 6. Guide-nous dans le droit chemin, 7. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

Commentaire bref On a appelée cette sourate « l‟Ouverture » parce qu‟on commence toute prière en la récitant. Elle a aussi d‟autres noms tels que « La Mère du Saint Livre », « La Guérison », « La Préservatrice », et « Le Saint Coran Résumé », ou « La Base du Coran ». La sourate Al-Fatiha fut révélée à la Mecque, et a dix sens : 1. L‟ouverture. 2. L‟adéquate qui correspond à son objet. 3. La suffisante. 4. La guérisseuse, se basant sur les dires du Prophète : « Elle guérit de toute maladie. » 5. Les sept versets qui se répètent dans chaque rak‟at. 6. La Mère du Saint Coran parce quelle est l‟ouverture et le début du Saint Coran, résumant tout le saint Coran. 7. Elle est la sourate de louange et de reconnaissance. 8. Elle débute par l‟éloge. 9. Elle est la sourate de la prière car aucune prière n‟est valable si elle n‟est pas récitée dans chaque rak‟at. 10.Elle est la base du Saint Coran parce qu‟elle est son origine et son principe même. Le secret de Al-Fâtiha réside en ce qu'elle comporte tous les sens du Coran. Toutes les significations et tous les objectifs de ce Livre sont réunis en ses sept versets. 6

La sourate Al-Fatiha comprend aussi trois objectifs : 1. Dans le premier objectif, celui de la croyance, nous lisons ces paroles : “Louange à Allah, Seigneur de l'univers...Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ” versets 1,2. L'emplacement du terme “univers” est intéressant, parce que Al- Fâtiha, qui est la première sourate du Coran, commence par « Louange à Allah, Seigneur de l'univers », et la sourate 114 « Les Hommes », qui en est la dernière, se termine par “un djinn, ou un être humain 2. Dans le second objectif nous lisons : « C'est Toi (Seul) que nous adorons, et c'est Toi (Seul) dont nous implorons secours. » (Verset 5) Parce que l'unicité et la foi en le Jour du Jugement sont le fondement de la croyance du Croyant Musulman. 3. Dans le troisième objectif, au sujet du système de vie du Musulman, nous avons : « Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » (Versets 6,7.) A noter, le Saint Coran commence ainsi avec le terme “univers” et se termine avec celui de “être humain” pour signifier qu'il ne s'adresse pas uniquement aux Musulmans mais qu'il est un guide pour l'humanité entière. (Lire au premier objectif.) Cette prière d‟adoration signifie humilité. Suivant la loi religieuse, elle signifie l‟amour idéal, la soumission et la crainte aussi. On peut donc dire en interprétant le verset : « C‟est Toi (Seul) que nous adorons, et c‟est Toi (Seul) dont nous implorons secours. Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. » La religion d‟Allah est axée sur ces deux sens : le premier est le déaveu du polythéisme, et le second l‟aveu qu‟il ny a ni puissance ni force qu‟en Allah à qui on confie notre sort. Ainsi après avoir médité sur quelques aspects de la majesté de cette sourate et après avoir connu la clé des significations du Saint Coran, allons vivre avec le Livre d'Allah, ses versets et ses lois pour connaître les liens qui existent entre les versets et les sourates à suivre.

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Sourate 2 : 255 – Al-Baqarah (La Vache) Le Trône

Bismillah irrahman irrahim Allâhou lâ ilâha illâ houwa-l-hayyoul qayyoûm. La tâkhoudhouhoûsinatoun wa lâ nawm; Lahoû mâ fissamâwâti wa ma fi-l-ardh, Man dhalladhî yachfa‟ou ‟indahoû illâ bi idhnih. Ya‟alamou mâ bayna aydihim wa mâ khalfahoum, Wa lâ youhitouna bi chayin min‟ilmihî illâ bi mâ châ‟a, wasi‟a koursiyyouhoussamâwâti wa-l-ardh. Wa lâ yaoûdouhoû-hifdhouhouma, wa houwa-l-ãliyyoul ãdhim.

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Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par luimême «al-Qayyum »1. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n‟embrassent que ce qu‟Il veut. Son Trône «Kursiy »2 déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.

Commentaire
Pour montrer l‟importance et le tout grand mérite de ce verset, traditionnellement appelé, « Le Verset du Trône », on se contente de rapporter ces quelques hadiths : 1. Oubay ben Ka‟b a dit que le Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) lui a demandé : »Quel est le meilleur verset qui se trouve dans le Livre de Dieu, ». Il lui répondit : « Dieu et Son Envoyé sont les plus savants. » Comme il réitéra cette question sans avoir aucune réponse, il lui répliqua : « Il est le Verset du Trône ». Ensuite, il ajouta : « Que l‟acquisition de la science te soit facile ô Abou Al-Moundher. Par celui qui tient mon âme dans Sa main, ce verset a une langue et deux lèvres pour célébrer la gloire d‟Allah auprès du Trône. » 2. Anas rapporte que l‟Envoyé d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) demanda à ses compagnons : « Ô untel, es-tu marié ? » - Non, lui répondit-il, car je ne possède rien qui puisse assurer le ménage. Il lui redemanda : « Ne connais-tu pas par cœur la sourate : Dis « Lui Allah est Un ». « Certes oui ! » « Voilà une sourate qui équivaut -en mérite- au quart du Coran. » Encore : L‟Imâm Ibn Kathir (rahimahullâh) dit dans l‟explication (Tafsîr) de ce verset : « Le verset du trône (Ayat al-Kursî) revêt une grande importance. En effet, d‟après un hadîth authentique (Sahîh), le Messager (sallallahu „alayhi wa sallam) dit qu‟il est le meilleur verset du Livre d‟Allah.
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Al-Qayyum : ce mot arabe n‟a pas d‟équivalent en français. Il signifie : celui qui n‟a besoin de rien alors que tout a besoin de Lui, qui ne dépend de rien alors que tout dépend de Lui. 2 Kursiy : mot arabe qui signifie «siège » ; certains commentateurs l‟interprètent comme étant-la Science d‟Allah. Il est prouvé qu‟Allah ne ressemble en rien à Ses créatures.

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D‟après „Ubay Ibn Ka‟ab , le Prophète (Paix et salut d'Allah soit sur lui) l‟interrogea à propos du verset le plus important du livre d‟Allâh et il répondit : « Allah et Son Messager le savent mieux ». Et puis le Prophète (sallallahu „alayhi wa sallam) lui répéta la même question et „Ubay finit par dire : « C‟est le verset du trône ». Le Prophète (Paix et salut d'Allah soit sur lui) lui dit alors : « Félicitations pour ton savoir O Abâ Mundhir. Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main, il (le verset) possède une langue et deux lèvres qui glorifient le Roi au pied du Trône » Abû Hurayra (radhiallâhu „anhu) a dit : « Le Messager d‟Allah (sallallahu „alayhi wa sallam) m‟a confié la garde de la Zakat du ramadhân. Et puis quelqu‟un vint prélever des denrées et je l‟ai saisi et lui ai dit : je t‟emmènerai au messager d‟Allah (sallallahu „alayhi wa sallam). Il me dit : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l‟ai relaxé. Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète (sallallahu „alayhi wa sallam) et il m‟a dit : « Il a évoqué une grande nécessité et une famille (nombreuse). C‟est pourquoi j‟ai eu pitié de lui et l‟ai relaxé. » « La vérité est, dit le Prophète, qu‟il vous a menti et il reviendra. » C‟est alors que j‟ai su qu‟il retournerait puisque le Prophète (sallallahu „alayhi wa sallam) l‟a prédit. Je l‟ai guetté et il revint prélever de la nourriture et je l‟ai saisi et lui ai dit : je te présenterai au Messager d‟Allah (sallallahu „alayhi wa sallam). Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l‟ai relaxé. Au matin je me suis rendu auprès du Prophète (sallallahu „alayhi wa sallam) et il m‟a dit : « Qu‟a fait ton prisonnier d‟hier ? - Je lui dis, ô Messager d‟Allah ! Il a évoqué le besoin et une famille [nombreuse]. C‟est pourquoi j‟ai eu pitié de lui et l‟ai relaxé. » La vérité est qu‟il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète (sallallahu „alayhi wa sallam). Je l‟ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture et je l‟ai saisi et lui ai dit, je t‟emmènerai au Messager d‟Allah (sallallahu „alayhi wa sallam) car c‟est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l‟as fait. Il dit : « Laissemoi t‟apprendre des mots qui te seront utiles.
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Lesquels, lui ai-je dit ? Quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône (Ayat al-Kursî) : 10

« Allah, il n‟y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » (Jusqu‟à la fin du verset.) Si tu le fais Allah t‟affectera un gardien, et Satan [Chaytân] ne s‟approchera pas de toi jusqu‟au matin. « Je l‟ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d‟Allâh (sallallahu „(alayhi wa sallam) et il m‟a dit : « Qu‟a fait ton prisonnier d‟hier ? - Je lui ai dit : « Il a prétendu m‟avoir appris des mots dont Allah me fera profiter... »
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Quels sont ces mots ? Il m‟a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu‟à ce que tu le termines : « Allah, il n‟y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant » Et il m‟a dit qu‟Allah m‟affecterait un gardien et que Satan (Chaytân) ne s‟approcherait pas de moi jusqu‟au matin ». - Les gens (de l‟époque) étaient les plus soucieux d‟apprendre tout ce qui était un bien. Le Prophète (sallallahu „alayhi wa sallam) a dit : « En réalité, il vous a dit la vérité, même s‟il est un menteur. Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ?

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Non C‟est Satan (Chaytân) Abû Hurayra a rapporté que l‟Envoyé d‟Allah (sallallahu ‟alayhi wa sallam) a dit : « Dans la sourate « La Vache », il y a un verset (Âyat al-Kursî) qui est le Chef des Versets du Coran, il n‟est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte. » Pour conclure, l‟Islam est soumission et obéissance à Allah, le Seigneur de l‟univers. Néanmoins, comme le seul moyen certain et authentique de Le connaître et d‟apprendre quelles sont Ses volontés et Sa loi se trouve dans les enseignements du vrai Prophète, on peut définir l‟Islam comme une religion exigeant une foi totale dans les enseignements du Prophète, l‟acceptation et la mise en pratique de ses préceptes de vie. Par conséquent, celui qui rejette l‟intermédiaire du Prophète et prétend suivre Allah directement n‟est pas un Musulman.

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AŠ-ŠARH (L‟OUVERTURE) Sourate 94
(Huit versets révélés à la Mecque)

Bismillah irrahman irrahim Alam nachrah laka ssadrak Wa wadha‟nâ ãnka wizrak. Alladhi anquadha zahrak Wa rafa‟ ãna laka dhikrak Fainna ma‟ ã-l ousri yousra Inna ma‟ ã-l ousri yousra Fa ‟idha faraghta fanssab Wa ila rabbika farghab.

Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 1. N‟avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine ? 2. Et ne t‟avons-Nous pas déchargé du fardeau 3. Qui accablait ton dos ? 4. Et exalté pour toi ta renommée ? 5. A côté de la difficulté est, certes, une facilité ! 6. A côté de la difficulté, est, certes, une facilité ! 7. Quand tu te libères, donc, lèvetoi, 8. Et à ton Seigneur aspire.

Commentaire
La quatre-vingt-quatorzième (nonante quatre) sourate, douzième selon l'ordre chronologique, compte huit versets. Elle semble avoir été proclamée peu après la sourate 93 dont elle prolonge les échos. Les symboles les plus lumineux 12

montrent qu'Allah a créé l'homme pour les perfections du Paradis. À lui d'y atteindre. Cette sourate précise qu'Allah a réjoui le cœur de Son prophète où Il a déposé les secrets et le savoir et qu'Il l'a déchargé des responsabilités du Message qui lui pesaient. Allah a joint Son nom à celui du Prophète dans le fondement même du dogme et dans les rites religieux. Les versets mentionnent après cela la loi d'Allah selon laquelle le soulagement arrive toujours conjointement à la peine. La sourate incite le Messager, toutes les fois qu'il accomplit une bonne action, à s'appliquer à en faire une autre. Elle lui demande de se tourner vers son Seigneur car Lui seul est capable de l'aider. Cette sourate vise quatre objectifs : 1 Ŕ L‟énumération des faveurs accordées par Dieu à Son Envoyé. 2 Ŕ La promesse de Dieu d‟éliminer les épreuves difficiles, imposées par ses ennemis, qui jalonnent la route de sa prédication. 3 Ŕ L‟ordre de se montrer persévérant dans l‟accomplissement des bonnes œuvres. 4 Ŕ Compter sur Dieu et sur Lui seul en cherchant Sa proximité. Une fois que nous nous sommes acquittés de nos devoirs et de nos occupations mondaines, nous devons nous lever pour prier et consacrer le reste du temps à l‟adoration d‟Allah, en le recherchant avec ferveur en toute sincérité. En définitive, Allah exhorte les croyants à être endurants dans l‟accomplissement de leurs pratiques culturelles et à s‟adonner aux œuvres pieuses. L‟homme sensé ne doit pas perdre son temps dans la paresse. Au contraire, il doit entreprendre tout ce qui lui est utile en ce monde et dans la vie dernière. Quoi qu‟il en soit, il doit porter toute sa confiance en Allah et compter sur Lui. S‟il désire une récompense pour ses actes bienfaisants, il doit la demander au Très-Haut et à Lui seul. Son itinéraire dans cette vie consiste à se rapprocher le plus possible du Seigneur et à se situer à proximité de Lui.

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AT-TAKÃTUR (LA COURSE AUX RICHESSES) Sourate 102

Bismillah irrahman irrahim 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. Al-haakoumouttakaathour. Hattaa zourtoumoul-maquâbir. Kallâ sawfa ta‟ lamoun. Thoumma kallâ sawfa ta‟ lamoun ! Kallâ law tawlamouna ilma-lyaqiîn. Latarawounna-l-jahim ! Thoumma latarawounnahaa ´ayna-l-yaqiîn ! Thoumma latousalounna yawma‟ idhin aninna‟im.

Au nom d‟Allah, le Miséricordieux, le Miséricordieux.

Tout Très

1. La course aux richesses vous distrait, 2. Jusqu‟à ce que vous visitiez les tombes3. 3. Mais non ! Vous saurez bientôt ! 4. (Encore une fois) ? Vous saurez bientôt ! 5. Sûrement ! Si vous saviez de science certaine4. 6. Vous verrez, certes, la Fournaise. 7. Puis, vous la verrez certes, avec l‟œil de la certitude. 8. Puis, assurément, vous serez interrogés, ce jour-là, sur les délices.

Commentaire
Les clinquants de la vie, l‟amour de l‟argent et les joies de ce monde occupent les humains, sans penser à la vie de l‟au-delà. L‟inconverti persévère dans le tangible et périssable de ce bas monde jusqu‟à la mort survienne, mais une fois
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Jusqu’à ce que vous visitiez les tombes : jusqu‟à la mort. Certaine : vous ne laisserez pas la cupidité vous distraire.

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dans la tombe l‟humain laisse richesses et enfants qui les ont absorbés derrière eux. 'Abdullàh Ibn Achchikhkhir rapporte: « Je me rendis auprès du Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) alors qu'il récitait la Sourate 102 (La course aux richesses). » Il dit: « le fils d'Adam dit: « Mes biens! Mes biens! » Or qu'as-tu d'autre, ô fils d'Adam! De tes biens si ce n'est ce que tu as mangé et que tu as ainsi épuisé; ou ce que tu as porté comme vêtements que tu as ainsi usés; ou ce dont tu as fait aumône et que tu as fait parvenir à ses ayants-droit ». (Rapporté par Moslem) La réalité montre aujourd'hui, que cet amour de courir derrière la richesse (argents, enfants, immobiliers etc..) est la cause du malheur de beaucoup de gens, car c'est l'être humain qui crée le besoin de vivre en luxe, même s'il est capable de vivre heureux avec le strict minimum, licite et bénie. Vous qui préférez la vie d'ici bas, à celle de l'au-delà, tout en prenant plaisir et en vous permettant la surenchère de la richesse, des enfants, des plaisirs de cette vie d'ici-bas, vous la quitterez un jour. Vous qui allez quitter l'objet de cette course et la fierté que vous y cherchez, et vous irez dans un trou étroit dans lequel il n'y a ni course, ni orgueil ! Réveillez vous et regardez autour de vous ! Tous vos biens, après votre mort, resteront pour les autres gens. Vous serez interrogés sur tous ce que vous possédez : Comment vous l'êtes vous procuré ? Comment avez vous fait pour le dépenser ? L'avez vous obtenu de façon légale et l'avez vous dépensé de façon légale ? Ou plutôt de façon illégale et d'une manière haram ? Etait-ce hallal ou haram ? Avez-vous prié et remercié Allah pour ces richesses ? Avez vous donné aux pauvres leur dus ? En avez-vous donné un peu aux autres ? Ou avez-vous tout monopolisé pour vous-même ? Vous serez certainement interrogés sur votre course pour assembler et amasser les richesses. C'est un fardeau auquel dans votre préoccupation et votre plaisir, vous ne pensez que très peu. Mais sur cela, reposent de très lourdes responsabilités. Cette sourate décrit cette vie d'ici-bas comme un clin d'œil rapide à notre longue existence : La course aux richesses vous distrait, jusqu'à ce que vous visitiez les tombes. Ceci est un rappel coranique, pour quiconque a un cœur, prête l'oreille tout en étant témoin. 15

Que la prière et la paix d'Allah soient sur notre prophète bien-aimé et sur les siens.

AL-„ASR (LE TEMPS) Sourate 103

Bismillah irrahman irrahim Wa-l-ãssr Inna-l-inçana lafi khousr Illalladhina aamanou wa Amiloussalihati wa tawassaw Bi-l-haqu wa tawassaw bissabr.

Au nom d‟Allah, le Miséricordieux, le Miséricordieux.

Tout Très

1. Par le temps! 2. L‟homme est certes, en perdition, Sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s‟enjoignent mutuellement la vérité et s‟enjoignent mutuellement l‟endurance

Commentaire
Allah a juré par le temps où se déroulent les actions de bien et celles du mal, Il jure par cela que l'homme court à sa perte, puis Il mentionne ceux qui en sont exceptés. Exception faite parmi ceux qui effectuent des œuvres salutaires : exception faite pour ceux qui croient avec le cœur, sincèrement, effectuent les actions salutaires avec les membres. Les vrais croyants se conseillent mutuellement le bien : se conseillent mutuellement l'accomplissement des obéissances et l'abandon des choses prohibées, interdites. 16

Les vrais croyants se conseillent mutuellement la patience : se la conseillent devant les malheurs, ce qui est prédestiné, ainsi que le mal provoqué par les méchants.

AL-FIL (L‟ELEPHANT) Sourate 105

Bismillah irrahman irrahim 1. Alam tara kayfa fa‟ala rabbouka bi‟ asshaa-bi-l-fil 2. Alam yaj‟al kaydahoum fi tadhlil 3. Wa arsala ãlayhim tayran ababil 4. Tarmihim bihijaratim min sijjil 5. Faja‟alahoum ka‟assfin makoul. Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 1. N‟as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l‟Éléphant ?5
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Les gens de l’Éléphant : les Abyssins qui occupèrent le Yémen voulaient évangéliser l‟Arabie tout entière, et la Ka‟ba de la Mecque fur leur grand objectif. En raison des entraves qu‟ils mettaient au pèlerinage, un arabe se vengea en profanant l‟église à Saint „a. Alors, le gouverneur abyssin, Abraha, fit venir un éléphant de gigantesque taille, et dirigea une grande expédition contre la Mecque. Le grand-chef mecquois, Abdul Muttalib (grand-père de Mohammed le rencontra dans la banlieue et fit une grande impression sur Abraha. Celui-ci lui demande ce qu‟il voulait, et Abdul Muttalib exigea seulement ses chameaux pillés par les Abyssins. A l‟étonnement de l‟envahisseur, il dit : « les chameaux m´appartiennent, donc je les réclame, quant à la Ka´ba, elle a Son maître qui s´en occupera. » En effet, l‟éléphant ne voulut pas marcher vers la Mecque ; et les volées d‟oiseaux vinrent lapider et détruire l‟armée dont personne ne fut épargné. … Lors de la révélation de cette

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2. N‟a-t-il pas rendu leur ruse complètement vaine ? 3. Et envoyé sur eux des oiseaux par volées 4. Qui leur lançaient des pierres d‟argile ? 5. Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.

Commentaire
Ce fut une des faveurs qu‟Allah avait accordées aux Qoraïchites lorsqu‟Il a mis en déroute ceux qui venaient détruire la Ka‟ba en se servant d‟un grand éléphant. Les gens de l’Eléphant: les Abyssins qui occupèrent le Yémen voulaient évangéliser l‟Arabie toute entière, et la Ka˒ba de la Mecque fut leur grand objectif. En raison des entraves qu‟ils mettaient au pèlerinage, un arabe se vengea en profanant l‟église. Alors, le gouverneur abyssin, Abraha, fit venir un éléphant de gigantesque taille, et dirigea une grande expédition contre la Mecque. Le grand-chef mecquois, Abdul Muṭṭalib (grand-père de Muḥammad (qu‟Allah le bénisse et le salue) le rencontra dans la banlieue et fit une grande impression sur Abraha. Celui-ci lui demanda ce qu‟il voulait, et Abdul Muṭṭalib exigea seulement ses chameaux pillés par les Abyssins. A l‟étonnement de l‟envahisseur, il dit: «Les chameaux m‟appartiennent, donc je les réclame, quant à la Ka˒ba, elle a Son maître qui s‟en occupera». En effet, l‟éléphant, ne voulut pas marcher vers la Mecque; et des volées d‟oiseaux vinrent lapider et détruire l‟armée dont personne ne fut épargné. .. Lors de la révélation de cette sourate, environ 40 ans après, il y avait encore des témoins oculaires au sein des païens de la Mecque, ceux-là mêmes qui ridiculisaient chaque verset du Saint Coran. Ibn Ishaq a dit : « Après qu‟Allah ait envoyé Mohammed (qu‟Allah le bénisse et le salue), pour rappeler aux Qoraïchites Ses bienfaits qu‟Il leur a accordés, Il a mentionné dans le Coran cette petite sourate et ce qu‟en fut de l‟armée Ethiopienne qui voulait la Maison qu‟ils vénéraient au fil des jours et comment Il l‟a gardée contre toute agression.

sourate, environ quarante ans après, il y avait encore des témoins oculaires au sein des païens de la Mecque, ceux-là mêmes ridiculisaient chaque verset du Coran.

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QURAYŠ (LES CORAÏCH) Sourate 106

Bismillah irrahman irrahim 1. Li‟ilaafi quraych 2. Ilaafihim rihlatach-chitaa‟i wassayf 3. Fa-l-ya‟aboudou rabba haadha-l-bayt 4. Alladhi at‟amahoum missjou‟in wa aamanahoum min khawf.

Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 1. À cause du pacte des Coraïch6, 2. De leur pacte (concernant) les voyages d‟hiver et d‟été. 3. Qu‟ils adorent donc le Seigneur de cette Maison (la Ka‟aba), 4. Qui les nourris contre la faim et rassurés de la crainte !

Commentaire
Cette sourate est indépendante de la précédente, car dans le manuscrit (le texte originel du Saint Coran) ils ont séparé entre les deux par la formule, « Au nom d‟Allah le Miséricordieux, le Très Miséricordieux », même si celle-ci est liée fortement à l‟autre, comme ont avancé Mouhammed Ben Ishaq et Abdul Rahman Ben Zaïd. L‟interprétation de cette sourate est la suivante : Nous avons immobilisé l‟éléphant contre la Mecque et anéanti ceux qui l‟accompagnaient,
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Les Coraïch : habitants de la Mecque, concitoyens de Mohammed.

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en vertu de cette habitude si chère aux Qoraïchites et leur réunion dans leur pays en toute sécurité. » « Qu‟ils adorent donc le Seigneur de cette Maison », c‟est-à-dire que les croyants doivent reconnaître Son unicité et de l‟adorer tout comme Il leur a accordé un sanctuaire sûr (certain) et une maison sacrée. Allah leur accorde la sécurité et la sérénité, alors, ils doivent adorer ni idole ni rival en dehors de Lui. Ainsi, celui qui accepte Ses préceptes, Allah lui accordera la sécurité dans la vie présente et future dans l‟au-delà. Celui qui Lui désobéit sera privé des deux. Finalement, Ousama Ben Zaid rapporte avoir entendu cette sourate et dire : « Malheur ô vous Qoraïchites, adorez le Seigneur de cette Maison qui vous a nourris alors que vous aviez faim et qui vous a assuré la sécurité alors que vous aviez peur. »

AL-MA„UN (L‟USTENCILE) Sourate 107

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Bismillah irrahman irrahim Araytalladhi youkadh-dhibou biddin

Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Vois-tu celui qui traite de mensonge la Rétribution ? 2. C‟est bien lui qui repousse Fadhâlikalladhi yadou‟oul yatîm l‟orphelin, Wa lâ yahoudhou „alâ ta‟amil-miskin 3. Et qui n‟encourage point à nourrir le pauvre. Fawaylullil moussallin 4. Malheur donc, à ceux qui prient Alladhina houm „an ssalâtihim 5. Tout en négligeant (et retardant) leur Salât, sahoun 6. Qui sont pleins d‟ostentation, Alladhina houm yourâ oun 7. Et refusent l‟ustensile (à celui qui en a besoin). Wa yamna‟oun-al-mâ‟oun.

Commentaire
Les versets 4 et 5 retiennent très particulièrement notre attention : « Malheur donc, à ceux qui prient tout en négligeant (et retardant) leur Salât. » Ibn Abbas l‟a commenté et dit : « Il s‟agit des hypocrites qui font la prière pour être vue des hommes mais ne la font pas dans leur solitude. » Cela signifie aussi les gens qui doivent s‟acquitter de la prière mais la négligent volontairement soit sans le faire ou ils la font en dehors de son temps déterminé. Quant à „Ata Ben Dinar, il a ajouté : « Et ceux qui ne la font pas comme il se doit en se recueillant et en méditant et appréciant ses mérites. » L'Envoyé (qu‟Allah le bénisse et le salut), rapporte-t-on, a dit : "Celle-là est la prière de l'hypocrite ! Celle-là est la prière de l'hypocrite ! Celle-là est la prière de l'hypocrite ! Il s'assit en surveillant le soleil, et quand ce dernier se retrouve entre les deux antennes du diable, (l'hypocrite) se met debout pour becqueter quatre rak'a dans lesquelles il ne rappelle Dieu que trop peu." Celui-là fait de telles prières par dissimulation devant les gens, et non en vue de Dieu. C'est comme s'il ne fait point de prière : Les hypocrites cherchent à abuser Allah : c'est Lui qui les abuse ! Quand ils se lèvent pour prier, ils le font languissamment, et seulement pour la montre. Ils ne rappellent pas le nom d‟Allah, sauf rarement. Et dans cette sourate, Il dit : « Qui sont pleins d‟ostentation. » L'Envoyé (qu‟Allah le bénisse et le salut), rapporte-t-on, a dit : "Il y a une vallée dans la Géhenne. Chaque jour, la Géhenne demande refuge contre cette vallée 400 fois. Cette vallée est apprêtée à ceux usant de fausse piété 21

d'entre la communauté de Muhammad." Saïd ben Ubay Waqqâs : J'ai interrogé l'Envoyé (qu‟Allah le bénisse et le salut), sur « Malheur donc, à ceux qui prient tout en négligeant (et retardant) leur Salât », et il m'a dit : "Ce sont ceux qui retardent la prière après son temps. » Le verset 7 pour terminer : « Et refusent l‟ustensile (à celui qui en a besoin) » : (attention !) Ceux-là refusent non seulement le bel agir de l'adoration de Dieu mais aussi le bel agir envers les hommes. Ils refusent d'aider leurs semblables, soit en ne donnant pas de leurs biens, soit en ne prêtant pas de chose.

AL-KAWTAR (L‟ABONDANCE) Sourate 108

Bismillah irrahman irrahim Innaa aãtaynaak-al-kawthar7 Fassalli lirabbika wanhar Inna chaani’ aka houwal-abtar

Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux 1. Nous t‟avons certes, accordé l‟Abondance. 2. Accomplis la Salat pour ton Seigneur et sacrifie. 3. Celui qui te haït sera certes, sans postérité.

Commentaire
Certains exégètes ont dit que le Kawthar signifie le bien abondant, c‟est-à-dire, « C‟est une rivière au Paradis dont les deux bords sont couverts de dômes en perles creuses, son sable du musc, ses cailloux de perles, ses cruchons sont
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A prononcer comme tel : Innaa aãtay naakal Ŕ kawthar.

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autant que les étoiles, son eau est plus blanche que le lait, sa faveur plus douce que le miel, des oiseaux y viennent se désaltérer dont leurs cous ressemblent à ceux de chameaux ont précisé qu‟il s‟agit d‟un bassin et non d‟une rivière. « Celui qui te haït sera certes, sans postérité ». C‟est-à-dire, celui qui haït en s‟écartant de la bonne voie, n‟aura jamais de postérité. L‟ennemi d‟Allah et Son Envoyé est sans postérité.

AL-KÃFIRUNE (LES INFIDÈLES) (Sourate 109)

Bismillah irrahman irrahim
1. Qoul yâ ayyouha-l- kâfiroun 2. Lâ a ‟aboudou mâ ta‟aboudôun. 3. Wa lâ antoum ‟aâbidouna mâ a‟aboud 4. Wa lâ ana ‟aâbidoun mâ ‟aabattoum 5. Wa lâ antoum ‟aâbidôuna mâ a‟aboud 6. Lakoum dî nou koum wa liya din.

Au nom d‟Allah, le Miséricordieux, le Miséricordieux.

Tout Très

1. Dis : « Ô vous les infidèles ! 2. Je n‟adore pas ce que vous adorez. 3. Et vous n‟êtes pas adorateurs de ce que j‟adore. 4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez. 5. Et vous n‟êtes pas adorateurs de ce que j‟adore. 6. A vous votre religion, et à moi ma religion ».

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Commentaire
Jaber à dit que le Messager de d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) récitait cette sourate de « La pureté du dogme » après avoir accompli la circumambulation autour de la Ka‟ba. Cette sourate constitue un désaveu de ce que font les idolâtres où ils se trouvent. Cependant, elle a été adressée en particulier aux Qoraïchites qui avaient appelé le Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) à l‟adoration des idoles une année et eux d‟adorer son Seigneur l‟année suivante. Allah lui révéla cette sourate en lui ordonnant de désavouer complètement le culte des polythéistes. Nous croyons en cinq articles de foi : 1. Foi en Allah qui n‟a pas d‟associé dans Sa divinité. 2. La foi en les anges de Dieu. 3. La foi dans les livres divins et dans le Saint Coran en tant que dernier des livres. 4. La foi en les prophètes d‟Allah, et en Muhammad (qu‟Allah le bénisse et le salue, le dernier Messager. 5. La foi dans la vie après la mort. Ces cinq articles constituent le fondement de l‟Islam, qui est la religion de l‟auteur de cet ouvrage. Celui qui y croit entre au sein de l‟Islam et devient un membre de la communauté musulmane. Mais il ne suffit pas de proclamer sa foi verbalement pour devenir un musulman complet. Pour le devenir, il faut appliquer intégralement les instructions laissées par Muhammad (qu‟Allah le bénisse et le salue) telles qu‟elles lui ont été inspirées par Allah. Car la foi en Allah entraîne nécessairement l‟obéissance pratique à Sa parole ; et, c‟est l‟obéissance à Allah qui constitue l‟Islam. « A vous votre religion, et à moi ma religion. » Libre à vous de persévérer dans votre culte, quant à moi, je ne suivrai jamais ce que vous m‟appelez à suivre dans ce qui me reste à vivre à l‟âge de 73 ans (l‟auteur de cet ouvrage), pas plus que vous n‟adorerez ce que j‟adore.

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AN-NASR (LE SECOURS) Sourate 110

Bismillah irrahman irrahim

Idhaa ja‟a nassroullahi walfath Wa raytannaça yadekhoulouna Fi dinillahi afwaja Façabbih bihamdi rabbika Wastagh firhou innahou kana tawaba.

Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 1. Lorsque vient le secours d‟Allah ainsi que la victoire, 2. Et que tu vois les gens entrer en foule dans la religion d‟Allah, 3. Alors, par la louange, célèbre la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Car c‟est Lui le grand Accueillant au repentir.

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Commentaire
Cette sourate fut entièrement révélée lors du pèlerinage d‟adieu, après la sourate du Repentir, qui fut la dernière sourate prononcée par le Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue). Ibn Omar raconte : « Lorsque cette sourate fut révélée au Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue), lors des jours de Tachriq (qui suivent le jour du sacrifice), il constata qu‟il vit ses derniers jours. Il ordonna alors de laisser libre la chamelle Al-Qaçwa, puis monta sur la chaire et prononça son discours d‟adieu. » (Rapporté par Bazzar et Bayhaqi.) On a aussi rapporté qu‟après la révélation de cette sourate, le Messager de Dieu ((qu‟Allah le bénisse et le salue), a dit : « La victoire et le triomphe sont réalisés, et voilà les gens de Yémen qui arrivent. » Un homme lui demanda : « Qui sont ces gens de Yémen, ô Messager d‟Allah ? » Il lui répondit : « Ce sont des gens au cœur tendre et au caractère très doux. » Aussi bien la foi que l‟instruction dans la Religion sont Yeménites. » (Rapporté par Tabarani Nassaï.) Le mot « victoire » cité au premier verset, signifie d‟après l‟avis unanime des exégètes la prise de la Mecque. Amr Ben Salama raconte : « Nous étions dans un endroit que les gens fréquentaient souvent, nous demandions aux cavaliers qui passaient : « Qu‟ont-il ces gens ! Qui est cet homme ? » On nous répondit : « Il prétend qu‟Allah l‟a envoyé en lui révélant telle et telle chose. » Je retenais ces paroles qui furent gravées dans ma poitrine. Les Arabes, pour embrasser l‟Islam, attendaient la prise de La Mecque en disant : « Laissez-le, lui et son peuple, s‟il aura le dessus sur eux, c‟est qu‟il est un Prophète véridique. Lorsque les habitants de La Mecque subirent la défaite, chaque tribu se hâta pour se convertir à l‟Islam… » (Ceci est une partie d‟un hadith cité dans le Sahih de Boukhari.)

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AL-MASAD (LES FIBRES) Sourate 111

Bismillah irrahman irrahim 1. Tabbat yadaa abi lahabin wa tabbe 2. Ma aghnaa anhou maalouhou wa maa kaçab 3. Sa yasslaa nâran dhaata lahab 4. Wa mra ‟atouhou hammaalata-lhatab 5. Fi jidihaa habloum min maçad.

Au nom d‟Allah, le Miséricordieux, le Miséricordieux.

Tout Très

1. Que périssent les deux mains d‟Abu-Lahab8 et que lui-même périsse. 2. Sa fortune ne lui sert à rien, ni ce qu‟il a acquis. 3. Il sera brûlé dans un Feu plein de flammes, 4. De même sa femme, la porteuse de bois9, 5. À son cou, une corde de fibres

8 9

Abu-Lahab : un des oncles de Mohammed, l‟un des pires ennemis de l‟Islam. Sa femme : Umm Jamil, soeur d‟Abu Sufyane. Elle jetait des branches épineuses la nuit, devant la maison du Prophète qui rentrait par des rues non éclairées, tardivement après la prière devant la Ka‟ba.

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Commentaire
La Sourate « Al-Massad » est une sourate courte de cinq versets révélée à la Mecque à l‟aube de l‟Islam ; elle figure à la cent onzième place dans le Saint Coran. Elle s‟appelle également « Al-lahab », en référence au personnage cité dans le premier verset : l‟oncle du Prophète Aboû Lahab. Elle fut révélée en réponse à ce dernier ainsi qu‟à sa femme suite à leur comportement des plus exécrables à l‟encontre du Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue). Allah avait ordonné au Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) de commencer à transmettre Son message à ses proches. Un matin, il escalada le mont Aç-Çafâ et commença à appeler sa famille. Cet événement est rapporté par Ibnou ‘Abbâs : « Un jour, le Messager de d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue). monta à Aç-Çafâ et appela : “... Prenez garde !...” Aussitôt les Qoraychites se rassemblèrent autour de lui et dirent : “ Qu‟as-tu ? ― Me croiriez-vous si je vous disais que l‟ennemi va vous attaquer de nuit ou de jour ? ― Bien sûr ! ― Alors je suis pour vous un avertisseur qui vous met en garde contre un châtiment proche et terrible. ― Puisses-tu périr (tabba-l-lak) ! cria Aboû Lahab, est-ce pour cela que tu nous as réunis ?” Sur ce, Allah Le Puissant et Le Majestueux, révéla : “Périssent les mains d‟Aboû Lahab et qu‟il périsse lui-même (…)” » (Rapporté par Al-Boukhari.) Les exégètes ont déduit que cette merveilleuse sourate est un miracle clair et une preuve de prophétie, car sa révélation prédit le sort inévitable de l‟un et de l‟autre qui sera le feu permanent et aucun d‟eux n‟a cru ni en secret ni en public. Il est clair que le « Droit Chemin » est celui, et celui seul que le prophète déclare venir d‟Allah. On comprendra aisément que la foi et l‟obéissance au prophète sont absolument vitales pour tout le monde, et qu‟un homme qui rejette les instructions du prophète et essaie de se frayer lui-même une route, dévie du Droit Chemin, et est certain de s‟égarer.

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AL-IHLAS (LE MONOTHÉISME PUR) Sourate 112

Au nom d‟Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Qoul houwallahou ahad 1. Dis: « Il est Allah Unique. Allah oussamad. 2. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Lam yalid wa lam oulad 3. Il n‟a jamais engendré, n‟a pas été engendré non plus. Wa lam yakoun lahou koufouwan 4. Et nul n‟est égal à Lui ». ahad Bismillah irrahman irrahim

Commentaire
Al-Ikhlâs - le monothéisme pur, n‟est pas seulement le nom de cette sourate, c‟est aussi le titre de son contenu, car cette sourate traite exclusivement du Tawhîd . Les autres noms de sourates ont été désignés en fonction de certains termes quelles contiennent, mais dans cette sourate le mot Ikhlâs n‟est mentionné nul part. Ce nom a été donné pour la signification du sujet quelle traite. C‟est la sourate de la pureté du dogme. Allah est un, et n‟a ni semblable ni auxiliaire, ni égal, car Il est le parfait-idéal en Ses qualités, épithètes, actes et paroles. Son unité est absolue, le Seul à être imploré pour ce que les humains désirent. Ibn Abbas l‟a commenté en disant : 29

« Il est le parfait quand à Son autorité, Sa Noblesse, Sa magnificence, Sa mansuétude, Sa science, Sa sagesse, et toutes Ses autres facultés. Gloire à Lui, rien ne lui est semblable, l‟Unique et le Dominateur Suprême. » Tout croyant suivant l‟Islam est apte à acquérir la vérité sans preuve confirmant et grâce à l‟innéité accordée par le Seigneur. Il pourrait appréhender les sciences spirituelles petit à petit sans demander de démonstration. Ici suivent deux citations, l‟une d‟ Abû Hâmid al-Ghazâli (450/1058-505/1111), originaire de l‟Iran Oriental, et considéré comme un des plus grands théologiens et spirituels de l‟Islam. Son œuvre est immense (plus de 300 titres recensés) dont l‟ouvrage de 1500 pages un quarto intitulé « La Vivification des Sciences de la Religion », ouvrage de grande importance. L‟autre citation est celle de Saint Augustin. Ghazali Augustin Grâces soient rendues à Dieu (Allah), Tu es le Très-Haut, l‟Unique, le Vrai principe et fin de tout, agent efficace Dieu, Incorruptible, Immuable, 11 de ses vouloirs. Inviolable. Il est Un par essence, n‟ayant pas Nous adorons ce Dieu qui a fixé aux d‟associé. Il est Maître Absolu, Seul et natures créées par lui les principes et Unique. les termes de leur être. Eternel il est, pour lui point de Il est tout entier partout, inclus nulle commencement, permanent dans part, libre de toute entrave, infrangible l‟existence il est. et immuable.12 Subsistant il est, jamais ne cessera. Ni finitude ni dissolution n‟auront raison de Lui. Il est le Très-Haut, Vivant, Tout-Puissant ! Très Grand, Très Puissant, Très Bon, Très Miséricordieux, Très Beau, Très Fort, Consistant et Insaisissable, Inchangeable et changeant tout, jamais vieilli, jamais nouveau… Toujours en Seul il fait exister. Seul il a créé les action créant et nourrissant et êtres et tout ce qu‟ils font. Seul il fait parfaisant, cherchant quoique rien ne exister.10 Te manque.13

10 11

Ghazâli, Ihyâ‟ „ulûm ad-dîn, 1er quat, Ed. Caire p.89-90. St. Augustin, Cité de Dieu 7,1. 12 Œuvres complètes de St. Augustin, op.cit. LI. 13 Œuvres complètes de St. Augustin, ibid. 1, 1-7.

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AL-FALAQ (L‟AUBE NAISSANTE) Sourate 113

Bismillah irrahman irrahim

1. Qoul ã‟oudhou birabbi-l-falaq 2. Min charri maa khalaq 3. Wa min charri ghaaçiquin idhaa 1. Dis : « Je cherche protection auprès waqab du Seigneur de l´aube naissante, 4. Wa min charri-n-naffathati fi-l-„ouqad 5. Wa min charri haçidin idhaa 2. Contre le mal des êtres qu‟Il a créés, haçad.

Au nom d‟Allah, le Miséricordieux, le Miséricordieux.

Tout Très

3. Contre le mal de l‟obscurité quand elle s‟approfondit, 4. Contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les nœuds, 5. Et contre le mal de l‟envieux quand il envie14 ».

Commentaire Sourates 113 et 114
Cette sourate a été révélée après la sourate de l'Eléphant (Al-Fil) après que le juif Labide eût ensorcelé le Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) à l'aide d'une corde d'un arc qui renfermait onze nœuds. Dieu lui fit connaître ainsi le
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Quand il envie : quand l‟envie se manifeste.

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lieu où se trouve la corde. On la lui apporta et le Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) fut ordonné de réciter les deux sourates. Après la récitation de chaque verset, un nœud se détacha et à la fin il recouvrit ses sens et fut libéré de ses liens. D'après Aicha, le Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) était une fois ensorcelé. il lui croyait avoir eu des rapports avec ses femmes mais en réalité il n'y était pas allé. Soufian a commenté cela et dit: « C'est le pire de l'ensorcellement » - Il me dit O Aicha, sais tu bien qu‟Allah m'a inspiré la décision que je lui avait demandée? Deux hommes sont venus chez moi, le premier s'est assis auprès de ma tête et l'autre auprès de mes pieds. Celui qui s'est mis à mon chevet dit à l'autre: « de quoi cet homme se plaint-il? Et l'autre répondit: il a été ensorcelé. Qui l'a ensorcelé? demanda le premier. L'autre répliqua:" Labid Ben 'Asem, un Homme de Béni Zourayq, un hypocrite et allié des juifs.... Et sur quoi? -Sur un peigne et quelques poils qui se trouvent dans une enveloppe d‟une spathe de palmier mâle- où sont ces objets? -Sous une pierre prés du puits Dzarwane Aicha poursuivit: « le Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) se rendit auprès de ce puits, retira ces objets; et dit: « Ce puits que j'ai vu ressemblait à une infusion de henné, les têtes des dattiers ressemblaient à celles des démons » puis il ajouta : « ils furent retirés ». Aicha de lui demanda: « Tu ne les as donc pas dispersés? » Il répondit: « Du moment qu‟Allah m'a guéri, j'ai éprouvé de ma répugnance à provoquer par là une animosité contre les hommes. » (rapporté par Boukhari Mouslim et Ahmed) Les Sourates Al Falaq et Sourate 114 An-Nâs sont appelés Al Mu'awadatayn (Les deux sourates protectrices), ce sont les deux sourates dans lesquelles le refuge auprès d'Allah est recherché pour confronter les ennemis de la religion de d‟Allah qui manigançaient leurs plans et machinations hostiles contre lui afin de l'empêcher d'accomplir son Message de Vérité. L'Imam Al-Bayhaqi dans Dala'il An-Nubuwwah a écrit que ces deux sourates ont été révélées ensemble. La sourate Al-falaq apporte l'antidote contre la superstition et la peur en nous enseignant à chercher refuge auprès d‟Allah contre toute forme de souffrance en dehors de ce qui est de l'ordre naturel, en s'intéressant plus particulièrement aux aspects psychologiques (ignorance, malveillance, manipulation, jalousie, etc.). Ouqba ibn Amir, qu‟Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) a dit: "N‟as-tu pas entendu les versets qui ont été révélés cette nuit? On n‟a jamais rien vu de semblable ! (Ce sont les sourates : "Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur de l‟aube naissante" (Sourate: « Al-Falaq », L‟aube naissante, » et « Dis: Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes" (Sourate: « Annas » -Les hommes). (Hadith rapporté par Boukhari Mouslim). 32

AN-NAS (LES HOMMES) SOURATE 114

Bismillah irrahman irrahim

Qoul-aoudhou birabbi nnaace Maliki nnaace Ilaahi nnaace Min charri-l-wacewaaci-lkhannaace Alladhi youwacewiçou ssoudourinaace Min-al-jinnati wannaace.

Au nom d‟Allah, le Miséricordieux, le Miséricordieux.

Tout Très

1. Dis: “Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes. 2. Le Souverain des hommes, 3. Dieu des hommes, 4. Contre le mal du mauvais conseiller, furtif, fi 5. Qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, 6. Qu‟il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain”.

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Commentaire Sourates 113 et 114
Ouqba ibn Amir, qu‟Allah soit satisfait de lui, a rapporté que le Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) a dit: « N‟as-tu pas entendu les versets qui ont été révélés celle nuit? On n‟a jamais rien vu de semblable ! (Ce sont les sourates : « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur de l‟aube naissante » (Sourate: « Al Falaq » (L‟aube naissante)] et « Dis: Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes » (Sourate: « An-nas » (Les hommes)). (Hadith rapporté par Boukhari Mouslim). Aïcha, qu‟Allah soit satisfait d‟elle, a rapporté que lorsque le Prophète allait se mettre au lit chaque nuit, il joignait ses mains puis soufflait dedans et y lisait « Dis: Il est Allah, Unique », « Dis: Je cherche protection auprès du Seigneur de l‟aube naissante » et « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes ». (Sourates : « Al-Ikhlas » (Le monothéisme pur), "Al Falaq" (L‟aube naissante) et "An-nas" (Les hommes)). Ensuite, il passait ses mains sur (toutes les parties de) son corps qu‟il pouvait atteindre, commençant par la tête et le visage, puis (les passant sur) toute la partie antérieure de son corps. Il faisait cela trois fois" (Hadith unanimement approuvé). Abd-Allah ibn Yousof a rapporté la parole suivante de Aïcha, qu‟Allah soit satisfait d‟elle, transmise par Ourwa, lbn Chihab et Malik: « Lorsque Le Prophète tombait malade, il lisait pour lui-même « Al-Mouawoudhat » (les sourates protectrices) et soufflait dans ses mains. (Sourates: « Al Falaq » (L‟aube naissante) et "An-nas" (Les hommes)); et quand sa maladie s‟aggrava, je les lisais pour lui et je l‟aidais à passer ses mains (sur son corps) dans l‟espoir d‟obtenir leur bénédiction." (Hadith rapporté par Al-Boukhari). Oqba Ben Amer rapporte: « En conduisant la monture du messager de DIEU (salla allahou alleyhi wa salam) dans un chemin étroit d'une montagne, il me dit: « Ô 'Oqba pourquoi ne montes-tu pas le dos de cette monture? Comme je songeai à cet instant que cela, à mon avis, constitue un acte inconvenable, il descendit de sa monture pour me laisser me mettre sur son dos, et de cette façon nous montâmes à tour de rôle. Puis il me dit:" ô Oqba, ne veux-tu pas que je t'enseigne deux sourates des meilleures que les hommes récitent?" Certes oui, répondis-je, Ô messager d‟Allah (salla allahou alleyhi wa salam). Il me récita et m'enseigna ces deux sourates: "Dis: Je cherche refuge auprès du créateur..." (Sourate Al Falaq - L'aube naissante) et: "Dis : je cherche refuge auprès du Nourricier des hommes..." (Sourate An-nas - Les hommes). Comme à ce moment on prononce L'Iqama (le deuxiéme appel à la prière) il avança pour faire la prière et y récita ces deux sourates. La prière achevée, et, en passant prés

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de moi, il me dit: « Comment as-tu trouvé cela ô 'Oqba? Chaque fois que tu te mets au lit ou tu te lèves le matin récite-les » (Ahmad) Une tradition d‟An-Nasâ‟î d‟après `Uqbah Ibn `Âmir dit que le Saint Prophète (qu‟Allah le bénisse et le salue) récitait ces deux sourates durant la Prière du matin. (Muslim, Ahmad, At-Tirmidhi et An-Nasâ‟î) L‟Imam Ahmad rapporte d‟autorité reconnue dans son Musnad la tradition d‟un Compagnon selon laquelle le Saint Prophète lui disait, "Quand tu fais la Prière, récite ces deux sourates". Dans Musnad Ahmad, Abû Dâwûd, At-Tirmidhî et An-Nasâ‟î, il y a une tradition de `Uqbah Ibn `Âmir, disant que le Saint Prophète l‟exhortait à réciter les Mu‟awwidhât (c‟est à dire Qul Huwa Allâhu ahad et les Mu‟awwidhatayn) après chaque Prière. Une tradition de `Abdullâh Ibn `Ubayd Al-Juhanî a été rapportée par An-Nasâ‟î, Al-Bayhaqî et Ibn Sa`d, disant que le Saint Prophète lui dit : "Ibn `Ubayd, ne devrais-je pas te dire quels sont les meilleurs moyens par lesquels ceux qui cherchent refuge ont cherché refuge auprès d‟Allah ? " Je dis : "Instruis-moi, Ô Messager d‟Allah (qu‟Allah le bénisse et le salue) . " Il répondit : "Qul a`ûdhu birabb il-falaq" et "Qul a`ûdhu birabb in-nâs" - ces deux sourates". Ibn Mardaweih a rapporté d‟après la Mère des Croyants, Umm Salamah : "Les deux sourates préférées d‟Allâh sont "Qul a`ûdhu birabb il-falaq" et "Qul a`ûdhu birabb in-nâs."

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Quelques Conseils Vertueux
 Pour se rapprocher d‟Allah, il n‟y a pas rien de tel de se prosterner secrètement.  La prosternation est l‟attitude où le fidèle est au plus près du Seigneur. Telle est l‟interprétation que certains donnent du verset 19 de la Sourate 95.  Prie toujours comme si tu faisais tes adieux. A savoir, comme si tu quittai ton âme charnelle, tes libres passions et ta vie afin de te diriger vers ton Seigneur, car le Tout-Puissant dit : « O homme, toi qui t‟efforce de rencontrer ton Seigneur, sache que tu finiras bien par le rencontrer. (Sourate 84 :6).  Prendre place dans une mosquée, c‟est se trouver en compagnie du Seigneur, seules de bonnes paroles doivent y être prononcées », dit Sa‟îd ibn al-Musayyab.  « Lorsque vous mourrez, les endroits où vous avez prié et le lieu du ciel où se trouve vos œuvres vous pleureront, et ce verset sera récité : « Ni la terre ni le ciel ne les pleurent et aucun répit ne leur sera accordé »(Sourate 44 :29), nous apprend Alî ibn Abî Tâlib.  La parole du Très-Haut, « Accomplis la prière pour commémorer Mon souvenir » (Sourate 20 :14), qui enjoint de prier ordonne de le faire avec le cœur présent, car une mémoration de Dieu n‟est possible que si le cœur y est présent. D‟autre part, l‟interdiction d‟avoir le cœur absent, dissipé, au cours d‟une prière est clairement affirmée par Sa parole, « Ne sois pas du nombre de ceux qui sont dissipés » (Sourate 7 :205)  La mémoration d‟Allah est une conversation confidentielle avec le TrèsHaut. Faire du dhikr à pour but soit de s‟entretenir avec le Seigneur, soit de faire que les lèvres articulent les syllabes des formules de remémoration. En cela, les lèvres subissent une épreuve semblable à celles éprouvées par la bouche et la chair lors du jeûne, par le corps durant le pèlerinage, et par le cœur lorsque le montant de l‟impôt rituel est difficile à réunir. Aussi, sans la présence du cœur, il est vain de prononcer des formules de remémoration d‟Allah, car cela n‟est en fait qu‟une épreuve pour la langue, qu‟il est aisé pour un orant dissipé d‟accomplir. La présence du cœur est nécessaire pour que cette épreuve devienne une déclaration, une expression de la conscience de l‟orant, et partant, constitue un acte pie.  Le dhikr se divise en deux parties : Le dhikr de la masse et le dhikr de l‟élite. Le dhikr de la masse : C‟est celui qui vise la récompense et la rétribution. Dans ce cas le serviteur invoque son Maître et mentionne ce qu‟il veut dans son invocation, mais garde ses attributs blâmables tels que 36

la duplicité, l‟orgueil, l‟émerveillement de soi, la fatuité, etc. Le dhikr de l‟élite : C‟est celui de la présence. Le serviteur invoque son Maître suivant des formules connues en se revêtant d‟attributs particuliers. Il accédera à la connaissance d‟Allah au moyen de la purification de son âme de tout caractère répréhensible et de son adoucissement par un caractère généreux. Il recherchera à se libérer de l‟obscurité du sensible dans l‟espoir d‟accéder aux secrets spirituels. Le plus souvent utilisant unj chapelet qui lui permet de compter ce qu‟il veut atteindre comme nombre désiré sans ce fatigué par un comptage mental.

Un exemple de Dhikr (Pratique journalière volontaire)
La Pratique Témoignage Terme Technique shahada Nombre Quand de fois 3 Chaque “Ash hadu al la ilaha jour illal lahu wa ash hadu an-na Muhammadan `ab-duhu wa rasuluh.” Cherchez le istighfar pardon Cherchez la bénédiction Astaghfirou-l-lâh Sourate Fatiha Sourate AL-Ihlas Sourate Al-Falaq Sourate An-nas kalina La ilaha ill-Allah La ilaha ill-Allah Muhammadun Rasul Allah L‟envoi des salawat salutations Allah humma sal-li ala Muhammadin wa‟ ala Muhammadin sallim 37 ali wa 25 Chaque jour 1 Chaque jour 11 Chaque jour 1 Chaque jour 1 Chaque jour 9 Chaque jour Dhikr

10 Chaque jour

Chercher la Grâce Divine

Sourat Al-Fatiha

1 Chaque jour

Sommaire
Introduction Sourates Choisies commentées pour la Prière La Sourate de l‟Ouverture- Al-Fatiha La Sourate 2 : 255 Ŕ Al-Baqarah (La Vache) Ŕ Le Trône La Sourate 94 Ŕ Ach-charh (L‟Ouverture) La Sourate 102 Ŕ At-takâthour (La Course aux Richesses) La Sourate 103 Ŕ Al-„asr (Le Temps) La Sourate 105 Ŕ Al-fil (L‟éléphant) La Sourate 106 ŔQouraych (Les Coraïch) La Sourate 107 Ŕ Al-Ma‟un (L‟Ustencile) La Sourate 108 Ŕ Al-kawthar (L‟Abondance) La Sourate 109 Ŕ Al-kâfiroûn (Les Infidèles) La Sourate 110 Ŕ An-nasr (Le Secours) La Sourate 111 Ŕ Al-masad (les Fibres) La Sourate 112 Ŕ Al-ihlas (Le Monothéisme Pur) La Sourate 113 Ŕ Al-falaq (L‟aube naissante) La Sourate 114 Ŕ An-nâs (Les hommes) Quelques Conseils Vertueux Un exemple de Dhikr (Pratique journalière volontaire) Sommaire © Octobre 2011 Hamza De Coster, D.D., Gent, Belgique Contact : decoster.philippe5@gmail.com 2 5 5 8 12 14 16 17 19 20 22 23 25 27 29 31 33 36 37 38

Autres publications :
http://www.scribd.com/doc/66224916/La-Salat-La-Priere http://www.scribd.com/doc/65979454/Hoe-het-Islamitisch-Gebed-Verrichten

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