François Halkin

Le concile de Chalcédoine esquissé par Jean Xiphilin
In: Revue des études byzantines, tome 24, 1966. pp. 182-188.

Citer ce document / Cite this document : Halkin François. Le concile de Chalcédoine esquissé par Jean Xiphilin. In: Revue des études byzantines, tome 24, 1966. pp. 182-188. doi : 10.3406/rebyz.1966.1369 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rebyz_0766-5598_1966_num_24_1_1369

LE

CONCILE

DE

CHALCEDOINE

ESQUISSÉ

PAR JEAN XIPHILIN

Historien de l'Église byzantine, de sa théologie, de sa liturgie et de ses chefs, le R. P. Venance Grumel, à qui ce volume de Mélanges est si opportunément dédié, a bien mérité la reconnaissance des cher cheurs par les deux remarquables instruments de travail dont il les a dotés : les Regestes des Actes des Patriarches de Constantinople, de 381 à 1206, parus en trois parties (1932, 1936 et 1947), et la volu mineuse Chronologie (1958) qui appartient au Traité d'études byzantines, lancé par le professeur Lemerle. A côté de ces monuments aère perenniora, une longue série d'articles et de notes, moins considérables par l'étendue, n'en sont pas moins précieux par la sûreté de la méthode et la nouveauté des résultats. On voudra bien permettre à un Bollandiste d'en rappeler ici quelques-uns parmi ceux qui intéressent plus directement l'hagiographie. Voici, dans les Échos d'Orient, deux études sur l'iconologie de saint Théodore Studite (1921) et de saint Germain de Constantinople (1922), une autre sur le « Miracle habituel » des Blachernes (1931) et une quatrième sur la date de fondation du monastère d'Acapniou, à Thessalonique, et sur son fondateur, saint Photius le Thaumaturge (1931). Dans la Revue des études byzantines, voici une discussion serrée sur l'origine des fêtes de saint Denys l'Aréopagite et de son maître saint Hiérothée (1955); une note érudite sur les attestations les plus anciennes de la fête de la Transfiguration (1956); une homélie inédite du patriarche saint Germain sur la délivrance de Constantinople assiégée par les barbares (1958); un essai d'identification du saint Calliste inscrit dans un synaxaire au 22 novembre (1960); une recti fication chronologique à propos de la vie de saint Syméon le nouveau théologien (1964). Enfin, dans les Mélanges offerts au P. Paul Peeters à l'occasion de ses quatre-vingts ans, le P. Grumel a identifié et publié

F. HALKIN : LE CONCILE DE CHALCÉDOINE

183

le « canon » de la fête du saint Mandilion tel qu'il était chanté au chur jusqu'à la condamnation du métropolite Léon de Chalcédoine (Analecta Bollandiana, 1950, p. 135-152). Une uvre moins connue du P. Grumel, qui m'est signalée par le R.P. Vitalien Laurent, lui assure une place assez inattendue au nombre des auteurs de textes hagiographiques et liturgiques : il composa en effet entre les deux guerres mondiales, à l'usage du clergé latin de Constantinople, sur la demande de la Délégation apostolique, outre des leçons pour le Propre du diocèse, l'office et les hymnes (trois) de sainte Euphémie et des hymnes pour saint Léon, pape (une), et saint Jean Chrysostome (une). ** * Le petit texte qu'on va lire concerne précisément la patronne de Chalcédoine et son plus fameux miracle, celui par lequel aurait été confirmée la définition dogmatique de 451. Il ne s'agit pas d'un docu ment contemporain ou du récit d'un témoin oculaire, bien loin de là; ce n'est même pas un texte proprement hagiographique : il aurait dû en ce cas être inséré dans le recueil des légendes byzantines de sainte Euphémie de Chalcédoine qui vient de paraître à Bruxelles (1). C'est simplement le prologue historique placé par Jean Xiphilin en tête de son homélie pour la ????a?? t?? ????, le dimanche de juillet où les Byzantins commémoraient la définition du concile de Chalcé doineet l'intervention de sainte Euphémie en faveur de cette défi nition (2). L'homélie en question fait partie d'un homiliaire du xie-xne siècle, composé d'un bout à l'autre par un seul auteur appelé Jean Xiphilin, qui n'est pas le patriarche Jean VIII (1064-1075), mais bien son neveu et homonyme, le moine Jean Xiphilin, comme l'a montré Albert Ehrhard (3). Ce moine érudit dédia à l'empereur Alexis Comnène (10811118) une collection de vies de saints destinée à compléter le ménologe de Syméon Métaphraste (f vers 1000) (4). (1) Dans la collection bollandienne des Subsidia hagiographica, où il porte le n° 41. (2) Voir l'article du P. S. Salaville, La fête du concile de Chalcédoine dans le rite byzantin, inséré au tome II (1953), p. 677-695, du grand recueil d'A. Grillmeier et H. Bacht, Das Konzil von Chalkedon. Quelques compléments dans Anal. Boll., t. LXXII (1954), p. 446447. (3) Überlieferung und Bestand der hagio graphischen und homiletischen Literatur der Grie chischen Kirche, t. III (= Texte und Untersuchungen, t. LH, 1943), p. 525-559. (4) La dédicace à Alexis Comnène n'existe plus que dans la traduction géorgienne qui a été publiée par Kekelidze en 1912. Cf. Ehrhard, t. c, p. 384.

184

REVUE DES ÉTUDES BYZANTINES

L'homiliaire de Jean Xiphilin se compose de 53 homélies, soit une pour chaque dimanche de l'année, excepté Pâques et Pentecôte; l'homélie pour le septième dimanche de Matthieu est remplacée par trois homélies consacrées au « dimanche de l'union » (qui célébrait le rétablissement de l'unité ecclésiastique après le schisme causé par la tétragamie de Léon VI), au « dimanche de la définition » et au « dimanche des ???a?t? » (qui rappelaient respectivement le souve nir IVe et du Ve concile cuménique). du Comme toutes les homélies de Jean Xiphilin, la trente-deuxième du recueil, la seule qui nous occupe ici, commente l'évangile du jour, soit Mt 5, 14-20. Mais avant d'aborder son sujet, le prédicateur tient à exposer brièvement l'objet de la fête (5). Ce prologue résume d'abord la doctrine monophysite (§ 2), raconte la convocation du concile (§3) et rapporte les condamnations lancées par les 630 Pères contre Dioscore, Eutychès et leurs adeptes (§ 4-5); il relate enfin le recours des deux parties à l'arbitrage de sainte Euphé mie le triomphe des orthodoxes (§ 6). et Sans présenter rien de très original, cette page d'éloquence sacrée contient cependant trois passages qui méritent peut-être de retenir un instant l'attention du lecteur. Il y a d'abord le passage du paragraphe 4 où il est dit que les Pères de Chalcédoine accueillirent comme une proclamation solennelle de l'orthodoxie (?? st???? ????d???a?) la lettre du pape saint Léon à l'évêque de Constantinople. Cet hommage à l'autorité du pontife de l'ancienne Rome n'est pas, comme on pourrait le croire, antérieur aux anathèmes réciproques de 1054. Il est dû au propre neveu du patriarche Jean VIII (1064-1075) et peut être daté approximative ment des confins du xie et du xne siècle. Il y a ensuite, au paragraphe 5, 1 'enumeration des hérétiques condamnés à Chalcédoine : outre Dioscore et Eutychès, ce sont les Théodosiens ou disciples de Théodose d'Alexandrie, les Jacobites de Jacques le Syrien, les Sévériens de Sévère d'Antioche et en dernier lieu le trithéïte Jean Philopon (5a). Ni Théodose (f 566), ni Jacques Baradée (f 578), ni Sévère (f 538), ni Philopon (f peu après 565) n'étaient encore nés à l'époque du concile; leur doctrine n'a donc pu être rejetée en

(5) Incipit el desinit de l'homélie sont indiqués dans la BHG., 3e éd. (1957), n° 2335. (5a) La source est apparemment le De haeresibus de saint Jean Damascene, fin du chap, vi (P. G. 94, 744), où sont mentionnés précisément dans le môme ordre les Théodosiens, les Jacobites, les Sévériens et Jean le Trithéïte.

F. HALKIN : LE CONCILE DE CHALCÉDOINE

185

451, à moins qu'on ne veuille dire qu'elle était renfermée en germe dans le monophysisme primitif . Le dernier passage à relever, c'est le paragraphe 6, qui concerne le « miracle du tomos ». D'après Constantin de Tios et Théodore Bestos, qui écrivaient au début du ixe siècle, orthodoxes et hérétiques se mettent d'accord pour déposer dans le cercueil de la martyre le tomos ou document contenant la définition de Chalcédoine et attendre un signe du ciel; mais la châsse est à peine ouverte qu'Euphémie étend la main, se saisit du décret, le baise et le rend aux prélats (6). Ici au contraire, on a une autre version du miracle, celle qui se lit aussi dans la Vie de saint Anatole (7), dans le synaxaire de Sirmond (8), dans le ménologe impérial A (9) et dans l'opuscule de Macaire Macrès (10) : les deux parties déposent chacune son tomos dans le cercueil et la tombe est scellée; après un ou quelques jours, on trouve la profession de foi des hérétiques rejetée près des pieds de la sainte, tandis que la définition orthodoxe est soigneusement conservée entre ses mains.

L'homiliaire de Jean Xiphilin nous est parvenu dans un grand nombre de manuscrits s'échelonnant du xine au xvine siècle (11). L'édition de Sophrone Eustratiadès (12) se borne à reproduire un manuscrit de Vienne (13); elle ne comprend d'ailleurs que les 25 pre mières homélies, le tome II, qui devait contenir les autres, n'ayant jamais paru. Quant à l'édition critique annoncée dès 1937 par Cons tantin Bonis (14), il ne semble pas qu'elle ait vu le jour. Le texte qui suit est emprunté à un témoin choisi parmi les plus anciens, le Sinaiticus gr. 202 (15), du xive siècle, fol. 111-113 v (= S), dont la bibliothèque de l'université de Louvain possède un microfilm. Le.3 variantes proviennent du M arcianus 11.100 (16), copié en 1597 ( = V) (6) F. Halkin, Euphémie de Chalcédoine (Bruxelles, 1965), p. 93-95 et 129-132. (7) Act. S.S., lui. l.'l (1719), p. 663, § 14. (8) Au 11 juillet. Synax. Ecd. CP., col. 811-813. Comparer le ms. D (ibid., col. 812, 1.54-57) et les menées de Veniss à la même date. (9) Halkin, t. c, p. 166-167. (10) Ibid., p. 173. (11) Ils ont été énumérés et classés par Ehrhard, t. c, p. 532-556. (12) ?µ'???a e?? t?? ????a??? t?? èvtcurroo, t. I (Trieste, 1903). (13) Le Vindobonensis theol. gr. 131, du xnie-xive siècle. (14) Cf. Ehrhard, t. c, p. 525, fin de la note 2. (15) Ibid., p. 539. (16) Ibid., p. 542-543. L'homélie en question se lit aux folios 216v-222v.

186

REVUE DES ÉTUDES BYZANTINES

dont j'avais transcrit le texte à Venise même. Trop étroite évidem ment pour établir la teneur exacte et primitive du Prologue, cette base manuscrite est bien suffisante pour donner une idée de la manière, tout hagiographique, dont un célèbre prédicateur byzantin des envi rons de l'an 1100 présentait aux fidèles de la capitale une esquisse du concile de Chalcédoine. François Halkin Bollandiste.

PROLOGUE DE LA 32e HOMÉLIE DE JEAN XIPHILIN (1). 1. ... F??ete x d? 2 p?? t?? e?a??e????? d?das?a??a? ta t?? ?e??? pat???? ?? ? pa???sa pa??????? d????s?µe?a t??pa?a, t?? ?? ?a???d??? t?? ??????a? ?e?se? ?e?a s??a????s???t?? ?p? ?a???a??? t?? e?seß??? ßas?????, ?a? ?p?? ta µ?? t?? ?a??d???? ?????µße?sa? d??µata, ta d? t?? ????d???? p?ste?? ?ßeßa??sa?. "????µa? ???? e?te??e?. 2. ???s????? ? t?? ??e?a?d???? e????s?a? t?? p??ed??a? pa?'???a? ?a??? ?a? ? d?st???? ??t???? (2) a???µa?d??t?? t???????, e?? ?s?ße?a? pa?t?pas?? ?p?????a?te?, t?? t?? s?t???? ???st?? ?a? ?e?? ?µ?? pa??t???t? s?ed?? ??a????p?s??, ?? fa?tas?a t?? s???a pef??a???a? µ?????????te? t?? ??????' ?a? t?? ?? ?e?t?t?? te ?a? ?????p?t?t?? ta?? d?s? p??s?????µe??? f?ses? t??µ???? ?a? ?f????? ??e?????? te ?a? s????e?? ?a? f?s?? µ?a? e??a? t?? te ?e?t?t?? ?a? ?????p?t?t?? 3 ?pefa????t?, t? ?e?t?t? ta p??? p??s??µ??te? ?? pa??f???e?, ?a? t? s?µa t? desp?t???? ?a? ?µ???s??? e??a? t? ?e? ???? ?a? s??a?d??? ?d??µ?t????. ?? µ???? d? ta?ta f???af???te? ?t???a???, ???a ?a? µ?d?? d?af??e?? ??s?a? ?p?stas?? d?ete????t?, ta?t?? ?a?est??a? ?a? t??t? ???e??? p?esße???te?" ???te??e? t??? ??e?a?????s? p??fa??? ?µ?f??????te? ???????t?. 3. ?pe? d? ???? ? ?? ßas??e?s?? ???d?µ?? (?a???a??? ??t?? ??, ?? e'????aµe?) t?? t??a?t?? a?'?es?? ?? ???µ???? t??a ??s?? ?at? t?? ????? µ???? ?f??p??sa?, µeta?a?e?ta? pa?ta???e? t??? apa?ta??? ?e?e?? e?? 1. f??e V. 2. ?a? add. V. 3. (ta?? d?s? - ????.) om. V.

(1) BHG3 2335. La division en paragraphes a été introduite pour la commodité des réfé rences. (2) Jeu de mots banal sur le nom de l'hérésiarque Eutychès.

F. HALKIN : LE CONCILE DE CHALCÉDOINE

187

ßeßa??s?? t?? ??????? p?ste??, ?fa??sµ?? d? t?? da?µ????d??? t?? ?a??d???? 4 a???se??. 4. ?????? ?a? s??a????s???te? ?? ?a???d??? e?a??s??? p??? t??? t??????ta ?e?f???? pat??e? t? ???p??? p?e?µat? ??at???µe??? 5 dµ?f????? ta pe?? t?? ????d???? s??e??t?sa? p?ste??* ?a? p???a?? µa?t???a?? 6 apa ????apt? ?? t??e??? ?e?? ?a? t??e??? ?????p?? ?? d?s? f?ses?? ?s????t?? ad?a???t?? t?? ?????? ?µ?? ??s??? ???st?? ?p?de??a?te? ?a? ?????a?te? t??? µ?? d?sseße?? e?e????? ???s????? te ?a? ??t??? ?a? t??? ?µ?f???a? t??t??? t? ???e?a p???? ?µµeµe????ta? ??e?eµ?t?sa?" ?a? t?? ?p?st???? t?? t?? p?esß?t??a? '??µ?? e??e?e???sµ???? t?????de t??? ?'?a?a?, ?? ?a? p?pa? ? '??µa??? ??de ???tta ?a?e?? (???? ??t?? ??? s?f?tat??) 7, p??? t?? ???sta?t????p??e?? sta?e?sa? (??at????? ??t?? ??), ?? st???? ????d???a? ?ped??a?t? t?te ?a? ??e????a?t? 8 (3)* ?a? ta t?? e?s?ße?a? ?pe????sa? d??µata ?e??? te ???? ????e?t? ?a? e?? ßeßa??s?? t?? ??????? ??ef???sa? p?ste??. 5. ???? µ??t?? ???e?s?? 9 a??es????a?? ta ?µ??a pef?????as?? ?'? te ?e??µe??? Te?d?s?a??? ?p? Te?d?s??? '??e?a?d?e?a? ?a? ?a??ß?ta? ?p? '?a??ß?? t?? S???? ?a? Seß???a??? 10 ?p? Seß???? pat??????? '??t???e?a?, ?? ?a? a?t?? ? t?? s????t???? t?? ??t???a??st?? a???se?? 12 p??asp?st?? ?? d??p???? ?a? ?p??µa??? (4), ?a? ? ta µ?ta?a p???sa? ? t???e?t?? (5)' t??t??? ??? ?pa??pa?ta? ?? ?a??f???a? ?a? t??? ßeß????? a??et????? ???s???? ?a? ??t??e? s?µf??????ta? ? ???a s???d?? ?p?sat? te ?a? ?ated??ase. 6. Ta?µat????e?ta? d? t????a?ta ?a? t? pa??d????' epe?d? ?a? ?? t?? aseße?a? ?p??µa??? e????f?? ?a? a?t?? ta t?? ???e?a? p????? ????e?t? ?a? t??t?? ??te????t? ?a? ta?ta µ????? t? e?s?ße?a s???de?? ? t? t?? ?e?f???? pat???? ?a???e??? d?ete????t?, ????? s??e????te? ?pa?te? 4. (t?? d. t?? ?.) t?? ?. t?? d. V. 5. (p?. ??.) ??. p?. V. 6. ?µa?t?a?a?? S. 7. t?? { supplendum videtur. 8. ?ped??at? te ?a? ??e????at? V. 9. ???e?s?? V. 10. Seße??a??? V. 11. ?pa add. V. -12. ??????? ???? t?? F???p???? add. S ; quae verba ex margine hue perperam irrepsisse existimo, cum paulo inferius post t???e?'t?? inserenda fuissent. · ·

¦

(3) Ce n'est pas une des lettres de saint Léon à Anatole de Constantinople, mais la grande lettre dogmatique ou tomos de Léon à Flavien (13 juin 449) que la définition de Chalcédoine accepte à l'égal des synodiques de saint Cyrille, reconnaît comme conforme à l'enseignement de l'apôtre Pierre et comme une ?????? st???? contre les hétérodoxes (texte grec dans Ed. Schwartz, Concilium Chalcedonense, vol. 1, p. 325, 1. 12-16; comparer la traduction française de P. -Th. Camelot, Éphèse el Chalcédoine [Paris, 1961], p. 226). (4) Sur cet anachronisme, voir plus haut, p. 184-185. (5) Le trithéïte par antonomase, désigné ici par une formule qui fait écho à son sobriquet de µat?a?p????, c'est évidemment Jean Philopon, un des plus fameux parmi les écrivains monophysites. Cf. H. -G. Beck, Kirche und Literatur im byz. Reich (1959), p. 391-392. 15

löö

REVUE DES ETUDES BYZANTINES

t? ?? ?a???d??? t?µ?µe?? µe?a??µ??t??? 13 t?? t?? ????af?? ???s?? ????e?t?" ?a? d?ta t? t?µ?a s??? t?? pa?e?f?µ?? (6) t??? t?µ??? e??eµ???? ?a? ta?t?? ?p?sf?a??sa?te?, pa?a?e??µe??? 14 t? e??? ?a? t?? ???e?a? sf?a??da? ??a???ß?sa?te? p??te???, e?ta ?a? pe??e???te? ?a? t?? s???? ?????a?te? ? t?? t?? ?e?? µe?a?e??? e???? t?? µ?? ???? t?? e?seß?? ta?? ?e?s? t?? ?s?a? ?ate??µe??? te ?a? s??t????µe??? ?? ????d????, t?? d? t?? ?seß?? ??t? p?? pe?? 15 t??? p?da? ?pe???µµ???? ?? ß?ß????. ??te??e? ?? µ?? aseße?? ?at?s?????t?, t? d? t?? e?seß?? 16 ???at????t? d??µata. '???? t? µ?? t?? a??a? tet??t?? s???d?? t????t?? t? p??a? ?d??a?t?. 13. ??f?µ?a add. sup. lin. al. m. V. 16. ????d???? V. 14. pa?e?????t? V. 15. pa?? V.

(6) Épithète caractéristique de sainte Euphémie. Voir Subsidia hagiogr., 41 (1965^, p. xix.

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful