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Questions sociales Chapitre 2 : Les mouvements migratoires I. Les mouvements migratoires internationaux 1.

Perspectives historiques : le phénomène migratoire international aux XIXème et XXème siècles : le cas de l'Europe et des USA a. Le cas de l'Europe : d'abord une terre d'émigration Dès le XIXème siècle, les populations sont un peu plus mobiles. Une des raisons de cette mobilité est l'explosion démographique. La France était une terre d'immigration. La Grande-Bretagne nourrissait un fort courant d'émigration. A la veille de la Première Guerre Mondiale, la présence des européens hors d'Europe est importante (colonisation), ce qui a contribué au renforcement culturel européen dans le monde. Les populations italienne et allemande émigraient à cause de l'antisémitisme dans les années 1930. b. Le cas des USA : une terre d'immigration Entre 1850 et 1950, 40 millions d'européens migrent aux USA pour des raisons économiques, pour le rêve américain et la prospérité qui en découle. 2. Le phénomène migratoire international aujourd'hui dans le monde a. Le phénomène migratoire international étudié globalement - le constat Environ 200 millions de migrants avec des changements récents. Aujourd'hui, la moitié des migrants sont des femmes seules. Migration internationale : d'un pays vers un autre Migration interne : dans un même pays - les explications On compte deux grands déterminants des migrations internationales : * un facteur socio économique : pour le travail ; les femmes émigrent pour "se réaliser" et avoir une vie meilleure ; migration de la faim * un facteur politique : le Soudan (Darfour) (* un facteur marginal : la famille, mais généralement la personne qui émigre travaille dans le pays en question et envoie de l'argent à sa famille dans son pays d'origine pour subvenir à ses besoins) b. La localisation des grands foyers d'immigration et d'émigration - les grands foyers d'immigration Feuille 4 doc 2 L'Amérique du Nord, l'Europe sont de grands foyers d'immigration car ce sont des régions riches. Leur solde migratoire est positif : l'immigration est supérieure à l'émigration. Les USA ont besoin des immigrés pour leur économie. Un étranger est une personne qui n'a pas la nationalité du pays d'accueil mais qui peut être né dans le pays d'accueil en question. Un immigré est une personne née à l'étranger et dont le séjour dépasse 1 an.

Solde migratoire : différence entre les entrées et sorties de migrants. - les grands foyers d'émigration Le solde migratoire est négatif au Mexique, dans de nombreux pays d'Asie, ou dans les régions pauvres et/ou à densité de population élevée. Presque toutes les régions du monde sont désormais concernées, soit par l'immigration, soit par l'émigration, ou le transit. On remarque l'existence de diasporas : ensemble des membres d'un peuple dispersé dans le monde mais qui reste en communication. Ex : Chine II. Des mouvements migratoires internes à l'urbanisation dans le monde, notamment dans les pays du Sud Introduction Feuille 5 Les migrations internes favorisent l'urbanisation. Population urbaine : population qui habite dans les villes. Selon l'INSEE, la notion d'unité urbaine correspond à une commune ou un ensemble de communes qui présente une zone de bâti continue (pas de coupure de plus de 200m entre deux constructions) et qui compte au moins 2000 habitants. Population rurale : population qui vit à la campagne. Densité de population faible. Pour l'INSEE la population rurale correspond à celle qui ne vit pas en ville. Taux d'urbanisation : part de la population des villes dans la population totale. Document 2 - Bangkok. L'immigration de Bangkok s'est faite intra-muros, d'où la naissance d'une agglomération. 1. Un monde d'urbains a. Un homme sur deux vit en ville Un habitant de la planète sur deux vit dans une agglomération urbaine, contre 30% en 1950 et 16% il y a un siècle. b. Une urbanisation très inégale Document 3 Beaucoup de contrastes. Les populations les plus urbanisées sont aussi souvent les plus développées et les plus dynamiques au niveau économique, leur niveau d'éducation et de santé est plus élevé qu'à la campagne. Le trait majeur de l'urbanisation aujourd'hui, c'est la naissance de grandes agglomérations. 2. Au Nord, une urbanisation ralentie a. Le constat Feuille 5 doc 4 Pays riches : Europe et Amérique du Nord. Les taux de croissance de la population urbaine ont beaucoup diminué depuis 1950. La croissance est beaucoup plus faible, cela ne veut pas dire que la population diminue. On assiste à un plafonnement des taux d'urbanisation dans les pays développés. Le processus d'urbanisation touche à son terme au Nord, mais se poursuit au Sud.

b. Les causes Les problèmes sont le coût et le manque de place dans les grandes villes. Il y a donc une certaine désaffection pour les milieux urbains. Il y a également une volonté politique dans le cadre de l'aménagement du territoire : il y a une volonté de préserver les paysages et équilibres environnementaux. Il faut une présence humaine dans l'ensemble des territoires. 3. Au Sud, une urbanisation galopante a. Le constat doc 4 feuille 5 En Afrique, en Asie, et en Amérique Latine, le taux de croissance de la population urbaine est de plus de 2%. On assiste à une poussée des mégalopoles du Sud. En 1950, la première ville du monde était New-York, suivie de Tokyo, Londres, Paris et Moscou. En 2000, la première ville du monde est Tokyo, suivie de Mexico, NewYork, Sao Paulo et Bombay. b. Les causes - Un exode rural très fort. Beaucoup de migrants inspirent à s'installer dans la mobilité comme mode de vie. Aujourd'hui la mobilité est valorisée pour les plus qualifiés, les plus riches et même au delà. Ce qui a changé, c'est que les pauvres refusent de plus en plus la fatalité de la pauvreté. - Forte natalité dans les pays pauvres qui est maintenue. L'exode rural s'accentue. c. Les problèmes posés par l'urbanisation dans les pays du Sud doc 5 et 6 feuille 5 La majeure partie de la population urbaine vit dans les PED. La grande pauvreté des campagnes se déverse dans les villes. Plus d'un milliard de personnes vit aujourd'hui dans des bidonvilles. Manque de service de base, d'adduction d'eau, l'assainissement par exemple. Par ailleurs, les habitants des bidonvilles sont privés de toute sécurité juridique. De plus, il y a des problèmes d'insécurité et de maladies. III. Des mouvements migratoires internes à l'urbanisation dans un pays développé : l'exemple de la France. 1. Des mouvements migratoires importants a. Le constat Doc 1 feuille 6 La mobilité géographique est en hausse. Ce phénomène se vérifie depuis longtemps. Les gens changent de logement ou déménagent assez souvent. b. La diversité des migrations Diversité des profils migratoires : Paris et les grandes villes de province attirent les étudiants et les jeunes en recherche de premier emploi. Certaines petites villes vivent un retour de retraités. Les mouvements migratoires divisent la France en deux : ligne qui va de la Bretagne à la région Rhône Alpes. Au Nord de cette ligne, le solde migratoire est négatif : il y a plus de personnes qui partent que de personnes qui arrivent. Au Sud de cette ligne, les grandes villes attirent beaucoup de monde => héliotropisme.

2. L'urbanisation de la population française a. La croissance de la population urbaine Phénomène de métropolisation qui touche l'ensemble du territoire français, avec des différences selon les régions. Les aires urbaines qui ont connu les gains de population les plus élevés se situent dans l'arc dynamique périphérique qui va de la Bretagne à l'Alsace en passant par le Sud. b. L'étalement des villes doc 3 feuille 6 On peut parler de périurbanisation. Il s'agit de l'urbanisation qui grignote l'espace rural : villes > banlieues > périurbanisation. Etalement urbain vers les campagnes qui touche aussi les petites villes. Plus généralement, si 80% des Français habitent dans une aire urbaine, la part des Français résidant dans les centre-villes diminue. 3. La croissance démographique des zones rurales a. Le constat Malgré tout, il y a une croissance démographique dans les zones rurales. Les campagnes, depuis une vingtaine d'années, attire une population plus nombreuse pour l'espace et la qualité de vie, tout en ayant des facilités d'accès aux villes les plus proches. Phénomène de rurbanisation. Un rurbain est une personne qui réside à la campagne tout en travaillant en ville. Populations rurales et populations agricoles ne se confondent pas. b. La diversité des ruraux doc 5 et 6 feuille 6 On peut parler de nouvelles activités économiques, comme le tertiaire. Autrefois les campagnes n'étaient peuplées que de paysans. Il y a une poignée d'agriculteurs, des artisans, beaucoup de salariés du public ou du privé. Apparition de conflits entre les anciens et les nouveaux ruraux : ex, les agriculteurs sont montrés du doigt par les nouveaux ruraux qui ont une certaine fibre écologique. Différences culturelles. Le mode de vie des ruraux est aujourd'hui quasiment le même que celui des urbains : mêmes magasins, mêmes lieux culturels, même fécondité. On peut parler d'un phénomène d'exode urbain : mouvement de départ de population de la zone urbaine vers les espaces ruraux proches de la ville.