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MECANIQUE DES FLUIDES

APPAREIL DE PASCAL

2

FONTAINE DE HERON

4

TOURNIQUET HYDRAULIQUE

7

PRESSE HYDRAULIQUE

9

PIEZOMETRED’OERSTED

11

PLATINE, CLOCHE ET MANOMETRE POUR VIDE

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TUBE DE TORRICELLI

15

BAROMETRE FORTIN

17

HEMISPHERES DE MAGDEBOURG

19

AREOMETRE DE NICHOLSON

20

AREOMETRE DE FAHRENHEIT

22

ALCOOMETRES DE GAY LUSSAC DANS LEUR BOITE

23

HYGROMETRE A CHEVEU OU HYGROMETRE DE SAUSSURE

25

HYGROMETRED’ALLUARD

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OBJET : flu 1 - 1

APPAREIL DE PASCAL

FONCTION

Montrer que la force exercéeparunliquide,enéquilibre,surlefond,d’aire fixée, qui le contient ne dépend que de la hauteur, au-dessus du fond, de la surface libre du liquide et non de la masse de liquide contenu dans la vase.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Sur un fond commun de section S,peuvents’adapter,parvissage,des compléments de façon à constituer (dans un ordre arbitrairement choisi) trois vases dont le fond a même section, mais qui nécessitent des quantités de liquide (eau en général) très variables pour amenerlasurfacelibreauniveaud’unetigemétallique repère dont la position (arbitraire) sera la même pour tous les cas (3). Les vases ainsiconstituéssontl’untroncconiquedesectionégaleousupérieureàS,l’autre cylindrique (de section constanteégaleàS,letroisièmealaformed’un«verre de lampe », sa section est partout inférieure ou égale à S. 0n vérifie que, dans tous les cas expérimentaux (même hauteur h), la poussée sur le fond est la même (égale à

h ), la poussée sur le fond est la même (égale à S  gh avec

Sgh avec : masse volumique du liquide, g intensité du champ de pesanteur). Dansl’appareildePascallefondestunobturateursuspenduàunplateau d’unebalancedontl’autreplateauestchargéd’unemasseM,detellesorteque l’obturateurconstitue successivement le fond des vases et puisse supporter une force maximale Mg.Onversedel’eaujusqu’àunehauteurh tellequel’eausemette

àfuirparabaissementdel’obturateur.Lahauteurh constatée est la même dans les trois cas. Dans notre appareil, le fond est une membrane élastique maintenue par une force transmise par un levier dont on peut repérer la position qui correspond à une non déformation de la membrane.

HISTOIRE

Blaise Pascal (1623-1662)analyselesphénomènesd’hydrostatique, précise la notion de pression, et décrit des dispositifs expérimentaux dans les ouvrages suivants: « traitédel’équilibredesliqueurs» (1663) et « Pesanteur de la masse d’air» (même année). Principaux travaux scientifiques de Pascal :

à 12 ans (1635)traitéd’acoustique.Ilredécouvreseuldespropriétés géométriques ; à 16 ans (1639) : essai sur les coniques ; à 18 ans (1641) :machineàcalculerqu’ilperfectionneparlasuite. En1646:ilapprendetreproduitl’expériencedeTorricelli(voirnotice « flu 2 - 2») ; 1647 : publie : « Expériences nouvelles touchant le vide » ; 1654 : traité du triangle arithmétique, calcul des probabilités avec Fermat et Huygens ; 1658 : étude de la cycloïde; 1663 :traitédel’équilibredesliqueursetPesanteurdelamassed’air.

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 1 - 2

FONTAINE DE HERON

FONCTION

OBJET : flu 1 - 2 FONTAINE DE HERON FONCTION Appareil permettant une expérience amusante et

Appareil permettant une expérience amusante et quelque peu paradoxale illustrant les lois de la statique des fluides.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Le système se compose :

d'une cuvette C dans laquelle on verse de l'eau,

de deux réservoirs A et B contenant de l'eau,

d'un tube T 1 effilé à sa partie supérieure, ouvert à sa partie inférieure et plongeant dans l'eau de A,

d'un tube T 2 rempli d'eau et mettant en communication l'eau de C et l'eau de B,

d'un tube T 3 ne contenant que de l'air et mettant en communication l'atmosphère de A et celle de B. Si l'extrémité S n'est pas trop élevée on voit l'eau jaillir par l'extrémité effilée S. Explication : Nous suppo- sons que les fluides sont au repos dans l'état de la figure (pas de jet).

Les surfaces libres étant planes, il n' y a pas de disconti- nuité de pressions à la traversée de ces surfaces. A cause de la faible masse volumique de l'air la pression est la même, pratiquement, en tous les points de l'atmosphère com- mune aux vases A et B. En particulier :

p

Q

p

R

Grâce au tube T 2 on reste dans le même liquide en passant de P à R d'où, par application de la loi de la statique des fluides :

p

R

p

P

+

(

z

P

z

R

)

g

(masse volumique de l'eau, g champ de pesanteur). De même :

p

S

p

Q

-

(

z

S

z

Q

)

g

D'où, par combinaison de ces relations :

p

S

p

P

(

z

P

z

R

)

(

z

S

z

Q

)

g

Si l'on ne tient pas compte de la discontinuité de pression à la traversée de la surface libre en S (on saurait le faire facilement) : on aurait à l'équilibre :

p

S

si z

S

p

P

(c'est la pression atmosphérique) soit :

z

z

P

R

z

S

z

Q

ou

z

S

z

P

z

Q

z

R

z

 

P

z

Q

z

R

, l'eau va jaillir, c'est la fontaine de Héron.

HISTOIRE

Héron était Directeur de l'« Ecole Polytechnique » (?) d'Alexandrie vers l'an - 133, il fut inventeur de diverses machines (dont l'éolipyle), servant essentiellement à distraire les Grands ou, entre les mains des prêtres, à entretenir une crainte salutaire chez les fidèles. Les Romains virent en Héron le père de la mécanique et lui attribuèrent la paternité de beaucoup d'inventions (?).

Romains virent en Héron le père de la mécanique et lui attribuèrent la paternité de beaucoup

OBJET : flu 1 - 3

TOURNIQUET HYDRAULIQUE

FONCTION

Miseenévidenced’unepropulsionparréaction

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Un réservoir, en forme de toupie peut tourner librementautourd’unaxevertical.L’eauqu’ilcontient peuts’écoulerpar deux tubes qui forment dans un planhorizontallalettreZ.L’eaunepeuts’écoulerque sil’airatmosphériquepeutpénétrerdansleréservoir par le robinet situé dans sa partie supérieure. On ouvrecerobinet,l’eaus’écouleetonconstatequele réservoir se met à tourner dans le sens inverse de l’écoulement.

se met à tourner dans le sens inverse de l’écoulement. Théorie (simplifiée)

Théorie (simplifiée) SoitD,ledébitmassiquequisortd’untube,v e lavitessed’écoulement(parrapportautube), On pourrait admettre comme pour une fusée, que la poussée pour un tube est Dv e et le moment de cettepoussée,parrapportàl’axeestrDv e ,ladistancedujetàl’axeétantr. Le réservoir est donc soumis au couple: 2rDv e (deux tubes).

Théorie (plus exacte) Soit lavitessederotation,Ilemomentd’inertieparrapportàl’axe,Ile moment cinétique. Pendant la durée infinitésimale dt l’accroissementdumomentcinétiqueàdeuxcauses:

l’actiond’uncoupleappliquéC a quiproduitl’accroissementC a dt. Le couple C a peut être le couple de frottement. Nous le supposerons négligeable (C a =0). lapertedemomentcinétiquedueàl’écoulement:lamassedm = Ddt emporte la quantité de mouvement vdm = dm (r +v e ) = D(r +v e )dt (v e est la vitesse relative au tube et r la vitesse d’entraînement). A cette perte de quantité demouvementcorrespond,pourlesdeuxtubes,l’accroissementde moment cinétique: - 2rvdm = - 2r D (r +v e )dt. On a donc:

d(I) = Id+ dI = C a dt - 2rD(r +v e )dt CalculonsdI:lamodificationsubieestladisparitiond’unecouchedz, de masse dm = Ddt, à la surface

libreduliquidedanslevase.Cepetitdisqueapourmomentd’inertie

2 (z)dm , si R(z) est le rayon à

la hauteur z.

1

2

R

EnreportantdIdansl’équationprécédente,ilvient:

t Pour = 0 et C a négligeable, on retrouve :

d t

v e

dI = -

1 (
2

R

2

d I = - 1 ( 2 R 2 ) z d m = - 1
d I = - 1 ( 2 R 2 ) z d m = - 1

)

z dm

=

-

1

2

2

R Ddt

.

I d

d

C

 2

a

I d d  C   2 a D r v e   (
I d d  C   2 a D r v e   (

D

r

v

e

(

D

2

r

2

1 R

2

(
2

I d d  C   2 a D r v e   (
I d d  C   2 a D r v e   (

))

z

I d

2 D

r

HISTOIRE

Cetappareilressembleàl’éolipyle:boulemétalliquemobileautourd’unaxe. Onyportaitdel’eauàébullitionetdeuxjetsdevapeurtangentielsetopposésen sortaient par deux ajutages et produisaient une rotation de la chaudière. Cette expérienceétaitréaliséeàl’«Ecole Polytechnique »d’AlexandrieparsonDirecteur

Héron (mal situé dans le temps : 1 er ou 2

dans « Histoire de la Science » ; voir aussi la notice de la « Fontaine de Héron ». Le

tourniquet hydraulique est décrit dans de vieux ouvrages de physique, dans Ganot (1862) page 66, Jamin (1870) page 49

ème

siècle ? -133 selon Pierre Rousseau

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 1 - 4

PRESSE HYDRAULIQUE

FONCTION

Sert à comprimer des objets, à extraire des jus (huiles de graines ou de fruits oléagineux, par exemple les olives), à soulever de lourdes charges (ascenseur

hydraulique, ascenseur pour péniches, vérins hydrauliques chaudières, des canons, etc

) à éprouver des

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

fermés par des

pistons de sections S et s (S grand devant s), communiquent par un tube. La pression p, en tout point du liquide est isotrope et sensiblement uniforme. Il y a équilibre si l'on exerce sur les pistons des forces f = ps pour l'un et F = pS pour l'autre.

Deux cylindres remplis d'un même liquide (eau, huile

),

Deux cylindres remplis d'un même liquide (eau, huile ), Pour équilibrer la force F qui s'exerce

Pour équilibrer la force F qui s'exerce sur le grand piston, il suffit que s'exerce une force f = Fs/S (soit S/s fois plus petite) sur le petit piston. Mais un déplacement h du petit piston fait refluer un volume sh de liquide dans le grand cylindre, lequel s'élève d'une hauteur H telle que SH = sh d'où h = HS/s. Le déplacement du petit piston est S/s fois plus grand que celui du grand piston. La course du petit piston (valeur maximale de h) se révèle insuffisante. En fin de course une soupape se ferme interrompant la communication des deux cylindres ; une autre soupape s'ouvre alors et met le petit cylindre en communication avec un réservoir de liquide ; en remontant le petit piston aspire du liquide et le petit cylindre se remplit. Lorsque le petit piston redescend, la soupape d'admissionseferme,l’autresoupapes'ouvreetle cycle recommence. L'ensemble

du petit cylindre, de son piston, et des deux soupapes constitue une pompe aspirante et foulante. Notre presse hydraulique comprend en fait deux pompes aspirantes et foulantes mues par un même levier et qui échangent leurs rôles :

lorsque l'une refoule du liquide dans le grand cylindre, l'autre se remplit de liquide. Pour décomprimer le liquide dans le grand cylindre, celui-ci peut-être mis en communication avec l'atmosphère par ouverture d'un robinet.

HISTOIRE

Cet appareil fût imaginé par Blaise Pascal (1623-1662) et son fonctionnement repose sur le « principe de Pascal » qui peut s'énoncer ainsi : « dans un fluide incompressible, les pressions se transmettent intégralement ». Les principales lois de l'hydrostatique ont été présentées en 1653 par Pascal dans ses traités de « l'équilibre des liqueurs » et « de la pesanteur de l'air ».

Mais c'est le mécanicien anglais Bramah (1748-1814) qui construisit en 1796 la première presse hydraulique. Pour résoudre les problèmes d'étanchéité, il se servit du « cuir embouti » comme joint, invention qu'il avait faite ainsi que beaucoup

d'autres (serrure de sécurité, distribution d'eau dans les villes etc

Le premier ascenseur hydraulique fut présenté par l'ingénieur Edoux en 1867 à l'exposition universelle.

).

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 1 - 5 a et b

PIEZOMETRED’OERSTED (et piézomètre simplifié)

FONCTION

Exercer et mesurer une forte pression transmise par de l'eau au système étudié (du grec piezein, comprimer et métron, mesure).

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Un cylindre, aux parois épaisses de verre, est fermé à sa partie inférieure et repose sur un socle de bois. Le fond du cylindre contient du mercure dans lequel plongent deux récipients A et B à tiges graduées (description valable seulement pour le « a »). A est rempli du liquide dont on veut étudier la compressibilité ; B est rempli d'air et servira de manomètre à air comprimé. A sa partie supérieure le piézomètre est fermé par un plateau démontable et percé de deux ouvertures. Dans la première s'insère un petit tube, muni d'un entonnoir et d'un robinet. C'est cet entonnoir qui permet le remplissage du piézomètre par de l'eau. Dans la deuxième ouverture est sertie l'extrémité d'un petit cylindre de cuivre contenant le piston qui sert à comprimer l'eau contenue dans le piézomètre. C'est une vis que l'on tourne qui fait descendre le piston, lequel comprime l'eau. Celle-ci transmet sa pression au mercure qui remonte dans les tiges graduées des récipients A et B. La valeur de la pression se déduit du volume de l'air comprimé dans B. On mesure d'autre part la diminution du volume du liquide contenu dans A et on en déduit sa

compressibilité. Le piézomètre « b » n'est pas muni d'un entonnoir de remplissage et ne contient pas les réservoirs A et B ; il peut servir à d'autres expériences mettant en jeu de fortes pressions.

ne contient pas les réservoirs A et B ; il peut servir à d'autres expériences mettant

HISTOIRE

Les plus anciennes études de la compressibilité des liquides sont celles de Canton (Anglais.) en 1761, de Perkins en 1819, d'Oesterd en 1823, de Colladon et Sturm en 1827, de Regnault en 1847 Jean-Christian Oersted (1777-1851) physicien chimiste Danois est l'auteur de nombreux travaux et découvertes:

Il découvrit l'électromagnétisme et décrit en 1820 ses « expériences sur l'effet

du conflit électrique sur l'aiguille aimantée ». Ces expériences inspirèrent les travaux

d'Ampère, Faraday etc

Il construisit avec Fourier à Paris en 1823, la pile thermoélectrique. Il sut décomposer l'alumine et préparer le chlorure d'aluminium. Ses derniers travaux se rapportent au diamagnétisme découvert par Faraday. Il écrivit de nombreux ouvrages.

et préludèrent au développement de l'électromagnétisme.

Texte de Pierre PROVOST

OBJET flu 2 - 1

PLATINE, CLOCHE ET MANOMETRE POUR VIDE

FONCTION

Permettredesexpériencesàl’intérieurdelaclocheoùl’onfaitlevide.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Surunplateaurecouvertd’untapisélastiquefaisant joint, on pose une cloche deverreàbordinférieurrodé.L’aircontenudanslaclocheestévacuéparuneorifice situé au centre de la platine et relié à la pompe. Un manomètre (que Ganot appelle « éprouvette ») est une sorte de baromètre à siphon placé dans une cloche reliée à celleoùl’onfaitlevide;c’estuntubeenUcontenantdumercure,l’unedes branches est ouverte par où

s’exerce la pression à mesurer ;l’autre brancheest fermée et complètement remplie de mercure à la pression atmosphérique. (Cet- te branche devrait avoir plus

de76cmdehautpourqu’ony

voie apparaître le vide barométrique). Le vide baro- métrique apparaît lorsque la pressionquis’exerceestde quelques cm de mercure. La pression est alors mesurée par la différence de hauteur du mercure dans les deux branches. Pour un vide égal à la tension de vapeur du mercure cette dénivellation s’annule. La forme de cet appareiln’aguèreévolué; toutefois cette platine, telle que la décrit Ganot dans son traité de physique (1862) faisait un tout avec la pompe à vide à pistons. Le manomètre de notre appareil a disparu.

traité de physique (1862) faisait un tout avec la pompe à vide à pistons. Le manomètre

HISTOIRE

Otto de Guéricke (1602-1686), bourgmestre de Magdebourg réalisa la première machine pneumatique à pistons, selon le principe des pompes aspirantes et foulantesàeaudesfontainiers.Levideestlimitéparl’espacerésiduelentrele piston et le fond du cylindre et par la qualité des joints (cuir graissé). En remplaçant le piston solide par un piston de mercure qui épouse bien le fond du cylidre, l’allemand Geissler (1815-1879) obtint en 1857 une pression de 0.01 mm de mercure. Gaede en 1905 réalise une pompe rotative à mercure. La même année, il obtient un vide limite de 0.002 mm de mercure avec une pompe à palettes. Un jet de liquide (trompe à eau) ou de vapeur dans un ajutage de forme convenable peut entrainer des molécules de gaz : Maurice Leblanc en 1911 obtient

1mmdemercureavecunéjecteuràvapeurd’eau.

Ces pompes fournissent un « vide primaire » à partir duquel on fait un vide plus « poussé ». Lorsque le libre parcours moyen est suffisamment grand, une moléculepeutrebondird’uneparoimobileàuneparoifixesansrencontrerd’autres molécules, elle est alors entrainée par la paroi mobile (cylindre excentré) : tel est le principe de la pompe deHolweck(1922)quifaitpasserd’unvideprimairede20mm

de mercure à un vide de 10

mm de mercure.

mm de mercure. Avec une pompe à diffusion et

condensation à vapeur de mercure, Langmuir en 1916 obtint 2.10

On est limité par la tension de vapeurdumercure(del’ordrede0.001mmde mercure). on sait faire des huiles (pompes à huiles), graisses et mastics (pour joints)

dont la tension de vapeur ne dépasse pas 10

mm de mercure. On peut évacuer les

molécules résiduelles en les ionisant puis enlesévacuantparl’actiond’unchamp électriqueetd’unchampmagnétique.Onpeutaussilespiégerchimiquement

(getters) ou par adsorbtion à basse température. Onsaitfairedesvidesextrêmementpoussés,dansd’énormesvolumes,pour

réaliser les grands accélérateurs de particules (emploi de pompes évacuant

plusieurs mètres cubes sous une pression inférieurs à 10

-6

-6

-8

-4

mm de mercure).

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 2 - 2

TUBE DE TORRICELLI

(avec cuve profonde)

FONCTION

Mise en évidence et mesure de la pression atmosphérique.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Untubedeverre,d’unmètredelongenviron,estferméàunbout,ouvert à l’autre.Onleremplitdemercure,onleboucheaveclepouce, on le retourne et on plongel’extrémitébouchéeparlepoucedanslemercurecontenudansunecuve profonde. On enlève le pouce, le mercure descend créant le vide au dessus de lui (si on néglige la vapeur saturante de mercure) ; la surface libre du mercure dans le tube se stabilise à une hauteur H au dessus de la surface du mercure dans la cuve. Cette hauteurHestindépendantedel’enfoncementdutubeetdesoninclinaison.Elle mesure la pression atmosphérique (voisine de 76 cm de mercure au niveau de la

mer)

Nous venons de décrirel’expériencedeTorricelli.

HISTOIRE

Audébutdu17èmesiècleonsavaitéleverl’eauàl’aided’unepompe

aspirante. On « expliquait » le phénomène en disant que la nature avait horreur du vide.Maisilarrivaqu’unmaîtrefontainierdeFlorenceneputéleverl’eauàplusde 10,3 mètres. Galilée (1564-1642) fut intrigué par ce phénomène.Ilcrutl’expliquer dans ses « Dialogues »(1638)parlarupture,sousl’actiondesonpoids,dela colonned’eau.Bienquecetteexplicationsoitfausseellecontenaitl’idéed’une cohésion,d’unepressioninterne,quel’onmetenévidenceactuellementavecles « liquides tirés ». Evangélista Torricelli (1608-1647), physicien et géomètre disciple de Galilée, vit là une possibilité defairelevide,mais,pourplusdecommodité,ileutl’idéede remplacerl’eaupardumercure.Onditquec’estsonamiVincentVivianiquiréalisa cette expérience en 1643, un an après la mort de Galilée. Mais Torricelli sut interpréter cette expérience et dégager la notion de pression atmosphérique. Dans son interprétation, du phénomène découvert par le fontainier de Florence, Torricelli avait été précédé dès 1631 par Descartes (1596-1650) qui combattaitl’«horreur du vide »etlespartisansd’Aristote.C’estPierrePetiten1646 quifitconnaitreauxPascal,pèreetfils,l’expériencedetorricelli.BlaisePascalla reproduisit. Le père Mersenne (1588-1648)avaitfaitconnaître,luiaussi,l’expérience

deTorricellienFrance.Descartes,aucoursd’unvoyageenFranceen1647s’en

entretintavecBlaisePascal,etainsinaquitl’idéedemettreenévidencelavariation de la pression atmosphériqueavecl’altitude.MaisPascalhabitaitRouenetn’ayant pas à sa disposition de montagne voisine, il demanda à son beau-frère Périer qui habitait Clermont-Ferrand,defairel’expériencedeTorricelliausommetduPuyde Dôme. Le 19 septembre 1648, en compagnie de notables, Périer mesura la pression atmosphérique dans le jardin des pères Minimes (le lieu à peu près le plus bas de

Clermont-Ferrand) et la trouva de 26 pouces 3 lignes et demie (71,2 cm) puis ils se

rendirentausommetduPuydeDôme(1465m),plusélevéd’environ1000metilsy

constatèrent une pression de 62,7 cm de mercure seulement. Pascal répéta l’expérienceàlatourSaint-Jacques à Paris.

Autres travaux de Torricelli : étude du mouvement parabolique des projectiles,

quadraturedelacycloïde(1644)etdeshyperboles,démontrel’égalitédesvitesses

sur un plan incliné pour une même hauteur de chute,étudesd’hydrodynamique,il établitlaloid’écoulementd’unliquideparuntrouétroitpercéaufondd’unvase

Texte de Pierre PROVOST

OBJET: flu 2 - 3

BAROMETRE FORTIN

FONCTION

Appareil

précis

et

néanmoins

transportable

pour

mesurer

la

pression

atmosphérique

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

Comme pour tout baromètre, un tube

ET FONCTIONNEMENT Comme pour tout baromètre, un tube de Torricelli (notice « flu 2 - 2

de Torricelli (notice « flu 2 - 2 ») plonge dans une cuve contenant du mercure. Mais le tube est fixe par rapport aux parois de cette cuve cylindrique. Celle-ci est à double fond : un fond, paroi solide, forme écrou pour une vis C qui le traverse et un sac en peau de chamois qui peut être soulevée en vissant C. Ceci a pour effet de faire monter le niveau de mercure d'une même hauteur dans la cuve et dans le tube. Il est ainsi possible, pour le transport, de remplir complètement le tube. Au niveau où le tube pénètre dans la cuve, un joint en peau de chamois laisse passer l'air atmosphérique mais empêche le mercure de sortir, même si le baromètre est en position horizontale. Le tube de Torricelli est enveloppé d'un tube de laiton, solidaire de la cuve et qui laisse apercevoir le mercure par une fenêtre étroite et longue ouverte selon une génératrice du tube. Le bord de cette fenêtre porte une échelle millimétrique dont le zéro correspond à l'extrémité a d'une pointe d'ivoire fixée à la partie supérieure de la cuve. Pour la mise en position du baromètre, on le suspend verticalement à un support. Pour mesurer la pression atmosphérique, on dévisse C et on amène ainsi le niveau du mercure juste au contact de la pointe d'ivoire : l'extrémité a de cette pointe coïncide avec son image que donne la surface du mercure ; le plan de celle-ci contient alors le zéro de la graduation du tube de laiton.Al'aided’unpignonquiprendappuisurunecrémaillèrelatérale,ondéplace le vernier qui permet la mesure de la hauteur du mercure dans le tube.

HISTOIRE

Jean Fortin, physicien et ingénieur français (1750-1831) est surtout connu comme l'inventeur du baromètre précédemment décrit. Il fut membre du bureau des longitudes.

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 2 - 4

HEMISPHERES DE MAGDEBOURG

FONCTION

Mise en évidence, spectaculaire, des forces de pression atmosphériques.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

de pression atmosphériques. DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT Ce sont deux hémisphères, creux d'environ 10 à 12 cm

Ce sont deux hémisphères, creux

d'environ 10 à 12 cm de diamètre dont les

(à l'époque d'Otto de

Guericke) garnis d'un joint de cuir enduit de suif afin de « tenir le vide » lorsque les

deux hémisphères sont réunis. L'un des hémisphères porte un robinet qui peut se visser sur la platine d'une « machine pneumatique » (notice « flu 2 - 1 ») et l'autre est muni d'un anneau pour la tirer. Quand la sphère obtenue par la réunion des deux hémisphères contient de l'air, il est facile de séparer les deux moitiés, il faut au contraire exercer une très grande

bords étaient

force de traction pour les séparer quand on a eu fait le vide dans la sphère (voir ci- après) (797 N soit un peu plus de 81 kg.force pour un diamètre de 10 cm et une pression atmosphérique de 76 cm de mercure).

HISTOIRE

L'expérience décrite précédemment fut réalisée pour la première fois en 1654 devant la diète de Ratisbonne (en allemand : Regensburg, Bavière) par Otto von Guericke (1602-1686) bourgmestre de Magdebourg (1646-1681). Il fallut 16 chevaux (huit de chaque coté!) pour séparer les hémisphères (elles faisaient 80 cm de diamètre; la force à exercer devait être de l'ordre de 5200 kg.force, ou 51 000 N). Otto de Guericke avait inventé la « machine pneumatique » (la première pompe à vide) vers 1650. Il fut aussi l'inventeur de la première machine électrostatique (voir notice « est 2 - 4 »). Cette expérience eut un immense retentissement et mit à la mode les études sur l'air et sur le vide (travaux de l'anglais Robert Boyle (1627-1691) de l'abbé français Edme Mariotte (1620-1684) etc )

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 3 - 1

AREOMETRE DE NICHOLSON

(aréomètre : du grec araios, peu dense et métron, mesure).

FONCTION

Mesure de la densité relative d'un solide (non soluble dans l'eau). La densité relative est le rapport du poids d'un certain volume du solide au poids du même volume d'eau. Cet appareil fait partie de la catégorie des aréomètres à volume immergé constant et à poids variable.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

L'appareil comprend un petit plateau P relié par une tige T, de laiton, à un flotteur F. Sur la tige T est gravé un trait d'affleurement. L'appareil est lesté par du plomb contenu dans un cône C accroché au flotteur. Dans les trois opérations suivantes on amène le trait d'affleurement en

coïncidence avec la surface libre de l'eau à l'aide de masses marquées posées sur le plateau P :

Dans la première opération on pose uniquement des masses marquées sur P : soit m 1 la somme de ces masses,

Dans la seconde opération on pose un morceau du solide, dont on veut mesurer la densité, sur le plateau et on complète

avec des masses marquées : soit m 2 la somme de ces masses ; on en déduit la

- m 2 . Cela

suppose que le morceau n'ait pas été

T
T

masse m du solide m =

choisi trop gros ( m < m 1 )

m 1

Dans la troisième opération le morceau de solide est immergé et posé sous le flotteur, sur le cône C. (veiller à ce que des bulles d'air ne restent pas adhérentes au solide). Il faut alors placer m 3 sur le

poussée

d'Archimède supplémentaire exercée sur le solide immergé : m 3 > m 2 et la

cette

volume

plateau.

Du

m

e

égale

fait

m

3

au

de

m

2

poids

la

différence

poussée

mesure

d'un

d'eau égal au volume du solide. On en déduit alors la densité relative d :

HISTOIRE

d

m

m

1

m

2

m

e

m

2

m

3

Les aréomètres ressemblent aux « baryllions ou hydroscopes anciens » ; leur inventionremonteraitàArchimèdeselonlesuns,àHypatied‘Alexandrieselonles autres.

Nicholson William (1753-1815) chimiste et physicien anglais. Il quitta une carrière commerciale pour se livrer à l'étude des sciences et ouvrit une école à Londres en 1775, auteur des plans des travaux hydrauliques de Middlesex. Invente l'aréomètre qui porte son nom. Découvrit avec Carlisle, dès 1800 l'électrolyse de l'eau.

Ruiné par ses recherches il fit de la prison pour dettes.

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 3 - 2

AREOMETRE DE FAHRENHEIT

FONCTION

Mesure de la densité relatived'un liquide (par rapport à l'eau).

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

L'appareil ressemble à l'aréomètre de Nicholson, mais il est en verre (inattaquable par beaucoup de liquides). Il est lesté par du mercure contenu dans l'ampoule inférieure. La tige porte un trait repère R. On connaît (indication du constructeur), ou on mesure (balance) la masse M de l'appareil; puis on le plonge dans le liquide de densité inconnue, on ajoute des masses marquées m sur le plateau P jusqu'à ce que le trait de repère soit contenu dans le plan de la surface libre du liquide; soit alors m 1 la valeur de m, V le volume immergé; la masse volumique du liquide. La poussée d'Archimède Vg équilibre le poids total (M + m 1 )g ; on a donc :

M + m 1 = VOn recommence la même opération en remplaçant le liquide par de l'eau : de masse volumique 0 ; le trait affleurant pour m = m 2 . Le

que

 0 ; le trait affleurant pour m = m 2 . Le que volume immergé

volume

immergé

V

étant

le

même

précédemment :

M + m 2 = V 0

d'où la densité relative du liquide :

d

=

M+ m

=

1

0

M+ m

2

HISTOIRE

Fahrenheit Gabriel Daniel, physicien allemand né à Dantzig en 1686 mort à La Haye en 1736. S'intéresse à la thermomètrie dès 1709, fut le premier à utiliser le mercure comme liquide thermométrique. L'échelle dite de Fahrenheit est toujours en usage (Angleterre). Constructeur d'aréomètres, il s'intéresse à la température d'ébullition des liquides, à la congélation de l'eau par vaporisation adiabatique dans le vide.

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 3 - 3

ALCOOMETRES DE GAY LUSSAC DANS LEUR BOITE

FONCTION

Mesure, en degrés Gay Lussac, de la quantité d'alcool, contenue dans un mélange eau-alcool. Par définition, lorsque, à la température de 15° C, 100 cm 3 du mélange contiennent n cm 3 d'alcool, le mélange est à n degrès Gay- Lussac.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

L'alcoomètre appartient à la catégorie des aréomètres à poids constant, à volume immergé variable. L'appareil, en verre, comprend trois parties : une ampoule lestée par du mercure, une partie cylindrique qui est surmontée par une tige de faible section. Poids et volumes sont calculés de telle sorte que, l'appareil flottant dans de l'eau pure à 15°C, celle-ci affleure à la base de la tige où l'on marque 0; puis, l'appareil étant placé dans de l'alcool « absolu » à 15°C, le liquide affleure près de l'extrémité supérieure de la tige où l'on marque 100. La tige est graduée à l'aide de solutions eau-alcool dont on connait, par fabrication, la teneur en alcool. Pour être plus sensibles, des alcoomètres peuvent être construits pour ne servir que dans un intervalle plus réduit que l'intervalle 0-100. Si la température n'est pas 15°C, il faut se munir d'un thermomètre et des tables ont été établies pour faire la correction.

HISTOIRE

C'est en 1816 que Gay-Lussac construisit l'alcoomètre et le baromètre à siphon qui portent son nom. Louis Joseph Gay-Lussac (1778-1850), physicien et chimiste français, élève de l'Ecole Polytechnique fut appelé à ses côtés par Berthollet, puis fut nommé répétiteur du cours de Fourcroy à l'Ecole Polytechnique. Ses travaux :

1802 : lois sur la dilatation des gaz, 1804 : ascensions en ballon : avec Biot, étude de l'aiguille aimantée aux diverses altitudes puis seul, record d'altitude (7000 m ?). Il montre la constance de la composition de l'air; 1805 à 1808 : avec de Humbold, lois volumètriques sur la combinaison des gaz (rapport de volumes égal à celui de nombres entiers petits), études sur la magnétisme; 1807 : à la demande de Laplace, vérification de la théorie analytique sur la capillarité; expériences avec Louis-Jacques Thénard sur l'électrolyse de la soude et de la potasse, étude des métaux alcalins et de leurs peroxydes, Gay-Lussac est blessé par une explosion au cours de ces expériences;

1809 : Gay-Lussac et Thénard découvrent le chlore (« acide muriatique oxygéné »), tentent en vain de le décomposer et en déduisent qu'il s'agit d'un corps simple; la même année étude de l'hydrogène phosphoré ou sulfuré, découverte du bore et de l'acide fluoborique ; ils isolent le silicium (sans l'identifier), préparent les ammoniures alcalins, l'acide fluorhydrique ; 1811 : premières mesures de densité de vapeur ; 1815 : étude de l'iode, découverte du cyanogène et de l'acide cyanhydrique ; 1816 : baromètre à siphon et alcoomètre.

Gay-Lussac fut nommé professeur de physique à la Faculté des sciences, professeur de Chimie à l'Ecole Polytechnique (1809), fit un cours au Muséum, fut nommé membre du Comité des Arts et Manufactures, s'interressa à la fabrication des poudres, à l'affinage des métaux précieux.

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 4 - 1

HYGROMETRE A CHEVEU OU HYGROMETRE DE SAUSSURE

FONCTION

Déterminer le degré hygrométrique de l'air.

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

hygrométrique de l'air. DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT Cet appareil appartient à la catégorie des hygromètres à

Cet appareil appartient à la catégorie des hygromètres à absorption. Un cheveu, tendu verticalement sous l'action d'un poids, s'allonge par absorption de l'eau atmo- sphèrique, et se raccourcit lorsque l'air devient sec (les longues molécules de kératine, sont maintenues repliées par des ponts de cystine liant deux chaînes parallèles : c'est ce qui maintient les boucles de cheveux des « permanentes ». L'eau hydrolysant les ponts rompt ceux-ci et permet aux cheveux de s'allonger (c'est pourquoi la pluie détruit les « perma- nentes »). Le cheveu qui s'enroule sur une poulie fait tourner celle-ci quand sa longueur varie; la rotation de la poulie entraîne celle d'une aiguille dont l'extrémité se déplace sur un cadran gradué. On marque 0 dans l'air sec, 100 dans l'air saturé et on divise l'intervalle en 100 parties égales. Il existe des tables de correspondance entre ces degrés et le degré hygrométrique. Le cheveu doit avoir été préalablement dégraissé. « d'àprès Saussure, un cheveu tendu par un

poids de 3 dg s'allonge de zéro (air désséché) à cent (air saturé) de 1/46 de sa longueur (qui est de 20 cm). Les cheveux blonds paraissent être ceux dont l'allongement est le plus régulier.» (d'àprès Ganot : traité de physique 1862).

HISTOIRE

Saussure (Horace Bénédict de) né et mort à Genève (1740-1799), naturaliste et physicien Suisse. Il effectua des voyages à buts scientifiques (botaniques et géologiques ) notamment dans les Alpes où il fit l'ascension du Mont-Blanc avec le guide Jaques Balmat (1787).

Outre l'hygromètre il a imaginé le cyanomètre (pour déterminer l'intensité de la couleur bleue du ciel), le diaphanomètre (transparence à diverses hauteurs), un type d'électromètre, un actinomètre (mesure de l'intensité de radiations solaires), un anémomètre (mesure de la vitesse du vent), un eudiomètre (analyse volumétrique d'un mélange gazeux) etc Il découvrit certains minéraux et énonca des thèories géologiques. Jacques Babinet (1794-1872)perfectionnal’hygromètreàcheveu(voirnotice « mes 1 - 9 »).

Texte de Pierre PROVOST

OBJET : flu 4 - 2

HYGROMETRED’ALLUARD

FONCTION

Déterminer le degré hygromètrique de l'air. Soit la température de l'air, F( ) la pression d'équilibre eau liquide, eau gaz et f la pression partielle de la vapeur dans l'atmosphère; on appelle degré hygrométrique

de l'air le rapport (compris entre 0 et 1 ) : h

f

F ()

DESCRIPTION ET FONCTIONNEMENT

1- Principe des hygromètres à condensation :

Un thermomètre fournit la température de l'air. Des tables donnant la tension de vapeur de l'eau en fonction de la température fournissent la valeur F( ). On refroidit une paroi au contact de l'air (qui contient de la vapeur d'eau dont la pression partielle est f). Lorsque la température de la paroi atteint la valeur R , (température de rosée) pour laquelle f = F( R ) la paroi se couvre de buée. Un thermomètre mesure R et les tables donnent F( R )d'oùl’ondéduitledegré

hygrométrique h F( F(

)

R

)

.

2 - L'hygromètre d'Alluard :

C’estunperfectionnementdel'hygromètredeDanielletdel'hygromètrede Regnault (qui sont des hygromètres à condensation). Il comporte une cuve parallèlépipèdique en laiton, dont une face avant, polie, se couvrira de rosée à la température de rosée R . Le refroidissement de la cuve, donc de la paroi, est obtenu par évaporation de l'éther contenu dans la cuve. Cette évaporation est accélérée en faisant barbotter de l'air (soufflé à l'aide d'une poire) dans l'éther. Un thermomètre, plongeant dans l'éther, fournira la température de rosée R . Pour bien saisir l'instant et la température d'apparition, une surface de même nature (laiton) et de même poli, entouredetrèsprèslafaceavantdelacuveetpermetd’observerlaroséedès qu'elle apparait car elle produit une différence d'aspect des deux surfaces. Un second thermomètre placé, sur le support, fournit la température ambiante .

3- Hygromètres de Daniell et de Regnault :

Dans l'hygromètre de Daniell on provoque l'évaporation d'éther contenu dans un ballon de verre noir sur lequel on observe le dépôt de rosée. Dans l'hygromètre de Regnault un dé d'argent contient un tube où l'on fait évaporer de l'éther par barbottage d'air. Dans ce tube, un thermomètre fournit R . Un autre dé d'argent placé près du premier sert de témoin. Il contient un tube et un thermomètre pour la

connaissance de la température ambiante . Alluard n'a rien apporté au principe de la mesure, il a seulement proposé une meilleure disposition de la surface témoin.

HISTOIRE

Daniell John Frédéric, physicien chimiste anglais (1790-1845). On lui doit aussi la célèbre pile à deux liquides impolarisable (pile électrique réversible).

Regnault Henri Victor, physicien chimiste anglais (1790-1878). Elève de l'Ecole Polytechnique et de l'Ecole des Mines. En 1840, il succède à Gay-Lussac comme professeur de Chimie à l'Ecole Polytechnique. La même année il est nommé professeur de physique au Collège de France, et entre à l'Académie des Sciences. Il est connu pour d'importants travaux en thermodynamique, il étudie la pression d'équilibre eau liquide - eau vapeur en fonction de la température et fournit notamment une expression logarithmique de la fonction F ( ). Alluard Emile (1815-1908),élèvedel’ENS,professeuraulycéedeReimspuis à la Faculté de Clermont-Ferrand. Connu pour son hygromètre, il est aussi le fondateurdel’observatoiremétéorologiqueduPuydeDômeetledécouvreur,au sommetdecettemontagne,desruinesd’untemplegreco-romain.