Droit International Public

Introduction : La notion de droit international public §1 : Définition A- Ce qu’est le droit international public On a une définition traditionnelle qui a été valable jusqu’au début du 20 e s donné par la CPJII (Cour permanente de justice internationale). Elle est devenue la CIJ. Pour la CPJI le droit international est le droit qui régit les relations entre Etats indépendants. Le Lotus est un bateau français qui naviguait en méditerranée et avait heurté un bateau turc. La Turquie voulait juger l’officier de marine. La France s’y est opposée. La question est : est ce que la Turquie est compétente pour juger un français ? C’est à cette occasion que la définition du droit international a été donnée. La Cour a jugé que la Turquie pouvait juger l’officier français. Cette définition pourrait être contestable car a été créé en 1927 la SDN. Le droit international ne s’intéresse pas qu’aux relations entre Etats. Le droit international concerne encore d’autres sujets. Il concerne des personnes privées. C’est le cas pour des multi nationales qui peuvent être régis par le droit international. Aujourd’hui on a des contentieux entre investisseurs et Etats. Au début des années 2000 il y a eu une crise économique en Argentine et a du porter atteinte à certaines entreprises américaines. Les personnes physiques. Elles sont devenues des sujets du droit international. Ex : demain on commet un génocide, on peut potentiellement être jugé par un tribunal international. La CPJ (Cour pénale internationale). Si la France viole la Convention EDH. Un interrogatoire musclé qui ne serait pas condamné en France peut invoquer une convention internationale devant un tribunal international et l’Etat peut être condamné. Aujourd’hui la définition de 1927 n'est plus valable. Le droit international c’est le droit applicable à la société internationale. La société internationale n'est plus faite uniquement d’Etat. Ubi societas, ubi jus : toute société produit du droit. Là où il y a une société, il y a du droit. Dans certains ouvrages le droit international public mais d’autres parlent du droit des gents. Traduction de jus gentum. B- Ce que n'est pas le droit international public 1. Droit international public (DIP) et droit national a) Différences de nature La société internationale n’a pas du tout le même degré d’organisation que la société nationale. Dans la société international il n’y a pas de législateur, de pouvoir exécutif, il n’y a pas de centre de pouvoir. En France c’est l’Etat français qui est ce centre et qui a un pouvoir de contrainte. En droit international est plus éparpillé. Faute de centre on dit que la société internationale est décentralisée, répartie au niveau local.

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La décentralisation normative du DIP: • En droit interne, les sujets de droit n’ont pas le pouvoir de créer des normes générales. On crée du droit en élisant des représentants. C’est ce pouvoir législatif qui va adopter des règles générales. Les sujets ne peuvent créer des règles mais de manière qu’individuelle (convention). • En droit international, les sujets participent directement à la création du droit grâce aux traités. Certains traités concernent tous les Etats de la planète. Même sans texte la norme d’interdiction du génocide est devenue coutumière. L’ONU est il un législateur mondial ? Non. Parce que l’assemblée générale de l’ONU n’a aucun pouvoir législatif. Elle n’a qu’un pouvoir de recommandation. Si l’assemblée générale n’a pas ce pouvoir normatif, le conseil de sécurité peut légiférer au niveau international. Ex : 1/création de tribunaux internationaux. Hors c’est la loi qui crée les tribunaux. 2/ après le 11 septembre le conseil de sécurité a adopté des règles reprises dans des traités de lutte contre le terrorisme. Le conseil l’a imposé à tous les Etats de l’ONU alors qu’il aurait fallu que les Etats soient partis au traité. Le conseil a agit comme un législateur. La décentralisation de la sanction : Dans la société française, ce ne sont pas les sujets de droit qui se font justice à eux même. C’est l’Etat qui a le monopole de la justice, et de la sanction du droit. On a une centralisation de la contrainte dans les mains de l’Etat. La société internationale ne connaît pas un degré d’organisation comparable pour avoir une telle centralisation de la sanction. On a au contraire une très forte décentralisation de la sanction. On a pas de système de justice obligatoire c'est-à-dire qu’un Etat ne pourra être jugé que s’il a exprimé son consentement. Il doit avoir donné son accord car un Etat est souverain. Dans l’affaire du Lotus, la France et la Turquie avaient donnés leur consentement. La soumission du différent à un juge est plus l’exception que la règle. Depuis 1945 on observe une multiplication des juridictions internationales. On a une juridictionnalisation du droit international. Le CIRDI chaque année rend une cinquantaine de sentences arbitrales. On a au sein de l’OMC, l’ORD (organe de règlement des différents). Absence de force publique internationale : En France on a une force publique qui maintient l’ordre public. En droit international on n’a pas une autorité centrale disposant de la contrainte physique. La création de l’Onu est venue apporter une certaine centralisation. Le Conseil de sécurité dispose d’un pouvoir de contrainte en menant des opérations militaires contre un Etat. Ex : 1990, guerre du Golf. La justice privée : dans toute société centralisée les sujets de droit n’ont pas le droit de se faire justice eux même. Mais en droit international, la justice privée conserve un rôle non négligeable. Cette part de la justice privée a été limitée. Pendant très longtemps la guerre a été la manière de régler les litiges. Depuis le 20e s la guerre est devenue hors la loi. Deux exceptions : autorisation du conseil de sécurité ou légitime défense. Il est admis que pour se faire justice un Etat puisse adopter des contres mesures. La possibilité est de plus en plus restreinte. b) Rapports de système

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Article 55 de la Constitution dit que les traités internationaux ont une valeur supérieure au droit français. Blackstone: « international law is part of the law of the land ». En droit britannique le droit international s’applique. Aucun juriste ne peut ignorer le droit international. 2. Droit international public et droit européen Le droit européen s’est développé à partir du DIP. Le droit européen est à l’origine des traités de droit international. Le droit européen intervient dans deux cadres. Il y a deux constructions européennes. Les européens en voulant éviter la guerre ont conclu un traité en 1951 sur le charbon et l’acier. Puis avec la libre circulation et donc le marché commun. Ensuite intégration avec le traité de Maastricht de 1992. Il ne faut pas confondre ce cadre communautaire avec le deuxième cadre européen. C’est le droit international européen. Ce droit est issu du Conseil de l’Europe. C’est une organisation internationale fondée en 1949 qui est orienté sur la protection des droits de l’homme sur le continent européen. Il regroupe 47 Etats membres. Ce droit international régional n’a pas la même force que le droit communautaire. On n’a pas de pouvoir normatif dérivé dans le Conseil de l’Europe. Il propose des conventions internationales. La plus célèbre est la convention EDH. Cette convention qui irrigue tous les droits des Etats partis consacrent de nombreux droits. Droit à la vie, interdiction de la torture, droit au procès équitable etc. Il faut éviter l’empiétement des Etats sur les libertés individuelles car l’Etat peut être une machine qui oppresse. Mécanisme art 25 convention EDH qui permet à un individu de saisir la Cour contre un Etat. 3. DIP et droit international privé Le droit international privé : Les Etats ne sont pas les seuls à agir à l’international. Les personnes privées peuvent entretenir entre elles des relations internationales. Ex : un mariage entre un français et une italienne. On a une relation entre deux personnes privées qui présente un élément d’extranéité car deux droits sont susceptibles de régir ce mariage. Va-t-on appliquer le droit italien ou le droit français ? Un contrat de vente entre un chinois et un mexicain portant sur une marchandise en provenance d’Afrique du sud. Il y a trois droits pour régir cette situation internationale. C’est tout l’objet du DI privé de déterminer le droit compétant. Le droit français ou italien ? Le DI privé régit un conflit de droit. Le DI privé arbitre aussi les conflits de juridictions : deux juges compétents. Un juge national est susceptible d’adopter un droit étranger. Un juge français peut utiliser le droit italien et vis versa ? Sélection du droit étatique compétent, coordination des systèmes nationaux. Chaque ordre juridique national comporte ses propres règles de DI privé. On a un DI privé français, DI privé Italien. Les règles françaises ne sont pas les mêmes que les règles italiennes. Les Etats veulent harmoniser leurs règles de DI privé. Le DI privé français pouvait donner une solution qui n’était pas la même que le DI privé italien. Les Etats peuvent conclure un traité pour harmoniser les règles nationales de DI privé. On a ainsi des traités qui viennent harmoniser les règles nationales du droit international privé. A une situation donnée corresponde une solution unique.

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s’agissant des règles de forme. La FIFA est une association qui a posé des règles de transfert de joueur de football partout dans le monde. on a du droit transnational. Par la suite les Etats vont se développer et reprendre la lex mercatoria et les règles deviennent du droit national. La religion catholique a une organisation très hiérarchisée. que dit le DI privé français ? Pour savoir quel doit s’applique. Le droit canonique régit la communauté chrétienne dans le monde. on regarde la loi du lieu de célébration du mariage. Ce qu’il faut savoir c’est que ce contrat de transfert est soit régit par le DIP mais ce n’est pas logique car ce n’est pas au nom d’Etats que les parties s’expriment. A la fin du MA les grandes foires sont apparues. On parle de lex sportiva. Sauf qu’elle a réapparue sous une autre forme et on doit sa redécouverte à Berthold Goldman. On a un droit musulman. Chaque communauté religieuse est aussi une communauté juridique. 1929. En revanche s’agissant des conditions de fond (ex : âge minimum) le DI privé français renvoie à la nationalité de chaque époux. Emprunts serbes et brésiliens. Ce droit est issu de personnes privées. Un exemple : imaginons un contrat de transfert entre un footballeur français et un club britannique. 4. C’est à l’époque qu’on a parlé de lex mercatoria. Les commerçants de l’époque avaient développé des règles communes. b) Le droit transnational religieux Dans le domaine de la religion. Ce droit a produit le codex juris canonici. Comment allait-on faire ? Les commerçants de l’époque ont développé leurs propres règles. Soit le contrat est régit par le droit international public soit c’est régit par un droit national étant régit par le droit international privé. c) Droit transnational sportif Chaque organisation sportive internationale a ses propres règles et le CIO est à l’origine d’un corps de règles assez importantes. Chacune est régit par ses propres règles. Il s’est rendu compte que les commerçants internationaux avaient tendance à développer des règles propres au milieu des affaires internationales. donc au regard du droit international privé. On avait des féodalités et chaque seigneur avait ses propres règles. Ce phénomène intervient dans plusieurs domaines. CPJI. il faudra savoir quel droit s’applique. canon 277. DIP et droit transnational C’est un droit applicable aux relations internationales entre personnes privées. §2 : Historique 4 . a) Le droit transnational économique Phénomène désigné sous le nom de lex mercatoria. un droit talmudique… Ces deux religions ont la particularité d’être peu centralisées. Le domaine principal dans lequel il intervient est le domaine économique. L’expression a été dégagé des le MA. Exemple : obligation du célibat pour les prêtres.Exemple un mariage franco-italien : En matière de mariage. Exemple : la lettre de change.

Les claires bénéficiaient d’une protection. pour l’héritage. Celle qui est entreprise par un prince pour répondre à une injustice.A. Ce droit canonique régit tous les pants de la vie civile. etc. Rome va devenir hégémonique et ne cherchera pas à nouer des relations d’égal à égal. C’est l’église qui va poser des règles de base. Les cités grecs se sont mises d’accord pour une administration commune. C’est presque un ancêtre d’organisation international. Tout ce qui concernait le mariage était géré par le droit canonique. Elles s’opposent au jus civile qui lui ne concerne les relations qu’entre citoyens romains. Le jus gentum. En dehors des croisades l’église va vouloir limiter les cas d’utilisation à la guerre juste. Les édifices du culte étaient neutres. soit se font la guerre soit elles s’ignorent. c’est le droit canonique qui régit une grande partie de la société. Ce traité forge une alliance entre eux. ancêtre du droit international humanitaire. Les croisades sont autorisées. La ligue de Délos (-476) est l’ancêtre de l’OTAN. A l’époque de la Grèce.La formation du DI avant la formation des Etats souverains Avant la formation des Etats souverains on a que des prémisses du DI : Durant l’antiquité on ne trouvait pas d’Etat au sens moderne du terme mais des entités politiques. C’est la suspension de la guerre pendant quelques temps. Comme il n’y a pas vraiment de droits nationaux. Par exemple un contrat de vente entre un citoyen romain et un autre citoyen romain relève du jus civile. A partir du 8e siècle. 5 . Peu a peu du chaos. Ce dernier avait déjà de nombreuses concubines. La trêve de Dieu. Ex : le pape Alexandre VI a partagé l’Amérique du sud entre le Portugal et l’Espagne. Si un Etat est attaqué. C’est à cette époque qu’on va commencer à réglementer la guerre. Mais ces premiers rois n’ont que très peu de pouvoir et veulent affirmer leur autorité sur leurs sujets (les grands nobles). Hors c’est ça le droit international. apparaissent des monarchies féodales. Le traité le plus célèbre est le traité de la perle (-1992) conclu entre le roi d’Egypte Ramsès II et le roi des Hittites Hattusili III. A l’époque l’église catholique est prééminente. Se développent également les ambassades qui bénéficiant d’une protection assez forte. Petit à petit le Saint Empire romain germanique va s’affirmer sur les ruines de l’empire de Charlemagne et va essayer de développer ses propres règles en réaction à l’église. La Grèce antique : les entités politiques de l’époque étaient les cités qui entretenaient des relations de guerre mais aussi des relations de paix. La fille du roi des Hittites devait épouser Ramsès II. tous les autres viennent le défendre. Ils n’entretenaient pas de relations entre eux. on a même découvert une ébauche d’organisation internationale avec une administration commune du sanctuaire de Delphes. A la fin du MA on assiste aux premiers traités et arbitrages. Le traité de Nicias (-431) entrer Athènes et Sparte prévoit des relations diplomatiques entre les deux cités. ce sont les règles de droit privé qui régissent les relations entre les citoyens romains et les étrangers. Rome : on a une ligue latine ou encore le traité entre Rome et Carthage. A l’époque de Rome. émergent certains systèmes féodaux. Rome ne veut pas négocier. Ramsès II en a fait sa première épouse (titre honorifique). Les monarchies. Il n’y a pas de règles juridiques. C’est la paix de Dieu en application de cette institution. Le Moyen Age : jusqu'au 8e siècle on a une confusion totale. Alliance militaire entre plusieurs villes. A la fin du MA et début de la renaissance se développent la diplomatie.

Le droit volontaire doit respecter le droit naturel. Les traités de Westphalie sont deux traités qui mettent fin à la guerre de 30 ans et ils consacrent l’éclatement du Saint Empire romain germanique. Le droit naturel 6 . Ces principes sont fondamentaux en DI. On doit à Grotius une première analyse.Le droit de la mer émerge durant le MA. A l’époque ces règles de droit étaient assez éparses. chose qui n’existait pas avant. Au terme de cette période. Jean Bodin Les six livres de la République 1576. Cette transformation.Une première branche « naturelle » tirée de la raison. reconnaissent l’existence de nouveaux Etats souverains et que pour la première fois sont posés par écrit les principes de souveraineté et d’égalité des Etats. . Le droit naturel est supérieur. Chaque Etat est souverain et ces souverainetés sont égales. Pour Grotius. Le fait de respecter un traité signé. L’Angleterre. 1625. Il a définit le droit international comme contenant deux branches : . un certain nombre de règles ont émergés mais elles sont trop éparses pour former un véritable ordre juridique.Une deuxième branche. les Etats doivent accepter l’idée d’une société régie par le droit. Cette société ne peut fonctionner qu’avec des règles de droit. la Suisse et le Danemark se constituent en Etats. la France. Le concept de souveraineté prend corps à cette époque et va être liée à l’idée de l’Etat. A partir du 15e siècle. . Pour lui. Il reprend cette théorie du droit naturel et du droit volontaire. Il existe toujours un droit de la mer qui continue de prévoir des règles contre la piraterie. Vattel (1714. Le Saint Empire romain germanique n’arrivera jamais à prendre cette forme. l’idée d’appartenir à une même nation prend corps. Du droit de la guerre et de la paix. le droit volontaire étant le droit voulu par les Etats par le biais de traités. a aussi théorisé le droit international. B.L’apparition d’une autorité centrale effective qui vaut pour toute la population. va donner un support juridique au pouvoir du roi de France qui va aider à la construction de l’Etat.1768).La détermination du territoire. Exemple : deux Etats veulent établir des ambassades respectives. Parmi ces règles on trouve les premières règles permettant de lutter contre la piraterie. Grotius (1583-1645). C’est dire que le roi détient un pouvoir suprême et qu’il est la plus haute autorité de l’Etat.Depuis l’apparition des Etats souverains 1. seul le droit volontaire est effectif. Pourquoi ces traités sont ils si importants ? C’est parce qu’ils redessinent les frontières de l’Europe. Développement du droit international classique a) La naissance On la doit à la création des premiers Etats ou plutôt la transformation des monarchies féodales en véritables Etats au sens moderne du terme. auteur néerlandais a écrit un véritable traité international.L’identification d’une population qui prend conscience d’un lien qui les unit. . on la doit à différents facteurs : .

En droit international va progressivement se développer des principes généraux du DI. Le congrès le Berlin de 1885 abouti à un partage de l’Afrique. 2. Cette Cour va interpréter les traités en gardant les mêmes principes d’interprétation. C’est ce qu’ont fait l’Allemagne nazie et le Japon. Il doit être accepté par les Etats. Son bute étant de maintenir la paix. notamment en matière de guerre maritime. Chaque Etat a conclu des centaines de traités avec d’autres Etats. L’évolution depuis 1918 Cette évolution est marquée par l’institutionnalisation du droit international. Là. Il pourra coucher par écrit une coutume. 1872. À partir de 1918. Il s’agissait d’un navire américain à l’origine d’un conflit entre RU et US. C’était la première fois que l’on voyait une organisation internationale ayant vocation à regrouper tous les Etats de la planète. Le problème est que ce navire appartenait aux sudistes en pleine guerre de sécession. A partir de 1945. Dès qu’un Etat avait quelque chose à se reprocher. En 1815. on ne comptait qu’une 15e d’Etats. Les US reprochait au RU d’avoir permit à l’Alabama de se ravitailler au RU.n'est là qu’en tant que principe assez général mais n’a pas la valeur de droit positif. Les Etats vont abandonner des compétences à ces organisations. Avant 1918 le DI venait régir les relations d’Etat à Etat. A l’époque elle est chargée de proposer des conventions destinées à apporter une meilleure protection des travailleurs. Ce phénomène provient de la décolonisation. Le traité de Versailles a créé l’OIT qui existe toujours. La CPJI : à l’époque. En 1919 est créée la société des nations par le traité de Versailles. Cette Cour va pouvoir élaborer une jurisprudence. On a créé des commissions fluviales ayant adopté des règles communes. Le juge développe des règles en fonction de situations particulaires. Elle ne pouvait pas sanctionner les agresseurs. L’éclatement des anciens Etats du bloc soviétique vont également participer à ce phénomène de prolifération étatique. on a une sorte de verticalisation de la société internationale et une institutionnalisation au travers d’organisations internationales. Le premier grand jugement est l’affaire de l’Alabama. on a une Cour permanente composée de 15 juges de nationalités différentes. Les premiers ont concernés le statut de certains fleuves. Cette prolifération va avoir une incidence sur le DI. La SDN n’avait pas de pouvoir contraignant par rapport aux Etats. Elle avait des compétences vastes. Au 19e s. on a une prolifération étatique : en 1945 on a 51 Etats à la conférence de San Francisco. La SDN a subit un échec cuisant. Exemple : le traité de Paris de 1856. On va quitter le système uniquement relationnel d’Etat à Etat et va s’installé un système institutionnel qui n'est rien moins que le signe de l’interdépendance des Etats. L’arbitrage interétatique permettant à deux Etats en litige de soumettre leur différent à un tiers qui va trancher le différent conformément au DI. Sa théorie va avoir un rôle déterminant. S’est aussi développer le droit de la guerre. Elle va développer les coutumes. ils démissionnaient de la SDN. Cette quinzaine d’Etats formait une sorte de directoire mondial. On a un mouvement d’organisation de la société internationale. il n’existait aucune Cour de justice internationale permanente. se sont développées certaines techniques notamment le traité multilatéral (traité entre plusieurs Etats). b) Le développement du droit international classique Au 19e s. Les US n'ont jamais fait parti de la SDN. 16000 traités ont été conclus. A l’heure actuelle il y a 192 Etats membres de l’ONU. 7 .

C’est le cas de la communauté européenne mais aussi au niveau universel avec le conseil de sécurité des UN. l’UNESCO). Ce droit est plus abouti car les solidarités sont plus fortes au niveau d’un continent qu’au niveau mondial. le droit de la guerre (jus ad bellum / jus in bello). le droit de la mer. L’environnement est un nouveau domaine dans lequel il intervient. Diversification des domaines du DI : le DI intervient dans plus ne plus de secteurs. Exemple : en matière de justice pénale (création de la CPJI) ou militaire (OTAN). Le CIRDI etc. les populations civiles ou encore interdiction des armes chimiques. On distingue : . Le Conseil de l’Europe  convention EDH. ou avec l’UE  droit communautaire. Le conseil de sécurité peut imposer des règles en matière de terrorisme par exemple.Les domaines traditionnels : (droit des relations diplomatiques et consulaires). MERCOSUR). Sans parler des organisations au niveau régional (UE. de nombreux traités interviennent dans les domaines régaliens. les juridictions pénales : tribunal de Nuremberg ou les TPI (tribunaux pénaux internationales) ou la CPI (Cour pénale internationale). l’OMS. Le DI s’est préoccupé des droits de l’homme. du droit pénal c'est-à-dire de sanctionner des criminels au niveau international. le droit de l’espace aérien. Emergence d’un pouvoir réglementaire international : certaines organisations détiennent un certain pouvoir règlementaire par rapport aux Etats.La multiplication des organisations internationales : avec la création de l’ONU qui a une vocation universelle et avec des missions très générales. Les personnes privées sont de plus en plus régies par le DI et ont acquis des capacités dans ce droit. la plupart des domaines et secteurs connaissent des règles internationales. Avec l’interdépendance de plus en plus grande des Etats. Le droit de l’espace international. La juridictionnalisation s’est développée en DI : les juridictions vont appliquer le DI et aider à sa structuration. les fleuves. le jus ad bellum : l’Etat à le droit de faire la guerre pour se défendre ou si l’UN l’a autorisé. L’ONU peut à peu près intervenir dans tous les domaines. Le développement du DI régional : en raison du développement des organisations régionales. Le système des UN est formé de plusieurs organisations internationales affectées à des secteurs particuliers (FAO. L’OMS en cas de pandémie peut prendre des mesures sanitaires (quarantaine) notamment pour empêcher les pandémies. le jus inbello : des règles viennent protéger les prisonniers. La CIJ à remplacé la CPJI. La diversification des sujets internationaux : au début seul les Etats étaient les membres du DI. Tout ce qui touche au cœur de la souveraineté n’est pas susceptible de règles internationales. §3 : Domaines et actualité du DI Aucun secteur ne lui est apriori interdit. Cela a été un des arguments du régime nazi pour refuser que les autres Etats et la SDN mettent leur nez dans la façon dont l’Allemagne traitait ses populations. Cela va à l’encontre de la théorie de certains Etats qui avaient posées la théorie du domaine réservé. 8 . Hors depuis.

§4 : Conceptions du DIP Les négateurs du droit international Cette école se recrute dans les spécialistes de science politique. Le Tchad a connu des difficultés politiques.Les domaines récents : (depuis 1945). Les 8 ans de travaux forcés ont été transformés en 8 ans de prison. Il fallait développer des règles internationales notamment en matière de protection des droits de l’homme. Ils les ont condamnés à 8 ans de travaux forcés. Le rapport a été rendu en septembre 2009. quelle sanction? Il n’y a pas de procès international envisageable car la CPIJ n'est compétente que si les Etats sont consentants. des besoins de coopération se sont fait sentir notamment en matière de droit de l’homme. Ils ont arrêtés les membres de l’arche de Zoe. Cette usine s’est avérée très polluante avec des algues toxiques qui se développent et atteignent le coté argentin. La France était liée par un accord en matière militaire avec le Tchad. Le président du Tchad a fini par gracier les membres de l’arche de Zoe. Au niveau de la responsabilité des soldats. Problème. Une autre école de juristes de droit interne qui partent de la grille de lecture du droit interne et le calquent sur la scène international. Paix et guerre entre les nations. L’Etat d’Uruguay a autorisé la construction d’une usine de pâte à papier. Le droit serait un ordre de contrainte. Le litige porte sur la pollution du fleuve Uruguay. 1944. Seul le président tchadien pouvait les gracier. du DI pénal et du DI économique en mettant fin aux droits de douanes. la peine des travaux forcés n’existent pas en France. La frontière entre les deux Etats est tracée par le fleuve. 2e exemple : CIJ. On a des règles 9 . Une association humanitaire dont le but était de faire adopter des orphelins de la guerre par des familles françaises. Le droit de l’environnement est récent avec le protocole de Rio et de Kyoto. Les autorités tchadiennes ont découvert la supercherie. la France pouvait demander au Tchad que les condamnés purgent leur peine en France. Cette grâce est envisageable à l’art 32 de la convention de 1976. Entre la France et le Tchad. L’UN a décidé d’envoyer une commission pour établir les faits. Le problème est que les critères de sélection n’étaient pas très rigoureux car certains enfants n’étaient pas orphelins. En application de cet art 29. L‘Argentine saisie la CIJ pour réclamer réparation. 3e exemple : Le rapport de la mission d’établissement des faits sur le conflit de Gaza.. on pourrait imaginer que la CPJI soit saisie pour juger les membres. Le problème. Une intervention de l’armée israélienne très musclée qui répondait aux tirs de roquettes que la Hamas envoyait depuis la bande Gaza. La société internationale reste une société de rapports de force où l’Etat le plus puissant réussi à imposer sa volonté. John Austin considère que le DI n'est pas du droit mais plutôt des règles de courtoisie. Actualité : 1e exemple : affaire arche de Zoe. Le comité constate des violations graves du droit humanitaire par l’armée israélienne mais aussi par le Hamas. les Etats font à peu près ce qu’ils veulent sur la scène internationale. Raymond Aron. La France a apporté son aide. Mais au sien du conseil de sécurité de l’ONU. Exemple : un raide aérien qui a tué 22 membres d’une même famille à Gaza alors qu’il n’y avait aucune menace ou l’attaque d’une mosquée ou le bombardement d’un hôpital. les US pourraient s’y opposer avec un droit de véto. L’ache de Zoe transitait par le Tchad. il y avait un accord en matière judiciaire datant de 1976. affaire des usines de pâte à papier (Argentine/ Uruguay). Il y a encore des guerres.

L’Iran viole le traité de non prolifération. On peut contester la vision du droit qui le fait reposer sur la contrainte. Anzilotti. Dans tous les Etats. 10 . . P. Si elle était systématiquement violée la règle tomberait en désuétude. Ces auteurs : Trepel. En l’occurrence. L’Etat est la source unique du droit. Pout ces juristes internistes on ne retrouve pas cette contrainte en DI. une sorte d’étique qui doit être attachée au droit (DI en particulier). juge allemand à la CIJ. la sanction. L’analyse qu’ils font est que le DI repose sur la volonté des Etats soit de manière explicite par traité soit implicite notamment avec les coutumes internationales qui découleraient implicitement de la volonté des Etats. Si on regarde toutes les Constitution des Etats de la planète. • L’école volontariste est très influencée par Grotius. Aucun Etat ne nie l’existence du droit international y compris les Etats parias. le produit de la société. C’est une chose posée. Mais ses arguments ne nient pas l’existence du droit international.adopté par l’Etat et sanctionné par l’Etat. La politique juridique extérieur. la théorie de la négation du droit international est en contradiction flagrante avec la pratique des Etats. Ce courant a cherché à trouver le fondement de ce droit international. On retrouve Bruno Simma. Pour ces auteurs le DI repose sur la volonté des Etats. Sur. Le droit est une science humaine. D’autres ont fait reposer le droit sur Les règles ne sont pas posées par les hommes mais sont des règles imposées par la nature. Il y a des règles appliquées et qui organisent le DI. En tout état de cause la sanction se développe en droit international. Il y aurait l’idée que le droit devrait être juste et qu’il doit protéger certaines valeurs. les Constitution nationales lui accordent une place non négligeable. art 55 de la Constitution française « les traités ont une valeur supérieur à celle des lois ». Deux séries de réponse : Pour répondre aux politistes. militaire. Guy de Lacharrière. il y a une commission des affaires étrangères et dans cette commission. C’est ce qui fait que les violations seront dissuadées. Il existe des juridictions internationales qui sont saisies de différents au niveau du droit international. Est-ce une condition même de la règle ? Théorie générale du droit. .Le juste naturalisme qualifié de l’école du droit naturel : le droit naturel (Grotius et Vattel). les Etats ont aussi une politique juridique entre eux. Pour Grotius des règles s’imposent…. S. il y a un service juridique. Cette école connaît de nouveaux avatars qui imposeraient la prise en compte de certaines considérations morales. L’Iran s’est engagé à ne pas avoir la bombe atomique. Exemple : la question se pose de poser un embargo très sévère sur l’Iran. L’Etat a des moyens de pression physique. Le problème de la sanction remet-il en cause l’existence du droit international ? Ce n'est pas parce qu’une règle est violée qu’elle n’existe pas. à certaines occasions la règle de l’interdiction du recours à la force est violée mais ça ne remet pas en cause l’existence du DI. Les Etats considèrent le DI comme une chose vivante et qui va conditionner leur politique extérieure. le DI est invoqué par les Etats et dès lors que les Etats ont une politique culturelle. Anzilotti : « le véritable droit international ne dérive que de la volonté des Etats ». Ce serait le critère du droit pour ces juristes.Weil.Le positivisme : s’est développé.

Mécaniquement des règles d’organisation se développent et un droit se crée et reflète le milieu social. Il y a tout un milieu social qui vit et des ONG peuvent avoir une influence sur le contenu du DI et générer certaines règles qui ne sont pas réductibles à la volonté des Etats. Cette théorie a voulue être appliquée au DI. L’auteur à l’origine de ce courant. G. Pour lui le DI ne concernait que les individus. Duguit : « le droit est le produit de la vie sociale ». Le droit va reflèter ce rapport de force. Il appelait à la suppression des Etats. • L’objectivisme sociologique : selon cette école. • La théorie normativiste : Kelsen. Le DI devait être le droit d’une société universelle des peuples. Une deuxième branche de ce courant : A.Cette vision peut paraître un peu simpliste. Dire que les droits étatiques tirent leur légitimité du DI est faux puisque l’existence des Etats est antérieure au DI. En DI beaucoup de choses dépassent la volonté de l’Etat. Scelle l’a transposé. Cette théorie normativiste est stimulante mais elle est peu en phase avec les réalités. Cette théorie est assez abstraite. 11 . Au dessus il faudrait une norme suprême (pacta sunt servanda) : les traités sont obligatoires. Toute norme trouve sa validité dans une norme supérieure. Le normativisme Kelsenien suppose le monisme (un ordre juridique unique dans le monde). les ordres juridiques nationaux s’incèrent au droit international et tirent leur validité du droit international. « Tout ordre juridique est un ensemble de normes avec au sommet une norme fondamentale de laquelle dérive toutes les autres normes ». le DI résulte de nécessités sociales. Scelle. Le droit n'est pas le rapport de force mais le contenu des règles subit une certaine influence. Le DI reflète les intérêts des Etats. Parce que la société internationale n'est pas seulement la société des Etats. Le But est d’éviter toute construction sur des présupposés théoriques pour considérer que le droit est le produit d’une société donnée. Pour la théorie kelsenienne du droit. Pellet considère que le DI est le produit de la société internationale telle qu’elle est.

Ces frontières sont le résultat de l’histoire ou de la géographie. On a une caractéristique : la souveraineté. il faut fixer une ligne bien précise entre les montagnes.Au delà de ce territoire terrestre et maritime fait parti du territoire l’escape atmosphérique. Si la mer monte de quelques mètres le territoire est amené à disparaître et donc l’Etat également. L’autorité palestinienne y aspire. la population et le pouvoir politique organisé. Le Kosovo s’est déclaré en tant qu’Etat. Si on prend l’exemple de la frontière naturelle entre la France et l’Italie. Définition de l’Etat : « L’Etat est communément définit comme une collectivité qui se compose d’un territoire et d’une population soumis à son pouvoir politique organisé. Les territoires d’outre mer ne touchent pas la métropole.Partie 1 : Les sujets du droit international Section 1 : Les sujets primaires : les Etats Les Etats sont les sujets par nature du DI qui bénéficient de l’ensemble des capacités internationales. Certaines sont plus artificielles que d’autres. Définition de la frontière : « ligne séparant des espaces territoriaux où s’exercent deux souverainetés différentes. Ces frontières sont susceptibles de mutations qui peuvent résulter de plusieurs phénomènes : 12 . L’archipel de Tuvalu constitue un Etat indépendant. D’autres frontières ne correspondant pas à des données géographiques entre le Canada et les US. On ne peut pas avoir d’Etat complètement virtuel. C’est pour cela que l’on a des micros Etats. La dimension du territoire importe peu. Se développe en droit international la notion de réfugier climatique. L’espace n'est pas forcement le territoire terrestre mais aussi les eaux intérieures (fleuves et lacs) mais aussi la mer territoriale (qui longe les côtes de l’Etat) la limite étant de 12 miles marins soit 22 km. Tout Etat a donc une assise territoriale. Le territoire peut être continu ou discontinu. et se caractérise par sa souveraineté ». Ligne qui délimite l’exercice des compétences d’un Etat ». Cet espace a le même statut juridique que la terre ferme. Trois éléments constitutifs émergent : le territoire.Les éléments constitutifs Le territoire C’est un élément de définition de l’Etat. En réalité toute frontière est artificielle. §1 : La définition de l’Etat Certaines entités aspirent à constituer des Etats. Exemple : la frontière entre l’Uruguay et l’Argentine ou la frontière entre l’Espagne et la France. A. Ce territoire est menacé de disparition à cause de la monté des eaux. La population de Tuvalu est d’ailleurs menacée. Exemple Monaco et le Vatican. Certaines frontières suivent des tracés géographiques. L’État est définit comme l’espace au sein duquel s’applique le pouvoir de l’Etat.

Ex : affaire de l’Ile de Palmas. Max Huber devait trancher un différent entre les US et les Hollandais. Accession à l’indépendance : une partie du territoire se sépare du territoire d’origine. Les 4 figures principales : la décolonisation (Algérie). C’est une forme de prescription acquisitive. Résolution XXV de l’assemblée générale de l’ONU a fait une déclaration portant sur les principes de droit international touchant les relatons entre Etats. Il a mis en pratique la théorie de l’usucapion. Les résolutions en elles même n'ont pas de valeur obligatoire mais cette résolution met par écrit une coutume internationale. On peut parler de lien d’allégeance personnel puisque tout individu relève de l’autorité de son Etat. la pop c’est l’ensemble des nationaux d’un Etat. La cession commerciale : un Etat vend une partie de son territoire à un autre Etat. On ne désigne pas toutes les personnes qui vivent sur le territoire français car il y a beaucoup d’étranger. Plus récemment c’est le phénomène de debellatio. Usucapion (prescription acquisitive) : il est certains cas où un territoire qui est censé appartenir à un Etat étranger est occupé par un autre Etat qui exerce de manière effective son autorité pendant une période continue et surtout sans opposition de l’Etat a qui le territoire est censé appartenir. elle est devenue allemande en 1871. ont permis à Nap d’envahir l’Europe. dans le traité de Versailles de 1919 elle a encore changé d’Etat. Récemment la colonisation a reposé sur ce phénomène. Hors en droit international. Ex : 1/ Cession de la Louisiane par Nap 1e aux Etats-Unis.- La conquête : ce mode d’extension du territoire n'est plus admis. 13 . 2/ Alaska qui appartenait à la Russie et qui l’ont vendu aux US. Mais d’un point de vu historique c’est un mode par lequel de nombreux Etats se sont formés. Conquête territoriale de terres vierges (terra nullius) : assez discutable. ce qui n'est pas la même chose que l’ensemble des personnes vivant sur le territoire français. On considère qu’il y a eu mutation territoriale. - - La population C’est la dimension humaine de tout état même si la taille de la pop n’importe pas. Les français qui vivent à l’étranger sont reliés à l’Etat français par le biais de la nationalité. On a une passivité de l’Etat qui détient normalement le territoire. Ce qui est intéressant est que ces 15 millions de dollars gagné par la vente de la Louisiane. L’ile de Palamas était censée appartenir au US mais ils n’y exerçaient aucune véritable autorité alors que de leur coté les Pays bas y avaient envoyé un phare et des patrouilles militaires et ce sans aucune opposition des US. Cessions envisagées par le traité de paix. Art 2 § 4 de la charte des Nations Unies : empêchent la conquête militaire. C’est le lien entre l’individu et l’Etat. dissolution de certains états (empire ottoman à l’issu de la première guerre mondiale ou l’URSS). Juridiquement la pop n’a pas forcement le même sens que d’un point de vu sont statistique. - La cession : un territoire cède une partie de son territoire à un autre Etat. (7 millions de dollars). Exemples multiples : Alsace Loraine qui appartenait à la France jusqu’en 1970.

Le Maroc a vu reconnaître certains liens entre le Maroc et le Sahara occidental mais qu’il fallait un référendum des populations sarawides. on perd sa nationalité d’origine. Tous les Etats de la planète adoptent ce droit du sang. L’Espagne n’avait pas conquis un territoire étatique. A la veille de leur départ. Même si le droit international demeure très ouvert sur les mesures d’organisation de l’Etat (Etat unitaire. Ce territoire a pendant longtemps été une colonie espagnole. Cette idée de nation est ouverte au droit du sol qui permet d’intégrer à la communauté nationale des personnes qui vivent sur le territoire de s’intégrer. Pour E. celui de l’effectivité. enfant acquière française et il le peut sous condition de résidence sur une période de 5 ans et ce depuis l’âge de 11 ans. La CIJ a été consultée sur cette question et il fallait savoir si avant la colonisation espagnole. il y avait des revendications contradictoires (les Sahrawis voulaient constituer un Etat indépendant et la Mauritanie et le Maroc le réclamaient. En la matière il y a des critères que l’on retrouve à chaque fois : le droit du sang (jus sanguinis). on peut intégrer la nation française. La naturalisation : lorsque l’on est naturalisé. Ce n'est pas le droit international qui gère cette question. C’est une conception ethnique de la nationalité. Ce critère a été posé la CIJ dans un avis consultatif 1975 portant sur le Sahara occidental. L’Etat doit être en mesure d’agir et de contrôler son territoire.Chaque Etat détermine les conditions pour avoir sa nationalité. Etat fédéré. On voit que en France sont combinés le droit du sang et le droit du sol. Si l’enfant né en France. Cette règle est prévue à l’art 18 du Code civil français. il existait un Etat Sahrawi. C’est un critère indispensable à l’existence de l’Etat. Pour autant la CIJ a refusé de déclaré le Sahara occidental comme terra nullius car des tribus y vivaient.) principe d’autonomie constitutionnel. Il y a des Etats où le seul mode d’acquisition de la nationalité est le droit du sang. pouvoir publics. Le critère est le lieu où l’on nait mais si l’on nait de parents étrangers. Il faut qu’il soit effectif c'est-à-dire qu’il exerce une autorité sur le territoire et la population. Imaginons que les deux parents sont étrangers et que l’un d’eux est né en France. Une tradition française d’accueille persiste : Art 19-3 « est français l’enfant né en France lorsque l’un des ses parents au moins y est né ». Chaque Etat est libre de déterminer sa Constitution qui est corolaire de la souveraineté. Ces conditions peuvent paraître un peu strictes. Il n’y avait donc pas l’élément constitutif du gouvernement. Le Maroc ne voulait pas de ce référendum et 14 . L’expression gouvernement en droit international n'est pas la même qu’en droit constitutionnel. - - Le gouvernement Il faut un appareil politique qui exerce une autorité sur la population et le territoire. En droit international le terme gouvernement est plus engobant car il désigne l’autorité politique de l’Etat (ensemble de l’administration. automatiquement on bénéficie de la nationalité française. On a deux parents étrangers nés à l’étranger. Le droit international a tout de même une exigence. Dès lors que parmi ses géniteurs on a un parent français. Renan « la nation regroupe des personnes partageant le même sentiment d’appartenance à un tout ». le droit du sol (jus soli) : ce droit permet à une personne née sur un territoire d’en obtenir la nationalité. pouvoir législatif etc). On peut également acquérir la nationalité contre le mariage. La Cour a réussi à dire qu’il y avait un territoire mais qu’à l’époque il n’y avait qu’une organisation tribale.

un territoire. Un Etat souverain est un Etat indépendant. En droit international. les US en tant qu’Etat souverain ne peuvent pas apparaître devant les tribunaux français. Finalement en droit international. C’est la liberté de déterminer sa propre politique. si on est le fils d’un président.il a lancé la « marche verte ». une population. Le sens du terme souveraineté n’est pas le même qu’en droit constitutionnel. la souveraineté ne désigne pas un pouvoir supérieur à tous les autres mais un pouvoir égal à tous les autres ou en tout cas un pouvoir sans supérieur. Qui plus est toute contrainte serait une atteinte à la souveraineté. On parle d’égalité souveraine des Etats consacrée par l’art 2 de la Charte des UN. On a une petite limite avec 5 Etats membres permanant du conseil de sécurité. (Nicaragua c/ USA). Ce gouvernement n’existe que grâce au soutient de la Turquie. 2/ l’autorité palestinienne : territoire. Mais factuellement. On a un gouvernement. activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci. l’obligation pour les États de respecter la souveraineté des autres.La souveraineté C’est un attribue essentiel et nécessaire de l’Etat. C'est-à-dire qu’un Etat ne peut pas avoir un Etat au dessus de lui. Si on estime que les US ont violé le droit. Juridiquement tous les Etats sont égaux car ils sont tous souverains. de déterminer son propre système et ce sans interférence des autres États. on a plus de chances d’obtenir la présidence d’un cartier d’affaires même si on finit par y renoncer. L’ile de Chypre est un Etat fantoche. les US et Tuvalu sont sur un même pied d’égalité (passer des traités. En droit international. En droit français il est dit que les hommes naissent libres et égaux en droit. population. Cette affaire arrive en pleine guerre froide. C’est un corolaire de la souveraineté. gouvernement. Tout Etat est souverain par définition et toute entité souveraine est un Etat. La condition de l’effectivité : certains Etats (fantoches) car l’entité politique censée représenter le gouvernement avait été installée et était contrôlée par un autre Etat. « L’organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses membres ». Au regard du droit international la Californie n’existe pas en tant qu’Etat sur la seine internationale. Ex : 1/la Californie. la souveraineté d’un Etat arrête la souveraineté de l’autre. Les Sahrawis vont proclamer leur indépendance. Pour autant la Californie n'est pas un Etat au sens international puisque c’est un Etat fédéré aux US. Au Nicaragua il y avait une dictature soutenue par la CIA mais la gauche a réussi à prendre le 15 . En droit constitutionnel. Du coup l’Espagne a conclu un accord avec le Maroc et la Mauritanie. En réalité dernière cet Etat il y a le gouvernement Turque. Max Huber : « la souveraineté dans les relations entre États signifie l’indépendance ». La souveraineté externe. Cela permet de distinguer certaines entités qui ont ces trois éléments caractéristiques sans avoir la souveraineté. Les populations turques ont voulues constituer un nouvel Etat différent de l’Etat chypriote normale. saisir des cours internationales. le titulaire est l’Etat. Cette ile est séparée en deux. etc). Cette souveraineté se manifeste de plusieurs manières notamment avec les immunités dont disposent les Etats notamment sur le territoire des autres Etats. Il est par exemple impossible de faire un procès aux US devant les tribunaux français. B. D’un point de vu juridique. En France tous les citoyens français sont libres et égaux. Un arrêt vient illustrer ceci : arrêt CJI 1986. le terme à un autre sens. la souveraineté représente la norme suprême.

L’ONU envoie régulièrement des observateurs dès lors qu’il y a des élections à risque dans un pays. Les pays doivent s’engager à respecter les principes de pluralisme démocratique et de l’économie de marché. 16 . Dans l’arrêt de 1986. sur laquelle l’assemblée se prononce en faveur d’élections périodiques et honnêtes dans tous les Etats. C'est le cas pour l’UE avec les critères de Copenhague. L’église avait un pouvoir très concret. Ex : l’OTAN n’est ouvert qu’à des démocraties pluralistes. De manière générale. Elle est de plus en plus consacrée au niveau international. Ce dernier exercer un pouvoir souverain sur ces territoires. Ces textes ont fait obstacles à l’adhésion de la Turquie. banque crée pour faire passer les pays de l’Est vers une économie de marché. La ville d’Avignon appartenait au Pape. A coté de cela. De nombreuses organisations internationales conditionnent l’adhésion des Etats à une structure démocratique. elle le fait en appliquant des principes démocratiques. Il a été question de les exclure. l’ONU lorsqu’elle envoie des opérations de reconstruction. Avec la création de la BIRD. l’église avait ses propres territoires. caraïbes. Au MA l’église avait un statut très important et à l’époque où les États n’étaient pas encore constitués. Il faut attendre les accords du Latran de 1929 (accord entre l’Italie et le saint siège). Le principe de souveraineté qui laisse chaque Etat décider de son gouvernement connaît une certaine inflexion. La réponse de la Cour : Tous les Etats sont souverains et cette souveraineté implique le choix de son système. on constate une certaine évolution. le Vatican en constitue bien un Etat. Dès lors le Nicaragua avait le choix de choisir un gouvernement de type communiste. Les pays membres ont fixés comme condition que les nouveaux États aient des institutions stables qui garantissent les droits de l’homme. l’église exerçait un pouvoir à la fois spirituel et un pouvoir temporel (sur les populations). pacifiques ACP). L’église reconnait que Rome est la Capitale de l’Italie et cesse toute revendication mais en échange. Y a-t-il un principe de légitimité démocratique ? On a une résolution de l’ONU. En revanche on a des organisations internationales qui posent un principe démocratique. la responsabilité des USA va être engagée et la Cour va sanctionner les USA. Conclusion : cas pratique : le Vatican Est-ce que le Vatican constitue un Etat ? Il a une histoire et un statut particulier. Selon les accords du Latran. celle de la démocratisation. La pluparts des actes de la vie quotidienne étaient régis par le droit canonique. naissances. Les USA se sont dis que c’était le début de la fin et c'est la raison pour laquelle ils vont entrainer des contres révolutionnaires notamment les « contras ». l’église voit son statut garanti en Italie et son territoire qui correspond à la cité du Vatican. avec des conditions de démocratie. Depuis 1986. Ces mouvements rebelles vont mener des actions militaires. Un des arguments des USA était de dire que le communisme était contraire au droit international. Ces critères ont été consacrés par les traités communautaires. la démocratie. Dans cette affaire la CJI constate la violation du droit international notamment la souveraineté du Nicaragua.pouvoir. (Mariage. l’Etat de droit). Le Conseil de l’Europe. Mais à partir de 1870. propriété). Ex : la Russie et la Turquie sont membres. La démocratie tend à devenir une norme de droit international. Une conditionnalité a été organisée. l’Italie a annexé la ville de Rome et l’église ne régnait que sur une petite parcelle de territoire. héritages. La Communauté européenne à conclu de nombreux accords de coopération avec des Etats tiers (africains. Le Kosovo a été reconstruit par l’ONU et l’a fait sur des principes démocratiques. On parlait des territoires de l’église.

Cette nationalité ne dure que le temps des fonctions.Critiques : ce traité n’engage que l’Italie et on peut critiquer la qualité étatique du Vatican. Il entretient des relations diplomatiques avec les Etats. Au delà de cela. Elle a la curie qui regroupe sous l’autorité du pape les cardinaux. Le Vatican a conclu de très nombreux traités. D’un point de vu théorique. c’est intéressant mais au niveau pratique cela a peut d’incidence car il a des pouvoirs au niveau international. le droit des peuples à être indépendants. §2 : Création et succession étatique A. La question ne pose guère de problème s’agissant du gouvernement. Un chapitre concerne le conseil des tutelles qui confiait à certains Etats des colonies. elle l’organise. Il vient dire que le territoire n’appartient à personne. 17 . le droit des peuples à disposer d’eux mêmes correspond à un droit d’indépendance. On a une bonne illustration des modes d’évolution du DI. En 1945.La création d’un nouvel Etat 1. il n’y a plus possibilité de créer de nouveau Etats. Au regard des 3 éléments ? Le territoire : on a un territoire identifié. 1e cas de figure : si on prend un peuple soumis à une domination coloniale. Ce n'est pas une vraie population. 2 cas de figures à l’heure actuelle : la décolonisation le démembrement total ou partiel d’un Etat existant a) La décolonisation Principe du droit des peuples à disposer d’eux même. la charte des nations unis n'est pas anticolonialiste et même. du territoire de l’Etat qui administre ses colonies. Le pôle sud n’appartient à personne mais est régie par un traité de 1961. la création étatique est encore possible. Mais dans les faits. ces principes ne sont pas du droit positif. tous les territoires émergés relèvent de la souveraineté d’un Etat. Pour la première fois on consacre le droit des peuples colonisés à constituer des Etats. S’agissant de la population. Ce principe du droit des peuples n’allait pas nécessairement de soit. Il n’y a plus de terra nullius. Le principe d’intégrité territoriale n'est pas touché en cas de décolonisation car les colonies ont un statut différent. Le critère de la population est très critiquable. Il peut avoir deux types de conséquences. une population est une chose qui se reproduit et se renouvelle. Hors il se trouve qu’à l’heure actuelle. Un texte fondateur est la résolution 1515 (XV) Charte de la décolonisation. Ce n'est qu’à partir des années 60 qu’on va avoir une nouvelle lecture de la Charte. les choses vont évoluer et une coutume apparaît. On pourrait croire que le critère de la population est bien rempli. A priori. Mais à partir de ce texte. certes il existe une nationalité vaticane. Toutes les terres de la planète appartiennent à un Etat. En 1945. C’était les colonies des perdants de la 2e GM qui étaient confiées à des puissances ayant gagné la 2e guerre mondiale. Cas de figure Il y a un principe d’intégrité territoriale. Ces personnes sont là de manière transitoire. Cette nationalité est plus un titre qu’une nationalité car les bénéficiaires gardent leur ancienne nationalité.

Mais c’est une question qui se pose de savoir si un peuple opprimé a la possibilité de se constituer en Etat. l’ONU a refusé la sécession du Biafra. A l’issu de la 2e GM. il va s’agir d’un avis consultatif. Cette région très riche à voulu faire sécession. tentatives de sécession du Katanga. Ce droit ne correspond pas un droit à faire sécession. Elle a le droit à l’autodétermination et participer à la vie politique. malgré la répression très forte. La minorité kurde n’a pas un droit à l’indépendance puisqu’elle est intégrée. Il doit pouvoir être élu et les minorités doivent pouvoir être protégées. Milosevic va intégrer le Kosovo car la nation Serbe serait née au nord du Kosovo. Une fois que la Yougoslavie a cédée. On parle de droit à l’autodétermination interne de ces peuples non coloniaux c'est-à-dire qu’ils ont le droit de participer au processus démocratique. Le cas du Biafra qui est une province sur du Nigeria. Elle a voulu se séparer ce qui a entrainé une guerre civile. Ex : dans les années 60. Seulement 10% du Kosovo est Serbe. Tout récemment il y a eu un cas inédit qui a concerné le Kosovo qui a fait sécession avec l’avale de l’ONU et une grande partie de la communauté internationale. C’est un des rares cas où la sécession est encouragée. le Kosovo a été inclus dans la fédération Yougoslave. La Cour suprême du Canada ouvre un autre cas de figure à l’autodétermination externe. à l’époque. c’est qu’en majorité le Kosovo est composé de populations à origine albanaise. En plus des peuples coloniaux il y a aussi les peuples opprimés et en l’espèce la Cour considère que le peuple Québécois n'est pas opprimé. La région du Kosovo a été rattachée à la Serbie à la fin de la 1e guerre mondiale. Le droit des peuples à disposer d’eux même n'est pas le même pour les peuples intégrés. b) Sécession et dissolution Les cas de sécession : Séparation d’une partie du territoire préexistant mais laissant subsister celui-ci. La Cour suprême du Canada en 1998 a eu à examiner la volonté de faire sécession du Québec est s’est prononcé sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il y a une petite réserve. La résolution 25 dit que le droit des peuples n'est pas un droit de sécession. elle prévoit que le Kosovo aura une autonomie substantielle du Kosovo mais elle reconnaît sa souveraineté. Est-ce que le Kosovo avait le droit de faire sécession ? La question s’est posée devant la CIJ. C'est pourquoi les institutions internationales sont très réticentes. dans ce cas là le peuple pourra avoir un droit à l’autodétermination externe. donc pas au Québec Et interne (si un peuple est opprimé et ne bénéficie pas au droit d’autodétermination interne. Là où les choses se sont compliquées. La réponse arrivera en décembre. La Cour suprême du Canada avec les revendications du Québec à faire sécession. Il faut toutefois relativiser car cette décision n’engage que le Québec. il avait un statut autonome distinct de la Serbie. Ces pratiques considérées comme inadmissibles ont poussés l’ONU a intervenir. l’ONU est intervenue pour la reconstruction du Kosovo par la résolution 1244. On a le droit à l’autodétermination externe pour les peuples opprimés. Le droit de sécession n’est pas prévu par le DI. Là aussi.2e cas de figure : dans lequel un peuple est dominé mais ce droit n’est pas un droit à l’indépendance. Les autorités de cette région ont proclamées leur indépendance et cela a entrainé une guerre civile au sein du Congo. Le projet de Milosevic va procéder à un nettoyage ethnique. 18 . Elle a repris la distinction entre le droit et l’autodétermination externe (qui ne vaut que pour les peuples coloniaux). Les UN ont condamné cette tentative de sécession.

le Kosovo est bien un Etat membre. b) La question de la reconnaissance Un Etat reconnu par personne constitue-t-il un Etat ? Définition de la reconnaissance : c’est l’acte par lequel un Etat atteste pour son compte l’existence du nouvel Etat et en tire les conséquences juridiques en acceptant de nouer des relations d’égal à égal avec l’entité souveraine reconnue. A ce stade. d’un vote de l’accession de l’Etat à une organisation internationale. Les Etats européens militent pour dire que c’est un cas d’espèce. Les conditions de création de l’Etats a) Une « question de fait » Commission Badinter. C’est le cas de la Yougoslavie. Créée à la dissolution de la Yougoslavie. On peut mentionner la conclusion de traités. Il n’y a pas d’autorité mondiale ni de centralisation qui viendrait donner un certificat de la qualité étatique. 19 . dans la pratique. Certains tels que la Russie. Exemple : 1/Le Kosovo a proclamé son indépendance. 2. L’existence de l’Etat n'est pas subordonnée par une reconnaissance officielle que ce soit d’une organisation internationale ou des autres Etats de la planète. la création d’un Etat est une question de fait et non pas une question juridique en tant que telle en ce sens qu’il n’y a pas de procédure juridique à suivre pour devenir un Etat. Il n’y a pas de procédure centralisée permettant de refusée la qualité étatique. L’Etat qui éclate disparaît. certaines sécessions ont réussis tel que les pays baltes ou encore l’Ethiopie et l’Erythrée. Seule une minorité d’Etats de la planète le reconnaissent. C’était le cas de l’URSS et l’exemple de la Tchécoslovaquie. Mais la création de l’Etat n’a pas à suivre une procédure. la Chine mais également l’Espagne ou la Grèce. Le Kosovo n’a pas pu rejoindre l’ONU. Cette institution de la reconnaissance est le signe de la décentralisation de la société internationale. Il s’est vu reconnaître par une 60e d’Etat mais certains Etats n’ont pas reconnus cette souveraineté. Au sein du FMI. Il n’y a pas de procédure de déclaration. Elle a dit qu’en droit international. Le droit international détermine les conditions qui déterminent un Etat (territoire. Cela étant la question de la reconnaissance joue un rôle déterminant en droit international. population. Tout se fait au niveau des sujets de droit qui vont nouer des relations d’égal à égal. Le Kosovo a tout de même pu intégrer le FMI et la banque mondiale. gouvernement) ainsi que souveraineté.Est-ce que la communauté internationale n’a pas ouvert la boite de Pandore avec l’encouragement de la sécession du Kosovo. (Veto de la Russie et Chine). La dissolution : C’est les cas de dissolution où un Etat éclate en plusieurs nouveaux Etats. Le fait de savoir si telle ou telle entité constitue un Etat dépend de l’observation. l’échange d’ambassade. Dans tous ces cas le DI n’a pas autorisé la sécession mais il doit s’incliner si de nouveaux Etats apparaissent et il va les intégrer dans la communauté internationale.

L’Ossétie : on a une population. Le gouvernement doit être effectif. L’existence même ne serait pas conditionnée. Etre souverain tout seul ne signifie pas grand-chose. Taiwan soufre de reconnaissance mais sa qualité d’Etat n'est pas remise en cause. le pouvoir s’est exilé à Taiwan. L’Ossétie a reconnu l’Abkhazie et l’Abkhazie a reconnu l’Ossétie. L’armée russe maintenait la paix dans ces régions. La situation de l’Ossétie du sud et Abkhazie est difficile puisque très peu d’Etats ont reconnus l’indépendance de ces deux entités : La Russie. Le gouvernement pose des difficultés. un territoire identifiable. Le problème est que la Géorgie a deux régions à majorité russophone plus proche de la Russie que de la Géorgie. L’Etat n’existe en principe de par lui même et c’est en suite qu’on envisage des relations avec d’autres Etats. La reconnaissance est elle constitutive de l’Etat ? Ou bien est elle seulement déclarative ? La réponse couramment donnée est que la reconnaissance n'est pas une condition de l’existence de l’Etat. Dans la pratique la question de la reconnaissance a des effets considérables. Ex : Taiwan. Elle a fait sécession. L’armée géorgienne est intervenue. Sur le papier ce n'est pas une condition de l’existence de l’Etat mais dans la réalité elle a un rôle considérable au risque d’être un Etat virtuel. la Palestine n'est pas reconnue par la communauté internationale comme un Etat. Pourtant l’Ossétie et l’Abkhazie : le manque de reconnaissance affecte la situation de ces deux entités. Au moment de la révolution communiste en Chine. L’armée russe s’est retirée de son avancée en Géorgie après l’action diplomatique de l’UE. On a vu cela avec la reconnaissance de l’Etat palestinien ou du Kosovo. Hors pour le moment l’autorité exercée en Ossétie est plus celle de la Russie que l’autorité ossète. l’existence de cet Etat est remise en cause. Est-ce que la reconnaissance de ces Etats par seulement 3 autres Etats. Mais peu d’Etats ont reconnu Taiwan officiellement car la Chine s’y oppose. Deus Etats d’Amérique latine : le Venezuela et le Nicaragua. Cela était une réaction de la reconnaissance du Kosovo. N’est ce pas finalement un Etat fantoche ? Peut-on dire que l’Ossétie est souveraine ? On peut considérer que c'est une notion subjective. L’existence de l’Etat est préalable à la reconnaissance. A l’heure actuelle. La reconnaissance à ce stade joue un rôle fondamental. Si aucun pays de la planète ne reconnaît l’Ossétie.Est-ce que la reconnaissance par les Etats conditionne sa qualité étatique ? 2/ Ossétie du Sud. il y a eu une guerre dans cette région. A cela la politique joue un rôle considérable car la reconnaissance est avant tout un acte politique qui est instrumentalisé par les Etats. En revanche il y a un régime juridique déterminé par le droit international même s’il n'est pas précis : 20 . Le président russe a reconnu la souveraineté de l’Ossétie et de l’Abkhazie. L’été dernier. C'est un moyen de politique étrangère. Dès la dissolution de l’URSS l’Ossétie du sud a proclamé son indépendance. La Russie y était opposée mais n’a pas été entendus par les autres pays européens. a une incidence sur la reconnaissance de l’Etat. Depuis les années 90 la situation était gelée.

C’est un pouvoir discrétionnaire de l’Etat. Cela étant il y a certaines situations où des limites sont posées. Si cette idée de regrouper les territoires en fonction de la composition ethnique entrainerait des conflits partout dans le monde. A l’heure actuelle. Aujourd’hui cela reste encore du droit positif. L’émergence d’une conditionnalité démocratique pour les Etats européens. C’est pourquoi il faut mieux garder le principe d’uti possidetis juris. La frontière administrative séparant la Serbie du Kosovo deviendrait une frontière internationale en fonction du principe d’uti possidetis.1e élément : son caractère discrétionnaire. Puis il l’a reconnu. La doctrine du secrétaire américain était de dire que la reconnaissance est interdite lorsque l’Etat a été créé par la force (intervention de l’armée japonaise). Le Nord redeviendrait serbe. Il y a une limite au caractère discrétionnaire de la reconnaissance. Ce principe est invoqué par le Kosovo dans le cadre de sa déclaration d’indépendance. S’il veut reconnaître une entité qui ne correspond pas au standard de l’Etat. Il peut y avoir certaines critiques : les frontières coloniales ont été crées de manière arbitraire en Afrique. Pour déterminer les frontières des anciens Etats fédéré. Nulle acquisition territoriale obtenue par la force ne sera reconnue comme légale. Les européens se sont réparti les territoires sans faire attention aux ethnies qui les habitaient. Le président de la Serbie a semblé vouloir négocier l’indépendance du Kosovo. Ce serait un redécoupage ethnique. Le droit international s’est renforcé en matière d’interdiction de recours à la force. la détermination s’est faite en vertu de ce principe. c’est l’idée que les Etats doivent être constitués sur une base démocratique. Art 2 et résolution 26 25 (XXV). C’est un Etat qui en disparaissant donne naissance à plusieurs Etats. c) La question des frontières : le principe d’uti possidetis juris ………… ………… Ce principe a été aussi appliqué plus récemment à l’occasion de la dissolution des Etats fédéraux. La limite au caractère discrétionnaire a été posée par la doctrine Simpson (secrétaire américain des années 30). Ex : Rwanda. Il serait envisageable d’accepter l’indépendance du Kosovo si les frontières étaient remises en cause. Cela fait partie d’une idéologie assez contestable avec l’idée de grande Serbie. il le peut. Elle est interdite en cas de force. 21 . Les limites deviennent des frontières internationales. Tout Etat est libre de reconnaître ou non une nouvelle entité en tant qu’Etat. Le fait de transmettre ces frontières aux nouveaux Etats a été une source de conflit important. Le Japon a envahie la Manchourie et a créé un Etat : le Mandchoukouo. Il a été confronté à un conflit entre le Japon et la Chine a propos de la Manchourie. Le berceau de la civilisation Serbe serait au nord du Kosovo. Ses frontières sont celles héritées de la fédération yougoslave. on peut se demander s’il n’y a pas une obligation de ne pas reconnaître dès lors qu’il y a une intervention par la force. L’UE a adopté une directive en 1991.

S’il y avait une succession totale. Il y a des liens entre ces deux personnes. Il faut différencier succession de gouvernement et succession d’Etat. . apparemment il n’est pas lié aux engagements de l’Etat précédant. Il y a donc une transmission de la souveraineté territoriale d’un Etat à un autre.B. 2. A la dissolution de l’URSS. Le pouvoir impériale a été renversé et la république islamique a été instaurée. Même chose pour le Kosovo.La sécession : la souveraineté sur le territoire érythréen qui était exercée par l’Ethiopie et exercée par l’Erythrée. L’idée de succession s’oppose à l’idée de continuation. il relevait de la souveraineté française et depuis 1962. Est-ce que les traités transmis par la France concernent l’Algérie ? Est-ce que 22 . . A l’issue de la réunification allemande. normalement on a succession d’Etat sauf que la Russie va continuer l’URSS sur un point particulier. Aucun des deux ne continue d’ancien Etat. La RDA a disparu et a été avalée par la RFA. Il y a un principe de continuité de l’Etat qui relève du principe d’autonomie constitutionnelle. Par exemple pour les traités. Avant la souveraineté était serbe maintenant elle est Kosovarde. Définition juridique de la succession : deux conventions de Viennes 1978 et 1983. « elle s’entend de la substitution d’un Etat à un autre dans la conduite des relations internationales d’un territoire ». L’idée est qu’un territoire change de main. . Ex : territoire algérien.L’annexion : hypothèse n’est plus possible car interdit pas le DI. elle a implosée et s’est fondée en deux nouveaux Etats. Il y a une substitution d’une souveraineté à une autre. On a une succession d’Etat sur l’ancien territoire de l’Est. finalement c’était une absorption de la RDA par la RFA. Avant 1962. il relève de la souveraineté algérienne. La succession s’oppose à la continuation. le siège de membre permanent au conseil de sécurité devait disparaître. Et malgré ce principe il y a certains éléments de continuité qui peuvent subsister. art 2§1. La notion de succession d’Etat ne couvre pas les cas de révolutions. Les hypothèses de succession ouvrent plusieurs cas : . Exemple : l’Iran. Le régime de la succession d’Etat C’est un régime complexe car la succession soulève de nombreux problèmes. Dès lors qu’on a un nouvel Etat indépendant et souverain.La dissolution : la Tchécoslovaquie. en tant que membre des nations unis. Le nouveau gouvernement est toujours lié par les engagements internationaux. La notion de succession Le fait qu’un Etat succède à un autre sur un territoire donné. Deux nouveaux Etat exercent leur souveraineté.La décolonisation.La succession d’Etat 1.La fusion de territoire : en Allemagne jusqu’en 1990 on avait deux Etats allemands (RFA et RDA). . Alors qu’on a une rupture dans la personnalité juridique avec la succession.

les biens français sont devenus français ou sont ils devenus algériens ? En matière de dette, est ce que les dettes de la Tchécoslovaquie deviennent les dettes de la République tchèque et de la Slovaquie. Est-ce que les frontières de l’ancien Etat subsistent au nouvel Etat. La Rupture n'est donc pas totale. Deux conventions sont venues posées des règles, les conventions de Viennes de 1978 (concerne la succession en matière de traité) et celle de 1983 (concerne les dettes, etc). Ces conventions n’ont pas eu un grand succès car le régime de succession d’Etat n'est pas clairement défini et c’est souvent du cas par cas. Deus grands courants s’opposent : - D’une part les pays du tiers monde qui sont en faveur de table rase. - D’autre part les Etats occidentaux voulaient que certains éléments subsistent. Il est possible de déroger au régime général : 1e idée générale : la succession n'est jamais intégrale. Il y a toujours certains éléments qui demeurent parce qu’un nouvel Etat n'est jamais créé à partir de rien et il subsiste des vestiges. 2e idée générale : la succession d’Etat doit aboutir à des résultats équitables entre les États successeurs. Exemple : Ex-Yougoslavie. La Serbie Monténégro prétendait continuer la République fédérale pour refuser un partage des biens avec les autres Etats. C’est à cette occasion que la commission Badinter a conclu sur le principe de résultat équitable. La Yougoslavie avait signé une convention sur le génocide et cette convention prévoit l’intervention de la CIJ. A la suite de Sebrenitza, la Bosnie avait saisie la CIJ contre la Serbie. La Serbie prétend continuer la Yougoslavie hors la Yougoslavie a signé la convention. La CIJ s’est retrouvée compétente. Déclaration d’Alma-Ata 1991, la Russie continuait l’URSS. C’est la Russie qui hérite des biens mais également des dettes et des traités conclu par l’URSS notamment la charte de l’ONU. - Règles particulières : • Succession des ordres juridiques

L’ordre juridique (ensemble des règles de droit) de l’Etat prédécesseur disparaît au profit de l’Etat successeur. Exemple : avant 1962, c’est l’ordre juridique français qui s’applique. Après 1962 un nouvel ordre juridique voit le jour. On a bien une rupture au niveau du droit applicable. Très souvent les ordres juridiques des nouveaux Etats indépendants s’inspirent de l’ordre juridique prédécesseur. Exemple : droit français et droit de certains pays africains. • La succession en matière de bien d’archive et de dettes

Il y a un principe coutumier : la transmission des biens à l’Etat successeur qu’il s’agisse de bien meuble ou de bien immeuble. En revanche pour les dettes il n’y a pas de règle coutumière uniforme avec l’idée qu’il faut aboutir à un résultat équitable. Si l’Etat prédécesseur ne disparaît pas, a priori il ne transmet

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pas ses dettes. En revanche si l’Etat prédécesseur disparaît, il ne faut pas laisser les créanciers. La règle est que les Etats successeurs se répartissent les dettes de manière équitable. • Les effets de la succession sur les particuliers (nationalité et la question des droit acquis)

Le principe est que le droit successeur donne sa nationalité aux habitants qui ont fait l’objet de succession. Avant 1962, la nationalité était française, après 1962, la nationalité était algérienne. Chaque Etat est libre de déterminer qui sont ses nationaux, c'est valable en matière de succession d’États. Dans la pratique en matière de décolonisation, il y a un droit d’option laissé aux populations. On leur laisse la possibilité d’opter pour la nouvelle nationalité ou de l’ancienne. Dans le cas de l’Algérie, cela était prévu par les accords d’Evian. Lorsqu’il y a dissolution d’un Etat, l’Etat prédécesseur ne subsiste plus et sa nationalité avec lui. Les habitants ont du choisir entre la nationalité Tchèque ou Slovaque dans le cadre de la Tchécoslovaquie. - Les droits acquis : Il faut différencier les droits publics et les droits privés : Les droits publics : les droits sociaux, ils ne sont pas transmis en cas de succession d’Etat. Ex : les fonctionnaires français lors de l’indépendance de l’Algérie restent des fonctionnaires français et non pas des fonctionnaires algériens payés par l’Etat algérien. Les droits privés : peuvent être transmis. Les contrats de concession transmis entre l’Etat et une entreprise qui permet l’exploitation d’une ressource naturelle. Est-ce que ces contrats subsistent à la succession d’Etat ? La France a signé un contrat d’exploitation avec la société Totale. Est ce que l’Algérie est liée à ce contrat après la succession ? Affaire des concessions Mavrommatis en Palestine. Au début du 20e s, la Palestine faisait parti de l’empire Ottoman et il avait conclu un contrat de concession avec M. Mavrommatis, citoyen grec. A l’issu de la 1e GM, l’empire a été disloqué et la Palestine est devenu une colonie britannique. Le RU voulait mettre fin au contrat de Mavrommatis et la Grèce a voulu prendre la défense pour M. Mavrommatis. Est-ce que le contrat de concession de travaux publics est valable alors qu’il était signé par l’empire Ottoman ? Pour la CIJ, la réponse était positive. Avec le phénomène de la décolonisation, cette solution a soulevée une forte opposition des nouveaux États qui avaient le sentiment qu’ils étaient pillés par les puissances occidentales. Ils ont fait valoir que le principe d’un contrat est le consensualisme. Le contrat est vicié. Il y a eu toute une politique juridique pour que l’on fasse table rase de ces contrats de concession. Le fait est que ces contrats sont toujours transmis avec la possibilité pour les nouveaux Etats de nationaliser mais qui se fait avec des conditions précises. L’obligation d’indemniser la société dont les biens sont nationalisés. (indemnisation juste et équitable). • Succession aux traités

Deux cas de figure :

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Si la succession concerne une partie de territoire sans création d’un nouvel Etat. Ex : la RDA intégrée dans la RFA. S’applique le principe d’application territoriale des traités. Les traités de l’Etat successeur s’appliquent au territoire transféré. Les problèmes se posent s’il y a un nouvel Etat. Les traités sont ils transmis ? Réponse négative. Le nouvel Etat n’a pas voulu le traité en question. Principe de l’intransférabilité sauf deux grandes exceptions : les traités territoriaux qui sont maintenu notamment qui fixent les frontières ou le régime d’un fleuve. Les traités qui sont conclus dans l’intérêt de la communauté international. Exemple : la convention sur le génocide ou la convention contre l’esclavage ou un traité de désarmement. La pratique révèle que souvent ces traités ne sont pas remis en cause par l’Etat successeur. • Participation aux organisations internationales

Tout nouvel Etat doit demander son admission et se soumettre aux procédures particulières. La présence de l’Etat prédécesseur est sans incidence sur la présence du nouvel Etat. Exemple : Algérie et la France. La question de l’URSS est particulière. • Responsabilité internationale Les faits illicites de l’Etat prédécesseur ne sont pas transmis au nouvel Etat. §3 : Les compétences étatiques Capacité juridique : ce sont des moyens d’action. C’est le pouvoir de faire partie d’une organisation internationale. La compétence concerne les capacités matérielles dans lesquelles l’Etat va pouvoir agir. Il y a 3 compétences traditionnelles. A- La compétence territoriale Compétence territoriale que chaque état détient qui se manifeste par la plénitude des compétences territoriale dans les limites de ses engagements territoriaux. Elle se manifeste par l’exclusivité des compétences territoriales. 1. La plénitude des compétences territoriales L’Etat a compétence pour exercer toutes les conditions étatiques nécessaires à l’organisation de la collectivité humaine. Tout Etat est libre de se saisir de toute activité qui se déroule sur son territoire. Cela concerne les activités des étrangers. Un étudiant Erasmus sur le territoire français commet un crime. Il sera jugé en fonction du droit français. Toute activité qui touche au territoire d’un Etat donne compétence à l’Etat. Cela concerne aussi l’imposition. Il y a une limite à cette application territoriale, ce sont les engagements internationaux. Chaque Etat voit ses compétences encadrées par des traités et on ne peut pas parler d’une plénitude totale. Ex : la fiscalité, la France a conclu des exonérations fiscales avec certains États de la planète.

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Cette règle a abouti à la pratique des pavillons de complaisances. Cette nationalité est donnée par l’Etat de lancement. Les USA n’avaient pas le droit d’intervenir sur le territoire du Nicaragua. Cela se manifeste par l’intervention étatique qui est contraire en DI. Ce lien permet à l’Etat d’exercer un certain lien sur ces nationaux. Exemple : le propriétaire du navire doit avoir la nationalité de l’Etat. Elle prévoit que les avions ont une nationalité qui est déterminée par une immatriculation. Cette convention comporte des dispositions tendant à limiter la pratique des pavillons de complaisance. de la CIJ. 1944. Le navire va être soumis au droit de l’Etat dont il a le drapeau. 26 . . Il a intérêt à s’enregistrer aux Iles Caïman plutôt qu’aux USA ou en Guadeloupe. elle est soumise à la réglementation française. On avait un dumping de ces Etats étant souvent des paradis fiscaux. En droit international. Exemple : un navire de transport de marchandises qui mène son activité dans les Caraïbes. Lorsque la France lance une fusée Ariane. B. Le DI comporte des cas particulier s’agissant de certains engins : . . C’est dans la convention de Montego-Bay sur le droit de la mer de 1982. Certains Etats donnaient leur drapeau avec complaisance en proposant des conditions très souples et avantageuses pour ces navires : condition fiscale et sociale. CIJ Barcelona Traction. Le navire doit avoir été construit sur le territoire de l’Etat.Les navires : ont une nationalité déterminée par l’Etat dont les navires battent le pavillon. la condition pour exercer cette compétence est la condition de nationalité. Voila une affaire où se posait la question de la nationalité d’une société.Les aéronefs : convention de Chicago relative à l’aviation civile. Le problème de cette pratique était qu’on avait des navires n’ayant aucun lien de rattachement avec leur pays mais qui se faisaient enregistrer auprès de ces Etat pour leur réglementation favorable. Cette compétence personnelle vaut pour les personnes morales. La CIJ a dit que la nationalité de la Barcelona Traction était Canadienne et elle a refusée de trancher cette affaire. Exclusivité des compétences territoriales Cela découle de l’indépendance de la souveraineté de chaque Etat. de sécurité et environnementales très souples.2.Les engins spéciaux : sont également immatriculés. L’Eta a le droit exclusif d’exercer ses compétences sur son territoire. Tout Etat a une compétence sur ses nationaux et ce qu’ils se trouvent ou non sur son territoire. Cette société avait été constitué au Canada mais son actionnariat était belge en grande majorité et c’est la Belgique qui a exercé la protection diplomatique en faveur des actionnaires Belges pour demander réparation à l’Espagne. Cette convention réglemente tous les aspects du droit de la mer.La compétence personnelle Cette compétence personnelle est déterminée par le lien de nationalité. Toute personne morale a une nationalité et c’est l’Etat qui fixe les conditions de cette nationalité : en France on a le critère du siège qui détermine la nationalité. (Belgique c/ Espagne). le but étant d’attirer des navires car cela amène des K et des biens économiques. Tout avion immatriculé en France relève de la réglementation civile française. La règle que contient la convention est la nécessité d’un lien substantiel. La Barcelona Traction avait été mise en faillite par l’Espagne. Dans l’affaire Activité militaire et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci.

Des votes étaient organisés dans les consulats français à l’étranger. 27 . Le droit de la nationalité : une personne qui n’a jamais mis les pieds en France mais dont les deux parents sont français. Le tribunal français est compétant dès lors que le demandeur est français. Les effets du mariage : la réglementation française s’applique aux nationaux français. seule la compétence personnelle va s’appliquer à la personne physique ou morale ou l’engin. Cette institution est une chose fermement établi en DI. Plusieurs cas de figure : Le droit de la nationalité : des ressortissants français sont établis à l’étranger mais ne perdent pas leur droit de vote. Si a plus forte raison l’espace où se trouve le national ne relève d’aucune souveraineté. Art 113-2 et s. la compétence territoriale française va primer sur la compétence personnelle allemande. La seconde condition est l’épuisement des voies de recours interne. Art 14 et 15 du Code civil. La compétence personnelle se traduit dans le Code civil ou dans le Code pénal. Compétence du tribunal français si le défenseur est français. La France peut prendre fait et cause et demander réparation aux USA. Dans certains cas l’Etat exerce sa compétence personnelle qui s’exerce sur les ressortissants même s’ils se situent sur un territoire étranger et à plus forte raison s’ils se situent sur un territoire sans souveraineté (la haute mer). Dès lors qu’un navire navigue en haute mer. S’agissant du Code civil. La réglementation du vote s’applique à eux. Cela ne veut pas forcement dire que le droit français sera utilisé. cette personne est française. La compétence territoriale prime en principe sur la compétence personnelle. le droit français est encore plus englobant. celle de son droit national. Si une étudiante allemande commet un crime sur le territoire français. Protection qui s’inscrit dans le droit de l’Etat de protéger ses ressortissants établis à l’étranger. C'est ce que l’on appel le privilège de juridiction. Les navires de pèche français sont soumis à la réglementation française voire communautaire.La mise en œuvre de la compétence personnelle : Le principe est la primauté de la compétence territoriale. le principe est que le juge est toujours compétant lorsque le litige concerne un français. - Tout ce qui concerne l’Etat des personnes relève en partie de la compétence personnelle. Autre mise en œuvre de la compétence personnelle : la protection diplomatique. Le droit pénal français va s’appliquer à toute personne qui commenterait un délit quel que soit sa nationalité. La compétence territoriale d’un Etat couvre toutes les personnes résident sur un Etat. Arrêt CPJI 1924. La protection diplomatique est une institution particulière qui permet à l’Etat de nationalité de protéger les ressortissants contre des atteintes. Cela se manifeste par l’assistance consulaire. En matière de droit pénal. le navire n'est soumis qu’à une seule réglementation. On a un litige entre un individu et un Etat mais le litige devient interétatique puisque c’est la Grèce qui saisi la CPJI contre le RU. concerne la compétence de la loi pénale française. Concessions Mavrommatis en Palestine. Cette protection diplomatique est conditionnée par la nationalité.

L’étirement des compétences traditionnelles Dans certains cas les Etats tentent d’aller plus loin et d’interpréter les critères traditionnels de manière extensive. Sauf si le navire est revenu en France. Sauf qu’il peut y avoir un conflit de compétence. L’Etat accréditaire est celui qui reçoit l’ambassade. Le Honduras dit que l’ambassade du Brésil est faite pour faciliter les relations diplomatiques entre les Etat et que l’ambassade violerait la convention de Vienne en dénaturant son droit. Art 113-6 : compétence de la loi pénale française lorsque le crime est commis par un français où qu’il soit. Un autre problème est présent. Toutefois Djibouti ne renonce pas totalement à sa souveraineté. Cette loi a même vocation à s’appliquer si le navire est dans les eaux territoriales d’un autre Etat. Un accord risque d’être trouvé empêchant la Cour de donner une réponse. Si un crime est commis sur la base. Le principe est que l’Etat accréditant exerce sa compétence sur les services diplomatiques. quelle loi pénale va s’appliquer ? C’est l’accord de coopération militaire qui va régler le litige. Une ambassade sert à faciliter la communication entre les Etats et permettre le bon déroulement des relations diplomatiques. La CIJ a été saisie d’une requête provenant du Honduras : un putsch a été réalisé au Honduras et l’ancien président s’est réfugié dans l’ambassade du Brésil. Les militaires sont soumis à l’autorité du ministre des armées et du PR. Deux cas de figures : La compétence de l’Etat sur ses forces armées situées à l’étranger. - 28 . Que se passe-t-il si un crime est commis au sein de l’ambassade française ? Le crime relève de la loi Polonaise ou de la loi française ? On a un principe d’inviolabilité. Des règles qui viennent instaurer des limites à l’Etat accréditaire notamment avec le principe de l’inviolabilité de l’ambassade art 22 §1 de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961. C. Dommage ! D. la compétence personnelle primera sur la compétence territoriale américaine. Les services diplomatiques et consulaires installés à l’étranger. Art 113-7 : lorsque la victime est de nationalité française. On ne sait pas si les putschistes sont aptes à saisir la CIJ. L’Etat accréditant est celui qui accrédite son ambassadeur. la loi pénale française a vocation à s’appliquer.La loi pénale française est applicable aux navires battant pavillon française que le navire soit en haute mer ou sur les eaux territoriales. Une ambassade qui s’opposerait à la remise d’un criminel violerait la fonction diplomatique même.Compétence relative aux services publics L’Etat à compétence visa vis des services publics établis hors du territoire national. Généralement la compétence territoriale prime sur la compétence personnelle. Ex : l’ambassade de Pologne dépend de la loi française. Ex : la base militaire de Djibouti.

L’entreprise s’était vu imposer une amande pour une entente. on peut imaginer que Microsoft a modifié son programme après la condamnation de la CJCE et qu’il l’a ensuite fait au niveau mondial. a) L’extra territorialité autorisée L’extra territorialité est admise quand l’Etat fait jouer la compétence personnelle à l’égard de ses nationaux. Elle a considéré que Microsoft abusait de sa position dominante. Hors ces règles constituent pour la Cour des entraves. Est-ce que lorsque la commission européenne impose certaines règles à Microsoft. le droit va s’appliquer au delà du territoire national. Bosman jouait dans un club belge et voulait être transféré dans un club français. 29 . Elle a fait un recours devant la CJCE en invoquant le fait que le droit communautaire s’exerçait de manière extra communautaire. En l’occurrence lorsque Microsoft veut interdire techniquement l’installation d’un logiciel concurrent il étouffe la concurrence. La Commission européenne a été saisie d’une plainte. Il faut d’une part interdire les abus de positions dominantes et les ententes. Parfois une décision communautaire peut avoir des effets extra territoriaux. Dans certains cas elle est admise et dans d’autres interdites. Autre exemple : arrêt Bosman portant sur la libre circulation des footballeurs. Art 81 et 82 du traité de Rome interdisent les abus de position dominante et les ententes entre les entreprises. Elle a imposé une amande très forte à Microsoft et interdit la vente du programme empêchant l’utilisation de programme concurrent. La question de l’extra territorialité du droit étatique La question de l’extra territorialité du droit étatique. Y compris pour les ambassades. Il y avait aussi une clause de nationalité. dès lors que Microsoft veut vendre ses logiciels sur le droit communautaire. Cela empêche le mécanisme de l’offre et de la demande de fonctionner. grâce au principe de territorialité. Pour la Cour dès lors qu’une atteinte à la cooccurrence produit des effets sur le territoire communautaire. Il y a un cas qui prête plus à discussion en ce qui concerne le droit de la concurrence. L’abus de position dominante est interdit. L’idée est que la libre concurrence permet de développer l’économie et de satisfaire au mieux les besoins des consommateurs. On parle de territorialité des effets. Si on transpose à l’affaire à Microsoft.1. connue par la CJCE. Microsoft avait fait en sorte que ne puisse être installé sur Windows que des logiciels Microsoft. la question de l’extra territorialité a été posée. « entreprise de pate de bois ». on a une forme d’extra territorialité ? La question s’est posée dans une autre affaire de 1988. L’entente : deux entreprises se mettent d’accord pour fixer les SMS au même prix. A l’époque la FIFA imposait aux clubs de verser une somme d’argent au club qui allait le recruter. Abus de position dominante : En concevant son logiciel. le droit communautaire s’applique. La CJCE a considéré que la clause de nationalité et le versement de la somme d’argent portait atteinte là la libre circulation des personnes. Par exemple. le droit communautaire s’applique et ce.

Toutes les sanctions ne peuvent intervenir que sur le territoire américain. Ces lois ont été votées par le Congrée américain. Ces lois ont été contestées par la communauté européenne et le reproche a été celui de l’extra territorialité. l’enquête. Il y avait un boycott primaire mais également secondaire avec des sanctions pour les entreprises non américaines voulant commercer avec Cuba. La notion de compétence universelle permet d’aller plus loin que ces deux critères. La question qui s’est posée : l’idée était de sanctionner les sociétés qui s’implantaient en Lybie. Traditionnellement. C’est la raison pour laquelle. La question de la compétence universelle a) La notion Elle se définit comme la compétence exercée par un Etat qui poursuit les auteurs de certains crimes. Il y a-t-il vraiment extra territorialité ? Il y a une intention d’extra territorialité mais les effets de ces lois demeurent territoriaux. 2. Elle vient réprimer des agissements particulièrement préjudiciables. Lybie). Les premiers cas où elle a été mise en œuvre ont concernés les crimes de piraterie car il y avait des pirates attaquant les marchandises. Elle prévoit d’autres fondements à la compétence de l’Etat. L’analyse de ces lois s’est faite. Le problème a été soulevé à la suite des lois Helms-Burton (Cuba) et d’Amato-Kennedy (Iran. Ces lois constituent une atteinte au principe de non ingérences dans les affaires cubaines et iraniennes car le motif de ce boycott est le régime politique de ces Etats. l’Etat exerce sa compétence pénale en fonction de critères personnels (nationalité de l’auteur ou de la victime). les amandes. Exemple : arrestation d’une personne.Suite à cet arrêt la FIFA qui est une instance mondiale a modifié ses règles. Si la police britannique poursuit un criminel et qu’il parvient à passer la manche. territoriaux. 30 . Cette notion s’est développée dès le 19ème s. b) L’extra territorialité interdite Tout d’abord pour les compétences d’exécution. cette compétence pénale n’intervient que pour des crimes nommément désignés. Ainsi. Les USA voulaient imposer leurs lois au monde. Ces lois sont toute fois contraires aux règles de l’OMC qui veut favoriser les circulations des K et des échanges. Les règles mondiales de la FIFA sont déterminées en fonction du droit communautaire. Elles ne produisent d’effet qu’aux USA et on ne peut parler que de simple territorialité. elle permettait de prendre en charge des risques communs à tous les Etats mais difficilement rattachables aux Etats. la police britannique ne peut plus l’arrêter. Il y a des effets extra territoriaux au droit communautaire. Les actes de puissance sont interdits sur le territoire des autres Etats. des conventions internationales ont été conclues. la détention. quel que soit le lieu où le crime a été commis et sans égard à la nationalité des auteurs ou des victimes. Ces lois de sanction visaient également les partenaires sociaux de ces Etats. Tous ces actes de puissance publique ne peuvent intervenir de la par d’un Etat que sur son territoire. Les règles qui s’appliquaient sur le territoire communautaire ont été modifiées si bien que tous les clubs du monde entier se voient appliquer des règles de la libre circulation. La nationalité des pirates n’était pas vraiment connue et les navires ne battaient pas un pavillon étatique.

Elle n’est pas compétente pour le juger mais elle a l’obligation de l’extrader vers le Rwanda. 105 de cette convention organise le mécanisme de compétence universelle. aut judicare). 6 §1) consacre une compétence universelle en matière de terrorisme. S’agissant du génocide ou du crime contre l’humanité. Cette notion s’est développée après la 2e GM où il s’agit de protéger les intérêts de la communauté internationale. même si les critères traditionnels ne sont pas remplis (aucune victime ni pirate français + zone hors France). donc les Etats peuvent intervenir (permission du Conseil de Sécurité dans le cas de la Somalie). Concernant le crime contre l’humanité. 1977 (art. pénal pour l’ex-Yougoslavie). soit de juger. En matière de crime de guerre. il y a une Convention de 1948 qui ne prévoit pas un système de compétence universelle mais renvoie à la compétence territoriale avec seulement une obligation d’extrader le criminel s’ils le détiennent. Ex : la France capture un navire de pirates somaliens. • compétence prévue par certains traités Seulement certains traités prévoient un mécanisme de compétence universelle. on a un autre moyen de lutter contre l’impunité. de l’humanité. 1949 porte sur les crimes de guerre. cette compétence n’est donc pas « totalement » universelle. il n’y a pas de traité. il peut extrader (aut dedere. La Convention de Genève. CPI. Cette notion a été développée pour les crimes les plus graves (crimes de guerre. 1961 prévoit une compétence universelle en matière de stupéfiants. elle a un titre de compétence pour juger les pirates. de torture). L’Etat n’est pas obligé de juger. c’est la justice pénale internationale (cf. On distingue selon que la compétence universelle par des traités ou selon qu’elle est prévue par des législations nationales.prévoyant que tous les Etats pouvaient juger les pirates indépendamment des critères traditionnels. Est prévue ne obligation pour tout Etat partie à la Convention. La Somalie est actuellement un Etat en faillite et elle n’est pas en état de faire respecter son droit sur le territoire et en mer territoriale. Les tribunaux qui ont opéré la saisie peuvent se prononcer sur les peines à infliger. La Convention de Montego Bay a repris le principe de compétence universelle en matière de piraterie maritime. C’est l’alternative que prévoit cet article. ils ne sont pas régis par une convention prévoyant la compétence universelle. soit d’extrader. donc de compétence universelle. Pour le crime de génocide. Il faut toujours un lien de rattachement. 31 . NB : La compétence universelle est un moyen de lutter contre l’impunité. Elle prévoit un mécanisme de compétence universelle lorsque des crimes de guerre sont commis. Ex : L’Allemagne détient un génocidaire rwandais. Tout Etat peut saisir un navire ou un aéronef pirate et saisir les personnes et les biens. Il y a tout de même des législations nationales… La Convention de New York. b) Les modalités Elles sont parfois relativement restrictives. Ex : prise en otage + exécution d’une population civile par des militaires. Strasbourg. La Convention européenne pour la répression du terrorisme. L’art. T.

En application de la législation belge. Yerodia était le ministre des affaires étrangères du Congo. La Convention de New York. contre l’humanité. un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. soit il doit l’extrader vers la Belgique. sa compétence est établie. les tribunaux sont compétents et ce. selon la Cour : « écarter cette législation au profit de lois de circonstances du lieu de l’infraction […]. Habré. Cette loi entraine la condamnation de 4 personnes ayant participé au génocide rwandais alors même qu’il n’y avait aucun lien avec la Belgique. C’est une alternative. suspecté de crimes contre l’humanité. De nombreuses plaintes ont été déposées contre des dirigeants en exercice (Saddam Hussein. qu’elle se situe ou non sur le territoire belge. au niveau diplomatique. soit juger lui-même Mr. Ainsi. n’envisagent pas la compétence universelle à titre exclusif. il a été jugé . Mais la Mauritanie avait voté une loi d’amnistie. le Sénégal s’est-il abstenu de juger Mr. Castro. La Belgique avait adopté une Loi sur la compétence universelle. Ariel Sharon…). Le Sénégal doit. cf. A l’art. 2002. La France a mis en œuvre la Convention de New York. avec une condition : la présence en France de la personne suspectée. ces conventions prévoient rarement une compétence universelle absolue car il faut souvent un autre critère. 689-1 du Code de procédure pénale. Ces conventions. conduirait à paralyser toute exercice de la compétence universelle ».La Convention de Vienne. mm si le crime n’a pas eu lieu sur le territoire français et que ni la victime ni le coupable ne soient français. Mr Ely Ould Dah a été jugé par les tribunaux français. affaire actuelle entre la Belgique (demandeur) et le Sénégal. CIJ. cette Loi belge ne faisait intervenir aucun critère limitatif. Mr. cf. Elle prévoyait la compétence des tribunaux belges pour les crimes de guerre. L’Ancien PR du Tchad (Habré) est accusé de crimes de tortures par les autorités belges. mauritanien. Cela concernait un arrêt Ely Ould Dah. Les juridictions belges étaient compétentes contre toute personne. Le problème est qu’elle a posé plein de problèmes à la Belgique. 32 . Le Congo a saisi la CIJ contre la Belgique. lien de rattachement avec l’Etat (notamment le critère de rattachement de la personne. Le Congo soutenait que le mandat d’arrêt était contraire au principe d’immunité des dirigeants en exercice. La Belgique invoquait que les immunités ne jouaient pas en matière de crimes contre l’humanité. lieu de résidence de Mr. Cette compétence universelle n’est donc ni absolue ni exclusive dans sa mise en œuvre. Cette loi cause de douloureux problèmes diplomatiques au gouvernement belge : les USA ont menacé de déplacer le siège de l’OTAN (Bruxelles). Cela a aussi débouché sur une affaire du mandat d’arrêt. sur le territoire). 1979 (art. Habré ? Il joue sur les délais… • compétence prévue par les législations Certains Etats sont allés plus loin que ce que les conventions prévoyaient et ont mis en place en principe de compétence universelle plus poussé. affaire où la CEDH a validé le principe de compétence universelle. Si cette condition est réalisée. aussi. il saisi la CEDH en invocation une violation de la CESDH. La Cour a donc été amenée à examiner le mécanisme de la compétence universelle : respecte-t-elle les DH ? Oui. qui a été jugé et condamné par la France pour des actes de tortures. Il ne s’est rien passé. 1984 prévoit une compétence universelle en matière de torture. 8) prévoit une compétence universelle en matière de protection des matières nucléaires. De plus. le génocide. Ces dernières ont lancé une demande d’extradition au Sénégal. Cependant. Habré.

Pour la CIJ. Il y d’autres sujet : les OI et les personnes privées. Ils sont nés des besoins de la vie internationale. les Etats ne sont pas les sujets exclusifs du DI. rapporteur à la commission du DI de l’ONU. israéliens… Le Parlement espagnol est donc revenu en 2009 sur cette Loi. la prostitution… Cette compétence était donc étendue et non conditionnée par la présence du suspect sur le territoire espagnol. si un ministre des affaires étrangères ne bénéficie pas d’immunité. La Loi espagnole prévoyait la compétence des juges espagnols pour les crimes graves parmi lesquels figuraient le génocide. La compétence universelle a donc un rôle restreint. Il devait être jugé au Chili mais est décédé avant. s’est déclenchée une affaire. le terrorisme. les autorités UK n’ont pas extradé Pinochet pour des raisons humanitaires et médicales : il était vieux. Ces problèmes ont conduit la Belgique à abroger cette Loi (modifiée par une Loi du 6 août 2003 qui restreint les modalités de la mise en œuvre de la compétence universelle. A l’heure actuelle. malade. Cette Loi n’est pas exclusive car elle prévoit le principe aut dedere aut judicare). à la fin des 90’s.La CIJ a donné raison au Congo en faisant prévaloir le principe d’immunité sur la lutte contre l’impunité. avec une immunité votée par le Chili. L’affaire est montée jusqu’à la chambre des Lords qui a refusé le principe d’immunité. Elle se contente désormais de ses obligations conventionnelles. c’est toutes les relations internationales qui seraient entravées. qui se contente des mécanismes prévus par les conventions internationales comme par exemple la présence en Belgique du criminel. A ce moment là. Cette affaire a jeté un coup de projecteur sur la Loi espagnole. sénateur à vie. Il s’est fait opérer au Royaume-Uni. elle a un effet dissuasif qui conduit une autre justice à juger ou compétence de la CPI. Sur le fondement de cette Loi. 33 . le faux-monnayage. Les avocats de Pinochet invoquaient son immunité de chef d’Etat et de sénateur à vie. Toutes les organisations de défenses des DH ont déposé de nombreuses plaintes > problèmes diplomatiques. D’après Sir Gerald Fitzmaurice (juriste britannique. Elle n’a qu’un rôle subsidiaire. dans l’ordre international. un mandat d’arrêt a été délivré aux autorités britanniques qui ont arrêté le général. dès 1985. Ce principe d’immunité est indispensable au bon fonctionnement des relations diplomatiques. Le juge Garzon a lancé un mandat d’arrêt contre le général Pinochet (ancien dictateur chilien). Ex : plaintes contre les dirigeants chinois (pour le Tibet). Au final. et possédant une personnalité juridique distincte de celle des Etats membres ». dotée d’une constitution et d’organes communs. juge à la CIJ). §1 : Les organisations internationales (OI) A. Cela étant. que par la volonté des Etats. Ce dernier était à l’époque. la piraterie. Section 2 : Les sujets secondaires : les organisations internationales et les personnes privées Ces autres sujets n’existent. l’OI est une « association d’Etats constituée par un traité. Mais on a du mal à les comptabiliser du fait de l’imperfection de la définition.Définition de l’OI Il y en a plus de 3000. L’Espagne a organisé un principe de compétence universelle. Des recours ont été intentés pr éviter qu’il ne soit extradé vers l’Espagne.

Critère a) Une institution permanente et autonome cf. = Union postale universelle.une personnalité distincte de celle des Etats membres. à la condition d’avoir l’accord de l’Etat en question. Les Etats peuvent s’associer pour promouvoir un but. C’est le cas de la Nouvelle-Calédonie (service distinct de celui de la métropole française). pour avoir plus de poids= Ukraine. C’est un critère. Organisation Météorologique Mondiale (OMM). plusieurs personnes se réunissent autour de cette idée et organisent un pouvoir. l’URSS a réussi à faire en sorte que 2 Etats fédérés soient membres à part entière de l’ONU. Cette idée d’institution se retrouve au DI. Elle prévoit qu’en plus des membres étatiques. Cela permet à l’OI de s’affirmer vis-à-vis des Etats. Les OI correspondent à cette idée d’institution. Pour d’autres auteurs. Certaines OI sont également ouvertes à des collectivités décentralisées.les Etats en devenir En 1945 (création de l’ONU).les collectivités territoriales de droit public On peut aussi parler d’entités décentralisées. A cette institution s’attache une forme de personnalité juridique. elle soit ouverte à d’autres Etats ayant leur propre service météorologique. La définition est muette quant à la raison d’être de l’OI. L’OI a une existence autonome. acceptent comme membres des territoires ou provinces relevant d’un Etat souverain. faisaient partie 2 entités qui allaient devenir des Etats : l’Inde (colonie UK) et les Philippines (colonie US). l’OI es un « être crée par un traité pour gérer leur coopération dans un certain domaine ». - b) La composition étatique Les OI sont composées d’Etats souverains. Mais il y a des exceptions : . Cela se caractérise par : une structure permanente avec des organes qui mettent en œuvre l’œuvre commune (organe plénier (Assemblée Générale de l’ONU)+ organe restreint (Conseil de Sécurité de l’ONU)+ secrétariat(secrétaire de l’ONU). créant une nouvelle personne qui a la personnalité juridique. Ex 2 : Certaines OI notamment techniques. école de Toulouse. . Ex 1 : En 1945. 1. Biélorussie. . « une institution est une idée d’œuvre ou d’entreprise qui se réalise dans un milieu social » Dès lors qu’il y a un objet commun. Selon lui. une base interétatique de l’OI. il y a pas mal d’exceptions. une volonté propre. la Polynésie Française… - les OI elles même membre d’OI 34 . Cette dernière a pour ambition de faciliter la coopération en matière de prévision météo.Ces critères ne sont pas toujours remplis. Les membres de l’ONU ne sont que des Etats. théorie de l’institution dégagée par Hauriou. La créature se détache de ses créateurs. tout groupement de personnes correspond à une forme d’institution.

Exemple 2 : l’OMT (organisation mondial du tourisme) Cette OMT est assez particulière puisqu’à l’origine il s’agissait d’une ONG. Seulement les Etats ne pouvaient pas écarter complètement les pouvoirs privés. Exemple 1 : l’OPEP (organisation des pays exportateurs de pétrole).Ces organisations sont très proches de la forme étatique. L’OMT a été créé composée d’Etats membres. Le traité est bien un accord de volonté régit par le DI. L’intérêt est de représenter des intérêts autres que ceux des gouvernements. Toutefois les seuls membres a part entière restent les Etats. c) Création par traité C’est la volonté de plusieurs Etats qui vient créer une OI. les syndicats ouvriers et les syndicats patronaux. Cela a concerné les organisations de lancement de satellite. Cette OIT est révolutionnaire au niveau de sa composition puisqu’elle met en place le tripartisme. Ce ne sont pas uniquement les intérêts des Etats qui sont représentés. Il s’agissait d’une OI dont l’objet était de développer la recherche et de procéder à des lancements de satellites. Ce sont les Etats qui ont développé cette activité en créant une OI. Elle a pour membre les Etats mais également l’UE. Ceux-ci conservent une place très importante même s’ils n'ont pas le droit de vote. Chaque délégué qu’il soit étatique ou syndical dispose d’un droit de vote si bien que les résolutions de l’OIT sont adoptées à la majorité. Par la suite les capitaux de ces OI se sont ouverts et on a une privatisation des OI. ne seront pas forcement étatique. Exemple 1 : l’OIT qui a été créé par le traité de Versailles. certaines organisations internationales sont ouvertes à des personnes privées On peut parler d’une privatisation de la société internationale. C’est une OI qui fait parti de certaines OI notamment la BERD. C’est une organisation très ouverte au secteur privé. La définition du traité reste assez peu formaliste en ce sens que l’on n’a pas besoin d’un instrumentum s’appelant traité pour constater qu’un accord est bien présent. club Med). tous les membres du tourisme international (Air-France. A l’origine il fallait beaucoup d’argent. Formellement cette organisation résulte d’une résolution. Ces puissances pétrolières ont adoptés une résolution créant cette OI. association de droit privé. Cette UIOOT a été transformé en OMT car les Etats se sont rendu compte qu’ils étaient concernés par le tourisme. Cet OPEP a été créée par les grandes puissances pétrolières en 1960 à l’issue d’une conférence. On a les membres affiliés. 35 . l’OMC. On a observé un phénomène de publicisation d’une ONG. Sont représentés en son sein trois partis. Certaines sont fondées sur un traité au sens matériel et pas formel. Il s’agit notamment de l’UE. Cela vaut aussi pour les OI. Dernier cas. Même chose s’agissant de la FAO. Dès lors que l’UE a des compétences commerciales. les Etats. L’organisation Eutelsat. La représentation syndicale n’intervient pas au niveau transnational. Chaque Etat membre de l’OIT envoie une délégation composé de 4 personnes. La privatisation au sens large est le fait que les organisations restent publiques mais la qualité de membre concerne certaines personnes privées. mais on a bien un accord entre les Etats pour créer cette OI. il est logique que l’UE en fasse parie. en OI. Deux représentants de l’Etat + un représentant patronal + un représentant salarié.

Ces objectifs inscrits dans le projet constitutif vont délimiter la compétence de l’organisation en ce sens qu’elle ne peut pas agir dans un autre domaine. 36 . Elles sont destinées à répondre à des besoins de certains Etats. On pourrait dire que les Etats lorsqu’ils créent une OI lui confèrent une mission de SP international. On s’est rendu compte que les conférences annuelles étaient insuffisantes face au boum du télégraphe et pour satisfaire les énormes besoins des Etats. Parmi ses missions on constate la surveillance du respect des DH et d’élections libres. d) La poursuite d’objectif d’intérêt commun Les OI sont créées dans un bute spécifique. l’administratif remplie des missions de SP. Certaines conférences sont crées et se réunissent régulièrement. il peut y avoir une analogie à faire. institutionnaliser la coopération. Il y a une différence fondamentale entre ces deux modes d’organisation entre la conférence et l’organisation. A l’issu de la chute du bloc soviétique. Traditionnellement le DI ne se charge que de réglementer les relations d’Etat à Etat mais depuis la 2e GM il se souci plus de but qui touchent les individus. on peut faire une analogie avec la notion de SP. Exemple : l’union télégraphique internationale (UIT). Il y a un certain critère de permanence. un meilleur échange d’information. Les organisations sont très souvent le prolongement de la conférence internationale. les OI ont un rôle de plus en plus important à jouer et s’agissant de ce critère. notamment la conférence de 1982 MontegoBay. cette conférence est transformée en OSCE. Au niveau international. La conférence n’est que la somme des Etats qui la compose et ses décisions doivent être prises à l’unanimité. A l’heure actuelle de nouvelles préoccupations ont émergées notamment la préservation de l’environnement (Copenhague) si bien qu’il y a des prises de positions pour la création d’une organisation mondiale de l’environnement. Cela étant. il est créé pour remplir une mission de SP. A l’inverse l’organisation a une personnalité juridique distincte de celle des Etats. 2. De même que lorsque que l’Etat français crée EP. Cet homme n’a pas perdu ses réflexes et a voulu jeter des ponts entre les deux branches du droit public. certaines conférences peuvent durer. De même qu’au niveau national. évaluer l’efficacité des traités. elle a été négocié par une conférence internationale pendant 9 ans. Cela permettrait de centraliser les projets. A un moment on se rend compte qu’il faut créer une structure permanente et historiquement c’est comme cela que sont nées les OI. Prosper Weil (grand administrativiste) s’est intéressé au DI. on a créés l’UIT. Elle repose sur un traité alors que la conférence intervient de manière informelle. C’est parce qu’il faut des structures permanentes que ces OI sont créée. Il a estimé qu’on trouvait des processus a peu prés analogues. Il dit que le SP s’est développé en France dès qu’on est passé de l’Etat gendarme à l’Etat providence. La définition du SP : c’est une activité d’intérêt général assuré par l’administration.Exemple 2 : CSCE créée par les accords d’Helsinki (1960). Aujourd’hui avec le phénomène d’internationalisation. Au niveau international on est aussi passé au stade de l’Etat gendarme à celui de l’Etat providence. Ce que n'est pas l’OI a) Distinction entre OI et conférence internationale. Au départ le télégraphe était américain mais il a fallut une harmonisation des techniques télégraphiques.

Ex 2 : l’union internationale pour la convention de la nature. On a un processus évolutif. Si bien qu’ne 1994 elle se transforme en OMC. Le GATT s’est transformé en OMC. Parfois la frontière entre ces différents stades est difficile à dégager. Toutefois certaines ONG bénéficient d’une 37 . Il va se transformer en conférence et on va passer en OI avec un secrétariat permanant. Pourquoi cette co-régulation ? Le fait est que jusqu’en 1999. Elles ont un statut de droit privé constitué dans un Etat. Le CICR est une association de droit suisse et constitué selon le droit suisse. Ex 1 : l’agence mondiale antidopage. Le but fixé est donné par les ONG elle-même. Elle est compliquée mais l’idée est que le code mondial antidopage est opposable aux Etats. C’est la raison pour laquelle une convention internationale de l’UNESCO contre le dopage a été adoptée. Ce n'est pas une organisation qui donne des droits. Il n’y a pas de délégation de SP international de la part des Etats. Les associations Green peace ou Amnisty internationale sont des ONG. Ce sont des organisations de personnes privées. C’est par la suite que l’on est passé au G20 qui permet l’ouverture à des pays sud. b) Distinction entre OI et ONG Le sigle ONG. Souvent c’est elles qui promeuvent de nouvelles causes et ne tirent pas leur mission d’une délégation étatique. Le GATT à l’origine est un simple accord. et même certains organes. on le doit à l’ONU. Cette agence a la faculté d’être une agence hybride. Cette AMA a adopté un code mondial antidopage qui fixe des procédures et vaut pour tous les Etats. C’est un mode d’organisation non institutionnalisé. des groupes de travail. C’est un traité où les Etats décident de diminuer les barrières commerciales pour favoriser l’expansion économique. Auparavant on parlait d’association à but international. On a une co-régulation entre le pouvoir public et privé qui abouti à ce code. Exemple : le comité international olympique (CIO) est composé de personnes privées de même que la FIFA qui ne regroupe que des organisations de droit privé. par exemple l’OSCE. Elles sont crées par un acte de droit interne. le dopage était régulé par les fédérations sportives. Seuls certains Etats avaient une loi en la matière. On a en principe un simple traité sur le commerce qui se transforme en conférence internationale et se comporte en OI. Certaines conférences s’institutionnalisent. En fait le GATT va se comporter comme une OI en adoptant des décisions et il avait conclu un accord de siège avec la Suisse. On a même un organe de règlement des différents. Etant donné que l’agence antidopage est une association de droit suisse. Ce n'est qu’une réunion qui abouti à des déclarations politiques. elle n'est pas opposable en droit français. Au départ on avait seulement un G5 lancé par Giscard d’Estaing. La FIDH est une association de droit français. 1e différence : ces ONG ne sont pas créées par des traités. Elle a son siège en Suisse. Elle regroupe des représentants des Etats mais aussi des personnes privées. Parfois elles agissent même contre les Etats notamment pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme.Le G20 n'est pas une OI. Dès lors que le dopage posait des problèmes de santé publique. 2e différence : ces ONG ne sont pas composées d’Etats. On considérait que cela relavait du droit privé. On a certaines ONG qui laissent une place aux pouvoirs publics.

On a un gouvernement communautaire. Ce sont des traités internationaux. Mais là ou l’UE a développé de nombreuses spécificités. Certains fleuves sont internationaux. La France est un Etat souverain ce qui exclue la souveraineté de la communauté européenne. Toutefois on ne confie pas une compétence 38 . On a décidé de créer les premières commissions fluviales. Petit à petit les Etats membres cèdent des prérogatives régaliennes à la communauté. Par exemple le droit de battre monnaie en créant l’euro. les juristes étaient désemparés face à cette nouvelle figure internationale. Ces navires étaient soumis à des législations successives. La manière dont la doctrine a pu expliquer ce phénomène était de dire que cette commission était une forme d’Etat. Il existe bien un droit de l’ONU. Les Etats ont créés une politique étrangère et de sécurité commune (PESC). L’individu joue un rôle important au niveau des juridictions européennes. Aujourd’hui ce terme n’est plus approprié car il s’agit d’une vraie fédération puisqu’il existe un Etat Suisse. Avec le développement d’autres commissions fluviales (Danube) on a parlé d’Etats fluviaux. La communauté a développé son propre ordre juridique. Certains auteurs développent une théorie selon laquelle l’UE n’aurait rien à voir avec le DI mais on aurait un processus de sui generis. Il n’a pas une compétence exclusive. Quel est la nature de l’UE ? Peut-on parler d’une OI ou est-on face à un Etat en devenir ? On a des liens très forts entre l’Etat et la communauté européenne. On s’est rendu compte que cela était une entrave au commerce. A l’époque au début du 19e s. A l’heure actuelle l’UE est composée d’Etats souverains. Certains Etats se sont regroupés en confédération avant de se regrouper en fédération. (Futur Etat européen). c’est au niveau de sa pénétration dans les droits étatique. A quel seuil les Etats sont ils encore souverains. C’est le cas du CICR reconnu par les conventions de Genève sur le droit humanitaire. Sauf que manque l’élément caractéristique : la souveraineté. Les anciennes colonies anglaises ont créés une confédération puis sont devenus des Etats fédérés.telle délégation de SP. une population et le traité de Maastricht a créé une citoyenneté européenne. La Suisse a confédéré les différents cantons. Est-ce qu’à force d’acquérir des compétences. l’UE n'est telle pas devenue un Etat ? Ou que lui manque-t-il ? Le fait est que l’on a un territoire. les Etats ne sont plus des Etats du point de vu du DI. Ce type de fleuve pose des problèmes en ce qui concerne la navigation. c) Distinction entre OI et Etat Les premières OI à avoir vu le jour étaient des commissions fluviales. Au contraire au sein d’une fédération. Cette vision est archaïque. Là encore c’est presque un attribue souverain qui est conféré. On parle de confédération helvétique. (La plus ancienne : la commission fluviale du Rhin). D’un point de vu historique la distinction a pu être assez ténue s’agissant de la condition de certains Etats fédéraux. A l’heure actuel il manque à l’UE cet attribue. mais cela est le cas de toutes les organisations internationales. Jusqu’ici on ne connaissait que les Etats sur la scène internationale. Une confédération est une association d’Etats au sein duquel les Etats gardent leur souveraineté. Cette vision est idéaliste : la communauté européenne a été instituée par la CECA et CEE. Il y a une convention par les Etat sur cette ONG d’une mission de SP.

2e classification : selon la composition ou assise géographique . Cette technique on la retrouve au sein des normes communautaires. Iran) 3e classification : selon l’ouverture. C’est le cas de l’OMS ou l’OIT. Il ne s’agit encore que d’une coordination. . Un arrêt de la CJCE non exécuté ne peut rien sans la force publique des Etats. La communauté n’a pas ce monopole de la contrainte. OMS.exclusive à la communauté en la matière. Ce n'est pas parce que l’on augmente la part des normes centrales que l’on se dirige vers un Etat. Le fédéralisme est un mode d’organisation de toute collectivité qui permet d’organiser des normes centrales et locales. Dans la communauté européenne on a des organes intergouvernementaux et un organe intégré (la commission) au sein duquel les commissaires européens ne défendent pas leur Etat 39 . Ex : pour entrer dans le Conseil de l’Europe il faut avoir aboli la peine de mort et être partie à la convention EDH. Exemple : l’UE. Pour d’autres il faut remplir des conditions objectives. A cela s’ajoute une compétence discrétionnaire de la communauté. Pour Ch Leben l’existence de l’Etat concerne la souveraineté. Certaines sont plus ouvertes que d’autres. La balance penche toujours du coté des Etats. selon les pouvoirs. Cela deviendrait la norme fondamentale de la communauté internationale. Cette classification ne recouvre pas toute les hypothèses notamment en considération de l’OPEP. 4e classification : selon les structures.OI a vacation régional : elle est limitée à une zone géographique. le Conseil de l’Europe. certains auteurs la considèrent comme une Constitution mondiale. Exemple : l’ONU. Cela peut intervenir également dans les Etats unitaires.OI a vocation universelle : elle a vocation à accueillir toute la planète sans critère géographique. d) La typologies des OI 1e classification : portant sur l’objet des OI Une OI à vocation générale est une organisation qui n'est pas circonscrite à un seul secteur d’activité à l’inverse des OI dites spéciales qui n’interviennent que dans un seul secteur d’activité. Ch Leben : la technique fédérale n’a rien de propre à la création d’un Etat. Pour certaines OI il suffit de signer le traité et l’Etat peut rejoindre l’organisation. On a un problème de fragmentation du DI. Cela nécessiterait que l’ensemble des droits nationaux s’agencent sous cette charte. S’agissant de la charte des UN. On a de nombreuses OI dont de traité porte le nom de Constitution. Se développe un DI régional qui ne concerne que les Etats membres du Conseil de l’Europe qui diffère du DI universel. Cette position est idéaliste. Russie. OI a vocation générale : l’ONU. (Venezuela. OI a vocation spéciale : OTAN. Arabie Saoudite. OMC. S’agissant de l’UE il y a des conditions objectives à respecter.

Il y a une séparation des personnalités juridique. Elle peut agir sans faire agir tous les Etats membres. Pendant un certain temps on avait du mal à envisager une entité à la personnalité juridique. B. La Cour constate que l’ONU s’est vu confier une mission internationale par les Etats membres. En droit français. Pour la Cour quand on confie une mission à quelqu’un. 1.Les organisations de coopération : elles ont pour mission de coordonner l’action des Etats. les Etats membres ont entendu reconnaître cette personnalité juridique.Les organisations d’intégrations : elles ont des ambitions plus importantes. L’ONU peut il demander réparation pour l’assassinat du médiateur. Elles sont rares. Au niveau international c’est la même chose. L’ONU a saisie la CIJ. Exemple : la communauté européenne. L’argument était de dire que l’ONU n’avait pas la personnalité juridique. En 1949 la CIJ a rendu un avis consultatif « réparations des dommages subit au service des nations unies ». sans l’unanimité. Sur une partie de la Palestine. On a l’émergence d’un pouvoir supra étatique. La Cour va chercher si de manière implicite. si on crée une société. de faciliter leur coopération mais n'ont pas de pouvoir normatif obligatoire. Va se déclencher une guerre. de gestion. La conception qui prévalait à cette époque était que seul les Etats pouvaient agir dans l’ordre juridique international. Elle va mettre en œuvre la théorie des pouvoirs implicites en disant que pour atteindre ce but il est indispensable que l’ONU ait la personnalité internationale. on créé un nouveau sujet de droit avec une personnalité juridique propre. Cette vision a été anéantie par l’avis consultatif. La Cour va répondre positivement au terme d’un raisonnement déductif. l’Etat d’Israël a été constitué. L’organisation se distingue de ses Etats membres. L’ONU pouvait elle demander réparation à Israël. La CIJ a répondu tout d’abord sur la question de la personnalité juridique de l’ONU. C’est une entité qui a une existence autonome.La personnalité juridique internationale des OI L’organisation a une existence distincte que la somme des Etats membres. Certaines organisations n’ont qu’une fonction facultative et d’autres ont une fonction normative. A cette époque. Cela a des conséquences très concrètes. supranational. Le comte Folke Bernadotte. . Donc les OI ne le peuvent pas ou que par leur Etats membres. 40 . L’affirmation de la personnalité juridique internationale des OI C’est la personnalité juridique internationale de l’organisation et la personnalité juridique interne. . .La charte des nations unies ne dit rien sur la personnalité internationale. Certaines organisations ont une fonction de contrôle. Puis elle a du dire si cette personnalité juridique était opposable à Israël puisqu’à l’époque Israël n’était pas membre de l’ONU. 5e classification : selon les fonctions.membre. l’ONU a envoyé en Palestine un médiateur chargé de négocier une solution pacifique. C’est la possibilité d’agir sur la scène internationale et d’agir dans les ordres juridique étatiques. on lui confie les moyens qui vont avec.

Exemple : 1/accord de siège Etats-Unis ONU. Ce sont ces accords de siège qui viennent régir toutes ces questions. Exemple : traité entre ONU et UNESCO. Ce que dit la Cour est que cette OI a pu créer une personnalité objective c'est-àdire qui vaut à l’égard de tous (erga omnes) selon le critère de la majorité significative. 2. Exemple : la banque mondiale vient financer certains projet et prête de l’argent à certains Etats en voie de développement. Cette opposabilité n'est en principe opposable qu’aux Etats membres de l’OI. Dès lors elle serait opposable à toute la communauté internationale même si le raisonnement est beaucoup moins convainquant. Il s’agit d’éviter que l’Etat ait des avantages financiers et une influence sur l’OI. Exemple : dans l’art 281 du TCE. Est-ce qu’il faut que l’ONU ait ce pouvoir de demander réparation ? La Cour répond positivement. Il est précisé que la communauté a la personnalité juridique internationale. 41 .L’opposabilité de la personnalité à un Etat tiers. . Elle dispose de pouvoirs juridiques qui ne sont pas nécessairement énoncés tel quel mais qu’on considère attachés à toute OI. Le traité le Lisbonne reconnaît la personnalité juridique de l’UE. Depuis 1949 on considère que toute OI dispose de la personnalité juridique internationale même si sa charte constitutive ne la prévoit pas. La capacité de conclure des traités : cette capacité/pouvoir de faire des traités prend plusieurs formes. elle est donc soumise au DI. La CIJ va considérer que l’OI peut demander réparation à un Etat non membre. L’ONU ne peut pas passer systématiquement par les 58 ministères des affaires étrangères des Etats membres. Le raisonnement de la CIJ est transposable à toutes les OI de la planète. 1947. Accord bilatéraux conclus avec des Etats en matière d’assistance technique et financière. Hors pour l’époque cette OI n’a pas d’existence pour Israël.La Cour va appliquer à la question particulière du droit de demander réparation au travers de la théorie des pouvoirs implicites. En 1950. Cette théorie repose sur un raisonnement qui consiste à analyser un texte au regard de ses finalités et c’est ainsi qu’on en déduit le fait qu’elle ait la personnalité internationale. quand l’ONU a été créée par 50 Etats fondateurs. Le type de traité le plus courant est ce que l’on appel les accords de sièges. le but étant d’éviter que l’Etat du siège ait plus de pouvoirs que les autres Etats. L’OI est intégrée dans l’ordre juridique international. 2/ accord France UNESCO. telle organisation vient assister tel Etat. ils représentaient la quasi-totalité de la planète. 1956. C’est un mode d’interprétation du droit auquel les juges communautaires recourent. Ces accords sont des traités qui ont pour but de réglementer les relations entre l’OI et l’Etat qui l’héberge. La conséquence de ces personnalités est que chaque OI est une personne distincte des pays qui la composent. L’étendu de la personnalité (les capacités) juridique des OI Quels sont les pouvoirs attachés à leur personnalité juridique. On a des traités de coordination entre les OI. Ce prêt passe par un traité entre la banque internationale et l’Etat. C’est un raisonnement téléologique. Le fait est que les Etats reconnaissent la personnalité juridique des OI. Les relations entre l’OI et l’Etat d’accueil doivent être réglementées.

Tous les membres de l’ONU sont partis à la convention y compris l’ONU et cette convention vient régir les relations entre l’ONU et tous les Etats membres en garantissant à l’ONU son indépendance. - 42 . sa responsabilité pourra être réclamée par un Etat. La capacité en matière de responsabilité (active/passive) : La responsabilité active est le pouvoir de demander réparation si l’OI subit un dommage à la suite d’une violation du DI. Cette distinction entre pouvoir et compétence n'est pas toujours claire. La CIJ ne connait que des litiges entre Etats. Elle a envoyé une mission qui mène des activités sur le territoire kosovar. Exemple : lorsqu’il y a litige sur les accords de sièges. L’étendu des compétences a) Principe de spécialité La personnalité juridique des OI et au delà les compétences données dépendent des objectifs. Les OI entretiennent également des relations diplomatiques. Cela étant. ce sont les moyens d’action. Il faut bien comprend l’expression relation diplomatique. Les traités multilatéraux avec plusieurs Etats. L’ONU mène des actions dans tous les Etats de la planète. La capacité passive est la capacité de voir sa responsabilité engagée. 2/ à l’heure actuelle la CIJ est saisie d’un avis consultatif relatif à la proclamation d’indépendance du Kosovo. les Etats envoient des délégations auprès des OI. La capacité d’entretenir des relations diplomatiques : cette capacité est étendue aux OI. Exemple : l’ONU agit au Kosovo. L’OI est limité à sa charte constitutive. L’OI ne peut agir que dans les domaines qui lui ont été assignés. Elle est reconnue par l’avis consultatif de 1949. il peut y avoir capacité processuelle contentieuse lorsque les parties choisissent leurs juges.Même chose concernant le FMI ou lorsque l’ONU envoie des casques bleus au Liban. Exemple : convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies. C. 1. Les Etats s’engagent à assurer une certaine protection à l’ONU. La capacité processuelle : pouvoir d’agir devant un juge international (relativement limité). Elle peut engager sa responsabilité. La pratique est relativement rare. Exemple : tous les Etats membres de l’ONU ont à NY une délégation pour la représenter. On les trouve dans le traité institutif. Il a un sens juridique particulier. Missions assignées à ces OI. Exemple : 1/avis consultatif de 1949. Si l’OI viole le DI. c’est l’envoie réciproque de représentants officiels entre les deux entités qui entretiennent des relations diplomatiques. Elle ne peut être saisie par les OI qu’uniquement à titre consultatif. On parle de légation. on passe par un accord entre le l’ONU et le Liban. Elles envoient des légations auprès des Etats et inversement. Ce que l’on entend par compétence concerne plus le champ dans lequel les pouvoir pourront être exercés.Les compétences des OI Ce que l’on entend par pouvoir.

Kramer 1976. CJCE. Pour la CIJ les effets sanitaires ne sont pas au centre de la question. La CIJ va considérer que l’OMS n’a pas de compétence en matière d’arme nucléaire alors que l’assemblée générale de l’ONU pouvait faire une telle demande d’avis consultatif. En revanche pour ce qui est de l’assemblée général de l’ONU. Pouvait-elle étendre sa compétence ? La CPIJ a regardé quels étaient les buts de l’OIT. En cas de légitime défense et si la survie de l’Etat est menacée. Les deux OI ont la capacité mais seule l’assemblée générale de l’ONU était compétente. Il n’y a aucune raison que l’OIT soit privée de réglementer le travail des patrons. b) La question des compétences implicites Est ce que l’OI a des compétences implicites ? Elle peut avoir des pouvoirs implicites. 1971. Un projet de convention de la part de l’OIT visait à interdire le travail de nuit dans les boulangeries et incluant le travail du patron. On voit la différence entre capacité et compétence. Dans une boulangerie le patron doit travailler en dehors des horaires habituels. la Cour constate que l’utilisation de l’arme nucléaire entre dans les compétences de l’assemblée générale puisqu’elle a une compétence générale « en ce qui concerne la menace ou emploi de la force dans les relations internationales. C’est une enceinte au sein duquel un traité 43 . La question entrait dans son champ de compétence. La réponse de la CIJ est que l’usage de l’arme atomique est licite dans certaines hypothèses. Exemple : le repos hebdomadaire d’au moins 24h. Elle n'est pas partie et se contente de proposer un traité. a) Les compétences normatives C’est la compétence pour l’OI de proposer des normes voire de les adopter elle même. est ce que l’usage ou la menace de l’arme nucléaire est autorisé par le DI ? la même question ayant été posé par l’OMS et l’ONU.Exemple : deux demandes d’avis consultatifs. Les deux OI ont la capacité de saisir la CIJ mais n’intervient que dans le domaine de compétence de l’OI. si elle subit un dommage. La nature des compétences Chaque traité constitutif confère tel ou tel type de compétence à l’organisation. « Assurer une paix universelle par la protection des travailleurs ». La Cour a constaté que la convention de l’OIT contient des dispositions qui concernent les patrons. La SDN avait saisi la CPIJ car l’OIT avait élaboré un projet de traité sur la réglementation du travail et en particulier sur le travail des patrons. Pour la CIJ la question de l’arme nucléaire est une question d’armement notamment lors de conflit. La réponse : l’OIT a ces compétences étendues qui n’excluent pas le travail des patrons. La théorie des compétences implicites est applicable et est établie depuis un avis de la CPIJ. le processus de désarmement et de développement progressif du droit international ». elle peut demander réparation (avis consultatif 1994). AETR . 2. cette disposition implique tout le monde y compris les patrons. Compétence de l’OIT pour réglementer accessoirement le travail personnel du patron. Cf CJCE. L’argument soulevé était que l’OIT n’avait compétence que pour réglementer le travail des salariés et pas des patrons. L’élaboration de traité : l’OI a compétence pour rédiger un traité. Implicitement la Cour a déduit les missions de l’OIT. Pour la CIJ « l’OMS n’a pas reçu mandat…pour traiter elle même de la licéité ou de l’illicéité de l’utilisation d’armement au cours d’hostilité ». CIJ 1996.

Le DI s’élabore en grande partie par la voie de traité. Ce comité des DH vérifie que les Etats respectent les DH sur leur territoire. voir qu’elle peut sanctionner. En DI il n’y a aucun processus législatif. 4/ l’OTAN mène de nombreuses opérations notamment en Afghanistan. Elle peut dépêcher des comités d’enquête si elle soupçonne une violation des conventions. On a une compétence opérationnelle de l’ONU. 3/ le conseil de sécurité qui n’intervient que de manière ponctuel pour gérer les conflits. Les OI ne sont pas ce pouvoir supranational. Exemple : les pactes sur les droits de l’homme. Exemple : 1/ FMI qui mène des activités opérationnelles lorsqu’ils prêtent de l’argent aux Etats. Certains traités mettent en place des organismes de contrôle. Les compétences hétéro-normatives : les règles s’appliquent à destination de l’extérieur et plus particulièrement à destination des Etats. Deux types de compétence hétéro-normative : La compétence auto-normative incitative : Les OI ne peuvent qu’inciter les Etats à adopter tel ou tel comportement. 4/ la communauté européenne. Exemple : 1/l’OACI (aviation) qui adopte des règles qui s’imposent aux Etats membres.sera rédigé et proposé aux Etats. Exemple : l’OIT intervient et vérifie que les Etats respectent les conventions et ils doivent fournir des rapports réguliers. A l’occasion de l’an 2000 tous les chefs de gouvernement se sont réunis à NY pour le sommet du millénaire. La convention EDH a été négociée au sein du Conseil de l’Europe. On a là aussi une activité sur le terrain de l’OI. Des règles techniques en matière de réglementation aérienne : concernant la détermination des voies aériennes. 2/ le HCR intervient dans les zones de conflits et apporte une protection aux réfugiés. Elle peut prendre des mesures de quarantaines. Il est difficile de parler d’un pouvoir législatif car il faut l’accord de l’Etat. Les compétences auto-normatives : c’est l’idée de l’autorégulation de l’OI. Exemple : 1/assemblée générale de l’ONU. Exemple : L’OIT n'est pas partie au traité mais le propose aux Etats. On parle de compétence normative réglementaire. C’est l’idée d’un droit dérivé interne. On a la convention de 1948 sur le génocide qui a été proposé par l’assemblée générale de l’ONU aux Etats membres. 2/ l’OMS détient ou pouvoir réglementaire d’urgence en cas de pandémie mondiale. d) Les compétences de sanction 44 . 3/ l’ONU qui envoie des casques bleus dans une zone de conflit pour faire tampon. C’est un plan d’action avec des grands principes. (Décentralisation de l’ordre juridique international). Une résolution a été adopté que l’on appel la déclaration du millénaire. On peut voir un substitue de pouvoir législatif. Cette déclaration n’a qu’une portée incitative. La compétence auto-normative obligatoire : Il y a des rares cas où les OI ont des compétences hétéro-normative obligatoire. c) Les compétences de contrôle et de sanction On a l’idée que l’OI vérifie l’activité des Etats et notamment le respect de leur engagement. Exemple : les règlements propres à l’OI : le règlement financé ou un règlement de sécurité. - b) Les compétences opérationnelles Les formes d’actions des OI sur le terrain notamment en matière d’assistance aux Etats. Mais aucune norme obligatoire.

Il permet à un Etat de prendre la défense d’un individu contre un autre Etat. Il faut que ça passe par son Etat qui dispose de la personnalité juridique au niveau international. C’est seulement à partir de la fin du 19e s qu’on s’intéresse au droit des individus et notamment au droit des esclaves. L’affirmation de ces droits ne suffit pas s’il ne s’accompagne pas de mécanismes internationaux. C’est dans le domaine des droits de l’homme que cette capacité va s’affirmer. droit à la vie. Mais concrètement aucun droit n'est affirmé. C’est sur ce fondement juridique que l’ONU développe la question des droits de l’homme et le plus important a été la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. On a un citoyen de tel ou tel Etat qui subit une violation du DI de la part d’un autre Etat. Il ‘agit des sanctions économiques dans le cadre de l’ONU pour sanctionner certains Etats notamment avec un embargo économique ou sur l’armement. a) L’affirmation de droits au niveau international Pendant longtemps le DI n’a pas reconnu de droit aux individus. Ce mécanisme a été développé par un arrêt du 30 aout 1924 CPJI « le droit qu’il a de faire respecter. L’institution la plus visible est ce que l’on appel le mécanisme de la protection diplomatique. A coté de ces droits civils et politiques. Les capacités positives des individus dans les ordres juridiques internationaux C’est le droit d’invoquer des droits devant un juge international ou un organe international.Les individus Cette personnalité juridique internationale des individus est une chose récente. le droit international ». Traditionnellement le droit international est fermé. La charte des Nations Unies est le premier texte. la France peut prendre fait et cause pour lui et demander réparation au Mexique.On distingue deux types de sanctions : Sanction interne au sein de l’OI contre un Etat membre. C’est le droit qui régie le droit entre les Etats souverains et pas plus. §2 : Les sujets secondaires du DIP A. 1. Le préambule mentionne la question des droits de l’homme de même que l’art 1e de la charte qui fixe comme but de l’organisation l’encouragement au respect des droits de l’homme. Exemple : Un investisseur français est établi au Mexique. Exemple : un Etat qui ne paye pas sa cote part peut voir ses droits de vote suspendus et peut même être renvoyé de l’OI. liberté de penser et de réunion. interdiction à la torture. Ce mécanisme c’est la négation de l’existence de l’individu en DI. L’affirmation de droit au niveau international. on trouve 45 . Sanction externe qui n’est pas liée à la qualité de membre. Cette déclaration universelle proclame des droits individuels et que tout homme a par nature avec des droits civils et politiques : interdiction de discrimination. Et c’est à partir de 1945 qu’est apparu l’idée que tout homme a des droits et peut en bénéficier. en la personne de ses ressortissants. Si le Mexique porte atteinte à l’investisseur français. Le litige devient un litige inter étatique devant un juge international. Ce dernier est cantonné au droit national. Cette situation a évolué depuis 1945 et les individus se voient reconnaître des capacités positives (actives) mais également des capacités négatives (passives) en DIP.

des droits économiques et sociaux. A coté de ces pactes généraux une série de traités sont venus apporter des droits aux individus : convention sur le génocide de 1948. sociaux et culturels d’inspiration socialiste. Abbanni a été arrêté et condamné par un tribunal militaire à 12 ans de prisons. et au niveau international les symboles ont une force énorme. On a voulu que ces valeurs aient valeur de droit positifs. Un pouvoir est reconnu à l’individu. Il va soumettre une communication au Comité et invoquer la violation des DH. Au sein du Conseil de l’Europe a été adoptée la convention EDH qui regroupe un certain nombre d’Etats européens et même plus (50 Etats). saisir des communications. 1e mécanisme : (un peu light). La seule limite étant que l’individu doit avoir épuisé les voies de recours internes. M. convention sur les droits de l’enfant 1991. C’est parce que des mécanismes ont été mis en place que les individus sont des sujets du DI. Le Comité constate que l’Algérie avait violé les DH. l’art 34 « La Cour peut être saisie d’une requête par toute personne physique toute organisation non gouvernemental ou tout groupe de particuliers qui se présente victime d’une violation par d’une des …» Il reconnaît un droit de saisir la Cour à l’encontre des Etats signataire de la convention EDH. convention sur la discrimination raciale de 1973. Le problème est que cette déclaration universelle des DH n’a pas de caractère obligatoire. On parle plus de droit créance : les individus ont droit au travail. b) La mise en place de mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme C’est l’individu qui agit directement sans passer obligatoirement par son Etat. La conception occidentale et la conception soviétique qui veut garantir le bien être des populations. qu’ils respectent les droits garantis par celui-ci. On a aussi une convention interaméricaine des DH. Rien ne justifiait ce recours au tribunal d’exception. Deux pactes adoptés en 1966 sur les droits civils et politiques d’inspiration libérales et le pacte de 1966 sur les droits économiques. droit à l’éducation. Même si certains Etats boycottent ces DH n'ont-ils pas acquis une valeur coutumière ? Exemple : interdiction de l’esclavage ou de la torture sont des normes coutumières du droit international à l’heure actuelle. Le Comité va dire que l’Algérie devait assurer une voix de recours à M. 46 . droit à la sécurité sociale. Il a été créé pour vérifier que les Etats l’appliquent directement. L’affirmation de ces droits ne suffit pas à en faire des sujets du DI. Les pays du bloc occidental vont en grande majorité ratifier le premier pacte et les pays du bloc soviétique vont en grande majorité ratifier le second mais a quand même une affirmation au niveau international des droits de l’homme. Abbanni et soumettre des rapports réguliers au Comité. Les individus ont un droit de saisir le Comité des DH. Le Comité peut constater la violation du pacte. comité des DH. Au niveau de la convention EDH. convention sur la torture 1984. Le FIS a remporté des élections municipales aux élections en Algérie puis le FIS a gagné les élections législatives et le pouvoir a annulé les élections. Il ne s’agit que de recommandations. Affaire Abbassi Madani. Elle ne s’impose pas aux Etats membres. convention sur la non discrimination des femmes 1979. Les Etats soumettent des rapports régulièrement et en fonction de ces rapports le Comité peut leur adresser des recommandations. Cette dichotomie reflète les deux conceptions des droits de l’homme.

Sans effet. ou de tuer des soldats prisonniers. Vont être définis les crimes les plus graves que sont les crimes de guerre. Elles saisissent la Cour EDH en invoquant la violation du droit à la vie et la Cour condamne la Russie. Les statuts des deux TPI (Rwanda et Kosovo) plus le statut de la CPI. Celle-ci condamne la France à 15000 euros d’amande. des voies de recours sont mises en place pour le personnel de ces membres. La Russie est partie à la convention EDH.Le crime de guerre consiste dans la violation des lois et coutumes de la guerre notamment des règles humanitaires. Tout passe par une mise en œuvre au niveau interne. Ces infractions ont été dégagées très progressivement. M. Ces exemples montrent que les individus peuvent agir au niveau international. Mais ces deux infractions faisaient l’objet d’une répression au niveau national. et Bazaieva c/Russie. L’accord de Londres du 8 aout 1945 crée le tribunal de Nuremberg. Il est interdit de bombarder des populations civiles. En revanche dès lors qu’on doit rendre compte de ces obligations devant un juge international… a) La détermination d’infractions pénales au niveau international En DI on n’a pas l’équivalent d’un Code pénal. On a mis en place des tribunaux administratifs qui connaissent des litiges relatifs au travail. Une jurisprudence s’est développée devant la Cour EDH qui condamne les Etats n’assurant pas un bon fonctionnement de la justice. La première infraction a été la piraterie et la traite des esclaves. A l’issu de la 2e GM au vu des crimes commis il fallait assurer une sanction et définir certains crimes en DI. Les capacités négatives La capacité négative n’intervient que dans la répression des crimes les plus graves prévus par le DI notamment le crime de génocide. Rivas a été arrêté par la police française et a subit un interrogatoire musclé. les crimes contre la paix et crime contre l’humanité. En DI seules certaines infractions ont été dégagées. Il saisi la Cour EDH.Exemple : arrêt CEDH du 24 février 2005. Le domaine des DH a fait valoir les droits des individus au sein du DI. M. Youssoupova. Un convoie de civile cherche à fuir la zone de trouble. Rivas a cherché à obtenir gain de cause. Le revers de la médaille est que les individus doivent également rendre des comptes dans certaines hypothèses. Au niveau du droit interne à chaque OI. . Il existe une liste limitée d’infractions. Rivas c/ France. Sans résultat. Arrêt CEDH du 1 avril 2004. On reconnaît des obligations aux individus en DI. . 47 . L’aviation russe a bombardé la colonne. 2. Elles ont saisies les juridictions russes.Le crime d’agression est le fait de déclencher ou provoquer une guerre contre un Etat sauf si la guerre est autorisée. Seules quelques femmes ont survécus. Ce sont des juridictions internationales devant lesquels les personnels des OI peuvent exercer des recours. La suppression du juge d’instruction risque de mettre la France en violation avec la convention EDH. Issaieva.

La particularité des 4 grandes sanctions internationales est qu’elles sont jugées par des juridictions internationales. Mais cette disposition n’a jamais été mise en œuvre car il s’est réfugié aux Pays-Bas.. A partir de 1945 on a souhaité créer une juridiction criminelle permanente. Ce tribunal de Nuremberg a jugé 22 nazis accusés de crime contre la paix. Au 19e siècle certains juristes pensaient juger Napoléon 1e devant un tribunal international. Le tribunal de Nuremberg appliquait la peine de mort. l’art 227 prévoyait que l’empereur d’Allemagne Guillaume II devait être jugé par un tribunal inter allié. b) La création de juridictions pénales internationales Le principe en droit pénal est que l’Etat est compétant pour sanctionner les violations.il a été amené au TP Yougoslavie par les autorités yougoslaves. La guerre froide va tout paralyser et pendant 40 ans la justice pénale internationale va être gelée. La seconde critique était de dire que c’était une justice de vainqueurs. Elle est aujourd’hui déconnectée des deux premières : attaque généralisée et systématique contre une population civile. racial ou religieux en tant que tel ». Il a été envisagé de créer dès cette époque une juridiction permanente. Dans un autre cas de figure l’Etat ne veut pas juger car les personnes sont encore au pouvoir ou on ne veut pas rouvrir des plais. crime de guerre et crime contre l’humanité.Crime contre l’humanité : il s’agit de porter des atteintes graves aux populations civiles lors d’un conflit armé. La notion de crime contre l’humanité est apparue pour la première fois dans l’accord de Londres mais à l’époque où les crimes nazis ont été faits il n’y avait pas de crime contre l’humanité. On ne peut être condamné pour un crime si aucune loi ne le prévoit. Dans certains cas l’Etat ne suffit pas tout d’abord parce que l’Etat ne peut pas juger. Principe de légalité des peines et des délits. Une partie de la doctrine a mentionné une rétroactivité. Le principe est que les dirigeants de second ordre relevaient des juridictions nationales. Ne sont jugés que ceux qui ont été capturés et le jugement des autres relevait des juridictions nationales. TP Rwanda.l’immunité ne joue pas en matière de crimes internationaux . Mais par la suite il va constituer un crime autonome prévu par la convention de 1948 sur le génocide « un ensemble d’actes commis dans l’intention de détruire un groupe national. C’est la critique la plus gênante. Il faudra attendre les génocides du Rwanda et du Kosovo pour que le processus reprenne. Il a fait l’objet de certaines critiques. vole de matière nucléaire. TP Yougoslavie: acté dense Exemples: inculpation Milosevic. On oppose à cela que les juges étaient indépendants et les personnes jugées ont eu le droit à une défense et à un avocat. A l’origine. On a à coté des infractions moins graves : trafics de stupéfiant. Il faut clairement éviter l’impunité a fortiori quand il s’agit de crime aussi grave. syber-criminalité etc. Tout d’abord « nullum crimen sine lege » pas de crime sans loi. Les tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo : Ces deux tribunaux ont été créés à la fin de la 2e GM pour juger les responsables les plus importants. 19 seront condamné dont 12 à la peine de mort. Lors du traité de Versailles. le génocide est un crime contre l’humanité. ethnique. Ou inculpation de Karadzic (chef Serbe Bosnie) il serait l’un des artisans du génocide commis 48 . Pour juger l’ensemble des crimes commis : TP Yougoslavie. La notion a évolué depuis 1945. Dans certains cas il faut une juridiction internationale.

inculpation par la CPI pour les crimes du Darfour.en Bosnie. Cette CPI n’est pas idéale parce que les états peuvent ne pas rejoindre le traité quand ils ont quelque chose à se reprocher et le statut de la cour est loin d’être parfait. les menaces ont été insuffisantes. TPI primauté sur J° nationale. A coté de ce 1er Groupe d’états progressiste. la décision est obligatoire elle s’impose a tous ce qui n’est pas le cas d’un traité international. notamment sur la nationalité de la victime sur un territoire non partie au traité Ou encore sur le lieu de détention des criminels. Exemple: Président au Soudan Omar Al Bachir. Les deux tribunaux voient leurs actés s’exerçaient en coopération avec les états et leur J°. TP Rwanda:  Les deux tribunaux pénaux internationaux: créés par décision du conseil de sécurité. cette possibilité est acceptée notamment par les 5 membres permanents de l’ONU car elles ont un droit de véto qui empêche l’inculpation d’allié. En ce qui concernent les exécutants : J° nationales. l’Iran ou encore la Corée du Nord. Ce mouvement crée en 98 lors du traité de Rome la CPI (cour pénal international) qui siège a l’Ahé. Ces deux tribunaux vont réenclencher le mouvement de la justice pénale internationale. Les deux TPI coutent cher à l’ONU: les états membres ont décidé de les fermer. l’un progressiste voulait une CPI propre avec de large compétence en mesure de sanctionner les criminels. La CPI a délivré plusieurs mandats d’arrêt contre des présumés notamment au Congo. il y a des états conservateurs qui veulent préserver leur compétence souveraine. C’est le fruit de négociation et de compromis entre deux groupes d’état. Il s’est longtemps refugié en Serbie protégé par les autorités Serbes. en Ouganda. 110 états sont partis au traité de Rome dont ne fait pas partie les EU.  Nouvelle possibilité est donnée: le conseil de sécurité peut saisir la CPI d’une situation non prévue au traité. Les deux TPI renvoient donc aux J° nationales le jugement de la plupart des Grands criminels. Normalement la CPI n’a pas de chef de compétence pour juger ce président mais grâce à la possibilité que prévoit le traité de Rome au conseil de sécurité de saisir la CPI alors 49 . Les états membres de l’ONU ont une obligation de coopérer par ex dans le transfert d’inculpé ou de document. l’Israël. mais aussi des états qui auraient quelque chose a se reprocher en matière des droits de l’h comme la chine. centre Afrique. ils ont la priorité.Compétence ratione personae: c'est-à-dire les compétences de la CPI sur ses sujets: * ressortissants des états partis (critère personnel) * personnes qui commettent des crimes sur le territoire des états partis (critère territorial) Les ONG voulaient étendre les compétences. la Birmanie. la CPI a vu le jour. Une campagne US a tenté de dissuader les états de signer le traité de Rome. puis il s’intéresse aux Dirigeants ou aux responsables (donneur d’ordre). c’est-à-dire la Cour criminelle permanente. Ces compromis se reflètent au niveau de la compétence de la CPI: . Il a été recherché par le TP pour l’ex Yougoslavie. au vue du succès de ces tribunaux qu’un mouvement a été lancé pour crée la J° permanente. car Bush était contraire au CPI. ils s’opposent à une CPI à large compétence. Au départ le TPI jugeait tout ce qui lui passé sous la main.

Le rapport Goldstone envisage une saisine de la CPI par le conseil de sécurité. mais elles n’étaient pas contraignantes car pas obligatoire. L’Assemblée gé demande au secrétaire gé de l’ONU de saisir le Conseil de sécurité pour transmettre le rapport à charge pour le conseil de saisir à son tour la CPI. Cette intervention mil s’est suivie de beaucoup de victime. sa compétence en matière de crime d’agression est virtuelle. . les états ont été incapables de définir le crime d’agression. elles jouent de cette disparité. Le DIP est intervenu pour régir des relations entre des états mais s’est progressivement envisagé à avoir des relations avec d’autres entités. Il faut mieux suspendre la procédure et mettre fin avec l’aide du Président a la situation catastrophique du Darfour. acte d’agression relève de la compétence de la CPI > mais crime d’agression n’est pas défini par le statut. . elles réalisent du bénéfice. la CPI n’a pas compétence personnellement face à Bush car pas membre au traité de Rome. la CPI ne peut exercer sa compétence que si les J° nationales sont défaillantes.  Le Conseil de sécurité peut suspendre pendant 12 mois l’acté de la CPI sur une question donnée. Les entreprises sont un sujet de droit interne national.celle-ci peut juger.Compétence Ratione Temporis: jugement des crimes commis postérieurement a l’entré en vigueur de son statut 11 avril 02. 50 . Autre exemple: intervention militaire musclé d’Israël dans la bande de Gaza suite a des tirs de Roquette. Il y a eu des tentatives 80’s avec des réglementations. Bush fait voter: Résolution par conseil de sécu écartant la compétence de la CPI pour les forces de l’ONU.Les entreprises Les entreprises sont des personnes morales à but lucratif. ça a donné lieu a une enquête internationale.  La primauté des J° Nationale sur CPI: principe de subsidiarité. nota mêlent les multinationales qui profitent de la disparité des droits internes qui varient selon les pays. une entreprise a une nationalité.Compétence Ratione Materiae: crimes qui peuvent être jugés par la CPI il s’agit des 4 grands crimes internationaux * crime d’agression (crime contre la paix) * crime de G * crime contre l’humanité * crime de génocide (intention de détruire un Groupe identifié)  Faiblesse de la CPI. Faute de R uniformes applicables aux entreprises. B. Le droit interne régit principalement les entreprises. le conseil des droits de l’h de l’ONU a créé une commission Goldstone qui a constaté des crimes de G des deux cotés. A l’heure actuelle les états n’ont pas la volonté politique d’adopter un droit international en la matière. Exemple: attaque US contre l’Irak en 2003. si mandat d’arrêt alors pas de règlement sur la situation du Darfour. mais ça peut faire obstacle a un règlement politique de la situation Exemple: mandat d’arrêt contre Omar El Bachir au Soudan.  Le fait qu’une personne physique puisse être jugée au niveau international montrez que l’individus a un accès direct à un ordre juridique international. L’individu est devenu un sujet du droit international.

Exemple: Sentence arbitrale par René Jean Dupuis dans aff Taxaco-calesiatic c/ Libye Litige entre Sté et état libyen.L’entreprise agit d’une certaine manière dans l’ordre international notamment par une pratique des contrats d’état qui désigne un contrat entre un état et une entreprise privé étrangère. C’est une offre permanente et gé d’arbitrage. Clause compromissoire: vaut compromis d’arbitrage. Convention de Washington de 65 pour le règlement des différents relatifs aux investissements. + une clause en cas de litige entre un investisseur et un état alors le CIRDI serait compétent. Accord des 2 parties pour qu’un tribunal tranche le différent. Une pratique de traité entre états. la question était de savoir si le CIRDI avait une compétence. Le CIRDI a été crée pour les litiges entre Sté étrangère et états. il faut le consentement des 2 parties au litige exprimé soit dans un contrat clause compromissoire) soit après la signature d’un compromis arbitrale. La question se poser de savoir quel droit était applicable pour le litige ? L’arbitre a considéré que le contrat de concession était régit par le droit international donc en concluant le contrat. mais par le simple traité. le CIRDI aurait du dire que faute de consentement il n’était pas compétent. Exemple: traité entre France/ Iran qui prévoit une liberté d’investissement La pratique des contrats d’état et des TBI va favoriser l’arbitrage entre entreprises et états notamment dans une aff AAPL c/Sri Lanka: en 90. La disposition du traité disant que les états aboutissait a l’arbitrage en cas de litige. Pour traverser la manche les seules méthodes sont le train sous 51 . Aff Eurotunnel 07. il n’y a aucun des deux instruments. Le contentieux des entreprises face aux états a pu exploser. il ya plus de 2500 TBI. La disposition ne vaut pas consentement normalement car il faut 2 consentements. des qu’une entreprise subit des mesures préjudiciables des qu’il y a un TBI l’entreprise saisie alors le CIRDI depuis 90. on a donc une voie d’accès de l’entreprise a l’ordre juridique international. La pratique va donner raison à l’arbitre.  Désormais une entreprise peut saisir le CIRDI sur le seul fondement du TBI. cette disposition a été interprété comme une obligation auquel l’état doit s’engager. la Sté s’est engagée dans l’ordre juridique international. ce sont des traités interétatiques entre deux états qui assurent une protection réciproque des investissements. Ce genre de traité va proliférer dans les années 80. il n’est pas nécessaire qu’il y ait un contrat comportant une clause compromissoire. Pour qu’un tribunal arbitral soit compétent. Cette double capacité (engagement/recours) vient traduit la personnalité juridique internationale de l’entreprise. Dans l’affaire. l’état donne un consentement gé envers tous les investisseurs de l’autre partie. La Sté AAPL a invoqué un TBI conclu entre le sri Lanka et le RU qui prévoyait que le sri Lanka devait protéger les investissements du RU. il n’y avait pas de clause compromissoire en faveur du CIRDI. C’est dans ce domaine que le droit international agit le plus. beaucoup de migrants essayent de rejoindre l’RU car il proposait des conditions d’accueil favorable. car celui-ci avait nationalisé les investissements de la Sté en Libye. Ils contiennent gé une clause compromissoire par laquelle les états partis aux TBI s’engagent a régler par la voie de l’arbitrage les différents. pourtant le CIRDI a été saisi par la Sté AAPL. ce sont les traités bilatéraux de protection d’investissement (TBI).

Le tunnel est régit par le droit international.personnalité fonctionnelle (découle d’un contrat) . L’État souverain en principe est de plus en plus limité dans sa marge de manœuvre des lors qu’il va adopter des mesures qui porte atteinte. Elles ont un statut associatif selon la loi national d’un pays. Exemple: Argentine. et limite sa souveraineté. C. elles ne sont pas ouvertes aux personnes privés et donc pas aux associations. La Sté Eurotunnel reprochait a la France de ne peut tout faire pour éviter que les migrants ne traversent pas la manche avec le tunnel. Les autorités françaises ont ouvert un centre de Sangatte (migrants trop nombreux) donc le centre a été fermé. elles défendent des causes.  Des qu’un état prend des mesures (anticrise par exemple). Il y a un afflux de refugiés dans la zone de calais.Les ONG Les ONG sont des personnes morales a but non lucratif.la mer. le contrat échappe au droit national. Possibilité d’imaginer que la protection des investissements étrangers vient limiter la marge de manœuvre des états. ou les ferrys. or il leur est reproché de ne pas avoir assuré l’entré du tunnel. En tant que personne morale elles sont avant tout des sujets de droit interne. les buts de l’ONG doivent être 52 . Elles instrumentalisent le droit international pour préserver leur intérêt. il vient officialiser des relations entre les conseils économiques et sociaux et la sphère privée (associative) les ONG vont se jeter sur cette possibilité.personnalité dérivé (découle du bon vouloir des états) . mais il peut prendre des consultations des ONG. La Sté eurotunnel s’est engagée au niveau international avec les deux états par contrat d’état. La France et le RU autorisent eurotunnel à construire le tunnel sous la manche et a l’exploité sans financement de la part de la France et le RU mais le financement n’a pas bien fonctionné. Possibilité d’organiser une relation avec les ONG mise en œuvre par le conseil économique et social pour créer le statut consultatif. Exemples: Greenpeace / Amnesty international: Certaines ONG: rôle dans le droit international 1°) un statut consultatif des ONG au sein des OI (rattraper) Ces OI ont une composition étatique. La France et l’Angleterre doivent assurer la sécurité autour de la zone. De plus le droit de saisir un tribunal arbitral. ces mesures peuvent porter préjudice a des investissements étrangers. Le conseil économique et social se préoccupe de question économique et social. Mais en 45 la charte de l’ONU a inauguré un statut consultatif. Une résolution vient réglementer l’octroi du statut consultatif. il risque d’être amené devant le CRIDI. et la France à indemniser la société eurotunnel pour les dommages subis. Il a retenu la responsabilité de la France et du RU. Sté: .personnalité relative (opposable aux états qui la reconnaissance)  Les entreprises ne sont pas des simples objets du droit international. ce sont des sujets assez exceptionnels mais de plus en plus les entreprises ont conquis un espace dans l’ordre juridique internationale.

comme la convention européenne des droits de l’h qui en son article 34 prévoit que les ONG peuvent saisir la cour. elles doivent avoir une structure démocratique. de soumettre des rapports au sein de l’Ecosoc. le créateur a considéré qu’on ne pouvait pas rester indifférent aux massacres lors des conflits armées. Coalition pour la CPI : L’importance des ONG dans l’élaboration du traité de Rome sur la CPI. 3°) la personnalité internationale de certaines ONG Certaines ONG reçoivent un sort particulier par rapport au sort commun elles se voient 53 . sous une forme inédite. elles causent des dégâts considérables des années après la fin des hostilités. . Handicap international / Convention d’Ottawa sur les mines anti personnel: la convention doit son existence a l’ONG. Elle a un rôle de plus en plus important notamment dans la Q° des R internationales. elles peuvent soumettre rapport au procureur de la CPI qui sur le fondement de ses rapports peut déclencher une enquête. Convention de Genève: reprend toutes les R du droit humanitaire. la convention a été proposée par le CICR.Certains états en voie de développement dont la délégation n’avait pas tous la compétence en DI pénal.Coalition d’ONG en faveur de la CPI du nom de ICCNOW. Ces mines anti personnel subsistent après la fin du conflit et son un obstacle au retour à la paix. Dans certaines zones a l’issus du conflit des mines sont toujours enterrées. le statut existe lui même auprès d’un organe lui même consultatif. c’est un statut international partiel: elles ont des prérogatives au sein de l’organisation qui donne aucune capacité véritable au niveau juridique.Au niveau de la mise en œuvre du traité de Rome: ONG jouent un rôle. Toutes ces ONG enquêtent sur la manière dont les états respectent les droits de l’homme. mais ça permet de délégué des observateurs. Les associations privées ont eu une influence sur l’élaboration d’un traité de droit international. 2°) participation a l’élaboration et au contrôle du respect du droit international CICR: comité international de la croix rouge: rôle fondamental dans l’humanitaire. Exemple: Amnesty international a dénoncé la condition de vie dans les prisons de France.conformes a la charte des NU. Conditions pour avoir statut consultatif: conforme au GONGO pour favoriser la participation d’ONG au sein de l’Ecosoc. . fort mouvement des ONG pour cette cour pénale internationale. c’est-à-dire la convention d’Ottawa. Ce statut donne aucun pouvoir de décision ni de vote. de participer aux débats. Est-ce que ce statut confère la personnalité juridique au ONG ? Une partie de la doctrine: début d’officialisation. Certaines conventions donnent pouvoir aux ONG. Comité crée au 19ème S en réaction au massacre des G. . ONG joue un rôle de vigie en ce qu’elle dénonce les violations des droits de l’heure. FIDH: fédération internationale des ligues des droits de l’h. il faut que les ONG ait une relation établie dans leur domaine. En effet les négociations d’un traité se font normalement entres états. ces délégations se sont ouvertes à des membres d’ONG pour négocier au nom de l’état sur les dispositions de la CPI. Les états ont accepté de se réunir pour une conférence internationale a l’issue de laquelle un traité a été adopté sur les minces anti personnel. il était question de porté secours aux blessés.

En application de la résolution 792 l’Espagne devait refuser l’accès des athlètes Yougoslavie à son territoire. Exemple: le comité international Olympique (CIO) est une ONG qui relève de l’initiative privé. . Cette personnalité est a la fois dérivée de la personnalité des états.  CIO a eu un accord direct à l’ONU par une réclamation pour faire valoir ses intérêts et droits directement au niveau international. En 92 ont eu lieu des JO de Barcelone. L’ONU s’est vu reconnaitre des missions internationales par les états membres. personnalité partielle. elles se voient reconnaitre des missions SP international. cad une acté d’intérêt gé assurée ou assumée par l’administration. pour qu’elles puisent remplir ces missions il leur faut des pouvoirs juridiques qui vont avec. Exemple: Conseil sécu de l’ONU qui a décrété un embargo sur les armes et sportif pour que cesse la G en Yougoslavie. elles sont peu nombreuses.possibilité de présenter des réclamations au niveau international. On voit que le CIO comme le CICR ont un statut bien particulier.conclusion accords internationaux avec OI pour mettre le sport aux services des causes internationales. Mais celle-ci n’est pas entière. Elle a eu des pouvoirs juridiques reconnus par les états. Exemple : accord avec la Suisse équivalent a un accord de siège . il y a une idéologie humaniste a travers le sport. ce traité vient régir le statut de la délégation avec le CICR. Exemple: CICR qui s’est vu reconnaitre une mission de SP international. qu’elles rendent visites aux prisonniers. L’Assemblée gé de l’ONU vote régulièrement pour qu’il y ait une trêve politique lors des JO.reconnaitre des capacités juridiques. notamment le TP de l’ex Yougoslavie. CIO: embêté parce qu’il considère que les athlètes Yougoslaves n’y étaient pour rien. Des personnes privés peuvent également assurer. Le CICR a eu le pouvoir de passer des accords de siège (traité avec état). ou se voir déléguer une mission de SP international des lors qu’il s’agit de satisfaire un besoin d’intérêt international. il faut qu’elle ait des pouvoirs qui aillent avec. Le CIO fait l’objet d’une véritable reconnaissance de la part des états et OI qui va traduire une forme de personnalité juridique des états: les missions du CIO sont vastes. et relative 54 . le CIO a saisi le conseil de sécu sans passer par la suisse et a négocié une solution pour que les athlètes participent mais pas sous le drapeau Yougoslave. fonctionnelle. Le CICR s’est vu reconnaitre par les états des missions d’intérêt gé notamment en droit humanitaires. C’est quelque chose réservé aux OI soit aux états non membres de l’ONU. Selon les ONG s’est transposable. Ce pouvoir de présenter une réclamation a été mis en œuvre dans les années 90. Début novembre 2009 : CIO a bénéficié d’un statut d’observateur auprès de l’assemblée gé de l’ONU. On trouve ces missions dans la convention de Genève qui prévoit notamment que le CICR porte secours aux blessés. De plus celui-ci peut porter réclamation si le traité n’est pas respecté.

L’art 38 comporte un §2 qui dispose « la présente disposition ne porte pas atteinte à la faculté de la Cour. Avec le développement des OI qui n’étaient qu’a un stade peu développé en 1920. Il faut faire une distinction entre source et norme : . Cet article omet certaines sources. Au niveau interne on a une autorité centrale qui produit du droit (le parlement. la norme. de statuer en exquo et bono ». C’est par dérogation à l’application du DI. On a une disposition qui liste : l’art 38 du statut de la CIJ. Cet art 38 vient faire une liste de ce que la Cour peur appliquer. La Cour peut trancher si les parties sont d’accord non pas en appliquant les règles de droit positif mais en statuant en équité.Partie 2 : Le processus normatif international On a une décentralisation du DI et de son processus de formation du droit. le gouvernement). C’est le cas notamment pour la CIJ arrêt de 1959 Plateau continental de ma mer du Nord. Parce qu’au niveau de l’expression utilisée. En DI il n’y a pas d’organe centrale ou alors dans des domaines particuliers et dans des moments particuliers. Il aura tendance à interpréter les règles de droit de la manière la plus équitable possible. portant sur la délimitation du plateau continental entre l’Allemagne et les Pays bas. Le traité n'est pas le seul mode de formation du DI. l’art 38 ne reflète pas l’ensemble des sources internationales. « nations civilisée » fait référence au colonialisme. Il est censé par nature être emprunté d’équité. Ceci est la règle. L’équité n'est pas une source du droit international. Le droit est censé être juste. très souvent le juge interprète des règles de droit à l’aune de l’équité. si les parties sont d’accord. Cet art permet à la Cour de statuer en équité. et la Cour a dit que la délimitation doit se faire de manière équitable. Même si le juge ne statue pas exquo et bono. Elle le fait au nom de la règle de droit qui renvoie à l’équité. La CPIJ a été créée en 1920. Il ne date pas de 1945 mais de l’époque de la CPIJ qui est l’ancêtre de la CIJ. Ex : un ambassadeur bénéficie d’immunité. 55 . Le §1 dispose que la Cour applique : les conventions internationales (traités) la coutume internationale les principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées les décisions judiciaires et la doctrine des publicistes Cet article 38 a mal vieillie. A l’heure actuelle on considère que toutes les nations sont civilisées.Une norme de droit désigne le contenu de cette règle. Traditionnellement le DI s’élabore de manière décentralisée en ce sens que ce sont les sujets du droit qui participent à l’élaboration des règles notamment des Etats. Par exemple le conseil de sécurité qui a adopté une résolution en matière de lutte contre le terrorisme et le conseil de sécurité adopte une fonction législative car il les a imposés à toute la communauté internationale. On a certaines règles du droit international qui renvoient à des considérations équitables.

En fait le terme coutume peut avoir un double sens. Des normes interrogeables. 56 . Une règle d’origine conventionnelle a la même valeur qu’une règle de valeur coutumière. En droit interne on a une hiérarchie des sources auquel correspond une hiérarchie des normes. Le traité joue un rôle bien plus important que le contrat en droit interne. la convention de Vienne a repris une règle coutumière. Dans l’antiquité on a eu le traité de la Perle entre Ramsès II et le roi des Hittites. §1 : Définition Le traité est un accord conclu entre deux ou plusieurs sujets du DI destiné à produire des effets de droit et régie par le droit international. Cette absence de hiérarchie des sources est toujours présente. Ex : l’interdiction du recourt à la forme dans les relations internationales. Mais lorsque le juge est confronté à un traité et une coutume. Les règles qui suivent le processus constitutionnel ont une valeur constitutionnelle. En DI on n’a pas cette correspondance entre la hiérarchie des sources et la hiérarchie des normes. Ex : convention de Vienne qui prévoit que l’ambassadeur bénéficie d’immunité. Il y a parfois une confusion entre la norme et la source. Là où les choses se compliquent est qu’une norme peut avoir plusieurs sources : ex : l’immunité de l’ambassadeur. c’est l’origine de la norme.. Il y a une hiérarchie des normes qui a vu le jour en DI avait le fait de certaines règles ont acquis une valeur supérieures aux autres. de par la source il n’y a aucune hiérarchie entre les deux. Ce n'est qu’un ordre chronologique qui est uniquement fonctionnel.La source est la technique juridique. Section 1 : la formation conventionnelle : les traités C’est l’équivalent du contrat en droit interne. C’est le processus qui lui donne son caractère normatif. Cette interdiction a une source convention Art 2 §4 de la charte des UN et une source coutumière. Ces traités sont un des modes de formation les plus ancien du droit international. par exemple. L’art 38 semble induire une sorte de hiérarchie des sources. Il peut désigner la source mais aussi la norme. Le processus de formation du traité est conventionnel comme l’est le contrat et le droit des traités s’inspire du droit des contrats. Il codifie les règles coutumières. Les règles qui suivent le processus réglementaire ont une valeur réglementaire. On a une série de normes fondamentales du DI qui ont émergées. Cette convention codifie une bonne partie des règles applicables en la matière. Les règles applicables aux traités sont contenues dans une convention. Cette règle a donc une source conventionnelle et une source coutumière. En DI on n’a pas de hiérarchie des sources mais on a une hiérarchie des normes. En fait en DI pendant très longtemps. de l’esclavage ou du recours à la force. l’interdiction du génocide. toutes les normes avaient la même valeur. C’est la convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le droit des traités. Le traité remplie une fonction législative ce que ne fait pas le contrat en droit interne.

Au finale la Cour s’est déclaré incompétente mais pour une autre raison. En d’autres termes le negocium était contenu dans les deux actes. Ambatielos. On parle du consensualisme en ce sens qu’on a plusieurs consentements qui se rencontrent. On a une sentence de la CIRDI.A. Une autre convention de Vienne a été adoptée en 86 sur le droit des traités des OI que ce soit entre une OI et un Etat ou entre deux OI. En DI on retrouve cette distinction et ce qui compte pour l’existence de l’accord international est le negocium et pas l’instrumentum. du moins s’agissant des OI. Et le RU disait que la Cour n’était pas compétente. En fait cette convention de Vienne ne sera applicable qu’au traité conclu par écrit mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’autres formes de traités. la CIRDI a constaté un accord sous la forme orale. 2. On a une pratique en DI où le contentement est exprimé de manière séparée notamment par la voie de lettres. 57 . Cet accord n’a pas besoin de se formalisé dans un texte. Notamment il est envisageable que l’accord prenne une forme orale. Dès lors que les entreprises ou les ONG deviennent des sujets du DI. la convention de Vienne de 69 ne s’applique pas. La Grèce invoque le consentement du RU par une déclaration jointe au traité. il y a accord. De même le consentement des deux Etats n’a pas besoins d’être formé de manière simultanée. 2006. Le DI est assez peu formaliste. Les parties à l’accord : les sujets du DI Cela désigne en premier lieu les Etats. La CIJ a considéré que l’accord entre la Grèce et le RU était constitué par le traité mais également de la déclaration. On parle de charte ou d’un protocole. Hors la CIJ n’a pas une compétence obligatoire et nécessite le consentement du RU. concluent elles des traités ? La doctrine veut réserver le terme traité aux accords conclus par les Etats et les OI. Dès lors que deux consentements se rencontrent par la voie orale. Modus vivendi ou encore le concordat. Certains traités s’appellent convention ou pacte. L’art 2 de la convention de Vienne prévoie que le traité devra prendre une forme écrite. C’est un accord entre deux sujets du DI. CIJ 1952. a opposé la Grèce et le RU. Ce negocium résultait de la combinaison de plusieurs instruments.Les éléments constitutifs de la définition 1. Les autres accords internationaux qui seraient conclus par les entreprises et ONG ne seraient pas qualifiés de traité. Ce qui compte est la rencontre des consentements et tous ces accords sont bien des traités. Un accord Le traité est un accord c'est-à-dire un concours de volontés qui se rencontrent en vue de réaliser un but ou un objectif réalisé. Ces OI passent des traités avec les Etats notamment avec les accords de siège mais également des traités entre OI. Ex : traité entre ONU et UNIESCO. Ambatielos est le patronyme d’un ressortissant grec qui avait été condamné par une juridiction britannique et la Grèce a exercé sa protection diplomatique et a demandé réparation au RU. Salini. En droit interne un contrat peut exister indépendamment de l’existence d’un document écrit s’appelant contrat. La question peut se poser s’agissant des personnes privées. On retrouve de nombreux articles entre les deux conventions similaires. C’est assez fréquent dans la pratique. Cette forme particulière renvoie à la distinction entre l’instrumentum et le negocium. La dénomination de cet accord importe peu. Les autres sujets sont susceptibles de conclure des traités. A ces traités.

Le CICR étant une ONG. Ce n'est pas un traité qui est obligatoire pour les parties. Puis la Cour va examiner le contexte du communiqué. Texaco Calasiatic. Les traités sont obligatoires. Si les parties ne respectent pas les principes. Il s’agit d’honneur mais ce n'est pas un engagement juridique.Ex : SA. l’acte final est dépourvu de portée obligatoire. Dans une affaire CIJ de 1994. « Pacta sunt servenda ». aucune responsabilité n’interviendra. Et la CIJ a affirmé qu’un simple communiqué de presse peut constituer un accord international. La Turquie avait fait des concessions à des entreprises avec des sociétés pour qu’elles montent des plateformes of shore. Dans une affaire de la CIJ de 1978. La Grèce a saisie le CIJ et un problème de compétence de la Cour se posait. Le Qatar affirmait qu’il ne s’agissait pas d’un accord international. Ce communiqué de presse n’était pas un accord international mais un acte concerté sans valeur conventionnelle. Délimitation maritime et questions territoriales entre Qatar et Bahreïn. La Turquie disait qu’elle n’avait pas consentie. On est un peu dans l’optique d’un traité mais malgré cette concertation. Ex : l’accord « Berlin plus ». La Grèce invoquait un communiqué conjoint. Ces expressions donnent l’idée d’un acte issu d’une concertation. Ex : SA 2007. C’était une déclaration politique comportant des principes mais ne pouvait être sanctionné juridiquement. La question qui se posait était de savoir s’il y avait un accord qui prévoyait la compétence de la Cour. On a une barrière qui est dressée au niveau de la doctrine entre les différents sujets du DI dont les accords sont qualifiés de traité et à coté on a les ONG et les entreprises qui concluent des contrats internationalisés. Il a appliqué les règles applicables aux traités mais le contrat ne doit pas être assimilé à un traité. Il s’agit de dégager des conduites sans leur conférer d’effets obligatoires. La création d’effet de droit Un traité emporte des effets obligatoires. Avec le cas du CICR qui a conclue certains accords internationaux avec certains Etats. L’arbitre a considéré que le contrat conclu avait été conclu dans l’ordre juridique international. Il s’agit des actes concertés non conventionnels. 3. Un compte rendu a été signé et ce procès verbal disait qu’avant la saisine de la CIJ il y avait toute une procédure préalable. Eurotunnel. serait assimilable à une OI et on pourrait qualifier ses accords de traités.binding agreements). Le problème de la compétence de la Cour se posait et un procès verbal de réunion se posait entre les deux ministres des affaires étrangères. La Cour va dire que 58 . On a un accord régie par le DI. un communiqué est dépourvu d’effet obligatoire. La Grèce conteste en affirmant que le lieu des concessions correspondait au plateau continental de la Grèce. Plus récemment la réunion du G20. Plateau continental de la mer Egée (Grèce c/ Turquie). 1977. on a un accord régie par le DI auquel le tribunal va appliquer la convention de Vienne sur le droit des traités. Ce caractère obligatoire permet de distinguer les traités d’une autre catégorie d’acte juridique. entre deux sujets du DI mais qui n’est pas un traité car l’un des parties est une société. Les OI entrent elles peuvent adopter des actes concertés non obligatoires. Là encore il se refuse de qualifier de traité. Ex : la déclaration de Yalta de 1945 n’est pas un traité. (On peut parler de gentlemen’s agreements ou non. La Cour estime que le communiqué de presse ne valait pas accord international car il allait à l’encontre de la position spécifique de la Turquie disant qu’un traité devait être pris pour saisir la Cour.

Cela étant l’exemple est assez peu courant car les Etats soumettent leurs accords au DI en considérant que le DI est plus respectueux. Inversement on peut avoir dans un acte non obligatoire des normes extrêmement précises. En 1997 les pays industrialisé ont pris des engagements. Le contrat pourra être soumis au droit interne sous la forme privée. 59 . L’administration Obama a annoncé qu’elle proposerait une réduction de 17% mais par rapport à 2005. Le negocium est bien présent. Ex : l’ambassade des EU à Paris décide vendre l’immeuble à la France. Les EU ont accepté de réduire de 7% les émissions de gaz à effet de serre. CPA. On voit donc que ce n'est pas parce que l’on est dans le cadre d’un traité qu’on a des obligations strictes. Cette distinction a des effets considérables car un acte sera obligatoire ou pas. 4. Art 2 « l’objectif ultime de la présente convention et de tous instruments juridiques connexes…est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère… Il conviendra d’atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que les écosystèmes… ». SA 2005 « Rhin de fer ». Il est fort probable qu’on ait des objectifs très précis mais n’ayant pas de caractère obligatoire. Le DI présente une neutralité visa vis des droit internes. La sanction a dégagé un critère pour savoir s’il s’agissait d’un acte obligatoire ou pas. ce qui a prêté à débat concernait un mémorandum of understanding. Ex : pour savoir quel est l’autorité habilitée pour négocier les traiter. En France c’est l’art 52 de la Constitution qui prévoit que c'est le PR qui négocie les traités. La Cour examine le contenu et montre qu’il y a des engagements réciproques à la création de droit obligation. Elle a voulu réactiver cette ancienne ligne de chemin de fer. Principe : tout traité est obligatoire. Le sommet de Copenhague. En l’occurrence le tribunal a considéré que ce mou était un acte concerté non conventionnel. il ne s’agissait pas d’un compte rendu de réunion mais d’un accord international. Lorsque dans les années 2000 la Belgique a voulu réactiver cette ligne.contrairement à ce disait Bahreïn. Cette ligne a fermée en 1991. Il y avait un mou conclue entre les deux états en 2000 et prévoyait qu’il pourrait y avoir une réactivation progressive et la question était de savoir si cette réactivation était obligatoire. Cela étant il n’est pas totalement exclu que le droit interne joue un certain rôle dès lors que le DI y renvoie. Ex : en matière de réchauffement climatique. Il fallait se référer à l’intention des parties. il est fort probable que la déclaration de Copenhague par sa nature constituera un acte non conventionnel mais il est probable que des objectifs soient donnés de manière très précise. Néanmoins les normes conclues dans un traités sont parfois très vagues difficilement invocables. On aura bien un accord entre sujet de DI qui produit des effets de droit mais ne sera pas soumis au DI. les Pays bas et l’Allemagne. c’est la convention cadre des nations unies sur les changements climatiques de Rio 1992. La soumission au droit international On peut avoir un accord entre deux sujets du DI qui produit des effets de droit mais ne sera pas soumis au DI. Le DI renvoie au droit interne pour certains aspects. La Belgique a voulu rouvrir cette ligne pour des raisons écologiques. En revanche le protocole de Kyoto de 1997 comporte des engagements chiffré. Ce processus a un point de départ. Une ligne de chemin de fer traverse la Belgique. Il n’y a aucune obligation très concrète.

l’adoption du texte et l’acceptation par ratification. Ex : le Tchad.B.La conclusion Il faut prendre ce terme dans un sens assez large. §2 : Le régime juridique des traités A. Ces traités collectifs concernent l’ensemble de la communauté internationale. On a une procédure complexe parfois assez longue qui se justifie par le fait que l’Etat ne s’engage pas contre son gré. Ensemble des étapes qui aboutissent à l’engagement. Les traités contrat constituent la majorité dans traités internationaux. Les traités lois s’imposent à tous les Etats qui y sont partie : convention de Vienne sur les relations diplomatique de 1961. des obligations de faire ou de ne pas faire. Elle regroupe les négociations. Il ne faut pas que la signature du négociateur mais une confirmation (en France c'est le PR). Il s’oppose aux traités traditionnels en forme solennel par lequel l’Etat ne s’engage pas par sa simple signature. Qualitativement ce sont les traités loi qui ont le plus d’importance. Chaque Etat est lié par plusieurs centaines de traités contrat. 60 . L’Etat est engagé après une procédure interne qui prend le nom de ratification. 3e classification : traité entre Etats / OI / entre un Etat et une OI. Les traités contrat viennent régir des relations interindividuelles.les différents types de traité 1e classification : traité loi / traité contrat L’idée qu’il y a est de dire que certains traités remplissent une fonction législative et qui incarnent une certaine forme de loi internationale et certains traités remplissent une fonction contrat qui s’apparente au contrat de droit interne. la France est partie à pas moins de 30 traités bilatéraux. De plus ils viennent codifier la coutume. Tendis que le traité institutionnel aurait pour objet de créer une OI. 2e classification : traité normatif / traité institutionnel Le traité normatif dicterait des normes de comportement. Les Etats sont souverains et c’est la raison pour laquelle la convention de Vienne prévoit des règles précises pour ce qui est de la conclusion des traités. 4e classification : traité bilatéral / multilatéral 5e classification : traité en forme solennelle / en forme simplifié Le traité en forme simplifié est le traité par lequel l’Etat est engagé par sa simple signature. La France a signé plusieurs milliers de traités avec différents Etats. Cette distinction est assez discutable. Les premiers relèvent de la convention de 69 et les seconds de 86.

Le plénipotentiaire signe mais cette signature ne vaut que sous réserve d’une signature de confirmation. on a des clauses finales sur ce qui concerne l’entrée en vigueur ou concernant la langue du traité (tel langue primera sur tel autre en cas de conflit). On peut avoir des annexes ajouté au traité qui ont la même valeur juridique que le traité. La convention de Vienne de 69 (art 7) prévoit que certaines personnes sont dispensées de présenter une telle lettre et son censées représenter l’Etat : les chefs d’Etats. La ratification intervient ensuite. Il peut y avoir certaines modalités concernant cette signature. Dans la plupart des traiter. On a eu a l’issu des négociations une signature ad référendum. Par la suite une cérémonie officielle de signature a eu lieu pour donner plus de solennité. Le DI ne détermine pas les personnes qui sont les représentants. Les préambules sont sans valeur obligatoire. b) L’adoption du texte Elle se fait par la signature du traité. Le DI est souple. Art 10 de la convention de Vienne : la signature ad référendum : La signature signifie seulement que le texte est arrêté mais la confirmation ne vaut que par une seconde signature. En DI le juge s’y réfère pour interpréter les dispositions du traité. Parfois l’adoption du texte se fait en plusieurs étapes. C’est une technique qui s’appelle la lettre de plains pouvoir. Il dit que c’est à chaque Etat de désigner les représentants de son choix en fonction de ses dispositions constitutionnelles. 61 .1. Authentification du texte et cela vient consacrer un consentement de principe de la part des plénipotentiaires. Cependant il fixe certaines règles visant à s’assurer que la personne présente aux négociations représente bien l’Etat. Ce traité est négocié par des représentants de l’Etats qui sont appelés les plénipotentiaires. les chefs de mission diplomatique (ambassadeur) et les représentants accrédités. Il y a la question de l’identification du négociateur. La signature du plénipotentiaire n’a qu’une valeur provisoire. En France la Constitution donne une compétence de principe au PR (art 52) mais même si on a un président qui aime bien tout faire dans tous les domaines il ne peut pas tous les négocier et il peur déléguer son pouvoir. Ex : la signature du traité instituant l’OTAN 1949. Tout négociateur doit présenter sa lettre de plein pouvoir pour négocier et signer le traité en bout de course et toute négociation internationale débute par un échange des lettres de pleins pouvoirs. Règles générales a) Négociation Ce sont les représentants des Etats qui viennent discuter le traité. Ex : on a un vote de l’assemblée général de l’ONU pour arrêter le texte et la convention a été signée par les Etats qui voulaient être partie. Parfois le texte est uniquement arrêté par consensus ou vote et la signature intervient seulement dans un second temps. C’est par la signature de ce texte que le traité est adopté. les chefs de gouvernement et les ministres des affaires étrangères.

Cela passe dans la plupart des cas par une procédure de ratification. Le PR George Pompidou devait ratifier ce traité mais nécessitait une ratification parlementaire mais il préfère passer par l’art 11 par voie 62 . celles qui engagent les finances de l’Etats etc. Cela étant l’Etat qui a signé n'est pas dans la même situation que l’Etat qui n’a pas signé. Puis on a l’idée de faire intervenir le parlement car la négociation du traité est dirigée par l’exécutif et le parlement peut avoir son mot à dire. Cela peut également être l’occasion de renégocier ce traité. de commerce. La plupart des Constitutions attribuent le pouvoir de ratification des traités à tel ou tel autorité. Cette intervention reste limitée parce que le parlement a des pouvoirs qui ne vont pas jusqu'à renégocier le traité. L’objectif est que les plénipotentiaires n’ont pas dépassé leur mandat. Ils peuvent dire que leur signature est sans objet. L’Etat a l’obligation de ne pas privé le traité de son objet et de son but. l’autorité va s’engager à respecter le traité. Cette ratification intervient par un décret de ratification. La ratification de certains traités donne la possibilité de faire un référendum. Article 53 de la Constitution française : dans certains cas cette ratification nécessite une ratification par le parlement notamment les traités de paix. C’est l’article 11 qui porte sur le référendum. Cela rend l’engagement de l’Etat définitif. Cela signifie que l’Etat ne doit prendre aucune mesure incompatible avec le traité qu’il a signé. Il est soumis à contreseing (PM et du ministre des affaires étrangères). Certains traités font l’objet d’une approbation par le ministre des affaires étrangère (moins solennel que le PR). Dans certains cas le parlement a refusé la ratification d’un traité. Ex : le parlement a refusé la communauté européenne de défense. Deux exemples : Article 2 section 2 de la Constitution américaine : c’est le président américain qui a le pouvoir de négocier et signer les traités mais l’engagement définitif n’interviendra qu’avec la majorité des deux tiers des sénateurs. Cela étant cela ne signifie pas que les Etats ont l’obligation de ratifier. Cette procédure de ratification intervient au sein de chaque Etat et selon les procédures constitutionnelles de chaque Etat.Toujours est-il que cette signature ne suffit pas à engager l’Etat. C’est le cas pour la politique américaine sous Clinton qui avait signé l’adhésion à la CIJ mais l’administration Bush a clairement annoncé qu’il ne ratifierait pas. Articles 52 de la Constitution française : principe de la compétence présidentielle en matière de ratification. Ex : en 1972 en ce qui concerne l’adhésion à la CEE. Ex : le traité de Versailles a été signé par le président américain mais le sénat n’a pas voté au deux tiers. c) Expression définitive du consentement à être lié Le consentement de l’Etat s’exprime en deux temps : le premier temps est la signature et dans un deuxième temps il faut un acte de confirmation de la signature qui intervient au niveau de l’ordre juridique interne. Par cet acte. En principe elle nécessite une seconde étape (ratification) pour que le traité soit obligatoire sauf pour les procédures d’accord s’simplifié où la signature suffit. Plusieurs cas de figure : on peut imaginer une compétence exclusive de l’exécutif pour ratifier on pourrait imaginer une compétence exclusive du législatif (rare en pratique) on peut aussi avoir un partage de compétence entre exécutif et législatif.

En 1992 avec le traité de Maastricht ratifié par le PR François Mitterrand en vertu d’une autorisation du peuple. On a voulu éviter les conventions secrètes. Ce n'est pas forcement le cas. Ex : le traité de Rome de 1998 prévoyait que le traité entrerait en vigueur à partir d’un seuil de 60 ratifications. 2.référendaire. En DI on a repris certaines formalités de publication même si elle n’a pas de caractère obligatoire. Ex : accord de Camp David 1978. La sanction est prévue au §2 de l’art 102 « le traité ne pourra pas être invoqué devant un organe de l’ONU ». Règles spécifiques aux traités multilatéraux a) Institutionnalisation de la procédure d’élaboration 63 . Ces traités en forme simplifié n’ont pas la même valeur juridique que les traités solennels. Il ne devient pas opposable au sein de l’ONU et notamment devant la CIJ. C’est une pratique initiée par les USA à cause du droit de veto du sénat américain. Cela revient à distinguer trois types d’accord internationaux : les traités solennels soumis à ratification les accords en forme simplifiés qui ne nécessitent pas de loi d’approbation et ne rentrent pas dans le domaine de l’article 53 les accords signés par le ministre des affaires étrangère mais qui nécessite une approbation en vertu d’une loi dans le cadre de l’article 53 d) Introduction du traité dans l’ordre juridique international Normalement le droit commun veut que le traité entre en vigueur lorsque tous les Etats partis ont manifestés leur engagement. On est donc dans une forme solennelle et la signature ne suffit pas. En l’occurrence l’administration Bush a tout fait pour que le seuil des 60 ratifications ne soit pas atteint. Avec la charte des UN on a voulu favoriser la publication des traités et l’art 102 de la charte prévoit « les membres des UN doivent envoyer leur traité au secrétariat de l’ONU qui le publiera ». Ils ont développé une nouvelle pratique des « executive agreements » permettant au président d’engager le pays sans passer par le congrès. Les USA sont engagés par la simple signature du président. Cette procédure est née d’une interprétation extensive de la Constitution. Certains traités peuvent contenir des dispositions particulières. En 2004. On pourrait dire que cela concerne des traités moins importants. On a considéré que c’était un facteur de fluidité. Il n’y a pas de procédure de confirmation et l’Etat est engagé par sa simple signature. La procédure de ratification peut être longue et compliqué et c'est la raison pour laquelle on a prévue les traités en forme simplifiée. traité constitutionnel européen refusé. Ex : les accords de Londres créant le tribunal de Nuremberg ont été signés par Roosevelt par une procédure de traité simplifié. En 2002 la 60e ratification est intervenue. En France l’article 52 distingue les traités en forme solennels et les accords en forme simplifiée. Il dit que les traités ou accords nécessite une autorisation parlementaire pour être approuvé ou ratifiée. Ils sont tout autant obligatoires. Certains traités prévoient une entrée en vigueur à partir d’un certain nombre. sans consulter le sénat américain. Sauf que l’article 53 ne reprend pas cette distinction binaire parce que l’art 53 distingue les traités ou accord.

64 . Ex : le traité de Rome sur la CIJ. il peut y avoir des conditions particulières mais la convention de Vienne propose une règle supplétive mais on peut envisager la règle des deux tiers. c) L question des réserves au traité C’est une faculté laissée aux Etats de déclarer qu’il ne consent pas à être lié à certaines dispositions du traité ou alors que ces dispositions prendront une signification particulière à son égard. Tout d’abord la technique de la signature différée. L’adoption du texte ne vaut pas signature. Art 2 de la convention de Vienne : « l’expression réserve s’entend d’une déclaration unilatérale faite par un Etat par laquelle il vise à exclure ou à modifier l’effet juridique de certaines dispositions du traité dans leur application à cet Etat ». permet à un Etat signataire d’exprimer son consentement définitif. La plupart des OI ont compétence pour adopter des traités pour qu’en leur seing des traités soient adoptés. l’adoption du texte : sur les modalités d’adoption du texte deux techniques peuvent être envisagées. Les réserves matérielles où une disposition de faux. Si on vote.Lorsque le traité est multilatéral il faut un cadre pour les négociations qui peut prendre deux formes : Le cadre de la conférence internationale : Ex : conférence de Copenhague. La technique du vote ou la technique du consensus. Ex : les réserves sur les clauses finales et les clauses de règlement des différents. Ex : l’assemblée générale de l’ONU. Au terme de la conférence. On trouve souvent des réserves sur les règlements des différents ou l’Etat pourra poser des conditions procédurales. Cet acte vaut à la fois signature et ratification. Il y a un travail préliminaire effectué soit par l’Etat qui héberge la conférence soit l’organisation qui la convoque. Ces réserves interviennent soit à la signature d’un traité soit à la ratification mais ne concernent que les traités multilatéraux. A l’époque de Grossius la langue internationale étant le latin et jusqu’à la 2 e GM la langue officielle et diplomatique était le français et depuis 1945 c’est l’anglais qui tend à s’imposer mais on constate une multiplicité des langues utilisées. va faire l’objet d’une réserve. Même chose pour l’OIT. négocié. Au sein de la conférence générale de l’OIT de très nombreuses conventions ont été adoptées et soumis à la signature et ratification des Etats. b) Ouvertures des traités multilatéraux La plupart ne sont pas fermés et donc ouvert à d’autres Etats parfois sous réserve de certaines conditions (géographique si c’est dans le cadre du Conseil de l’Europe). On permet à l’Etat de signer le traité postérieurement à tous les autres et à l’entrée en vigueur du traité. Cela favorise une certaine profession. Un projet de traité est déjà élaboré puis lors de la conférence. Ex : convention de Montego-Bay prévoyait que deux ans après l’entrée en vigueur. Ces conférences sont convoqués soit par un Etat ou plusieurs Etat ou une OI généralement l’ONU. La procédure d’adhésion ou d’acceptation. Le principe du consensus est qu’on discute tant qu’il y a des oppositions. un Etat pouvait signer le traité et pour les pactes aucun délai n'est prévu. De nombreux traités ont été négociés et adoptés au sein de l’assemblée générale mais les procédures de ratification et de signature subsistent. Deux techniques permettent à un Etat de rejoindre le traité.

La Cour a refusé de considérer que la réserve Turque était valide et elle a développé à cet égard un argumentaire : elle a considéré qu’il y avait un ordre public européen en matière de droit de l’homme qui s’oppose à ce type de réserve. La réserve de la Turquie concernait l’étendue spatiale et que la convention EDH ne s’étendait pas à Chypre. Ce processus d’objectivation. Pouvait-on faire une réserve à la condition sur le génocide ? La CIJ a relevé la règle en la matière : une réserve n’est valable que si elle est acceptée par tous les Etats. aff Loizidou c/ Turquie. Mais la Cour considère que cette règle ne vaut pas pour certains traités multilatéraux qui entendent réunir un très grand nombre d’Etat. on le retrouve également dans le comité des droits de l’homme de 1966. La convention EDH n’interdit pas les réserves mais la question s’est posée de savoir qui pouvait apprécier ces réserves. Cela peut dénaturer un traité mais tout de même cette pratique se justifie car elle permet d’assurer une large participation des Etats aux traités multilatéraux et permet parfois d’atteindre l’universalité qui a prévu un aménagement. Dans cette affaire la Cour a estimé qu’il lui appartenait de vérifier la validité de la réserve. La CIJ a eu l’occasion de se prononcer dans un avis consultatif de 1951. Ces articles rappellent que la réserve ne doit pas être en contradiction avec les buts du traité. La Cour a considéré qu’une réserve sur le règlement des conflits. A l’inverse si un Etat émet une réserve sur tel ou tel ethnie. le traité est valide sauf à l’égard des relations France/ Turquie. convention sur la répression du crime de génocide. Cette pratique est soumise à des conditions et est encadré par le DI. Ils précisent que des réservent sont possibles mais ne doivent pas être prohibées par la convention. Dans cet avis la Cour a assoupli la règle traditionnelle.Cette pratique des réserves peut être discutée. il est possible de faire une réserve sur cet article 9 car elle ne vise qu’a exclure une obligation procédurale et pas une condition de fond et cela ne va pas à l’encontre du but même de la convention. Avis consultatif de 1951 que se passe-t-il lorsque l’Etat fait une réserve et un autre objecte ? La Cour a dit que l’Etat qui a fait la réserve est parti au traité mais uniquement visa vis des Etats qui ont accepté la réserve. Elle est en train d’élaborer des directives en la matière et elle insiste sur la question des objections aux réserves. Mais cette réserve doit demeurer compatible avec l’objet et le but du traité. La CDI est saisi de ce type de problème et codifie la pratique en la matière. Il y a des impératifs qui s’imposent à tous les Etats et qui rendent contraire à la convention EDH ce type de réserve. Ex : si la Turquie émet une réserve et que la France objecte. S’ils considèrent que la réserve est contraire au traité. Laisser à l’Etat le soin d’apprécié par lui même n'est pas un gage d’objectivité et c'est pourquoi dans certains systèmes conventionnels il y a certains organes qui vont procéder à cette appréciation de la validité des réserves. Arrêt 1995. Ces règles ont été reprises aux articles 19 et 20 de la convention de Vienne. Ex : la convention cadre sur le changement climatique interdit des réserves. Traditionnellement c’est aux Etat de dire si pour eux la réserve est contraire au traité. Elle ne doit pas annihiler ce que l’on essaye d’instaurer par le traité. ils peuvent objecter. Cette objectivation est intervenue dans un cadre particulier. De très nombreux traités n’auraient pas vu le jour ou regrouperaient un très petit nombre d’Etats sans ces réserves. La CEDH s’est déclaré compétente pour apprécier la validité des réserves. cela irait à l’encontre du traité. 65 .

François Ie n’a pas exprimé un consentement libre et c’est un vice du consentement reconnu par l’article 51 de la convention de Vienne. L’Etat a été trompé en raison de la conduite frauduleuse d’un autre Etat. conférence diplomatique voir à l’OI qui l’a organisé. 66 . La mission est de centralisé l’état des ratifications. La convention couvre l’erreur de fait et non pas l’erreur de droit. Les causes d’invalidité des traités en DI a) Les vices du consentement Il y a toute une série de vices du consentement codifié par la convention de Vienne. S’agissant des traités conclus au sein de l’ONU c’est souvent le secrétaire général. corruption du représentant d’un Etat. 1. Les accords de Munich sont entrés dans l’Histoire car les Français et Anglais ont abandonné la république Tchèque pour la paix.« Morcellement des relations conventionnelles en autant de liaisons bilatérales » (P-M Dupuy).La validité des traités En droit interne un contrat n’a d’effet que s’il n'est pas vicié. Le premier de ce vice est l’erreur (art 48 de la convention). La convention de Vienne est revenu sur cette décision et dit que l’objection n’empêche pas l’entrée en vigueur du traité entre le réservataire et l’objectant. Le deuxième vice du consentement est le dol (art 49 de la convention). Un Etat est toujours libre de retirer sa réserve (art 22 de la convention) et de même que l’Etat qui a émit une objection peut la retirer. Il s’est trompé même si cette erreur doit avoir certaines caractéristiques. La deuxième condition est le fait que l’erreur doit porter sur un élément essentiel du consentement. L’idée est le fait que l’Etat se trompe lorsqu’il exprime son consentement. Le tribunal de Nuremberg a eu l’occasion d’examiner cet accord. On a donc une conduite frauduleuse et on peut invoquer le dol. L’article 51. Ex : traité signé entre Charles Quint et François Ie signé en 1526. François Ie avait été fait prisonnier par Charmes Quint et l’empereur l’a contrait à signer le traité de Madrid qui vient céder la Bourgogne au St Empire romain germanique. la contrainte exercée sur le représentant d’un Etat. La convention de Vienne reprend ces règles. L’erreur doit porter sur un fait ou une situation. Le dépositaire est celui qui reçoit tous les instruments de ratifications. d) Institution du dépositaire Pour chaque traité il y a un dépositaire. Le tribunal a reçu des documents allemands qui prouvaient qu’Hitler n’avait aucune intention de respecter le pacte. Ex : les accords de Munich de 1938. à partir du moment où on corrompt le plénipotentiaire. Il n’y a que cet article qui est neutralisé. Il va ensuite notifier à toutes les autres parties au traité. le consentement est vicié et le traité ne va pas produire ses effets. Le traité est en vigueur sauf l’article du traité qui fait l’objet d’un désaccord. Cette fonction est confiée généralement à l’Etat qui a hébergé la convention. B. L’Allemagne a promis de s’arrêter aux Sudètes. L’article 50 de la convention.

C’est une norme acceptée et reconnue par la communauté internationale des Etats dans son ensemble en tant que norme à laquelle aucune dérogation n'est permise. Certains Etats se sont opposés à la convention de Vienne et la France n’a toujours pas rejoint la convention de Vienne car elle ne reconnaît pas le Jus Cogens. c’est d’invalider tout traité contraire. A la fin de la 2e GM la France a invoqué la nullité du traité et c’est la raison pour laquelle un nouveau traité a été conclu en 1946 bien plus favorable à la France. b) La question de l’illicéité de l’objet et du but du traité Certains contrats en droit interne sont nuls s’ils sont contraires à l’ordre public. celles qui sont le ciment de la communauté internationale. le droit des peuples à disposer d’eux même. La pratique est plus riche que pour les autres vices du consentement : traité entre la France et la Thaïlande. Les négociations étaient très centrées sur cet article 42 de la convention de Vienne. contrainte exercée sur un Etat par la menace ou l’emploi de la force. Ces traités dès leur signature seront considérés comme nuls parce qu’ils sont contraires à l’ordre public international. hors les conséquences du Jus Cogens sont lourdes (nullité du traité). Elle est intervenue pour la première fois en 1928 avec le Pacte Briand-Kellogg. Si le traité est en forme simplifié il produit des effets ? 67 . De quoi est fait cet ordre juridique international ? Ce sont les règles fondamentales du DI. L’interdiction de la torture. En pleine guerre mondiale. L’Etat a exprimé son consentement mais cette expression s’est faite en violation des règles constitutionnelles de l’Etat. Cette règle est apparue à partir du moment où l’usage de la force est devenu interdit en DI. Les Etat en développement voulaient que la notion de contrainte inclue la contrainte économique et que les pressions économique faites sur un Etat soient considérées comme un vice du consentement. Avant cela on considérait que les Etats n’étaient pas limités qu’en à leur possibilité de conclure des traités. La plupart des tribunaux internationaux l’ont consacré et il est accepté par la quasi-totalité des Etats. Toutes ces règles sont considérées comme formant le Jus Cogens. Ce qui est impératif n'est pas dérogeable. Un traité obtenu par la force sera vicié. l’interdiction du génocide. le Japon a imposé un traité favorable à la Thaïlande sur le tracé des frontières entre Thaïlande et Cambodge. En DI on retrouve cette idée l’ordre public à travers la notion de Jus Cogens qui envisage un traité en conflit avec une norme impérative du DI général (art 57 du traité). Les Etats développés s’y sont opposés. On a une définition du droit impératif très flou. Ex : une Constitution limite les compétences du chef d’Etat pour conclure un traité mais il a quand même signé le traité. Ex : deux Etats conclu un traité pour organiser un génocide. c) La violation du droit interne relatif à la compétence pour conclure le traité Ce motif n’intervient qu’à des conditions strictes.L’art 52 de la convention. Il a un rôle très fonctionnel. On retrouve l’interdiction du recours à la force. Avec la norme de Jus Cogens on vient limiter les pouvoirs des Etats et la définition qui en et donné est clairement insatisfaisante.

Elle est codifiée à l’art 26 de la convention de Vienne « tout traité en vigueur lie les parties et doit être exécuté par elles de bonne foi ».Imaginons encore que l’accord a été signé par une autorité incompétente. mais l’obligation est rédigée de telle manière que cela va être très dure d’engager la responsabilité de l’Etat. Ce principe exclue le droit de dénoncer un traité sauf si le traité prévoit cette possibilité. 2. La nullité relative est une nullité qui n’intervient que lorsque sont en cause des relations privées. le dol et la corruption. Seul l’Etat pourra invoquer ce vice et le juge ne l’invoquera pas d’office et l’Etat pourra couvrir cette erreur. Art 69 de la convention de Vienne « les dispositions d’un traité nul n'ont pas de force juridique ». En DI le traité est la loi des parties. (Art 46).Les effets des traités 1. En principe la violation du droit interne est sans effet en DI sauf si la violation a été manifeste ou si la règle violée est d’une importance fondamentale. les vices les moins graves concernés par ce régime de nullité relative. Distinction en nullité partielle et nullité totale. Il est obligatoire mais on a de nombreux traité qui comportent des obligations assez moles si bien que formellement. Conséquences de l’invalidité Le traité est nul. Le juge peut l’invoquer d’office et cette nullité ne peut être couverte par le consentement d’un cocontractant. Le DI reprend ces deux régimes de nullité. une règle structurelle et pour certains théoriciens. A l’inverse la nullité absolue intervient lorsque l’intérêt général est affecté. Cela remet il en cause le consentement de l’Etat ? La réponse du DI est l’indifférence au droit interne. A l’inverse certaines causes de nullité entrainent une nullité absolue. L’Etat qui ne respecte pas le traité engage sa responsabilité internationale. Cela peut remettre en cause le consentement même de l’Etat. Cela correspond à des articles du traité dont la remise en cause n’affecte pas le reste du traité. Le juge ne peut l’invoquer d’office et elle peut même être couverte par le consentement du cocontractant. « pacta sunt servanda » à l’égard des parties (les traités sont obligatoires) On a un principe fondamental du DI. les Kelséniens. c’est obligatoire. Le principe en DI est que la nullité affecte l’intégralité du traité. C. La nullité de la clause n’affecte pas la validité des autres clauses. Cette nullité du contrat peut être invoquée par toute personne ayant un intérêt. contrainte et violation du Jus Cogens et c'est le régime de la nullité absolue qui va s’appliquer. pacta sunt servanda est cette norme primaire du DI. C’est le principe général mais dans certains cas ce principe soufre d’exceptions lorsque le traité comporte des clauses séparables. Principe d’effet relatif à l’égard des tiers 68 . 2. Il reprend l’erreur. Une distinction doit être faite entre nullité relative et nullité absolue. Ce sont les causes. Cette nullité relative ne peut être invoquée que par la personne l’aisée. On parle aussi de clauses divisibles.

Il s’agit d’un traité multilatéral. Si l’une des parties viole le traité « de manière substantielle » l’autre partie est autorisée à suspendre voire à mettre fin au traité. Ex : pendant longtemps le commerce des esclaves n’était pas interdit. elle ne peut intervenir qu’avec l’accord de toutes les autres parties. Impossibilité d’exécution : art 51 de la convention de Vienne. Ce n'est pas parce que la France viole la convention que les autres pays sont dispensés de la respecter. Traité sur le pacifique sud. 3e cause : l’extinction d’un commun accord d’un traité. Ex : l’affaire Bernadotte. 2/ un traité entre la France et l’Egypte et que la France rende des œuvre archéologique. Si jamais on a un traité de 1703 qui organisait la - - - 69 . Ex 1 : convention de Montego-Bay. art 62 de la convention de Vienne. La survenance d’une nouvelle norme de Jus Cogens : on a un traité qui devient contraire à une norme impérative et de ce fait. La fin des traités et leurs causes d’extinction 1e cause : la réalisation du but du traité.Le traité ne lie que les parties et ne lie pas les tiers. Naturellement le traité va s’éteindre. Ex : le traité CECA prévoyait qu’il était prévu pour 50 ans. On est dans le cadre d’un traité bilatéral. 2e cause : l’écoulement de la durée de vie prévue. Certaines limites à ce principe d’effet relatif concernent des entités ou des situations objectives. Art 34 du traité « un traité ne crée ni obligations ni droits pour un Etat tiers sans son consentement ». Le changement fondamentale de circonstance : (clause rebus sic stantibus). L’atteinte de cette limite marque la fin du traité. S’il y a un tremblement de terre qui détruit l’obélisque il devient impossible d’exécuter le traité puisque son objet n'est plus. Seule la violation de dispositions essentielles du traité peut justifier cette exception d’inexécution. Ce changement vient transformer les obligations des Etats de manière radicale. Cette exception valait pour les traités bilatéraux. Pour les traités multilatéraux. Certains traités posent des règles dont on ne peut pas faire comme si elles n’existaient pas. Exemples : 1/ imaginons qu’un fleuve soit asséché on ne peut construire un barrage. Traité sur la libre navigation des voies maritimes. Traité instituant une frontière qui est opposable à tout le monde. Cette impossibilité d’exécution vise la disparition ou la destruction définitive d’un objet indispensable à l’exécution du traité. A coté de ces causes conventionnelles il y a des motifs d’extinction qui ne reposent pas sur le double consentement : Exception d’inexécution : (exceptio non adempleti contractus) prévu à l’article 60 de la convention de Vienne. Il faut juste le double consentement. 3. L’interdiction de la traite des esclaves est apparue vers la fin 18e. Ex : traité sur la neutralité de la Suisse. Israël n'est pas partie à l’ONU mais l’existence de l’ONU s’impose à Israël. Ex 2 : la convention EDH. le traité devient nul.

A l’origine la plupart de ces règles existaient de manière coutumière. Comportement répété également dans l’espace : il ne doit pas être variable selon des différentes régions du globe. La Cour l’a admis dans une affaire Droit de passe sur le territoire indien. Ils ont la conviction que leur comportement est dicté par une obligation juridique. B. À partir de cette définition on peut distinguer deux éléments constitutifs de la coutume : CIJ 1969 Plateau continental de la mer du Nord.traite des esclaves. Toutes ces règles ont à l’origine une valeur coutumière. …. Ces comportements doivent être répétés dans le temps et dans l’espace. Il faut que ce comportement soit universel. L’ambassade américaine est protégée. Dans le temps c'est-à-dire que la pratique internationale doit être constante.L’élément matériel : la pratique générale Il s’agit de comportements répétés des sujets du DI qui laissent entendre qu’il y a une règle qui les dicte. Par la suite en 1961 ces règles ont été couchées par écrit dans une série d’articles qui ont donné naissance à la convention de Vienne de 1961. Ce sont des règles sur le droit des traités. Elle repose sur le fait que les sujets qui suivent la pratique ne le font pas parce que c’est une habitude mais parce que c’est une obligation. « Preuve d’une pratique générale acceptée comme étant le droit ». La Cour avait reconnu que deux Etats pouvaient établir un droit de passage sans voie conventionnelle. Section 2 : La formation coutumière du DI La plupart des règles du DI général se sont formés par la voie coutumière avait d’être codifié par la voie conventionnelle. Aucun de ces Etats ne s’interdit d’utiliser l’arme atomique. Il est clair que la France ne se considère pas interdite d’utiliser l’arme atomique. §1 : La définition de la coutume On la retrouve à l’art 38 du statut de la CIJ. Ex : le personnel diplomatique bénéficient d’une certaine protection au sein de l’Etat qui les reçoit. 2/ l’affaire du plateau continental de la mer du Nord. 1e élément : la pratique générale 2e élément : l’idée que cette pratique est acceptée. Ex : tous les Etats avant la convention de Vienne assurait la protection des ambassades. Nuance : on peut imaginer l’existence de coutume locale propre à une région du globe particulière ou des coutumes relatives aux relations entre deux Etats. A.L’élément psychologique : l’opinio juris sive necessitatis C’est une pratique devant être acceptée comme étant le droit. Le plateau continental est ce que l’on appel le prolongement du territoire terrestre 70 . ce traité devient nul dès lors que l’interdiction de l’esclavage devient une norme impérative. ….

Et dans les cas où on a utilisé l’équidistance cela s’est fait uniquement pour des motifs d’opportunité. C’est le fait qu’une fois arrivé à la mer. Pour les auteurs objectivistes. D’ailleurs l’art 38 du statut de la CIJ parle de la coutume. Le Cour va répondre négativement. Ces règles se sont formées spontanément indépendamment d’expression de volonté. Pourquoi n’a-t-on pas de coutume ? Tout d’abord pour la faiblesse de la pratique. On pourrait se demander si la notion de Jus Cogens pourrait être opposable à la France. L’idée est que lorsque deux Etats se font face. Pour ces auteurs s’il y a des règles coutumières qui émergent c’est bien parce que les Etats auraient exprimé un consentement à l’égard de la règle coutumière. La CIJ a fini par reconnaître le Jus Cogens et la France étant isolée. il ne sera pas lié par cette règle. Est ce que ce traité serait nul ? La théorie de l’objecteur persistant viendrait au soutient de la France. … … §2 : Les discussions autour de la source coutumière A. On ne pourrait pas imposer une coutume à un Etat sans son consentement. Il y a une institution du DI qui vient soutenir cette doctrine. Les Etats disposent de compétences d’exploitation sur leur plateau continentale notamment en ce qui s’agit du pétrole. La coutume est un phénomène sociologique. Ce plateau continental relève des compétences étatiques.Le fondement de la coutume internationale On retrouve la doctrine volontariste et la doctrine objectiviste. Pour qu’une coutume soit opposable à un Etat. Ex : la question de l’attitude de la France à l’égard de la notion de Jus Cogens. Ce n'est pas parce que les Etats expriment un consentement que la coutume est obligatoire. c’est à cause des nécessités sociales de l’ordre international. La France est l’un des rares Etas à avoir voté en opposition à la notion de Jus Cogens. C’est leur volonté qui s’exprime de manière expresse ou tacite. on met la délimitation à une distance égale. elle va finir par accepter la norme. Critiques : Cette théorie ne permet pas d’expliquer le fait que les Etats sont liés aux coutumes déjà existantes. La théorie de l’objecteur persistant n’aurait jamais pu exister pour ces Etats. La France va finir par accepter la norme de Jus Cogens. Tous les Etats anciennement colonisés n’ont pas eu le choix et se sont incérés dans un ordre juridique qui s’est imposé à eux. il faudrait que celui-ci ait participé à la pratique ou qu’il ne s’y soit pas opposé. En l’espèce l’Allemagne était en litige avec le Danemark et les Pays-Bas. ce caractère obligatoire ne repose pas sur la volonté des Etats mais sur le fait qu’on est dans une société internationale qui ne peut exister que s’il y a des règles qui l’encadrent (des règles obligatoire). Pour les auteurs volontaristes la création de la coutume serait la volonté des Etats.sous la mer. A cela la Cour ajoute que la plupart des cas concernait des Etats qui se faisaient face. 71 . c’est ce que l’on appelle la théorie de l’objecteur persistant : un Etat qui s’oppose de manière permanente à une règle coutumière. il y a tout un dénivelé du plateau continental sur plusieurs centaines de km. La règle que les Pays-Bas et le Danemark voulaient imposer était le principe d’équidistance. de la pratique comme étant le droit. La mer territoriale fait partie du territoire.

Mais cette règle apparaît de manière sauvage. Très souvent les parties à un litige invoquent les règles coutumières. On distingue la famille romano germanique des familles de Common Law. René Jean Dupuy a écrit un article dans lequel il distingue les coutumes sages des coutumes sauvages. La CDI adopte des projets d’articles et ce projet peut par la suite être repris sous la forme de convention. c’est mettre par écrit les normes internationales. Tous les Etats vont dire qu’ils ont le droit d’exploiter leur plateau continental. Cela a commencé par un texte juridique. Il va constater que l’Etat va acquérir des compétences sur son plateau continental. Il va constater que parfois le processus est inversé et que la nécessité de la règle est affirmée et qu’en suite après la pratique va suivre. Il faut qu’elle soit commune aux différentes familles de système juridique. Ce bouleversement du processus coutumier va être examiné dans plusieurs secteurs notamment du droit de la mer. Le droit français n’a pas beaucoup de point commun avec le droit britannique. Section 3 : Les autres modes de formation du droit international Art 38 du statut de la CIJ « les principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées ». Des principes généraux communs aux ordres juridiques nationaux À l’heure actuelle tous les Etats sont considéré comme civilisés. 72 . §1 : Les principes généraux de droit A.La remise en cause de la définition traditionnelle La théorie des deux éléments constitutifs : dans la pratique il y a deux modes de révélation de la coutume. De manière sérieuse on a eu l’affirmation du besoin d’une nouvelle règle et c’est à partir de cette affirmation que se développe une pratique de manière contagieuse.B. Le juge y met son seau. La codification. On a une nouvelle forme de coutume qui ne correspond pas au mode traditionnel.Définition des principes généraux de droit Ce sont des principes communs aux ordres juridiques étatiques que le juge transpose en droit international. Il est très dur de déceler la psychologie d’un Etat. Soit la codification soit la jurisprudence. La règle n’a pas besoin d’être présente. Ce qui n’était qu’une pratique devient une coutume. Pendant très longtemps le droit international limitait les compétences des Etats à 12000 nautiques. 1. Mais cette théorie des éléments constitutifs est parfois remise en cause parce que le juge (CIJ) comme le codificateur (CDI) ont du mal à distinguer les deux éléments. Pour lui l’opinio juris se forme après la pratique. Les deux éléments sont donc liés l’un à l’autre. Les deux éléments ne peuvent pas être dissociés. une résolution au sein de l’assemblée générale de l’ONU. Le deuxième mode est le juge international à l’occasion d’une affaire. Il appartient au juge de constater l’existence ou non de la coutume. « Il faut que les Etats puissent exercer des compétences sur leur plateau continental ».

Face à ce déficit normatif le juge n’a pas d’autre choix que de recourir à cette méthode. C'est un engagement provenant d’un seul sujet. Dès la fin du 19e le juge a été chargé de dégager l’obligation de réparer lorsque l’on cause un dommage à la suite d’une violation du DI. L’ordre juridique international va s’approprier le principe a tel point qu’on a oublié son origine interne. La règle doit être compatible avec l’ordre juridique international. 2e étape : importation du principe. 2. « nemo auditur propriam turpitudinem allegans » et l’obligation de réparer. Ex : l’obligation de réparer. Ce principe devenu coutumier pourra être codifié. 73 . On voit qu’il ne serait pas possible de transposer tel quel en DI car non compatible avec les structures du DI. 2e hypothèse : fonction transitoire. Le juge pénal international en a fait un principe général de droit international. Cette règle n'est pas compatible avec la structure du droit international.La composition de la CIJ aide à dégager ces principes. Ex : « sine crime sin legem ». Litige entre la Pologne et l’Allemagne. Ex : le développement du DI pénal. Des principes transposés à l’ordre juridique international Il y a un processus de transposition : 1e étape : le principe doit être transposable au niveau international. On voit que dans l’ordre international le juge a un rôle normatif. certains principes généraux de droit ont été dégagés. Exemples : selon qu’un acte unilatéral émane d’un Etat ou d’une OI. Un principe général de droit peu acquérir valeur coutumière et devenir un principe du droit international. §2 : Les actes unilatéraux Un acte unilatéral est un acte par lequel un sujet de droit (international) va exprimer sa volonté et par ce biais va s’engager au niveau international. « pacta sun servanda ». La Cour permanente a rappelé le principe de bonne foi. En matière de responsabilité. B.Fonction des principes généraux de droit 1e hypothèse : combler des lacunes. Elle est composée de 15 juges qui doivent représenter les grandes formes de civilisation et les principaux systèmes juridiques du monde. Le DI ne permet pas de trancher un litige. CPJI 1927 et 1928 Usine de Chorzow. Il ne faut pas confondre ces principes généraux de droit avec les principes du droit international qui eux ont une valeur coutumière. On a donc un mode de formation distinct du processus coutumier qui laisse la part belle au juge. Ex : en droit interne tous les individus peuvent saisir le juge. On va oublier qu’à l’origine c’est une chose oubliée par le juge. … … … Ils se sont inspirés des droits pénaux étatiques. Le développement du DI dans de nombreux nouveaux domaines et encore aujourd’hui la technique du principe général de droit international.

Tout d’abord le conseil de sécurité de l’ONU. La France aurait fait de nombreuses déclarations selon lesquelles elle cesserait de faire des essais nucléaires dans l’atmosphère. Ex : les Etats-Unis. Les listes noires en matière de terrorisme.La jurisprudence en tant que source du DI La jurisprudence désigne les décisions juridictionnelles internationales. Cet acte est obligatoire pour l’Etat. elle ne peut adopter que des déclarations dépourvue de caractère obligatoire. La France faisait des essais nucléaires dans l’atoll de Mururoa. Ex : des sanctions contre un Etat. rares sont les OI capables d’adopter des actes obligatoires. … … … B. C’est également le cas de l’OMS qui peut adopter des règlements sanitaires qui imposent des règles pour lutter contre des épidémies. Il peut adopter des décisions qui s’imposent à tous les Etats membres. Dans quelles mesures la jurisprudence de la Cour suprême américain a-t-elle pu influencer le juge international ? Tout simplement parce que la Cour suprême a pu résoudre un litige entre deux Etats fédérés. 1974 aff des Essais nucléaires. Il ne l’a pas fait au titre de principe général du droit. Ex : CIJ. L’OSCI adopte des règles de sécurité en ce qui concerne l’aviation. On a en ce sens un pouvoir de décision du conseil de sécurité. (Directives). La plupart des OI n’ont pas le même pouvoir normatif que la communauté européenne. Cela concerne les décisions adoptées par les juges nationaux. La Cour a réussi à ne pas se prononcer sur cette affaire en développant la théorie de l’acte unilatéral. Les actes unilatéraux obligatoires Hormis la communauté européenne.A. Il est arrivé qu’un juge international s’inspire de solution donné par un juge national. La communauté européenne adopte des actes de droit dérivé.Les actes unilatéraux des OI Ce qu’on entend c’est l’ensemble du droit dérivé. on a des actes qui se proposent d’inciter leur destinataire. §3 : Les sources auxiliaires A. Cela a concerné le cas particulier des Etats fédéraux. A coté. La mise sous embargo contre un Etat. La Cour a dégagé des règles qui seront reprise par le juge international à l’égard de deux Etats 74 . 1. Elle a un pouvoir réglementaire car elle adopte des règles générales obligatoires. Il montre qu’il entend s’engager juridiquement. Deux Etats y étaient fermement opposés. Ils sont dépourvus de caractère obligatoire mais ils peuvent faire naître par la suite des engagements internationaux. Si on prend l’assemblée générale des UN. la Nouvelle Zélande et l’Australie.Les actes unilatéraux des Etats L’Etat exprime sa volonté de se lier. L’OMS peut également mettre en place des mesures de 40e.

Notamment l’IDI (institut de droit international).souverains. Le tribunal pénal de la Yougoslavie s’écartait de la CIJ. Ce dernier deviendra président de la CPJI. Section 4 : La normativité internationale La normativité désigne le caractère de ce qui peut répondre à la définition d’une norme. On retrouve le même phénomène avec l’ILA (international Law Association). Entre ces sources il n’y a pas de hiérarchie. On trouverait au sommet les normes supérieures (Jus Cogens et normes erga omnes). Une règle qui provient d’un traité a la même valeur qu’une règle provenant d’une coutume. On observe une multiplication des juridictions internationales.La doctrine en tant que source du droit international La doctrine est la position des auteurs. A l’heure actuelle. Les modes de formation ont le même poids. Sauf que les choses vont évoluer notamment avec la convention de Vienne. Comment fait-on lorsque l’on a deux normes contraires. Dans le passé la doctrine a joué un rôle très important en DI. La source est sans impacte sur la valeur de la norme. Ex : Etats-Unis et Mexique. Les solutions juridictionnelles ne s’imposent qu’aux parties. 75 . En ce sens la jurisprudence pourra avoir un certain effet au niveau international. Autrement dit une règle en DI est obligatoire ou non mais on n’a pas de règles supérieures à d’autres. L’absence de hiérarchie des sources correspond une absence de hiérarchie des normes. Ces deux sociétés savantes contribuent à la doctrine et peuvent nourrir l’évolution du DI. Cela étant le juge s’appui considérablement sur la jurisprudence antérieure. Les juridictions internationales s’y réfèrent peu. On avait du mal à voir un plan d’ensemble. Ce sont des principes ultra classiques qui viennent résoudre les conflits de normes. Cette multiplication peut porter atteinte à l’unité de la jurisprudence internationale. B. Au centre des normes obligatoires. Certaines ONG sont spécialisées dans l’étude du DI. Au bas de la pyramide des normes souples qui serait du droit mou. on trouve Grotius et plus récemment Anzilotti. Il s’agit de voir la manière dont les normes de DI s’agencent entre elles. A coté des règles obligatoires on a vu apparaitre des normes supérieures. En DI le schéma est qu’il n’y a pas de hiérarchie des sources. la doctrine a moins d’influence. Toutes les règles ont la même valeur contrairement à ce qui se passe en droit interne. Elle va jouer un rôle de systématisation. C’est en ce sens que la doctrine va jouer un rôle important. En revanche les normes quand à elles peuvent être hiérarchisées. Parmi les auteurs célèbres. Les choses vont évoluer avec la notion de Jus Cogens qui vient dire que certaines normes sont impératives et indérogeables. Cela a été une révolution en DI. Certes en DI comme en droit français on a le principe de l’effet relatif de la chose jugée. Traditionnellement on applique soit le principe de la lex spécialis ou le principe de la lex posterior.

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