19 Dhou El Qiʼda 1432 - Lundi 17 Octobre 2011 - N°14334 Nouvelle série - www.elmoudjahid.

com - ISSN 1111-0287

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E
LE DON D’ORGANES EN DÉBAT AU FORUM D’EL MOUDJAHID

LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE D'ALGÉRIE DEVANT L’APN

Ph. T. Rouabah

7 000 malades en liste d’attente

P. 8

50e ANNIVERSAIRE DES MANIFESTATIONS DU 17 OCTOBRE 1961

La mémoire toujours occultée

Les indicateurs financiers au vert
Le s in dic ate u rs fin an c iers de l’é co no m ie n at i o n al e p ou r s ui v ai e nt l eu r a m é l i or at i o n au c ou r s d u pr em i er s e m e s t r e de l ’ an n ée , a l or s q ue l e s c r éd i t s b a nc ai r es , b oo s t é s p a r l e g ou v e r n e m e nt , on t r é a l i s é u n e h a u s s e d e 11 % p a r ra p po rt à la fin d u mo is d e j u i n 2 0 1 0 , a i n d i qu é h i e r à A l g er l e g o uv er ne u r d e l a B a nq u e d ' A l g ér i e, M . M oh a m e d L a k s a c i .
P. 3

Le Président Bouteflika honoré par la société civile
P. 5

Ph. Nesrine

P. 6

MESSALI EL HADJ

FIN DE L’EXAMEN DU PROJET DE LOI ORGANIQUE SUR LA REPRÉSENTATION DES FEMMES

Ph. Nesrine

Belaïz : «Je maintiens les 30% et je m’oppose aux 20% de la commission»
P. 4 P. 4

L'agrément de nouveaux partis après l'adoption du projet de loi y afférent

une vie consacrée à l’indépendance nationale
P. 32

REPORTAGE

A LA SORTIE DU PLUS GRAND TUNNEL D’AFRIQUE, LA CAPITALE DE LA VIANDE

El Achir, la ville qui ne dort jamais
PP. 16-17

FOOTBALL / TOURNOI DE L'UNAF AÏT-DJOUDI (ENTRAÎNEUR DE L’EN OLYMPIQUE) :

«L’effectif des Verts sera connu mardi ou mercredi»

P. 30

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Météo

EL MOUDJAHID

Ce matin, à 11, au Centre Echaâb des études stratégiques

Conférence sur “le 17 octobre, histoire et revendication”

Benbouzid reçoit les ambassadeurs d’Allemagne…
M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale, a reçu hier, au siège de son département ministériel, Mme Jutta Wolke, ambassadeur de la République d’Allemagne à Alger. L’entretien a permis de procéder à l’évaluation de la coopération algéro-allemande dans le domaine de l’éducation, notamment en ce qui concerne la formation des formateurs en langue allemande et le jumelage entre établissements scolaires.

27° à Alger 31° à Adrar
Sur les régions Nord, le temps sera généralement ensoleillé sur le Centre et l'Ouest, excepté les régions de l'Est ou l'on notera une alternance d'éclaircies et de quelques passages nuageux en cours de journée. Les vents seront de secteur nord-est en général (20/30 km/h) avec mer peu agitée. Sur les régions sud du pays, le temps sera voilé à localement nuageux, accompagné de faibles pluies locales de l'Extrême Sud-est vers le Hoggar/Tassili. Ailleurs, ciel ensoleillé. Les vents seront de secteur est à nord-est (20/40 km/h) modérés avec quelques soulèvements de sable sur la Saoura et le Sahara central. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit : Alger (27- 18°), Annaba (25°-15°), Béchar (30°- 15°), Biskra (29°16°), Constantine (23°- 10°), Djanet (31°- 18°), Djelfa (22°- 6°), Ghardaïa (28°- 15°), Oran (27°-18°), Sétif (22°- 6°), Tamanrasset (28°16°), Tlemcen (27°- 13°). Tindouf (34°-18°), El Oued (27°-12°), Adrar (31°-13°), Ouargla (27°- 12°).

Le Centre Echaâb des études stratégiques organise ce matin, à 11 h, en son siège une conférence sur le thème «Le 17 octobre, histoire et revendication » qui sera animée par Mme Fatima Ouzegane et Dr Amar Belkhodja.

Journée de l’émigration

Emission d’un timbre-poste
La direction générale d’Algérie Poste procédera, aujourd’hui, à l’émission d’un timbre-poste à 15,00 DA ayant pour thème « 50ème anniversaire de la journée de l’émigration ». La vente anticipée aura lieu aujourd’hui et demain, dans les 48 recettes principales des postes situées aux chefs-lieux de wilaya et dans les recettes principales d’Alger 1er-Novembre, Hussein Dey, Chéraga, Ben-Aknoun et Rouiba. La vente générale aura lieu le mercredi 19 octobre dans tous les bureaux de poste.

…et de Finlande
M. Benbouzid a également reçu au siège de son département ministériel, Mme Hannele Volon Maa, ambassadeur de Finlande à Alger. L’entretien a porté sur la nécessité d’échanges entre les systèmes éducatifs des deux pays et l’exploitation des différentes possibilités de développement de la coopération dans le domaine de l’éducation.

Ce matin, à 10h30, au Centre de presse d’Algeria-Invest

Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011
Le programme Tlemcen, capitale de la culture islamique, du 15 au 25 octobre, se déroulera comme suit : • Journées culturelles syriennes du 17 au 20 octobre au palais de la Culture à El Imama. • Journées culturelles autrichiennes du 20 au 23 octobre au palais de la Culture à El Imama. • Journées culturelles françaises du 21 au 24 octobre au palais de la Culture à El Imama. • Festival culturel international Psalmodies du 20 au 26 octobre au palais de la Culture à El Imama. • Hommage au cheikh Mustapha Aboura et Khayerddine, et ce, du 18 au 20 octobre à la maison de la Culture AbdelkaderAlloula. • L’ouverture de l’exposition du patrimoine culturel et immatériel des pays islamiques le 22 octobre à la maison de la Culture Abdelkader-Alloula. • Présentation du film Dar El Hadith Fda lthakafa, le 19 octobre au Centre international de presse.

«Comment développer le tourisme intérieur»
M. Bachir Djeribi, président du Syndicat national des agences de voyages, sera l’invité du forum du centre de presse de Algeria-Invest qui se tiendra ce matin à 10h30 au siège du centre sis au n°10 rue des Frères Hamza, Dely-Ibrahim, Alger Le thème de la rencontre est intitulé « Comment développer le tourisme intérieur en Algérie ».

Cet après-midi à 14h30 au ministère de la Santé

Aujourd’hui, à 10h, à l’hôtel Hilton

Réunion d’évaluation de la coopération sanitaire algérosuisse
Une réunion d’évaluation de la coopération algérosuisse au plan sanitaire se tiendra aujourd’hui à 14h30 au ministère de la Santé en présence de la Secrétaire d’Etat suisse à la santé.

Conférence de presse d’Alcatel-Lucent
Alcatel-Lucent organise aujourd’hui, à 10h30, à l’hôtel Hilton, une conférence de presse à l’occasion du lancement en Algérie d’un nouveau distributeur à valeur ajoutée Itissalnet.

Aujourd’hui à Béjaïa

Aujourd’hui, à 10h, au siège de l’Association générale des entrepreneurs algériens (Batna)

Ghoul inaugure plusieurs réalisations
En vue de redynamiser les chantiers des travaux publics de la wilaya de Béjaïa et dans l’objectif de moderniser son réseau routier, le ministre des Travaux publics, le Dr Amar Ghoul, effectuera aujourd’hui une visite d’inspection au cours de laquelle il inaugurera la trémie d’Ihaddaden et le tunnel d’Aokas.

Conférence de presse
A l’occasion de l’ouverture du bureau de wilaya de l’Association générale des entrepreneurs algériens, une conférence de presse sera donnée aujourd’hui, à 10h, qui débattra sur les thèmes « Programme quinquennal 2010-2014, programme de mise à niveau des entreprises et divers ».

Nedjma

Ce matin, à 9h, à l’hôtel le Mas des planteurs Staouéli

Demain, à 9h45, à la S.I.P.A.D

Nouvelle offre «ONE 1000»
Toujours à la recherche du meilleur pour ses clients, Nedjma enrichit sa gamme de produits et lance une nouvelle offre post-payée, ONE 1000. Disponible dans tous les Espaces Nedjma et les City-Shops, l’ONE 1000 offre au client de nombreux avantages, notamment : quatre heures de communications gratuites chaque mois vers tous les réseaux nationaux fixe et mobile, des tarifs préférentiels pour les SMS, les MMS et le GPRS ainsi qu’une remise de 50% sur les appels au-delà du forfait. Flexible et sans restrictions, ONE 1000 permet également au client de communiquer en toute liberté même après épuisement du forfait. Le paiement de la facture pourra être réglé soit par rechargement via les cartes de recharge ou STORM ou par paiement cash dans nos boutiques. Et pour mieux faire profiter les premiers clients de cette nouvelle offre, Nedjma lance une promotion exceptionnelle sur la ONE 1000 et ce du 16 octobre jusqu’au 14 novembre. En effet, pour l’achat d’un téléphone d’une valeur de 2500 DA durant la période promotionnelle, le client obtient une puce ONE 1000 avec le premier mois d’abonnement offert et 50 % de réduction sur le montant de la caution. La Promotion ONE 1000 est disponible dans tous les Espaces Nedjma et les City-Shops à travers le territoire national.

Rencontre scientifique sur l’insuffisance rénale
La Fédération nationale des insuffisants rénaux (FNIR) organisera le 17 octobre 2011 à partir de 9 h à l’hôtel le Mas des planteurs Staouéli Alger une rencontre scientifique dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe. Cette journée de sensibilisation qui regroupera des médecins et malades sera encadrée par des experts algériens.

Inauguration de l’usine Nestlé Algérie
Le ministre du Commerce, M. Mustapha Benbada, et Madame Marie-Gabrielle IneichenFleisch, secrétaire d’Etat à l’Economie de la Confédération Suisse, procéderont demain, à 9h45, à S.I.P.A.D, route Dar El Beida n°14 (mitoyen à Renault) zone industrielle d’Oued-Smar, à l’inauguration de l’usine de conditionnement de lait de Nestlé Algérie.

Dialogue social

4 syndicats reçus au ministère de la Santé
Comme annoncé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH) dans le courrier adressé en date du 15 septembre à l’ensemble des syndicats agréés activant dans le secteur, relatif au dialogue social et à la mise en place d’un calendrier de rencontres à compter du 6 octobre, quatre syndicats activant dans le secteur ont déjà été reçus au siège du ministère pour débattre de la situation socioprofessionnelle des corps particuliers qu’ils représentent et du degré d’avancement de la prise en charge des points convenus. Tous les autres syndicats régulièrement agréés sont programmés pour être reçus à tour de rôle. Ce nouveau cycle de réunions entre dans le cadre du dialogue permanent avec les partenaires sociaux et vise la réunion de toutes les conditions allant dans le sens du renforcement du système national de santé et de l’amélioration de ses performances.

Cet après-midi, à 15h, à Tipasa

Inauguration de l’annexe de l’ONCI
Sous le haut patronage de la ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, et du wali de Tipaza, l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) inaugurera cet après-midi, à 15h, son annexe, le Complexe culturel Abdelouahab-Salim,à Chenoua (Tipaza).

Cet après-midi, à 16 h 30, à l’hôtel d’El Biar

Djezzy

Conférence de presse de la délégation de l’UE
À l’occasion de l’organisation de la table ronde de consultation dans le cadre du Programme Euromed Audiovisuel III, la Délégation de l'Union européenne organise une conférence de presse, le 17 octobre à 16h30 à l'hôtel d'El Biar. Cette conférence clôturera la table ronde de consultation réunissant les autorités et les professionnels algériens du secteur cinématographique et audiovisuel, qui a pour objectif de déterminer les besoins et les attentes de la profession et d’identifier avec les autres acteurs et donateurs du secteur les réponses que pourrait y apporter l’Union européenne dans le cadre de ce programme de coopération.

Birtouta, Ouled Chebel et Tessala el Merdja

Catalogue d’interconnexion disponible sur son site
Djezzy est heureux d’annoncer à ses fidèles clients que son nouveau Catalogue d’Interconnexion 2011-2012 validé par l’ARPT est disponible sur son site : www.djezzygsm.com.

Perturbation de l'alimentation en eau potable
Une perturbation de l'alimentation en eau potable touchera aujourd’hui et demain les communes de Birtouta, Ouled Chebel (localité Chaibia) et Tessala el Merdja (en partie), a indiqué hier un communiqué de la Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (SEAAL). Cette perturbation est due à des essais des travaux de raccordement du by-pass de la station de Gué de Constantine sur le réseau d'adduction « dans le cadre de l'amélioration de la distribution de l'eau potable au niveau des communes de l'ouest d'Alger », note la même source, précisant que les travaux sont localisés au niveau de la station de pompage de Gué de Constantine. SEAAL met en place un dispositif de citernes afin d'alimenter, en priorité, les établissements publics et hospitaliers, ainsi que la population.

Lundi 17 Octobre 2011

EL MOUDJAHID

Nation

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LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE D'ALGÉRIE DEVANT L’APN

Les indicateurs financiers au vert
Les indicateurs financiers de l’économie nationale poursuivaient leur amélioration au cours du premier semestre fin de l’année, alors que les crédits bancaires, boostés par le gouvernement, ont réalisé une hausse de 11% par rapport à la fin de juin 2010, a indiqué hier à Alger le gouverneur de la Banque d'Algérie, M. Mohamed Laksaci. fin

L

es flux d'entrée de capitaux, au titre des IDE (Investissements directs étrangers), étaient de 1,33 milliard de dollars, au moment où l'encours de la dette extérieure à court terme (représentant surtout les différés de paiement dus aux importateurs) est passé à 989 millions de dollars à la fin de juin 2011, contre 1,77 milliard de dollars à la fin de 2010, a-t-il détaillé devant l'Assemblée populaire nationale (APN), lors d'une séance plénière présidée par M. Abdelaziz Ziari, président de l'Assemblée. Au total, le solde global de la balance des paiements du premier semestre a atteint 9,11 milliards de dollars (MDS USD). Les réserves de changes du pays, hors DTS (droits de tirage spéciaux du FMI), étaient de 173,9 MDS USD à la fin de juin 2011, a rappelé M. Laksaci. "Avec un net recul de la dette extérieure et une accumulation soutenue des réserves de changes, la position financière extérieure de l'Algérie s'est consolidée durant le dernier semestre", a commenté M. Laksaci. Le taux de change effectif réel du dinar est resté à son niveau d'équilibre à moyen terme durant le semestre écoulé marqué, selon le gouverneur, par un "amenuisement du différentiel d'inflation entre l'Algérie et ses principaux partenaires commerciaux". Les dépenses de personnel et des transferts courants ont progressé de 70,3% durant le premier semestre de 2011, passant à 1.150,3 milliards de DA (MDS DA) contre 675,6 MDS DA en 2009. Les subventions aux EPA (établissements publics administratifs), en "très forte hausse",

Ph. : Nesrine

ainsi que les différents autres soutiens témoignent, selon M. Laksaci, de "l'effort accru de l'Etat en termes de couverture sociale en 2011". C'est ainsi que le taux de couverture des dépenses de fonctionnement par les recettes hors hydrocarbures s'est replié à 42,1% au premier semestre, contre 54,8% durant la même période de 2010. Les six premiers mois de l'année en cours ont été également marqués par une nette progression des exportations hors hydrocarbures à 770 millions de dollars, contre 530 millions usd durant le premier semestre de 2010, soit une hausse de 46%. Le montant des importations était en hausse de 15,7% passant à

22,37 MDS USD, contre 19,33 MDS USD durant les six premiers mois de 2009. En termes de volume, les importations ont baissé de 9% durant la même période de référence. La masse monétaire s'est accrue de 8,62%, tirée notamment par la monétisation des avoirs extérieurs et un accroissement de 11% des crédits à l'économie.

3,49% d’inflation annuelle
L’inflation annuelle moyenne a atteint 3,49% à la fin de juin contre 5,41% à la fin de juin 2010, a rappelé le gouverneur en assurant que les mesures prises par les pouvoirs publics afin de réduire

l’effet de "l’inflation importée" et à organiser le marché intérieur ont largement contribué à atténuer le choc des prix de début de l’année sur le niveau général des prix en Algérie. Côté banques, les crédits à l’économie ont cru durant le premier semestre 2011 de 11%, à raison de 11,29% pour les banques publiques et de 16,44% pour les banques privées. Les crédits destinés aux entreprises privées étaient en hausse de 10,21%, tandis que ceux destinés au secteur public ont réalisé une croissance de 13,48%. Les crédits aux ménages n’ont cependant progressé que de 3,47%, même si les crédits immobiliers aux ménages se sont

accrus de 12,5% pour atteindre 74% des crédits destinés à cette catégorie. Les banques ont aussi réussi à consolider leurs indicateurs de solidité financière durant le semestre écoulé, selon M. Laksaci qui a indiqué que le ratio de solvabilité bancaire avait atteint près de 21%. L'autre indicateur marquant du premier semestre est la baisse des créances non performantes à 16,63% du total des crédits à la fin de juin contre un taux de 19% à la fin de 2010. Grâce à l’application, depuis mai dernier, d’une nouvelle réglementation en phase avec les normes du comité de Bâle (relatives aux règles prudentielles internationales), relatives à l’obligation de maintien d’un minimum de liquidités, "les banques de la place ont satisfait à cette exigence jusqu’à la fin de juin", selon le constat du gouverneur de la Banque d’Algérie. "Cette année se caractérise par une liquidité bancaire plus ample et largement disséminée", a-t-il prédit. Evoquant la décision du gouvernement d’encourager les banques à rééchelonner les créances sur les PME en difficulté, M. Laksaci a fait savoir qu’un règlement du Conseil de la monnaie et du crédit, édicté à la fin de juin, précise que les créances concernées étaient celles constatées à la fin d’avril. Il a souligné à cet égard que les banques "doivent s’assurer désormais d’une meilleure gestion des risques de crédits". Un développement soutenu des crédits immobiliers pour faciliter l’accès des ménages aux logements est également attendu des banques, selon le premier responsable de la banque des banques.

KARIM DJOUDI PROCÈDE À L’INSTALLATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA COMPTABILITÉ

SYSTÈME BANCAIRE ET FINANCIER

Les députés critiquent ses faiblesses

«Il faut que la transparence soit au rendez-vous»

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e ministre des Finances M. Karim Djoudi a procédé hier à l'installation du Conseil national de la comptabilité (CNC), une instance chargée de la régulation de la profession comptable, prévue par la nouvelle réforme de cette profession. La création du CNC est prévue par la loi 10-01 relative aux professions comptables qui a permis aux autorités publiques d'assainir ce segment important du secteur financier, en permettant au ministère des Finances de se réapproprier ses prérogatives de puissance publique en matière de régulation de la profession comptable. Placé sous l'autorité du ministre des Finances, le conseil a pour missions, notamment l'octroi d'agréments et le contrôle de la qualité des travaux comptables. Avant cette réforme de 2011, la régulation de ces professions avait été confiée à l'Ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes et des comptables. Mais sa gestion s'est caractérisée par de nombreuses faiblesses, notamment en ce qui concerne la délivrance des agréments

et la prise en charge de la formation des stagiaires. "L'amélioration du cadre de l'exercice des professions comptables est à la base du contrôle de l'économie", a indiqué M. Djoudi dans son intervention qui a précédé l'installation du CNC. "Vous êtes dans une économie d'aisance financière qui intéresse plusieurs agents économiques internationaux (...), il faut que la transparence soit au rendez-vous, et je vous demande d'être les gardiens de cette transparence", a lancé le premier argentier du pays à l'adresse des professionnels présents à cette installation. Le CNC compte quatre commissions paritaires qui sont chargées du contrôle de la qualité des travaux comptables, de l'arbitrage, de la délivrance des agréments et de la formation. Le représentant du ministre des Finances auprès du CNC, M. Mohamed Laarbi Ghanem, également directeur général de la comptabilité au ministère, a indiqué que depuis la promulgation de la loi sur la profession comptable, 16 textes d'application, dont 13 décrets et 3 arrêtés, ont été élaborés et signés.

a position financière solide de l’Algérie, mise en évidence dans le rapport sur la situation économique et financière de l’Algérie, présenté hier par le gouverneur de la Banque d’Algérie M. Laksaci devant les députés de l’APN, n’a pas empêché que de nombreuses critiques s’expriment mettant en exergue les faiblesses et dysfonctionnements qui minent encore notre système bancaire et financier. Les résultats positifs engrangés grâce à la politique monétaire et à la gestion de nos réserves de changes par la Banque d’Algérie, contribuant à maintenir ces réserves à un niveau confortable (173,9 milliards de dollars à la fin de juin 2011, hors avoirs en or et DTS, ce qui correspond à plus de trois années de couverture des importations), n’ont pas rassuré outre mesure les députés, nombreux hier à intervenir pour exprimer leurs inquiétudes, en souhaitant avoir des réponses rassurantes à leurs questions, à pointer du doigt également les nombreuses faiblesses et dysfonctionnements qui per-

sistent encore dans notre système bancaire et financier, ceci malgré la mise en œuvre de la réforme bancaire et financière. Après que M. Laksaci eut souligné les performances appréciables réalisées dans le domaine de la gestion des réserves de changes avec des rendements élevés de près de 3% en 2010 et supérieures à 3% en 2008 et 2009, en plus du choix de la diversification etc., le député Bouâza s’est interrogé sur les garanties que représente une telle gestion dans le contexte de la crise de la dette dans le monde, notamment en Europe. Pour cet député, le fait que 98% de nos revenus extérieurs proviennent des hydrocarbures est inquiétant, ce qui nécessite l’élaboration d’une stratégie de développement durable qui soit en phase avec les attentes des citoyens, comme par exemple le développement de l’industrie agroalimentaire et en amont la production d’huile afin de réduire les importations. Plusieurs intrvenants ont estimé que les résultats de la réforme bancaire et financière ne sont pas visibles sur le terrain vu qu’il n’existe pas de banques modernes,

aux normes internationales, émerger. “Pourquoi nos banques sont-elles absentes à l’international où il y a de l’argent à gagner, ne seraitce que pour collecter l’épargne de nos émigrés ?” s’est interrogé un député. L’absence de bureaux de change légaux et le marché parallèle de la devise ont suscité de vives critiques de la part de nombreux députés qui estiment qu’il y a là un grave préjudice pour l’économie nationale, une atteinte à l’autorité de l’Etat et un effet néfaste s’agissant de la confiance des investisseurs et des épargnants en général. Autres problèmes persistants : le manque de liquidités bien que les banques soient en état de surliquidité, notamment la veille des fêtes, les billets de 200 dinars en piteux état et la disparition inexplicable du nouveau billet de 2.000 dinars. Des députés ont plaidé pour l’amendement de la loi sur la monnaie et le crédit, pour permettre la création de banques islamiques en mesure de répondre à la demande sociale. M. BRAHIM

Lundi 17 Octobre 2011

EL MOUDJAHID

Nation
SNTF

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REPRISE DES COURS AU NIVEAU DE TOUS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES

L’UNPEF et le SNAPEST suspendent la grève
Les deux syndicats réticents à reprendre les cours hier, l’UNPEF et le SNAPEST, ont à leur tour annoncé la fin de la grève lancée le 10 octobre dernier, après être parvenus avec le ministère de tutelle à un terrain d’entente.

Les cheminots débrayent
est une grève légitime et la revendication est légitime. On demande un rappel sur une grille de salaires qui a été instaurée depuis 2009 », c’est ce qu’a indiqué hier, le syndicaliste Boumansour Abdelahak à la Chaîne III de la Radio algérienne. Il a ajouté que l'ensemble des travailleurs est « déterminé » à poursuivre le débrayage jusqu'à la satisfaction de toutes les revendications. « Nous avons soumis notre revendication à la direction générale en la personne du directeur des ressources humaines (DRH) le 4 octobre dernier, en présence du directeur régional et du représentant de la Fédération nationale des cheminots », a précisé M. Benmansour. Il a ajouté qu'un délai de 10 jours a été demandé par la direction générale pour traiter le dossier. « Malheureusement, samedi un refus catégorique nous a été signifié », a-t-il dit. Les grévistes réclament, également, le passage de l’échelon 12 à 13, une prime pour les jours des fêtes de l’Aïd travaillés, une prime de responsabilité pour les employés qui occupent des postes de responsabilité au-dessus de leurs grades, une révision du calcul des heures supplémentaires et l’augmentation d’un échelon pour ceux qui totalisent 30 ans de service. De son côté la Société nationale algérienne des transports ferroviaires

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n effet, selon leurs représentants, les enseignants ont décidé de « geler le débrayage jusqu’au 15 novembre prochain, en attendant le résultat des négociations sur les questions en suspens en particulier le statut particulier de l’enseignant, les œuvres sociales, la retraite, l‘affiliation du corps commun au secteur, etc. Tous les établissements scolaires tous cycles confondus reprennent aujourd’hui, après un arrêt de cours qui a été différemment suivi au niveau des différentes wilayas du pays. Cette grève à répétition qui a plongé les parents dans le désarroi s’est soldée par une ébauche de solution après des négociations MEN – Syndicats. Un accord de principe entre les deux parties a vu le jour au cours des négociations marathoniennes avec, et dans lequel il a été convenu de régler toutes les questions évoquées avec comme principe fondamental la transparence dans la gestion des différents dossiers. « Que l’on nous donne les résultats de chaque commission et que l’on nous explique les causes des retards », exigent les syndicalistes. Ces derniers partagent l’inquiétude des parents mais refusent d’abdiquer, estimant que l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles y va de l’intérêt des élèves. Des élèves qui ont passé la semaine dernière en vacances forcées. Hier encore, les collégiens du CEM Tayeb Boulahrouf de Garidi I et de Mohamed El-Aid Al Khalifa de Jolie vue II, cartable au dos et la démarche nonchalante, rentrent tranquillement chez eux. Pas de classe. Une nouvelle journée de grève, encore une, s'ajoutant à une longue liste de débrayages des enseignants. Ce parent d'élève s'arrache les cheveux, il est au comble du désarroi. «J'ai dû mal à comprendre ces grèves répétées des enseignants. Leur mouvement

de protestation est peut-être légitime, mais ce sont nos enfants qui en font les frais. Ça fait des années que ça dure et je ne comprends pas pourquoi on ne lève pas le petit doigt pour mettre fin à cette mascarade ». Il y a lieu de rappeler que le ministère de la tutelle a répondu favorablement au principal acquis des travailleurs du secteur, à savoir une augmentation de l'indemnité de qualification des fonctionnaires du secteur et l'attribution de nouvelles indemnités. Il s’agit de l'augmentation des taux de l'indemnité de qualification qui passent respectivement de 25 à 40 % et de 30 à 45 % et qui seront dorénavant calculés avec effet rétroactif, du 1er janvier 2008, sur le salaire principal. On notera également l'attribution d'une indemnité de documentation à tous les corps d'intendance avec effet rétroactif à partir de la même date. En plus d’une

attribution de deux nouvelles indemnités aux personnels de laboratoires, à savoir une indemnité de service technique de 25 % du salaire principal et une indemnité de nuisance de 10 % du salaire principal, qui figure aussi au nombre des décisions prises en faveur de ces personnels. Ces indemnités seront versées avec effet rétroactif toujours à partir du 1er janvier 2008. Le ministère avait annoncé, en outre, l'attribution d'une nouvelle indemnité de 15 % du salaire principal, intitulée indemnité de soutien scolaire et de remédiation pédagogique, attribuée à tous les corps spécifiques de l'éducation nationale, qui sera versée avec effet rétroactif du 1er janvier 2008. Les enseignants qui se félicitent de cette décision demandent à la tutelle le paiement en intégralité des rapports de solde et non pas par tranche. Sarah SOFI

(SNTF) évoque des difficultés financières pour répondre aux revendications des cheminots. « C'est très difficile eu égard à la situation financière de l'entreprise de pouvoir donner suite tous les deux ou trois mois à des revendications salariales », a souligné le directeur des ressources humaines de la SNTF, toujours cité par la Radio algérienne. Noureddine Dakhli, a expliqué que la direction générale avait négocié, début 2011, différentes plates-formes de revendications qui ont abouti, par la suite, à un protocole d'accord signé entre la direction générale et la Fédération nationale des cheminots le 16 juin 2011. Il s'agit, a-t-il dit, d'une « augmentation de salaires de 5 % avec un rappel à partir de janvier 2011 ». « Concernant le régime indemnitaire, nous avons convenu d'un moratoire », a-t-il poursuivi. « Cependant, la direction générale a été surprise, le 3 octobre, par une autre revendication exigeant un rappel non pas depuis janvier 2011 mais septembre 2009 », a-t-il relevé. Une rencontre entre la direction de l'entreprise et les grévistes devait avoir lieu hier pour examiner les moyens à même de mettre un terme à cette grève qui risque, selon un syndicaliste, de s'étendre aux autres régions du pays. En attendant, aucun train n'a démarré des gares de la capitale alors qu'au niveau des salles d'accueil les guichets étaient fermés. A. Z.

ILS RÉCLAMENT L’APPLICATION DE L’ACCORD SIGNÉ LE 24 MAI DERNIER

GRÈVE DES AVOCATS À PARTIR DU 25 OCTOBRE,

Les médecins spécialistes en grève illimitée à partir du 25 octobre

Les robes noires dénoncent «la mise sous tutelle de la profession »

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es médecins spécialistes ont décidé d’entamer une grève illimitée à partir du 25 octobre prochain. Cette décision a été prise lors du conseil national du Syndicat national des Praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), réunis les 14 et 15 octobre en cours. C’est ce qu’a annoncé le président dudit syndicat M. Mohamed Youssefi, lors d’une conférence de presse animée hier, à Alger. M. Youssefi a fait savoir que l’accord signé le 20 mai dernier, avec le ministère de la Santé, où il a été convenu, la satisfaction des dix revendications des médecins spécialistes, « n’a pas été respecté ». Nous avons constaté « une fuite en avant et un nonrespect des engagements » de la part des autorités, déplore M. Youssefi. « Nous avons donné du temps jusqu’à fin juin au ministère de la Santé pour commencer à mettre en œuvre le contenu de l’accord, mais silence total de la part de la tutelle ». Selon lui « aucune évolution n’a été enregistrée, malgré le délai largement dépassé », et « les praticiens spécialistes, attendent toujours du concret », poursuit-il. En outre, M. Youssefi a déploré, que la commission mixte MSPRH-SNPSSP, garante de l’application de cet accord, ne soit pas réuni depuis le début juin, et ce, malgré les demandes réitérées du syndicat. Par ailleurs, M Youssefi a indiqué que le ministère de la tutelle a proposé l’installation d’une commission pour négocier et arrêter un calendrier. Le conférencier estime que son syndicat ne veut pas de négociation, puisque l’accord qui a été trouvé le 20 mai dernier, satisfait toutes les revendications des médecins spécialistes. « Nous ne voulons pas des négociations, nous réclamons l’application de l’accord déjà signé », a-t-il dit. M. Youssefi a fait ensuite l’état des lieux de la situation des spécialistes et des soins spécialisés dans le secteur de la santé publique. Selon lui, la situation générale est grave, notamment en matière de disponibilité des médicaments essentiels, premier responsable de dysfonctionnement dans la prise en charge du malade. Une situation qui a entraîné une dégradation encore plus grande du secteur de la santé publique, notamment avec le départ de plusieurs centaines de médecins, qui ont quitté les structures de santé publique depuis le début de l’année pour rejoindre le privé ou partir à l’étranger. En effet, Les médecins réclamaient notamment l’amendement du statut particulier. Ils souhaitent également une révision du régime indemnitaire, qui, selon eux, doit s’aligner sur ce que réclament d’autres secteurs de la fonction publique, notamment en ce qui concerne les primes dans les Hauts plateaux. Ainsi que la question du service civil qui reste toujours posée. Les autres revendications concernent l’attribution d’un quota de logement de fonction, du calcul des primes d’intéressement, de garde et de contagion, de l’imposition des primes, de l’application de la carte sanitaire et de la participation à l’élaboration de la future loi sanitaire. Salima Ettouahria

es quinze barreaux algériens regroupant une corporation de plus de 28.000 avocats, prônent une refonte du projet de loi les concernant, en les « associant » à l’issue de leur assemblée générale qui s’est déroulée vendredi et samedi derniers à huis clos au campus d’Aboudaou de l’université de Béjaïa, les quinze barreaux d’Algérie ont décidé d’enclencher un mouvement de grève de trois jours à partir du 25 octobre prochain. Un débrayage annoncé qui se veut une initiative « citoyenne » pour protester contre le projet de loi régissant la profession d’avocat. Aussi, les 500 avocats réunis, qui ont tout de même eu du mal à aboutir à un consensus sur l’amendement ou le rejet total du texte de loi, ont décidé de geler l’assistance judiciaire jusqu’à promulgation d’une nouvelle loi revalorisant l’indemnisation de cette assistance (une assistance ne dépassant pas les 6.000 DA, actuellement). Ceci, en plus du fait qu’ils réclament l’amendement du code de procédure civile conformément aux recommandations du conseil national, la révision du code de procédure pénale, la création d’une mutuelle des avocats et la baisse de la TVA à 5 % au lieu des 17 % que les avocats préfèrent régler sous forme d’un timbre fiscal. Concernant le point principal

de la discorde qui consiste en le retrait ou l’amendement du texte de loi portant sur la profession, cinq des 15 barreaux algériens regroupant une corporation de plus de 28.000 avocats, exigent le retrait simple et pur du texte de loi. Une revendication déjà exprimée par le barreau d’Alger, fort de ses 6.000 avocats, qui a avait appelé lors de son mouvement de protestation observé en juin dernier au retrait définitif de ce texte. Néanmoins, la majorité des autres barreaux du pays, ont simplement déploré le fait que ce projet de loi ait été confectionné sans avoir pris en compte, au préalable, l’avis de la profession « sur un sujet qui nous concerne nous en premier lieu », comme l’a indiqué hier, Me Sellini. De par sa position, le président du barreau d’Alger, M. Abdelmadjid Sellini, a dit dénoncer « l’emprise » et la « mise sous tutelle » de la profession d’avocat qui est mondialement indépendante». Pour lui, il est notamment question d’harmoniser le texte de loi avec les principes et les valeurs de la profession et d’améliorer les conditions d’exercice des droits de la défense. La corporation des robes noires reproche, en effet, au texte de loi incriminé d’être « en contradiction totale avec les orientations du Président de la République sur les réformes po-

litiques et les libertés publiques et des droits humanitaires » et de constituer « une régression pour les droits de la défense ». Cela dit, certains avocats sont plutôt pour l’amendement de quelques dispositions de la loi à l’instar de la mise sous tutelle de la profession et demandent la rectification des erreurs contenues dans le texte avec le maintien des points positifs. En tout, la corporation revendique l’amendement d’une cinquantaine d’articles sur 151 dispositions, ce qui conforte la position des partisans du retrait total. Les avocats qui ont remis leurs recommandations au ministère de la Justice disent attendre la réaction de la tutelle pour décider de la suite à donner à leur mouvement de protestation, bien que le projet de loi soit déjà au niveau du Parlement pour discussion et adoption. Il échoit donc à la commission juridique de prendre en charge les doléances soulevées, comme l’a souligné le directeur des affaires civiles du ministère de la Justice dans les colonnes de la presse. Me Sellini pour sa part, a annoncé qu’une commission a été mise en place pour suivre le dossier en collaboration avec la commission juridique de l’APN. Hamida B.

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Nation
parachèvement de l’édification de l’Etat de droit et des lois consacrant le principe que « tous les citoyens sont égaux devant la loi en droits et devoirs ». L’objectif visé est de concrétiser le concept de justice et de transparence pour lever les équivoques et les obstacles à la pratique démocratique avec la participation de tous les citoyens sans discrimination et loin des attitudes de marginalisation ou d’exclusion. C’est aussi une mise en œuvre des mécanismes d’application des lois de la République, restées sans effet en pratique, 50 ans après le recouvrement de la souveraineté nationale en 1962, en lui ouvrant les registres de sa participation effective dans la dynamique de la société et à tous les niveaux des processus de développement économique, social, culturel et d’édification nationale de la Maison Algérie. Une première étape a été opérée en 2008 avec l’introduction de l’article 31-bis qui vient compléter la mise en œuvre de l’article 30 de la Constitution de 1996 et en respect des conventions et engagements internationaux que l’Algérie a paraphés à l’effet de promouvoir les droits politiques des femmes pour l’élargissement des chances d’accès de sa représentation aux assemblées élues. C’est aussi, une lisibilité politique et une réparation du cours de l’histoire où certains ont voulu adapter l’évolution du temps à leur comportement, au lieu de s’adapter à l’évolution du cours de l’histoire. Une lisibilité que le législateur a pour sa part imprimé à la forte présence et souvent avec des postes d’excellence en compétence de la place et du rôle des femmes dans tous les secteurs de la vie nationale. Le texte de loi qui sera soumis au vote le 3 novembre prochain continue de soulever le débat et l’animosité. Et à une question de retrait du projet en cas de vote favorable aux 20%, le ministre a répondu, vous le saurez en temps voulu. Houria Akram

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FIN DE L’EXAMEN DU PROJET DE LOI ORGANIQUE SUR LA REPRÉSENTATION DES FEMMES

Belaïz : « Je maintiens les 30% et je m’oppose aux 20% de la commission »
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es travaux se sont poursuivis hier matin à l’Assemblée populaire nationale lors d’une séance plénière, présidée par Abdelaziz Ziari, consacrée à la poursuite de l’examen du projet de la loi organique fixant les modalités d’élargissement de la représentation des femmes aux assemblées élues, présenté jeudi dernier au débat général par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz. Dans ses réponses aux interrogations des députés, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a d’abord tranquillisé les parlementaires en faisant observer que les électeurs votent généralement pour des listes de partis et des programmes avant d’imposer le principe de la Constitution et des articles 29, 30 et 31-bis que le projet de loi organique vient concrétiser. Belaïz, qui a affirmé qu’il est présent devant les parlementaires et qu’il fera tout pour défendre son projet de loi, a indiqué que le gouvernement reste attaché au quota du 1/3 avec un taux de 30% de représentativité des femmes aux assemblées élues, un système appliqué par 87 pays pour aider l’émancipation politique de la seconde moitié de la société. Ces introductions sont le préambule d’une nouvelle législation pour les partis politiques avec les mêmes quotas au sein de leurs structures et organes internes. Le ministre a qualifié de situation catastrophique l’actuelle représentativité de la femme aux assemblées élues locales et nationales, s'interrogeant sur les bases sur lesquelles s'est appuyée la commission des affaires juridiques pour fixer ce taux à 20%, balayant les arguments des uns au nom des legs et des autres au nom de l’évolution progressive qui contredit la réalité des choses 50 ans après l’indépendance, avec 10 parlementaires femmes en 1962 et 7 femmes en plus désignées en fin de mandat pour 2012, évoquant le cas de la seconde chambre. Exprimant son rejet de la proposition de la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l'APN de réduire ce taux à 20%. Il dira : « Je maintiens le taux de 30% et je m’oppose aux 20% de la commission et ce au nom du gouvernement et du Président de la République. Le texte de loi pour lequel 105 députés et les présidents des sept groupes parlementaires se sont exprimés, achevant le débat hier matin avant de céder la parole aux réponses du ministre, ont décortiqué les 9 dispositions fixant les modalités de son application en s’arrêtant, notamment, à ses articles 2 et 3. L’article 2 propose le recours obligatoire d’un quota avec le taux du 1/3 ou de 30% des femmes dans l’élaboration des listes électorales, quant à l’article 3, il énonce des sièges obtenus par chaque liste, le 1/3 est réservé aux candidates femmes. Deux articles qui divisent les parlementaires et les partis siégeant à l’Assemblée, puisque certains sont pour les 50%, voire les 8%, d’autres plaident pour le retrait alors que la commission des affaires juridiques opte pour le taux de 20%. Ces deux cas que le législateur a introduit dans le cadre du programme de réformes politiques et à divers niveaux en consolidation de la volonté politique de l’Etat en

L'agrément de nouveaux partis après l'adoption du projet de loi y afférent
L'agrément de nouveaux partis politiques se fera après l'adoption par le Parlement du projet de loi organique relative aux partis politiques, a indiqué hier le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia. S’exprimant en marge d'une cérémonie de sortie de promotions à l'Ecole nationale de la protection civile, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia a déclaré que l’agrément de nouveaux partis politiques se fera une fois le projet de loi (organique relative aux partis politiques) adopté par le Parlement avec ses deux chambres. Le ministre de l'Intérieur a invité toute personne ou partie désireuse de créer un parti politique à se préparer à cet effet en constituant le dossier avec les pièces administratives requises. Il a ajouté que existé avant 1962. Par ailleurs, à une question sur une déclaration attribuée à Ould Kablia et selon laquelle il aurait soutenu que l'Alliance présidentielle freinait ou bloquait le processus des réformes politiques, il a démenti avoir tenu de tels propos. Il a ajouté qu'en sa qualité de représentant du gouvernement, il était de son devoir de défendre les projets de loi émanant de l'exécutif et adoptés en Conseil des ministres, ajoutant que le dernier mot revient au Parlement en ce qui concerne les amendements à y apporter. Le ministre de l'Intérieur a, cependant, exprimé son souhait que l'esprit et les orientations du Président de la République pour des réformes profondes et radicales soient concrétisés au niveau de l'Assemblée populaire nationale. Synthèse Houria A.

si le dossier était conforme à la loi, le parti postulant obtiendrait l'agrément. Interrogé sur les fondateurs d'un parti politique voulant donner à leur formation l'appellation de Parti du peuple algérien (PPA), il a souligné qu'il était interdit d'utiliser les noms et les sigles d'anciens partis ayant

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M. FATAH REBAI A YELLEL (RELIZANE)

Miser sur les jeunes et les femmes
d'une grande importance", en ce sens que les députés élus seront chargés de l'examen de la révision de la Constitution, a précisé M. Belkhadem soulignant la détermination de son parti d'occuper "le premier rang" lors de ces élections. Les FLN, "fidèle à ses principes authentiques, suit de près les derniers développements sur les scènes nationale et internationale", a-t-il ajouté. Pour le secrétaire général du FLN, certaines parties craignent le FLN parce qu'elles connaissent la place qu'il occupe au sein du peuple pour la simple raison "qu'il demeure attaché à ses principes et soucieux de l'intérêt suprême du pays". Concernant la conférence du "mouvement de redressement et d'authenticité" du FLN tenue jeudi dernier, M. Belkhadem a souligné que "le problème de certains n'est autre que le secrétaire général du parti. Ils ont mobilisé leurs connaissances dans le monde des médias pour pallier leur handicap". Après avoir affirmé que certains voulaient accéder au pouvoir "en tentant d'écarter le FLN", M. Belkhadem a affirmé que le FLN "est la conscience même de la nation qui véhicule le message du Premier Novembre".

Non au système des quotas

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e secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem a appelé, samedi à Alger, à ouvrir les portes des kasmas du parti du Front de libération nationale (FLN) aux jeunes et aux femmes désirant adhérer au parti tout en veillant à la concrétisation des réformes. Dans une allocution prononcée lors d'une rencontre organisée au niveau de la mouhafada de Bouzaréah (Alger) sur l'organisation de la campagne électorale des prochaines échéances, M. Belkhadem a souligné l'impératif de permettre aux compétences d'émerger. Les prochaines élections "sont

e secrétaire général du mouvement "En-Nahda", M. Fatah Rebaï a réitéré, samedi à Yellel (Relizane), la position de son parti rejetant "le système de quotas" contenu dans le projet de loi portant sur l'élargissement de la représentativité de la femme aux assemblées élues. Présidant un meeting populaire pour expliquer la vision du parti sur la situation dans le pays et les réformes politiques, M. Rebaï a souligné que la femme "ne constitue pas seulement 20 ou 30% de la société, mais elle est l'égale de l'homme et assume son travail politique comme lui". "Il ne faut pas obliger les femmes à accomplir le travail politique", a-t-il déclaré dans ce sens en estimant que les projets de loi concernant les réformes politiques présentés devant le Parlement "ne réalisent pas vraiment la réforme". Pour M. Rebaï, "les premiers indices de ces projets ne répondent pas à ce dont on aspire et sont donc des indices négatifs qu’il faut éviter pour s'engager dans des réformes sérieuses".

Le secrétaire général d’EnNahda a, d'autre part, insisté sur la nécessité d’assurer la transparence aux prochaines élections. Abordant les fondements de l'identité nationale (islam, arabité et amazighité), M. Rebaï s'est notamment demandé sur "l'absence de la loi sur la généralisation de l'utilisation de la langue arabe". Evoquant l’anniversaire des événements du 17 Octobre 1961 à Paris et les crimes commis contre les Algériens, M. Rebaï a demandé à la France de "reconnaître ses crimes et de présenter des excuses".

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Ph. Nesrine

EL MOUDJAHID

Nation
M. BENHAMADI À OUM EL-BOUAGHI

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2e CONFÉRENCE POPULAIRE DE L’ACADÉMIE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE ALGÉRIENNE

La jeunesse doit investir les partis politiques
Envoyé spécial à Bouira Bel. Adrar

Eliminer les insuffisances
Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (PTIC), M. Moussa Benhamadi, a déploré samedi les "insuffisances" constatées au niveau de son secteur dans la wilaya d’Oum El-Bouaghi, insistant sur une "reprise en mains énergique". Animant un point de presse à l’issue de sa visite d’inspection dans cette wilaya, le ministre a affirmé que les insuffisances observées sont liées, notamment, à la faiblesse du nombre de guichets postaux, ainsi qu’au manque de personnel et d’équipements électroniques. "Nous œuvrerons, en coordination avec les autorités de la wilaya et les cadres du secteur, pour éliminer ces insuffisances, améliorer l’accueil et donner plus d’efficacité aux structures", a assuré M. Benhamadi, soulignant que la wilaya a notamment besoin de nouveaux bureaux de poste à Aïn M’lila et à Meskiana. Le ministre avait auparavant inspecté, à Aïn M’lila, le bureau local de la poste et le siège du nouveau central téléphonique devant être opérationnel l’année prochaine. Au chef-lieu de wilaya, M.Benhamadi s'est enquis du fonctionnement de la recette principale, confrontée au manque de liquidités, avant de donner le coup d’envoi du programme MSAN et de présider une séance de travail au siège de la wilaya.

INVESTISSEMENT INDUSTRIEL

M. Benmeradi : « L'Etat y consacre annuellement 25 à 30% du PIB »
Le ministre de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi, a déclaré, hier à Médéa, que l’Etat consacre annuellement entre "25 et 30% du produit national brut (PIB)" à l’investissement industriel et à la modernisation de l’outil de production national. S’exprimant à l’occasion de la rencontre régionale sur la promotion des missions des guichets uniques décentralisés, organisée par l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), le ministre a indiqué que le volume des investissements publics dans le secteur de l’industrie représente plus du quart du PIB national, ce qui devrait, selon lui, contribuer, à court terme, "à tirer vers le haut" le taux de croissance du secteur industriel. Cet important volume d’investissement devrait se traduire, a-t-il ajouté, par la réalisation d’un taux de croissance annuel de l’ordre de "10 %", précisant que cet objectif "est réalisable", eu égard à l’effort financier consenti par les pouvoirs publics en vue du redressement et de la relance du secteur industriel et aux mesures incitatives et d’accompagnement initiées dans cette optique en faveur des investissements. M. Benmeradi a révélé, en outre, la mobilisation d’une enveloppe de 14 milliards de DA pour la modernisation et la mise à niveau du segment de l’activité manufacturière, notamment l’industrie du bois et cuir, soulignant que cet apport du Trésor public vient en appoint à la récente décision de l’Etat d’interdire l’exportation des peaux, utilisées comme matière première dans l’industrie du cuir et de la maroquinerie. Il a exhorté, dans ce contexte, les opérateurs économiques nationaux a réinvestir à nouveau le créneau de la tannerie, délaissé depuis des années au profit de l’importation, tout en mettant l’accent sur le poids de l’importation des intrants sur le secteur industriel national et ses répercussions sur le devenir de ce dernier. Le ministre s’est engagé, lors de sa visite d’inspection au complexe antibiotique de Médéa, filiale du groupe Saidal, à apporter toute l’aide nécessaire à son développement, insistant sur l’intérêt à mieux rentabiliser ce complexe qui, faute d’investissements conséquents, n’est exploité qu’à hauteur de 30% de ses capacités de production.

Le Président Bouteflika honoré par la société civile.

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e secrétaire général de l’Académie de la société civile algérienne (ASCA), le docteur Ahmed Chenna, a exhorté hier les jeunes Algériens à investir davantage les partis politiques et les institutions de l’Etat pour y occuper les postes les plus importants. Intervenant lors de la deuxième conférence de la société civile tenue à la salle omnisports de la ville de Bouira, 120 kilomètres de la capitale, le docteur Ahmed Chenna a insisté, devant des centaines de jeunes et moins jeunes ayant assisté à cette rencontre, sur l’impérative nécessité d’ouverture des partis politiques aux jeunes générations qui sont « le seul garant de la stabilité du pays et de son développement sur tous les plans ». «La jeunesse se doit d’être au cœur des réformes initiées par son Excellence le Président de la République », s’est-il adressé à des centaines de personnes venues des quatre coins de la wilaya de Bouira, avant de mettre en exergue l’importance qu’accorde M. Abdelaziz Bouteflika à cette frange majoritaire de la société. Poursuivant son allocution, le secrétaire général de l’ASCA a souligné également le degré de maturité et d’intelligence de la jeunesse algérienne qui a su, selon lui, «déjouer toutes les tentatives visant à entraîner

notre pays dans les fausses révolutions qui sont en cours actuellement dans certains pays du monde arabe et au Maghreb ». « Cette jeunesse a dit non à ceux qui veulent provoquer, notamment des chaînes satellitaires arabes connues, l’instabilité dans notre pays, sous prétexte de changement, comme elle avait dit non à tous ceux qui ont tenté d’attenter à sa réputation et à son armée populaire », a encore rappelé M. Ahmed Chenna sous les applaudissement nourris et les youyous poussés par les femmes présentes à cette conférence sur le thème «Les jeunes et la problématiques de l’intégration politique en Algérie». Cette rencontre de la société civile a été rehaussée par la présence de quatre artistes de talent, à savoir Hacen Benzerrari, Hakim Dekar, Nouri Kouffi et la star des feuilletons télévisés, Mme Bahia Rachedi, en sus bien sûr d’enseignants universitaires, d’anciens maquisards et des responsables de l’ASCA de 13 wilayas. Invités à prendre la parole, les quatre artistes ont tous mis en exergue les étapes positives traversées par notre pays en matière de développement et la nécessité et l’obligation de préserver tous ces acquis arrachés au prix fort payé par les hommes et femmes sincères de notre

pays. Mme Bahia Rachedi a indiqué que les richesses du pays sont et seront à jamais protégées par sa meilleure et irremplaçable richesse : sa jeunesse digne héritière des maquisards qui ont libéré ce même pays du joug colonial après 132 longues années d’asservissement et de privation. Hakim Dekar a, quant à lui, précisé que la révolution en Algérie ne s’est jamais arrêtée depuis la glorieuse révolution de Novembre 1954, en réponse à ceux qui ne cessent d’espérer que «les fausses révolutions» que connaissent certains pays de notre environnement immédiat fassent tache d’huile en Algérie. La 2e conférence de la société civile a été mise à profit par ses organisateurs pour honorer le Président de la République, en signe de reconnaissance de la population de cette société civile pour tous les efforts de développement et de rétablissement de la paix, ainsi que sa consolidation, depuis qu’il a été élu à la tête de la magistrature suprême. Un burnous de la couleur qui couvre le majestueux Djurdjura en hiver lui a été confectionné spécialement par les tisserandes de la ville de Bouira, une ville qui s’est complètement métamorphosée ces dernières années, a-ton constaté sur place. Bel. Adrar

SALON DES INDUSTRIES ÉLECTRIQUES ET ÉLECTRONIQUES

Promouvoir la production nationale
La promotion de la production nationale et le développement des relations de partenariat entre opérateurs publics et privés nationaux seront au menu du 2e Salon national des industries électriques, électroniques et de l'électroménager "SIELEC 2011", prévu du 19 au 25 octobre au palais des Expositions d'Alger, ont annoncé dimanche les organisateurs. Ce rendez-vous économique d'une semaine, organisé conjointement par la Société algérienne des foires et exportations (SAFEX) et Batimatec Expo, regroupera une vingtaine d'entreprises nationales, venues présenter leurs nouveaux produits, notamment dans l'électroménager, sur une superficie de 1.500 m2, a indiqué M. Sadok Stiti, organisateur de cet évènement, lors d'une conférence de presse. L'objectif de ce Salon "est de contribuer aux efforts déployés par les pouvoirs publics pour la promotion de la production nationale et le développement des relations de partenariat entre opérateurs publics et privés nationaux, et l'établissement des relations d'entrepreneuriat entre producteurs nationaux et étrangers", a-t-il ajouté. M. Stiti a souligné, par ailleurs, la nécessité "d’œuvrer davantage pour permettre à la filière de la production des industries électriques, électroniques et de l'électroménager de reprendre sa véritable place dans le développement de l'économie nationale et de faire face à la rude concurrence des produits étrangers". "Nous avons tous les moyens pour contribuer à la promotion de cette industrie, porteuse de richesse et créatrice d'emplois", a-t-il ajouté, déplorant le fait de voir des milliers d'ingénieurs, "formés dans cette filière, activer hors de leur spécialité". En marge du Salon, des conférences débats, portant notamment sur la contrefaçon et le marché informel, seront animées par des experts. Selon un bilan présenté par les organisateurs de cette manifestation, l'industrie électronique a enregistré une forte croissance ces dernières années allant de 6 à 10% par an. Pas moins de 16 grandes entreprises algériennes activent dans ce domaine. Les régions de Sétif et de Bordj Bou Arréridj sont devenues de grands pôles industriels, et les régions les plus dynamiques du grand Maghreb dans ce secteur.

INVESTISSEURS ÉTRANGERS EN ALGÉRIE

Le PT pour un "bilan" du partenariat

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e Parti des travailleurs (PT) a estimé samedi à Draâ Ben Khedda (Tizi Ouzou) qu'il était temps de faire le "bilan" du partenariat avec les investisseurs étrangers, dans la mesure où leurs entreprises "n'ont apporté aucune plus-value à l'économie nationale". Citant des cas d'entreprises en difficulté, la secrétaire générale du PT, Mme Louisa Hanoune, a ajouté qu'"elles n'ont pas respecté les clauses des cahiers des charges, notamment en ce qui concerne le renouvellement des équipements et des machines". "Il est préférable, du point de vue de l’intérêt de la collectivité nationale, de promouvoir l’investissement productif, tant public que privé, plutôt que d’accorder des concessions généreuses à des opérateurs parasitaires n’apportant aucune contrepartie, notamment en matière de création d’emplois", a-t-elle estimé. La responsable du PT s'exprimait lors d'un meeting au cours duquel elle a apporté son soutien à la demande des travailleurs pour la "récupération par l’Etat" de la laiterie de Draâ Ben Khedda qui emploie quelque 400 travailleurs. Ces derniers sont en grève depuis une semaine pour demander le "départ de son propriétaire". Dans son plaidoyer pour "la défense et la consolidation de l’investissement public", Mme Hanoune a demandé l’ouverture par les autorités publiques d’une enquête sur la gestion de cette unité, notamment en ce qui concerne "l’utilisation des quotas de poudre de lait qui lui sont destinés par l’Etat", comme réclamée par les travailleurs. Sur le plan politique, Mme Hanoune a rappelé que son parti est favorable à des législatives anticipées, pour "donner au pays un organe crédible (Parlement) afin de valider les réformes initiées par le Président de la République".

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Nation
TIZI-OUZOU
De notre envoyé spécial à Paris : Mohamed Bouraib

EL MOUDJAHID

50e ANNIVERSAIRE DES MANIFESTATIONS DU 17 OCTOBRE 1961

La mémoire toujours occultée
Le 50e anniversaire de la journée sanglante du 17 octobre 1961 est célébré dans la capitale française ainsi que dans sa banlieue et dans des villes de province.

Témoignages et souvenirs
La wilaya de Tizi-Ouzou accueille depuis hier les festivités nationales de commémoration du 50e anniversaire des manifestations du 17 Octobre 1961, à Paris, réprimées dans le sang par la police du sinistre Maurice Papon. Ces festivités commémoratives seront rehaussées par la présence du ministre des Moudjahidine, Mohamed Cherif Abbas, et du secrétaire général de l’ONM, M. Saïd Abadou, et des conférences sur cette journée sont programmées dans plusieurs structures, à l’instar de la faculté des sciences humaines et sociales de l’UMMTO, résidence universitaire pour jeunes filles, Hasnaoua, la sûreté de wilaya, le théâtre régional, la maison de la culture. Cette occasion a été mise à profit par les organisateurs pour effectuer des visites aux valeureux Moudjahidine malades de plusieurs localités de la wilaya, notamment Azazga, Maatkas, Illilten, Ouadhias, Draa Ben Khedda, Mekla, Boghni. Entre autres conférences au programme de ces festivités qui se poursuivront jusqu’à jeudi prochain, on cite « Massacres d’Octobre 1961, Papon la honte » qu’animera M. Youcef Idriss, auteur et journaliste, 17 octobre 1961, ce jour-là à Paris, rencontre pédagogique au profit des élèves des établissements scolaires, « les événements du 17 Octobre 1961 », animée par M. Arad Ahmed, SN de l’ONM. Par ailleurs, le comité de village d’Aït Sidi Amar Oulhadj de la commune de Bouzeguène, une soixantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de wilaya de TiziOuzou, s’est mis de la partie pour célébrer cette journée de l’Emigration en concoctant un riche programme, consistant en recueillement sur les tombes de deux valeureux de la région, en l’occurrence le colonel Mohand Oulhadj, dit « Amgher » chef de la Wilaya III, historique, et Mohamedi Si Mohand Sadek, dit Maurice, Lunettes ou André, un des principaux coordinateurs de la fédération FLN de France et organisateurs des manifestations du 17 Octobre 1961. Une riche exposition, des projections vidéo, des interviews de l’historien Jean-Luc Einaudi, du professeur Robert Bonnaud, connu pour son soutien au FLN, le film du réalisateur Alain Tasma Nuit noire du 17 Octobre 1961, et la lecture du témoignage d’un membre du réseau des porteurs de valises George Matei étaient également au programme. Les organisateurs de ces festivités commémoratives ont également prévu une visite guidée à la maison de Mme Idjeri Yamina, dite Nénette, militante de la fédération de France du FLN et poseuse de bombes qui activait dans la région marseillaise. Le comité de village organisateur de cette manifestation de mémoire procédera également à l’inauguration du centre culturel du village Aït Sidi Amar qui portera désormais le nom du 17 Octobre 1961. Bel. Adrar

C

e cérémonial prend une signification particulièrement importante dans la mesure où les revendications d’une reconnaissance des crimes de la police de Papon a tendance à s’affirmer, non seulement au niveau des descendants de ces victimes d’Octobre mais aussi à partir d’une mobilisation citoyenne de plus en plus évidente dans l’Hexagone. Le temps de l’occultation s’érode et ce ne sont pas les tentatives d’arrière-garde de politiciens et de groupes de pression bien connus qui arrêteront le cours des événements. Un fait est sûr. Des intellectuels, un mouvement associatif se développe pour que les manifestations qui émaillent tout ce mois d’octobre ne soient pas un feu de paille. En France, le poids de l’histoire et la volonté d’étouffer les événements du massacre d’Algériens en ce sanglant 17 octobre 1961 par la police du préfet de Paris, Maurice Papon, et ses supplétifs du FPA, pèsent de tout leur poids, il n’en demeure pas moins que des voix s’élèvent dans le ciel de Paris, émanant d’un mouvement associatif, politique, syndical, d’intellectuels, de défenseurs des droits de

l’homme, de plus en plus actifs sur le terrain et faisant preuve d’une opiniâtreté qui va crescendo et avec une détermination qui ne se laissent pas décourager par l’attitude des pouvoirs publics français qui demeurent rétifs et agrippés à des postures en porteà-faux avec les exigences de l’histoire. Paris s’est donc résolue, grâce aux multiples initiatives d’un collectif rassemblé sous le vocable de Collectif 17 octobre 1961 – 17 octobre 2011, à agir de telle sorte à ce que cette journée ne soit pas portée disparue. De multiples manifestations culturelles, des conférences-débats, des projections de films documentaires, des pièces de théâtre, des rencontres sur l’histoire, un colloque international, des expositions sont organisés pour combattre l’oubli, sensibiliser, mais surtout, restaurer une mémoire collective qui reste encore prisonnière de réflexes d’un autre âge. L’objectif essentiel à nos yeux, est de rappeler aux plus hautes autorités de la République française, qu’il est grand temps de s’en remettre au bon sens et de s’atteler à la reconnaissance des massacres du 17 Octobre

1961 en tant que crime d’Etat. Partant de cette intention, une imposante manifestation est prévue, aujourd’hui à 18 heures, à partir des grands boulevards de Paris jusqu’au pont SaintMichel d’où ont été jetés des milliers d’Algériens dans les eaux de la Seine. Les manifestants brandiront des slogans qui réitèrent justement cette revendication portant sur la reconnaissance par l’Etat français de ces massacres comme des crimes d’Etat. Il faut reconnaître que des avancées ont été faites jusqu’à présent dans le sens de la remise en cause radicale des versions officielles françaises, fondées sur l’occultation et les dénis de vérité. Il faut rappeler aux esprits, qu’en 2001, Bertrand Delanoë a apposé une plaque commémorative au niveau de la place Saint-Michel. Il n’en demeure pas moins, qu’il reste beaucoup

à faire, surtout lorsqu’on apprend que le maire de Neuilly, M. Jean-Christophe Fromentin, refuse d’accéder à la requête de ses pairs de la banlieue ouest de Paris, en ne voulant pas autoriser un rassemblement commémoratif sur le pont de Neuilly aujourd’hui, 17 octobre. A travers une lettre adressée à Philippe Sarre, maire de Colombes, Jean-Christophe Fromentin accuse le maire de Colombes de vouloir ressurgir le souvenir d’une période troublée durant laquelle, la France était en guerre, générant des tensions et des violences qui ont fait de nombreuses victimes parmi les deux belligérants. C’est une manière de tenter d’occulter l’histoire et de se dérober à un devoir de mémoire que des volontés honorables comme celles qui émanent du Collectif 17 octobre 1961 - 17 octobre 2011 pour rétablir des vérités mises sous l’éteignoir. M. Bouraib

COLLOQUE INTERNATIONAL À PARIS

Le difficile accès aux archives

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es historiens et chercheurs ont souligné samedi, lors d’une table ronde, organisée dans le cadre du colloque international : "Le 17 octobre 1961 : 50 ans après, la nécessaire reconnaissance", à l'Assemblée nationale française, les difficultés qu’ils rencontrent dans leur recherche de la vérité sur la tragique journée du 17 Octobre 1961. Revenant sur les entraves qu’il a rencontrées tout au long de ses travaux de recherche de la vérité sur le drame qui s’est déroulé ce jour-là, en plein cœur de Paris, l’écrivain et chercheur Jean-Luc Einaudi, auteur de livres sur les massacres commis le 17 octobre 1961, a jugé "important" l’accès aux archives, notamment celles des services de l’Etat, dans la mesure où celles-ci, "même si elles ne sont pas toujours fiables, permettent néanmoins aux chercheurs de faire leurs propres recoupements des faits". Il a ainsi indiqué que des archives qu’il avait demandées aux services de police, lui ont été refusées, mais qu’elles ont été par contre livrées à un autre chercheur, Jean-Paul Brunet, dont le livre qu’il a produit est basé sur la version policière des faits, uniquement pour combattre ses propres recherches sur les massacres du 17 Octobre 1961. Jean-Luc Einaudi a dans ce contexte insisté sur l’intérêt d’accorder du crédit "aux témoignages de victimes", estimant que "si on ne prend pas en compte dans ce type d’évènement, la parole des dominés, on tomberait très facilement dans une histoire qui est la reproduction de la version du dominant". "J’ai toujours considéré comme extrêmement important de recueillir les témoignages, avec la même démarche critique, surtout lorsqu’il s’agit de guerre avec une dimension clandestine et où l’une des parties est constituée pour une part très importante de gens illettrés, qui n’ont pas accès à l’écrit. C’est pourquoi, il est indispensable de recourir à la parole, la voix des sans voix". Le chercheur a par ailleurs indiqué avoir demandé, il y a des années, à consulter des archives de la présidence de la République fran-

çaise, notamment les notes prise en Conseil des ministres, qui ont été versées aux Archives de France, mais que le locataire de l’Elysée de l’époque, le président Jacques Chirac s’y été opposé. L’historien britannique Neil MacMaster, co-auteur avec Jim House du livre Les Algériens, la mémoire et la terreur d’Etat, publié en 2006 en Angleterre et en 2009 en France, a souligné pour sa part, que l’on ne connaîtra jamais les chiffres définitifs des morts et des disparus de cette journée du 17 octobre 1961. "La raison n’est pas que des archives ont pu être cachées ou détruites mais que la police parisienne a tué plus d’Algériens à Paris pendant plusieurs semaines avant cette journée tragique que le 17 octobre 1961 même. "Il est très important de dire que ces équipes de policiers tueurs ont tué des Algériens en secret, dans des endroits clandestins à l’extérieur de la ville. Ces tueurs ont délibérément enlevé toute preuve d’identification et jeté les corps dans les rivières et lorsque les corps sont repêchés beaucoup plus tard, il devient impossible à n’importe quel expert de dire à quelle moment cette personne a pu être tuée" a poursuivi ce chercheur. "Je considère ainsi que le nombre de morts d’Algériens assassinés ne sera jamais connu mais lorsqu’on arrive au nombre de 100, on n’a pas besoin de dire exactement s’il s’agit de 150 ou de 200 morts, c’est pareil, car ça devient une question de moral : un massacre demeure un massacre, quel que soit son nombre", a-t-il ajouté. Neil MacMaster a souligné aussi "l’intérêt d’examiner la manière avec laquelle les lois ont été ignorées durant cette période, par un Etat qui se réclamait, républicain, démocratique et protecteur des droits de l’homme". L’universitaire Hassan Remaoun, professeur d’anthropologie sociale et culturelle à l’université d’Oran (Algérie), a précisé au public présent, qu’en Algérie, la journée du 17 octobre 1961 "est une journée de plus, dans un grand combat pour imposer le droit à l’existence nationale par rapport à tous les massacres commis et les luttes menées durant la

période coloniale". Il a par ailleurs relevé les contradictions de l’Etat colonial français "qui prétend avoir une vocation démocratique, héritier des droits de l’homme, de la Révolution française, qui fonctionne avec un discours tentant sur l’accès à la citoyenneté, à la modernité", soulignant qu’en fait "ces principes s’arrêtent aux frontières de la France et s’avèrent très compatibles avec l’existence d’un empire colonial". "Cette contradiction, l’Etat français l’a portée pendant longtemps jusqu’à menacer la tradition démocratique et républicaine", a-t-il ajouté. Le président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Pierre Tartakowsky, a pour sa part estimé "que l’oubli et l’occultation des crimes nourrissent d’autres crimes, à savoir, l’injustice et l’écrasement des droits". "Nous savons que la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, sont des notions vides de sens, si elle ne sont pas éclairées par la vérité, la confrontation d'idées et de débats démocratiques et nous savons aussi, parce que nous l’avons expérimenté, que l’exception, surtout quand il s’agit de l’Etat d’exception, pèse toujours sur la norme. Plus simplement dit, le 17 octobre 1961 nous invite aujourd’hui à penser la démocratie et les conditions de son exercice aux prises avec le soubresaut de l’histoire passée et à venir", a-t-il dit. "Nous sommes dans une période de changement, sachons la mesurer, le déni n’est plus de mise, la mémoire est à vif et les historiens témoignent et alimentent ce débat public insuffisant certes, mais réel", a ajouté le président de la LDH. Ce colloque international a été organisé à l’initiative inédite de l'association “Au nom de la Mémoire, de la Ligue des droits de l'homme et du Collectif du 17 Octobre 1961.” Il a pour ambition de faire reconnaître comme "crime d’Etat", par les plus hautes autorités françaises, les massacres dont ont été victimes des milliers d’Algériens, sortis manifester, en famille, pacifiquement contre le couvre-feu raciste qui leur a été imposé par le préfet Maurice Papon.

Plus de 4.000 signatures pour la reconnaissance officielle des massacres
L'appel pour la "reconnaissance officielle" des massacres du 17 Octobre 1961 à Paris a récolté samedi, à la veille de la commémoration du cinquantenaire de la répression sanglante de centaines d'Algériens en plein cœur de la capitale française, plus de 4.000 signatures, dont celles d'intellectuels, anciens ministres et partis politiques. A la tête des adhérents à l'appel, lancé le 12 octobre à l'initiative du journal en ligne Mediapart et de l'association “Au nom de la Mémoire”, figurent l4 humanistes, philosophes et anciens diplomates, Stéphane Hessel, le sociologue Edgard Morin, les historiens Benjamin Stora, Jean-Luc Einaudi et Gilles Manceron, l'écrivain et ancien éditeur François Maspero, le mathématicien Michel Broué et le fondateur du Nouvel Observateur Jean Daniel. Aux avocats Henri Leclerc, Jean-Pierre Mignard et Roland Rappaport, sont venus se joindre Florence Malraux, fille du célèbre bibliophile et écrivain André Malraux, Alain Joxe, président du Centre international pour la paix et les études stratégiques, fils de Louis Joxe, ministre du général Charles de Gaulle et frère de Pierre Joxe, ministre de François Mitterrand, Mireille Fanon-Mendès France, fille de l'écrivain et psychiatre Frantz Fanon ainsi que de l'ancien Premier ministre Michel Rocard. L'appel a aussi reçu les soutiens de toutes les forces politiques de la gauche française dans sa diversité. Figurent dans la liste de plus de 4.000 signataires à ce jour les dirigeants du Parti socialiste (Martine Aubry, François Hollande et le premier secrétaire du PS Harlem Désir), d'Europe Ecologie-Les Verts (la secrétaire nationale Cécile Duflot, et de nombreux élus nationaux et européens, parmi lesquels Daniel Cohn Bendit), du Parti de gauche (ses coprésidents Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard), du Parti communiste (son secrétaire national, Pierre Laurent) et du Nouveau Parti anticapitaliste.

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Forum
En Algérie 7 000 malades sont en attente d’une greffe rénale. Mais cette attente risque de durer longtemps faute de donneurs potentiels.

EL MOUDJAHID

LE DON D’ORGANE EN DÉBAT AU FORUM D’EL MOUDJAHID

7 000 malades en liste d’attente
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es mots ont été lâchés par les professeurs Rayane et Benabadji, respectivement président de la Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation et chef de service néphrologie à l’hôpital de Beni Messous invités, hier, du Forum d’El Moudjahid. Les deux spécialistes qui mènent depuis des années un combat contre les préjugés et les lois devenus obsolètes ont tenu encore une fois à tirer la sonnette d’alarme et alerter et les pouvoirs publics et l’opinion nationale sur la détresse de ces malades. La célébration de la Journée mondiale du don d’organes et de la greffe qui coïncide avec la journée du 17 octobre est une occasion pour entamer une énième campagne de sensibilisation. L’objectif principal est d’inciter les citoyens à « prendre une décision sur le don d’organes et à partager avec ses proches ». Et surtout appeler à la mise en place urgente d'une « véritable stratégie » en faveur du don d'organes. Le forum d’El Moudjahid s’est voulu une tribune pour ces deux éminents médecins ; pour centrer les débats sur la sensibilisation sur un « geste de solidarité » qui peut sauver une vie. pour origine la volonté du défunt. M. Benabadji reconnaît qu’il est difficile de convaincre une famille qui vient de perdre un être cher. Il dira que les spécialistes ne disposent que de 48 heures. Pour cela il préconise l’installation d’une équipe composée d’imam, de psychologue pour inciter la famille à prononcer un oui qui permettra à une autre personne d’entamer une autre vie. Car en fait, recevoir un nouvel organe, c’est entamer une nouvelle vie, comme dira le professeur Rayane. Selon un document remis à la presse, on peut lire que le ministère de la Santé en collaboration avec le Comité médical national de prise en charge de l’insuffisance rénale chronique (2011-1014) et dans les actions à entreprendre figure le développement et la transplantation rénale à partir de donneurs décédés en mort encéphalique et la promotion du don d’organes. Dans cette perspective ils seront pris en charge précocement dans des unités spéciales de réanimation. Une fois que le diagnostic de mort neurologique est confirmé, une structure spécialement conçue pour recevoir les parents du défunt est mise à la disposition de l’équipe. Enfin les deux spécialistes ont mis l’accent sur la nécessité de créer une agence nationale de greffe d’organes et de tissus. Elle aura pour mission l’élaboration d’une stratégie nationale à l’égard des dons et greffes d’organes et de tissus, la mise en œuvre de règles de répartition et attribution de greffons ainsi que la rédaction de bonnes pratiques relatives à l’activité de greffe. Par ailleurs le Pr Rayane a évoqué l’Institut de néphrologie initié par le Président de la République. Cette institution importante qui va apporter beaucoup en matière de soins à dispenser et dans le domaine de la recherche tarde à voir le jour. Il y a lieu de noter que les deux professeurs ont voulu joindre leur voix au professeur Bouzidi qui a appelé les pouvoirs publics à permettre le transfert de malades à l’étranger. Comme ils demandent que les commissions chargées de ce dossier de travailler dans plus de transparence pour que seuls les cas graves qui ne peuvent être pris en charge en Algérie bénéficient de transfert à l’étranger. Nora Chergui

Ph : Tahar.R donneurs décédés ne représente que 7 sur 1.000 greffes. L’invité du forum a également souligné que la liste d’attente qui était de 3 000 patients en l’an 2000 a doublé en l’espace de 10 ans. Aujourd’hui ils sont 7 000, dont moins de 20% disposent d’un donneur apparenté, à vivre avec l’espoir d’être guéri grâce à une transplantation. L’autre chiffre effarant avancé par le spécialiste est celui de 14 500 patients actuellement traités par une méthode de suppléance appelée communément dialyse. Il y a lieu de noter que la prévalence de l’insuffisance chronique traitée a atteint 460 patients par million d’habitants, et le nombre de cas incidents est estimé à 3 500 nouveaux cas par an. Quand au nombre de donneurs, il n’existe pas de listing puisque ce sont les membres de la famille qui sont volontaires. Et évidemment c’est la mère qui est la première à se proposer, selon le professeur. Il se rappelle toujours de la première greffe ; une maman qui a « offert » son rein à son fils de 27 ans. donneurs vivants, actuellement limité aux ascendants, collatéraux et descendants. Cet élargissement pourrait s’étendre aux autres membres de la famille. Mais alors qu’en est-il de la compatibilité ? Pour le professeur Rayane, le problème ne se pose plus grâce aux progrès de la médecine. Les cas de rejet sont très rares. En revanche, le marchandage avec des organes existe, et certains seraient prêts à échanger un organe contre un appartement si possible.

La religion n’est nullement une entrave
Les invités du Forum ont tenu à rappeler que notre religion ne s’est jamais opposée au don d’organes. Dans notre pays une fetwa a été émise dans les années 1980 par feu cheikh Hamani. D’ailleurs, les imams ont un grand rôle à jouer dans la campagne de sensibilisation car les citoyens sont plus réceptifs au discours religieux qui incite à des actes de charité. L’autre problème soulevé par les conférenciers con-cerne les textes de loi restrictifs dans le domaine du don d’organe. Pour les deux professeurs, qui affrontent la réalité du terrain, le législateur ne s’investit pas pour promouvoir l’accès à la greffe. Dans ce contexte, ils proposent une réflexion sur l’élargissement du cercle des

950 greffes rénales en… 26 ans
Dans son intervention, le professeur Rayane fait un constat amer. Le nombre de greffes réalisé par an ne dépasse pas la centaine alors que les besoins sont estimés à 500 greffes par an. Il ne s’en cache pas : l’Algérie accuse un déficit flagrant en matière de transplantation d’organes en général et en greffe rénale plus particulièrement. Cet état de fait trouve son explication dans diverses causes. Manque de culture de dons d’organe, manque de confiance en le corps médical, contraintes d’ordre bureaucratique … Selon les chiffres avancés par le conférencier, depuis 1986, on n’a enregistré que 950 greffes rénales et une trentaine de transplantations hépatiques. Il faut dire que sur les 950, 500 sont toujours en vie. Une précision de taille : 99 % des transplantations sont effectuées à partir de donneurs vivants apparentés, et seulement 8 greffes à partir de donneurs décédés ont été réalisées durant 26 années. Dans ce sillage il faut souligner que le prélèvement sur

Prélèvement sur cadavre, un délai de 48 heures
Aujourd’hui, le plus grand défi est de réussir à développer la transplantation à partir de donneurs décédés en mort encéphalique. Le taux du refus des familles est de l’ordre de 90 %. Une famille sur 10 accepte que soient prélevés des organes sur leur parent décédé. Ce refus a

17 octobre : Journée mondiale du don d'organe et de la greffe
Depuis 2005, l'OMS a promulgué la Journée mondiale du don d'organes et de la greffe. Elle se tient chaque année le 17 octobre. Cette journée est partie d'un constat alarmiste. Des milliers de patients subissent toujours l'angoisse de l'attente, alors qu'on sait que chaque jour passé sur la liste dans l'espoir d'une greffe est une perte de chance. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants meurent faute d'avoir pu être transplantés à temps, alors que la médecine aurait été en mesure de les sauver. Cette situation est essentiellement due à un déficit d'information du grand public...

CONFÉRENCE-DÉBAT AU CENTRE ECHAÂB DES ÉTUDES STRATÉGIQUES

Stratégie israélienne «pour la partition du Monde arabe»

L

e centre Echaâb des études stratégiques a organisé hier en collaboration avec le centre des études et de documentation, une intéressante conférence-débat autour du thème «la stratégie israélienne en vue de provoquer le morcellement du Monde arabe». Cette rencontre, à laquelle ont notamment pris part les ambassadeurs des Etats de Palestine, du Soudan et du Yémen ainsi que le représentant de l’ambassade de Libye, a été animée par Dr. Hilmi Abdelkrim Ezzouabi, docteur en sciences politiques, chercheur et auteur de quinze ouvrages. D’emblée, le

conférencier déclarera que «le Monde arabe est et restera exposé à l’opération de partition ». Appuyant ses dires, il se penchera, plus particulièrement, sur les cas du sud Soudan et de l’Irak, deux pays ciblés par cette stratégie, a-t-il souligné. Evoquant le Sud Soudan – un Etat qui faut-il le rappeler a fait sécession le 9 juillet 2011, se séparant de la République du Soudan à la suite du référendum d'autodétermination —, l’orateur indiquera qu’au lendemain même de l’accession de Juba à l’indépendance, « Israël s’est non seulement pressée d’afficher son intention d’établir une coopé-

ration basée sur des relations diplomatiques solides, susceptibles d’assurer développement et prospérité au nouvel Etat, mais a également déclaré que le Sud Soudan n’est pas la fin du parcours puisqu’il y aura d’autres divisions ». Mais quelles sont donc les causes ayant poussé Israël à adopter une stratégie visant le morcellement du Soudan ? A cette question, le conférencier répondra que ce pays qui bénéficie d’une importante superficie, constitue à la fois la profondeur stratégique de l’Egypte et une porte de l’Afrique. De l’avis de l’orateur, l’Irak est l’autre terrain de choix pour la mise en ap-

plication de cette stratégie d’Israël qui voyait en ce pays riche en pétrole, une puissance centrale, ayant joué un rôle majeur lors de toutes les guerres menées contre Israël. Selon ce chercheur, la solution pratique pour combattre cette stratégie serait d’élaborer une ou des contre stratégies basées sur la coopération de plusieurs centres d’études « indépendants ». « En fait, regrettera Dr Ezzouabi, notre faiblesse réside dans le manque d’initiatives ». Soraya G.

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EL MOUDJAHID

Economie
tieux à été exprimée à plusieurs reprises. "La position algérienne à été exprimée à plusieurs reprises, et celle d'OTA a été aussi exprimée à plusieurs reprises. Les deux parties ont désigné des banques d'affaires pour faire l'évaluation financière de Djezzy, il y avait une obligation (portant) sur la production d'un protocole de confidentialité qui a un peu gêné la mise en œuvre de l'évaluation", a précisé le ministre. En mai dernier, l'Algérie, par la voix de son Premier ministre M. Ahmed Ouyahia, a affirmé qu'elle était décidée à racheter Djezzy. En 2010, les autorités algériennes ont affirmé qu'elles allaient exercer leur droit de préemption sur Djezzy après que la maison mère d'OTA eut annoncé qu'elle allait céder sa filiale algérienne à l'opérateur sud-africain MTN. La législation algérienne en vigueur accorde le droit de préemption pour l'Etat algérien sur toutes les cessions de participations des actionnaires étrangers ou au profit d'actionnaires étrangers.

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RENOUVEAU AGRICOLE

RENCONTRE M. DJOUDI - PDG DE VIMPELCOM

Vers le règlement du contentieux Djezzy ?
Le ministre a précisé que la partie russe a transmis à l'Algérie son souhait d'ouvrir des discussions sur le dossier Djezzy.

Un objectif stratégique : la sécurité alimentaire Mise en œuvre en 2008, la politique du renouveau agricole et rural s'est traduite par le lancement de plusieurs projets ventilés sur différentes filière, avec comme objectif principal, la contribution à l'amélioration de la sécurité alimentaire du pays. Cette vision nouvelle du développement agricole intégré dans l'approche « filière » s'est accompagnée par des contrats de performance destinés à soutenir les bonnes performances, mais aussi à cerner les lacunes pour une intervention ciblée et plus efficace quant à pallier les insuffisances enregistrées. Aussi, même si la cadence de la croissance, jugée positive, soit un taux de 8,5% (9% en 2009), a été maintenue par rapport à l'année écoulée, les chiffres ressortent une régression dans la production pour certaines wilayas. Au chapitre du renouveau rural et sur les 12.148 PPDRI projetés sur la période 2009-2014, 3.976 projets de proximité ont été inscrits pour 2009-2010, dont 3.600 approuvés et 2.226 lancés. Les projets concrétisés en 2010 représentent 38.882 emplois créés. Les derniers chiffres avancés par le département de l'agriculture indiquent que sur 5.242 PPDRI formulés et approuvés, près de 3.542 ont été lancés à travers 1.237 communes au bénéfice de 688.866 ménages, soit une population globale de 4.133.196 personnes. Par ailleurs, les résultats obtenus au titre du renouveau agricole ont été qualifiés d'encourageants en référence aux performances réalisées. A ce niveau, 1.628 projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI) sur un objectif de 2.072 ont été approuvés, dont 523 lancés, soit un taux de 26%. En matière d'impact, il est indiqué que sur les 1.169 communes prévues initialement, 1.023 ont été touchées, soit un taux de 88%. Aussi, ces projets ont concerné 348.874 foyers sur les 387.600 prévus, soit un taux de 90%. Par ailleurs, sur 2.216. 600 personnes prévues, 2.093.277 ont été touchées, soit un taux de 94%. Ces bonnes performances, selon l'appréciation des responsables du secteur de l'agriculture, ne devraient pas occulter les insuffisances, affirment-ils, d'autant plus que la dynamique du secteur ne peut être accompagnée si l'on ne dispose pas d'une vision globale du territoire et de ses potentialités, d'où l'impératif de développer l'approche filière, pour une meilleure efficacité des moyens engagés. Il faudra, en outre, développer la concertation entre les différents acteurs comme étant la base de la politique du renouveau rural et agricole, ce qui permettra de développer la capacité d'analyse à tous les niveaux. L'accompagnement des agriculteurs est l'autre axe souligné dans la politique du renouveau agricole, d'autant plus que c'est cette complémentarité entre les décideurs et la base qui constituera l'assise à l'objectif de la sécurité alimentaire. D. Akila

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e ministre des Finances M. Karim Djoudi a rencontré hier le PDG du groupe russe Vimpelcom Jo O. Lunder pour discuter du dossier du rachat de l'opérateur de téléphonie mobile Djezzy, filiale du groupe égyptien Orascom Telecom Holding, dont le groupe russe est actionnaire. "Je vais certainement rencontrer le PDG de Vimpelcom et la rencontre est programmée pour aujourd'hui dimanche ( hier ndlr)", a déclaré à l'APS M. Djoudi, en marge de l'installation du Conseil national de la comptabilité. Les entretiens "vont porter sûrement sur le dossier d'Orascom Telecom Algérie (OTA)", a précisé le ministre. Le ministre a précisé que la partie russe a transmis à l'Algérie son souhait d'ouvrir des discussions sur le dossier Djezzy. "Il y a eu souhait de la part de Vimpelcom, qui détient Wind, de rencontrer le ministre des Finances, et donc nous recevons le PDG de Vimpelcom" dans ce cadre. Vimpelcom a fusionné en mars dernier avec le groupe italien Wind Telecom qui détient 51% d'Orascom Telecom Holding (OTH), qui est le propriétaire d'OTA. Interrogé sur un éventuel règlement à l'amiable de ce contentieux qui permettrait à l'Algérie de prendre une participation de 51% dans le capital de Djezzy, M. Djoudi a répondu laconiquement : "Nous allons rencontrer le PDG de Vimpelcon, puis, après, nous allons discuter." Certaines sources à Alger ont évoqué dernièrement que l'opérateur russe désirait abandonner l'option de l'arbitrage international, en proposant une solution à l'amiable qui va permettre à l'Algérie de prendre une participation majoritaire de 51% dans le capital de Djezzy. Prié de fournir plus de précisions sur les propositions que l'Algérie va mettre sur la table des négociations, le premier argentier a répondu brièvement : «Si l’on se rencontre, c'est certainement pour parler du dossier OTA, nous n'avons rien à proposer, nous allons discuter ensemble." Questionné si l'Algérie allait maintenir lors de cette rencontre sa position consistant à exercer son droit de préemption sur la totalité du capital de Djezzy, le ministre à été catégorique, affirmant que la position des deux parties sur ce conten-

ALGÉRIE-UE

Séminaire demain à Alger sur le programme d'appui au management de l'économie
Un séminaire de présentation des résultats du programme d'appui au management de l'économie (AMECO), lancé en 2007 avec l'assistance de l'Union européenne (UE), sera organisé demain et mercredi à Alger, a-t-on appris auprès des organisateurs. Les ministères des Travaux publics, des Finances et de la Prospection et Statistiques, ainsi que l'Office national des statistiques (ONS) ont bénéficié de ce programme visant essentiellement l'amélioration de la communication, la formation du personnel, la gestion, la réalisation des études et l'acquisition de matériels informatiques (lecture optique, logiciels, etc.). AMECO, dont le montant est de 20 millions d'euros, a permis de doter ces organismes de moyens de formation, de gestion et d'équipements informatiques afin de renforcer leurs outils d'évaluation et partant d'améliorer la prise de décisions, avait relevé M. Amar Aouidef, chargé de programme de la coopération économique auprès de la délégation de l'UE en Algérie. Cette rencontre verra la présentation de trois études réalisées dans le cadre du programme AMECO et portant sur "l'encadrement macro-économique des programmes pluriannuels d'investissement public", le "cadre comptable pour l'analyse et le suivi du développement durable", ainsi que sur l'"évaluation des politiques publiques en matière de santé". Le séminaire de clôture du programme Ameco verra également l'organisation de 6 ateliers sectoriels consacrés, notamment à la présentation des activités soutenues par ce programme.

LE MINISTRE DE L’ÉNERGIE ET DES MINES À SÉTIF

7.000 foyers raccordés au réseau de gaz
7.000 foyers nouveaux raccordés au réseau de gaz naturel ont été mis en service hier dans les zones montagneuses de la wilaya de Sétif par le ministre de l’Energie et des Mines M. Youcef Yousfi qui effectuait une visite de travail et d’inspection dans cette région, accompagné du wali, des cadres de son secteur et des autorités locales. Une visite qui si elle atteste des efforts d’envergure consentis dans un domaine aussi sensible n’en était pas moins sans affirmer la dynamique qui prévaut à travers une telle wilaya où les défis relevés au titre des programmes initiés par le Président de la République se traduisent aujourd’hui par des taux de couverture qui relèvent de performances extraordinaires. Comment sinon apprécier toutes ces avancées qui ont permis à cette wilaya de voir son taux de couverture évoluer de 40% à la fin de l’année 2004, repartis sur seulement 13 communes urbaines situées pour la plupart en bordure de la RN 5 à plus de 82% aujourd’hui, soit l’équivalent de 180.000 foyers qui sont actuellement raccordés à cette source d’énergie et sont répartis sur 46 communes. Dans une dynamique partagée entre les aspirations profondes d’une population élisant domicile dans les coins les plus reculés de cette wilaya et la volonté des pouvoirs publics de traduire dans la réalité les orientations du Président de la République, tendant notamment à ancrer cette source d’énergie dans les zones les plus éloignées, les 7.000 foyers mis en service hier et qui s’inscrivent dans un programme de 10.000 foyers qui seront réceptionnés d’ici à la fin de l’année porteront ainsi ce taux de couverture à 84%. Autant de nouvelles réalisations qui prennent davantage de signification, lorsqu’on sait qu’elles touchent des zones rurales, montagneuses de surcroît, et se traduiront aussi, au premier trimestre de l’année 2012, par le raccordement de 15.000 nouveaux foyers, soit 86% de couverture, sur un programme global en chantier de plus de 25.000 foyers. Un taux de couverture, le premier du nord du pays, au moment où l’Etat consent, au titre du programme 2010-2014, une enveloppe de 700 milliards destinées à couvrir le raccordement de 38.000 foyers, pour répondre ainsi aux aspirations de toutes ces populations rurales qui ont été accueillies non sans un profond sentiment de satisfaction, ces secrets de la flamme bleue dans leurs foyers. Dans la daïra d’Aïn Arnat pour commencer, le ministre, qui visita le chantier d’une future aire de repos et de service en bordure de l’autoroute, procéda à la mise en service du projet gaz reliant les localités de Bouhira, Aïn Messaoud, ElKherba et Aïn Abessa alimentant 1.326 foyers. F. Z.

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Nation
EDUCATION PRÉPARATOIRE ET PRÉSCOLAIRE

EL MOUDJAHID

A l’école de l'éveil
Destiné aux enfants âgés de 5 ans, l'enseignement préparatoire touche cette ann ée 73 % d’enfants qui sont inscrits. Ce genre d'enseign ement spécialisé prend en charge l'éveil scolaire. Il suppose un certain nombre de moyens nouveaux, à savoir un équipement spécifique, ce qui a fiq poussé le gouvern ement à dégager un e enveloppe de plus de 600 milliards de centimes, dispatchés entre les différentes wilayas du pays afin de fin répondre à cette importante demande qui, en principe favorise l'épanouissement ment al et physique de l'enfant et l'acquisition de comportements et d'attitudes socialement positives pour sa préparation, à l'entrée en cycle primaire.
l'éveil de l'intelligence et à la réduction du taux d'échec. Depuis l'indépendance, la tâche du préscolaire a été diluée entre les crèches, les jardins d'enfants notamment, ainsi que le secteur de l’éducation nationale qui comptaient 289 classes de la petite section durant l’année 1981-1982. En 1989-1990, le secteur de l’éducation nationale comptait 546 classes d’enseignement préparatoires. Ce nombre est passé à 1.159 en 1995-1996 pour atteindre 1.269 classes en 1999-2000 et 2.667 en 2004-2005. Durant l’année 2008, ce chiffre a été multiplié par 8 en enregistrant 18.068 classes au profit de l’enseignement préparatoire qui regroupe 433.000 élèves (sans compter ceux issus des écoles privées). Le premier responsable du secteur précise qu'après sa généralisation, le préscolaire sera une étape « obligatoire dans le cursus de l'écolier ». Cette étape de l’éveil doit être prise en charge par l’école et exigée à tous les élèves ayant atteint l'âge de trois ans. Pour les responsables du secteur si les résultats ne sont aujourd'hui pas bons, c'est à cause de l'absence de ce genre d'écoles préparatoires ». Afin de bien mener à terme ce genre d'enseignement, des sessions de formation sur l'enseignement préparatoire au profit des inspecteurs de l'éducation et des enseignants du cycle préparatoire ont eu lieu au niveau des différentes directions d'éducation des 48 wilayas du pays. Pour les responsables du secteur, il y a lieu de se préparer à cette formation préparatoire qui favorise l'épanouissement des enfants et développe leur pratique du langage à travers des situations de communication induites par les activités proposées et le jeu, de les initier aux premiers éléments de lecture, d'écriture et de calcul à travers des activités attrayantes et des jeux appropriés.

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algré tous ces efforts l’offre reste inférieure à la demande sans cesse croissante. En dépit de toutes ces bonnes intentions théoriques, force est de reconnaître que sur un plan pratique, en matière de mobilisation et d’affectation des ressources financières, on continue de privilégier l’enseignement fondamental au détriment de l’encadrement de la petite enfance dans les actions entreprises en faveur d’une éducation de base de qualité pour tous. Les enfants issus de l’intérieur ou encore appartenant à des milieux sociaux vulnérables, ont jusqu’à présent, moins bénéficié de ce type d’intervention. Beaucoup de parents n’arrivent pas à placer leurs petits au niveau de ces classes.

Les priorités du secteur
Myriam d’Hussein Dey, court dans tous les sens depuis la rentrée des classes, afin de placer sa petite Lina âgée de 5 ans dans l’école primaire du quartier, mais en vain. Faute de place cette école dispose d’une seule division de préparatoire composée de 30 enfants. Pourtant, la division doit répondre aux normes. Elle ne doit pas dépasser les 20 inscrits. «Il faut attendre la création d’une autre division pour pouvoir accepter d’autres enfants», nous confie le directeur de l’école. Chose qui ne relève pas de sa responsabilité. Au niveau du ministère de l’Education nationale, on préfère parler de «généralisation progressive» de ce genre d’enseignement préparatoire. Pourtant le premier responsable du secteur l’a annoncé à plusieurs occasions. « Applicable à hauteur de 70 % à l'échelle nationale, le préscolaire sera généralisé à compter de 2011 », notamment déclare t-il en juin 2008 ». La généralisation de l’ensei-

gnement préscolaire devait avoir lieu en 2008 puis en 2011… Sur ce sujet, M. Djahlane Kassem sous directeur du préscolaire et de l’enseignement spécialisé assisté de M. Kamel Bendahmane chargé de l’éducation préscolaire, affirme que la généralisation de l’enseignement préscolaire se fera d’une manière « doucement, mais sûrement ». Pour ces deux responsables le surplus des 19.000 salles de classes et de 39.000 enseignants du fait de l'élimination de la 6e année fondamentale et de la généralisation totale de la réforme du système éducatif à travers tous les cycles d'enseignement répond à trois priorités. Il s’agit en premier lieu de réduire la double vacation, ensuite de diminuer la taille de la classe et enfin de généraliser progressivement l’enseignement préparatoire. La généralisation progressive de l’éducation préparatoire, poussera les responsables du secteur à créer un autre cycle d'enseignement à savoir le préscolaire avec la prise en charge de l'enfant dès l'âge de 4 ans, puis dès l'âge de 3 ans. Ainsi, et contrairement à certaines rumeurs, le ministère de l'Education ne compte pas supprimer l'enseignement préscolaire. D'ailleurs, ce dernier n'est aucunement obligatoire comme le stipule la loi d'orientation sur l'éducation nationale. L'article 41 de ladite loi stipule en effet que « nonobstant le caractère non obligatoire de l'éducation préscolaire, l'Etat veille au développement de l'éducation préparatoire et en poursuit la généralisation avec le concours des institutions, administrations et établissements publics, des associations ainsi que du secteur privé ». Cette année, les classes préscolaires recevront

comme les années précédentes les élèves dans la limite des places disponibles. Ces classes ne devaient pas recevoir plus de 20 élèves.

Un passage obligé
Ceci n’arrange pas trop les parents qui suent pour placer leur progéniture au niveau des écoles publiques. Certains préfèrent passer par l’académie, voire le ministère pour remmener une décision ou encore une dérogation d’âge pour les enfants qui n’ont pas atteints l’âge légal pour une simple inscription en préparatoire ! « Je n’ai pas le choix. La directrice ne voulait pas inscrire ma fille qui aura 5 ans en février prochain. J’ai saisi l’académie pour une dérogation d’âge et j’attends la réponse », rétorque Assia de Aïn Naadja. Faute de place au niveau des écoles publiques, certains parents auront la latitude de se rabattre sur le privé pour peu que le programme établi par la tutelle soit respecté. Selon l'article 39 de ladite loi, « l'éducation préparatoire a pour objet de favoriser chez les enfants, grâce à des activités ludiques, l'épanouissement de leur personnalité, de leur faire prendre conscience de leur corps, surtout grâce à l'acquisition, par le jeu, d'habiletés sensorimotrices, de créer en eux de bonnes habitudes par l'entraînement à la vie en collectivité ; de développer leur pratique du langage à travers des situations de communication induites par les activités proposées et le jeu et de les initier aux premiers éléments de lecture, d'écriture et de calcul à travers des activités attrayantes et des jeux appropriés». En réalité, le préscolaire est en train de devenir un passage obligé pour la plupart des en-

fants et tout particulièrement ceux âgés de 5 ans. Dans quelques années, tous les enfants âgés de cinq ans devront être scolarisés en préparatoire. Cette mission est confiée aussi à plusieurs autres départements ministériels, dont les Finances et les Collectivités locales, qui sont mis à contribution pour exécuter ce chapitre de la réforme. Les gérants des écoles privées sont également sollicités. Chez le privé, le préscolaire est l'enseignement le plus dispensé. Au sein du secteur public, plusieurs écoles primaires dans différentes grandes villes, ont ouvert des classes de ce type. L’objectif visé par le ministère de la tutelle est d’encourager ce type d’enseignement à l’intérieur par rapport aux grandes villes qui sont dotées d’écoles privées. La stratégie de mise en œuvre de cette mesure est de réunir les conditions de réussite en termes de moyens pédagogiques et matériels. Cet objectif peut être atteint, selon M. Djahlane, avec la mise en place d'une organisation plus efficiente. La réduction de l'enseignement primaire à une durée de cinq années d'études, fera gagner au secteur quelque 39.000 postes. Autant d'enseignants qui vont encadrer ce volet.

Entre jeu et apprentissage
Des manuels scolaires destinés aux élèves inscrits en préparatoire ont été conçus et produit par l'ONPS. L'objectif visé est de socialiser les enfants avec leur nouveau milieu, de permettre leur épanouissement à travers des activités corporelles, de développer en eux une certaine autonomie et de les préparer au cycle primaire avec un apprentissage préliminaire. L'élaboration des programmes destinés aux élèves de préscolaire est prise en charge par la commission nationale des programmes. Ces programmes sont basés, d'une manière générale, sur l'éducation civique et islamique, musique et dessin. ●●●

18.068 classes pour 433.000 enfants
D'autre part, les responsables du secteur interpellent le secteur privé et les entreprises nationales à se mettre de la partie, à côté des actions de l'Etat. Cette réorganisation constitue le troisième axe des actions engagées dans le cadre de la réforme du système éducatif. Universellement admis par les spécialistes de la psychopédagogie, le préscolaire est indispensable à

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Nation
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Les nouveautés de la rentrée 2011-2012
horaire hebdomadaire dans le cycle primaire varie dorénavant entre 21 heures (1re et 2e années primaires), 22h30 (3e année primaire) et 24 heures pour les classes de 4e et 5e années primaires. Le volume horaire est de 28 séances de 45 mn obligatoires, réparties du dimanche au jeudi de 8 h à 11 h 15 et de 13 h à 14 h 30. Ce volume se densifie au fur et à mesure de la progression de l’âge de l’élève. Les séances à partir de 14 h 30 ainsi que celles du mardi aprèsmidi sont réservées à des activités périscolaires non obligatoires. La prime de scolarité de 3.000 DA (totalisant une enveloppe de 9 milliards de dinars) a été mise à la disposition des bénéficiaires dès les premiers jours de la rentrée. Le manuel scolaire a été distribué, à titre gratuit, à plus de 50 % des élèves scolarisés, parmi lesquels tous les élèves des classes préscolaires, des classes de la première année primaire, les 3 millions d’élèves nécessiteux, dont les listes sont fixées par les commissions de commune et de daïra, et les enfants d’enseignants. Le ministre de l’Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid, a affirmé que le ministère était disposé à assurer le transport des élèves de familles relogées dans de nouveaux quartiers, vers leurs anciens établissements pour éviter la surcharge dans les nouvelles écoles. Près de 11 % des enfants âgés de trois à quatre ans ont fréquenté un établissement d’enseignement préscolaire avant leur scolarisation, a révélé une enquête nationale à indicateurs multiples « MICS 3 » diligentée par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière en collaboration avec l’Office national des statistiques et les agences onusiennes établies à Alger. La rentrée scolaire 2011-2012, à Tizi-Ouzou, a vu une extension de l’enseignement de la langue amazigh au niveau des cycles moyen et secondaire. L’enseignement de l’amazigh sera inclus dans les programmes de quelque 153 CEM sur les 170 que compte la wilaya, ainsi que 56 lycées sur un total de 58. Les bonnes conditions dans lesquelles s’est déroulée la rentrée scolaire 2011/2012 traduisent les efforts consentis par l’Etat en faveur du secteur de l’éducation. Outre les budgets colossaux dégagés pour assurer de meilleures conditions de scolarisation (près de 40 milliards de dinars ont été retenus aux actions de soutien à la scolarisation au titre de cette année scolaire), des mesures pédagogiques ont été introduites afin d’améliorer la qualité de l’enseignement. S. S.

●●● « L'objectif de l'enseignement préscolaire est de créer un environnement favorable au jeu et à l'apprentissage qui propose à l'enfant des activités intéressantes et lui donne la possibilité de se développer sur tous les plans en compagnie d'autres enfants», nous confie Mme Saadouni éducatrice à l’école primaire El-Nadjah. La participation des parents à l'organisation de l'enseignement préscolaire est jugée souhaitable. « Les parents doivent accompagnés leurs enfants dans cette étape cruciale. L'implication des parents comme critère de qualité de l'éducation préscolaire est développée dans de nombreuses études alors même que la réalité contrastée des institutions limite bien souvent leur présence. Mais la place des parents à ce niveau bien précis, n'est pas une simple question technique. Elle conduit à s'interroger sur les savoirs au sein des pratiques éducatives du préscolaire entendu comme l'ensemble des dispositifs d'accueil et d'éducation pour les enfants âgés de 3 à 6 ans.

Une approche positive
Les grandes orientations du programme de l'enseignement préscolaire se fondent, selon les responsables concernés, sur le respect de l'individualité de l'enfant et sur l'importance de l'apprentissage actif et du travail en équipe. Le programme enseigné ne partage pas l'enseignement

en matières distinctes ou en heures de cours ; il comporte cependant différents objectifs et centres d'intérêt qui sont : le langage et la communication, les notions de mathématiques, le langage et l'interaction, la morale, la religion, la nature et l'environnement, la santé, le développement physique et moteur ainsi que l'art et la culture. L'enseignement préscolaire s'appuie sur les connaissances, compétences et expériences propres à l'enfant. Il repose sur le jeu et sur une approche positive de la vie. Les méthodes utilisées et les activités proposées doivent autant que possible être variées pour éviter la monotonie. Les modes de travail qui habituent l'enfant à travailler en équipe sont très importants au point de vue éducatif. L'autre aspect primordial est le soutien accordé à l'initiative personnelle de l'enfant et sa consolidation tout au long des activités programmées. L'enseignement préscolaire ne donne pas lieu à une notation officielle. Toutefois le développement de l'enfant est suivi attentivement. Une attention particulière est accordée à la maturité scolaire, autrement dit à la façon dont la vie affective de l'enfant ainsi que ses compétences sociales et cognitives se sont développées. Le séminaire organisé l’année dernière sous le thème « le préscolaire en Algérie : profils de formation, pratiques éducatives et stratégies pédagogiques », a soulevé plusieurs questions liées aux itinéraires de formation et aux référents psy-

chopédagogiques des éducateurs des différents préscolaires, aux principales approches pédagogiques et stratégies d’apprentissage les plus récurrentes à cette étape d’enseignement, aux configurations des profils de sortie des différents préscolaires afin d’entamer la première année primaire. A partir de cette situation, on a dégagé trois axes principaux. Le premier est lié aux itinéraires de formation et référents psychopédagogiques des éducateurs du préscolaire, le second aux approches pédagogiques et stratégies d’apprentissage au préscolaire et le dernier aux profils de sortie des différents espaces de préscolarisation. Tous les spécialistes du domaine insistent sur une prise en charge structurée et planifiée des enfants à partir de 3 ans. Partout dans le monde, l’éducation préscolaire la maternelle, a acquis ses lettres de noblesse. Elle est même devenue le tremplin vers la réussite scolaire, comme en témoigne sa généralisation à toutes les couches sociales dans les pays avancés. Ces pays ont compris que le progrès scolaire de l’enfant dépend, pour l’essentiel, des compétences cognitives acquises avant six ans. Car le bénéfice d’une éducation préscolaire au niveau des deux secteurs public et privé, se mesure à l’attitude de l’enfant envers les apprentissages dispensés par l’école primaire, le collège et le lycée. Sarah SOFI

FORMATION PROFESSIONNELLE

M. Khaldi donne de Ouargla le coup d'envoi de la rentrée 2011-2012

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A retenir
◗◗◗ Une enveloppe de quatorze milliards de centimes a été consacrée par l’APC de Bordj El Kiffan pour la réalisation d’une bibliothèque et d’un jardin d’enfants dans le quartier populaire de Dergana. Les travaux de ces deux projets seront lancés très prochainement, selon les responsables concernés. Situé à l’Est de Bordj El Kiffan quartier de Dergana, accuse un retard considérable en matière d’infrastructures socioéducatives alors qu’il est le plus vaste et le plus peuplé de la commune. ◗◗◗ Sur 500 centres d'accueil de la petite enfance recensés au niveau national 360 de ces structures sont identifiées sur le fichier informatique du ministère de la Solidarité nationale. ◗◗◗ La formation d’éducateurs exige un niveau d'instruction universitaire (bac+ 3) et ce conformément au décret exécutif de septembre 2008. Les éducateurs ne remplissant pas cette condition sont priés de se rapprocher de l'Institut national de formation des formateurs afin de poursuivre leur formation. ◗◗◗ La prise en charge au niveau des crèches ne se limite pas à la mission de nourrir et de veiller à la sécurité de l'enfant en l'absence de ses parents mais s'étend à la formation pédagogique et sa préparation à la scolarité. S. S.

e ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, M. ElHadi Khaldi, a présidé hier à Ouargla une cérémonie d’ouverture solennelle de la saison de formation 2011-2012, marquée par la création de 350.000 nouveaux postes de formation à travers le territoire national. Un total de 350.000 nouveaux postes de formation professionnelle, tous modes confondus, dont plus de 98.000 en formation résidentielle, sont offerts pour cette rentrée d’octobre. Intervenant à cette occasion, le ministre a souligné notamment que la « formation, qui s’oriente vers la qualité, s’est attelée à une décentralisation de la carte de la formation en adéquation avec les besoins réels du marché et les spécificités régionales et locales, ainsi qu'avec la mise en place de nouveaux dispositifs, à l’instar des Conseils de partenariat, dont le rôle consultatif est à même d’apporter un plus à la qualité de la formation ». En marge de la cérémonie d’ouverture de la nouvelle session de formation, trois conventions de partenariat ont été signées par le secteur de la formation professionnelle dans la wilaya de Ouargla avec l’entreprise nationale des véhicules in-

dustriels (SNVI), dans le cadre du développement de la filière mécanique, l’entreprise des grands travaux du Sud (filière bâtiment), et l’entreprise nationale de forage (ENAFOR) dans les hydrocarbures. Des médailles ont été aussi décernés à des lauréats de la formation de la session précédente (deux en or et deux en argent), qui se sont distingués lors des Olympiades de la formation professionnelle de juin 2011, alors que le prix de la femme et l’électronique a été décerné, à titre d’encouragement, à une stagiaire inscrite au titre de la formation de la femme au foyer. Un hommage a été également rendu au chahid Chenine Kaddour, dont l’établissement de la formation professionnelle ayant abrité la cérémonie porte le nom. Au niveau de la wilaya de Ouargla, un total de 6.277 postes de formation sont offerts par le secteur pour cette session d’octobre, dont 1.725 dans la formation résidentielles, 1.767 en apprentissage, 1.635 postes de formation pour la femme au foyer, et 300 en cours du soir. Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels poursuit sa visite de travail d’une journée dans cette wilaya par l’inspection de structures relevant de son secteur.

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Société
ACTES DE VANDALISME

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DU CIVISME EN GÉNÉRAL

Quanddétruiredevientmoded’expression
Siège de bus éventrés, panneaux publicitaires défigurés, véhicules mis à sac, tombes profanées, autant de scènes désolantes, devenues, aujourd’hui, un cauchemar, vécu, voire nourri, au quotidien par une nuée de gamins et d’adolescents qui s’attaquent aux biens collectifs ou individuels.

Dis-moi quelle école tu fréquentes, je te dirai quel citoyen tu seras...

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es actes de vandalisme, en effet, prennent de l’ampleur, pour constituer, ces dernières années, un véritable phénomène de société qui traduit l’irresponsabilité et le manque de civisme de leurs auteurs. Il ne se passe pas un jour, en effet, sans que chacun de nous découvre des décors sinistres et un vandalisme en série qui jette son dévolu sur tout ce qui est matériel et immatériel. Au niveau des cités, les équipements et ensembles, censés procurer au locataire confort et bien- être, sont dénaturés, détruits ; pourtant ces derniers profitent à tous les habitants du quartier. C’est le cas, en fait, des bornes de protection des réseaux électriques et téléphoniques arrachées, laissant des câbles nus, des bancs qui se sont volatilisés ou encore des abribus carrément démontés. Le vandalisme change le visage de nos villes qui restent le plus souvent désarmées face à ce fléau qui gagne les murs taggués de phrases et de messages contenant des propos et des termes grossiers et écœurants qui ne reflètent aucunement nos valeurs ancestrales et nos us et coutumes. La situation est telle que rien ne résiste à leurs auteurs qui ne se gênent pas de passer à « tabac » tout ce qui se trouve sur leur passage . Malgré les efforts des services de sécurité, le phénomène de vol de câbles ne cesse de prendre de l'ampleur. Pas moins de 17 actes de vandalisme et de vol de câbles ont été signalés, durant le seul mois d'octobre de l’année 2010, au niveau de la wilaya d’Oran, par la direction d'Algérie Télécom. Ces actes de sabotage qui ont pénalisé des

centaines d’abonnés ont causé un préjudice financier à Algérie Télécom estimé à quelque 331 millions de centimes. A priori, rien ne semble arrêter le fléau de vol de câbles téléphoniques. Les bilans périodiques des dégâts subis, dressés par l'AT, font ressortir une recrudescence du phénomène. Durant la même année, la direction régionale d'AT qui couvre les wilayas d'Oran, Aïn Témouchent, Mascara et Mostaganem a recensé 85 cas de vol de câbles. Avec 80 cas de vol, Oran détient ainsi la palme de ce genre d'activité. Durant la même période, les pertes sèches ont été estimées à plus de deux milliards de centimes. Au total, 15.000 mètres linéaires de câble ont été volés.

Un lourd préjudice payé par AT et la SNTF
Pour le premier trimestre de 2010 toujour, 26 vols ont été enregistrés dans la wilaya d'Oran. Ces actes de vandalisme ont ainsi pénalisé 1.979 abonnés d'Algérie Télécom et une perte de 6,3 millions de dinars. Cela s'ajoute à un manque à gagner dû à l'interruption des services, ainsi que les dépenses de la réfection des sections volées ou dégradées. Le mois d'avril 2010 a connu un nombre de 12 vols avec un préjudice de plus de 2 millions de dinars, selon un rapport d'Algérie Télécom de la même wilaya qui compte 167.000 abonnés au téléphone, dont 34.000 raccordés à l'ADSL. Le vole de câble est très convoité pour le cuivre qu'il contient — matériau revendu à la pesée à des ferrailleurs — qui activent sur le marché parallèle.

Notons, par ailleurs, que plus de 50 quintaux de cuivre ont été saisis, durant le premier semestre de 2010, toujours par les services de la Gendarmerie nationale de la wilaya d’Oran, ainsi que plus de 500 mètres de câblés ont été récupérés, durant le 1er trimestre de cette même année. Les actes de vandalisme n’épargnent par les cheminots qui subissent, eux aussi, un lourd préjudice, du fait des opérations de sabotage perpétrés contre les trains. En 2008, pas moins de 512 actes de vandalisme ont été recensés par la direction de la SNTF. Il faut signaler que même les automotrices, acquises à des sommes colossales, paient le prix du manque de civisme de certains. La facture de ces actes de vandalisme et de jets de pierres s’élevait, en 2009, à plus de 1 milliard 662 millions de DA. Selon les statistiques établies par la direction générale de la SNTF sur une période allant

de janvier au mois de septembre de la même année, pas moins de 22 actes de vandalisme ou de jet de pierres ayant causé des dégâts ont été enregistrés. Parallèlement aux jets de pierre, les mains des destructeurs ont également touché aux biens de la SNTF. Il s’agit, notamment, de l’arrachage de marteaux de sécurité et de leur support, la casse de la vitre de garniture ou de la vitre frontale. Des actes condamnables à bannir tant qu’ils touchent à la sécurité, au confort des usagers mais surtout réduit les efforts consentis par les pouvoirs publics et l’entreprise ferroviaire. Les actes de vandalisme prennent, aujourd’hui, des aspects à la fois économiques et sociaux, d’où l’intérêt de jouer la carte de la sensibilisation pour inculquer le civisme qui demeure le seul bouclier contre la violence, sous toutes ses formes. Samia D.

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAUVRETÉ

La dignité comme richesse
Dans un sachet en plastique noir, elle réussit à mettre deux tomates pourries, quelques carottes détériorées, des courgettes jaunies et totalement inconsommables et du pain rassis. La vieille dame semble pourtant satisfaite et continue à fouiller d’un geste précis et avec patience dans cette décharge à la sortie du marché des fruits et légumes de Clauzel, insensible aux regards de pitié que lui lancent les passants.

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la rue Bouzrina, dans la basse Casbah, à la rue ben M’hidi, à AlgerCentre, il devient de plus en plus fréquent de voir ce genre de scènes affligeantes et choquantes. Des personnes de tout âge fouillant dans les bacs à ordures à la recherche de restes alimentaires et de produits périmés et abîmés jetés là par des vendeurs de fruits et légumes ou par des familles qui se débarrassent de leur superflu. Des scènes qui illustrent tristement une misère sociale. Se nourrir des restes des autres pour ne pas dormir le ventre vide renseigne sur un drame qui dépasse le seuil de l’acceptable. La pauvreté en Algérie est une réalité. Et les pauvres que certains préfèrent appeler «démunis» s’enfoncent de plus en plus dans la vulnérabilité. En l’absence d’étude nationale sur le sujet, il est difficile de connaître avec exactitude le nombre de pauvres en Algérie. La situation s’est dégradée da-

vantage ces dernières années, car elle est accentuée par la précarité de l’emploi et l’érosion du pouvoir d’achat des Algériens. Selon la carte de la pauvreté établie par l’Agence nationale d’aménagement du territoire (ANAT), 17,4% des communes situées dans les Hauts Plateaux sont frappées de plein fouet par la misère so-

ciale. La situation est plus critique également dans les zones montagneuses et rurales où l’on remarque un seuil de pauvreté très important. A la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté célébrée par la communauté internationale le 17 octobre de chaque année , n’est-il pas opportun pour nos

spécialistes et statisticiens de se pencher un peu plus sur la question de la pauvreté en Algérie ? Etablir une carte réelle, un profil des pauvres et leur nombre, leur concentration, leurs besoins, les déterminants de la pauvreté, ses effets... Une journée pour sensibiliser sur la nécessité de lutter contre la pauvreté et la misère, histoire de rappeler aux décideurs qu’il ne s’agit plus aujourd’hui de préserver la société contre les conséquences redoutées de la pauvreté, car celles-ci sont bien installées, mais de garantir des droits aux personnes fragilisées et touchées par cette pauvreté. Une occasion aussi pour pousser les associations caritatives qui activent dans ce domaine de redoubler de créativité de faire renaître dans le cœur des Algériens cette fibre d’aide et de solidarité qui a de tout temps fait partie de leur nature. Farida Larbi

ant il suffit de se poster quelque part dans une rue commerçante sinon piétonnière pour relever un certain nombre de remarques quant à la façon de s’accoutrer des uns et des autres. Et il est navrant pour le moins d’observer que la citadinité qu’on portait dans le temps avec une élégance raffinée a perdu ses lettres de noblesse. En se fondant dans un moule ambiant pas très ragoûtant. Or la clochardisation physique d’une cité s’accompagne généralement comme par un singulier effet d’entraînement d’une espèce de chochardisation mentale... Et c’est là où le bât blesse. Car, dès l’instant où pareil phénomène gagne et envahit des pans entiers de la cité, il y a forcément matière à inquiétude. Excepté les fêtes au sens général du terme, il pèse sur tout un chacun l’obligation de soigner sa mise, le reste du temps, c’est du n’importe quoi. D’ailleurs, on ne cherche même plus à marier un tant soit peu les couleurs, ce qui est sans doute trop demander. De mon temps, me confie ce sexagénaire aux tempes grisonnantes, «on était certes pour la majorité pauvres, mais par contre toujours propres comme des sous neufs... ». Il lui reste encore en mémoire «cette inspection minutieuse et au quotidien qui plus est de la maman avant de quitter le cocon familial et s’en aller. Un rituel auquel tout le monde devait se soumettre impérativement. Et ce n’était pas fini pour autant. Car Lorsque les gens ne avant de franl’enceinte font plus attention à chirl’école, pas de leur petite personne, question surtout c’est qu’il y a de se dérober à un autre «cahier maldonne quelque des charges», si part. Et pas forcément parce que l’on ose dire. Autrement dit, ça coûte cher de «montrer patte bien s’habiller. Et blanche à l’insnotamment pour les tit, personnage central et inconfemmes. Au vrai et tournable s’il en concernant les est». A telle enhommes, à quelques seigne que nos exceptions près, on parents «lui vouaient un resne peut vraiment pect et une pas dire qu’ils considération attachent une sans limite». importance toute Malheur donc à particulière à leur qui «oserait se de tenue vestimentaire. plaindre quelque méfait même avéré de l’instit». Au demeurant on prenait le risque «d’une double sanction» dans l’hypothèse peu probable certes où « l’on vendrait la mêche»... En tout cas, on a beau dire et redire de la fameuse «vieille école», il n’empêche que nul ne se hasarderait à «remettre en cause ses fondamentaux», quand bien même des excès et dépassements lorsqu’on regarde les choses avec recul et distanciation, il y en a eu... Mais bon, inutile n’est-ce pas de remuer le couteau dans la plaie ou s’enfoncer, partant, dans des considérations caduques et passéistes. Car l’heure aujourd hui est davantage «à la préparation du lit de la citoyenneté», celui-là même censé «former des adultes responsables» en mesure demain de «reprendre le flambeau» et de le tenir allumé jusqu’à ce qu’il irradie tous les esprits... Raison de plus pour «investir dans la durée» et arrimer l’école au savoir universel seul et unique gage de réussite. Parce que tout le spectacle désolant offert par une rue en délire vient, à notre sens, «d’un déficit civique» qui se devine aisément au quotidien. Bien entendu, il n’est pas question de «jeter la pierre» aux enfants qui ne font, au fond, que reproduire souvent de manière mécanique les nombreux écarts des adultes qu’on ne saurait donc dédouaner. Bref, il est des phénomènes de société qui ne sont pas une fatalité, loin s’en faut. Il reste que tous ces dysfonctionnements interpellent l’ensemble de la société et non seulement la pauvre école qui a décidément bon dos...

A. Zentar

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Culture

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«LE RETOUR AU SILENCE» DE MOULOUD ACHOUR

La voix des instants tus
Notre ancien confrère Mouloud Achour a, de tout temps, porté un intérêt certain pour les choses de l’esprit qu’il aime à écrire sur le ton de la confidence à ses heures perdues.

L

a culture dans sa dimension profonde et la littérature dans sa saveur hautement intellectuelle et esthétique ont souvent guidé les pas de ce romancier mais surtout nouvelliste en quête d’une échappatoire salvatrice dans la recherche du sens des mots qui affluent chez lui comme une rivière claire à la source des textes qu’il écrit dans un style consciencieux à la virgule près, par-delà des idées sombres ou optimistes qui trahissent ses nobles sentiments d’homme. Il est vrai qu’on ne vient pas à la littérature par hasard mais au gré d’une sensibilité et d’un penchant avéré pour la lecture et l’écriture. Notre auteur qui est un ancien professeur de lettres françaises est né à Tamazirt en GrandeKabylie en 1944, il a publié ses premiers textes dès la fin des années 60 d’abord dans la presse nationale puis dans des revues spécialisées. Le retour au silence est un

roman, sorti tout récemment à l’occasion de la tenue du dernier Sila. C’est en fait la publication algérienne du titre A perte de mots déjà paru aux éditions françaises l’Harmattan, une édition revue et corrigée par l’auteur et à laquelle, il a inclu une autre nouvelle intitulée Je sais faire chanter le cristal, un texte prosodique que nous avons particulièrement apprécié. Le recueil est composé de dix nouvelles aux titres significatifs bien qu’ils ne soient pas directement en concordance avec le texte des nouvelles. Les thématiques qui varient d’un sujet à l’auteur ont cependant un point commun : Elles s’inscrivent toutes dans un espace-temps qui est celui de l’Algérie et font constamment référence à la décennie noire et à ses répercussions sur la société. Les textes se veulent une transcription par des mots, des tournures de phrases qui en disent long sur l’état d’âme dans lequel se trouvait l’auteur chez lequel on sent que l’expérience a

forgé chez lui un tempérament de poète et une maturité dont on reconnaît la sagesse. Les premières nouvelles du recueil Si mon père revenait, nous installe dans une fiction qui met en scène le personnage de Bachir, un citoyen honnête et intègre, bon père de famille empêtré dans une vie quotidienne faite de prosaïsme, d’éternelles habitudes, un homme qui en parfait observateur rêve d’écrire le roman de sa vie et surtout hait les compromissions de toute sorte. Justement un certain Si Mounir, un personnage qui veut se donner une aura d’intellectuel et de moudjahed l’invite à une soirée entre artistes. Il lui fait la proposition moyennant des services entre autres l’écriture d’un roman relatant ses faux exploits de guerre. Le retour au silence qui donne le titre au recueil est une incursion dans l’univers de Mehdi un poète qui doit donner un récital poétique et se prépare en déclamant des vers hallucinants de vérité à discréditer une société arri-

viste faite de faux semblants, d’ignorance et d’inculture. Sur le ton de l’introspection et dans un style alliant poésie et réflexion sur le passé, la nouvelle Je sais faire chanter le cristal est très imprégnée de sensualisme avec un travail sur l’écriture qui rend le texte pénétrant et entrecoupé dans certains passages par un texte qui nous replonge dans des faits survenus dans le passé : « Le souvenir de la tragédie récente, fraîche d’un sang versé que s’était mis à réclamer comme le prix d’un lendemain à construire, avait perdu de son intensité en nous. Les élancements douloureux de la morsure en nos mémoires s’émoussaient. Même si par touches au revers de chaque propos, se dissimulait l’idée que quelque chose d’irrémédiable, s’était accompli sous notre ciel. Que rien désormais ne ressemblerait totalement à ce que nous avions connu. Pire ou meilleur, le savions-nous ? » (p. 101) Le retour au silence de

Mouloud Achour est un livre qui se lit sur la pointe des mots avec un parfum de nostalgie des instants perdus et la froideur du texte qui peint une époque absurde et cruelle. Dominique le Boucher écrit à ce propos dans Algérie littérature : « Demeurer silencieux, c’est à certains moments, rester

digne de soi-même, mais celui qui écrit n’en demeure pas moins le gardien des mots perdus … » Lynda Graba Le retour au silence par Mouloud Achour, Casbah-Editions, 205 p., Alger 2011.

TLEMCEN, CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE

Hommage à Mostefa et Khereddine Aboura

C

’est demain que sera entamée une autre page consacrée aux illustres noms de la musique andalouse avec l’hommage qui sera rendu cette fois à cheikh Khereddine et Cheikh Mostefa Aboura à la maison de la culture Abdelkader-Alloula. Le programme réparti en deux journées, comprend des témoignages et des conférences ainsi que des soirées musicales. Pour la première journée, assurément celle qui donnera l’occasion aux adeptes de la musique andalouses d’en savoir plus sur les illustres maîtres de ce genre musical en raison de la qualité des intervenants et des animateurs, Taha Aboura et Nasreddine Baghdadi et des témoignages attendus des présents à la table ronde programmée à 15 h et qui a pour thème : « Témoignage en hommage à cheikh Khereddine et cheikh Mostefa Aboura. Le spécialiste Fayçal Benkalfat, se chargera lui, à partir de 17 h de présenter les legs des Aboura, à savoir les manuscrits, livres, partitions et les bandes sonores. Et pour agrémenter cette première journée de l’hommage, un concert de musique animé par l’orchestre de cheikh Redouane Bensari avec comme soliste, Rym Hakiki et Karim Boughazi est prévu à partir de 20 h. La journée de mercredi est dédiée entièrement au volet représentation musicale avec deux concerts au programme à partir de 20 h, le premier animé par l’association Gharnata de Tlemcen et le second par l’association Mustapha Belkhodja d’Oran. Né le 2 février 1875 à Tlemcen, Mostefa Aboura se dis-

tingua par son brillant parcours scolaire qui le conduira à l’Ecole Normale de Bouzaréah à l’âge de 16 ans. Avec son diplôme en main, il entame son parcours d’enseignant à l’école Décieux en novembre 1893. Ayant eu l’occasion de parfaire ses connaissances en solfège, Mostefa Aboura commencera à fréquenter les cercles de musique andalouse et à s’y initier aux contacts des grands maîtres dont Maâlem Maqchiche, Menouar Benattou, Boudelfa, les frères Dib. Mostefa Aboura entrepris alors de transcrire, dans la discrétion, le répertoire de la musique andalouse. Avec l’expérience des années passées à Alger auprès des Benfarachou et Sfindja et à Tlemcen, Mostefa Aboura se rendit compte de la perte de pans entiers du patrimoine andalous. Khereddine Aboura, son fils a eu lui la chance de bénéficier dès son jeune âge de l’initiation à la musique andalouse que lui prodiguera son père. Il est né le 7 mars 1908 à Tlemcen et fera ses

études primaires à l’école Décieux, puis secondaires à la Médersa de Tlemcen. Après un séjour en Syrie qui lui permet d’élargir ses connaissances musicales, orientales surtout, il s’installe deux années après définitivement à Tlemcen où il sera nommé directeur artistique de la Radio de Tlemcen. Epoque qui lui assure des contacts permanents avec l’élite musicale tlemcénienne et parfaire ainsi ses connaissances en matière de musique andalouse. En 1962, il entama avec cheikh Larbi Bensari, un travail d’enregistrement du patrimoine andalou et hawzi. Il assurera la direction de l’orchestre de la société Gharnata à partir de 1966 avant d’entamer un travail de recherche en musique andalouse en collaboration avec l’Institut national de musique. Kheireddine Aboura prendra sa retraite en 1973 et se consacrera à la zaouia de cheikh Mamchaoui jusqu’à sa mort le 16 juillet 1977. Abdelkrim T.

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Lundi 17 Octobre 2011

16 EL MOUDJAHID

RTAGE REPO

Rég
A LA SORTIE DU PLUS GRAND TUNNEL D’AFRIQUE, LA CAPITALE DE LA VIANDE

El Achir, la ville qui ne dort pas
Contrairement à presque toutes les localités du pays, El Achir ne dort pas. Cafés, restaurants sont ouverts jour et nuit dans cette ville considérée comme l’entrée de l’Est du pays. Ce qui attire les couche-tard, passagers et citoyens dans le besoin, notamment en hiver où il est si bon de trouver un coin chaud.
n effet, El Achir est l’une des rares villes en Algérie, si ce n’est la seule, à ne pas dormir. On peut y prendre un café à 2 heures du matin. Ce qui est impossible même au chef-lieu de wilaya. On peut aussi y manger ou acheter un médicament ou même des fruits. Ce qui fait d’elle un site touristique par excellence puisqu’elle accueille, en plus des couche-tard et autres fêtards, les passagers qui n’ont pas où aller et les routiers qui recherchent un endroit sûr pour stationner. El Achir c’est aussi un esprit de solidarité qui a fait ses preuves durant les moments difficiles. La commune, connue également pour la rigueur de son climat en hiver, est le théâtre d’accidents, de pannes et de problèmes pour les automobilistes surpris par la neige ou la grêle. Les habitants habitués à ce genre de situation partent à la recherche de personnes en détresse, notamment du côté de Aïn Defla avec ses virages dangereux. Ils traversent des kilomètres pour recueillir d’éventuels survivants aux vagues de froid qui frappent la région. Mais El Achir, située à 12 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, est d’abord connue pour sa position stratégique, cette portière de l’Est algérien est un carrefour aussi bien pour les voies routières que ferroviaires. N’abritet-elle pas le tunnel de chemin de fer le plus long d’Afrique ? Elle est également à mi-chemin entre Alger et Constantine sur la RN5 et même l’autoroute Est-Ouest dont elle a constitué un axe important. Un de ses villages, Zennouna en l’occurrence, a été sorti de l’anonymat grâce à ce projet du siècle. Elle aurait pu même avoir un accès aux avions si le projet d’aéropostal avait abouti. Mais l’espoir de le voir émerger subsiste chez les habitants ainsi que les responsables locaux, comme en témoigne la piste d’atterrissage qui a été aménagée. Mais elle a failli perdre cette position et le trafic qu’elle draine, un trafic synonyme de milliers de passagers par jour.

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Les plus chanceux ont changé d’activité. Le spectre de la faillite a pesé sur toute la commune puisque ces deux activités entraînaient avec elles dans le gain comme dans la perte des dizaines d’autres, à l’instar des grossistes, des boulangers, des marchands de fruits et légumes, des cafetiers, des épiciers et autres. Ce qui cause un effondrement de l’emploi puisque chaque commerce embauche au moins trois personnes et partant, un appauvrissement de la cité avec le manque à gagner en termes d’impôt local et de contribution au développement. Le visage d’El Achir aurait été autre sans cette activité, sa taille aussi. Mais il n’en a rien été grâce à l’échangeur de l’autoroute et partant El Achir qui représente le passage obligé vers cet axe pour les habitants de la wilaya de Bordj BouArréridj et un moyen pour les autres de faire un crochet sur la capitale de la viande. Ce qui a conduit à une reprise de l’activité, même si elle n’est pas encore au niveau qui était le sien avant le lancement du projet. L’animation a repris au grand soulagement des responsables et des habitants.

Un danger appelé autoroute
Le danger était réel de voir El Achir disparaître, tout au moins devenir une localité fantôme après la construction de l’autoroute EstOuest. La route nationale numéro 5 qui était son poumon ayant perdu le gros du trafic qu’elle supportait, les commerces de la ville commençaient à fermer.

Un village qui a grandi trop vite
Quand on visite El Achir on est frappé par la circulation qui règne dans la bourgade. Une grande animation caractérise également les trottoirs. Entre ceux qui sortent d’un local et ceux qui y entrent, il y a ceux qui s’arrêtent pour admirer le produit vedette de la cité ou pour

demander son prix. C’est que la localité touristique par excellence est réputée pour ses bouchers et ses restaurants. Elle compte une centaine d’opérateurs sur une centaine de mètres. Ce qui fait qu’entre un boucher et un autre il y a bien sûr un boucher. Les restaurants se suivent et se ressemblent, à la grande joie des clients qui ont le choix du roi. On ne peut que suivre le mouvement pour satisfaire un besoin naturel et profiter de l’occasion pour déguster une viande à la réputation loin d’être usurpée. Sur les lieux bondés, les discussions s’animent autour de meilleurs coins pour manger dans la wilaya et dans le pays, de la place qu’occupe El Achir dans ce classement et de l’histoire de la région. Les anciens notent que le village qui a grandi trop vite ces dernières années a perdu de sa superbe. Il souffre de plusieurs problèmes qui ne lui ont pas permis d’avoir le statut qu’il mérite. En plus de la concurrence des fast-foods et de la viande congelée, nos interlocuteurs regrettent le laisser-aller de certains commerçants qui ne font pas d’efforts pour renforcer la loyauté des clients alors que c’est la force de la région. Si les gens reviennent à El Achir c’est qu’ils ont été bien servis.

Des restaurants mais pas d’hôtel
Cette préoccupation a amené la Direction du tourisme qui cherche à entretenir ce pôle d’excellence à organiser des stages et même des prix pour les opérateurs. Des

conseils leur sont prodigués pour améliorer l’hygiène, l’accueil et la qualité du produit et des services. Les anciens n’avaient pas besoin de ces conseils pour faire la différence avec les autres. Mais les temps ont changé, le personnel aussi. Le pari reste cependant possible. La volonté et les moyens existent pour assurer la clientèle et garantir le label El Achir. D’ailleurs, un plan de développement est nécessaire pour assurer cet objectif. Le classement de la cité comme zone d’expansion touristique est un pas important dans ce sens. Ce classement permettra de fournir plus de capacités aux collectivités locales et attirer les investisseurs potentiels. Quand on sait qu’aucune structure d’hébergement n’existe dans le territoire de la commune on peut se rendre compte de la gestion artisanale de l’activité. Un hôtel ou plus pourrait apporter un plus à cette activité d’autant que les passagers sont nombreux. Nous l’avons appris à nos dépens. Pour passer la nuit il faut aller à Bordj Bou-Arréridj. Déjà que le chef-lieu est mal pourvu en la matière, pour les clients c’est un déplacement de plus. Pour ceux qui arrivent dans un moyen de transport public, c’est une grande contrainte. En effet, il n’existe pas de desserte spéciale pour les hôtels. La nuit, même les taxis et les bus qui se rendent au chef-lieu s’arrêtent. Ce qui est paradoxal pour une ville animée et sécurisée. Pourtant, la distance est courte, 12 kilomètres seulement, et pratique avec une double voie éclai-

rée. Le seul recours qu’on a, ce sont les taxis clandestins, même si on n’est pas sûr d’en trouver. On peut aussi faire de l’auto-stop, à condition d’être aventurier. Dans tous les cas c’est risqué. Pour une ville touristique, c’est une grande tare. Cela n’encourage pas les touristes. Cela empêche également le visiteur d’avoir un programme complet, au moins pour une nuit. Les agences spécialisées qui auraient exploité les attraits d’El Achir pour proposer un produit original et intéressant sont tournées vers les voyages organisés comme la omra.

L’aménagement fait défaut
Ce n’est pas la seule lacune pour un site appelé à mettre à l’aise les visiteurs. Le problème de l’aménagement urbain se pose avec acuité pour une ville censée être la vitrine de la wilaya et un lieu de détente. Malgré une position stratégique enviable qui devait pousser les autorités locales et même centrales à lui accorder des privilèges en matière de route et d’éclairage notamment, El Achir est gérée comme toutes les autres communes, c'est-à-dire dans l’attente des programmes communaux de développement qui ne suffisent pas à prendre en charge les besoins liés au statut spécifique de la localité. Le vice-président de l’APC, M. Zaidi, nous avoue qu’avec un budget de 2, 6 milliards de centimes la collectivité ne peut pas faire grandchose. Il faut s’occuper des trottoirs, des rues, de l’éclairage et satisfaire

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23.000 agneaux abattus chaque année
Avec 23 mille agneaux égorgés chaque année, Aïd non compris, El Achir est considéré comme l’un des plus grands abattoirs du pays. Si ces agneaux proviennent de plusieurs régions, la qualité et le prix de la viande renseigne sur l’attention particulière accordée par les bouchers de la commune à n’acheter que les meilleurs spécimens pour préserver le label El Achir. Ce label a été créé à partir des moutons de la région qui étaient réputés pour la saveur de leur viande. Même si on ne sait pas exactement quand... On est sûr que cela est lié à l’ouverture au 19ème siècle d’une route ( actuellement la RN5). Le village par contre remonte à l’époque romaine puisqu’un site archéologique a été découvert à quelques kilomètres de son emplacement actuel. Jusqu’à maintenant, les fermes d’El Achir, qui constituaient le principal pourvoyeur des bouchers, sont très sollicitées. Leur proximité avec la RN5 qui a créé El Achir et lui donné vie a permis d’ancrer une tradition qui se perpétue depuis des décennies. Revenir avec un gigot d’El Achir est un point d’honneur pour les passagers et une source de fierté pour les habitants. F. D.

les besoins en eau potable pas seulement pour le chef- lieu mais pour tous les villages. A propos d’éclairage, il nous apprend que si l’APC n’a pas couvert la partie qui la concerne entre El Achir et Bordj, c’est parce que ses moyens ne suffisent pas. Cette opération aurait pris la moitié du budget. Les trottoirs ne sont pas dans un bon état. Quant aux routes, malgré un effort consenti pour la rue principale, le déficit est important. Pour la qualité il faudra repasser. On est loin des aménagements attendus dans une ville touristique, façades de bâtiments compris.

Si les premiers besoins sont satisfaits au fur et à mesure, le problème se pose pour les seconds et même pour l’école et la salle de soins. Une nouvelle prévue sur la route de Medjana avec 1400 logements suppose une autonomie dans tous les domaines. Les problèmes posés par la cité des 310 logements est une leçon pour les responsables locaux.

de Bordj Bou- Arréridj va bénéficier de 4000 postes d’emplois générés par le projet pris en charge par une autre société chinoise. L’industrie a bien tenté les responsables pour le même atout de position stratégique. Une zone d’activités a même été prévue. Mais le permis de lotir attend depuis 4 ans l’approbation des services d’urbanisme.

Bouchers le matin, sportifs le soir
Ces responsables qui ont reçu une dotation en habitat rural voudraient bien, comme ils nous l’ont déclaré, exploiter cette possibilité pour fixer la population dans les villages et se débarrasser des autres revendications comme l’emploi qu’il n’est pas possible selon eux de satisfaire. Un redéploiement de l’agriculture représente une des solutions au problème de chômage dont souffre la commune. Les postes créés par le commerce sont limités et surtout gérés par les opérateurs eux-mêmes. L’autoroute Est-Ouest a occupé des milliers de jeunes pendant des années. Mais les bases vie se vident et avec elles des ressources sûres pour des familles qui en avaient besoin, notamment à Zennouna où la terre est aride. Heureusement qu’un autre projet structurant, à savoir la double voie ferrée BordjThenia doit démarrer dans les prochaines semaines. D’ailleurs, la base vie, puisqu’on parle de cette structure indispensable pour toute entreprise de réalisation, a été installée il y a quelque temps. La wilaya

Un marché régional de bétail souhaité
Mais la solution réside pour les responsables locaux d’abord dans l’ébauche d’une solution permanente à travers le développement de l’agriculture dans les villages selon la capacité de chacun d’eux. Même Zennouna et Dhraa Labiad peuvent se tourner vers l’agriculture de montagne et plus particulièrement l’arboriculture. Des résultats positifs ont été déjà enregistrés. L’olivier pour ne citer que cette expérience réussit bien à Zennouna. Ce qui augure d’un redéploiement de la région. Le succès d’une telle opération permettra de mettre fin à l’exode. Les programmes de l’Etat en matière de développement rural sont un outil important pour réussir l’opération. Encore faut-il que l’habitat rural suive. Or la part de la commune est très faible. Son renforcement est par conséquent nécessaire. Pour les habitants du chef-lieu une exploitation optimale du label El Achir est de rigueur. Quand on sait que 23 mille têtes d’agneau sont abattus chaque année dans la commune, on

Un déficit en développement local
Mais la commune qui compte plus de 23 mille habitants ne comprend pas seulement la localité d’El Achir, même si elle est la plus peuplée et la plus connue. Des villages comme lachbour, Ouled Bouhriz, Draa Labiadh, Bouabdallah, Zennouna Kbira et Zennouna Sghira dépendent de l’APC avec leurs caractéristiques, leur apport et leurs besoins de développement. Les deux premiers villages sont spécialisés dans l’agriculture. Ce qui ajoute une autre spécificité à la commune et explique la qualité des agneaux qui y sont vendus. En effet, Lachbour et Ouled Bouhriz sont situés sur des plaines très riches. En plus des agrumes et de la culture des céréales, l’élevage est la principale activité pour plusieurs fermes. Les autres sont de type forestier. Ils peuvent apporter un plus en termes de détente et de loisirs et partant, une source supplémentaire de revenus et une richesse de plus pour la commune. Mais ce n’est pas le cas, au grand dam de la population soumise à la pauvreté. Le manque d’emplois, en l’absence de projets industriels, ajouté au défaut d’aménagement qui caractérise tous les regroupements contrarient la population. Même les villages riches comme Ouled Bouhriz sont dépourvus en matière de développement local. La localité, qui est située de l’autre côté de la voie ferrée et de la RN5, semble oubliée telle la colline décrite par Mouloud Mammeri, et ce, malgré la richesse de ses terres. Les habitants n’ont d’autres choix que de déménager vers le chef-lieu. Cet exode a augmenté le besoin en matière de logements. Les demandeurs qui vivent souvent dans des conditions précaires exercent une grande pression sur les responsables de l’APC. 310 unités ont été déjà distribuées. 300 autres sont en cours de construction. Mais cette cité récente dont les responsables veulent faire la nouvelle ville, manque de tout. Pas d’eau, pas d’électricité et pas de gaz naturel et surtout pas de locaux commerciaux. Ce qui a fait réagir les occupants qui ont coupé la RN5 qui passe à côté.

mesure l’importance du marché local. Un marché régional de bétail offrira la possibilité de fournir aux opérateurs de la commune la matière première nécessaire à leur commerce et drainera un flux grandiose d’éleveurs et de maquignons. Le projet défendu par les responsables locaux attend un avis du ministère du Commerce. Mais sa concrétisation permettra de consacrer El Achir comme capitale de la viande, du stade de la vente à la consommation finale en passant par l’abattage.

Bordj Bou-Arréridj, a constitué en elle-même une attraction de plus.

Les commerçants ont aménagé leurs locaux
Les produits ont été également diversifiés. Mais c’est plutôt un ressourcement puisque les plats anciens comme la chekhchoukha, la galette et le zviti ont été ajoutés à la nomenclature de repas servis à El Achir. Le cadre qui a suivi cette nouveauté avec kheima, paniers et assiettes de l’époque a conclu l’opération qui n’a pas manqué de charmer les clients qui se déplacent pour une autre raison à El Achir. Le premier restaurant appelé justement kheima el assala a poussé plus les opérateurs à suivre la mode, à l’ancienne. Opération charme toujours, les bouchers ont baissé les prix. En plus de la qualité de la viande d’agneau spécialité de la région au goût savoureux, les acheteurs peuvent acquérir le produit à 500 dinars le kilogramme contre 800 ailleurs. Mais tous ces efforts ne suffisent pas. Les lacunes citées qui ont besoin de prise en charge urgente pour l’aménagement et l’amélioration des services et d’une inscription pour la construction d’hôtels, même si un projet est en cours de réalisation sur la route de Bordj, avec l’encouragement de l’investissement et l’octroi des facilitations nécessaires. Il est nécessaire aussi d’organiser la ville, de telle sorte à offrir le maximum de confort pour le visiteur. Ce n’est pas normal qu’un passager qui prend la peine de quitter l’autoroute ne trouve pas une place pour stationner. Le tourisme est un tout. Il concerne tous les domaines, des travaux publics à la formation, et implique tous les intervenants, de l’APC à la wilaya en passant par le ministère de tutelle et les habitants. Les initiatives des uns et des autres ne peuvent rien sans une vision globale et la participation de tout le monde. El Achir qui a montré son aptitude à devenir un pôle touristique régional attend la confirmation de son statut pour le grand bien de sa population ainsi que celle de la wilaya. La localité située à la sortie du tunnel de chemin de fer voit le bout de celui du développement. Il est nécessaire de l’aider à en sortir également. Fouad DAOUD

Chekhchoukha contre brochettes
Encore faut-il que les autres mesures nécessaires suivent. C’est vrai que l’APC a procédé à un élargissement de la rue principale. Ce qui a permis un meilleur écoulement du trafic et la réservation de l’espace nécessaire pour le stationnement. El Achir n’a rien à envier aux autres villes de la wilaya. Une clinique a même été érigée à El Achir. Cette clinique Bourenane, qui est la seconde structure privée de santé à

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Simon Werner a disparu
Réalisateur : Fabrice Gobert Avec : Jules Pelissier (Jérémie), Ana Girardot (Alice), Yan Tassin (Frédéric), Selma El Mouissi (Laetitia), Arthur Mazet (Jean-Baptiste Rabier). Septembre 1992, dans une petite ville de la Région parisienne. Lors d'une soirée bien arrosée, des adolescents découvrent dans la forêt un corps apparemment sans vie, enfoui dans les broussailles. Quinze jours plus tôt. Au lycée Léon-Blum, un élève de terminale C, Simon Werner, manque à l'appel. Des traces de son sang sont retrouvées dans une salle de classe. Fugue, enlèvement, suicide, meurtre ? Toutes les hypothèses sont envisagées par ses camarades. Quelques jours plus tard, une élève de la même classe est notée absente sans que ses parents sachent où elle est. Une jeune fille apparemment sans histoire et sans lien direct avec Simon.

Programme d’aujourd’hui
Canal Algérie
12h00 : Journal en français +météo 12h20 : Asaad el Ouaraq (18) 14h30 : National géographique (16) 15h10 : Mawid Maa el Qadar (2e partie) 16h50 : Les aventures de Tintin (03) 17h20 : Asyade el Qoua (11) 17h40 : Nadi el Fouroussia (17) 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : Le Médaillon (21) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Agenda culturel 20h00 : Journal en arabe 20h40 : Ediq fel qloub (02) 21h00 : Questions d'actu (crise financière internationale) 22h00 : Le 17 octobre 1961, un crime d'Etat organisé 23h00 : Festival national de la musique andalouse 00h00 : Journal en arabe

ARTE
18:00 Arte Journal 18:30 Globalmag 18:55 Un billet de train pour : Le sud de l'Inde 19:40 Le convoi 21:30 Le procès Céline 22:25 Les percussions de Strasbourg 23:15 Montparnasse 00:20 Ma vie est un livre

M6
10:35 La petite maison dans la prairie : Bienvenue à Olesonville 11:45 Le 12 45 12:00 Scènes de ménages 12:45 Un soupçon de magie 14:40 Une promesse brisée 16:40 Un dîner presque parfait 17:45 100 % mag 18:45 Le 19 45 19:05 Scènes de ménages 19:45 Indiana Jones et le temple maudit 22:00 Recherche appartement ou maison 22:50 Recherche appartement ou maison 23:50 Prison Break : Le piège parfait

CASTLE
19:35
Castle et Beckett enquêtent sur la mort d'un ouvrier des docks, retrouvé avec une blessure à la tête; la victime était liée au propriétaire d'un bar. Donny Hayes, un ouvrier travaillant sur les docks, est retrouvé mort. Il présente une blessure à la tête. La victime était liée par une histoire d'argent au propriétaire d'un bar, un établissement que Castle connaît bien, pour y avoir écrit un bon nombre de ses romans. Pendant la période de la prohibition, ce lieu était connu pour ces fêtes clandestines. En multipliant les interrogatoires, les deux enquêteurs localisent le bureau de Donny Hayes, qui se situe dans un sous-sol caché du bar. Ils y notent la présence de trous dans les murs, causés par des tirs de chevrotine...

12H30 – KARAKOUZ NEWS12H45 - Féminine : « MAMNOU3 3ARJEL» 14H15 - Reality-Tv Maghreb : « JEK EL MARSOUL » 15H45 - Talk-show : « NESS NESSMA»- 17H00 – KARAKOUZ NEWS– 17H15 – Rencontre: « DHAYF EL OUSBOU3» – (Rediffusion) – 18H30 - Feuilleton ; « Al Hassen wel Housseïn » - (Episode 8) 19H15 – Feuilleton : «Ahl Cairo » 20H00 – NEWS 20H45 – Débat du jour– 21H05 - NESS SPORT 22H30 – Rencontre: « DHAYF EL OUSBOU3» – (Algérie) 23H45 – NEWS – Rediffusion – 00H30 – Débat du jour– (rediff) 00H45 - NESS SPORT - Rediffusion – 02H15 - Rencontre: « DHAYF EL OUSBOU3» – (Algérie) –Rediffusion03H30 - Feuilleton : « Ahl Cairo » –Rediffusion (Episode 7) 04H15 – Feuilleton ; « Al Hassen wel Housseïn »–Rediffusion- (Episode 8) 05H00 - CLIPS .

CANAL +
09:40 Hors jeu, carton rouge contre l'exclusion 11:10 Les Guignols de l'info 11:15 Une minute avant : La chirurgie esthétique 11:20 La nouvelle édition 13:00 The American 14:45 Mad Men : La valise 15:30 Takers 17:20 Mon oncle Charlie : Une bonne pâte 17:45 Le JT 18:10 Le grand journal 19:05 Le petit journal 19:30 Le grand journal, la suite 19:50 Borgia : A Sacred Vow 21:45 Primaire au PS : l'improbable scénario 22:15 L'oeil de Links 23:45 Simon Werner a disparu

TF1
12:00 Journal 12:40 Petits plats en équilibre 12:55 Les Feux de l'amour 13:55 Seule face à sa peur 15:35 Les frères Scott 16:25 Grey's Anatomy 17:20 Une famille en or 18:05 Le juste prix 19:00 Journal 19:50 Panique aux Edelweiss 21:40 Esprits criminels 22:30 Esprits criminels 23:20 Esprits criminels

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Indiana Jones et le temple maudit
Un archéologue part à la recherche d'un joyau magique et porte secours aux enfants d'un village, retenus dans un temple en proie à des forces maléfiques. Une bagarre éclate dans un cabaret de Shanghai. Indiana Jones, l'aventurier-archéologue, tentait d'y marchander un joyau exceptionnel, doté de pouvoirs magiques. Les négociations ont mal tourné, et Jones ne doit son salut qu'à la fuite. Il emmène à sa suite la chanteuse Willie Scott, qu'intéresse la pierre précieuse, et Demi-Lune, un jeune Chinois débrouillard. La course folle se termine au coeur de la jungle, en Inde, à deux pas d'un village. Hélas, ces lieux semblent maudits par les dieux. Tous les enfants ont été enlevés en même temps que la pierre sacrée que détenaient les indigènes. Indiana Jones vole au secours des malheureuses petites victimes...

FRANCE 2
12:00 Journal 13:00 Toute une histoire 14:10 Comment ça va bien ! 15:15 Rex 16:10 Seriez-vous un bon expert ? 16:55 On n'demande qu'à en rire 17:55 N'oubliez pas les paroles 19:00 Journal 19:35 Castle 20:20 Castle 21:00 Castle 21:45 Mots croisés 23:10 Journal de la nuit

FRANCE 5
09:00 Allô Rufo 09:10 Talents des cités 09:15 Air France en... quête de sécurité 10:15 Souris, mulots et campagnols 11:00 Zouzous 12:35 Le magazine de la santé 13:30 Allô, docteurs 14:05 L'enfance d'un gnou 14:35 Arachnomania 15:35 La cité oubliée d'Egypte 16:30 C à dire ?!

FRANCE 3
09:50 Midi en France : A Nîmes 11:00 Journal régional 11:20 Météo régionale 11:25 Journal national 12:00 13h avec vous 12:45 En course sur France 3 13:05 Inspecteur Derrick : Un piège pour Derrick 14:10 Le triporteur 15:40 Culturebox 15:43 Talents des cités 15:45 Slam 16:30 Des chiffres et des lettres 17:10 Questions pour un champion 18:30 Journal national 19:10 Plus belle la vie 19:35 300 chœurs pour + de vie 21:40 Soir 3 22:05 12 balles dans la peau pour Pierre Laval 23:05 La case de l'oncle Doc 23:06 Parce que Toulon ! : Chroniques d'un club de rugby différent 00:00 Chabada : Spéciale «Emilie Jolie»

Tv5
13:00 Des racines et des ailes : Au fil de la Seine 15:00 TV5 monde, le journal 15:25 Questions pour un champion 16:00 Les derniers jours d'une icône : Les derniers jours de Romy Schneider 17:00 TV5 monde, le journal 17:25 Le journal de l'économie 17:40 Tout sur moi : Vive la guenille ! 18:05 Les escapades de Petitrenaud : Cherbourg 18:30 Tout le monde veut prendre sa place 19:30 Le journal de France 2 20:00 La peau douce 21:55 TV5 monde, le journal 22:05 Le journal de la TSR 22:30 Temps présent : Femmes de prêtres, enfants de curés 23:30 TV5 monde, le journal Afrique 23:45 La grande librairie 00:45 Arte reportage

19:50

Panique aux Edelweiss

Quand son frère l'appelle au secours, Anne-Sophie se rend au chalet familial et apprend qu'un don juan notoire a entrepris de séduire sa mère.

Anne-Sophie reçoit un coup de téléphone de son frère, Xavier, qui l'appelle à l'aide. Très inquiète, elle prend aussitôt la route pour se rendre au chalet familial. Quand elle arrive enfin, Xavier lui dit qu'il est tout simplement à court d'argent de poche, car leur mère refuse de continuer à lui en donner. Il prétend que, s'il ne reçoit plus rien, c'est parce que leurs parents sont sur le point de se séparer. Anne-Sophie n'en croit rien et s'apprête à repartir pour Lyon, quand elle découvre qu'Antoine Cassant, un don juan qui séduit systématiquement les mères de ses amis, risque bien de briser l'union familiale. Elle décide donc de rester et d'intervenir...

Lundi 17 Octobre 2011

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 2924
7 8 9 10
FAIT VOYAGER MALHEURSEMENT NOUAIS AUX PIEDS PAYS S’EST CABRÉ DE L’OUEST

25

Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
Nº 2924
1
I II III IV V VI VII VII I IX X
FOURRE-TOUT AVEC OBÉISSANCE AGRENDISSEMENT

2

3

4

5

6

NOTE RIEN À EN TIRER BLONDE AU PUB

FORME D’AVOIR INTERJECTION PETIT PALMIPÈDE

Définitions
HORIZONTALEMENT I- Toute petite bête - Recueils plaisants. II- Element d’imprimerie. III- Rouspéta - Baie du Canada. IV- Partie de la feuille - Indéfini. V- Qui dépasse. VI- Choisis VII- Prison pour un chanteur - Frustrée. VIII- Plaine fertile d’espagne - De huit. IX- En mer - Produit visqueux d’hydrocarbure. X- Outil de menuisier Imbécile.

POLITIQUE ANGLAIS IMAGES SAINTES TEL UN RENARD MARQUA LE TEMPS CAPITALE MONOTONIE EN TOC

JARDIN DE PADOUE DÉSIGNE ANONYME

ETAT AMÉRICAIN SANS BRUIT PARESSEUX

DIRECTION EN TROP NÉGATION NATUREL PLANTE HERBACÉE CONTRACTÉE -

VERTICALEMENT 1- Rattraper. 2- Pluie torrentielle - Se dégage d’une personne. 3- Agrandit une table 4- Réelle - Du grec travail. 5- Dans le seaupetite madame - Au petit jour. 6- Morue fraîche. 7- Adouci - En double. 8- Nouveau - Déshydrate. 9- Armature de selle - Quote part. 10- Convenable - Volcan.

PREMIÈRE À LIRE EN PEAU

SOLUTION DES MOTS CROISES
1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
R E L

DIEU DE L’AMOUR ALLA EN JUSTICE INNDIEN

2
A C A

3
R A

4
V R A I

5
E A

6

7
A

8
N E O

9 10
A

S E A

C A

T T E

R C

L
L

Grille
Vanillier Tacticien Capitation Débarquer Hexamètre Toutefois Visagiste Ambiguïté Epicerie Immigrer Sarriette Patenôtre Pédomètre Inadapté Errèrent Créditeur Notre-Dame

Nº 2924
Stéroïde Métastase Persuasif Restreint Répressif Fataliste Décolorer Débloquer Baronnage Flottable Riveteuse Spirituel Dénicheur

Mot CACHÉ
F F L O T T A B L E R I V E T E U S E E V S P I R I T U E L D A I N A D A P T E R R N C R E D I T E U R N I C M S T O S T E R O L A E O R M E T A S T L P R U A P E R S U A I I C S C R E S T R E E T E P T R E P R E S R A R R A F A T A L I S T I E T D E C O L O O I S F I D E B L O Q U O E E O B A R O N N F N R T N L A L A R M F R E T T O R R A G R L E R T E M A X E H S A E T S I G A S I V E R E E N I C H E U R T E R R E R E N T A O T R E D A M E C I D E A C D M C T A S E L O E A O I S I F E M B S M C I N T N P O S M I S I F I L N I E E S T E F E N N N N R E R I X A I C L U E R E I I S A O A G E R O R S N U A N T L N E A T C E U Q R A B E D H I O F E T U O T E T I U G I B M A R

M B

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Merceriser
H U E R R A B T

Sous-préfet
D B R E

O N

Tractation
O T A

Complexion Débonnaire Massinissa Lénifier Soufflard Loucherie Alarmant Garrotter

SOLUTION DES MOTS FLECHES
1
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
L

2
S

3
D O

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7

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9 10
I

L A S I D

C A I

S I L

Commençant Impatient

L A

R A E

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C U N I E

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R O M E U N S E E S E N E T A T

R

ALLIAGE CONTENANT DU FER

C O N S I

A U O U X

SOLUTION PRÉCÉDENTE : FAROUCHEMENT

I R E C I P E I A R E R G I M M I I D E T T E I R R A S E R T O N E T A P E G T N E I T A P M I E R T E M O D E P E

Lundi 17 Octobre 2011

EL MOUDJAHID Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du lundi 19 dou el q’îâda 1432 correspondant au 17 octobre 2011 : - Dohr.........….......12 h 33 - ‘Asr.....................15 h 42 -Maghreb.............. 18 h 12 -Icha……...……...19 h 31 mardi 20 dou el q’îâda 1432 correspondant au 18 octobre 2011 : -Fedjr................ ..05 h 31 -Chourouk...........06 h 58

Vie pratique
RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE WILAYA DE CONSTANTINE DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS

29

CONDOLEANCES
Très affectés par le décès de la mère de leur collaborateur,

RECTIFICATIF
NIF : 408015000025094
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

Monsieur ATMANI Nadjib, Directeur de Syndicat l’Institut du National

EL MOUDJAHID

SONATRACH, le Secrétaire Général du Syndicat National

20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Présidente-Directrice générale de la publication

Naâma Abbas
DIRECTION GENERALE Téléphone : 021.73.79.93 Fax : 021.73.89.80 DIRECTION DE LA REDACTION Téléphone : 021.73.99.31 Fax : 021.73.90.43 Internet : http://www.elmoudjahid.com E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com BUREAUX REGIONAUX CONSTANTINE 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 ORAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre Tél. : (041) 39.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet Tél. : (038) 86.64.24 BORDJ BOU-ARRERIDJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 SIDI BEL-ABBES Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 CONSTANTINE : Route de Sétif 7e km Tél. : (031) 66.49.65 - (031) 92.30.99 Fax : (031) 66.49.37 TIZI OUZOU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00 TLEMCEN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66 MASCARA : Maison de la Presse Rue Senouci Habib Tél.-Fax : (045) 81.56.03 CENTRE AIN-DEFLA : Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste) Tél/Fax: 027.60.69.22 PUBLICITE Pour toute publicité, s’adresser à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de Publicité “ANEP” ALGER : 1, avenue Pasteur Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43 Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150 Télex : 81.742 ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti Tél. : (041) 39.10.34 Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320 ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 Fax : (04) 84.86.38 Régie publicitaire EL MOUDJAHID 20, rue de la Liberté, Alger Tél./Fax : 021 73.56.70 ABONNEMENTS Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux ou commandes de photos, s’adresser au service commercial: 20, rue de la Liberté, Alger. COMPTES BANCAIRES Agence CPA “Che” Guevara - Alger Compte dinars n° 102.7038601 - 17 Agence BNA Liberté - Dinars : 605.300.004.413/14 - Devises : 605.310.010078/57 Cptes BDL - Agence Port Saïd - Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28 - Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28
Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger IMPRESSION Edition du Centre : Société d’Impression d’Alger (SIMPRAL) Edition de l’Est : Société d’Impression de l’Est, Constantine Edition de l’Ouest : Société d’Impression de l’Ouest, Oran Edition du Sud : Unité d’Impression de Ouargla (SIA) DIFFUSION Centre : EL MOUDJAHID Tél. : 021 73.94.82 Est : SARL “SODIPRESSE” Tél-fax : 031 92.73.58 Ouest : SARL “SDPO” Tél-fax : 041 46.84.87 Sud : SARL “TDS” Tél-fax : 029 75.02.02 France : IPS (International Presse Service) Tél. 01-46-07-63-90 Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

La Direction des Travaux Publics informe qu’une erreur s’était glissée lors de l’avis d’attribution provisoire Nº865754 du 27/07/2011 d’entretien des chemins communaux tranche 2011 publié dans le quotidien El Moudjahid.

SONATRACH, l’ensemble des membres du Secrétariat et du Conseil National, présentent à ce dernier ainsi qu’à toute sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette triste et douloureuse circonstance, de leur profonde compassion. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. “A Dieu nous apparterons et à Lui nous retournons.”

Intitulé

Entreprise

Montant de l’offre de Montant rectifié en l’avis d’attribution proTTC visoire en TTC

• LOT 03 : Communes de : Chenini Constantine Abdlekrime Ouled Rahmoun Aïn Smara
El Moudjahid/Pub

47 408 400.00

46 817 550.00

ANEP 879805 du 17/10/2011

El Moudjahid/Pub

République Algérienne Démocratique et Populaire Ministere de l’Enseignement Supèrieur et de la Recherche Scientifique Ecole Préparatoire en Sciences et Techniques de Tlemcen

PENSEE
Le 16.09.2010, cela fait une année que notre cher époux et père Slimani Omar nous a quittés, laissant derrière lui un vide immense. Ton visage, ta voix, ton humour et ton bon cœur sont gravés à jamais dans nos cœurs. En ce douloureux souvenir, son épouse, ses filles, ses petits-enfants et toute la famille demandent à ceux qui l'ont connu et aimé d'avoir une pieuse pensée à sa mémoire. Ta famille qui t'aime
El Moudjahid/Pub

AVIS D’ATTRIBUTION PROVISOIRE
APPEL D’OFFRES N°01/EPST - Tlemcen/2011 “AQUISITION D’OUVRAGES POUR LA BIBLIOTHEQUE DE L’ECOLE PREPARATOIRE EN SCIENCES ET TECHNIQUES DE TLEMCEN” NIF DE L’ECOLE : 000913019016646 Conformément aux distributions prévues à l’article 49, du décret présidentiel N°10-236 du 07 Octobre 2010, portant réglementation des marchés publics, l’Ecole préparatoire en sciences et techniques de Tlemcen informe les soumissionnaires ayant participé à l’avis d’appel d’offres ci-dessus référencié qu’à l’issue de l’évaluation des offres en date du 02 Octobre 2011, les attributions des lots sont comme suit :

DEMANDE D’EMPLOI
J.F., 24 ans, graphiste de formation, 2 ans d’expérience dans le domaine commercial, cherche emploi dans le domaine ou autres. Tél.: 0552.23.33.84
El Moudjahid/Pub

Désignation Fournisseur Note des lots technique Lot N 1: Maison International Marthématiques Du Livre “MIL” Lot N 2: Physique Lot N 3: Chimie Lot N 4: Informatique Dar Echihab Dar Echihab Dar Echihab

Délai de livraison

montant de l’offre en TTC/DA le moins-disant

NIF du fournisseur

92 85 85 85 92 92

30 jours 4 727 945.87 000116001708080 60 à 70 jours 60 à 70 jours 60 à 70 jours 30 jours

3 011 415.49 000016001370822 3 478 243.65 000016001370822 597 363.88 000016001370822 551 589.28 000116001708080

Location
Particulier loue villa R+2, située à la cité CADAT, les Sources. Intermédiaire s’abstenir. Contactez le : 0772 91.27.16 ——0—— Partuiculier loue local aménagé superficie 164 m2, convient pour bureaux situé à : 39, rue Meftah Beaulieu Oued-Smar. Contacter le : 07-91-19-50-60
El Moudjahid/Pub

Lot N 5: Maison International Sciences Sociales Du Livre “MIL” Lot N 6: Technologie Maison International Du Livre “MIL”

30 jours 1 454 745.25 000116001708080

Tout recours éventuel doit être adressé à la commission des marchés de la wilaya de Tlemcen, dans un délai de 10 jours, à compter de la publication du présent avis. Conformément à l’article 125 du décret présidentiel N°10-236 du 07 Octobre 2010, portant réglementation des marchés publics, l’Ecole préparatoire en sciences et techniques de Tlemcen invite tous les soumissionnaires intéressés à prendre connaissance des résultats détaillés de l’évaluation de leurs offres techniques et financières à se rapprocher de nos services, au plus tard dans un délai de trois (03) jours, à compter de la première publication de l’attribution provisoire.
El Moudjahid/Pub ANEP 880110 du 17/10/2011

Lundi 17 Octobre 2011

30

Sports
E

EL MOUDJAHID

FOOTBALL / TOURNOI DE L'UNAF AÏT-DJOUDI (ENTRAÎNEUR DE L’EN OLYMPIQUE) :

ATHLÉTISME 2 MARATHON INTERNATIONAL D’IMEDGHASSEN (BATNA)
organisée par l’Association des "Amis d’Imedghassen", avec le concours de la direction de la jeunesse et des sports et de la ligue d’athlétisme de la wilaya de Batna. Résultats techniques : Semi-marathon (El Madher au Mausolée d’Imedghassen): - Hommes 1. Saâd El Khalid (Maroc) 2. El Hadi Lamèche (Alger) 3. Abdelmoumen Bouchicha (Alger) - Dames 1. Sana El Chahbar (Maroc) 2. Houda Laroum (Annaba) 3. Malika Benderbal (Relizane) Marathon (Batna au Mausolée d’Imedghassen) - Hommes 1. Azzedine Sakhri (Alger) 2. Houari Semane (Alger) 3. Mechkhar Belmokhtar (Alger) - Dames 1. Feroudja Laarabi (Tizi Ouzou) 2. Fatima Remal (Alger) 3. Malika Mokrani (Alger)

"L'effectif des Verts sera Victoire de Sakhri Azzedine connu mardi ou mercredi" L'
joueurs qui vont prendre part au tournoi de l'UNAF, seront présents quelques jours après lors des qualifications aux jeux Olympiques", a-t-il ajouté à Radio Algérie internationale. Pour ce qui est de son programme de travail lors du stage bloqué, qui verra la présence de 24 joueurs, tous issus du championnat national, Azzedine Aït Djoudi estime qu'il compte peaufiner deux aspects. "Ce sera une occasion d'améliorer la condition physique des joueurs, en plus, bien évidemment, d'un travail technico-tactique, d'autant que nous nous approchons de deux rendez-vous importants", a-t-il affirmé, précisant au passage qu'il commence à avoir une idée claire sur son groupe. Pour ce qui est de la problématique des joueurs professionnels, pas sûrs d'être libérés par leurs clubs respectifs, Aït Djoudi espère "un dénouement lors des prochains jours". "La Fédération est en train de tout faire pour convaincre les clubs concernés de libérer leurs joueurs pour le tournoi final. Nous comptons sur certaines personnes qui vont nous aider pour avoir les éléments que nous désirons avoir avec nous au Maroc. On espère qu'ils seront tous au rendez-vous", a-t-il souhaité. Au tournoi qualificatif aux JO 2012, l'Algérie évoluera dans le groupe B aux côtés du Nigeria, du Maroc et du Sénégal. La sélection olympique entamera le tournoi face à son homologue sénégalaise le 27 novembre prochain. Les "Verts" joueront ensuite face à l'équipe marocaine, le 30 novembre, avant de boucler le tournoi contre le Nigeria le 3 décembre. Les trois premières équipes de la compétition seront qualifiées directement pour le tournoi olympique "Londres 2012". L'équipe classée quatrième disputera un match de barrage le 26 avril, à Londres, contre une équipe de la zone Asie.

athlète algérien Azzedine Sakhri a remporté, samedi dernier, la seconde édition du marathon international d’Imedghassen, couru entre le stade du 1er-Novembre de Batna et le mausolée éponyme, dans la commune de Boumia. Azzedine Sakhri a parcouru la distance en 2 h 21’, un chrono jugé "intéressant" par le coureur international, malgré le vent contraire qui, selon lui, "a énormément gêné la progression des coureurs tout au long du parcours". Chez les Dames, c’est Feroudja Laarabi de Tizi Ouzou qui s’est imposée à l’issue de cette course qui a réuni 400 coureurs, dont des athlètes français, marocains et espagnols. Par équipe, la palme est revenue au Maroc, dans les catégories masculine et féminine. Un semimarathon a été organisé en parallèle, avec départ donné dans la localité d’El Madher et arrivée commune près du mausolée. Cette joute a été

JEUX MÉDITERRANÉENS

L

e sélectionneur de l'équipe olympique de football, Azzedine Aït Djoudi, a indiqué samedi dernier qu'il arrêtera mardi ou mercredi la liste des joueurs devant prendre part au tournoi de l'Union nord-africaine de football (UNAF), prévu au Maroc du 1er au 12 novembre. "J'annoncerai mardi ou mercredi, la liste des joueurs qui seront retenus pour participer au tournoi de l'UNAF, un rendez-vous préparatoire important en vue du tournoi qualificatif aux jeux Olympiques", a indiqué le sélection-

neur des Olympiques. La sélection olympique entame samedi un stage de préparation qui s'étalera jusqu'au 19 octobre au Centre national technique de la Fédération algérienne à Sidi-Moussa (Alger), en vue du tournoi qualificatif aux JO-2012 de Londres, prévu au Maroc du 26 novembre au 10 décembre prochains. Lors du tournoi de l'UNAF, l'Algérie sera opposée aux sélections de l'Arabie saoudite, du Qatar et du Niger, en plus d'un match amical qui sera disputé, en marge de cette compétition, face à l'Egypte. "90% des

Tarragone (Espagne) organisera l'édition 2017
La ville espagnole de Tarragone a été désignée pour abriter les Jeux méditerranéens-2017, à l'issue de l'assemblée générale, tenue samedi à Mersin (Turquie), en obtenant 36 voix contre 34 voix pour la ville égyptienne d'Alexandrie. Quatre villes étaient en lice pour l'organisation de l'édition 2017 des JM à savoir : Tripoli (Libye), Rijeka (Croatie), Alexandrie (Egypte) et Tarragone (Espagne). Cette manifestation sportive organisée par le Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) se déroule tous les quatre ans, plus précisément, dans l'année qui suit les jeux Olympiques d'été. Actuellement, les Jeux rassemblent 23 pays, dont 20 ayant un littoral tandis que trois autres pays enclavés, mais ils sont considérés comme méditerranéens (la Serbie, Andorre et Saint-Marin). Le CIJM avait rappelle-t-on, retiré le 28 janvier 2011 l'organisation des JM 2013 à Volos (Grèce), pour manque de préparation. Le 25 février 2011, la ville de Mersin a été désignée pour la remplacer.

ALGÉRIE-TUNISIE (AMICAL)

Sami Trabelsi : "Le match face à l'Algérie sera un test révélateur pour nous"

L

e sélectionneur de l'équipe tunisienne de football, Sami Trabelsi, a qualifié de "test révélateur", le match amical face à l'Algérie, prévu le 12 novembre prochain, probablement au stade 5-Juillet d'Alger. "Nous allons aborder ce rendez-vous avec le plus grand sérieux, devant une équipe algérienne très coriace. Ce sera un derby maghrébin et un test révélateur pour nous, à la veille de la phase finale de la CAN-2012", a indiqué le coach des "Aigles de Carthage". Concernant l'effectif qu'il compte lui faire appel en vue de ce match amical face aux "Verts", Sami Trabelsi a révélé que l'ensemble des joueurs seront présents, à l'exception probablement de ceux de l'Espérance de Tunis. "Tout le monde sera convoqué pour cette rencontre, y compris les éléments exerçant à l'étranger, à l'exception des joueurs de l'ES Tunis, au cas où l'équipe parviendrait à arracher son billet pour la finale de la Ligue des champions", a-t-il ajouté à Radio Algérie internationale. La Tunisie a arraché sa qualification pour la CAN2012, lors de la dernière journée des éliminatoires, à l'issue de sa victoire face au Togo (2 - 0), et le match nul entre le Tchad et le Malawi (2 - 2). "C'était une qualification difficile à décrocher compte tenu de plusieurs paramètres. Dieu merci, nous avons réussi à nous qualifier grâce à la volonté des joueurs et leur envie à honorer le football tunisien. Maintenant, nous devons nous remettre au travail

JUDO : GRAND PRIX D'ABU DHABI 2011

Qualificatif aux jeux Olympiques de Londres 2012

L

et préparer convenablement le rendezvous africain". Pour ce qui est du volet de la préparation de la Tunisie en prévision de la 28e édition de la CAN, Trabelsi affirme qu'elle sera à la hauteur de l'événement. "Nous avons tracé un programme de préparation qu'on va entamer d'ailleurs avec ce match amical face à l'Algérie, qui va me permettre d'évaluer mon groupe", a-t-il affirmé. Sami Trabelsi avait permis à la sélection tunisienne A' de remporter le championnat d'Afrique des nations CHAN-2011, réservé aux joueurs locaux, disputé au Soudan en janvier

dernier. "Je suis devant un autre challenge, le CHAN ne peut être comparé à la CAN, qui reste une compétition de haut niveau. J'espère qu'on fera bonne figure", a-t-il conclu. Le match amical Algérie-Tunisie avait été annulé à deux reprises avant d'être reprogrammé prévu initialement pour le 12 février, le match a été renvoyé pour "indisponibilité de terrains", alors que la seconde fois (10 août) c'était à cause du refus du sélectionneur Vahid Halilhodzic de jouer, moins d'un mois après son installation à la tête de la barre technique des "Verts".

e Grand Prix de judo d'Abu Dhabi qui aura lieu du 16 au 18 octobre, dans la capitale des Emirats Arabes Unis, est inscrit au calendrier des compétitions de la Fédération Internationale de judo (IFJ) qualificatives aux jeux Olympiques de Londres 2012 a-t-on appris samedi sur le site de l'instance internationale. Les judokas algériens, au nombre de huit dont 3 dames, sont engagés à ce Grand Prix avec l'espoir de décrocher le maximum de points comptant dans le classement international de l'IFJ, avec au bout une qualification aux JO de Londres. Chez les messieurs, la sélection algérienne est représentée par Lyes Saker (-60 kg), Youcef Nouari (-66 kg), Larbi Grini (-73 kg), Abderahmane Benamadi (-81 kg) et Amar Benikhlef (-90 kg). Chez les dames, l'Algérie sera présente avec Meriem Moussa (-52 kg), Kahina Saïdi (-63 kg) et Sonia Asselah (+78 kg). La judokate Soraya Haddad est la grande absente de ce Grand Prix d'Abu Dhabi, en raison de sa particiaption à un stage prévu les 15 et 16 octobre à l'Institut français de

judo. 372 athlètes dont 141 dames représentant 61 nations dont l'Algérie, ont confirmé leur participation au Grand Prix d'Abu Dhabi, doté d'un prix de 200.000 dollars. Programme des Algériens (16 octobre) : - Messieurs : (-60 kg, Poule A) : Lyes Saker (Algérie) - Breno Alves (Brésil) (-66 kg, Poule D) : Youcef Nouari (Algérie) - Miklos Ungvari (Hongrie) (-73 kg, Poule A) : Larbi Grini (Algérie) - Milos Mijalkovic (Serbie) (-81 kg, Poule C) : Abderahmane Benamadi (Algérie) - Antoine Valois Fortier(Canada) (-90 kg, Poule A) : Amar Benikhlef (Algérie) - Krzysztof Weglarz (Pologne) - Dames (-52 kg, Poule A) : Meriem Moussa (ALG) - Vainqueur (B. Munkhbaatar-MGL Vs H.Kerroumi-MAR) (-63 kg, Poule D) : Kahina Saïdi (Algérie) - Vainqueur (R. Yusubova-AZB Vs C.Minakawa-BRA) (+78 kg, Poule D) : Sonia Asselah (Algérie) - Tea Donguzashvili (Russie).

Lundi 17 Octobre 2011

EL MOUDJAHID

Sports

31
MC ORAN 1 WA TLEMCEN 3

FOOTBALL - LIGUE 1 (5e JOURNÉE)

Les "Usmistes" remportent le derby et le fauteuil de leader C
ette 5e journée de Ligue1 a été, le moins que l'on puisse dire, très suivie par les fans des différentes équipes. Car le public était vraiment au rendez-vous. Au 5-Juillet, ils étaient plus de 40.000 spectateurs à suivre de plus près ce derby du centre. C'est pratiquement le même nombre au stade Chahid Hamlaoui de Constantine à l'occasion du match CSC-USMH, à Sétif, à Saïda, à Béjaïa, au stade du 20-Août...les galeries étaient présentes en force. C'est un point positif qui avait pesé de tout son poids dans notre championnat national dans un passé récent. Le derby du centre a tenu, comme attendu, toutes ses promesses. Le spectacle était présent et le dernier mot est revenu aux plus audacieux. Les « Rouge et Noir » ont su comment attendre leur moment pour frapper et porter l'estocade. Ils marquent sur un corner botté par Boualem et transformé par Djediat (43'). Quelques minutes plus tôt, l'USM Alger avait mérité de bénéficier d'un pénalty sur une faute de Yekhlef, mais Abid Charef décidera de sanctionner le joueur « usmiste » pour simulation. On s'attendait à une réaction des Belouizdadis. Elle ne viendra pas. Ce sont les camarades de Zemmamouche qui parviendront à tuer le match en seconde mitemps. En effet, sur une échappée de Meftah, sur passe de Boumechra, son centre trouvera la tête de Boualem. Celui-ci prolongea sur Daham qui n'eut qu'à mettre le cuir au fond des filets (65'). Le match était scellé, puisque les poulains de Solinas n'avaient plus les jambes pour rivaliser avec leurs adversaires. Par cette vic-

Les visiteurs euphoriques
Stade Ahmed-Zabana : Temps ensoleillé. Match à huis clos. Arbitrage de MM. Bousseter, assisté de Haci et Hamou. Avertissements : Kechamli, Sebbah, Kadri (MCO), Kada Benyacine, Mebarki (WAT). Expulsion : Sidhoum (73’) WAT. Buts : Bentiba (90’) MCO, Belgherri (10’SP), Sameur (69’ SP), Benmghit (77’) WAT. MCO: Fellah, Boussaâda (Abed 69’), Kadri (Bentiba 69’), Zidane, Kechamli, Benatia, Tahar, Harizi (Feddal 53’), Sebbah, Aouedj, El-Bahari. Entraîneur : Benchiha. WAT : Maâzouzi, Kada Benyacine, Tiza, Mebarki, Sidhoum, Boudjakdji, Belgherri, Dif (Belarbi 58’), Traoré (Touil 79’), Benmeghit (Belkaroui 89’), Sameur. Entraîneur : Amrani. Le Mouloudia, évoluant à huis clos, était hors sujet durant ce match face aux Widadis de Tlemcen qui lui en ont fait voir de toutes les couleurs. Les poulains de Amrani, mieux organisés, ont réussi dès les premières minutes de jeu, à annoncer la couleur en inscrivant un premier but suite à un penalty (10’) par Belgherri. Touchés dans leur amour propre, les Mouloudéens tentèrent de revenir à la marque, mais ils confondèrent vitesse et précipitation. En seconde période, le MCO jouant sans âme, bénéficia d’un penalty offert généreusement par le referee. Aouedj, chargé de le botter, tirera sur la transversale. Les visiteurs, cependant, réussiront à aggraver le score par Sameur (69’) sur penalty et Benmeghit (77’). Le Mouloudia d’Oran, sauvera l’honneur en inscrivant un but dans le temps additionnel par Bentiba. A. GHOMCHI

Ph. T. Rouabah
toire, l'USMA fait coup double en remportant le derby et la première place de cette Ligue 1. Les Béjaouis, difficiles vainqueurs des Mouloudéens sur un but de Boulaïnceur (49'), renouent avec le succès et affichent leurs prétentions. Notons l'expulsion de Chaouchi en fin de partie. L'USMH, une équipe qui avait jusque-là montré sa force hors de ses bases, n'a pas pesé lourd dans la balance devant les Constantinois du CSC. Les poulains de Bouarrata n'ont fait qu'une bouchée des Harrachis en gagnant sur le score de 4 à 1 sur des buts de Naït-Yahia, Griche (contre son camp), Zemit et Benhadj contre un but de Griche pour les Harrachis. L'ASO qui avait à effectuer un périlleux déplacement à Sétif a laissé des plumes en se faisant battre assez nettement sur des buts de Hachoud, Diss et Djabou. Messaoud avait sauvé l'honneur. Une victoire qui rassure les fans sétifiens qui en avaient marre des défaites d'affilée de leur équipe. Geiger a réussi à rétablir la sérénité au sein de son équipe. Les Tlemcéniens ont très bien réagi en allant battre le MC Oran chez lui par trois à un. Belgherri (pen.), Sameur (pen.) et Benmeghit ont été les bourreaux de cette équipe oranaise qui n'arrive pas à s'extirper de la dernière place. Boutaïba a sauvé l'honneur pour les Hamraoua. Le NAHD vit pratiquement la même situation. Après le but d'El-Okbi, tout le monde avait pensé que le plus dur a été accompli par les "Nahdistes", mais Daïra, le Batnéen, a réussi à égaliser au grand dam des supporters "sang et or". Puis, à cinq minutes de la fin de la rencontre, Messaâdia marquera le but victorieux. Les poulains de Ameur Djamil ont ramené une précieuse victoire de leur déplacement algérois. Notons que la fin de la rencontre a été assez houleuse, puisque le public avait demandé le départ de Medjahed, le coach nahdiste. La JSK après trois sorties sans victoire a pu l'emporter par la plus petite des marges devant l'ASK. Le but de Hanifi a été très rapide, puisqu'il ne lui a fallu que quelque trente secondes pour ouvrir la marque. Un but de Madouni a suffi au bonheur des Saïdis. Ils quittent ainsi les dernières loges. Notons que le repos dû à la trêve forcée a fait du bien à nos attaquants, puisqu'on a fait tremblerÒ les filets adverses à 21 reprises. Hamid GHARBI

USMA 2 – CRB 0 : «Milano» de retour
Stade du 5-Juillet 1962. Affluence nombreuse. Arbitres: Abid-Charef, Boulfelfel, Taman. Buts: Djediat (44’), Daham (62’) (USMA). Avertissements: Yekhlef (26’), Laïfaoui (27’), Lemmouchia (84’) (USMA); Aksas (29’), Slimani (56’) (CRB). USMA: Zemmamouche, Meftah, Yekhlef, Laïfaoui, Khoualed, Bouchema, Lemmouchia, Boualem (Feham 68’), Daham (Bezzaz 77’), Djediat, Boumechra (Ouznadji 90’+2). Entraineur: Renard CRB: Ousserir, Naïli, Boukedjane, Abdat, Aksas (Benabderahmane 78’), Meghout, Aït-Ouamar (Bourekba 69’), Slimani, Ammour, Rebih, Kherbache (Lahmar 81’). Entraineur : Solinas biance créée dans les gradins, par les deux galeries usmiste et chababiste estimes à environ 45 000 fans, était franchement grandiose à vous couper le souffle. Fanions, tee-shirts, casquettes et drapeaux aux couleurs des deux clubs, garnissaient les tribunes, qui ont redonné une âme à l’enceinte du complexe olympique. C’était franchement un beau et bon moment à vivre. Les chants spécifiques à chaque galerie, étaient entonnés à l’unisson de chaque côté. Les supporters se sont bien comportés et ont fait preuve de sportivité, ce qui franchement est vraiment réjouissant. Le stade du 5-Juillet drapé des couleurs de l’USMA et du CRB était beau à voir et l’animation dans les gradins était formidable et digne des grandes ambiances des grands clubs d’outre-mer. Cela pour ce qui est des gradins. Sur le terrain, les deux teams ont fourni un match plein. L’entame de la rencontre a été intense de part et d’autre. Aucune équipe ne voulait laisser l’autre prendre le match en main et subir le jeu. Ce qui fait que de part et d’autre on a opté pour l’offensive. Ceci a permis à l’USMA et au Chabab d’assurer un beau spectacle et de développer un jeu alerte et plaisant, qui a soulevé l’admiration du public. Les Bélouizdadis se sont montrés les premiers entreprenants, en portant le danger dans le camp adverse, notamment avec ce beau tir en demi-volée aussi puissant que précis de l’excellent Ammour, qui se dirigeait droit vers la lucarne, avant d’être annihilé avec brio par le portier international Zemmamouche au prix d’une belle détente (6’). Cette action fera réagir les Rouge et Noir, qui, après avoir été pressés dans leur camp, parviennent à rééquilibrer le jeu en allant à leur tour bousculer l’arrièregarde des Rouge et Blanc et parvenant même à ouvrir la marque, de fort belle manière par l’entremise de l’inamovible Djediat d’une astucieuse tête plongeante, sur un corner bien botté par Boualem (44’). C’était l’explosion de joie dans les gradins usmistes, qui nous a rappelé les formidables supporters de l’USMA, réputés pour être les meilleurs du pays en termes d’ambiance et de sportivité, par le passé, au point où on les comparait à ceux du Milan AC avec la grandiose animation dont ils ont la réputation au mythique stade de San Siro, qui fait rêver les passionnés de football du monde entier. Beau visage du Chabab malgré la défaite ! Les joueurs du Chabab entament la seconde période déterminés à refaire leur retard. Ils faillirent y parvenir, mais le coup de tête de Rebih est repoussé par le montant gauche du keeper usmiste. C’était là le tournant du match pour le CRB de notre point de vue, car à un but partout, tout restait possible. Hélas pour les inconditionnels bélouizdadis, c’est sur une action d’école, après quatre passes consécutives à partir de l’entrejeu (Lemmouchia-Boumechra-Meftah-Boualem) qui permet à l’inusable Daham de doubler la mise au profit de son équipe (62’). Le Chabab tente tant bien que mal de relever la tête sans jamais abdiquer, mais les camarades de Meghout accusent le coup quand même et ne réussissent pas à trouver la faille, malgré leurs tentatives et les efforts fournis. La messe était dite, car, en face, il y avait une bonne et solide équipe usmiste, qui a produit du beau jeu et qui commence à s’affirmer de match en match. Candidat en puissance au titre de champion cette saison avec son armada de joueurs de talent, parmi les meilleurs du pays, l’USMA est bien parti pour réaliser une formidable saison. Elle l’a bien prouvé au moins lors de ce match au sommet. Mis sous pression, le coach français de l’USMA, Hervé Renard, qui a l’impression d’être sur un siège éjectable, est lui aussi en train de prouver qu’il a les compétences requises pour mener son team à bon port. Qu’on lui laisse le soin de mettre en œuvre donc son programme de travail, la stabilité étant souvent la clé de toute réussite. Pour le Chabab, ce n’est certainement pas la fin du monde. Il a montré de bonnes choses qui laissent entrevoir un avenir prometteur. Ce qui est sûr, c’est que Bélouizdad fera partie des meilleurs cette saison, on l’a bien vu et ce n’est pas cette défaite qui nous fera changer d’avis. Le football est ainsi fait, parfois il vous sourit, d’autres fois il vous fait pleurer, c’est la magie du ballon. Merci aux deux équipes et aux supporters présents, qui nous ont permis de passer un bon moment. Mohamed-Amine Azzouz Résultats: CSC-USMH JSMB-MCA JSK-ASK USMA-CRB ESS-ASO MCO-WAT NAHD-CAB MCS-MCEE Classement: 1-USMA 2-CRB -JSMB 4-USMH 5-CSC -WAT -CAB 8-MCEE -JSK -ASO 11-MCS -ESS 13 ASK 14-MCA 15-NAHD -MCO

L

e derby algérois USM Alger-CR Bélouizdad a été à la hauteur des attentes du public, composé des inconditionnels des deux formations, en plus d’amateurs de beau football, qui n’ont pas manqué d’effectuer le déplacement au stade du 5-Juillet. Il est vrai que l’affiche du jour en valait la peine. Au vu de la prestation des deux équipes, il est certain que les supporters présents et les téléspectateurs qui ont suivi la partie au stade ou en direct sur le petit écran, ne l’ont pas regretté. Il faut dire que les deux protagonistes nous ont gratifiés d’un beau spectacle et les débats ont tenu tout le monde en haleine. L’am-

4-1 1-0 1-0 2-0 3-1 1-3 1-2 1-0 12pts 10pts 10pts 9pts 8pts 8pts 8pts 7pts 7pts 7pts 6pts 6pts 5pts 4pts 2pts 2pts 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j 5j

Lundi 17 Octobre 2011

Pétrole
Le Brent à 105.73 dollars le baril

Monnaie
L'euro à 1.345 dollar

D E R N I E R E S
MOUVEMENT NATIONAL

Messali El Hadj, une vie consacrée à l’indépendance du pays
Ancien militant du Parti du Peuple Algérien (PPA), le moudjahid Ali Agouni, a animé une conférence-débat sur la vie et l’œuvre du leader nationaliste Messali El Hadj (1898-1974), au Centre des loisirs scientifiques d’Alger, place Maurice Audin, en présence de nombreux militants de son parti. litique dans le but d’éveiller les consciences et appeler à l’unité des rangs des Algériens afin d’arracher les droits des peuples du Maghreb arabe à la liberté et à l’indépendance. M. Agouni devait ensuite souligner l’importance de la rencontre de Messali El Hadj avec Chakib Arslane, le brillant intellectuel arabe en Suisse, ses discussions fécondes avec Ferhat Abbas, les efforts constants qu’il a déployés en Algérie et à l’étranger en vue d’organiser et de mobiliser les Algériens autour de la cause de l’indépendance nationale. Dans ce contexte, il a cité des faits et des événements majeurs de l’histoire nationale et celle du leader politique, comme la création du PPA, puis celle du MTLD, la tenue du Congrès musulman en 1936, au stade municipal des Annasser, où Messali El Hadj a frappé l’imagination des Algériens par son célèbre discours contre l’assimilation, la confection du drapeau algérien par son épouse Emilie Busquant, la création des AML en mars 1945 (Amis du manifeste et de la liberté) sa rencontre avec Aït Ahmed pour réorganiser les rangs de la résistance armée, après la décapitation de l’OS en 1950, sa tournée au Moyen-Orient en 1951, ainsi que la réunion du Comité central et l’aggravation des problèmes internes de son parti . Dans ce contexte, le conférencier n’a pas oublié les épreuves endurées par le leader nationaliste et ses compagnons de lutte pour le triomphe des idéaux nationalistes en citant les nombreuses arrestations et détentions que Messali El Hadj a connu dans les prisons de Serkadji (Barberousse) et de la Santé (Paris), sa déportation à Brazzaville au Congo et autres épreuves, et ce, jusqu’au déclenchement de la Révolution de Novembre. Il a conclu ses propos en rappelant la nécessité de l’écriture de l’histoire pour les générations futures avant d’ouvrir un débat sur l’histoire de l’Algérie. Mourad A.

SUR INVITATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

Le Président malien bientôt à Alger

P

rofitant de la célébration nationale du 50e anniversaire de la date historique du 17 Octobre 1961, M. Ali Agouni a tenu à rappeler de prime abord que dès qu’il a appris la terrible nouvelle du massacre de centaines d’Algériens à Paris, Messali El Hadj a condamné énergiquement la sauvage répression de cette manifestation par la police française, aux ordres du sinistre Maurice Papon, qui a entraîné des centaines de morts et de blessés parmi nos travailleurs émigrés. Après quoi, le conférencier est revenu en détail sur le parcours historique de Messali El Hadj en sou-

lignant particulièrement que, depuis sa participation à la création de l’Etoile Nord Africaine en 1927, à Paris, ce dernier a consacré toute sa vie à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Il a ensuite ajouté que le leader politique algérien a su tirer les leçons de la résistance héroïque du peuple algérien face à l’occupant colonial pour investir le champ po-

L’AMBASSADEUR DE FRANCE À PARTIR DE BEJAIA :

« La France a reconnu ses crimes… »
« Les entreprises françaises ne sont pas en Algérie juste pour faire du commerce, mais pour investir durablement », c’est ce qu’a indiqué hier, M. Xavier Drientcourt l’ambassadeur de France en Algérie. Il a souligné que « les sociétés françaises sont ici pour faire non seulement du commerce, mais pour contribuer davantage au développement de l’économie de ce pays et pour répondre à ses besoins », a-t-il tenu à préciser, avant d’ajouter avec insistance : « Les hommes d’affaires français croient à l’avenir de ce pays». S’exprimant, lors d’une conférence de presse organisée dans la ville de Bejaia avec les opérateurs de cette région, il a précisé « qu’il y a plus de 400 entreprises françaises qui sont installées en Algérie », ce qui est une preuve, selon lui, qu’il y a « une ambition et une volonté évidente entre les deux pays de développer leurs relations économiques ». Aussi, pour étayer ses dires, le diplomate mettra en exergue le fait que « Le marché algérien est un marché captif ». Un marché où les opérateurs français représentant tant les petites et moyennes entreprises que les grands ensembles industriels, « vont investir davantage à l’instar d’autres pays européens et asiatiques ». Allant plus loin dans ses explications, l’hôte de la ville de Bejaia a souligné que « l’Algérie n’est pas un marché réservé à la France mais un marché ouvert à tout le monde ». A une question sur le recul des investissements des entreprises françaises ces derniers temps, M. Xavier Drientcourt a fait savoir que cela est dû « à l’accélération de la mondialisation » qui selon lui, a réduit l’activité des entreprises françaises. « Certes, ces sociétés sont plus privilégiées, mais il y a aussi d’autres entreprises compétitives », a-t-il ajouté. Il a rappelé le fait que lors de la visite de M. JeanPierre Raffarin, « plusieurs accords de partenariat ont été signés ». Concernant, le projet de la construction d’une usine Renault en Algérie, il a souligné que « celui-ci est un projet lourd qui demande beaucoup d’études », précisant néanmoins que toutes les parties souhaitent que ce dossier soit concrétisé « dans les plus brefs délais ». Il dira dans ce sillage que « les entreprises françaises installées en Algérie sont satisfaites ». Evoquant la règle d’investissement du 51- 49 %, il a indique que celle-ci « ne posera aucun problème aux investisseurs français ». Par ailleurs, et à une question relative aux événements du 17 octobre 1961, le diplomate a tenu à préciser qu’ il n’y a jamais eu de « marginalisation » du côté français quant à ces manifestations parisiennes. » « Plusieurs avocats et journalistes français ont critiqué avec virulence ces événements dramatiques », a-t-il dit avant de rappeler le fait que le 18 octobre 1998 « le gouvernement français a reconnu et demandé un rapport sur ces manifestations ». Un document qui a été rédigé, selon lui, par des juristes français. M. Drientcourt n’omettra pas d’indiquer que la France a reconnu depuis cette date, les crimes commis ce jour-là. « En ce qui concerne la repentance, c’est est une autre question », a-t-il enfin conclu. Makhlouf Aït Ziane

SORTIE D’UNE PROMOTION DE 4410 ÉLÉMENTS DE LA PROTECTION CIVILE

Le feu de l’action
Ces derniers viennent renforcer les structures d'intervention de la protection civile après avoir reçu une formation dans le domaine du sauvetage, de l'extinction des feux et du secourisme. Le ministre de l'Intérieur, M. Daho Ould Kablia, a présidé hier une cérémonie de sortie de promotion composée d’officiers médecins, officiers, sous-officiers et agents de la protection civile. La cérémonie qui s’est déroulée au niveau de l’Unité nationale d’instruction et d’intervention de la protection civile de Dar El Beida, a vu la présence de M. Mustapha Lehbiri, directeur général de ce corps, le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. El Hachemi Djiar, le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, et le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh. La promotion a été baptisée du nom du martyr de devoir le lieutenant M. Djamel Boumezbar qui avait rejoint l’Ecole de la protection civile en 1987 avant d’intégrer la direction de la protection civile de la wilaya de Annaba, puis la direction générale du corps à la wilaya d’Alger, avant de trouver la mort le 2 août 2011 après avoir mené un combat contre les flammes lors de l’incendie d’un bus à la gare routière de Tafourah. Cette nouvelle promotion totalise 4.410 pompiers, dont 54 sont des femmes et quatre sont des agents représentants de la République du Niger. Ces derniers viennent renforcer les structures d'intervention de la protection civile après avoir reçu une formation dans le domaine du sauvetage, de l'extinction des feux et du secourisme. La cérémonie a été marquée par le passage en revue des effectifs, la remise de l'emblème national entre la promotion sortante et la nouvelle, de même que l’octroi des grades et distinctions aux majors de promotion. La cérémonie a également été marquée par l'exécution de simulations d'intervention dans des cas supposés d'accidents de la circulation, de catastrophes naturelles et de lutte anti-incendie, mettant en relief le niveau de préparation des agents de la protection civile, ainsi que les moyens modernes mis à leur disposition, à l'exemple de la cellule des accidents technologiques, introduits dans le corps de la protection civile. Cette démonstration a pu donner une idée, à l’assistance venue nombreuse, sur les performances acquises par les nouveaux promus à l’issue de leur formation théorique et pratique. Wassila Benhamed

Le Président malien, M. Amadou Toumani Touré, effectuera dans les "tout prochains jours" une visite en Algérie, à l'invitation du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a-ton indiqué samedi de source diplomatique. La date de la visite n'a pas été encore précisée. Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, a remis samedi à Bamako un message du Président Bouteflika à son homologue malien qui a trait au développement des relations de coopération entre les deux pays et leur élargissement. Le message porte également sur les derniers développements intervenus dans la région du Sahel et aux efforts déployés par les pays du Champ (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) pour "asseoir les fondements d'une coopération régionale à même de faire face à la menace terroriste et de relancer le développent économique sur des bases durables dans la région du Sahel". Dans un message adressé au Chef d'Etat malien, à l'occasion de la fête de l'indépendance du Mali, le 21 septembre dernier, le Président Bouteflika avait renouvelé son "attachement personnel" à l'approfondissement de la concertation bilatérale et à "l'intensification" des efforts des deux pays "tendant à faire de notre région une zone de paix et de stabilité et un modèle de coopération pour le développement". La 11e session de la commission mixte algéro-malienne s'est tenue à Alger le 11 septembre dernier. A cette occasion, l'Algérie et le Mali ont signé plusieurs accords de coopération dans les domaines du commerce, la formation, la recherche scientifique et la culture. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Soumeylou Boubèye Maïga, avait affirmé, dans ce contexte, que "l'axe Alger-Bamako est essentiel dans la stabilité de notre région et la prospérité de nos populations et les efforts que nous devons entreprendre doivent avoir vocation à réussir". Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, avait annoncé que la visite qu'effectuera le président malien en Algérie "sera pour nous une occasion de confirmer les avancées enregistrées dans le domaine de la coopération bilatérale".

DÉCÈS
Les familles Khodja et Acba-Ben Acba ont la douleur de faire part du décès de leur chère et regrettée fille LAMIA KHODJA rappelée à Dieu à l’âge de 20 ans. Elles informent les familles proches et amies que l’enterrement aura lieu aujourd’hui, lundi 17 octobre 2011, à 13h00, au cimetière de Benchaoua (route de Birtouta). A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.

Le citoyen, victime collatérale
Alors que la grève des enseignants n’est pas encore totalement gelée, les cheminots ont entamé la leur et les avocats annoncent l’organisation de leur grève pour la semaine prochaine. Les praticiens spécialistes envisagent également de rejoindre la horde des contestataires, puisque la menace d’un débrayage est de nouveau brandie. Chaque corporation recourra, à coup sûr, pour légitimer son action auprès de l’opinion publique, à une batterie d’arguments dont l’appréciation de la justesse ne nous revient pas ici. Seules leurs tutelles respectives sont à même de dire si ces débrayages sont justifiés ou pas. Elles seules, aussi, sont en mesure, de dire si les revendications (ré) exprimées sont fondées ou pas. Et si tel est le cas, c’est à elles aussi que revient la tâche de proposer des solutions qui permettront d’assainir la situation ou de prouver, si les revendications sont injustifiées, que ces nouvelles grèves ne sont basées sur aucun fondement légal, si ce n’est sur celui du désir, légitime au demeurant, d’améliorer leur pouvoir d’achat en obtenant de nouvelles augmentations salariales. Une fois cette précision apportée, il n’en reste pas moins que tous les Algériens sont en doit de penser que cette quête d’un plus grand confort matériel, ne doit pas se faire sur le dos du citoyen. Pour cause, comment peut-on justifier que des élèves soient pris en otage pour forcer la main au ministère de l’Education nationale, que des usagers du rail soient pénalisés parce que les cheminots reprochent à leur direction générale la non-satisfaction de leurs revendications, que des justiciables dont les affaires sont remises entre les mains des robes noires contre paiement d’honoraires assez conséquents, n’aient aucun moyen de recours pour réclamer leurs droits et défendre leurs intérêts, que des malades qui parcourent des milliers de kilomètres, heureux enfin d’avoir pu obtenir un rendez-vous doivent, tout refaire et prendre en patience leur mal parce qu’on ne leur a pas laissé d’autre alternative. Difficile dès lors d’adhérer pleinement à tous ces mouvements de protestation, lorsque même le service public est rarement observé. Comment peut-il en être autrement du moment où celui qui trinque à chaque fois est le citoyen. Comment peut-on éprouver de la sympathie pour ces grévistes répétitifs alors que rares, pour ne pas dire aucuns, sont les syndicats qui se soucient des désagréments occasionnés à leurs concitoyens. L’Algérien est devenu, par la force de ces grèves une victime collatérale… Nadia Kerraz

DÉCÈS
Les familles HADDAD, KANOUNE et KAADACHE, du village Nath-Aissi de Yakouren, ont la douleur de faire part du décès, à l’âge de 58 ans, de Mme KANOUNE Zahra, épouse de Mohamed HADDAD L’enterrement aura lieu aujourd’hui, lundi 17 octobre 2011, au village natal, AitAissi, commune de Yakouren, Tizi-Ouzou. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

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