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Miklós Szabó

Une fibule celtique à Délos
In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 95, livraison 2, 1971. pp. 503-514.

Citer ce document / Cite this document : Szabó Miklós. Une fibule celtique à Délos. In: Bulletin de correspondance hellénique. Volume 95, livraison 2, 1971. pp. 503-514. doi : 10.3406/bch.1971.4855 http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bch_0007-4217_1971_num_95_2_4855

en général. L. P. 29 (1960). Hodson. J. Jdl. Tsounta (Athènes. cf.. op. Mais en même temps la tradition historique antique nous permet de supposer avec vraisemblance que dès le ive siècle avant notre ère des produits celtiques ont pu parvenir en Grèce. Kostrzewski . in Liber I. .. 391. La paire d'anneaux de chevilles d'Isthmia La trouvaille était associée à des fragments de céramique grecque dans un puits antique. on doit partir de l'ensemble de trouvailles lui-même3. in Epitymbion Chr.. qui vinrentleschevilles tour attiré sur recherches qui la eu Nous peut Isthmia. L. A notre avis. Bien que les éléments datables de cet ensemble ne puissent guère être postérieurs à la fin du ive siècle avant notre ère. R. W. Germania. p. p. 189 (avec des compléments importants dans la note 18) . Caskey. F. S. 173 sqq. bronze. « Kelten in Thrakien ». 23 sqq. — Sur le point de vue des celtisants. Hesperia. (3) M. pp. 1941). 4 (1964). 39 (1961). V. pp. I.que l'ondesà Celtes en à problème. 134. ΒΙΑ (Londres). Isthmia lors de l'invasion des Celtes dirigée contre Delphes. Jacobsthal. 16 (1968). Cf. en documents lieu furent présent1. Megaw. (2) Cf. qui eut lieu en 279 avant notre ère2. 176. p. Ada Ant. cit. (1) Le problème du legs archéologique des Celtes en Grèce a été jusqu'à présent assez négligé. découverte prendre 1. 1968). admet la date de 279 avant notre ère pour la paire d'anneaux de chevilles. dicatus (Wroclaw-Varsovie-Cracovie. p. Grèce. Maier. cf. pp. pour essayer de dater la paire d'anneaux de chevilles. A la d'horizon l'attention en les legs ont articles jusqu'à consacrés a ceLanouveaud'anneaux de en revue leplusieurs série. J.. F. 168 sqq. 354 . réexaminant la chronologie celtique. les spécialistes de l'archéologie celtique ont pensé. Caskey. que la paire d'anneaux de chevilles avait dû arriver à. — Pour la publication de la trouvaille d'Isthmia. Kràmer.UNE FIBULE CELTIQUE A DÉLOS parconsidération. (analyse détaillée de la paire d'anneaux de chevilles). p. etpassèrentmême sur enrichir archéologique commencerons en deun paire suite de la publication. 78 (1963). Szabo.

l'explication devient plus aisée : les incursions des Thraces (plus d'une fois alliés aux Celtes des Balkans) en Grèce septentrionale sont bien connues. pp. 272 sqq. Szabo. . V. 391. (7) Cf.. 193. Voir avant tout p. 20. (8) Loc. l'usage des épées de fer de type celtique s'est répandu parmi les Thraces du me au Ier siècle avant notre ère. etc. 51/7.. pp.. ce sont surtout les parallèles fournis par les sépultures thraces qui méritent une attention particulière6. cit. cit. voir I. Trouvailles de Dodone De l'épée et de la fibule de l'ancienne collection Carapanos (Athènes. Bien que l'hypothèse paraisse tout à fait convaincante. Fibule de bronze. puis la communication sommaire de Jacobsthal. M. loc. lorsqu'il s'agit d'une trouvaille isolée7. note 1 . nous savons seulement qu'elles proviennent de Dodone . op. loc. Dodone et ses ruines (Paris. P. 96 sqq. Dans ce matériel il existe même des exemples de fourreaux typiquement celtiques. Jacobsthal. Bodianski.504 MiKLos szABO . fig. 163 sqq. SovArch (1962/1). [BCH 95 2. b. pp. 1878). 94 . a. Une épée de fer trouvée avec son fourreau dans une sépulture scythe représente un cas analogue : A. note 1. appartenait bien à l'équipement d'un guerrier celte. pp. Megaw explique l'arrivée de la pièce à Dodone par la « théorie du pèlerinage »8.. si l'on n'insiste pas sur l'aspect celtique de la fibule. — Abréviation utilisée dans l'article : LT = La Tène.. S. cit. pi. 187-88. 173. 181. Szabo. pp. il ne faut pas perdre de vue qu'on ne peut guère affirmer avec certitude qu'une épée de fer sans fourreau. 14 (1966). loc. 19. qui en a retracé le contexte historique d'après les documents relatifs au rôle joué par les mercenaires celtes en Épire au me siècle avant notre ère4. I.V. Megaw. Nikolov. Ada Ant. loc. Megaw. Dodone elle-même a été pillée par les tribus nordiques en 88 avant notre ère9. Megaw. c'est Megaw qui a classé la fibule comme LT tardif6. pp. 185-87 et 192. cit. 28 (1965). notes 12-13. (9) Cf. cit. S. p. La pièce a été publiée comme une arme celtique de type LT Ic/II par Megaw. loc. (6) C. (4) I. V. lorsqu'il s'agit d'une trouvaille isolée mise au jour hors des territoires celtiques « classiques ». de type celtique. .. B. M. Pour la diffusion des fibules de LT tardif sur les territoires non celtiques nordiques et orientaux. V. 18. p. fig. cit. Après la publication de Carapanos. BullInsiArchBulg . Carapanos. (5) Voir par ex. analogue à celle de Dodone n'est pas suffisant pour en déterminer l'origine.S. Épée de fer. etc.. p. nous n'avons malheureusement aucune précision sur les circonstances de la trouvaille.. Nous pourrions ajouter à son excellente analyse la remarque que nous avons faite à propos de la pièce précédente : le type banal de fibule de LT tardif. point b. Toutefois. Faute de données concrètes. 21. Dans le cas du spécimen de Dodone.. Mocsy. 187-8. p. Musée National). cit. et aussi A.

P. dit-on. (15) A ma connaissance la seule mention de la trouvaille est celle de l'ouvrage cité de Megaw (p.. et non celtique11. Tome IV. note 1. Megaw.1971] UNE FIBULE CELTIQUE À DELOS 505 3. p. V. autre province romaine. Déchelette indique. p. loc. Casque italo-celtique du Metropolitan Museum Jacobsthal a été le premier à suggérer une origine celtique pour cette pièce trouvée. 187. 44/p-ll. op. Keltové ve stfedni Europe (Prague 1956). 1915). S. puisqu'il est de travail étrusque. Perdrizet. fig. . de même : I. (10) G. Megaw. p. encore p. J. l'opinion de Déchelette est intéressante : comme le territoire gaulois était déjà sous domination romaine. p. — Par ailleurs. cf. 190. M. 4. Filip. J. notes 8-13 . Même sans insister sur l'incertitude de la. Szabo. note 9. La solution du problème des fibules de LT tardif donnée par Déchelette se trouve confirmée par la trouvaille faite à l'agora d'Athènes : une fibule pseudoLT II mise au jour dans une couche romaine15. n° 593. que des fibules dites pseudo-LT II se rencontrent tant en Grèce que dans les autres territoires soumis à la domination romaine12. 402. V (Paris. p.. 1908).. Déchelette : Manuel d'archéologie. 112. 193. n° 1552 . sans donner de précisions.. 537/2. fig. le casque doit de toute façon être rayé de la liste des documents celtiques de Grèce. b) les fibules de Marmaria à Delphes (dans le catalogue de Perdrizet13). op. Déchelette. très tardifs.. Jacobsthal. Tout ce que l'on peut dire est qu'avant la publication du Manuel. il est facile d'imaginer que la fibule de Dodone a pu passer en Grèce. cit. 173. cit. point a. Il est à l'heure actuelle presque impossible de déterminer quelles étaient les pièces recensées par le grand pionnier de l'archéologie celtique. Paris. En ce qui concerne les spécimens de Marmaria. A. (13) P. loc.* Pour la fibule de Marmaria. 766. fig. (11) Cf. p. 4 . 143. Etruscan and Roman Bronzes (New York. loc. 187. Richter. 1927. dans un puits entre le Pirée et Daphni10. l'article cité de Megaw (pp. Fibules de type LT tardif en Grèce Dans son Manuel. S. A propos de l'arrivée en Grèce de la pièce de Dodone. les fibules de LT tardif trouvées en Grèce qui avaient été publiées étaient les suivantes : a) l'exemplaire de Dodone mentionné ci-dessus (dans l'ouvrage cité de Carapanos) . cf. tradition relative au lieu de la trouvaille. (14) Pour les parallèles en Gaule à la fibule publiée par Carapanos voir : I. (12) J. cit. Greek. p. note 19) donne un large panorama des études récentes sur les fibules de LT tardif. cette explication est encore plus logique que dans le cas de la fibule décrite par Carapanos14. note 34. loc. cit. M. V. note 9). 418.. 187-88. The Metropolitan Museum of Art. FDelphes.

l'analyse du motif ne peut apporter des arguments décisifs puisque. et cela ressort nettement de la liste de Deonna elle-même. elle commence par un nœud simple. 283 sqq. 1944). Parfaitement intacte. Pann. partant du décor constitué d'enroulements en forme de 8. du bronze jusqu'à l'époque romaine19. j'ai eu l'occasion d'étudier la pièce dans les réserves du Musée de Délos. et se référant à des parallèles de l'âge du bronze (de Géphallonie. p. c'est celui-ci en1 effet qui permet de la classer dans le groupe des variantes caractéristiques des types de fibule en fil dit LT II20. son analyse détaillée s'impose. 32-33. Pour situer la fibule. 1. VII. Hunyady. l'élément déterminant est le mécanisme . pp. Ce type a été désigné très ingénieusement par I. Deonna.. pièce ayant été ignorée jusqu'à présent. 284. p. pi. Cette. EAD. 22-24 (qui ne mentionne pas la fibule). note 23. 1). puis continue par trois 8. Deonna. L'ornementation est formée par le fil qui va en s'amincissant graduellement à partir du pied recourbé . La fibule de bronze a été trouvée dans le portique de Philippe. chacun orné en son centre d'un nœud perpendiculaire.. II.. fig. Megaw. XVIII. I. pp. et c'est de la sphère illyrienne de Bosnie qu'il est passé dans le bassin des Carpathes. was found on the island in a ritual deposit in 1910 » (op. V. avec patine complètement noire. Néanmoins. — Pendant l'été 1970. S. Le matériel réuni en une large synthèse par J. A la lumière des trouvailles et des publications récentes.4 cm. N° d'inv.. cit. S. Keltak a Karpatmedencében (Celles dans le Bassin des Carpathes).. même dans ce cas. Deonna. de la fibule : B. fig... (17) W. loc. 5502. 323. 324-328. p. Hunyady comme fibule à « brandebourg » et c'est ce spécialiste du matériel celtique de Hongrie qui en a fait la première synthèse. 191). En fil de bronze. cit. 191.506 MiKLOs szABO IBCH 95 Une dernière pièce doit entrer en ligne de compte : la fibule de Délos (fig. qui fait l'objet de cet article. au cours de la période du LT II21. op. de Bosnie) et de l'âge du fer (surtout d'Italie). Vallois. 1938). 86. C'est là que l'auteur signale les circonstances de la trouvaille. cit. qui l'a publiée. Megaw. 191. W. l'enroulement en forme de 8 (et ses variantes) est un élément décoratif bien connu depuis l'âge. Je n'ai pu savoir d'où Megaw tient le renseignement selon lequel la fibule « . . 283-84. Le dessin court parallèlement au dos de la fibule et ce n'est que la tige inférieure du dernier enroulement en 8 qui se greffe sur le dos au-dessus du ressort. (19) Ibid. 1923). (20) Cf. (21) I. loc. en 190417. Filip place la question de l'origine du type (16) I. Diss. il faut apporter une correction à cette thèse. J'exprime ici ma reconnaissance à M. (18) W. Pour les fouilles du portique de Philippe voir R. Longueur : 6 cm. 18 (Budapest. par les spécialistes de l'archéologie celtique16. pp. hauteur : 2. p. Ph. cit.. de Hongrie. T.. EAD. n° 732. Le portique de Philippe (Paris. pp. a catalogué la pièce comme une fibule archaïque18. V. le dessin de l'enroulement en 8 est étranger au goût celtique. à part une brève mention assez imprécise. Selon Hunyady. Bruneau pour l'aide qu'il a bien voulu m'apporter dans mon travail. Le mobilier délien (Paris.

Fig. Fig. — Fibule de Mikulcice (d'après Ludikovsky. — Fibule de Délos (d'après Deonna.) . — Fibule de Mikulcice (d'après Ludikovskî.1971] UNE FIBULE CELTIQUE A DELOS 507 Fig. op. cit. 3. 1. 2. op.). cit.). op. cit.

ne plaident pas en faveur de la thèse de Hunyady. Gara§anin. 1959). cit. cit. 42/1-4.. Il est clair aujourd'hui. 3 b. 83 sqq... 33. Le mobilier funéraire peut être daté de la seconde moitié du ive siècle avant notre ère. op.depuis longtemps). pp. 113 sqq particulièrement p. publiée ... n° 305 et p. que cette forme a survécu jusqu'à l'époque de La Tène. et particulièr ement Pour les trouvailles de la nécropole de Jezerine. D.. pi. ou comme l'a nommée Sprockhofî. que l'on trouve dans les Balkans. p. p. A l'Est. et de Bosnie (en premier lieu de la nécropole de Jezerine. n° 338. II . Dans l'état actuel de nos connaissances. pp. cil. également mise au jour en Moravie. Budapest. p. L'antécédent immédiat du motif est la fibule du premier âge du fer. pp. Celle-ci corre spond aux types 2 et 4 de Sprockhoff. pi. datable du LT A/B. p. Filip ne sépare pas les deux voies de développement signalées ci-dessus (op. 2. cit. cit. c'est par les trou vailles de Curug. p. Filip. Marton. Reinecke. WMBH. présente à l'Ouest et à l'Est de Manching un aspect différent. P. in Gandert. faite par E. 102 et fig. — Nous ne nous occuperons ici que des formes hallstattiennes tardives. c'est l'enroulement en forme de 8 qui apparaît sur le (22) J. 29. 122. fig. pi. 2 (1962). 152 et suiv. Radimsky. C'est dans une tombe celtique de la nécropole de Mikulcice (fig. 159. AuhV. . L'analyse de la fibule dite « de Pestrup ». op. cf. Ludikovsky. Sprockhoff. Hunyady. Sbornik CSA. XI).. 1. 157. intéressantes pour les fibules à brandebourg de type LT. fig. de la fibule « de Pestrup »26 (fig. pi. 3 (1895). 99. 4). Selon l'excellente analyse de Sprockhofî27. cf.. que nous connaissons ce type hallstattien tardif appartenant à l'ensemble de. Deonna. 3/3. puisqu'entre elles et le type de la fibule celtique à brandebourg de La Tène.. — Pour la trouvaille de Curug. (24) Cf. E. 30/2 . p. p. p. 1933. La plus ancienne fibule de type LT dont le dos soit orné du motif en forme de 8. En Yougoslavie. W. bien qu'une datation plus récente ne soit pas exclue25. (26) Exemplaire de Malomëfice : J.. Sprockhoff aide à la solution de ce problème23. 5. (23) E. 40 et suiv.508 MiKLos szABO IBCH 95 à brandebourg sous un jour nouveau22. A la lumière des trouvailles de cette zone. on peut distinguer deux facteurs qui ont joué un rôle décisif dans la formation du type de la fibule LT à brandebourg. cependant. Die Frùh-La Ttnezeit in Ungarn (Arch.. Sprockhoff. Cf. 156 sqq. 99. (28) Ibid. Hung. loc. loc. La Tène24. il semble que — à la lumière des trouvailles faites jusqu'à présent — le développement du type à pied spirale. pp. Katalog metala (Beograd. 259 sqq. 5 (1963). 28-31. 1954). cit. pp. W. d'ailleurs signalée par Deonna. 2-3) que fut trouvée la fibule de type halstattien ornée d'enroulements en forme de 8. avec une carte présentant la diffusion des différents types. op. 202 . Ces pièces. L. pp. ce chaînon manquant peut être retrouvé dans le matériel celtique de Moravie. Filip. 118.Festschrift (Berlin. il manque sans doute un chaînon. (25) K. 102). qu'il enveloppe même entièrement28. I. 20. n° 282. pi. les ensembles de trouvailles en témoignent. A l'Ouest le fil en spirale ornant le pied (imitant exactement un ressort) « s'étend » aussi sur le dos. ornée d'enroulements en 8. est un dérivé de la fibule à pied spirale. cit. (27) Loc.

mais comme en témoigne la pièce de Holubice (fig. pp. Dans ce groupe peut être classé le type balkanique le plus ancien : l'exemplaire de Debelo Brdo . fig. fig. Pour la formation du type et son histoire voir K. . 1967). 15/5. BullInstArchBulg.. p. Truhelka. En outre voir J.. I.· (32) C. cit. Un cimitir celtic in Nord-Vestul Romaniei (Maramures. loc. 180 . fig. ce document important du type LT II remonte au schéma de Pestrup31. cit. p. op. Hunyady. 30/7 (Jelèovce) . cf. WMBH. C. sans doute emprunté au Nord comme le mécanisme. . le brandebourg partant du pied constitue un arc indépendant au-dessus du dos. cit. cit. La sépulture de Malomëfice permet de situer ce moment de l'évolution à la fin du ive ou au début du 111e siècle avant notre ère. op. Zirra.. p. pour s'y attacher juste devant le ressort34 (fig. c'est-à-dire à une époque où les fibules hallstattiennes de décor analogue étaient encore en usage dans cette région29. 60. et dans ce cas Filip se prononce aussi en faveur d'une datation trop récente. Benadik. VI. 28. 334. dont le fil est uniformément épais." Le type celtique à brandebourg ainsi évolué. 159. 77 sqq.. p. 28. fig. 8).. Sur le spécimen de Debelo Brdo. pi. p. Une pièce analogue avec dos à brandebourgs a été trouvée dans une nécropole celtique : VI.. fig. 6). 260 sqq. — Sur la variante « à pied attaché » de la fibule de Pestrup. Zirra... p. loc. P. Ludikovsky. E. Zirra. est constituée par le pied recourbé de la forme ancienne qui se greffe maintenant sur le dos (le ressort spirale restant au point de jonction). p. loc. fig. op. 62-63. (30) J. En principe... p. cit. xxi/16 (Jutas) . cit. F. fig. il entre aussi dans le décor d'autres formes30. cit. Detev. 45. 28 M l/II (Ciumesti). 60. 3/4. E.. Filip. fig.. (type 3). Ainsi. fig. Filip. p. 60. Hunyady. op. la variante au pied décoré (29) Voir la note 26. p. p. 8 (1902). pp. De ce procédé est issu un modèle intéressant. et c'est le dos qui est orné de brandebourgs. 120. Sprockhoff. I. «Bordei Kovâcs 1960 » (Ciumesti) . Dans ce cas. 99. 7).33 (fig. Sprockhoff. WMBH. Publiée à la p. 116 (Gorica).1971] UNE FIBULE CELTIQUE À DELOS 509 dos de la fibule : ce motif n'est d'ailleurs ni inconnu. Cependant. p. 97 sqq. 118 (les deux pièces proviennent de Gorica). (34) VI. Keltische Gràberfelder der Sùdweslslowakei (Bratislava. cit. 43. cit. pp. 268 (Mesemvria). 42/7.. ni étranger à l'art de La Tène. et fixé au dos par son extrémité. apparaît sporadiquement aussi sur le dos des simples fibules à arc typiquement balkaniques32 (fig. le motif à brandebourg apparaît sur le type de fibule en fil dit LT II. cit. flg. p. fig. (31) Sur les fibules en fil de « LT II » en général. Fiala. fig. E. 44. remontant au schéma de Pestrup. Sprockhoff. 54. 333 comme fibule grecque. Sprockhoff date la pièce de la fin du ive siècle. 5). cit. «Bordei Β 1962 (Ciumesti) . Truhelka. La modification essentielle dans la nouvelle forme. op. 38/2. Filip. Pour le prototype voir ibid. J. pp. op. op. pp. — Sur le motif du 8 dans l'art de LT ancien. L'autre variante est celle dont les 8 sont formés par le fil du pied allant en s'amincissant. cf. dans le groupe des fibules en fil de LT II le brandebourg ne constitue que rarement le décor du dos. (33) C'est le même schéma que celui présenté par la fibule de Délos. C'est pourquoi l'évolution ultérieure n'est pas purement linéaire. 1957). cit. op. 17 (1950). 4 (1896). cf. 156 sqq. cf. 99* op. n'est pas exclusivement limité aux dérivés du schéma de « Pestrup ». 30/3. Dans sa liste figure aussi le spécimen de Hurbanovo : B.. Le mode d'ornementation. fig. Cette pièce semble postérieure à l'exemplaire de Malomëfice qui suit le schéma de la fibule de Pestrup. 157.

Fig.). op. %. cit. cit. op. 4. cit. — Fibule de Holubice (d'après Filip.).510 MIKLOS SZABO [BCH 95 Fig. 6 et 7. . — Fibules de Ciumesti (d'après Zirra. Fig. — Fibule de Malomëfice (d'après Filip. op.

p. vu de profil. en Hongrie . il m'est impossible de décider à quel groupe appartient la fibule en question. cit. bien que ce cas présente une difficulté : comme le pied est cassé en deux. on doit classer dans cette catégorie un spécimen d'Asie Mineure (fig. fig. le fil orné d'une sorte d'enroulement s'est entortillé sur le dos et se trouve par conséquent déformé43. 9). 60. tandis que la seconde peut être considérée comme une forme celtique orientale. loc. pp. 1 (La station préhistorique de Velrm Si.. elle correspond à la variante à pied recourbé s' amincissant pour former le motif en 8. cit. En outre: F.. pi. — Sur les trouvailles celtiques récentes en Asie Mineure : I. (43) K. Vid.). cit. La première se rencontre dans le territoire celtique occidental36. . P. cit. 1907). 191. (37) Voir les notes 26 et 30. en citant les exemplaires de Szalacska et de Velemszentvid. cil. De plus. Duval a bien voulu me signaler certaines pièces inédites de Roumanie. — Filip. ibid. Miske. 102). Site : Ouest de l'Asie Mineure. La pièce de Délos se classera aisément parmi les fibules à brandebourgs de type LT II . loc. cit.. 60-62. Truhelka. p. 28. nos 332 et 338.. XVII/6 : pièce de Donji Grad (pour le type voir la note 33). 102. P... cit.1971] UNE FIBULE CELTIQUE À DELOS 511 devrait être plus récente que les fibules en fil au dos à brandebourg du type LT II. la trouvaille de Délos présente une particularité intéressante : au centre de l'enroulement en 8. cit. Cf. Kelti ν jugoistoénej Evropi (Beograd. mais le type 4. op. (41) J. La formation des fibules à décor de nœuds circulaires est peut-être en connexion avec les dérivés occidentaux de la fibule de Pestrup (cf. 12 (1912). pi. pi. C. 158. présente fondamentalement la structure originale de la fibule de Pestrup. p. cit. 32-33. note 25. Le spécimen de Rolfsbuttel qui en est un exemple. En outre : K. Zirra. A Velem-Sz. en Yougoslavie41 et en Bulgarie42. V.. p. et se greffer ensuite sur le dos. cette hypothèse n'est étayée ni par les ensembles de trouvailles ni par les pièces à décor de « nœuds » circulaires (fig. 99. cit. (40) VI. Fiala. — Je ne connais pas l'exemplaire de Sarovce mentionné ci-dessus. cit. (42) P. en Hongrie39.. p. classé par Sprockhoff (loc. 23. Après les prototypes de Moravie37.-M. 1968). selon toute probabilité. d'un nœud perpendicu- (35) E. fig. Sprockhoff. 22 (tumulus de Mahrevic). Sprockhoff. dans sa typologie. En outre. Hunyady. 20. et WMBH.. 53. le brandebourg s'enrichit. suggère presque la solution à nœuds circulaires. cit. que l'on considère comme les plus proches du type des fibules à brandebourg. loc. Reinecke. loc. en Roumanie40. pi. Detev. mais le pied à spirales et le ressort sont reliés par un fil orné de nœuds circulaires35. 158. (38) J. p. Bittel. op. loc. loc. p. les variantes du schéma LT II apparaissent en Slovaquie38. où l'auteur cite des pièces inédites. Voir en outre p. voir en outre p. 156 sqq. col.gaw. 30/7.. M. C'est ce qu'indique le spécimen de Rolfsbuttel (note 35). Filip. Cf. S. ne distingue pas ces types (cf. p. 33). 38/1 . Todorovic. 10). op. XXI/17. le pied n'étant pas fixé au dos. Déjà Hunyady sépare le type à décor de nœuds circulaires des fibules « à brandebourg » (op. (39) I. cit. Mf. fig. pi. XLII/38. p. pp. p. op. 156. 1944-45. La zone de diffusion de la fibule à décor de « nœuds » est différente de celle du type à brandebourg.. et comme Filip énumère ensemble les exemplaires à brandebourgs et ceux à nœuds circulaires.. cf. A A. (36) E. note 35). Vidi oslelep. Mais à notre connaissance. op.) (Vienne. 143.

— Fibule de Szalacska (d'après Filip. 10.). 9. op.512 MIKLOS SZABO [BCH 95 Fig. Fig. — Fibule d'Asie Mineure (d'après Bittel. op. cit. Fig. op. . — Fibule de Ciumesti (d'après Zirra. 8. cit. cit.).).

fig. Cette hypothèse demanderait de toute façon à être étayée par des preuves supplémentaires. 58 . (47) Pour la datation de l'édifice. période où sans doute il atteint son point culminant. D'une part. le type à brandebourg apparaît entre 150 et 100 av. voir : K. op. pi. D'autre part. cit. J. Miske. 141. J. Filip. 21).. p. p. mais constitue la forme la plus généralement répandue45. Hunyady. op. type 8. avec indication des sources et de la bibliographie spécialisée voir : Ph. 1/13 (Neapolis Scythika). Cf.. C'est en premier lieu l'histoire des fibules à nœuds circulaires qui permet de supposer que le type en question a survécu jusqu'à la première moitié du Ier siècle avant notre ère. 3-5. cit. — Le problème est en connexion avec l'histoire des fibules en fil de LT II (cf. Vallois. 22 et 124. Nous ne ferons donc que signaler quelques solutions possibles. 102. Ludikovsky. on peut partir du fait qu'elle a été trouvée dans un portique construit vers 210 avant notre ère par Philippe V de Macédoine (cet édifice a subsisté jusqu'à la fin de l'antiquité). p. cit.. p. — Sur les problèmes historiques. loc. cit. 154 sqq. p. . pp. op. Un dernier problème doit être posé : d'où et comment cette fibule celtique est-elle arrivée à Délos ? A une telle question. flg. Simonovic. (46) Cf. en 69 avant notre ère47. à titre d'antécédent. pp. la seule réponse est malheureu sement n'importe quelle région de la zone de diffusion des fibules que à brandebourgs peut être prise en considération. Todoroviè. selon toute apparence. La fibule de Délos n'apporte aucun élément qui permette de préciser la datation. 1965). op. 2. La datation des fibules à brandebourgs du LT II n'est pas facilitée par des points de repère extérieurs. 260. cit. p. Quant au mode de transmission. et 166 sqq. A. — Cf. de toute façon. Notons qu'à l'intérieur du groupe des fibules à brandebourg de LT II. (45) Voir à ce sujet la note 33. cit. 80. Ducat. cit. Cf. il n'y a guère de chances d'apporter une réponse qui fasse l'unanimité.. c'est d'après des examens typologiques que les spécialistes de l'archéologie celtique situent l'ép anouissement du groupe en général dans la seconde moitié du 111e siècle avant notre ère et son point culminant au ne siècle. Voir en outre : K. op. soit dans la première moitié du Ier siècle avant notre ère 46. 1961. Filip. I. cit. Prague. son dérivé tardif est peut-être le type de fibule dont le dos est parcouru d'un fil «ondulé». E. cf. nous proposerons les possibilités suivantes : (44) A ce propos. ne déterminent qu'un intervalle à peine plus étroit que les limites chronolo giques obtenues par l'analyse typologique. 102 . Pour ce qui est de la provenance. note 31). fig.. Mais ces deux dates. loc. R. op. 142. Bruneau-J. VI. p. SovArch (1963/4). La fibule à décor de nœuds circulaires s'est. notre ère. Guide de Délos (Paris. J." 126/6 (exemplaire de Stradonice). p. Zirra. le sous-groupe à «pied décoré» n'appartient pas à une zone précise. 33-34 .. Dans le tableau des fibules de Filip (Die keltische Zivilisation und ihr Erbe. la bibliographie relative à la trouvaille de Curug (note 24). maintenue plus longtemps .1971] UNE FIBULE CELTIQUE À DELOS 513 laire M. Il est possible également que les derniers exemplaires aient survécu jusqu'à l'époque des oppida celtiques d'Europe centrale. on peut fixer avec quelque vraisemblance le terminus ante quem de l'arrivée de la fibule à Délos au moment de la grande catastrophe de l'île. Ainsi. 1.

Cette solution n'est pas invraisemblable si l'on considère que des pièces isolées sont parvenues bien plus tôt que cette fibule dans les grands sanctuaires grecs. F. pouvant en aucun cas être considéré comme butin de guerre. p. 223 sqq. — Pour les connexions entre le marché d'esclaves de Délos et la piraterie : E. la fibule de Délos constitue un témoin précieux. Il n'est pas exclu non plus que le propriétaire de la fibule ait été un esclave. c. Cf. Sur les bronzes de Bosnie-Herzégovine en Grèce. 9 (1962). 1 sqq. 8 (1969) [sous presse]. On peut admettre que des Celtes vivant sur le territoire des royaumes hellénistiques ou à la périphérie du monde antique. pp. cit. — ■ II convient de mentionner que Vallois. RM. étant donné le caractère restreint de la documentation sur la présence celtique en Grèce. cf. Les relations entre la piraterie et le commerce d'esclaves de l'île sont bien connues . qui sont les plus plausibles. (49) Sur l'histoire de Délos hellénistique. Il serait cependant étonnant qu'un modeste «article* de mode». (50) Sur les monuments galates de Délos. le spécimen de Mesemvria (note 34) ou la fibule d'Asie Mineure occidentale (note 43). signale que certaines de ses parties peuvent être mises en rapport avec l'activité commerc iale. p. en analysant la fonction de l'édifice. (48) Voir par ex. 63 sqq. b. Bang. Antik Tanulmanyok (Stud. récemment J. et op. pp. Roussel. 1969). A Délos. Ant. et certaines provenant précisément des Balkans48. 362 sqq.. Cf. a atteint son plus haut degré de prospérité à Délos précisément au cours de la période qui nous intéresse49. pp. L\ Westermann. Délos. 19. et Helikon. RE Suppl. des Balkans ou d'Asie Mineure. pp. Maier. note 3). 927 sqq. M. 25 (1910). Germania. Enfin. on ne peut pas en exclure tout à fait une troisième. bien qu'il s'agisse d'un casus irrealis.. . s' approvisionnant à diverses sources. (en hongrois). P. ne. colonie alhénienne (Paris. VI. à ce propos il ne faut pas négliger le commerce des esclaves (op. Quoi qu'il en soit. 1916). Roussel. vendu au marché de Délos. aient pu se rendre en pèlerinage à Délos. cette activité commerciale.514 MiKLOs szABO IBCH 95 a. plusieurs monuments ont été édifiés en l'honneur des victoires sur les Galates d'Asie Mineure. soit parvenu à Délos lors de l'érec tionofficielle d'un de ces monuments50. — Sur la question des esclaves : W. 149. 34 (1956).). Au Musée de Delos (Paris. Maroti. Marcadé. pp.. cf. cit. voir P. à côté des deux possibilités précédentes. Miklos Szabo.