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2000 N° 17 DÉCEMBRE

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u Bulletin du résea artenariat Technologie et p e en agroalimentair

alimentaires (2) r : les emballages Dossie
Coût
Composantes économiques s Coût des sachet plastiques

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Conditionnement Marketing

ordiale L’hygiène est prim treprise Parcours d’une en

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Réglementation Environnement
Les plastiques se recyclent

le Qualité et contrô des emballages

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risation Pollution ou valo s Matières végétale au Bénin

E

Adresses utiles
Email : geres@liptinfor.bf
Appui-conseil aux promoteurs sur les problèmes d'emballages et sur la qualité des produits transformés. Formation.

n Afrique francophone, il n'existe pas de centres spécialisés dans le conseil en conditionnement et dans le contrôle des emballages. Nous dressons ici une liste (non exhaustive) d'organismes qui peuvent aider les entreprises dans leur recherche de mise au point du couple produit /emballage. Nous avons complété cette liste avec des adresses de laboratoires assurant des contrôles et des analyses de produits alimentaires et/ou pouvant donner des informations sur les normes requises à l’exportation.

CEAS/SAPE, Centre écologique Albert Schweitzer, Service appui aux petites entreprises, Laboratoire de qualité des produits alimentaires 01 BP 3306, Ouagadougou 01. Tél. : 226 30 23 93. Fax : 226 34 10 65. Email : ceas-rb@fasonet.bf.
Appui-conseil aux entreprises.

CNTA, Centre national de technologie alimentaire BP 557, Zone industrielle, avenue Nyuminkwi, Bujumbura. Tél. : 257 23 25 85 / 23 25 86. Fax : 257 22 24 45. E-mail : cnta@cbinf.com
Conseil aux entreprises. Laboratoire d’analyses microbiologiques et biochimiques.

Bénin
Cebenor, Centre béninois de normalisation et de gestion de la qualité
Information sur les normes.

CRSBAN-DBM-FAST, Centre de recherche en sciences biologiques alimentaires et nutritionnelles, Département de Biochimie microbiologie, Faculté des sciences et techniques, Université de Ouagadougou 03 BP 7021, Ouagadougou 03. Tél./Fax : 226 36 06 50.
Analyses qualité des produits alimentaires.

Laboratoire de microbiologie alimentaire, Faculté d’agronomie, Université du Burundi BP 2940 Bujumbura. Tél. : 257 22 43 57 / 22 64 62. Fax : 257 22 64 62 / 22 25 00. E-mail : facagro@cbinf.com
Analyses microbiologiques. Contrôle de la qualité.

Cameroun
Agro-PME, Promotion des activités du système agroalimentaire et des PME BP 10087, Immeuble les Galeries, 114 avenue Kennedy, Yaoundé. Tél. : 237 22 16 57. Fax : 237 23 96 92. Email: agro-pme.yde@camnet.cm
Appui-conseil.

Dana, Direction de l'alimentation et de la nutrition appliquée, Ministère du Développement rural BP 295, Bd Lagunaire, Porto Novo Tél. : 229 21 26 70. Fax : 229 21 39 63. Email : danamdr@leland.bj
Analyses et contrôle qualité des aliments. Elaboration de normes suivant codex alimentaire. Appui aux transformateurs de produits alimentaires.

DPVC, Service de la protection des végétaux et du conditionnement, Ministère de l'Agriculture 03 BP 7089, 03 Ouagadougou. Tél. : 226 32 47 46. DTA IRSAT, Département de technologie alimentaire, Institut de recherche en sciences appliquées et technologies 03 BP 7047 Ouagadougou 03. Tél. / Fax : 226 31 53 21. E-mail : dta@fasonet.bf
Appui-conseil sur le choix des emballages. Analyses sur la qualité et la stabilité des produits conditionnés (emballage et produit).

DNSA, Département de nutrition et des sciences alimentaires, Faculté des sciences agronomiques, Université nationale du Bénin 01 BP 526, Cotonou. Tél. : 229 36 00 74 / 36 01 26 / 36 01 82. Fax : 229 31 35 59 / 30 02 76.
Analyses qualité de produits et conseils, mise au point produits nouveaux.

Apica, Association pour la promotion des initiatives communautaires africaines BP 2003, 4 rue des Écoles, Douala Akwa. Tél. : 237 37 04 04 / 37 43 24. Fax : 237 37 04 02. Email : apica.prodoc@camnet.
Appui-conseil.

Inspection de la qualité et de la métrologie, Ministère de l'Industrie
Vérification de la qualité des produits.

CCET, Centre de contrôle et d'expertises techniques BP 3994, Douala. Tél. : 237 42 77 87. Fax : 237 42 77 87
Conseil en qualité alimentaire.

DPQC, Direction de la promotion de la qualité et du conditionnement des produits agricoles 01 BP 362, Cotonou. Tél. : 229 31 22 89 / 31 29 96. Fax : 229 31 53 76.
Normalisation des produits agricoles et de leur conditionnement. Contrôle de la qualité et du conditionnement des denrées alimentaires d'origine végétale. Analyses physiques, chimiques et sensorielles des produits à l'exportation et à l'importation. Appui-conseil aux producteurs, aux transformateurs et aux négociants des produits agricoles sur les emballages et leur marquage.

Relais national Procelos, s/c Coordination régionale Procelos/Cilss 03 BP 7049, Ouagadougou 03. Tél. : 226 33 31 73. Fax : 226 30 71 21.

CPC, Centre Pasteur du Cameroun BP 1274, Yaoundé. Tél. : 237 23 10 15 / 18 03. Fax : 237 23 15 64. Email : c.pasteur@camnet.cm
Contrôles, analyses qualité des produits alimentaires.

Burundi
BBN, Bureau burundais de normalisation et contrôle de la qualité BP 3535, Bujumbura. Tél. : 257 22 15 77. Fax : 257 22 18 15.
Élaborations des normes, contrôle de la qualité, certification, assistance aux entreprises. Documentation et information.

Faculté des sciences, Université de Yaoundé I BP 812, Yaoundé. Tél. : 237 31 92 87. Email : kansci@uycdc.uninet.cm
Conseil. Analyses biochimiques et microbiologiques.

Burkina Faso
Abac-Géres, Cellule agro-artisanale 01 BP 4071, Ouagadougou 01. Tél. : 226 36 26 30. Fax : 226 36 02 18.

Institut camerounais de normalisation BP 8707, Douala. Tél. : 237 40 29 81. Fax : 237 40 29 81

Suite de la liste des adresses utiles pages 42 et 43.

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Bulletin du réseau TPA, décembre 2000

Si vous écrivez à un membre du réseau
pour demander conseil, soyez très précis dans vos questions. Indiquez clairement : " votre nom, celui de votre organisme ou de votre entreprise et vos coordonnées postales ; " les objectifs et le publiccible de votre organisme ; " l’activité principale de votre organisme ou entreprise ; " le problème spécifique pour lequel vous demandez conseil. Le cas échéant, donnez le maximum d’informations techniques sur l’activité en cours ou prévue : matières premières (quantité), produits finis, main-d’oeuvre, équipement (type et capacité), financements, marchés… ! Réseau TPA, c/o Gret 211-213 rue La Fayette F-75010 Paris. Tél. : 33 (0)1 40 05 61 69. Fax : 33 (0)1 40 05 61 10. E-mail : tpa@gret.org !
Bulletin du réseau TPA décembre 2000, n° 17 Ce bulletin est financé par le ministère délégué à la Coopération et à la Francophonie. Responsable de la publication : Danièle Ribier. Dossier réalisé par Christiane Dardé. Ont participé à ce numéro : Cécile Broutin, Crépin Hilaire Dadjo, Aly Saleh Diop, Philippe Dudez, Didier de Failly, Farid Fnaiche, Joseph Hounhouigan, Vincent Nana, François Protte, J.-J. Robin, Khanata Sokona, Michel Taquet, Marie-Dominique Toé. Maquette créée par Solange Münzer. Mise en page : Hélène Gay. Assistante : Mariana Vincenti. Imprimé par Dumas, décembre 2000.

Éditorial
Tout vient à point à qui sait attendre ! De la patience vous avez du en faire preuve : depuis mars 1999, ce bulletin était annoncé comme complément au précédent bulletin n°16 consacré également aux emballages alimentaires. La plupart des articles étaient prêts dès cette époque, mais le secrétariat technique du réseau a dû faire face à diverses contraintes et n'a pu éditer ce bulletin comme prévu l'an dernier. C'est enfin chose faite maintenant et nous prions tous les auteurs de bien vouloir nous excuser pour ce retard dans la publication de leurs articles. Quant aux lecteurs, ils seront vigilants au fait que les articles datent de plus d'un an et que certains coûts mentionnés dans les premiers articles ne sont plus d'actualité. Ils demeurent par contre toujours intéressants en mesure relative. Le précédent bulletin présentait les différents types d'emballage, les contraintes liées au couple emballage/produit alimentaire, la demande exprimée par des entrepreneurs et l'offre en emballage dans les pays d'Afrique de l'Ouest et centrale. Il a été accueilli très favorablement par les membres du réseau TPA et son tirage est aujourd’hui épuisé. Nous avons reçu diverses remarques sur les sujets non encore traités : le conditionnement, l'étiquetage, la réglementation… Certains membres ont aussi manifesté leur préoccupation pour l'environnement et les incidences néfastes de la consommation croissante des emballages. Tous ces sujets sont abordés dans ce numéro. Pour prolonger les informations contenues dans ce dossier, nous avons inséré une liste, non exhaustive, d'organismes nationaux pouvant apporter des conseils sur les normes et la qualité des produits alimentaires emballés ; ainsi qu’une liste de laboratoires de contrôle et d’analyses. Nous invitons les membres du réseau à compléter ces adresses et à nous faire part de leurs réactions.

Le Secrétariat du Réseau

dossier

Conditionner, étiqueter, recycler
Choisir l’emballage adéquat pour vendre ses produits n’est pas une mince affaire. Outre les aspects techniques vus précédemment, il faut prendre en compte les considérations économiques, à savoir le coût des emballages eux-mêmes mais également des machines et équipements nécessaires pour assurer le conditionnement. Ensuite, tout l’art est de présenter son produit pour attirer le client et le fidéliser.

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Bulletin du réseau TPA, décembre 2000

Le tout n'était pas de parvenir à produire une confiture de qualité à un prix compétitif. Les marchés locaux de Bukavu et Goma étant assez réduits. le Centre Olame à Bukavu (SudKivu. prunes du Japon.. décembre 2000 Madame Dème. FWS. un lot de ravissants pots en plastique « Tupperware » en forme de bol.Emballer des confitures au milieu de l’Afrique Pas facile.D. Cette organisation internationale fit venir gratuitement d’Europe. et même fraises ! Bulletin du réseau TPA. l'Unicef souhaitait aider des associations féminines à organiser des activités génératrices de revenus. encore fallait-il trouver un emballage approprié pour transporter ces produits par avion sur de grandes distances. le parcours du « combattant » A Cette expérience congolaise date d'une quinzaine d'années mais le problème qu'elle soulève reste toujours d'actualité : Comment trouver l'emballage qui réponde à toutes les contraintes ? Il faut souvent faire preuve d'observation et de patience. 5 .. Arafruits. A cette époque. les marchés à conquérir se trouvaient dans les grandes villes : Lubumbashi et Kinshasa. Le Kivu est en effet connu pour la qualité de ses fruits : maracujas. goyaves.Congo) a aidé un groupe de femmes à monter une petite entreprise de confiturerie. R. u milieu des années 80.

. Il fut même possible de réduire les taxes d'importation à une dizaine de pour cents en recourant à une interprétation souple de certains paragraphes du tarif douanier national (cela exigea d'obtenir l'accord du gouverneur de province pour court-circuiter une procédure Bulletin du réseau TPA. Bukavu. la confiturerie put ainsi expédier ses produits par avion et prospérer. quand les alimentations ouvraient les cartons. ainsi qu'une partie de ses équipements. Il n'est pas évident qu'un manutentionnaire dans un aéroport africain prête beaucoup d'attention à un logo indiquant le haut et le bas d'un carton ! Le verre. Ces pots en verre ne s'emboîtaient évidemment pas pour le transport. Malheureusement les pillages de Kinshasa en 1991 virent s'enfuir beaucoup de familles européennes et s'envoler ainsi la clientèle. Ainsi. qui la poussèrent à proposer ses pots en verre par lots de 1 000 pièces seulement.defailly@freebel. Adresse postale : c/o BP 3. très bon marché. Pour le moment. permit alors de découvrir qu'à Bujumbura. Par la suite. Les liaisons aériennes furent interrompues et le marché fut complètement bouleversé. et parfois même d'une bande de sécurité entre verre et couvercle métallique. ils étaient remplis lorsque la confiture était encore très chaude. Ces raviers en plastique léger ne pouvant être stérilisés une fois pleins. en attendant des jours meilleurs. un tel pot vide revenait à l'époque à Bukavu à 1. enfin la solution adaptée ! Une nouvelle prospection pour trouver des emballages adéquats. l'étiquetage étant encore fort artisanal à cette période des débuts. fermeture parfaites. d'autre part une cartonnerie à Bujumbura produisait des cartons adaptés.Des pots haut de gamme attirants ! Chacun connaît les qualités de ces pots : solidité. très légers. à Goma (NordKivu). Congo. et firent produire des étiquettes en quadrichromie illustrées de vues du Kivu. avec 24 logettes en deux étages séparés par une plaque de carton. Mais cette verrerie. cela ne permettait donc pas aux client(e)s de voir la marchandise dans les magasins. D'autres confituriers. Au Kivu même. Fax (en Belgique): 32 (0)16 22 22 56.D. la capitale du Burundi voisin. Un enjeu pour les emballages : résister au transport aérien Les confiturières découvrirent alors à Kinshasa une usine qui produisait une large gamme de pots en plastique transparent. rigidité.j. Nanti de son étiquette. souvent des femmes expatriées. Rwanda. était franchement défavorisé. Les expéditions se réduisirent. Ces raviers. Arafruits parvint effectivement à commander 50 000 pots et un bon nombre de cartons. Ainsi elles disposèrent d'emballages économiques et transparents. le stock de pots « Tupperware » fut rapidement épuisé. Mais supportant parfaitement la stérilisation et le transport. la filière est quasiment interrompue. mais ne purent jamais être totalement maîtrisés. s'emboîtaient parfaitement pour leur transport par avion de Kinshasa à Bukavu. était habituée aux énormes commandes de bouteilles. et les incitait même plutôt à ouvrir les pots pour examiner ces confitures et humer leur parfum ! De plus. appartenant à un groupe brassicole néerlandais puissamment installé dans les pays des Grands Lacs. ils avaient bonne allure : des clients à Kinshasa et à Lubumbashi ont acheté ces pots de confiture Arafruits en pensant acheter des confitures importées ! Pendant plusieurs années. Arafruits avait fixé les prix aussi bas que possible. I Didier de Failly s. les récoltes et les livraisons de fruits devinrent de plus en plus difficiles. elles découvraient qu'un bon nombre de raviers avaient laissé couler confitures et miels. ce produit de qualité. se lancèrent d'ailleurs dans cette filière. Plusieurs systèmes d'emballage furent expérimentés : les dégâts diminuèrent. et étant complètement transparents. Quelle ne fut pas la surprise des confiturières lorsqu'elles découvrirent que certaines clientes. Elles choisirent un modèle en forme de ravier. Email: didier. Seul inconvénient : ni la paroi ni le couvercle ne sont transparents. Ces pots étant évidemment plus lourds que les pots en plastique. aligné sur les étagères des alimentations à côté des jolis pots de confiture importés d'Europe. Sud-Kivu. et exigeait que les achats portent sur 50 000 pots au minimum ! Au prix d'un emprunt consenti par le Centre Olame. directeur du BEST : BEST (Bureau d'études scientifiques et techniques).. mais la distance à couvrir entre la capitale et l'atelier était assez courte (180 km). qui aurait pris au moins une année entière !). décembre 2000 complexe entre plusieurs ministères à Kinshasa. cette verrerie connut de sérieuses difficultés financières. Puis vinrent les guerres à répétition de 1996-1997 et mi-1998 : la confiturerie perdit une grande partie de ses stocks de matières premières (sucre) et de produits finis. achetaient leurs pots de confiture non pour le contenu mais pour le contenant : pour avoir à bon compte des pots « Tupperware » si difficiles à trouver à Lubumbashi ou à Kinshasa ! Certaines même jetaient carrément la confiture à la poubelle ! A ce train.. Une nouvelle difficulté survint pourtant : les raviers en plastique n'étaient pas assez rigides pour résister aux chocs des diverses manipulations dans les hangars d'aéroports et les soutes d'avions.6 FF environ.Cyangugu. Mais il y eut un autre inconvénient : pour s'implanter sur le marché. ils entraînèrent une incidence accrue du coût du fret aérien sur le prix de vente à destination. une verrerie avait commencé à produire des pots à confiture et fournissait les couvercles métalliques. tandis que les étiquettes en couleurs mettaient les confitures en valeur.net N Contact 6 . R.

Emballage et étiquetage. il peut varier de 200 000 à 400 000 Fcfa pour une impression 1 2 Polyéthylène.). les taxes à l'importation ou à la production qui varient selon les pays. À ce prix d'achat s'ajoutent les frais d'étiquetage. La somme des coûts liés à l'ensemble des étapes de conditionnement permet de connaître le coût réel de l'utilisation d'un emballage. Selon les fournisseurs. sachets plastiques ou papier) ou qu'il s'agisse d'un étiquetage séparé (étiquette collée sur l'emballage ou insérée dans celui-ci). Polypropylène. une série de dépenses qu'il faut prendre en compte dans le calcul du prix de revient du produit. le fabricant peut baisser ses prix). De nombreuses composantes entrent dans le calcul du coût d'utilisation d'un emballage : le coût de l'emballage lui-même. l'épaisseur en microns du sachet en PE1.. les quantités commandées (au-delà d'un seuil commandé. etc. Ce prix d'achat varie selon divers paramètres : les caractéristiques des matériaux entrant dans sa composition.). proportion pouvant aller jusqu'à 50 % selon les emballages. T Comme le produit. la contenance de la bouteille en verre blanc et son mode de fermeture. 7 . depuis le conditionnement jusqu'à la bouche du consommateur. typographie. Le coût de préparation du cliché initial est assez élevé et il varie selon les matériaux d'emballage et la technique d'impression choisie (sérigraphie. amortissement et fonctionnement). Le coût de l'emballage ne se limite pas à son seul prix d'achat. comme le produit. importation Bulletin du réseau TPA. les prix en Fcfa d'emballages plastiques fabriqués au Sénégal sont de 145 F pour une bouteille en PE de 1 litre. En effet.. l’emballage a un prix L e coût de l'emballage pèse fortement sur le prix de revient du produit. 85 F pour une bouteille en PE de 33 cl et 18 F pour un bouchon de bouteille en PP2 ou PE. On estime qu'il représente en moyenne environ un tiers du prix du produit.coût enir compte des diverses composantes économiques Choisir tel ou tel emballage pour présenter ses produits a des répercussions sur le développement économique de l'entreprise. Que l'impression soit faite directement sur l'emballage (boîte métallique ou cartonnée. induit à chaque étape.. celui des pertes en emballages et en produits alimentaires. Les emballages verre importés sont de 250 F pour un bocal de confiture et 150 F pour une bouteille. Ceci expliquerait le succès du polyéthylène qui reste l'emballage le moins cher (environ 620 Fcfa/kg de granulés au cours international). la technologie employée par le fabricant et les coûts de production liés à celle-ci. celui des machines utilisées (achat.. cette composante représente pour les entreprises africaines des frais non négligeables. (par exemple. décembre 2000 ou fabrication locale) qui influe aussi sur sa qualité. le circuit d'approvisionnement utilisé (neuf ou récupération. coûts variables selon les matériaux Le coût d'un emballage proprement dit est celui de son acquisition. À titre d'exemple. l'emballage.

Cotonou… Leur transport vers les lieux de production est assuré ensuite dans les mêmes conditions que pour les emballages locaux. Abidjan. éventuellement palettisation. Il faut y ajouter la TVA de 15 %.65 Bouteille plastique avec bouchon Source : Cepic. cette perte peut peser lourdement sur l'entreprise. par deux voies : G les emballages produits localement à partir de matières premières importées (plastique.15 %. main-d'œuvre et dans certaines entreprises. PPPL . Il faut ajouter à cela la TVA de 15 % sur les emballages destinés à la consommation nationale alors que les exportations d'emballages ne sont pas taxées. d'Abidjan à Ouagadougou). L'acheminement des emballages fabriqués dans la région ouestafricaine se fait par camion ou par train (par exemple. ainsi que le crédit octroyé par le fournisseur qui peut s'accompagner du paiement d'intérêts. Au Mali. stockage et conditionnement Viennent ensuite les coûts du contrôle de la qualité de l'emballage à sa réception et ceux liés au stockage des emballages vides et des produits finis (frais de local. Les emballages importés des pays non africains arrivent par bateau dans les ports de Lomé.50 − 9. 1997. le transport des emballages n'est pas aisé du fait du mauvais état des routes et des véhicules. Source : Ba. métal notamment) . L'absence de retours pour cause d'avaries du produit est un indicateur du rapport qualité/prix de l'emballage . 8 Bulletin du réseau TPA. tableau ci-dessus). gasoil. En plus. Transport et distribution Ce coût inclut les charges aux différentes étapes de la vie de l'emballage : le chargement. des charges de fonctionnement du matériel utilisé (électricité.65 113 . conditionnement de l'atmosphère). leur abondance est un signe que l'entreprise n'a pas choisi l'emballage le Les tarifs douaniers Les taxes appliquées par les services des douanes peuvent affecter fortement le prix des emballages. Pour le Burkina Faso. il faut calculer le prix de l'impression. les emballages plastiques importés sont taxés à 56. surtout si le produit est à forte valeur ajoutée.Procelos.20 à 7. entretien et réparation) ainsi que de l'amortissement de l'investissement réalisé. ce d'autant que souvent ceux-ci importent en petites quantités. D'autres éléments de coût entrent en jeu : les frais d'assurance. elle est calculée à la tonne et au kilomètre parcouru. les taxes sont moins élevées : 15 % pour les matières premières servant à fabriquer les films plastiques et 26 % de leur valeur Caf pour les films importés.coût Quelques prix hors taxes en francs CFA de sachets et bouteilles avec et sans impression au Sénégal Matériau Sachet PEBD (500 g) Caractéristiques 60 microns 70 microns 80 microns 1 litre Non imprimé 6. sur des sachets plastique. les pots en verre à 27. Au Burkina Faso. G les emballages importés par les transformateurs ou les revendeurs d'emballages peuvent grever fortement le prix de revient de l'emballage et du produit fini. les emballages sont en principe taxés au taux de 56. « Étude sur le conditionnement des produits agroalimentaires locaux. En Afrique. Le coût moyen. Accra.98 9. Sénégal. décembre 2000 . la réception. Au Sénégal par contre.40 % de leur valeur Caf. de l'assurance et du fret) selon la réglementation sur la taxation des produits importés. il faut tenir compte de la main d'œuvre employée. le produit fini est endommagé. (Cf. le transport (lié au pourcentage d'occupation du volume disponible).50 8 à 10. l'entreposage et la mise en vente.240 Impression une couleur 7.36 4. 1997.65 % de leur valeur Caf (prix comprenant le coût de la marchandise. matériel de stockage. le paiement des transitaires. hors taxes.65 % et les sacs en juste à 39. par tonne et kilomètre varie de 19 à 46 Fcfa. Pour le conditionnement. pertes en emballages et en produits alimentaires conditionnés. Contrôles.98 14 Impression deux couleurs 7. Rapport final ». à l'inverse. Il ne faut pas oublier également les coûts indirects liés aux pertes : dégradations éventuelles de la qualité de l'emballage.60 8. variable également selon les supports. Si lors de son transport et de sa distribution. La tarification diffère d'un pays à l'autre.

jus Miel Lait caillé Miel Lait caillé Pâte d'arachide Céréales et produits céréaliers Sirop Fruits séchés Confiture. provenant notamment des emballages.Procelos. Étude sous-régionale sur l'emballage et le conditionnement des produits agroalimentaires locaux transformés. p. pâte. dir. « Le rapport qualité/prix de l'emballage et son incidence sur la qualité du produit fini ». la loi impose aux conditionneurs qui mettent sur le marché des produits emballés. cela provoque une augmentation du prix payé par le consommateur au bout de la chaîne. 38. de reprendre leurs emballages ou bien de payer leur cotisation à ÉcoEmballages. in L'emballage des denrées alimentaires de grande consommation (Bureau et Multon. Bulletin du réseau TPA. Comité national Cilss/Relais Procelos. Mais bien souvent. Ba. Éliminer les déchets dus aux emballages Le problème de l'accumulation des déchets. entre autres. CILSS-Procelos. Projet régional de promotion des produits locaux du Sahel. Le coût de leur élimination n'est pas encore pris en compte en Afrique. 1997. novembre 1997. Exemples de part du coût de l'emballage dans le prix de revient des produits sénégalais en % G G G G couscous : 4 % thiacry : 4 % arraw : 5 % sankhal et farine : 6 % Quelques exemples de prix de l’emballage par rapport au prix de revient du produit (Burkina Faso. ministère du Développement rural et de l'Eau. viande Boissons. légumes. p. 1989. 708-719. jus et nectar Sirop Concentré de tomates Jus de fruits Concentré de mangues Boisson à base de fruits Fruits. aux transformateurs de produits agroalimentaires. Ouédraogo. G J. Mali / CILSS . Quand il est considéré. légumes Farine sevrage Fruits séchés Métal Carton Papier Rônier Source : A. Boulanger.5 71 14 à 22 30 à 45 50 Sachet 100 g Sachet en PE Flacon en PVC Pot en PVC Sachet en PP Bouteille 1 l Barquette 100 g Verre Bocal récupéré Bocal neuf Bouteille récupérée Bouteille neuve Boîte divers formats Boîte divers formats Boîte de 5 kg (5/1) Carton pack importé Carton ondulé Sachet Barquette 100 g Boisson à base de fruits Lait et produits laitiers Céréales Fruits. c'est-à-dire. En France. 28 p. Ministère du Développement rural et de l'Eau du Mali. décembre 2000 9 .coût mieux adapté et a sans doute privilégié un emballage à prix réduit au détriment de sa qualité. Ba. « Étude sous-régionale sur l'emballage et le conditionnement des produits agroalimentaires locaux transformés ». Étude sur les alternatives d'un meilleur conditionnement des produits agroalimentaires au Burkina Faso. se pose de plus en plus. I Christiane Dardé Cet article a été rédigé à partir de divers documents : G A.-B. Mali et Sénégal) Matériau d’emballage Plastique Type d'emballage Produits Prix de l'emballage / prix de revient du produit en % 10 1 à 25 4 à 25 25 30 à 40 25 25 20 25 à 30 30 17 à 25 15 50 30 à 40 13 à 50 30 à 40 20 à 50 jusqu'à 32 jusqu'à 33 30. il incombe aux fabricants d'emballages et aux conditionneurs. ni de façon systématique dans les pays du Nord. G J. L'intégration de ce problème environnemental passe par la mise en place de règles et de législations nationales. 1996.). conserve Confiture Sirop.

Tél. En conclusion. s'il préjuge favorablement de la solvabilité future de son client. Route de Rufisque. encres entrant dans sa fabrication et du coût de sa mise en œuvre. L a fabrication d'un sachet polyéthylène imprimé se déroule en trois étapes : l'extrusion de la gaine. PEHD : Polyéthylène haute densité. réduits de 48 % dans la seconde hypothèse. varie entre 9 et 11 Fcfa (2 000 et 2 500 Fcfa/kg) selon le fournisseur et même selon l'entrepreneur-client. des petites entreprises. constituent un facteur important de hausse du coût total. maquette du sachet) et des clichés photopolymères nécessaires à l'impression des sachets . Km 18. Augmenter le volume de commande contribuerait à réduire significativement ces coûts. Cependant. 2 À titre d'exemple. faillite). dont 37 % pour les seuls clichés. L'exemple présenté dans le tableau montre la structure du prix de revient d'un sachet léger (5 à 6 g)2 en PEBD imprimé en deux ou trois couleurs et les économies susceptibles d'être réalisées en portant la quantité fabriquée de 30 000 unités (commande minimale de la plupart des industries plastiques) à 300 000 (quantité correspondant à peu près à l'amortissement du coût du cliché initial). colorants. − les temps de préparation et de réglage. BP 977.37 % . Dakar. L'emballage en polyéthylène est un bon compromis entre ces deux facteurs. lancer une fabrication conforme à son cahier des charges et autoriser des enlèvements partiels. Mais le coût est aussi un critère de choix important. il aura tendance à répercuter la totalité des coûts de départ sur la première opération. on peut estimer que le prix d'achat par des petites entreprises de transformation de céréales de sachets. mais cette solution dépasse souvent les besoins et les moyens. s'il estime que le risque est important (commande non renouvelée. ce prix évolue sensiblement selon qu'il s'agit de fabrication de séries importantes ou d'une fabrication limitée ou ponctuelle d'emballages personnalisés.Point de vue du fabricant coût Coût des sachets en polyéthylène : éléments de calcul Le choix d'un emballage dépend de plusieurs critères dont le plus important est sans conteste la conservation qu'il offre au produit. − les déchets matières au début de chaque étape de fabrication . Cet élément est bien sûr déterminant dans le prix du sachet proposé à l'entrepreneur et peut expliquer les variations importantes entre plusieurs offres. à partir de cet exemple. Le fabricant d'emballages pourra cependant. I Farid Fnaiche N Contact : Simpa (Société industrielle moderne des plastiques africains). Dans ce dernier cas. Inversement. Les coûts sont. le coût est grevé par plusieurs facteurs. c'est-à-dire parier sur la capacité de développement du produit et la fidélité de l'acheteur.48 % Matières mises en œuvre Coûts de production Clichés Total 1 PEBD : Polyéthylène basse densité. Le prix d'un sachet en PEBD ou PEHD 1 est constitué du prix des résines. il déterminera son prix de vente en répartissant les coûts (amortissement des clichés notamment) sur plusieurs commandes et prendra en charge les modifications ou le remplacement des clichés usés. qui sont principalement : − la répercussion des frais de réalisation des typons (négatifs généralement fournis par celui qui fait la Structure du prix de revient d’un sachet léger (5 à 6 g) en PEBD Postes Lancement 30 000 unités 32 % 28 % 40 % 100 % Lancement 300 000 unités -4% -7% . qui ont à peu près les mêmes dimensions et épaisseur. : 221 834 06 78. 10 Bulletin du réseau TPA. Dans ce cas. l'impression de la gaine préalablement traitée et le façonnage (mise en forme des sachets). C'est dire si l'amortissement de ceux-ci est prépondérant dans la structure des coûts et son incidence forte sur la fixation du prix d'offre. un sachet de 5 à 6 grammes correspond à peu près à un sachet de 15 cm sur 25 cm et d'épaisseur 70 à 80 microns. Fax : 221 834 41 90. Ces frais. on le voit. rapportés à un tirage limité. surtout pour les petites entreprises des pays du Sud. limités. décembre 2000 .

au dosage. qui doit porter une tenue de travail adaptée. Les sources de contaminations y sont nombreuses : mauvaise hygiène du personnel. Préserver la qualité sanitaire : une priorité Les produits liquides ou pâteux (lait. Il a lieu généralement avant le conditionnement1. un certain nombre de règles sont communes et il est nécessaire de les rappeler avant d'entrer dans les détails techniques. doivent se dérouler dans des conditions d'hygiène strictes et garantir l'étanchéité de l'emballage. mettent en cause les opérations de conditionnement. Des précautions sont à prendre dans l'utilisation des emballages. fruits ou légumes séchés. décembre 2000 tion. pâteux. Tout d'abord. par un manque de soins. une blouse. jus de fruits. Les opérations de conditionnement qui suivent. Ils ont besoin de subir un traitement thermique (pasteurisation ou stérilisation) pour assurer leur conservaBulletin du réseau TPA. le conditionnement peut précéder le traitement thermique. sauces. Leur déroulement doit se passer dans des conditions d'hygiène minimales.conditionnement U Les opérations de conditionnement correspondent au nettoyage des emballages. crème. afin d'en prolonger la conservation durant plusieurs jours voire plusieurs mois. nettoyage insuffisant des équipements. Les opérations de conditionnement constituent les dernières étapes des procédés de transformation. des 1 Selon les équipements et le procédé de fabrication. 11 . La plupart des problèmes de conservation de produits liquides ou pâteux. Cet article propose donc une présentation rapide des principales opérations avec quelques exemples détaillés. Il serait regrettable d'annuler. Ce traitement détruit par la chaleur les micro-organismes contenus dans le produit. pulvérulents ou solides. La qualité du produit fini en dépend. observés dans des entreprises. sirops. pour préserver les effets du traitement thermique. bocaux ou bouteilles de verre. La mise sous emballage ne étape délicate où l’hygiène est primordiale S elon qu'il s'agit de conserver des produits liquides. Elles se raisonnent en fonction d'un couple produit/emballage et il est difficile d'envisager ici tous les cas de figures. absence de nettoyage des emballages…Par contre. au remplissage. à la fermeture. tous les efforts mis en œuvre au cours de la fabrication du produit. coulis de tomate…) sont particulièrement sensibles aux attaques microbiennes. les produits à faible teneur en humidité (farines. il faut s'assurer du respect des règles d'hygiène par le personnel. Quelques règles simples permettent de limiter les risques de contamination au moment du conditionnement. leur fermeture et leur stockage. C’est le cas par exemple des pasteurisateurs par immersion ou par aspersion de bouteilles en verre. et selon le choix des emballages (sachets ou pots plastiques. biscuits) posent moins de problèmes au conditionnement car ils sont stables. boîtes métalliques). à l'étiquetage et au stockage du produit. confitures. Toutefois. les techniques de conditionnement utilisées seront différentes.

conditionnement lavés avec un détergent et de l'eau de Javel. pour les produits liquides ou pâteux. des bouteilles.. Pour contrôler la qualité de ses produits et assurer un suivi de sa production. Utilisez de préférence des bouchons avec une languette « d'inviolabilité ». fruits séchés. un ou plusieurs échantillons de produit conditionné. Ils ne doivent donc pas être utilisés. La languette se déchire lors de la première ouverture. Conditionner en bouteilles ou en pots plastiques Les produits le plus couramment emballés dans les bouteilles et les pots plastiques sont les boissons aux 12 . Ils permettent de conditionner tous les types de produits liquides. le remplissage et la fermeture sont ralentis ce qui multiplient les risques de contamination durant le temps d'attente. Nettoyés trop longtemps à l'avance. Si les emballages sont achetés directement chez un revendeur. pour les pots de confitures. le poste de conditionnement doit être proche du poste de pasteurisation et du point de stockage des emballages vides. en particulier en polyéthylène. faciles à fabriquer. les modifications de couleurs et d'aspects du produit (caillage du lait…). il est indispensable de conserver. Ensuite. pâteux ou secs. Il faut s'assurer également que les surfaces de contact des points de fermetures des emballages soient parfaitement propres. Les bouteilles et pots en plastique de récupération doivent être désinfectés à l'eau de Javel selon la même procédure. des pots et des seaux plastiques sont réutilisés. précautions redoublées Les emballages neufs en verre sont chers et peu disponibles en Afrique. les emballages de récupération sont plus économiques. en effet. Par exemple. puis faire bouillir les emballages et les capsules pour les stériliser. En cas de problèmes de conservation. une véritable porte d'entrée pour les micro-organismes et l'emballage n'assure plus sa fonction protectrice. ils n'assurent plus une fermeture étanche des emballages. il est nécessaire d'organiser les postes de travail dans le temps et dans l'espace. il est préférable d'adjoindre de la soude caustique. Zones sensibles au développement des moisissures dans les pots à fermeture métallique gants et un masque. La présence de produit à ce niveau représente. décembre 2000 LE PLASTIQUE Les emballages en plastique. Ce système garantit au consommateur que le produit n'a pas été ouvert auparavant.. une analyse microbiologique en laboratoire permet généralement de déterminer si le problème provient de la stérilisation ou de contaminations au conditionnement. il faut s'abstenir d'utiliser des emballages récupérés. de pots ou de sachets. les bouteilles ou bocaux doivent être Bulletin du réseau TPA. Il est particulièrement important de bien synchroniser les opérations de conditionnement et de pasteurisation (ou de stérilisation). dans le cas des liquides par exemple. En cas de doute sur le contenu précédent. Emballages de récupération. Ils se présentent sous forme de bouteilles. Une attention particulière doit être portée à l'état des goulots des bouteilles et des cols des pots en verre. Pour les emballages en verre. puis de rincer abondamment au moins deux fois avant utilisation. il faut veiller à la propreté de l'aire de conditionnement.). Des précautions particulières sont à prendre au moment du nettoyage car l'entreprise ne sait pas quels produits a pu contenir l'emballage auparavant. quelques jours après la fabrication. par contre s'ils sont nettoyés trop tardivement. Avant le conditionnement. Par exemple. La solution parfois adoptée est d'importer des bouchons neufs. De même. Enfin. Changer les bouchons systématiquement. sont les plus utilisés en Afrique en raison de leur coût peu élevé. permet de vérifier la bonne stabilité du produit. L'observation de ces échantillons. Il faut guetter l'apparition de moisissures sur les produits secs (farines. de laisser tremper au moins 24 heures. juste avant leur remplissage et leur fermeture. à chaque fabrication. il convient d'essuyer les bords des pots en plastique ou en verre. Ecaillés ou endommagés. il faut encore rincer à l'eau. Il faut également vérifier que les bouchons et capsules utilisés par l'entreprise s'adaptent parfaitement aux emballages de récupération. le gonflement des sachets ou bouteilles plastiques contenant des liquides (jus de fruits). afin qu'il ne reste pas de produit entre le bord du pot et la capsule. C'est pourquoi des circuits de collecte se sont mis en place un peu partout pour récupérer et réutiliser les bouteilles (bières) et les pots (confitures). les emballages risquent d'être à nouveau salis . Les emballages doivent être nettoyés pendant le traitement thermique.

Mais attention. yaourts). Thermoscellage d’opercules aluminium sur pots plastique (MLB) Remplissage de pots de miel. Lors du conditionnement. Espacer les pots pour faciliter leur refroidissement Conditionner en sachets plastiques ou bords des pots pour éliminer toute éclaboussure de produit avant la fermeture. mais ils reviennent plus chers à l'achat et nécessitent un volume de production important. fin de cuisson pour les confitures) La température du produit est alors supérieure à 85°C. Les sachets plastiques s'utilisent directement sans nettoyage ou lavage. Pour empêcher ces déformations. les confitures et les produits laitiers (lait. le produit est suffisamment chaud pour auto-stériliser l'emballage au cours du remplissage. Pour éviter ce problème.conditionnement Pots plastique : comment éviter les moisissures sur les confitures ? Le défaut le plus courant des confitures emballées dans des pots plastiques est l'apparition de moisissures en surface. Congo. certaines opérations du conditionnement sont identiques. Les opérations à suivre sont les suivantes : G Laver les bouteilles ou pots et leurs bouchons à l'eau claire pendant que le produit subit le traitement thermique (désinfection à l'eau de Javel pour les emballages de récupération). mais ces matières sont rarement disponibles en Afrique et doivent être importées. Daniel Fra. d'autres sont à considérer de façon distincte. Si. La principale difficulté est la déformation des sachets plastiques sous l'effet de la chaleur. G Pour éviter la sur-cuisson. L'étanchéité n'est pas parfaite et les micro-organismes pénètrent à l'intérieur de l'emballage. et les produits pâteux ou liquides comme la confiture. peuvent être retournés ou couchés pendant 3 à 5 minutes afin que le produit chaud pasteurise le couvercle ou le bouchon. Ils doivent être conservés dans leurs cartons d'origine et protégés contre la poussière et l'humidité. le remplissage peut se réaliser dans des emballages maintenus dans une bassine d'eau glacée. Une deuxième solution plus sure. Les sachets en polyéthylène épais (80 à 100 microns d'épaisseur) résistent mieux à la chaleur à condition d'être manipulés avec précaution. G Fermer les emballages aussitôt remplis. les yaourts ou le lait et les jus de fruits. G Les pots ou bouteilles. G Stocker les pots et les bouteilles dans un endroit frais et sec. décembre 2000 13 . Certaines matières plastiques multicouches sont spécialement étudiées pour résister jusqu'à 120°C. le conditionnement suit immédiatement le traitement thermique. A cette température. les bouteilles et les pots plastiques se déforment sous l'effet de la chaleur. à l'abri de la lumière. les sirops. fruits. Il est cependant nécessaire de prendre des précautions pour l'entreposage des sachets vides. Il est possible d'utiliser des bouteilles ou des pots pré-imprimés. G Laver et essuyer les pots et les bouteilles. dont le bouchon ou couvercle sont vissés ou qui ont un opercule soudé. La fermeture devient alors difficile et la présentation du produit se dégrade. refroidir rapidement les bouteilles et pots dans de l'eau à température ambiante jusqu'à ce que les produits atteignent une température modérée (30 à 40°C). Les bouteilles et les pots sont fermés soit par une capsule ou un bouchon qui s'enfonce ou se visse sur le goulot de la bouteille. Les sachets se déforment lors du remplissage à chaud car l'épaisseur des sachets couramment employée est faible (généralement 60 microns). quelque soit le produit. le pot se dilate sous l'effet du produit chaud. G Étiqueter en prenant soin de coller l'étiquette droite et proprement. Bulletin du réseau TPA. Le diamètre du pot devient alors légèrement supérieur à celui du couvercle. G Remplir les emballages dès la fin du traitement thermique lorsque le produit est encore brûlant (fin de pasteurisation pour les jus de fruits ou le lait. mais plus onéreuse. soit par un opercule en plastique ou en aluminium qui se soude ou se sertit. Dans le cas des produits pâteux ou liquides. consiste à thermosceller un opercule d'aluminium ou plastique sur le pot avant de poser le couvercle. on peut déposer un papier de paraffine au dessus de la confiture avant de mettre le couvercle. Veiller à essuyer les goulots L'utilisation des sachets plastiques concerne deux catégories de produits très différents : les produits secs comme les farines ou les semoules .

plus la durée de chauffe doit être importante. 14 Bulletin du réseau TPA. la garantie de l'étanchéité de la soudure constitue le point sensible. Les produits pâteux dont l'écoulement est plus lent que les produits liquides nécessitent des doseuses spécifiques. l'un contenant l'autre. Ces sachets présentent une meilleure étanchéité à la vapeur d'eau et une plus grande résistance mais ils sont parfois difficiles à trouver. que l'on trouve le plus fréquemment en Afrique. ils sont facilement attaquables par les rongeurs et les Thermosoudeuse manuelle. Pour fermer un sachet plastique. L'absence ou l'insuffisance de ce traitement favorise la migration en surface d'agents glissants (additifs incorporés au PE pour faciliter son extrusion) qui affectent son imperméabilité et l'adhérence de l'encre. Plus le sachet est épais. les sachets plastiques sont fragiles. Pour les épaisseurs supérieures à 80 microns. Les étiquettes papier glissées entre deux soudures ou entre deux sachets superposés représente la solution la plus économique. Les imprimeurs proposent cette prestation sous réserve d'une commande minimum (cf. Il existe des thermosoudeuses de petite capacité qui intègrent une doseuse. Par précaution. soit elle pénètre à l'intérieur de l'emballage. il est conseillé d'utiliser une barre de soudure biactive qui chauffent les deux faces du sachet en même temps. décembre 2000 . Burkina Faso. adoptée par certaines entreprises. La pesée individuelle de chaque sachet sur une balance est fastidieuse. En cas de soudure non étanche. le dosage peut se réaliser manuellement. Pour favoriser la liaison encre/film. Ils doivent être manipulés avec précaution. il y a risque de réhumidification du produit et apparition de moisissures. Le produit sera ainsi protégé par une double épaisseur. La largeur de la soudure doit être bien régulière. ils se percent et se déchirent facilement. L'impression directe sur les sachets peut poser quelques problèmes techniques (voir encadré ci-dessous). La deuxième solution consiste à s'approvisionner en sachets plastique multicouches constitués de plusieurs films plastiques très fins superposés. Si l'entreprise s'approvisionne uniquement en sachet en polyéthylène. De plus. La soudure doit être parfaitement étanche pour assurer la bonne conservation du produit. Une fois remplis et soudés. on soude les deux côtés du sachet par chauffage. Pour les produits liquides et pâteux. Les sachets pré-imprimés améliorent considérablement la présentation du produit. les films en PEBD et PEHD doivent subir. on ne la décolle pas). On vérifie la qualité d'une thermosoudure par une inspection visuelle. Soit l'encre n'adhère pas au sachet et s'efface. Dosage farine. Plusieurs solutions permettent de maîtriser ce risque. sans interruption et solide (en tirant dessus. Les étiquettes autocollantes sont relativement coûteuses. Elles sont plus onéreuses car elles comportent un piston puissant pour l'aspiration et le refoulement du produit. Le dosage est une opération très longue. Les thermosoudeuses possèdent généralement un bouton pour réguler la température et le temps de soudure. il est préférable de prendre des sachets épais (100 microns). un traitement de surface. L'étiquetage peut s'effectuer de trois façons. mesure correspondant au poids de chaque produit à emballer dans une taille de sachet donnée. On gagne ainsi en rapidité et en précision. la solution. sont de faible épaisseur (40 à 60 microns). Les sachets polyéthylène standard.conditionnement de garantir l'étanchéité de ces sachets. Danièle Ribier. et plus onéreux. Sodepal. Pour les produits secs pulvérulents (farines). Il est souvent conseillé de réaliser deux soudures l'une à côté de l'autre afin L’encrage sur les sachets plastique Les sachets plastique imprimés posent deux types de problème. Dans le cas des produits secs. même s'ils sont plus chers à l'achat (réalisation d'une maquette par l'imprimeur) et demandent des volumes de production importants. est de se fabriquer une « dose ». article page 10). préalablement à l'impression. on pourra aussi conditionner le produit dans deux emballages plastiques.

Quand la production devient plus importante. 15 . ni d'odeur. Quel que soit le produit. on peut utiliser de petits doseurs qui permettent de remplir plus rapidement les sachets. En effet. Thermosoudeuse à pédale pour l’emballage des céréales en sachets plastiques LE VERRE Les bouteilles et les bocaux en verre s'utilisent pour emballer des produits liquides ou pâteux : jus de fruits. Les fabricants de sachets multicouches proposent des machines de conditionnement adaptées à leur emballage. L'opération ne dégage ni fumée. confitures. chutney. le nettoyage manuel ou mécanique doit respecter une progression dans la température de l'eau de lavage. Il est recommandé de les stocker dans des boîtes ou bidons étanches. discrète et ne nuit pas à l'esthétique de l'emballage. sirops.. Le dosage se fait avec une mesure (verre.. Bulletin du réseau TPA. Équipements : des solutions à tous les prix À l'échelle artisanale. C'est le cas de Doy pack. fraîche et peu humide. la succession des étapes du conditionnement sont semblables : G Laver les emballages et leurs couvercles. aucun risque de brûlure accidentelle. de carton ne fondent pas.) fondent et collent. d'aluminium. À cette température. vérifiée à l'aide d'un thermomètre). Le chauffage à préalable des bocaux ou bouteilles évite les bris de verre lors du remplissage avec le produit brûlant. Ils doivent donc être stockés dans une pièce. Les changements brusques de température provoquent l'éclatement du verre. pickles. aucune isolation est nécessaire.) ne sont pas identiques.. polypropylène. Des machines fabriquées localement commencent à apparaître. À l'inverse. G Remplir les bocaux ou les bouteilles avec le produit encore en cuisson (température supérieure à 90°C. décembre 2000 Remplisseuse 6 becs.. la dernière étape se faisant avec de l'eau bouillante. Il convient donc de prendre des précautions tout au long des opérations de conditionnement (nettoyage. elles ne nécessitent aucun temps de préchauffage et ne consomment de l'électricité que pendant le temps effectif de la soudure. Pour éviter les chocs thermiques. La barre de chauffe doit être protégée par un tissu Téflon. La soudure par impulsion apporte des améliorations techniques. coulis de tomate … La principale caractéristique technique du verre par rapport aux autres emballages est sa sensibilité aux chocs thermiques. broc. remplissage.. inviolable. les sacs complexes à base de papier. La soudure obtenue est parfaitement étanche.. Prepack ou Tetra Pack par exemple. Les matières plastiques (polyéthylène. toutes les opérations sont manuelles. Elles nécessitent un temps de préchauffage et consomment beaucoup d'électricité. Dès la réouverture des mâchoires.) et le sachet est soudé avec une petite thermosoudeuse. Ils peuvent être directement en contact avec la barre de chauffe. Les thermosoudeuses pour les sachets en polyéthylène et les matériaux complexes (plastique/aluminium ou plastique/carton. Les soudeuses classiques fonctionnent avec une résistance chauffante restant en permanence à température de travail. la barre de soudure étant refroidie.conditionnement insectes. le produit est suf- Conditionneuse pour produits en sachets plastiques. Ces équipements restent cependant assez coûteux à l'achat et en maintenance. les soudeuses sont toujours prêtes à l'emploi. sauces. réservée à cet usage. refroidissement) pour limiter ce risque.

L'investissement est très important (plusieurs dizaines de millions de Fcfa) et ne se justifie que pour des unités de production de grandes capacités. Les espacer pour faciliter leur refroidissement Capsuleuse. Fermer les bocaux ou les bouteilles aussitôt pleins. à l'abri de la lumière. pour les unités industrielles. Pour les grosses capacités. les fruits aux sirops (tranches d'ananas). À l'échelle artisanale. le dosage. Il existe des laveuses autoLes boîtes métalliques servent essentiellement pour l'emballage des conserves stérilisées de poissons et de légumes. des étiqueteuses semi-automatiques qui permettent de gagner du temps et rendent le travail moins pénible. supérieures à 1 kg. L'étanchéité de l'emballage est garantie par le sertissage qui consiste à Étiqueteuse. ne pas laisser les Équipements : des solutions adaptées à toutes les capacités de production matiques. Pour les confitures. G Retourner les emballages pendant 3 à 5 minutes afin que le produit chaud pasteurise le couvercle. 16 Bulletin du réseau TPA. sont alors détruits. le remplissage et la fermeture sont manuels. la fermeture et l'étiquetage. Vérifier que les boîtes ne soient pas cabossées. Le choix des boîtes métalliques est important. Vérifier la correspondance du corps et du couvercle. décembre 2000 . Dès lors que la production devient importante. le dosage/remplissage et l'étiquetage sont mécanisables avec des investissements modérés. LES BOÎTES METALLIQUES Les opérations de conditionnement sont particulièrement longues. fisamment chaud pour auto-stériliser l'emballage au cours du remplissage. la confiture pouvant prendre en masse. des verseurs/doseurs pour les pâtes (confitures. Ces équipements travaillent à des cadences très rapides (plus de 5 000 bouteilles/heure). Par la suite. le lavage. G Laver systématiquement les emballages à l'eau très chaude avant leur utilisation. Enfin. ne pas utiliser une eau froide qui provoquerait un choc thermique. Par exemple.conditionnement bocaux retournés plus longtemps. G Étiqueter en prenant soin de coller l'étiquette droite et proprement. pâte d'arachide). il faut préférer les boîtes moulurées qui supportent mieux les fortes pressions au cours de la stérilisation. Les boîtes métalliques sont également utilisées pour l'emballage des produits liquides en particulier les boissons aux fruits. G Peser un pot ou une bouteille remplis pour respecter le poids inscrit sur l'étiquette. Les micro-organismes qui peuvent rester. on se repère au niveau de remplissage du premier échantillon pesé. G Stocker les pots ou bouteilles dans un endroit frais et sec. G Remplir les boîtes métalliques puis les sertir immédiatement. des remplisseuses pour les liquides à 6. Attention. 12 becs. En cas de produit acide (cas très fréquent pour les jus de fruits et la tomate ). il est important de choisir un verni protecteur interne adapté pour éviter la corrosion des boîtes. même après un nettoyage. 8. des chaînes complètes prennent en charge le nettoyage. Avec les emballages métalliques. le produit est d'abord conditionné puis stérilisé. G Laver et essuyer les pots ou les bouteilles et les refroidir rapidement dans de l'eau à température ambiante jusqu'à ce que les produits atteignent une température modérée (30 à 40°C) pour éviter la sur-cuisson. le remplissage. le lavage. il est souhaitable de mécaniser certaines tâches. fastidieuses et mobilisatrices en main d'œuvre. le dosage.

G Dossier d'information technique aux entreprises agroalimentaires. Ce test est très efficace mais demande une certaine habitude.conditionnement assembler mécaniquement le couvercle au corps de la boîte. la production doit être importante pour rentabiliser le coût d'impression de ces boîtes. Relais national du programme Procelos/Cilss. les boîtes doivent être essuyées après la stérilisation. Cepic. Le modèle le plus répandu est la boîte métallique ronde.. réalisé à l'aide d'une sertisseuse. Les fabricants de matériels vendent de tels systèmes à des prix très abordables. Réseau TPA. Les conditions climatiques des pays tropicaux avec des températures ambiantes élevées et une forte humidité sont des facteurs favorisant la rouille. Il doit assurer une étanchéité totale aux liquides. DGER. 1998. G 17 . Ensia-Siarc. G Après le sertissage des boîtes. les produits sont stérilisés dans de l'eau ou de la vapeur dans des autoclaves. mais qui s'avère moins fiable car les micro fuites sont difficilement détectables avec ce procédé. La date limite de consommation est généralement poinçonnée dans le couvercle de la boîte à l'aide d'une marqueuse. La sertisseuse doit donc être parfaitement réglée à chaque utilisation en fonction du diamètre des boîtes métalliques et de leur hauteur. 1999. CTA. Michel Taquet et Cécile Broutin (Gret). par l'envers de la boîte sertie. juin 1997. Gret. I Philippe Dudez avec les contributions de Christiane Dardé. CNAM de Nantes. aéré et à température constante. ces opérations sont manuelles car les équipements existants sont très coûteux. Dans la grande majorité des entreprises Bulletin du réseau TPA. Il ne faut pas oublier les opérations de conditionnement secondaire ou tertiaire qui correspondent par exemple à la mise en carton puis en palette des produits en vue de leur transport. mais dans ce cas. Les opérations de conditionnement présentées dans cet article correspondent au conditionnement primaire des produits. On peut alors détecter d'éventuelles bulles d'air révélatrices de la non-étanchéité du serti. Il peut être réalisé par un laboratoire. Il s'agit du test de mise en pression.. Les boîtes métalliques présentent des formes très variées : boîtes rondes. à l'aide d'un dispositif très simple (une pompe à vélo) de l'air sous pression à 2 bars. Sénégal. Les brusques changements de température sont également à l'origine de condensa- tion de l'humidité sur les boîtes et favorisent la corrosion. Puis on plonge la boîte dans l'eau. il est fortement recommandé de vérifier l'étanchéité des sertis sur une boîte d'essai afin de contrôler les réglages de la sertisseuse. Pour limiter ces problèmes. G Étude sur le conditionnement des produits agroalimentaires locaux. aux gaz et aux micro-organismes. sous la responsabilité scientifique de F. Les boîtes peuvent aussi être pré-imprimées. Enitiaa. rectangulaires expansées. G Conserves traditionnelles et fermières. Gret. puis stockées dans un endroit sec. G Documentation Franco Pack. ovales. Il existe par ailleurs un contrôle peu coûteux et plus simple que le décorticage. 1997. Éducagri Édition. Le test le plus complet consiste à décortiquer le serti (en faisant une coupe longitudinale) et à vérifier la dimension des crochets ainsi que leurs engagements. Les formes particulières nécessitent l'emploi de sertisseuses adaptées. Document de cours. Le sertissage est une opération délicate. Giroux. Il existe des sertisseuses manuelles et des modèles automatisés depuis le dosage jusqu'au sertissage. Contrôle d’étanchéité des boîtes métalliques Avant de commencer une fabrication. décembre 2000 africaines. Le test de mise en pression Sertisseuse pour boîte ronde L'un des principaux inconvénients des emballages métalliques est la corrosion. tronconiques. On introduit. Sources : Matériels et matériaux spécifiques aux industries agroalimentaires (chapitre 5 : « Techniques d'emballages »). G Les étiquettes sont collées sur la boîte manuellement ou à l'aide de machines adaptées.

Par une opération « coup d'accordéon » (augmentation puis diminution de capital). Parcours d’une industrie au Burkina Faso urmonter les contraintes liées au conditionnement C réée en 1977 dans le cadre de la coopération avec les PaysBas. Son capital était de 150 millions de Fcfa. mangue grenadille). goyave). est installée à Bobo Dioulasso au Burkina Faso. Trois formats de bouteilles sont utilisés : 30 cl pour le jus de fruit (mangue. − boîtes de 5/1 pour la pulpe et le concentré de fruit (mangue. manguegrenadille. pomme). du double concentré de tomates et de la pulpe de concentré de fruits en boîte de format 5/1. Sa restructuration en 1986-87 s'est traduite par la construction d'une unité complète de transformation de tomates et l'installation d'une ligne de conditionnement de jus de fruits en bouteilles verre et en boîtes métalliques. − format 1/5. la Savana utilise cinq types d'emballages. ananas. Une gamme variée d'emballages Sa gamme de produits est étendue : double concentré de tomate. papaye. 18 Bulletin du réseau TPA. Sa gamme étendue de produits nécessite une variété d'emballages adaptés qui posent chacun un certain nombre de problèmes. ananas. goyave). goyave. citron. la Savana est en voie de privatisation totale. 5/1 pour le conditionnement du double concentré de tomates . papaye). décembre 2000 . son capital a été ramené à 104 millions de Fcfa. l'entreprise d'État Savana produisait des jus de fruits en sachet « Doypack ». 4/4. citron.conditionnement S La Savana. menthe. du sirop de fruits en bouteille. Pour le conditionnement de ses produits. Du fait du désengagement de l'État des secteurs productifs.. Les emballages en métal et en verre sont dominants. Les pots de 37 cl contiennent la confiture de fruits (manque. Les emballages en fer blanc proviennent d'Italie. la Savana pourrait aussi s'approvisionner au Ghana. concentré de fruits (mangue. Le capital a été porté à 420 millions de Fcfa. de Côte d'Ivoire et d'Espagne. confiture de fruits (mangue. mais actuellement. bissap). mangue. sirop de fruits (tamarin.2 milliards de Fcfa. 1/4. papaye). mangue-grenadille. 1/3 pour les jus de fruits (tamarin. société anonyme d'économie mixte de transformation de fruits et légumes. Elle emploie actuellement 1 une soixantaine de personnes et représente un investissement de plus de 1. pomme.5/1. 2. au Nigeria et au Cameroun. L'entreprise doit sans cesse surmonter des contraintes liées au conditionnement et innover pour aller de l'avant. ananas. 1 Les informations contenues dans cet article datent de septembre 1998 et peuvent s'avérer actuellement obsolètes (NDLR). Divers formats de boîtes sont nécessaires : − format 1/6. menthe). papaye. jus de fruits (mangue. tamarin. Les emballages en verre blanc ont été achetés par containers en France (et en ex-Tchécoslovaquie). goyave. 70 cl pour le conditionnement du sirop de tamarin et 100 cl pour divers sirops (tamarin. 1/2. tamarin.) .

double concentré de tomate et de fruits. la détérioration du vernis 2 intérieur provoque le bombage de certaines boîtes de jus. Concernant la vente de ses produits.conditionnement Les emballages plastiques sont achetés en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso : − casiers plastiques pour collecter la matière première (tomate. les normes canadiennes relatives aux dimensions des diamètres des emballages étant totalement différentes des normes Coût des différents types d’emballages (juin 1998) Nature des emballages Coût de revient/unité en Fcfa Origine Observations Boîtes métalliques 5 kg format 5/1 2000 g 2. à gros noyaux pulpeux. goyave. en outre. liane goyine2) . décembre 2000 19 . À cause de la cherté des emballages fabriqués localement et du niveau très élevé des quantités minimales de commande exigées par les fournisseurs. matériel de conditionnement et conservation des produits.42 129. notamment en cas de réutilisation de celle-ci. Le consommateur final utilise avec difficultés la boîte de jus sertie-sertie. dans certains pots de confiture en verre. la Savana rencontre quelques problèmes liés aux emballages : approvisionnement. Les imprimeries locales produisent difficilement des étiquettes standardisées (couleur. − casiers plastique avec séparation pour ranger les bouteilles en verre de jus de fruits . à cause de l'écrasement excessif du joint de la capsule. tangelo − hybride pamplemousse/mandarine −. Source : Société Savana. oseille de Guinée) . Les emballages en carton ondulé proviennent du Burkina Faso et du Mali. l'entreprise a des difficultés pour accéder aux marchés européen et canadien. mangue). En outre. les acheteurs exigent un conditionnement en fûts aseptiques de 200 kg environ chacun. tomate. étiquetage. Les sachets plastique ne sont pas étanches et. l'entreprise a dû trouver des sources d'approvisionnement éloignées en Italie. orange. Les emballages multiples (style « Doypack ») ne sont plus utilisés actuellement. − fûts plastiques pour conditionner divers concentrés (citron. − sacs polypropylène pour transporter la matière première (tamarin.18 206. pots et bouteilles. Bobo Dioulasso Bulletin du réseau TPA. Enfin. Difficultés techniques et accès difficile aux marchés occidentaux Sur le plan technique. grammage). des moisissures se développent. Ils servent pour le transport des produits finis en boîtes. Pour le concentré de mangue conditionné en boîtes métalliques de format 5/1. les agrafes se détériorent. papaye. format. il est impossible de leur appliquer un traitement thermique sévère. en France ou en Espagne.89 130 Côte d'Ivoire Pour double concentré de tomates Pour jus de fruits 200 500 Ghana France 8 000 10 000 Côte d'Ivoire Burkina Faso Côte d'Ivoire Burkina Faso Pour collecte de matière première Pour collecte de matière première Étiquettes Bouteille 30 cl Boîte 250 cl Sirop de fruits Double concentré de tomate Concentré de mangue Capsules Ordinaires Imprimées Cartons Double concentré de tomate Jus en boîtes Sirop de fruits (verre) Concentré de mangue 5-8 10 10 17 8 Burkina Faso Pour jus fruits Pour jus fruits Pour carton Pour carton 5 7 Ghana Côte d'Ivoire Ghana. Pour ce qui est des boîtes métalliques. grenadille.5/1 800 g 4/4 400 g 1/2 250 cl 1/4 Bouteilles verre 30 cl 100 cl Casiers plastique De récupération Neufs 550 451. De plus. L'entreprise déplore l'absence de structure nationale de contrôle de 1a qualité des emballages. France État neuf État neuf Livrés avec boîtes vides 205 250 Burkina Faso Burkina Faso Livrés avec boîtes vides Nom local du fruit de Saba senegalensis.

. . trois innovations ont été essentielles dans la Part de l’emballage dans le prix des produits finis (étiquettage inclus) Jus de fruits (verre) .33. . réalisation du film une fois pour toutes. . la Savana a encore devant elle des obstacles pour lesquels existent déjà des pistes de solutions : − conditionner des jus de fruits en carton Tetra Pack®. . . . .9 % 20 Bulletin du réseau TPA. . . . . . . . Conditionnement du double concentré de tomate. . . . . . . . une ligne de conditionnement en bouteilles en verre a aussi été montée et l'emballage Doypack a été abandonné. . . . . . Ce qui signifie que la Savana dispose d'une machine spéciale et qu'au niveau du coût de l'emballage. . . . . . . . un carton de format 5/1 peut contenir plus de cinquante boîtes 5/1 aplaties mais seulement six boîtes 5/1 redressées. 01 BP 492. . . . . obtention d'un emballage beaucoup plus attrayant que celui avec l'étiquette. : 226 97 14 25. zone industrielle. . . permet une économie de cartons d'emballage. . . − conditionner le double concentré de tomate en emballage plastique souple pour diminuer le coût du produit fini . . . suppression de l'achat de colle. . . . . . . Des défis à relever Pour Monsieur Nana. . .3 % Double concentré de tomate (fer) . elle a adopté la lithographie pour les boîtes de jus de fruits et de concentré de tomate. . l'usage de la soudure électronique permet de contourner les difficultés liées aux boîtes agrafées.5/1 et 5/1 a été installée. . . . Tél. Bobo-Dioulasso. . Burkina Faso. . . . . Malgré tout. La réutilisation des cartons. . . . . ils sont réutilisés pour conditionner le produit fini. . . en complément des bouteilles en verre pour diminuer le coût de l'emballage et aborder les marchés étrangers . directeur technique de la Savana. . . . . . . . La Savana. . . . . .5 % Sirops de fruits (verre) . dans lesquels sont conditionnées les boîtes vides 1/2 et 4/4 qui arrivent à l'usine. .26. . . . . Les solutions résident dans l'investissement La Savana a finalement réussi à surmonter ses principales contraintes techniques en investissant dans des équipements et en adoptant des innovations. . . soudées et aplaties occupant moins de place dans les containers. . des économies sont réalisées. .2 % Concentré de mangue (boîte fer blanc 5/1) . .conditionnement résolution des contraintes posées à l'entreprise par les emballages de ses produits. .30. . . . . afin de réduire les coûts de transport. . . un emballage de type « Easy Open » est désormais utilisé. . la Savana ne peut vendre sa tomate biologique au Canada. . . . . . . . L'utilisation de la lithographie présente plusieurs avantages : économie en main-d'œuvre (12 ouvriers). . . . . élimination des rebuts d'étiquetage. L'investissement se limite à la confection d'une étiquette d'identification du produit et d'un intercalaire prévu dans la conception initiale du carton pour améliorer la stabilité de celui-ci. . un analyseur semi-automatique de l'étanchéité des emballages métalliques a été acheté. Pour limiter les pertes de distribution dues à la qualité des sachets Doypack. . . .56. . . . . . Conçus initialement pour contenir des boites vides. . directeur technique. 2. Par exemple. . . . . Pour éviter les problèmes liés à l'impression des étiquettes.32. . . . . En outre. . − conditionner les pulpes et concentrés de fruits en fûts aseptiques pour répondre aux exigences du marché d'aujourd'hui . décembre 2000 . . Fax : 226 97 20 90. . . .2 % Jus de fruits (fer blanc) . . . . . une ligne de reformage de boîtes 4/4. . Société Savana N Contact : Société Savana. européennes utilisées (Carnaud Metalbox). . . . . . . L'installation de l'unité de reformage des boîtes en métal permet de commander des boîtes vernies. . . . 1128 route de Banfora. réduction du temps de production. . I Vincent Nana. . . Enfin. . . d'où une économie importante réalisée au niveau du transport. . − installer des tampons de bordage conformes aux normes canadiennes pour les boîtes 5/1. . . . . . Concernant les problèmes de fermeture des boîtes en métal. . . . . . . Afin de faciliter l'utilisation des boîtes de jus par le consommateur. . . . . . . . .

Pour beaucoup. « confiture Grand-mère »…). La marque. Étiquetage des produits ttirer.) et doit mentionner le traitement qu'il a subi (jus d'ananas pasteurisé. mangues séchées. couleur. graphisme sont autant de moyens de personnaliser l'emballage et d'attirer le client. etc. même si les consommateurs recherchent naturellement le meilleur prix. doit être simple et facile à retenir (il s'agit en fait souvent du nom de l'entreprise). Pour exprimer la personnaBulletin du réseau TPA. Les consommateurs sont très sensibles à la qualité des produits. Elle indique la nature de l'aliment contenu dans l'emballage (confiture de fruits. Toutefois on peut tirer diverses observations à partir des expériences d'entrepreneurs. Matière utilisée.. Elle doit être la plus précise possible et ne doit pas être confondue avec la marque. Le surcoût lié à l'emballage serait accepté à partir du moment où le produit est de bonne qualité (ces critères de définition restant à définir). Cette dénomination de vente peut être accompagnée d'une dénomination de fantaisie (« café de Niaouli ». un bel emballage est synonyme de produit de bonne qualité. Ainsi. Bon nombre d'entrepreneurs africains sont maintenant conscients que l'emballage n'a pas seulement le rôle de conserver et protéger le produit. L'emballage vise donc à séduire le consommateur. L'étiquetage est le moyen essentiel pour communiquer avec le client. décembre 2000 lité du produit et son individualité. Pour cette raison. matériels ou psycho-sociaux dont le consommateur bénéficiera en achetant le produit. Le langage graphique utilisé doit montrer les différents avantages. Des informations indispensables Quels que soient les pays. forme. 21 . tout en l'informant sur les qualités spécifiques du produit. lait caillé sucré. information essentielle car elle permet au consommateur d'identifier le produit. nom sous lequel est vendu le produit ou un groupe de produits. Or. ce nom sera présenté sous une forme graphique originale (le logo).marketing A La présentation et l'emballage des produits ont évolué. l'emballage influence fortement la perception que peuvent avoir les consommateurs de l'aliment. certaines mentions doivent figurer obligatoirement sur l'emballage (ou l'étiquette qui lui est associée) : − La dénomination de vente. Sa fonction marketing est de plus en plus importante et son ampleur va probablement s'accroître au rythme des besoins des consommateurs urbains.. les transformateurs cherchent à adopter les standards d'emballages de produits importés. décongelé…) pour ne pas créer de confusion dans l'esprit du consommateur. en particulier grâce aux emballages. cette notion est associée aux produits importés d'Europe.) ou l'état physique dans lequel il se trouve (en poudre. séduire et informer le consommateur P eu d'études en Afrique se sont intéressées à l'incidence de l'emballage sur l'acte d'achat et le comportement du consommateur face au surcoût lié à l'emballage. sirop de tamarin. économiques.

Sénégal. recherche ou réclamation. comporte treize chiffres (dans l'ordre : deux pour le pays. − La quantité nette indique la part consommable du produit (poids net égoutté pour les conserves. avec la mention : « à consommer de préférence avant fin… » ou « à consommer de préférence avant le… jour/mois/année ».marketing − La liste des ingrédients indique tous les composants entrant dans la fabrication de l'aliment (matières premières. fruits en sachets…). crèmes. le processus de fabrication et le produit. céréales pour petit déjeuner. − Les dates de consommation sont en principe sous la responsabilité du fabricant mais elles peuvent être fixées par décret (cas des laits. d'autres mentions complémentaires peuvent être nécessaires : − l'estampille vétérinaire ou la marque de salubrité prouvant que le produit a été contrôlé par les services vétérinaires ou sanitaires du pays. viande. Son numéro contribue à mettre en place un système de traçabilité et il peut être envoyé au fabricant en cas de problème. − le degré alcoolique est obligatoire quand il est supérieur à 1. poissons. Cette mention est notamment nécessaire dans le cas de produits se conservant beaucoup plus longtemps (conserves appertisées. Au-delà de cette date. Des exceptions existent essentiellement pour les boissons alcoolisées ou non. en Europe notamment. − les signes officiels de qualité correspondent à un cahier des charges précis et régulièrement contrôlé par des organismes indépen- 22 . œufs par exemple). La date limite d'utilisation optimale (DLUO) indique le délai au-delà duquel les qualités gustatives ou nutritionnelles du produit risquent de s'altérer. leur consommation est dangereuse pour la santé humaine et le distributeur n'est plus autorisé à vendre l'aliment. conditionneur ou importateur) peuvent être données en clair (nom et adresse) ou sous la forme d'un code ou d'une adresse précédé de « Emb » s'il s'agit du responsable du conditionnement. épices. − Les coordonnées du fabricant ou du vendeur (transformateur. crèmes ou sorbets et en unité de masse (kg ou g) pour les autres produits. charcuterie…) . doivent connaître les mentions nécessaires. additifs…) et présents dans le produit fini. La date limite de consommation (DLC) est nécessaire pour les denrées périssables (produits laitiers frais. − Le numéro du lot de fabrication permet d'identifier facilement le produit (au sein d'un ensemble de denrées regroupées sous le même lot) en cas de défaut. Ces ingrédients sont énumérés dans l'ordre décroissant d'importance. lues par un appareil optique relié à la caisse du magasin. Elle est obligatoire en France pour les produits animaux (viande. Société Agrifa. très utilisé parmi la grande distribution. Ce délai est l'année (produits dont la durabilité est supérieure à 18 mois). tous exprimés par une barre verticale d'épaisseur variable. selon un système mis en place par l'entrepreneur. œufs.2 % d'alcool en volume . Se conformer aux législations de chaque pays Selon les législations nationales. facilitent la tenue de la comptabilité et le calcul du chiffre d'affaires. le mois et l'année (durabilité de 3 à 18 mois) et le jour et le mois (durabilité inférieure à 3 mois). − le lieu d'origine . poids net de jus de fruit…). Elles donnent la période durant laquelle le produit conserve ses propriétés (en rapport avec sa durée de vie ) et doivent aussi préciser ses conditions de conservation. cinq pour le code fabricant ou distributeur. cinq pour identifier le produit et le dernier pour le contrôle). les transformateurs souhaitant exporter. Ces mini-étiquettes. œufs. Étiquette pour pot de pâte d’arachide. décembre 2000 lait. Bulletin du réseau TPA. − le mode d'emploi si cette omission peut créer une confusion pour le consommateur (mauvais usage du produit par exemple). le lieu. poisson. Ne sont mentionnées ici que les plus importantes : − le code barre. qui sont strictement définies par les textes réglementaires européens ou nationaux. Elle n'est pas obligatoire quand elle est inférieure à 5 g (sauf pour les épices) ou à 20 g dans le cas des confiseries. Elle est exprimée en unité de volume (litre ou ml) pour les produits liquides et les glaces. Enfin. pâtes…). Le lot définit la période de fabrication.

nom de l'expéditeur. variante de la typographie. − le logo « point vert ». etc. enfin. métal. Un suremballage qui informe le client Le marquage est également nécessaire si le produit doit être transporté. le système de préhension. Etiquetage et impression L'étiquette des aliments emballés est le support habituel de l'étiquetage. − l'héliogravure consiste à imprimer sur des supports peu ou pas absorbants (combinés aluminium et PE. les semences. verre. conserver et transporter le produit tout en informant et séduisant le consommateur. La plupart du temps. Par ailleurs. International standard organisation) garantit que le fabricant respecte les règles d'hygiène et de qualité dans son processus de fabrication et qu'il se soumet à un contrôle régulier à cet effet. atteste que le fabricant participe à un programme de collecte et de tri des déchets d'emballage en vue du recyclage (exemple en France : Ecoemballages). plastique ou carton). impression de mauvaise qualité (l'encre s'efface en cas de stockage prolongé et après plusieurs manipulations ou. Les procédés d'impression s'améliorent dans les pays africains. poids net. industrielle) et peut être un signe de qualité (la confiture artisanale par exemple). L'emballage quel qu'il soit. Il doit figurer sur les emballages de transport ou de groupage. Ainsi en France. Le mode de fabrication peut être précisé (fabrication artisanale. s'applique à tous les produits contenant au moins 95 % d'ingrédients issus d'un mode de production utilisant des substances non synthétiques. qui a l'avantage de permettre l'impression sur n'importe quel support (polyéthylène. jute. etc. qualité des encres) et des différences notoires subsistent entre les impressions réalisées sur place et celles des emballages importés. les indications légales pour les services de douane (origine et nature des produits. les symboles de manutention et de stockage pour assurer la sécurité du transporteur et des intermédiaires. − la sérigraphie permet d'imprimer sur tous les supports (bois.) . les symboles de sécurité. le port de débarquement et l'adresse de destination pour permettre l'acheminement du produit . En effet. Ces indications doivent être facilement compréhensibles (dessins. avec les mentions suivantes : l'identification de la marchandise . Mais ils sont encore soumis aux aléas des productions (temps de séchage. l'emballage doit former un tout. la certification de conformité aux normes internationales (Iso. Mais cette solution − la typographie ou offset (report) sec qui consiste à déposer la couleur sur le relief des caractères ou des clichés . ce qui décourage souvent les petites entreprises de recourir à cette technique pourtant avantageuse à moyen terme. les entrepreneurs font fabriquer des étiquettes en papier par les imprimeurs de la place ou les réalisent eux-mêmes avec les moyens du bord (étiquette dactylographiée puis photocopiée). au contraire. Finalement. agriculture biologique. selon les instructions données par l'entrepreneur. le cliché initial étant très cher. c'est à dire de l'ensemble des mentions réglementaires ou optionnelles. qui permet à la fois de protéger. − la flexographie. le logo « AB ». a donc un avenir assuré.) . mais aussi au cours du processus de transformation. les mentions nécessaires sont imprimées directement sur l'emballage par le fabricant.marketing dants. le nom du commissionnaire en douane . I Christiane Dardé paraît onéreuse au premier abord.) . c'est à dire sans produits chimiques ou de synthèse. symboles). etc. nom du fabricant absent. Les principales techniques d'impression sont : Bulletin du réseau TPA. Dans d'autres cas. salit les mains du consommateur par exemple dans le cas des boissons conditionnées en sachets plastiques). même pour des tirages limités. dates de fabrication et de limite d'utilisation omises ou peu lisibles. les traitements. les étiquettes « locales » peuvent présenter de nombreux défauts : forme et graphisme peu visibles et non conçus pour la clientèle visée par le produit. carton. que ce soit pour le travail du sol. l'un ne va pas sans l'autre : les consommateurs urbains attachent de plus en plus d'importance à la présentation du produit tout en recherchant une garantie sur sa qualité et son prix. décembre 2000 23 . Désormais.

les entreprises mettent au point des produits qui satisfont les besoins des consommateurs tout en répondant à leurs capacités financières. le Commissariat à la sécurité alimentaire. La marque se définit comme un moyen d'identification visuelle ou sonore d'un produit. Céréales transformées au Sénégal ifficultés et risques de partager une marque commune E n principe. le prix. etc. La gestion de l'image est un processus : c'est un contrat passé entre le producteur et les utilisateurs d'un produit. comment diffuser une marque ? Cette question se pose lorsque l'entrepreneur souhaite commercialiser ses produits à grande échelle. sous une étiquette et une marque commune.). certaines entreprises se regroupent pour vendre. il faut des moyens qui dépassent souvent les potentialités d'une seule entreprise. des produits de même catégorie. les acheteurs choisissent selon certains critères tels que la qualité. etc. sonore (mémorisation facile.). Aussi. l'hygiène. La marque est une manifestation de sa personnalité vis à vis des utilisateurs. les entreprises éprouvent-elles le besoin de faire reconnaître leurs produits par une marque.marketing D L'emballage joue un rôle important car il est le support et le vecteur de la marque. le prix. Préserver l'autorité de la marque n'est finalement rien d'autre que conserver la meilleure image possible du produit concerné. le premier lien entre le produit − via l'emballage − et ses utilisateurs. du fait de l'analphabétisBulletin du réseau TPA. mais sur des bases souvent variables (la qualité. familiarité accrue). comme le montre l'exemple des céréales transformées au Sénégal. Aussi. Généralement. le prestige.. Mais ceci ne va pas sans poser de problèmes. est incontestablement le premier signe distinctif perceptible par le consommateur et le distributeur (particulièrement pour le marché populaire. choix d'un mot mais qui plaît) ou sécuritaire (garantie sur la qualité. le prix. L'ordre de priorité de ces critères dépend pour une large part de la stratégie adoptée par l'entreprise pour commercialiser ses produits. Tout produit est soumis au jugement de ceux qui le distribuent et de ceux qui le consomment. Une marque commune impulsée par un programme d'appui L'expérience au Sénégal de la marque de produits céréaliers Wowkong donne une idée des difficultés posées par ce partage d'une même marque par diverses entreprises. met en place un programme de transformation semi-industrielle de 24 . etc. le poids/volume. Une entreprise seule n'a pas toujours les moyens de diffuser et de faire reconnaître une marque. ou bien de différencier le produit d'autres produits de même nature. Pour cela. Il s'agira par exemple de décliner la racine d'un nom choisi pour de nouveaux produits afin d'élargir la gamme. La marque. c'est-à-dire de l'image du produit et de l'entreprise. mais surtout le visuel. Devant une offre de produits multiples. CSA. qui ne sont pas forcément perceptibles à leurs yeux. Sans emballage.. Une solution : se regrouper pour vendre sous une étiquette et une marque commune. des produits de même catégorie transformés par plusieurs entreprises. par ce fait. Au Sénégal en 1989. décembre 2000 me) et elle constitue. elle le met en valeur à partir d'évocations favorables pouvant être d'ordre linguistique (moyen de communication.

le programme a mené des enquêtes auprès des consommateurs et des unités de fabrication. Par voie de conséquence. Plusieurs variables entravent l'uniformisation de ce processus au sein des différentes unités : − la qualité des matières premières : pour une même période. ce programme apporte un appui à plusieurs unités de transformation de céréales locales (quatre en 1989/90. sont liées au fait que les entrepreneurs essayent de se démarquer les uns des autres.comme un et indivisibles. En effet. Sur cette base. Ainsi. » Ainsi. Pour mieux connaître les opinions des acheteurs potentiels des produits Wow-kong et les raisons des changements au niveau du produit. le manque de sérieux de certaines unités de fabrication a rejailli sur l'ensemble des produits. les opérateurs peuvent se retrouver avec des matières premières d'âges et de taux d'impuretés différents (approvisionnement individuel) . En 1994. une même attention à la qualité et une entente sur les prix. − l'état des disques des décortiqueurs utilisés qui. Elle ne peut exister sans un processus de production identique (taux de décorticage. il n'est pas rare de rencontrer sur un même marché des produits de même nature se présentant sous des aspects visuels légèrement différents et se prévalant chacun d'être porteur de la marque Wow-kong. l'étiquette qui symbolise les produits Wow-kong est devenue synonyme de mauvaise qualité et la marque s'est dépréciée aux yeux des consommateurs et des distributeurs au point d'être un facteur de rejet. il faut cinq minutes pour avoir le même niveau de décorticage et au 25 . Le visuel adopté par toutes les unités est dominé par la couleur jaune. − l'état parfois mauvais des outils de production dans certains ateliers . je rejette d'emblée tous ceux emballés dans des sachets Wowkong car je sais que leur qualité n'est pas bonne. il n'y a pas d'emballage spécifique. Ainsi. goût. Une consommatrice dé-clare : « Quand j'achète des produits céréaBulletin du réseau TPA. Ces indications sont parfois illisibles ou tout simplement omises. on ne peut parler d'unicité du processus de fabrication. de bonne qualité. les entreprises ressentent le besoin de personnaliser leurs produits. aux dires des opérateurs. elle porte sur la mise au point et la faisabilité de vente de produits secs en sachets et n'aborde pas le problème de leur développement. tout en gardant une partie du visuel selon l'engagement pris avec le CSA. Neufs. décembre 2000 liers. puis dix en 1994. De fait. les fabricants ont ressenti le besoin de se dégager de cette contrainte liée au nom de la marque qui freine la croissance de leurs ventes. Une qualité variable : la marque est dépréciée La présentation initiale a subi depuis de profondes modifications de la forme du dessin. le CSA commandite une étude pour comprendre les difficultés de pénétration du marché.mil décortiqué. La troisième année. Une production uniforme difficile Dans le cas des produits Wowkong. la mauvaise qualité de certains lots de produits a affecté négativement tout l'environnement marketing des produits Wowkong. ils décortiquent proprement en deux minutes . l'approche du programme est technique . Le graphisme est composé d'une femme qui fabrique des granulés et tient un sachet à la main.marketing céréales locales financé par la Coopération allemande. Au démarrage. farine de mil (soungouf). c'est à dire présentant les mêmes dispositions commerciales. un peu de maïs . avec des financements d'autres bailleurs) pour fabriquer une gamme de produits distribuée sous la marque Wow-kong. avec le temps. Le choix de la marque se fait sans étude précise (le nom « Wow-kong » est d'ailleurs assez mal perçu car il a une connotation de « dureté ») et sans analyser non plus les avantages et inconvénients d'une marque commune. distributeurs et consommateurs doivent percevoir les produits Wow-kong . propreté) et un prix identique ou peu différent. de la présentation d'ensemble de l'étiquette et de la qualité de l'impression. Chaque unité a cherché à se particulariser pour éviter la sanction des consommateurs et des distributeurs. Ces tentatives de personnalisation des sachets. Les produits sont alors emballés dans des sachets en polyéthylène de 50 microns et conditionnés avec des volumes variables. au bout de quinze jours. de longue durée de conservation et à un prix compétitif. Des inscriptions généralement manuscrites indiquent le nom de l'unité de production et le poids du sachet. ni aucun support commercial. présentent rapidement des rendements décroissants. L'objectif est de proposer aux populations urbaines un produit de transformation primaire élaboré à partir de céréales locales. taux d'impuretés). L'unicité de la marque a été rompue. Pendant deux ans. Il existe au moins sept types de présentation du sachet Wow-kong. semoule (sankhal). des couleurs. Celle-ci suppose que les produits vendus ont les mêmes caractéristiques (présentation.

Dans cet exemple sénégalais. les opérateurs ont des coûts d'approvisionnement en matières premières généralement différents et ceux qui bénéficient des coûts les plus bas n'hésitent pas à vendre leurs produits à un prix inférieur à celui des autres. Les caractéristiques techniques d'un produit donné. en 1995. décembre 2000 . a adopté une autre démarche concernant la marque des nouveaux produits céréaliers commercialisés. Aujourd'hui. beaucoup d'unités ont disparu ou sont en reconversion vers de la prestation de services. 26 Bulletin du réseau TPA. il est apparu un enchevêtrement entre les divers réseaux. Cette situation est allée jusqu'à créer des relations conflictuelles entre opérateurs qui auraient dû plutôt travailler ensemble. Cabinet Iris Cécile Broutin. À Dakar également. E-mail : iris@telecomplus. Le projet les a ensuite laissé choisir leur marque. Dakar. présentant l'image de produits concurrents. d'autres procèdent à des ventes aux commerçants détaillants. elles sont positionnées sur des marchés différents en terme de produit ou géographiquement. a opté depuis plusieurs années pour une marque commune. le sachet d'un produit Wow-kong peut se vendre à des prix variables d'une boutique à une autre. Fax : 221 822 37 91. un autre programme de promotion des céréales locales. seules quatre fonctionnent encore. Cette appréciation montre clairement qu'il y a un manque d'homogénéité dans le processus de fabrication des produits Wow-kong. Les produits décortiqués renferment alors du son. les soins accordés au processus de fabrication par les opérateurs varient d'une unité à une autre (variation notamment dans l'attention donnée au pré-nettoyage et au tamisage). Elles rencontrent moins de problèmes que les unités de produits Wong-kong car la demande est très importante par rapport à leur volume de production. dont deux avec des niveaux importants de vente et deux avec des niveaux très faibles. Gret Sénégal Contact : Institut de recherches et d'investigations par sondage. Absence de politique commune de prix Par ailleurs. les opérateurs ne sont pas en mesure de garantir cette unicité de la qualité des produits.sn N Marque commune : autres exemples sénégalais Au Sénégal. le PPCL. la méfiance et finalement le rejet de l'ensemble des produits distribués sous la marque Wow-kong se sont installés. Or. de sorte que les produits Wow-kong se dressent les uns contre les autres. certains fabricants n'hésitent pas à décortiquer toujours en deux minutes. Même la particularisation des étiquettes par le nom des différentes unités ne semble pas apporter la solution idoine.marketing bout d'un mois. Aussi. le temps requis est de sept minutes. Dès lors qu'il s'agit de partager la marque. Les consommatrices ne s'y trompent pas : « D'une semaine à l'autre. Une telle mesure peut contribuer à stimuler les transformateurs pour fournir une production de qualité. Dans un même quartier. sur le plan de la distribution. les consommateurs et les distributeurs se sont retrouvés avec un produit jugé techniquement instable. le sankhal par exemple. BP 1757. un opérateur avoue que cette distorsion peut même se rencontrer à l'intérieur d'une unité. D'ailleurs. d'autres l'ont complètement changé. les individualités des opérateurs. Tout opérateur qui manquera de soins verra sa marque désavouée par les consommateurs et les distributeurs. en montrant les divers sachets des entreprises. tantôt il est propre. Or. Tél. Des réunions de consommateurs ont été organisées par le bureau d'études Iris pour réagir sur un ensemble de noms et de couleurs possibles et faire ressortir leurs préférences. la marque Wow-kong étant commune à tous les produits sankhal des différentes unités. tantôt il renferme beaucoup de son et de petites pierres » affirme une femme. travaillant chacun selon leurs convenances. Les femmes voient dans l'adoption d'une marque commune un avantage pour promouvoir leurs produits et pour l'achat groupé de l'emballage qui permet d'en diminuer le coût. qui se retrouve finalement dans le produit moulu . au risque de faire du mauvais travail. I Aly Saleh Diop. en réalité. Mais le problème est moins aigu maintenant car les unités restantes ne sont pas en concurrence. Chaque opérateur devra alors disposer d'une marque qui lui sera propre. a financé la recherche de design pour chaque entreprise (par collaboration entre le bureau d'étude et l'entrepreneur) et a ensuite opté pour une promotion générique des produits céréaliers en sachets. De dix entreprises présentes en 1996. le sankhal Wow-kong que j'achète au marché de notre quartier change de qualité . De plus. : 221 822 10 78. Certaines ont gardé le visuel des produits Wowkong. le GIE Safna. Le doute. En effet. Dans l'ensemble. Là où certains opérateurs font de la distribution en gros. financé par l'Union européenne. Les résultats de ces consultations ont été proposés aux entrepreneurs de la transformation. − l'inadéquation entre le rythme du moulin et du décortiqueur : souvent le décortiqueur a un débit plus faible et les opérateurs ont tendance à décortiquer moins pour gagner du temps. de productrices de sirop de gingembre et bissap. les produits de toutes les unités doivent être au même niveau qualitatif de production. ont contrecarré les objectifs du programme. La solution à moyen et à long terme serait l'abandon de la marque commune. Sénégal. les marchés visés par les différentes unités sont géographiquement distincts. Il se créera ainsi un marché sélectif du point de vue de la qualité des produits offerts. pour gagner du temps et de l'énergie. ont subi des mutations d'une unité à l'autre.

Le public est intéressé. le coût de l'impression. Mais l'impression s'abîmait assez facilement après quelques manipulations (en noir et blanc. car le logo des sachets est trop voyant par rapport au nom Djigui. plusieurs mois (voire six ou neuf) pour certains produits. que pour économiser sur le prix des emballages. le logo d'Abac-Geres. Burkina-Faso. voire empilés les uns sur les autres. Avec la thermo-soudeuse. qui est porté de façon minuscule sur l'étiquette. nous avions également fait des sachets en polypropylène. Le sachet Fasoplast à 16 Fcfa qu'elle utilise est en PE simple non imprimé. un logo qui attirerait plus facilement l'œil des clients. on différencie la partie étiquetage de la marchandise : l'étiquette est placée en haut du sachet. L'avantage. l'association a la réputation d'avoir de bons produits et devrait faire un effort pour améliorer la présentation de ses étiquettes afin que le nom Djigui soit plus visible avec. Ceci. chaque entreprise utilise une étiquette qu'elle insère dans le sachet en haut entre deux soudures. allant de 500 à 1 000 g coûtent 21 Fcfa et 28 Fcfa. Tél. Les sachets polyéthylène sont assez satisfaisants pour la conservation des céréales transformées. Jade/Syfia. Nous utilisons des étiquettes imprimées que nous découpons et plaçons nous-mêmes dans les sachets. Chaque association utilisatrice du logo en fait autant. Il nous arrive d'utiliser des sachets de 500 g Palsec (Produits alimentaires séchés). Les avis sont partagés. ceux-ci utilisent le plus souvent des cartons de récupération de tailles diverses ou des sacs de 100 kg ayant contenu des céréales. La différence de prix avec les emballages de Djigui s'explique par l'épaisseur du sachet. et dont la qualité est parfois moindre que celle des produits Djigui. Sa consommation va de quelques jours à trois maximum. Les raisons sont d'ordre économique car les cartons fabriqués par la Sonaceb doivent coûter aujourd'hui plus de 500 Fcfa l'unité. C'est davantage pour bénéficier de la subvention d'Abac. peut-être. D'ailleurs. avec une impression du logo Palsec en quatre couleurs plus attrayant que le noir-blanc mais qui revenait plus cher (de l'ordre de 2 Fcfa par couleur). Interview mené par Crépin Hilaire Dadjo. en pensant que c'est un produit Djigui et il est déçu car le produit originaire d'une autre unité n'a pas les qualités attendues.. Il y a en réalité deux types de sachets Palsec : ceux avec le logo "céréales" imprimé dessus en noir-blanc pour les céréales. Si celle-ci ne change pas. Les produits sont empilés sur une hauteur trop importante.. c'est tout de même que Palsec est un label connu du grand public : tout de suite. Pour ce qui est de l'étiquette Djigui. Mais en vérité. Djigui Espoir. la taille du sachet. Ce type de sachet convient mieux que le polyéthylène pour ce type de produit car la durée du stockage peut facilement atteindre N Contact : Mme Toé. plus ou moins bien rangés. G Abac-Geres répond maintenant à nos questions : Comment est organisée l'utilisation du logo Palsec ? Y a-t-il un contrôle des produits vendus sous le logo Palsec par les groupements ? Chaque groupement achète le sachet Palsec au prix coûtant chez nous au même prix d'achat que chez Fasoplast. ce d'autant que l'écoulement du produit est rapide. G Voici ce qu'en pense Mme Toé de Djigui Espoir. : 226 34 05 75. en polyéthylène. car le prix du stand d'exposition nous coûte moins cher. en noir-blanc sont en polypropylène . nous emballons rarement dans Palsec. voire 35 Fcfa s'il est plus grand. on sait qu'on a affaire à des produits séchés et certifiés bons. Il faut savoir que dans les points de vente. Le coût du sachet est effectivement de 30 Fcfa. il achète un dégué par exemple. entre deux soudures. Le client n'a pas toujours le temps de tous les regarder et de chercher le produit Djigui . Ouagadougou 01. parfois. Burkina-Faso. si nos animatrices constatent des produits Palsec de mauvaise qualité. décembre 2000 27 . Cependant. Les sachets Palsec avec le logo "fruits et légumes" imprimé dessus. nous incitons l'entreprise concernée à retirer ces produits pour les conditionner dans un autre emballage. leur taille est plus petite car les quantités par sachet varient de 25-50 à 300-400 g. à l'occasion de notre participation à des foires. le problème est moindre) par les producteurs ou les clients. Il y a un effort à faire à ce niveau pour la plupart des petits promoteurs. il ne faut pas tout mettre sur le dos de l'emballage. Pour différencier ses produits. qui a répondu à nos questions : Vos produits ont-ils une marque ? Utilisez-vous un logo reproduit sur vos emballages ? Nous n'avons pas de logo sur nos emballages. ce qui accentue ce problème. il y a une demi-douzaine de produits similaires provenant de différents producteurs. nous ne lui fournissons plus de sachets Palsec. Bulletin du réseau TPA. entreprise burkinabè.marketing Commercialisation sous une marque commune au Burkina Faso. ce problème est accentué par les transformateurs eux-mêmes… En effet. Elles sont saisies à l'ordinateur au prix de 500 Fcfa (il y a une série de quatre étiquettes par feuille A4 qu'on fait photocopier chaque fois). qui reviennent dans ce cas deux fois plus cher (3 000 Fcfa les 100 sachets Palsec contre 1 600 Fcfa pour ceux de Fasoplast. Dans le passé. ce qui donnait très vite une mauvaise impression du produit et n'attirait plus le client. pour stocker et transporter leurs sachets sur les points de vente. Nous ne faisons pas pour le moment un contrôle régulier des produits utilisant le logo Palsec. 01 BP 193.

mais en petites quantités.du verre (sur les étiquettes de jus). cette fois toutes productrices de jus. L'emballage est un indicateur de ces critères. mais pas l'image du pouce levé. amélioration des procédés. assurée par l'ITA (Institut de technologies alimentaires). décembre 2000 . Photocopiée. Un graphisme simple est retenu et l'étiquette est réalisée avec les moyens limités du programme. Deux ans plus tard. Les problèmes techniques ont été résolus grâce au suivi d'un agent de l'ITA. et celles-ci forment elles-mêmes seize autres transformatrices de leurs quartiers. Or. L'approche est essentiellement technique (règles d'hygiène. elle sera collée sur les bouteilles en plastique et les bocaux en verre de récupération. entre deux soudures. fabrication de sirops et confitures) et la formation ne concerne que des femmes alphabétisées. Ceux-ci font de nombreuses remarques : « la présentation est importante parce qu'elle informe sur les soins apportés à la réalisation du produit ». un peu amer…) qui sont cependant dans l'ensemble bien appréciés. Quelques critiques sont portées sur le goût de certains produits (trop sucré. Les critères de choix des produits évoqués par les consommateurs sont d'abord l'hygiène et la conservation. ordinateur et photocopies noir et blanc. Mais c'est surtout l'emballage qui est remis en question. le prix et la présentation. Mais une enquête auprès de distributeurs confirme l'avis des consommateurs : il faut revoir l'emballage ainsi que le prix. marque et étiquette. Le Gret et Enda Graf décident alors de s'associer pour étudier dans le détail ce secteur et tenter d'en améliorer et diversifier la production. Certaines productrices colorent manuellement les étiquettes de sirops et de confi- L trices de boissons débouche sur la formation de huit femmes en 1991. « une étiquette en couleur qui m'informerait sur les produits utilisés donnerait un caractère plus moderne et sérieux ». ni celle . Au bout d'un an. qui ne sont pas toujours celles qui produisent directement. L'approche initiale est alors remise en question et il est décidé de mettre l'accent sur les aspects commerciaux. le bilan n'est pas très positif : deux femmes seule- ' enquête auprès des produc- 28 Bulletin du réseau TPA. « l'emballage me fait penser à un travail artisanal et j'ai des doutes sur la qualité des produits ». ou insérée en haut du sachet de jus. tamarin. Un nom est choisi : « Safna » (« bon goût » en wolof). toujours réalisées avec les moyens disponibles : dessin. Le nom du produit est apprécié. « les coordonnées du producteur devraient être indiquées ». qui ne signifient rien pour les consommateurs. de nouveaux moyens sont mobilisés et permettent. l'emballage actuel ne rassure pas les consommateurs et n'est guère attrayant. ment produisent régulièrement des «jus ».Boissons artisanales au Sénégal marketing produire La petite histoire d’une étiquette Tout commence en 1989. De nouvelles étiquettes sont alors conçues. lorsqu'une campagne dans les journaux sénégalais dénonce la mauvaise qualité de l'eau et des boissons traditionnelles − bissap. jus de pain de singe… − vendues par des femmes dans la rue. ensuite. commence une réflexion sur la commercialisation : on discute présentation. Avec ce groupe. d'organiser des réunions de consommateurs. L'ITA forme à nouveau neuf femmes. dans des sachets plastiques simplement noués.. dans un premier temps.

trop forte sur les coûts de production et donc sur les prix de vente. l'insuffisante attention accordée par le programme à l'investissement commercial en faveur des micro-entreprises sont autant d'éléments explicatifs de ce long cheminement. l'encre ne tenait pas sur le sachet. celui-ci accepte de réaliser 15 000 sachets orange et 15 000 sachets vert. La commande minimale est de 1 500 étiquettes et les frais de typons sont beaucoup plus faibles. Cette solution réduit les coûts de fabrication : un seul cliché est nécessaire et il suffit de changer les coordonnées des productrices . un programme de valorisation des savoir-faire agroalimentaires locaux (Aval). les étiquettes sont redessinées par un maquettiste et imprimées en couleur. orange pour celui de Kaolack. De cette façon. Le petit nombre de femmes et leur manque de préparation à une organisation collective de l'approvisionnement. à un prix légèrement supérieur pour couvrir les intérêts et les frais divers. Les femmes de Dakar et de Kaolack décident donc d'avoir deux étiquettes . cérémonies familiales et religieuses. Il aura finalement fallu près de quatre ans pour aboutir à la présentation actuelle des produits. Enda Graf 29 . La mutuelle commande les sachets. piloté par le Cirad et la Faculté des sciences agronomiques du Bénin et financé par la Coopération française. le produit a une meilleure image. Au départ. I Cécile Broutin.marketing produire tures. Dans ce cadre. les bouteilles et les étiquettes. les femmes peuvent donc se regrouper pour réunir la commande minimale de 30 000 sachets réclamée par le fournisseur. Celle-ci a évolué avec le développement des activités de production et les possibilités de recours à des compétences spécifiques et des techniques plus coûteuses. décembre 2000 Organisation de l’approvisionnement et de la distribution des emballages Une ligne de crédit a été mise en place au niveau de la Mutuelle des caisses d'épargne et de crédit des femmes de Dakar dont sont membres les productrices du GIE Safna. le consultant conseille un sachet imprimé d'une seule cou- leur : verte pour le groupement Safna de Dakar. un consultant spécialisé délivre une formation « marketing » pour l'ensemble des deux groupes. cependant. Ce système est adapté aux capacités financière des productrices qui ne disposent que d'un petit fonds de roulement. En effet. lors du remplissage avec la boisson chaude. seuls les contours des fruits et du verre ont été colorés et le problème a disparu. des produits méconnus et enfin. cette présentation aurait eu une incidence Bulletin du réseau TPA. Les femmes acquièrent ainsi des techniques simples de démarchage commercial et apprennent comment valoriser toutes les occasions qui se présentent dans leur quartiers : manifestations sportives ou culturelles. Il n'est sans doute pas terminé. Gret Sénégal Khanata Sokona. Pour les jus. Elle est assurée par les femmes du GIE Safna de Dakar. auprès desquelles les productrices viennent s'approvisionner en petites quantités. En 1996. Les produits sont répartis entre les cinq caisses de Dakar. Quant aux confitures et sirops conditionnés en bouteilles et flacons. Les bouteilles de récupération sont abandonnées au profit de bouteilles en plastique neuves achetées en gros (voir encadré) auprès d'une société de la place. Au démarrage. sauf le verre qui permettait de voir le produit . tout le sachet était coloré. Le produit semble mieux répondre aux attentes des distributeurs et des consommateurs mais les femmes ont encore du mal à vendre de grande quantités. la faiblesse de la production. Par la suite. permet d'engager la formation d'un nouveau groupe de femmes à Kaolack (200 km de Dakar). La mise en œuvre du programme Aval fournit l'occasion de revoir encore les problèmes d'emballages. Un nouveau problème apparaît alors mais il est rapidement surmonté.

Les transformateurs devraient donc. rattachées le plus souvent aux services techniques des différents ministères. les textes en vigueur visent l'aliment lui-même et son parcours. décembre 2000 mentaire. Quelques questions à se poser. Contrôle qualité : à chacun sa responsabilité Les fabricants locaux d'emballages peuvent se conformer aux normes internationales (Iso) et américaines mais seules les plus grosses industries en ont les moyens. de qualité saine et loyale ». basé à la fois sur les normes nationales spécifiques et sur les textes réglementaires européens qui sont peu à peu adaptés aux législations nationales. la Commission du Codex Alimentarius. ou encore solliciter certains organismes de recherche et d'appuiconseil travaillant sur les emballages.. Mais au niveau international. Les opérateurs peuvent s'adresser aux structures d'analyse et de contrôle des produits dans leur pays. aération de l'emballage).) et verticaux (par catégories de produits). assimilés aux matériaux et objets pour contact aliBulletin du réseau TPA. créée en 1962. Les entrepreneurs de l'agroalimentaire doivent donc être vigilants et effectuer eux-mêmes un contrôle visuel et qualitatif au moment de l'achat de leurs emballages et de leur utilisation. la propreté ou la solidité de l'emballage. Les emballages. en Afrique. doivent respecter les directives européennes (Joce) et les textes réglementaires nationaux d'harmonisation avec la législation de chaque pays (voir le tableau page suivante). échantillonnage.) Dans quelles conditions les emballages fabriqués localement sontils stockés ? Cette vigilance est primordiale en ce qui concerne les emballages de récupération. plus de 200 normes ont été publiées au niveau international dans le Codex Alimentarius. a adopté un code de déontologie du commerce international des denrées alimentaires.réglementation produire R Dans la plupart des pays africains. autrement dit de l'emballage. Ce codex est le fruit du travail de comités horizontaux (additifs. par exemple : les plastiques utilisés proviennent-ils de matières recyclées ? Avec quel matériau les boîtes en métal ont-elles été soudées ? (Les soudures au plomb sont très dangereuses. Afin de protéger les consommateurs des pays dépourvus de structures de contrôle contre les produits dangereux et les fraudes et de leur garantir des « aliments inoffensifs. Par contre. l'établissement du marché unique génère un double contrôle au niveau de chaque État. mais ne parlent pas des matériaux en contact avec celui-ci. Voir adresses d’organismes page 2. les services des douanes effectuent un contrôle minimum des matières premières importées ou des emballages de produits alimentaires (respect des normes internationales. étiquetage. à l'issue duquel est délivré un certificat de contrôle phytosanitaire. Pour l'Union européenne. ni de structure spécialisée dans leur contrôle. 30 . Panorama africain et international églementation. il n'existe pratiquement pas de réglementation sur la qualité de l'emballage et de l'étiquetage.. qualité et contrôle des emballages L e plus souvent. l'inertie... se référer aux normes établies par ce Codex. Ces règles générales et facultatives concernent la compatibilité emballage/produit. respect des poids autorisés. particulièrement en cas d'exportation.

213 16/08/1980 L.227 20/10/1984 Arrêté du 18/7/1986 (abrogé) Arrêté du 18/08/1987 (abrogé) 10/08/1986 06/09/1987 Remplace les directives précédentes Modification de la directive 93/10 Céramiques Rapprochement des législations des États membres N-Nitrosamines et substances N-Nitrosables dans les tétines et sucettes 15/03/1993 Arrêté du 04/11/1993 02/12/1993 93/111/CEE 10/12/1993 Application sans transcription Arrêté du 07/11/1985 01/12/1985 84/500/CEE 15/10/1984 Caoutchoucs et élastomères 93/11/CEE 15/03/1993 L.4e modification 90/128/CEE 23/02/1990 Arrêté du 14/09/1992 (abrogé par arrêté du 16/05/94) et Arrêté du 14/09/1992 25/09/1992 13/10/1992 92/39/CEE 93/9/CEE 95/3/CE 96/11/CE 14/05/1992 15/03/1993 14/02/1995 05/03/1996 L.M.61 12/03/1996 L.C2 .372 31/12/1985 L.168 23/06/1992 L.93 17/04/1993 L.V.40 11/02/1989 L.297 23/10/1982 L.V.90 14/04/1993 L. décembre 2000 31 .75 21/03/1990 RÉGLEMENTATION FRANÇAISE Texte Titre I du décret n°73-138 du 12/02/1973 abrogé par Décret n°92-631 du 08/07/1992 Arrêté du 28/01/1983 Jorf 15/02/1973 10/07/1992 25/02/1983 Généralités Directive cadre 76/893/CEE (abrogé) 89/109/CEE 80/590/CEE Symbole Matières plastiques Conditions d'essai (Annexe I) Listes de monomères et substances de départ Limites de migrations globales et spécifiques .2e modification .M. : 01 44 97 32 00 .) . dans les objets .TELEDOC 051 .167 24/06/1981 Arrêté du 14/09/1992 Arrêté du 20/01/1994 Arrêté du 30/09/97 Arrêté du 30/09/97 13/10/1992 16/02/1994 19/10/97 19/10/97 Règles de base pour le contrôle de la migration 82/711/CEE modifié par 93/8/CEE 97/48/CE 18/10/1982 15/03/1993 29/07/97 19/12/1985 Arrêté du 19/12/1988 abrogé par Arrêté du 16/05/1994 Arrêté du 20/04//1998 Arrêté du 19/12/1988 (abrogé) Arrêté du 30/01/1984 Arrêté du 30/01/1984 Arrêté du 30/01/1984 27/12/1988 26/05/1994 27/12/1988 Liste des simulateurs 85/572/CEE Limites en Chlorure de vinyle (C.3e modification .fax : 01 44 97 30 43 OBJET DIRECTIVES EUROPÉENNES Numéro Adoption 23/09/1976 21/12/1988 09/06/1980 Joce L. dans les denrées alimentaires Pellicules de cellulose régénérée Définition.réglementation produire Matériaux et objets pour contact alimentaire Textes réglementaires Cee et français DGCCRF .V.340 09/12/1976 L.151 19/06/1980 L.M. liste positive de constituants et restrictions d'emploi 78/142/CEE 80/766 81/432/CEE 30/01/1978 08/07/1980 29/04/1981 12/02/1984 12/02/1984 12/02/1984 83/229/CEE (abrogée) 86/388/CEE (abrogée) 92/15/CEE (abrogée) 93/10/CEE 25/04/1983 23/07/1986 11/03/1992 L.90 14/04/1995 L.93 17/04/1993 Arrêté du 09/11/1994 02/12/1994 Bulletin du réseau TPA.123 11/05/1983 L.44 15/02/1978 L.102 16/04/1992 L.Méthode d'analyse du C.tél.75703 Paris Cedex 13 .Méthode d'analyse du C.1re modification de la directive 90/128/CEE .310 14/12/1993 L.228 14/08/1986 L.222 12/08/97 L.41 23/02/1995 L.

les agences des administrations centrales et des équipes de recherche (Université de Montpellier II et École de chimie de Montpellier). du fait de l'ingestion de sachets plastiques par les animaux entraînant leur mort.. Les sachets plastiques envahissent le paysage de nombreux pays africains.. Son activité principale concerne la valorisation « matière » des déchets plastiques. mais aussi des collectivités locales. Les plastiques ne sont pas toxiques au sens propre du terme : ce n'est pas une pollution comme celle engendrée par les métaux lourds par exemple.. industriels. Jusqu'à présent. Les matières plastiques d'emballages sont-elles sans danger pour l'environnement ? Tout dépend de ce que l'on entend par « dangereux pour l'environnement ». des technologies ont été mises au point pour recycler les matières contenues dans les déchets plastiques. avec des procédés conventionnels ou innovants. Monsieur Robin. Ses partenaires sont. Centre de recherche et de développement sur les matières plastiques de Mèze.. la fabrication de pseudo-carburants. Sa halle technologique comprend tous les équipements constituant la chaîne de traitement des matières plastiques (ligne de lavage. les activités du Ceremap ont été axées sur les technologies de recyclage « matière ». Nous avons rencontré le directeur du Ceremap. Les entrepreneurs de l'agroalimentaire utilisent parfois des emballages plastique de seconde main. des industriels. décembre 2000 dans la fabrication des matières plastiques ou. existe depuis 1994 et fonctionne avec sept personnes. Pour limiter la pollution. c'est-à-dire qu'elle ne concerne pas les procédés énergétiques. C'est un problème que l'on rencontre dans beaucoup de pays africains. mais. mais de nouveaux modes de traitement des matières plastiques apparaissent : par exemple. plus récemment. agricoles et ménagers. en majorité. Il s'agit de trouver une seconde vie aux matières contenues dans les déchets : la matière est retraitée pour en faire une « matière première secondaire » qui sera réintroduite dans le circuit des plasturgistes. sur l'élevage notamment. L e Ceremap. Tous les types de déchets sont travaillés. Quelle est la différence entre recyclage et réutilisation de ces emballages et quels sont les dangers de celle-ci ? La réutilisation est basée sur le vieux principe de la consigne : l'emballage est réintroduit dans le 32 . dans le Sud de la France. Questions au directeur d’un centre de recherche sur les matières plastiques en France.environnement L Expérience en France es plastiques se recyclent ! La production et la consommation d’emballages plastiques vont en augmentant ce qui pose un problème croissant pour l’environnement. ils sont polluants sur le plan visuel. Ils peuvent avoir des effets secondaires. extrudeuse. pour en savoir plus sur le recyclage des plastiques. en revanche.). le traitement chimique des déchets pour fabriquer de nouveaux monomères réutilisés Bulletin du réseau TPA.

) : certaines étapes sont supprimées. on sépare les corps étrangers (cailloux. Pour les sachets plastiques. notamment celles utilisées dans le domaine de l'emballage. Des industriels ont réussi à fabriquer des tuyaux à partir de bidons plastiques ayant contenu des huiles de moteur. comme le lavage par exemple. On n'est taux. C'est pourquoi on a adopté des prescriptions techniques minimales qui écartent les matériaux dont le recyclage est trop onéreux. il peut y avoir des problèmes car les matières plastiques. au cours de cette phase. ces produits sont lavés et.. cela peut être très dangereux. notre programme de recherche prend en compte tout ce qui n'est pas inclus dans le dispositif Éco-emballages1.). Mais des Bulletin du réseau TPA. il y aura toujours des molécules toxiques qui seront imprégnées dans la matière plastique Alors.. justement à cause de ce problème-là. qui posent de nombreux problèmes.. par exemple pour fabriquer des pièces injectées. l'application finale et les procédés. on lui enlève sa forme et. Au Maroc.) et les résidus de produits contenus dans l'emballage (détergents.. car nous avons la technique pour valoriser ce type 1 stances contenues dans les produits. En quoi consiste le recyclage des emballages plastiques et quelles sont les utilisations possibles de ces emballages ? Les étapes d'une chaîne de recyclage sont communes aux différents types de déchets traités. bois. la société Éco-emballages prélève chez les transformateurs 1 Fcfa sur chaque emballage utilisé.. En Europe. mais éliminer des corps gras coûte très cher. C'est totalement différent de la réutilisation. des pesticides ou un herbicide dans une bouteille. etc. toutes les matières sont recyclables mais avec des coûts plus ou moins importants. la loi interdit d'utiliser ces matières pour l'alimentaire.). restes de lait.. la première étape est le broyage en copeaux. mais à condition. On la met en forme par des procédés classiques de plasturgie. les matières recyclées peuvent être utilisées dans tous les secteurs envisageables. Dans la réutilisation. on peut le faire. quelles que soient leurs compositions. Quels types d'emballages plastiques traitez-vous et pourquoi ? Nous travaillons sur tous les types d'emballages plastiques. si vous y mettez un produit alimentaire. Dans le cas du recyclage. jamais sûr que quelqu'un n'aura pas mis dans une bouteille de PVC ou de PET un produit toxique qui pourra par la suite être relargué dans les produits alimentaires conditionnés. eux. il faut être très méticuleux. sauf les déchets toxiques. on peut très bien la recycler pour en fabriquer une feuille de PVC. Après cette purification et le séchage... il est interdit de fabriquer des emballages destinés à des produits alimentaires à partir de matières recyclées. papier. pour réduire la dimension de l'emballage ou du matériau. En dehors de l'agroalimentaire. mais il faut toujours mettre en adéquation le gisement. 33 .. ce qui permet de financer le rachat des emballages triés aux collectivités locales et de les introduire dans le circuit du recyclage. En France et en Europe. mé- évolutions dans la recherche ont abouti à la mise au point de nouveaux procédés qui pourraient franchir cet obstacle. Dans le procédé classique. on détruit la bouteille. Si on prend une bouteille de PVC. leurs origines. où nous avons fait des missions d'étude. verre. ont la particularité d'absorber certaines subCeremap (France). En théorie. qui ne cotisent pas à Écoemballages. Techniquement. par exemple les emballages ayant contenu des corps gras. Si vous avez conditionné du désherbant. et pour le recyclage aussi. on aboutit à une matière régénérée. bien sûr. Cela ne pose pas de problème. les commerçants utilisent des sachets plastiques noirs. au Nord aussi. Il reste encore beaucoup à changer. matériaux du bâtiment. Le recyclage est souvent confondu avec la réutilisation. de respecter les cahiers des charges des secteurs d'application (pièces automobiles. Il existe aussi des procédés non conventionnels au cours desquels on purifie moins cette matière car on veut lui donner une utilisation moins noble (matériaux pour l'agriculture ou le bâtiment. décembre 2000 En France. par une série de traitements en cascade. Ensuite. il a donc une deuxième vie. Nous avons proposé de valoriser ces produits. Mais les sachets plastique. même si vous la rincez parfaitement ultérieurement. on aboutit à une nouvelle matière qui pourra donner une nouvelle vie au produit. c'est qu'en cas de réutilisation. Ce qui est sûr.environnement circuit commercial.. ne sont pas considérés comme emballages et ils sont surtout distribués par les grandes surfaces.

Ensuite. des entrepreneurs sont prêts à recycler et utiliser les matières plastiques recyclées et d'autres peuvent réaliser la collecte des déchets. Mais il manque les financements nécessaires pour faire aboutir ce projet. Fax : 33 (0)4 67 43 71 81. ces matériaux sont facilement recyclables à condition que l'on mette en place les mécanismes financiers manquants (destinés à la collecte et aux investissements. d'alimentation ou de santé. Depuis.. l'alimentation ou la santé. Robin.. avec des mécanismes financiers adaptés pour la collecte. Ceci dit. ? Il n'y a pas de statistiques claires à ce niveau. micro-organismes. avec toutes les contraintes que cela suppose au niveau de son recyclage. c'est évident ! S'il y a recyclage. Mais cela suppose de mettre en place au préalable une organisation de la collecte. où il y a une prise de conscience de ce problème.).). suppression des sur-emballages.. Sur le plan de la santé. si au cours des dix dernières années. Fort heureusement... décembre 2000 Ceremap (France). Il faut utiliser ce gisement qui existe sur place. Ceremap (France)... le nombre d'emballages mis sur le marché a par ailleurs augmenté.. ils ont permis de développer des produits et une activité commerciale.. on peut citer la campagne de Mac Do sur les emballages comestibles. Écosite de Mèze. À partir de ces matières régénérées. L'application peut être faite dans ce pays. Ferruzi s'était lancé dans cette voie il y a quelques années.. Mèze. Quant aux emballages biodégradables. le recyclage et la collecte ont été créateurs d'emplois . Quels sont les impacts de l'activité de recyclage des matières plastiques en matière d'environnement. en plus de celles concernant l'eau. .) ? Les capacités de recyclage augmentent en Europe car les législations nationales récentes et les directives européennes imposent un certain taux de recyclage dans 34 Bulletin du réseau TPA. de création d'emploi. La production et la consommation augmentent. Une aide est nécessaire sur ce point. Le problème de l'environnement doit être traité dès maintenant ! Nos propositions aux pays du Sud n'ont pas été suivies d'effets. seaux. Les critères économiques (cours des matières) priment.. ce qui va poser de manière exponentielle un problème d'environnement. on pourrait fabriquer divers types de produits (bassines. Si les grands groupes mondiaux se lancent sur ce secteur. il n'y a pas toujours de cohérence entre les actions des gens du marketing et ceux de la technique.. l'épaisseur des emballages alimentaires a diminué (par exemple. PVC ou PP. uniquement pour des raisons économiques. mais ils en sont au démarrage. emballages bio. Par exemple. il existe des industriels intéressés par cette matière. On traite actuellement les problèmes d'assainissement.-J.. des chimistes s'intéressent à ces produits dégradables sous l'action de divers mécanismes (UV. I Interview mené par C. Dardé. Quelles sont les perspectives concernant les emballages plastiques (recyclage. d'eau potable.. Mais en termes de conception des emballages. Quant à l'environnement. c'est qu'il y a un intérêt et que cela va se développer rapidement. novembre 1998. les bouteilles d'eau minérale sont passées de 50 à 32 g). N Contact : J. En France et en Allemagne. BP 118.environnement chaque pays. tuyaux. France.. par exemple. le manque d'eau. il y a un impact direct sur l'environnement qui se trouve ainsi débarrassé de ces produits générés par notre consommation. nécessaire au cours du traitement pour laver ces emballages. de produits sans lavage. mais sans succès. au Maroc. directeur du Ceremap. de santé publique....). c'est difficile à estimer. Avez-vous des pistes à donner aux opérateurs économiques et politiques africains pour organiser autrement la production et l'utilisation d'emballages ? Ces pays utilisent les matières les plus disponibles : PE. Les pays africains sont tous conscients que le plastique pose un problème d'environnement.

qu'il est difficile d'éliminer aujourd'hui. décembre 2000 transformation ou « déchets de deuxième catégorie ». Deux circuits sont alors possibles : le recyclage et la rénovation. Cependant. L'élimination sélective. Concernant les déchets plastiques autres que ceux des industries de Bulletin du réseau TPA. est la voie de la mise en décharge et de l'incinération. La très forte progression de la consommation de ces produits rend urgente la mise en place d'une politique de gestion de ces déchets. mélangés à de la matière vierge. et la valorisation thermique par incinération avec récupération d'énergie (le plastique est un véritable pétrole solide). Mais son usage. de la collecte jusqu'à l'incinération. sans qu'ils disparaissent jamais complètement. Matières plastiques ollution. de plus en plus répandu. traitement des résidus) permettront vraisemblablement d'accroître l'importance de cette filière. Cette filière comprend la non-valorisation. Ils ont en effet pour caractéristiques de ne pas se décomposer mais de se morceler en fragments de plus en plus petits. environ 40 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversés dans la nature chaque année. par contre. résistant. recyclage après tri sélectif et rénovation ou réutilisation des emballages. En Europe. tout d'abord. il s'adapte à de multiples emplois et ne coûte pas cher. où la production annuelle de matières plastiques est de 25 millions de tonnes. 17 % des déchets plastiques valorisés. sont traités de cette manière. étanche. L'élimination est possible Pratiquement toutes les industries de transformation de matières plastiques recyclent leurs propres déchets dont l'existence est inhérente aux procédés de fabrication quels qu'ils soient. les déchets en mélange ont rarement une valeur commerciale et chaque étape. La qualité de ces déchets après recyclage est très proche de celle des matières plastiques vierges.environnement P On n'a encore rien trouvé de mieux que le plastique pour emballer les produits : léger. Elle concerne les plastiques mélangés avec les autres déchets ménagers ou industriels. ajoute au coût sans ajouter à la valeur du produit. À l'échelle mondiale. Les industries utilisent donc ces « déchets de première catégorie » tels quels ou. La valorisation par recyclage comporte une sélection des déchets 35 . il existe des filières traditionnelles d'élimination. dont les deux tiers ne connaissent aucune valorisation. nécessite une séparation des plastiques des autres matériaux présents dans les déchets. par mise en décharge ou incinération sans récupération d'énergie. Les améliorations attendues dans la maîtrise du procédé (piégeage des effluents gazeux. Ils fournissent des quantités considérables de déchets. Des solutions existent pourtant : incinération avec ou sans récupération d’énergie. le plus souvent. élimination. occasionne une quantité très importante de déchets. propre. L'élimination non sélective. recyclage ou rénovation ? C ent millions de tonnes ! C'est la production annuelle mondiale de matières plastiques dont le principal emploi a un caractère éphémère : l'emballage des produits.

la distinction entre déchets plastiques de première et deuxième catégorie est moins prononcée. La matière recyclée est en effet obtenue à partir de plastiques ayant les mêmes caractéristiques mais de couleurs parfois variables et c'est ce mélange qui détermine cette teinte. Recyclage : valorisation dont le débouché est un granulé ou une poudre plastique pouvant servir de matière première.environnement plastiques collectés. soit une granulation (granulés de forme cylindrique ayant une granulométrie de 2 à 3 mm). la couleur des produits fabriqués ainsi est plutôt sombre. environ 7 000 personnes tirent leurs revenus de la valorisation des déchets plastiques à travers les activités de tri.dire une réduction en poudre d'une granulométrie de quelques centaines de microns. ils sont ensuite broyés pour obtenir un produit dont la granulométrie est calibrée par une grille. 450 à 500 ateliers et petites entreprises de transformation utilisent des plastiques recyclés comme matière première. poubelles). les déchets plastiques ne sont collectés que lorsqu'ils ont une valeur marchande. rincés et enfin séchés. Valorisation : traitement qui produit un débouché (produit recyclé ou rénové. etc. Bien que les industries de transformation recyclent également leurs propres déchets. profilés (encadrement de portes et de fenêtres). Il est cependant possible d'obtenir des produits de couleur plus claire si les déchets plastiques destinés à être recyclés sont de couleur blanche et si l'on ajoute un colorant lors de la transformation. Enfin. de la collecte jusqu'à la fabrication de biens de consommation. La valorisation par rénovation ramène le produit usagé (bidons. afin d'écarter les emballages ayant servi pour des produits dangereux. manches d'outils. La valorisation par recyclage et rénovation concerne environ 8 % des déchets plastiques valorisés en Europe (500 000 tonnes). chaussures et semelles. conteneurs) à un niveau de qualité compatible avec une nouvelle utilisation qui exclut le conditionnement de produits alimentaires. Cette voie concerne essentiellement les thermoplastiques (films ou plastiques durs). Les débouchés les plus importants pour les déchets plastiques recyclés sont des produits multicouches à usage non alimentaire (une couche de matière recyclée entre deux couches de matière vierge). Dans les pays moins industrialisés. bouteilles et flacons. En dépit des progrès réalisés dans ce domaine. Dans ces deux cas. Au Caire également. La matière ainsi produite (granulés ou poudre) concurrence directement la matière vierge et peut être utilisée pour fabriquer de nouveaux produits à usage non alimentaire. récupération d'énergie). Incinération avec récupération d'énergie : valorisation dont le débouché est la production d'énergie. il existerait plus de 450 petites et moyennes entreprises utilisant des plastiques recyclés dans leur production. Thermodurcissables : types de plastiques ne pouvant être fondus qu'une seule fois. En général. 200 à 300 unités produisent des granulés à partir des déchets plastiques et les revendent à des ateliers de transformation1. À Istanbul en Turquie. Les emballages retenus sont ensuite prélavés. Chaque pays a sa méthode de recyclage Dans les pays industrialisés. soit une micronisation. Ce procédé permet de masquer les éventuelles imperfections de la matière recyclée tout en économisant de la matière vierge (économie relative. etc. 36 Bulletin du réseau TPA. les propriétés physiques et donc le prix de vente des produits fabriqués dépendront du pourcentage de matière vierge utilisé en mélange. articles de ménage (bassines. Thermoplastiques : types de plastiques qui deviennent mous chaque fois qu'on les chauffe et se refondent facilement . décembre 2000 . sachets plastiques. il existe aussi de nombreuses filières artisanales impliquées dans le recyclage des déchets plastiques. aux Philippines. la faisabilité économique du recyclage des déchets de deuxième catégorie reste encore à prouver. À Manille. ces ateliers fabriquent toutes sortes de produits à usage non alimentaire : tuyaux pour l'irrigation ou l'assainissement. gaines pour fils électriques. bouteilles. on identifie tout d'abord le contenu antérieur. seaux. ils sont aisément recyclables (80 % de la production mondiale). lavage et séchage . fûts. la valeur du produit augmente plus vite que les coûts nécessaires à sa transformation. Divers produits sont fabriqués : tuyaux d'assainissement. bobines pour l'industrie textile. Dans ce procédé. fonction du cours du pétrole utilisé pour sa fabrication). Triés par type et par couleur. au moment de leur fabrication. Rénovation : valorisation dont le débouché est un produit usagé réutilisable. c'est-à. La qualité. ainsi que du degré de pureté de la matière recyclée. lavés sous pression à l'eau chaude additionnée de détergent. ils subissent. À partir de la matière recyclée. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce développement du recyclage des déchets plastiques dans ces pays : Glossaire Collecte sélective : collecte spécifique qui isole les plastiques des autres matériaux. beaucoup reste encore à faire et la quantité de matières plastiques produite est largement supérieure à celle qui est recyclée. L'équilibre économique de l'ensemble implique qu'à chaque étape. Chaque opérateur est payé par celui qui le suit dans la filière.

notamment dans certains secteurs gros consommateurs (emballage. les acteurs intervenant dans cette filière ont tout intérêt à développer et consolider des relations commerciales. à la création d'unités artisanales de production de biens de consommation. élaboré par le bureau d'études Praxis en partenariat avec l'Entente intercommunale ValoriPlast (EIC ValoriPlast) et dont la phase test a démarré début 1999. triage). Email : protte@telecom-plus. − promotion de l'emploi de matières recyclées partout où cela est possible.sn 1 Source : Plastic Waste. Le développement de la valorisation des déchets plastiques impose une véritable révolution de l'ensemble de la filière3. − systématisation de la sélection des déchets qui devrait se faire le plus près possible de la source . 209 p. L'existence de centaines de petites unités de valorisation de déchets plastiques aux Philippines. secteur artisanal./Fax : 221 832 27 18. parcs) peuvent être de gros consommateurs de matières recyclées. Tous les acteurs concernés doivent être impliqués dans cette dynamique : populations. Les secteurs du bâtiment. BP 2601. Dans la mesure où une attention toute particulière est donnée à la qualité des produits proposés. Si la valorisation par rénovation existe déjà. organismes de recherche. empoisonnement des animaux. ONG et associations de la société civile. décembre 2000 économiques. pouvoirs publics. Une révolution à mener Compte tenu du taux important de croissance de la consommation de matières plastiques dans le monde.environnement − les coûts relativement élevés de la matière première vierge (granulé ou poudre) qui doit être importée . les effets de la mise en décharge anarchique de ces déchets commence à se faire sentir : imperméabilisation des sols. entraînant implicitement une augmentation du volume de déchets. − le faible coût de la maind'œuvre et le taux de chômage élevé. Erec. mais elles doivent impérativement être accompagnées par des mesures Bulletin du réseau TPA. − le faible pouvoir d'achat de la majorité des consommateurs suscite un vaste marché pour des produits moins chers. 1994. le secteur artisanal pourra trouver auprès des industriels l'expérience et le conseil lui permettant d'adapter le produit à la demande . Tél. d'où la nécessité d'une normalisation. industriels. Dans de nombreux pays. Des solutions techniques existent. Livre blanc sur le recyclage des matières plastiques. structurelles et réglementaires : − harmonisation et simplification des matières employées. avec par exemple la collecte. Sénégal. La gestion des déchets en général et le recyclage des déchets plastiques en particulier deviennent un impératif. le lavage et le tri des déchets plastiques2. Même si le développement de petites entreprises de production de biens de consommation est un processus à plus ou moins long terme. ajoutés au fait que le travail de valorisation des déchets plastiques est essentiellement manuel (collecte. d'appels d'offres (marchés publics) et d'incitations. Aussi. pollution visuelle. Il s'agit là du premier stade indispensable à la mise en place d'une filière de valorisation des déchets plastiques pouvant conduire. Gouda The Netherlands. En dehors du respect de l'environnement et de la création d'emplois. des actions pourraient déjà être engagées. même si leur qualité n'est pas comparable à celle des produits fabriqués à partir de matière vierge . comme dans la plupart des pays en développement. la consommation de matières plastiques y a connu un accroissement considérable. Pourtant. ce domaine coûterait plus qu'il ne rapporte. − il n'y a pas ou peu de législation ou de standards de qualité pour les produits fabriqués à partir de matière recyclée. le secteur du recyclage des déchets plastiques est encore à l'état embryonnaire en Afrique. L'Afrique dispose pourtant d'un secteur informel très dynamique et tout ce qui a une valeur marchande est valorisé. la plupart des déchets générés ne font l'objet d'aucune valorisation. Selon les critères de rentabilité économique communément répandus. Un déchet plastique propre et trié a une valeur marchande plus grande. il devient urgent de mettre en place une politique de gestion de ces déchets. Un recyclage quasi inexistant en Afrique À de rares exceptions près (cf. ils pourraient être vendus aux industries existantes qui disposent déjà des équipements pour recycler leurs propres déchets. I François Protte N Contact : Praxis. l'industrie pourra disposer d'un gisement de matière qu'elle ne peut pas utiliser actuellement et qui représente une source de pollution. article suivant). lavage. 2 C'est l'objectif du programme « ValoriPlast » au Sénégal. en Égypte et en Turquie par exemple tend à prouver la viabilité d'une telle filière. font que cette activité est rentable . Au Sénégal par exemple. automobile) . la gestion des ressources naturelles et surtout le bien-être des générations présentes et à venir devraient être une priorité pour tous. Dakar. les importations de matières plastiques (matière première et produits finis) sont passées de 27 000 tonnes en 1994 à plus de 40 000 tonnes aujourd'hui. Pourtant. écoles. Options for small-scale resource recovery. à terme. Les marchés ne se créeront que si l'on favorise l'utilisation des matières recyclées. des travaux publics et de l'aménagement des espaces publics (jardins. 3 Voir : Yves Pietrasanta. 37 . Waste Consultants. PME. la protection de l'environnement. − correction des mécanismes du marché par des subventions pour favoriser spécifiquement le recyclage .

Fax : 237 31 90 93. auxquels vient s'ajouter du personnel temporaire. verres. sandales. 1 38 . Centre international de promotion de la récupération. Le CIPRE recherche des nouvelles technologies appropriées à la situation du Cameroun pour une meilleur valorisation des déchets plastiques. mais cette expérience ouvre des pistes pour mieux gérer utilisation d'emballages plastiques et protection de l'environnement. où ils subissent un second tri. Des activités artisanales permettent de valoriser un cinquième du volume total collecté (chaussures. sont lavés et découpés ou broyés.environnement Recyclage du plastique au Cameroun Un projet particulièrement innovant Le projet Cité Propre. N Les trois grands types de déchets récupérés sont : les chaussures et les sandales. Cameroun. Jusqu'à présent. L'ONG française GRET. : 237 31 94 90. Sans la motivation financière. Le projet a reçu la caution de la commune urbaine d'arrondissement de Yaoundé VI et un soutien financier du Fond social de développement de la mission française de coopération qui couvre environ 70 % du budget de la phase pilote dont la durée a été fixée à 20 mois. Contact : CIPRE. Tél. seaux). Un tiers des déchets est racheté par une entreprise locale de plasturgie qui possède une ligne de régénération de matières plastiques (broyeur et extrudeuse). dans un souci écologique. Le CIPRE a mis en place un système de collecte sélective. Le CIPRE travaille également à cette sensibilisation de fond. le CIPRE a embauché 44 permanents. impulse une démarche systématique de collecte et de retraitement. Les déchets récupérés (une dizaine de tonnes par mois) sont transportés au CIPRE. La formation et la sensibilisation des populations ont été fondamentales dans la phase de lancement. le concept a paru tout de suite intéressant. CIPRE. Groupe de recherche et Bulletin du réseau TPA. est une expérience à bien des égards novatrice en Afrique. Seuls ces derniers ont leur origine dans l'emballage agroalimentaire. L'implantation des 50 points de collecte a été choisie en ciblant les quartiers où le rendement de la collecte est susceptible d'être le plus grand. L'intérêt du broyage est de réduire le volume des déchets lors du transport et de favoriser l'utilisation industrielle sans regranulation. plastiques…) faisaient essentiellement l'objet de réutilisations artisanales et ponctuelles. Le recyclage : une source d’emploi Pour effectuer ce travail de collecte et tri. BP 14180 Yaoundé. bidons. la population ne trierait pas ses déchets à la source et ne les apporterait pas aux points de collecte. 1999. a apporté une expertise technique et concouru au transfert de compétences. par exemple à proximité des marchés ou des carrefours. transformation en compost). Promotion du recyclage des ordures plastiques et de la récupération des emballages. les tuyaux PVC. Ce mode de collecte s'avère bien adapté à une ville en développement dans la mesure où le service municipal est déficient et où une majorité de la population vit pour sa subsistance à court terme. tout en conservant une dimension modeste et des méthodes adaptées aux modes de vie locaux. décembre 2000 C d'échanges technologiques. les déchets biodégradables avaient été à peu près les seuls à faire l'objet de retraitements divers (déversement dans les champs de culture. Les chaussures en PVC sont ainsi rétribuées à 100 FCFA/kg alors que le petit flaconnage en PE n'est rétribué qu'à 25 FCFA/kg. est organisée dans des points de regroupement répartis à travers la ville ou encore à l'occasion de porte à porte. Il est sans doute le premier projet qui. à Yaoundé au Cameroun. Mais près de 10% des déchets collectés restent actuellement sans valorisation. de les conditionner et de rétribuer la personne qui les apporte en fonction de la matière et de son poids. Néanmoins la motivation serait plus durable si elle s'accompagnait du sentiment de faire une action en faveur de l'environnement. il donne de la valeur ajoutée aux déchets. Des agents sont chargés de réceptionner les déchets plastiques. de les peser. Les déchets à longue durée de vie (métaux. 'est en fin 1996 que l'ONG camerounaise CIPRE (Centre international de promotion de la récupération) a approché la mission française de coopération avec son projet de récupération et de retraitement des déchets plastiques à Yaoundé. de les trier par type1. La collecte des déchets. visières…). les seaux et les flacons. Par son aspect novateur et original et par son montage rigoureux. Le CIPRE prépare aussi au coup par coup des déchets pour une utilisation directe par des industriels du recyclage. Le réseau de circuits pour la collecte a été défini de façon à couvrir la plus grande partie de la ville de Yaoundé (1 million d'habitants). I Source : La valorisation des déchets plastiques de Yaoundé (Cameroun). récupérés ou achetés. L'emballage alimentaire représente une faible part des déchets collectés à Yaoundé (flacons.

contre 45 % pour l'Europe. Cependant. La pression démographique. feuilles végétales.environnement U Pour pallier les effets néfastes des emballages « perdus » sur l'environnement. un taux de réutilisation élevé pour certains emballages (verre. Ghana. Leur coût trop important entraîne l'utilisation d'emballages de qualité insuffisante. Bulletin du réseau TPA. la déforestation et la nécessité d'une prise de conscience pour un développement plus équilibré et moins nuisible à l'environnement nous imposent de revaloriser ces emballages traditionnels.5 % de la production mondiale. Ces pays n'ont parfois aucune législation pour réglementer leur consommation car ils sont surtout préoccupés par la satisfaction des besoins économiques et sociaux des populations. non étanches. parties de fruits. ce qui provoque la détérioration des aliments qu'ils contiennent) et notamment des problèmes de toxicité. ces pays disposent d'immenses potentialités en matière d'emballages biodégradables. les emballages habituellement utilisés dans l'artisanat alimentaire sont principalement des emballages biodégradables. L'élimination des déchets d'emballages commence à devenir une préoccupation. mal nettoyés et contaminant leur contenu. Matières végétales au Bénin n potentiel d’emballages biodégradables L es problèmes fondamentaux que pose l'emballage dans les pays en développement sont de deux ordres. le transport. etc). plastique. végétales pour la plupart (branches de palmier. Traditionnellement. décembre 2000 Un diagnostic rapide de l'offre en emballages végétaux révèle qu'il existe une multitude d'emballages alimentaires naturels obtenus à partir des matières premières locales. issus de produits végétaux ou des résidus des produits de récolte. en particulier au Bénin. La production d'emballages en Afrique ne représente que 0. de raphia. emballée dans des feuilles. avec de nombreux accidents d'utilisation (emballages défectueux. ces emballages sont cultivés et récoltés ou cueillis dans la forêt et traités pour servir dans la conservation. . métal). Le développement économique et ses conséquences ont entraîné leur transfert en milieu urbain où ils se retrouvent en compétition permanente avec 39 Pâte de maïs Kenkey. la distribution et la promotion des produits de récolte ou des aliments en milieu rural. Pourtant. Au Bénin comme dans d'autres pays. et principalement dans les villes où les emballages non biodégradables − plastique surtout − s'accumulent dans les rues et les dépôts d'ordures. les pays riches ont développé des emballages recyclables et biodégradables. la consommation d'emballages synthétiques non dégradables y prend de l'ampleur. l'urbanisation effrénée.

Ces qualités sont recherchées pour certains aliments. « lio ». « gowé ». À côté des emballages feuilles. etc. Une grande variété d'emballages végétaux Une dizaine de feuilles végétales sont généralement utilisées comme emballage dans les trois départements du sud du Bénin .. Ces traitements permettent aussi de réduire la charge microbienne à la surface des feuilles. Selon la région ou le produit. ont montré une grande diversité dans leurs caractéristiques1. Tectoma grandis (Teckima). mais aussi des produits non alimentaires (savon traditionnel. Brazzaville. plus perméables et plus résistantes au déchirement. sinon plus. les opérations de prétraitement ont pour effet de réduire leur teneur en eau et leur épaisseur. Musa sinensis pour le même produit à Porto-Novo). Pâte de maïs Ablo. Bénin. une grande variété d'emballages végétaux sont tirés des ressources naturelles disponibles. la moutarde des graines de néré (« afitin »). Pâte de manioc Chikwangue.). etc.-J. Congo. de feuilles de raphia (Raphia hookeri) connus sous différents noms (adjagodoé. de les rendre plus souples et plus malléables. kenvi. la papaïne. qui justifie certainement la variété des traitements appliqués par les opérateurs du secteur artisanal avant leur utilisation (cuisson. les poissons fumés. Les techniques de production et de conservation des emballages feuilles varient avec le type de feuilles alors que les traitements d'utilisation varient selon les produits à emballer et parfois selon les saisons. Musa simensis (kokwoema) et Cyrtosperma senegalensis (Toungoma) −. ces spécificités sont actuellement autant. adokpo. Des études de propriétés fonctionnelles sur quelques feuilles − Thalia welwitshi (Afléma). M. les beignets. on peut citer l'« aflema » (Fon) ou Thalia welwitschii. flambage. etc. etc). les légumes cuits ou la viande. le « Kokwoema » (Fon) ou Musa sisensis. Ils sont surtout utilisés dans le secteur artisanal agroalimentaire pour emballer divers produits comme les différentes pâtes de maïs ou de manioc (akassa. maintenues par les habitudes alimentaires que par la disponibilité de ces emballages. décembre 2000 40 . frits ou séchés. « abla ». Pour la plupart des feuilles.environnement la disponibilité de ces emballages dans les régions de consommation. « ablo ». adjahou.). le « plokissa » (Fon) ou Malacantha alnifolia. Certains de ces emballages feuilles sont cultivés (Thalia welwitschii) alors que d'autres sont simplement cueillis dans les brousses ou dans les bas-fonds. Bazabana. Avantages et limites des emballages feuilles L'utilisation des feuilles ou d'autres parties de plantes pour emballer les aliments présente beau1 La feuille de papayer qui sert à envelopper la viande permettrait de l’attendrir grâce à une enzyme qu’elle sécrète. « kandji »). certaines de ces feuilles sont préférées pour l'emballage (Thalia welwitschii pour l'akassa à Cotonou. Initialement liées à Bulletin du réseau TPA. J. « akpan ». Ce sont les paniers ou les sacs tissés à partir des branches de palmiers (Elaeis guineensis).. les emballages synthétiques importés des pays développés ou fabriqués localement.

ce qui constitue un frein à l’approvisionnement régulier pour une utilisation prolongée. Actuellement. Université nationale du Bénin. plus de 600 personnes interviennent. CEAS. presque tous importés. mais bon marché et disponibles. l'utilisation des emballages feuilles est une alternative à l'utilisation des matières plastiques et autres substances non biodégradables. excepté pour produire des emballages. Ils sont très rarement présentables et ne peuvent pas. à terme. Leur production est une source de revenus non négligeable pour beaucoup de gens et pourrait permettre d'économiser des devises. pour plusieurs raisons : la pression démographique. Faculté des sciences agronomiques. Malgré tout. I Joseph Hounhouigan N Contact : Cerna. les revendeurs et les transporteurs. où de petites industries de production d'emballages moulés à base de matières végétales se développent pour satisfaire les besoins des vendeurs d'aliments de rue. Dans l'activité de vente d'emballages feuilles sur les marchés et les points de ventes des grands centres urbains des trois départements du Sud-Bénin. Fax: 229 31 35 59. à savoir informer le consommateur et faire la publicité du produit qu'ils contiennent. Ces pratiques risquent de faire disparaître toute l'activité économique autour de ces emballages feuilles et de se répercuter. ces emballages deviennent rares et chers sur les marchés. désormais appelé gobli lorsqu'il est emballé sous plastique. aussi bien du point de vue économique qu'écologique.org Pâte de manioc Chikwangue. : 229 33 26 98. ces limites sont acceptables. Elle est une alternative aux emballages synthétiques. sur la sécurité alimentaire de ces populations. Burkina Faso. une demande plus forte que l'offre et la déforestation. assurer les autres fonctions reconnues aux emballages modernes. sans compter les vendeurs ambulants et ceux exerçant l'activité dans les zones rurales.environnement femmes pour qui cette activité constitue la principale source de revenus. Congo. Brazzaville. décembre 2000 41 Savons à base de karité.bj. Cependant. en l'état. Une activité rémunératrice en perte de vitesse La filière des emballages feuilles mobilise plusieurs personnes qu'on peut regrouper en trois catégories d'acteurs : les producteurs ou cueilleurs d'emballages feuilles. La majorité sont des Bulletin du réseau TPA. les emballages feuilles ne sont pas considérés comme cruciaux dans les programmes de développement. Mais les emballages feuilles présentent aussi des inconvénients : les feuilles ne sont pas disponibles toute l’année et elles se conservent difficilement au-delà de dix jours. 01 BP 526. Email : hounjos@syfed. Ils sont perméables et ne garantissent pas toujours l'intégrité du produit emballé. Par conséquent. Tél. Cotonou. Danièle Ribier. ou pour cuire le ablo. et fortement concurrencés par les emballages synthétiques de qualité médiocre. l'utilisation de ces feuilles régresse dans les zones urbanisées. Certains reprochent aux emballages naturels de ne pas remplir toutes les conditions d’hygiène nécessaires. Le Bénin pourrait s'inspirer des innovations introduites dans ce domaine en Inde ou au Pakistan. Cette tendance aura pour conséquence la recrudescence de l'utilisation des plastiques pour emballer l'akassa. Au niveau écologique.refer. Bénin. coup d'avantages. Les plantes dont les feuilles servent d'emballages poussent pour la plupart dans des zones marécageuses pour lesquelles on note de plus en plus un intérêt marqué. .

net Analyses physico-chimiques et micro-biologiques des produits alimentaires. Analyses organiques. Antananarivo 101. Assistance à la mise en place d'outils qualité.org Site web : http://www. PPDEA Promexa. rue 124. Fiadanana. Tél.Adresses utiles Congo Agricongo. Email: chemonics@spider. Fax : 223 22 24 33. Tél. LPO. Institut pasteur BP 1274. Analyses. Contrôle de la qualité des produits. Ghana standards board. Institute of Industrial Research PO Box M 32. Appui technique aux entreprises. en contrôle de qualité. Ministère de la Recherche scientifique 39 rue Rasamimanana. GSB.org Analyse de produits (viande. Km 17 route nationale 1. Fax : 225 20 32 87 36. Marketing. Tél.toolnet. Antananarivo 101. : 223 24 33 44. Centre de ressources de Kombé. Abidjan. Tél. Analyses. Lycée professionnel d'Odiénné BP 638. Km 8.guinee-pcpea. Analyses de produits alimentaires. Laboratoire central d'analyse et de contrôle des aliments.cg Appui-conseil. Fax : 224 41 12 97. Projet cadre de promotion des exportations agricoles BP 583. PO Box 151. LCV. marketing. Fax : 223 24 98 09. Département Recherche sur la transformation des produits agricoles BP 14574. : 233 777 330 / 761 209 / 777 646. Promotion des exportations agricoles non traditionnelles 16 BP 266. Laboratoire national de la santé BP 232. : 233 22 204 243. Tél. Fax : 22 204 374. Fax : 224 45 20 47. Analyses physico-chimiques et microbiologiques de produits alimentaires. Fax : 21 777 647 / 21 772 033. Tél. Tél. Ghana regional appropriate technology industrial service Opposite Cocoa processing company. Innovation. Institut Pasteur 01 BP 490 Abidjan. Laboratoire central vétérinaire BP 2295. Analyse de produits alimentaires. Centre national de recherches sur l'environnement. Brazzaville. lait. Contrôle de conformité et suivi de produits. Fax : 261 1 240 75. Bamako. Résidence Nabil. Tél. Bamako. Centre agro-entreprise BP 34. minérales. 42 Bulletin du réseau TPA. de composition.mg Documentation. Tél. Tél. : 233 21 775 202 / 552 144 Amélioration de la qualité. Email : Fridan@ghana. Korofina Nord. Laboratoire national d'essais de qualité de métrologie et d'analyses Boulevard de la Paix. Bactériologie alimentaire. Food research institute 4th Rangoon Close.ci Appui-conseil aux entreprises. Fax : 225 45 76 23. Fax : 225 22 71 17. INRA. Conseil en entreprise. recherche d'emballages adaptés. Ministry of Trade and Industry PO Box MB 245. : 225 44 33 46 / 44 91 00. Tél.net. : 212 7 77 26 39 / 18. Ghana FRI. Abidjan 16./Fax : 225 07 80 02 03 / 80 00 64.toolnet.com Recherche appliquées sur la conservation des aliments. Laboratoire agréé pour les contrôles de produits destinés à l'exportation. PO Box M 20. : 223 22 39 14. Email : gratis@ghana. Accra. Madagascar CITE. Accra. Contrôle des différents produits alimentaires. Email: pcpea@mirinet. appui-conseil. Centre d'information technique et économique BP 74. Lanema. Fax : 225 22 34 51. Rue Samuel Rahamefy. Tél. Fax : 233 21 77 60 92. Mise au point de technologies de transformation et de conservation des produits alimentaires.htm LNS. Rue du Commerce. Mali CAE.co. Odiénné. Fax : 242 81 03 34. Côte d’Ivoire Lanada. Bamako. : 224 41 14 61. Fax : 212 7 77 00 49. Email : dglcv@datatech. Laboratoire agréé pour les contrôles de produits destinés à l'exportation. : 225 22 58 38 / 22 58 39 / 22 58 42. Rabat. Tél. Tema. Tél.com Appui-conseil aux entreprises. PCPEA. Tél.com/ français/index. Email : dne-parc@eti-bull. Avenue de la Victoire. Projet de promotion et de diversification des exportations agricoles. Gratis. Email : lanada@globeaccess.agromali. Bamako. : 225 20 21 12 38 / 21 08 74 / 21 06 58. Tél. Laboratoire alimentaire BP 1098. Institut national de la recherche agronomique BP 415. Contrôle de la qualité des aliments. : 223 24 11 09 / 24 11 10. : 261 20 22 253 86 / 22 630 71 Fax : 261 20 22 336 69. fruits et légumes transformés). Email : agribzb@congonet. Tél. : 225 20 32 99 63. : 224 45 30 50. Tél. Amélioration de la qualité. Ambatonakanga. : 223 22 47 70. Accra. Hygiène alimentaire.gn Site web : Http://www. Conakry. Antananarivo 101. Email : cite@ird. Fax : 261 2 284 04. décembre 2000 . Fax : 223 23 22 81. Josif Broz Tito Avenue. Fax : 223 24 11 09. Analyses microbiologiques.com Appui-conseil aux entreprises. Route de Koulikoro. Laboratoire national d'appui au développement agricole 04 BP 612. Guinée Laboratoire central de diagnostic vétérinaire BP 559. amélioration de la qualité. Formation en transformation des produits agricoles. : 242 81 03 34. Tél. BP V 174 Abidjan. Maroc Département technologies alimentaires. Tél.net Analyses de produits alimentaires. : 233 21 50 15 03. Conakry. : 261 20 22 239 62 / 339 85. Marketing. : 261 2 264 92 / 401 64 / 401 65 / 415 34. Contrôle qualité. Analyses des produits alimentaires. marketing. Email : promexa@africaonline.

Dakar Hann. : 33 (0)1 44 97 32 00. Km 9. Analyses. Fax : 221 832 82 95. décembre 2000 43 . 3 rue Blanc. Ilot O N° 146. Sénégal Enda-Graf/PPCL BP 13069. Lomé. Packtec Cité El Khadhra. Fax : 228 25 15 59. Fax : 33 (0)1 40 73 39 79. Informations et conseils dans le domaine des emballages. Guide sur les exigences de l'Union européenne relatives à l'étiquetage et à l'emballage des aliments Guide très détaillé sur les aspects légaux ou pratiques de l'étiquetage . Tél.ca/public/htmldocs/f1429. Email : Tenmiya@toptechnology. : 221 832 00 70. Tél.Adresses utiles Laboratoire d'essai sur les emballages à Casablanca ITA. Dakar.apc. École inter-États des sciences et médecines vétérinaires BP 5077. Tél.htm ISN. : 235 52 74 75 / 52 74 76.enda. auprès des services de l'Ambassade de France dans chaque pays. Hygiène. : 216 (1) 772 755. BP El Khadhra. : 221 822 44 75. Nouakchott. INRAN BP 429. 75783 Paris Cedex 16. École supérieure polytechnique. de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) 59 boulevard Vincent Auriol. France. Analyses microbiologiques. 1003 Tunis. Tchad LRZV. Centre français du commerce extérieur Direction des Produits agroalimentaires. 10 Avenue d'Iéna. Email: ita@telecom-plus. Email: nayessou@ucad. Centre technique de l'agroalimentaire Conseil aux entreprises. Laboratoire de recherches vétérinaires et zootechniques de Farcha BP 433. Analyses de produits alimentaires. ce guide se révèle très utile pour tous ceux qui veulent exporter vers l’Europe. Fax : 222 25 39 97. Tél.sn . physico-chimiques. Tél. Contrôles de la qualité des produits alimentaires (aspects chimique. Fax : 216 (1) 772 681.tg Laboratoires de physico-chimie. graf@endadak. Département de chimie BP 5026. Tél. Tél. À consulter également Togo DNTA ITRA. Email : fabre@pasteur. Université Cheikh Anta Diop BP 5085. Secrétariat français du Codex Alimentarius Direction générale de la Concurrence. Institut de technologie alimentaire BP 2765. Tél.gn.sn Analyses microbiologiques. Fax : 235 52 74 76. Contrôle de qualité des produits. Où s’informer sur la réglementation en matière d’emballages avant d'exporter vers la France ou l’Europe Tenmiya BP 757 .mr Conseil en matière de choix d'emballages. Fax : 221 839 92 10 / 822 70 52.org Site web : http://www. Dakar. Email : itra@cafe. avenue Pasteur. Laboratoire d'analyses et d'essais. Contrôles et analyses des produits alimentaires. : 221 827 20 25. EISMV. Email : cimdet@toptechnology. Route des Pères Maristes. LAE. : 33 (0)1 40 73 30 00 / 40 73 38 04. 36. Fax : 221 822 55 94. N'Djamena. Formations. Email: graf@enda. microbiologique et phytosanitaire). contrôles. Institut Pasteur BP 220. Fax : 222 25 96 50. Conseils en qualité industrielle.sn Conseils sur le choix des emballages alimentaires.sn/graf Appui-conseil. Institut sénégalais de normalisation BP 4017. Niger Laboratoire de technologie alimentaire. Fax : 221 825 42 83. Information sur les normes. CFCE. Bulletin du réseau TPA.mr Conseil en matière de choix d'emballages.fr Postes d'expansion économique. Tél. Tél. Tél. Dakar Hann./Fax : 222 29 28 82 / 25 87 38. : 222 25 19 01. Dakar Grand-Yoff. sensorielles.sn Analyses. Centre technique de l'emballage et du conditionnement de Tunis. : 221 834 33 54 / 834 04 45. Institut supérieur scientifique. Dakar. Division nutrition et technologie alimentaire. 75703 Paris Cedex 13. : 228 25 41 18 / 25 21 48. Tunisie CTAA. Etabli par le Service d'exportation du Canada destiné aux exportateurs canadiens. http://sea. : 221 825 08 94. Analyse de la qualité des produits animaux. Email: media_agroalimentair@cfce. Route du Centenaire. Fax : 221 827 32 15. Mauritanie Cimdet. Tél. Nouakchott. Tél. Fax : 33 (0)1 44 97 30 43.agr. : 222 25 13 82. : 221 839 92 01 / 8396 92 02 / 839 92 34. Fax : 221 824 37 11. mycotoxicologie et microbiologie. Institut togolais de recherche agronomique BP 1242 et BP 1163. Rue Alain Savary. Tél. Laboratoire HIDAOA. France. Niamey. chimiques. Centre d'information mauritanien pour le développement économique et technique BP 2119 Nouakchott.

24. 35. en collaboration avec le réseau Femmes et développement. La fabrication du beurre de karité : quelles technologies pour les femmes ? ! marketing Étiquetage des produits : attirer et informer le consommateur Difficultés et risques de partager une marque commune Commercialisation sous une marque commune au Burkina La petite histoire d’une étiquette au Sénégal ! ! Réglementation. Produire du vinaigre. Des « bros » à base de céréales locales. Pourquoi emballer ? Les différents types d’emballages. décembre 1990. coût Comme le produit. 38. adresses utiles ! n° Appui-conseil sur les produits alimentaires et/ou les emballages. 11. Financer les activités et les projets : du crédit à l’accompagnement de projets. Produits de cueillette au Sénégal. (et pages 42. Gamme au karité de l’Occitane. décembre 1995. L’emballage des produits secs. Le lait et les produits laitiers. une affaire des femmes. Mettre au point son produit. Choix technologiques. Les emballages alimentaires (1). La promotion des céréales africaines. La production d’emballages en Côte-d’Ivoire. Le CCI. Mécanisation de la fabrication d’huile de palme au Bénin. qualité et contrôle des emballages ! environnement Les plastiques de recyclent Pollution. ! n° 5. juillet 1995. compte rendu du séminaire de Ouagadougou. recyclage ou rénovation Recyclage du plastique au Cameroun : un projet innovant Matières végétales au Bénin : un potentiel d’emballages biodégradables n° spécial. 43) 3. Le Fade : un fonds d’appui direct aux entreprises. L'association Max Havelaar. ! n° 9. ! ! Photo de couverture : Produits transformés du Bénin. 32. Échanger les savoir-faire. Emballer pour vendre. n° 12. mai 1998. Le séchage solaire au Burkina Faso. Exporter vers l’Europe. FAO : un plan d’action pour l’intégration des femmes dans le développement. Exporter des produits biologiques. au Cameroun : un programme d’appui aux micro-entreprises. organiser sa production. Les Critt. Matériel reconditionné. La promotion des produits agricoles non traditionnels. octobre 1993. Le coton glandless. 18. Production de chickwangue au Congo. l’emballage a un prix Coût des sachets en polyéthylène : éléments de calcul conditionnement La mise sous emballage : une étape où l’hygiène est primordiale Parcours d’une industrie au Burkina Faso : La Savana n° 10.DANS CE NUMÉRO 2. n° 16. décembre 1996. ! n° 7. L'analyse du marché et la promotion des produits. avril 1992. Huile de neem. Fournisseurs et importateurs d’emballages par pays et par type d’emballage. Formation. mars 1999. Boissons fraiches traditionnelles. n° 15. Protéines végétales. ! Dossier : Les emballages alimentaires 5. novembre 1997. 10. ! n° 6. appui technique et suivi-conseil : des aides à la réussite. juillet 1991. un outil de communication. 27. La transformation des oléagineux (1). Un fabricant de jus de fruit au Bénin. Arbres africains et cosmétiques. septembre 1994. Le Centre pour le développement industriel. Les ligneux des zones sèches d’Afrique. 21. mai 1997. Caractéristiques d’une bonne farine infantile. Des emballages « made in Sénégal ». août 1992. Les farines infantiles. élimination. ! n° 4. 30. Christiane Dardé. Analyse et contrôle des produits alimentaires. 39. garantir la qualité. n° 11. Épices et condiments pour sauces. La transformation des produits agricoles. n° 13. La marque. Production de cosmétiques locaux. réglementation . Mali : moulin à grain motorisé. 28. La commercialisation des fruits tropicaux. La transformation des oléagineux (2). Choisir ses circuits de distribution et assurer la promotion. Les programmes d’appui aux entreprises. Les indispensables études de marché. Le séchage des produits alimentaires à haute teneur en eau. Le Pame. Des pistes pour financer un projet. Les laitières Fulani au Nigeria. Emballer des confitures au milieu de l’Afrique 7. La qualité des produits. L'amidon aigre de manioc. février 1993. ! n° spécial. Chercheurs et fabricants : liste d’adresses.