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Presse et journalisme

(Cours 2) Les stéréotypes : -réduction caricature. Les stéréotypes de journaliste ne montrent alors que des facettes du métiers (ex : le présentateur de JT est la représentation principale du journaliste dans l'esprit du public,...) - une manière mentale de nous représenter le monde, le rendre inéligible. Les stéréotypes ne sont pas toujours une mauvaise chose. Le journaliste est au plus souvent local, il interroge les gens dans la rue. Les journalistes d'élites sont eux plus proches des grosses figures économiques et politique (parfois littéraires). Figures mythiques du journalisme Woodword et Bernstern : Ils ont pu prouver l'affaire du Watergate Nixon avait faire des écoutes des démocrates. Watergate est le nom de l'immeuble dans lequel se trouvait le parti démocrate, plombiers (gens qui pausent des micros) du watergate Film les hommes du président. • 1972 : cambriolage du watergate • longue enquète journalistique • enquête sénatoriale • 1974 : démission du président des etats-unis Richard nixon. La presse dans son role démocratique politique habituel obtient la démission du président l'homme le plus puissant du monde au bout de leur enquête journalistique. Ils sont la figure type du chien de garde de la démocratie, contrôle des pouvoir (législatif, exécutif et judiciaire) Cependant la raison exacte pour laquelle Nixon a été amené (contraint) a démissionner n'est pas cette affaire c'est plutôt le fait qu'il avait menti (le péché politique mortel, suprême) Culture très protestante dans laquelle le péché ultime c'est le mensonge. Toutes les conversations du bureau oval de la maison blanche sont enregistrées. On se rend compte dans les discussions de nixon qu'il ne colle pas a son personnage public. Il est vulgaire, grossier. Il ne voulait pas donner les bandes et a dit qu'il n'avait jamais parler de ca -> mensonge Gorge profonde ( Deep throat) Mark Felt : source de Woodword et Bernstein. Agent de la CIA qui avant son décès a révélé qu'il était gorge profonde. Il était jusqu'alors couvert par le secret de sources, outil essentiel pour pouvoir aller chercher des informations. Il était a la CIA il loupe une nomination et n'est pas nommé directeur -> il se venge alors en balançant les informations sur nixon. W et B ont fait du journalisme de révélation (quelqu'un vient leur donner une information) et d'investigation (aller chercher l'info soit même). Ces deux termes sont souvent confondus.

A-t-on encore besoin des journalistes? , Eric Scherer On est en plein moment de crise du journalisme <- crise publicitaire <- économique Surtout changements technologiques, donne l'impression que l'info est gratuite. (Google) Secteur économique lui est rentable sur internet. Marché de niches, informations importantes qui valent de l'argent. Pure player : média d'info qui n'existe que sur le net. (Huftington post) Le monde prévoit de faire un accord avec Huftington Post qui a une meilleur couverture. Plusieurs titres français prévoient d'abandonner la version papier de leur journal. Mais plutôt qu'une crise il peut juste s'agir d'un basculement du journalisme. Le journalisme est en perpétuelle invention car l'identité journalistique n'est jamais établie. Principe de liberté d'expression des opinion est commun appartient à tout le monde, donc théoriquement tout le monde peut faire du journalisme. Vidéos : 1. Reportage sur le métier de journalisme : Diversité de pratiques, différence de stratégie rédactionnelle. Différence de point de vue sur un même sujet (ici la rentré des classes) 2. Film « Les hommes du président » Représentations du journalisme : Figure du chien de garde de la démocratie, a un très large accès au sources. Il fouine coince l'avocat lui pose des questions auquel il est obligé de répondre. Il note, prend l'orthographe exacte des noms. Woodword : Stéréotype du journaliste craquant qui a du charme. Il entend tout, comprend tout. A fond dans son métier, il « dors » dans son bloc note L'autre personnage (Bernstein) c'est l'autre face, le journaliste pas très sérieux. La stéréotypie est entretenue par la fiction. Hunter S. Thompson Auteur de Las Vegas Parano. Figure par exellence (inventeur et presque le seul représentant) du journalisme gonzo. S'inscrit en dehors de toutes les règles traditionnelles. Il travaille aussi sur l'affaire du Watergate, traite nixon de maquereaux, de fasciste, d'incapable. (Gonzo : dernier homme qui reste debout a la fin d'une beuverie. ) Thompson dit que le journalisme objectivant est tjs une tromperie. Le journalisme vous fait croire qu'il vous rapporte le réel de manière objective alors qu'il a toujours un regard sur les autres, c'est une tromperie. Il trouve qu'il est plus honnête d'afficher le fait qu'on est dans la subjectivité totale (voir sous influence de l'alcool, de la drogue) que de faire croire qu'on est objectif. L'objectivité est-elle possible? La neutralité (l'honnêteté) peut l'être, mais pas l'objectivité. Le journalisme n'est pas une sciences exacte. L'objectivité peut exister quand a la pure méthode. Mais il n'y a pas que la méthode il y a aussi un regard, un style d'écriture (il est impossible de ne pas être présent dans son texte) (Lien avec : Umberto Ecco, Roland Bart Un texte littéraire est une oeuvre ouverte, tout le monde ne lit pas un texte de la même façon. Nous coconstruisons un texte.)

Plutôt que de faire un journalisme qui pousse a la passivité des gens, qui ne laisse pas réfléchir, Thompson veut donner un regard sur ce monde complexe. Livre : Hell's Angels (Hunter S. Thompson) Trop intégré dans la bande des Hell's Angels il n'a plus de recul par rapport à eux. Il utilise les techniques de fiction dans son journalisme, il veut maintenir le sens intellectuel et critique en éveil. James Carey (1989) Sociologue du journalisme americain qui dit qu'il y a deux pôles dans la pratique (ce que les journalistes font, la manière dont on se représente la pratique journalistique) journalistique : la méthode et la culture. • La méthode : conception, classique. Rôle journalistique de compte rendu du réel pour le public. Vision fonctionnaliste. • La culture : s'oppose au modèle fonctionnaliste de transmission du réel du journaliste au public. Rapports complexes avec le public. (Fonctionnalisme : modèle de la seringue hypodermique, le public est passif, on balance un message a un public qui est indifférencié et qui agit en fonction du message passé. ) Mais la communication c'est plus complexe que ca, il y a de l'interaction. Méthode Les questions que suscite ce cadre portent sur la fiabilité des méthodes, mais aussi sur l'indépendance du journaliste, contre les pressions du public. Culture • On se situe dans l'interaction et non dans une conception d'un public global, amorphe. • Les enjeux sociaux et politiques qui dominent : pratiques collectives des médias et leurs sens. • Ce n'est plus la question de l'objectivité qui domine, mais celle des responsabilités sociales et politiques des journalistes.

Géraldine Muhlmann La culture journalistique francophone est davantage influencée par une seule de ces conceptions : la méthode. L'idée que les contenus médiatiques et en particulier journalistiques sont des formes culturelles, qui s'inscrivent dans un certain état de la culture démocratique tout en contribuant à son évolution, a du mal à s'imposer chez nous. Une réduction : Le journalisme est moins volontiers penser comme une ensemble de contenus – discours, récits, images – qui posent le problème des interactions complexes qu'ils entretiennent avec la culture du public, que comme une pratique déterminée avant tout par un milieu professionnel circonscrit, avec

ses caractéristiques économiques et comportementales. ( // Bourdieu) Le journalisme est considéré comme a part du monde. Causes : • Un certain mépris académique pour la pratique journalistique (y compris en sciences sociales). • Une figure du journaliste en France, qui a historiquement du mal à s'installer dans un réel espace de contre-pouvoir, autonome et inventif en matière d'écriture et d'enquête, et ainsi à faire vivre pleinement un « public » face au pouvoir. Il y a une tradition très française d'un manque d'indépendance des journalistes. (// Richelieux finançait la presse) (il a fallut attendre Charles de gaule pour supprimer le ministre de l'information) Pas de journalisme participatif (Rue 89) Pourquoi c'est comme ca en France? Pour entrer dans une école de journalisme, il examen d'entrée très sciences politiques. Cela crée des journalistes très formatés, pas très diversifiés. Poelidser : Entrepreneur de presse, il représente les heures de gloire du journalisme au états unis. Ouvre une école de journalisme prestigieuse au Etats Unis. L'arrivée du journalisme dans le cursus universitaire est très jeune. • Il est certain que, comme bien d'autres activités, le journalisme constitue un « champ » au sens de Bourdieu, dans lequel prévalent des stratégies, ce qui influe sur les contenus. Logique de champ de Bourdieu, ensemble professionnel qui a une certaine autonomie par rapport au monde professionnel qui a ses règles propres,tous les champs interagissent. • Cela, pourtant, n'épuise pas toutes les questions que posent les pratiques journalistiques : – Quel lien s'établit entre un journaliste et son public? – Quel rôle se donne le journaliste? – Que présuppose-t-il de la curiosité de ceux auxquels il s'adresse et comment intègre-t-il cette anticipation plus ou moins consciente à ses jugements professionnels, à ses choix, à ses priorités?

Le rapport au réel
Nellie Bly Pseudonyme , ce qui était courent dans le journalisme jusqu'à il n'y a pas si longtemps. Elizabeth Jane Cochran (1864 -1922) Considérée comme précurseur (avec Joseph Pulitzer) du journalisme d'investigation, journalisme d'immersion (rentrer dans un milieu qu'on ne connait pas pour pouvoir en parler, s'immerger dans une réalité pour faire une enquête) Photo : pur marketing de presse (éditorial, comment peut-on au mieux vendre son information). Teasing, on dirait qu'elle va se lancer dans l'aventure, on a envi de savoir la suite. Tenue de sport de l'époque, d'aventurière inspiré de Phileas Fogg. Elle voulait battre son record du tour du monde en 80 jours (alors que ce n'est qu'un personnage de fiction)

Stunt girl (cascadeuse) ou le « coup de force » (cascades journalistiques)
• Une lettre féministe au Pittsburgh Dispatch contre une rubrique sexiste.

• De la rubrique féminine au New York World de Pulitzer Pulitzer lui propose son premier fait d'arme journalistique « Ten days in a madhouse » • Blackwell's Island : « Ten days in a madhouse » Reportage qu'elle met en place avec Pulitzer car elle a entendu dire que dans une hôpital psychiatrique de femme elle étaient particulièrement mal traitées. Journalisme d'immersion, elle se fait passer pour folle. Elle reste 10 jours où elle partage la vie des fous et voie le système des asiles. Le pouvoir politique va être obligé de dégager un budget d'un million de dollars pour réformer l'hôpital. -> Journalisme dans sa figure héroïque. Mais la version historique est différente, lorsque Pulitzer envoie Nelly Bly dans l'hôpital le pouvoir politique est déjà au courent et le projet de débloquer des fonds était déjà prévu. Le but était de la mettre en scène, en faire un héros, montrer le journalisme sous sa figure héroïque. • • Un million de dollars débloqué? • Texte en anglais Rechercher la vérité, la rapporter le plus honnêtement possible. -> Ce n'est déjà pas honnête vu la version historique. 10 jours c'est peu, ils ne donnent pas la parole aux infirmières a la direction, caricaturés, diabolisés. Journalisme déloyale, ce n'est pas une démarche journalistique honnête. Ce fonctionnement va être repris et donne lieu au Journalisme d'exposition, de révélation. Exposure Journalisme (Aspect commercial) • Exposer le caché • Les « sob sister » (les pleurnicheuses) : Winifred Black s'évanouissant en rue pour pénétrer un hôpital de San Francisco. Copie les méthodes de Nelly Bly. • Elle devient Anne Laurie pour William Randolph Hearst (New-York Journal) contre Joseph Pulitzer (The New York World) car la presse de masse c'est une industrie, la signature de W.B vaut de l'argent (valeur de marque) elle fait donc monter les enchères pour passer chez Hearst. (valeur de marque d'un journalisme : capitale confiance que lui accorde le publique. ) (// école de Francfort, reproduction de système qui marchent, font de l'argent)

Les débuts de l'investigation
• Les stunt girls inspireront les muckrackers (les fouilles merde) de la « yellow press* » (presse populaire) , du début du XXème siècle. (// presse poeple actuelle) * Vient du Yellow Kid, personnage de bande dessinée • Un journalisme témoin // des lieux obscurs. Lieux cachés • Bly et le conflit simple : nous >< le caché (les méchants), le modèle du « journalisme ambassadeur » : « ces femmes malheureuses qui ont vécu et souffert avec moi et qui, j'en suis convaincue, sont aussi saines d'esprit que je le suis maintenant ». • Qui sont « les autres »? : le « Eux » global. Quelques exceptions : le journalisme juge. Elle dit : Regardez les méchante infirmières, je vous montre ces gentille folles. Montre un monde

simplisme les bon >< les méchants, simplification à outrance. Réduction du monde a quelques traits narratifs, plutôt que raconter le monde dans sa complexité. Simplification donc pas de place pour le lecteur dans l'article, pas d'espace d'interprétation. ( // Roland Barth, considère que dans un texte il y a des espaces d'interprétation) Un journalisme qui présente la complexité du monde laisse des espaces d'interprétation.

L'oeil contre la voix
• New York Sun : « It shines for all » Il brille pour tous, le journal qui va vous éclairer sur le monde, objectivité. • Herald de Bennett : « (Un journal c'est le) daguerrérotype quotidien du coeur de l'âme de la république idéale » J'ai vu pour vous Avant le Daguérrotype (utilisé pour la première foie dans guerre de sécession et guerre de crimay ) on montrait un bel aspect de la guerre. Avec le Dag on montre des photos de cadavres... réalité.

Un journalisme superficiel
• Nelly Bly : Battre Phileas Fogg (1890) • 72 jours, 6 heures, 11 minutes et 14 secondes. (// sport : tour de France est à l'origine un événement créé par et pour les journalistes. On invente un évènement qui correspond à la forme médiatique, ici quotidien, tous les jours un vainqueur) Ici tous les jours une aventure de Nelly Bly à raconter dans le journal. Marketing de presse.

Séverine (Caroline Rémy)
1855 -1929 Journaliste Française. La polémique, genre journalistique qui consiste a se battre entre journaux, entre tribunes de presse avec des arguments qui ne sont pas rationnels. Séverine se répond à elle même, polémique avec elle même. Vie politique intense et vie personnelle très libre. Une de figures de proue du féminisme à l'époque.

Une figure féministe et anarchiste
• Divorcée, défend l'avortement • Rencontre Jules Vallès (grande figure de gauche anarchiste, communarde) à Bruxelles* en 1979. Elle devient sa secrétaire. * car la belgique se caractérise par une grande liberté à l'époque, grande liberté d'expression. Bruxelles est un carrefour culturel et politique de l'époque. • Son futur mari, Adrien Guebhard, finance la relance du Cri du Peuple (un des organes de presse très important de la gauche française de l'époque, révolutionnaire) qu'elle dirigera à la mort de Vallès.

Paradoxe : Révolutionnaires bourgeois.

Lettre à Vallès
Paradoxe : • Une femme féministe qui « se meurt d'être une femme », signe parfois avec un nom masculin. Se revendique féministe mais fait un complexe par rapport aux hommes. • Se dit de gauche mais fait partie de la bourgeoisie et a un regard surplombant sur le peuple.

Séverin / Séverine
• Sa rubrique : « les idées d'une Parisienne » • Une légende journalistique, la première femme à vivre de ses chroniques... • « Ma pensée demeurait indécise, mon jugement demeure incertain » Montre sa subjectivité (je ne suis pas infaillible, mon opinion peut varier) • Dans Le Cri, dans un reportage de terrain, elle imagine l'épouvante des 20à victimes de l'incendie de l'Opéra comique. Elle en propose un vision très subjective, elle réinvente dans son texte le drame (journalisme narratif) Journalisme très subjectif • 1889, coup de grison à Saint-Etienne : reportage dans la mine. Même technique journalistique. • Le journal : reportage en immersion sur la grève des casseuses de sucre de la rue de Flandre Dans ce texte elle montre son positionnement politique. Réussit à faire une distinction politique entre la foule (négatif pour elle, masse dangereuse) et le peuple (grévistes, mineurs,...). Fait du journalisme d'immesion parmis les casseuse de sucre mais raconte avec un regard assez condescendant, surplombant (paradoxal pour quelqu'un qui se dit de gauche). • Collaboration durant deux ans à La Libre Parole de Drumont (droite), journal antisémite. Figure de juif : bourgeois profiteur. • Adhésion des milieux anarchistes, volontiers judéopobes : « le juif » assimilé au bourgeois. • « A la femme (misogyne) , même la plus admirablement douée, il manquera toujours pour comprendre antisémitisme, la connaissance du côté scientifique et ethnique de la question » (Drumont) Approche de la race comme une espèce de discipline scientifique (// nazisme) • « La petite soeur des riches » (Jacques de Saint-Cère, journaliste). Ton polémique (Polémiste ajd : Eric Zémour)

Rencontre de Marguerite Durand* : La Fronde
*crée une rédaction uniquement constituée de femmes • La « Muse de boulangisme (mouvement populiste de gauche)». Son mari était député et propriétaire de La Presse. • Envoyée par Le Figaro au Congrès féministe international, elle décide, en 1897, de lancer son journal en vendant son collier de perles : une rédaction uniquement féminine. Geste de grande bourgeoise encore une fois. • En pleine affaire Dreyfus (officier français Alsacien et juif manipulé et envoyé au bagne), La Fronde reproduite le « J'accuse » de Zola. Risque de poursuites comme Clémenceau à L'Aurore.

• 1898 : Séverine couvre le procès de Zola (pour son texte j'accuse) pour La Fronde et Le Petit Bleu (télégramme, couleur du papier-> idée de technologie) en Belgique. Séverine se retrouve en couverture du procès Zola. Gravure Séverine suit le procès Dreyfus (elle est de son côté) gauche dessinateur de presse, à droite garde du corps (car elle risquait de se prendre un balle) La dame blanche, on lui reproche son caractère, son attitude de grande bourgeoise. Histoire d'un brave et honnête officier alsacien. Image d'Epinal (gravure couleur fabriquées à l'Epinal en France qui servent à raconter l'histoire de France et l'actualité) 4 personnalités intellectuel avec leurs livre (de gauche) à la main, qui jurent sur fond de soleil levant qu'ils vont combattre pour réparer l'erreur judiciaire faite à Dreyfus. Planche Dreyfus accusé à la place de la taupe (officier français). Bon coupable : Alsacien, accent allemand, juif. Il est condamné, dégradé, on brise son sabre et sa femme va remuer ciel et terre pour prouver son innocence, contact Zola et obtient la réhabilitation de Dreyfus. Planche suivante Narration très dreyfusarde, propagande. Planche suivante Texte d'Emile Zola. Le phénomène de presse se fait presque sur un ton de guerre civile. Le cris de paris Terrase parisienne, journaux divers et tous parlent de l'affaire Zola -> affaire médiatique qui devient un fait de société Maître Labori (Avocat de Zola) Le petit journal : Une poster (juste une photo, pas de texte) Maitre Labori se fait tirer dessus dans le bas du dos. Musée des horreurs : Anti-dreyfusard, polémique, maitre Labori caricaturé en âne avec des grandes oreilles. Le numéro s'appelle trou de balle. On tire dans le derrière de l'âne avec un pistolet à bouchon (jouet d'enfant) Jean Jaurès. Musée des Horreurs. Dreyfus caché derrière Jean Jaurèss et qui le manipule comme une marionnette. Jean jaurès en éléphant (pas loin de l'iconographie de la caricature du juif) de plus bouteille « eau du jourdin » Emile Zola Auteur littéraire qui va marquer le journalisme grâce à « j'accuse » mais aussi car il vendait ses papier aux journaux. Naturaliste : rapport au terrain, à la nature. Geste quasi journalistique, observer le réel pour construire sa fiction. --> Journalisme d'immersion, où l'on peut capter l'ambiance, les détails.. Représente bien les billet d'ambiance journalistique, journalisme narratif : faire ressentir avec les sens, une ambiance observée. Caricature : tout petit sur sa pille de bouquin avec une loupe , un petit personnage et une plume Développe un intérêt particulier pour la photo qui permet de reproduire le naturel.

Séverine au procès Dreyfus en 1899 « La Fronde »
• Le « je » : un corps qui ressent l'événement. Subjectivité très sensuelle (de l'ordre des sens) • L'émotion, les sens comme siège de la vérité. C'est vrai parce que je le ressens • Le journalisme du 'Voir » contre les journaliste du « dire » (journalisme de cabinet) : les rhéteurs. • Les sensibilité féminine comme accès à la vérité. Quasiment de l'ordre de l'intuition • Une auto-incarnation du peuple Elle s'auto-proclame représentante du peuple. Traits qui caractérisent une posture journalistique centrée sur le sens, je le vois moi donc c'est vrai.

Contre les rhéteurs
• « Je n'en parle pas comme un rhéteur : j'en parle comme un témoin » • « J'ai vu, j'ai entendu, j'ai employé depuis deux ans, toutes les forces vives de mon être à observer, à écouter, à refléter,... »

La sensibilité
• Incapable en quoi que ce soit de travestir la vérité. Je dis ce que j'ai vu et comment je l'ai vu. Que si un peu de fièvre m'anime, que si un peu de passion vibre sous le vouloir impassible, qu'on ne m'en veuille point. » (>< Nelly Bly ne montrerais jamais cette fragilité, elle va tjs dire « ce que je vous raconte est vrai, sans subjectivit »)

Portrait de Dreyfus
• « citation » En le dévisageant je suis capable de déchiffrer l'énigme. Réabilitation de Dreyfus • « citation » Je vois, je sens la vérité à des détails qui ne sauraient tromper. Signes sensuel comme argumentation de son innocence. • « citation » Je suis sensible et ne fait pas du sensationnel. Ce n'est pas pour vous persuader je le sens comme ca, je le ressent.

« Je » rassemble le peuple
• « citation » Dame patronnesse.

Le combat selon Séverine
• « Eux » contre « Nous » (Comme Nelly Bly) • Journaliste comme acteur au centre (comme N.B.), c'est lui le pivot c'est le témoin ambassadeur, le journaliste est le héros. Au centre du combat contre les autres. • On défend une thèse et le journaliste est au centre, dans un modèle très rassembleur. C'est vrai

parce que j'y crois. Un parti pris et elle le défend bec et ongles. Diff Nelly / Séverine : N : Journaliste héros. J'incarne la réalité bien qu'elle soit fausse mais n'affirme aucun doute, se place en héros spectaculaire S: Journaliste héros. J'incarne la vérité mais de manière subjective. Et elle l'affirme. • Ruellan : « Le professionnalisme du flou », représentation du journalisme au cinéma : Journalisme en perpétuelle recomposition, évolution dans un société. Reflet de débats démocratiques, politiques et d'évolutions technologiques (ex: la photo,...). La notion de profession sociologiquement à des tas de choses, surtout en journalisme ca renvois à des réalités multiples dans l'usage quotidien et actuel, mais aussi dans l'usage historique. Toujours variable. « citation » Dans le journalisme la notion d'engagement personnelle du journalisme est essentielle, personnage très engagé qui délimite lui même les limites de sa profession. Séverine correspond d'une certain façon à cet idéal type du journaliste. Ruellan va montrer que la fiction est un raflais des crises journalistiques de son époque. Le journaliste de la crise des années 80-90? Echec journalistique de kimi Shoara . Moment de crise de doute de l'opinion public vis a vis de ce que les journalistes racontent. « Under fire » , 1983 Représentation iconographique : appareil photo, veste à poche (qui représente le journaliste). Reporter américain qui couvre un conflit. Prit de doute. Si la justice semble plus important que la vérité. Se met en contradiction avec le principe fondamentale du journalisme, rechercher la vérité -> il truque une photo « Salvador » Même chose, pris de doute vis a vis de l'action américaine au Salvador. (// double nature du journalisme, rapporter la vérité mais la presse est une entreprise) • « citation » Le journaliste est rattrapé par le réel, il n'est pas dans un journalisme de très centré à la Nelly Bly, ne prenant pas compte des enjeux politiques. Le journaliste ne peut pas seulement avoir le public en ligne de mire (faire quelque chose qui se vend) , mais de s'immergé dans la réalité et au final avoir des doutes. • « citation » Liberté de la presse (politique -> évolue) , liberté d'entreprendre (technologie -> évolue) L'évolution de la société se reflète dans la fiction. La fiction met en scène de problèmes qui traversent le monde journalistiques.

Le modèle de Séverine, un modèle résurgent? Le modèle Anti dréfusart, dréfusarts se répète avec l'affaire Dutroux. Journalisme de thèse. Ici pendant l'affaire Dutroux. Anti réseaux, pro réseaux Michel Bouffioux : travaillait pour télé-moustique, presse qui au départ n'est qu'une presse de programme TV. Au moment de l'affaire Dutroux, ce support a agrandit son espace actualité. Les révélation de l'enquêtes sont presque toujours à la une. M.B faisait parti de croyant (dans les réseaux pédophiles) René-Philippe Dawant : émissions d'investigation à la RTBF, représentant des plus virulents des non-croyants. Journalisme de pool : équipe de journalistes sur un terrain. Car peu de moyens d'investigation en belgique. Selon les pool qui se sont constitués on pouvait voir une cartographie des pour et des contres. Les journalistes se partagent leurs sources. Réforme de la police qui gardait des infos -> dutroux aurait put être découvert bien plus tôt.

Albert Londres Mythe. Personnalité rebelle. Utilisé de manière stéréotypé. Il récupère dans la représentation du journalisme français, la notion de terrain qu'il n'avait pas à l'origine (vulgaire en France où on pratiquait le journalisme de cabinet). La figure du journalisme grand reporter. A l'origine, petit personnage de province, comptable qui veut être poète, il monte a paris (entrecroisement journalisme et littérature) (Pierre Assouline : auteur de le biographie d'Albert Londres) Un de ses textes les plus célèbres est consacré aux asiles. « flâneur salarié » Précurseur du journalisme sportif, le tour de France (// ajd Antoine Blondin) Méthode ; Il archive, objective ce donc il va parler par la photo pour alimenter son travail d'écriture. Mort trouble, incendie de son bateaux. Il a beaucoup dérangé le gouvernement français, il va vouloir faire son métier envers et contre tout. Il va « porter la plume dans la plaie » un journalisme qui ne doit pas avoir peur de déranger pour raconter la réalité.

• • • « faire le poignet » : chroniqueur, échotier politique. • • Bombardement de Reims : premier fait d'arme journalistique.

Extrait du livre: Journalisme narratif : Multitude de détail, écriture centrée par moment (au JE), narration casi cinématographique (travelling) on se rapproche de la cathédrale. Champs, contre champs comme au cinéma. Reportage au sens moderne du terme construit comme un montage au cinéma. Journaliste ambassadeur

• Il passe à la concurrence -> journaliste indépendant. Image : modernité de la presse de l'époque. Personnaliser le conflit : prendre des personnages phares en opposition iconographiquement. Illustration graphique du champ de bataille : presse graphique. • Clemenceau (// affaire Dréfusse) • Fin de la révolution russe en 1917 et il se rend la bas en 20. Contrairement au journalistes qui font l'apologie de cette révolution, lui il prend de la distance dénonce cette propagande.

• Explique le parcours de Russes blancs, familles (riche) jetée dans l'exile qui se recyclaient dans tous les métiers qu'ils pouvaient trouver. Il raconte de manière narrative. Ecriture au JE, vie privée. Ca dit quelque chose des Russes blancs alors il l'utilise, même si c'est privé. Dans un journalisme très littéraire comme ca la lecteur est obligé de s'impliquer dans ce qui est dit. • Forme narrative de ses reportage. Tiens aussi au format de ses articles, reportages longs. Vendu comme de oeuvres à épisode, dans le journal, puis publié sous forme de livre. (// journalisme narratif contemporain)

J'étais le Sénégalais : colonisation française, tirailleurs sénégalais, ceux que l'on regarde comme des bêtes curieuses en France. J'était en fait moi : inversion de regard. Ecriture littéraire, rythme.

Efficacité politique d'Albert Londres, capacité à faire réagir. Bagne de Cayenne : système pénitentiaire français de l'époque qui a perduré très longtemps. Image traditionnelle d'un bagnard, avec les fer. Cela va secouer l'opinion politique française, il le fait au nom de l'intérêt public, pour changer la société, lui faire comprendre un défaut de fonctionnement.

Le doublage : doublage de la peine. Fond : Dénonciation politique -> « combien de jurés savent cela » juré = tout un chacun. Les jurés ne savent même pas ce qu'ils font. Forme : technique du paradoxe, « le bagne commence à la liberation », « on les nourrit (mal) » « ils sont libres dans leur cage »

(// Primo Lévis, « Si c'est un homme » sur les camps de concentration. Montre comment le système broie l'humanité) « Je fis un pas en arrière » , peur, impressionné. Il explique lui même ce qu'il ressent, il ne se positionne pas en supr héros (comme Nelly Bly). Il montre sa subjectivité et ses limites.

Il obtient la suppression du bagne. -> Force politique.

Biribi : bagne de guerre, suite au passage au conseil de guerre (uniquement pour les militaire). Il archive des informations incontestables pour aboutir à un fond politique.