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LES DYNASTIES CHINOISES (Partie 1

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Avant de détailler les différentes dynasties, il me faut vous expliquer la complexité des noms chinois et notamment ceux des empereurs, affublés de différents patronymes selon les textes, les époques et les circonstances. (cf Jacques Pimpaneau) On distingue ainsi :  Le nom de famille

Dans l’antiquité, seuls les souverains et les nobles portent un nom de famille. Il existe deux sortes de nom : Les noms de tribus ou de clans, XING. Les noms de branches cadettes de ces clans, SHI. Puis à partir des Han il y a des noms de famille pour tout le peuple. Ce nom de famille précède toujours le ou les prénoms. L’ensemble nom de famille - prénom est toujours de trois caractères pour ne pas détruire l’harmonie qui désigne un individu (soit deux caractères pour le nom et un caractère pour le prénom, soit l’inverse).  Les prénoms

Il existe deux prénoms : Le prénom d’enfance, MING, donné par le père à l’âge de 3 mois, et seulement employé par les parents ou les intimes. Le prénom social, ZI, conféré à la cérémonie de la prise de bonnet viril (GUAN LI) pour les garçons à 20 ans, et à celle de l’épingle de tête (JI LI) pour les filles à 15 ans. A l’époque des Printemps et Automnes (722-481 av. JC), le premier caractère du prénom social était souvent, ZI, terme de respect.  Le nom posthume (SHI ou SHIHAO)

Les empereurs, comme les hauts personnages et les nobles reçoivent, après leur mort, un nom posthume, qui peut exprimer la louange, la critique ou la sympathie.  Le nom de temple ancestral (MIAOHAO)

Réservé aux empereurs, ce nom figure sur leur tablette funéraire. Le premier empereur d’une dynastie porte souvent celui de TAIZU, de GAOZU ou encore de SHIZU. Ces successeurs portent celui de TAIZONG ou de SHIZONG. Sous les Han, seuls les empereurs vertueux obtiennent un nom de temple ancestral, et on se réfère à eux en employant leur nom posthume. A partir des Tang, tous les empereurs reçoivent un nom ancestral et passent dans l’histoire sous ce nom.

Par exemple l’empereur Gaozu (Han occidentaux), 206-194 av. JC, porte en réalité le double nom de Taizu Gao Huangdi. Taizu étant son nom de temple ancestral et Gao son nom posthume.  Le surnom respectueux (ZUNHAO)

Sous les Tang commence la coutume de conférer à l’empereur, de son vivant même, un surnom respectueux. Ainsi, l’empereur Xuanzong (713-756) reçoit en 739 le surnom respectueux de Kaiyuan Sheng Wen Shen Wu Huangdi, qui signifie : « empereur sage, lettré, divin et guerrier de l’ère Kaiyuan.  Le ou les noms d’ères (NIANHAO)

A partir de l’empereur Wendi (Han occidentaux), 179-156 av. JC, l’empereur en montant sur le trône choisit un nom d’ère. Il peut en changer au cours de son règne, ceci s’appelle « changer d’origine » (GAIYUAN), ou si l’on veut repartir à zéro pour se débarrasser des mauvaises influences accumulées au cours d’une période de temps. Ainsi l’empereur Wu-Di (140-86 av. JC) change 11 fois de nom d’ère. Par contre les empereurs des deux dernières dynasties des Ming et des Qing ne changent jamais de nom d’ère au cours de leur règne. Ils sont d’ailleurs passés dans l’histoire sous ce nom d’ère et non plus sous leur nom de temple ancestral. Par exemple l’empereur Jiajing (1522-1567) porte en fait comme nom de temple ancestral, Shizong ; et l’empereur Qianlong (1736-1796) celui de Gaozong.  Les noms tabous

I l est interdit d’employer le ou les caractères du prénom d’enfance de l’empereur régnant. Ceci s’appelle « éviter les noms tabous » (BIHUI). Pour cela deux procédés sont employés : - soit on écrit à la place un synonyme - soit on déforme le caractère du prénom. Cette dernière méthode n’est utilisée qu’à partir des Tang. Par exemple : - l’empereur Gaozu (206-194 av. JC), fondateur la dynastie des Han, a comme prénom d’enfance, Bang. On écrit à la place, Guo, qui a aussi le sens de pays. - L’empereur Wendi (179-156 av. JC), a comme prénom d’enfance, Heng. On écrit à la place, Chang, qui signifie aussi « souvent ». - L’empereur Taizong des Tang (627-650), a comme prénom d’enfance, Shimin. On remplace Shi par Dai, qui a aussi le sens de génération et Min (peuple) par Ren (homme), ou bien on déforme l’écriture de Shi. - L’empereur Zhenzong des Song (998-1023), a également comme prénom d’enfance, Heng. Sous son règne on déforme ce caractère en enlevant un trait.

A - Périodes paléolithique et néolithique

Sites paléolithiques

sites néolithiques

- 400.000 à - 500.000, l’homme de Pékin, première trace de l’homme en Chine - 4000 : La culture néolithique de Yangshao, se développe dans la plaine centrale, au Henan, au Shanxi, et au Shaanxi, avant de s’étendre au sud vers le Yangzi Jiang et à l’ouest vers le Gansu et le Qinghai. Son site la plus représentatif est celui du village de Banpo, près de Xi’an dans le Shaanxi.

Maquette du site de Banpo

Maison typique de Banpo - la culture pratiquement contemporaine de Dawenkou, plus à l’est, au Shandong. - 3000 à 4000 : La culture de Longshan, toujours au Shandong, succède à celle de Dawenkou. Elle se caractérise par une poterie très fine, une hiérarchisation sociale poussée et des villages souvent protégés par des enceintes en terre damée.

Epoque des souverains mythiques :
Ces souverains représenteraient en réalité des tribus : la tribu de l’empereur jaune Huangdi la tribu de l’empereur Yan l’ethnie de Jiuli, dirigée par Chiyou

La première guerre entre les Jiuli et l’empereur Yan, se solde par la défaite de Yan. Yan s’allie alors avec Huangdi, et ils écrasent ensemble les Jiuli. Yan rentre à son tour en lutte contre son ex allié, mais est vaincu par Huangdi. Ces trois tribus finissent par se fondre ensemble et partent à la conquête du continent chinois. Ce peuple s’appelle alors Zhuxia, Hua ou Huaxia. L’appellation actuelle de Zhonghua pour la Chine, qui se traduit par Hua du centre, vient de cette époque reculée. Ces premiers chefs d’une confédération de tribus, Huangdi, Yan (Yao), Shun (Shundi), et Yu le grand, sont choisis par consensus. Mais Qi, en succédant à son père Yu le grand, ouvre l’ère du système héréditaire en inaugurant la première dynastie.