au qu’ bre jus go novem ar mb edi 2 E r erc m 0 3h0 1

Rapport Final
Novembre 2011

SOMMAIRE
Avant-propos ..........................................................................................................................................5 Résumé analytique .................................................................................................................................7 Recommandations particulières ..........................................................................................................13 Liste des contributeurs .........................................................................................................................29

Rapport Final

3

4

Rapport Final

AVANT-PROPOS
Le Sommet du G20, qui se déroulera à Cannes, France, les 3 et 4 novembre 2011, intervient à un tournant décisif, alors que l’économie mondiale est à la croisée des chemins. En ces temps difficiles, un leadership plus affirmé et mieux coordonné du G20 s’impose pour relever les défis économiques mondiaux immédiats et à long terme. Une parfaite collaboration entre les entreprises et les gouvernements est également fondamentale en marge du G20 pour que la communauté des entreprises internationale communique sa vision de ce qui fait obstacle aux nouveaux investissements, à la création d’emplois et à la croissance. Il est essentiel que les gouvernements soient à l’écoute des entreprises et travaillent avec elles afin de relancer la croissance languissante et de trouver de nouveaux moteurs de croissance. La Présidence française a chargé le MEDEF, principale organisation patronale française, de réunir des panels de chefs d’entreprise afin de formuler des propositions à l’attention des leaders du G20, et d’organiser le Sommet du B20 en coopération avec d’autres associations de chefs d’entreprise issues de l’ensemble des pays du G20. Le Forum économique mondial et la Chambre de Commerce internationale (CCI) ont également réuni des panels de chefs d’entreprises pour élaborer des recommandations destinées au G20. Le MEDEF, le Forum et la CCI se sont rapprochés et ont rédigé un ensemble intégré de propositions. Au total, quelque 200 dirigeants de petites, moyennes et grandes entreprises du monde entier, ainsi que les représentants de 23 organisations patronales des pays du G20, ont participé à des groupes de travail pour aborder les problématiques les plus urgentes auxquelles est confrontée l’économie mondiale. Le présent document contient le rapport final, synthèse de tous les efforts, qui exprime, de manière intégrée et concise, les principales recommandations formulées par les groupes de travail du B20, du Forum économique mondial et de la Chambre de Commerce internationale. Les participants ont échangé pendant plusieurs mois pour définir un ensemble de mesures concrètes que les leaders du G20 pourraient décider d’adopter à Cannes afin de dynamiser et d’améliorer la croissance de manière durable, équilibrée et au bénéfice de tous les acteurs des marchés. Les groupes de travail ont également fait connaître les engagements concrets des entreprises en faveur d’un programme orienté vers l’action. En tant que voix légitime et représentative des entreprises du monde entier, le B20 est prêt à collaborer avec le G20 afin de mettre en œuvre les mesures et politiques proposées dans ce plan d’action. Les recommandations formulées dans le présent document sont le reflet de l’opinion collective des membres des groupes de travail. Elles ne traduisent en aucun cas la vision institutionnelle du Forum économique mondial ni de la Chambre de Commerce internationale et n’expriment pas nécessairement la position des entreprises des chefs d’entreprises ayant participé à leur rédaction. En ce moment déterminant, il est important que les sociétés commerciale et civile unissent leurs forces à celles des gouvernements pour concevoir et mettre en œuvre des solutions en réponse aux risques étroitement liés et complexes auxquels le monde se trouve confronté. Les chefs d’entreprise du monde entier sont prêts à retrousser leurs manches pour relever le défi.

Rapport Final

5

6

Rapport Final

RÉSUMÉ ANALYTIQUE
L’économie mondiale est à la croisée des chemins. Les Sommets 2011 du G20 et du B20 interviennent à un tournant décisif pour le monde. La croissance mondiale est en perte de vitesse et la confiance des investisseurs s’émousse alors que les conséquences budgétaires et sociales de la crise financière de 2008-2009 sont encore perceptibles dans de nombreux pays. Un leadership plus affirmé et mieux coordonné du G20 s’impose afin d’inverser ces tendances. Plus particulièrement, une coopération plus étroite entre les gouvernements et les autres parties prenantes s’avère incontournable pour 1) adapter la gouvernance mondiale aux nouvelles réalités et restaurer la confiance, 2) débloquer les leviers de la croissance économique, et 3) s’assurer que les bénéfices de la croissance mondiale sont suffisamment partagés pour une croissance durable.

ADAPTER LA GOUVERNANCE MONDIALE AUX NOUVELLES RÉALITÉS ET RESTAURER LA CONFIANCE
Dans un monde toujours plus complexe où tout se recoupe, des systèmes de coopération efficaces sont nécessaires. Cependant, la gouvernance mondiale ainsi que les institutions et systèmes internationaux doivent s’adapter davantage à cette nouvelle réalité : • La mondialisation implique une plus grande transparence de la part des intervenants aussi bien publics que privés. Outre la transparence, une meilleure coordination macroéconomique est de mise pour mobiliser une réponse forte et coordonnée aux défis étroitement liés et sans cesse croissants auxquels les grandes économies sont confrontées sur le plan budgétaire et monétaire. Les leaders du G20 devraient s’engager à aborder la situation économique critique à laquelle ils sont confrontés aujourd’hui avec le même sentiment d’urgence et le même objectif commun qu’exprimé lors des Sommets du G20 de Washington et de Londres, fin 2008 et début 2009. Nous recommandons également que le G20 s’appuie sur la Présidence coréenne et française et améliore la cohérence et la continuité de ses actions en mettant en place un calendrier intégré, pluriannuel, transparent, et en continuant à organiser des consultations avec les parties concernées avant de prendre des décisions. La communauté des entreprises est décidée à y contribuer largement. Il existe plus particulièrement un consensus croissant parmi les chefs d’entreprise pour que la communauté des entreprises exprime son engagement en matière de lutte contre la corruption, de responsabilité sociale d’entreprise, de gouvernance d’entreprise, ainsi que dans d’autres domaines d’importance. • Le G20 devrait s’attacher à renforcer les principales institutions internationales. Ceci nécessite 1) de consolider leur légitimité (par exemple en augmentant le poids des économies émergentes dans le Fonds monétaire international, 2) de s’assurer que leurs décisions sont bien éclairées par le biais de mécanismes de consultation améliorés, notamment avec la communauté des entreprises et les autres parties prenantes, et 3) d’augmenter l’efficacité de ces institutions par des mandats élargis (par exemple : Agence internationale de l’énergie atomique, FMI) et des mécanismes plus stricts pour contrôler la mise en œuvre des décisions prises (par exemple : évaluation par des pairs, rapports d’évaluation indépendants). Plus particulièrement, le FMI devrait être renforcé dans son rôle en matière 1) de gestion de crise et de prêts, 2) d’évolution du marché des capitaux, et 3) de surveillance et de soutien de la coordination des politiques macroéconomiques.

Rapport Final

7

• La communauté des entreprises et le G20 devraient collaborer avec les organismes de réglementation compétents afin d’améliorer les systèmes monétaire et financier internationaux. Outre le renforcement du FMI, il est essentiel que le G20 s’attelle à la construction d’un système monétaire international multipolaire et stable. Le G20 devrait tout d’abord encourager la convertibilité et la flexibilité des monnaies utilisées à des fins de commerce ou d’investissements. Ensuite, il devrait soutenir les efforts des entreprises pour relever les défis en matière de couverture, en s’assurant que la réglementation ne fait pas obstacle à l’utilisation de tels instruments de couverture, en développant le panier de devises des droits de tirages spéciaux (DTS), en élargissant le rôle des DTS à celui de monnaie de réserve, et enfin en mettant en place l’usage privé des DTS. Le G20 a joué un rôle déterminant pour limiter l’impact de la crise financière de 2008. À l’heure actuelle, les incertitudes de la future réglementation financière et de ses éventuels effets cumulatifs sont sources de préoccupation. L’enjeu n’est pas limité à la stabilité et à la rentabilité des institutions financières, mais il s’étend à leur capacité à financer l’économie dans son ensemble. Le G20 devrait alors garantir une évolution du processus de réglementation actuel à deux niveaux. Premièrement, avant de procéder à un quelconque changement, les organismes de réglementation devraient faire le bilan des activités de réglementation actuelle et mettre en place une feuille de route intégrée qui tienne compte de l’étude d’impact des mesures réglementaires, de l’état d’avancement de leur mise en œuvre et de leurs éventuelles conséquences inattendues, par exemple sur les crédits commerciaux, les finances des petites et moyennes entreprises (PME) et plus généralement, une procyclicité excessive. Deuxièmement, des procédures et des outils devraient être mis au point pour permettre la mise en œuvre homogène des changements en matière de réglementation, prévenir tout risque de mutation (par exemple : système bancaire parallèle [shadow banking] dans différents segments de marché et diverses zones géographiques) et fournir des informations pertinentes aux acteurs du marché.

DÉBLOQUER LES LEVIERS DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE
De nombreuses opportunités de croissance d’envergure planétaire restent latentes et ne pourront se concrétiser que si les États, les organismes internationaux et les chefs d’entreprise agissent ensemble pour surmonter les obstacles et ainsi créer des conditions favorables : • Le G20 et la communauté des entreprises devraient collaborer afin d’élargir les marchés et stimuler leur efficacité : Vaincre la corruption constitue un objectif transversal. Cela nécessite une coopération des secteurs public et privé reposant sur des engagements complémentaires, et ce sur plusieurs années. Les gouvernements du G20 devraient s’engager à agir aussi bien individuellement que collectivement afin d’instaurer un cadre légal et institutionnel qui prévoit des poursuites à l’encontre de la « demande de corruption » (sollicitation intentionnelle), favorise le renforcement des capacités et trouve le juste milieu entre sanctionner des comportements répréhensibles et encourager le respect des règles. Pour sa part, le B20 s’engage à accélérer les initiatives du secteur privé pour définir des règles communes, améliorer le respect des règles et éliminer « l’offre de corruption ». Comme exemple d’intensification de collaboration, nous proposons que le G20 améliore son mécanisme actuel d’évaluation par des pairs des programmes nationaux de lutte contre la corruption pour y inclure des consultations et des contributions enrichissantes émanant du secteur privé.

8

Rapport Final

Le commerce et les investissements internationaux ont toujours été, et resteront, une composante essentielle de la croissance mondiale. C’est pourquoi, nous exhortons le G20 à faire du commerce et des investissements un élément permanent de son calendrier pluriannuel, et à déployer toute son énergie pour atteindre des objectifs concrets comme par exemple la mise en place rapide d’un accord de facilitation des échanges par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou encore l’entrée de la Russie dans l’OMC. Nous devrions nous assurer que le potentiel de la croissance mondiale n’est pas limité par une forte volatilité des prix, et, plus important encore, par des tensions au niveau de l’offre et de la demande des commodités, des matières premières et de l’énergie. Des actions devraient être engagées afin de favoriser la liquidité des marchés ainsi que leur efficacité (par exemple supprimer les obstacles au commerce et aux investissements, garantir la stabilité des régimes de réglementation, augmenter la transparence des marchés de commodités) et d’encourager une utilisation plus efficace des ressources au moyen d’incitations ou en supprimant certaines subventions des prix aux effets néfastes. Par ailleurs, le G20 devrait redoubler d’efforts au niveau international pour améliorer le fonctionnement des marchés du travail et stimuler la création d’emplois, en favorisant la souplesse et les formes de travail flexibles, en encourageant le transfert de compétences et la mobilité partout dans le monde, et en mettant en place des partenariats public-privé réels et efficaces pour identifier conjointement les besoins en termes d’emploi, les lacunes en matière de compétences et les exigences eu égard à la formation et y répondre. • La communauté des entreprises et les gouvernements devraient agir de concert afin d’accélérer l’innovation et en tirer pleinement profit, en donnant priorité à la croissance verte ainsi qu’aux technologies de l’information et de la communication (TIC). D’une manière générale, toutes les mesures qui soutiennent l’entreprenariat et les PME – citées ci-dessus – sont les bienvenues, l’entreprenariat étant la principale source d’innovation. Pour la croissance verte comme pour le développement des TIC, les mesures incitatives publiques joueront naturellement un rôle prépondérant pour encourager la recherche et le développement, élargir les infrastructures et soutenir les secteurs rentables sur le long terme. Cependant, il est tout aussi important que la communauté des entreprises et le G20 travaillent ensemble pour définir des cadres réglementaires stables et adaptés, nécessaires pour garantir des règles du jeu équitables et attractives. Ceci comprend notamment la fixation du prix du carbone, la libéralisation des échanges relatifs aux biens et aux services verts, ainsi que l’harmonisation des règles relatives aux TIC (protection de la vie privée, cyber-sécurité, propriété intellectuelle, droits d’auteur). Tous les pays devraient être encouragés à faire de finances publiques saines une bonne pratique (en appliquant des règles d’or adaptées en fonction des situations). Les gouvernements ayant de lourds déficits structurels devraient rapidement ramener le déficit budgétaire à un niveau gérable. Pour améliorer la performance des services publics, en d’autres termes faire plus et mieux avec moins, les gouvernements et la communauté des entreprises devraient travailler de concert afin de mettre en place l’externalisation, d’instaurer des partenariats public-privé et de tirer profit des bonnes pratiques du secteur privé (par exemple en ce qui concerne la formation). • Le G20 devrait promouvoir le financement privé à long terme d’activités créatrices d’emplois. Le rétablissement de la viabilité budgétaire sera sans aucun doute un atout, mais les gouvernements et les organismes de réglementation ont également besoin d’améliorer les réglementations prudentielles, comptables et fiscales afin de les rendre compatibles avec des échéances d’investissement plus longues. De son côté, la communauté des entreprises

Rapport Final

9

s’engage à veiller à la création de valeur à long terme en réformant les principes de gouvernance d’entreprise et des systèmes de rémunération.

S’ASSURER QUE LES BÉNÉFICES DE LA CROISSANCE MONDIALE SONT SUFFISAMMENT PARTAGÉS POUR UNE CROISSANCE DURABLE
Une forte concurrence a toujours été, et restera, le meilleur moteur de croissance. Il est dans la nature des choses que certains acteurs réussissent mieux que d’autres. Cependant, des déséquilibres trop marqués peuvent susciter des tensions entre les pays et au sein d’eux au point qu’une instabilité politique et sociale menace la croissance de manière générale, ce qui peut conduire à des crises à grande échelle. • Il faut redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), non seulement pour ce qu’ils représentent, mais également parce que le développement est une source potentielle importante de croissance internationale, car il intégrera de nouvelles populations dans le commerce mondial. La sécurité alimentaire est une priorité mondiale. La communauté des entreprises et le G20 doivent agir ensemble afin de réduire la volatilité et garantir une production alimentaire en quantité suffisante et un accès satisfaisant aux aliments produits. Ceci impose d’accroître l’efficacité des marchés alimentaires et agricoles par la réforme des politiques (y compris la fin des restrictions à l’exportation), l’amélioration des infrastructures et une plus grande transparence. Il est également nécessaire d’augmenter la productivité de 50 % d’ici 2015, en grande partie grâce aux investissements publics et privés, mais aussi grâce à l’amélioration des technologies et des pratiques agricoles durables. Le développement des infrastructures est également essentiel pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Même si le financement jouera naturellement un rôle important, il est essentiel d’identifier les projets de qualité pertinents et d’assurer leur réussite en s’appuyant sur des compétences locales. À cet effet, la communauté des entreprises et le G20 devraient collaborer travailler à l’instauration d’un cadre pour des projets mieux pensés (par exemple : projet bien préparé, nouveau type de partenariats public-privé, index de l’attractivité des infrastructures). • La solidarité et la stabilité sociales doivent être encouragées. Dans cet esprit, les chefs d’entreprise proposent de mettre en place une coopération réelle et efficace entre les entreprises, les gouvernements, les prestataires de services en formation et les syndicats afin d’identifier les besoins en termes d’emploi, les lacunes en matière de compétences et les exigences eu égard à la formation, et de travailler dans le cadre de partenariats public-privé afin de répondre aux exigences et aux besoins définis. • La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est un élément-clé pour la croissance et le développement. À cet égard, les chefs d’entreprise réaffirment le principe selon lequel les entreprises devraient être responsables des conséquences économiques, sociales et environnementales de leurs choix. Ils s’engagent à soutenir les initiatives de RSE à grande échelle, comme le Pacte mondial des Nations Unies ou les directives de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour les multinationales, et à encourager l’adoption des principes de RSE au niveau mondial.

10

Rapport Final

Au nom de 23 organisations patronales

Rapport Final

11

12

Rapport Final

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES
Les leaders du B20 ayant participé à aux groupes de travail ont élaboré les recommandations suivantes :

I – IMPÉRATIFS EN TERMES DE POLITIQUES ÉCONOMIQUES MONDIALES
Depuis la crise financière de 2008, le contexte économique international a connu des mutations considérables. Désormais, la priorité du G20 devrait être de se concentrer sur les mesures encourageant la croissance menant à la création d’emplois dans le secteur privé et à l’élaboration de fondations plus saines pour une fiscalité soutenable. Pour cela, des réformes structurelles devraient, pendant et après la crise, être mises en place dans l’ensemble des pays du G20. Ces réformes seront bien évidemment adaptées à la situation de chaque État. En l’absence de telles politiques, les conséquences sociales d’une crise qui perdure pourrait être très lourdes.

C’est pourquoi les chefs d’entreprise ayant participé à ces groupes de travail ont élaboré les recommandations ci-après :
• Les gouvernements devraient réduire l’incertitude qui fait obstacle à la croissance économique en énonçant des objectifs clairs, en agissant en faveur d’une plus grande transparence et en renforçant la surveillance exercée par le Fonds monétaire international (FMI) :

- Instaurer et formuler des objectifs économiques à moyen terme, plus particulièrement en ce qui concerne les politiques budgétaire, monétaire et de change, et communiquer le calendrier de réforme des réglementations. - Confier au FMI la surveillance des déséquilibres macroéconomiques et le renforcement des lignes directrices du G20 et du processus d’évaluation mutuelle. - Reconnaître le poids des économies émergentes dans le FMI et s’assurer que le FMI envisage différentes solutions au niveau de chaque pays. - Garantir des évaluations publiques régulières sans aucune interférence politique. - Intégrer le processus d’évaluation mutuelle dans des évaluations par des pairs des plus strictes, avec obligation de « se conformer ou s’expliquer ». - Inclure dans les rapports du FMI au titre de l’article IV un tableau normalisé des principaux indicateurs pour évaluer la viabilité des politiques menées.
• Assurer des finances publiques saines afin de relancer la croissance économique à long terme :

- Ramener rapidement le déficit budgétaire à un niveau acceptable dans les pays ayant de lourds déficits structurels afin d’améliorer le potentiel de croissance économique à long terme. Rétablir la discipline budgétaire en réduisant les dépenses publiques plutôt qu’en augmentant l’imposition des entreprises.

Rapport Final

13

- Inciter tous les pays à faire des finances publiques saines une bonne pratique (en appliquant des règles d’or adaptées en fonction des situations). - Mettre en œuvre des réformes crédibles des programmes sociaux, qui soient cohérentes avec les réalités démographiques et des objectifs de forte participation du secteur privé. - Instaurer dans les économies émergentes des politiques favorisant la convergence économique avec les pays développés.
• Encourager l’entreprenariat, le développement des petites et moyennes entreprises (PME) et la création d’emplois :

- Lever les obstacles inutiles à l’entreprenariat et simplifier les processus de création d’emplois. - Mettre en œuvre des mesures visant à faciliter l’implication des PME dans l’économie internationale grâce à un accès élargi au marché numérique mondial, aux transports modernes et aux infrastructures de communication, ainsi qu’à tous les mécanismes de financement. - Revoir les règles de Bâle pour permettre aux PME solvables d’avoir accès à des financements.
• Ouvrir les marchés de capitaux aux investissements privés à long terme :

- Approfondir et élargir les marchés de capitaux dans les économies émergentes afin de faciliter la participation financière du secteur privé dans les investissements à long terme. - Les entreprises s’engagent à favoriser la création de valeur à long terme en réformant les principes de gouvernance d’entreprise. II – RÉGULATION FINANCIÈRE
Trois ans après la crise, de nombreux changements en matière de régulation financière sont intervenus, pour améliorer la stabilité financière. Ces changements sont-ils adaptés aux défis économiques actuels ainsi qu’aux problématiques démographiques et sociales ? Sont-ils adaptés à l’environnement d’aujourd’hui et à celui de demain ? Ces interrogations ont conduit les chefs d’entreprise à formuler les recommandations suivantes : • Avant de procéder à de nouveaux changements, dresser l’inventaire des réformes des réglementations en cours et élaborer une feuille de route intégrée à partir des éléments ci-dessous :

- Évaluation des conséquences des mesures réglementaires. - Etat d’avancement de leur mise en œuvre et éventuelles conséquences non intentionnelles, par exemple sur les crédits commerciaux, les finances des PME et plus généralement, procyclicité excessive. - Possibilité d’utiliser systématiquement des clauses de caducité permettant de vérifier régulièrement dans quelle mesure les réglementations répondent aux attentes et soit d’en prolonger la durée d’application, soit d’y mettre fin.

14

Rapport Final

• Élargir l’approche réglementaire à d’autres outils comme les politiques macroéconomiques et fiscales et la supervision, qui ont un rôle essentiel à jouer. La régulation n’est pas la réponse à tous les problèmes actuels. L’accès à la liquidité ne peut être résolu uniquement par la mise en œuvre du ratio de liquidité à court terme [Liquidity Coverage Ratio (LCR)]. • Définir des outils et des procédures afin de garantir une mise en œuvre cohérente des changements de réglementation. Prévenir les risques de mutation vers un système bancaire parallèle [shadow banking] entre segments de marché ou zones géographiques. Fournir des informations claires aux acteurs du marché tout en préservant la diversité des modèles bancaires, garante de la résilience des systèmes financiers. En particulier :

- Toutes les autorités devraient adopter des normes de gouvernance en matière de transparence, comme la publication des comptes-rendus de leurs réunions importantes, des consultations régulières et des évaluations par des pairs. - Les rapports sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des réformes doivent inclure une comparaison pays par pays qui précise dans quelle mesure les États membres ont respecté le calendrier des réformes. - Le point de départ de la feuille de route et les besoins seront propres à chaque pays, car ceux des économies émergentes diffèrent significativement de ceux des marchés plus matures.
• Les gouvernements et les institutions financières devraient créer un environnement propice à l’innovation par les sociétés de services financiers, et ce dans un cadre de gestion des risques approprié, leur permettant ainsi de relever les plus importants défis économiques et sociaux, notamment un manque d’investissements en infrastructure de l’ordre de 600 milliards de dollars par an, la démographie, et les besoins en termes de retraite. L’innovation financière doit tenir compte des besoins de la population non bancarisée, soit plus de deux milliards de personnes qui n’ont pas accès à des institutions financières. • Les institutions financières devront soutenir les initiatives de l’industrie telles que les Principes de l’Équateur et le Carbon Disclosure Project [Projet de divulgation des émissions carbone].

III – SYSTÈME MONÉTAIRE INTERNATIONAL
La réforme du système monétaire international (SMI), qui fait suite à la crise de 2008 et aux changements généraux de l’environnement économique mondial, est une priorité du G20 et du B20 en 2011. Un SMI qui reconnaît l’interdépendance des pays et des économies tout en encourageant la croissance, la stabilité et l’équité au niveau planétaire, est essentiel pour la prospérité mondiale ainsi que pour les activités et la croissance des entreprises. Le SMI souffre de faiblesses majeures : 1) volatilité du taux de change, mauvais alignement des devises et accumulation excessive de réserves ; 2) nature volatile des flux de capitaux à court terme ; et 3) fréquence et magnitude des crises financières. Un SMI stable passe par un engagement des pays du G20 en faveur de politiques intérieures saines, la coordination macroéconomique, la restauration de la stabilité du secteur financier et des politiques structurelles qui favorisent la croissance.

Rapport Final

15

Plus particulièrement, les chefs d’entreprise suggèrent d’engager les actions suivantes : • Soutenir les efforts des entreprises pour relever les défis en matière de couverture :

- Dans toute réglementation bancaire ou de marché de produits dérivés, en évitant de pénaliser la couverture afin de soutenir le commerce international. - En élargissant le panier de devises des droits de tirage spéciaux (DTS) à d’autres devises pouvant être converties et en développant leur rôle en tant que monnaie de réserve officielle et devise de référence pour les investissements privés. Même si une plus ample utilisation des DTS en tant que devise de transaction est souhaitable, elle ne pourra être mise en place qu’à moyen ou long terme. - Mettre en œuvre des mesures afin d’élargir l’accès des entreprises aux couvertures de change, financières ou non, plus particulièrement en développant les marchés obligataires en monnaie locale afin de favoriser l’accès au financement direct.
• Soutenir le passage à un système monétaire multipolaire en favorisant la convertibilité

et la flexibilité des monnaies les plus adaptées au commerce et aux investissements.

- La structure et les sources des marchés et des investissements ont considérablement changé au cours des dernières décennies. Un système monétaire multipolaire correspondrait mieux à cette nouvelle réalité, contribuerait à réduire les incertitudes et le coût des transactions des entreprises, et permettrait un meilleur équilibre de l’économie mondiale. - Le système actuel, dominé par le dollar américain, est source de risques pour l’économie internationale. Dans un système multipolaire, le dollar et l’euro seraient suivis par le yuan chinois et d’autres devises émergentes. Pour les entreprises, un yuan convertible favoriserait le commerce et les investissements avec la Chine. Pour cette dernière, une telle convertibilité est une nécessité pour augmenter l’importance de la devise du pays au niveau international. Le développement des marchés financiers locaux et la transition vers une convertibilité complète devraient être renforcés.
• Consolider le rôle du Fonds monétaire international (FMI) en matière : a) de surveillance et de soutien de la coordination des politiques, b) d’amélioration de la transparence en termes de risques et d’exposition du système financier, et c) de soutien de la libéralisation des comptes de capital et du développement de l’efficacité des marchés financiers dans des économies aussi bien matures qu’émergentes. • Collaborer avec le B20 et les Institutions Internationales concernées afin de promouvoir une meilleure compréhension par tous les acteurs des questions de volatilité des changes, notamment en instaurant une surveillance internationale et en évitant ainsi les crises et les déséquilibres :

- Réaliser des études concernant les conséquences de l’instabilité des devises sur les entreprises au cas par cas et sur l’économie mondiale dans son ensemble.

16

Rapport Final

- Encourager la production et la communication d’indicateurs (aussi bien de macro que de microéconomie) de risques de change afin d’aider les entreprises à prendre des décisions bien éclairées.

IV – COMMODITÉS ET MATIÈRES PREMIÈRES
La volatilité et le niveau des prix des commodités et des matières premières sont source de préoccupation. Le groupe de travail estime que ces conditions sont principalement induites par les facteurs économiques fondamentaux. Nous recommandons que le G20 s’attache à réduire les tensions existantes entre l’offre et la demande, en particulier en matière de restrictions concernant les investissements et le commerce. Nos propositions sont les suivantes : • Créer un « level playing field » pour les commodités et les matières premières.

- Lever et éviter les obstacles aux investissements et au commerce. - Garantir des régimes réglementaires stables (sur le plan fiscal, environnemental et social).
• Utiliser les ressources efficacement afin de réduire la pression sur les prix et garantir

la durabilité.

- Supprimer les subventions sur les prix. - Soutenir l’innovation à grande échelle à tous les stades du cycle de vie d’un produit.
• Améliorer la transparence et la visibilité des marchés en renforçant le dialogue international dans les forums mondiaux pertinents (par exemple : FAO, Forum international de l’énergie, IRSG, etc.).

- Garantir la mise à disposition d’informations en temps opportun sur l’offre, la demande et le flux de stockage. - Instaurer le dialogue entre producteurs et consommateurs, y compris entre gouvernements et entreprises.
• Favoriser la liquidité et l’efficacité des marchés.

- Se concentrer sur les abus de marché en évitant toute réglementation excessive. - Donner la priorité au contrôle ex-post en s’appuyant sur des données accessibles uniquement aux organismes de réglementation.

Rapport Final

17

V – DÉVELOPPEMENT ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Les chiffres clés relatifs au développement sont saisissants : 2,6 milliards de personnes doivent faire face au manque d’installations sanitaires ; plus d’un milliard d’êtres humains ont faim et plus de 900 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Dans ce contexte, il est indispensable que le secteur public et le secteur privé collaborent pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les chefs d’entreprise ont formulé les recommandations suivantes : • Faire de la sécurité alimentaire une priorité mondiale – le secteur privé joue un rôle déterminant dans les systèmes de production agroalimentaire, et pour limiter les conséquences de la volatilité des prix sur la chaîne d’approvisionnement, tout en travaillant avec les gouvernements sur les questions plus larges de durabilité :

- Améliorer le fonctionnement des marchés pour garantir un système alimentaire international stable et durable. Coordonner les politiques agricoles au niveau mondial, en attachant une attention toute particulière aux restrictions à l’export. Pour cela, il convient d’améliorer considérablement les politiques et les infrastructures, mais également d’agir en faveur d’une plus grande transparence grâce à l’amélioration de la collecte, du partage et de la surveillance des données. - Favoriser la productivité en augmentant les investissements des secteurs public et privé de 50 % d’ici 2015. Grâce à ces investissements, la productivité agricole devrait augmenter de 20 % par décennie afin de répondre aux besoins en denrées alimentaires et en alimentation animale. - Intégrer le développement durable environnemental dans les politiques nationales de sécurité alimentaire. La gestion des ressources en eau et l’extension de pratiques d’approvisionnement durable aux petites exploitations devraient faire partie intégrante de la collaboration public-privé. - Faciliter le transfert de technologie et le renforcement des capacités des pays développés vers les pays en développement, dans le secteur de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et le rendre plus abordable.
• Faire en sorte que les infrastructures contribuent fortement au développement.

L’augmentation des investissements du secteur privé, qui sera favorisée par les gouvernements et les organismes multilatéraux si besoin, dans des infrastructures d’un bon rapport coût-efficacité, performantes et durables, est un facilitateur évident pour une croissance et un développement économiques durables : - Faire en sorte que les projets soient mieux conçus et préparés, répondant ainsi de leur qualité : concevoir un modèle de « projet bien préparé » (par exemple : en tenant compte de l’évaluation des coûts sur l’ensemble du cycle de vie) et créer les conditions pour que ces partenariats public-privé aboutissent. Tout cela nécessite de renforcer les compétences locales. Le concept de « projet bien préparé » définit les exigences pour un projet réussi du point de vue de la qualité du travail mais également du respect du budget et du calendrier. - Définir les priorités pour le financement, la conception et la mise en œuvre du projet au moyen d’une augmentation de l’aide publique au développement. Les principaux défis consistent à a) mieux exploiter les ressources publiques existantes,

18

Rapport Final

issues notamment des banques de développement, afin d’attirer d’autres sources de financement, issues notamment du secteur privé ; b) améliorer la pertinence, la qualité et la gestion des projets à mettre en œuvre ; et c) réduire les écarts entre les contrats et leur application. - Changer le mode d’opération des banques multilatérales de développement, plus particulièrement pour faciliter l’implication du secteur privé dans la conception et la mise en œuvre du projet. Les changements les plus importants devraient concerner la façon dont les règles relatives aux approvisionnements sont rédigées, car celles-ci doivent mieux refléter la réalité des investissements dans les infrastructures et tenir compte de la contribution importante que le secteur privé peut apporter en favorisant l’émergence des projets bien préparés. - Améliorer le flux d’informations, notamment grâce à un index de la créativité des infrastructures gérées par un partenariat public-privé. - Inciter les gouvernements à engager le dialogue avec les différentes parties prenantes à toutes les étapes de planification, de développement et de mise en œuvre des infrastructures pour encourager le développement d’infrastructures performantes et d’un bon rapport coût-efficacité, qui tienne également compte des préoccupations environnementales et sociétales, afin de favoriser l’émergence de projets bien conçus, de portée locale.
• Faire de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) un élément-clé pour la croissance et le développement.

- Favoriser l’adoption, sur une base volontaire, des normes en matière de responsabilité sociale des entreprises dans les pays en développement, ce qui aura des conséquences favorables sur le développement et encouragera la compétitivité. - Instaurer un dialogue public-privé afin de définir des directives économiques, sociales et environnementales au niveau national. Les secteurs public et privé de chaque pays devraient être en mesure de choisir les aspects du développement auxquels ils veulent donner priorité. - Encourager les institutions financières internationales et les institutions ou organismes de développement bilatéral à ouvrir la voie dans le domaine de la mise en œuvre des normes de RSE. Les institutions financières internationales et les banques ou agences de développement bilatérales ont un rôle important à jouer dans la définition d’un niveau de RSE durable en rapport avec leurs offres de projets d’infrastructures.

VI - EMPLOI ET DIMENSION SOCIALE
La crise financière a mis l’accent sur deux points supplémentaires qui font écho aux questions et aux défis nationaux récemment abordés par les organisations internationales (comme l’OIT, le FMI ou la Banque mondiale). Le premier point, à savoir le défi économique de la croissance, concerne l’emploi et la création d’emplois – en particulier pour les jeunes. Le deuxième, le défi de la solidarité, pose essentiellement la question de la création et du renforcement des socles de protection sociale.

Rapport Final

19

Les recommandations des dirigeants d’entreprise eu égard à ces deux points sont les suivantes : • Augmenter de toute urgence les efforts visant à favoriser un meilleur fonctionnement des marchés du travail et stimuler la création d’emplois. Les réformes relèvent de la responsabilité nationale, mais il incombe au G20 de mettre en place un suivi régulier avec quelques indicateurs clés à définir en consultation avec les partenaires sociaux. Cela nécessite également de partager les pratiques et les exercices d’évaluation par des pairs dans le but :

- D’encourager les formes de travail flexibles qui facilitent la création d’emplois, répondent aux différents besoins des entreprises et des consommateurs, et luttent contre le travail dissimulé. - De favoriser le transfert de compétences et la mobilité partout dans le monde en facilitant le déplacement de personnes au sein des entreprises et entre les entreprises des pays du G20. - De mettre en place des partenariats public-privé réels et efficaces pour mieux répondre aux besoins en recrutement, accélérer la transition d’un emploi à l’autre grâce aux agences nationales pour l’emploi ou à des opérateurs privés, mieux identifier et anticiper la demande du marché du travail, et améliorer l’employabilité de la main d’œuvre. - De s’attaquer plus particulièrement aux difficultés rencontrées par les jeunes sur les marchés du travail, en accueillant les entreprises et en les encourageant à participer au processus d’enseignement et de formation, à le rendre plus pertinent, et d’améliorer l’image des entreprises.
• Renforcer l’interaction entre la protection sociale et la création d’emplois au moyen

des socles de protection sociale. Le G20 doit encourager l’inclusion sociale et la stabilité économique en se prononçant en faveur des socles de protection sociale, en s’appuyant sur les conditions et les principes convenus, dont la mise en œuvre repose sur les gouvernements nationaux. Parmi ces conditions, le B20 veut attirer l’attention sur 1) une définition largo sensu des bénéficiaires 2) des filets de protection sociale orientés vers l’emploi 3) la viabilité financière, 4) des systèmes financés au niveau national, et 5) la consultation des partenaires sociaux.

• Promouvoir la Déclaration de principes tripartite de l’OIT sur les entreprises

multinationales comme contribution des entreprises, y compris au niveau du B20. Ceci participera au respect des principes et droits fondamentaux au travail et élargira l’éventail des solutions visant à améliorer les conditions de travail et la productivité.

• Construire une cohérence plus concrète entre les actions au niveau mondial grâce

à des projets pilotes entre les principales organisations internationales, qui traitent des problèmes d’ordre économique et social. Le G20 pourrait décider que ces projets pilotes s’adressent à des pays volontaires ou couvrent des points particuliers, figurant dans les programmes des organisations internationales.

20

Rapport Final

VII – ANTI-CORRUPTION
La corruption est une entrave intolérable à l’efficacité de l’économie mondiale à la concurrence loyale entre les entreprises de toutes tailles et de toutes nationalités et au développement durable international. Ce comportement répréhensible, cause évidente de distorsion des marchés concurrents, ralentit la croissance économique et les efforts d’éradication de la pauvreté. Nous avons identifié quatre initiatives qui peuvent faire avancer la lutte contre la corruption au niveau international : • Créer une plateforme conjointe G20/B20, soutenue par un engagement et une responsabilisation explicites des entreprises envers les leaders du G20 et B20, pour poursuivre un dialogue continu pluriannuel. • En s’appuyant sur le Plan d’action de Séoul, les gouvernements du G20 devraient 1) s’engager à rapidement ratifier et appliquer les conventions de l’OCDE et des Nations unies en matière de lutte contre la corruption et à contrôler leur mise en œuvre ; 2) encourager des négociations au sein de l’OMC afin d’instaurer un accord multilatéral sur les normes relatives aux procédures et à la transparence des achats gouvernementaux ; 3) inciter les entreprises à mettre en place des politiques et des procédures efficaces pour lutter contre la corruption ; et 4) féliciter les organismes publics et les fonctionnaires qui font preuve d’initiative en matière de lutte contre la corruption. • Les entreprises ont également un rôle à jouer. Le B20 s’engage à identifier et à

lancer des processus d’actions collectives afin de traiter des problèmes inhérents à un pays ou à un contexte régional particulier et aux différents secteurs industriels. Il encouragera également le partage des bonnes pratiques, des supports et des ressources en formation : 1) dans le cadre des différentes initiatives propres à chaque secteur ; 2) avec les organismes du secteur public qui mettent en place des programmes d’intégrité pour lutter contre la « demande de corruption » ; et 3) avec les petites et moyennes entreprises qui ne disposent ni de l’expérience, ni des ressources des multinationales.

• Les entreprises et le gouvernement doivent travailler de concert pour sensibiliser

au coût et aux risques que représente de la corruption, plus particulièrement en favorisant la formation sur l’éthique et l’intégrité à tous les niveaux de l’enseignement public et privé.

VIII - COMMERCE ET INVESTISSEMENT
Le commerce et les investissements, en lien étroit avec la production et l’innovation dans les secteurs industriels, de matières premières et de services, constituent une source importante de croissance économique et de création d’emplois, et ils demeurent un sujet prioritaire pour les entreprises. Le B20 aurait souhaité que le sujet « Commerce et investissement » figure dans l’agenda officiel du G20 2011, et appelle à un dialogue permanent entre le G20 et le B20 à propos de ce thème important. Nous, chefs d’entreprise ayant participé au groupe de travail du B20 sur le thème « commerce et investissement », formulons les recommandations suivantes :

Rapport Final

21

• Le G20 devrait proposer des pistes pour que l’Organisation mondiale du commerce

(OMC) se concentre sur ses fonctions principales : libéralisation du commerce et établissement de règles – Conclure un cycle de Doha ambitieux aurait stimulé la croissance internationale et aurait contribué à restaurer la confiance nécessaire en un système commercial multilatéral qui repose sur des règles. Cependant, étant donné qu’il est probable qu’aucun progrès sur les principales négociations d’accès aux marchés du cycle de Doha pour le développement n’intervienne dans un futur proche, nous demandons au leadership du G20 de ne pas mettre le système de l’OMC en danger et de tracer clairement la voie à suivre lors des négociations de l’OMC en se concentrant sur les principales fonctions de l’organisation, à savoir faire progresser la libéralisation du commerce et l’établissement de règles. La conclusion et l’application des accords de l’OMC sont le meilleur moyen de contrer les tendances protectionnistes et de maintenir le commerce ouvert et équitable. En se concentrant sur ce qui est possible et réalisable en 2012, les leaders du G20 peuvent redonner l’élan nécessaire à l’économie mondiale et ainsi démontrer la vitalité et la pertinence de l’OMC.

• L’OMC devrait rapidement mettre en place un accord de facilitation des échanges et étendre le champ des négociations afin de relancer le commerce mondial. Nous appelons l’OMC à finaliser les négociations de facilitation des échanges, qui sont politiquement moins sensibles, à la Conférence ministérielle de décembre 2011. En outre, l’OMC devrait étendre son programme afin de parvenir à la facilitation des échanges grâce à l’amélioration des systèmes logistiques internationaux. Les pays du G20 doivent assurer le leadership pour la facilitation des échanges mondiaux en adoptant une position commune lors du Sommet de Cannes. • Accélérer l’entrée de la Russie dans l’OMC afin de garantir une représentation réellement mondiale d’un programme de libre-échange et de renforcer les systèmes d’échanges multilatéraux. À ce jour, la Russie est le seul pays membre du G20 qui ne fait pas partie de l’OMC. Étant donné la taille de son économie et son importance, puisqu’elle figure à la fois parmi les principaux exportateurs et les plus gros marchés du monde pour les importations, il est essentiel d’assurer son adhésion au système d’échanges multilatéraux. Les principales négociations touchant presque toutes à leur fin, la Russie et ses partenaires de l’OMC devraient unir leurs efforts pour concrétiser son entrée lors de la Conférence ministérielle 2011 de l’OMC. • Le G20 devrait lancer des négociations conjointes pour un accord-cadre en matière d’investissements. Il devrait adopter une déclaration en se prononçant en faveur des investissements ouverts comme outil pour la croissance, le développement et la création d’emplois. Le soutien du G20 est indispensable dans le contexte actuel des déficits budgétaires gouvernementaux insoutenables et de leurs éventuelles conséquences négatives sur la confiance en les investissements transfrontaliers. En tant que puissante voix politique, le G20 doit ouvrir les discussions pour adopter une vision et une approche communes à la question et lancer un cadre international de négociations pour l’accès aux investissements et leur protection. Nous pensons que l’OMC est la mieux placée des organisations internationales pour jouer le rôle de plate-forme multilatérale pour les règles et les normes en matière d’investissements transfrontaliers.

22

Rapport Final

IX – INNOVATION ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
Il convient de garder en mémoire quatre déclarations préliminaires. L’innovation est essentielle pour la croissance, l’emploi et la reprise économique. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) et Internet sont des éléments clés de l’innovation. La prise de décision par les parties prenantes (les gouvernements et le secteur privé étant partenaires) est le meilleur moyen de soutenir et d’étendre les effets des TIC et d’Internet. L’innovation doit rester l’un des principaux thèmes des prochains Sommets du B20 et du G20 pour englober tous les autres sujets qui s’y rapportent, afin d’accélérer et d’étendre l’innovation. Tout en gardant ceci à l’esprit, les chefs d’entreprise recommandent : • D’encourager les autorités à créer des cadres réglementaires stables et prévisibles afin de favoriser la concurrence et les investissements du secteur privé, complétées, le cas échéant, par des initiatives publiques dans des secteurs comme la large bande, l’ultralarge bande, le contenu, les applications et les services fixes ou mobiles. Encourager l’utilisation de la large bande et de l’ultralarge bande mobiles stimulera la reprise d’Internet et son effet de valorisation sur la prochaine vague de croissance économique, d’innovation, de productivité et d’emploi. En même temps, de nouveaux business models durables pour tous les acteurs de la chaîne de valeur Internet devraient être mis en place et favorisés. • Encourager activement l’utilisation d’Internet pour tous de manière durable afin de créer de nouveaux produits et services omniprésents intéressants aussi bien sur le plan économique que social.

- Encourager les PME à utiliser la technologie et Internet pour être efficaces, compétitives et innovantes. - Mettre en place des e-services administratifs gouvernementaux pour donner l’exemple et jouer un rôle de catalyseur. - Améliorer la coopération pour garantir la création des infrastructures nécessaires cloud computing ; valoriser leur compétitivité, assurer l’interopérabilité des normes et de la technologie, reconnaître la protection des droits de propriété intellectuelle, assurer le flux de données transfrontalier, la sécurité de l’information et la protection de la vie privée des citoyens. - Mais également :
· Favoriser l’accès et la réutilisation des informations du secteur public en respectant les règles de protection de la vie privée, en les mettant à disposition des particuliers et des entreprises. • Se prononcer en faveur de l’harmonisation dans le domaine de la protection de la vie privée afin de garantir un « level playing field » parmi les acteurs et d’instaurer la confiance nécessaire. • S’assurer que les mécanismes de gouvernance d’Internet sont pluripartites en mettant tout en œuvre pour la participation ouverte, transparente et adaptée des parties prenantes et encourager le dialogue sous l’impulsion des industries, tout en évitant de créer une nouvelle bureaucratie inefficace. L’objectif consiste à garantir l’harmonisation des règles au niveau international afin d’instaurer la confiance et de promouvoir l’innovation et le développement, notamment :

Rapport Final

23

- En luttant contre la cybercriminalité – une coopération internationale serait plus efficace que la mise en place de filtres sur les citoyens et les entreprises. - En améliorant l’harmonisation des règles en matière de droits de propriété intellectuelle et la coopération internationale afin de réduire le coût des droits de propriété intellectuelle (brevets, copyrights et secrets commerciaux). X – GOUVERNANCE MONDIALE
Les nouveaux défis planétaires ont renforcé la nécessité d’une coopération internationale en matière de législations et de réglementations. Les récents développements ont montré que sans action coordonnée des gouvernements du monde entier, il est impossible de parvenir à des solutions efficaces. Les entreprises des pays du G20 se sont organisées pour participer aux discussions internationales. En tant qu’acteurs de l’économie au niveau national et international, nous souhaitons être impliqués et influencer positivement l’évolution du cadre de la gouvernance mondiale. En conséquence, nous formulons les recommandations suivantes : • Améliorer la coopération internationale :

- Le G20 devrait cartographier l’architecture actuelle de la gouvernance mondiale et identifier les lacunes à combler, les chevauchements à traiter, ou les nouveaux canaux de communication à mettre en place. - Le G20 devrait formuler ses recommandations pour une éventuelle nouvelle architecture plus efficace en sachant qu’aucun mécanisme unique ne peut permettre d’atteindre une bonne gouvernance mondiale. Parfois, un nouvel organisme ou réseau mondial est nécessaire. Souvent, la meilleure façon d’avancer est d’instaurer une coopération entre les organismes nationaux. Dans certains cas, il est possible d’harmoniser les différentes réglementations grâce à une norme internationale. Dans d’autres, une série d’accords mutuels fonctionnera mieux. De par sa nature, la gouvernance mondiale n’aboutira pas à une solution magique ni à la panacée.
• Améliorer la transparence du G20 et la surveillance des résultats :

- Afin de garantir une plus grande transparence et de renforcer la mise en œuvre de ses propositions et de ses accords, le G20 devrait réfléchir à la manière d’augmenter sa visibilité et de coopérer avec les parties prenantes pendant toute la durée du processus. Des fonctions centralisées – par exemple un site Internet unique qui contienne à la fois une synthèse des G20 et les informations à jour sur les travaux – sont nécessaires pour apporter cohérence et continuité au travail du G20 sous les présidences successives au fil des années. - Le G20 devrait prendre des mesures afin de garantir que chaque gouvernement respecte les politiques et les objectifs décidés par les membres. Ceci devrait faire partie intégrante de la réflexion pour toutes les recommandations relatives à une nouvelle gouvernance mondiale et sur la façon de la mettre en œuvre. Publier, avant chaque Sommet, un état des lieux des accords conclus renforcerait l’obligation de rendre compte de ce processus.

24

Rapport Final

• Mieux prendre en compte les recommandations du secteur privé au G20 et dans les travaux des organisations internationales.

- Le G20 devrait continuer à dialoguer efficacement avec la communauté des entreprises internationale en s’engageant à instaurer des interactions systématiques avec le B20 non seulement pendant le Sommet, mais également au cours de la période de préparation. Les organisations patronales représentatives devraient être impliquées dans le processus de consultation dès le début, y compris dans l’élaboration des priorités du G20 et de son agenda. - Le G20 devrait inciter les organisations internationales à renforcer la coopération avec les organisations patronales. Une meilleure participation des entreprises aux discussions et au processus de décisions des organisations internationales renforcerait l’engagement avec les parties prenantes et favoriserait une plus grande transparence. - Le G20 devrait promouvoir des discussions en toute transparence (en incluant le secteur privé, les communautés techniques compétentes, et plus largement la société civile) sur les problèmes mondiaux émergents, comme l’approvisionnement en énergie ou la gouvernance d’Internet. Ceci permettrait une meilleure connaissance des réalités des marchés, un débat transparent, l’implication des parties prenantes responsables dans les décisions et la garantie de leur engagement en faveur de la mise en œuvre de ces décisions.

XI – ÉNERGIE
Les acteurs de l’énergie et de l’industrie sont confrontés à des défis sans précédent. La période de reprise, plus longue que prévu, a des conséquences pour les pays du G20 ; les politiques économiques et budgétaires auront une incidence sur l’évolution de l’offre et de la demande en énergie. Une offre en énergie sûre et compétitive, basée sur un mix équilibré, est l’un des principaux déterminants de la croissance économique mondiale. Aucune source ne peut à elle seule satisfaire les besoins énergétiques croissants actuels. Il est essentiel de mettre en place des incitations fortes afin de promouvoir l’efficacité énergétique, des normes relatives à des seuils technologiquement neutres pour les technologies de production, le soutien à la recherche et au développement publics pour les nouvelles technologies énergétiques, le recours à une méthode de mesure scientifiquement éprouvée de la performance des sources d’énergie, et un cadre à long terme cohérent afin de réduire les émissions de CO2 induites par la consommation d’énergie. En conséquence, les chefs d’entreprise formulent les recommandations suivantes : • Accroître les incitations afin d’encourager le déploiement de l’efficacité énergétique :

- Motiver les fournisseurs afin qu’ils incitent à faire des économies d’énergie par le biais de mesures d’efficacité énergétique et considérer ces économies comme une ressource de production. - Encourager les systèmes de contrôle actif (réseaux intelligents, contrôle intelligent, affichage intelligent, mesure intelligente, variateurs de vitesse dans l’industrie, systèmes de gestion de l’énergie, stockage énergétique intelligent). - Réduire considérablement la consommation d’énergie dans le secteur du bâtiment

Rapport Final

25

en procédant à une véritable remise à plat de la conception, de l’utilisation de la technologie et des changements de comportement, mettre un terme aux incitations incompatibles (par exemple : dilemme propriétaire/locataire) qui découragent les investissements en matière d’efficacité énergétique. - Transférer des technologies efficaces sur le plan énergétique et des technologies vertes innovantes des pays industrialisés aux pays en développement, en incluant l’efficacité et les technologies énergétiques afin de favoriser l’accès à des énergies décarbonées dans les Mécanismes de Développement Propre, tout en respectant les droits de propriété industrielle.
• S’assurer que le cadre réglementaire n’empêche pas la mise en œuvre de technologies

ou de projets énergétiques nouveaux ou existants.

- Poursuivre les programmes de recherche dans le domaine des ressources d’hydrocarbures non conventionnelles tout en permettant des investissements suffisants dans la recherche et le développement scientifique afin de garantir que le développement de ces ressources est compatible avec la protection de l’environnement. - Renforcer le dialogue entre les pays producteurs et consommateurs en utilisant au mieux les forums internationaux existants, y compris le G20, l’AIE et l’OPEP ; poursuivre la mise en place de l’initiative JODI [Joint Oil Data Initiative ou Initiative commune sur les données pétrolières] et intégrer d’autres mécanismes de partage d’informations mondiaux spécifiques sur la production, la consommation et le stockage. - Harmoniser les normes de sécurité nucléaire afin d’améliorer la compréhension publique du rôle déterminant de l’énergie nucléaire.
• Mettre en place de véritables mécanismes de marché afin d’encourager les

investissements et de faciliter l’accès à l’énergie dans les pays en développement.

- S’assurer que toutes les technologies qui favorisent l’accès à une énergie décarbonée ou à l’efficacité énergétique sont éligibles par les Mécanismes de Développement Propre, qui ont besoin d’être considérablement améliorés. - Introduire un cadre de marché énergétique dans les pays en développement afin d’inciter la fourniture de services énergétiques sur une base universelle ; intégrer les plans du secteur de l’énergie décarbonée dans les mesures d’atténuation appropriées au niveau national (NAMAs).

XII – CROISSANCE VERTE
En s’appuyant sur le travail du B20 2010, le groupe de travail du B20 2011 qui a réfléchi sur la croissance verte estime qu’il est temps d’accélérer les mutations internationales pour se diriger vers une véritable économie éco-efficiente. Nous nous sommes engagés à réaliser des investissements, à encourir les risques, à saisir les opportunités que représente la transformation économique de la croissance verte à laquelle nous aspirons. Afin de mettre en œuvre la croissance verte aussi

26

Rapport Final

rapidement et aussi efficacement que possible, nous demandons instamment au G20 de prendre les mesures suivantes : • Permettre le libre-échange des biens et services environnementaux.

- Lever les barrières tarifaires et non-tarifaires au commerce permettra d’accélérer le déploiement des technologies vertes, d’augmenter les économies d’échelle, de baisser les prix, d’encourager la concurrence et l’innovation et aboutira plus rapidement à la création d’emplois.
• Fixer un prix élevé du carbone et améliorer la flexibilité des mécanismes de

compensation des émissions.

- Les mécanismes de marché et autre formes de prix du carbone sont les fondations sur lesquelles une véritable transformation économique verte réussie doit s’appuyer.
• Mettre un terme aux subventions aux énergies fossiles.

- Les leaders du G20 se sont engagés à supprimer progressivement les subventions inefficaces des énergies fossiles à « moyen terme ». Même s’il s’agit là d’un bon début, nous estimons qu’une action rapide et plus large est nécessaire pour atteindre l’efficacité des ressources (plus particulièrement des ressources énergétiques) étant donné les avantages en termes d’économie et d’environnement.
• Augmenter considérablement le soutien pour l’innovation et le développement des

technologies vertes.

- Financer la recherche, le développement et la mise à niveau d’une énergie et d’un transport propres ainsi qu’une agriculture fortement productive et durable est un facteur essentiel d’accélération de la transformation économique verte à laquelle nous aspirons.

Rapport Final

27

28

Rapport Final

Liste des contributeurs

Liste des chefs d’entreprise ayant participé à un ou plusieurs groupes de travail du B20, du Forum Economique Mondial et de la Chambre de Commerce Internationale
Participant
Josef Ackermann Karen Agustiawan Abdulrahman A. Al Zamil Tom Albanese Cesár Alierta Izuel Mohamed H. Al-Mady Motashar Al-Murshed Edmond Alphandery Fahad Al-Sultan Sheikh Khalifa bin Jassim bin Mohammad Al-Thani Alberto Alvarez Saavedra

Titre
Président du directoire Président-directeur général Président Président-directeur général Président-directeur général Vice-président et Directeur général Président-directeur général Président Président-directeur général Président Président du Conseil d’administration

Société ou organisation
Deutsche Bank Pertamina (Persero) Zamil Group Rio Tinto Telefónica Saudi Basic Industries Corporation (SABIC) Merrill Lynch Saudi Arabia CNP Assurances Council of Saudi Chambers Qatar Chamber of Commerce and Industry (QCCI) Gador

Final Report

23 29

Rapport Final

Participant Leo Apotheker Emilio Azcarraga Jean Rahul Bajaj James Laurence Balsillie Dominic Barton Tayfun Bayazit The Honourable Perrin Beatty Ferdinando Beccalli-Falco Gilles Benoist Franco Bernabè Luis Betnaza Henryka Bochniarz Ana Botin Andrei Bougrov Nazli Ümit Boyner Robson Braga de Andrade Samir Brikho Antonio Brufau Niubó Wilson Brumer Paul Bulcke Mark Burrows Shri R.S. Butola Patrick de Cambourg Sir Roger Carr Bernard Charlès Jean-Louis Chaussade Tae-won Chey Yang Ho Cho Victor L. L. Chu Jean-Pierre Clamadieu Sean de Cleene Fulvio Conti David M. Cote

Titre Président-directeur général Président-directeur général Président Co-Président-directeur général Directeur général Monde Président du Conseil d’administration Président-directeur général Président-directeur général de GE Europe Président-directeur général Président-directeur général Directeur exécutif, Relations institutionnelles Président Membre du Directoire Président du Conseil d’administration Président Président Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Vice-président, Asie Pacifique Président Président-directeur général Président Président-directeur général Président-directeur général Président Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Vice-président, Initiatives de commerce international Président-directeur général et Directeur général Président-directeur général

Société ou organisation Hewlett-Packard Company Televisa Bajaj Auto Research In Motion McKinsey & Company Yapi Kredi Bank The Canadian Chamber of Commerce GE CNP Assurances Telecom Italia Techint Group Lewiatan Grupo Santander MMC Norilsk Nickel TÜSİAD Confederação Nacional da Indústria (CNI) AMEC Repsol YPF Usiminas Nestlé Credit Suisse Indian Oil Corporation Mazars CBI Dassault Systèmes Suez Environnement SK Group Hanjin Group First Eastern Investment Group Rhodia Yara International ASA ENEL Honeywell

30

Rapport Final

Participant Normand Côté Mark Cutifani Brian Dames Ramesh Datla François David Paulo Roberto de Godoy Pereira José Ignacio de Mendiguren Alain Dehaze Rafael Del Pino John W. H. Denton Oleg Deripaska Samuel A. Di Piazza Jr Robert E. Diamond Jr Michael Diekmann Valentín Díez Morodo Haluk Dinçer Michael L. Ducker Brian Duperreault Ditlev Engel Klaus Engel Eduardo Eurnekian Emmanuel Faber Luis Farias Daniel Feffer Franz Fehrenbach Jose Antonio Fernandez Carbajal Joshua Fink Timothy Flynn Douglas Frye Luiz Fuchs Daniel Funes de Rioja Victor Fung Kwok-king

Titre Président Président-directeur général Président-directeur général Président et Directeur général Président Vice-président-directeur général Président Directeur régional, France, Suisse et Inde Président Président-directeur général Président-directeur général Vice-président, Groupe clients institutionnels et membre du groupe consultatif stratégique senior Président-directeur général Président-directeur général Président Président Membre du Comité exécutif Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Co-président-directeur général Vice-président, Énergie et changements climatiques Vice-président Président du Directoire Président-directeur général Président-directeur général Président Président-directeur général Monde Président, Europe Vice-président exécutif Président du Groupe

Société ou organisation Canadian Employers Council (CEC) AngloGold Ashanti Eskom Holdings ELICO Ltd Coface Alupar Investments UIA Adecco Ferrovial Corrs Chambers Westgarth Basic Element Citi Barclays Allianz SE Consejo Empresarial Mexicano de Comercio Exterior (COMCE) Sabanci Holding US Chamber of Commerce Marsh & McLennan Companies (MMC) Vestas Wind Systems Evonik Industries AG Corporation America Danone CEMEX Suzano Holding Robertje passe à mon po Bosch GmbH FEMSA Enso Capital Management KPMG International Colliers International Embraer International Organisation of Employers (IOE) Li & Fung

Rapport Final

31

Participant Ignacio Galán Gabriele Galateri di Genola Louis Gallois Adi Godrej Francisco Gonzales Pablo González Guajardo Senapathy Gopalakrishnan Antonio Gozzi Valery Grayfer Ulrich Grillo Gerardo Gutiérrez Candiani Joergen Haslestad Charles Heeter Kenneth A. Hersh M. Rifat Hisarcıklıoğlu Joseph M. Hogan Chang-Soo Huh Dieter Hundt Ayşegül İldeniz Gao Jifan Ole Johansson Steven A. Kandarian Young-Won Kang R.V. Kanoria Rana Kapoor Johan Karlstrom Adrian Kaufmann Hans-Peter Keitel Gail Kelly Muhtar Kent Walter B. Kielholz

Titre Président-directeur général Président Président-directeur général Président Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président Président du Comité exécutif Président Président-directeur général Président Fondateur et Président-directeur général Président Président-directeur général Président Président Directeur régional, Moyen Orient, Turquie et Afrique Président-directeur général Président du Directoire Président-directeur général Président-directeur général Vice-président Président-directeur général Président-directeur général Directeur exécutif, Relations institutionnelles Président Président-directeur général et Directeur général Président du Conseil et Président-directeur général Président du Conseil d’administration

Société ou organisation Iberdrola Assicurazioni Generali EADS Godrej Group BBVA Kimberly-Clark de México Infosys Limited Duferco Group Lukoil Grillo-Werke AG Coparmex Yara International Business and Industry Advisory Committee to the OECD (BIAC) NGP Energy Capital Management TOBB ABB Federation of Korean Industries (FKI) BDA Intel Trina Solar Confederation of Finnish Industries MetLife Korea National Oil Corporation Federation of Indian Chambers of Commerce and Industry (FICCI Yes Bank Skanska ARCOR BDI Westpac Banking Corporation The Coca-Cola Company Swiss Re

32

Rapport Final

Participant Seoung Youn Kim Young Tae Kim Erol Kiresepi Klaus Kleinfeld Chanda Kochhar Andreas Koopmann Andrey Kostin Patrick Kron Ellen Kullman Yogendra Kumar Modi Hee-Beom Lee Yoon-Woo Lee Jean Lemierre Liew Mun Leong Jean-Bernard Lévy Maurice Lévy Stefan Lippe Andrew N. Liveris Marie-Christine Lombard Peter Loscher Mike Mack Keshub Mahindra Emma Marcegaglia Christophe de Margerie Alejandro Martinez Sibaja Harold W. McGraw Mthunzi Mdwaba Gérard Mestrallet David Michaelis Sunil Bharti Mittal Thierry de Montbrial Alexei Mordashov

Titre Président Président-directeur général Président-directeur général et Président du Comité exécutif Président-directeur général Directeur général et Président-directeur général Premier Vice-président du Conseil d’administration Président et Président du Directoire Président-directeur général Président du Directoire et Président-directeur général Président-directeur général Président Vice-président Conseiller principal du Président Président-directeur général Président du Directoire Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président Président-directeur général Directeur adjoint, Gaz naturel et industrie pétrochimique Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président Président et Président-directeur général Groupe Président Président-directeur général

Société ou organisation Hanwha group Daesung Santa Farma Pharmaceuticals Alcoa ICICI Bank Nestlé VTB Bank Alstom DuPont Great Eastern Energy Corporation Korea Employers' Federation Samsung Electronics BNP Paribas CapitaLand Group Vivendi Publicis Groupe Swiss Re The Dow Chemical Company TNT Express Siemens Syngenta Mahindra Confindustria Total PEMEX Gas The McGraw-Hill Companies Tzoro GDF SUEZ Australian Chamber of Commerce and Industry (ACCI) Bharti Enterprises Ifri Severstal

Rapport Final

33

Participant Patrice Motsepe Futhi Mtoba Balasubramanian Muthuraman Arun K. Nanda Pierre Nanterme Federico Nicholson Atsutoshi Nishida Indra Nooyi Marcelo B. Odebrecht Masayuki Oku Lubna S. Olayan Lars Olofsson Guillermo Ortiz Frédéric Oudéa Vikram Pandit Laurence Parisot Corrado Passera François Pérol Paul Polman Benoît Potier Roberto Proença de Macêdo James H. Quigley Alejandro Ramirez Magaña Maria Ramos Stéphane Richard Heather Ridout Steen Riisgaard Paolo Rocca James E. Rogers Michel Rollier Juan Rosell Irene B. Rosenfeld Lamon Rutten

Titre Fondateur et Président exécutif Président Président Directeur Président-directeur général Directeur Président du Directoire Président-directeur général Président-directeur général Président du Directoire Vice-président et Président-directeur général Président-directeur général Président Président-directeur général Président-directeur général Président Directeur général et Président-directeur général Président-directeur général et Président du Directoire Président-directeur général Président-directeur général Président Associé principal Directeur Exécutif Directeur général Groupe Président-directeur général Directeur Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Gérant Associé Commandité et Président-directeur général Président Président-directeur général Président-directeur général et Directeur général

Société ou organisation African Rainbow Minerals Business Unity South Africa (BUSA) Confederation of Indian Industry (CII) Mahindra & Mahindra Accenture Ledesma Toshiba Corporation PepsiCo Odebrecht Sumitomo Mitsui Financial Group Olayan Financing Company Carrefour Banorte Société Générale Citi MEDEF Intesa Sanpaolo BPCE Unilever Air Liquide J. Macêdo Deloitte Cinépolis ABSA Bank France Telecom-Orange Australian Industry Group (Ai Group) Novozymes Organizacion Techint Duke Energy Michelin CEOE Kraft Foods Multi Commodity Exchange of India

34

Rapport Final

Participant Alfredo Sáenz Ferit F. Sahenk Frédéric Sanchez Peter Sands Mahendra K. Sanghi Paolo Scaroni Eric Schmidt Stephen A. Schwarzman David T. Seaton Martin Senn Daniel Servitje Roberto Egydio Setubal Marwan Shakarchi Alexander Shokhin Feike Sijbesma Harsh Pati Singhania Peter Solmssen Sir Martin Sorrell Bernard Spitz Tulsi R. Tanti Tidjane Thiam Jürgen R. Thumann Tian Ning Jean-Pascal Tricoire Junichi Ujiie Robert-Jan van de Kraats Ben Verwaayen Christopher A. Viehbacher Luc Vigneron Peter Voser Marcus Wallenberg Sam Walsh Shuifu Wang Hans Wijers

Titre Président-directeur général Président Président du Directoire Directeur général du Groupe Président-directeur général Président-directeur général Directeur exécutif Président-directeur général et Cofondateur Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général et Vice-président Président-directeur général Président Président-directeur général Directeur général Membre du Directoire et Directeur juridique Directeur Président Président et Directeur général Directeur général Groupe Président Président-directeur général Président-directeur général Président Directeur financier Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président-directeur général Président du Directoire Directeur exécutif et Directeur général Président Président-directeur général

Société ou organisation Banco Santander Dogus Group FIVES Standard Chartered Bank M. K. Sanghi Group Eni S.p.A. Google The Blackstone Group Fluor Corporation Zurich Financial Services Grupo Bimbo Banco Itau Unibanco MKS Finance RSPP Royal DSM JK Paper Limited Siemens AG WPP FFSA Suzlon Energy Prudential Business Europe Zhejiang Panshi Schneider Electric Nomura Holdings Randstad Holding Alcatel Lucent Sanofi-Aventis Thales Royal Dutch Shell SEB Rio Tinto Iron Ore Xizi United Holding Corporation Akzo Nobel

Rapport Final

35

Participant Patricia A. Woertz Gérard Worms Hiromasa Yonekura Yu Ping Shi Zhengrong

Titre Président-directeur général Président Président Vice-président Président-directeur général

Société ou organisation Archer Daniels Midland (ADM) International Chamber of Commerce Nippon Keidanren China Council for the Promotion of International Trade (CCPIT) Suntech Power

Partenaire stratégique pour le B20 - McKinsey & Company
Contributeurs
Yves Bonnefont François Bouvard Cyril Chiffot Richard Dobbs Eric Labaye James Manyika Jeremy Oppenheim Gordon Orr Charles Roxburgh Sunil Sanghvi Ruben Verhoeven

Titre
Directeur associé Directeur associé senior Directeur de projets Directeur associé senior Directeur associé senior Directeur associé senior Directeur associé senior Directeur associé senior Directeur associé senior Directeur associé senior Directeur associé senior

Bureau
Paris Paris Paris Séoul Paris San Francisco Londres Shanghai Londres Chicago Anvers

36

Rapport Final

Master your semester with Scribd & The New York Times

Special offer for students: Only $4.99/month.

Master your semester with Scribd & The New York Times

Cancel anytime.