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F – L’âge d’or de la Chine : les Sui, les Tang

1 – Grandeur de la dynastie des Sui dans la période de Kaihuang (Capitale Chang’an puis Luoyang)

Wendi (Yang Jian)(541/604)

Yangdi (Yang Guang)(569/618)

En 577, le puissant ministre confucéen des Zhou, Yang Jian, annexe le royaume des Qi du Nord, puis s’impose comme empereur de la nouvelle dynastie des Sui en 581. En 589, Wendi (Yang Jian), soumet la Chine du Sud et reconstitue l’unité de l’empire chinois. Cet empereur pragmatique construit son empire en refondant les institutions, en réinstaurant les examens impériaux, en engageant des réformes agraires, et en abaissant les taxes. Il initie des grands travaux, tels le Grand Canal qui relie le nord et le sud du pays, la restauration de la Grande Muraille, les routes et les grands greniers pour stoker les surplus. Son fils, Yangdi, est l’opposé de son père qu’il a probablement assassiné. En effet il se lance dans un énorme gaspillage de construction de palais et de changement de capitale et mène une campagne désastreuse contre

la Corée. Il est assassiné à son tour en 618 par le général de la garde impériale, Yu Wenhua, alors que dans le nord se soulève Li Yuan poussé par son fils Li Shi Min. Li Yuan prend le pouvoir et créé la dynastie Tang.

Dynastie des Sui (581/618)
Wendi (Yang Jian) Chine du Nord(581/589) Chine(589/604) Yangdi (Yang Guang) (604/618) Gongdi (Yang You) (618)

Le Grand Canal, initié sous les Sui

2 – Les Tang, une dynastie prospère sans précédent.
(Capitale Chang’an)

Cette dynastie déséquilibrée, avec une première partie florissante sous les trois premiers empereurs, séparée par la courte dynastie Zhou de l’usurpatrice Wu Zetian, se poursuit par une seconde partie en demi teinte. Elle permet à l’empire de retrouver une taille et une unité disparues depuis les Han.

L’empire des Tang

Dynastie Tang (618/907)
1 Gaozu (Li Yuan) (618/626) 2 Taizong (Li Shimin) (626/649) 3 Gaozong (Li Zhi) (649/683) Wu Zetian (Shengshen), l’usurpatrice (690/705) 4 Zhongzong (Li Xian) (684) et (705/710) 5 Ruizong (Li Dan) (684/690) et (710/712) 6 Xuanzong (Li Longji) (712/756) 7 Suzong (Li Heng) (756/762) 8 Daizong (Li Yu) (762/779) 9 Dezong (Li Kuo ou Shi) (779/805) 10 Shunzong (Li Song ou Zhe) (805) 11 Xianzong (Li Chun) (805/820) 12 Muzong (Li Heng) (820/824) 13 Jingzong (Li Zhan) (824/826) 14 Wenzong (Li Ang) (826/840)

15 Wuzong (Li Yan) (840/846)

16 Xuanzong (Li Zhen) (846/859)

17 Yizong (Li Cui ou Que) (859/873) 18 Xizong (Li Yan) (873/888) 19 Zhaozong (Li Ye) (888/904) 20 Aizong (Li Zhu ou Chu) (904/907)

a) L’émergence des Tang, les premiers empereurs
Gaozu (Li Yuan) (618/626), poussé sur le trône par son fils Li Shimin, adopte le bouddhisme qui devient la religion prépondérante en Chine. Chang’an, la capitale, est la plus grande ville du monde (2 millions d’hab.). Les provinces sont confiées à des gouverneurs militaires, et le gouvernement central, copié sur celui des Han, se perfectionne en remplaçant les lettrés par des experts techniques. Ceci permet une augmentation sans précédent du budget de l’état et un accroissement de la population qui atteint 50 millions d’habitants.

Gaozu (Li Yuan) (566/635)

Taizong (Li Shimin) (626/649), dépose son père après avoir éliminé un de ses frères qui tentait de l’assassiner. Il consolide la puissance chinoise en Asie tant par les armes que par la diplomatie. Il obtient ainsi l’alliance avec les Turc Ouïgour et établit la domination effective de la Chine au Xinjiang en 648.

Taizong (Li Shimin) (599/649)

Gaozong (Li Zhi) (650/683), consacre son règne à consolider l’œuvre de son père. L’empire connaît une prospérité générale grâce à ses frontières bien protégées, à son administration, à ses routes et à ses canaux. De nombreux échanges s’organisent avec les pays étrangers, le chinois devient un moyen de communication universel en Asie orientale. Les dernières années du règne sont le témoin cependant d’un déclin, marqué par l’usurpation du pouvoir par l’impératrice Wu Zetian.

b) L’intermède Zhou de l’impératrice Wu Zetian
Originaire de Bingzhou (actuelle Wenshui, province du Shanxi), elle fut choisit à 14 ans par l’empereur Taizong. Après la mort de ce dernier, elle

devient bonzesse et c’est l’empereur Gaozong qui va la ramener au palais et en faire sa concubine. Elle tue sa fille au berceau et accuse la reine Wang d’être l’instigatrice du meurtre. Celle-ci est chassée et Wu Zetian prend son titre de reine en 655. Intelligente et cultivée, elle écrit les « Douze conseils » dans lequel elle conseille à l’empereur de développer l’agriculture, de réduire les impôts, d’arrêter la guerre et de recruter des hommes de talent. Grâce à cela elle gagne une grande réputation et un ascendant sur son mari. Plus tard elle empoisonne son fils aîné, le prince Li Hong, dépose son deuxième fils, et nomme son troisième fils, Li Xian, prince héritier. En 683 à la mort de Gaozong, l’empereur Zhongzong (Li Xian) lui succède étroitement surveillé par sa mère. En 684, Wu Zetian détrône Zhongzong et porte sur le trône son quatrième fils, l’empereur Ruizong (Li Dan), qu’elle espère plus coopératif. En 690, l’impératrice douairière, Wu Zetian, dépose Ruizong, change son nom personnel en Zhao et se proclame « empereur » de la brève dynastie Zhou (690/705) sous le nom de Shengshen. Elle est le seul empereur féminin de l’histoire de la Chine et occupe le pouvoir d’une manière ou d’une autre pendant 50 ans. Avant de mourir à 83 ans, elle renomme Zhongzong empereur.

Wu Zetian (624/705)

c- Les derniers Tang
L’empereur Zhongzong médiocre et stupide est assassiné en 710 par sa femme, la reine Wei et sa fille, la princesse Anle, qui espèrent refaire le coup de Wu Zetian. Son frère, Li Dan, reprend le trône sous son nom de Ruizong et fait exécuter les conspiratrices. En 712, il cède le pouvoir à Li Longji, l’empereur Xuanzong qui change le nom du règne en Kaiyuan. Ce règne au début connait une période de grande prospérité, puis après des guerres malheureuses contre les Qidan, les Zhao du Sud et les Dasi, voit apparaître de nombreux troubles sociaux.

Xuanzong (Li Longji) (685/765)

En 742, Xuanzong change le nom du règne en Tianbao et vit désormais dans le luxe et le plaisir avec sa concubine, Yang Yuhuan (ou Yang Guifei). Dans un tel contexte éclate la rébellion d’An Lushan-Shi Siming, que dirige d’abord An Lushan, un mongol originaire de Liucheng (actuelle Jinzhou, province du Liaoning). Ce gouverneur militaire lève une armée sous le prétexte de tuer la concubine Yang Yuhuan. Terrorisé l’empereur s’enfuit avec sa concubine et son premier ministre Yang Guozhong. Sa garde se révolte et demande la décapitation du ministre et la pendaison de la concubine. Les exécutions réalisées, l’empereur, brisé, cède le trône à son fils Li Heng, qui prend le nom de Suzong.

En 762, Suzong est assassiné lors d’un coup d’état, et l’empereur Daizong lui succède pour poursuivre la lutte contre la rébellion. An Lushan est assassiné par son fils An Qingxu, à son tour exécuté par Shi Siming, lui-même tué peu de temps après par son fils Shi Chaoyi. Le fils de Daizong, Li Shi, nommé maréchal de l’armée des Tang, avec l’aide des troupes Huile, écrase les rebelles en 763. Shi Chaoyi se suicide et sa mort met fin à huit ans de troubles. L’économie est exsangue et la dynastie Tang termine son âge d’or et amorce son déclin.

c) Religion, Culture et Technologie sous les Tang
Sur le plan religieux les sectes bouddhistes se multiplient, les principales sont la secte Tiantai, la secte Dharmalaksana, la secte Avatamsaka, la secte Chan (Zen) et la secte Terre pure. Le Taoïsme jouit également d’une forte popularité. L’empereur taoïste Xuangzong ordonne la construction de temples dans toutes les grandes villes La poésie des Tang constitue une merveille de l’histoire de la Chine, et la dynastie est réputée sous le nom de royaume des poèmes. Les deux plus grands poètes sont Li Bai (le « poète immortel ») et Du Fu (« le poète sage »). Histoire nationale, littérature, calligraphie, peinture, danse et musique atteignent de très hauts sommets. L’art des grottes reflète tout à fait la physionomie sociale de l’époque. L’architecture des Sui et des Tang s’enorgueillit d’un grande nombre de chef-d’œuvres, tels que la ville de Chang’an. L’imprimerie par gravure voit le jour vers la fin de la dynastie Sui, mais ne devient populaire qu’à la fin de la dynastie des Tang. L’astronomie des Tang enregistre de nouveaux progrès et le nouveau calendrier Dayan fut longtemps considéré comme le modèle des calendriers. La médecine se divise en plusieurs services : - le tiliao (la médecine générale) - le chuangzhong (la chirurgie)

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le shaoxiao (la pédiatrie) le service des cinq sens (yeux, oreilles, bouche, nez, et peau) le diagnostic le massage