Lettre d’information de la Filière francophone de la Faculté d’Économie et de Sciences Politiques de l’Université du Caire

Novembre 11 N°85

Mona El Baradei, professeure d’économie et

doyenne de la faculté d’Economie et de Sciences Politiques de 2005 à 2008 s’est vue remettre le 26 octobre 2011 par l’ambassadeur de France, au nom du Ministère français de l’Education nationale, le titre de chevalier de l’Ordre des Palmes académiques.

L r e n

Mona El Baradei et Jean Félix-Paganon, ambassadeur de France

Mona El Baradei et Jean Félix-Paganon, gypte l’ensemble

Mohamed El Baradei et Mona El Baradei

Ce titre honore de sa carrière académique et de recherche ainsi que ses actions en faveur de la francophonie.

a rentrée 2011-2012 est marquée par les premières élections des hauts dirigeants universitaires (doyens et présidents d’université). Revendication de la révolution, les plus hauts responsables universitaires sont désormais élus et non plus nommés comme c’était le cas sous le précédent régime. Après bien des manifestations d’enseignants et controverses concernant notamment le mode de scrutin et le refus de la part du Conseil suprême des forces armées de démettre les doyens et présidents d’université récalcitrants attachés à leur poste, les élections se sont tenues fin septembre dans de nombreuses facultés et universités égyptiennes, non sans parfois de fortes tensions. Dans notre faculté, la campagne électorale s’est déroulée dans un climat serein entre les différents candidats. Hala El Said, professeure d’économie, a facilement remporté les élections (lire page 2). Il était donc évident d’interviewer la première doyenne élue de la FESP. Elle nous présente ses priorités et ses projets pour les trois prochaines années (lire page 3). Hala El Said, doyenne FESP Ne manquez pas l’article de Yasmine Farouk, maître de conférences en science politique sur la sensibilisation des citoyens au vote (lire page 4). La Filière est aussi fière de mettre en avant Ahmed Rizkallah, diplômé en 2010, et tout jeune co-auteur d’un recueil de nouvelles remportant un grand succès en librairie (lire son portrait page 5). Contrat largement rempli par la première promotion de la licence d’économie de l’Université Paris 1 avec un taux de réussite de 90% !

Nouvelle responsable du CDF
Perihan Mansour,

diplômée en 2001, vient de joindre l’équipe de la Filière en tant que responsable du centre de documentation et responsable d’édition de la Coupole. Bienvenue à Perihan dans l’équipe de la filière. Page 2
LA FILIÈRE

Toutes nos félicitations à Dima Hassan, diplômée en 2001, nouvelle docteure de la Filière. Le 29 septembre 2011 elle a très brillamment soutenu à l’Université Paris Nanterre, sa thèse de doctorat qui a porté sur « The Fragility of Financial Institutions : Dependence Structure, Extremal Behaviour and Contagion ». Bienvenue à la nouvelle promotion (lire page 2). Que cette année universitaire marque une nouvelle ère « révolutionnaire » au sein de la Faculté d’Economie et de Sciences Politiques. Mona Amer et Ola El Khawaga

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L’INTERVIEW

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ACTU MEDIA

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ÉTUDIANTS

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CULTURE

La vie de la Filière Agenda

Hala El Said, nouvelle doyenne

Point de vue

Portrait

Info Rendez-vous

La Filière

Rentrée universitaire historique
Premières élections libres du poste de doyen de la Faculté d’Economie et de Sciences Politiques
Hala El Said a remporté les premières élections au poste de doyen de la Faculté d’Economie et de Sciences Politiques qui

se sont tenue le 24 septembre 2011. L’ensemble du corps enseignant a pu participer au vote, le poids des voix des assistants de recherche ne représentant toutefois pas le même poids. Hala El Said, professeure d’économie a largement remporté le premier tour avec 71 voix face à ses concurrents, Samy El Sayed, professeur d’économie (37 voix), Ikram Badr El Din, professeur de science politique (19 voix) et Abdallah Abdel Ghaly, professeur de statistique (17 voix). Le 25 septembre 2011, Samy El Sayed s’est désisté au second tour permettant à Hala El Said de devenir la première doyenne élue de la Faculté d’Economie et de Sciences Politiques de l’Université du Caire. Lire interview page 3.
Laila El Khawaga et Ikram Badr El Din ont été élus respectivement chefs du département d’économie et de science politique en août 2011 par les membres des conseils de département. Plus récemment, Hossam Kamel, président sortant

de l’Université du Caire a été élu par un collège électoral de professeurs. Première promotion de la révolution Alors que la Filière accueille en général une cinquantaine d’étudiants par promotion, cette année, 91 étudiants ont été sélectionnés et admis directement par le bureau « Tanseeq », sans tenir compte des critères d’admission de la Faculté d’Economie et de Sciences Politiques. Cet engouement est certainement dû à l’intérêt croissant pour les questions politiques et économiques depuis la révolution et à la mise en place du double diplôme d’économie avec l’Univ. Paris 1. Des évaluations écrite et orale du niveau de langue française organisées en coopération avec l’Institut Français d’Egypte (IFE) se sont tout de même tenues le 28 août et les 5 et 6 septembre 2011. Parmi les 80 étudiants qui se sont présentés aux tests, 52 étudiants ont obtenu la moyenne. Un séminaire d’intégration organisé par l’IFE du 25 au 29 septembre 2011 a accueilli les étudiants ayant échoué au test de français dans le but de les familiariser aux techniques de travail académique. Finalement, après désistement de nombreux étudiants, l’effectif de la première année est de 72 étudiants. La plupart sont titulaires d’un baccalauréat égyptien ; seuls 3 étudiants ont un baccalauréat français, 2 étudiants sont originaires du Tchad et une étudiante a un diplôme secondaire anglais.
Répartition des étudiants de 1ère année par lycée d'origine
ND Délivrande; 10

Autres; 20 Autres bacs étrangers; 3 Bac français; 3

SacréCoeur; 9 Mère de Dieu; 8
Franciscaines ;8

ND Apôtres Bon Zeitoun; 4 Pasteur; 7

Résultats excellents de la première promotion de la licence d’économie de l’Université Paris 1 A l’issue de la 2ème session (5 et 6 septembre 2011), les résultats définitifs de la première promotion de la licence d’économie sont excellents : parmi les 50 étudiants inscrits en 2010-2011, 45 ont obtenu le diplôme de licence d’économie, ce qui correspond à un taux de réussite de 90%. Surtout, 13 étudiants ont obtenu la mention Très Bien (26%), 16 la mention Bien (32%) et 15 la mention Assez Bien (30%). Parmi les cinq étudiants en échec, quatre étudiants ont décidé de se réinscrire. Ils ne repasseront que la(les) matière(s) dans lesquels ils n’ont pas obtenu la moyenne.

Nouvelle doyenne
Hala El Said, professeure d’économie a remporté les premières élections au poste de doyenne.

Dr. Hala's pic.bmp.qrnsg15.partial

Dr Hala, pouvez-vous nous donner un petit aperçu de votre parcours ?

J’ai été diplômée de la faculté d’Economie et de Sciences Politiques en 1979, et en 1989 j’ai soutenu ma thèse de doctorat qui a porté sur le « Système bancaire international ». J’ai ensuite travaillé en tant que conseillère à l’IDSC (Information and Decision Support Center), puis conseillère auprès du gouverneur de la Banque centrale. Enfin, de 2003 à 2011 j’ai été directeur exécutif de l’« Egyptian Banking Institute » qui dépend de la Banque centrale. Tout ceci en parallèle avec l’enseignement de la finance à la faculté.
Pourquoi vous êtes-vous présentée au poste de doyen ?

Je cherche aussi en priorité à moderniser et développer l’aspect académique pour que la faculté puisse suivre le rythme des universités homologues. Il est également primordial d’améliorer les compétences de son corps professoral et notamment les jeunes, ainsi que les capacités administratives et institutionnelles de la faculté. La faculté doit être considérée comme une seule institution globale où la diversité et la complémentarité de ses sections, centres et programmes restent le facteur contribuant à son aspect concurrentiel. Il est aussi indispensable de favoriser la participation du personnel de la faculté ainsi que celle des étudiants à la sensibilisation politique et économique. Finalement, il me tient à cœur d’encourager les activités des étudiants au sein de la faculté, surtout que cette dernière bénéficie d’une diversité intellectuelle et politique.
Quelles sont vos perspectives vis-à-vis de la Filière en particulier ?

Je me suis présentée au poste de doyen car j’ai voulu participer activement et être témoin des premières élections démocratiques de la faculté, permettant aux candidats d’être élus en fonction de leurs compétences et de leurs accomplissements. De même, je me suis dit qu’après avoir acquis beaucoup d’expériences tout au long de ma carrière professionnelle tant au niveau administratif qu’au niveau social, il était temps de déployer mes efforts et mes connaissances au sein de la faculté qui a toujours été la raison de mon succès.
Comment voyez-vous le rôle du doyen ?

La Filière francophone, créée depuis plus de 17 ans maintenant, a contribué de façon remarquable à la distinction de notre faculté parmi les autres. Je suis très satisfaite de l’engagement de l’Université Paris 1 en économie, et j’ai bien constaté les excellents résultats de la première promotion de la licence. Je suis également ravie d’avoir au sein de la faculté de plus en plus de jeunes docteurs, diplômés de cette filière participant de manière productive au processus de son développement. Je souhaite en priorité, renforcer le partenariat avec l’Université Paris 1 dans le domaine de la science politique, pour que les deux sections s’enrichissent mutuellement dans des domaines qui leur sont communs et développent par ailleurs des activités de recherche et d’enseignement qui leur sont propres. La faculté doit jouer un rôle dans les changements à la fois politiques et économiques

A mon avis, le doyen devrait en priorité prendre en charge le développement des contenus de cours et assurer à nos diplômés un niveau de connaissances remarquable et des compétences qui seront valorisées sur le marché du travail. Par ailleurs, je souhaite mettre en place plus d’institutionnalisation, développer le centre de documentation et accorder plus de responsabilité à son personnel. Il y a aussi toute une réflexion à mener sur la manière de former les chercheurs. D’autre part, et surtout dans cette période postrévolutionnaire, la faculté doit jouer un rôle dans les changements à la fois politiques et économiques.

Avez-vous une recette secrète pour le succès durable de la faculté ?

La faculté est pionnière dans son domaine, et je dois avouer que le secret de ce succès durable est l’accumulation des efforts déployés par les enseignants ainsi que les diplômés de cette faculté, qui ont longtemps contribué à son succès et à son originalité.
Propos recueillis par Perihan Mansour le jeudi 10 Octobre 2011

Actu média

Soyez puissants et responsables, votez !
Yasmine Farouk, nous parle de l’importance de la participation de tous et toutes à la

procédure du vote qui aboutira finalement à la constitution permanente de l’Egypte. Il y a deux ans, un slogan libanais avant les élections législatives signalait « soyez belles et votez ! ». L’objectif était de stimuler la participation politique des femmes libanaises. Aujourd’hui, en Egypte, il faut que ce qui nous stimule, femmes et hommes, soit « la responsabilité ». Le vote est en effet un pouvoir qui engendre une responsabilité. Il nous accorde le pouvoir d’exprimer nos positions sur les programmes Yasmine Farouk politique, économique et social selon lesquels nous seront gouvernés. En votant, on devient responsable est maître de non seulement du choix politique qu’on fait en choisissant tel ou tel parti. Mais on partage aussi la conférences en science responsabilité dans les conséquences des choix politiques, économiques et sociaux qui seront faits par le politique, FESP prochain gouvernement. On ne pourra plus se dissocier de toute responsabilité de la situation nationale et régionale de notre pays sous le prétexte que « c’est la faute d’un régime que nous n’avons même pas choisi ». C’est à nous qu’incombera une part de la justification des choix faits par ceux que nous avons choisis pour nous gouverner. Par conséquent, on est aussi responsable du « bon usage » de son vote. Les législatives qui auront lieu en novembre prochain seront, inshaallah !, les premières élections qui traduiront la volonté des Egyptiens sans trucages ni manipulations implicites. Cette fois-ci, le choix qu’on fera à travers notre vote est effectivement vital et décisif parce qu’il engendrera une assemblée constitutionnelle qui écrira la constitution permanente de l’Egypte. Cette constitution sera « la nôtre », c’est celle qui fera de l’Egypte « notre Etat ». Elle devra donc nous représenter. Il faut que chaque citoyen/ne puisse se reconnaître dans le prochain Parlement et que chaque Egyptien puisse s’identifier à la prochaine constitution.

Il faut que ce qui nous stimule, femmes et hommes, soit la « responsabilité »

Ainsi, non seulement il faut exprimer sa volonté dans le vote parce que, de toutes les façons, nous serons « contraints » de respecter les politiques et les choix faits par le prochain gouvernement. Mais il faut également aller voter pour un programme électoral et non pas pour une personne ou une orientation idéologique. Il faut voter non seulement pour les personnes qui défendent nos positions politiques et nos croyances, mais aussi pour les personnes qu’on sait suffisamment compétentes et capables de mettre en œuvre leurs promesses électorales, aux candidats qui ont le savoir politique et technique et qui n’ont pas besoin de se baser ni sur les émotions ni sur l’argent ni sur la distribution des biens des services pour « acheter » nos voix. Dans ce cadre, il faut mieux connaître ceux qui pour qui on ne vote pas que ceux pour lesquels on vote. Il faut savoir autant répondre à la question « pourquoi vous avez voté pour X » qu’à la question de « pourquoi vous n’avez pas voté pour Y ». Finalement, votez, il vaut mieux regretter son choix et même sa défaite plutôt que regretter sa passivité. Yasmine Farouk

1er semestre universitaire 2011-2012
Aid Al Adha Examens de mi-semestre Nouvelle année Hégire Fin des cours Examens partiels Rentrée du 2nd semestre

Missions de professeurs-visiteurs
Jean Delemotte (Univ. Paris 1), « Histoire de la Pensée

Du 6 au 10 novembre 2011

Economique » 3e ECO, du 16 au 20 octobre. Du 19 au 25 novembre 2011 Jean Marcou (IEP Grenoble), « Organisations Internationales » 3e SCPO, du 27 novembre au 1er 26 ou 27 novembre 2011 décembre. Jean-Pierre Drugeon (Univ. Paris 1), « Macro-croissance » Jeudi 29 décembre 2011 3e ECO, du 4 au 8 décembre. Elizabeth Cudeville (Univ. Paris 1), « Economie du Du 5 au 26 janvier 2012 développement » 3e ECO, du 10 au 14 décembre. Nicolas Hubé (Univ. Paris 1), « Introduction à la science Dimanche 12 février 2012 politique » 1e année, du 18 au 22 décembre.

Étudiants
Parlons de vous !

L’écriture en commun : « Insomnie sporadique »
Diplômé en 2004, Ahmed Rizkalla, vient de publier, avec Rami Abadir, son premier recueil de nouvelles « Insomnie sporadique » et poursuit en parallèle des études supérieures et une carrière dans le développement.
Parlez-nous un peu de votre parcours après avoir terminé vos études à la filière ?

Après mes études, j’ai travaillé pendant deux ans dans un cabinet de conseil, puis un an auprès du cabinet du ministre de la Santé et de la Population (en contact avec l’USAID, l’OMS et la Banque Mondiale). A partir de 2008, j’ai rejoint en tant que directeur de projets, un programme européen dépendant de la Délégation Européenne en Egypte en tant que directeur de projets. Ce programme est financé par l’Union Européenne dont l’objectif est de développer et améliorer les capacités des ministères en Egypte. En congé professionnel pour une année, je poursuis actuellement un Master en économie du développement à l’Université de Londres.

Quand vous êtes-vous dit que vous aimeriez devenir écrivain ?

J’ai toujours été intéressé par l’art, le cinéma, mais de façon plus spécifique par l’écriture. En 2007, en parallèle avec ma carrière professionnelle j’ai décidé de m’adonner à ma passion : l’écriture. Mais à vrai dire, j’ai voulu commencer une expérience nouvelle, intéressante et, pratiquement unique
Parlez-nous de cette expérience ?

C’est l’écriture qui m’a permis d’acquérir un équilibre dans ma vie

Dans le but d’acquérir un certain nombre d’expériences, avec mon ami Rami Abadir, nous avons participé à un atelier d’écriture. Ensemble, en 2008, nous avons rédigé notre premier scénario de film qui a emporté le concours des scénaristes « Abdel Hay Adib ». A la suite de cela Rami et moi avons décidé d’écrire des nouvelles, et au bout d’une année de travail nous avons abouti à l’écriture de 14 nouvelles rassemblées sous le titre « Insomnie Sporadique ». Ces nouvelles sont surtout caractérisées par deux traits essentiels : certaines d’entre elles explorent les relations humaines intimes traitant beaucoup de détails relatant notamment des relations inavouables, les autres, par contre, traitent des sujets métaphysiques (notamment des questions que les gens peuvent se poser en faisant un flashback sur leur vie). Surtout, la spécificité de notre recueil est qu’il s’agit d’une écriture en commun. Après plusieurs tentatives auprès de différentes maisons d’édition, nous avons été agréablement surpris que « Dar El Ein » accepte de publier notre livre.
Qu’entendez-vous par l’idée de l’écriture en commun ?

L’idée de l’écriture en commun dans l’art est une idée exceptionnelle, qui veut dire que chacun d’entre nous a rédigé sa propre histoire, à sa propre façon, puis nous en faisions un amalgame jusqu’à aboutir à sa forme idéale. De même, nous ne mentionnons jamais qui a contribué à quelle partie, de sorte que le livre acquiert une unité, ayant un seul contexte mais différents styles d’écriture.
Comment votre livre a-t-il été accueilli ? En êtes-vous satisfait ?

Plusieurs journaux égyptiens, notamment « Al Masry Al Youm », « Akhbar el Adab », « Akher Saa » et « Al Ahram Hebdo » ont fait état de la parution de notre recueil. Le livre a été bien accueilli, nous avons reçu pas mal de critiques positives à son égard. Je suis content de cette expérience d’écriture qui m’a permis d’acquérir un équilibre dans ma vie. Finalement, j’aimerais renouveler cette expérience, tout en gardant ma carrière professionnelle en parallèle.
Portrait réalisé par P.M.

Culture
Les essentiels

› Boursrs AUF

A ne pas manquer … Récital de Liszt, le 13 novembre 2011 à 20h, au Palais de Mohamed Ali à Manial, par le jeune pianiste égyptien Mohamed Shams entièrement dédié à Franz Liszt. Ce récital va marquer le retour des activités du Centre International de Musique. « Traits-d’union. Paris et l’art contemporain arabe », jusqu’au 12 novembre à la Villa Emerige, Paris. Un éventail exquis de 16 artistes, nés ou travaillant au Maroc, en Algérie, en Syrie, au Liban, en Egypte ou en Palestine. A ne pas manquer pour les Parisiens. Et du côté des livres … Une sélection du Centre de Documentation (CDF)
L’Egypte de Tahrir, Claude Guibal et Tangui Saläun .

Forum des jeunes de l’UNESCO Mennatallah Kenawy, 3e SCPO et Nayera Abdel Rahman, 4e SCPO

ont été sélectionnées pour participer au 7ème forum des jeunes de l’UNESCO 2011 du 17 au 20 octobre.

Edition du Seuil, Mai 2011. Disponible au CDF. « L’Egypte de Tahrir, anatomie d’une révolution, est né de l’observation quotidienne, sur le terrain, de deux journalistes, correspondants au Caire depuis 1997, Claude Guibal et Tangi Saläun, doutant jusqu’au dernier moment de la chute de […] Hosni Moubarak. C. Guibal et T. Saläun se livrent aussi de manière pertinente à l’ « anatomie » de la société égyptienne, avec son armée omniprésente et le retour sur la scène politique des Frères musulmans, l’Islam « valeur refuge » versus « le malaise copte », mais aussi avec ces « oubliés » du rêve panarabe de Nasser, qui gardent chevillés au cœur la nostalgie de leur pays englouti par les eaux du Barrage d’Assouan. Le livre se termine sur un espoir et combien en faut-il à ce Printemps arabe ! »

La crise de la société rurale en Egypte, la fin du Fellah?, par Habib Ayeb, Edition Karthala 2010.

Disponible au CDF. « La crise de la société rurale est l’un des multiples paradoxes de l’Egypte contemporaine. Si l’agriculture égyptienne est l’une des plus productives et des plus intensives du monde, ses paysans sont parmi les plus pauvres. Selon Habib Ayeb, « Accès » est le mot clé qui résume la crise du fellah. C’est une inégalité d’accès du paysan égyptien à sa terre agricole tout comme celle de son accès à l’eau. Ainsi, la situation du fellah découle d’une incapacité à faire entendre sa voix. Le paysan égyptien, privé des possibilités d’une action politique et d’une participation citoyenne ne peut guère se rendre maître de son destin. Comme le montre Habib Ayeb, aux termes d’une longue enquête, la disparition du fellah semble irréversible. Seule une démarche politique volontariste visant le maintien des paysans sur leur terre, dans le cadre global d’une lutte contre la pauvreté, de développement durable et de justice sociale, pourrait inverser le cours des choses. »

Les jeunes ont eu l’opportunité de présenter leurs recommandations aux représentants des Etats membres lors de la 36ème Conférence générale de l’UNESCO. Le thème principal du Forum était : « Comment les jeunes conduisent le changement ». L’engagement des étudiants, l’innovation sociale, la promotion de la démocratie, l’emploi des jeunes, les situations de conflit et le développement durable ont font partie des questions discutées.
Equipe de La Coupole
Responsable d’édition

Perihan Mansour
Conception éditoriale

Eve Bourguignon
Ont également participé à ce numéro

Mona Amer, Ola El Khawaga, Hala El Said, Yasmine Farouk, Ahmed Rizkallah
Contact

fesp.lettredinfo@yahoo.fr

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