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CFPT

SENEGAL/JAPON

KEBE

1

GENERALITES AUTOMATISES

SUR

LES

SYSTEMES

Dans son évolution, l’homme a toujours senti le besoin d’économiser des efforts et du temps pour son bien être et pour s’occuper d’autres activités. Il a ainsi inventé des outils et des techniques qu’il n’a jamais cessées de perfectionner. Il a ainsi utilisé l’énergie animale, puis l’esclavage et maintenant les multiples ressources naturelles existantes. La mécanisation s’est particulièrement développée au XIXe, tandis que le XXe siècle a vu le développement de l’automatisation et de l’informatique. L’évolution de l’allègement des tâches de l’homme peut être illustrée par un système de torréfaction de café. 1. Système non mécanisé : L’homme est une partie intégrante du système mécanisé. Il apporte le savoir-faire et l’énergie nécessaire au fonctionnement de la partie opérative.

Matière d’œuvre Savoirfaire

Ordres Energie musculaire Informations Par les sens

Partie opérative

(PO)

Matière d’œuvre + Valeur ajoutée

2. Systèmes mécanisés : 2.1 Systèmes mécanisés à manœuvre manuelle : Dans un système mécanisé, la part d’énergie fournie par l’homme est réduite. Le produit est conçu autour d’un ensemble mécanique assurant, à partir de la manœuvre d’une manivelle, le broyage des graines de café, cela au moyen de transformations de mouvements adéquats.

KEBE

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Matière d’œuvre Savoirfaire

Ordres Energie musculaire réduite Informations Par les sens

Partie opérative

(PO)

Matière d’œuvre + Valeur ajoutée

2.2 Systèmes mécanisés à commande électrique : L’homme n’apporte plus l’énergie nécessaire au fonctionnement de la partie opérative.
Matière d’œuvre Savoirfaire

Ordres Energie électrique

Partie opérative

(PO)
Informations Par les sens

Matière d’œuvre + Valeur ajoutée

2.3 Systèmes automatisés : Le savoir-faire de l’homme est remplacé par un ensemble de dispositifs appelés partie commande. Les sens de l’homme sont remplacés par des capteurs L’intervention de l’opérateur se limite alors à des consignes.

KEBE

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3. Structure d’un système automatisé
Matière d’œuvre Préactionneurs Distributeurs Contacteurs Actionneurs Vérins Moteurs Effecteurs Capteurs

-Séquenceur -Automate programmable -Ordinateur

Ordres

informations

Visualisations

Pupitre
consignes
Boutons poussoirs Voyants

Opérateur

KEBE

visualisation

Matière d’œuvre + Valeur ajoutée

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le contrôle .Les caractéristiques de grandeur et de forme du couple résistant (TR) .Les conditions d’exploitation de l’ensemble “Equipement.1 Conditions de fonctionnement: KEBE 5 . 3. Contraintes du cahier des charges: La conception de tout équipement doit prendre en compte les données du cahier des charges qui précise: .la protection d’un ou plusieurs récepteurs qui sont toujours des moteurs 2.MoteurMachine” . Il est accouplé à un réducteur mécanique de rapport 1/15. le broyeur est dans des conditions d’ambiance difficile: intempéries. vitesse nominale et c… *Les conditions locales d’exploitation: température. Caractéristiques générales : Dans un équipement de force motrice l’ensemble des circuits et des matériels associés est utilisé pour assurer: .Sa vitesse de rotation est de 100tr/mn. Choix du moteur: Ce choix dépend des trois facteurs mis en évidence par le cahier des charges: *Les conditions de fonctionnement de la machine entraînée: nature du cycle de marche. Exemple: Extrait du cahier des charges relatif à une unité de broyage dans une carrière pour matériaux de construction: …Le broyeur principal qui fonctionne en régime continu. vibrations mécaniques. présente un couple résistant de forme hyperbolique de 1800N au décollage. poussières. atmosphère etc… *Les caractéristiques du réseau de distribution d’énergie électrique 3.la commande . Un réseau de distribution BT triphasé 4 fils dessert le chantier.Les caractéristiques du réseau de distribution d’énergie.EQUIPEMENTS DE FORCE MOTRICE 1. couple de décollage (TR) à l’arrêt. Implanté au voisinage de la carrière.

atmosphère ( poussière. Caractéristique d’allure parabolique (ex : ventilateur. pompes centrifuge à vide). variation de vitesse. arrêt *Les phases transitoires: décollage. freinage. (figure 2). 3. humidité etc…) . On distingue trois types principaux de caractéristiques mécaniques 1 . Hormis pendant la phase de freinage qui évolue vers l’arrêt. corrosion.Les caractéristiques mécaniques “ couple résistant en fonction de la vitesse de rotation TR= f(n)” des machines entraînées sont bien représentatives de leur condition de fonctionnement .2 Conditions locales d’exploitation: Ces conditions. caractéristiques du milieu ambiant: .3 Contraintes du réseau d’énergie: Ces contraintes sont essentiellement d’ordre énergétique: * nature du courant : continu ou alternatif * type de distribution monophasé. dans toutes les phases transitoires le couple moteur TM doit être supérieur en valeur absolue au couple résistant TR. 2 Caractéristique de couple résistant constant (ex : engins de levage) 3 caractéristique d’allure hyperbolique(ex : concasseur) La mise en service en service d’une machine met en évidence deux phases: *Les phases stables: régime nominal. changement de sens de rotation. triphasé 3 ou 4 fils * valeur de la tension * limite du courant en ligne KEBE 6 .température guident le choix d’un moteur parmi les différents types proposés par les constructeurs. 3.

au déroulement du processus ou cycle de démarrage à la protection. le régime nominal type tension puissance couple vitesse Ordres CIRCUIT DE COMMANDE Informations : Liées aux différents modes de marche Assure le traitement des données de commande et de sécurité Délivre les informations de commande des actionneurs aux organes de puissance Donne aux organes d’affichage les informations relatives aux défauts. Problème de démarrage de l’ensemble “moteur machine”: Le branchement du moteur sur le réseau peut se réaliser: .Nature . .tension intensité maximum . l’accélération. L’équipement de force motrice doit assurer le démarrage suivant un procédé qui élimine ou qui réduit dans les limites réglementaires ces perturbations. à la sécurité Information s Liées .puissance disponible moteur sur le réseau Limite l’intensité de démarrage Maintient le couple avec des valeurs compatibles avec le décollage. à la sécurité KEBE Capteurs 7 . 4.soit sans perturbation pour les autres récepteurs et sans détérioration du moteur: dans ce cas le démarrage direct s’impose . 5. suivant les caractéristiques du réseau et de l’ensemble “moteur –charge entraînée“ différents procédés de démarrage sont mis en œuvre.sont imposées à l’utilisateur et sont déterminant dans le choix du moteur. Ainsi. Organisation générale d’un équipement de démarrage : Dans un équipement de démarrage. il convient de distinguer : • le circuit de puissance • le circuit de commande qui ont des fonctions spécifiques définies par la figure ci-dessous L’étude de ces deux circuits se traduit par deux schémas explicatifs distincts : MOTEU CIRCUIT DE • le schéma de puissance R PUISSANCE RESAU • le schéma de commande Assure le branchement du nature .soit avec perturbation à la fois pour le réseau et les autres récepteurs.

Une action sur le bouton poussoir du 1er étage provoque la descente. . Pour satisfaire à ces différentes fonctions.Une action sur le bouton poussoir du 5ème étage se traduit par une montée .6.3 Logique câblée : Les différentes composantes de l’automatisme sont interconnectées par un câblage représentatif du fonctionnement. Il enregistre et assure le traitement des données correspondantes. 6.2 . La logique séquentielle : Elle prend en compte à la fois les combinaisons des états des variables d’entrée et la succession chronologique des combinaisons d’états relatives aux situations antérieures .1 La logique combinatoire : A une combinaison des états des variables d’entrée fait correspondre une et une seule combinaison d’état des variables de sortie . de contrôle et de sécurité. L’état immédiatement antérieur à toute action a été pris en compte dans la logique de commande. si la cabine est immobilisée au 3ème étage. Structure logique du circuit de commande : Le circuit de commande reçoit des informations de commande.4 Logique programmée : KEBE 8 . 6. Exemple : Dans un équipement d’ascenseur. le circuit de commande fait appel à différentes formes de logique : 6. Ainsi. 6. . il transmet aux organes de commande des actionneurs les ordres nécessaires au fonctionnement de la partie puissance de l’équipement. Exemple :La condition préalable à l’autorisation de fonctionnement d’un ascenseur se traduit par : • la fermeture de la porte de cabine • le non dépassement de la charge limite.Une action sur le bouton poussoir d’appel du 3 ème étage est sans effet.

etc… Ceci nous permettra de placer dans la chaîne de production. Il n'est donc pas surprenant que ses techniques de production. Appareillage utilisé dan les installations de force motrice L'utilisation de l'énergie électrique a fait d'énormes progrès depuis le milieu du XIX ème siècle. un logigramme ou un diagramme fonctionnel. commander. isoler. de transport et d'utilisation soient encore en plein essor. Ces constituants seront présents dans : • • • • • la distribution industrielle et domestique. 1 .Le sectionneur : a.Le fonctionnement d’un équipement initialement représenté par : * un schéma électrique à contacts. etc. grâce à la souplesse des méthodes de transport et d'utilisation. cette source d'énergie demeure une richesse inégalée..protéger. Chaque fois que nous aurons à traiter un problème électrotechnique nous serons amenés à regarder la fonction de l'appareillage étudié : • Distribuer . convertir. Aujourd'hui. les départs moteur. transport ou conversion de l'énergie électrique. notre appareillage de base. les systèmes automatisés. les postes de livraison. Ainsi. Rôle KEBE 9 .. est traduit en équations booléennes et en un programme qui peut être traité par un ordinateur ou un automate programmable. la création de nouveaux matériaux et les progrès de la technologie ont permis de réduire la grosseur et le coût des appareils électriques si bien que les machines modernes pèsent cinq fois moins que celles construites il y a soixante ans à peine.

Le sectionneur est un appareil de connexion qui permet d'isoler (c'est sa fonction) un circuit pour effectuer des opérations de maintenance. Photo du constituant (télémécanique) Symbole de ce constituant Famille de ce constituant APPAREIL DE CONNEXION b. les circuits en aval doivent être ouverts). les contacts principaux. Ceci est d'une importance capitale : UN SECTIONNEUR SE MANIPULE TOUJOURS A VIDE (aucun courant ne le traverse lorsqu'on l'actionne. Il peut être considéré comme un appareil de connexion et/ou de raccordement mais jamais comme un appareil de protection. Rôle des différents organes KEBE 10 . c'est à dire la capacité qu'a cet appareil à fermer ou à ouvrir un circuit. valeur de la tension assignée. c. Dénomination : Nous définirons un sectionneur par : • • • • • le la le le la nombre de pôles. Le terme de pôle peut être remplacé dans certains ouvrages par : • • • les pôles de puissance. courant assigné. ou les contacts auxiliaires. les conctacts de puissance. de dépannage ou de modification sur les circuits électriques qui se trouvent en aval. nature de la commande. Le pouvoir de coupure et de fermeture. est nul.

Les contacts auxiliaires permettent de couper le circuit de commande. Certains sectionneurs porte fusibles comme ceux de télémécanique dans la g sont équipés d'un système de précoupure de l'installation : si par hasard un intervenant non habilité actionne le sectionneur alors que celui ci est traversé par un courant.. Lorsque les pôles de puissance s'ouvriront ils le feront A VIDE.... Il a donc un pouvoir de coupure non nul... 2 . le contact auxiliaire va couper le circuit de commande ce qui arrêtera la circulation de l'énergie électrique. Ils sont câblés dans la partie puissance de notre installation et repérés sur le symbole de l'appareillage par les chiffres 1 à 8. 23-24. je sectionne l'installation. duit dans le seul temps d'action de la poignée de manœuvre. Rôle : Le contacteur est un appareil de commande capable d'établir ou d'interrompre le passage de l'énergie électrique (c'est sa fonction)..Les contacts principaux permettent d'assurer le sectionnement de l'installation et d'isoler la partie en aval. Il aurait fallu CADENASSER le sectionneur... Exemple : je suis chargé de dépanner une installation. j'interviens sur celle-ci. Un sectionneur peut normalement être condamné en position ouverte ou fermée via un système de cadenas. Mon associé voyant que l'installation ne fonctionne plus et ne sachant pas que je suis en train de la dépanner remet l'installation sous tension. Ce type de constituant est KEBE 11 . DANGER...Le contacteur : Photo du constituant (télémécanique) Symbole de ce constituant Famille de ce constituant APPAREIL DE COMMANDE a. ils sont repérés 1314.

. • guidage l'arc sur des contacts autres que les contacts utilisés dans l'installation. Les constructeurs utilisent plusieurs procédés de suppression de l'arc. Parmi les plus répandus nous trouverons: allongement de l'arc électrique. • soufflage magnétique.aussi appelé pré actionneur puisqu'il se trouve avant l'actionneur dans la chaîne des énergies.. bronze. Sans pouvoir de coupure. l'arc est dangereux de par sa mobilité. et de supprimer l'arc électrique qui résulte de l'ouverture de ce dernier. L'arc s'accompagne d'un dégagement de chaleur important qui provoque l'usure voire la destruction de l'appareil de coupure (réduction de l'endurance électrique.). • utilisation de matériaux anti-arc (cuivre. POURQUOI EN A T-IL BESOIN ? La séparation de deux contacts sous tension (c'est le cas des pôles principaux d'un contacteur) provoque généralement la formation d'un arc électrique qui doit être rapidement éteint puisque : le courant électrique continue à circuler tant que l'arc électrique n'est pas éteint d'où le risque de ne pouvoir arrêter l'installation. zinc). Ce dernier peut être commandé à distance au moyen de contacts actionnés manuellement (bouton poussoir) ou automatiquement (asservi à une grandeur physique : pression. La capacité à "souffler" cet arc électrique (à le supprimer) sera donc donné par le pouvoir de coupure. Un pouvoir de coupure de 10 KA (kilo ampère : 10000 A) permettra de couper un circuit où circule 10000 A max. etc.. pas de suppression de l'arc électrique et donc pas de possibilité d'ouverture du circuit : la fonction de commande n'est pas réalisée. température. vitesse. Risque d'amorçage entre phase-terre ou phase-phase et risque d'électrocution des personnels. • KEBE 12 . risque de soudure des contacts).. Nous venons de dire un peu plus haut que le contacteur était un appareil possédant un pouvoir de coupure.

la logique de commande. une armature fixe et une autre mobile. Les contacts auxiliaires instantanés et temporisés : Les principales fonctions des contacts auxiliaires sont : • • • • réaliser l'auto. une "spire de frager" ou "bague de déphasage" qui évite les vibrations dues à l'alimentation en courant alternatif de la bobine du contacteur.. un ressort de rappel. ILS SE TROUVENT DANS LE CIRCUIT DE COMMANDE. Constitution : Un contacteur est constitué par : • • • • • • des pôles principaux de puissance.b. Le contact normalement ouvert (NO pour "normaly open") et le contact KEBE 13 ....alimentation (fonction mémoire). Une bobine peut être alimentée en courant continu (faire le bon choix lors de la commande du matériel) ce qui accroît la force d'attraction de l'électro-aimant constitué par la bobine et l'armature fixe. un circuit magnétique feuilleté de manière à réduire les pertes par courant de Foucault ( dues à la présence d'un flux d'induction magnétique alternatif) une bobine (insérée dans le circuit de commande). • c.). Si la bobine est alimenté en courant alternatif le courant d'appel sur le circuit de commande lors de la fermeture du contacteur peut atteindre 6 à 10 fois le courant de maintien (utile pour le choix du transformateur de commande. les asservissements. les verrouillages électriques.Il faut également savoir que deux types de contact existent.... des contacts auxiliaires (possibilité d'additionner au contacteur un bloc de contacts auxiliaires instantanés ou temporisés .

Bloc de contacts auxiliaires instantanés Certains types de ces contacts seront dits temporisés. En effet. La logique de ces contacts sera donc complémentaire. dans certains cas il nous faudra avoir la possibilité de temporiser une action au travail ou au repos de façon à permettre à notre équipement de fonctionner convenablement. "Je ne pourrai pas faire cette action tant que la précédente ne s'effectue pas depuis 5 secondes..normalement fermé (NC pour "normaly closed").. Le symbole d'un contact temporisé est représenté grâce à un "parachute"." ... Par exemple. Blocs de contacts auxiliaires temporisés KEBE 14 .. Vous trouverez ci dessous la photo d'un bloc de contacts auxiliaires et leur principe de nettoyage.

catégorie d'emploi. la tension d'alimentation choisie. Attention les caractéristiques complètes d'un tel appareillage spécifient la tension d'alimentation de la bobine de commande. fréquence assignée.. puissance. 3 . fréquence de manœuvre. nature du courant. Caractéristiques et choix : Les caractéristiques d'un contacteur sont : • • • • • • • la tension d'emploi assignée. fréquence. la lecture d'un tableau nous donne directement l'appareil à acheter. facteur de marche. Une fois la puissance du récepteur à commander déterminée. et au variables de sortie : nature du récepteur.. ont établi des tableaux qui donnent directement les résultats.Le relais thermique : Photo du constituant (télémécanique) Symbole de ce constituant Famille de ce constituant KEBE 15 . à la suite d'essais normalisés. Les constructeurs. Le choix du contacteur sera lié aux variables d'entrée : tension du réseau. la catégorie d'emploi définie. endurance électrique. courant d'emploi assigné.c. durée de fonctionnement.

soit des disjoncteurs. Une surcharge est une élévation anormale du courant consommé par le ou les récepteurs dans des proportions somme toute raisonnables (1 à 3 In). Cette élévation faible du courrant mais prolongée dans le temps va entraîner un échauffement de l'installation pouvant aller jusqu'à sa destruction. Par contre le temps de coupure devra être inversement proportionnel à l'augmentation du courant : plus le courant augmente plus le temps de détection et de coupure doit être court. soit des relais thermiques. (Voir courbe) KEBE 16 . L'augmentation du courant n'étant pas soudaine il n'est pas nécessaire de couper l'alimentation du circuit de puissance d'une façon brutale.APPAREIL DE PROTECTION Le relais thermique est un appareil de protection capable de protéger contre les surcharges (c'est sa fonction). Nous utilisons pour nous prémunir de ce type de problème soit des fusibles de type G1.

nous utilisons le courant puisque la loi de JOULE nous dit que Pj = R x I². le déclenchement réel se fait à 1. Ce contact étant convenablement placé dans le circuit de commande va couper l'alimentation de la KEBE 17 . En effet. REMARQUE : Le relais thermique coupe le circuit de commande par l'intermédiaire de son contact auxiliaire.15 Ir. le relais thermique doit être réglé à l'intensité nominale du récepteur à protéger (Ir = In ou Ia). l'autre non nul lui permettra de se tordre. les bilames détectent l'augmentation de chaleur et donnent l'information au contact auxiliaire de s'ouvrir. Le principe du bilame apparaissant dans tous les ouvrages de technologie appliqué à l'Electrotechnique. L'un nul ne se tordra pas sous l'effet de la chaleur. je n'ai pas jugé utile d'en développer le fonctionnement. Pour avoir l'image de la chaleur. Principe de fonctionnement et constitution :Le relais thermique utilise la propriété d'un bilame formé de deux lames minces ayant un coefficient de dilatation différent.De cette courbe nous pouvons déduire plusieurs choses intéressantes • • • elle représente le temps en fonction des multiples de l'intensité de réglage.

Le moteur asynchrone 1.. Ce n'est donc pas le relais thermique qui coupe le circuit de puissance mais bel et bien l'appareillage de commande.. Principe de fonctionnement: KEBE 18 .bobine du contacteur qui va ouvrir ses pôles de puissances et interrompre le passage de l'énergie électrique au travers du récepteur.

initialement à l'arrêt et soumise à une induction B tournant à la vitesse w. La différence de vitesse entre le champ tournant et la rotation de la spire est appelée glissement. 2. sont alors soumis à une force F qui tend à faire tourner la spire. En effet au synchronisme. soumise à un flux variable. il faut que la courant i existe. d'où le nom de moteur asynchrone. La spire ne peut donc tourner qu'a une vitesse inférieure a celle du champ tournant B. c'est-à-dire qu'il y ait un mouvement relatif entre la spire et l'induction tournante. est donc le siège d'une force contre-électromotrice induite (loi de Lenz) qui fait circuler un courant i appelé courant induit. il y aurait immobilité relative de la spire par rapport au champ d'induction et suppression du courant induit qui est à l'origine du couple. Pour que la force F existe. Les conducteurs BC et AD. parcourus par le courant i et sous l'action du champ d'induction B. Ce moteur est aussi appelé moteur à induction car les phénomènes rotoriques sont induits par le champ statorique. Description technologique: La description technologique effectuée dans ce paragraphe est celle du moteur asynchrone triphasé à cage qui est le plus répandu KEBE 19 . Cette spire.Soit une spire en court-circuit mobile autour de son axe.

soit en triangle. Cette couronne est fixée dans une carcasse en fonte ou en aluminium. le rotor. et un induit mobile. Alimenté par des tensions triphasées de fréquence f. Les particularités technologiques des autres types de moteurs sont décrites dans le chapitre suivant. Aucune liaison électrique n'existe entre le rotor et le stator. les deux couplages sont réalisables et donnent au moteur la possibilité de fonctionner sur deux réseaux différents: si chaque enroulement peut supporter 220V. soit en étoile. Ce sont des tôles minces. Le moteur comporte un inducteur fixe. sur un réseau 127/220 on couplera en triangle et sur un réseau 220/380 on couplera en étoile. Débouchant à l'intérieur de l'anneau ainsi formé. des encoches ont été poinçonnées pour loger un enroulement triphasé.des moteurs asynchrones. on peut utiliser un montage passant automatiquement du couplage étoile au couplage triangle pendant la phase de démarrage. b) Le rotor ou induit: KEBE 20 . le stator. il produit un champ tournant ayant une vitesse de rotation N= f/p où p est le nombre de paires de pôles. a) Le stator ou inducteur: Il est constitué par une couronne de tôle empilées. Pour diminuer le courant au démarrage. Les enroulements du stator sont prévues pour être couplés. Pour certains moteurs.

Il est feuilleté (empilage de tôles) pour diminuer les pertes par courants de Foucault. Moteurs asynchrones triphasés à cage: • D'après son principe de fonctionnement. Différents types de moteurs asynchrones: 3. Dans les encoches des tôles se trouvent des conducteurs en cuivre ou en aluminium (parfois en laiton). L'enroulement rotorique n'est relié à aucune source extérieure. Rotor entier Cage d'écureuil Les conducteurs traversant les encoches du rotor sont réunis entre eux par une couronne de cuivre à chaque extrémité du rotor. sont disposées en hélice à grands pas tournant sur la longueur du rotor. le moteur asynchrone a une vitesse N inférieure à la vitesse Ns du champ tournant appelée vitesse de synchronisme. Rotor et stator ont des nombres d'encoches différents pour éviter les points morts. donc les barres de cuivre. Cette vitesse Ns dépend de la fréquence d'alimentation f et du nombre de paires de pôles p du moteur: Ns = 60*f/p KEBE 21 .1. Il est donc en court-circuit. c'est-à-dire les positions pour lesquelles le couple moteur est plus faible.Il tourne moins vite que le champ tournant du stator. 3. Il est fermé sur luimême. En réalité les encoches. L'ensemble des conducteurs. a ainsi l'aspect d'une cage d'écureuil. Le passage des barres de la cage sous les encoches du stator est donc ainsi rendu progressif. sans la carcasse. Les seuls courants qui le traversent sont les courants induits par la rotation du champ électromagnétique.

g = (Ns-N)/Ns = 1-(N/Ns) Le glissement dépend du couple résistant.K' :coefficients dépendant de de la construction du moteur rotation r: résistance rotorique g: U: tension d'alimentation glissemen t Propriétés des moteurs asynchrones à cage : Avantages -Robustesse de leur construction -Facilité de branchement -Simplicité de changement du sens de rotation -Vitesse dépendant peu de la charge -Peu d'entretiens et de surveillance (pas de balais) -Rendement élevé à charge nominale -Encombrement réduit KEBE Inconvénients -Gamme restreinte des vitesses. Exemple: Pour un moteur à 2 pôles (une paire) alimenté par le réseau SENELEC à 50 Hz. Exemple: Avec un glissement de 5%. surtout au-dessus de 1000 tr/min en alimentation directe sur le réseau 50 Hz. (les variateurs électroniques de vitesse à fréquence variable permettent de remédier à ce défaut). Il varie entre 0 pour un couple nul et 5 à 6% pour un couple égal au couple nominal. Caractéristique mécanique d'un moteur asynchrone: Les lois de Lenz. la vitesse de rotation du rotor est égale à: N= (1-g)*Ns = 2850 tr/min pour un moteur à 2 pôles. d'Ohm et de Laplace. La différence entre N et Ns s'appelle le glissement et s'exprime en % de la vitesse de synchronisme. Les moteurs standards ont entre 1 et 6 paires de pôles ce qui donne des vitesses comprises entre 3000 et 500 trs/min.• • • • avec Ns en tr/min et f en Hz. permettent d'établir la relation suivante: C: Couple N: vitesse K. -Forte intensité électrique au démarrage -Ne supporte pas les démarrages de longue durée -Faible couple au démarrage 22 . Ns = 3000 tr/min.

introduite par le rhéostat en série avec les bobinages lors du démarrage. Moteurs asynchrones triphasés à bagues (rotor bobiné) : • • • Le rotor en simple cage ne permet pas d'avoir simultanément un bon couple de démarrage et un courant de démarrage raisonnable. En marche normale. comme les rotors à cage.5 à 2 Remarque: La tendance est à l'emploi de plus en plus fréquent du rotor en court-circuit. La résistance. Entre ces balais se trouve un rhéostat dont la résistance.5 et Id/In = 1. son prix étant la plus bas et 23 • KEBE . augmente le couple de démarrage Cd tout en limitant le courant Id: Cd/Cn = 1. les enroulements du rotor sont en courtcircuit (la résistance introduite par le rhéostat est nulle). les extrémités des 3 bobinages du moteur triphasé sont reliées à 3 bagues sur lesquelles frottent des balais. maximale au démarrage. L'élimination des résistances du rhéostat est souvent rendue automatique par un procédé mécanique (interrupteurs à force centrifuge).2. Il est donc surtout utilisé pour les petits moteurs (puissance inférieures à quelques kilowatts) et pour les gros moteurs n'ayant pas besoin de démarrer à pleine charge.-Simplicité de l'appareillage de commande en cas de démarrage direct -Prix le plus faible de tous les moteurs à induction 3. Pour remédier à cet inconvénient. électrique (contacteur) ou électromécanique (à l'aide de rhéostats liquides motorisés). est progressivement annulé lors de la montée en vitesse.5 à 2.

produisant donc 2 couples Ca et Cr.3. il produit un flux à angle droit dans l'espace et dans le temps avec le flux principal produit dans le stator. Le champ qui tourne dans le même sens que le moteur produit un couple KEBE 24 Avantages . Cependant quand le rotor tourne. Propriétés des moteurs asynchrones à bagues: Inconvénients -Le rotor bobiné est plus sensible aux contraintes mécaniques centrifuges que le rotor à cage d'écureuil -Possibilité d'obtenir un couple -Risques de court-circuit augmentés de décollage adapté à la par la présence de poussières machine entraînée graphito. ce qui donne un champ comparable à celui d'un stator à 2 phases. En effet.l'augmentation de la puissance des réseaux de distribution permettant généralement de supporter les appels de courant de démarrage. -Réduction maximale de -Nécessité d'entretien et de l'appel de courant pendant le surveillance des bagues et des balais démarrage (rodage obligatoire) -Permet des démarrages de -Nécessité d'un rhéostat de longue durée ou fréquents à démarrage l'aide des rhéostats appropriés -Encombrement plus grand que le moteur à rotor en court-circuit -Prix plus élevés que les moteurs à cage 3. Ceci peut s'expliquer en assimilant le champ à 2 champs tournant en sens contraire. alimenté par une tension monophasée. Principe de fonctionnement Le courant alternatif monophasé produit dans le stator du moteur un champ unidirectionnel d'amplitude sinusoïdale qui ne peut produire de courant induit dans le rotor et ne peut donc produire de couple moteur.métalliques des balais. plus simple et moins coûteux d'utiliser le réseau de distribution SENELEC monophasé. pour des très faibles puissances il peut être intéressant. Moteurs asynchrones monophasés : Les moteurs sont réalisés avec un seul enroulement au stator.

puisque le changement a lieu simultanément dans l'induit et l'inducteur. C'est donc un moteur à collecteur comportant un enroulement inducteur en série avec l'enroulement induit. Les forces électromagnétiques qui créent le couple moteur sont indépendantes du sens du courant et de sa nature (continu ou alternatif). Pour assurer le démarrage de ce moteur.4. A l'arrêt: Ca + Cr = 0 mais lorsque le rotor tourne Ca + Cr est différent de 0. DEMARRAGE DIRECT KEBE 25 . Moteur universel : Le principe de fonctionnement est le même que celui d'un moteur à courant continu série. l'autre qui tourne en sens inverse un couple faible. Les performances de ce moteur sont faibles. comparées à celle des moteurs triphasés sont les suivantes: -puissance massique plus faible -facteur de puissance plus faible -rendement inférieur -ne démarre pas seul Les performances du moteur monophasé sont nettement moins bonnes que celles des moteurs triphasés.important. Ils sont essentiellement utilisés pour les faibles puissances (<10kW) 3. plusieurs techniques sont utilisées pour transformer lors du démarrage le moteur monophasé en moteur diphasé: • • • Bague de déphasage Enroulement auxiliaire de démarrage Moteur à condensateur Les caractéristiques de ce moteur. Il est utilisé pour des applications de très faible puissance (électroménager).

A.Dans ce procédé le stator du moteur est branché directement sur le réseau d’alimentation triphasé.S PH Q F1 Q F2 S1 KM1 KM2 S2 Km11 S3 Km21 F2 Km21 KM12 2. Le démarrage s’effectue en un seul temps.1 SCHEMA DE PUISSANCE U V W Q 2.2 Schéma de Q F1 Q F2 S1 KM1 S2 Km11 F2 A1 Q F3 KM1 A2 L1 U L2 V L3 W M.A.1 Schéma de puissance commande L2 L3 L1 PH 1.2 SCHEMA DE COMMANDE F3 KM1 KM2 KEBE M.S 26 . I Démarrage direct sens de marche : 1.

le couple moteur est en moyenne 1. ID= 4 à 8 In b) Au moment du démarrage.5 à 2 fois le couple nominal KEBE 27 .3 Caractéristiques I=f(n) et T=f(n) a)La courbe I=f(n) montre que la surintensité au démarrage peut atteindre 4 à 8 fois l’intensité nominale.2.

2 Caractéristques I=f(n) et T=f(n) : Couplage a) La figure 1 montre que l’appel de courant au démarrage est le tiers de l’appel au démarrage direct en triangle. Exemples : • Pour un réseau 220V moteur 220/380V • Pour un réseau 380V moteur 380/660V 3. au couplage étoile est substitué le couplage triangle dans lequel est appliqué à chacun des enroulements la tension composée. KEBE 28 .5 à 2 Tn III DEMARRAGE ETOILE TRIANGLE Ce procédé de n’est applicable qu’aux moteurs dont toutes les extrémités d’enroulements sont sorties sur la plaque à bornes et dont le couplage triangle correspond à la tension du réseau.1 Principe : Le démarrage s’effectue en deux temps : Premier temps :Mise sous tension et couplage étoile des enroulements : le moteur démarre sous tension réduite : U/ 3 Deuxième temps : A l’issu de ce premier temps.TD=1. 1er Temps L1 U L2 V L3 W 2ème Temps L1 L2 L3 U Z X Y Z X V W Y Couplage 3.

ID≈1.Celle-ci étant U/ 3 .2 à0.A. le couple est sensiblement trois fois plus faible qu’en démarrage direct TD≈0.6 In b) Le couple est proportionnel au carré de la tension.3 à 2.2 L1 L2 L3 KM1 KM2 F2 KM4 V U W 3.S 3~ Z X Y KEBE 29 .5 I Fig.3 Schéma de puissance M.

4 Schéma de Km12 Km32 Km11 commande (1sens marche): Km21 Km31 de KEBE 30 Q f2 KM3 KM2 KM1 .KM3 Q f1 RT S1 S2 3.

5 Fonctionnement : Q f1 RT Km12 S1 Km11 11 Km21 Ka11 Km32 Ka12 Km22 S2 S3 Km23 Km13 Km41 3.6 Schéma de commande (2sens de marche) Km31 Km1 3 Q KEBE f2 KM1 KM2 KM3 KM4 KA1 31 .3.

1 Principe : KEBE 32 .S 2 S2 S2 S2 S2 S2 S2 3.7 Fonctionnement : IV DEMARRAGE PAR AUTO-TRANSFORMATEUR 4.

la tension est réduite au moyen d’(un auto-transformateur. Souvent plusieurs prises sont prévues sur l’auto-transformateur afin d’ajuster l’intensité en fonction de la charge .Au moment du démarrage. seule la partie supérieure des enroulements limite le courant. le moteur est alimenté sous tension réduite. KEBE 33 . 1er temps 2e temps 3e temps 4.2 Caractéristiques : a) Intensité : Le courant dans chaque enroulement es réduit proportionnellement à la tension. 1er temps : L’auto-transformateur est couplé en étoile. 2e temps : Ouverture du point étoile. 3e temps : Le moteur est alimenté sous pleine tension.

3 Schéma de puissance : Q RT KM3 KM2 T V U M.ID= 1.S 3~ W KM1 4.4 Schéma de commande : Q f1 KEBE 34 .A.7 à 4 In b)Couple : Il est réduit propotionnellement au carré de la tension 4.

RT S1 S2 Km32 Ka12 Km31 Km12 Km21 Km11 Ka11 Km33 Q f2 KM1 KM3 KM2 KA1 4.1 Principe : KEBE 35 .5 Fonctionnement : V DEMARRAGE A RESISTANCE STATORIQUE 5.

L’alimentation sous tension réduite est réalisée sans un premier temps par la mise en série avec le stator de résistances. généralement en un seul temps.5 In b) Lecouple initial est relativement faible pour une pointe de courant assez élevée. L’intensité maximale se situe lors de la mise sous tension. Celles-ci sont ensuite court-circuitées. ID≈ 4.2 Caractéristiques : a) L’intensité du courant est réduite proportionnellement à la tension appliquée au moteur. puis elle diminue. c) Il est réduit comme carré de la diminution de la tension KEBE 36 . éventuellement en deux temps Premier temps Deuxième temps 5.

TD=0.4 Schéma de commande Q Q PH F2 S1 RW F1 F2 KM1 RU Rv S2 Km111 Km12 A1 U V W Q M.A. KEBE 37 .3 Schéma de puissance : L1 L2 L3 5.S KM1 F3 A2 A1 A2 KM2 VI DEMARRAGE ROTRIQUE On utilise obligatoirement un moteur asynchrone triphasé à rotor bobiné en étoile avec sortie sur tris bagues.75 Tn 5.

Caractéristiques Le courant absorbé est sensiblement proportionnel au couple fourni Exemple pour un couple de démarrage CD= 2.2 Schéma de puissance KEBE 38 .Principe : Ce moteur est analogue à un transformateur dont le primaire serait le stator et le secondaire le rotor.5Cn l’intensité sera environ 2In 6. On limite le courant secondaire par conséquent l’intensité absorbée au primaire en insérant des résistances dans le circuit rotorique. que l’on élimine au fur et à mesure que le moteur prend de la vitesse.6.1.

S 3~ KM3 Q f1 KM2 R1 RT Km12 S1 Km21 R2 Km13 S2 Km11 6.3 Schéma de commande KEBE 39 Q f2 KM1 KM2 KM3 .L1 L2 L3 KM1 F2 M.A.

6.4 Fonctionnement : KEBE 40 .