Darlan: February 1941 to November 1942

Darlan from Febuary 1941 to Febuary 1942 1941
Le 10 février 1941, Darlan

succède à Pierre-Étienne Flandin comme chef du Gouvernement. Darlan était à l'origine, à la différence de Weygand, un officier républicain doué d'un certain sens de l'adaptation qui lui avait permis d'être socialiste avec Blum et partisan de la Révolution nationale avec Pétain. Le maintien de l'esprit de la Révolution nationale ne pose guère de problèmes

pour la population française d'Afrique du Nord qui lui est largement favorable

« Pour bien des Français d'Afrique du Nord, dira Jacques Soustelle, si la Révolution nationale n'avait pas existé, il eût fallu l'inventer »22.

Il devient le successeur désigné du maréchal Pétain par l’acte constitutionnel 4 quater du même jour. Bien que marqué par la perte du Levant et l’échec des Protocoles de Paris, Darlan se ressaisit, convaincu de la justesse de sa politique.

Il lui fallait rester allié à l'Allemagne pour ne pas perdre l'Afrique, ni sa place dans le gouvernement de Vichy.

Il renforce son pouvoir et devient ministre de la Défense nationale. Il peut ainsi déterminer l’emploi des forces armées et leur organisation générale,

ainsi que les conditions de leur emploi. Les relations entre Marine et Armée de Terre sont peu cordiales, les militaires supportant mal d’être commandés par un marin.

Darlan entre en conflit ouvert avec Weygand et Huntziger.

 Henri d'Astier s’installa d’abord à Oran, et réengagé, se fit verser, en mars 1941, au Deuxième
Bureau de l’armée d’armistice

 Il entra ensuite en contact avec le groupe de résistance fondé en septembre 1940 par Roger
Carcassonne, jeune industriel juif et officier de réserve, qui l'accueillit à bras ouverts.

June
Hitler invades Russia bringing an end to the Nazi-Soviet pact. November Le hasard sert Darlan avec la mort dans un accident d'avion du général Huntziger.

Quant à Weygand, les manœuvres de l'amiral auprès des Allemands aboutissent à son rappel, à la suite d'un ultimatum allemand. Juin, libéré en application des Protocoles de Paris, est aussitôt nommé au commandement supérieur en Afrique du Nord.

L'entrée dans la résistance oranaise le général Juin est commandant en chef des forces françaises en Afrique du Nord. Il a succédé à ce poste au général Weygand en novembre 1941.

December 1941

Le 1

er

décembre 1941, les difficultés de Rommel en Afrique relancent les négociations : une

rencontre a lieu

à Saint-Florentin entre Darlan, Pétain et Goering. Pétain remet alors au maréchal du Reich un mémorandum

en sept points reprenant le contentieux ancien pour obtenir une collaboration politique sincère sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté française sur l’ensemble du territoire, de la fin de l’Ostland, de la disparition de la ligne de démarcation, d'assouplissements économiques et de la libération des prisonniers.

Ce mémorandum est refusé par Goering. Négative sur le plan des concessions politiques, la concertation débouche

sur des conversations militaires concernant la défense de l'Empire. N'excluant plus le repli de Rommel en Tunisie, d es négociations sont menées avec le général Juin, le 20 décembre à Berlin, pour une éventuelle participation française à la guerre en Afrique.

Au cas où Rommel serait rejeté en Tunisie, les troupes françaises devraient intervenir pour combattre aux côtés des Allemands contre les troupes britanniques. C'est d'ailleurs ce qui se produit le 8 novembre 1942, où les généraux de Vichy combattent le débarquement allié au Maroc tandis qu'ils livrent, sans résistance, la Tunisie aux troupes germano-italiennes. Lors du

coup d’État anti-britannique de Rachid Ali en Irak, le 3 avril 1941, alors que l'Angleterre semble affaiblie,

Darlan escompte pouvoir obtenir la réduction des contraintes résultant de l’Armistice,

en échange de la livraison à l'Allemagne d'une base aérienne en Syrie-Liban et de stocks d'armes des forces françaises du Levant à ses alliés irakiens anti-britanniques.

À cet effet, il rend visite à Hitler à Berchtesgaden au début de mai 1941. Après quoi, le 14 mai, il plaide devant le Conseil des ministres pour une collaboration élargie.

Les Protocoles de Paris sont signés le 28 mai 1941 par Darlan et Abetz. Par anticipation sur ces accords, et avec l'approbation active de Pétain, qui en adresse directement l'ordre au général Dentz,

une base a été livrée à la Luftwaffe à Alep en Syrie, tandis que des véhicules, de l'artillerie et des munitions sont cédés aux Allemands, en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie, aux Irakiens en lutte contre le Royaume-Uni. Les autres protocoles signés à Paris par Darlan

prévoient aussi la livraison aux Allemands de bases navales à Bizerte et Dakar. Ces textes prévoient même qu'en cas de riposte des Britanniques, ou des Américains (à ce moment ces derniers sont pourtant encore neutres) contre les bases ainsi transférées aux Allemands, les forces de Vichy devront les défendre. En fait de « contrepartie » de ses concessions, Darlan n'obtient que l'autorisation de transférer en Afrique française 10 000 hommes pour la défendre contre les Alliés, et dans le même but, la libération de 961 officiers, dont le général Juin expressément désigné. Mais aucune libération massive des prisonniers français. Ainsi ce marché de dupes n'aboutit-il qu'à aider l'Allemagne, et à engager davantage les forces de Vichy dans la collaboration, avec le risque de riposte britannique et américaine. Leur application prématurée au seul Levant a d'ailleurs eu pour conséquence la campagne de Syrie. December Tous deux (H D'Astier et Carcassone) s'orientèrent alors, à partir de décembre 1941, dans la préparation d’un débarquement allié. Febuary to May 1942 Reinforcement of Laval À la fin de février 1942, la politique de Darlan est un échec complet. Les Allemands ont rompu le contact, ils ne le reprendront plus. La situation de la marine ne cesse de se dégrader.

Les bâtiments de Toulon ne disposent que de deux pleins de mazout

alors que les stocks du Maroc sont déjà épuisés [réf. nécessaire]. La flotte française, en cas de reprise des hostilités,

serait dans la même situation que la flotte italienne : e n dépendance totale à l’égard de l’Allemagne pour le carburant et pour la couverture aérienne. Quite clearly, if Germany, at this point, lacked oil, then the war was effectively over. Par ailleurs Darlan, par ses demandes de concessions, irrite les Allemands qui exigent le retour de Laval au pouvoir. Darlan n'est pas pour autant mieux vu des Britanniques qui lui reprochent les accords de Paris et la livraison de matériel aux Irakiens puis aux Germano-Italiens. Il est en butte à l'hostilité d’une partie de l'Armée et de l'entourage du maréchal. Il souffre de surcroît d'une certaine impopularité, du fait de la détérioration des conditions de vie des Français. Le 18 avril 1942 Pétain remplace Darlan par Laval. April 1942 Laval as Head of Government

Darlan dirige le gouvernement jusqu’en avril 1942, jour où il doit démissionner au profit de Pierre Laval.

Contrairement à ce qui est souvent dit, Hitler ne pousse pas Pétain à remplacer Darlan. C'est l'échec de sa politique de collaboration qui coûte sa place à Darlan. Il céda beaucoup aux Allemands mais obtient peu en contrepartie. Il reste tout de même, successeur désigné du chef de l’État et devient commandant en chef des forces françaises. (sources à préciser)

1942 January to November 1942 January 1942 Au début de 1942, Henri d'Astier

se rendit à Alger où il prit d'abord contact avec le jeune José Aboulker, cousin de Roger Carcassonne, qui y avait constitué, lui-aussi depuis septembre 1940, un chapelet de groupes d’action clandestins parfaitement cloisonnés.

 Parallèlement, il entra aussi en rapport, grâce au commissaire de police résistant, Achiary, avec un
certain nombre de personnalités vichystes, mais patriotes, Jacques Lemaigre Dubreuil, son collaborateur privé Rigault, et le colonel Van Hecke, commissaire régional des Chantiers de jeunesse.  Avec le soutien de ce dernier, Henri d'Astier se fit muter en juillet 1942 à Alger, où il entra comme cadre aux Chantiers de jeunesse, ce qui lui permit de bénéficier d’ordres de mission de Van Hecke. Ainsi eut-il la possibilité de se déplacer sans problème en Afrique du Nord, où il étendit son réseau. L'établissement des contacts avec les États-Unis[modifier]  Henri d'Astier et José Aboulker établirent aussi des contacts suivis, à Alger,

avec Robert Murphy, consul des États-Unis, et approuvèrent le choix du Général Giraud, proposé par Lemaigre-Dubreuil pour diriger la rentrée en guerre de l’armée française, en cas de débarquement allié.

Murphy informa enfin au milieu de 1942, Henri d’Astier et José Aboulker de la décision de Roosevelt et Churchill de débarquer en Afrique du Nord.

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