Économie générale

Activité économique Acteurs Indicateurs Production Théories de l'entreprise Financement Diversité entreprises PME Croissance entreprises Revenus des ménages Consommation/Epargne Rôle de l'Etat Budget de l'Etat Redistribution Politique économique Croissance et déséquilibre Croissance (1) Croissance (2) Inflation (1)

Inflation (2) Emploi Activité internationale Commerce extérieur Union européenne (1) Union européenne (

L’activité économique [1]
Par Jean-Pierre TESTENOIRE 1. Approches et définitions Qu’est ce qu’un problème économique ? Qu’est ce que la valeur ? 2. Les acteurs et leurs interactions Les secteurs institutionnels et les agents Les interactions et le circuit économique 3. Pour aller plus loin...

1. Approches et définitions
L’économie est la discipline qui s’intéresse aux phénomènes de la rareté. La rareté (physiquement définie par le caractère limité des ressources disponibles) est à l’origine de la valeur (des biens ou des services) exprimée sous forme monétaire ou non monétaire. Ainsi tout bien (ou service par extension) rare a un coût. Mais la valeur (économique ou sociale) de ces biens peut être dissociée de son coût. La valeur du service de l’Education Nationale, par la formation du capital humain, par les opportunités d’insertion sociale, par les externalités qu’il produit … ne peut être réduite à son coût c'est-à-dire au budget du ministère. Ainsi le premier des problèmes économiques est d’expliquer cette distinction entre valeur et rareté, par la prise en compte d’un système de prix. Le paradoxe de l’eau et du diamant illustre la différence entre rareté et valeur.

Illustration Pourquoi l’eau, indispensable pour l’homme, coûte t-elle beaucoup moins cher à l’unité que le diamant, qui lui n’est pas vital ? L’eau et le diamant sont des ressources rares, mais l’eau est relativement plus abondante que le diamant. L’économiste explique ainsi ce paradoxe apparent : Il existe deux prix : le prix relatif d’un bien sur le marché et le prix maximum qu’un individu est disposé à mettre.

• •

Ces deux prix ne sont pas nécessairement identiques pour un individu

donné. Le prix de marché résulte de la rareté du bien sur le marché. C’est une rareté relative, tous les autres biens sont plus ou moins rares. La rareté relative résulte donc du rapport entre offre et demande de ce bien.

Qu’est ce qu’un problème économique ?
D’une manière très générale, l’économie cherche à répondre à quatre questions :

Que produire qui corresponde à la fois aux besoins des agents (ménages entreprises et état) et à leurs ressources ? • Comment produire pour maximiser la production en fonction de la demande attendue, tout en minimisant l’utilisation des ressources rares, donc les coûts ? • Pour qui produire, c'est-à-dire comment répartir la richesse créée, y compris pour la demande non solvable (faute de revenus) ou pour des consommations rendues obligatoires par l’état (l’école..) ? • Comment assurer l’équilibre c'est-à-dire assurer le débouché des richesses créées, tout en conciliant l’exigence de liberté et d’équité des citoyens et des agents économiques ?

Que

produire

?

La consommation des biens et services produits est un moyen de satisfaire des besoins (de nourriture, de logement, de moyens de transports, de sécurité publique etc…). D’une manière générale la production de biens et de services est assurée d’une part, par les entreprises (privées -PSA, IBM-, ou publiques -SNCF, EDF-) les banques et les sociétés de crédit (Sofinco) ou d’assurance (AXA) et d’autre part, par les administrations publiques telles que l’état ou les collectivités locales (éducation nationale, justice, assurances sociales etc…) ou par les administrations privées (telles que les associations caritatives et les ONG : les Restos du Cœur, Médecins Sans Frontières). C’est donc l’observation de la demande solvable (qui dispose du revenu nécessaire) sur le marché, ou bien l’observation des besoins sociaux collectifs non nécessairement satisfaits par le marché (la protection sociale pour les plus démunis par exemple) qui détermine la nature de la production.

Comment

produire

?

La production repose sur l’utilisation de deux facteurs principaux : le travail et le capital [1].

Le travail est l’activité humaine au service d’un employeur et sous l’autorité de celuici, rémunérée en fonction essentiellement du temps passé, des compétences (diplômes ou expérience) de la formation, et du résultat produit. • Le capital [2] est l’ensemble des ressources productives et reproductibles de l’organisation (firme ou État). On distingue essentiellement : o Le capital technique : les machines, les locaux ; o Le capital financier (par les apports en numéraire par exemple) ; o Le capital immatériel (la marque, les brevets, l’image ou la notoriété, la communication publicitaire, etc...).

La production est donc fonction du travail et du capital utilisé, ce que traduit la combinaison productive ou fonction de production telle que Y = f(K, L) avec : Y = K L = Travail Revenu (toute la = production est vendue) Capital

Cependant ces deux ressources ne sont pas statiques : le progrès technique accroît la productivité [3] des machines, comme la formation augmente la qualité du travail. Ces deux facteurs sont donc à la fois complémentaires (il n’y a pas de machines ou d’usines, sans hommes) et jusqu’à un certain point substituables (le progrès technique permet de remplacer des salariés dans les DAB et les GAB par exemple) même s’il crée de nouveaux emplois ailleurs (chez les constructeurs de guichets automatiques). Enfin le coût relatif du travail et du capital ne sont pas constants et le producteur cherche, à production égale, la combinaison la plus productive ou la moins onéreuse. Les proportions (relatives) d’utilisation du travail et du capital évoluent donc dans le temps. La représentation de la fonction de production de Cobb Douglas illustre cette sensibilité de la fonction productive à l’importance relative (en terme de coût ou de productivité) de ces deux facteurs. Y = f( K &ß, L 1- ß,) ou ß représente la part du facteur capital, dont le complément est donc 1- ß pour le travail, la somme des deux facteurs représentant 1, soit 100% des ressources disponibles.

Pour qui produire ?
La production de biens et de services n’est pas effectuée uniquement par les entreprises du secteur concurrentiel privées ou publiques, soumises à des contraintes de rentabilité. Les administrations, comme le reste du monde sont aussi créatrices de richesses. Cette production est destinée aux ménages (biens de consommation) et aux entreprises (bien de production) résidents ou non résidents.

Les entreprises du secteur concurrentiel produisent pour la demande solvable, c’est-à-dire pour le consommateur final (ménage, entreprise, État, ou reste du monde) qui dispose du revenu nécessaire à l’acquisition du bien produit. Mais que faire pour les agents (États et ménages essentiellement) dont le revenu est insuffisant pour satisfaire leurs besoins élémentaires (manger, se vêtir, disposer d’un toit, se soigner etc…) ? • Les administrations (publiques et privées) ont donc pour mission de redistribuer la richesse sous forme monétaire (par l’impôt ou par les cotisations sociales), ou sous forme non monétaire par la mise à disposition de services gratuits (la sécurité ou la justice) ou non marchands (la santé, l’école, les transports en commun urbains) destinés à l’ensemble de la population et donc à l’ensemble de la demande. • La demande non solvable, dans cet ensemble, peut faire l’objet de mesures spécifiques, soit par des prestations monétaires particulières (RMI) soit par des prestations de services (CMU notamment).

Comment assurer l’équilibre ?
Le principe théorique La théorie standard (néo-classique) explique que l’équilibre entre offre et demande repose sur le libre fonctionnement du marché qui s’appuie lui-même sur un système de prix. Dans l’idéal, le fonctionnellement du marché pur devrait respecter 5 conditions [4] dont la conjonction correspondrait au fonctionnement d’un modèle théorique de concurrence pure et parfaite. Dans ce modèle Walrasien l’équilibre général est systématiquement atteint par la flexibilité du prix de tous les biens et services offerts, y compris sur le marché du travail. On rejoint ainsi l’idée de la loi de JB. Say pour lequel «l’offre crée sa propre demande». Sous cette hypothèse, l’optimum de Pareto décrit un état stationnaire dans lequel la satisfaction (ou l’utilité) d’un agent ne peut être accrue sans diminuer parallèlement la satisfaction d’un autre agent.

en fonction notamment de l’intensité concurrentielle. L’information n’est pas transparente. puis du marché. l’optimum de Pareto n’est pas un optimum social. La distinction s’effectue à partir de la confrontation entre le nombre de demandeurs et du nombre d’offreurs. les facteurs de production ne sont pas parfaitement mobiles (le travail notamment) et les offreurs ne sont pas toujours nombreux. le commissaire priseur. . • D’autre part. Le mécanisme de détermination de tous les prix sur l’ensemble des marchés repose sur un processus de « tâtonnement » effectué par une instance supérieure. une situation d’équilibre économique peut se heurter à une exigence sociale de répartition. une situation d’équilibre coexistant avec l’absence de toute ressource pour la plus grande partie de la population. dans ce cadre théorique. on suppose ici que le marché est capable d’appréhender tous les comportements des agents et les conséquences monétaires de leurs actions. car elle suppose l’existence d’un « planificateur central ». Les imperfections de la concurrence Dans la réalité. même si en principe le libre mécanisme de fixation des prix est porteur d’équilibre économique. réduisent la portée du modèle quant à l’efficience [5] économique et sociale du marché. la concurrence est imparfaite (J Robinson). ni même de taille comparable. Situations de marché Demande I V Offre -.Cependant dans ce cadre théorique. ce modèle se heurte à trois obstacles : • D’une part. En clair. On peut très bien imaginer. Ainsi les imperfections de la concurrence. • Enfin. la détermination des prix n’est pas réellement libre.> Une seule entreprise Monopole bilatéral Monopole Quelques entreprises Monopsone contrarié Oligopole Nombreuses entreprises Monopsone Marché de concurrence Un seul acheteur Nombreux acheteurs La prise en compte de cette distorsion du modèle initial explique les situations contemporaines de marchés imparfaits.

• Les situations de monopoles sont des cas particuliers qui résultent soit : o d’une innovation technologique protégée provisoirement par un brevet (cas de la trithérapie contre le VIH par exemple) . le GIAT). Exemple : dans l’armement (avec Dassault. et une partie du système bancaire en 1945 et 1982). o d’une décision des pouvoirs publics qui considèrent. De plus dans une relation contractuelle. pour des raisons politiques ou sociales. le seul acheteur. refus de la fusion Schneider-Legrand.Illustration • Les situations de monopole bilatéral ou de monopsone sont souvent des situations de marché dans lesquelles l’État (ou les organisations en dépendant) est. C’est le cas dans l’automobile en Europe (6 constructeurs indépendants) . bref des « coûts de contrats » ou « coûts de face à face ». • Les situations de marchés de concurrence représentent par définition des marchés peu concentrés soit dans les services (artisans. sur le marché du lancement de satellites (4 offreurs mondiaux). dans le domaine des centrales nucléaires (Framatome face à EDF). textile. dans la construction aéronautique civile (2 offreurs mondiaux sur les appareils de plus de 100 places) et militaire. C’est ici la justification historique de la nationalisation de certaines entreprises en France et de leur placement en situation de monopole au non du service public (SNCF en 1937. c’est à dire des coûts de recherche d’information. sur le marché de la pharmacie. • D’une part. BTP etc…) même s’il existe de grandes entreprises sur ces marchés. On notera cependant qu’au nom de la loi antitrust (Sherman Act – 1890. Sous cet angle. transports routiers) soit dans les domaines à faible intensité capitalistique (cuir. les parties ne disposent pas nécessairement des mêmes informations. des logiciels et de systèmes d’exploitation . Les imperfections du marché En restant dans le cadre théorique. Le recours au marché crée des coûts de transaction. ayant fait souvent l’objet de processus de concentration destinés à maintenir le seuil d’investissement nécessaire pour rester sur le marché et y maintenir la position concurrentielle de la firme. on distingue généralement quatre situations d’imperfections du marché (les « market failures »). l’équilibre par un système de prix ne peut être obtenu en raison de l’existence même de coûts spécifiques générés par le fonctionnement du marché. en 1945. au moins au niveau national. EDF en 1945 par exemple) bien que certaines entreprises nationalisées soient restées dans le marché concurrentiel (Renault. de sélection. poursuites contre Microsoft.et Clayton Act -1914-) les États-unis (ou l’UE au nom de la politique de la concurrence) mettent en oeuvre des procédures destinées à réduire des positions dominantes et à créer de la concurrence (Rockefeller ou Bell aux USA. que certaines productions de biens ou services relèvent de l’intérêt général et doivent être retirées du jeu du marché c'est-à-dire de son système de prix. etc…). dans l’informatique (BULL dans les années 1960-70) etc. Air France en 1936. Cette . commerçants.… • Les situations d’oligopole concernent des activités à fort cœfficient de capital (ou à forte intensité capitalistique). on constate que le marché ne traduit pas nécessairement les conséquences monétaires (en termes de prix) de l’action et de l’intérêt des agents. bois.

ce qui rend la concurrence impossible. o Les externalités positives telles que les conséquences de l’enseignement obligatoire non marchand. Parmi les nombreuses définitions disponibles. certains marchés anticoncurrentiels. il existe des biens dont l’utilisation n’est pas soumise à des conditions de paiement (un phare par exemple). des autres consommateurs). c'est-à-dire les conséquences indirectes et souvent non monétaires de l’interaction entre agents. est un bien contenant une expression monétaire car faisant l’objet d’un droit de propriété privé. Ces biens collectifs sont donc proposés hors système de prix ce qui. (théorie de l’agence. Malinvaud est communément retenue comme la plus synthétique. l’existence de certains types de bien n’est pas pris en compte par le marché. « L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société . L’évaluation de la valeur et son mode de production constituent donc le centre de la réflexion économique. d’une part aux opérations essentielles que sont la production. En effet certaines activités productives imposent des coûts qui ne peuvent être supportés que par une firme de très grande taille. ni une compensation prélevée au profit de ceux qui en souffrent » (C. Or. Ce type de bien représente donc une valeur. le marché n’intègre pas spontanément la valeur des effets externes. pose le problème de leur efficience économique. évaluée sous forme monétaire. la consommation et la répartition de valeur. la distribution et la consommation des biens. D’une manière générale un bien collectif est identifié par deux caractéristiques : o La non rivalité dans la consommation (le fait d’utiliser ce bien ne réduit pas la satisfaction. • Enfin. Barre. par nature. lors de la conclusion d’un contrat de travail (théorie du salaire d’efficience). aux rendements décroissants ou à l’impossibilité physique de proposer une offre alternative concurrentielle (éclairage public). La présence de monopoles naturels est liée au niveau des investissements nécessaires. du réchauffement climatique. Comment définir la valeur ? Un bien rare. o La non exclusion (le fait d’utiliser ce bien n’interdit pas sa consommation simultanée par d’autres consommateurs). ces actions ont un effet sur la richesse créée ou disponible. la valeur de la protection de la bio diversité etc… . Jensen et Meckling). l’économie est plus souvent définie en privilégiant l’utilisation de ressources rares destinées à satisfaire les besoins humains par la production.situation d’asymétrie d’informations (Akerloff) peut intervenir lors d’une vente commerciale (les voitures d’occasion). au sens économique du terme. Pigou). Contrairement aux biens privés (c'est-à-dire un bien contenant une expression monétaire car faisant l’objet d’un droit de propriété privé). d’autre part. liée à l’action des agents les uns vis-à-vis des autres. tels que les monopôles naturels peuvent être plus efficients [5] que des marchés de concurrence. Dunod 1986). ou du système de protection sociale etc… • De plus. en même temps qu’elle fournit à une autre personne B un service déterminé pour lequel elle reçoit un paiement. elle s’intéresse. ou dans la relation entre le propriétaire de la firme et la technostructure chargée de gérer l’entreprise dans l’intérêt des actionnaires. ou l’utilité. « L’essence du phénomène est qu’une personne A. ou externalités. celle d’E. • D’autre part. Remarque : d’où la difficulté de l’économie à prendre en compte des valeurs non exprimables directement sous forme monétaire. telle que la valeur sociale de l’éducation. faute de pouvoir imposer un prix d’utilisation. procure par là même des avantages ou des inconvénients d’une nature telle qu’un paiement ne puisse être imposé à ceux qui en bénéficient. Qu’est ce que la valeur ? « Science de la rareté » selon R. On distingue le plus souvent : o Les externalités négatives telles que les conséquences de la pollution. aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations » (Leçon de théorie micro-économique.

Marx : «La substance de la valeur est le travail »). ou individuel. est liée à la satisfaction de la dernière unité consommée ou valeur d’usage. point commun aux classiques (A. modalités et conséquences de la prise de décision sous contraintes (de rentabilité. Smith) et aux socialistes (K. la macro économie s’intéresse alors aux mécanismes d’ensemble de création consommation répartition de la valeur dont les résultats sont appréciables par les agrégats (ex : PIB). on ne fait pas la distinction entre le commerce de proximité et la firme multinationale. des contraintes et des comportements communs. subjective et variable selon les agents. . liée au courant marginaliste. consommation… de la valeur peut être étudiée sous différents angles : • Au niveau de la société toute entière. • La valeur utilité. • La valeur rareté. qui réunit la valeur d’usage et la valeur d’échange au sens commun. la micro économie s’intéresse au comportement d’un groupe d’acteurs considéré dans son ensemble (Exemple : l’économie d’entreprise). y compris le fonctionnement des ses institutions économiques. Le management fait alors partie des domaines de gestion (commerciale. • Au niveau des secteurs institutionnels. d’équité. Dans ce cas. d’équilibre etc)…. • Au niveau d’un agent particulier.On distingue trois sources essentielles de valeur : • La valeur travail. Le positionnement de la science économique L’analyse des conditions de production. ou valeur d’échange : la valeur d’un bien provient de la quantité de travail nécessaire à sa fabrication. On suppose ici que tous les agents d’un même secteur institutionnel (les entreprises par exemple) ont des objectifs. comptable etc…). la gestion s’intéresse aux conditions. politiques et sociales.

Chaque secteur institutionnel regroupe des agents homogènes quant à leurs activités.Les entreprises (ou Société et quasi société non financières..) et à pratiquer l’assurance [8].Les établissements financiers (banques.Les administrations publiques (État.au sens du recensement de la population constitués de l’ensemble des occupants d’une même résidence principale [6]. Chaque agent (ou unité institutionnelle) est caractérisé par deux éléments : • • l’activité principale. Le secteur des Sociétés non financières regroupe les unités institutionnelles dont la fonction principale est de produire des biens et des services non financiers marchands [7].Les ménages. Établissements publics.) dont l'activité principale est la répartition des ressources issues des cotisations telles que les impôts. . et dont le revenu principal est généralement le salaire.2. Le secteur des Administrations publiques (APU) comprend les unités institutionnelles dont la fonction est de fournir des biens et des services à la collectivité ou à des ménages pris individuellement. tirent leurs revenus de l'intérêt.) dont l'activité principale est la production (de biens ou de services). dont l'activité principale est le travail. Le secteur des "sociétés financières" comprend l’ensemble des sociétés dont la fonction principale consiste à fournir des services d’intermédiation financière. 2 .. à exercer des activités d’auxiliaires financiers (gestion de portefeuille. regroupées dans des "ménages ordinaires" . les cotisations sociales. 4 . etc.N.Q. Les secteurs institutionnels et les agents On distingue 5 secteurs institutionnels : 1 . assurances et sociétés de crédit) dont l'activité principale est le prêt (ou le financement des agents). le revenu principal (issu de l'activité principale).F. Elles sont.) ou privées (associations caritatives par ex.S. pour la plupart. ou des adhésions volontaires. Un ménage est constitué des personnes physiques de la population totale résidente. les S. et dont le revenu principal est constitué du profit généré par leurs activités. La majeure partie des ressources des administrations publiques provient de contributions obligatoires versées par les autres secteurs institutionnels [9]. d’effectuer des opérations de redistribution du revenu et de la richesse à travers des transferts achetés ou produits. collectivités locales et territoriales. Les acteurs et leurs interactions L'activité économique est le résultat de l'action de 5 secteurs institutionnels et de leurs interactions. change. 3 .

répartition) des agents. On distingue plusieurs types de flux. Notes [1] Cette approche économique du capital est à distinguer de l’approche comptable ou juridique (le capital social est l’ensemble des apports effectués au profit d’une société commerciale lors de sa constitution ou lors d’accroissements ultérieurs). l’épargne. les impôts et subventions . ou financiers : le règlement des transactions. dont les flux monétaires (en rouge dans le schéma ci-dessous). ou sociologique (le capital social est l’ensemble des réseaux de relations sociales dont peut profiter l’individu). et les échanges entre eux. c'est-à-dire les flux réunissant les agents et représentant leurs différentes formes d'échanges. sont organisés à l’intérieur du circuit économique. les flux monétaires. • les flux immatériels (de services). consommation.5 . Agent Ménages Entreprises Stés financières Administrations publiques et privées Extérieur Activité principale Consommation Production (B & S) Production Prêts aux agents Répartition Tous Exception Auto production Consommation Consommation Production (services publics) Tous Revenu Salaire (revenus du travail) Profit Profit --> intérêt Contributions (obligatoires et volontaires) Tous Les interactions : le circuit économique L’activité (production. .L’extérieur (les pays étrangers) qui assure simultanément tous ces rôles. Chaque relation est caractérisée par deux éléments : le sens et la nature de l’échange. répartis entre : • • les flux réels (les échanges de bien) . Le circuit économique est une représentation symbolique schématisant les relations d’entrées-sorties entre agents. ou de relations inter agents.

Beker) utilisent dans un autre sens la notion de capital humain qui représente l’ensemble des actifs que l’individu peut accumuler tels que la santé et les connaissances. En ce sens jusqu’au début des années 1960 l’économie de l’URSS était une économique efficace. de la firme ou de l’action d’un agent) de son efficience. Ainsi. dès les années 1960 l'économie soviétique n’était plus une économie efficiente. [6] http://www. On distingue : [4] Le modèle théorique de concurrence pure et parfaite repose sur 5 hypothèses : • L’atomicité de l’offre. toutes de tailles comparables.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_95/secteurs_inst/ex/ entr_non_financieres_ex. L’efficience est la capacité d’une organisation à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée compte tenu des moyens. grâce notamment à l’investissement public dans le système éducatif et la recherche. De même. proposée par de très nombreuses entreprises.php3?id_article=27 Les vraies lois de l’économie : « Le jeu de lois » . et donc de les comparer (hypothèse d’information complète). Webographie Aborder l’économie avec un texte littéraire (E. un élève qui obtient la moyenne.htm [7] http://www.fr/eco-gestion/spip/article.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_95/secteurs_inst/ex/ societes_financieres_ex.. [3] La productivité est le rapport entre la production et les moyens mis en œuvre. Zola). (compte tenu du faible rendement de blé à l’hectare.insee. mis en oeuvre.ac-caen. De même. ou du bilan énergétique de l’industrie). Qu’est ce qu’un problème en économie ? http://www. ou ressources. • L’homogénéité des produits.insee.htm 3.insee.discip. [5] On distingue traditionnellement l’efficacité (de l’économie. tous comparables en termes de technologie ou de services. • L’absence de barrières à l’entrée (par des manœuvres de firmes déjà installées pour empêcher l’arrivée d’un nouveau concurrent -dumping par exemple-) comme à la sortie (problème de l’illiquidité des investissements). comparée à la productivité des économies de l’Ouest.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_95/secteurs_inst/ex/ admin_publiques_ex. l’élève qui obtient la moyenne en travaillant peu est beaucoup plus efficient que l’élève qui travaille beaucoup plus pour atteindre le même résultat. Ainsi on peut considérer que l’efficience est à l’efficacité ce que la productivité est à la production. • La mobilité des facteurs de production. L’efficacité est la capacité d’une organisation à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. produit à minima un travail efficace.htm [9]http://www. • La transparence du marché qui permet à chacun de connaître toutes les caractéristiques de produits.insee.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_95/secteurs_inst/ ex/menages_ex..[2] Par ailleurs les théoriciens de la croissance endogène (G. Pour aller plus loin. travail et capital.crdp.htm [8] http://www.

Celle-ci est mesurée par la comptabilité nationale. Notes 5.http://www. général marché Bibliographie Titre Editeur L’économie Politique Armand Collin Dictionnaire d’analyse Repères – La découverte économique Dictionnaire des grandes oeuvres Dalloz économiques La démocratie et le marché Grasset Initiation à la micro-économie Dunod Introduction à la macroéconomie Repères – La découverte Introduction à la microéconomie Repères – La découverte Auteur Ahmed Silem Bernard Guerrien X. la Comptabilité nationale produit des agrégats qui évaluent la richesse nationale (le PNB).ac-versailles.sciences-po.fr/ecogest/veille/economie/ Droit de propriété et intérêt Internet et structures de . plans détaillée et extraits d’ouvrages). Les agrégats Le Produit intérieur brut (PIB). Les imperfections du marché lectures (Dominique Meda) pédagogique.html Sur le site national économie gestion. Simon Epaulard. la richesse intérieure (le PIB) ou l’investissement productif. Lallement Jean-Paul Fitoussi B.fr/2003_2004/index. 3. Année 2003-2004 : http://coursenligne.sciences-po.education. La formation brute de capital fixe (FBCF).fr/revue/N2tmp/genereux/ Fiches de http://www.ecogesam. ces agrégats . Application http://www. Pommeret Gilles Rotillon © Cerpeg 2006 L’activité économique [2] La mesure de l’activité économique Par Jean-Pierre TESTENOIRE 1.html#1 Année 2003-2004 : http://coursenligne. Le Produit national brut (PNB).ac-amiens.ac-aix-marseille.doc Sur le site économie http://www. Rubrique Veille. Bernier Y.fr/pedagogie/ecogestion/spip/IMG/doc/cours_sur_les_facteurs_de_production_1_. Pour aller plus loin Webographie Bibliographie L’activité économique des agents produit de la valeur. Greffe. La comptabilité nationale Un instrument de mesure La richesse créée par l’activité économique 2. En agrégeant la richesse produite (la valeur ajoutée) par les différents secteurs institutionnels. (fiche 9) Les cours en ligne de science po (Diaporama. J.fr/PEDAGOGI/ses/traveleves/fichlect/menufiche. (la FBCF).fr/2004_2005/index. Cependant. http://www.htm Voir notamment : Qu’est ce que la richesse Les facteurs de production.com/ 2000.educnet.economie2000.La nature de l’économie numérique économie. Les autres indicateurs économiques Les limites de la Comptabilité nationale Les autres indicateurs 4. transparents.

à travers 8 sous-comptes principaux (dont les principaux sont les comptes de production. Par exemple le coût du travail est déjà déduit du bénéfice. c’est à dire de grandeurs macro-économiques significatives. non pas de richesse. de prévision et de planification. De 1982 à 1998. les impôts sont déjà déduits du profit net. la part du travail a régressé dans la valeur ajoutée (poids du chômage et modération salariale) alors que la part du capital a augmenté (figure 1). La France a adopté une nouvelle nomenclature. 1. L’évolution de ce partage montre l’évolution du rapport de force entre ces deux facteurs de production. le système européen de comptabilité (SEC 95) en 1999. d’affectation puis de répartition du revenu…). L’équilibre emploi-ressource est synthétisé dans le TES (tableau d’entrées-sorties) qui permet de calculer les principaux résultats de l’activité économique sous forme d’agrégats. La comptabilité nationale Instrument de mesure (et de comparaison). . pour chacun d’entre eux. Résultant de la différence entre valeur finale et valeur des consommations intermédiaires (c’est à dire toutes les consommations nécessaires à la production du bien ou du service final). pour le facteur capital (intérêt et dividendes. comptes d’exploitation. o La valeur ajoutée se distingue donc du profit. amortissements et bénéfices) et pour l’État (qui coordonne l’articulation de ces deux facteurs (cotisations sociales et impôts). la Comptabilité nationale « est un système comptable macroéconomique qui permet une représentation quantitative simplifiée des interdépendances des flux liés à l’activité des agents de l’économie nationale et des relations qu’ils entretiennent avec le reste du monde » (1) Elle développe des méthodes permettant la synthèse et l’agrégation des opérations économiques et permet d'aider dans leurs décisions les autorités chargées de la politique économique. . c’est à dire la valeur créée à chaque stade de la production. qui retracent les trois opérations élémentaires de la Comptabilité nationale : opération sur produits. La richesse créée par l’activité économique est appréciée par la valeur ajoutée. ce qui explique l’utilisation d’autres indicateurs. L’activité des secteurs institutionnels est analysée. la valeur ajoutée correspond à l’ensemble des rémunérations de facteurs de production : au titre du facteur travail (salaire et cotisations sociales). o La valeur ajoutée est essentiellement partagée entre le travail et le capital.n’évaluent que la richesse monétaire et sont soumis à de nombreuses limites. mais de bien être. opération de répartition et opérations financières.

Le PIB se calcule de trois manières : o Le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels augmentée des impôts moins les subventions (2) o Le PIB est égal à la somme de la consommation finale. des impôts sur la production et les importations. Le fait générateur de création de richesse est la production de valeur ajoutée o VA = Valeur de la production finale – Valeur des consommations intermédiaires L’évaluation de l’ensemble de la VA permet alors d’apprécier la richesse totale produite sur un territoire. de la formation brute de capital fixe. Les agrégats On retiendra ici les trois résultats les plus utilisés. . des exportations moins les importations o Le PIB est égal à la somme de la rémunération des salariés. de l'excédent brut d'exploitation et du revenu mixte moins les subventions. de la variation des stocks. Le Produit intérieur brut (PIB). Le PIB est un agrégat qui représente le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes. le PIB (figure 2). .2.

d’autres indicateurs macroéconomiques. Cette incapacité à internaliser les externalités est l’une des limites les plus importantes aujourd’hui à la véracité des résultats de la Comptabilité nationale. ménage. ni totale. Le PNB ajoute au PIB les revenus du travail et de la propriété reçus du reste du monde moins les revenus analogues versés au reste du monde. la Comptabilité nationale ne peut appréhender (faute de sources statistiques précises) toutes les sources de la création de richesse. La formation brute de capital fixe (FBCF). b .des limites liées à la nature même du phénomène observé : la richesse monétaire induit-elle le bienêtre collectif ? a Les limites liées aux sources statistiques Destinée à mesurer la valeur nationale. L’investissement correspond à l’acquisition de biens de production mesurée au sens de la Comptabilité nationale par la formation brute de capital fixe (FBCF).Les limites liées à la répartition de la valeur La Comptabilité nationale ne peut cerner précisément l’ensemble des externalités (positives ou négatives) émises par les agents sur l’ensemble du circuit économique. ce qui accroît le PNB. La création de comptes satellites particuliers (liés à la santé ou aux dépenses d’environnement) permet de mesurer leur contenu monétaire. mais plus difficilement leur impact sur la richesse nationale. D’où la nécessité d’utiliser. La valeur mesurée par le PIB n’est donc pas la richesse réelle.subventions aux importations PIB non marchand = coûts des facteurs des administrations. Les limites de la Comptabilité nationale On distingue : . le taux d'intérêt. la profitabilité. ou la richesse produite par les résidents. ce qui contribue à la hausse du PIB) et la compétitivité des entreprises nationales qui se traduit par un accroissement des investissements directs des entreprises françaises à l’étranger.. le coût des facteurs de production. notamment quant aux phénomènes : o De travail clandestin (travail au noir. les contraintes d’endettement. évalué à 6% du PIB en France). o D’activités illicites telles que le trafic de drogue. évalué à plus de 35% du PIB en France).Illustration PIB total = PIB Marchand + PIB non marchand PIB Marchand = Σ VA + droits à l’importation + TVA . . De nombreux facteurs déterminent le comportement d’investissement des entreprises : la demande anticipée. 3. L’écart entre le PIB et le PNB montre à la fois l’attractivité du territoire national (qui se traduit par un accroissement des investissements directs de l’étranger vers la France. Le Produit national brut (PNB). Elle représente les actifs fixes (actifs corporels ou incorporels) utilisés dans le processus de production pendant au moins un an.des limites liées aux sources statistiques de la mesure de la richesse . des limites liées à la répartition de la valeur . o D’autoproduction des ménages (jardin potager. Les autres indicateurs économiques Les agrégats produits par la Comptabilité nationale ne sont pas exempts de reproches. . en fonction de ce que l’on cherche à mesurer.

telles que l’éducation et l’espérance de vie (IDH) ou des éléments sociaux (BIP 40). la santé et les conditions d’accès et d’exercice de la justice.Le BIP 40 (5) (6) étudie plus spécifiquement des éléments sociaux tels que le logement. Comme la production entraîne des dégâts sur l’environnement immédiat. tous éléments indispensables au bien-être de la population.La richesse collective nette devrait être alors de 800 (soit 1000 – 200). Calculé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (P. la concentration de la richesse autour d’une classe moyenne très importante.Dans la réalité. Cette moyenne statistique (le PIB/habitant) est donc muette sur les conditions réelles de vie des habitants. sur les conditions de scolarisation. sur l’espérance de vie. . Or : D’une part.Les limites liées aux phénomènes observés Le contenu du PIB est ambigu dans la mesure où on assimile intuitivement la richesse au bien-être. deux pays à population identique pourraient atteindre le même PIB avec pour l’un. Les autres indicateurs Puisque la richesse monétaire collective ne suffit pas à mesurer le bien-être.U. et pour l’autre une répartition inégale entre une minorité très aisée et une majorité très pauvre.N. .D. Le PIB mesure donc la richesse totale produite par l’activité économique sur un territoire mais ne permet pas de conclusion sur le mode de vie réel de la population. A .L'Indicateur de Développement Humain (I.Illustration Soit une usine fabricant des produits chimiques (engrais. calculé en parité de pouvoir d'achat (c'est-à-dire en montant assurant le même pouvoir d'achat dans tous les pays).D. C'est un indicateur qui fait la synthèse (« indicateur composite ») de trois séries de données (3) : o l'espérance de vie à la naissance qui permet d’évaluer l'état sanitaire de la population du pays. achat de matériel).H) Il cherche à mesurer le niveau de développement des pays en dépassant l’aspect strictement économique contenu par le PIB ou le PIB par habitant. Ainsi. le PIB ne dit rien sur la répartition sociale (l’étendue des services publics par exemple). les revenus. peinture…) dont la contribution en termes de richesse est évaluée à 1000 unités monétaires (soit 1000 de valeur ajoutée). o le PIB réel (c'est-à-dire corrigé de l'inflation) par habitant. D’autre part. donc des inégalités de répartition. la municipalité et la région engagent alors un programme de dépollution d’une valeur de 200 (salaires. l’IDH varie entre 0 (pauvreté absolue) et 1 (niveau de développement le plus élevé) et autorise un classement annuel des économies nationales qui diffère du classement des Etats par le PIB/habitant (4). o le niveau d'instruction mesuré par la durée moyenne de scolarisation et le taux d'alphabétisation. c . Il intègre donc des données plus qualitatives. B .). Le PIB n’est pas le « BIB » (bonheur intérieur brut). le travail et l’emploi. on utilise d’autres indicateurs qui intègrent alors des variables non directement monétaires.La comptabilité nationale retient donc 1200 de valeur créée (1000 + 200) . les 200 dépensés par la collectivité ne servent qu’à réparer les « dégâts du progrès » . le PIB est un indicateur monétaire qui ne tient pas compte de la distribution de la richesse dans la population. l’éducation.

htmhttp://www. d'une crise déflationniste d'une dizaine d'années. Globalement mesurable.fr/insee/invest/combien/dernierchiffre6.htm (3) (4) http://www. 4. Ainsi.htm http://www. l’économie étudie d’abord les conditions de production de la richesse.org/category/d4751ec6e40f8af05dbcd909bab32847/notion/19 http://www. l’économie est plus discrète sur les conditions sociales non directement monétaires des ménages et donc notamment du facteur travail. versées par unité de bien ou de service produite ou importée.educnet. Silem : Lexique d’économie. Rubrique Veille.insee.education.PROBLEMES DE SOCIETE Bonheur national brut japonais (Source : Les Échos : 03 novembre 2005) Alors que le Japon sort aujourd'hui. économie http://www. http://www. Notes (1) A. 167) (2) Transferts courants sans contrepartie que les administrations publiques ou les institutions de l'Union européenne versent à des producteurs résidents dans le but d'influencer leurs niveaux de production. On distingue les subventions sur les produits. la préservation de l'environnement. 8° édition (p.html Sur le site national économie gestion. Pour aller plus loin Webographie Mesurer la richesse http://www.educnet. pour Takayoshi Kusago. soit par les sources. à partir de l'exemple du petit royaume himalayen du Bouthan.fr/ecogest/veille/economie/ Droit Internet La Sur de et nature les de propriété et structures l’économie agrégats intérêt de numérique général marché (Insee) http://www.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/activite-economique.ac-rouen. "Il prend en compte pour cela quatre facteurs : le développement socio-économique durable et équitable. Dalloz.brises.ac-nice.htm .ined.insee. soit par la définition elle même de l’utilité collective de la richesse. ancien économiste de la Banque mondiale. les autorités publiques ont organisé un colloque sur la mesure du bien être économique.insee. et que le taux de suicide chez les jeunes et les cadres augmente. Bien que 8 fois moins riche en terme de PIB. leurs prix ou la rémunération des facteurs de production.education. en 2005.htm (5) (6) 5. principalement fondées sur la quantité de travail (et de capital) nécessaire à la production.php3?id_rubrique=48 http://www. et les autres subventions sur la production.org/fr/rubrique.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/produit-inter-brut-prixmarch. cet état mesure "le bonheur individuel de chaque citoyen". En résumé. la protection du patrimoine culturel et la bonne gouvernance ".fr/pedagogie/equipes/ses_net/ses_ped/ses20112.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/subventions.htm http://www. Mais ses instruments de mesure sont limités.Illustration : CONJONCTURE ECONOMIQUE .fr/publications/pop_et_soc/pes368/PES3682. et professeur à l'université d'Osaka "le Japon a énormément à apprendre du Bhoutan ".fr/ses/termtd/mesinegbip.bip40.

Tacheix Hélène Apfeldorfer Jean Gadrey. • l'entreprise sociétaire. organisée pour produire des biens ou des services pour le marché..univ-poitiers. Les Les La Les Pour nature courants défis de de plus l'entreprise théoriques contemporains 2. juridiquement autonome.fr/webpenin/pages_composantes/lexiqueHTML. Application Application sur énoncé + corrigé la combinaison téléchargeable des facteurs de production par : Christine MARTIN Agent de production. créateur de richesse. l’entreprise est une unité économique[1]. sous forme de société de capitaux (SA ou SARL).ac-bordeaux.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_2000/cnat_annu_2000.htm (diaporama) http://www.la découverte Repères . 1. Florence Jany-Catrice Dominique Méda © Cerpeg 2006 Les théories de l'entreprise Par Jean-Pierre TESTENOIRE 1.htm Sur les agrégats (autres http://www.sceco. Le Le ressources capital l’entreprise travail 3.Chiffres récents : http://www.univ-montp1.htm sources) Bibliographie Titre L’économie politique Dictionnaire d’analyse économique La comptabilité nationale L'essentiel de la comptabilité nationale QCM: Comptabilité nationale et macroéconomie Les nouveaux indicateurs de richesse Qu'est-ce que la richesse ? Editeur Armand Collin Repères . On distingue : • l’entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique distincte de celle de la personne physique de son exploitant .. La nature de l’entreprise .insee.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/2000/act_eco.fr/comptanat/index_fichiers/frame. ou sous la forme de société de personnes. Webographie Bibliographie aller loin.la découverte Gualino éditeur Gualino éditeur Repères – La découverte Flammarion Auteur Ahmed Silem Bernard Guerrien Jean-Paul Piriou T.htm http://sceco.

le Boston Consulting Group développera des outils d’analyse stratégique (la matrice BCG). de délais etc. l’entrepreneur. Coase et O. émergentelles ?".)[3].Le plus grand obstacle. puis au Japon et en Russie à la fin du XIX° siècle. Williamson). Du choix de ces mécanismes. Encart 2 : Illustration de l’opportunisme La direction des ateliers (1906) (F. comment gérer le portefeuille d’activités ? I. Le recours au marché génère des coûts de transaction (encart 1) dont la réduction passe par l’internalisation des liens contractuels (contrats à long terme avec les fournisseurs plutôt que des de contrats ponctuels. • Le courant néo institutionnaliste (R. mais peut favoriser le comportement opportuniste des agents (la flânerie naturelle des hommes et des organisations de F. L’entreprise est une entité qui possède ses propres mécanismes de coordination. des procédures de contrôle. des organisations. Williamson (1975). D’où la nécessité de mettre en place. Ansoff et l’école de Harvard (dans les années 1960) développent le concept de stratégie. de l'instinct naturel et . la firme est le produit de « l’esprit d’entreprise ». 46 .. de la part des ouvriers. Mintzberg. dans un environnement économique plutôt stable : Existe-t-il une taille optimale. dans une économie de marché au sein de laquelle les prix sont sensés assurer la coordination de l'activité économique. dépendent partiellement sa structure et son efficacité. est la lenteur dont ils sont coutumiers. de distinction.D. encart 2).) Encart 1 : Les coûts de transaction Présenté par R Coase (1937) puis repris et développés par O. La théorie néoclassique perçoit alors la firme comme une « boîte noire » « assimilée à une fonction de production soumise à la contrainte de maximisation de l’efficience dans l’emploi des ressources »[2]. Cette intégration réduit le coût des contrats. Initialement perçue comme le résultat de l’action d’un homme.Cette perte de temps résulte de deux causes: en premier lieu. caractérisées par la suppression du mécanisme de prix. de prix. ultérieurement complétée par d’autres outils (les matrices A. c'est-à-dire le temps perdu. Dans un célèbre article de 1937. pour atteindre la perfection. Pour Schumpeter. R.Taylor par exemple. dotée de ses propres règles. en contrepartie des économies réalisées. Coase (The nature of the firm) s’interroge . puis aux États-Unis après la guerre de sécession. préférence pour les CDI plutôt que pour les CDD etc.) s’intéresse à la firme en tant qu’institution. comment choisir les activités. et le profit est la légitime rémunération du risque. les coûts de transaction représentent principalement les coûts de recherche d’information et de négociation avant la signature d’un contrat (le choix et la sélection d’un fournisseur ou d’un candidat à l’embauche par exemple). Les coûts de transaction représentent donc le coût des contrats ou « coûts de face à face ». de domination par les coûts. soit l’ensemble des moyens mis en œuvre par la firme pour maintenir durablement sa position concurrentielle sur le marché. Les courants théoriques Quatre grands courants théoriques ont depuis élargi la perception de sa nature : • L’économie industrielle s’est d’abord attachée à résoudre les problèmes liés à la croissance de la firme. l’entrepreneur est un innovateur. • La théorie des organisations (Chandler. apparue avec la généralisation (à partir de 1850) de la révolution industrielle en Europe. Little et Mc Kinsey. Aoki. analyse les raisons d’être de l’entreprise.L’entreprise est une notion récente. la courbe de vie du produit de Vernon. Taylor) 45 . quelles stratégies mettre en œuvre. Sur cette base. "Pourquoi. les effets de la courbe d’expérience) puis par l’analyse de M Porter (les cinq forces de la concurrence et les trois stratégies génériques. c'est-à-dire d’une volonté d’organiser des moyens pour atteindre un objectif particulier. ou de focalisation). ainsi que les coûts de contrôle de l’exécution de ce contrat après sa signature (vérification du respect de l’engagement contractuel du fournisseur en terme de qualité.

54 . des fournisseurs mais aussi de tout autre groupe ou communauté concerné par les objectifs de la firme. d'idées et de raisonnements plus ou moins confus issus de leurs rapports avec les autres ouvriers. Lu et Danone en 200. La récente réforme des normes comptables (normes IAS 2005) va dans ce sens[4]. les dangers de l’amiante etc…) et ses conséquences sur l’environnement. Processus collectif. mais aussi la prise en compte de l’intérêt à long terme de la firme elle même permettent l’apparition de nouvelles pratiques telles que l’approche par les parties prenantes (ou APP). en second lieu.de la tendance des ouvriers à prendre leurs aises. les agents développent des « compétences foncières » qui regroupent notamment l’ensemble des connaissances formalisées et tacites (ainsi que les procédures de traitement des informations) et développent également des savoirs collectifs ou routines. • La responsabilité sociale : suite aux nombreux « licenciements boursiers » réalisés par des entreprise réalisant de forts profits. Le point central du processus stratégique est de gérer et d’intégrer les relations et les intérêts non seulement des actionnaires. Les défis contemporains Dans le contexte de la mondialisation. ce qu'on peut appeler la flânerie naturelle. Ces éléments confèrent aujourd’hui à l’entreprise une responsabilité éthique qui porte aussi bien. dont souffrent les ouvriers et les patrons. • La responsabilité sociétale : suite aux nombreux accidents industriels (Total et l’Usine AZF. c'est-à-dire des « modes d’interactions qui constituent des solutions efficaces à des problèmes particuliers ». La pression de l’opinion publique (consommateurs et/ou salariés). repose sur un ensemble de « règles de conduites » qui procurent un fonctionnement satisfaisant et non nécessairement optimal (hypothèse sous jacente de rationalité limitée). et notamment les modes d’ajustement internes de la firme. ou l’Erika. « L’A.) La firme apparaît donc comme une alternative au marché car elle réduit les coûts de transaction tout en maintenant. à peu près universelle dans tous les systèmes d'organisation. (.P. suggère que les dirigeants doivent formuler et mettre en œuvre des processus qui satisfont l’ensemble des groupes concernés par les actions de la firme.. que sur . l’ensemble des savoirfaire individuels est transformé par la firme en savoir faire collectif[3 bis]. cumulatif et évolutif (les savoirs évoluent). Dans un environnement incertain. est la flânerie systématique.La paresse naturelle des hommes est grave. MetalEurope. des clients. L’organisation de la firme. WorldCom et Parmala.P. les entreprises sont confrontées à trois principaux défis : • La crédibilité : suite à de nombreux scandales financiers de la fin du XX° siècle (affaires Enron. 49 . (Michelin en 1998. HP en 2005) et à certaines pratiques contestables (discriminations à l’embauche) conduisent désormais les entreprises à recommander des codes de bonnes conduite[5]. affaire Vivendi suite aux fausses informations données aux actionnaires) il faut notamment renforcer les règles comptables qui certifient la véracité et la sincérité des comptes présentés aux actionnaires. de telle sorte que cela assure le succès à long terme (le développement durable de celle-ci) »[6]. suite à la falsification des comptes. des employés. • Le courant évolutionniste (Neslson et Winter) analyse les impacts des mécanismes d’apprentissage collectifs (les « routines ») sur la croissance de la firme. en prenant mieux en compte la valeur de la firme et de ses actifs immatériels (tel que la notoriété ou l’image de marque par exemple). ce qu'on peut appeler la flânerie systématique. l’entreprise ne peut plus être exemptée des externalités négatives qu’elle émet sur son environnement direct.. à un niveau acceptable (cad inférieur aux coûts de transaction) ses coûts de surveillance. sur les conditions de travail des enfants employés par des sociétés multinationales dans les PVD. mais le mal de beaucoup le plus grand. de la concurrence accrue qui en résulte.Cette tendance commune d'en prendre à son aise s'accroît lorsqu'on met ensemble un certains nombre d'ouvriers sur un travail similaire et qu'on les paye à un tarif journalier uniforme. des pouvoirs publics. et compte tenu des bouleversements liés à la généralisation des TIC et de leurs conséquences sur l’emploi et l’organisation de la production..

le travail et le capital. qui doit permettre de maintenir les ressources productives pour les générations à venir. évaluable. ou actionnaires : • Les actions du dirigeant n'étant pas observables sans coûts (au sens large du terme) il est alors nécessaire d'introduire de tels mécanismes pour s'assurer que le dirigeant agit toujours dans l'intérêt des actionnaires (accroissement de leur patrimoine. ni hommes sans outils. les comité d'audit (en particulier le comité chargé de mettre en place et de contrôler les règles de rémunération des dirigeants).ß pour le travail. sous réserve que celle-ci soit mesurable ou à défaut. Le bon fonctionnement du conseil d'administration dépend de la présence d'administrateurs externes et indépendants (idem pour les comités d'audit). Barre) qui permettent d’obtenir un revenu ou. des propriétaires. puis en fonction des qualifications ou de l’expérience. ou aux desseins. Les ressources de l’entreprise La production de la firme est le résultat de la combinaison de deux facteurs principaux. soit 100% des ressources disponibles. en fonction de la qualité de la prestation fournie. et enfin en fonction des normes sociales en vigueur (salaire minimum. • Les principaux mécanismes de contrôle sont le conseil d'administration. Cette fonction de production. Le travail Le travail représente l’apport humain rémunéré en fonction d’abord du temps passé et de l’effort. après un détour de production (c'est-à-dire une dépense immédiate -sous forme d’investissement.le développement durable. 2. ou encore sur le commerce équitable[7]. le gouvernement d'entreprise désigne les mécanismes internes de contrôle du dirigeant (la technostructure industrielle par exemple) pour s’assurer de sa fidélité aux projets. minimisation des risques). Le capital Le capital représente l’ensemble des « ressources productives et reproductibles de la firme » (R. système de promotion etc…).vers un système tourné vers les actionnaires (« share holder ») qui fait de la firme un actif pur qu’il convient de rentabiliser[9]. après la mutation du système des parties prenantes (« stake holder ») issu du capitalisme industriel des années 60 – Galbraith. Cette approche est nécessairement incomplète car elle ne fait pas apparaître la raison pour laquelle. l’employeur pourrait discriminer le salaire. . L 1. Désormais. la mise en place du contrôle interne. à travail égal. Dans une combinaison productive traditionnelle ces deux facteurs sont complémentaires (il n’y a pas d’usine sans hommes.ß.) ou ß représente la part du facteur capital. la somme des deux facteurs représentant 1. de type Cob Douglas s’écrit Y = f( Kß. c'est-à-dire sans capital technique). dont le complément est donc 1. C’est donc le problème de la gouvernance des firmes[8] qui est désormais posé.susceptible d'augmenter à terme la production et les revenus d’accroître la productivité du travail (encart 3).

Ou bien il ira lui-même chaque fois à la source et il boira dans le creux de sa main. Les apports en numéraires constituent le capital comptable (capitaux propres) ou le capital juridique. stock). o Capital circulant. et dont la valeur décroit avec l’usure ou l’obsolescence. il a dû auparavant abattre un arbre dans la forêt . image de marque. soit l’ensemble des garanties des créanciers sociaux de la firme. excédents d’exploitation placés). Pour se procurer l'eau dont il a besoin il peut employer différents moyens. La source jaillit à une certaine distance de sa maison. Première partie. trésorerie etc…). il lui a fallu d'abord fabriquer une cognée. le niveau de capital humain est donc lié au dépenses de formation. Et à la vérité cette plus grande réussite peut se montrer sous deux formes différentes : quand on peut produire un bien d'usage aussi bien directement que par voie indirecte. « Essence du capital » « Un campagnard a besoin d'eau potable et en désire.Encart 3 : La notion de « détour de production » Eugen Von Böhm Bawerk (1929). chapitre 3. mais aussi au développement du système de santé. qui résistent à plusieurs cycles de production. on constate que par la voie indirecte on obtient plus de produit avec la même quantité de travail ou le même produit avec moins de travail. car notre homme doit journellement faire le chemin jusqu'à la source autant de fois qu'il aura soif . au lieu d'abattre un arbre. le capital peut être réparti : • • • Par nature : o Capital corporel. il en abat une quantité. Ou bien – et c'est le second moyen. ou immatériel (brevet. La jouissance est obtenue immédiatement après la dépense de la peine. savoir faire. mais en revanche il a conduit à un meilleur : notre homme n'a plus du tout besoin maintenant de faire péniblement le chemin qui sépare sa maison de la source et il a cependant à chaque moment chez lui une quantité abondante d'eau très fraîche. ou physique ou matériel (machines. ou ensemble des éléments du capital technique ou productif pérennes. C'est le moyen le plus direct. mais pour l'obtenir il a fallu se servir d'un moyen détourné qui a son importance. et ainsi de suite. santé). . on ne peut jamais recueillir et conserver la quantité d'eau assez grande dont on a besoin pour toutes sortes d'usages. L'avantage est évident . et pour pouvoir le tailler. ou des éléments du capital technique ou productif qui disparaissent lors d’un cycle de production. On réussit mieux en produisant les biens d'usage par des moyens détournés qu'en les produisant directement. mais cette supériorité se manifeste aussi sous cette forme que certains biens d'usage ne peuvent être produits que par un moyen indirect qui est tellement supérieur. L'homme a peutêtre dû passer toute une journée pour tailler le seau. o Capital incorporel. – le laboureur creuse dans un bloc de bois un seau dans lequel il portera en une fois de la source à là maison l'eau nécessaire pour la journée. o Capital financier (apports en capital propre. biens). acquis par l’expérience ou par la formation . pour pouvoir faire cela. il les creuse tous au milieu et en fait un canal par lequel il amène devant sa maison un filet abondant de l'eau de la source. (le capital social) de la firme. Le capital humain représente la somme des connaissances et des savoir faire qui améliorent l’efficacité de l’individu. Mais notre campagnard a encore un troisième moyen à sa disposition . o Capital technique (machine. Le capital comptable permet de constituer le capital technique de la firme. que souvent lui seul mène au but. » Ce mot « capital » peut recouvrir d’autres réalités. formation. Théorie positive du capital. Mais il est incommode. il est en outre insuffisant . Par fonction : o Capital humain (travail. qualification. car de cette façon. Traditionnellement. Il est clair qu'ici le détour qui va de la dépense de travail à l'acquisition de l'eau est encore bien plus considérable. Par structure : o Capital fixe. sous forme de capitaux fixes (les immobilisations comme les machines) et de capitaux circulants (stocks de matières premières et de produit. » (…) « L'enseignement que ces exemples s'accordent à nous fournir est clairement celui-ci.

Cette opération permet donc de maintenir le potentiel productif de la firme. • Par fonction (Investissement technique.fr/revues-collections/problemes-economiques/glossaire/c. D’une manière générale on distingue les investissements (techniques ou organisationnels) de capacité. L’amortissement Le capital s’érode avec le temps (les ressources financières thésaurisées perdent de leur valeur avec l’inflation.insee. destinés à accroître l’efficience de la combinaison productive (baisse des coûts unitaires). en termes économiques.ladocumentationfrancaise.htm [2] Voir Économie. L’investissement total correspond à l’acquisition de biens de production mesurée par la formation brute de capital fixe (FBCF) qui représente les actifs fixes (actifs corporels ou incorporels) utilisés dans le processus de production pendant au moins un an[10]. anuité par anuité (en fonction de la durée d’amortissement du bien) la valeur destinée à remplacer « à l’identique » le bien devenu obsolète. soins etc. o L’investissement financier représente l’ensemble des opérations destinées à maintenir la rentabilité des ressources monétaires de la firme. • Les investissements de capacité accompagnent le développement des industries en forte croissance. compte tenu de l’arbitrage de l’entreprise en fonction de trois critères : disponibilité. par l’investissement. analyse contemporaine. des investissements de productivité. J-Y Letessier Ed . Traditionnellement l’investissement peut être réparti : • Par nature : investissements matériels (machine. Foucher [3] http://www. la qualification doit être maintenue par la formation permanente. terrains) ou immatériels (publicité et progrès technique ou organisationnel). donc à forte demande (téléphonie mobile par exemple) et induisent à court et moyen terme un effet positif sur l’emploi (accroissement du volume de travail demandé par les firmes). L’investissement C’est l’opération destinée à maintenir ou accroître de façon durable la capacité ou l'efficacité de production d'une entreprise (investissement productif) ou d'une administration. Testenoire.Le niveau de capital fixe est maintenu en termes comptables par l’amortissement et. P. solvabilité et sécurité (prise de participation par exemple). D. La dégradation du potentiel productif du capital est constatée par l’opération comptable de l’amortissement qui enregistre la dépréciation du capital. en provisionnant. destinés à accroître le volume de production. investissement de rationalisation ou investissements d’extension. L’investissement repose sur un détour de production. [1] Voir sur le site de l’Insee : http://www.Madeleine. Au sens de la comptabilité nationale. les machines sont menacées par l’obsolescence…). humain ou financier) : o L'investissement technique est traditionnellement réparti entre investissement de remplacement. pour des produits récents de premier équipement. JP.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/accueil. Fleutôt.). L’amortissement permet de reconstituer le capital.shtml . o L’investissement humain est représenté par l’ensemble des actions de formation ou de maintien de la capacité productive individuelle (prévention des accidents du travail. • Les investissements de productivité accompagnent le développement des industries proposant des biens moins récents pour des produits de renouvellement (automobile dans les pays développés par exemple) et induisent à court et moyen terme effet négatif sur l’emploi (diminution du volume de travail demandé par les firmes).

[3 bis] Vers une théorie évolutionniste de la firme (revue "Tertiaire" n° 95 de janvier/février 2001) : http://ecogest.ac-rouen.fr/renov/page.php?matiere=c_eco&titre=%C9conomie-Droit&limite=0 [4] Les évolutions du cadre de la comptabilité financière en France http://www.educnet.education.fr/ecogest/veilleTic/comptagestion/compta07.htm [5] Les discriminations à l’(embauche : Les recommandations du Medef : http://www.medef.fr/staging/site/page.php?pag_id=48933 [6] Le développement durable : une approche des finalités et des enjeux des organisations http://www.educnet.education.fr/ecogest/veilleTic/management/m14.htm [7] Max Havelaar : http://www.maxhavelaarfrance.org/association/philo.htm [8] Rapport Bouton « Pour un meilleur gouvernement des entreprises cotées » du 24 septembre 2003 à : http://ecogestion.paris.iufm.fr/IMG/pdf/Rapport_Bouton__FR.pdf [9]« L’émergence du capitalisme actionnarial », Ecoflash n° 153 – CNDP 2000-. [10] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues-collections/problemeseconomiques/glossaire/i.shtml

3 - Pour aller plus loin...
Webographie
Sites du ministère de l’économie et des finances : - Ministère de l’industrie : http://www.industrie.gouv.fr/index.htm - Ministère du commerce extérieur : http://www.commerce-exterieur.gouv.fr/ Le commissariat général au plan : http://www.plan.gouv.fr/ Le centre d’analyse stratégique : http://www.strategie.gouv.fr/ La banque de développement des PME : http://www.bdpme.fr/website/bdpme.nsf Le centre de Sociologie des organisations : http://www.cso.edu/site/page_pole.asp?pol_id=5 Le site du CNAM et ses laboratoires spécialisés en économie gestion : http://www.cnam.fr/# Les publications du laboratoire d’économie d’Orléans (LEO, Université d’Orléans) à : http://www.univ-orleans.fr/DEG/LEO/ Le site du Médef : http://www.medef.fr/staging/site/page.php Le site d’Attac : http://www.france.attac.org/

Bibliographie
Titre Editeur Auteur Juste valeur : enjeux techniques et politiques Economica, 2001 Casta J.F., Colasse B. Le mythe de l’entreprise La découverte, Jean-Pierre Le 1995 Goff Les illusions du management, pour le retour Poche essais, Jean-Pierre Le du bon sens 2000 Goff Le Pouvoir de la finance Odile Jacob, 1999 A. Orléan L'éthique des affaires Le Seuil O. Gélinier Le contrôle de gestion Litec D. larue, G. Dumas

© Cerpeg - Mai 2006

Le financement de l’entreprise : la gestion financière
Par Jean-Pierre TESTENOIRE Définitions Le financement Le financement à Les choix du Notes Pour aller plus loin... et à long terme mode court (financement de contraintes terme stable) financement

Définitions et contraintes
La gestion financière regroupe l’ensemble des décisions et actions de l’entreprise destinées à équilibrer les besoins et les ressources de financement à long terme comme à court terme. C’est l’ensemble des activités de collecte et de gestion des fonds nécessaires au fonctionnement de la firme. La gestion financière doit agir sous quatre contraintes :

la solvabilité de la firme en permettant à tout moment d’honorer les dettes exigibles ; • la pérennité : choix des investissements et mode de financement ; • la disponibilité des placements effectués suite à un excédent de trésorerie ; • la rentabilité des placements en comparant les résultats obtenus avec les moyens mis en œuvre. D’une manière générale, on distingue les besoins de financement liés au cycle d’exploitation (financement à court terme), des besoins liés au financement des investissements (financement à long terme).

Le financement à court terme
Les besoins d’exploitation
Le cycle d’exploitation (phase d’approvisionnement + phase de production + phase de commercialisation de l’activité principale de l’entreprise) donne naissance à des besoins de financement. Ces besoins proviennent du décalage entre la période de décaissement (achat de matières premières et marchandises, paiement des services et des salaires) et la période d’encaissement (vente et règlement des produits finis et marchandises). La partie des besoins non financés par les ressources du cycle d’exploitation représente le BFRE. C’est la différence entre les actifs d’exploitation qui engendrent des besoins de financement (stock + créances clients) et les passifs circulants qui engendrent des ressources de financement (dettes fournisseurs). Le BFRE doit être financé par des ressources stables. Le FdR (fonds de roulement) est la différence entre les ressources stables et durables et les emplois stables et durables.

L’équilibre financier
L’équilibre financier suppose un financement adapté pour chaque type de besoin. Pour respecter la règle de l’équilibre financier, l’entreprise doit disposer d’un FdR au moins égal à son BFRE :

Si FdR > BFRE, la firme dispose alors d’un excédent de ressource en trésorerie (ensemble des actifs liquides détenus par l’entreprise et immédiatement disponibles). • Si FdR < BFRE, la différence doit alors être financée. Le financement du BFRE :

L’ajustement interne : les déficits actuels sont financés par les excédents passés (épargne de l’entreprise). • L’ajustement externe non bancaire : o Le crédit interentreprises sous forme de crédit (ou délai de paiement) consenti par le fournisseur à son client). o Billet de trésorerie : titre négociables, émis par les entreprises à besoin de financement et placé auprès des entreprises à trésorerie excédentaire. • L’ajustement externe bancaire ou financier : o Crédits de trésorerie, facilités de caisse, découverts, crédits relais. o Crédit de campagne (pour financer une augmentation passagère des besoins de financement en raison d’une augmentation de sa production). o Engagement par signature (acceptation, caution, aval). o Opérations d’escompte (opération de crédit par lequel le banquier met à disposition de son client le montant d’une remise d’effets avant l’échéance de ces derniers, moyennant un intérêt appelé escompte), dont le crédit de mobilisation de créances commerciales (CMCC) et les LCR. o L’affacturage (factoring).

Le financement à long terme (financement stable)
Pour préserver son équilibre financier, la firme doit financer ses besoins à long terme par des ressources stables, restant durablement à la disposition de l’entreprise. Ces besoins à long terme sont généralement des besoins d’investissement. Le financement des investissements peut être assuré par des ressources internes ou des ressources externes :

Financement interne : o Utilisation de la CAF pour l’autofinancement (voir évolution du partage de la VA). L’autofinancement représente les ressources dégagées par la firme afin de financer ses propres investissements. La CAF disponible est égale à la CAF globale diminuée des dividendes versés aux actionnaires/propriétaires. o Cession d’éléments d’actifs (terrains) ou désinvestissements. • Financement externe : on distingue le financement bancaire (ou intermédié) du financement direct : o Financement bancaire, ou financement intermédié :  L’emprunt indivis : C’est l’accès pour un emprunt unique à des fonds à long et moyen terme, mis à sa disposition par une banque (ou un établissement financier spécialisé).  Le crédit bail, ou leasing est une location longue durée avec promesse d’offre de vente en fin de contrat. o Financement direct auprès du marché financier :  La souscription de capital (lors de l’introduction sur le premier marché des valeurs mobilières (bourse), sous la forme d’introduction d’actions. L’action est un bien meuble, qui représente une part de propriété du capital de la société émettrice et à laquelle sont attachés deux droits : Un droit à la rémunération (dividende) et un droit à la participation à la gestion (participation aux AG des actionnaires et droit de vote).  L’augmentation de capital, par apport en numéraire.

L’emprunt obligataire, ou émission d’obligation, c’est à dire de part d’une dette unique donnant droit à une rémunération fixe, appelée intérêt.  Émission de titres spéciaux tels que les certificats d’investissement, les actions avec double droit de vote, les actions prioritaires…

Les choix du mode de financement

Les choix du financement à long terme (financement stable) : o L’autofinancement permet de financer des investissements risqués, de maintenir l’indépendance financière, et de conserver intact la possibilité d’emprunt externe. L’analyse de l’effet de levier financier peut cependant justifier du recours à l’endettement bancaire (voir ci-dessous). o L’apport en capital garantit l’autonomie financière de la firme mais entraîne une dilution du pouvoir et un partage du résultat entre des mains plus nombreuses. o L’endettement bancaire dont le choix d’endettement dépend de la prise en compte de trois contraintes : le prix de l’autonomie financière; le coût de l’emprunt; le degré de risque du projet. Ce choix dépend souvent de l’analyse de l’effet de levier[1], c’est à dire du mécanisme qui consiste, pour l’entreprise, à accroître la rentabilité de ses capitaux propres en recourant partiellement à l’emprunt pour financer ses investissements. La firme bénéficie d’un effet de levier positif si le coût de l’emprunt (taux d’intérêt et coûts annexes) est inférieur à la rentabilité des capitaux, et d’un effet de levier négatif dans le cas inverse. o Le crédit bail est un mode de financement rapide et souple qui n’entraîne pas d’immobilisation de fond, avantageux dans le cas des technologies à renouvellement rapide (informatique). Cependant son coût est généralement élevé (sauf possibilité de déduction fiscale partielle). Les choix du financement à court terme : o Le crédit interentreprises, dont l’importance varie avec la taille et le secteur d’activité de l’entreprise (important dans le cas de la grande distribution) n’induit pas de charges fixes, échappe au système bancaire, mais peut poser des problèmes de trésorerie (petites PME et TPE notamment). o Les crédits de trésorerie, comme les autorisations de découverts bancaires sont souples et rapides mais leurs coûts sont généralement élevés. o L’affacturage reporte, pour l’entreprise le risque d’insolvabilité du client sur le factor, mais le coût de cette technique est relativement élevé. o L’escompte et les techniques du CMCC sont répandus car moins risqués pour la banque (qui se retourne vers l’entreprise en cas de défaillance du débiteur) mais le volume escomptable est limité par un plafond.

Notes
1. Voir sur le document de Pierre Richard, à : http://www.ecogesam.ac-aix-marseille.fr/Echang/FAQ/efflev.htm

Pour aller plus loin...
Webographie
Le CRCF de http://crcf.ac-grenoble.fr/index.php l’académie de Grenoble :

vernimmen.htm Le site de l’IUT http://www. C’est l’ensemble des activités de collecte et de gestion des fonds nécessaires au fonctionnement de la firme.iutbayonne.ac-bordeaux. .lesechos. Pierre http://www.fr/banque-entreprise/410-financement-investissements.htm 16 de Bordeaux Bayonne septembre 2006) Le site http://www. La gestion financière doit agir sous quatre contraintes : • la solvabilité de la firme en permettant à tout moment d’honorer les dettes exigibles .fr/2004_2005/economie/cours_pvial/ Finance d’entreprise.Sur le site de http://coursenligne. • la rentabilité des placements en comparant les résultats obtenus avec les moyens mis en œuvre.sciences-po.univ-pau..fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1999/lev_acc1. • la pérennité : choix des investissements et mode de financement . larue.netpme.html Netpme Bibliographie Titre Les modes de financement de l'entreprise Gestion financière Le contrôle de gestion Finance d’entreprise Editeur Eyrolles Dunod Litec Dalloz Auteur Hervé Ghannad -De Vecchi Bruno Solnik D.netpme..fr/banque-entreprise/ http://www. • la disponibilité des placements effectués suite à un excédent de trésorerie .net/html/divers/plan_du_livre. Guy Dumas Pierre Vernimmen © Cerpeg 2006 Le financement de l’entreprise : la gestion financière Par Jean-Pierre TESTENOIRE Définitions Le financement Le financement à Les choix du Notes Pour aller plus loin.fr/formations/finance/articles/article_4_2.html Vernimmen Sciences po (CH 18) Le site de l’académie de http://www.fr/~berterre/FormationsGestion/ L’art de la finance (Les échos du http://www. et à long terme mode court (financement de contraintes terme stable) financement Définitions et contraintes La gestion financière regroupe l’ensemble des décisions et actions de l’entreprise destinées à équilibrer les besoins et les ressources de financement à long terme comme à court terme.

. la firme dispose alors d’un excédent de ressource en trésorerie (ensemble des actifs liquides détenus par l’entreprise et immédiatement disponibles). Le FdR (fonds de roulement) est la différence entre les ressources stables et durables et les emplois stables et durables. C’est la différence entre les actifs d’exploitation qui engendrent des besoins de financement (stock + créances clients) et les passifs circulants qui engendrent des ressources de financement (dettes fournisseurs). l’entreprise doit disposer d’un FdR au moins égal à son BFRE : • Si FdR > BFRE. o L’affacturage (factoring). Le financement à long terme (financement stable) Pour préserver son équilibre financier. des besoins liés au financement des investissements (financement à long terme). émis par les entreprises à besoin de financement et placé auprès des entreprises à trésorerie excédentaire. dont le crédit de mobilisation de créances commerciales (CMCC) et les LCR. • Si FdR < BFRE. La partie des besoins non financés par les ressources du cycle d’exploitation représente le BFRE. caution. Le financement à court terme Les besoins d’exploitation Le cycle d’exploitation (phase d’approvisionnement + phase de production + phase de commercialisation de l’activité principale de l’entreprise) donne naissance à des besoins de financement. paiement des services et des salaires) et la période d’encaissement (vente et règlement des produits finis et marchandises). aval). L’équilibre financier L’équilibre financier suppose un financement adapté pour chaque type de besoin. o Engagement par signature (acceptation. o Billet de trésorerie : titre négociables. Le BFRE doit être financé par des ressources stables. crédits relais. Ces besoins proviennent du décalage entre la période de décaissement (achat de matières premières et marchandises. Pour respecter la règle de l’équilibre financier. Le financement du BFRE : • L’ajustement interne : les déficits actuels sont financés par les excédents passés (épargne de l’entreprise). Ces besoins à long terme sont généralement des besoins d’investissement. • L’ajustement externe bancaire ou financier : o Crédits de trésorerie. facilités de caisse. o Opérations d’escompte (opération de crédit par lequel le banquier met à disposition de son client le montant d’une remise d’effets avant l’échéance de ces derniers.D’une manière générale. la firme doit financer ses besoins à long terme par des ressources stables. o Crédit de campagne (pour financer une augmentation passagère des besoins de financement en raison d’une augmentation de sa production). la différence doit alors être financée. • L’ajustement externe non bancaire : o Le crédit interentreprises sous forme de crédit (ou délai de paiement) consenti par le fournisseur à son client). restant durablement à la disposition de l’entreprise. découverts. on distingue les besoins de financement liés au cycle d’exploitation (financement à court terme). moyennant un intérêt appelé escompte).

 Le crédit bail. c’est à dire du mécanisme qui consiste.  Émission de titres spéciaux tels que les certificats d’investissement. à accroître la rentabilité de ses capitaux propres en recourant partiellement à l’emprunt pour financer ses investissements. le coût de l’emprunt. et de conserver intact la possibilité d’emprunt externe. Ce choix dépend souvent de l’analyse de l’effet de levier[1]. ou émission d’obligation. de maintenir l’indépendance financière. La firme bénéficie d’un effet de levier positif si le coût de l’emprunt (taux d’intérêt et coûts annexes) est inférieur à la rentabilité des capitaux. Cependant son coût est généralement élevé (sauf possibilité de déduction fiscale partielle).  L’emprunt obligataire. o Financement direct auprès du marché financier :  La souscription de capital (lors de l’introduction sur le premier marché des valeurs mobilières (bourse). o Cession d’éléments d’actifs (terrains) ou désinvestissements. avantageux dans le cas des technologies à renouvellement rapide (informatique). dont l’importance varie avec la taille et le secteur d’activité de l’entreprise (important dans le cas de la grande distribution) n’induit pas de charges fixes. • Financement externe : on distingue le financement bancaire (ou intermédié) du financement direct : o Financement bancaire. les actions prioritaires… Les choix du mode de financement • Les choix du financement à long terme (financement stable) : o L’autofinancement permet de financer des investissements risqués. qui représente une part de propriété du capital de la société émettrice et à laquelle sont attachés deux droits : Un droit à la rémunération (dividende) et un droit à la participation à la gestion (participation aux AG des actionnaires et droit de vote). et d’un effet de levier négatif dans le cas inverse. o L’endettement bancaire dont le choix d’endettement dépend de la prise en compte de trois contraintes : le prix de l’autonomie financière. les actions avec double droit de vote. mis à sa disposition par une banque (ou un établissement financier spécialisé). pour l’entreprise. le degré de risque du projet. L’analyse de l’effet de levier financier peut cependant justifier du recours à l’endettement bancaire (voir ci-dessous). L’action est un bien meuble.Le financement des investissements peut être assuré par des ressources internes ou des ressources externes : • Financement interne : o Utilisation de la CAF pour l’autofinancement (voir évolution du partage de la VA). c’est à dire de part d’une dette unique donnant droit à une rémunération fixe. • . sous la forme d’introduction d’actions. ou leasing est une location longue durée avec promesse d’offre de vente en fin de contrat. La CAF disponible est égale à la CAF globale diminuée des dividendes versés aux actionnaires/propriétaires. échappe au système bancaire. o Le crédit bail est un mode de financement rapide et souple qui n’entraîne pas d’immobilisation de fond. L’autofinancement représente les ressources dégagées par la firme afin de financer ses propres investissements. ou financement intermédié :  L’emprunt indivis : C’est l’accès pour un emprunt unique à des fonds à long et moyen terme. o L’apport en capital garantit l’autonomie financière de la firme mais entraîne une dilution du pouvoir et un partage du résultat entre des mains plus nombreuses. Les choix du financement à court terme : o Le crédit interentreprises. appelée intérêt.  L’augmentation de capital. par apport en numéraire.

php l’académie de Grenoble : Sur le site de http://coursenligne. o L’escompte et les techniques du CMCC sont répandus car moins risqués pour la banque (qui se retourne vers l’entreprise en cas de défaillance du débiteur) mais le volume escomptable est limité par un plafond.ac-grenoble.fr/banque-entreprise/410-financement-investissements.fr/banque-entreprise/ http://www. Voir sur le document de Pierre Richard.ac-aix-marseille.netpme.fr/~berterre/FormationsGestion/ L’art de la finance (Les échos du http://www. larue. Guy Dumas Pierre Vernimmen © Cerpeg 2006 Le financement de l’entreprise : la gestion financière .net/html/divers/plan_du_livre.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1999/lev_acc1.html Netpme Bibliographie Titre Les modes de financement de l'entreprise Gestion financière Le contrôle de gestion Finance d’entreprise Editeur Eyrolles Dunod Litec Dalloz Auteur Hervé Ghannad -De Vecchi Bruno Solnik D.lesechos.fr/index.. à : http://www.fr/formations/finance/articles/article_4_2.htm Pour aller plus loin.netpme.fr/2004_2005/economie/cours_pvial/ Finance d’entreprise.iutbayonne.ecogesam. Pierre http://www. o L’affacturage reporte.fr/Echang/FAQ/efflev.univ-pau. Webographie Le CRCF de http://crcf.ac-bordeaux.htm 16 de Bordeaux Bayonne septembre 2006) Le site http://www. Notes 1.htm Le site de l’IUT http://www. mais le coût de cette technique est relativement élevé. pour l’entreprise le risque d’insolvabilité du client sur le factor. comme les autorisations de découverts bancaires sont souples et rapides mais leurs coûts sont généralement élevés.mais peut poser des problèmes de trésorerie (petites PME et TPE notamment)..vernimmen.sciences-po. o Les crédits de trésorerie.html Vernimmen Sciences po (CH 18) Le site de l’académie de http://www.

paiement des services et des salaires) et la période d’encaissement (vente et règlement des produits finis et marchandises). C’est l’ensemble des activités de collecte et de gestion des fonds nécessaires au fonctionnement de la firme. • la rentabilité des placements en comparant les résultats obtenus avec les moyens mis en œuvre.. La gestion financière doit agir sous quatre contraintes : • la solvabilité de la firme en permettant à tout moment d’honorer les dettes exigibles . et à long terme mode court (financement de contraintes terme stable) financement Définitions et contraintes La gestion financière regroupe l’ensemble des décisions et actions de l’entreprise destinées à équilibrer les besoins et les ressources de financement à long terme comme à court terme. Le BFRE doit être financé par des ressources stables. l’entreprise doit disposer d’un FdR au moins égal à son BFRE : • Si FdR > BFRE. on distingue les besoins de financement liés au cycle d’exploitation (financement à court terme). Ces besoins proviennent du décalage entre la période de décaissement (achat de matières premières et marchandises. • la disponibilité des placements effectués suite à un excédent de trésorerie . D’une manière générale. La partie des besoins non financés par les ressources du cycle d’exploitation représente le BFRE. Le financement du BFRE : • L’ajustement interne : les déficits actuels sont financés par les excédents passés (épargne de l’entreprise). Le FdR (fonds de roulement) est la différence entre les ressources stables et durables et les emplois stables et durables. • Si FdR < BFRE. • la pérennité : choix des investissements et mode de financement . la firme dispose alors d’un excédent de ressource en trésorerie (ensemble des actifs liquides détenus par l’entreprise et immédiatement disponibles). C’est la différence entre les actifs d’exploitation qui engendrent des besoins de financement (stock + créances clients) et les passifs circulants qui engendrent des ressources de financement (dettes fournisseurs). L’équilibre financier L’équilibre financier suppose un financement adapté pour chaque type de besoin. Le financement à court terme Les besoins d’exploitation Le cycle d’exploitation (phase d’approvisionnement + phase de production + phase de commercialisation de l’activité principale de l’entreprise) donne naissance à des besoins de financement. des besoins liés au financement des investissements (financement à long terme). . la différence doit alors être financée.. Pour respecter la règle de l’équilibre financier.Par Jean-Pierre TESTENOIRE Définitions Le financement Le financement à Les choix du Notes Pour aller plus loin.

crédits relais. qui représente une part de propriété du capital de la société émettrice et à laquelle sont attachés deux droits : Un droit à la rémunération (dividende) et un droit à la participation à la gestion (participation aux AG des actionnaires et droit de vote).• • L’ajustement externe non bancaire : o Le crédit interentreprises sous forme de crédit (ou délai de paiement) consenti par le fournisseur à son client). moyennant un intérêt appelé escompte). L’action est un bien meuble. o Engagement par signature (acceptation. Ces besoins à long terme sont généralement des besoins d’investissement. la firme doit financer ses besoins à long terme par des ressources stables.  Le crédit bail.  L’augmentation de capital. ou leasing est une location longue durée avec promesse d’offre de vente en fin de contrat. o Opérations d’escompte (opération de crédit par lequel le banquier met à disposition de son client le montant d’une remise d’effets avant l’échéance de ces derniers. o Cession d’éléments d’actifs (terrains) ou désinvestissements. restant durablement à la disposition de l’entreprise. ou émission d’obligation. aval). o Crédit de campagne (pour financer une augmentation passagère des besoins de financement en raison d’une augmentation de sa production). Le financement des investissements peut être assuré par des ressources internes ou des ressources externes : • Financement interne : o Utilisation de la CAF pour l’autofinancement (voir évolution du partage de la VA). o Financement direct auprès du marché financier :  La souscription de capital (lors de l’introduction sur le premier marché des valeurs mobilières (bourse). caution. L’ajustement externe bancaire ou financier : o Crédits de trésorerie. o L’affacturage (factoring). Le financement à long terme (financement stable) Pour préserver son équilibre financier. par apport en numéraire. dont le crédit de mobilisation de créances commerciales (CMCC) et les LCR.  L’emprunt obligataire. les actions avec double droit de vote. appelée intérêt.  Émission de titres spéciaux tels que les certificats d’investissement. facilités de caisse. découverts. les actions prioritaires… Les choix du mode de financement . o Billet de trésorerie : titre négociables. sous la forme d’introduction d’actions. c’est à dire de part d’une dette unique donnant droit à une rémunération fixe. La CAF disponible est égale à la CAF globale diminuée des dividendes versés aux actionnaires/propriétaires. émis par les entreprises à besoin de financement et placé auprès des entreprises à trésorerie excédentaire. ou financement intermédié :  L’emprunt indivis : C’est l’accès pour un emprunt unique à des fonds à long et moyen terme. L’autofinancement représente les ressources dégagées par la firme afin de financer ses propres investissements. • Financement externe : on distingue le financement bancaire (ou intermédié) du financement direct : o Financement bancaire. mis à sa disposition par une banque (ou un établissement financier spécialisé).

c’est à dire du mécanisme qui consiste. Ce choix dépend souvent de l’analyse de l’effet de levier[1]. pour l’entreprise.htm Pour aller plus loin.. à : http://www. dont l’importance varie avec la taille et le secteur d’activité de l’entreprise (important dans le cas de la grande distribution) n’induit pas de charges fixes.ac-bordeaux. o L’apport en capital garantit l’autonomie financière de la firme mais entraîne une dilution du pouvoir et un partage du résultat entre des mains plus nombreuses. mais peut poser des problèmes de trésorerie (petites PME et TPE notamment). mais le coût de cette technique est relativement élevé. La firme bénéficie d’un effet de levier positif si le coût de l’emprunt (taux d’intérêt et coûts annexes) est inférieur à la rentabilité des capitaux. à accroître la rentabilité de ses capitaux propres en recourant partiellement à l’emprunt pour financer ses investissements.• • Les choix du financement à long terme (financement stable) : o L’autofinancement permet de financer des investissements risqués. o Les crédits de trésorerie. Pierre http://www. échappe au système bancaire.htm Bordeaux . Voir sur le document de Pierre Richard. le degré de risque du projet..ecogesam. o L’affacturage reporte. pour l’entreprise le risque d’insolvabilité du client sur le factor. Notes 1. le coût de l’emprunt. Cependant son coût est généralement élevé (sauf possibilité de déduction fiscale partielle). avantageux dans le cas des technologies à renouvellement rapide (informatique).php l’académie de Grenoble : Sur le site de http://coursenligne.fr/index. o L’endettement bancaire dont le choix d’endettement dépend de la prise en compte de trois contraintes : le prix de l’autonomie financière.html Vernimmen Sciences po (CH 18) Le site de l’académie de http://www. Les choix du financement à court terme : o Le crédit interentreprises. o L’escompte et les techniques du CMCC sont répandus car moins risqués pour la banque (qui se retourne vers l’entreprise en cas de défaillance du débiteur) mais le volume escomptable est limité par un plafond. o Le crédit bail est un mode de financement rapide et souple qui n’entraîne pas d’immobilisation de fond.sciences-po. Webographie Le CRCF de http://crcf.ac-aix-marseille.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1999/lev_acc1. de maintenir l’indépendance financière.ac-grenoble.vernimmen.fr/Echang/FAQ/efflev. et d’un effet de levier négatif dans le cas inverse. comme les autorisations de découverts bancaires sont souples et rapides mais leurs coûts sont généralement élevés. L’analyse de l’effet de levier financier peut cependant justifier du recours à l’endettement bancaire (voir ci-dessous).fr/2004_2005/economie/cours_pvial/ Finance d’entreprise. et de conserver intact la possibilité d’emprunt externe.net/html/divers/plan_du_livre.

définie par un ensemble de critères.fr/~berterre/FormationsGestion/ L’art de la finance (Les échos du http://www. Les seuils retenus. ce type d’entreprise est caractérisé par deux critères principaux : l’indépendance juridique et la taille de l’effectif.htm 16 de Bayonne septembre 2006) Le site http://www. ce secteur peut constituer un réservoir significatif d’emplois et de croissance du revenu par habitant. I . les Etats-Unis notamment. Les autres critères de taille utilisés sont le chiffre d'affaires annuel ou le total du bilan.L’Insee précise qu’ « en France il n'existe pas de définition officielle unique.univ-pau. les politiques de lutte contre le chômage encouragent la création d’emplois dans le secteur des services. Cette création de richesse s’opèrerait notamment grâce aux PME. Ainsi.fr/formations/finance/articles/article_4_2. Depuis une vingtaine d’années. En règle générale.. mais on utilise le plus souvent dans les statistiques soit le seuil de 250 salariés.fr/banque-entreprise/410-financement-investissements. sont variables suivant les pays et l'objet de la définition : application d'une réglementation ou calcul de statistiques. » « Les petites et moyennes entreprises (PME) sont des entreprises dont la taille.lesechos. larue. et en particulier le seuil du nombre de salariés.netpme. soit celui de 500 salariés.iutbayonne. 1 . Guy Dumas Pierre Vernimmen © Cerpeg 2006 Les PME Par Jean-Pierre TESTENOIRE.html Netpme Bibliographie Titre Les modes de financement de l'entreprise Gestion financière Le contrôle de gestion Finance d’entreprise Editeur Eyrolles Dunod Litec Dalloz Auteur Hervé Ghannad -De Vecchi Bruno Solnik D.. Réputé insuffisamment développé par rapport à ce qui est observable dans d’autres pays. dont essentiellement le nombre de salariés.Définitions Il n’y a pas de définition unique des PME. professeur d'Économie-gestion au lycée Les Bruyères . I II III VIpoids spécificités L’évolution Définitions PME PME PME Les Le économique des des des Pour aller plus loin. ne dépasse pas certains seuils. Eurostat et la plupart . et on utilise parfois de plus un critère d'indépendance s'exprimant sous la forme de non-appartenance à un groupe trop important. de manière très générale on retient traditionnellement les entreprises dont l’effectif est compris entre 10 et 499 employés.Le site de l’IUT http://www. Les critères retenus diffèrent selon les textes législatifs ou réglementaires instituant des dispositifs d’aides en direction des PME.netpme. en raison notamment de la tertiarisation croissante de nos économies.Académie de Rouen.fr/banque-entreprise/ http://www.

fr/economie/ Le ministère de l’économie et des finances retient la répartition suivante : Type d’entreprise Micro-entreprises Très petites entreprises (TPE) Petites entreprises Moyennes entreprises Petites et moyennes entreprises (PME) . http://www. des transports. En France il n'existe pas de définition officielle unique. transport). il est toutefois difficile à mettre en œuvre au niveau des statistiques. depuis l’après-guerre. des biens de consommation courante et alimentaire. bois. Actualisée en mai 2003..pme. » Source : http://www. marchands. dans des activités industrielles à faible coefficient de capital (ou faible intensité capitalistique). Ainsi. lesquelles sont déclinées en « micro-entreprises » (0 à 9 salariés).Le poids des PME dans l’économie .. il a été introduit la catégorie supplémentaire des « très petites entreprises » (10 à 19 salariés). où l'investissement est plus faible qu'ailleurs (textile.insee. en « petites » (10 à 49) et en « moyennes » (50 à 249). Pour les besoins de l’analyse des PME françaises. Les PMI sont des PME dans le domaine industriel. de jouets etc. dès avril 1996. Une recommandation de l’Union Européenne du 3 avril 1996 clarifie la situation : sont considérées comme PME les entreprises ayant moins de 250 salariés. chaussures. les PME sont présentes dans le secteur de la distribution (commerce de proximité). mais on utilise le plus souvent dans les statistiques soit le seuil de 250 salariés. des services.Le site du ministère de l’économie et des finances consacré aux PME retient parfois d’autres seuils. et le secteur du bâtiment Effectif «0à9» « 10 à 19 » ou encore « 0 à 19 » « 20 à 49 » ou encore « 0 à 49 » « 50 à 249 » « 0 à 249 » II .pdf « En France on avait. De ce fait les activités des PMI sont souvent gérées par des PME mais pas exclusivement (grands groupes textiles.gouv. en ce qui concerne le seuil d'effectif et les seuils financiers.L'Union européenne a.). Le critère d’indépendance est pris en compte en éliminant du champ des PME certaines entreprises à partir de seuils de chiffre d’affaires ou de données financières ».fr/fr/nom_def_met/definitions/html/petite-moyenne-entreprise. s'il existe un accord général sur le fait qu'une PME ne doive pas appartenir à un grand groupe. l’habitude de considérer comme PME les entreprises comptant de 10 ou 20 (pour l’industrie) personnes à moins de 500 personnes. et notamment des PME industrielles.pme. Quant au critère d'indépendance. cette recommandation (n° 2003/361/CE) stipule. alors que les PMI représentent un type d'activité. que les PME sont constituées des entreprises qui occupent moins de 250 personnes et dont : • • soit le chiffre d'affaires n'excède pas 50 millions d'euros..gouv. Source : http://www.des pays emploient le seuil de 250 salariés. soit le total du bilan annuel n'excède pas 43 millions d'euros.htm 2 . adopté une recommandation sur la définition des petites et moyennes entreprises. 3 . soit celui de 500 salariés . Les PME et les PMI Les PME représentent un type d'entreprise.fr/economie/chiffreclefspme/introduction.

pme. Source : https://www. au nombre de 2 088 000. Dans l’industrie et les services le taux de féminisation est supérieur dans les PME. et pour tous les secteurs. Source : http://www. les Etats-Unis notamment. sont les secteurs les moins concentrés : les PME de moins de 250 salariés représentent plus de 75 % de l’emploi du secteur. Réputé insuffisamment développé par rapport à ce qui est observable dans d’autres pays. A l’inverse les « services opérationnels » (qui sont des services de main d’œuvre comme l’intérim. la part des femmes dans l’emploi salarié s’élève à 42 % dans les PME comme dans les grandes entreprises.org/dataoecd/18/29/2493085. aussi bien pour les femmes que pour les hommes. représentent 58 % de l’emploi salarié et 63 % de l’emploi total (y compris les non salariés). En termes de densité régionale – nombre de PME de moins de 250 salariés pour 100 000 habitants –trois grandes zones géographiques apparaissent clairement : la moitié sud où la densité est la plus forte.Les PME jouent un rôle essentiel dans le commerce et les services. 24 % des exportations et 36 % de l’investissement corporel. la sécurité …) sont fortement concentrés : les PME représentent à peine plus du tiers de l’emploi total.oecd. 53 % de la valeur ajoutée. Source : http://www. En terme d’emploi. 4 . .Structure de l’emploi salarié dans les PME : tous secteurs confondus.pdf L’OCDE étudie cette problématique au niveau international.gouv. des secteurs et des périodes. prenant ainsi la « taille » comme caractéristique importante de différentiation. De nombreux pays ont élaboré des politiques en faveur des PME. l’Ile de France se distinguant des régions voisines par une densité proche de celle des régions méditerranéennes. Le soutien aux PME se justifie également par leur rôle dans la création d’emplois. on a beaucoup débattu de la validité de ces résultats pour l’ensemble des pays.Les PME de moins de 250 salariés. Le salaire annuel brut moyen par salarié à temps complet est inférieur dans les PME par rapport aux grandes entreprises. les politiques de lutte contre le chômage encouragent la création d’emplois dans le secteur des services.fr/economie/ 2 . en raison notamment de la tertiarisation croissante de nos économies.entre les deux une zone intermédiaire. 3 .fr/seminaires/programme27avril.pdf Quatre éléments essentiels permettent de caractériser le poids économique des PME : 1 . un quart nord-est où la densité est la plus faible. le « commerce et réparation automobile ».pme. ce secteur peut constituer un réservoir significatif d’emplois et de croissance du revenu par habitant. dans le commerce ce taux est plus élevé dans les grandes entreprises de plus de 250 salariés. les « services personnels ». Cette création de richesse s’opèrerait notamment grâce aux PME.Depuis une vingtaine d’années. avec un maximum pour les régions méditerranéennes. S’ils ont agi ainsi c’est notamment pour contrebalancer les préjugés réels ou perçus à l’encontre des petites entreprises qui peuvent résulter de certaines réglementations ou des politiques fiscales ou du marché du travail. les « services personnels » (coiffure…). Depuis que David Birch (1981) a fait remarquer qu’aux États-Unis les petites entreprises jouaient un rôle majeur dans la création d’emplois.Le poids des PME est très variable dans les économies régionales. les « hôtels et restaurants » .gouv. le nettoyage.

De ce fait la distinction entre propriétaire et exploitant (ou pouvoir et propriété) n'existe pas dans les petites PME. particulièrement dans les activités de services qui emploient souvent du personnel feminin. et de bilan social (obligatoire à partir de 300 salariés). ou du fait de la faiblesse du capital. et plus souple que celle des grandes entreprises. De plus.III . en raison de la faiblesse du capital productif. les SARL n'ont pas accès au marché financier. Fiscales Les PME sont soumises soit à l'IS. les sections syndicales d'entreprise sont rares dans les PME. Enfin. Organisationnelles Du fait de sa petite taille. soit au régime des BIC. La seule structure représentative permanente est souvent constituée par le délégué du personnel (obligatoire à partir de 11 salariés). De là provient une capacité d'adaptation meilleure que celle des grands groupes. et du nombre d'associés propre aux SARL. de type SARL ou EURL. Ces caractéristiques entrainent trois conséquences essentielles : Le financement des investissements Du fait de leur nature de société de personne. 36% . l'organisation de la PME est souvent informelle. billet de trésorerie etc. le propriétaire (du capital) étant aussi le plus souvent directeur.. actions. les seuils du droit du travail expliquent l'absence fréquente de CE (obligatoire à partir de 50 salariés). Les coûts salariaux Compte tenu du niveau de qualification moyen. Les PME se distinguent essentiellement par trois caractéristiques : Juridiques Hormis le statut de commerçant (personne physique). et une part des frais de structure plus faible. des spécificités qui en découlent. cautions ou garanties personnelles exigées sur le patrimoine du propriétaire).Les spécificités des PME On distinguera ici les particularités structurelles des PME.. compte tenu de l’effectif. ou des sociétés de capitaux. les PME ne bénéficient pas de conditions d'emprunt avantageuses auprès des banques (absences de garanties financières. la faiblesse de la structure administrative amplifie ce phénomène. Enfin. ou gérant. Elles représentent 60% des effectifs salariés des entreprises imposées au régime des BIC. Les performances économiques La productivité du travail (VA par salarié) est inférieure dans les PME à celle des grandes entreprises. certificat d'investissement. les PME sont peu présentes à l'exportation. Enfin. Par ailleurs.. le niveau des salaires moyens est généralement moins élevé dans les PME. en fonction de leur statut juridique. contrairement aux SA qui peuvent se financer sur le marché des valeurs mobilières (bourse et émission d'obligations. les PME sont souvent des sociétés de personnes.). plus faible que dans les grands groupes à haute intensité capitalistique.

Après deux années de forte hausse. La progression du nombre de création d'entreprises de type TPE puis PME s'explique notamment par la reconversion de certains chômeurs (utilisation des primes de départ) et par la "mise à son propre compte" de cadres ou de jeunes diplômés. le nombre de créations d’entreprises est en légère baisse. où le créateur ne génère que son propre emploi. Les créations sont toujours en plein essor dans l’immobilier et la construction. à des choix stratégiques malheureux (étroitesse de certains marchés ou de certaines zones de chalandise) Au total. depuis les années 1980. et 50% disparaissent avant 5 ans. les créations de nouvelles entreprises se maintiennent : 225 000 en 2005. les PME de moins de 250 salariés représentent un peu moins de la moitié de l’emploi salarié (soit environ 45 %). Les PME et l’emploi Le poids des PME diffère fortement selon le secteur d’activités.insee. du commerce et des services.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip1063. Parmi les créations de nouvelles entreprises. la majorité des PME est implantée dans le domaine des services. Au contraire. IV . 60 % dans les industries agricoles et alimentaires et 53 % dans les services.5 % se font sans salarié. Dans l’ensemble des secteurs de l’industrie.des entreprises exportatrices sont des PME qui représentent 21% des importation et 31% des exportations. les PME de moins de 250 salariés représentent 58 % de l’emploi salarié (soit 8. 86. les créations d’entreprises se maintiennent à un haut niveau » : Insee première. [1] 3. Le nombre de chômeurs créateurs aidés a plus que doublé depuis 2002 ». 1.L’évolution des PME Depuis 25 ans. La résistance des PME La vitalité des PME s'explique notamment par : • Un effet de positionnement globalement favorable. http://www. ce qui explique la progression de la part des salariés employés dans les PME dans l’emploi total depuis 25 ans. Source : « En 2005.1millions). 2. aux problèmes de financement. dans le bâtiment-travaux publics elles concentrent 86 % de l’emploi salarié.pdf • Une forte "mortalité infantile" des PME : 20% des PME n'atteignent pas leur premier anniversaire. ou la croissance est plus élevée que dans les autres secteurs. L’évolution du nombre de PME est lié à deux mouvements • Une forte "hausse démographique" des PME. En revanche. [1] « En 2005. 69 % dans le commerce. N° 1063 janvier 2006. . les pertes d'emplois dues aux grandes entreprises (notamment industrielles) sont deux fois plus nombreuses que celles dues aux PME (majoritairement présentes dans les services). Ce phénomène est du à l'absence de formation des dirigeants. Les créations de nouvelles entreprises n’augmentent que pour ces entreprises sans salarié. elles baissent dans l’hôtellerie restauration et les transports.2 millions de salariés sur un total de 14. les reprises et les réactivations se réduisent. Si dans l’industrie et les transports. la part des PME dans l'emploi s'est accrue[2].

N° 106.pme..com http://www. soit par l’allégement de charge sociales sur les bas salaires.gouv.agefos-pme.gouv. économiques et institutionnels (collectivités locales. jusqu’à 140% du SMIC (mesure dont bénéficie les PME en premier lieu). gestion. qui les rapproche de leurs marchés et des décideurs locaux. CCI etc.gouv. ou à des stratégies de coopération au niveau national (sous-traitance) comme au niveau international (le portage à l’exportation par des réseaux d’entreprise ou bien par l’essaimage).• Une meilleure résistance au déclin dans le secteur des biens industriels intermédiaires.org/ Planète http://www.. d’aides à l’innovation (par le soutient du réseau des ANVAR).com/ NetPME http://www.htm du 2 août 2005 : Loi sur l’initiative économique du http://www.gouv. de l'absence d’opposition syndicale.).tpe-pme.pme. Pascal Combemale .… [2]. Webographie Les chiffres http://www.medef.htm 1er août 2003 : Des sites pour les PME Le site de la Confédération http://www.fr/ clés des PME : Loi en faveur des PME http://www. cinq ans après l’expérience du créateur prime sur le diplôme Insee première.fr/medias/files/102240_FICHIER_0.com/ AGEFOS http://www.planetepme.pme.org/? TMP-PME.pdf [2] Minefi : http://www.pme.cgpme. janvier 2006 : http://www. et de salaires plus faibles. d’aides au financement (par le réseau des BDPME).fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1064.netpme.pdf Générale des PME(CGPME) PME du Medef Bibliographie Titre Comprendre l'entreprise : Théorie..fr/economie/chiffreclefspme/introduction. relations sociales Editeur Armand Collin Auteur Tony Alberto.insee.fr/grands-dossiers/loi_ent.pdf Pour aller plus loin.fr/essentiel/vieentreprise/creaentre.fr/ Une étude http://www. compte tenu de la gestion plus souple de la main d'œuvre. • Le recours à des stratégies spécifiques d’évitement (stratégies de créneaux ou de niches technologiques. • Un soutien massif de l’Etat. Notes [1] Nouvelles entreprises. • Un meilleur ancrage dans le tissu régional.. et stratégies de distinction). d’aides à l’exportation (COFACE) etc. et par un ensemble de mesures d’aides à l’implantation (les pépinières d’entreprises de l’ex DATAR).

ou les III La concentration : Panorama Causes et Les voies de la La mesure de la IV Les types de La concentration La concentration V Les Définitions et Le contrôle des Les désillusions des Pour en savoir Webographie Bibliographie .Introduction et définitions La croissance de l’entreprise est un mouvement de développement de son activité. l’entreprise dispose principalement. de plus en plus internationaux.Avril 2007 De Boeck Université Ellipses Ed Lavoisier Ed Lavoisier Ed Lavoisier Gualino Robert Wtterwulghe Martin Jean-Pierre Salles Maryse Ouvrage collectif Ouvrage collectif Gilles Lecointre La croissance de l’entreprise I Introduction et II Les modalités de la La croissance La croissance externe. l'entreprise de l'avenir © Cerpeg . Illustration : la croissance de Microsoft [1] Les résultats financiers de Microsoft depuis 2002 (en millions de dollars) Exercice comptable au 30 juin 2002 2003 2004 28 365 32 187 36 835 7 829 9 993 8 168 Exercice Chiffre d'affaires Résultat net 2005 39 788 12 254 Pour assurer sa croissance. La croissance externe. La croissance de la firme traduit donc sa capacité à maintenir ou à développer sa position dans un environnement concurrentiel hostile.La PME. une entreprise humaine L’entreprise et son environnement économique Stratégies des PME et intelligence économique PME 2005 : rapport OSEO sur l'évolution des PME Perspectives de l'OCDE sur les PME et l'entrepreneuriat. développement son image etc…). appelles SMN (sociétés multinationales) ou FMN (firmes multinationales). définitions croissance interne concentrations général objectifs concentration concentration concentration sociétale contractuelle groupes typologie concentrations concentrations plus I . développement qui peut se mesurer de manière quantitative (augmentation du CA. des effectifs employés et de ses ressources) et s’apprécier de manière qualitative (accroissement de la capacité d’influence de la firme sur son marché. de deux voies : la croissance interne et la croissance externe. du profit. . de la part de marché. par la concentration sociétale ou contractuelle donne naissance à des groupes. ed 2005 La PME. élargissement de sa notoriété.

de création de filiales. . soit sur le marché des capitaux . La croissance interne peut être financée : • • par financement interne (utilisation de la CAF ou cession partielle d’actifs). mais induit un développement plus lent. B . a priori consacrées à de nouvelles activités (complément ou diversification). c'est-à-dire sans appel à des partenaires (industriel ou commerciaux) extérieurs. quelques soient les moyens et les voies empruntées.htm ) la firme : La croissance interne permet de conserver le contrôle de la firme (pas d’alliance avec des partenaires extérieurs) et de maintenir la paix sociale (grâce aux créations d’emplois nouveaux ou de promotions). est d’accroitre le pouvoir de négociation de la firme vis-à-vis de ses clients comme de ses fournisseurs. par financement externe.La croissance interne Elle représente l’auto développement de la firme par ses propres moyens industriels ou commerciaux.II .fr/cerpeg/ressdiscipl/economie/ecogene/financement. Cette modalité de croissance prend la forme : • • d’extension d’ateliers consacrés à la même activité principale.Les modalités de la croissance A . Cette concertation avec des partenaires extérieurs caractérise le phénomène de la concentration définie par le regroupement des ressources productives de deux ou plusieurs entreprises dont la finalité.ac-versailles. (Voir sur le site du Cerpeg : le financement de http://www. et de manière plus générale de résister aux cinq forces de la concurrence de Michaël Porter. soit par emprunts bancaires.La croissance externe Elle représente le développement concerté de la firme avec des partenaires industriels ou commerciaux.

le pouvoir de négociation des fournisseurs (les équipementiers disposants de technologies prioritaires) et enfin le pouvoir de pression des clients (les menaces de boycott ou de procès par les groupes de consommateurs –ou « class action ».La concentration : Panorama général A – Causes et objectifs Les firmes sont appelées à se regrouper pour des motifs diversifiés. L’enquête du Sessi [2] montre ainsi que le secteur le plus concentré est celui de l’énergie (les 4 premiers groupes y détiennent 80% de la VA et 76% des effectifs salariés). liées à la fois à leur environnement général et à leurs objectifs spécifiques. soit de la contrôler partiellement. tel que Michelin) ou des débouchés (intégration descendante. . le regroupement de moyens permet soit de réduire la concurrence.Zoom : Les cinq forces de la concurrence. les substituts (les transports urbain. • D’une manière générale. la complémentarité de savoirs faire complémentaires (BNP-Paribas par exemple) . le CA. c’est le cas du groupe Accord. l’électroménager etc… C – La mesure de la concentration La concentration peut être mesurée par la part des 4 (ou N) premières entreprises dans un secteur donné. la motorisation aéronautique. Dans les services. • La concentration diagonale. • La concentration verticale regroupe des firmes situées à différents stades du processus productifs au sein d’une même branche. III . dans l’audiovisuel (RCA-NBC). de bénéficier d’économies d’échelle de production et de commercialisation (accords Renault-Volvo par exemple). avec les enseignes Formule 1. Ibis. tel que Vivendi-Universal). toute entreprise présente sur un marché est menacée par 5 « forces » : Les concurrents déjà présents (Toyota. Porter montre que. santé et action sociale ou celui de l’immobilier sont les moins dominés. Mercédès ou PSA pour Renault par exemple). B – Les voies de la concentration On distingue trois voies principales de concentration : • La concentration horizontale regroupe des firmes au sein d’un même secteur. Par exemple General Electric est un conglomérat présent dans les services financiers (Sovac en France). afin de répartir les risques et de s’assurer de la rentabilité des capitaux. afin de s’assurer la sécurité des approvisionnements (intégration ascendante. les nouveaux entrants (les constructeurs automobiles chinois ou indiens dans les années à venir). La part peut être évaluée sur la valeur ajoutée. ou conglomérale regroupe des entreprises dont l’activité appartient à des branches différentes et techniquement non complémentaires. A l‘inverse les secteurs de l’éducation. la complémentarité commerciale par l’extension des réseaux de distribution.aux USA par exemple). dans les filières industrielles notamment. les chemins de fer (locomotives). • De manière plus spécifique le regroupement d’activité permet de retirer plusieurs formes d’avantages : la complémentarité de produits dans l’objectif de diversification de la gamme (Perrier Nestlé par exemple) . M. d’une manière générale. fabriquant le même produit principal afin de réduire des coûts de production par économies d’échelles. de bénéficier de diverses synergies (HP – Compaq par exemple) et d’atteindre de nouveaux marchés géographiques (RenaultNissan par exemple). Mercure et Sofitel. Novotel. le nucléaire. les turbines à gaz. les cycles). de regrouper les moyens de recherche. ou l’effectif. suivi par l’industrie automobile.

du capital.Les types de concentration A . « La concentration est l'opération juridique résultant généralement d'une entente conclue entre deux ou plusieurs entreprises ou entre des groupes d'entreprises qui. ou offre public d’achat. Mais l’OPA hostile peut rechercher une finalité financière dont l’objectif est alors de réaliser les actifs à court terme par la vente par appartement. ou offre publique d’échange qui permet à une société de prendre le contrôle d’une autre firme par échange de titre. En droit. parviennent à contrôler tout ou partie de l’ensemble de ces entreprises et donc les activités économiques qu’elles exercent » [2 b] La concentration sociétale se matérialise par des fusions. ou offre public de vente. pas de difficultés spécifiques. par l’altération de la raison sociale. et de la répartition des propriétaires dans le pacte d’actionnaire. Cet accord préalable entre les partie ne pose. • L’OPV.IV . • L’OPA hostile. soit encore par des prises de participations dans leur capital respectif ou par la création d’une entreprise ou d’un groupement commun ou de toute autre manière. acquisitions…. La concentration sociétale modifie le contrôle. donc sans coût budgétaire immédiat. L’OPA hostile peut avoir deux finalités : Une finalité industrielle (ou productive) par l’achat d’une activité de complément (Mital-Arcelor) ou de diversification de proximité (BNP-ParisBas). soit par voie de fusion. acquisitions (Air France – KLM) mises en œuvre par plusieurs techniques financières : • • Le ramassage en bourse (achat de titre à vendre sur le marché). soit par le jeu du contrôle qu’exercent certains de leurs dirigeants.La concentration sociétale par la voie des fusions. qui permet (en cas de réussite) de prendre le contrôle d’une société en dépit de l’opposition des dirigeants de la firme menacée. L’opération la plus courante est l’OPA qui peut prendre deux formes : • L’OPA amicale qui résulte d’une entente préalable entre les parties. a priori. c'est-à-dire par la vente séparé des divers . absorptions. • L’OPA. L’OPE. ou l’indépendance de la firme. elle modifie la personnalité juridique des personnes morales.

relativement nouveau au sein des entreprises canadiennes. de production. la pilule empoisonnée confère aux actionnaires le droit d'acheter un nombre supplémentaire d'actions à un cours inférieur à celui du marché. Les alliances. V – Les groupes . ou entre Ford et VW par exemple). la firme attaquée peut alors s’associer volontairement à un repreneur amical (dit « chevalier blanc ») intéressé par l’outil de production. De manière plus théorique. réseau de distributeur etc…. Cette stratégie de coopération. ou de commercialisation. permettent simultanément la baisse des coûts . ces opérations visent à créer de la confiance entre les parties par des contrats à long terme (CDI dans le contrat de travail. Total-Elf. ce qui a pour effet d'augmenter le nombre d'actions en circulation et de rendre prohibitif le prix de la prise ferme. en privilégiant donc la dimension actionnariale de la firme. soit en rachetant à l’avance leurs propres titres (IBM). BNP-Société générale ect. concession exclusives dans les contrats de distribution) afin de réduite l’opportunisme des agents et de réduire ainsi les coûts de transaction. peut prendre diverses formes : franchises (Laines Pingouin. les dirigeants ont donc intérêt à élever des barrières à l’entrée sur le marché des OPA. Singer).) afin de réduire les couts de recherche. ou bien par le rachat de ses propres actions (particulièrement onéreux lors d’une OPA. soit les actionnaires ou la direction » [4]. L’attaquant (ou « raider ») propose au public ou à une partie minoritaire du pacte d’actionnaires de racheter les titres à un cours supérieur à celui du marché. « Clause prévue par une société et destinée à repousser une prise de contrôle inamicale. Ce type de clause de protection. dans un modèle de gouvernance du type « Share Holder» [3]. Dans un marché ouvert. Cette situation peut concerner des entreprises rivales. Face à une OPA hostile à logique industrielle. brevet. la mise en commun de ressources technologiques. ou vers la sous-traitance. Contrairement à la logique industrielle l’emploi et l’activité productive sont ici directement menacés. qui produisent en commun un même bien (aux distinctions commerciales près). ou par le savoir faire. soit en ayant recours à une « pilule empoisonnée ». ou par l’information aux actionnaires des conséquences négatives de l’opération de rachat (annonces par voie de presse lors des opérations Sanofi-Synthlabo. La concentration contractuelle se concrétise donc par des opérations d’impartition. coentreprises ou joint-venture. Lorsqu'elle est utilisée. marque. à caractère financier est donc contestée. et ouvrent la voie vers l’externalisation de certains services auxiliaires.). elle permet à des sociétés qui restent juridiquement indépendante de collaborer à des projets communs. fait l'objet d'une controverse en ce qui concerne les véritables personnes qu'il est censé protéger. et dont la reprise garantirait alors la plus grand partie de l’emploi et de l’activité économique. entre entreprises indépendantes.. La finalité des OPA.actifs de la firme (siège social. entre un producteur et un assembleur etc. La firme menacée peut réagir alors par surenchère (au risque d’un coût élevé pour les deux parties). Zoom : Les opérations d’impartition L’impartition est la forme générale des opérations de coopération inter-entreprises destinée à exploiter des complémentarités (entre un producteur et un distributeur. pour se concurrencer sur les marchés (construction en commun de monospace entre Fiat et PSA.) portage (PME qui utilise le réseau commercial d’une grande entreprise). outils industriel. Concessions exclusives (automobile).. La menace des OPA oblige les dirigeants à mener une gestion financière la plus rentable possible. B – La concentration contractuelle Par la voie d’opérations d’impartition. ou d’alliance. GIE ou GIEE (Airbus jusqu’en 1999). (Acer-IBM. Air France-Delta Airline.

organisé autour de l’entreprise principale (à l’origine du regroupement). « Au sein de la politique de concurrence.veoliaenvironnement. Leclerc ou Système U correspondent à des groupements de commerçants indépendants.shtml • Des groupes financiers : BNP Paribas est présent sur les métiers des banques de détail. par la taille du nouvel ensemble ainsi constitué. par aucune autre société. En France. Un groupe est donc un ensemble de sociétés contrôlées par un même centre de décision (tête de groupe).asp#Metiers. l’audiovisuel et les technologies de l’aéronautique.430-1 à L. Le contrôle correspond ici à la détention directe ou indirecte de plus de la moitié du capital social de la société.La concentration donne naissance à des groupes. sans pouvoir associer une entreprise à un groupe plutôt qu'à un autre » [5]. Il vise à prévenir les atteintes à la concurrence qui pourraient être créées par une opération de croissance externe d'une entreprise sur un marché donné. et donc de contrôle. : http://www. la presse. Le lien de dépendance est mesuré par la part des voix détenues en assemblée générale ordinaire. » [6]. Dans cette définition. le contrôle des concentrations est un instrument de régulation a priori de la structure des marchés. autour des réseaux d’enseigne : par exemple. qui a introduit les termes actuels des articles L. de la gestion des assurances et des titres (Asset management).Le contrôle des concentrations Pour faire respecter le principe de concurrence (déjà prévu par les articles 82 et 85 du traité de Rome et actualisés depuis lors). la distribution. directement ou indirectement. On définit : • Le contour restreint ou "noyau dur" du groupe comme l'ensemble des entreprises détenues directement ou indirectement à plus de 50 % par une société mère. A . sans préjuger de comportements éventuellement anticoncurrentiels. des banques de financement et d’investissement. de l’espace et de la défense : http://www. Contrairement à une idée souvent entendue. Intermarché. On distingue ainsi : • Des groupes industriels : Lagardère (ex Matra) est présent sur 5 métiers tels que le livre. d’autres formes d’organisation existent.430-10 du Code de commerce. Carrefour. . • Le contour "élargi" du groupe comme l'ensemble de toutes les entreprises dépendant du groupe.com/groupe/index.bnpparibas. les autorisés publiques sont amenées à se prononcer sur certaines opérations de concentration qui. ou société-mère. B . Dans le commerce.com/fr/nous-connaitre/profil-groupe.lagardere. les groupes forment des ensembles disjoints deux à deux. la gestion des déchets. par une même société. c'est-à-dire à un ensemble de firmes. Par exemple.com/fr/groupe/.Définitions et typologie Pour l’INSEE. quel que soit leur degré de dépendance vis-à-vis du centre de décision. la gestion énergétique et la gestion des transports de voyageurs : http://www. • Des groupes de services : Veolia gère quatre activités complémentaires centrées sur l’environnement : la gestion de l'eau. cette dernière société est appelée société-mère ou tête de groupe. la société mère n'est détenue majoritairement. « Un groupe de sociétés est un ensemble de sociétés contrôlées majoritairement. le contrôle des concentrations n’a pas pour finalité de prévenir les éventuels abus de position dominante générés par une ou plusieurs entreprises sur un marché : il poursuit un objectif plus large de prévention des atteintes à la concurrence qui déséquilibreraient le fonctionnement normal des marchés. liées entre elles par des liens de capitaux. elle-même non contrôlée majoritairement par une autre société (directement ou indirectement) . le cadre juridique général est précisé par la loi NRE du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques. tête de groupe . ni directement ni indirectement. pourrait modifier l’équilibre du marché.. le contour élargi des groupes est formé de l'ensemble des entreprises appartenant au contour élargi d'au moins un groupe. Au niveau statistique. Auchan ou Casino sont des groupes commerciaux.

L'article 82 interdit l'abus de position dominante. souvent pratiquée par endettement.eu/scadplus/leg/fr/lvb/l26096.finances. http://alize. ou de l’autoconcurrence au sein des mêmes groupes (Hoechst – Rhône Poulenc). ou à des contraintes réglementaires (Carrefour-ContinentPromodès). • Le poids des absences de synergies. La DGCCRF est chargée de la mise en œuvre de ce contrôle. des rites et des mythes (JM. sur le contrôle des concentrations réforme en profondeur le cadre réglementaire de référence. Ce dernier est supportable en cas de hausses des cours boursiers. Ces désillusions tiennent à plusieurs facteurs. entraînant ainsi un endettement dangereux pour la survie même de la firme (France télécom. administratif et de production notamment Alcatel-Lucent par exemple). facteurs de démotivation des équipes en place. L'article 81 interdit les accords et pratiques concertées qui ont un objet ou un effet anticoncurrentiel sur le marché. . En interne. Les deux grands piliers du droit communautaire de la concurrence applicable aux entreprises privées sont les articles 81 et 82. qui peut éventuellement consulter pour avis le Conseil de la concurrence.Mais ce même règlement (CE) n°139/2004 du Conseil relatif au contrôle des concentrations entre entreprises précise que «de telles restructurations doivent être appréciées de manière positive pour autant qu’elles […] soient de nature à augmenter la compétitivité de l’industrie européenne. En France. Le contrôle des concentrations relève. On estime approximativement que près d’une « méga fusion » sur deux conduit à des désillusions. internes et externes. depuis le 1° mai 2004. à conquérir de nouveaux marchés par la baisse des coûts. En externe on constate : • Une évasion de la clientèle. des habitudes. des finances et de l’emploi. Voir définition de la concentration européenne. la réduction de la concurrence et l’accroissement des synergies et des complémentarités. puis au niveau de l’U. Au-delà de certains seuils exprimés en chiffre d'affaires. le contrôle des concentrations relève de la responsabilité de la Commission européenne. • Le coût et le climat social engendré par la disparition des doublons (dans les services administratifs. En application du principe de liaison étroite et constante avec les États membres. Vivendi-Universal après le krach Internet de septembre 2000). à défendre leur taille critique. du Ministre de l'Économie.E. Messier « l’exception culturelle française n’existe plus »). le règlement (CE) n° 139/2004. à améliorer les conditions de la croissance et à relever le niveau de vie dans la Communauté ». et à la difficile intégration des équipes. En vertu de l'article 86 du traité CE. les services de la DGCCRF sont alors chargés du suivi des procédures communautaires et de la préparation des positions de la France. mais devient particulièrement pénalisant en cas de retournement brutal du niveau des actions. les règles de concurrence s'appliquent également aux entreprises publiques à condition toutefois que « l'application de ces règles ne (fasse) pas échec à l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie ».Ce contrôle s’effectue d’abord au niveau national.fr/concentration/ Au niveau européen. • La charge financière totale de l’opération.Orange. • Une dégradation de l’image de la marque (Chute des ventes de Mercedes aux USA après la fusion Chrysler-Daimler). on peut relever : • Le choc de la diversité des cultures d’entreprises. c'est-à-dire qu’elle n’atteint pas les objectifs qui lui étaient assignés (HP-Compaq par exemple).gouv.htm C – Les désillusions des concentrations Destinées à renforcer la capacité des firmes. du champ d’application et des critères retenus à : http://europa. liée à l’absence de complémentarité des gammes (HP-Compaq). les fusions-concentrations ne tiennent pas toutes leurs promesse (Vivendi-Universal par exemple).

pdf Pour en savoir plus… Webographie Voir un exemple (ancien) de TD avec http://webetab.fr/biblioth/docu/4pages/pdf/4p219.journaldunet. page 3 : http://www.librecours. Des monopoles naturels mondiaux peuvent ainsi apparaître.htm Le bilan des concentrations. mars Les groupes étrangers en France .insee.htm [6] Source : http://alize. Guillaume .finances.pdf [2b] Source : http://www.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1038.En dix ans.insee.pdf vu de l’OCDE : : : Bibliographie Titre Économie des fusions et acquisitions La culture d’entreprise Fusions acquisitions Editeur Repères – La découverte Repères – La découverte Dunod Auteur Coutinet.financierebn. Université de Paris I. juin 2006 http://www.com/webinfo/glossaire_fr/outils_glossaire_bp.org/documents/4/418. industrielle et commerciale de la firme à se maintenir sur ses marchés. N° 1038) : http://www. d’autre part la hausse des seuils critiques.ac-bordeaux.com/0605/060502-resultat-trimestriel-microsoft. SagotDuvauroux Eric Godelier Olivier Meier.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/groupe-societes-entreprises.org/dataoecd/50/24/24744001.finances.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1999/mes-conc.insee. [1] Source : http://solutions. d’une part l’accroissement de la concurrence internationale .Au final.com/definition/concentration.gouv. Les cahiers du Sessi. compte tenu notamment de la dérive des coûts du progrès technique et des investissements. Ce mouvement accompagne deux phénomènes .htm : : La concentration dans les entreprises de service (INSEE première septembre 2005.php [3] Voir le cours de Bernard Paranque.pdf Les groupes dans le commerce : Insee http://www.gouv. NO 219. la vague de concentration s’accélère avec l’apparition de nouveaux acteurs en Inde (Mital) et en Chine (Lenovo).fr/fr/ffc/ipweb/ip1115/ip1115.fr/dgccrf/02_actualite/ateliers_concu/analyseconcentration4.solvay. 1. http://www.edu/EN/Research/Bernheim/documents/Media-Concentration-2005-S.shtml [2] Source : la concentration des groupes.industrie.pdf [4] Source : http://www. La mise en place de la station orbitale internationale Alpha illustre ainsi l’apparition de stratégies d’impartition mondiale.fr/concentration/lignesdirectrices.dictionnaire-juridique.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP836.oecd.pdf Analyse des concentrations http://www.pdf Regards juridiques http://lexinter.html Au-delà des entreprises : les groupes http://www.gouv.8 fois plus de salariés 2006 : INSEE première http://www.insee.net/Legislation/concentration_economique. c'est-à-dire de la capacité financière.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.html [5] Source : http://www.insee.htm Statis : La mesure de la concentration dans les médias http://www.pdf Insee Première n°1115 janvier 2007 : première N° 836 - mars 2002 : INSEE Première N° 1069.asp?doc_id=1590&analyse=1&path=/fr/ffc/docs_ffc/IP1069.

St Hilaire -Etampes . les revenus du patrimoine. L’origine des revenus Les revenus représentent la contrepartie monétaire de l’activité productive des agents.1 Typologie générale Le revenu primaire. directe (production) ou indirecte (placement de l’épargne). Les motifs Les déterminants L’évolution du 4. subventions). Le revenu net. L’origine des Typologie Les revenus 2. La consommation Analyse macro Analyse micro L’évolution de 3. 1. correspond au revenu brut. 1. à l'activité économique. 1.Académie de Versailles. complété par des transferts (allocations.Entreprise et évolution économique Belin Stratégies des entreprises et Breal efficacité économique Stratégies d'entreprise Lavoisier Schier Durand (Rodolphe) J.Mai 2007 Le revenu des ménages et son utilisation : consommation et épargne par Jean-Pierre TESTENOIRE.M. sujet (175 Ko) + corrigé (47 Ko) Le revenu primaire représente les recettes monétaires que les agents tirent de leur contribution. 5.Académie de Rouen. les revenus de l’épargne (intérêts et dividendes). les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage). professeur d'Economie-gestion au Lycée G. nets des impôts directs (1). . Huart André Labourdette © Cerpeg . le profit (des entreprises) et la rente (revenu régulier qui ne dépend pas du travail mais de la propriété foncière ou des placements en emprunts publics). ou revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité. professeur d'Économie-gestion au lycée Les Bruyères . Pour aller Webographie et bibliographie revenus des des la de de taux plus générale ménages ménages économique économique consommation L’épargne l’épargne l’épargne d’épargne Notes loin Application téléchargeable par Catherine Guidez. On distingue quatre formes principales de revenu : les revenus du travail (exemple le salaire pour les ménages).

(source : "France. le salaire réel diminue alors de 1 point. le revenu national est affecté à la consommation (C).5 %. ou revenus de transfert). etc. droits d’auteur. l’épargne et l’investissement (I) les impôts (G. Évolution en % Intitulés 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 Salaires et traitements bruts 1. cachets. soit 1005 € en terme de pouvoir d’achat.. o Les revenus du capital.4 Salaires et traitements nets 2. est égal au PIB.0 4. dits revenus de la propriété : loyer. c'est-à-dire de l’épargne placée : intérêts et dividendes o Les revenus mixtes. qui ne tient pas compte de l’évolution de l’inflation. revenus des brevets … Les revenus indirects comprennent : o Les revenus reçus en échange d’une contrepartie (cotisation préalable) généralement financée au titre de la solidarité professionnelle entre actifs : retraites.3 3. le salaire réel n’augmente donc que de 0. diminué du total des impôts liés à la production et augmenté des subventions reçues par les agents. indemnité maladies… o Les revenus sans contrepartie préalable.1 3. 1.8 2. Illustration : Un salarié reçoit. après une forte progression dans la période 1997 -2001. une baisse du taux de croissance du salaire net en 2002 puis une baisse. Si l’inflation est de 3 %. bourses scolaires. Le revenu national (total des rémunérations reçues par tous les agents pour leur participation à la production) c'est-à-dire le total des revenus primaires.5 3. RN = PIB + Revenus versés aux reste du monde – revenus reçus du reste du monde (2) Une seconde approche du revenu national illustre son utilisation. En 2004.3 . soit une augmentation de 2 %.9 3.4 -0. RN = C+ I + G + (X-M) (3). le salaire nominal (et son évolution) correspond au salaire réel. l’Insee (novembre 2004). en valeur absolue l’année suivante. honoraires. le pouvoir d'achat des ménages n'a augmenté que de 0. En effet.0 -20. par rapport à l’an passé. exprimé en quantité de monnaie.1 2. S’il n’y a pas d’inflation au cours de l’année.1 3.Revenu brut = revenus primaires + revenu secondaire Revenu net = revenus bruts – (impôts directs + cotisations sociales) (ou de transfert) Le revenu réel est un indicateur du pouvoir d’achat c'est-à-dire la quantité de bien et services qu’il permet d’acquérir compte tenu de l’évolution des prix.. portrait social". • • Les revenus directs contiennent : o Les revenus du travail : salaires.7 1. allocations chômage.1 Cotisations sociales à la charge des salariés -4. généralement financée par l’impôt au titre de la solidarité nationale entre citoyens : RMI. ou dépenses publique). Son salaire nominal en fin d’année est de 1020 €.7 8.9 1. Pouvoir d'achat des revenus des ménages.0 4.4 4. et aux opérations avec les agents non résidents (exportations – importation soit X-M).6 0. il bénéficie d’une augmentation de 2 %. en début d’année un salaire de 1000 € Au cours de l’année. soit la plus faible hausse depuis 1996.9 3.3 %.7 3. Le revenu réel se distingue du revenu nominal. L’évolution récente montre. Si l’inflation est de 1.2 Le revenu des ménages Le menu des ménages est constitué des revenus primaires (ou directs) et des revenus secondaires (ou indirects. soit un pouvoir d’achat de 990 € par rapport à l’an passé.5 points.

6 3.La part des transferts sociaux (dont les retraites) représente près du tiers du revenu moyen des ménages.2 2.3 3.2 3.htm Deux illustrations : a .9 1.2 2.5 7.5 -0.3 0..7 0.9 2. en régression depuis 10 ans (figure 1).9 2.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_95/principaux_resultats/htm/t_1604_95.2 -24.7 2.2 3.8 1.3 1. b .4 2.5 2. soc.8 Source : INSEE.7 2.3 2.2 5.3 2004 2.4 1.9 2.4 0.3 0.8 2.Prestations sociales autres que trasf.8 4.insee.La progression du pouvoir du d’achat des salarié(e)s s’est ralentie depuis 30 ans (figure 2) .6 -0.4 1.1 2.2 3.2 2. Comptes Nationaux Mise à jour le 27 avril http://www. en nature Revenus salariaux et sociaux Excédent d'exploitation et revenu mixte Cotisations des non salariés Revenu disponible brut 1.

comme pour la scolarisation obligatoire).Les ménages répartissent leur revenu net disponible (après versement des impôts et cotisations sociales et encaissements des revenus indirects) entre la consommation et l’épargne. Les effets de ces facteurs sont perceptibles dans le constat de l’évolution de la consommation.1 Analyse macroéconomique Dans l’approche keynésienne. . le lien entre consommation et revenus. entre la consommation marchande (le bien est proposé à un prix supérieur à son coût de revient) et la consommation non marchande (le bien est proposé à un prix inférieur à son coût de revient. afin de satisfaire un besoin. entre la consommation de biens fongibles (immédiatement détruit dès la première utilisation). La part moyenne du revenu consacré à la consommation (la propension moyenne à consommer) est globalement constante (82 % du revenu). • Selon le prix de l’utilisation du bien. comme pour les transports en commun urbains. entre la consommation finale (le dernier utilisateur. Cette part moyenne se distingue de la propension marginale à consommer qui relève l’utilisation du dernier revenu perçu (achat exceptionnel en cas de recette exceptionnelle). et complexifier. Cette fonction économique est l’un des moteurs de la croissance. 2. voire sans prix. en termes micro et macro économiques. Ainsi. • Selon la nature du produit consommé. par l’utilisation d’un bien ou service. la justice (consommation nonmarchande). On distingue généralement plusieurs formes de consommation : • Selon la nature du consommateur. de nombreux facteurs viennent compléter. par la demande qu’elle exerce auprès des entreprises (source de création d’activités et d’emploi). de biens semi durables et durables. La consommation La consommation est l’opération qui détruit de la valeur. La consommation est liée d’une part au revenu (consommation marchande) mais aussi à l’offre de l’État de services publics dont la consommation est rendue obligatoire par la loi (l’école) ou dont la consommation relève de l’utilisation de biens collectifs tels que la santé. 2. le ménage) et la consommation intermédiaire (consommation des entreprises dans un but de production). la consommation marchande résulte de la différence entre le revenu et l’épargne : R = C+S.

le prix. une augmentation durable des revenus entraine un . Le phénomène des élasticités permet aussi d’éclairer des liaisons paradoxales entre évolution des prix et évolution de la demande. montre l’importance des effets d’imitation. L’agent est tenté de reproduire le mode de consommation de la PCS « supérieure ». Duesenberry. sous l’influence notamment de la publicité et des techniques de la mercatique entraîne les consommateurs vers des comportements bien éloignés de la rationalité néo classique. Traditionnellement la demande. Pendant la période d’activité le niveau de consommation des agents est inférieur à leur revenu (constitution d’une épargne de précaution pour les « vieux jours). Au-delà du revenu. L’effet Giffen montre que la baisse des prix de produits inférieurs (biens alimentaires de première nécessité par exemple) peut entrainer une hausse de la demande de ces biens. • L’élasticité-revenu montre l’évolution de la demande des biens en fonction de l’évolution des revenus. suit la loi de l’offre et de la demande. • L’élasticité-prix montre la sensibilité de la demande d’un bien X par rapport à l’évolution de son prix. 2. Ainsi la consommation peut s’écarter du niveau de revenu actuel en fonction d’une prévision d’accroissement (ou de réduction) des ressources. La demande augmente lorsque les prix baissent. tabac. De même que le prix élevé est perçu comme un signal de qualité. donc la consommation.M.2 Analyse micro économique Dans l’analyse néo classique. On constate. le consommateur est un être parfaitement rationnel qui cherche à maximiser l’utilité de son budget par le point de tangence entre sa courbe d’indifférence (ou courbe d’iso-satisfaction) et sa droite de budget. La demande de ces biens est dite inélastique par rapport aux prix.. les agents consomment sans disposer d’un revenu propre (les adolescents par exemple). Avant la période d’activité. alcool) n’entraine pas de baisse sensible de la demande (sauf augmentation brutale et soutenue des prix). pendant la retraite. L’effet mode. grâce à l’absence de loyer à payer pour les propriétaires de résidence principale) (figure 3). L’élasticité mesure les conséquences de l’évolution d’une variable (le revenu. Ainsi. mais au revenu futur anticipé. de F. L’effet Veblen (ou snob-effect) montre que les consommateurs cherchent à se distinguer en achetant les produits les plus onéreux (effet de distinction). la demande) sur l’évolution d’une autre variable. le niveau de consommation peut être supérieur au niveau des pensions reçues (par ex. Friedman. par exemple). produisant ainsi un effet de démonstration. que l’augmentation du prix de certains biens (carburant automobile. Mais de nombreux facteurs viennent nuancer cette vision plutôt mécanique. A l’inverse la baisse des prix de certains bien inférieurs n’entraîne pas d’augmentation de la demande pour ce bien (le pain. Modigiani introduit une nouvelle distance entre niveau de revenu et niveau de consommation. avec la théorie du revenu relatif. dans la théorie du revenu permanent complète la relation revenu-consommation en montrant que les individus effectuent des anticipations rationnelles en adaptant leur consommation non pas au revenu immédiat. Enfin. la consommation d’un agent est aussi liée à sa position dans son cycle de vie. les marques connues exercent un effet d’attraction vers le consommateur…. les seuls accessibles pour les ménages les plus modestes en cas de hausse des prix des biens supérieurs. La théorie du cycle de vie.

déplacement de la demande. On rejoint ici la loi d’Engel qui explique par exemple que lorsque le revenu des ménages augmente. 2. en général et de la consommation alimentaire en particulier (moins de pain. (figure 4) • La croissance régulière de l’équipement des ménages en biens durables. plus de brioche). par la modification de la structure de la consommation.3 L’évolution de la consommation L’observation empirique de l’évolution de la consommation permet de constater trois éléments principaux : • La confirmation de la loi d’Engel. micro-ordinateurs) (figure 5 et 6). la part du budget (ou coefficient budgétaire) consacrés aux biens de première nécessité (dont les produits « de base » de l’alimentation). diminue. dans la mesure ou ces biens sont substituables. • Les élasticités croisées mesurent les effets de la hausse du prix d’un bien X sur la demande d’un autre bien Y. Figure 5 : Taux d’équipement des ménages en bien durables (Source INSEE TEF 2003). L’augmentation du prix du fioul domestique peut entrainer par exemple l’augmentation de la demande du bois de chauffage. La croissance du taux d’équipement des ménages est caractérisés simultanément par la faible croissance les produits anciens (croissance par renouvellement ou changement technologiques dans l’électroménager et l’automobile) et la forte croissance des produits récents (téléphonie mobile. . soit une baisse de la demande pour les biens inférieurs et une hausse de la demande pour les biens supérieurs de confort.

l’épargne a une fonction économique. En fournissant les capitaux nécessaires aux entreprises pour leurs investissements. L’épargne réunit les agents à capacité excédentaire de financement (les ménages) et les agents à besoin structurel de financement (les entreprises). de l’âge et de la PCS d’appartenance (dépense de santé des agriculteurs exploitants. des ouvriers.htm 3.Figure 6 : évolution du taux d’équipement automobile ((Source INSEE TEF 2003). L’épargne Fraction du revenu non consommé. elle contribue à la croissance et à la modernisation de l’outil productif. l’impact de ces variables est visible sur le taux de départ en vacances (directement lié à la PCS d’origine). • L’inégalité de la consommation en fonction du revenu.education.educnet. 3. De même.1 Les motifs de l’épargne . et cas limite.fr/insee/cons/default. ou sur le taux d’équipement de certains biens d’équipements (les lavevaisselle et les micro-ordinateurs sont l’apanage des plus jeunes). des chômeurs de longue durée et SDF notamment). Source : Insee/Educnet : http://www.

. (notamment érodé par l’inflation) par des transactions sur le marché financier et boursier.3 L’évolution du taux d’épargne Situé entre 18 et 20 % du revenu disponible dans les années 1970. et quant à l’avenir de l’emploi. d’actions et d’obligations.A.2 % en 2001) (figure 7). liée au partage de la V. par l’achat de SICAV.. • Dans la théorie keynésienne. • L’épargne de précaution (retraite. en second lieu.). la PMS). qui renchérit le coût des emprunts et réduit le revenu net des prêts. de livrets A défiscalisés de la caisse d’épargne. • La faible progression du pouvoir d’achat.. de parts de FCP. dépenses de santé..On distingue trois motifs essentiels : • L’épargne de constitution (acquisition de biens immobiliers : ex. l’effort d’épargne est inversement lié à l’importance du système de protection sociale en vigueur. Dans ce sens. • L’épargne de spéculation est destinée à procurer des gains financiers et à maintenir la valeur du patrimoine. 3. . défavorable au travail et favorable aux revenus du capital. pour remonter dans les années 1990 (16. • L’inquiétude des ménages quant au financement de la sécurité sociale et des retraites.2 L’analyse économique de la fonction d’épargne • Dans la théorie classique. c’est l’arbitrage par l’importance du revenu qui détermine la part de l’épargne (la propension moyenne à consommer. que pour la répartition des formes d’épargne entre placements et détention de monnaie (hypothèse de préférence pour la liquidité). avenir des enfants. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : • La baisse du taux d’inflation. 3. le taux d’épargne (5) des ménages à chuté pendant les années 1980 (10 % en 1987). la résidence principale) destinée à la constitution d’un patrimoine (plan épargne logement). le taux d’intérêt n’intervenant. c’est l’arbitrage par le taux d’intérêt (4) qui réparti le revenu entre consommation et épargne..

html – Service public Typologie du surendettement – Banque http://www. au prix d'un coût budgétaire qui pose aujourd’hui problème pour l'équilibre des finances publiques.En conclusion.1 Webographie Sur la consommation des ménages Site Insee-Educnet : http://www.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP1007. La consommation INSEE Première.banque-france. Insee la consommation : Direction générale de la concurrence. alors que l'action de l’État dans ce domaine réduit plutôt les inégalités sociales. Pour aller plus loin.org/fr/ – Bipe de France 40 .fr/2004_2005/economie/cours_jpf/seance_6_imp.insee.credoc.fr/accueil/conso_ret_perso.finances.fr/fr/publications/telechar/autres_telechar/typologi.htm (2) http://www. de la consommation et de la répression des fraudes http://www.pdf (4) Taux d'intérêt à long terme : part du loyer de l'argent perçu (par le prêteur) ou versé (par l'emprunteur) dans la somme totale échangée pour une durée supérieure à cinq ans (5) Taux d'épargne : part du revenu net (après impôt) non consommé placé sous forme d’actifs financiers.insee.pdf en 2003.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/revenu-disponible. au prix d'inégalités économiques certaines.bip40..asso.fr/4p/146.htm Les salaires dans les entreprises http://www. le marché lie efficacement les revenus à l’épargne et/ou à la consommation.net/page/ dope la consommation des français Sur le revenu des ménages Le surendettement des ménages http://www.gouv.pdf La pauvreté http://www. comme le montre le déficit croissant des comptes de la sécurité sociale (-13 Milliards d’€ en 2004 selon le rapport de la Cour des comptes de septembre 2005).fr/DGCCRF/ CREDOC : L’achat-plaisir http://www.insee.conso.insee.service-public.fr/insee/cons/default.fr/fr/indicateur/indic_cons/indic_cons.pdf La consommation http://www.sciences-po.htm (3) http://coursenligne. soit conservé en moyens de paiement liquide. Notes (1) http://www..fr/fr/ffc/accueil_ffc.asp?theme=4 L’indice des prix à http://www.insee. 4. 5.fr/fr/indicateur/cnat_annu/base_95/tableaux/ex/tab_eco_ensemble_ex. mars 2005 La France en faits et chiffres http://www.asp : revenus et salaires. 5.education.educnet.

.social.fr/dossiers/epargne-salariale/index. D.senat. C’est donc un phénomène quantitatif que l’on peut mesurer.shtml salariale 5.fr/themes/tr20recents.com L’épargne http://www. sociales. Monjal La croissance (1) Le concept de croissance Les analyses théoriques du concept de croissance Les cycles de croissance Pour aller plus loin. Le développement traduit l’aspect structurel et qualitatif de la croissance.ladocumentationfrancaise.Février 2006 Editeur Armand Colin – Cursus Repères – La découverte Repères – La découverte Repères – La découverte Le Seuil O. Silem Philippe VAN PARIJS OFEC N.B (produit national brut) permet de mesurer la croissance économique.Ministère de l’emploi .fr/htm/pointsur/onpes/publications.observatoire de la pauvreté http://www.N. Verger Fitoussi . La croissance se distingue du développement qui désigne l’ensemble des transformations techniques. en détruisant continuellement des éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs.html Financement et de l’exclusion sociale et bilan Sur l’épargne L’épargne http://www.2 Bibliographie Titre L’économie politique L’Allocation universelle L’économie française 2006 La consommation des Français Le nouvel âge des inégalités La société des consommateurs L’épargne Macro économie (Tome 1) © Cerpeg .lesclesdelabanque. L’augmentation du PIB (produit intérieur brut) ou du P. Hepin.Rosanvallon R Rochefort P Arthis D Plihon C. » Les analyses théoriques du concept de croissance . démographiques et culturelles accompagnant la croissance de la production. Schumpeter définit la croissance comme «un processus de destruction créatrice qui révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique. Applications téléchargeables : La croissance (document word sujet + corrigé) par Catherine Guidez Le concept de croissance La croissance économique est définie comme l’accroissement durable de la production globale d’une économie.htm Le RMI : http://www. Jacob PUF Bréal Auteur A..gouv.

Meadows s’oppose à la thèse de J.K. Ne pouvant être multipliées ni épuisées. à court terme l’activité économique enregistre des fluctuations. comprime les profits et finit par paralyser la croissance. ». La production se contente de remplir le vide qu’elle a elle-même crée ». Latouche (2003) le progrès et la croissance ne mènent qu’à des formes variées d’asservissement.Trois courants expliquent l’évolution des approches de la croissance : Les pessimistes Pour D. pourrait aujourd’hui justifier la croissance. la politique. mais aussi. enfin en laissant croire que les problèmes sociaux peuvent être résolus par le recours à la technique. Say « les richesses naturelles sont inépuisables. viennent alors progressivement se substituer aux activités économiques (passer des valeurs d’avoir à des valeurs d’être). préconisait la croissance zéro. parce que ces services (l’école. De ce fait. Les moralistes Keynes pense que du fait d’une utilité marginale forcément décroissante. que la croissance est freinée. Ricardo on ne peut échapper à l’état stationnaire parce que les mécanismes économiques s’opposent. . les amis. L’incitation à l’investissement. autour de ce trend croissant. Il recommandait d’entamer sans tarder une transition vers un « état d’équilibre ». jugées plus valorisantes comme la culture. Say. Ce qui augmente la rente foncière (différences de rendement entre les terres les plus productives et les terres les moins productives) des propriétaires. car leur production exigera toujours plus de travail.B. du fait des inégalités et du refus majoritaire d’une redistribution suffisante des richesses. les transports publics. on ne peut plus utiliser l’urgence des besoins pour défendre l’urgence de la production. Seule la production de services collectifs. Ainsi la population augmentant. « Si la production crée les besoins qu’elle cherche à satisfaire ou si les besoins surgissent en même temps que la production. le prix des biens nécessaires (achetés par les travailleurs) ne cessera de croître. l’incitation à la consommation et à l’investissement finit inéluctablement par devenir insuffisante pour dynamiser le système. la multiplication des pollutions et l’augmentation de la population mondiale. Selon le marxiste S. caractérisé par un arrêt de la croissance démographique et de celle du capital investi : « Notre système actuel de production est autodestructeur. Pour Malthus contrairement à la loi des débouchés de J. puis empêchée. Les catastrophistes Le rapport Meadows du club de Rome (1972). en renchérissant les salaires. en faisant miroiter aux plus pauvres un avenir meilleur alors qu’il ne peut être que pire. La croissance se poursuit donc. et le cours suivi par la civilisation humaine est suicidaire ».Galbraith. Si à long terme l’économie enregistre un taux de croissance tendanciel.B. les espaces verts…) sont en mesure de réduire les handicaps dont souffrent les populations les plus pauvres. car sans cela nous ne les obtiendrons pas gratuitement. pour éviter l’épuisement des ressources naturelles. parce que la richesse tend davantage à se concentrer entre les mains des rentiers au lieu de se diffuser dans l’ensemble du corps social. la pauvreté n’a pas été éliminée dans les pays riches comme les Etats-Unis. l’attrait de la marchandise se réduit peu à peu et que d’autres activités. en raison des rendements décroissants. C’est donc autant pour des raisons économiques que pour des raisons démographiques que le système se bloque. alors que celle-ci déshumanise l’homme et aggrave les inégalités. des cycles. parce qu’il ne vaut pas la peine de produire davantage lorsque les débouchés se révèlent insuffisants. Les cycles de croissance La croissance économique n’est pas régulière. malgré une forte croissance. elle est caractérisée par une succession de phases d’expansion. la justification de la croissance comme créant davantage de bien-être est illusoire. C’est la domination de l’avoir sur l’être. largement en retard dans les sociétés opulentes. elles ne sont pas l’objet des sciences économiques. Pour J. puis de ralentissement de l’activité économique. L’approche catastrophique de Meadows est critiquable car il n’a pas pris en compte les possibilités d’évolution technologique et sociale. L’incitation à la consommation.

On constate donc une récession (ralentissement du taux de croissance) c’est la spécificité de cette phase B de ce cycle. Cet indicateur est égal à la différence entre le PIB observé et le PIB considéré comme soutenable (c’est à dire obtenu sans tensions exceptionnelles). Les cycles moyens ou cycles des affaires Ils sont également appelés cycles Juglar (du nom de son inventeur Clément Juglar. Toutes les économies connaissent des fluctuations cycliques de leur activité. tandis que la phase B débuterait avec la crise ouverte de 1973 où l’on assiste non pas à une déflation mais à une stagflation. investissement. cours des actions). • en phase B. Ainsi en période de croissance. • Les cycles décalés : c’est le cas de l’évolution de l’activité économique aux USA et en Europe. services…) ou des variables particulières (emploi. une phase de dépression. c’est l’inverse : la phase A correspondrait à la période des 30 glorieuses (1945 1973). une phase de crise. statisticien souligne en 1923 l’existence de cycles d’une durée de 3 à 4 ans. Ces cycles comprennent 4 phases : • • • • une phase d’expansion. Ces cycles seraient liés aux variations de stocks de la part des entreprises. la production et l’emploi varient dans le même sens à la hausse . les agrégats sectoriels (agriculture. On distingue : • Les cycles en phase : on peut observer cette situation dans le cas des économies européennes du fait de la convergence à la fois de leur structure économique et de leur politique budgétaire et monétaire. le PIB et ses composantes (consommation nationale. celles-ci réduisent non seulement leur production. mais procèdent également au déstockage ce qui accentue le ralentissement de l’activité Représentation schématique des cycles économiques Les cycles peuvent se définir comme un type de fluctuations qui affectent l’activité économique globale des nations : • Un cycle concerne l’activité économique générale. les entreprises ont une double préoccupation : offrir sur le marché une production correspondante au niveau de la demande et constituer des stocks de sécurité pour parer à toute pénurie. la croissance de l’activité. durée du travail. • Les cycles en opposition de phase : cette situation marque un manque de synchronisation. taux de variation des prix des matières premières. Les cycles courts (appelés aussi cycles de Kitchin) Joseph Kitchin. Ces cycles présentent des caractéristiques communes : • en phase A : les prix. . échanges extérieurs). La typologie des cycles Les cycles longs Nicolas Kondratiev met en évidence l’existence de cycles dont la périodicité est comprise entre 40 et 60 ans. économiste français) et sont d’une durée de 9 à 10 ans. industrie. C’est le cas de la situation économique du japon dans les années 97 à aujourd’hui qui apparaît en opposition de phase avec les économies européennes.Cette démarche conduit à calculer un indicateur d’écart d’activité. En période de récession. une phase de reprise.

Le Seuil . fluctuations et crises . la régularité des échéances électorales. les innovations techniques. La décennie 1980 a été marquée par la globalisation financière avec ouverture et déréglementation des marchés de capitaux.LE SEUIL Croissance et chômage . : on parle de facteurs endogènes. Ainsi un environnement instable (les aléas climatiques. l’accroissement du stock de capital désiré par les entrepreneurs induit une hausse de la demande de biens d’équipement. Pour aller plus loin. l’évolution démographique. En tant que composante de la demande. désintermédiation bancaire. Les facteurs qui expliquent les théories des cycles 3 facteurs expliquent l’origine des mouvements cycliques : Les facteurs exogènes Les facteurs qui se situent dans l’environnement externe des marchés des biens et du travail : on parle de facteurs exogènes. cycles et fluctuations . on peut déceler une tendance. instabilité des systèmes de change.• Un cycle n’a pas de caractère périodique. Par-delà les cycles. les catastrophes naturelles.croissance.Daniel Labaronne . besoins de financement croissants des administrations publiques. expansion. S’ils anticipent une hausse de la demande. appelée trend (tendance en français) de progression ou de diminution de l’activité. l’optimisme ou le pessimisme des acteurs économiques. récession). généré un climat d’incertitude. Cet investissement supplémentaire contribue à renforcer la progression de la demande globale anticipée. Ils expliquent les fluctuations conjoncturelles par l’interaction du comportement des agents économiques comme l’accumulation du capital.La documentation francaise Croissance.Para universitaire A quand la croissance Fitoussi L'Aube Sciences humaines . C’est l’effet multiplicateur Les facteurs financiers Les facteurs financiers qui contribuent à propager et à accentuer les fluctuations de l’activité : on parle de facteurs financiers. Les facteurs endogènes Les facteurs qui interviennent dans le fonctionnement interne des marchés. Jean-Paul Fitoussi . descendante.. c’est à dire par un processus de recommencement perpétuel. il se caractérise par sa récurrence.. ils vont accroître leur capacité de production désirée : c’est l’effet accélérateur. Bibliographie Macroéconomie T3 . Les entrepreneurs vont accumuler du capital dans le but d’ajuster leur capacité de production au niveau de la demande qu’ils anticipent. il comprend 4 phases (ascendante. • Un cycle a une morphologie propre. innovation dans de nouveaux produits financiers. crises financières en Asie. les événements politiques sont de nature à provoquer des cycles. Ces facteurs ont contribué à la montée du risque financier.Olivier Blanchard. Russie et Argentine (2002).Marc Nouschi .

fr/actualite/dossier/croissance/relancer_croissance. Se pose alors la question : « Est-il plus efficace pour relancer la croissance d’agir sur l’offre. que la hausse des consommations indirectes. de sécurité…) ou de protection sociale (hausse des minima sociaux). en accroissant le pouvoir d’achat des consommateurs ? ».Pierre Ralle.htm : relancer la croissance en 2005. L’action sur la demande Les politiques de la demande soutiennent le revenu des ménages pour inciter à la consommation créant aussi des débouchés pour les entreprises. Les déterminants pour relancer la croissance L’action sur l’offre Les politiques de l’offre désignent l’ensemble des mesures qui cherchent à améliorer la compétitivité et la profitabilité des entreprises comme : • • l’abaissement des impôts ou des charges sociales.4 %.eu. pour de relancer la la croissance croissance Applications téléchargeables : La croissance (document word sujet + corrigé) par Catherine GUIDEZ En 2002 la croissance en France a été de 1 % tandis que la moyenne de la zone euro atteignait 0.u-bordeaux4.vie-publique. ou sur la demande. • l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la formation.php/croissance/economique : un choix de textes et de liens sur le thème de la croissance économique © Cerpeg 2005 Les effets de la croissance (2) Les déterminants Les effets Pour aller plus loin. • la hausse des dépenses publiques en matière de recherche et développement.fr/yildi/croissance/croissanceweb/ : un cours complet sur la croissance mais d’un haut niveau universitaire http://www. Exemple de la politique de relance de la croissance par la demande : la politique du gouvernement Jospin en 1997.Croissance et developpement Economie (Edition 2002) Jean-Marc Les nouvelles théories de la croissance .7 %.org/index. Cela peut concerner aussi bien l’accroissement des revenus directs qui peuvent résulter d’une diminution de la fiscalité ou des charges sociales salariales. en allégeant les charges qui pèsent sur les entreprises. Cette dernière qui avait pour objectif d’accroître les débouchés des entreprises se caractérisa par : . Pourquoi ? Comment ? Un dossier complet publié par le site Vie publique (documentation française) http://citoyen. conséquence d’un accroissement des dépenses publiques (en matière d’école. en comparaison avec les USA : 2. l’allégement des contraintes en matière de licenciement ou la simplification des formalités administratives.. Dominique Guellec ..La Découverte Huart Webographie http://beagle.

Il est toujours nécessaire pour accélérer durablement la croissance de soutenir la consommation. il est préférable que l’Etat soutienne les catégories aux revenus les moins élevés. les missions intérimaires. Le surpeuplement d’un grand nombre de famille dans des logements vétustes Le confort des habitats s’est s’accentue. à la consommation de masse (le taux d’équipement en appareils ménagers des ménages est proche de 100%) Effets négatifs Il subsiste encore de grandes disparités de niveau de vie L’écart entre le salaire le plus bas et le plus élevé dans une même branche d’activité s’est accru. • les 35 heures. encourage la liberté et le contrôle de l’individu sur sa destinée . la recherche et l’innovation. tout en prêtant une grande attention aux profits des entreprises et aux facteurs structurels. favorise la cohésion et la coopération sociales . Un revenu supplémentaire aura une probabilité plus grande d’être consommé qu’épargné. Elle a été conçue comme une incitation supplémentaire au retour à l’emploi. comme la formation.• • l’augmentation du SMIC. distribue les avantages équitablement. des dépassant les 3%. Les effets de la croissance Effets positifs en termes de : Niveau de vie et réductionLa croissance des 30 des inégalités glorieuses et les taux de croissance des années 90 et 2000 ont permis l’accès au plus grand nombre. Les bas salaires ont bénéficié d’une augmentation régulière due au SMIC. préserve l’avenir du développement humain ». Entre 1997 et 2001. l’effet des baisses d’impôts sur la demande est plus contesté. « une bonne croissance économique est une croissance qui génère le plein-emploi et la sécurité des moyens de subsistance . (avec un taux de croissance le temps partiel subi. car leur propension à consommer est plus grande. Tous les gouvernements mènent toujours des politiques mêlant ces deux volets (offre et demande). Selon Keynes. on Des écarts existent en terme estime la création d’emploi de qualité d’emploi entre des en France à un peu plus d’un emploi stables et valorisants million de personnes. • la prime pour l’emploi (réduction d’impôt ou dotation accordée aux ménages ayant des revenus d’activité bas). liée et bien rémunérés et des directement aux effets de la emplois peu valorisants. favorisant les revenus du travail au détriment des revenus de l’épargne. La question qui se pose généralement est celle de l’équité des mesures prises pour soutenir la consommation : à quelles couches sociales profitent-elles en priorité ? Les effets de la croissance Selon le rapport du PNUD (le Programme des Nations Unies pour le Développement). leurs besoins n’étant pas totalement satisfaits. en ce qui concerne les catégories sociales les plus aisées. croissance économique incertains comme les CDD. qui entreprises ont dû pour développent la précarité Accès à l’emploi . amélioré (équipement de salle de bain notamment) L’espérance de vie des ouvriers les moins qualifiés De plus en plus de ménages est plus courte que celle des ont accès à la propriété et le cadres. nombre de logements sociaux s’est accru. le basculement des cotisations maladie sur la CSG. Par contre.

par l’Etat de favoriser les Compétitivité . déficit budgétaire et de financer par la redistribution Si la valeur de la monnaie la protection sociale. ceci va avoir produire et de pour effet dans le cadre commercialiser des produits d’une politique de relance de et services à forte valeur la croissance accompagnée ajoutée (qualité. par les services étrangers. flexibilité. Création d’externalités Création d’équilibres L’apparition depuis les années 80 d’un chômage récurrent où une partie de la population est exclue du marché du travail. entreprises sur le territoire national.« éco taxes »). de d’où la création de des technologies de charges supplémentaires l’information. créant peu de progrès technique permet de valeur ajoutée.Ces charges d’œuvre qualifiée et en constituent un frein à la bonne santé. excédentaire : les exportations sont supérieures Si la demande intérieure des aux importations) ménages est orientée vers la consommation de produits et La croissance permet. l’appel aux heures supplémentaires). embaucher). pour effet d’importer de l’inflation les paiements des matières premières s’effectuant en dollars. La croissance a favorisé la La croissance intensive a recherche dans les domaines entraîné la dégradation de de la santé. de la formation supportées par tous permettant aux entreprises (accroissement des impôts de bénéficier à la fois locaux et de certaines taxes d’infrastructures et de main. source nationale se déprécie cela a de stabilité sociale.satisfaire la demande soutenue. Ceci attire les consommation des ménages investissements étrangers et à la compétitivité des qui viennent implanter leurs entreprises. L’accès à la formation est plus difficile pour les salariés à bas revenus. cela prélèvements obligatoires entraîne des déséquilibres de perçus sur les revenus des la balance commerciale et ménages et des bénéfices accroît les risques de des entreprises. des transports. La croissance peut également créer des déséquilibres sur le marché des biens et services si la demande est supérieure à l’offre en génèrant des tensions inflationnistes La croissance qui s’appuie Si la croissance repose sur sur des investissements des investissements peu productifs faisant appel au productifs. les rentrées respecter ses équilibres fiscales sont moindres car le grâce à l’intensification des taux de chômage est toujours échanges (balance du élevé et les dépenses commerce extérieur sociales également. la pollution construction. de réduire le chômage. de la l’environnement. (notion de travailleurs pauvres). La croissance doit assurer à Lorsque la croissance est de l’économie nationale de type intensif.

Cette situation n’est possible que dans un contexte national et mondial basé sur la confiance où les indicateurs économiques comme le taux d’inflation.pdf : innovation et croissance http://lesrapports.Dictionnaire – Encyclopédie La croissance économique .PUF – Que sais je ? Economie .ladocumentationfrancaise.pdf : croissance et emploi et chômage © Cerpeg 2005 L’inflation (1) Par Jean-Pierre TESTENOIRE . édition économica Webographie http://www.. Cette compétitivité favorise les Si la croissance n’est pas échanges internationaux.fr/fr/indicateur/cnat_annu/cnat_annu.educnet.Pierre Maillet . de la recherche en étrangers viennent financer développement. Bibliographie L’économie des inégalités de TH.htm : les comptes de la nation 2003 http://www.douane.. de la fixation l’économie).fr/FR/FFC/DOCS_FFC/ip486.fr/BRP/984000599/0000.fr : les statistiques du commerce extérieur http://www. le taux de chômage.fr/insee/comext/effets/effets12. Il en est de même pour l’offre émanant des entreprises qui ont su anticiper en investissant régulièrement vers des produits et services à forte valeur ajoutée afin de répondre aux besoins de la demande nationale et mondiale.htm : des travaux dirigés sur le thème de la croissance http://www. accompagnée par une attirent les investissements politique en faveur de la étrangers (les capitaux formation.insee. qui accroît la propension à l’économie nationale consommer et à épargner . au pire régressera.les nouvelles approches de la croissance et du cycle .education.Pierre Maillet.fr/BRP/984001545/0000. Piketty Edtion Repères Croissance et crise Granou.Eric Bosserelle – DUNOD La croissance par la réforme de Didier M. Cela permet aux de salaire minimum (comme entreprises de mieux le SMIC par opposition au rémunérer leurs salariés ce salaire d’équilibre).educnet.insee. Philippe Rollet .fr/brp/notices/044000498. Conclusion : les moyens pour préserver les effets positifs de la croissance et réduire les effets contrastés Une des conditions préalables à la croissance est une propension à consommer plus forte que la propension à épargner des ménages et des administrations publiques. Pour aller plus loin. les niveaux de salaire marquent des signes encourageants.htm : les effets de la croissance http://www.shtml : productivité et croissance http://lesrapports. Barou La Découverte La croissance économique .shtml : nouvelle croissance pour l’économie française étude prospective http://www.ladocumentationfrancaise. stagnera.fr/insee/croissance/default.gouv.education.fr/brp/notices/044000246.PUF .pdf : l’évolution historique des taux de croissance des 30 glorieuses à nos jours http://www.ladocumentationfrancaise.ladocumentationfrancaise.innovation et productivité produits étrangers (cas de la sont les composantes de la France de 1981 à 1983) compétitivité).

. Il faut distinguer l’inflation de la déflation. Webographie et bibliographie Application téléchargeable sujet (519 Ko) + corrigé (40 Ko) par Catherine Guidez L'inflation est le résultat d’un déséquilibre sur le marché des biens et services. • la désinflation est une diminution du taux d’inflation. Les causes de l’inflation On distingue généralement trois grandes familles d’explication à l’inflation : Des explications conjoncturelles. . mais à un rythme moins important qu’auparavant. • la stagflation est une situation caractérisée simultanément par la stagnation de la production (faible croissance économique et forte augmentation du chômage) et de l’inflation (comme en France entre 1975 et 1983 par exemple) . des explications structurelles et des explications monétaristes. Figure 1). Cette hausse se traduit par une baisse de la valeur de la monnaie qui perd ainsi une partie de son pouvoir d’achat. qui se manifeste par une hausse durable du niveau général des prix. Les causes de l’inflation Les explications conjoncturelles Les explications structurelles Les explications monétaires 2.1..Source (0) • on cite parfois l’hyper inflation. de la stagflation et de la désinflation : • la déflation représente un processus auto-entretenu de baisse générale du niveau des prix. (France entre 1985 et 199. à la production comme à la consommation La délation est un signal de récession (contraction de l’activité économique et du PIB) qui se traduit par la baisse de la production et des revenus (comme au Japon de 19994 à 2003 par exemple) . Figure 1 . c'est-à-dire par la baisse du taux de croissance des prix : les prix augmentent toujours.La désinflation en France . c'est-à-dire entre l’offre et la demande. La mesure de l’inflation L’indice des prix Les limites de l’indice des prix La mesure du pouvoir d’achat Pour aller plus loin. caractérisée par la croissance extrêmement rapide du niveau des prix (comme en Allemagne en 1923 par exemple). (1) 1.

ou par l’introduction de nouveaux produits en montée de gamme. ou transferts sociaux) entraîne un accroissement rapide de la demande.1 Les explications conjoncturelles Il s’agit ici d’expliquer la définition initiale (déséquilibre entre l’offre et la demande) en analysant le rôle exercé sur les prix par l’offre puis par la demande. le mécanisme des conventions collectives a pu être accusé de favoriser . l’augmentation des prix permet d’épuiser la demande surabondante.1. • En terme de structure de marché. on constate ainsi que des marchés très concentrés (oligopoles. comme pour le marché de l’eau en France par exemple à la fin des années 1980. liées au prix des matières premières importées (pétrole par exemple). le mécanisme du Smic peut contrainte les entreprise à faibles gains de productivité à augmenter le prix final si la hausse du Smic est supérieure aux gains de productivité de l’entreprise. la demande étant une fonction décroissante des prix (voir figure 2). EDF). sans respecter les conditions de concurrence (voir art 85 et 86 du traité de Rome). ou de services spécifiques liés au produit). les clients captifs (les ménages le plus souvent) ne disposant pas d’alternative sur le marché (SNCF. Ces explications sont appelées conjoncturelles car liées à un état provisoire du marché. Une hausse de la demande entraîne mécaniquement une hausse des prix. c'est-à-dire en fonction de décisions stratégiques. des situations de monopoles publics favorisent l’augmentation des prix. L’inflation par la demande : Une augmentation rapide des revenus (salaires. Dans le même esprit.2 Les explications structurelles Il s'agit ici de rechercher les causes structurelles c'est-à-dire durables en fonction de l’organisation des structures du marché ou des mécanismes de répartition. d’image de marque. ou oligopoles restreints) favorisent les ententes illicites entre les producteurs (ou offreurs). • En terme de mécanisme de répartition.La liaison entre les prix et la demande 1. Ce comportement suppose cependant que le produit vendu dispose d’un avantage distinctif par rapport à la concurrence (en termes de qualité. pour se partager le marché à des prix minima convenu à l’avance. • Soit sous la contrainte de l’accroissement des charges. C’est ce qu’on appelle « l’inflation importée ». D’autres augmentations de charges peuvent conduire à la hausse du prix de vente du produit final. pour augmenter le taux de marge (et donc accroître le profit de la firme) par la hausse du prix de vente du produit final. ou au cours des devises dans lesquelles sont libellées les importations nécessaires à la production (importations facturées en $). D’autre part. Compte tenu du délai nécessaire pour adapter le volume de l’offre au niveau de la demande. l’évolution du progrès technique (qui renchérit le coût de l’investissement) soit enfin en raison de l’augmentation du coût du travail ou de la fiscalité. Figure 2 . telles que l’accroissement du taux d’intérêt. L’inflation par l’offre est liée au comportement des entreprises : • Soit volontairement.

Au final. Illustration : Soit deux entreprises X et Y ayant signées le même accord (convention collective. c’est à dire n’a pas encore acheté les machines.). Il y a donc provisoirement plus de monnaie pour la même quantité de bien en circulation. compte tenu du décalage entre le prêt et son remboursement total. mais aussi scripturale. On suppose que ces entreprises n’utilisent qu’un seul facteur de production. C’est pourquoi les théories monétaristes rejoignent ici certaines théories d’inspiration libérale. mais la richesse produite n’a pas encore augmentée. Pour combler ce déficit l’Etat fait appel à un financement extérieur. payé ses fournisseurs ni payé le travail). le travail. Ainsi pour Milton Friedmann « l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire». L’inflation naît alors de ce décalage entre la quantité de monnaie en circulation et la quantité de biens ou services disponibles.3 Les explications monétaires Les mécanismes de création de moyens de paiement (dont la monnaie. Le raisonnement est le même pour la productivité en volume.elle crédite le compte de l’entreprise. c'est-à-dire la monnaie liquide.l’inflation. Lorsque l’entreprise met en oeuvre son investissement elle produit de nouvelles richesses et rembourse la banque. Si la convention conclut à une hausse des salaires de 3%. 1. 2. Ce mécanisme de « destruction monétaire » permet de détruire la monnaie créée. La firme dispose alors de moyens de paiement supplémentaires. mais une entreprise peut payer un fournisseur avec une lettre de change qui n’est pas de la monnaie) sont aussi responsables de l’inflation. donc à réduire ses dépenses . donc à réduire son périmètre d’activité. Illustration : A l’instant où le prêt est accordé.. Dans le premier cas la mesure n’est pas inflationniste. Cette analyse débouche sur la responsabilité de l’Etat interventionniste dans le mécanisme de l’inflation. ce qui favorise donc l’inflation. depuis les années 1975. A l’inverse. mais un peu moins que la masse monétaire. l’entreprise X peut augmenter la masse salariale (et accroître son taux de marge de 2 points) sans augmenter ses prix. La mesure de l’inflation . l’augmentation de la productivité signifie que l’entreprise produit avec moins de ressources. notamment par les banques dans les années 1970. Lorsqu’un établissement financier (une banque) accorde un prêt à une entreprise –pour réaliser un investissement . la masse monétaire augmente (ensemble des moyens de paiement en circulation. y compris les livrets d’épargne et les dépôts iliquides à terme tels que les plans d’épargne logement des ménages par exemple) alors que la richesse produite n’a pas encore augmentée (l’entreprise n’a pas encore investi. Ce mécanisme de « création monétaire » (appelé « crédit à l’économie ») explique que le prix des biens augmente ou que la valeur de la monnaie tend à diminuer. la France connaît une situation de déficit budgétaire. partisane du « moins d’Etat ». et l’entreprise Y n’a augmenté sa productivité que de 1%. par la contagion des augmentations salariales entre des entreprises de la même branche mais à gain de productivité différent. En ce sens on a pu donc rendre les banques responsables de l’inflation. En effet. pour augmenter la masse salariale l’entreprise Y est obligée d’accroître ses prix (sauf à réduire sa marge bénéficiaire). la même mesure crée de l’inflation dans le second cas NB : La productivité en valeur étant représentée par le rapport entre la valeur produite et la valeur des ressources utilisées. la richesse réelle (c'est-à-dire produite) a augmenté. L’entreprise X a réalisé un accroissement de sa productivité de 5%. Réduire l’inflation revient alors à réduire les besoins de financement de l’Etat. accord de branche etc.

cet indicateur est synthétique. assurances (avec services financiers). si on est jeune (a priori locataire) ou plus âgé (plus souvent propriétaire). Il doit donc représenter l’ensemble des situations de consommation pour l’ensemble des ménages. l’inflation est maîtrisée en France (figure 3).2. Il y a peu de rapports entre la consommation du jeune cadre supérieur célibataire (qui consommera plus de repas au restaurant ou de forfaits de ski par exemple) et la consommation d’un couple d’employés urbain avec deux enfants (qui proportionnellement consommera plus de repas à domicile ou des vacances moins onéreuses que les sports d’hiver). • Enfin la production d’un double indice (avec ou sans tabac) fait perdre à cet indicateur son aspect synthétique. avec ou sans cholestérol ? La soustraction du tabac dans l’indice des prix est liée à la volonté de l’Etat de fortement augmenter le prix du tabac pour des raisons de santé publique bien compréhensibles. communications. logement (avec chauffage et éclairage).Variation annuelle de l'indice des prix à la consommation de 1950 à 2003 2. et son contenu même. Or l’indice des prix des biens et services consommés est le même dans ces deux cas distincts. Mais il n’empêche que cette hausse existe et que l’indice hors tabac ne la mesure désormais plus. éducation.1 L’indice des prix L’inflation est mesurée mensuellement par le relevé de 303 prix de biens et services courants sur de nombreux lieux de vente ou de commercialisation repartis sur l’ensemble du territoire. • D’autre part la pondération des postes budgétaires peut être contestée. Cet indice comprend 12 poste budgétaires principaux : les dépenses d’alimentation (hors tabac). Le poids du loyer n’est pas le même si on est locataire ou propriétaire. la répartition de sa composition. habillement (et chaussures). avec un taux moyen inférieur à 2% par an (2). alors que la réalité n’est pas uniforme. comme dans les années 1980. • Comme tout indice. Figure 3 . entretien de la maison. La lutte contre l’inflation n’est plus un problème économique d’actualité pour la France en 2005. loisirs (avec culture).2 Les limites de l’indice On adresse généralement trois types de reproche à cet indice : sa représentativité. hôtellerie (avec cafés et restaurants). Les autorités publiques doivent désormais éviter son retour. Depuis le début des années 1990. santé. transport. Pourquoi pas un indice avec ou sans alcool. et non plus lutter pour faire baisser la hausse des prix. meubles avec équipement ménager). .

shtml (2) http://www.educnet. » (3) Illustration : Si l’inflation est de 2%.3 Inflation et pouvoir d’achat Il faut distinguer l’augmentation des prix (l’inflation) de l’augmentation du « coût de la vie».insee.fr/indicateurs/2005/indicI_4. soit par les revenus du travail (salaires ou revenus direct) soit par les revenus de transferts (transferts sociaux ou revenus indirects). Le consommateur est sensible au montant de la note globale et constate que la même dépense lui procure moins de produits.ladocumentationfrancaise.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/inflation.pdf Une séquence pédagogique sur l’indice des prix http://www. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l'économie nationale dans son ensemble. « Lorsqu’un produit change. il n’y a pas d’évolution du pouvoir d’achat. D’une manière plus générale. mars 2001) .shtml (1) http://www. cent nouvelles références apparaissent chaque jour.fr/fr/ppp/publications/collect_doc. Elle doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie. Une étude de LSA (en 2004) chiffre la hausse des prix à 8. tableaux et calculs http://www. » [Alternatives économiques. Ces améliorations sont déduites de la variation de prix constatée et l’indice ne prend en compte que la différence.8 % en un an (juin 2002 à juin 2003).education.fr/fr/nom_def_met/definitions/html/inflation.fr/insee/cons/combien/indice.alternatives-economiques.2. l'augmentation du coût de la vie affecte la répartition fonctionnelle et personnelle des revenus. Or.htm Méthodologie de l’indice des prix http://www. mais coûtent dix fois plus cher. ou qu’un nouveau produit apparaît. durant le même temps.ladocumentationfrancaise. dans la variation de prix relevée entre ce produit et celui qu’il remplace. l’évolution du pouvoir d’achat est lié au différentiel entre progression de l’inflation et augmentation des revenus. Pour aller plus loin… Webographie (0) Source : http://www.asp?article=0&first_ doc=61&simple=&coll=1&num_pub=&titre=&deb_mois=&deb_annee=&fin_ mois=&fin_annee=&auteur=&mot_cle= Une inflation contenue en 2000 (Insee première. l’Insee s’efforce de chiffrer.insee. Pour l’Insee.asp Les indicateurs d’Alternatives économiques http://www. sans discrimination entre les catégories d'agents. sans toucher à la relation entre la masse monétaire et le produit national définissant le pouvoir d'achat de la monnaie.htm Evolution des niveaux de vie (1996-2001) : Insee première.fr/revues/pe/graphiques/pegraphs.asp?ref_id=NATTEF08107&tab_id=109 (4) http://www. En revanche.insee.fr/site/221_002.fr/fr/indicateur/achatfranc.insee.insee. Pour les produits de grande consommation vendus en libre service.html Définition et concepts de base http://www. décembre 2004 (4)] 3. ce qui relève d’une amélioration pour l’acheteur : durée de vie plus longue. les producteurs ont considérablement accéléré la fréquence de leurs « innovations » (mineures le plus souvent).alternatives-economiques.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/liste_indice. alors que.fr/revues/pe/glossaire/glossi.htm (3) http://www. Les lingettes se substituent aux produits de nettoyage classique. février 2004 http://www.html Les grands indicateurs à jour http://www.insee. l’indice des prix à la consommation n’a progressé que de 2 % selon l’Insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/donnees/method_idconj_29.htm Le pouvoir d’achat : du franc à l’Euro. et si les salaires augmentent du même taux.fr/fr/ffc/chifcle_fiche. «L’inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. C’est en jouant sur cette ambiguïté que des grands distributeurs sont partis récemment en guerre contre la sincérité du mode de calcul de l’indice des prix de l’Insee. meilleure qualité.

pdf Bibliographie Titre Découverte de l'économie (1) "Concepts et mécanismes" Inflation et désinflation La monnaie et ses mécanismes Inflation et désinflation Inflation et système monétaire Inflation ou désinflation Inflation. l'État engage des politiques (conjoncturelles et .2340. qui se manifeste par une hausse durable du niveau général des prix. Site de la CNUCED L’évolution des prix dans l’OCDE. avril 2005 http://www.http://www.oecd. notamment sur l'Union Européenne (qui absorbe 60% de notre commerce extérieur). Plohon Gilles Jacoud Milton Friedamnn Yves Crozet Jean-Francois Goux Franck Hahn L'inflation (2) Par Jean-Pierre TESTENOIRE 1.insead.E. Les effets de l'inflation sont globalement négatifs en terme de croissance et d'emploi. Cette hausse se traduit par une baisse de la valeur de la monnaie qui perd ainsi une partie de son pouvoir d'achat..org/document/5/0. de La limites mesure 3.fr/fr/ppp/publications/collect_doc. c'est-à-dire entre l'offre et la demande.edu/library/Patrimoine/Friedman.insee. Les Les Les 2.html Sur Milton Friedmann (2 pages simples de présentation) http://www.asp?first_doc=1&coll=1&simple=inflation&ok=OK Europe : l’inflation dans l’U. Bezbakh P. Compte tenu de la mondialisation et de l'ouverture de l'économie française.. La La Les politiques aller de régulation régulation lutte contre plus l'inflation conjoncturelle structurelle Pour Webographie et bibliographie loin Application sujet (519 Ko) + corrigé (40 Ko) par Catherine Guidez téléchargeable L'inflation est le résultat d'un déséquilibre sur le marché des biens et services. désinflation et déflation Monnaie et inflation © Cerpeg 2005 Editeur Cahier Français n° 315 Juillet-Août 2003 Edition Repères collection Poche Edition Repères collection Poche Mémo Seuil Calmann Levy Nathan Coll. L'indice Les La Les causes explications explications explications mesure des de du l'inflation conjoncturelles structurelles monétaires de l'inflation prix l'indice des prix : pouvoir d'achat.. (juin 2004) Europa Pour comprendre le prix du pétrole et bien d'autres points .fr_2825_495691_34643269_1_1_1_1.00. Les Les Les effets effets conséquences à à de court long l'inflation terme terme 4. Circa Dunod Economica Auteur Gilles Jacoud P.

Le remboursement ne représente plus que 9% du revenu. le revenu direct des ménages à revenu élevé est composé des revenus du travail mais aussi des revenus du capital (intérêts perçus des placements sur livrets ou en obligations. Cinq ans après. On notera cependant. • L'inflation modifie la structure des revenus et accroît l'inégalité entre les ménages à revenus élevés et les autres. lié au rendement de l'épargne. Les agents les plus endettés (l'État) ont donc intérêt. mais le ménage Y ne peut pas épargner. Le ménage X épargne 33 % de son revenu mensuel. En effet la charge de remboursement d'un emprunt à taux fixe (les mensualités de remboursement d'un ménage par exemple) devient moins lourde à supporter dans un contexte de hausse des prix et des salaires (comme en France entre 1975 et 1982). mais le taux d'intérêt est passé de 5 à 6% (soit + 20%) Le revenu du ménage X est désormais de 8500 € : 5500 € de revenu du travail et 3000 € de revenu de l'épargne (sans compter ici le revenu d'épargne supplémentaire lié à l'augmentation de la valeur épargnée). Le revenu du ménage Y est passé à 1650 € . réduira le pouvoir d'achat . Cinq ans après l'inflation cumulée est de 10% (soit un taux annuel de 1. Les conséquences de l'inflation Ces effets sont de natures différentes selon la capacité de financement des agents et selon la période analysées. Illustration : Soit un ménage disposant d'un revenu mensuel de 1500 € et contractant un emprunt (à taux fixe) sur 10 ans pour 120 mensualités de 150 €. En période d'inflation les taux d'intérêt ont tendance à s'élever (pour continuer à offrir un placement rémunérateur aux épargnants-investisseurs) (1). Les revenus du travail ont suivi cette progression. Ils ne profitent donc pas de cette opportunité et au final l'écart entre les revenus directs s'accroît.6% approximativement) et par hypothèse le revenu du ménage a augmenté dans les mêmes proportions.1 Des effets contrastés à court terme Selon la capacité des agents on distingue trois types d'effets (plutôt micro économiques) à court terme de l'inflation : • L'inflation allège les dettes des agents. provisoirement à « laisser filer » l'inflation. A l'inverse les ménages à revenu modeste ne peuvent guère épargner. compte tenu du différentiel de croissance des revenus. l'inflation cumulée est de 10%. et dividendes des actions détenues). Les ménages à haut pouvoir d'achat peuvent donc profiter de l'augmentation du revenu de leurs placements. 3. On distingue généralement les effets à court terme et les effets à long terme 3. soit 150 € sur 1650 € de revenu. non accompagnée de hausse des salaires. que sur le long terme le développement de l'inflation. Le remboursement représente donc 10% des revenus du ménage.structurelles) de lutte contre l'inflation (ou politiques anti-inflationnistes) dirigées simultanément vers l'offre (afin de favoriser les conditions de production des entreprises) et vers la demande (pour rendre compatible la croissance des revenus avec l'augmentation des capacités productives de l'économie nationale). L'écart de revenu entre ces deux ménages est donc de 1 à 5. En effet. Illustration : Soit un ménage X disposant de 7500 € de revenu mensuel (5000 € de revenus du travail et 2500 € de revenus de placement rémunéré) et un ménage Y disposant d'un revenu mensuel de 1500 €. Ce ménage est donc gagnant (pour l'instant) grâce à l'inflation.

L'écart de revenu entre ces deux ménages est donc désormais de 5. accroît le risque. Faute de capacité à prévoir l'évolution des prix sur le moyen terme. qui est l'un des moteurs de la croissance (la demande adressée aux entreprises tire la production).2 De graves effets sur le long terme On distingue des effets de système (ou d'environnement) et des effets macro économiques durables sur la compétitivité. Cependant des opérations ne peuvent être repoussées (dans le domaine des transactions sur les matières premières ou sur les produits agricoles par exemple). En effet. compte tenu de l'incertitude des conditions de rentabilité future des projets d'investissement. en raison de l'internationalisation croissante de l'économie (par le rôle du marché unique au sein de l'Union Européenne mais aussi par les règles de l'OMC par exemple) l'inflation altère la compétitivité de l'économie nationale. et provoque de l'auto-inflation. la technologie ou les services liés aux produits.15. C'est la compétitivité « hors prix » ou la compétitivité-produit. au niveau mondial. Le coût de cette prime de risque est naturellement reporté sur le prix de vente final. ce qui entretient l'inflation (phénomène « d'auto inflation ». à un prix plus élevé. similaire à l'effet produit. par les achats de précaution lors de l'annonce d'une prochaine hausse des cours. • soit par sa capacité à produire des biens (et services) supérieurs (par la qualité. L'écart s'est donc accru. • En terme macro économique les conséquences sont plus perceptibles. C'est la compétitivité-prix . en raison de la rémunération supérieure de l'épargne. tend à se ralentir. Or l'inflation réduit simultanément ces deux formes de compétitivité de l'économie nationale. les entreprises reportent leurs projets non stratégiques. • L'inflation tend à réduire la croissance et modifiant l'arbitrage entre revenu et consommation. mais a priori justifié aux yeux de l'acheteur. la croissance et l'emploi. La compétitivité de l'économie nationale (la capacité à accroître ses parts de marché) se mesure : • soit par sa capacité à produire des biens (et services) comparables à ceux produits par l'étranger à des prix plus faibles. La hausse du taux d'intérêt dissuade l'emprunt (réduit les achats à crédits des ménages les moins fortunés) et incite à l'épargne (pour les ménages qui peuvent épargner). 3. et entraîne la dépréciation de la monnaie nationale sur le marché des changes (dépréciation de la devise). réduit la croissance économique. accroît le chômage. entraînant avec elle la réduction du taux de croissance de l'économie nationale. A) L'inflation réduit la compétitivité-prix . La consommation. • En termes d'environnement l'inflation réduit la capacité de prévision économique des agents (ou horizon temporel). il s'agit là d'un effet macro économique qui a de graves conséquences sur le long terme. Contrairement aux deux effets précédents. Dans ce cas l'entreprise s'assure en versant une prime de risque (liée à l'évolution du prix d'un contrat à terme libellé dans une devise fluctuante par exemple).

ce qui entraîne une baisse de la demande adressée aux entreprises. 50% de la production industrielle française est aujourd'hui exportée. Un pays qui connaît une forte inflation durable perd donc du terrain par rapport à la concurrence qui peut continuer à se moderniser. Le niveau des investissements est donc inversement proportionnel au taux d'intérêt. Plus le taux est élevé. .(Source : la documentation française) Figure 4 : La réduction du différentiel 'inflation En France. 5 millions d'emplois (22 % de la population active totale) dépendent directement ou indirectement des exportations (2). et réciproquement (figure 5). explique partiellement que l'Allemagne soit devenue sur cette période le second exportateur mondial. qui a leur tour…. les clients étrangers se détournent des produits français. ce qui renchérit le coût des investissements des entreprises. le taux d'intérêt augmente. En cas d'inflation durable. B) L'inflation réduit la compétitivité-produit Figure 5 : le lien taux d'intérêt -'investissement Avec l'inflation. C'est ainsi que. En conséquence la croissance du marché des entreprises exportatrices diminue. et le marché industriel domestique est désormais alimenté à hauteur de 40% par les importations (3 ). pour acheter à un meilleur prix dans d'autres pays. le différentiel d'inflation entre la France et l'Allemagne. plus les investissements sont faibles. puis finissent par licencier. Du coup la consommation des ménages touchés diminue. Les firmes commencent d'abord par reporter leurs projets d'embauche. défavorable à la France de 1960 à 1990 (figure 4). avec 9 % des exportations mondiales de biens et services en 2003 (4). le prix des produits français devient plus élevé que celui des concurrents pour un produit similaires (l'Allemagne par exemple qui est le premier client et le premier fournisseur de la France) De ce fait.

(mises en place au début des années 90). les politiques mises en oeuvre au début des années 1980 ont réussi à vaincre l'inflation. Mark en 30 ans. Les politiques conjoncturelles (les années 80) et les politiques structurelles. .En modifiant le financement du déficit budgétaire par le financement non monétaire (non bancaire) du déficit public grâce à l'appel à l'épargne sur le marché financier (grâce à l'émission de bons du trésor par exemple). C'est ainsi que le Franc a perdu 3 fois sa valeur rapport au D. il en fallait 3. Ces politiques s'appuient sur deux instruments. et monétaires) on distingue essentiellement deux formes de politique anti-inflationniste. la croissance ralentie et le chômage progresse. principalement en cherchant à freiner les mécanismes budgétaires et monétaires de propagation de l'inflation. avec peu d'inflation et peu de chômage. Elle cherche à contenir la demande globale par l'État : . d'abord par la croissance des recettes publiques (par l'impôt dans les années 1980. repris dans le Pacte de Stabilité et de Croissance (le PCS d'Amsterdam de juin 1997) confortées par le statut d'indépendance (unique parmi les grandes banques centrales) de la Banque Centrale Européenne (la BCE). la valeur de la monnaie dépend aujourd'hui de la compétitivité de l'économie nationale représentée par cette monnaie. décentralisation. donc les parts de marché régressent. ce qui réduit le revenu net disponible des ménages) . le marché de changes. particulièrement depuis les années 1995 : privatisations. Alors qu'en 1960 il fallait 1 Franc pour acheter un Mark. désormais formalisées dans l'Union Européenne avec les critères de Maastricht (décembre 1991).1 La régulation conjoncturelle Ce sont les mesures mise en oeuvre par la puissance publique pour réduire rapidement la croissance des prix. Les investisseur recherchent des monnaies stables (« monnaies refuges ») c'est-à-dire qui ne sont pas susceptibles à court terme de perdre de la valeur en l'échangeant contre une autre monnaie.) à une politique passive depuis 2000 et le passage à l'Euro.En réduisant le déficit budgétaire . se vendent moins. A) La politique budgétaire. C) L'inflation déprécie la monnaie sur le marché des changes Sur le marché international des monnaies nationales. Les investisseurs préféreront acheter la monnaie d'une économie à fort taux de croissance durable. . On est donc passé d'une politique active de lutte contre l'inflation (politique de « désinflation compétitive » des années 1980 .Les produits deviennent moins compétitifs. mise en concurrence des monopoles publics. puis par la réduction des dépenses de l'État. Les politiques de lutte contre l'inflation Depuis un quart de siècle.35 en 1997 ! 4. destinée à éviter le retour (toujours possible) de l'inflation En fonction des causes (conjoncturelles et structurelles. 4.

alors que le marché financier (dans les opérations de financement) ne fait qu'utiliser une monnaie déjà existante. Il s'agit donc de contrôler la demande. En refusant d'acheter ces titres (acquis par les banques auprès de leurs entreprises clientes). de favoriser l'offre. Ce passage du financement de l'économie par les banques (dit « économie d'endettement ») au financement par le marché financier (appelé « économie de finance directe ») correspond à la « désintermédiation bancaire » et explique notamment l'envolée des principales bourses depuis les années 1980. Or cette épargne provient des revenus correspondant à une création de richesse antérieure. et d'inscrire cette politique dans un cadre européen. et la monnaie correspondante. A l'inverse le financement sur les marchés financiers (le marché des capitaux ou la bourse des valeurs) n'est pas inflationniste car les agents apportent leur épargne (celle des ménages qui achètent des actions ou obligations par exemple). B) La politique monétaire. la banque centrale refuse de fournir de la liquidité aux banques. • par la politique d'achat (au jour le jour) de la banque centrale de titres (effets de commerce) détenus par les banques (politique «d'open market » ou de réescompte). Autrement dit la richesse. Le marché bancaire (ou monétaire) crée de la monnaie. provisoirement. Figure 6 : Le lien entre masse monétaire et inflation 4. • par l'imposition d'un coefficient de réserve obligatoire (de l'ordre de 2% selon la nature des fonds) des réserves des banques auprès de la banque centrale (les fonds ainsi gelés deviennent « des fonds non prêtables ») . Il n'y a donc pas ici de risque inflationniste. sont déjà créées. .Explications Le financement par les banques est inflationniste car la banque offre des moyens de paiement alors que la contrepartie réelle n'est pas encore crée (voir les causes monétaires dans la 1° partie). à refuser du financement à leurs clients.2 La régulation structurelle Ce sont des mesures à plus long terme destinées à supprimer les causes durables de l'inflation. Elle cherche à contrôler la quantité de monnaie (ou de liquidité) en circulation ( Figure 6) : • par la manipulation du taux d'intérêt (une hausse du taux d'intérêt réduit la consommation . ce qui les contraint.

soit par des incitations fiscales (investissements défiscalisés) soit par des allégements de charges sociales (pour les bas salaires jusqu'à 1. ce qui permet de lutter contre la hausse des prix. Contrairement à la Banque Centrale des États-Unis (la FED).105 du T. comme le renforcement de la coopération internationale (OMC) . qui peut destituer son directeur . En résumé. De même la non revalorisation de certaines prestations sociales (les bourses d'étudiants par exemple) pèse sur le pouvoir d'achat des ménages et donc tend à freiner la progression de la demande. Pour aller plus loin (2) . dans la gestion des salaires dans la fonction publique par exemple (augmentation moyenne des traitements inférieure à l'inflation depuis 2002). Mais l'État peut émettre un signal « modérateur » par la proposition de normes non inflationniste de progression des revenus du travail . et par l'ouverture à l'international. Au total la politique de désinflation compétitive s'inspire des théories libérales d'inspiration monétariste.démontré (voir le «théorème » de Schmidt). et qu'elle doit rendre compte de ses actions devant le Congrès. soit par la modification de la loi (la réforme des 35 heures par exemple) soit par l'extension du champ d'application des accords de branches et d'entreprises. dont l'extension aux effets bénéfiques sur l'emploi n'est pas . comme par l'augmentation du SMIC sans rattrapage au delà de l'inflation (politique d'austérité salariale). énergie…) et des frontières (Union Européenne). les critères de Maastricht faisait de la maîtrise de l'inflation l'une des quatre conditions essentielles du passage à l'Euro (les taux d'inflation des pays candidats dans les deux années précédant le passage à l'Euro ne devaient pas être supérieur de1. les autorités publiques cherchent : • à favoriser le rétablissement du taux de marge et de profit des entreprises. C) Au niveau européen. (sous une autre forme) dans le pacte de stabilité d'Amsterdam. Sans préjudice de la stabilité des prix. par un différentiel d'inflation favorable (prix plus faible que les produits similaires étrangers). B) Du côté de l'offre. en introduisant plus de concurrence. • la restauration du rôle du marché.encore ? . l'importance du chômage réduit « naturellement » les revendications à la hausse des salaires. 5. • l'assouplissement des contraintes légales et réglementaires qui encadrent le droit du travail et le droit social. • à favoriser les gains de parts de marchés étrangers. « L'objectif principal du SEBC est de maintenir a stabilité des prix. par la réduction des charges et des contraintes sur les entreprises. par la pression sur la demande des ménages. les pouvoirs publics cherchent à favoriser la compétitivité des firmes par trois moyens : • la réduction des contraintes financières qui pèsent sur les entreprises. source de futurs investissements et signe de retour à la compétitivité industrielle . De plus la mission et le statut d'indépendance de la BCE font de celle-ci la gardienne (sans contrôle) de la stabilité des prix. de Maastricht). l'ouverture à la concurrence de secteurs autrefois protégés (téléphonie. sans autre contrainte que d'informer la commission. en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de la communauté » (Art. Cette condition est désormais reproduite. les dénationalisations. signe du retour à la compétitivité prix.4 fois le Smic) . D'ou la déréglementation. qui permet de « flexibiliser le droit » et de l'adapter à des situations économiques particulières.5 point à la moyenne des trois taux d'inflation les plus faibles dans l'Union).A) Du coté de la demande. la BCE n'est responsable que de la stabilité des prix. le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans la communauté. soit par des allégements fiscaux (baisse du taux de l'IS de 50 à 35 % en 20 ans). alors que la FED doit gérer la stabilité de la monnaie au bénéfice de la croissance.

à l'inverse qu'en période de très faible inflation.Webographie (2) (1) Ce qui explique.ses.htm Vu dans les académies : Pistes d'activité pédagogiques à adapter pour les élèves Académie d'aix Marseille http://www.ac-nice.ladocumentationfrancaise.fr/ses/mag/inflation.shtml La liaison entre l'inflation et le chômage http://www.htm Académie de La réunion http://www.fr/pedagogie/ses/sujets1/Bac98/commun/S-poupub02.fr/revues/pe/graphiques/international/14xm.asp?Rub=20&F=PDF&Num=60582 (3) Le poids du commerce extérieur dans l'économie française http://www. 04/ 2004 Pb économiques n° P Artus & J Teiletche 2848.ladocumentationfrancaise.htm (4) Les graphiques (à jour jusqu'en 2003) de la documentation française http://www. (2) Ministère de l'économie te des finances http://www.ladocumentationfrancaise.pdf Bibliographie (2) Titre La politique de l'euro La règle et le choix Euro et gouvernance économique Et si la BCE intervenait ? Le coût actuel et passé de la désinflation Les déterminants de l'inflation en France La désinflation est-elle un avantage méconnu de la mondialisation ? Quel est vraiment le sens de l'indépendance des banques centrales ? © Cerpeg 2005 Editeur Repère Poche.html Académie de http://www.shtml La liaison entre croissance et inflation http://www.missioneco. http://www. les taux d'intérêt aient tendance à baisser.gouv.ac-lyon. Artus 2553 . Benoit Coeuré Jean.shtml Le rôle des banques centrales Policy-Mix et indépendance des banques centrales.commerce-exterieur.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1998/codesinf.ac-reunion.fr/revues/pe/graphiques/relations/croinf. Pb économiques n° P. économiques n° 2871.fr/prodacad/evaluation/sujets/bac/oral/7_etat/7_html/2002_e_eds_3. O6/ 2004 . 03/ 2004 EcoFlash N° 139.cepii.Paul Fitoussi Seuil Les cahiers français n° 319. comme le montre l'évolution du taux du livret A (la caisse d'épargne) et des prêts immobiliers (associée dans ce cas à la forte hausse du prix de l'immobilier).ac-aix-marseille.htm Nice Pierre Villa Académie de Lyon http://www2. 06/ 1999 Pb.fr/revues/pe/graphiques/relations/pxcho.fr/enseigne/ses/exos_docs/terminale/10-politiques/t10qs3.fr/francgraph/publications/ecointern/rev61/rev61c. La découverte Auteur Agnès BenassyQuéré.org/economie/documents.ac-bordeaux.fr/omc/mode_emploi/fiches/fiche1. 03/2005 Pb économiques n° 2852.htm Académie de Bordeaux http://www.

Pour aller plus loin. L’ensemble des ces échanges sont regroupés dans un document comptable. 2. autorisent les échanges directs entre Etats). • Les échanges de services sont représentés par le transport. brevets etc. sportifs.. la poudre à canon.Définitions et concepts D’une manière générale les échanges internationaux représentent l’ensemble des flux entre territoires. les voyages et les autres services commerciaux (assurance. et économiques. Néanmoins le lecteur pressé pourra survoler la première partie avec profit avant d’aborder le cœur du sujet. puis musique puis cinéma et télévision par exemple). culturels ou artistiques (peinture. du International et en volume et commerce par concepts zones extérieur I II . Le commerce extérieur. banques. près de 20% du total. Cependant il nous a semblé utile de resituer cette partie dans le contexte général de la mondialisation de l’économie et des justifications (théoriques et empiriques) du commerce extérieur. Le commerce international I .État des lieux du III Les IV . Au sens économique. centrée sur l’entreprise..). technologiques (la boussole. la balance des paiements. politiques (par l’établissement de relations diplomatiques qui. ainsi que les biens des secteurs miniers et extractifs (matières premières industrielles). On distingue ainsi : . de services.. formellement.). Cette fiche traite principalement de l’internationalisation de la firme : raisons. de capitaux ainsi que les transferts unilatéraux. Dans l’ensemble des échanges.Pour aller plus loin. 1. les produits agricoles et de l’élevage.Commerce international & entreprise Par Jean-Pierre TESTENOIRE 1. balance tenue en France par l’administration des Douanes.. L’internationalisation de l’entreprise I L’internationalisation de la firme II Les choix préalables à l’internationalisation III Les modalités de l’internationalisation des entreprises IV Les SMN (Sociétés Multi Nationales) V . ou commerce international (CI) au sens strict regroupe l’ensemble des échanges de biens et de services : • Les échanges de biens concernent essentiellement les produits manufacturés (70% des échanges de biens). stratégies et caractéristiques des SMN. Le commerce Définitions CI : Analyse justifications en valeur. les échanges internationaux regroupent les échanges entre Etats de biens. On peut historiquement recenser les échanges démographiques (émigration et immigration). la part des services croit régulièrement (sauf pour la période 20022005) et représente. en 2006.

l’UE (27 membres). Analyse en volume D’une manière générale. II .…). du Japon et de la Chine pour l’essentiel).• La mondialisation (des échanges de biens et services) qui tend à regrouper l’ensemble de ces transferts dans un vaste marché mondial unique. l’OMC. • que la part des services (20% des échanges) s’accroit sur le long terme.tableau 1 . Uruguay. On constate globalement : • que le taux de croissance des échanges internationaux progresse plus rapidement que la production. Europe et Asie-pacifique) l’Union Européenne représentant globalement 40% des échanges mondiaux. Pour la troisième année consécutive. USA. la BCE. à un rythme sensiblement plus rapide que la production mondiale de marchandises. Ainsi. [3] Le croisement valeur/volume . en 2006. la croissance des exportations de services commerciaux a été inférieure à celle des exportations de marchandises.graphique 1. [2] Le total de ces échanges représente 12 500 milliards de $ (tableau 1). Mexique). en valeur. le Mercosur (Argentine.[2] Les exportations mondiales de marchandises ont augmenté de 13% pour atteindre 10. Venezuela et Brésil etc. la banque d’Angleterre. Paraguay.États des lieux (2006) On analyse habituellement les échanges internationaux selon trois critères : les échanges en volume. [1] Analyse en valeur . le volume des exportations de marchandises ont augmenté de 6%. et par zone géographique. organisé par une institution internationale (le FMI et la Banque mondiale) en coopération avec les grandes banques centrales (la FED.4 billions de dollars en 2005. • que plus de 80% du commerce mondial est réalisé par la triade (Amérique du Nord. organisé par une institution internationale. soit l’équivalent du PIB de l’Union Européenne (12 700 milliards de $ en 2004) et plus que le PIB des USA la même année (11 700 milliards de $). en coopération avec les unions régionales telles que l’ALENA (Canada. Les exportations de services commerciaux ont augmenté de 10% pour s'établir à 2.[4] . le taux de croissance des échanges internationaux est supérieur à la croissance du PIB. • La globalisation (des mouvements de capitaux) qui tend à regrouper les flux financiers dans un marché mondial unique de sources de financement.2 billions de dollars en 2005.

l’Amérique du Nord. dans la mesure ou les échanges franco-allemands. Indonésie. en tant qu’Union Economique intégrée. Cependant le poids de l’UE dans le commerce international peut être considéré comme une fiction partielle. Le Royaume-Uni et la France sont les 5 premières puissances commerciales mondiales (graphique 2) – [5] Graphique 2 : Répartition du commerce international par Etats (en % du total des échanges 2005) . par la mise en place d’un tarif extérieur commun (les même droits de douane s’appliquent dans toute l’Union. le Japon. Malaisie. les USA. Les grand ensembles mondiaux représentent les Unions régionales ou les zones de libres échanges de type Alena. Birmanie et Cambodge). ainsi que part l’évolution des taux de changes. Mercosur ou ASEAN (Philippines. et la zone Asie-Pacifique (Chines et Japon essentiellement). Thaïlande. par des institutions communes de régulation de la concurrence. Laos. quelque soit le pays membre d’entrée). et pour les pays membres de la zone Euro. la forte augmentation des prix des combustibles en 2005 s'est traduite par un fort renchérissement des prix des biens faisant l'objet d'échanges internationaux Graphique 1 : (variation en %) [4] Croissance du volume du commerce mondial de marchandises et de la production par secteur en 2005 Analyse par zone En termes géographiques. Par exemple. Vietnam. dont l’inflation (qui gonfle artificiellement la valeur nominale des biens). l’Union Européenne est le premier acteur mondial avec près de 40% du volume total des échanges internationaux. En terme national. par l'usage d’une monnaie commune. puis l’Allemagne.La différence entre le taux de progression de la richesse crée (PIB) et le taux de croissance de la valeur des échanges (graphique 1) s’explique par plusieurs facteurs. Parmi ces grands ensembles. Singapour. les échanges internationaux sont principalement effectués entre trois zones : L’Europe. par exemple s’analysent aussi comme un échange international c’est à dire entre deux États (ou territoires) souverains. Cette union intégrée est définie par l’absence de frontières douanières internes. Brunei.

Depuis 2003. fondateur d’IBM). d'autre part sur son propre développement. pétrole) et des savoirfaire (le vin français) sur la terre.Zoom : Le cas de la Chine [4] « Le développement rapide du commerce de la Chine depuis son accession à l'OMC en 2001 a conforté son rôle dans le commerce international. Deux aspects de l'ascension de la Chine sur le plan commercial ont beaucoup retenu l'attention par le passé – l'impact des exportations chinoises d'une part sur les marchés des pays développés. • Enfin le CI peut être aussi un facteur de stabilité politique par l’accroissement de l’interdépendance des économies.La théorie des avantages absolus (A. Smith . Les explications empiriques du commerce international (CI) • Le CI est lié à l’inégale répartition des ressources (blé. C’est « La paix par la commerce » (St. Conséquence importante. la spécialisation du travail devient alors un mécanisme important pour acquérir un « avantage/prix » . Watson. • Le CI un facteur de croissance économique par l’intensification de la concurrence (liée à l’ouverture des frontières) et du progrès technique.Les justifications du commerce international On distinguera ici les explications empiriques des fondements théoriques.1776) justifie les échanges internationaux par les écarts de prix absolus (nominaux). La Chine a atteint le troisième rang mondial pour le commerce des marchandises (exportations et importations) en 2004 et devrait se placer au deuxième rang en 2007. des théories plus récentes qui montrent que la rareté relative des ressources sur un territoire ne suffit pas à expliquer l’internationalisation de la production et des échanges Les théories centrés sur la dotation factorielle [6] A . • Le CI est un facteur de croissance des marchés donc d’augmentation du profit des firmes. la Chine apparaît comme un marché de premier plan pour les produits primaires. Les théories du CI On distinguera ici les théories traditionnelles qui reposent sur la dotation factorielle. tandis que l'évolution du commerce des textiles depuis l'extinction de l'ATV a fait mieux prendre conscience que les exportations de la Chine ont une incidence sur les exportations d'autres pays en développement vers les marchés tiers et accroissent la concurrence sur les marchés intérieurs des pays en développement ». III .

fr/cartotheque/produit-interieur-brut-par-habitant-par-pays2004.econlib. même défavorisé en termes de prix absolu (au sens d’A. à l'origine du cycle de vie d'un produit. et les coûts de production deviennent des facteurs de succès. explique les échanges internationaux par les écarts de prix relatifs. y compris les économies apparemment dévalorisées) ainsi que la spécialisation internationale et la division internationale du travail [7].org/french/res_f/statis_f/its2006_f/its06_general_overview_f. C .org/library/Ricardo/ricP. cette théorie justifie la nécessité du libre échange (car profitable à tous. la Corée etc. Les théories contemporaines Elles recherchent.1941).1970) l’avantage comparatif tient à la taille du marché domestique. Les innovations. apparaissent dans des pays disposant d’un grand stock de capital physique et humain. d’autres sources d’avantages comparatifs : A .ladocumentationfrancaise.org/french/res_f/statis_f/its2006_f/its06_general_overview_f. au delà des dotations initiales.produits à haute technologie par exemple. dans la lignée d’A.pdf [3] Le PIB mondial : La documentation française : http://www. Le bien est exporté lorsque le marché domestique parvient à saturation. la production peut être transférée vers des pays à bas salaires.ladocumentationfrancaise. Smith) a intérêt à se spécialiser dans le domaine ou son désavantage est le plus faible.htm [2] OMC : Statistiques du commerce mondial 2006 : http://www.Dans la théorie de la demande (Linder . Singapour. Smith.La théorie de la concurrence imparfaite et politique commerciale stratégique (Krugman) révèle l’importance de la taille du marché domestique et les conséquences d’une position dominante nationale.shtml [4] OMC : Statistiques du commerce mondial 2006 : http://www. de manière non absolue la rémunération des facteurs de production (tendance vers l’homogénéisation des taux d’intérêt.wto. Conséquence importante.. Les économies d’échelle ainsi obtenues permettent simultanément de pratiquer d’une part la différenciation du produit (élargissement des gammes et amortissent des coûts de R&D) et.B . d’autre part la baisse des prix sur les marchés étrangers.shtml#p3 [7] Texte original « Principe de l’économie politique et de l’impôt » en anglais à : http://www. l'innovation étant connue. montre que l’avantage comparatif tient aux innovations et à l’importance de la demande sur le marché domestique. La concurrence internationale reprend ses droits. liés à la productivité physique des facteurs de production.). Cette approche explique pourquoi deux Etats proches.wto. l’intensification des échanges tend sur le long terme à faire converger. un pays. B .fr/revues-collections/problemeseconomiques/graphiques/compar-intern-echanges-biens-services. • Sur cette base.La théorie du cycle de vie du produit (Vernon – 1966).La théorie des avantages comparatifs (Ricardo – 1817 et Stuart Mill). .Pour aller plus loin.pdf [5] La documentation française : http://www.org/french/res_f/statis_f/its2006_f/its06_general_overview_f. -). alors que les pays développés ont intérêt à se spécialiser dans les activités à forte intensité capitalistique .La théorie HOS (néo-classique) du commerce international (Heckscher.html IV .fr/revues-collections/problemeseconomiques/theories/theories. En conséquence. apporte deux précisions : • Chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les activités productives qui exploitent le(s) facteur(s) de production dont il est le mieux doté (ainsi les pays du Sud doivent-il se spécialiser dans les industries de main d’œuvre – textile-. disposant globalement de la même dotation initiale. Ohlin et Samuelson . mais aussi aux préférences des consommateurs. Ainsi. sont amenés à échanger des biens de même nature (exportations croisées d’automobile entre la France et l’Allemagne par exemple).shtml [6] : Une synthèse des théories à la documentation française : http://www.wto. et réduction des écarts de la rémunération brute du travail – rattrapage des niveaux de vie par les NPI tel que Taiwan. C ..ladocumentationfrancaise. Le coût de l'innovation est absorbé par la taille du marché solvable dans ces pays. [1] Les statistiques de l’OMC au format Excel: Source : http://www.

l’internationalisation de la firme est liée à ses contraintes stratégiques.fr/francgraph/publications/ecomond/lepointsur/2002ch8. Rainellli JL Ferrandéry S.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-5689 L’avantage comparatif. Les causes générales . Les causes de cette ouverture à l’international peuvent être analysées sous deux angles complémentaires.banquemondiale.imf. afin de bénéficier d’avantages concurrentiels supplémentaires.L’internationalisation de l’entreprise L’internationalisation est une stratégie de développement de la firme hors de son marché national (ou marché domestique).org/ Banque Mondiale (en français) : Le site du http://www. Bécuwe J.educnet.bnf.education. Berger J.htm#heckscher Les théories de l’échange : http://www.pdf Les économies et le commerce : la nouvelle problématique des échanges internationaux : http://www.net/base/papiers/re-03-REF-gouvernance. notion fondamentale et controversée http://www. Stieglitz J.educnet.Webographie Le site de la http://www.htm mondiale à : : A. D’une part.org/external/french/index.php/notId/115/notBranch/115 http://www. Smith : texte original (en français « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations) à : http://visualiseur. Rainelli M.net/economie-et-sociologie/ouverture-internationale-et-mondialisation/la-theoriede-lechange/ Bibliographie Titre Commerce international : théories et applications Commerce international et politiques commerciales La grande désillusion La mondialisation de l’économie La nouvelle théorie du commerce international Le commerce international Le point sur la mondialisation Notre première mondialisation Un monde meilleur ? Editeur Lavoisier Armand Collin Fayard Repères La découverte Repères La découverte Repères La découverte PUF Seuil Armand Collin Auteur De Melo S.fr/insee/comext/pourquoi/pourfirmes. L'internationalisation de l'entreprise I .pisani-ferry.htm FMI (en français) : Le rapport Pisani-Ferry (2003) sur la gouvernance http://www.org/notion.skyminds.fr/ecogest/veilleTic/economie/eco03. l’internationalisation de la firme est liée à des variables générales d’environnement économique et à des facteurs liés à son productive.cepii. Adda M. D’autre part. Brasseul 2.pdf Les échanges intra-firmes http://brises.education.

sur la banane avec les pays d’Amérique centrale). . l’apparition d’une homogénéisation partielle des modes de vie et de consommation de certains produits (alimentation. Enfin le progrès technique raccourcit les distances. et enfin en raison de l’inégale dotation des Etats en ressources productives (matières premières par exemple). pays qui n’accueille pas d’unités de production. son influence. Enfin l’exportation. textile. son chiffre d’affaires. et dont le constructeur. De plus la coopération économique régionale se développe par la création de zones de libre échange (Alena) ou d’unions économiques intégrées (UE). o Les fluctuations des taux de changes. • Des opportunités commerciales. le bénéfice d’avantages concurrentiels. par l’implantation d’unités de production comme par l’exportation. en favorisant simultanément le transport physique des biens et le développement des communications par l’usage des Tice et des réseaux électroniques (Internet). permet de bénéficier de trois types d’opportunités : • Des opportunités techniques grâce aux gains de productivité des transports (baisse du coût et réduction du temps des transports). habillement…). sur le riz au Japon. permettent de compenser la saturation progressive de la demande dans les marchés domestiques (biens d’équipement des ménages en Europe par exemple). d’accroître sa notoriété. L’installation dans un pays étranger permet d’échapper aux conséquences des fluctuations des taux de changes (Airbus. la nécessité de se rapprocher des nouveaux lieux de production et de consommation. La volonté de diminution des risques. • Des opportunités financières liées à différents facteurs : o Le coût de la main d’œuvre. liées à plusieurs évènements : l’apparition de nouveaux marchés (Chine). et les opportunités de marchés. Fokker n’est qu’associé à la participation à certains programmes). c’est à dire essentiellement hors de la zone Euro). L’installation dans un pays étranger permet de se protéger contre les conséquences des mesures de protectionnisme déguisé (sur l’acier avec les USA. et de diversifier ses approvisionnements et ses débouchés. génératrice d’économies d’échelle. comme l’implantation directe à l’étranger. permet : • De contourner les risques liés à la phase de fin de vie du produit. alors que celle-ci se maintient aux USA et se développe à un rythme soutenu en Inde ou en Chine). grâce aux différences de qualification de la main d’œuvre. o Le protectionnisme latent. Les causes stratégiques Les facteurs stratégiques d’internationalisation des entreprises sont liés à la recherche de trois opportunités : la diminution des risques.Les variables macroéconomiques D’une manière générale. Les variables de l’entreprise L’internationalisation. • D’échapper au risque de la conjoncture (depuis l’an 2000 on constate globalement le ralentissement de la croissance dans la zone Euro. Cette ouverture est facilitée par la mise en place d’institutions internationales destinées à réguler les échanges et à réduire les droits de douane ainsi que les obstacles non tarifaires (OMC [1]). par l’internationalisation. du droit du travail et de la protection sociale. o Le régime juridique et fiscal (le taux d’imposition sur les sociétés) en vigueur dans les différents Etats. l’ouverture vers l’extérieur permet à la firme de conquérir de nouvelles parts de marchés. (Le siège d’Airbus est situé aux Pays bas. Un produit en phase de déclin sur le marché domestique (la coccinelle de VW en Europe au début des années 1970) peut être en phase de croissance dans un autre pays (développement de la production de ce modèle au Mexique à la même époque). comme Dassault envisagent d’implanter des chaînes de production dans les Etas appartenant à la zone dollar. en fonction du niveau de développement de l’économie nationale.

pratiques administratives. D’autres facteurs interviennent également dans la décision de la firme. légales ou fiscales (l’aide de la France à l’installation d’Eurodisney à Marne la Vallée. commerciale (état de la concurrence. avant d’analyser les méthodes à adopter (voir partie III : Les modalités de l’internationalisation).• De réduire le risque de dépendance géographique vis-à-vis des producteurs. croissance envisagée du marché…) et de la capacité de la firme à satisfaire les besoins perçus. réseaux de distribution.Les choix préalables à l’internationalisation L’internationalisation de la firme conduit à s’interroger sur le choix du pays (ou vendre ? ou produire ?) comme sur le choix du produit (quelle offre proposer ?). • les conditions techniques de production (court d’approvisionnement par exemple) peuvent limiter la croissance de la firme. mode de rapatriement des profits). • De déplacer le risque de concurrence. stabilité politique. sécurité juridique). mais bénéficier d’une position plus favorable sur les marchés extérieurs (Nike au début des années 2000 aux USA). Les facteurs liés au marché domestique regroupent essentiellement : • le degré de concurrence (marché saturé –automobile. • des différentiels des coûts du travail. Le choix du lieu d’implantation Le choix du pays d’accueil dépend tout d’abord de la confrontation entre l’ampleur du marchés (taille. ou de Toyota dans le Nord par exemple). Les produits de l’entreprise peuvent être fortement concurrencés sur son marché domestique.ou en situation d’oligopole restreint – lessive-). national et international. normes sociales) peut placer la firme en situation de désavantage comparatif par rapport aux conditions en vigueur sur d’autres territoires. Le choix du produit . tels que : • l’accessibilité physique (état des infrastructures. La recherche d’avantages concurrentiels se traduit par la recherche : • des disponibilités de ressources physiques (matières premières) et des savoir-faire. comme les variations des taux de changes conduisent également l’entreprise à implanter de nouvelles unités de production sur ces nouveaux marchés porteurs (Renault en Inde et en Russie). • l’état de la réglementation (normes de sécurité ou environnementales. restrictions aux importations. logistique). II . pour les Etats comme pour les entreprises (les approvisionnements gaziers de l’Europe dépendent à plus de 25 % de la Russie). pouvoir d’achat des consommateurs. • Lles obstacles protectionnistes (tarifaires et non tarifaires). pratiques commerciales) et administrative (normes techniques. L’utilisation des opportunités de marché L’entreprise établi son diagnostic stratégique en fonction des caractéristiques du marché. • le risque pays (risques de change. • des incitations publiques. Les facteurs liés aux marchés étrangers concernent : • L’internationalisation de la concurrence : le développent rapide de certains nouveaux marchés impose à la firme d’être aussi présente sur ce terrain (PSA en Chine par exemple).

cette méthode permet d’utiliser le réseau commercial d’une grande entreprise (moyennant une commission) sans avoir à supporter les coûts de constitution d’un réseau de distribution à l’étranger. ou impartition. l’implantation et le partenariat. de collaborer pour bénéficier du partage de compétences ou d’économies d’échelles. Les stratégies d’exportation L’entreprise maintient la production sur son marché domestique et vend ses produits sur les marchés étrangers. de bénéficier d’effets de synergie. ou impartition (cf. de distribution ou de services). transporteurs maritimes. de type co-entreprise ou « joint venture » (Renault-Dacia). chapitre « la croissance de l’entreprise »). Ces modalités permettent de partager les risques. • L’exportation concertée : l’entreprise se regroupe avec d’autres sociétés pour bénéficier de la compétence de partenaires locaux (groupement d’entreprise. . On distingue : • • la création d’une succursale (établissement sans personnalité juridique propre).Les modalités d’internationalisation de la firme En fonction de ses ressources. en distinguant les lieux de production des lieux de commercialisation. de pénétrer des marchés éloignés (Renault-Nissan) etc. la création de filiale (de production.Le choix du produit est lié à l’état de la gamme de l’entreprise qui peut donc choisir de proposer : • • un produit actuel sur de nouveaux marchés : (la Clio Renault en Chine). Les stratégies d’impartition L’entreprise s’engage ici dans une stratégie de concentration contractuelle. la firme doit procéder à un arbitrage entre les trois voies de l’internationalisation : l’exportation.). On notera ici que cette stratégie d’exportation s’effectue dans le cadre d’opération d’impartition. par la constitution d’une société nationale de droit local. de réduire les apports financiers de chaque partie. éventuellement rivales. tout en conservant leurs indépendances juridiques. soit par la création d’un GIE ou GIEE (groupement d’intérêt économique européen). • Le partage de savoirs faire. de profiter de la connaissance des partenaires locaux. Cette implantation correspond alors à des IDE (investissements directs à l’étranger). Cette stratégie permet à des sociétés. et des caractéristiques du marché étranger visé. transitaires etc. Les stratégies d’implantation L’entreprise installe des unités de production et de commercialisation dans les marchés étrangers. portage ou « piggy back »). un produit nouveau adapté à ces nouveaux marchés (La Logan en Russie ou au Maroc). Pour les PME. On distingue ainsi : • L’exportation simple : à partir de son marché d’origine. du produit. III . qui s’exerce sous deux modalités principales : o soit par les franchises (industrielles ou commerciales) ou la cession de licence (brevets) qui permet au partenaire de la firme d’agir pour leur propre compte en lui versant une redevance. • L’exportation indirecte : l’entreprise recourt à des intermédiaires pour acheminer ses produits sur les marchés étrangers (courtiers. l’entreprise prend en charge les opérations de transport et de distribution sur les marchés extérieurs (LVMH et le champagne par exemple). La coopération internationale inter entreprises prend deux formes principales : • La création de structures communes soit par la création d’une filiale partagée (entre un producteur et un distributeur par exemple).

Allianz) [3] Les conséquences de l’internationalisation des firmes [4] On distinguera ici les impacts macro-économiques des conséquences sur les firmes elles-mêmes En terme macro économique. Mais ces destructions n’ont pas empêché l’économie française de créer environ 200 000 emplois marchands par an sur la dernière décennie. le développement des SMN : • Donne naissance à des oligopoles mondiaux (Boeing-Airbus). de l’électronique (Phillips.o soit par le portage. de l’aéronautique (Boeing. et de ce fait est souvent cotée sur plus d’un marché financier (bourse). par les processus de concentration. • Modifie la structure des échanges internationaux par le jeu du commerce intra firmes [5]. c’est-à-dire la fermeture d’unités de production en France suivie de réouverture à l’étranger. Pfizer). HP). par les délocalisations [6]. BNP) comme dans celui de l’assurance (Lloyds. de l’informatique (IBM. • Exerce une influence sur l’emploi dans le marché domestique. • dont le capital est réparti entre de partenaires de différentes nationalités. On estime ainsi que les délocalisations contribuent à la destruction annuelle de 15 000 à 34 000 emplois.Les SMN (Sociétés Multi Nationales) Le développement du commerce international depuis les années de l’après guerre. faute d’indicateurs précis. • dont les cadres stratégiques sont de culture et de nationalités variés. WV. avec des composants provenant d’unités de production situés sur d’autre territoire (Renault assemble la Megane à Flins. que ce commerce intra firmes représente le tiers des échanges internationaux en valeur. Les échanges intra-firmes sont les échanges entre filiales d'un même groupe multinational. On resence ainsi des SMN dans les secteurs de l’automobile (Ford. . Source Insee [7] « Les flux de main-d’œuvre et les flux d'emplois dans un contexte d'internationalisation ». Vivendi. ou le regroupement d’entreprises (voir supra). Airbus). Ces importations incluent bien les flux générés par les délocalisations au sens strict et la sous-traitance internationale. une délocalisation correspond au transfert d’une partie de l’appareil productif vers un pays émergent. Veolia) dans le secteur bancaire (HCBC. Le produit fini est assemblé en un lieu. • Participe au développement des territoires d’accueil par les transferts de technologie. dans le secteur des services (Suez. mais leur étendue est plus large elles ne résultent pas nécessairement de la suppression d’une activité sur le territoire national et peuvent être liées au développement des approvisionnements des pays émergents ». Renault) . dans le secteur de matières premières (Exxon. « Au sens strict. IV . L’ensemble des importations de biens manufacturés en provenance des pays émergents effectuées directement par les entreprises industrielles françaises peut servir de majorant pour estimer l’impact des délocalisations. L’internationalisation contribue à ces destructions annuelles pour une part qui reste minoritaire mais néanmoins significative. Il y a bien transfert de l’activité mais sans investissement dans le pays d’accueil. de la pharmacie (Novartis. Sony). et son accélération depuis les années 1980 s’accompagne du développement des SMN (sociétés multinationales) ou FMN (firmes multi nationales) [2] Une SMN est une entreprise : • qui dispose de plusieurs unités de production de son activité principale sur plusieurs territoires. On estime. avec des moteurs provenant de l’usine de Valladolid en Espagne). L’entreprise de l’industrie ou des services réimporte ensuite les mêmes biens afin de servir la même clientèle. Les délocalisations au sens large comprennent aussi la sous-traitance internationale. Shell). • qui dispose d’une stratégie internationale ou mondiale.

la diffusion des innovations technologiques.• Altère progressivement le sens des échanges. Traditionnellement. GAP en Inde.asp?ref_id=ECOFRA07E&doc_id=2034&theme=8 [8] Les 100 multinationales qui changent la donne. pour certains produits. Cependant les conditions d’exercice des activités des SMN sont susceptibles de produire des distorsions de concurrence.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.36-985631. Restructuration. des modes de vie.fr/dossiers/omc/index.asp?ID=THE_ECO_008 [3] Le classement par secteur des 1000 premières multi nationales par secteur : http://fr. United Fruits en Amérique latine avant guerre. BP en Irak après guerre. Karsaklian O. • Autorise le développement de produits mondiaux (le Mac Do. ou des NPI.fr/article.educnet. source d’économies d’échelle.1-0@2-3234.fr/insee/entreprises/ou/ouetranger. La mondialisation et le développement des SMN accélèrent donc. participant ainsi à une relative homogénéisation des modes de consommation et. Cet échange Nord-Nord est désormais en passe de se modifier. F.shtml [2] http://www.Pour aller plus loin.insee. ou Elf au Gabon dans les années 70…). Stieglitz © Cerpeg . Schier Andreff F.html?xtor=RSS-3208 V . la mondialisation et le développement des SMN révèlent-ils l’acuité de la question de la gouvernance mondiale et de la responsabilité sociale et éthique de la firme. Le Monde du 4 décembre 2007 http://www. Ainsi. Petronas (Malaisie) [8]. telles que PétroChina (Chine) Mittal (Inde). campagne locale Entreprises multinationales Stratégie. Gouvernance Les multinationales globales Les firmes multinationales Précis d'économie internationale La mondialisation et ses ennemis Un autre monde Editeur Les éditions d’organisation Dunod Repères La découverte Editions Lavoisier Ellipses Hachette Fayard Auteur É.htm [6] http://www.transnationale. Stratégie globale.education.memo.fr/insee/comext/qui/quimultinat. l’apparition de marchés uniques mondiaux. [1] OMC : http://www. En terme stratégique. De manière plus générale ce mouvement participe à une meilleure allocation des ressources productives. Bibliographie Titre Le marketing international. les SMN sont issues des pays développées et exercent principalement leurs activités dans les autres pays développées (à l’exception des SMN spécialisées dans l’extraction des matières premières ou du secteur textile-habillement).ladocumentationfrancaise.php [4] http://www. ou la Renault Logan). économiques mais aussi sociales quant aux conditions de travail et de rémunération de leurs salariés (Adidas en Indonésie. Meier. El Alaoui Daniel Cohen J. au-delà. Mazerolle A.fr/web/article/0. et à la croissance économique des territoires d’implantation. influence génératrice de monopoles locaux.0.PDF [7] http://www.education.educnet.org/pays/majors.janvier 2008 . ITT au Chili.lemonde.htm [5] http://www. le développement des SMN : • A longtemps exercé une influence économique sur les pays d’accueil (par exemple ... • Permet d’atteindre une rente mondiale de position dominante (Microsoft ou Intel dans la micro informatique) préjudiciable à la concurrence. avec l’apparition de SMN issues des pays du Sud. Nike au Vietnam).insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/INDFRA06k. G. Slim .