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Le système monétaire international Le premier système monétaire international est très tributaire des théories économiques de son temps

: l'importance de l'or et de la convertibilité des monnaies. Par contre, il a profit‚ d'une innovation très importante: un mécanisme international de contrôle semblable à l'Organisation des Nations unies. La convertibilité La principale idée reçue, à l'époque, dans le domaine monétaire était que la seule monnaie devrait être l'or; même l'argent du bi-métallisme était rejeté par certains économistes des plus orthodoxes. Comme les États-Unis détenaient, en 1945, la presque totalité des réserves d'or de la planète, ils pouvaient dicter leur volonté monétaire à tous leurs alliers. C'est ainsi qu'ils inventèrent l'étalon-change-dollar. Les États-Unis garantirent donc que leur monnaie aurait un équivalent en or, et pour mille ans!

Une once d'or = 35 U$ Les parités fixes Il devenait ensuite la responsabilité de chaque pays de maintenir une parité de sa monnaie nationale en dollars américains, ce qui ne fut pas facile pour les pays vaincus.

Cette parité des monnaies nationales en dollars américains donna naissance au système des parités fixes. Ainsi, supposons que le dollar canadien vaille: $1 canadien = $0.90 américain ce qui était alors sa valeur réelle, depuis les années 1930 d'ailleurs. Le système des parités fixes obligeait le Canada à maintenir la valeur de sa monnaie entre $0.88 et $0.92 américains, soit plus ou moins deux pour-cent de sa valeur établie officiellement. Tout changement devait être approuvé par le Fonds monétaire internationnal, alors contrôlé majoritairement par les États-Unis.
La fin du premier système monétaire international Ce système était trop simple pour durer. Le 15 août 1971, le Président des États-Unis dût se résoudre à y mettre fin. Le tableau suivant indique bien que les Américains n,avaient plus les moyens de leur politique. Entre 1955 et 1960, ils étaient devenus des débiteurs, alors qu'en 1945, ils étaient les créanciers universels suite à la Deuxième Grande Guerre Mondiale.. Le tableau des engagements américains (en milliards de dollars) Engagements extérieurs liquides 1955 1960 1965 1967 1969 1970 (E) Or détenu 22.9 19.4 E vs banques centrales E vs porteurs privés E vs organisatons internationales 1 8.3 11.1 4.8 0.5 7.6 2.3 15.4 15.4 11.5 2.3 12.1 15.7 15.8 1.7 11.9 12.0 28.2 1.7 11.1 20.0 21.8 1.4

Autres E

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-

0.5 29.7

2.6 35.8

2.6 44.5

3.9 47.1 -36.0

Total des engagements 13.6 21.0 Solde net ( Or - E ) 9.3

-1.6 -14.3 -23.7 -32.6

Sources: Rudloff, M.. Économie internationales: itinéraires et enjeux, Paris, Cujas, 1982, page 253.

A cette époque, les États-Unis ne détenaient plus le monopole de l'or. Le général De Gaulle, président de la France, conseillé par des économistes monétaristes pour qui la seule vraie monnaie est l'or, rachetait autant que possible l'or américain, ne conservant pas de dollars américains à la Banque de France. Les réserves américaines avaient donc baissé de moitié. Pendant ce temps, le volume des dollars américains en circulation dans le monde avait augmenté énormément. Les américains ne pouvaient donc plus garantir la convertibilité de leur dollar. Le système s'écroulait.
Les montants en bons du trésor américain détenus en dehors des États-Unis, en milliards de dollars américains Année 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 Montants 13.3 10.8 12.9 12.4 10.4 19.7 46.0 54.4 54.6 58.4 65.5 78.1 109.6 2

1978 1979 1980 1981 1982

137.8 123.7 134.3 141.0 149.3

Source: Dossiers et documents du Monde, numéro III, mai 1984

Ce tableau montre que l'endettement des américains était très bien contenu avant 1970. Les dépenses de la guerre du Viet Nam et l'état général de l'économie américaine provocèrent cet endettement qui obligea les américains à baisser les bras devant l'Europe et le Japon pour le contrôle de la monnaie internationale. Ce fut la déclaration télévisée de Richard Nixon, président des États-Unis, le 15 août 1971, qui mit fin officiellement au système de Bretton Woods.
La création Le Fonds Monétaire International (F.M.I.) a été créé le 22 juillet 1944, par l'adoption des Statuts originaux, suite aux conférences de Bretton Woods.

Le Fonds est formé des banques centrales dont la participation est proportionnelle à l'économie de leur pays d'origine. Cette participation est une mise de fonds appelée quote-part, en monnaie nationale, proportionnelle à leur économie d'origine. La participation du Canada a toujours été d'environ trois pour-cent du Fonds. Celle des pays arabes était d'environ 0.2%, en 1945. Elle est passé à 2%, en 1971, et à environ 20%, depuis 1976. Le Fonds utilise ces dépôts des banques centrales et les Droits de Tirage spéciaux ( D. T .S. ), créés depuis lors, pour les prêter à des pays ou des organismes nationaux des pays membres. La Banque mondiale, et les autres organismes reliés, accordent et gèrent les prêts commerciaux. Le Fonds lui-même s'occupe plutôt des grands équilibres économiques et financiers des pays membres, tout en leur prêtant aussi directement.
Les pays membres Selon un article de Marina Primorac, paru dans Finances et Développement de juin 1991, un pays peut devenir membre du FMI s'il est maître de ses relations extérieures et qu'il peut satisfaire aux obligations des pays membres en vertu des statuts du Fonds. Surtout, le pays doit mener une politique de taux de change et des politiques économiques et financières en accord avec les Statuts. Finalement, le pays doit verser sa souscription en fonction de sa quote-part.

La figure des membres du FMI

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En 1991, 155 pays étaient membres et plusiseurs étaient en attente: Suisse, Mongolie, Namibie, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Albanie... Le plus gros pays est les États-Unis, avec une quote-part de 18 milliards de DTS et environ 19% des voix. Le plus petit pays est les Iles Maldives, avec une quote-part de 2 millions de DTS et 0.03% du total des voix. Pour devenir membre de la Banque mondiale, et des autres organisations internationales qui dépendent du F.M.I., un pays doit d'abord devenir membre du F.M.I..
Les buts du Fonds La signature des statuts du Fonds monétaire international par les trente-neuf membres initiaux a eu lieu le 27 décembre 1945. Les bureaux ouvrirent en mars 1946. Les buts du Fonds étaient et sont encore: 1. 2. 3. les accords de parités des taux de change, l'abolition des restrictions de change et l'établissement de la convertibilité des monnaies.

Les objectifs du Fonds Le Fonds est resté fidèle à ses objectifs fondamentaux: 1. coordonner en faveur de la coopération sur les problèmes monétaires internationaux;

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favoriser l'expansion et la croissance équilibrée des échanges internationaux pour maintenir un niveau élevé de l'emploi et des revenus réels et développer les ressources productives de ses membres; 3. aider ses membres à atteindre une position viable de balance des paiements et, finalement 4. chercher à promouvoir un régime d'échanges et de paiements libéral. Ce dernier objectif a permis de donner naissance au G.A.T.T., depuis remplacé par l'Organisation mondiale du Commerce. Les quotes-parts A l'origine du F.M.I., les quotes-parts ont été établies en fonction de facteurs économiques (revenu national, commerce international, paiements extérieurs) et autres. La méthode de Bretton Woods a laissé de la place à la négociation politique! Cette méthode a été appliquée aux nouveaux pays membres jusqu'aux années 1960.

Les quarante pays fondateurs ont souscrit 7.5 milliards de dollars américains. Les 65 pays qui ont adhéré ensuite, mais avant 1965, ont souscrit 2.6 milliards. Depuis 1965 jusqu'en 1989, 50 nouveaux pays ont adhéré pour des quotes-parts de 2.1 milliards. Par la suite, les formules ont été modifiées, d'abord en 1962, jusqu'en 1983. Il existent maintenant cinq formulent et leur moyenne donne la quote-part calculée pour chaque pays membre. C'est cette quotepart calculée qui est la mesure approximative de la position relative d'un pays dans l'économie mondiale. Les quotes-parts sont revisées de temps èa autres, au moins à toutes les cinq années. Les trois premières révisions n'ont pas changé grand chose. La révision de 1959 et les suivantes ont amené des augmentations des quotes-parts de 34% à 61%. Au total, les révisions générales ont amené des augmentations de 75 milliards de DTS et d'autres révisions particulières ont amené 3 milliards de DTS de plus. La neuvième révion générale a été effectuée en 1989. (Selon un article de Finances et Développement de décembre 1989, signé Orlando Roncesvalles).
Les souscriptions La souscription de chaque membre est égale èa sa quate-part. Une part (maximum de 25%) est acquitée en monnaie de réserve (avant 1976, en or); le solde est versé en monnaie nationale du pays membre. Les votes au Fonds Les votes au F.M.I. sont régis par un double système; d'abord un nombre de base, soit 250, égal pour tout pays; ensuite, un nombre proportionnel à la quote-part (un vote par $100,000DTS de quote-part), elle-même proportionnelle à l'activité économique des pays.

En 1990, les votes étaient respectivement de 19.90% pour les États-Unis, 6.96% pour le Royaume-Uni, 5.15% pour l'Allemagne, 4.59% pour la France et 3.98% pour le Japon. Les décisions sont soumises au véto américain, puisque le pourcentage requis pour les décisions importantes est de 85%. C'est ainsi que sont nommés les membres du conseil d'administration du FMI. Les cinq pays les plus importants (riches!) nomment chacun un administrateur. Les deux pays qui ont fourni le plus de crédits au cours des deux années précédentes font de même. Les autres administrateurs sont nommés par des groupes de pays qui forment blocs, en additionnant leurs quotes-parts.
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Les politiques du Fonds De sa fondation jusqu'en 1952, le Fonds n'eut que peu d'influence: les États-Unis menaient tout directement. A partir de 1952, le Fonds s'engagea dans l'élimination des restrictions de change et utilisa ses ressources financières pour y arriver.

Au début des années 1960, le besoin de liquidités internationales, surtout si les États-Unis avaient voulu emprunter du Fonds, devenait le problème de l'heure. Le Fonds se fit voter le droit d'emprunter auprès des dix plus grands pays du monde. Le Fonds changea énormément durant les années 1970: d'organisme de réglementation, il est devenu une vraie institution financière, dont la principale tâche est de prêter et de reprêter, empruntant pour ce faire! Le deuxième amendement, voté en 1978, est venu confirmer ce rôle nouveau. Et la crise mondiale de 1981-1982 est venue reconfirmer le rôle du Fonds, qui continue à prêter, mais qui exige davantage des pays qu'ils rétablissent leur économie pour pouvoir, éventuellement, retrouver une croissance économique et rembourser les prêts avancés. Récemment, le F.M.I. a pris des décisions qui favorisent moins les grandes puissances, entre autres lors de l'émission de D.T.S. de 1990.
Des critiques Ce ne sont pas les critiques qui manquent au F.M.I., parfois même appelé Famine, Misère et Infamie. Frédéric Wagnière parle de remède de cheval dans La Presse du 20 février 1998. Cependant, le remède de cheval n'est pas celui du Fonds, mais celui du président de l'Indonésie, alors que le Fonds aurait une politique plus nuancée et moins brutale!

Quelques mois plus tard, le même Frédéric Wagnière revient en critiquant l'aide du Fonds à la Russie, dans La Presse du 17 juillet 1998. Il critique ici aussi l'administration russe, incapable de percevoir ses impôts, alors que le Fonds lui avance plus de vingt milliards de dollars. Mais il y a des critiques plus acerbes. Son site ouèbe
Je vous invite à visiter le site du Fonds. Je n'ai vu que des textes en anglais, mais c'est très complet. En 1996, selon AFP dans La Presse du 12 février 1996, le F.M.I. a commencé à utiliser l'Internet pour recueillir et publier des informations économiques transparentes sur ses différents membres. On parle alors de tableau de bord électronique (EBB) Les autres institutions financières diverses

Les organisations mondiales de la finances
D'autres organismes gravitent autour du F.M.I.; le plus important est sans contre-dit la Banque mondiale. Mentionnons aussi: la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (B.I.R.D.), l'Association internationale de Développement (A.I.D.), la Société financière internationale (S.F.I.) et la Banque interaméricaine de Développement (S.I.A.D.) et bien d'autres banques plutôt régionales, au sens continental du terme!

La Banque mondiale
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La Banque mondiale est un organisme international géré par le Fonds monétaire international. Son gouverneur est, par tradition, nommé par le Gouvernement américain. Cette banque fait des prêts de type commercial aux grandes entreprises nationales des pays membres du Fonds. Ses taux d'intérêt sont concurrentiels, mais la période de remboursement est généralement très étendue, ce qui facilitent certains prêts. Les banques commerciales internationales, telles nos grandes banques canadiennes, ne peuvent pas prêter sur des périodes aussi longues.

Le Club de Paris
Le Club de Paris est un forum informel réunissant un pays débiteur et ses créanciers internationaux en vue de renégocier multilatéralement ses dettes, alternative à la faillite! Réuni la première fois en 1956 pour l'Argentine, le Club de Paris a réussi 56 négociations de 1956 à 1982.

C'est tellement une institution que ses réunions ne se tiennent pas nécessairement à Paris!
La dernière crise financière mondiale Lors de la dernière crise financière mondiale, le F.M.I. est intervenu massivement pour rétablir les finances des pays en difficulté. Voici une partie de ses avances:
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La Corée du Sud, 57 milliards US, dont 21 par le Fonds lui-même (le 3 décembre 1997); L'Indonésie, 40 milliards US, dont 10 par le fonds lui-même (le 31 octobre 1997); La Thailande, 17 milliards, dont 4 par le fonds lui-même (le 11 août 1997).

Les autres prêteurs sont les différents pays qui commercent avec ces pays, de même que la Banque de Développement de l'Asie et la Banque mondiale. (Tel que rapporté par Paul Durivage, dans La Presse du 11 février 1998, du 8 juillet 1998 et du 5 août 1998).

Les événements ont commencé à l'été 1997 par les problèemes de la Thailande, qui a dû déprécier sa devise, entraînant d'autres petits pays de la région. Le F.M.I. intervient dès le 11 août. En octobre, c'est le lundi noir de Hong Kong, dont la bourse chute de 13% en une heure. La bourse de New-York ferme immédiatement. Le Fonds intervient en Indonésie. En novembre, Yamaichi, le quatrième courtier japonais, déclare faillite. En décembre, Halla, en Corée du Sud, s'écroule. Le Fonds intervient en Corée du Sud. Au printemps, des ajustements politiques sont effectués dans la région. Même Suharto démissionne le 21 mai 1998, après 32 ans au pouvoir. En juin, c'est le Japon qui énerve les cambistes et autres spéculateurs; la FED doit intervenir de cooncert avec la banque centrale japonaise. Le tableau qui suit donne une idée des problèmes rencontrés. Ce sont les variations boursières et monétaires d'août 1997 au 31 juillet 1998 et la croissance du P.I.B. prévue pour 1998. Dans Le Devoir du 2 octobre 1998, tel que rapporté par François Normand, Jeffrey Sachs , conférencier à Montréal au premier congrès nord-américain sur la qualité dans les organisations, met le problème au niveau international. Il s'agit des conséquences de la mondialisation des marchés, des nouvelles techniques de l'information et de l'instabilité macroéconomique, toutes trois des réalités permanentes. Concrètement, trop de prêts ont été accordés à ces pays, et surtout trop de prêts à court terme. Il faut une vision à long terme. Celui-ci ajoute que le F.M.I. empire les choses au lieu de les améliorer. Le F.M.I. sème la panique.
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Paul Durivage revient sur le sujet dans La Presse du 28 octobre 1998 en parlant des deux tiers des économies mondiales qui sont en récession suite aux crises financières qui ont déferlé comme un razde-marée.
Les émissions de D.T.S. Les Droits de Tirage Spéciaux (D.T.S.) sont la monnaie internationale créée par le Fonds Monétaire international par des amendements aux Statuts du Fonds. C'est en 1969 que les D.T.S. ont été créés. Et qui dit "créer" dit "faire de rien".

Le F.M.I. a créé les D.T.S. en accordant à chaque pays membre une somme de D.T.S. équivalent à sa quote-part du Fonds. Ainsi, une somme importante de D.T.S. a été créée et chaque pays en avait une part proportionnelle à son activité économique nationale D'autres émissions de D.T.S. ont été effectuées depuis, généralement de la même façon. L'émission de l'été 1990 a été la première à changer ce processus d'émission, en accordant proportionnellement plus de D.T.S. à des pays pauvres qu'aux pays riches, mais les pays riches héritent toujours de la grande majorité des D.T.S. émis.
La nature du D.T.S. Le D.T.S. est un instrument de change et de règlement entre le Fonds et les pays membres. Il est très largement utilisé.

Depuis 1984, quatorze organismes officiels, qui ont le titre de détenteurs agréés, sont autorisés à détenir et à utiliser des D.T.S.. Environ quinze pays ont rattaché leur monnaie au D.T.S. et à peu près autant d'organisations régionales et internationales l'utilisent comme unité de compte. Ces données datent de 1984!
La création des D.T.S. Ce sont les premiers amendements aux statuts du Fonds, en 1969, qui créèrent les D.T.S.. Le Fonds devenait donc autonome et ne dépendait plus des plus puissants pays pour l'obtention de monnaie et de liquidité.

Les D.T.S. ne sont pas encore la principale monnaie mondiale, ni même la principale monnaie de réserve pour les banques centrales. Sa masse est inférieure à plusieurs monnaies nationales dites fortes.
Le rôle de financement du D.T.S. D'autre part, le Fonds a permis des accords pour aider les pays en voie de développement: financement compensatoire et financement de stocks régulateurs.

Après la crise monétaire internationale et la crise du pétrole de 1973, les problèmes financiers mondiaux grandirent. Les parités fixes disparurent, laissant place au flottement des monnaies. L'inflation fit des ravages, amenant une grave récession mondiale en 1974-5; nous avons alors pu observer pour la première fois la stagflation à l'échelle de la planète.
La valeur du D.T.S. La valeur du D.T.S. change au gré des marché, parce qu'on la calcule en faisant une moyenne pondérée des monaies nationales suivantes: 1. le dollar américain (45%) 2. l'euro (29%) 8

3. le yen japonais (15%) et 4. la livre sterling (11%)

Après la déclaration du président Richard Nixon, le 15 août 1971, le dollar américain ne perdit pas automatiquement toute sa valeur. Il demeure la principale monnaie nationale du monde. Il n'a perdu que son rôle officiel de monnaie internationale. Cependant, le dollar américain est encore la principale monnaie de change du monde. Le dollar canadien est surtout mesuré par rapport au dollar américain à cause du grand volume d'échanges entre les deux pays. The American Way Of Life Les Américains continuent de vivre au-dessus de leurs moyens, sans même prendre les leçons de la crise du pétrole. Leur balance des paiements continue d'être négative et, plutôt que de régler les vrais problèmes, ils préfèrent élever leurs taux d'intérêt pour attirer le capital étranger. En 1988, l'endettement total des États-Unis frisa les six mille milliards, soit sept fois la dette totale de tous les pays du tiers-monde. Le dollar américain perdit en quelques mois quarante pour-cent de sa valeur vis-à-vis du yen et trente-pour-cent vis-à-vis du mark. Par contre, les dépenses militaires grimpèrent de cent quatre-vingt à trois cents milliards. Les subventions à l'agriculture passèrent de quatre à trente-cinq milliards, soit plus que la valeur des exportations agricoles. La balance agricole était devenu déficitaire pour la première fois depuis 1959. La valeur de la production agricole baissa énormément, les cultivateurs devant être subventionnés par ce gouvernement non interventionniste! Sous Reagan, le déficit américain passa de trente-cinq milliards, en 1980, à deux cent vingt-et-un milliards en 1986. Le déficit de la balance commerciale de vingt à cent soixante-dix milliards. Même la balance des paiements est devenu déficitaire, et de cent milliards en 1985, pour la première fois depuis 1914. Les euro-dollars et les pétro-dollars Les euro-dollars sont des dollars détenus, en Europe ou ailleurs dans le monde, par des non américains dans des banques non américaines. Ces dépôts résultent des déficits successifs de la balance des paiements américaine et du rôle de monnaie internationnale joué par le dollar américain depuis 1945. Les premières statistiques sur les euro-dollars datent de 1965. Avant cette date, le phénomène était considéré comme marginal. Le volume des euro-dollars a été estimé à 4.6 milliards en 1965, 11.2 milliards en 1070, 51.2 milliards en 1975 et 178.6 milliards en 1980. Et la progression continue! Les pétro-dollars sont des dollars américains détenus, en dehors des États-Unis, par des pays exportateurs de pétrole, les pays de l'O.P.E.P. Notons que la fortune du Koweit a été évaluée à quelques centaines de milliards, pour garantir la reconstruction de leur pays suite à la guerre de 1990. Le système monétaire mondial actuel Avec l'écroulement du beau système de Bretton Woods, la stabilité monétaire aussi devenait du passé. Toutes les monnaies devinrent flottantes. Le dollar canadien avait déjà une parité flottante depuis mai 1970. et il flotte toujours, sa valeur changeant chaque jour, même à chaque heure de chaque jour et à chaque minute de chaque heure.
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En février 1976, en Jamaïque, le F.M.I. tint une importante assemblée qui adopta quelques résolutions qui sont encore en vigueur; entre autres, les ministres des finances de tous les pays s'accordèrent pour déclarer que l'or n'était plus monétaire. Cette affirmation signifie que, dorénavant, les pays ne peuvent plus payer leurs dettes internationales avec de l'or et que toutes les transactions en or sont interdites entre les différentes banques centrales de tous les pays membres du F.M.I. Le F.M.I.ayant déjà créé les D.T.S., cette monnaie prit tranquillement de l'importance. Aujourd'hui, la monnaie internationale, c'est le D.T.S., mais elle est insuffisante. C'est pourquoi tous les pays utilisent encore le dollar américain et que l'Europe s'est donné l'ÉCU, puis l'Euro. Quant au dollar canadien, il flotte autour du dollar américain, tant et si bien que certains voudraient le voir disparaître au profit de ce dernier. Les nouveaux acteurs du système monétaire international C'est le titre que donne Dominique Plihon à son article dans Alternatives économiques hors série no. 28 pour présenter les transformations récentes des relations monétaires internationales. Il commence en présentant la décision du G5 de 1979 à Tokyo de donner la priorité à la lutte contre l'inflation. La politique monétaire fut alors proclamée l'instrument le plus efficace pour atteindre cet objectif: triomphe du monétarisme et crise de 1981-1982. C'est aussi la conception libérale du rôle de l'État: dérèglementation et mondialisation. C'est la fin de l'État-Nation et de ses pouvoirs. C'est le règle des banques centrales, de plus en plus indépendantes. Et la Banque centrale européenne, première sans gouvernement, en est un bon exemple. De plus en plus, les investissements directs ont été remplacés par du financement de portefeuille, comme le montre le tableau suivant annexé à l'article en question. Le tableau des investissements internationaux annuels depuis 1976, en millards de dollars Années I. directs F. de portefeuille 1976-1980 39.5 26.2 1981-1985 43.0 76.6 1986-1990 162.8 215.4 1991 184.5 339.7 1992 173.5 325.9 1993 173.4 620.5 Il ajoute que la taille du portefeuille global des fonds d'investissements est passée de 5.7 billions de dollars en 1988 à 9.9 billions en 1993, dont 6.9 milliards aux fonds de pension et 3 milliards aux organismes de placement collectif en valeur mobilière (OPCVM). Le plus gros fonds, Fidelity, est évalué à 330 milliards de dollars US! Où en sommes-nous aujourd'hui? Cette circulation monétaire dépasse de beaucoup en importance celle des échanges commerciaux. Aujourd'hui, les investissemenrs sont face à face aux banques centrales. En temps normal, celles-ci excercent leur contrôle sur les taux d'intérêt à court terme et agissent normalement pour sécuriser leur marché national. En temps de crise, elles deviennent démunies devant les intervenants. Elles se sont donc liguées entre elles, de façon sporadique ou formellement avec la Banque centrale européenne. Les règles du jeu ont changé depuis Bretton Woods. Un système monétaire international doit:
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1. assurer l'alimentation en liquidités internationales, 2. assurer l'échange et la circulation des monnaies nationales et 3. permettre l'ajustement des balances de paiements. Voici un tableau présenté par Plihon pour sythétiser le nouveau système monétaire internatonal. Le tableau de Bretton Woods et de son successeur Critère Bretton Woods Après Bretton Woods Offre privée en Liquidités Contraint par l'offre des USA eurodevises internationales Création des DTS Globalisation financière Change fixe Changes flottant Monnaies nationales Contrôle des changes Libéralisation financière Recours à l'endettement Contrainte d'équilibre de la international balance courante Flexibilité des changes et Politique d'ajustements Ajustement des balances flux des capitaux (change et demande de paiements intérieure) Faiblesse et stabilité des Autonomie et instabilité capitaux des capitaux Finalement, l'auteur termine en soulignant que le F.M.I. a perdu son rôle de régulateur monétaire international.

La naissance de l'Écu En 1979 naît le Système monétaire européen (S.M.E.), formé par les pays membres de la Communauté Economique Européenne (C.E.E.). Ce système a créé une monnaie, alors nommée l'Écu (European Currency Unit), maintenant nommée l'Euro. Sa valeur est indépendante de la valeur du dollar américain. Les pays membres du S.M.E. s'engagent à maintenir la parité de leur propre monnaie dans le système et à soutenir les autres pays à faire de même: un pas vers plus de coopération internationale. Le but du S.M.E. Le but du S.M.E. est d'accroître la stabilité monétaire dans la Communauté. Le S.M.E. vise encore plus grand: retour au plein emploi, harmonisation des conditions de vie, diminution des disparité régionales. Le coeur du S.M.E. était un système de parités fixes, mais ajustables. Chaque monnaie avait un taux central exprimé en ÉCU. Depuis Maastricht, c'est le Système européen de Banques centrales (S.E.B.C.) qui remplace le S.M.E. Le Système européen de Banques centrales (S.E.B.C.) Le Système européen de Banques centrales (S.E.B.C.) tient lieu maintenant de base monétaire européenne. Il est composé de la Banque centrale européenne et des banques centrales des États membres. Son objectif est de maintenir la stabilisation des prix et de soutenir les politiques économiques générales.
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La Banque centrale européenne (B.C.E.) Pour sa part, la Banque centrale européenne (B.C.E.), organisme différent du S.E.B.C., siègera à Francfort. Le premier président de cette Banque centrale européenne est Win Duisenberg. Voici ses missions, d'aprèes Stéphane Gagné, dans Le Devoir du 28 septembre 1998. 1. Elle devra établir la politique monétaire commune et déterminer le niveau des taux d'intérêt directeurs dans la zone euro. Les banques centrales des pays membres devront appliquer cette politique monétaire unique. 2. Elle mettra en oeuvre les politique de change de l'euro. 3. Elle détiendra et gèrera les réserves officielles de change des États membres. 4. Elle fera la promoton du bon fonctionnement des moyens de paiements. L'Euro L'Euro correspondait à un panier de sommes fixes de toutes les monnaies des pays membres. Ces taux centraux déterminaient une grille de taux centraux bilatéraux assortis de marges de fluctuations de plus ou moins 2.25% (6% pour la lire italienne). Depuis le premier janvier 1999, l'Euro a remplacé les monnaies nationales pour les fins des banques centrales européennes. L'Euro est une monnaie internationale créée par les pays d'Europe réunis au sein du Fonds européen de Coopération monétaire en 1979. L'Euro a été créé sous le nom d'European Currency Unit (E.C.U. ou Écu) et a pris le nom d'Euro à l'automne 1995. Deux étudiantes m'ont remis, au printemps 1999, un très bon rapport de recherche qui parle de l'Euro. A l'origine du système, les banques centrales participante au mécanisme des parités du S.M.E. ont reçu une somme initiale d'Euro en contrepartie du dépôt de vingt pour-cent de leurs avoirs en or et de leurs réserves brutes en dollars des États-Unis auprès du Fonds européen de Coopération monétaire, qui a été créé comme une institution des Communautés européennes. La valeur de l'Euro est la valeur moyenne des monnaies européennes réunies. Les pays s'engagent à maintenir leur monnaie à une parité fixe vis-à-vis de l'écu, c'est-à-dire vis-à-vis de la valeur moyenne des monnaies regroupées. Ayant ainsi un système plus stable, les échanges internationaux seront d'autant facilités. L'Euro joue un rôle central dans le S.M.E..En effet, il sert d'unité de compte pour le mécanisme des parités et pour les opérations faisant appel aux mécanismes d'intervention et de crédit. Aujourd'hui, l'Euro est la seule monnaie de réserve de l'Europe. Le mark allemand Avant octobre 1990, il y avait deux monnaies allemandes: l'une forte, le mark (Deutche Mark) de l'Allemagne de l'Ouest ou Allemagne fédérale (R.F.A.), l'autre, faible, le mark (Bundes Mark) de l'Allemagne de l'Est (R.D.A.). Sur le marché noir, le mark de l'est valait à peine un dixième de mark de l'ouest. Dans les transactions d'affaires, le mark de l'est valait généralement la moitié de celui de l'ouest. Le cours officiel les mettait sur un pied d'égalité: un pour un! C'est à ce cours que l'unité allemande a été réalisée. Les conséquences sont très importantes. Les politiciens ont décidé de réaliser la conversion monétaire sur la base de l'unité pour des raisons d'abord politiques, évidemment. Mais les conséquences sont aussi économiques. Ainsi, l'ouvrier est-allemand garde son salaire, mais il perd son emploi, parce que les produits que son entreprise met en marché ne trouve plus preneur à ce prix. De même, le produit
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équivalent ouest-allemand se verra en grande demande, de sorte que son prix augmentera rapidement. L'Allemagne de l'Ouest vivra donc davantage d'inflation, alors que l'Allemagne de l'Est connaîtra plus de chômage. Les Allemands ont donc décidé d'unifier leur pays en respectant des grands idéaux d'égalité. Ils en paieront le prix, soit près d'un billion (soit un million de millions) de marks au cours des dix prochaines années pour remettre en marche l'économie de l'ex-R.D.A. et pour payer les coûts sociaux de l'Union. C'est un mariage bien coûteux, mais l'Allemagne se voit doter d'un nouveau marché immense, qui ne comprend pas seulement l'ancienne R.D.A., mais toute l'Europe de l'Est, dont elle devient la première voisine. Les années qui ont suivi l'unificaiton ont été difficiles pour la nouvelle Allemagne, et aussi pour toute l'Europe. Dans un article du 3 février 1996 dans Les Affaires, Dominique Vachon dit que "les coûts de la réunification ont été lourds à porter". Les dépenses sous-estimées ont fait gonfler le déficit budgétaire et l'inflation s'est mise de la partie. La récession de 1990 s'est prolongée jusqu'au creux de 1993 et la remontée ne s'est vraiment fait sentir qu'en 1996. L'Europe toute entièere a été touchée, comme le montre le graphique lié à l'article et montré ici.
La nouvelle Europe Avec le traité de Maastricht, l'Europe s'est lancée sur le chemin d'une union monétaire en plus de tous les liens qui unissent les pays du vieux continent. C'est l'Union économique et monétaire (UÉM). Cependant, des conditions rigoureuses ont été adoptées. Voici la carte des pays de l'Euro, les pays de l'Union économique européenne qui ont adhéré ou non à l'Euro.

Les pays de l'Union économique européenne qui n'ont pas adhéré à l'Euro sont:
1. 2. 3. 4. Le Danemark, La Grande-Bretagne, La Grèce et La Suède. 13

La date établie pour réaliser cette union monétaire a été le premier janvier 1999. La récente récession a fait repousser la réalisation de la monnaie unique parce que les conditions n'étaient pas respectées.

Voici un graphique et AFP qui illustre bien le poids de la zone Euro devant les États-Unis et le Japon. Au niveau de la population et des exportations mondiales, l'Euro est heureuse d'être la première, moins heureuse de ses coût de main d'oeuvre et de son chômage. La figure des comparaisons des grands ensembles économiques mondiaux

Par ailleurs, l'Euro des onze se situe dernière les deux autres pour les transactions boursières, ce qui devrait se corriger à leur avantage. Pour le PIB, la croissance en 1997 et le déficit, elle se situe entre les deux autres grandes puissances, généralement derrière les États-Unis et devant le Japon, sauf pour le déficit, évidemment. Quelles sont donc ces conditions?
La stabilité des prix La première condition est la stabilité des prix. Les pays signataires de Maëstricht se sont engager à réduire la hausse des prix à moins de 1.5% de la moyenne des trois pays membres les plus stables. Cet objectif semble être en voie de réalisation pour la plupart des pays européens. La stabilité des finances publiques Les besoins de financement public ne doivent pas dépasser 3% du PIB. L'endettement global doit être inférieur à 60% du PIB ou être en voie de réduction importante. A la fin de 1995, seulement deux pays respectent ces deux objectifs: l'Allemagne et le Luxembourg. En plus, le Danemark, l'Irelande et les Pays-Bas ont réduit leur déficit à moins de 3% du PIB; par ailleurs, la France et la Grande-Bretagne ont une dette extérieure de moins de 60% du PIB. 14

Après l'union, en janvier 1999, les pays qui ne respecteront pas la politique budgétaire pourront être pénalisés jusqu'à 0.5% de leur produit intérieur brut. On ne joue pas avec ça!
La stabilité des cours de change Les différents pays doivent réduire les marges de fluctuation des monnaies qui sont supérieures actuellement à 15%. Cette stabilité doit être maintenue durant au moins deux années consécutives.

Après l'union, en janvier 1999, les emballages devront porter les deux prix, selon l'ancienne monnaie nationale encore en vigueur, et le nouveau prix unique en Euro. Imaginez que le pain de 4.99 francs qui se vendra maintenant 3.53 euros! Il faut changer le 13 milliards de billets et les 76 milliards de pièces en circulation. En juillet 2002, le changement sera finalisé. Pour voir les nouveaux billets et les nouvelles pièces, je vous réfère à un texte de mes étudiantes. Par contre, pour les utilisateurs, ce sera une épargne. A titre d'exemple, on dit que l'Alcan évalue ses économies annuelles à près de $2 millions par année et Le Cirque du Soleil, à $500,000 annuellement, serait-ce une erreur à $50,000!
Le tableau des parités irréversibles de l'euro fixées le premier janvier 1999 1 euro = 13,7603 Schillings autrichiens 1 euro = 40,3399 Francs belges 1 euro = 1,95583 Marks allemands 1 euro = 166,386 Pesetas espagnoles 1 euro = 5,94573 Marks finlandaiss 1 euro = 6,55957 Francs français 1 euro = 0,787564 Livre irlandaise 1 euro = 1936,27 Lires italiennes 1 euro = 40,3399 Francs luxembourgeois 1 euro = 2,20371 Florins néerlandais 1 euro = 200,482 Escudos portugais

Les premiers pas de l'euro en 1999 ont vu quelques bouleversements sans trop de conséquences. Lancé à $1.18 US, il a baissé comme attendu; après deux moins, il était à $1.12 US. De plus, la croissance économique de l'Europe est plus ente que prévue, andis que les USA roulent en grande. Par ailleurs, le superministre des finances de l'Allemagne, Oskar Lafontaine, a dû démissionner parce qu'il était en désaccord avec la direction de son parti (qu'il préside!) et celle du gouvernement dont il
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est un des pilliers. Selon Baudouin Bollaert du Figaro de Paris, reproduit dans La Presse du 21 mars 1999, ce sont ses idées quant au rôle actif de l'État dans l'économie et son opposition à la théorie monétariste qui lui ont coûté son siège. Il s'était même attaqué à la BundesBank et voulait rouler trop à gauche aux yeux du patronat allemand. Selon Fred Bergsten tel que rapporté par Jean-Pierre Robin du Figaro de Paris, dans La Presse du 27 mars 1999, "la conjonction des déficits extérieurs des États-Unis (300 milliards cette année) et d'une réallocation des porte-feuilles internationaux en faveur de placements en euros, qui pourrait atteindre 500 à 1000 milliards de dollars sur les prochaines années" devrait amener un déclin du dollar américain. Si les gouvernements et les banques centrales laissent faire, ce pourrait aller de 25% à 40%. L'expérience récente du japon, dont le yen a perdu 60% en quatre ans, devrait conduire vers la coordination.
Le faible niveau des taux d'intérêt à long terme Les taux d'intérêt à long terme ne doivent pas dépasser de plus de 2% la moyenne des trois pays membres qui présentent les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix. Plus de la moitié des pays rencontrent actuellement cet objectif.

Au premier janvier 1999, le taux directeur a été fixé à 3%. Selon AP dans La Presse du 9 avril 1999, ce taux est diminué à 2.5%, sa première variation depuis la monnaie commune et la première vaiation commune depuis le 3 déembre 1998. D'autres taux de la B.C.E. ont suivi la même baisse. C'est Oskar Lafontaine qui doit être heureux, lui qui demandait une telle baisse avant de démissionner. L'Angleterre avait baissé son taux d'un quart de point la veille et la Suisse a suivi la B.C.E. en baissant son taux d'un demi point de son côté. Les définitions
Bi-métallisme: système monétaire reposant sur l'or et l'argent. Change: équivalent d'une monnaie en terme d'une autre monnaie. Convertibilité: état d'une monnaie non métallique dont les banques émettrices garantissent une compensation immédiate en métal, généralement l'or. Dépréciation: perte lente de la valeur relative de la monnaie versus les autres monnaies ou versus le niveau de vie. Dévaluation: baisse rapide de la parité d'une monnaie, souvent décidée par une Banque centrale ou les spéculateurs à la Bourse. Droit de tirage spécial (D. T. S. ) : monnaie internationale créée par le Fonds monétaire international. European Currrency Unit (ECU): monnaie de réserve européenne, remplacée par l'euro le premier janvier 1999. Euro: monnaie unique de l'Europe, officielle depuis le premier janvier 1999, suite au traité de Maëstricht; l'Euro s'est longtemps appelé l'ÉCU lorsqu'elle n'était que monnaie de réserve. Euro-dollar: dollar américain détenu en Europe ou ailleurs dans le monde par des nonAméricains. Fonds monétaire international (F. M. I. ) : organisme international fondé en 1944 pour gérer le système monétaire international; c'est la banque centrale des banques centrales. Parité: valeur d'une monnaie en terme d'une autre monnaie; une parité est fixe ou flottante. Parité fixe: une parité fixe limite la variation de la valeur d'une monnaie à une très légère marge de manoeuvre. 16

Parité flottante: une parité flottante permet toutes les variations suscitées par les forces du marché spéculatif, avec un minimum de contrôle par les banques centrales. Pétro-dollar: dollar américain détenu par des pays exportateurs de pétrole et déposé dans des banques non-américaines.

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