La lettre de Veille

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Maâzouz: Et le déficit commercial a explosé.

Actualités nationales Actualités Internationales Réglementation Foire et Salons Bon à savoir

Si l’on devait retenir une réalisation majeure durant le mandat de l’istiqlalien Abdellatif Maâzouz, ce serait la mise en œuvre de la stratégie Maroc-Export. Cette stratégie (une première pour le commerce extérieur) repose sur une politique de ciblage de nouveaux marchés, d’amélioration des produits locaux et d’accompagnement des

entreprises. L’objectif étant de doubler les exportations en 2015 et de les tripler en 2018. Maâzouz aura aussi réussi à pousser les PME marocaines sur les marchés africains où elles affrontent une redoutable concurrence chinoise et turque. La politique de promotion des exportations a par ailleurs gagné en visibilité à travers Maroc Export (marque commerciale de l’ex-CMPE). Mais toutes ces actions ne porteront leurs fruits que si, en face, se développe une offre exportable. Pour lutter contre la concurrence déloyale, le ministère du Commerce extérieur a fait adopter une loi sur les mesures de défense commerciale, institué un comité de lut-

te contre la sousfacturation et l’observatoire du commerce extérieur. Le ministre annonçait aussi il y a quelques mois l’incorporation de 200 nouvelles entreprises exportatrices dans la filière export. Ici aussi, les résultats ne sont pas encore visibles. Voilà en tout cas pour les intentions affichées. Les chiffres de la balance commerciale sont pour leur part beaucoup moins reluisants. À juillet 2011, le solde commercial est déficitaire de 106 milliards de DH contre 87 milliards de DH à fin juillet 2010, soit une aggravation de 21%. L’économiste 30.08.11

Les conserves de poissons peinent à l’export
Durant les sept premiers mois de l’année, le Maroc a exporté moins de poissons en conserve. En effet, à fin juillet, les exportations de conserve de poissons se sont établies à 2,1 milliards de DH contre 2,6 milliards en 2010 (soit une baisse de 19%). Le frais affiche de meilleurs résultats. Il s’en est exporté 1,05 milliard de DH contre 1,04 milliard un an auparavant (soit une légère augmentation de 1,2%). Quant aux exportations de crustacés, mollusques et coquillages, elles se sont établies à 2,9 milliards de DH (soit +9,4%) L’économiste 30.09.11

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Les produits de terroir en vogue. Ils représentent des opportunités de développement à l’export et constituent un secteur à forte valeur ajoutée.
La région Souss-MassaDrâa est l’un des territoires agricoles les plus productifs du Maroc. Ce secteur crée une valeur ajoutée de 24.7 milliards de DH, génère plus de 12% du PIB régional, et emploie prés de 150.000 personnes. En plus des produits maraîchers et agrumicoles, qui contribuent respectivement à hauteur de 83% et 53% aux exportations, la région se distingue aussi par ses produits du terroir à haute valeur ajoutée pour ne citer que le Safran, le rosier, l’arganier, le figuier de barbarie, le palmier et l’amandier. Les échos du 29.08.11

Le Maroc premier producteur d’huile de figue
Après l’huile d’argan, le Maroc compte, avec l’aide de l’ONU, devenir le premier producteur d’huile de figue de barbarie, un produit de plus en plus en vogue en cosmétique. Vue la quantité infinitésimale d’essence pouvant être extraite du fruit, cette huile est considérée comme la plus chère au monde, avec un prix pouvant atteindre jusqu'à 1.000 dollars le litre. À noter que la production actuelle de figues de barbarie au Maroc s'élève à 1,2 million de tonnes par an, pour une superficie de 150.000 hectares. Les échos du 25.08.11

Electricité/électronique: Hausse des exportations
Les produits électriques et électroniques s’exportent de plus en plus. A fin juillet, la filière des fils et câbles pour l’électricité a exporté 8,8 milliards de DH contre 7,2 milliards en 2010 (près de 22% de plus). Elle représente 9% du total des exportations du Maroc. Quant aux composants électroniques, ils ont enregistré plus de 3 milliards de DH d’exportations contre 2,8 milliards en 2010 (soit +6,1%). L ’ é c o n o m i s t e

Un label pour la truffe de l’Oriental
Après la clémentine de Berkane, le safran de Taliouine, la truffe de l’Oriental sera bientôt labellisée. Il existe deux types de truffes: la noire et la blanche. C’est la seconde qui est concernée par le processus. Un légume qui fait partie de la famille des champignons. L’assistance technique s’attachera d’abord à identifier les différents intervenants de la filière. La labellisation de la truffe de l’Oriental s’inscrit dans le cadre du pilier II du plan Maroc Vert, visant le développement d’une agriculture solidaire et sociale, essentiellement dans les zones montagneuses, les oasis et les zones semi-arides. L’objectif est de permettre à ces régions de trouver un nouveau positionnement susceptible de créer de la richesse et de la valeur. L’économiste du 24-08- 2011-

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LETTRE

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VEILLE

Une plongée en apnée d'autant plus remarquée qu'il faut dire que le potentiel export de l'activité a de plus en plus tendance à marquer le pas. le manque d'infrastructures de débarquement et de distribution ne permet toujours pas une valorisation optimale de la capture. est également un atout fondamental grâce aux économies importantes en termes de coût de transport. notamment dans le contexte actuel marqué par l'expansion remarquable de la demande mondiale des produits de la mer et la stagnation de la production mondiale des captures (hors aquaculture). Du fait de sa faible compétitivité. développement des exportations marocaines des produits de la pêche sont considérables.5% du PIB national. De plus.9%. les exportations des produits de la mer ont accusé un repli de 17. calmar. ce secteur assure près de 50% des exportations agro alimentaires. la mondialisation des échanges ainsi que les accords de libre-échange conclus par le Maroc ouvrent de nouvelles perspectives aux produits marocains. dont les parts dans le volume total des débarquements ne dépassent pas 6. premier importateur mondial de poissons et premier client du Maroc.5 milliard de dollars en moyenne. seiche. Les atouts halieutiques dont dispose le Maroc lui permettent de réaliser une production annuelle de plus d'un million de tonnes et un chiffre d'affaires à l'export de près de 1. la valeur des captures de la pêche côtière et artisanale a affiché une appréciation de 22. la demande du consommateur européen en poissons converge favorablement vers des spécialités exigeantes en maind'œuvre (notamment les plats cuisinés) où le Maroc détient un avantage certain. en raison du renforcement des prix moyens de vente de poulpe. 10% des exportations globales et représente environ 2. Cette hausse a été accompagnée d'une baisse de la valeur des débarquements des poissons pélagiques et du poisson blanc de 17. d o n t l a réglementation stricte en matière de qualité et de traçabilité.5% en volume et de 19. mollusques et coquillages. de celles des poissons en conserve et de celles des poissons frais de 54. le secteur des pêches maritimes continue de s'enliser en eaux troubles. Outre la pratique de conditions d'hygiène non adaptées aux normes de qualité. aura fini par affecter la compétitivité des produits. permettant ainsi une augmentation des recettes financières malgré la réduction du quota de pêche annuel autorisé d'environ 50%. Orienté essentiellement vers l'export. qui ne se situent plus au niveau des droits de douane. crevette. Avec l'entrée en vigueur de cet accord.1%. Baisse de régime Au terme des deux premiers mois de cette année. de gammes de produits (conserve et congelé) et une concentration sur deux principaux marchés traditionnels. de 25. Ce qui. Néanmoins. à savoir l'Espagne et le Japon qui absorbent 83% de la valeur des exportations et 68% de leur volume. l'accord récemment renouvelé entre le Maroc et la Russie envisage la révision à la hausse du prix référentiel d'environ 45%.4% respectivement. l'irrégularité quantitative et qualitative de l'approvisionnement des unités de transformation.796 tonnes. les accords douaniers permettent aux produits marocains un accès privilégié à un marché d'un milliard de consommateurs. le tonnage débarqué au niveau de la pêche côtière et artisanale a avoisiné les 119.6% en valeur. particulièrement le marché de l'UE. de seiche et de calmar de 72. la structure des exportations marocaines des produits de la mer est marquée par la prédominance d'un nombre limité d'espèces (poulpe. D'un autre côté. un accord de libre-échange sur l'agriculture et la pêche a été signé (en juin 2010) entre le Maroc et l'UE pour les dix années à venir. Une faiblesse que l'on impute pour l'essentiel à la non-maîtrise de la gestion rationnelle de la ressource halieutique.7% et de 154.4% respectivement. soit un repli de 24. Dans ce cadre. Le matin 18. de 58. À cela s'ajoutent les barrières à l'expansion des exportations des produits de la pêche des pays en développement. En outre. La proximité des marchés demandeurs.6% pour s'établir à 2 MMDH. le Maroc devrait réaliser des bénéfices importants avec l'exemption de la totalité des produits de la pêche de taxes pour l'accès au marché européen.2% et de 1.04.5% respectivement par rapport à fin février 2010. et plus récemment. ont enregistré un accroissement de 12. sardine et anchois).3% et de 6.2% et de 14.2011 .2% de la valeur des débarquements des céphalopodes. Cette évolution s'explique en grande partie par le recul des exportations des crustacés.5% en glissement annuel. En outre. les opportunités de Les exportations des produits de la mer se sont fortement repliées pour s'établir à seulement 2 MMDH.4%. sous l'effet principalement de la hausse de 82. soit 57% des importations mondiales.3% et de 39.6% en glissement annuel.N°8 PAGE 3 Les exportations halieutiques marquent le pas Au terme des deux premiers mois de l'année 2011. en raison de la disponibilité d'une main-d'œuvre bon marché. au demeurant. de 28. les captures des céphalopodes et des crustacés.4% et 1. Pourtant. Dans ce sillage. De plus.5%. mais plutôt au niveau d'autres types de barrières progressivement é r i g é e s .

plus sensibles pour les deux parties. se sont ra. les craintes liées à l’érosion des recettes fiscales à la frontière. et de nombreuses problématiques entachent toujours leur mise en application. Résultats: le secteur se trouve en face de géants du textile comme le Bangladesh et l’Inde qui bénéficient de concessions plus importantes en matière de règles d’origine. Un avantage compétitif censé profiter en premier lieu à l’industrie textile. l’imposition d’un calendrier des exportations et des quotas. C’est le cas de tous ceux signés par le Maroc. l’accord Maroc-UE prévoit l’instauration d’une zone de libre-échange (ZLE) pour les produits industriels européens et une suppression totale des droits d’importation à partir de mars 2012. l’Union européenne a concédé des avantages plus importants que ceux qu’elle a accordés au Maroc à de grands compétiteurs étrangers malgré un statut moins important que le nôtre». 65% des exportations marocaines étaient orientées vers l’Europe et 60% des importations provenaient du Vieux continent. dans des proportions variables.N°8 PAGE 4 ALE: Pourquoi ils ne profitent pas tous au Maroc Le Maroc est en libre-échange avec 55 pays (dont les 27 nations de l’Union européenne).6 milliards de dirhams par rapport à 2009). L’accord avec l’UE met en place un accès préférentiel basé sur des règles d’origine prévoyant la possibilité du cumul de l’origine. tout n’est pas reluisant en ce qui concerne ces accords. les importations sont constituées principalement de produits finis d’équipement industriel (notamment machines industrielles et voitures de tourisme: 40 milliards de DH en 2010). C’est indéniable. Qui dit ALE. Autrement dit. elles sont principalement composées de produits finis d’équipement industriel de consommation et de demiproduits (environ 64 milliards de DH en 2010). A travers cet accord. la Turquie ou le Mexique qui commercent avec respectivement 20. affirme Ahmed Mouhmouh. les avantages concédés par le Maroc sont en deçà de ceux qu’il reçoit de ces pays. qui continuent à limiter nos exportations vers l’Europe». le Maroc peut importer de la matière première de chez certains pays partenaires et exporter vers l’Europe après transformation sur le territoire national. soit dans moins de 6 mois. ces Accords ont participé. Etats-Unis. Ce sont aussi des accords asymétriques qui lient le Maroc à des économies plus développées (Union européenne. vice-président de l’Association des exportateurs des fruits et légumes. Potentiellement. Le Maroc a importé l’équivalent de 101 milliards de DH et exporté environ 55 milliards. Entré en vigueur en mars 2000. à l’exception de l’accord MarocUnion Européenne qui prévoit un volet politique. En outre. . Dans l’autre sens. ont fait l’objet d’accords particuliers prévoyant une libéralisation graduelle des échanges. le total des échanges réalisés avec l’Europe sur la période janvier-juin 2011 se chiffre à 156 milliards de DH. Pourtant.Textile. dans la mesure où ils statuent sur chaque catégorie de biens ou de services. vu la différence des niveaux de développement. celle-ci doit faire face à une concurrence très rude sur le marché européen. Ce sont enfin des accords graduels et progressifs. A ces accords de libreéchange (ALE) doivent s’ajouter deux accords préférentiels concernant l’association européenne de libre-échange et la grande zone de libre-échange de la Ligue arabe. un autre avec la Turquie et un dernier avec les pays arabes (Accord d’Agadir). 42 et 44 pays. Turquie). l’exportation des fruits et légumes marocains sur le marché européen est soumise à des restrictions strictes via «des contingents tarifaires. d’énergie et lubrifiants (gas-oil et fuel. c’est-à-dire de vêtements. correspondant à un marché de 500 millions de consommateurs. à renforcer le tissu économique du pays et à améliorer la compétitivité de certains secteurs. Bien que cela ne soit pas un critère. Pourtant. le respect d’un prix minimum d’entrée. gaz de pétrole et autres hydrocarbures pour une valeur de 17 milliards de DH). Les produits agricoles. Maroc-Union européenne: L’heure de vérité en mars 2012 L’accord d’association avec l’Europe est le plus important de par l’importance des échanges et la multiplication des partenaires. les secteurs-clés pées: les recettes perçues par l’administration des douanes ont enregistré un record en 2010 (73 milliards de DH. Dans nos échanges avec l’Union européenne. notamment pour les céréales.Un gros malade. Ainsi. celui avec les Etats-Unis. Retour sur les caractéristiques et les enjeux des principaux accords. soit un différentiel de près de 7. L’Union européenne est également le premier investisseur au Maroc et le premier pourvoyeur de touristes. directeur général de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (Amith). «En effet. agroalimenautomobile… pidement dissi. de fils et de câbles pour l’électricité. Quant aux exportations. le Royaume fait mieux que la Chine. dit accords purement économiques. explique Mohammed Tazi. En 2010. Le Maroc est actuellement lié par quatre accords de libre-échange: l’accord avec l’Union européenne. d’articles de bonneterie. Selon les derniers chiffres des échanges extérieurs. du fait de la baisse drasti. le Maroc dispose d’une entrée sur les marchés de 27 Etats européens. le Maroc a également consenti des contingents tarifaires. la que des droits de balance commerciale douane à l’importation. et qu’ils prévoient des périodes de transition à partir de leur date de mise en vigueur (exception faite de l’accord d’Agadir).taire.

En matière d’exportations agricoles. les machines et appareils divers. C’est ainsi que pour les textiles 100% marocains ou utilisant une matière première en provenance des Etats-Unis. autoroutes…) et des chaînes de distribution (BIM). L’accord Maroc-Turquie est aussi l’un des accords les plus controversés. le pays ne dispose ni de la proximité géographique du Mexique ni de la contre-saisonnalité du Chili pour ce qui est des matières premières. En attendant. dès la mise en vigueur de l’accord. également liés avec le Maroc par les accords de libre-échange. Des avantages ont été également accordés par le Maroc à certains produits agricoles (légumineuse. Si la somme des transactions avec les Turcs atteint les 6 milliards de DH. et ce. Une seconde liste avec démantèlement également sur 10 ans. L’accord fait une distinction nette entre les produits industriels et les produits agricoles. les bois et ouvrages en bois. le texte est une chose. ce qu’attend le plus le Maroc de cet accord. explique Tazi. viande rouge. Sur ce plan. De surcroît. Par contre. sur les règles de propriété intellectuelle sur les médicaments. Maroc-Turquie: Prudence malgré les concessions Troisième accord par ordre d’importance des échanges. les importations provenant des Etats-Unis atteignaient un pic de 15 milliards de DH. la Turquie et l’Union européenne. les huiles végétales et le blé. l’ALE Maroc Etats-Unis accorde aux Américains la possibilité d’exporter vers le Maroc. Ceux-ci auront accès au marché turc en exonération totale des droits de douane. la tomate ou la fraise marocaine ne peuvent concurrencer les produits mexicains. et compte tenu du développement supérieur de l’industrie dans ce pays. Une première liste avec démantèlement sur 10 ans à raison de 10% par an pour les produits textiles. mais selon le barème suivant: 3% pour les 3 premières années et 15% pour les années suivantes. Dès sa négociation. En somme. Sur le terrain. nous avons pu constater la présence de plus en plus marquée des entreprises turques. Du fait de la signature par le Maroc de plusieurs ALE. pour les textiles marocains utilisant des intrants étrangers autres que les Etats-Unis. Quant aux exportations. notamment le textile et l’alimentaire. l’accord prévoyait dès sa mise en vigueur une exonération quasi totale (99%) sur les produits nationaux. c’est la promotion des investissements américains. Traduction en chiffres: à fin juin 2010. les restrictions sécuritaires si chères aux Américains (notamment la réglementation US sur la sécurité sanitaire des aliments) et la longueur de la distance d’expédition (parfois 18 jours) limitent très considérablement les exportations marocaines. Il prévoit la mise en place d’une ZLE industrielle en 2017. surtout en Amérique latine. L’autre avantage concerne les textiles marocains qui vont bénéficier du commerce diagonal: «L’accord permet de profiter d’un cumul d’origine très avantageux qui permet d’exporter en franchise des droits de douane sur l’Union européenne en utilisant de la matière première d’origine turque». Avec le démantèlement douanier qui arrivera à échéance en 2017. Longtemps mis au tiroir en raison des craintes suscitées par l’industrie turque en pleine expansion. Selon toute vraisemblance. déplore le directeur général de l’Amith. En effet. l’accord avec la Turquie vise la promotion des investissements turcs au Maroc. Même constat du côté des exportations industrielles: le Maroc ne dispose pas d’avantages comparatifs suffisants pour pouvoir prétendre à concurrencer les zones de proximité des Etats-Unis (notamment l’Alena). Au-delà du développement de ses exportations. les produits turcs. Bien évidemment. chiliens ou argentins. mais dans le cadre de contingents et avec un démantèlement douanier étalé sur 10 ans selon la nature du produit. les exportations marocaines vers la Turquie demeurent encore très insuffisantes. poulet. Pour les produits industriels. la situation ne devrait pas s’améliorer de sitôt. il est prévu un quota de 30 millions de m2 par an et pour une durée de 10 ans. les engrais naturels et chimiques et les composantes électroniques. cet accord a suscité de nombreuses polémiques. fruits).N°8 PAGE 5 Maroc-USA: Accord à sens unique L’ALE Maroc Etats-Unis constitue l’exemple de l’accord asymétrique par excellence. le taux des droits de douane est nul. cet avantage demeure sous-exploité et nous ne profitons aujourd’hui que de 15% du total de cette dérogation». C’est ainsi qu’il a été établi 3 listes pour les produits turcs dans les clauses de l’accord. l’avantage ici est que les unités de production turques installées au Maroc pourront exporter sur les pays arabes et les Etats-Unis. tandis que les exportations peinaient à effleurer les 4 milliards. En outre. Pour le Maroc. Entre autres. ouvrant ainsi de réelles opportunités pour le textile. elles concernent en premier lieu les phosphates. Et pour cause. de réels avantages ont été accordés aux Marocains. Les principales importations sont le gas-oil. «Malheureusement. notamment au niveau des chantiers d’infrastructures (tramway. commencent déjà à concurrencer sérieusement la production locale. dès la première année de mise en vigueur de l’accord. l’accord a fini par être adopté en janvier 2006. devront attendre quelques années. Entré en vigueur en janvier 2006. l’agro-industrie et les produits de pêche. . le Maroc se trouve en face de grands concurrents. certains produits industriels turcs. du blé tendre dans le cadre d’un contingent préférentiel qui atteindra 1 million de tonnes indexées sur le niveau de la production marocaine après une période de 10 ans. et ce. les investisseurs américains installés au pays pourront exporter en franchise de droits de douane leurs produits sur les pays arabes. la pratique en est une autre. il faut savoir que le Maroc n’exporte en moyenne que 2 milliards de DH par an et qu’il importe l’équivalent de 4 milliards.

Toutes sortes de barrières se dressent devant eux. « Nous n’avons pas attendu 2012 pour parachever le démantèlement tarifaire avec l'Union européenne. déclare El Mustapha Sajid.N°8 PAGE 6 Démantèlement douanier. notamment sur l'origine des produits. on retrouve le textile et notamment le textile-habillement qui bénéficie à coup sûr de ce démantèlement puisqu’il lui donne un meilleur accès au marché européen. Pour le secteur automobile. Ainsi. Les premières jouissant à plein de l’effet démantèlement et les secondes en ne croissant que timidement. Cette accélération du calendrier. a été voulue par l'AMITH car nous estimons que nous nous devons d'être compétitifs. grâce au caractère progressif du démantèlement. Pour le secteur des composantes électroniques. président de l'association marocaine de l'industrie du textile et de l'habillement (AMITH). qui se sont établies à 18 milliards de dirhams en progression de 14%». Il est désormais de notoriété publique que la conclusion des différents accords de libreéchange comporte des risques évidents surtout pour les branches de production les moins compétitives. initialement prévue pour 2010. la question se pose certes différemment. C’est la branche des matériaux de construction qui sera la plus affectée. une sorte d’apocalypse pour leur activité. parmi les secteurs les plus impactés. Le taux de 0% sera alors atteint au terme d’un long processus de démantèlement progressif qui dure depuis la fin des années 90. «s'il n'y a pas de fraude. les produits en provenance d’Europe seront totalement exempts de droits d’importation. le compte à rebours a commencé Plus que 6 mois et le démantèlement tarifaire avec l’Union européenne bouclera sa dernière phase. En effet. la baisse des prix à l’importation implique logiquement l’accroissement des produits importés et fait perdre de manière certaine des parts de marché aux opérateurs locaux que ce soit sur le marché local ou à l’export. à commencer par la libre circulation des personnes qui reste un problème majeur pour les opérateurs nationaux». . selon les opérateurs. Nous en voulons pour preuve la bonne tenue de nos exportations à fin juillet. Toutefois. Les opérateurs du BTP appréhendent de perdre des parts de marché et un manque à gagner tant sur le marché local qu’à l’export à cause de la concurrence internationale. Le BTP est à titre d’exemple l’un des secteurs qui ont le plus à perdre. l’Inde ou même les pays de l’Est. « Les entreprises étrangères peuvent s’implanter facilement au Maroc tandis que leurs homologues marocaines n’ont quasiment aucune chance de franchir la Méditerranée. le Maroc reste en la matière un sous-traitant qui profite de la baisse des prix des intrants sans pour autant pouvoir concurrencer des marchés producteurs comme le Bangladesh. l’effet est plus nuancé. vu que l’offre exportable n’est pas encore tout à fait au point.11 Relativité sectorielle En fait. D’où la nécessité de bien définir les produits sur lesquels les opérateurs locaux peuvent se prévaloir d’une concurrentiabilité importante. d’une part. Toutefois. Si effectivement certains ont fermé boutique vu qu’ils ne tenaient pas la distance dans ce nouveau contexte. il met les produits locaux en concurrence directe avec les produits finis européens. ce qui suscite le plus les craintes c’est que la date de suppression des droits de douane coïncide avec une accélération du creusement du déficit de la balance commerciale. certains secteurs ont plus à craindre que d’autres. Ils voyaient en cette date fatidique de démantèlement total avec l’Union européenne. Enfin. «Le BTP est parmi les secteurs qui seront les plus touchés par le démantèlement tarifaire avec l'UE». vu l'avantage que nous avons au niveau du coût de la main-d’œuvre ». Il fut un temps où les réactions des opérateurs étaient des plus virulentes quant à ce choix d’ouverture.08. le démantèlement fait baisser les coûts des intrants. se préparer à l’avènement du jour J. par rapport aux autres secteurs. Ces accords facilitent l’accès au marché local pour la concurrence internationale alors même que nos opérateurs souffrent de barrières non tarifaires quand ils veulent accéder aux marchés cibles. mais l’impact est encore une fois certain . beaucoup ont su se mettre à niveau et ont pu. En effet. Les échos du 22. le démantèlement ne devrait avoir aucun impact négatif sur le secteur. le 1e mars 2012. le taux de 0% est appliqué aux échanges de produits textiles avec l'UE. Depuis le 1e mars 2010. Pour le patron des patrons du secteur. mais d’autre part.

Les efforts déployés dans le cadre de la stratégie Maroc Vert com- mencent donc à porter leurs fruits en la matière et expliquent en partie ces bonnes performances. dans le giron du démantèlement progressif. Il se voit toutefois compensé par la croissance des droits de TVA. et de plus de 51% pour ce qui est des primeurs. dont les plus importants se matérialisent dans «des conditions climatiques favorables durant trois campagnes consécutives et un environnement de marché international favorable».000 tonnes. qui voit ses importations en provenance du Maroc bondir de plus de 34% en ce qui concerne les agrumes. «Les recettes publiques en la matière sont meilleures que par le passé» (voir interview Abdellatif Maâzouz ci-contre) et cela a aussi un impact positif sur le pouvoir d’achat des Marocains qui ont accès aux produits étrangers à de meilleurs prix.N°8 PAGE 7 La TVA compense Au-delà de l’impact sur les secteurs. le Maroc ne compte pas s’arrêter là puisqu’il est engagé dans un processus de démantèlement avec d’autres partenaires. cette hausse est aussi due «aux efforts déployés en matière de production. la progression de ces recettes a été à deux chiffres et a ainsi pu compenser le manque à gagner en termes de droits de douane. soit un volume de près de 300. Une embellie que le ministère explique par la conjonction de plusieurs facteurs. de transport et de logistique et à l'accompagnement des exportations par des aides et incitations appropriées». En effet. avec la suppression des droits de douane..000 tonnes cette année. en outre. ce qui s’avérera payant dans un contexte où les pays développés semblent petit à petit s’enliser dans la récession économique.11 . Selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture et des pêches maritimes. Toutefois. Les fraises stars des primeurs Les fraises s’imposent comme le produit star des primeurs marocains puisqu’elles bondissent de 41% d’une année à l’autre. Cette région y contribue largement avec 70% du total des exportations. En fait. il ne reste plus que quelques mois pour que le démantèlement tarifaire avec l’Union européenne boucle sa dernière phase. la campagne 2010-2011 a été marquée par la précocité de la production et la bonne qualité des fruits à l’export. la signature du protocole de Sao Paolo. L’embellie touche aussi les exportations de primeurs qui progressent de 8% d’une campagne à l’autre en passant de 671. En effet. le volume exporté est passé de 478. Boom des exportations agricoles Tous les voyants des exportations agricoles marocaines sont au vert. suivies des courgettes en progression de 22% et des tomates qui progressent de 17%. Dernière actualité sur le sujet et qui va dans le sens de ce parti pris.000 tonnes à 301. en progression de 16% en valeur. la prééminence de la région Souss-Massa dans la ventilation régionale des exportations marocaines de fruits et légumes. il s’agit de doper les échanges avec les pays en développement. Ainsi. et de 4.000 tonnes en 2009-2010 à 529. au titre de la campagne 2010-2011. Au-delà du débat sur le caractère réfléchi ou pas de cette ouverture. autrement plus importante. la hausse des volumes donne lieu à une taxe sur la valeur ajoutée récupérée. enregistrant ainsi une progression de 9%. côté marché. en passant de 244. le démantèlement tarifaire a surtout un impact sur les recettes de l’État. en progression de 99% en valeur grâce à la modernisation du secteur de la trituration. dont 80% de petits fruits.000 tonnes en 2009-2010 à 726. quant à eux.000 tonnes cette année. notamment en ce qui concerne l’huile d’olive.08.2 milliards à 5 milliards de DH entre les campagnes 2009-2010 et 2010 -2011. Les échos du 25. Aujourd’hui donc. Mais. elles enregistrent une hausse généralisée aussi bien sur les fruits et légumes frais que transformés. précise le communiqué du ministère de tutelle qui souligne. Enfin. ou encore les caroubes qui bondissent de 57% toujours en valeur. vu leurs exportations augmenter de 23% en quantité et de 19% en valeur. en attendant d’autres partenaires plus proches comme la Turquie. C’est le cas avec les États-Unis avec lesquels si tout va bien c’est en 2015 que le démantèlement sera finalisé. l'Égypte ou la Jordanie. c’est un choix qui est désormais entériné et qu’il faut assumer par l’Etat et par les opérateurs. Les produits végétaux transformés ont. qui tiennent aussi aux bonnes campagnes de production et d’exportation. un manque à gagner est logiquement constaté au niveau des recettes de l’État. les fraises surgelées. Cette fois.000 tonnes. Ces dernières années.. la bonne nouvelle vient de Russie.

17-08-2011 .2% pour s’établir à 33. L’activité commerciale au titre du septième mois de l’année 2011 s’inscrit dans une cadence ascendante. les exportations à fin juillet 2011 ont atteint 99.87 milliards de dirhams destinés aux achats de produits énergétiques et 153. soit un creusement de près de 106. À fin juillet.11 . le volume des importations s’est situé aux alentours de 205. En revanche. Les importations ont également grimpé au titre des sept premiers mois de l’année 2011. milliards de dirhams à fin juillet 2011.7% pour s’établir à 304. Aujourd'hui 01. les recettes de ces investissements ont reculé de 13. soit un volume additionnel de 2. Dans ce sens. Port : Tanger ville certifiée ISM Pour se conformer aux exigences du code ISM (International Safety Management). en hausse de 36. Ainsi. soit une hausse de 20%. À fin juillet 2011.39 Aujourd'hui.6% pour se fixer à 12.8% pour se positionner autour de 3. le déficit commercial s’est aggravé de 21%.16 milliards de dirhams.35 milliards de dirhams en progression de 19% par rapport à la même période 2010. Au moment où les exportations hors phosphates et dérivés se sont accrues de 13.66 milliards de dirhams enregistrés durant la même période 2010. S’agissant des flux financiers. Se basant sur les données de l’Office des changes.7% .2 à 48.08. Selon les indicateurs préliminaires du commerce extérieur publiés récemment par l’Office des changes au titre de juillet 2011. les données provisoires de l’Office des changes ont indiqué que les recettes des voyages ont connu une progression de 8. le taux de couverture est passé de 48. Ces dernières se sont dépréciées de 80.99 milliards de dirhams.16 milliards de dirhams en progression de 19% par rapport à la même période 2010.N°8 PAGE 8 Échanges commerciaux du Maroc avec l’étranger : Les transactions dépassent les 300 milliards de dirhams à fin juillet 2011 Cette croissance est tributaire de la hausse à la fois des importations et des exportations. les exportations à fin juillet 2011 ont atteint 99.68 milliards de dirhams enregistrés au niveau des importations hors produits énergétiques.7% à fin juillet 2011 avec un volume global de 72.72 milliards de dirhams en juillet 2010.7% à fin juillet 2011. les échanges commerciaux du Maroc avec l’étranger se sont accrus de 19.16 milliards de dirhams contre 83. Ainsi cette évolution a marqué un additionnel de plus de 50 milliards de dirhams. De ce fait. les investissements et prêts privés étrangers se sont inscrits en baisse par rapport à la même période de l’année 2010.76 milliards de dirhams enregistrés à fin juillet 2010.71 milliards de dirhams contre 254. les dépenses ont clairement régressé. les exportations de phosphates et dérivés ont enregistré un volume de 26.5% avec un volume de plus de 33 milliards de dirhams contre 30.79 milliards de dirhams contre 19. Par ailleurs.25 milliards de dirhams contre 30. dont 51. International Safety Management code désigne le Code International de Gestion pour la Sécurité de l’Exploitation des Navires et la Prévention de la Pollution. les échanges affichent une nette progression par rapport à la même période de l’année précédente. Selon l’Office des changes.49 milliards de dirhams en juillet 2010. Les recettes MRE ont augmenté de 8.58 milliards de dirhams.69 milliards de dirhams à fin juillet 2011. la Direction de l’Exploitation au Port de Tanger a mis en place un système de management de la sécurité ayant pour objectif la protection de l’environnement et la gestion de la sécurité à bord de ses Remorqueurs.55 milliards de dirhams. De même.

Toutefois.N°8 PAGE 9 Les centres d’appel défient la crise . S'agissant de l’évolution de l’activité de leurs entreprises à l'horizon de décembre 2011. culmine à 56%. mais elle devrait augmenter au fil des années. l’attentisme est de rigueur chez les chefs d'entreprise. Il faudra aussi. et de l'Afrique du Nord. De fait.9 milliards de DH en 2006 à plus de 3. 33. «Le Maroc n’a récupéré que très peu de contrats.6 millions de quintaux) et l’offre faite au royaume pour qu’il intègre le club des pays du Golfe soulèvent des espoirs pour le prochain semestre et les dirigeants interrogés s'attendent à une reprise économique assez rapide. Ces niveaux sont les plus élevés depuis le début de l'enquête. la confiance des dirigeants est en amélioration par rapport au dernier trimestre. Selon le dernier indice de confiance élaboré par l’Observatoire de l’entrepreneuriat (ODE) et a rrêté à fin juin dernier. sans se contenter du marché français. Il n'en demeure pas moins que la démarche institutionnelle d'inspiration démocratique. faute de davantage de cohérence et de transversalité entre les différentes politiques sectorielles. notamment au niveau du tourisme. le commerce et distribution et les équipements automobiles. Quant à l’impact de l’instabilité politique en Tunisie.000 personnes. selon les professionnels. Le solde d'opinion favorable ainsi dégagé. il a été.11 réalisé en 2010 un chif- L’optimisme prudent des patrons En ces temps moroses.4%. affirme Youssef Chraïbi. De ce fait. dans la mesure où on cherche à réduire les coûts.liards de DH à l’export gés de supporter (offshoring). elle n’ pas abouti. qui s’élève à 47. Pour consolider son développement. Il est passé de 5. les professionnels se montrent plutôt optimistes. Globalement. Les fortes tensions sur les liquidités bancaires et l'apparition de quelques signes de fléchissements conjoncturels. fin 2008.11 . le solde d'opinion favorable qui en ressort chute à 0%. un label encourageant la non externalisation a été instauré. le turnover est le secteur emploie très élevé dans les aujourd’hui plus de centres d’appel. en comparaison avec celle d’il y a 6 mois. Le nombre d’emplois créés par les centres d’appel ne cesse de progresser. mieux cibler l’ensemble des marchés captifs. le grand défi de la qualification des salariés. la croissance enregistrée depuis quelques années laisse présager un bel avenir.08. concernant les 6 mois à venir. le secteur n’étant pas encore mature. selon l’AMRC. Les perturbations économiques mondiales actuelles n’inquiètent nullement le secteur des centres d’appel. «Ces activités bénéficient d’un retour des donneurs d’ordre et du dynamisme continu de la demande intérieure». lit-on dans la note de l’ODE. l'excellente récolte céréalière (87. Sur une échelle micro-économique. contre 10% un trimestre auparavant.500 en 2006) à 28. En effet. En cause. «des coûts importants pour remplacer les départs et former les nouvelles recrues». ces derniers fre d’affaires de 4 milsont toujours obli. En effet.6% à fin juin 2010. deuxième grand marché de l’offshoring après le Maroc. La loi n’a pas été votée. les problèmes économiques en Europe tournent à l'avantage de notre secteur. l’enquête relève également que les entreprises de l’échantillon «se déclarent moins enthousiastes quant à la situation actuelle de leurs secteurs d'activité. qui consistait à voter une loi freinant l’externalisation. Il y a. Cette performance s’explique entre autres par l’installation des principaux acteurs au Maroc. Cependant. induites par l'aggravation du déficit de la balance commerciale à fin juin 2011 à plus de 93 milliards de DH. Les échos du 30. précise-t-on à l’ODE. le secteur devra faire face à certains problèmes.000 en 2009 et à 33. a Ainsi. via l’externalisation des activités». Le secteur a affiché ainsi une croissance de plus de 20% par rapport à 2009. ainsi que les tensions locales. très minime. dont notamment ceux relatifs aux ressources humaines. seulement 39% des répondants ont qualifié de meilleure la situation actuelle de leur propre secteur. son chiffre d’affaires est passé de plus de 2.08. S’agissant de la tentative à résonance politique du ministre du Travail français il y a un an. de plus. le taux de participation élevé au dernier référendum. le secteur table pour 2011 sur une croissance de 15% et le recrutement de plus de 5. Au contraire. du transport. l'instabilité dans plusieurs pays de la zone du Moyen-Orient. Mieux encore. Les échos du 23.500 en 2004 (17. Cet optimisme se reflète dans leurs intentions d’investissement. car les opérateurs préfèrent pour le moment attendre et agir en fonction de l’évolution de la situation». ainsi que le recul du taux de couverture. La contribution du secteur dans la balance commerciale du pays est limitée pour le moment. contre 48. le climat reste toutefois mieux orienté dans le textile. des BTP et de l'agroindustrie appuyent cette appréciation baissière. «Notre activité est conte-cyclique. Par branche. alors qu’elles étaient résolument plus confiantes un trimestre auparavant». président de l’Association marocaine de la relation client (AMRC). «l’appréciation du paysage économique actuel par les managers du royaume est en fort retrait».3 milliards en 2009 et de 4 milliards en 2010.000 personnes. un des gros obstacles à la croissance massive du secteur. explique le président de l’AMRC.000 actuellement. avec 81% du panel qui l’envisagent globalement et 69% avec certitude.

le contexte est extrêmement porteur pour les différents intervenants de notre secteur. Celle-ci représente environ 13% du chiffre d’affaires du secteur. Mais. devraient constituer la colonne vertébrale de l’industrie. Ces dernières se traduisent par du lobbying. qui se déroule en deux phases. Selon le président de la Fédération des industries métalliques. grâce aux objectifs ambitieux fixés par la stratégie nationale. ainsi que la formation à distance. le secteur prépare un contrat de croissance export (une sorte de contrat-programme). car il freine l’investissement et réduit la compétitivité des entreprises locales». Suite à la sortie de crise. (5% pendant les années de crise 2008/09) supérieure à l’évolution du PIB national. Abdelhamid Souiri. Ces formations feront l’objet de partenariats avec les centres et institutions spécialisées. et au maintien de la politique des grands chantiers. La TVA. Pourtant. mécaniques et électriques (IMME) semble être porteur.08. qui s’est considérablement élargie. «l’État est de plus en plus conscient de cette réalité. Pour la FIMME. mécaniques et électriques d’une commission (ministères. la Fédération affirme qu’elle est impliquée directement et régulièrement. «ce problème conduit à des effets dévastateurs pour l’industrie. l’un des grands problèmes que rencontre le secteur est toujours lié à la TVA. elle mène actuellement une étude. Aussi la FIMME. qui emploie plus de 88. Aujourd’hui.000 personnes. À cet effet. la croissance du secteur pour l’année 2009/2010 devrait être aux alentours de 10%.). Le volet formation constitue également un axe stratégique majeur de développement du secteur. L’investissement réalisé par les opérateurs (1. réalise un chiffre d’affaire de 54 milliards de DH. sa performance ne lui a pas été d’un grand apport lors de l’élaboration du plan Émergence. des prises de contact avec les grands donneurs d’ordre. notamment en effectuant un certain nombre d’actions. Par ailleurs. D’ailleurs. Bourse nationale de sous-traitance et de partenariat) Cela étant. encore la TVA  ! Quant à la généralisation de l’offre. qui consistent à diversifier les sources et à produire 42% de l’énergie consommée à partir des sources renouvelables en 2020». envisage de développer de nouveaux axes d’expertise. secteur transversal par excellence. des demandes de simplification des outils et procédures et la création Avec une croissance annuelle oscillant entre 5 et 10%. l’organisation de conférences et séminaires. Le secteur. qui concerneront essentiellement la formation initiale et continue. des produits finis essentiell e m e n t (automobile. les universités et les écoles d’ingénieurs. qui a déjà établi une collaboration avec l’OFPPT. le secteur des Industries métalliques. avec une valeur ajoutée estimée à plus de 12 milliards et des exportations FOB qui avoisinent les 7 milliards de DH. nous sommes un acteur incontournable dans la stratégie énergétique nationale.620 établissements) est estimé à plus de 3 milliards de DH. En effet.. qui avoisine les 54 milliards de DH. la Fédération se penche aujourd’hui sur le développement de son offre exportable. les ministères de l’Industrie et de l’Énergie. les pouvoirs publics ont dû faire des choix sur la base d’un certain nombre de paramètres et ont opté pour des métiers spécifiques. les IMME. pour les professionnels du secteur «à l’instar de ce qui se passe dans les pays développés.N°8 PAGE 10 IMME: Les exclus du plan Émergence se prennent en main (FIMME).11 .. fédérations. Il s’agit d’établir un état des lieux précis et de présenter la vision du secteur aux pouvoirs publics. sur laquelle le secteur compte énormément. précisément grâce aux multiples possibilités d’utilisation et d’application de leurs produits». aéronautique. ONE. L’économiste du 18. Autrement dit.

précise le président de la AMM. il faut savoir que la loi sur les carrières. comme le souligne Ayoub Kahlaoui. Depuis une année déjà. Les échos 01. «Cette durée est trop courte. La circulaire impose en effet également de clôturer le site de la carrière en exploitation. multiplient les rencontres avec les cadres du ministère et de l’Équipement. Les discussions sont toujours en cours… et si les livraisons pour le mois d’août devraient se passer sans encombre. Il se trouve cependant que l’exploitation du marbre ne figure pas dans la liste des activités de l’industrie extractives assujetties à cette étude d’impact. actuellement en gestation dans les services du ministère de tutelle.. Celle-ci est fixée à 5 ans dans le texte de la primature. c’est donc une législation qui semble bien en décalage les réalités du secteur. La guerre du marbre semble difficile à mener. président de l’Association marocaine du marbre (AMM). les professionnels accusent le coup. défend Kahlaoui.ou les «effets collatéraux» qu’elle a pu produire sur le secteur. blocage de toute nouvelle autorisation d’exploitation avec l’arrivée de cette nouvelle circulaire.08. Cette activité n’est plus l’apanage exclusif des commerçants et autres revendeurs de marbre.11 Tensions sur le soufre Les négociations entre les fournisseurs de soufre et leurs clients nordafricains sont de plus en plus tendues concernant les contrats pour la deuxième partie de l’année. par exemple. «Nous ne pouvons donc pas adapter notre production en fonction de la demande. les marbriers reprochent à cette circulaire d’avoir plombé le développement de leurs activités. En cause : une circulaire de la primature. Le russe Gazprom. mais piétinent sur la même situation. sous peine de fermeture définitive du site exploité».000 m3. Le pont de la discorde Autre grief. Elle est relative au principe d’étude d’impact environnemental. Une clause que les professionnels jugent «inédite». vu les faibles volumes extraits». Le Groupe chimique tunisien (GCT) et l’Office chérifien des phosphates (OCP) maintiennent des propositions de prix inférieurs en raison des perturbations qui touchent la production en Tunisie et la chute des prix au comptant sur les marchés mondiaux. ces derniers se trouvent dans l’impasse. pour la durée des autorisations d’exploitation. Au-delà de l’absence de toute concertation sur sa conception. «Un texte qui a été promulgué dans un contexte marqué par une guerre autour de la filière du sable. là où il faudrait un minimum de trois années pour atteindre la partie utile et exploitable des carrières. et pour un bon bout de temps. et plusieurs irrégularités d’application.000 dirhams pour l’installaton d’un pont). appelée «bonne masse» dans le jargon sectoriel. Sur cet aspect. Nous ne pourrons pas rentabiliser les investissements opérés en amont. celui du pont à bascule désormais imposé par cette même circulaire sur tous les sites en exploitation. déplore le président de l’AMM. Résultats : les investissements sont gelés.. Par voie de conséquence.N°8 PAGE 11 Fissure profondes dans le marbre Quatre milliards de dirhams en chiffre d’affaires à l’export sur une période de cinq ans.11 ... Même les industriels exploitant de carrières se sont greffés au filon de l’import pour compléter leur offre (60 à 70% de la consommation locale en marbre est importée). Une durée jugée trop courte par les professionnels. la pilule de cette étude a bien du mal à passer chez les professionnels. il n’y a pas de visibilité sur les prochains mois. peu importe leur étendue. où il fallait mettre de l’ordre.08. Pourtant. martèle Kahlaoui. et l’on se tourne de plus en plus vers l’importation de pierre naturelle. Mais à défaut de ne pas pouvoir s’y opposer. C’est le cas. et dont le coût peut s’avérer très loud pour les carrières étalées en superficies pouvant atteindre plusieurs millions de dirhams. et avec laquelle nous n’avions rien à voir». et surtout inutile puisque «l’estimation du poids des blocs de marbre se fait à 5% près». Une offre que l’accès limité à la matière première rend peu compétitive en termes de volumes. Pour les marbriers.. la future loi sur les carrières parle de 20 à 30 ans de durée d’autorisation pour les carrières associées à une industrie de transformation». l’un des principaux fournisseurs de soufre à destination de l’Afrique du Nord. imposerait le pont à bascule uniquement pour les carrières dont le volume d’extraction annuel dépasse 30. se greffent d’autres aspects liés toujours à la fameuse circulaire. cela rime avec des charges supplémentaires (400. La première est de taille. Les échos du 17. À ces points déjà bien handicapants pour le secteur. Ce dernier ajoute que cette obligation est surtout «lourde à appliquer pour une majorité de carrières.. n’a pas accepté les propositions de prix trimestriels et semestriels formulées par la GCT et l’OCP. imposé par la loi 12-03 pour plusieurs secteurs d’activités et repris par la circulaire de la primature. Cela. Ce n’est pas tout. Ce chiffre semble n’être que fantasme pour les professionnels de la filière du marbre. l’exploitant ne peut plus extraire que les quantités prévues initialement à l’octroi de l’autorisation. notamment sur les marchés internationaux. En résumé. sans parler d’autres contraintes. Les symptômes de cette sclérose ? Accès de plus en plus difficile à la matière première. en effet. Pis encore.

vont renforcer la tendance haussière des cours  ». Cet engouement pour les métaux a également profité aux mines». Ce projet a pour objectifs l’émergence d’activités industrielles à effet de levier à même de permettre à la province de Boujdour d’assurer le développement économique et social requis. la modernisation des commerces de proximité de la région et la création de la zone industrielle du nouveau port de Boujdour.5 %. estime un analyste de la place. la promotion. alors que l’or et les métaux de façon générale atteignaient de nouveaux sommets  ». «Les résultats semestriels devraient corroborer cette tendance». nous a révélé un analyste financier.N°8 PAGE 12 Les minières : une poule aux œufs d’or Les récents événements déclenchés par la dégradation du rating des EtatsUnis ont fortement profité aux valeurs refuges et donc clairement joué en faveur des valeurs minières. L’argent a de son côté pris. jeudi. cette zone industrielle bénéficiera des opportunités offertes par sa proximité du port de Boujdour. D’un coût global de 80 MDH.1 % affichant ainsi des performances annuelles de 22. l’Agence du Sud et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG-Développement) sur une superficie d’environ 140 ha dont 30 ha déjà mobilisés. notamment l’accès privilégié aux ressources halieutiques de la région et permettra d’attirer plus de 600 millions de dirhams d’investissement privé et la création de 3000 emplois. Car. les exportations d’argent brut à fin juin 2011 ont atteint 1 372. depuis le début de l’année. les investisseurs sont devenus inquiets. La CMT (Compagnie minière de Touissit) et Managem ont également affiché un bon cru sur la même période. une performance cumulée de près de 10 % à 22 065. Encore une aubaine pour les valeurs minières. pour hisser le secteur industriel et commercial au niveau des villes de Laâyoune et Boujdour. «  Dans le contexte actuel. le troisième projet concerne l’aménagement. le développement. celles-ci ont accusé l’une des plus fortes hausses sectorielles tirant amplement profit de la reprise des cours de métaux au niveau international ainsi que d’une parité MAD/USD plus favorable. le secteur coté des mines a affiché.4 millions DH. le deuxième projet relatif à la modernisation des commerces de proximité de la région de LaâyouneBoujdour-Sakia El Hamra s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Rawaj-Vision 2020. sur les deux dernières semaines. la barre des 1 800 dollars. Pour sa part. à savoir la création de la zone d’activités économiques de Laâyoune. la hausse du cours des métaux (or.) au niveau mondial a fortement profité au secteur minier. dont 1000 commerçants bénéficieront de l’appui au titre de l’année 2011 et le reste au titre de l’année 2012.68 dollars. avec des croissances respectives de 8. sur les deux dernières semaines. ce projet vise l’accompagnement des commerçants dans leurs efforts de modernisation par la formation.39 %.18 % et 38.2011 Laâyoune-Boujdour : 143 MDH pour améliorer l’industrie et le commerce Trois projets d’un montant de 143 MDH ont été lancés. l’intervention de la BCE sur les marchés de la dette des Etats européens. la commercialisation et la gestion de la zone industrielle du nouveau port de Boujdour. Aujourd'hui Le 29-08-2011 . réputés comme placements sûrs. En effet. L’entreprise a accumulé. soit la meilleure performance annuelle sectorielle du marché. En réalité. «  les valeurs minières ont été très convoitées. avec des records successifs.83 % portant ainsi sa performance annuelle à 60. comme le présagent les analystes de la place. Les investisseurs sont inquiets Du point de vue des analystes. la hausse des métaux précieux n’est pas prête de s’essouffler. Les minières sont devenues. plus que jamais. soit une progression de 123 % par rapport à juin 2010. face aux incertitudes du marché quant à l’évolution de la crise de dette souveraine américaine et européenne et le risque de récession. mardi dernier.42 %. Depuis ces derniers jours. A son tour. Ce projet ciblera les PME et PMI ainsi que les prestataires de services liés à l’industrie. 25. des gains de 12. . Ces projets permettront d’engendrer des milliers de postes d’emploi. Le premier projet. A ce titre.30 % à 38. Un chiffre qui a joué en faveur de cette valeur. argent. attrayantes. etc. puisque tout porte à croire que la tendance sera maintenue L’économiste 26. nous a précisé un analyste financier. la décision du comité de politique monétaire de la Fed de maintenir ses taux directeurs proches de zéro jusqu’à la mi-2013. la SMI (Société métallurgique d’Imiter) mérite une palme d’or pour son parcours réalisé jusqu’à présent. Les événements récents comme la dégradation du rating des Etats-Unis. soit la meilleure performance du secteur Mines. Côté valeurs. Son cours a bondi de près de 20 % depuis le 1er juillet. portant sur la création de la zone d’activités économiques de Laâyoune est réalisé en partenariat avec le département de l’artisanat. Réalisé avec le concours de l’Agence du Sud. Ledit projet permettra la modernisation de 2000 commerces de proximité pour un montant global de 63.2 millions DH. la déclaration de la Chine sur la qualité de la dette des Etats-Unis et enfin. Alors que ces derniers jours.74 points fixant ses gains annuels à 43. Ces dernières sont devenues de vraies mines d’or. craignant un impact sur le commerce extérieur marocain et sur la place boursière casablancaise : «  Certains investisseurs étrangers ont quitté la place pour aller se réfugier dans les métaux. le Masi était abonné au rouge. l’expertise et par la contribution au financement des acquisitions d’équipements.08. Il s’agit de la mise en place de trois grands projets. L’once d’or avait atteint des niveaux historiques la semaine dernière dépassant. l’or comme l’argent ont raflé plus d’une fois la Une des JT et des quotidiens économiques internationaux.6 % et 8.

les personnes qui ont participé à un incentive sont souvent si exaltées qu’elles sont parfois tentées d’accompagner leurs amis. Le challenge est de mettre en place des produits intégrés. En effet. En effet. congrès. Plusieurs actions de communication sont programmées. explique-t-on auprès de la profession. principale destination pour ce produit. Par conséquent. Quid de la clientèle marocaine ? Le potentiel est là.11 . DRH et associations de médecins. L’objectif de ces journées est de convaincre les chefs d’entreprises qu’en organisant des incentives. les multinationales qui avaient l’habitude de venir au Maroc réduisent le budget dédié à l’incentive. Il s’agit notamment de séances d’information destinées aux prescripteurs potentiels. ils sont souvent à l’origine de l’organisation d’importants congrès scientifiques nationaux ou internationaux». Les opérateurs tablent donc sur un retour des donneurs d’ordre pour 2012. L’objectif est de stimuler la demande corporate nationale pour ce segment du tourisme interne. à renforcer la cohésion au sein de leurs effectifs… L’économiste le 30. incentives. Ce nouveau système que veut lancer Zenagui prévoit de compléter l’audit en fonction des normes par «un audit mystère» pour les établissements de catégories 3* et plus (y compris hôtels classés «Luxe»). confrontées à de graves difficultés financières. un projet de refonte du système de classement des hôtels. aussi bien pour le tourisme réceptif que sur le MICE. Le but étant d’intégrer tous les aspects de la qualité dans le secteur hôtelier. une fois de retour dans leur pays ou leur ville d’origine.110 Zenagui veut noter les hôtels Le ministère du tourisme mène actuellement. notamment celle perçue par les clients. les professionnels n’ont aucune visibilité pour l’automne prochain. Selon les initiateurs de l’événement. Encore faut-il le stimuler. «Le MICE marocain s’est substantiellement développé ces dernières années puisque de plus en plus d’entreprises organisent des incentives. les opérateurs opérant sur d’autres villes sont invités à prendre part aux échanges afin de présenter leurs produits ainsi que les atouts de leur région. Le MICE Maroc peut donc constituer une réponse face à la conjoncture morose. Selon un opérateur.08. L’événement se tiendra à Marrakech. Il représente même une part substantielle dans le volume MICE global». est dédié au MICE marocain (meetings. expositions). Il peut même générer un effet inducteur de structuration sur le long terme. qui se tiendra du 9 au 11 septembre à Marrakech. ces derniers «constituent les prescripteurs les plus importants. saison et destination. Ce dernier permettra de passer à un système de notation où les critères de classement des établissements d’hébergement touristiques seront également pondérés en fonction de leur importance. ils contribueront à améliorer la productivité de leurs collaborateurs. Evidemment. Des rencontres qui joueront un rôle déclencheur dans la concrétisation de la demande. près de 250 visiteurs sont attendus. L’événement.N°8 PAGE 13 Tourisme/Incentive: Les professionnels courtisent les nationaux. Crise économique internationale oblige L’Office national marocain du tourisme (ONMT) et la Fédération nationale du tourisme (FNT) organisent les premières journées professionnelles du tourisme. La FNT prévoit également d’éditer des newsletters périodiques et de diffuser des emailings aux décideurs pour promouvoir les packages qui devraient être conçus par les professionnels. Promotion A travers les premières journées professionnelles du tourisme. proches ou collègues dans la région où elles ont séjourné. L’objectif est de booster la demande marocaine . A l’origine de la morosité dans le secteur.08. l’ONMT et la FNT veulent contribuer à la valorisation de l’offre marocaine dans le domaine du MICE et à l’émergence d’une corporation structurée. Les échos du 17. caractérisés par une approche par type. la conjoncture économique internationale. C’est donc cet effet boule de neige qui est recherché par les professionnels. En effet. Les premières journées professionnelles du tourisme seront donc l’occasion de faire la jonction entre les professionnels de l’incentive et les chefs d’entreprises.

11 ANPME: Imtiaz amorce sa 4e édition. de valeur ajoutée. à l’excès d’eau. Il prévoit de garantir quelques 300. à la grêle. Elle est plafonnée à 5 millions de DH par entreprise. Cette mesure concerne également le programme Moussanada. Ce qui revient à une hausse de 45% comparée à la garantie sécheresse disponible auparavant. les haricots. les fèves. Outre les événements. Il a pour objectif de faire bénéficier les entreprises éligibles au programme de financement de l’ANPME à hauteur de 60% du coût de la prestation portant sur l’audit à l’issue duquel le label RSE de la CGEM est octroyé. Le reliquat étant octroyé par l’une des 6 banques partenaires d’Imtiaz.450 DH/ha pour le premier niveau. Cette prime est de 20% du montant de l’investissement global. L’économiste du 26. l’Etat n’hésite pas à mettre la main à la poche. Une aide pour la labellisation RSE Eligibilité: 175 millions de DH de chiffre d’affaires LE programme Imtiaz entame sa 4e édition. Elle est de 1. 3.000 ha dés la campagne agricole 2011/2012 et devra s’étendre à 1million d’hectares d’ici 2015. qui ne disposent pas d’un appoint financier pour accéder au crédit bancaire. Ce programme devrait permettre aux entreprises bénéficiaires d’atteindre des paliers supérieurs.08. Il rentre dans le cadre du programme Moussanada transverse. au gel. Ces mesures répondent aux problèmes révélés par les résultats de l’étude sur la gestion des risques agricoles. l’agence a réalisé un ensemble de partenariats. le blé dur. l’assurance multirisque agricole se caractérise Démarrage de l’assurance avec 300. L’économiste du 26. Pour favoriser la pénétration du produit. l’environnement. ou de création d’emplois. Premier de son genre. Concrètement. Il sera étendu au marécage et l’arboriculture d’ici la fin de l’année. La nouveauté est que ce programme touchera les PME ayant un chiffre d’affaires inférieur à 175 millions de DH au lieu de 100 millions de DH lors des premiers éditions. l’orge et le maïs ainsi que des légumineuses telles que les lentilles. Imtiaz vise les entreprises à fort potentiel de croissance. Le dispositif a également pour objectif de permettre aux bénéficiaires de se doter des nouvelles technologies ou de générer un impact structurant sur les branches et les filières. le vendredi 26 août. au vent fort et aux tempêtes de sable. A travers ses différents programmes. soit en termes de chiffre d’affaires. les parties prenantes. L’Agence nationale de la promotion de la PME (ANPME) vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt. sachant que les petits agriculteurs ne participent pas à plus de 26 DH à l’hectare alors que pour les niveaux de garantie supérieurs. l’accord relatif au produit d’assurance multirisque climatique entre l’Etat et la Mutuelle agricole marocaine d’assurance (Mamda) a été paraphé le 24 août à Rabat. pois chiches et petits pois.08. porteuses de projets de développement. Les événements garantis ont trait à la sécheresse.000 ha Le risque «Maroc pays chaud» difficile à couvrir aussi par une forte hausse des niveaux de garantie. les entreprises sélectionnées bénéficient d’une prime à l’investissement qui complète le montage financier de leur projet. Le label RSE exige le respect de la réglementation. L’un de ces derniers porte sur le financement du label Responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) de la CGEM.350 DH/ha pour le troisième. les lois. le produit multirisque climatique couvre 9 cultures notamment les céréales comme le blé tendre. La dernière labellisation en date est celle de Suzuki Maroc. Les entreprises sélectionnées sont tenues d’apporter au minimum 20% en fonds propres du financement du projet. le montant se situe entre 183 et 368 DH à l’hectare.900 DH/ha pour le 2e et 4. le produit a été élaboré spécifiquement pour couvrir les récoltes céréalières et légumineuses menacées par une multitude de périls climatiques. . L’accord prévoit de rajouter deux niveaux supplémentaires pour les grands groupes. Par ailleurs.11 .N°8 PAGE 14 La multirisque climatique sur les rails Annoncé depuis longtemps. Sa contribution va de 53 à 90% des cotisations selon la garantie. y compris les employés mobilisés autour d’un projet. Et la liste devra s’allonger pour s’étendre au chergui.

le Maroc a cette fois-ci bénéficié de sa forte attraction sur les IDE. les meilleures infrastructures. pays africain de l’avenir A en croire l’institut FDI Intelligence. Par ailleurs. Tous les deux ans. afin qu’ils puissent disposer d’une photographie actualisée de la cartographie de l’investissement. qui ont chuté de 13% en 2010. Le pays est classé premier en la matière. l’institut chargé de l’aide au développement des investissements directs à l’étranger (IDE). L’étude se base sur les informations portant sur six catégories : le potentiel économique. le royaume n’arrive que neuvième en ce qui concerne le climat des affaires – corruption oblige – tandis qu’il ne figure même pas dans le Top 10 des économies les plus productives. L’équipe à l’origine de l’étude s’appuie sur un réseau de correspondants étrangers et exclusifs. Parmi les dix pays les plus prometteurs d’Afrique. le Maroc arrive cette fois-ci en tête. et vérifie les données qui sont livrées par les différents gouvernements. L’effort mené par le Maroc sur les infrastructures a fini par payer. les infrastructures. L’Egypte. Troisième lors de la précédente étude. certainement grâce à la qualité de vie qui y prévaut. Le petit pays a réussi à talonner le géant sud -africain. Meilleur stratège. le Maroc arrive troisième en terme de potentiel économique. Généralement habitué à figurer à la troisième ou à la quatrième position. L’Afrique du Sud. Le classement du FDI Intelligence s’appuie sur une collection indépendante de données. pour la première fois. Les pays sont ensuite notés sur 10 suivant chaque critè- re . Cette publication vient conforter les investisseurs sur la stabilité de l’économie marocaine. un bel avenir attend le Maroc. principale cause : une chute vertigineuse des IDE (30% en 2010) . A l’opposé. FDI International met en cause la baisse des IDE. est élaboré par l’institut britannique. vient de publier son rapport bisannuel relatif à l’investissement sur le continent africain. l’institut précise que le pays des pyramides n’a attiré que 16 projets d’IDE entre janvier et juin 2011. ayant réalisé un bon de 8% en 2010. Recoupement avant jugement Réalisé par un panel de sept experts.N°8 PAGE 15 Le Maroc. devançant l’Afrique du Sud et l’Île Maurice. Le Matin du16 août 2011 . la productivité. qui regroupe 59 pays. notre pays arrive. septième en terme de qualité de vie. Chaque catégorie regroupe plusieurs critères. arrive cette fois-ci au pied du podium. Autre organisme important ayant réalisé une étude approfondie sur l’économie marocaine : le FMI qui vient rassurer ces mêmes investisseurs sur la solidité des systèmes monétaire et bancaire marocains. l’étude est destinée aux grands décideurs économiques. les ressources humaines. réalisée par la division africaine de FDI Intelligence. habituellement premier. la qualité de vie. et le climat des affaires. mais corrompu La surprise provient de l’Île Maurice. réalisée pour les années 2009 -2010. Et il se trouve être le pays où les utilisateurs d’Internet sont les plus nombreux. filiale du groupe de presse Financial Times. FDI Intelligence. filiale du prestigieux groupe de presse britannique The Financial Times. arrive pour la première fois en seconde position. dans un rapport publié vendredi dernier (voir Article). Au Maghreb. habituellement deuxième du classement. On y apprend ainsi que le Maroc est le pays détenant la meilleure stratégie IDE. en tête. petite île au large de la Réunion. la Tunisie arrive en septième position tandis que l’Algérie ne figure même pas parmi les dix meilleurs. qui ajoute que le royaume est l’un des rares pays de la région à avoir enregistré une hausse des IDE. critères qui sont eux-même répertoriés par ordre d’importance. un classement regroupant les 10 pays africains les plus prometteurs économiquement. . et quatrième en ressources humaines. explique l’institut londonien.

000 postes d’emploi durant les cinq prochaines années avec une moyenne de 80 et 85. selon les premières estimations. de l’avis de Abdelhamid Triki. Le ministre table sur la création de 500. Il est prévu que la participation du secteur privé dans l’investissement dépasse les 60% à partir de 2014 pour atteindre 70% et 80% dans les années qui suivent.11 LA LETTRE DE VEILLE . la réalisation de la croissance.08.PAGE 16 L’économie tunisienne se redresse! Un plan de développement pour les 5 prochaines années En revanche. Durant les trois premières années. Ce plan sera présenté aux partis politiques et aux composantes de la société civile. Il se concentrera entre autres sur l’amélioration des conditions de vie.. Le coût de ce plan est estimé entre 100 et 125 milliards de dinars (66 milliards d’euros) sur les cinq ans.771 millions.5 millions de touristes l’année dernière durant la même période.11 International La première étape (20112012) consistera à contenir les répercussions négatives de la période post -révolution. la réalisation de la croissance La Tunisie prépare un plan de développement à moyen terme.. Les prévisions en terme d’emploi sont plutôt optimistes. l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) confirme la crise dans le tourisme pour cette année. l'agence de notation Moody's a dégradé hier d'un cran la note de la dette à long terme du pays. qui.fr du 25. Ceci s’explique en partie par le recul de près de moitié de la plupart des indicateurs. Sur un ton plutôt pessimiste. de son côté.3% alors qu’elle a baissé au deuxième trimestre à moins de 3%. Toutefois. selon le ministre cité par la presse locale. Au premier trimestre 2011. Les echos. le nombre de touristes entrés en Tunisie a baissé de plus d’un tiers (38. surtout avec la croissance des impôts sur la valeur ajoutée et l’amélioration des activités de certains secteurs économiques. L’amélioration de l’économie nationale est strictement liée à la stabilité sécuritaire et l’arrêt des sitin et des grèves dans plusieurs unités industrielles publiques et privées. des nuitées et des recettes depuis la révolution du 14 janvier 2011. ministre de la Planification et de la Coopération internationale. L’économiste du 02. l’économie peine à redresser la pente. Une deuxième étape (2012-2013) sera une période de transition économique. plusieurs indicateurs montrent un retour à la dynamique économique dans le pays durant le mois de juin 2011. l’économie tunisienne a enregistré une croissance négative dans la limite de 3. Il se compose de trois étapes. qui reste zen Reprochant au Japon son surendettement et son instabilité politique. se bat pour abaisser le cours de sa monnaie. Printemps arabe oblige. tient à souligner Abdelhamid Triki.000 postes durant les deux premières années. Objectif: combler les défaillances de certains projets liés à l’infrastructure de base et la liaison entre les régions et l’aménagement des nouvelles zones industrielles. la priorité sera accordée à l’investissement public.9%). L’activité touristique a été marquée par une chute des entrées.09. Moody's dégrade le Japon. le tourisme est en berneUn plan de développement pour les cinq prochaines années est en cours de préparation en Tunisie. contre 4. atteignant 2. Du 1er janvier au 20 août. tandis qu’une troisième étape (20142016) se concentrera sur l’amélioration des conditions de vie.

5%». qui avait désière des prix ndlr) ou d’une réces. de leur «AAA». Italie. «Personne n’envisage donc une récession mondiale. Etats (Grèce. A la limite du krach. estime l’économiste Elie Cohen.crée des dissensions dans l’Union. ni en zone dettement affecte déjà plusieurs euro. Le Fonds monétaire international (FMI) a prévu en juin une croissance mondiale pour 2011 de 4.8 millions d’euros. mais on ne risque pas la dépression mondiale». il y a des pays qui 12 %. carburent». Et ceci uniquement parce que «quand les pays occidentaux faiblissent. et la sanction de l’agence de notation France a revu ses prévisions à la Standard and Poor’s. Paris a perdu 18. estiment des économistes. soit près de 17. commercialise pas moins de 30 marques pour un chiffre d’affaire annuel pouvant atteindre les 1. «Nous n’anticipons pas une la zone euro. «ralentissement de l’activité mondiale». Aventis-Pharma. C’est à dormir debout. Ce groupe pharmaceutique indien. Un partenariat décisif est déjà mis sur les rails entre les deux groupes. L’économie mondiale devrait échapper à la récession tant redoutée par les marchés. «Les perspectives de croissance sont moins favorables qu’en début d’année. chance d’avoir une croissance satisfaisante pour stabiliser la dette» notamment. Espagne) et Selon lui. . Londres a perdu un peu plus de 15 % . grâce à la bonne tenue des pays émergents.3% et de 2. année «très. projette de racheter Universal Medicare à 75. un ralentisse- dette des Etats-Unis. professeur à l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris. a commenté à l’AFP Car la situation outre-Atlantique a René Defossez.67 % en onze séances de baisse consécutive. la meilleure note en matière de La même position est défendue par dette à long terme. les pays émergents sauveraient finalement le monde et l’économie planétaire pourrait. qui les a pribaisse (de 2. Sur une semaine. Un accord a été trouvé in extremis. l’accumulation de mauvai. autour de 1.a refait son apparition dans les bilier) signifie qu’il «n’y a aucune salles de marché.Bourses mondiales. souffler si ces deniers arrivent à nous faire échapper à la récession.N°8 PAGE 17 La récession n’aura pas lieu ment oui». économiste chez ajouté aux inquiétudes concernant Natixis. vendredi soir.0% pour la zone euro. Francfort près de 19 % et New York près de «Au niveau local. Sanofi souhaite profiter des activités sans ordonnance qui connaissent un succès sans précédent sur le marché indien et s’avèrent ainsi très rentables.15 milliards de roupies. spécialisé dans les activités sans prescription. après d’intenses tractations entre républicains et démocrates pour relever le plafond de la 11. le spectre de la récession (croissance. la Chine et l’Inde et autres pays émergents continuent à surperformer». les de justesse un défaut de paieEtats-Unis devraient connaître une ment. ce qui est le cas actuellement. ses nouvelles aux Etats-Unis Du coup. ni au niveau mondial». selon M. début août.fr Sanofi met un pied en Inde La filiale indienne du groupe pharmaceutique français Sanofi.08. En fait.11. lexpress. où le problème d’enrécession aux Etats-Unis. a-t-il expliqué à l’AFP.5% à 2%) mais «fera vés. mais risque de subir un ralentissement dans le sillage de la crise d’endettement des Etats. emploi. peut-être. marché immo. Cohen. Une décision la banque d’investissement Natixis attendue avec appréhension qui a qui estime que «l’on n’est pas à la aggravé la chute vertigineuse des veille d’une déflation (spirale bais. très médiocre» avec Mais ils n’ont pas échappé à la une croissance autour de 1%. leur évitant Mais en observant à la loupe.buté une dizaine de jours auparas i o n m o n d i a l e » m a i s d ’ u n vant.3 millions d’euros.

la croissance du PIB s’est accélérée à 0.3% l’année prochaine contre de précédentes prévisions de 4. Au Japon. L’économiste du 02.5% publiée en juin dernier. l’agence Ansa. Le FMI souligne que l’activité économique s’est affaiblie en particulier dans les pays développés. La croissance américaine. et de 2% l’année prochaine contre 2. En zone euro.2% après 0.7%) et le Japon le plus faible (moins 0.11 Le PIB de l’OCDE pique du nez.6% cette année aux Etats-Unis. la croissance du PIB a ralenti à 0.9% au trimestre précédent. la croissance a été de 0% comparée à 0. selon l’institution internationale.1% au premier trimestre.2% mais a été en revanche abaissée à 1. Révélés hier lundi 22 août.7% en 2012 pour l’Italie contre 1% et 1.2% cette année et 4.1% et 1. comparé à 0.3% comparé à moins 0. la croissance du PIB a ralenti à 0. la prévision de croissance a été de son côté révisée en baisse à 1.3% au trimestre précédent et en France.3% au trimestre précédent.6% au deuxième trimestre de 2011.0% au deuxième.4% au trimestre précédent.11 .7%. En glissement annuel. Parmi les sept grands pays.2% cette année Le Fonds monétaire international (FMI) dévoile ses nouvelles prévisions. Cette détente a été particulièrement prononcée dans la zone euro et l’Union européenne où la croissance a baissé à 0.8% en 2011 et 1. au Royaume-Uni. selon les chiffres du gouvernement. En Allemagne. cette institution a revu en baisse ses estimations de croissance pour les Etats-Unis et a abaissé ses prévisions de croissance mondiale.5% publiée en juin. A en croire. Elle sera révisée à 4.9%). Le PIB de la première économie mondiale n’a progressé que de 0. L’économie est devenue plus déséquilibrée et les risques à la baisse ont augmenté. Toujours selon les chiffres de l’OCDE. les pays émergents ayant résisté. la banque d’investissement américaine Morgan Stanley avait estimé que les Etats-Unis et la zone euro sont dangereusement proches d’une récession.09.9%).3% et 4. En ce qui concerne la croissance mondiale. l’Allemagne a enregistré le taux le plus élevé (2.9% en 2011 et 1. le PIB dans la zone OCDE a augmenté de 1.4% en rythme annualisé au premier trimestre et de 1. le FMI a révisé en baisse sa prévision de croissance pour la France à 1. La première priorité pour les Etats -Unis est de lancer rapidement un plan de réduction du déficit à moyen terme et pointe les risques d’une impasse politique sur ce sujet.6% en 2012 contre 2. en recul par rapport aux 2.7%. souligne le Fonds qui doit publier ses nouvelles prévisions économiques le 20 septembre.6% contre 2% pour 2012.2% comparé à 0. A noter que le gouvernement français. La prévision de croissance en Allemagne a été maintenue inchangée pour 2011 à 3.1% comparé à 1. Aux Etats-Unis. L’OCDE donne les tendances par pays. le FMI a révisé légèrement en baisse ses prévisions à 4.5% au trimestre précédent.8% en 2011 et 0. contre une précédente prévision de 2. a fortement ralenti depuis le début de l’année.N°8 PAGE 18 FMI: Des prévisions de croissance en baisse.8% au trimestre précédent. qui désignera la semaine prochaine un nouveau Premier ministre. Rappelons que la DG du FMI Christine Lagarde «exhortait toutes les économies de la planète et en premier lieu les plus avancées d’entre elles à ne pas tuer la croissance en luttant contre la dette».4% en 2012 par le Fonds qui tablait en juin sur 2% et 1. Dans le détail en Europe. le PIB a continué à reculer mais à un rythme plus lent qu’au trimestre précédent (moins 0. la dernière estimation disponible pour le premier trimestre reflète une importante révision à la baisse de la croissance de 0.3%. Le FMI ne table plus que sur une croissance de 1.9% et à 0.3% en Italie et aux Etats-Unis. les indicateurs économiques de l’OCDE sont aussi pessimistes. Le PIB de la zone OCDE a ralenti à 0. qui a été de 3% en 2010. En revanche. Croissance quasi-nulles pour les pays de la zone La semaine dernière.2% au deuxième trimestre de 2011 en recul par rapport à 0.08. L’économiste 23.5%. va dévoiler ce mercredi ses pistes pour réduire les déficits publics et tenter de rassurer les marchés.

L’économiste du 26. les collectivités locales et la sécurité sociale d’une part et les ménages et les entreprises d’autre part.6% fin 2012 et 3% fin 2013.5%. le gouvernement français a présenté. explique t-on. Il s’agit de passer de 7. L’économiste du 24. a regretté la répartition déséquilibrée des efforts et des mesures défavorables à la compétitivité après l’annonce par le gouvernement d’un plan d’austérité.arabes… autant de facmerce mondial des marchandises en 2011 tablent sur une hausse des exportations de 6. un plan d’austérité de 1 milliards d’euros pour 2011 et 11 milliards en 2012. l’Australie.térie E. Elle va pénaliser le partage de la valeur ajoutée dans l’entreprise et aboutira progressivement à confondre l’intéressement et la participation avec le salaire. en particulier les heures supplémentaires sur lesquelles les entreprises paieront désormais plus de charges. La Chine fait exception : «elle a réussi à résister à la baisse des échanges mondiaux et devrait continuer sur le bon chemin».N°8 PAGE 19 Echanges mondiaux….08. Ces projections tiennent compte de l’incidence probable du tremblement de terre au Japon.5%.Coli en Europe… autant de facteurs qui sont derrières cette chute. Le chef du gouvernement a annoncé sa volonté d’une harmonisation fiscale avec l’Allemagne de l’impôt sur les sociétés.5% et celles des pays en développement et de la CEI de 9. Le point de discorde réside dans la répartition déséquilibrée des efforts entre l’Etat. le 24 août dernier. la principale organisation patronale française. mais si les répercussions s’avéraient pires que prévues. Les projections de mondiaux de 8% au 1er base des éco. L’ensemble devrait être voté par le Parlement le 6 septembre prochain.coli sont plutôt maîtrisés.11 France/plan d’austérité: Le Medef rouspète La répartition déséquilibrée des efforts… point de discorde Les mesures devront être votées par le Parlement le 6 septembre Le plan d’austérité divise. C’est ce qu’indique l’étude publiée.1% du PIB fin 2010 à 5. Les raisons: le Japon se relève doucement et les effets du E. Son économie a enregistré une forte baisse de sa production de véhicules justement sous l’effet d’une pénurie de pièces importées du Japon.7% fin 2011. La chute des Bourses pourrait avoir aussi un impact sur l’économie dès les prochains Baisse des échanges mois. Tsunami au Japon ou encore la bactérie E. ce qui devrait rapporter entre 200 et 250 millions d’euros. l’Irlande ou la Grèce a tenu cependant à préciser le premier ministre François Fillon. selon l’étude. Elle sera de 3% sur le revenu fiscal de référence à partir de 500 000 euros. La hausse du forfait social est également très dommageable. Fillon a annoncé un coup rabot sur les niches fiscales. le Canada et la France n’ont pas été épargnés avec des baisses de 2 à 3% de leurs importations. accentué davantage par les déséquilibres budgétaires américains. l’Espagne. du cabinet Capgemini ¬Consulting consacrée aux flux d’échanges mondiaux. il faudrait revoir les prévisions dans les prochains mois. des Pays-Bas et de l’Allemagne. La production industrielle au Japon a reculé de 6% et ses échanges mondiaux de 2% au deuxième trimestre.coli. Les USA sont les premiers a être touchés par la crise. Les mesures viennent compenser la croissance revue à la baisse à 1. Ces espoirs de rebonds au troisième trimestre sont à prendre avec prudence à cause notamment de l’aggravation de la crise de la dette qui a secoué les marchés cet été.11 .25% à l’origine. Pour éviter une nouvelle panique et sauvegarder sa notation triple A. Une taxe sur les très hauts revenus a également été proposée. mercredi 24 août. printemps nant le com. 4. Le Medef qui tempère partage toutefois le diagnostic posé par le Premier ministre François Fillon et se félicite de l’engagement très clair de respect de la trajectoire budgétaire. le Medef. de l’avis des auteurs de l’étude. Ce qui permettra à la France de respecter ses engagements en matière de réduction des déficits. D’autres pays comme la GrandeBretagne. Les mesures annoncées par la France ont peu de choses à voir avec celles prises par l’Italie. un certain nombre de mesures aboutissent à des hausses de coût de production défavorables à la compétitivité. Les effets du printemps arabe ont en effet affecté les prix du pétrole et sont susceptibles d’avoir un impact sur les perspectives économiques mondiales.Chute générale… sauf pour la Chine Les échanges mondiaux ont baissé de 8% au cours des six premiers mois de l’année. Le recul du commerce mondial est dû aussi à la bactérie E. Capgemini prédit de bonnes perspectives pour le trimestre prochain. Un autre phénomène à ne pas négliger celui de la crise géopolitique dans la région Mena. En effet. Les expéditions des pays développés augmentant d’environ 4.semestre nomistes de Tsunami au Japon. Les échanges européens ont ralenti de 4% au deuxième trimestre. Ces niches seront à nouveau réduites de 10% en 2012. L’étude cite aussi d’autres facteurs dont l’embargo de la Russie sur les fruits et légumes européens qui a duré un mois et les pertes financières de l’Espagne. selon les perspectives de l’Organisation mondiale du commerce. bacl’OMC concer.08.75% pour 2011 et 2012 contre 2 et 2. Selon l’organisation.Coli.

En tout cas. Seuls quelques produits chimiques ont été examinés.6 et 4326/323 des 21-12-1984 et 12-05-1994. Elle s'apprête à revoir le règlement Reach qui force les fabricants de produits chimiques à prouver que leurs produits ne sont pas dangereux pour les consommateurs et aussi pour l’environnement. autorisation et restriction des produits chimiques) a donné lieu à l'un des plus grands bras de fer entre lobbies de l'histoire de l'UE. Elle inclura aussi une révision des exigences d'enregistrement concernant les substances à faible tonnage. Les entreprises qui souhaitent vendre des produits chimiques doivent les enregistrer auprès de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Reach avait établi des droits de douane de fait sur les importations sur certaines matières premières stratégiques. certains scientifiques le pensent également nocif sous d'autres formes telles que les revêtements intérieurs des boîtes de conserve. Adoptée en 2006. La révision va porter sur les coûts et le fardeau administratif ainsi qu'aux autres impacts sur l'innovation. Quelque 100. tout en fournissant des détails sur leur toxicité. qui représente les entreprises chimiques européennes.N°8 Rè tion enta glem PAGE 20 Santé des consommateurs. selon le site EurActiv. D’autres produits sont aussi passés au crible comme le bisphénol A. Les écologistes demandent plus de transparence sur les méthodes utilisées pour justifier le fait que ces substances sont toujours sur le marché. Le Cefic. Office des changes Règlement des impôts et services ) taxes au titre des importations de Lettre n° 11.000 substances chimiques dans le collimateur Elles sont suspectées de causer entre autres des cancers Les entreprises doivent rendre compte de la sécurité de leurs produits La commission européenne est intransigeante sur la santé des consommateurs. L’économiste du -02-092011 Circulaires de la douane  TIC sur les alcools. – Bénéficiaires du taux réduit Circulaires n°s 3875/3.1691 du 29 juillet 2011 . Des experts avaient d’ailleurs accusé l’UE de tarder à agir contre certains produits chimiques qui perturbent le système endocrinien tels que les phtalates. en exigeant des importateurs qu'ils soumettent des dossiers d'enregistrement pour toutes sortes de substances. évaluation. Ils font référence aussi à une restriction possible sur le cobalt. évaluera s'il est nécessaire d'apporter des changements à cette règle. dont 47 substances extrêmement préoccupantes (SVHC). Ceux qui luttent contre les produits toxiques ont rétorqué que telles informations étaient essentielles pour forcer les entreprises à rendre compte de la sécurité de leurs produits. la négociation du règlement Reach (enregistrement.000 substances chimiques présentes sur le marché sont concernées par cette législation. la révision du règlement Reach. s'est récemment plaint que la publication du nom des entreprises sur des listes de toxicité pouvait fournir à leurs concurrents étrangers des informations sur leurs stratégies d'innovation. prévue pour 2012. un composé récemment interdit dans la fabrication des biberons en plastique. suspectées de causer des cancers ou de perturber le système reproductif humain. D’ailleurs. Le règlement Reach bientôt révisé Quelque 100.

Ainsi. www. du 21 au 25 septembre 2011 à Yinchuan. (http:// www. 21-25 septembre 2011. stimuler l’esprit d’entreprise. en chine.nl/en/ node/49174) Private Sector Investment (PSI) : ce programme est destiné à promouvoir la coopération entre les secteurs privés aux Pays-Bas et au Maroc dans le domaine de la création de niches innovatrices de production dans tous les secteurs. Dans ce sens. Burkina Faso.agentschapnl.nl . différents programmes sont conçus pour vous. Offre de services Avocat au Barreau de Paris propose ses services pour les entreprises exportatrices E-mail: ba@alaoui-avocat. Recherche de partenariat commercial. Ainsi. PUM perçoit des subventions des pouvoirs publics et du patronat néerlandais. une entreprise néerlandaise réalisant un accord avec un partenaire marocain peut entrer en ligne de compte pour obtenir une aide financière avec un plafond de 50% et un maximum de €750.  Forum et Exposition des femmes d’affaires en Chine ‘ Global Women vendors exhibition and forum» qui aura lieu entre le 27 et le 29 septembre 2011 à CHONGOING en Chine . (http://www. une entreprise marocaine qui a une proposition concrète et innovatrice d’investissement peut rechercher un partenaire néerlandais avec une bonne expertise dans le domaine. les bénéficiaires ne prennent en charge que les frais de séjour de l’expert. de l’investissement ou du partage d’information et d’expertise. d’un investisseur ou d’un expert pour développement votre entreprise.000 du montant de l’investissement. Ouagadougou. notamment : Matchmaking Facility (MMF) : ce programme entre dans le cadre de l’initiative néerlandaise pour la création de possibilités de partenariat permettant aux entreprises établies au Maroc d’entrer en contact avec des entreprises néerlandaises afin de stimuler des relations d’affaires communes dans les domaines du commerce. l’autonomie et le développement durable. afin de profiter ensemble des effets positifs de cette subvention. Agenda mondial des salons : Salons en Juillet 2011 Opportunités d’affaires Société filiale d‘un groupe japonais souhaite établir des relations de coopération avec des entreprises marocaines du secteur automobile sur les composants suivants:  Plastic injection moulding EPDM ans silicone rubber moulding EPDM rubber extrusions Metal pressed parts Et autres produits.N°8 PAGE 21 Foires et Salons à l’Etranger 1er salon du Coton et textiles des Etats Membres de l’OCI.agentschapnl.pum.fr Séminaires  Séminaire « Investir au Ghana » du 14 au 15 septembre 2011 à Acra sous le thème « Partenariat pour une croissance économique durable: le rôle de l’investisseur national » Partenariat L’Ambassade des Pays-Bas à Rabat propose des programmes de promotion disponibles pour le compte des entreprises marocaines. Foire internationale d’investissement et de commerce de chine Sino-Arabe.nl/en/node/50050) PUM Netherlands Senior Experts : est une organisation à but non lucratif qui conseille les PME des pays émergents en mettant à leur disposition des experts néerlandais pour les assister au développement à l’international.

un contrôle aux frontières plus strict et une meilleure collaboration entre le FBI et la CIA ont amélioré la sécurité des USA (et de leurs alliés). Deux asymétries ont joué en faveur d'Al-Qaïda le 11 septembre. mais répondait à ce que voulait Ben Laden : porter atteinte à l'image des USA dans les principaux pays musulmans. Nye* | LE MATIN . Les petits acteurs ne peuvent concurrencer les grands en terme de puissance militaire. Mais si l'on s'inquiète davantage du terrorisme et si les restrictions apportées à l'immigration sont plus importantes. Ainsi que je le dis dans mon livre. La Russie disposait d'un arsenal des plus importants. Il est vrai que l'on ne peut parvenir à une sécurité parfaite. la Direction du renseignement national et les moyens accrus du Centre de lutte antiterroriste n'ont pas transformé le gouvernement américain. ainsi que celui du pouvoir d'influence à l'ère de l'information. ne néglige pas le «soft power». Le prix réel du 11 septembre pour les USA est peut-être celui de leur erreur stratégique. Technologiquement parlant. l'élimination des principaux dirigeants d'AlQaïda. les USA ont payé un prix bien plus élevé que nécessaire. mais elle était répartie entre plusieurs agences et n'a pu être traitée de manière cohérente. Par Joseph S. Et du fait de l'inadaptation de leur réaction initiale. notamment la guerre mal inspirée et coûteuse en Irak. et dans le passé il a souvent fallu une génération pour que disparaisse une vague de terrorisme. beaucoup de musulmans ont cru à tort qu'il s'agissait d'une guerre contre l'Islam. mais il est parvenu à se placer au centre des préoccupations internationales pendant une décennie. Al-Qaïda a tué davantage d'Américains le 11 septembre que les Japonais ne l'ont fait lors de l'attaque de Pearl Harbor en 1941. Mais les plus grandes leçons du 11 septembre concernent le poids de la parole et de l'argumentation. ce qui n'était nullement dans les intentions des USA. mais la «destruction mutuelle assurée» a évité le pire en raison d'une vulnérabilité plus ou moins symétrique. Le président Bush a commis une erreur tactique en déclarant la «guerre mondiale contre le terrorisme». le renforcement des services de renseignement américains. le «smart power». et pour la plupart des citoyens des USA. Tout d'abord une asymétrie de l'information. Quelles leçons pouvons-nous en tirer 10 ans après ? Quiconque prend l'avion ou visite un immeuble de bureaux à Washington peut constater combien le 11 septembre a changé la notion de sécurité aux USA. Malgré ce retour apparent à la normale. Dans la mesure où les 1000 milliards de dollars non provisionnés (voire davantage) du coût de la guerre ont contribué au déficit budgétaire qui frappe les USA aujourd'hui. Il ne pouvait porter atteinte aux USA autant qu'il l'aurait voulu. les libertés individuelles ont été peu affectées. The Future of Power. alors que le centre de gravité de l'économie mondiale basculait peu à peu vers l'Asie. Les services de renseignement américains avaient amassé une assez grande quantité d'informations sur AlQaïda. la puissance des idées et des mots et la légitimité sont essentielles pour gagner le cœur et l'esprit de la grande majorité des musulmans qu'Al-Qaïda aimerait recruter. Ben Laden a réussi à porter atteinte à leur puissance militaire. C'est en quelque sorte la privatisation de la guerre. L'asymétrie en terme d'information et d'attention ne confère pas un avantage permanent aux partisans de la violence non étatique. Pendant la plus grande partie de la première décennie de ce siècle. La «guerre mondiale contre le terrorisme» a servi à justifier toute une série d'actions. Néanmoins. Il a écrit un livre intitulé The Future of Power. Une stratégie basée sur le pouvoir de l'intelligence. à notre époque de l'information globale. qui ont porté atteinte à l'image de l'Amérique. mais ils peuvent s'imposer sur la scène internationale par la violence et construire un discours qui affecte le pouvoir d'influence de ses cibles. elle dépend aussi de la capacité de conviction. Le grand nombre d'intérêts et d'objectifs qui accaparent les grands acteurs entraîne souvent une dilution de leur attention à l'égard des petits acteurs. alors qu'avant le 11 septembre les USA n'avaient que peu d'informations sur l'identité et la localisation des réseaux terroristes. durant la Guerre froide. Ils ne doivent pas oublier le conseil prodigué il y a un demi-siècle par le président Eisenhower : ne pas se lancer dans des guerres d'occupation au sol et donner la priorité à l'économie. Les points de vue en concurrence comptent et le terrorisme est une affaire d'argumentation et de drame politique.N°8 Bo Dix ans après le 11 septembre Les attentats du 11 septembre ont marqué profondément l'opinion publique. alors que ces derniers peuvent focaliser plus facilement leur attention. Joseph S. La création de nouvelles institutions comme le Département de la sécurité du territoire. il y avait une asymétrie en ce qui concerne la capacité d'attention portée aux différentes questions. Il n'y a plus eu aucune action terroriste à grande échelle à l'intérieur des USA et la vie quotidienne a repris son cours. le pouvoir d'influence. il ne faut pas se méprendre sur les conséquences à long terme du 11 septembre. l'hystérie de la période qui a suivi le 11 septembre a pratiquement disparu. Nye Professeur à Harvard et ancien vicesecrétaire américain à la Défense. Mais la grande leçon du 11 septembre concerne la politique étrangère des USA. Mais maintenant. le renforcement des acteurs non étatiques constitue l'une des grandes évolutions en matière de pouvoir. mais qui ne lui permettait pas de l'emporter sur les USA. Les terroristes étaient bien informés sur leurs cibles. mais leurs conclusions n'ont pas été exploitées. Certains rapports officiels avaient anticipé les dommages que voir à Sa n PAGE 22 des acteurs non étatiques pouvaient infliger à des pays importants. les USA étaient bien plus vulnérables à une attaque nucléaire de la Russie. Ben Laden était un expert en la matière. tant aux USA que dans le reste du monde. Il aurait mieux fait de cibler Al-Qaïda qui avait déclaré la guerre aux USA. ils se préoccupaient avant tout d'une guerre inepte qu'ils ont choisi de mener au Moyen-Orient. Traditionnellement les analystes supposaient que la victoire allait du côté de celui qui disposait de la meilleure armée ou de la plus grande puissance de frappe. Le 11 septembre montre que si la puissance militaire est essentielle pour lutter contre le terrorisme des émules de Ben Laden. Deuxièmement. Par ailleurs.

05 /08 Fax :05. angle Bd.73 E-mail: asmex@asmex. Contacter-nous pour de plus amples renseignements. Sidi Abderrahmane. Les missions de l´ASMEX : Association Marocaine des Exportateurs 2 Rue Jbel El Aroui.94.94.org Représenter et défendre les intérêts des exportateurs marocains.Organisme associatif privé. les potentialités d´exportation et les pays débouchés de l´export. L’ASMEX au service des Exportateurs www. Hay Essalam– Casablanca 20203 Tel : 05.22.asmex.org Site web : www.22. Accompagner les exportateurs marocains en amont en vue de les préparer à relever les défis et améliorer leur compétitivité sur les marchés étrangers.org . Former les exportateurs afin de développer leurs compétences à l´export.93. Informer les exportateurs sur l´actualité de l´export. crée en 1982 entre personnes physiques et morales exerçant au Maroc des activités exportatrices .94.asmex.