You are on page 1of 3

Définitions de la certitude [AlYaqîn] et de la patience [As-Sabr

]

Par l’Imâm ‘Ali Al-Jourjânî
http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/

1

la certitude, la science certaine, la connaissance inébranlable.

‫اليقين‬

Al Yaqîn : « Dans l'usage courant, c'est la connaissance qui ne souffre d'aucun doute. »
« Dans le langage technique, c'est la conviction qu'une chose est de telle manière en ayant la conviction qu'elle ne peut pas être autrement, conformément à la réalité, sans que cette conviction subisse la moindre éclipse. » « Chez les Gens de la Réalisation Spirituelle (les Sûfî), al yaqîn est la vision de visu obtenue par l'intensité de la foi et non par la preuve ou l'argumentation probante. » « C'est la vision directe par la lumière de la foi (et qui ne souffre donc d'aucun doute). » « Al yaqîn, c'est la science qui apparaît après la disparition du doute. »

La patience, l'endurance, la constance, la résignation...

‫الصبر‬

As Sabr : « C'est renoncer à se plaindre à autrui, non à Allâh, des épreuves pénibles
que l'on subit. Allâh a fait l'éloge du Prophète Ayyûb -‘aleyhi sallam- pour sa constance, dans le verset suivant : « Assurément, nous l'avons trouvé constant. »1. Malgré sa supplique pour éloigner le préjudice de lui, d'après cet autre verset : « Or Ayyûb, lorsqu'il implora son Seigneur, dit : « Le préjudice m'a touché bien que Tu sois Le plus miséricordieux des miséricordieux. ». »2. Or, nous savons que le serviteur, criant son appel vers Allâh, ne doit pas être insolent dans sa constance, quand le préjudice se produit, afin de ne pas se dresser contre Allâh [et Son décret]. Il est plutôt convié à supporter l'adversité qui le frappe. Allâh dit à ce propos :
1 2

Sourate 38, verset 44. Sourate 21, verset 83.

http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/

2

« Nous les avons déjà repris en les châtiant, mais ils n'ont pas cherché à se soumettre à leur Seigneur et ils ne s'humilient pas. »3. La satisfaction du décret immuable consiste à ne pas être insolent en ne rejetant ni le grief sur Allâh, ni sur les autres, bien que la critique puisse poindre, tout en étant satisfait de ce qui est immuablement arrêté. Mais nous ne sommes pas appelés à traiter de la satisfaction concernant le destin4. Le préjudice qui est fixé de toute éternité est celui que subit le serviteur, qu'il l'agrée ou non, ainsi qu'il résulte de cette parole de le Messager d'Allâh -sallâ l-Lahû ‘aleyhi wa sallam- : « Celui qui ressent un bien, qu'il louange Allâh ! Celui qui ne le constate pas, qui ne blâme que lui-même ! »5 La satisfaction est donc nécessairement liée à l'Arrêt immuable d'Allâh, puisque le serviteur doit, sans aucun doute possible, être satisfait de la Décision de son Seigneur. »

Source : Al Kitâb-u t-Ta‘rîfât.

3 4

Sourate 23, verset 76. Nous avons le droit de trouver la chose désagréable et préférer une situation plus aisée, cependant il nous faut accepter le décret Divin et s'en contenter, remercier Allâh et patienter en respectant les ordres Divin et demandant l'assistance d'Allâh dans ce qu'il y a de meilleur pour nous, afin d'être orienté soit vers une situation plus facile, soit vers l'endurance dans la situation difficile, tout en étant soumis à Allâh et Sa volonté quoiqu'il arrive. 5 Notons que bien des situations difficiles auraient put être évitées si la personne concernée s'était orientée vers le licite ou ne s'était pas engouffrée dans l'amour de ce bas-monde.

http://bibliotheque-islamique-coran-sunna.over-blog.com/

3