Enquête sur le recrutement et l’emploi au Québec (EREQ

)
En collaboration avec

l’Institut de la statistique du Québec
Volume 10 Enquête 2010 sur les données de 2009

CETECH

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Enquête sur le recrutement et l’emploi au Québec, enquête 2010 (données de 2009) Cette publication est réalisée par le CETECH Direction de l’analyse et de ll’information sur le marché du travail (DAIMT) - Emploi-Québec Coordination : Marie-France Martin Analyse et rédaction : Marie-France Martin, économiste Banque de données : Conception et développement informatiques : Omar Choucair Production de données et préparation de l’annexe statistique : Carole Gravel et Bryan Speight Conception graphique et mise en pages : Stéphane Leroux Collaboration pour la réalisation de l’enquête : Institut de la statistique du Québec Abonnement et changement d’adresse : CETECH 276, rue Saint-Jacques, 6e étage Montréal (Québec) H2Y 1N3 Téléphone : (514) 864-8234 Télécopieur : (514) 864-7870 Courrier électronique : cetech@mess.gouv.qc.ca Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 2011 Bibliothèque nationale du Canada, 2011 ISSN 1499-688X (imprimé) ISSN 1499-6898 (pdf) Cette publication est aussi publiée en ligne sur le site du CETECH : www.cetech.gouv.qc.ca Ce document fait partie de la série Les Indicateurs du CETECH ISSN 1717-3280 (imprimé) ISSN 1717-3299 (pdf)

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Faits saillants

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Faits saillants (données de 2009)
Le taux de roulement est à la baisse en 2009. Il est passé de 38,3 % en 2008 à 33,2 % en 2009. L’année 2009 a été marquée par une baisse de l’activité économique et on peut supposer que ce ralentissement n’est pas étranger à la baisse du taux de roulement. Le nombre de postes vacants s’est chiffré à 54 754 au printemps 2010, un gain de 5,8 % par rapport au printemps 2009. Ramenées en proportion de l’emploi, les vacances totales représentaient 2,8 % de l’emploi, ce qui constitue également une augmentation par rapport au printemps 2009. Les secteurs des services de haute technologie enregistrent les plus fortes croissances du nombre de postes vacants et du taux de vacances au printemps 2010. L’architecture, le génie et services connexes (5,8 %) et la conception de systèmes informatiques (5 %) ont d’ailleurs enregistré les plus forts taux de l’ensemble des secteurs. À l’opposé, le secteur de la fabrication de haute technologie et plus particulièrement les sous-secteurs de la fabrication des produits électroniques et informatiques (1,9 %) ainsi que celui des produits aérospatiaux (1,8 %) enregistrent les taux de vacances les plus faibles. Le nombre de postes vacants de longue durée (quatre mois et plus) s’est chiffré à 11 851 au printemps 2010, en hausse de 5,5 % par rapport au printemps 2009. Ramenés à l’ensemble de l’emploi (taux de vacances de longue durée), les postes vacants de longue durée représentent 0,6 % de l’emploi. Le nombre de postes vacants est en forte augmentation chez les travailleurs hautement qualifiés en 2009 (+ 28,9 %). Les travailleurs hautement qualifiés contribuent d’ailleurs davantage cette année à l’ensemble des postes vacants que l’année dernière. Ce constat n’est pas surprenant puisque l’emploi « hautement qualifié » est en forte croissance depuis plusieurs années. Les établissements qui ont financé ou offert de la formation représentent 53,4 % des répondants en 2009, soit une hausse de trois points de pourcentage par rapport à 2008. Les établissements semblent considérer de plus en plus la formation dans leur gestion de ressources humaines. En considérant l’ensemble des établissements, 27 % offrent des mesures de conciliation travail-famille à l’exception des horaires flexibles. Les grands établissements (32 %) et les secteurs à forte concentration de travailleurs hautement qualifiés, tels que la fabrication de produits pharmaceutiques (51 %) et les services professionnels (44 %) en offrent dans de plus grande proportion. 5 % des établissements offrent des mesures plutôt formelles de conciliation travailfamille. Certains secteurs affichent de plus fortes proportions, notamment, la fabrication de produits aérospatiaux (21%) et la fabrication de produits pharmaceutiques (18 %). Parmi les mesures de conciliation travail-famille mentionnées, notons la consultation des employés sur les besoins en conciliation travail-famille (17 % des mentions), un système de remplacement pour absences imprévues (14 %), le télétravail (10 %), la bonification des congés (7 %) et des services offerts sur le lieu de travail (1 %). Les nouvelles technologies engendrent dans de très rares occasions des suppressions d’emplois. Les établissements ont dans de rares occasions fait des mises à pied à la suite de l’implantation d’une nouvelle technologie (seulement 5,4 % des mentions). Par contre, le changement dans l’organisation du travail est l’effet le plus souvent mentionné avec 64,1 % des mentions.

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Table des matières

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Présentation I. II. III. IV. V. VI. VII. VIII. La situation de l’emploi Le roulement de la main-d’oeuvre La situation des postes vacants La formation de la main-d’œuvre Les moyens de recrutement du personnel Avantages favorisant le maintien en emploi Démarches et mesures de conciliation travail-famille Effets de l’implantation des nouvelles technologies

6 8 10 14 23 28 31 33 37 40 59

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010 Annexe II - Concepts, définitions et méthodes (2010)

Annexe III - Questionnaire de l’EREQ et définition des catégories professionnelles 66

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Présentation

Présentation
L’Enquête sur le recrutement et l’emploi au Québec (EREQ) est axée sur le suivi de l’emploi et de la demande de main-d’œuvre dans les secteurs de haute technologie et le reste de l’économie, d’une part, et dans les professions hautement qualifiées et les professions moins qualifiées, d’autre part. Elle est conçue par le Centre d’étude sur l’emploi et la technologie (CETECH) et réalisée, sur une base annuelle, pour le compte de ce dernier par l’Institut de la statistique du Québec. Celui-ci assure la confection du plan d’échantillonnage, la collecte et le traitement statistique des données. L’enquête porte sur un échantillon d’environ 7 000 établissements tiré de la Base de données du registre des entreprises (BDRE) de Statistique Canada (voir l’encadré) et couvre tous les secteurs de l’économie québécoise, à l’exception du secteur primaire et du secteur public. L’échantillon est stratifié de façon à produire des données représentatives pour la fabrication de haute technologie, les services de haute technologie, les autres secteurs de la fabrication, les autres secteurs des services et l’industrie de la construction. Il convient de mentionner que les secteurs de haute technologie ont été retenus sur la base de critères inspirés de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La fabrication de haute technologie comprend l’industrie des produits informatiques et électroniques, l’industrie des produits pharmaceutiques et l’industrie de l’aéronautique. Les services de haute technologie recouvrent de leur côté les activités suivantes : les services d’architecture, du génie et les services connexes, la conception des systèmes informatiques et les services de recherche et développement scientifiques. Les services professionnels ont été également retenus à cause de leur pondération élevée en travailleurs hautement qualifiés. En ce qui concerne les services non liés à la haute technologie, ils regroupent, entre autres, le commerce, le transport, les finances, la gestion d’entreprises ainsi que l’hébergement et restauration. Les professions, quant à elles, sont classées en trois grandes catégories. La première est celle dite des travailleurs hautement qualifiés. Ces derniers occupent des emplois requérant ordinairement une formation postsecondaire regroupant les cadres, les professionnels et les techniciens de niveau collégial. À l’intérieur de cette catégorie, des données spécifiques sont recueillies pour les professions appartenant aux sciences naturelles et appliquées (informatique, génie, mathématiques et autres sciences), à cause du rôle stratégique qu’elles jouent dans le domaine de la haute technologie. La deuxième catégorie rassemble les emplois techniques exigeant habituellement une formation professionnelle de niveau secondaire. Elle comporte trois sous-groupes, soit les métiers (électriciens, plombiers, mécaniciens, etc.), le personnel de supervision des ventes ou de la production, et le personnel de secrétariat. La troisième grande catégorie réunit les travailleurs de niveaux intermédiaire et élémentaire (selon les termes de la Classification nationale des professions), qui occupent des emplois nécessitant une formation de niveau secondaire ou moins. Cette vaste catégorie a été répartie en trois sous-groupes, soit le personnel général de bureau, le personnel général de la vente et des services et les travailleurs de la production ou de domaines connexes. Deux nouveaux thèmes ont été intégrés au questionnaire en 2009. Le premier porte sur les démarches et mesures de conciliation travail-famille dans les établissements. Le deuxième porte sur les effets de l’implantation ou de l’utilisation de nouveaux logiciels, nouveaux procédés ou nouveaux équipements sur l’emploi. En terminant, il convient de souligner que comme pour toute enquête par échantillonnage, les résultats sont soumis à un coefficient de variation qui exprime en pourcentage de l’estimation les bornes supérieure et inférieure entre lesquelles le résultat réel de la population se situe. Les résultats sont donc d’autant plus précis que le coefficient de variation est petit. Dans

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Présentation

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les tableaux détaillés figurant en annexe, lorsque le coefficient de variation excède 25 %, la donnée est annotée d’un astérisque indiquant qu’il faut faire preuve de prudence dans l’interprétation de ces résultats insuffisamment précis. Enfin, pour les personnes qui le désirent, l’annexe II à la fin du présent document fournit de l’information sur la méthodologie de l’enquête.

Changement important à la Banque de données du registre des entreprises de Statistique Canada (BDRE) Une nouvelle banque de données du registre des entreprises a été utilisée en 2008. La base de sondage utilisée pour l’enquête, construite à partir de la Base de données du registre des entreprises (BDRE) de Statistique Canada, a été mise à jour en juin 2008. Les différences entre la version de la BDRE de 2008 et celle de 2007 sont assez grandes, puisque Statistique Canada a apporté d’importants changements à la structure du registre des entreprises. Ainsi, les résultats portant sur les données de 2009 et 2008 ne sont pas comparables avec celles des autres années. Pour les données de 2009, la comparaison est possible avec les données de 2008 puisqu’il n’y pas eu de changements de structure de la BDRE en 2009. Ainsi, dans le présent rapport d’analyse, les indicateurs sont présentés pour l’année 2008 et 2009.

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I. La situation de l’emploi

I. La situation de l’emploi
Emploi selon le secteur d’activité
Le nombre d’employés estimé par l’EREQ est de 1 976 965 en 2009. De ce nombre, un peu moins des trois quarts travaillaient dans le secteur des services, 20 % dans le secteur de la fabrication et environ 7 % dans la construction. Les secteurs de la haute technologie représentent 6,7 % de l’emploi au Québec, soit 2,1 % dans la fabrication et 4,6 % dans les services.

Graphique 1

Proportion de l’emploi par secteur, 2009
F A B R IC A TION D E H A UTE TEC H N OLOGIE 2% SER VIC ES D E H A UTE TEC H N OLOGIE 5% SER VIC ES P R OF ESSION N ELS 3% C ON STR UC TION 7%

F A B R IC A TION (SA UF H T) 18%

SER VIC ES (SA UF H T) 65%

H T : H aute techno lo gie

Emploi selon la profession
Dans l’EREQ, les données sont également ventilées selon certains regroupements de professions. Dans l’enquête, 25 % des travailleurs sont hautement qualifiés; 8,8 % sont des cadres, 8,7 % des professionnels et 7,6 % des techniciens de niveau collégial. Parmi les 75 % de travailleurs moins qualifiés, 58 % sont de niveaux intermédiaire ou élémentaire et 17 % sont des techniciens de niveau secondaire. Les travailleurs hautement qualifiés ne se retrouvent pas en même proportion dans chacun des secteurs. Certains secteurs en regroupent une forte part dont, le secteur des services de haute technologie et celui des services professionnels où respectivement 84,1 % et 60,6 % des travailleurs sont hautement qualifiés. Les secteurs de la construction, de la fabrication et des services (sauf haute technologie) en regroupent une plus faible proportion, soit entre 16 et 21 %.

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I. La situation de l’emploi

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Graphique 2

Proportion de l’emploi selon le niveau de compétence, 2009
CADRES 9%
PROFESSIONNELS 9%

TECHNICIENS DE NIVEAU COLLÉGIAL 8%

TRAVAILLEURS INTERMÉDIAIRES ET ÉLÉMENTAIRES 57%

TECHNICIENS DE NIVEAU SECONDAIRE 17%

Tableau 1

Part des travailleurs hautement qualifiés selon le secteur d’activité, 2009
THQ ( %) Haute technologie totale Fabrication de haute technologie Services de haute technologie Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Total 71,7 44,5 84,1 60,6 18,3 16,8 21,9 25,1

Emploi selon la taille de l’établissement
Les indicateurs couverts par l’enquête sont différents selon la nature de l’activité exercée, la profession des travailleurs, mais aussi selon la taille de l’établissement. Environ un quart des personnes en emploi travaillent dans des établissements de 5 à 19 employés, 40 % dans les établissements de 20 à 99 employés et 34 % dans les grands établissements, soit avec 100 employés ou plus. En 2009, plus des deux tiers des établissements de l’univers d’enquête employaient de 5 à 19 personnes. Les établissements de 20 à 99 employés en représentaient environ 27 % alors que les grands établissements (100 employés et plus) formaient le reste, soit 4 %.

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II. Le roulement de la main-d’œuvre

II. Le roulement de la main-d’œuvre
Beaucoup de mouvements de personnel sont observés chaque année. En effet, plusieurs personnes sont embauchées à tout moment dans l’année, alors que plusieurs autres quittent ou perdent leur emploi. Ce phénomène tient à l’expansion de certains établissements et à la contraction de d’autres. En 2009, les établissements couverts par l’enquête ont connu des mouvements de leur personnel s’élevant à plus de 1,3 million, répartis entre les embauches et les départs. Les données sur les embauches et les départs dans les établissements couverts par l’enquête nous permettent de calculer le taux de roulement de la main-d’œuvre. Le taux de roulement est obtenu en additionnant d’abord les embauches et les départs, puis en rapportant cette somme à l’emploi du secteur concerné. Le taux présenté sous forme d’une moyenne est obtenu en divisant ce dernier par deux1.

Le taux de roulement est à la baisse en 2009
La proportion des établissements qui ont procédé à des embauches est en baisse en 2009 par rapport à 2008. En effet, en 2008, 77,6 % des établissements ont engagé des travailleurs tandis qu’en 2009, cette proportion est de 72,8 %. Pour ce qui est des départs, ceux-ci sont légèrement moins nombreux qu’en 2008; la proportion étant de 77,7 % en 2009 par rapport à 78,4 % en 2008. Ces baisses d’embauches et de départs ont eu pour effet de diminuer le taux de roulement. Ce dernier, calculé pour l’ensemble des établissements, est de 33,2 % en 2009, en baisse de 5,1 points de pourcentage par rapport à 2008. L’année 2009 a été marquée par une baisse de l’activité économique et on peut supposer que le manque de dynamisme du marché du travail est à l’origine de la baisse du taux de roulement. Les travailleurs sont en général moins portés à changer d’emploi en période de contraction. Quand la possibilité de se trouver un meilleur emploi est faible, les travailleurs trouvent plus coûteux de changer d’emploi que de rester à leur emploi actuel. Ainsi, le nombre d’embauches et de départs est à la baisse. Il est possible que le chiffre sur les départs soit sous-estimé puisque ce ne sont que les établissements actifs qui ont pu répondre à la question. Les établissements qui ont fait des mises à pied parce qu’ils fermaient leurs établissements ne sont pas pris en compte puisqu’ils n’ont pas pu être enquêté.

La baisse du taux de roulement est observée pour l’ensemble des tailles d’établissement
La baisse du taux de roulement en 2009 est observée autant dans les petits établissements (5 à 19 employés) que dans les plus grands (100 employés et plus). Il n’en demeure pas moins que ce sont les plus grands établissements qui présentent le taux de roulement le plus faible (26,4 % en 2009). L’indicateur sur les avantages de maintien en emploi (présenté plus loin dans le présent rapport) indique d’ailleurs que les grands établissements utilisent davantage de moyens pour retenir leur personnel que les plus petits. Le regroupement des établissements de 20 à 99 employés a connu la plus forte baisse du taux de roulement
1 Une autre façon de procéder, qui donne le même résultat, est d’additionner le taux d’embauche et de cessation d’emploi, puis de diviser cette somme par deux afin d’obtenir une moyenne.

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II. Le roulement de la main-d’œuvre

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entre 2008 et 2009, passant de 43,1 % à 35,4 %. Les établissements de 5 à 19 employés ont connu une très faible baisse. Les petits établissements continuent en 2009 à présenter le taux de roulement le plus élevé. La rétention de la main-d’œuvre est donc plus difficile dans les petits établissements que dans les grands.

Graphique 3

Taux de roulement de la main-d’œuvre selon la taille de l’établissement, 2008 et 2009
50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 5 à 19 employés 20 à 99 employés 2008 100 employés ou Toutes les tailles plus 2009 39,7% 38,5% 43,1% 35,4% 38,3% 32,0% 26,4% 33,2%

Roulement de main-d’œuvre plus faible dans les secteurs à forte intensité de travailleurs hautement qualifiés
Les mouvements de main-d’œuvre varient beaucoup d’un secteur à un autre. Certains secteurs font face à un roulement de personnel plus faible que ce que l’on observe pour l’ensemble du marché du travail. Ce sont les secteurs à forte intensité de travailleurs hautement qualifiés qui présentent le roulement le plus faible. À cet égard, en 2009, la fabrication de haute technologie (13,3 %), plus spécifiquement les secteurs des produits pharmaceutiques (12,9 %) et les produits aérospatiaux (10,8 %) affichent un taux de roulement qui est relativement plus faible comparativement à l’ensemble du marché du travail. À l’opposé, la construction (56,3 %), l’information, la culture et les loisirs (52 %), l’hébergement et la restauration (41,9 %) et la gestion d’entreprises (41,2 %) enregistrent des taux de roulement beaucoup plus élevés que l’ensemble du marché du travail. Presque la totalité des secteurs d’activité ont connu une diminution de leur roulement en 2009 par rapport à 2008. Deux secteurs qui connaissent des taux de roulement élevés, soit le secteur de l’information, de la culture et des loisirs et celui de l’hébergement et services de restauration, ont connu une forte diminution de leur roulement en 2009.

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II. Le roulement de la main-d’œuvre

Tableau 2

Taux de roulement de la main-d’œuvre selon le secteur d’activité, 2008 et 2009
2008 Haute technologie totale Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 21,3 % 17,1 % 23,9 % 19,4 % 10,4 % 23,3 % 25,6 % 22,6 % 20,8 % 31,4 % 55,9 % 26,4 % 41,9 % 40,1 % 27,4 % 18,7 % 42,6 % 71,7 % 56,9 % 25,4 % 38,3 % 2009 18,0 % 13,3 % 16,3 % 12,9 % 10,8 % 20,2 % 24,6 % 18,3 % 16,7 % 26,1 % 56,3 % 21,4 % 36,0 % 36,7 % 21,7 % 18,7 % 41,2 % 52,0 % 41,9 % 26,6 % 33,2 %

Le personnel moins qualifié a un plus fort roulement que celui hautement qualifié
Encore une fois, une corrélation entre le niveau de compétence et le taux de roulement ressort lorsque l’on examine les résultats par profession. En effet, le taux de roulement est inversement proportionnel au niveau de qualification des travailleurs. Ainsi, en 2009, les travailleurs hautement qualifiés enregistrent un taux de roulement faible, de 15,1 %, tandis que les travailleurs intermédiaire et élémentaire affichent un taux beaucoup plus élevé, soit de 41,1 %. Chez les travailleurs hautement qualifiés, ce sont les cadres qui affichent le taux le plus faible (7,4 %) tandis que chez les moins scolarisés, le personnel de la vente et des services affiche le taux le plus élevé (47,8 %). Le taux de roulement a également diminué pour l’ensemble des professions en 2009.

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II. Le roulement de la main-d’œuvre

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Tableau 3

Taux de roulement de la main-d’œuvre selon le niveau de compétence des travailleurs, 2008 et 2009
2008 Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels total Techniciens de niveau collégial Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaire et élémentaire Personnel général de bureau Personnel de la vente et des services Travailleurs de la production Total 16,8 % 8,7 % 19,8 % 22,9 % 36,3 % 17,9 % 46,4 % 17,5 % 48,3 % 26,6 % 56,9 % 45,1 % 38,3 % 2009 15,1 % 7,4 % 17,3 % 21,5 % 33,0 % 15,4 % 42,3 % 16,0 % 41,1 % 25,0 % 47,8 % 36,9 % 33,2 %

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III. La situation des postes vacants

III. La situation des postes vacants
Les vacances de postes constituent le thème central de l’enquête. Un poste vacant est un poste ouvert à des personnes de l’extérieur de l’établissement et qui serait comblé dans un délai raisonnable si des candidats adéquats se présentaient. Généralement, ces postes ne persistent pas dans le temps, mais quand ceux-ci demeurent vacants quelque temps, des impacts négatifs peuvent survenir à l’entreprise et peuvent engendrer des pertes de production. Dans cette section, nous traiterons donc des vacances de courte et de longue durée ainsi que de leurs effets sur l’établissement. Cette question porte sur la situation précise au moment de la période de collecte de l’enquête, soit au printemps, plutôt que sur l’ensemble de l’année précédente, comme l’ensemble des autres questions. Donc, pour cette enquête, la situation des postes vacants est celle du printemps 2010 que nous comparons avec la situation du printemps 2009.

A. La taille d’établissement Environ un établissement sur cinq déclare avoir des postes vacants
La proportion d’établissements ayant déclaré des postes vacants est restée pratiquement stable au printemps 2010 par rapport au printemps 2009. Parmi l’ensemble des établissements, 19,8 % déclarent avoir des postes vacants au printemps 2010. Cette proportion est beaucoup plus élevée dans les grands établissements (49,6 %) et dans les établissements de taille moyenne (29,1 %). Ce sont les petits établissements qui font baisser la moyenne avec seulement 14,4 % des établissements qui estiment avoir des postes vacants. Ces constatations semblent logiques : comme les grands établissements regroupent un plus grand nombre d’employés, il n’est pas Graphique 4 Proportion d’établissements ayant déclaré des vacances, surprenant qu’ils constatent des postes vacants dans une printemps 2010, en % plus grande proportion que 60 les plus petits établissements.
50 40 30 20 10 0 Construction Fabrication 5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou plus Total
19,8 14,4 5,2 4,2 6,8 2,7 12,2 11,6 6,9 5,4 29,1 26,3 20 49,6

Taille d'établissement Postes vacants

Secteurs d'activité

Du côté des sec teur s, les propor tions sont moins élevées dans la construction que dans la fabrication et les services. Seulement 11,6 % des établissements du secteur de la construction déclarent d e s va c an c e s t an di s qu e cet te pr opor tion monte à 26,3 % dans le secteur de la fabrication. Les établissements de haute technologie répondent avoir des postes vacants dans 38,5 % des cas au printemps 2010.

Postes vacants de longue durée

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Services

III. La situation des postes vacants

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Environ 5 % des établissements affirment avoir des vacances de longue durée
Au printemps 2010, alors que près d’un établissement sur cinq déclare des vacances, environ 5 % ont des postes vacants de longue durée (quatre mois et plus). Dans les grands établissements, 12,2 % constatent des vacances de longue durée. Cette proportion est de 6,8 % dans les établissements de taille moyenne et de 4,2 % dans les petits établissements. Il n’y a aucune différence notable par rapport au printemps 2009.

B. Les secteurs d’activité Le nombre de postes vacants est en hausse au printemps 2010
Le nombre de vacances totales s’est chiffré à 54 754 au printemps 2010, en hausse de 5,8 % par rapport au printemps 2009. Rappelons-nous qu’au printemps 2009, la situation économique était difficile pour les entreprises : la création d’emplois n’était pas au rendezvous. Le nombre de postes vacants était donc à un niveau relativement faible. À mesure que le marché de l’emploi a repris de la vigueur et que le taux de chômage s’est remis à diminuer, le nombre de postes vacants a commencé à augmenter. Ramenées en proportion de l’emploi, les vacances totales représentaient 2,8 % de l’emploi (taux de vacances), ce qui constitue également une augmentation par rapport au printemps 2009.

Le secteur des services de haute technologie enregistre un taux de vacances élevé …
Notons que la plupart des secteurs ont connu des hausses du nombre de postes vacants sur la période étudiée (voir annexe tableau A-10). Les secteurs qui ont connu les plus fortes hausses du nombre de postes vacants au printemps 2010 sont la fabrication (hors haute technologie) (+ 52,7 %), la construction (+ 46,3 %) et les services de hautes technologies (+ 47,2 %). À propos de ce dernier secteur, le taux de vacances a augmenté fortement passant de 2,9 % au printemps 2009 à 4,9 % au printemps 2010. L’ensemble des sous-secteurs du secteur des services de haute technologie a enregistré une croissance importante du nombre de postes vacants entraînant par le fait même une hausse du taux de vacances. L’architecture, le génie et services connexes (5,8 %) et la conception de systèmes informatiques (5 %) ont enregistré d’ailleurs les plus forts taux de vacances de l’ensemble des secteurs. Ces forts taux s’expliquent par la bonne tenue de l’emploi dans ces secteurs. En plus des secteurs des services de haute technologie, notons que des taux de vacances élevés ont été notés dans le secteur des services professionnels (3,2 %) ainsi que dans celui de la gestion d’entreprises (3,3 %) et de l’information, la culture et les loisirs (3,2 %).

… tandis qu’il est faible dans le secteur de la fabrication de haute technologie
À l’opposé, le secteur de la fabrication de haute technologie (2 %) et plus particulièrement les sous-secteurs de la fabrication des produits électroniques et informatiques (1,9 %) ainsi que celui des produits aérospatiaux (1,8 %) enregistrent les taux de vacances les plus faibles des secteurs. Le secteur de la fabrication de haute technologie connaît une stagnation de l’emploi depuis 2000 et cette tendance s’observe dans chacun de ses sous-secteurs. Cette situation peut donc expliquer la faible présence de postes vacants. Parmi les autres secteurs, le secteur du transport et de l’entreposage enregistre un faible taux de vacances (1,8 %).

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III. La situation des postes vacants

Graphique 5

Taux de vacances selon certains secteurs d’activité, printemps 2009 et 2010, en %
6,0 5,0 4,0 3,0 2,0 1,0 0,0 Fabrication de haute technologie 2,0 1,4 2,9 2,2 1,7 3,2 2,5 1,7 2,6 2,9 2,7 2,8 2,5 4,9

Services (sauf HT)

Services de haute technologie

Services professionnels

Construction

Printemps 2009

Printemps 2010

Le nombre de postes vacants de longue durée est également en hausse
Le nombre de postes vacants de longue durée (quatre mois et plus) s’est chiffré à 11 851 au printemps 2010, en hausse de 5,5 % par rapport au printemps 2009 (voir annexe tableau A-12). Ramenés à l’ensemble de l’emploi (taux de vacances de longue durée), les postes vacants de longue durée représentent 0,6 % de l’emploi, en 2010.

Forte concentration dans le secteur des services de haute technologie
Les constats pour les secteurs en ce qui a trait aux postes vacants de longue durée sont similaires à ceux présentés pour l’ensemble des postes vacants. Les plus fortes hausses de vacances de longue durée sont survenues au sein des services de haute technologie et de fabrication (sauf haute technologie). Ces augmentations ont entraîné à la hausse le taux de vacances de longue durée, principalement dans le secteur des services de haute technologie, secteur qui affiche d’ailleurs le plus fort taux (1,2 %). En détaillant les résultats, les constats sont différents pour les trois secteurs qui composent le secteur des services de haute technologie. En effet, le secteur des services de recherche et développement scientifiques (0,7 %) a enregistré un taux de vacances de longue durée similaire à l’ensemble du Québec tandis que les deux autres sont plus élevés, surtout l’architecture, génie et services connexes (1,7 %). Des différences importantes sont également notées entre les services et la fabrication de haute technologie, le premier affichant un taux de vacances de longue durée plus élevé que la moyenne d’ensemble, tandis que le deuxième est pratiquement nul au printemps 2010. D’ailleurs, ce dernier secteur a connu une baisse importante du nombre de postes vacants de longue durée au printemps 2010.

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Fabrication (sauf HT)

Total

III. La situation des postes vacants

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L’intensité des vacances de longue durée varie grandement d’un secteur à l’autre
Certains secteurs sont aux prises avec une proportion élevée de postes vacants de quatre mois et plus. Pour l’ensemble des secteurs, 21,6 % des postes vacants sont de longue durée. Certains secteurs ont enregistré des proportions plus élevées, notamment, le secteur de l’architecture, génie et services connexes (29,5 %) et les services professionnels (26,4 %). À l’opposé, les secteurs de la fabrication de haute technologie ont affiché de faibles proportions, la plus faible étant dans la fabrication de produits aérospatiaux (5 %).

Graphique 6

Vacances de longue durée en pourcentage des vacances totales selon le secteur d’activité, printemps 2009 et 2010, en %
29,5 26,4 22,6 16,3 20,4 15,2 25,6

Architecture, génie et services connexes Services professionnels Services de haute technologie Fabrication (sauf HT) Services de recherche et développement scientifiques Conception de systèmes informatiques Total Services (sauf HT) Construction Produits électroniques et informatiques Fabrication de haute technologie Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux 0,0 6,3 5,9 7,0 5,0 5,0 6,6 10,0 15,0 20,0 25,0 8,1 11,2 14,4

31,6 36,1

23,8 23,6 22,7 21,6 21,7 21,4 22,3 21,4 22,0

30,0

35,0

40,0

Printemps 2009

Printemps 2010

C- Les professions Hausse des postes vacants attribuable surtout aux travailleurs hautement qualifiés…
Le nombre de postes vacants est en forte hausse chez les travailleurs hautement qualifiés en 2009 (+ 28,9 %) (voir annexe tableau A-14). Les travailleurs hautement qualifiés contribuent d’ailleurs davantage cette année à l’ensemble des postes vacants que l’année dernière. Ce constat n’est pas surprenant puisque l’emploi « hautement qualifié » est en forte croissance depuis plusieurs années2. Autant les professionnels que les techniciens de niveau collégial ont connu une croissance du nombre de postes vacants. Néanmoins, les postes vacants chez les cadres sont en légère baisse. Pour les techniciens qui ne sont pas
2 Source : Enquête sur la population active, Statistique Canada.

18

III. La situation des postes vacants

de niveau collégial, les postes vacants sont moins nombreux au printemps 2010 (- 19,2 %). Chez les travailleurs de niveaux intermédiaire et élémentaire, une hausse du nombre de postes vacants est notée (+ 5,3 %), soit sensiblement le même rythme que pour l’ensemble des postes vacants (+ 5,8 %). En ce qui concerne les taux de vacances, notons que les taux les plus élevés sont notés chez les professionnels des sciences naturelles et appliquées (4,8 %), les autres professionnels (4,5 %) et les techniciens des sciences naturelles et appliquées (3,9 %). À l’opposé, les cadres (1,3 %) et le personnel général de bureau (2 %) enregistrent les plus faibles taux.

Graphique 7
6,0 5,0 4,0 3,0 2,3 2,0 3,0

Taux de vacances selon certaines professions, printemps 2009 et 2010, en %

4,6

4,8 3,9

3,3

3,4

3,2 2,7 2,3 2,8 2,4 2,6 2,8 2,5 2,8

1,2 1,3 1,0 0,0

Travailleurs hautement qualifiés

Cadres

Techniciens de niveau collégial

Techniciens SNA

Professionnels

Printemps 2009 SNA: Sciences naturelles et appliquées

Professionnels SNA

Printemps 2010

… et plus particulièrement chez les professionnels
Une forte hausse du nombre de postes vacants de longue durée a été notée chez les travailleurs hautement qualifiés au printemps 2010 (+ 60,9 %) (voir annexe tableau A-16). Ramenée à l’ensemble de l’emploi, la proportion est plus élevée au printemps 2010 (1 %) qu’au printemps 2009 (0,6 %). Parmi les travailleurs hautement qualifiés, les professionnels et les techniciens de niveau collégial connaissent une augmentation importante du nombre de postes vacants de longue durée et par le fait même du taux de vacances de longue durée. Chez les professionnels en sciences naturelles et appliquées (1,1 %), et les autres professionnels (2,1 %), les taux de vacances de longue durée sont plus élevés que la moyenne. Les difficultés de recrutement, quoique relativement faibles par rapport à l’ensemble de

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EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Travailleurs intermédiaires et élémentaires

Total

III. La situation des postes vacants

19

l’emploi, semblent être plus importantes au printemps 2010 chez les professionnels. D’un autre côté, le nombre de postes vacants de longue durée chez les cadres est en baisse. Par contre, leur taux de vacances de longue durée est demeuré faible avec 0,4 % de l’emploi. Pour ce qui est des travailleurs moins qualifiés, une baisse du nombre de postes vacants de longue durée est observée chez les techniciens qui ne sont pas de niveau collégial (- 39,2 %). Le taux de vacances de longue durée est également à la baisse pour ce regroupement professionnel (0,7 % au printemps 2010). Pour les travailleurs des niveaux intermédiaire et élémentaire, les vacances de plus de quatre mois sont en hausse (+ 7,6 %) et le taux de vacances de longue durée est stable (0,4 %).

Les vacances de longue durée sont également importantes chez les professionnels
Pour l’ensemble des catégories professionnelles, 21,6 % des vacances sont de longue durée. Par contre, certaines catégories affichent des proportions plus élevées. Il s’agit des professionnels (37,3 %), des métiers (31,8 %), des cadres (29,7 %), des techniciens qui ne sont pas de niveau collégial (29,7 %) et des secrétaires (29 %). À l’inverse, certaines catégories professionnelles enregistrent, parmi l’ensemble de leurs vacances, une faible proportion de vacances de longue durée. Il s’agit, notamment, du personnel général de bureau (11,7 %) et des travailleurs de la production (12 %).

Graphique 8

Vacances de longue durée en pourcentage des vacances totales selon certaines professions, printemps 2009 et 2010, en %
Professionnels total Travailleurs hautement qualifiés Métiers Cadres Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Techniciens de niveau collégial Superviseurs et surveillants Total Personnel de la vente et des services Travailleurs intermédiaire et élémentaire Travailleurs de la production Personnel général de bureau 0,0 5,0 15,9 13,4 14,3 14,0 12,0 16,8 11,7 8,9 10,0 15,0 27,3 26,3 37,3 32,8 31,8 29,7 29,7 29,0 26,2 26,8 33,6 39,5 43,7

20,0 22,8 23,4 21,6 21,7

20,0

25,0

30,0

35,0

40,0

45,0

50,0

Printemps 2009

Printemps 2010

20

III. La situation des postes vacants

Le taux de vacances est plus élevé dans les petits établissements
Le taux de vacances est plus élevé (3,1 %) dans les petits établissements et les établissements de taille moyenne (3 %) que dans les grands (2,2 %). Seuls les établissements de taille moyenne enregistrent une augmentation de leur taux de vacances sur la période. La situation est similaire si l’on regarde le taux de vacances de longue durée : les petits établissements affichent une plus forte proportion de vacances par rapport à l’emploi (0,8 %) en comparaison avec les grands établissements (0,5 %). Dans ce cas, ce sont les grands établissements qui ont connu une hausse du taux de vacances de longue durée (voir annexe tableaux A-9 et A-11).

D- Raisons de l’existence des vacances de longue durée3 L’expérience est de plus en plus requise par les établissements…
L’expérience de travail, qui est fortement sollicitée au moment de la recherche de candidatures, recueille le plus de mentions en 2009 (48,7 %) parmi les raisons mentionnées pour expliquer les vacances de longue durée (voir annexe tableau A-22). Ce motif est beaucoup plus populaire en 2009 qu’en 2008 puisque la proportion des établissements qui l’a évoqué a fortement augmenté entre les deux années. En 2008, un peu moins d’un tiers des établissements l’avait mentionné. Le manque de personnes ayant répondu aux offres (24,4 %) et le manque de formation requise (16,3 %) arrivent en deuxième et troisième position. Ces proportions sont similaires entre 2008 et 2009. La raison « horaire incompatible » a été plus souvent évoquée par les établissements en 2009 qu’en 2008 avec une proportion de 11,2 % en 2009. D’un autre côté, la mention « attentes salariales trop élevées » est presque inexistante, avec seulement 3,3 % des mentions et elle a été moins souvent évoquée par les établissements en 2009 que l’année précédente.

… et même pour ceux de petite taille
L’expérience est également la raison la plus souvent mentionnée dans les grands établissements (56,1 %) et les établissements de taille moyenne (51,1 %). Cette raison n’était pas la raison principale en 2008 pour les petits établissements, mais elle a fait un saut de plus de 20 points de pourcentage en 2009, se classant maintenant comme la raison la plus mentionnée. En 2008, dans les petits établissements, la principale raison évoquée était le manque de candidats potentiels. On trouve le même classement de raisons par ordre d’importance pour les établissements de petite et moyenne taille, soit l’expérience, la rareté des candidatures et la formation requise. Pour ce qui est des grands établissements, la raison première est également le manque d’expérience, suivi de la formation requise et des autres raisons.

3 Les raisons des vacances de postes du printemps 2010 portent sur l’année précédente, soit 2009.

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EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

III. La situation des postes vacants

21

Graphique 9

Raisons de l’existence des vacances de longue durée, 2008 et 2009, % de mentions

Manque de candidats ayant l'expérience requise Peu de candidats ont répondu aux offres Manque de candidats ayant la formation ou les études requises 16,3 15,7 13,6 19 11,2 24,4

48,7 31,2

27,5

Autres raisons

Horaire incompatible

2,9 3,3

Attentes salariales trop élevées 0

14,3 10 20 30 2008 2009 40 50 60

E- Moyens utilisés pour remédier aux vacances de longue durée4 Le temps supplémentaire de plus en plus utilisé
Les établissements ont recours à divers moyens en cas de difficultés de recrutement. Parmi ces moyens, les heures supplémentaires demeurent toujours les plus populaires avec 37,1 % des mentions en 2009. Ce moyen est de plus en plus populaire parce qu’il est encore plus utilisé en 2009 par rapport à 2008. De plus, cette solution est implantée davantage dans les grands établissements qu’ailleurs, alors qu’elle est y préconisée par près d’un établissement sur deux (voir annexe tableau A-24). Parmi les secteurs, les services et la fabrication de haute technologie utilisent également ce moyen davantage avec 54,7 % et 41,7 % des mentions respectivement (voir annexe tableau A-23). La formation donnée à l’interne a été le deuxième moyen choisi avec 25 % des mentions. Parmi les autres moyens les plus mentionnés par les établissements pour pallier les vacances de quatre mois et plus, l’assouplissement des critères d’embauche (21,8 %) et la sous-traitance (15,9 %) sont utilisés. Ces moyens sont également davantage employés dans les grands établissements. La sous-traitance est un moyen plus fortement utilisé dans le secteur de la fabrication (avec 46,2 % des mentions). Le recours à de la main-d’œuvre venant de l’extérieur du Québec est mentionné par 12,7 % des établissements. Ce moyen est davantage préconisé dans le secteur de la fabrication de haute technologie où 37,3 % des établissements ont dit l’utiliser. Fait intéressant, dans
4 Les moyens utilisés pour remédier aux vacances de longue durée du printemps 2010 porte sur l’année précédente, soit 2009.

22

III. La situation des postes vacants

de rares cas, les établissements ont mentionné que les vacances de longue durée avaient entraîné le refus d’un contrat (8,9 %) ou prolongé le délai de livraison (8,5 %). Les postes vacants de longue durée n’ont donc que très rarement des effets majeurs sur la production des entreprises.

Graphique 10

Moyens pour remédier aux vacances de longue durée, 2008 et 2009, % des mentions
Temps supplémentaire Formation à l'interne Assouplissement des critères d'embauche Aucune mesure n'a été prise Sous-traitance Autres Recours à de la main-d'œuvre venant de l'extérieur du Québec Contrat refusé Prolongement du délai de livraison 0 5 8,9 9,7 8,5 10 12,2 15 20 2008 25 2009 30 35 40 13,6 21,8 25,1 24,7 18,2 17,2 29,4 37,1

15,9 18 15,8 12,7 15,4 19,3

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IV. La formation de la main-d’oeuvre

23

IV. La formation de la main-d’oeuvre
Dans le questionnaire de l’EREQ, quatre sous-questions portent sur la formation du personnel. Les réponses obtenues nous permettent d’établir la proportion des établissements qui ont offert ou financé de la formation à leurs employés. Nous disposons également de l’évolution des montants alloués aux financements ainsi que des raisons de ce financement. En dernier lieu, nous exposons les raisons pour lesquelles certains établissements n’ont pas financé de la formation.

La proportion d’établissements offrant de la formation est en hausse
Les établissements semblent considérer de plus en plus la formation dans leur gestion des ressources humaines. Ceux qui ont financé ou offert de la formation représentent 53,4 % des répondants en 2009, soit une hausse de trois points de pourcentage par rapport à 2008.

La haute technologie : toujours en tête en matière de formation aux employés
La formation est plus répandue dans les secteurs à forte intensité de travailleurs hautement qualifiés. En ce sens, les secteurs de haute technologie, autant dans le segment de la fabrication (75,5 %) que dans les services (75,4 %), sont ceux où les activités de formation sont les plus courantes (voir annexe tableau A-25). Dans le secteur de la fabrication de haute technologie, le secteur des produits aérospatiaux et celui des produits pharmaceutiques se démarquent, puisque plus de 90 % des établissements de ces industries utilisent la formation dans leur gestion des ressources humaines. Outre les secteurs de haute technologie, la catégorie finance, assurances et immobilier n’est pas loin derrière avec une proportion de 76,6 %. Suivent les services professionnels (68,6 %), la gestion d’entreprises (58,5 %) et la fabrication non liée à la haute technologie (57 %). Enfin, les autres secteurs se rapprochent de la proportion de l’ensemble des établissements (53,4 %). Il n’y a que le secteur de l’hébergement et services de restauration qui enregistre une proportion d’établissements plus faible (39,5 %). Néanmoins, ce secteur a connu une très forte hausse en 2009 d’environ 24 points de pourcentage. L’année 2009 a été particulièrement difficile pour ce secteur et de nombreuses pertes d’emplois ont été notées5. Plusieurs établissements de ce secteur ont pu bénéficier de différentes mesures, notamment celles d’Emploi-Québec pour atténuer les effets de la récession et soutenir la formation pour éviter de faire des mises à pied. Ceci pourrait expliquer, en partie du moins, cette impressionnante hausse du nombre d’établissements offrant de la formation en 2009 pour ce secteur d’activité. Notons également que ces différentes mesures d’aide aux entreprises expliquent sûrement une partie de la hausse de trois points de pourcentage de l’ensemble des établissements offrants de la formation. D’autres secteurs ont connu des hausses importantes de leur proportion d’établissements ayant offert de la formation. Il s’agit du secteur des produits pharmaceutiques avec (+ 10,5 points de pourcentage), des autres services (+ 6 points) et du transport et entreposage (+ 3,2 points). À l’opposé, certains secteurs connaissent des baisses, les plus importantes s’observant dans la construction (- 7 points) et la fabrication de produits électroniques et informatiques (- 5 points).
5 Source : Enquête sur la population active, Statistique Canada.

24

IV. La formation de la main-d’oeuvre

Les petits établissements sont loin derrière en matière de financement d’activité de formation
Le financement des activités de formation est fortement lié à la taille des établissements. Plus la taille est grande plus la proportion des établissements qui offrent ou financent des activités de formation est importante. En 2009, 53,4 % des établissements ont offert ou financé de la formation à leurs employés. Les petits établissements sont loin derrière, avec une proportion de 42,6 %. Ceux de taille moyenne en ont financé dans 74,8 % des cas, et 93,1 % dans les grands établissements. La proportion est en hausse en 2009 pour chaque taille d’établissements. Bonne nouvelle, les petits établissements, qui tiraient de l’arrière, ont connu la hausse la plus importante en 2009, passant d’une proportion de 39,1 % en 2008 à 42,6 % en 2009.

Graphique 11

Pourcentage d’établissements offrant de la formation à leurs employés selon la taille de l’établissement, 2008 et 2009, en %
Toutes les tailles 100 employés ou plus 20 à 99 employés
74,8 72,6 53,4 50,4

93,1 92,4

5 à 19 employés 0 20

42,6 39,1

40
2008

60
2009

80

100

Plus du quart des établissements ont augmenté leurs dépenses de formation
Les résultats montrent que pour plus du quart des établissements (26,8 %), les dépenses engagées dans la formation du personnel sont plus élevées en 2009 qu’en 2008. La majorité des établissements (62,7 %) ont maintenu le même niveau de dépenses alors que 10,5 % d’entre eux ont enregistré une diminution (voir annexe tableau A-27). Par rapport à l’enquête de l’année précédente, la proportion des établissements à avoir augmenté leurs dépenses en formation a diminué légèrement en 2009. D’un autre côté, une plus faible proportion d’établissements ont affirmé avoir diminué leurs dépenses de formation. Enfin, cette année, une plus grande proportion a préféré garder stable leurs dépenses en formation.

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EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

IV. La formation de la main-d’oeuvre

25

En 2009, les petits établissements sont plus nombreux à déclarer une hausse de leurs dépenses en formation (28,8 %). Cette proportion est d’ailleurs à la hausse par rapport au résultat de l’enquête précédente. Pour les établissements de moyenne et de grande taille, ils sont plutôt moins nombreux en 2009 qu’en 2008 à augmenter leurs dépenses en formation. Il peut être difficile pour ces établissements de toujours augmenter les montants dépensés en formation si leur niveau de dépenses est déjà élevé. Habituellement, les petits établissements financent moins la formation par manque de moyens financiers. Partant de plus loin, il est donc plus facile pour ces derniers d’augmenter leur montant financé.

Graphique 12
% 35 30 25 20 15 10 5 0

Proportion d’établissements ayant dépensé un montant en formation plus élevé en 2009 qu’en 2008

28,8 24,4

29,9 23,8

32,7 26,4 27,2 26,8

5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou Toutes les tailles plus
2008 2009

D’un autre côté, les petits établissements affirment dans une plus faible proportion avoir diminué leurs dépenses de formation (6,9 %) tandis que les grands établissements confirment dans une forte proportion les avoir diminuées (22,1 %) en 2009. Cette proportion est d’ailleurs en forte hausse par rapport à l’enquête de l’année précédente. Pour faire face à la situation économique difficile, les grands établissements ont tenté de réduire leurs dépenses, et ce, également dans le domaine de la formation de leurs employés.

26

IV. La formation de la main-d’oeuvre

Graphique 13
% 25 20

Proportion d’établissements ayant dépensé un montant en formation moins élevé en 2009 qu’en 2008

22,1

16,3

15 10 5 0
9,6 6,9

13,7 13,5 11,6 10,5

5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou Toutes les tailles plus
2008 2009

L’amélioration des compétences des travailleurs est la principale raison du financement d’activités de formation
Parmi les raisons expliquant le financement des activités de formation, l’objectif d’améliorer les compétences des travailleurs se classe en premier, avec 79,4 % des mentions en 2009. Cette proportion est plus faible que celle de 2008 (82,4 %). La deuxième raison la plus mentionnée est l’objectif d’augmenter la productivité et la compétitivité des travailleurs (53,8 %). Ce motif est à la hausse cette année. La mise à niveau technologique occupe le troisième rang avec 37,4 % des mentions. Cette raison est en forte baisse en 2009 par rapport à 2008 où 44,2 % des établissements l’avaient mentionné. Les autres motifs sont : respecter une obligation gouvernementale (28,5 %), assurer la relève à la suite de plusieurs départs (24,1 %), favoriser le maintien en emploi (21,4 %) ou autres (14 %). Pour ce qui est des tailles d’établissements, l’ensemble des raisons sont plus souvent évoquées dans les grands établissements que dans les plus petits. C’est surtout le cas, pour les raisons : « pour augmenter la productivité et la compétitivité », « pour effectuer une mise à niveau » et « pour assurer la relève à la suite de départs».

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IV. La formation de la main-d’oeuvre

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Graphique 14

Raisons du financement des activités de formation du personnel, 2008 et 2009, en % des mentions
Pour améliorer les compétences des travailleurs Pour augmenter la productivité et compétitivité Pour effectuer une mise à niveau technologique Pour respecter une obligation gouvernementale Pour assurer la relève, à la suite de départs Pour favoriser le maintien en emploi Autres 0 10 23,2 28,5 37,4 44,2 53,8 50,8 79,4 82,4

24,1 22,2 21,4 18,1 14,0 13,9 20 30 40 2008 50 2009 60 70 80 90

Pour ce qui est des établissements qui n’ont pas financé d’activités de formation, 74,1 % ont répondu que cela ne leur avait pas semblé nécessaire. Des établissements ont aussi mentionné dans 11,5 % des cas qu’ils n’avaient jamais financé d’activités de formation et dans 10,7 % des cas, qu’ils n’en avaient pas offert par manque de ressources financières. Le manque de disponibilité des travailleurs (6,1 %) et les horaires incompatibles (5,8 %) sont très peu mentionnés comme raisons pour ne pas avoir financé de la formation.

28

V. Les moyens de recrutement du personnel

V. Les moyens de recrutement du personnel
Cette question de l’enquête porte sur les moyens que les établissements utilisent quand ils ont à recruter du personnel à l’extérieur de leur propre établissement. Les résultats de 2009 viennent confirmer les constats observés lors de l’enquête de 2008.

Le bouche à oreille demeure le moyen de recrutement le plus utilisé par les établissements
Les avantages du réseautage sont bel et bien établis quand vient le temps de se trouver un emploi. En effet, 68 % des établissements affirment utiliser le bouche à oreille pour recruter du personnel. Ces statistiques confirment l’existence d’un marché caché de l’emploi. Les annonces dans les journaux sont également très fréquemment utilisées, avec 56 % des mentions. Parmi les autres moyens les plus utilisés, notons, les candidats recommandés par les employés (52 % des mentions), les banques de CV non sollicités (51 % des mentions) et les sites web gouvernementaux de recrutement (43 % des mentions). Les autres moyens sont beaucoup moins utilisés, notons, par exemple, le site web de l’entreprise (21 % des mentions) et les ordres professionnels et établissements d’enseignement (19 % des mentions). Les événements spéciaux ne sont pas très populaires puisque seulement 9 % des établissements y ont eu recours.

Tableau 4

Moyens de recrutement, 2008 et 2009, en % des mentions
2008 Bouche à oreille Annonces dans les journaux Candidats recommandés par les employés Banque de CV non sollicités Sites web gouvernementaux de recrutement Sites web privés de recrutement Agences de personnel ou de recherche de candidats Site web de votre entreprise Ordres professionnels et établissements d'enseignement Autres Événement spécial 67 59 50 47 38 25 25 19 19 11 8 2009 68 56 52 51 43 26 24 21 19 12 9

Les grands établissements utilisent davantage l’ensemble des moyens de recrutement
L’ensemble des moyens de recrutement est plus utilisé à mesure que la taille de l’établissement augmente. Par exemple, les annonces dans les journaux et les candidats recommandés par les employés sont des moyens plus utilisés dans les établissements de moyenne taille et encore plus dans les grands établissements (voir annexe tableau A-31).

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EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

V. Les moyens de recrutement du personnel

29

La seule exemption est le bouche à oreille qui est encore plus populaire dans les petits établissements. Également, des moyens qui étaient peu utilisés dans l’ensemble, le sont beaucoup plus dans les établissements de grande taille récoltant plus de 50 % des mentions chacun. Il s’agit des sites web privés de recrutement, des agences de personnel ou de recherche de candidats, du site web de l’entreprise ainsi que des ordres professionnels et des établissements d’enseignement. Les événements spéciaux sont également beaucoup plus populaires dans les grands établissements récoltant 35 % des mentions.

Les moyens de recrutement sont différents pour les établissements de haute technologie et les autres secteurs
Des différences dans l’utilisation des moyens de recrutement sont notées selon le secteur d’activité, par exemple entre les secteurs de haute technologie et les autres secteurs (fabrication et service sauf haute technologie). Les établissements des secteurs de haute technologie sont beaucoup plus nombreux à utiliser les sites Web privés de recrutement. Ils utilisent également davantage le site Web de l’entreprise, les agences de personnel et les ordres professionnels et établissements d’enseignement. Les autres secteurs penchent davantage vers les moyens de recrutement traditionnels tels que les annonces dans les journaux.

Tableau 5

Moyens de recrutement selon le secteur d’activité, 2009, en % des mentions
Haute technologie Bouche à oreille Candidats recommandés par les employés Sites Web privés de recrutement Banque de CV non sollicités Sites Web gouvernementaux de recrutement Site Web de l'entreprise Agences de personnel ou de recherche de candidats Ordres professionnels et établissements d'enseignement Annonces dans les journaux Événement spécial Autres 70 65 58 54 46 46 46 46 43 17 6 Autres (fabrication et service sauf HT) 67 53 25 52 46 22 23 16 57 9 10

Les moyens de recrutement traditionnels sont plus populaires pour recruter des personnes moins qualifiées
Quand il s’agit de recruter des personnes moins qualifiées (techniciens qui ne sont pas de niveau collégial, personnel des niveaux intermédiaire et élémentaire), les établissements utilisent, dans une plus grande mesure que pour les candidats hautement qualifiés, les outils traditionnels de recrutement. En effet, davantage de mentions sont notées pour les moyens de recrutement suivants : annonces dans les journaux, bouche à oreille, sites Web gouvernementaux de recrutement, banque de CV non sollicités. Les établissements ont

30

V. Les moyens de recrutement du personnel

également davantage recours à la recommandation par des employés quand vient le temps d’engager un candidat relativement moins qualifié. De leur côté, les travailleurs hautement qualifiés récoltent plus de mentions quand il s’agit d’avoir recours à des agences de placement et à des ordres professionnels ou à des établissements d’enseignement.

Tableau 6

Moyens de recrutement selon la catégorie professionnelle, 2009, en % des mentions
Total Bouche à oreille Annonces dans les journaux Candidats recommandés par les employés Banque de CV non sollicités Sites web gouvernementaux de recrutement Sites web privés de recrutement Agences de personnel ou de recherche de candidats Site web de votre entreprise Ordres professionnels et établissements d'enseignement Autres Événement spécial 68 56 52 51 43 26 24 21 19 12 9 Travailleurs Autres hautement travailleurs qualifiés 48 42 36 37 36 25 26 21 17 6 7 66 53 51 49 42 20 16 20 10 10 8

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

VI. Avantages favorisant le maintien en emploi

31

VI. Avantages favorisant le maintien en emploi
Les services des ressources humaines des entreprises doivent bien souvent innover pour attirer et retenir les meilleurs candidats. Dans un contexte où le marché du travail est de plus en plus serré, cet enjeu des ressources humaines est primordial. Des sommes d’argent importantes sont déboursées chaque année pour l’embauche de personnel. Pour rentabiliser ces sommes, les entreprises espèrent garder les personnes engagées et formées le plus longtemps possible au sein de leur organisation. C’est dans cette optique d’enjeu des ressources humaines que nous avons posé, pour une quatrième année consécutive, une question sur les avantages offerts au personnel par les établissements pour favoriser le maintien en emploi.

70 % des établissements offrent des avantages de maintien en emploi
La proportion des établissements offrant des avantages est plus élevée dans les plus grands d’entre eux. Elle y atteint 94 % contre 70 % pour l’ensemble des répondants. Les établissements de moyenne taille (20 à 99 employés) suivent avec 79 % des établissements. Les plus petits établissements offrent moins ces avantages en occupant la dernière place avec une proportion de 64 %. La proportion des établissements ayant offert des avantages de maintien en emploi a augmenté légèrement en 2009 par rapport à 2008, et ce, pour l’ensemble des tailles d’établissement et particulièrement dans les grands établissements.

Graphique 15
% 100 90 80 70 60 50 40

Pourcentage des établissements offrant des avantages de maintien en emploi. 2008 et 2009
94

91 78 64 79

68

70

63

5 à 19 employés

20 à 99 employés 2008

100 employés ou Toutes les tailles plus 2009

Dans les secteurs de haute technologie, 90 % des établissements offrent des avantages pour le maintien en emploi
C’est dans les secteurs de la haute technologie qu’on retrouve les plus fortes proportions quant à la disponibilité d’avantages sociaux visant le maintien en emploi. Ces avantages

32

VI. Avantages favorisant le maintien en emploi

sont offerts par 90 % des établissements dans les secteurs de la fabrication et des services de haute technologie en 2009. Parmi ces secteurs, la fabrication de produits aérospatiaux se démarque puisque presque la totalité des établissements offre ces avantages (98 %). Le secteur de la finance, de l’assurance, de l’immobilier et de la location (85 %) ainsi que celui des services professionnels (84 %) affichent également de fortes proportions. Certains secteurs se retrouvent près de la moyenne d’ensemble de 70 %, soit le secteur de la fabrication (excluant la haute technologie) (72 %) et les services (excluant la haute technologie) (70 %). Certains secteurs affichent des proportions plus faibles que la moyenne. Il s’agit du secteur de l’hébergement et des services de restauration (54 %), de l’information, culture et loisirs (67 %) et des autres services (67 %). Ces trois derniers secteurs ont d’ailleurs affiché les taux de roulement les plus élevés en 2009. Ce sont également pratiquement les seuls secteurs à avoir vu leur proportion d’établissements offrant des avantages diminuer entre 2008 et 2009; les proportions des autres secteurs sont en hausse (voir annexe tableau A-33).

Les avantages offerts récoltent plus de mentions qu’en 2008
En 2009, le classement des avantages offerts pour le maintien en emploi n’a pas changé, mais leur popularité est en hausse par rapport à 2008. Cette hausse a concerné en fait toute la gamme d’incitatifs excepté les horaires flexibles et la prime au rendement qui sont restés stables. Les salaires concurrentiels (72 %) et les avantages sociaux (63 %) demeurent les plus populaires. Ils sont suivis des horaires flexibles (54 %), de la formation et perfectionnement (51 %), des primes au rendement ou bonus (48 %), des possibilités d’avancement (40 %), des mesures de conciliation travail-famille (27 %) et de la gestion participative (24 %). Certains avantages sont moins souvent mentionnés. Il s’agit de la participation aux bénéfices ou à un régime d’achat d’actions (19 %) et du bonus pour recrutement de personnel (13 %).

Tableau 7

Pourcentage d’établissements selon l’avantage offert aux employés, 2008 et 2009, en %
2008 Salaires concurrentiels Avantages sociaux Horaires flexibles Formation et perfectionnement Primes au rendement / bonus Possibilités d'avancement Mesures de conciliation famille/travail sauf horaires flexibles Gestion participative Participation aux bénéfices / régime d'achat d'actions Bonus pour recrutement de personnel 69 58 54 48 48 38 23 20 15 10 2009 72 63 54 51 48 40 27 24 19 13

Dans les secteurs de haute technologie, la proportion de mentions est plus élevée que dans les autres secteurs (fabrication et service sauf haute technologie) pour l’ensemble des avantages offerts. C’est également le cas pour les grands établissements qui offrent dans de plus grandes proportions l’ensemble des avantages pour le maintien en emploi.

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VII. Démarches et mesures de conciliation travail-famille

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VII. Démarches et mesures de conciliation travail-famille
Cette question sur les mesures de conciliation travail-famille est une nouveauté pour cette année. La problématique de la conciliation travail-famille n’est pas nouvelle, mais plusieurs facteurs la rendent encore plus complexe aujourd’hui. Cette dualité entre le travail et la famille est le résultat de changements dans la structure familiale, dans l’organisation du travail et dans la composition de la main-d’œuvre. Face à ce défi constant pour les familles, les entreprises ont un rôle à jouer pour tenter de faciliter la vie de leurs travailleurs. Pour en savoir plus sur ce rôle, nous avons posé une question sur la présence de mesures de conciliation travail-famille dans l’établissement. Pour les établissements ayant répondu par l’affirmative, nous demandions si ces mesures étaient plutôt formelles, soit inscrites dans les politiques de l’entreprise et communiquées formellement au personnel, ou plutôt informelles, soit des ententes individuelles et ponctuelles avec l’employé. Pour terminer cette question, les démarches et mesures de conciliation travail-famille utilisées par les établissements sont exposées.

Plus d’un établissement sur quatre offre des mesures de conciliation travailfamille à ses employés
En considérant l’ensemble des établissements, 27 % offrent des mesures de conciliation travail-famille, à l’exception des horaires flexibles. Les horaires flexibles sont exclus de cette catégorie puisque cet avantage n’est pas uniquement lié à la conciliation travail-famille. Les mesures de conciliation travail-famille sont plus répandues dans les grands établissements (32 %) et dans les petits (28 %), tandis qu’elles sont moins répandues dans les établissements de moyenne taille (25 %). De plus, nous constatons que les professions hautement qualifiées bénéficient davantage de ces mesures puisque les établissements déclarent dans une plus forte proportion offrir des mesures de conciliation travail-famille pour les professionnels et les techniciens de niveau collégial. Pour les techniciens qui n’ont pas de niveau collégial et les travailleurs de niveaux intermédiaire et élémentaire, les proportions sont plus faibles. On constate également que la proportion d’établissements offrant des mesures de conciliation travail-famille a augmenté en 2009, et ce, dans l’ensemble des groupes professionnels mentionnés.

Les secteurs à forte concentration de travailleurs hautement qualifiés offrent davantage de mesures de conciliation travail-famille
Comme nous l’avons vu pour les professions, les secteurs à forte concentration de travailleurs hautement qualifiés offrent davantage des mesures de conciliation travail-famille. Notons que les secteurs de la fabrication de produits pharmaceutiques (51 %), des services professionnels (44 %), de la finance, assurances et immobilier (43 %), des services de recherche et de développement scientifiques (42 %) et de la conception de systèmes informatiques (41 %) offrent dans une plus grande proportion des mesures de conciliation travail-famille que l’ensemble des secteurs (27 %). À l’opposé, certains secteurs affichent des proportions plus faibles, soit le transport et l’entreposage (18 %), la construction (21 %) et la fabrication (sauf HT) (21%).

34

VII. Démarches et mesures de conciliation travail-famille

Tableau 8

Proportion d’établissements offrant des mesures de conciliation travail-famille selon le secteur d’activité, 2008 et 2009, en %
2008 Fabrication de haute technologie Produits électroniques informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services 26 25 35 21 31 28 33 32 32 21 19 22 22 15 37 21 26 19* 16* 2009 32 28 51 35 37 31 41 42 44 21 21 27 27 18 43 27 37 24* 20*

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

5 % des établissements offrent des mesures plutôt formelles de conciliation travail-famille
Pour l’ensemble des établissements, 5 % offrent des mesures formelles de conciliation travailfamille. Ce n’est donc pas la norme dans les établissements d’avoir des mesures inscrites dans les politiques de l’entreprise et de les communiquer formellement au personnel. Une plus grande partie d’entre eux offrent plutôt des mesures informelles soit des ententes individuelles et ponctuelles avec leurs employés (22 %). Un seul secteur mentionne dans une plus grande proportion offrir des mesures de conciliation travail-famille plutôt formelles qu’informelles. Il s’agit du secteur de la fabrication des produits aérospatiaux avec respectivement des proportions de 21 % et 14 %. Certains autres secteurs affichent une plus forte proportion de mesures formelles que la moyenne d’ensemble. Il s’agit des secteurs de la fabrication de produits pharmaceutiques (18 %), des services de recherche et développement scientifiques (12 %) et de la conception de systèmes informatiques (10 %). À l’opposé, le secteur de la construction offre en de très rares occasions des mesures formelles à ses employés; seulement 1 % des établissements ont dit avoir plutôt des mesures formelles de conciliation travail-famille.

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VII. Démarches et mesures de conciliation travail-famille

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Tableau 9

Proportion d’établissements offrant des mesures de conciliation travail-famille plutôt formelles ou plutôt informelles selon le secteur d’activité, 2009, en %
Plutôt formelles Fabrication de haute technologie Produits électroniques informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Total 8 4 18 21 7 3* 10 12 5 1* 3* 6 5 Plutôt informelles 24 24 33 14 30 28 31 30 39 20 18 21 22

Davantage de mesures formelles dans les grands établissements
Sans surprise, ce sont les grands établissements qui offrent davantage de mesures formelles de conciliation travail-famille. En effet, dans plus de 14 % des cas, les grands établissements offrent des mesures formelles de conciliation travail-famille. Pour les petits établissements, il s’agit de seulement 4 % d’entre eux, tandis que cette proportion est de 6 % dans les établissements de moyenne taille.

Graphique 16
%

Proportion d’établissements offrant des mesures de conciliation travail-famille formelles, 2008 et 2009
16 14 12 10 8 6 4 2 0 5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou plus Toutes les tailles 4 6

14

5

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

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VII. Démarches et mesures de conciliation travail-famille

Les mesures ou démarches de conciliation travail-famille sont multiples, mais certaines sont davantage utilisées par les établissements. Pour l’ensemble de l’univers de l’enquête, environ 17 % des établissements consultent leurs employés sur leurs besoins spécifiques en la matière. Cette proportion est similaire dans le secteur de la construction et des services, mais elle est beaucoup plus faible dans le secteur de la fabrication. La deuxième mesure en importance est le système de remplacement pour absences imprévues. Celle-ci est mentionnée par 14 % des établissements. Cette mesure est cependant moins présente dans le secteur de la construction, avec seulement 6 % des établissements offrant cette mesure. Le télétravail est mentionné par seulement 10 % des établissements et ce moyen est encore moins populaire dans le secteur de la construction, avec seulement 5 % des mentions. La bonification des congés pour la famille, par rapport aux mesures gouvernementales, se fait également rare avec 7 % des mentions. Les services offerts sur le lieu de travail sont assez inhabituels, seulement 1 % des établissements en offre. Les services offerts peuvent être un service de garderie, une salle de jeux pour enfants ou un service de traiteur, etc.

Tableau 10

Proportion des établissements offrant des démarches et mesures de conciliation travail-famille selon certains secteurs, 2009, en %
Total Consultation des employés sur besoins en conciliation travail-famille Système de remplacement pour absences imprévues Possibilité de travailler de son domicile (télétravail) Bonification des congés pour famille, par rapport aux mesures gouvernementales Services offerts sur lieu de travail sauf financement d'activités sociales 17 14 10 7 1 Construction 15 6 5 2* 0* Fabrication 9 11 8 4 0* Services 18 15 11 8 2

En règle générale, les grands établissements offrent davantage de démarches et mesures de conciliation travail-famille que les plus petits. En effet, l’ensemble des mesures sont plus souvent citées dans les grands établissements, surtout pour ce qui est de la bonification des congés pour la famille et de la possibilité de faire du télétravail. Néanmoins, fait surprenant : les grands établissements consultent moins leurs employés sur leurs besoins (15 %) en conciliation travail-famille que les plus petits (19 %).

Tableau 11

Proportion des établissements offrant des démarches et mesures de conciliation travail-famille selon la taille de l’établissement, 2009, en %
Toutes les tailles Consultation des employés sur besoins en conciliation travail-famille Bonification des congés pour famille, par rapport aux mesures gouvernementales Possibilité de travailler de son domicile (télétravail) Système de remplacement pour absences imprévues Services offerts sur lieu de travail, sauf financement d'activités sociales 17 7 10 14 1 5 à 19 employés 19 6 8 15 1 20 à 99 employés 12 7 11 12 1* 100 employés ou plus 15 15 20 16 3

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VIII. Effets de l’implantation de nouvelles technologies

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VIII. Effets de l’implantation de nouvelles technologies
Les effets de l’implantation ou de l’utilisation de nouveaux logiciels, nouveaux procédés ou nouveaux équipements sur le marché du travail est une nouvelle question dans l’enquête de cette année. En premier lieu, nous voulions savoir si ces nouvelles technologies6 entraînent une hausse de la productivité dans l’établissement. Par ailleurs, dans la conscience populaire, l’implantation de nouvelles technologies rime avec mises à pied. Nous posons donc également une question sur l’effet des nouvelles technologies sur l’emploi pour savoir si cette prémisse est vérifiée.

La haute technologie : le grand champion de l’implantation de nouvelles technologies
Environ 19 % de l’ensemble des établissements ont implanté ou utilisé de nouvelles technologies en 2009. En tenant compte des secteurs d’activités, cette proportion varie beaucoup. Les secteurs de haute technologie ont implanté de nouvelles technologies dans une proportion beaucoup plus élevée, soit 33,3 %; les maîtres étant le secteur de la fabrication de produits pharmaceutiques (42,9 %) et de produits aérospatiaux (44 %). Dans les secteurs des services (sauf haute technologie), les proportions sont beaucoup plus faibles à l’exception du secteur des finances, de l’assurance et de l’immobilier (33,6 %). Les plus faibles proportions sont observées dans la construction (12,3 %) dans le secteur du transport et de l’entreposage (14,8 %) et dans le secteur de l’hébergement et services de restauration (12,2 %) (voir annexe tableau A-37). De plus, c’est sans surprise qu’à mesure que la taille de l’établissement augmente, la proportion d’établissements ayant implanté ou utilisé une nouvelle technologie est plus élevée. Les petits établissements en ont implanté dans une proportion de 17,1 % tandis que celle-ci est de plus de 30 % dans les grands établissements.

Graphique 17

Proportion d’établissements ayant implanté ou utilisé une nouvelle technologie selon la taille de l’établissement, 2009, en %
35 30 25 20 15 10 5 0 5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou Toutes les tailles plus 22,6 17,1 19,2 31,6

6 Le terme nouvelle technologie est désigné dans la suite du texte comme étant les nouveaux logiciels, nouveaux procédés ou nouveaux équipements.

38

VIII. Effets de l’implantation de nouvelles technologies

Les nouvelles technologies ont permis d’augmenter la productivité des établissements
Dans 84,1 % des cas, les nouvelles technologies ont permis aux établissements ayant implanté ou utilisé de nouvelles technologies d’augmenter leur productivité. Les secteurs de haute technologie enregistrent une proportion plus élevée, soit 94 %. Certains autres secteurs n’ont pas connu un aussi bon apport de leurs nouvelles technologies quant à la hausse de leur productivité. Il s’agit de la construction (79,8 %), du commerce (78,6 %) et de l’hébergement et service de restauration (71 %) (voir annexe tableau A-38).

Les nouvelles technologies engendrent dans de très rares occasions des suppressions d’emplois
La mise en place de nouvelles technologies n’engendre pas de mises à pied, mais bien une réorganisation du travail. En effet, les établissements ont dans de rares occasions fait des mises à pied à la suite de l’implantation d’une nouvelle technologie (seulement 5,4 % des mentions). Par contre, le changement dans l’organisation du travail est l’effet le plus souvent mentionné, avec 64,1 % des mentions. Dans ce cas, les travailleurs ne sont pas mis à pied, mais ce sont plutôt des changements dans la structure de l’organisation et des transformations du travail qui s’opèrent pour rendre l’établissement plus productif et concurrentiel sur les marchés. La croyance populaire que les machines remplacent des travailleurs et engendrent des pertes d’emplois n’est pas soutenue par ces résultats. De plus, la création d’emplois (10,4 %), bien que peu mentionnée, est plus souvent citée comme effet sur l’emploi que la suppression d’emplois (5,4 %). Le deuxième effet le plus cité est le besoin de formation avec 50,1 % des mentions. Cet effet est sans surprise puisque bien souvent la nouvelle technologie en question n’est pas connue et de la formation est nécessaire pour en faire une bonne utilisation. Le troisième effet mentionné est la réduction de la charge de travail (45,4 % des mentions). Ceci implique que le travail effectué est moins difficile et donc que la nouvelle technologie sert à faciliter le travail et à le rendre plus productif. Pour corroborer cette affirmation, remarquons également que l’augmentation de la charge de travail est beaucoup moins souvent citée, avec 14,1 % des mentions. Par ailleurs, la réduction des heures de travail n’est pas très souvent citée avec 15,8 % des mentions. Par contre, notons que l’augmentation des heures travaillées est encore moins souvent citée avec 3,8 % des mentions. Nous pouvons donc conclure que l’implantation de la nouvelle technologie implique que le nombre d’heures de travail reste inchangé ou est en diminution par rapport à la situation d’avant l’implantation.

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VIII. Effets de l’implantation de nouvelles technologies

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Graphique 18

Effets des nouveaux logiciels sur l’emploi dans les établissements, 2009, % des mentions
Changement dans l'organisation du travail Besoins de formation Réduction de la charge de travail Réduction des heures de travail Augmentation de la charge de travail Création d'emploi Suppression d'emploi Augmentation des heures de travail 0 5,4 3,8 10 20 30 40 50 60 70 10,4 15,8 14,1 45,4 50,1 64,1

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Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-1

Emploi selon le secteur d’activité, 2009
Emploi Haute technologie totale Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 133 360 42 008 16 022 7 920 18 065 91 352 31 912 42 729 16 712 51 644 130 645 363 842 1 297 474 497 528 109 788 117 948 204 190 91 112 219 984 56 925 1 976 965

Tableau A-2

Emploi par taille d’établissements selon les grands secteurs d’activité, 2009
5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 54 711 48 198 412 432 515 340 20 à 99 employés 56 701 146 914 590 431 794 046 100 employés ou plus 19 233 210 738 437 607 667 578 Toutes les tailles 130 645 405 850 1 440 470 1 976 965

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Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

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Tableau A-3

Emploi selon la taille de l’établissement et la profession, 2009
5 à 19 employés Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total 125 190 61 320 31 949 8 569 23 380 31 920 10 924 20 996 107 436 18 954 70 872 17 610 282 715 29 441 180 556 72 718 515 340 20 à 99 employés 183 872 69 444 54 847 21 196 33 651 59 581 15 825 43 756 140 838 13 746 92 591 34 501 469 337 64 619 240 481 164 238 794 046 100 employés ou plus 186 602 42 994 85 147 35 779 49 368 58 461 22 778 35 683 88 222 8 926 54 859 24 437 392 754 46 872 173 659 172 222 667 578 Toutes les tailles 495 663 173 758 171 943 65 545 106 398 149 962 49 528 100 434 336 496 41 626 218 322 76 548 1 144 806 140 932 594 696 409 178 1 976 965

Tableau A-4

Taux de roulement en fonction de la taille des établissements, 2009
5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 53,0 % 27,8 % 37,8 % 38,5 % 20 à 99 employés 53,9 % 24,0 % 36,5 % 35,4 % 100 employés ou plus 72,8 % 16,4 % 29,2 % 26,4 % Toutes les tailles 56,3 % 20,5 % 34,7 % 33,2 %

Tableau A-5

Proportion d’établissements ayant des postes vacants selon la taille de l’établissement, printemps 2010, en %
5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 9,7 16,5 15,0 14,4 20 à 99 employés 17,5 30,6 30,0 29,1 100 employés ou plus 28,6 56,3 48,2 49,6 Toutes les tailles 11,6 26,3 20,0 19,8

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

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Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-6

Proportion d’établissements ayant des postes vacants, printemps 2009 et 2010, en %
Printemps 2009 Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 27,2 23,1 44,4 30,6 31,2 31,0 33,4 24,9 16,9 10,1 25,2 19,7 15,8 13,1 19,6 20,5 15,8 29,2 21,0 19,5 Printemps 2010 35,8 29,8 59,5 42,0 38,9 40,1 40,1 31,3 21,5 11,6 25,9 19,1 21,2 15,4 22,5 23,2 16,5 16,3* 13,0* 19,8 Variation (point de %) 8,6 6,7 15,1 11,4 7,7 9,1 6,7 6,4 4,6 1,5 0,7 -0,6 5,4 2,3 2,9 2,7 0,7 -12,9 -8,0 0,3

Tableau A-7

Proportion d’établissements ayant des postes vacants de longue durée selon la taille de l’établissement, printemps 2010, en %
5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 2,0* 5,5* 4,4* 4,2 20 à 99 employés 4,8 5,9* 7,3 6,8 100 employés ou plus 6,2 16,8 10,6 12,2 Toutes les tailles 2,7* 6,9 5,4 5,2

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EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

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Tableau A-8

Proportion d’établissements ayant des postes vacants de longue durée, printemps 2009 et 2010, en %
Printemps 2009 Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 6,8 3,5 13,3 16,3 11,8 14,7 9,9 8,8 6,6 3,1* 6,1 5,2 2,3 3,8* 5,6 6,5 1,5* 10,1* 8,6* 5,4 Printemps 2010 8,0 5,1 9,5 20,0 13,2 17,9 10,9 5,6 6,2 2,7* 6,8 5,0 7,4* 4,2* 5,4 3,6* 3,2* 1,5* 4,0* 5,2 Variation (point de %) 1,2 1,6 -3,8 3,7 1,4 3,2 1,0 -3,2 -0,4 -0,4 0,7 -0,2 5,1 0,4 -0,2 -2,9 1,7 -8,6 -4,6 -0,2

Tableau A-9

Nombre de vacances totales selon la taille de l’établissement et selon le secteur d’activité, printemps 2010
En pourcentage de l’emploi 5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 1 788* 1 346 12 857 15 990 20 à 99 employés 1 189 4 812 17 783 23 784 100 employés ou plus 279 3 965 10 735 14 979 Toutes les tailles 3 256 10 123 41 375 54 754 5 à 19 employés 3,3 % 2,8 % 3,1 % 3,1 % 20 à 99 employés 2,1 % 3,3 % 3,0 % 3,0 % 100 employés ou plus 1,5 % 1,9 % 2,5 % 2,2 % Toutes les tailles 2,5 % 2,5 % 2,9 % 2,8 %

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

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Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-10

Nombre de vacances totales selon le secteur d’activité, printemps 2009 et 2010
En pourcentage des emplois
Printemps 2009 Printemps 2010 Variation Printemps 2009 Printemps 2010

Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total

706 205 273 228 3 011 1 250 1 408 353 1 151 2 225 6 091 38 558 12 675 1 943 2 638 5 542 2 097 11 420* 2 243* 51 743

821 298 203 320 4 432 1 835 2 130 466 1 628 3 256 9 302 35 314 15 087 1 931 2 738 6 648 2 922 4 661* 1 328* 54 754

16,3 % 45,4 % -25,6 % 40,4 % 47,2 % 46,8 % 51,3 % 32,0 % 41,4 % 46,3 % 52,7 % -8,4 % 19,0 % -0,6 % 3,8 % 20,0 % 39,3 % -59,2 % -40,8 % 5,8 %

1,4 % 1,1 % 2,9 % 1,1 % 2,9 % 3,5 % 3,0 % 1,7 % 2,2 % 1,7 % 1,7 % 2,9 % 2,5 % 1,5 % 2,1 % 2,7 % 1,9 % 5,3 % 3,9 % 2,5 %

2,0 % 1,9 % 2,6 % 1,8 % 4,9 % 5,8 % 5,0 % 2,8 % 3,2 % 2,5 % 2,6 % 2,7 % 3,0 % 1,8 % 2,3 % 3,3 % 3,2 % 2,1 % 2,3 % 2,8 %

Tableau A-11

Nombre de vacances de longue durée selon la taille de l’établissement et le secteur d’activité, printemps 2010
En pourcentage de l’emploi 5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 312* 430* 3 305* 4 047* 20 à 99 employés 140 964* 3 673 4 777 100 employés ou plus 18 874* 2 134 3 026 Toutes les tailles 470* 2 268* 9 113 11 851 5 à 19 employés 0,6 % 0,9 % 0,8 % 0,8 % 20 à 99 employés 0,2 % 0,7 % 0,6 % 0,6 % 100 employés ou plus 0,1 % 0,4 % 0,5 % 0,5 % Toutes les tailles 0,4 % 0,6 % 0,6 % 0,6 %

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

45

Tableau A-12

Nombre de vacances de longue durée par secteur, printemps 2009 et 2010
En pourcentage des emplois
Printemps 2009 Printemps 2010 Variation Printemps 2009 Printemps 2010

Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total

79 45 19 15 681 395 214 72 415 477* 991* 8 590 1 408* 557* 489* 1 527* 132* 3 519* 957* 11 233

52 24 12 16 1 134 542 483 110 430 470* 2 216* 7 548 3 758* 513* 521 1 075* 882* 461* 338* 11 851

-34,2 % -46,7 % -36,8 % 6,7 % 66,5 % 37,2 % 125,7 % 52,8 % 3,6 % -1,5 % 123,6 % -12,1 % 166,9 % -7,9 % 6,5 % -29,6 % 568,2 % -86,9 % -64,7 % 5,5 %

0,2 % 0,2 % 0,2 % 0,1 % 0,7 % 1,1 % 0,5 % 0,4 % 0,8 % 0,4 % 0,3 % 0,6 % 0,3 % 0,4 % 0,4 % 0,7 % 0,1 % 1,6 % 1,7 % 0,5 %

0,1 % 0,1 % 0,2 % 0,1 % 1,2 % 1,7 % 1,1 % 0,7 % 0,8 % 0,4 % 0,6 % 0,6 % 0,8 % 0,5 % 0,4 % 0,5 % 1,0 % 0,2 % 0,6 % 0,6 %

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

46

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-13

Nombre de vacances totales par profession selon la taille de l’établissement, printemps 2010
5 à 19 employés Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total 3 309 502* 1 360 413 947* 1 447* 365* 1 082* 2 641 449* 1 955* 236* 10 040* 389 7 922* 1 729 15 990 20 à 99 employés 5 932 893 3 282 1 250 2 032* 1 757 873 884* 4 032 223 2 963 847 13 820 1 604 7 078 5 138 23 784 100 employés ou plus 5 692 821 3 319 1 513 1 806 1 552 704 848 1 462 200 741 521 7 825 757 4 016 3 053 14 979 Toutes les tailles 14 933 2 216 7 961 3 176 4 785 4 756 1 943 2 814 8 135 872 5 660 1 603 31 686 2 750 19 016 9 919 54 754

Tableau A-14

Nombre de vacances totales par profession, printemps 2009 et 2010
En pourcentage des emplois
Printemps 2009 Printemps 2010 Variation Printemps 2009 Printemps 2010

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

11 584 2 261 5 772 2 385 3 387 3 551 1 334 2 217 10 073 664 7 894 1 515 30 086 2 764 18 445 8 877 51 743

14 933 2 216 7 961 3 176 4 785 4 756 1 943 2 814 8 135 872 5 660 1 603 31 686 2 750 19 016 9 919 54 754

28,9 % -2,0 % 37,9 % 33,2 % 41,3 % 33,9 % 45,7 % 26,9 % -19,2 % 31,3 % -28,3 % 5,8 % 5,3 % -0,5 % 3,1 % 11,7 % 5,8 %

2,3 % 1,2 % 3,3 % 3,4 % 3,2 % 2,3 % 2,7 % 2,1 % 2,8 % 1,5 % 3,4 % 1,8 % 2,6 % 1,8 % 3,3 % 2,0 % 2,5 %

3,0 % 1,3 % 4,6 % 4,8 % 4,5 % 3,2 % 3,9 % 2,8 % 2,4 % 2,1 % 2,6 % 2,1 % 2,8 % 2,0 % 3,2 % 2,4 % 2,8 %

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

47

Tableau A-15

Nombre de vacances de longue durée par profession selon la taille de l’établissement, printemps 2010
Moins de 20 employés Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total 1 352* 247* 739* 164* 575* 366* 70* 296* 400* 137* 219* 44* 2 295* 50* 1 878* 367* 4 047* 20 à 99 employés 1 992* 163* 1 254* 270* 984* 576* 319* 257* 1 713* 75* 1 442* 196* 1 072* 159* 701* 212* 4 777 100 employés ou plus 1 555 249 975 301 674 331 118 213 305 42 138 125* 1 166 112 440 614* 3 026 Toutes les tailles 4 900 659* 2 968 735 2 233* 1 273 506* 766 2 418 253* 1 800* 365 4 533 321* 3 019* 1 193* 11 851

Tableau A-16

Nombre de vacances de longue durée par profession, printemps 2009 et 2010
En pourcentage de l’emploi Printemps 2009 Printemps 2010 Variation Printemps 2009 Printemps 2010

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

3 046 760* 1 576 529 1 048* 709 317 392* 3 976* 174* 3 447* 355* 4 211 247* 2 473 1 491* 11 233

4 900 659* 2 968 735 2 233* 1 273 506* 766 2 418 253* 1 800* 365 4 533 321* 3 019* 1 193* 11 851

60,9 % -13,3 % 88,3 % 38,9 % 113,1 % 79,5 % 59,6 % 95,4 % -39,2 % 45,4 % -47,8 % 2,8 % 7,6 % 30,0 % 22,1 % -20,0 % 5,5 %

0,6 % 0,4 % 0,9 % 0,8 % 1,0 % 0,5 % 0,6 % 0,4 % 1,1 % 0,4 % 1,5 % 0,4 % 0,4 % 0,2 % 0,4 % 0,3 % 0,5 %

1,0 % 0,4 % 1,7 % 1,1 % 2,1 % 0,8 % 1,0 % 0,8 % 0,7 % 0,6 % 0,8 % 0,5 % 0,4 % 0,2 % 0,5 % 0,3 % 0,6 %

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

48

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-17

Nombre de vacances totales par profession et par secteur d’activité, printemps 2010
Fabrication de haute technologie Services de haute technologie Services professionnels Construction Fabrication Services Total

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

471 41 244 172 72 186 154 32 143 9 82 52 207 24 45 139 821

3 610 253 2 230 1 859 371 1 128 918 210 228 120 83* 25* 593* 122 115 356* 4 432

1 012 98 648 133* 515 266 45* 221 254 168* 32* 55* 362 157 131 74 1 628

471 126* 166* 96* 70* 179 80 99* 1 587* 94* 1 452* 41* 1 198 111* 258* 829 3 256

2 116 334 979 475 504 802 559* 243* 2 328 71* 1 758* 498 5 680 219* 615* 4 847 10 123

12 346 1 756 6 815 2 605 4 211 3 775 1 304 2 471 4 221 707 2 450 1 064 24 808 2 421 18 143 4 243 41 375

14 933 2 216 7 961 3 176 4 785 4 756 1 943 2 814 8 135 872 5 660 1 603 31 686 2 750 19 016 9 919 54 754

Tableau A-18

Nombre de vacances de longue durée par profession et par secteur d’activité, printemps 2010
Fabrication de haute technologie Services de haute technologie Services professionnels Construction Fabrication Services Total

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

33 7 13 ND ND 14 ND ND 15 ND ND 8 3 ND ND ND 52

1 050 86* 626 ND ND 338* ND ND 45* ND ND 13* 39* ND ND ND 1 134

325 33* 222* ND ND 70* ND ND 65* ND ND 13* 41* ND ND ND 430

165* 10* 86* 74* 12* 69* 9* 60* 70* ND ND 9* 235* 31* 162* 42* 470*

503* 74* 175* 63* 112* 254* 147* 107* 976* ND ND 93* 789* 88* 127* 573* 2 268*

4 231 575* 2 707 597 2 110* 950 350* 599 1 372 246* 863* 263* 3 509* 202 2 730* 577* 9 113

4 900 659* 2 968 735 2 233* 1 273 506* 766 2 418 253* 1 800* 365 4 533 321* 3 019* 1 193* 11 851

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

49

Tableau A-19

Vacances de longue durée en pourcentage des vacances totales selon le secteur, printemps 2010
Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 6,3 % 8,1 % 5,9 % 5,0 % 25,6 % 29,5 % 22,7 % 23,6 % 26,4 % 14,4 % 23,8 % 21,4 % 24,9 % 26,6 % 19,0 % 16,2 % 30,2 % 9,9 % 25,5 % 21,6 %

Tableau A-20

Vacances de longue durée en pourcentage des vacances totales selon la profession, printemps 2010
Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

32,8 % 29,7 % 37,3 % 23,1 % 46,7 % 26,8 % 26,0 % 27,2 % 29,7 % 29,0 % 31,8 % 22,8 % 14,3 % 11,7 % 15,9 % 12,0 % 21,6 %

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

50

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-21

Raisons pour lesquelles les postes sont demeurés vacants quatre mois et plus, 2008 et 2009, % de mentions
Peu de candidats ont répondu aux offres 2008 2009 22,5* 5,7* 27,8* 10,8* 32,2* 18,5* 11,1* 21,6* 19,1* 3,2* 19,7* 30,6* Manque de candidats ayant la formation requises 2008 22,1 4,9* 27,4 26,1* 26,9* 34,2* 41,8 29,0* 6,8* 22,1* 3,6* 20,6* 2009 20,8 9,2* 18,2* 30,7 13,7* 35,6 27,6* 38,7* 14,8* 6,6* 14,8* 19,6* Manque de candidats ayant l’expérience requise 2008 47,0 49,2 44,0 47,9 41,1 44,0 34,5 49,3* 19,6* 14,2* 15,8* 52,3 2009 43,4 69,2 31,0* 52,7 24,0* 42,3 57,7 35,7* 43,7 63,2* 41,4* 29,6* Attentes salariales trop élevées Horaire incompatible Autres raisons

2008 4,0* 4,2* 3,4* 3,4* 3,2* 3,4* 0,7* 5,0* 24,3* 45,9* 23,6* 5,1*

2009 2,6* 3,8* 2,6* 0,0* 3,4* 1,0* 0,6* 1,2* 4,2* 11,9* 0,0* 7,5*

2008 0,1* 0,0* 0,0* 0,0* 0,0* 0,2* 0,6* 0,0* 0,3* 0,0* 0,1* 1,5*

2009 0,1* 0,1* 0,0* 0,0* 0,0* 0,2* 0,6* 0,0* 5,6* 0,0* 9,4* 0,6*

2008 10,3* 12,1* 10,4* 5,2* 13,9* 3,8* 5,6* 3,1* 23,4* 4,5* 25,9* 8,3*

2009 16,1* 12,0* 22,5* 5,9* 26,8* 2,3* 1,8* 2,8* 14,2* 14,9* 14,8* 12,1*

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Professionnels SNA Autres professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens SNA Autres techniciens Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

20,5* 29,2* 12,4* 17,3 8,9* 14,3* 16,8* 12,9* 28,9* 12,0* 31,0* 12,1*

21,8* 9,5* 19,6* 28,3* 27,5*

22,6* 15,5* 24,7* 15,1* 24,4

12,8* 15,2* 8,1* 20,6* 15,7

10,4* 8,1* 8,7* 12,4* 16,3

22,5* 14,2* 23,6* 22,7* 31,2

43,2* 62,0 44,4* 17,7* 48,7

26,2* 18,9* 37,4* 5,8* 14,3*

2,2* 9,9* 1,7* 0,0* 3,3*

7,0* 0,7* 0,6* 21,1* 2,9*

21,6* 0,2* 15,1* 39,4* 11,2*

11,1* 40,3* 10,7* 1,6* 19,0*

5,5* 4,3* 5,5* 15,4* 13,6*

Tableau A-22

Raisons pour lesquelles les postes sont demeurés vacants quatre mois et plus selon la taille de l’établissement, 2009, % de mentions
5 à 19 employés Peu de candidats ont répondu aux offres Manque de candidats ayant la formation requise Manque de candidats ayant l'expérience requise Attentes salariales trop élevées Horaire incompatible Autres raisons 23,8* 12,3* 46,1 1,7* 16,4* 13,4* 20 à 99 employés 27,8 20,4 51,1 5,7* 5,1* 12,2* 100 employés ou plus 14,4 25,1 56,1 3,9 3,0* 20,1 Toutes les tailles 24,4 16,3 48,7 3,3* 11,2* 13,6*

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

51

Tableau A-23

Moyens pour remédier aux vacances de quatre mois et plus, 2009, % de mentions
Fabrication Services de haute de haute technologie technologie Services prof. Constr. Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Total

Heures supplémentaires Sous-traitance Prolongement du délai de livraison Contrat refusé Formation à l'interne Recours à la main-d'oeuvre venant de l'extérieur du Québec Assouplissement des critères d'embauche Autres Aucune mesure n'a été prise

41,7 41,3 16,2 0,0* 37,3 37,3 11,7 27,6 7,6

54,7 19,9 33,2 29,9 34,7 29,4 26,4 27,5 10,8*

39,0 11,2* 6,7* 12,7* 12,8* 5,7* 9,8* 15,2* 13,6*

25,8* 18,3* 3,9* 29,8* 33,8* 12,4* 5,1* 10,3* 20,3*

39,9* 46,5 13,4* 7,3* 31,7* 9,1* 24,2* 18,9* 12,0*

35,1* 8,8* 4,8* 4,6* 22,4* 11,6* 23,0* 14,0* 19,2*

37,1 15,9 8,5 8,9 25,1 12,7* 21,8* 15,8* 17,2*

Tableau A-24

Moyens pour remédier aux vacances de quatre mois et plus selon la taille de l’établissement, 2009, % de mentions
5 à 19 employés Heures supplémentaires Sous-traitance Prolongement du délai de livraison Contrat refusé Formation à l'interne Recours à la main-d'oeuvre venant de l'extérieur du Québec Assouplissement des critères d'embauche Autres Aucune mesure n'a été prise 32,1* 8,0* 6,8* 8,6* 20,9* 14,5* 22,5* 15,5* 21,6* 20 à 99 employés 41,9 22,9 10,2* 10,0* 29,2 9,4* 18,8* 14,3* 11,7* 100 employés ou plus 48,4 36,8 12,4 6,7 34,5 14,7 28,7 22,8 12,3* Toutes les tailles 37,1 15,9 8,5 8,9 25,1 12,7* 21,8* 15,8* 17,2*

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

52

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-25

Pourcentage d’établissements ayant financé de la formation aux employés, 2008 et 2009
2008 Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 77,7 74,0 80,0 93,9 75,6 74,4 76,4 77,1 67,6 49,4 60,5 46,6 54,4 51,6 75,2 59,4 51,2 15,5 42,7 50,4 2009 75,5 69,0 90,5 92,0 75,4 75,6 74,3 78,0 68,6 42,4 57,0 52,6 54,1 54,8 76,6 58,5 52,0 39,5 48,2 53,4

Tableau A-26

Pourcentage d’établissements ayant financé de la formation aux employés selon la taille de l’établissement, 2009
5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 32,8 35,0 45,1 42,6 20 à 99 employés 75,1 76,7 74,4 74,8 100 employés ou plus 95,2 94,8 92,1 93,1 Toutes les tailles 42,4 57,8 54,4 53,4

Tableau A-27

Évolution du montant alloué au financement d’activités de formation selon le secteur, % des mentions, 2009
Plus élevé Construction Fabrication Services Total 29,7 24,4 26,8 26,8 Semblable 61,5 53,3 64,3 62,7 Moins élevé 8,9 22,4 8,9 10,5

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

53

Tableau A-28

Évolution du montant alloué au financement d’activités de formation selon la taille de l’établissement, % des mentions, 2009
Plus élevé 5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou plus Toutes les tailles 28,8 23,8 26,4 26,8 Semblable 64,3 62,5 51,5 62,7 Moins élevé 6,9 13,7 22,1 10,5

Tableau A-29

Raisons du financement des activités de formation du personnel selon la taille de l’établissement, % des mentions, 2009
5 à 19 employés 20 à 99 employés 100 employés ou plus Toutes les tailles

Pour augmenter la productivité et/ou compétitivité Pour améliorer les compétences des travailleurs Pour effectuer une mise à niveau technologique Pour favoriser le maintien en emploi Pour assurer la relève, à la suite d'un ou plusieurs départs Pour respecter une obligation gouvernementale Autres

50,8 74,1 31,6 20,1 20,2 26,0 12,5

55,7 85,3 42,5 22,0 26,9 31,7 15,7

67,3 87,8 54,8 28,8 39,4 30,3 17,2

53,8 79,4 37,4 21,4 24,1 28,5 14,0

Tableau A-30

Moyens de recrutement utilisés par les établissements selon la profession, % des mentions, 2009
Agences de personnel ou de recherche de candidats Ordres professionnels et établissements d'enseignement Candidats recommandés par les employés 36 30 46 46 42 36 39 41 50 44 48 49 52 Sites web gouvernementaux de recrutement Sites web privés de recrutement Banque de CV non sollicitée Annonces dans les journaux Événement spécial

Site web de votre entreprise

Bouche à oreille

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

37 31 40 43 45 37 46 42 47 45 46 43 51

7 5 10 9 7 5 6 10 8 8 8 6 9

42 37 42 47 51 47 49 48 52 51 52 52 56

25 23 37 32 19 20 14 27 20 28 19 14 26

36 30 36 45 41 37 36 48 42 44 40 47 43

21 19 32 27 17 18 10 23 20 23 20 14 21

48 42 54 54 58 52 59 52 63 56 61 60 68

26 24 34 25 17 17 10 21 14 20 12 12 24

17 11 37 21 11 8 12 6 6 7 5 5 19

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

Autres 6 6 5 6 9 4* 12 5 7 5 7 6 12

54

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-31

Moyens de recrutement utilisés selon la taille de l’établissement, % des mentions, 2009
5 à 19 employés Banque de CV non sollicitée Événement spécial Annonces dans les journaux Sites web privés de recrutement Sites web gouvernementaux de recrutement Site web de votre entreprise Bouche à oreille Agences de personnel ou de recherche de candidats Ordres professionnels et établissements d'enseignement Candidats recommandés par les employés Autres 48 6 50 20 38 16 70 18 15 50 12 20 à 99 employés 56 12 67 36 53 29 63 35 23 56 10 100 employés ou plus 69 35 70 60 61 54 67 58 49 72 17 Toutes les tailles 51 9 56 26 43 21 68 24 19 52 12

Tableau A-32

Pourcentage d’établissement offrant des avantages à leurs employés pour le maintien en emploi, 2009, en %
5 à 19 employés Construction Fabrication Services Total 49 63 67 64 20 à 99 employés 71 81 80 79 100 employés ou plus 86 90 97 94 Toutes les tailles 54 73 71 70

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

55

Tableau A-33

Pourcentage d’établissement offrant des avantages à leurs employés pour le maintien en emploi selon le secteur d’activité, 2008 et 2009, en %
2008 Fabrication de haute technologie Produits électroniques et informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 86 83 89 96 89 86 92 88 82 50 70 69 72 59 85 76 68 57 69 68 2009 90 87 93 98 90 91 90 89 84 54 72 70 75 67 85 74 67 54 67 70

Tableau A-34

Avantages offerts aux employés pour le maintien en emploi, selon la taille de l’établissement, 2009, % des mentions
5 à 19 employés Salaires concurrentiels Primes au rendement / bonus Possibilités d'avancement Participation aux bénéfices / régime d'achat d'actions Avantages sociaux Formation et perfectionnement Gestion participative Mesures de conciliation famille/travail excepté les horaires flexibles Horaires flexibles Bonus pour recrutement de personnel 70 42 34 17 54 43 22 28 56 12 20 à 99 employés 74 55 48 20 75 61 26 25 50 15 100 employés ou plus 82 74 69 30 96 79 31 32 49 28 Toutes les tailles 72 48 40 19 63 51 24 27 54 13

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

56

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-35

Avantages offerts aux employés pour le maintien en emploi, selon le secteur d’activité, 2009, % des mentions
Construction Salaires concurrentiels Primes au rendement / bonus Possibilités d'avancement Participation aux bénéfices / régime d'achat d'actions Avantages sociaux Formation et perfectionnement Gestion participative Mesures de conciliation famille/travail excepté les horaires flexibles Horaires flexibles Bonus pour recrutement de personnel 69 31 25 17 58 44 22 21 52 3* Fabrication 73 47 38 17 78 52 26 21 48 7 Services 72 50 42 19 61 51 24 29 55 16 Total 72 48 40 19 63 51 24 27 54 13

Tableau A-36

Avantages offerts aux employés pour le maintien en emploi, selon la profession, 2009, % des mentions
Participation aux bénéfices / régime d'achat d'actions Mesures de conciliation famille/ travail excepté les horaires flexibles

Formation et perfectionnement

Primes au rendement / bonus

Travailleurs hautement qualifiés Cadres Professionnels Techniciens de niveau collégial Techniciens qui ne sont pas de niveau collégial Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants Travailleurs intermédiaires et élémentaires Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production Total

62 58 68 67 67 63 64 65 65 64 61 65 72

41 40 38 34 32 22 19 43 34 28 34 21 48

32 26 39 34 30 22 23 38 34 30 35 27 40

20 20 17 10 9 9 4 13 9 11 9 7 19

63 60 75 74 59 54 56 64 59 69 58 60 63

47 43 62 56 47 41 42 52 42 45 41 40 51

24 24 17 13 11 8 8 12 9 10 8 8 24

25 22 31 28 22 24 15 20 24 23 23 20 27

42 36 51 43 43 43 29 38 47 39 47 31 54

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Bonus pour recrutement de personnel 13 11 18 12 10 12 3 16 13 13 15 7 13

Possibilités d'avancement

Salaires concurrentiels

Gestion participative

Avantages sociaux

Horaires flexibles

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

57

Tableau A-37

Proportion d’établissements ayant implanté ou utilisé de nouveaux logiciels, nouveaux procédés ou nouveaux équipements selon le secteur d’activité, 2009, en %
2009 Haute technologie totale Fabrication de haute technologie Produits électroniques informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Services Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 33,3 31,1 26,1 42,9 44,0 33,6 34,7 33,9 29,4 27,3 12,3 24,1 18,4 19,5 18,2 14,8 33,6 21,9 21,5 12,2* 16,8* 19,2

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

58

Annexe I - Données de l’EREQ, enquête 2010

Tableau A-38

Proportion d’établissements où les nouvelles technologies implantées ont permi d’augmenter leur productivité selon le secteur, 2009, en %
2009 Haute technologie totale Fabrication de haute technologie Produits électroniques informatiques Produits pharmaceutiques Produits aérospatiaux Services de haute technologie Architecture, génie et services connexes Conception de systèmes informatiques Services de recherche et développement scientifiques Services professionnels Construction Fabrication (sauf HT) Services (sauf HT) Services Commerce Transport et entreposage Finance, assurances, immobilier Gestion d'entreprises Information, culture et loisirs Hébergement et restauration Autres services Total 94,0 92,1 90,1 94,4 95,5 94,2 93,9 95,1 92,1 89,4 79,8 88,9 82,3 83,7 78,6 86,4 92,8 92,4 86,5 71,0* 83,0 84,1

Tableau A-39

Effets des nouveaux logiciels sur l’emploi dans les établissements, 2009, % des mentions
Total Changement dans l'organisation du travail Réduction de la charge de travail Augmentation de la charge de travail Réduction des heures de travail Augmentation des heures de travail Création d'emploi Suppression d'emploi Besoins de formation 64,1 45,4 14,1 15,8 3,8 10,4 5,4 50,1 Construction 62,9 34,2 28,5 9,0* 7,1* 10,4* 1,0* 38,6 Fabrication 64,3 31,9 15,1 5,5* 1,5* 10,6* 6,3* 53,5 Services 64,2 48,9 12,5 18,3 3,9 10,4 5,6 50,6

Les données affectées d’un astérisque signalent un niveau de précision faible. Le coefficient de variation est alors supérieur à 25 %.

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

59

Annexe II - Concepts, définitions et méthodes (2010)
(Pour une description exhaustive de la méthodologie de l’EREQ, le lecteur intéressé peut consulter le rapport méthodologique de l’enquête disponible sur le site du CETECH, à l’adresse : www.cetech.gouv.qc.ca)

Structure et portée de l’enquête
L’Enquête annuelle sur l’emploi et le recrutement au Québec (EREQ), conçue et réalisée par le CETECH en collaboration avec l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), a pour objectif de suivre les tendances dans les domaines de science-technologie. Elle s’inscrit dans une perspective comparative et vise à rendre compte de l’évolution courante de l’emploi et du marché du travail dans les secteurs de haute technologie et dans les professions hautement qualifiées, par rapport aux autres secteurs et aux autres professions moins qualifiées. L’enquête s’adresse aux entreprises commerciales de cinq employés et plus, à l’exception du secteur primaire. Les établissements du secteur public et parapublic sont également exclus. Le choix des secteurs de haute technologie s’inspire principalement des critères de l’OCDE et s’est fait en fonction du poids des professions de sciences naturelles et appliquées ainsi que de l’importance du personnel de recherche et de développement (R-D) dans les différents secteurs. Il existe différentes façons de classer les industries de haute technologie. Certaines sont plus consacrées que d’autres, mais aucune ne fait l’unanimité. Certains auteurs soulignent, non sans fondement, que l’on devrait parler davantage d’entreprises de haute technologie que de secteurs ou d’industries de haute technologie. On trouve d’ailleurs du personnel scientifique ou des activités de R-D dans une multitude de secteurs d’activité. Mais certains secteurs font de la R-D, utilisent des techniques ou des procédés avancés ou emploient du personnel scientifique de façon beaucoup plus intensive que les autres. La plupart des regroupements d’industries de haute technologie qui ont été élaborés au fil des ans l’ont été dans une optique d’analyse de la production industrielle et se sont souvent limités au seul secteur de la fabrication (ou secteur manufacturier). Nous croyons que lorsque vient le temps d’analyser le marché du travail, c’est d’abord et avant tout aux caractéristiques de la main-d’œuvre que l’on doit s’attarder. Les industries que nous avons retenues dans notre regroupement de haute technologie sont celles qui emploient des travailleurs spécialisés dans les sciences naturelles et appliquées ainsi que du personnel de R-D dans des proportions beaucoup plus grandes que les autres. La plupart de ces secteurs sont, par le fait même, ceux qui ont la plus forte intensité en dépenses de R-D et sont aussi, à peu de choses près, les mêmes que ceux retenus par l’OCDE dans le cas du secteur de la fabrication. Le rôle de plus en plus important des services dans l’activité scientifique et technique, comme dans l’ensemble de l’économie, est également reconnu, alors qu’il est ignoré dans la plupart des regroupements que nous avons recensés.

60

Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

Les industries de haute technologie n’emploient pas que du personnel scientifique ou des travailleurs très scolarisés, et elles le font dans des proportions différentes l’une de l’autre. Les entreprises du secteur des services emploient par exemple davantage de professionnels, alors que celles du secteur manufacturier emploient généralement plus de techniciens, de personnel des métiers et d’ouvriers peu ou pas spécialisés. On trouve par ailleurs des comptables, des secrétaires et des travailleurs de plusieurs autres domaines dans les industries de haute technologie comme dans le reste de l’économie. Parallèlement, les professionnels et les techniciens des sciences naturelles et appliquées et le personnel de R-D occupent une place très importante dans les industries de haute technologie, mais se retrouvent également ailleurs dans l’économie. Les industries qui forment notre regroupement « haute technologie », ainsi que les codes SCIAN correspondants, sont données dans les lignes qui suivent : Fabrication de haute technologie 3254 Fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments 334 Fabrication de produits informatiques et électroniques 3364 Fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces Services de haute technologie (ou services scientifiques et techniques) 5413 Architecture, génie et services connexes 5415 Conception de systèmes informatiques 5417 Services de recherche et de développement scientifiques Deux de ces industries, la fabrication informatique et électronique et la conception de systèmes informatiques, sont directement impliquées dans le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC). Ces industries forment d’ailleurs le noyau dur d’une définition plus large des TIC développée par l’OCDE et par Statistique Canada, qui inclut notamment des industries telles que les services de télécommunication, le commerce de gros d’ordinateurs et de matériel de communication, l’édition de logiciels, les services de traitement de données et la fabrication de fils et de câbles de communication. Toutefois, la plupart de ces industries ne répondent pas à notre critère de forte intensité en personnel spécialisé dans les sciences naturelles et appliquées ou en personnel de R-D. En guise d’exemple, l’industrie des services de télécommunication se distingue davantage par sa forte intensité d’utilisation des TIC, au même titre que la finance, les assurances ou le commerce. Cette industrie fait avant tout appel aux compétences en gestion et en vente, et emploie relativement peu de personnel de R-D. Ceci dit, les industries que nous avons retenues regroupent, sur la base des critères énoncés plus haut, l’essentiel des emplois des industries de haute technologie. On voit cependant que la disponibilité et la fiabilité des données impliquent des compromis. Notre groupe des services de haute technologie, qui est issu de la séparation en deux groupes de l’industrie (SCIAN) des services professionnels, scientifiques et techniques, n’inclut pas, par exemple, les services conseils en environnement et les autres services

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

61

scientifiques et techniques, qui sont amalgamés aux services de conseil en gestion. Nous avons fait le choix de classer ces industries dans les services professionnels, que nous suivons également de près, sur la base de l’hypothèse que les conseillers en gestion en forment la plus importante partie. La répartition des emplois par niveau de qualification se fait selon les catégories de la classification nationale des professions (CNP) d’après une grille exhaustive qui est ajoutée au questionnaire et qui peut être consultée à l’annexe III. En ce qui concerne les travailleurs hautement qualifiés, ils regroupent les cadres, les professionnels généralement de formation universitaire et les techniciens de formation collégiale. Ainsi qu’il a déjà été expliqué dans d’autres publications, pour maintenir la cohérence avec la définition de l’OCDE du personnel qualifié (avoir complété des études postsecondaires), le CETECH a pris l’initiative de répartir les techniciens tels qu’on les retrouve dans la CNP, en deux groupes. Le premier groupe comprend ceux qui occupent des emplois requérant généralement un niveau collégial et sont regroupés avec les travailleurs hautement qualifiés sous le nom de techniciens de niveau collégial. Le deuxième groupe, formé des techniciens de niveau non collégial, comprend les membres des métiers et les détenteurs de carte de compétence (mécaniciens, électriciens, soudeurs, charpentiers, etc.) dotés généralement d’une formation professionnelle spécialisée au niveau secondaire, auxquels il faut ajouter le personnel de secrétariat, de même que certains groupes de personnel technique de la vente et des services. Enfin, la catégorie des travailleurs de niveaux intermédiaire et élémentaire regroupe ceux qui occupent des postes nécessitant ordinairement une formation de niveau secondaire ou moins. Ils sont désagrégés en trois sous-groupes principaux soit le personnel général de bureau, le personnel général de la vente et des services et les travailleurs de la production. Finalement, il convient de signaler que parmi les travailleurs hautement qualifiés, le CETECH a choisi d’isoler (pour mieux les suivre) les professionnels et les techniciens des sciences naturelles et appliquées, (informatique, génie, mathématique, chimie, biologie, physique, etc.) à cause du rôle stratégique qu’ils jouent dans le domaine des sciences et de la technologie et de la préoccupation particulière qu’ils suscitent dans les milieux intéressés.

L’échantillon de l’enquête
L’Enquête sur l’emploi et le recrutement au Québec porte sur un échantillon de 6 928 établissements de cinq employés et plus, stratifié selon les secteurs d’activité économique et selon la taille de l’établissement. Le plan d’échantillon est élaboré et réalisé par l’Institut de la statistique du Québec, à partir de la Base de données du registre des entreprises (BDRE) de Statistique Canada. Afin d’améliorer les estimations de l’emploi, l’échantillon est stratifié sur la base des grands et des petits établissements. La répartition par taille se fait en calculant le nombre total d’employés par secteur, puis en déterminant

62

Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

les n plus grands établissements représentant 50 % du total de l’emploi. Le reste des établissements est classé dans la strate des petits établissements. Une fois les grands établissements identifiés, ces derniers sont divisés en deux catégories, dont l’une d’entre elles est recensée et l’autre échantillonnée. Cette méthode consiste essentiellement à diviser les établissements entre strates recensées et échantillonnées de manière à minimiser la taille de l’échantillon pour un niveau de précision donné. Enfin, une rotation de l’échantillon dont l’objectif principal est d’éviter que certains établissements ne soient constamment échantillonnés, a été appliquée aux strates échantillonnées. L’information est également disponible selon la taille des établissements. Les résultats sont également disponibles pour les établissements ayant entre 5 et 19 employés, entre 20 et 99 employés ou encore ceux ayant à leur solde 100 travailleurs et plus. En résumé, d’une population totale de 95 422 établissements de cinq employés et plus, un échantillon de 6 928 a été tiré et réparti comme suit : 1 164 dans la fabrication, dont 427 dans le manufacturier de haute technologie; 4 762 dans les services, dont 915 dans les services de haute technologie et les services professionnels et 1 002 dans la construction. Depuis l’année 2002, une dimension régionale a été ajoutée à l’enquête. Des estimations sont désormais produites pour les trois regroupements régionaux suivants : - Région de Montréal : Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides et Montérégie - Régions ressources : Bas-Saint-Laurent, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mauricie, Abitibi-Témiscamingue, Côte-Nord, Nord-du-Québec, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine - Régions centrales : Estrie, Centre-du-Québec, Chaudière-Appalaches, Capitale-Nationale, Outaouais. Ces données sont traitées dans l’édition régionale de l’Enquête sur le recrutement et l’emploi au Québec.

CETECH

EREQ - Enquête 2010 (données de 2009)

Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

63

Le questionnaire
Le questionnaire recueille auprès des responsables des établissements les informations suivantes : l’emploi en fin d’année, l’embauche de nouveaux employés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, les départs d’employés, les postes actuellement vacants, les postes vacants depuis quatre mois et plus, les raisons pour lesquelles les postes vacants depuis au moins quatre mois l’ont été, les mesures prises pour faire face à la difficulté de combler des postes vacants, la formation des employés, les moyens de recrutement, les avantages pour le maintien en emploi.

Ces informations sont recueillies pour les secteurs dont il a été question auparavant, ainsi que pour 11 groupes professionnels regroupés en trois catégories selon la répartition suivante : - travailleurs hautement qualifiés : cadres, professionnels (SNA et autres) et techniciens de niveau collégial (SNA et autres), - techniciens qui ne sont pas de niveau collégial : secrétaires, métiers et superviseurs et surveillants, - travailleurs intermédiaires et élémentaires : personnel général de bureau, personnel général de la vente et des services et travailleurs de la production ou d’un domaine connexe. Les variables précédentes constituent la partie stable de l’enquête. De plus, il est prévu d’ajouter à chaque année, selon les besoins, une ou deux questions tournantes sur un aspect ou un problème particulier touchant le marché du travail. L’année 2005 aura été l’occasion d’améliorer nos connaissances à l’égard de la gestion des ressources humaines. En 2006, des questions sur les moyens de recrutement ainsi que sur les moyens de rétention du personnel ont été intégrées au questionnaire. En 2007, la question portant sur la formation a été bonifiée avec des sous questions concernant l’évolution du montant alloué à la formation des employés ainsi que les raisons de financement de cette formation. En 2008, le thème sur les moyens de recrutement a été bonifié ainsi que celui portant sur les avantages offerts aux employés. De plus, un tout nouveau thème a été intégré au questionnaire de 2008 portant sur les prévisions des établissements au terme de leurs perspectives d’affaires ainsi que sur leur prévision d’emplois en 2009. Deux nouveaux thèmes ont été intégrés au questionnaire en 2009. Le premier porte sur les démarches et mesures de conciliation travail-famille dans les établissements. Le deuxième porte sur les effets de l’implantation ou de l’utilisation de nouveaux logiciels, nouveaux procédés ou nouveaux équipements sur l’emploi.

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Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

La collecte des données
La collecte des données a été réalisée par les services spécialisés de l’Institut de la statistique du Québec et s’est déroulée du 15 avril au 19 juin 2010. Après l’envoi préalable d’un questionnaire par la poste, les entrevues ont été complétées par la suite par une équipe d’interviewers bien entraînés, assistés d’un logiciel de type ITAO (interview téléphonique assistée par ordinateur). Les entrevues téléphoniques ont eu lieu pour 5 037 établissements, ce qui correspond à un taux de réponse très satisfaisant de 85,3 % (82,5 % en 2008). Ce taux est inférieur à ceux obtenus lors des dernières éditions de l’enquête. Cette baisse peut être expliquée par plusieurs phénomènes, notamment le nombre élevé de nouveaux établissements dans l’échantillon (conséquence du changement de la structure de la BDRE), la période de collecte retardée par rapport au calendrier habituel, le contexte économique, etc. Précisons que parmi les établissements admissibles (i.e. qu’ils étaient effectivement ouverts et qu’ils avaient au moins cinq employés), les cas de refus de répondre demeurent l’exception : le taux de collaboration atteint 98,7 %.

La qualité des estimations
La fiabilité et la précision des résultats sont un souci constant pour toute enquête qui veut satisfaire aux exigences de rigueur méthodologique. Il est de coutume, en matière de statistique, de distinguer entre les erreurs dues à l’échantillonnage et les erreurs non dues à l’échantillonnage. Au nombre de ces dernières, il faut ranger celles qui seraient dues à un taux de réponse peu élevé, aux questions difficiles à interpréter, aux erreurs d’interprétation de l’interviewer, aux erreurs de saisie et aux réponses fausses volontairement ou non. En vue de réduire le plus possible de telles sources d’erreur, tout le processus de réalisation de l’EREQ a fait l’objet des plus grandes attentions : formulation des questions, définition des groupes professionnels, le contenu du questionnaire, la définition des variables retenues, la sélection du répondant, etc. En ce qui concerne les erreurs dues à l’échantillonnage, elles tiennent à la nature même de l’instrument statistique utilisé pour déterminer les caractéristiques d’une population à partir des mesures faites sur un échantillon de cette population. Elles sont inévitables. Il s’agit de les contrôler dans le cadre de la définition du plan de sondage et de la détermination de la taille de l’échantillon, et de les quantifier a posteriori, de façon à fournir à l’analyste et au lecteur une indication sur la précision et la qualité des estimations produites. Il est possible de calculer l’erreur type associée à une estimation donnée. Lorsqu’elle est exprimée en pourcentage de l’estimation elle-même, l’erreur type prend le nom de coefficient de variation. Cette mesure facilite l’interprétation et permet d’apprécier d’un seul coup d’œil la précision d’une estimation. Plus le coefficient de variation (C.V.) est élevé, plus l’estimation est imprécise et vice-versa. Les résultats de l’EREQ sont tous associés à une cote de C.V. variant de A à E. Une cote A correspond à un C.V. plus petit ou égal à 5 %; elle est considérée comme excellente et signifie que la valeur réelle pour la population peut varier de plus ou moins 5 % de

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Annexe II - Concepts, définitions et méthodes

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l’estimation fournie par les résultats; une cote B correspond à un C.V. compris entre 5 % et 10 % et est considérée comme très bonne; une cote C correspond à un C.V. compris entre 10 % et 15 % et est considérée comme bonne. La cote D (C.V. entre 15 % et 25 %) est passable et la cote E (C.V. plus grand que 25 %) est faible. En ce qui concerne l’EREQ, les résultats associés à une cote A, B, C ou D sont publiés tels quels sans aucune mention particulière. Les résultats associés à une cote E sont signalés par un astérisque (*) signifiant un degré de fiabilité faible et invitant ainsi le lecteur à faire preuve de grande prudence dans leur interprétation. En terminant, rappelons à l’intention de ceux qui voudraient avoir plus de détails et plus de précisions sur les différents aspects de la méthodologie de l’EREQ, qu’un rapport méthodologique complet est disponible sur le site du CETECH à la rubrique de l’enquête.

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Définition des catégories professionnelles
La liste des professions énumérées ci-dessous se rapporte aux différentes catégories professionnelles mentionnées dans le questionnaire. Notez que la répartition des employés selon les catégories professionnelles doit être effectuée d’après les caractéristiques de l’emploi ou les exigences du poste, et non en fonction des qualifications personnelles de l’employé qui occupe ce poste. Vous 1) 2a) 2b) 3a) 3b) 4) 5) 6) 7) 8) 9) trouverez ainsi les descriptions et les exemples associés aux : Cadres Professionnels des sciences naturelles et appliquées Autres professionnels Techniciens des sciences naturelles et appliquées Autres techniciens Secrétaires Métiers Superviseurs et surveillants (vente ou production) Personnel général de bureau Personnel général de la vente et des services Travailleurs de la production ou domaine connexe (transport, installation, entretien)

Ces définitions et ces regroupements s’inspirent étroitement de la Classification nationale des professions (CNP).

1)

Cadres

Cette catégorie comprend le personnel qui a pour fonction essentielle de diriger une équipe, de planifier, d’organiser et de coordonner le travail de ses membres ainsi que d’en superviser l’exécution. Les personnes qui occupent ces fonctions sont en situation d’autorité hiérarchique dans leur milieu de travail. Elles peuvent être des cadres supérieurs, des cadres intermédiaires, des directeurs ou autres.

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2)

Les professionnels

La catégorie suivante regroupe le personnel dont les principales activités se rapportent à la conception, à la réalisation, à l’analyse et à l’évolution des normes, des procédés, des systèmes et de la politique qui touchent aux activités de l’établissement. L’accomplissement des tâches assignées à ce genre d’emplois requiert généralement un diplôme d’études universitaires ou l’équivalent. Aux fins de cette enquête, nous distinguons deux groupes :

Les professions de ce groupe requièrent généralement des études universitaires dans un domaine scientifique approprié. On y trouve, par exemple : •les ingénieurs et autres professionnels en génie civil, mécanique, électrique, informatique et chimique; •les informaticiens tels que les analystes de systèmes informatiques, programmeurs, consultants, administrateurs de base de données, concepteurs Web; •les autres professionnels tels que les chimistes, biologistes, architectes, arpenteurs, physiciens, mathématiciens, statisticiens, agronomes, etc.

2a) Professionnels des sciences naturelles et appliquées

Les professions de ce groupe concernent l’ensemble des autres professionnels. En voici quelques exemples selon différents domaines d’activité. Administration •Analyste financier •Vérificateur •Comptable •Spécialiste des ressources humaines •Tout autre personnel professionnel du secteur de l’administration Santé •Chiropraticien •Nutritionniste •Dentiste •Optométriste •Diététiste •Pharmacien •Infirmière •Vétérinaire •Médecin •Thérapeute •Tout autre personnel professionnel du secteur de la santé Droit •Avocat •Juge •Notaire •Tout autre personnel professionnel du secteur du droit Éducation •Conseiller pédagogique pour les ordres d’enseignement secondaire et primaire •Enseignant •Ins tr uc teur dans une é c ole de formation professionnelle •Professeur adjoint et professeur pour les ordres d’enseignement secondaire, collégial et universitaire •Tout autre personnel professionnel du secteur de l’éducation

2b) Autres professionnels

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Sciences sociales •Agent de politique et de programme •Psychologue •Recherchiste •Conseiller •Travailleur social •Ministre du culte •Tout autre personnel professionnel du secteur des sciences sociales

2b) Autres professionnels (suite)

Art, culture et communication •Archiviste •Rédacteur •Bibliothécaire •Relationniste •Journaliste •Tout autre personnel professionnel des secteurs des arts, de la culture et des communications

3)

Les techniciens

La prochaine catégorie professionnelle comprend le personnel dont les principales activités se rapportent à la conception et à l’application de normes, de procédés, de programmes et de systèmes. L’accomplissement des tâches assignées à ce genre d’emplois requiert généralement un diplôme d’études collégiales ou l’équivalent. Pour les besoins de l’enquête, les techniciens sont divisés en deux groupes.

Les techniciens de ce groupe travaillent dans les mêmes domaines que les professionnels des sciences naturelles et appliquées. Ils remplissent donc des fonctions techniques dans ces domaines scientifiques. Ils ont ordinairement un diplôme collégial. On y trouve : •les technologues et techniciens en architecture; •les technologues et techniciens en biologie; •les technologues et techniciens en chimie appliquée; •les technologues et techniciens en génie civil, mécanique ou industriel; •les technologues et techniciens en génie électronique, électrique ou informatique; •les technologues et techniciens en géologie ou en minéralogie; •les technologues et techniciens en

3a) Techniciens des sciences naturelles et appliquées

sciences physiques. Les techniciens de ce groupe comprennent tous les autres techniciens ordinairement titulaires d’un diplôme collégial et qui travaillent dans d’autres domaines tels que l’administration, l a s a n t é, l e s s e r v i c e s s o c i a u x , l’enseignement, les arts, la culture, les loisirs et les communications1. Les principaux exemples sont les suivants : Personnel spécialisé en administration e t p e r s o n n e l de bur e au (à l ’e xc e p t ion de s secrétaires) •Superviseur de travail de bureau •Adjoint de direction •Agent de personnel •Agent preposé aux achats •Teneur de livre •Estimateur
1. On inclut également dans ce groupe les représentants spécialisés ou spécialistes des ventes techniques.

3b) Autres techniciens

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Santé •Technicien de laboratoire médical •Technologue en santé animale •Tout autre personnel technique de l’ordre d’enseignement collégial du secteur de la santé Droit, services sociaux et enseignement •Conseiller en emploi •Technicien juridique •Travailleur de services communautaires et sociaux

3b) Autres techniciens (suite)

•Tout autre personnel technique de l’ordre d’enseignement collégial des secteurs du droit, des services sociaux et de l’enseignement Art, culture et communication •Concepteur graphique •Photographe •Technicien de bibliothèque •Technicien en enregistrement audio et vidéo •Technicien en graphisme •Autre personnel technique de ces domaines

4)

Secrétaires

6)

Cette catégorie regroupe le personnel de secrétariat. Les principaux titres sont : •Secrétaire •Secrétaire juridique •Secrétaire médicale
Note : Les réceptionnistes, les téléphonistes et les commis n’appartiennent pas au groupe des «secrétaires». Ils sont classés dans la catégorie «personnel non spécialisé de bureau».

Superviseurs et surveillants (vente ou production)

Cette catégorie regroupe les employés de supervision et de surveillance dans la vente et dans les industries de fabrication ou de transformation. Elle inclut aussi le personnel de l’immobilier, de l’assurance et des achats. Les principaux titres sont : Dans la production •Surveillant dans les industries de transformation •Surveillant dans la fabrication et le montage •Opérateur spécialisé de poste central de contrôle Dans les services •Superviseur des ventes et des services •Agent et courtier d’assurance •Agent immobilier •Acheteur

5)

Métiers

Cette catégorie comprend les métiers spécialisés du matériel de transport, de la machinerie ainsi que des services. Métiers, transports et machinerie •Charpentier •Électricien •Machiniste •Mécanicien •Monteur •Plombier •Soudeur •Tuyauteur Me t ie r s dan s le domaine de s services •Boucher •Boulanger •Chef et cuisinier •Pompier •Coiffeur

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7)

Personnel général de bureau

8)

Cette catégorie regroupe les employés de bureau sans étude ou spécialité particulière. Ils font du travail général de bureau, dac t ylographient des documents, opèrent des machines de bureau, répondent au téléphone et classent des documents. Ils répondent souvent à l’appellation de commis. Les principaux titres sont les suivants : •Commis de bureau •Commis à l’expédition •Commis à la saisie de données •Commis-vendeur •Commis en comptabilité •Réceptionniste •Téléphoniste •Intervieweur pour enquête •Commis au courrier

Personnel général de la vente et des services

Cette catégorie regroupe les employés généraux de la vente et des services dans les magasins et les boutiques, les agences de voyage, les compagnies de transport, les établissements de loisirs, d’hébergement et de restauration, ainsi que ceux de la sécurité, du soutien familial et de la garde d’enfants. Les principaux titres sont : •Représentant des ventes •Vendeur •Agent de voyage •Personnel de garderie et soutien familial •Barman •Serveur •Caissier •Aide de cuisine •Aide familiale •Gardien d’enfants •Gardien de sécurité •Préposé à l’entretien ménager •Concierge

9) Travailleurs de la production ou domaine connexe (transport, installation, entretien)
Cette catégorie regroupe les travailleurs de production dans les industries de fabrication et de transformation ainsi que dans les services d’utilité publique. Elle comprend aussi les travailleurs rattachés au transport, à l’installation et à l’entretien. Les principaux titres sont les suivants : •Opérateur de machines diverses •Machiniste •Monteur •Conducteur de camion et autre véhicule •Conducteur d’équipement lourd •Personnel de réparation et entretien •Manutentionnaire •Manœuvre

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Imprimé sur du papier contenant 100 % de fibres recyclées postconsommation, certifié Éco-Logo, procédé sans chlore et fabriqué au Québec à partir d’énergie biogaz.

Le CETECH est une unité d’Emploi-Québec dédiée à l’amélioration de la connaissance du marché du travail, de l’emploi hautement qualifié et des secteurs de haute technologie. Le CETECH s’intéresse également aux différentes relations entre l’emploi et la technologie. Le CETECH produit et diffuse des analyses, des articles, des études et des avis sur des sujets reliés à ses domaines d’expertise. Ces travaux visent à informer et à éclairer la prise de décision (choix de carrière, gestion des ressources humaines, élaboration de politiques gouvernementales, etc.), tout en favorisant une meilleure compréhension du rôle joué par le capital humain et la technologie dans la progression des niveaux de vie.

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