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Un musée des sciences et techniques du XVIIème siècle à Marly-Louvecienne
Paris, le 15/07/2001

2004-2010 CHRONIQUE D'UNE MÉTROPOLISATION ANNONCÉE EN ILE DE FRANCE

Sommaire
Mutation programmée Etudes pour changer d'image : trouer l'enceinte Etudes pour changer d'image : renouveler les banlieues Après l'image, la réalisation : le problème du financement De nouvelles méthodes et de nouveaux acteurs sur le terrain de la réalisation Le Triage, site de création et de diffusion des arts visuels à Nanterre Projet Pinault à Boulogne Billancourt ou toutes les "bonnes" raisons de devenir insulaire Le premier grand musée d'art contemporain de banlieue sera à Vitry sur Seine Un musée des sciences et techniques du XVIIème siècle à Marly-Louvecienne Transfert de l'écomusée de Saint-Quentin-en-Yvelines

Le retour des globes de Coronelli sous les projecteurs et avec eux la vie des arts, des sciences et des techniques à Marly et à Louvecienne. Regardant vers le Nord, on ressent aujourd’hui dans le Parc de Marly la présence de Louis XIV traversant la vallée encaissée jusqu’en haut de la butte. Du jardin, on voit encore l’articulation héliocentrique autour d’un " pavillon soleil " dont il ne reste rien. Sur la base de l’édifice disparu, des petites filles jouent à la corde à sauter et à la marelle, tandis que dans le parc, des petits garçons jouent au foot. Ils sont entrés sans payer dans cette résidence aujourd’hui présidentielle, majestueuse et démunie. Savent-ils que du temps du règne de Louis XIV, on jouait dehors, à l’escarpolette (balançoire) ou à l’anneau tournant, dedans au tic trac, jeux de carte et de société ? Qu’on y donnât des fêtes, dîners ou collations, bals et loteries, pièces de Molière et de Racine ? C’était le temps des Marlys où le roi lassé de Versailles recevait la noblesse d’épée, celle qui s’était battue pour lui remportant des victoires à Valenciennes, Douai, Ypres, Utrecht… Montrant un tableau représentant le Marly d’antan, la conservatrice du petit MuséePromenade, Christine Kayser relate les festivités données par Louis XIV. Douze petits pavillons se font face, de façon un peu militaire, six par six. Le roi savait " habilement mêler divertissement et expression de son autorité " explique-t-elle. Durant leur séjour, les invités ne devaient pas quitter Marly, condamnés à subir les divertissements royaux. En 1703, on place dans les deux pavillons les plus proches de la résidence centrale (les sixièmes pavillons) deux gigantesques globes d’une tonne et demie chacun et 4 mètres de diamètre : le ciel et la terre. C’est un cadeau de l’ambassadeur de Louis XIV à la Cour de Rome, commandé à un moine italien : Coronelli. Le globe céleste représente la position des étoiles au moment de la naissance de Louis XIV, le globe terrestre représente l’état des connaissances géographiques au XVIIè siècle et aussi l’ampleur des territoire qu’il lui reste à conquérir… • Itinérance, conservation, restauration des globes Les globes ne restent à Marly que jusqu’en 1731 ; date à laquelle on les transporte à la bibliothèque royale, aujourd’hui nationale, et qui en est toujours propriétaire. À partir de ce moment-là, les globes ne seront montrés que deux fois : la première fois à l’exposition universelle de 1900, la seconde au Centre Georges Pompidou en 1980. En 1900, ils étaient encerclés par une mezzanine. Les gravures montrent des visiteurs faisant le tour du monde au niveau de l’équateur, soit à 5 mètres du sol. Mais aucun recul n’était possible. Huit décennies plus tard, dans le forum du Centre Pompidou à l’occasion de l’exposition Cartes et figures de la terre, on peut les voir de plain-pied comme depuis la mezzanine. Entre temps, le ciel et la terre ont passé près de deux siècles enfermés, mis en caisse et en dépôt, à l’Orangerie de Versailles et aujourd’hui à la Villette. Ils y seront restaurés jusqu’en 2005, date de leur transfert à Marly. Le cahier des charges élaboré par le C2RMF comporte toute sorte de précautions : radiographie, endoscopie … • Et à Marly ? C’est par l’Est, et la Grille Royale que le roi arrivait de Versailles. Là, se

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Prestataires
+ s�curit� / protection contre le feu CABINET AUBRY ET GUIGUET

La r�daction
Pr�sident et r�dacteur en chef Jean Fran�ois Grunfeld Directrice
d�veloppement marketing

Marie-Madeleine Lanfranchi Responsable �ditoriale
r�daction communication

Pauline de la Boulaye

trouvaient les écuries aujourd’hui disparues. La construction du futur bâtiment épousera la courbe d'une des ailes des anciennes écuries de la Grille. Il mesurera 2750 m2 alors que le petit musée situé de l’autre côté de la grille en mesure 850. Entre routes et domaine, la structure devrait s’intégrer sans modifier le paysage protégé du parc. Toutes les contraintes ont été prises en compte par le cabinet Aubry et Guiguet, programmiste du projet ; la principale étant que le bâtiment ne peut excéder 6 mètres de haut. Or les globes en mesurent 9 – ce qui demande un aménagement de 12 mètres minimum. L’espace des sphères devra donc être encaissé à 6 mètres de profondeur et mesurer 400 m2. L’histoire de leur quelques mises en scène demande l’échafaudage d’une mezzanine encerclant les globes sur une moitié, et les laissant entièrement visibles sur l’autre moitié. Mais les globes ne seront pas les seules stars du musée : Une salle de 80 m2 (contre 20 actuellement) sera consacrée à la fameuse machine hydraulique de Marly, qui servait à remonter l’eau de la seine à 150 mètres de haut pour alimenter toutes les fontaines du parc. De nombreux fac-similés devront en dévoiler le mécanisme. Une cour de sculptures de 180 m2 est prévue. Il est question que les 12 cartons de tapisseries, peints par Charles Lebrun, représentant les maisons royales et symbolisant les saisons, qui appartiennent à Versailles, retournent à Marly, 13è maison royale. 200 m2 seront équipés en audiovisuel pour une interprétation de la vie au temps des Marlys. Les architectes n’ont pas encore été désignés. Les comités de préfiguration ont fédéré des personnalités venant de mondes très divers : de l’eau (service des eaux de la ville de Paris), du ciel (Observatoire de Paris dont jean-pierre Luminet, commissaire de l’exposition Figures du ciel à la BNF en 1998 ), de la terre (IGN), des arts (musées de Versailles et du Louvre)… Un peu comme à cette " période où les compétences étaient moins spécialisées. La démarche de conquête scientifique était liée à des intérêts économiques. L’administration développée par Colbert, l’appel à des compétences de gens nobles comme pour la machine de Marly, allait dans le sens d’une approche rationnelle, efficace sans lien avec les privilèges de la noblesse …" (Christine Kayser) En plus des aides de l’Etat, du département et de la région, on espère le soutien de mécènes et de nouveau voir des fêtes investir le parc.

Traduction Donatella Montinaro Serre Correspondant Europe Pierre Watson

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