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UN POINT DE VUE EXTERIEUR

De la polémique culturelle à l’état naturel
Paris, le 22/10/2003

L'ENTRÉE PROGRESSIVE DU MUSÉE DU QUAI BRANLY DANS LA RÉALITÉ

« Donner aux arts d’Afrique, des Amériques, d’Océanie et d’Asie leur juste place dans les institutions muséologiques de la France »... ... déclarait le Président de la République J.Chirac, à propos de son projet. Sur la « juste place » du futur musée au sein des institutions muséologiques françaises, il ne s’agit pas de disserter (car il faudrait faire état de ces institutions !) ni de revenir sur la polémique question de la légitimation des « arts premiers » par la « culture » institutionnelle. En revanche, il semble que le futur musée se destine à occuper une « juste place » au sein de la © Musée du quai Branly - Atelier Jean Nouvel population multiculturelle française et ceci, de la manière la plus naturelle possible : c’est-à-dire en faisant appel à la connaissance géographique ainsi qu’à la perception sensorielle des futurs visiteurs. « Branly, c’est la combinaison de l’enseignement, de la didactique et du savoir, mais fondé d’abord sur la délectation » selon Stéphane Martin, Président de l’Etablissement Public qui gère le projet (source : GEO octobre 2003). Ainsi, aujourd’hui, les fondations du chantier figent dans le sol les querelles de chapelles, de la même façon que le nom s’est finalement ancré dans le positionnement du terrain : Musée du Quai Branly. L’établissement résoudra-t-il la question historique de la « juste place » des objets acquis par la France lors des colonisations ? Réconciliera-t-il l’ethnographie et l’histoire de l’art ? Et leurs ministères respectifs : l’Education et la Culture ? Bref, répondra-t-il à la question identitaire qui semble toucher aujourd’hui les sciences, les arts comme les citoyens ? Suivons la piste géographique et sensorielle… Tapi au cœur de Paris, épousant la courbe de la Seine qu’il longe et celle du palais de Chaillot auquel il fait face - ceci dans un périmètre en passe de devenir le pôle des musées parisiens en 2005-2006 - l’objectif du musée est donc de s’ouvrir à tous les publics. En effet, à la différence d’autres « institutions muséologiques », la moitié de la surface globale est conçue pour les visiteurs : importance des espaces conviviaux et de détente (jardins, agora…), ouverture sur la ville avec au minimum six portes d’accès… Aussi élevée que soit l’ambition populaire du projet, elle ne se mesure pas à la taille du bâtiment qui n’excèdera pas les 21 mètres (au lieu des 25 mètres autorisés). Déviée de toute tentation monumentale, il semblerait que cette « ambition populaire » s’incarne plus dans la performance d’une insertion d’un nouveau paysage dans la ville par Jean Nouvel. (Au passage : vous noterez plus loin qu’à plusieurs reprises, il est fait référence à un « merlon de terre », « partie pleine d’un parapet entre deux créneaux, deux embrasures » selon Le Petit Robert…) L’ensemble se fondera dans un jardin de 18000 m2. Posé sur pilotis, le corps principal du musée (170 mètres de long par 30-35 de large et 21m de haut en moyenne) ne fera qu’un avec l’extérieur. Ocres, sables, noirs, tous les éléments du bâti et des décors provenant de matériaux artisanaux de la

Sommaire
De la polémique culturelle à l’état naturel Les oeuvres dans l'espace selon la maîtrise d'ouvrage Les oeuvres dans l'espace selon la maîtrise d'œuvre Le plafond selon l'éclairagiste Le plafond selon l'acousticien Du programme à la simulation 3D La problématique de l’image : un outil de contrôle permanent du maître d’ouvrage ? Equipements annexes et camouflage acoustique du chantier Introduction au chantier des collections du futur musée du quai Branly : 300000 objets à traiter.

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Fiches Chantier
+ Mus�e du Quai Branly / Paris / France / 2006

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La r�daction

construction, créeront un lien naturel entre les bâtiments et la végétation. Ainsi, côté Seine, la façade nord constituée de vitrage, de croisillons de bois naturel imputrescible, et percée d’une trentaine de boîtes (niches d’exposition) en saillie disparaîtra dans un jardin planté de hautes tiges en pleine terre (chênes, érables). La proximité du fleuve est une évocation supplémentaire du milieu naturel. Une des premières mesures prises concernait la protection du terrain « contre les venues d’eau qui proviendraient d’une crue centennale de la Seine (avec une garde de sécurité de 30 cm) par une paroi moulée périmétrique d’une hauteur d’environ 20 mètres, encastrée à sa base dans une couche d’argile plastique formant écran étanche, et par des merlons* de terre argileuse. » (source : dossier de presse ; novembre 2002)

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