Bolduc’s

… of Yore …
(1862 – 1991)
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn85066387/1910-01-04/ed-1/seq-16/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn88064402/1910-03-11/ed-1/seq-8/
2
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn94052989/1892-05-23/ed-1/seq-3/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn99063812/1922-07-18/ed-1/seq-1/
3
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn90059523/1898-07-10/ed-1/seq-7/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn90059523/1898-08-08/ed-1/seq-7/
4
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn87060165/1905-08-19/ed-1/seq-4/
5
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86072143/1917-06-07/ed-1/seq-7/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86072143/1917-06-21/ed-1/seq-7/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86072143/1917-06-21/ed-1/seq-11/
6
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn85058396/1918-09-24/ed-1/seq-2/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86069675/1914-09-16/ed-1/seq-6/
7
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn83030214/1918-10-20/ed-1/seq-7/
8
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86071868/1893-09-28/ed-1/seq-1/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn90059228/1893-10-05/ed-1/seq-2/
9
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn83045366/1901-04-22/ed-1/seq-1/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn83045366/1904-08-15/ed-1/seq-6/
10
Woman at the Wheel
There is in Montreal a taxi driver who makes a
point of leaving the driver’s seat to take on or drop off
passengers, and this driver is a woman. Her name is
Rose Bolduc. Rose is a pretty blonde, tall and very
attractive. “When I went to the Town Hall to get my
license,” she said, “it’s as if I had asked for a nuclear
weapon.” Rose Bolduc enjoys herself while driving
passengers, from the amount of questions that she gets
asked. Some gentlemen tried to help themselves with
the front passenger seat, but the door remains firmly
locked. Rose Bolduc is not at all nervous at work,
even at night; she can at any time contact her
company, which is the Red Diamond. “I’m the only
woman employee, so I’m well taken care of.”

https://news.google.com/newspapers?nid=hHIA4WEVY-
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn83045366/1905-11-01/ed-1/seq-7/ EC&dat=19510420&printsec=frontpage&hl=en

11
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn90059049/1903-11-20/ed-1/seq-3/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86063381/1917-12-05/ed-1/seq-1/
12
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86063381/1920-11-11/ed-1/seq-3/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86063381/1922-10-09/ed-1/seq-6/
13
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn93067846/1921-11-12/ed-1/seq-2/
https://news.google.com/newspapers?nid=Fr8DH2VBP9sC&dat=19370810&printsec=frontpage&hl=en
14
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86072143/1902-10-09/ed-1/seq-1/
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn83030214/1919-03-26/ed-1/seq-17/
15
http://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86063381/1920-12-31/ed-1/seq-4/

16
https://news.google.com/newspapers?nid=oQQVFBP0nzwC&dat=19700616&printsec=frontpage
17
Présentation de l’éditeur :
De quoi sont-ils vraiment morts… ou de quelles maladies souffraient-ils ?
La médecine fait sans cesse des progrès. Désormais, au vu des documents
dont on dispose (rapports d’autopsie, témoignages, tests ADN, etc.), il est
possible de remettre fondamentalement en cause les diagnostics qu’établirent
les médecins d’alors sur la mort de grands personnages. Le docteur Jacques
Deblauwe s’est ainsi penché sur près d’une trentaine de cas. Et ses
découvertes sont saisissantes : saint Louis n’est pas mort de la peste ni
François Ier de la syphilis, comme on l’a toujours dit. L’auteur enrichit aussi
nos connaissances : il analyse le genre de folie dont souffrit Charles VI et les
causes de l’impuissance de Philippe Auguste. Autre découverte : ce fut un
infarctus du myocarde qui emporta Charles V en 1380. En se mettant au
chevet de l’Histoire, Jacques Deblauwe rouvre ainsi de célèbres dossiers et
bouleverse bien des idées acquises.

XX
Et il n’en resta qu’un !

Versailles, 10 janvier 1711

(…)

(pp. 165-166)

Dans la soirée du 5 février 1712, la Dauphine Marie-Adélaïde se sent
fiévreuse et décide de se coucher immédiatement. Le lendemain matin, elle
retrouve son entrain et son charme à la grande joie de la cour mais, dans la
soirée, la fièvre remonte. Le dimanche 7, elle décide de ne pas quitter la
chambre d’autant que la fièvre persiste et qu’apparaissent en fin d’après-midi
de violents maux de tête. Saint-Simon parle « d’une douleur au-dessous de
la tempe, qui ne s’étendait pas tant qu’une pièce de six sous, mais si violente
qu’elle dit qu’elle avait plus souffert qu’en accouchant ». Les médecins
restent perplexes. Bien sûr, la Dauphine est de santé fragile et ses grossesses
successives l’ont bien fatiguée (six fausses couches et trois maternités en dix
ans !) mais quelle peut bien être l’origine de cette fièvre ? Boudin, son
(2013) premier médecin, prescrit successivement le tabac « à fumer et à mâcher »,
puis deux saignées au bras, puis la poudre d’opium pour calmer les
Source : http://medecinelegalechuoran.over-blog.com/de-quoi-sont-ils-vraiment-morts-jacques- céphalées, sans aucun résultat tangible. Le 9, elle « tomba dans un grand
deblauwe assoupissement » et des marques rougeâtres apparaissent d’abord sur le
18
visage, puis sur tout le corps. Eurêka ! Enfin, les médecins peuvent mettre la rougeole. Louis XIV s’abstient de trancher entre ces deux thèses opposées
un nom sur cette mystérieuse affection : « une rougeole pourprée et impose le silence.
infectieuse » dont l’épidémie sévit à Paris et à Versailles au même moment.
(…)
Mais ce beau diagnostic ne les avance guère sur le plan thérapeutique : la (pp. 169-170)
Dauphine est soumise à l’alternance de bains brûlants, de saignées
abondantes et d’émétique (vomitif) à forte dose. Malgré cela (ou peut-être à Une année plus tard, le 26 avril 1714, le duc de Berry chasse à Marly sous
cause de ces traitements énergiques), la fièvre redouble le 10 et la une petite pluie froide. Brusquement, dans les bois, son cheval glisse des
somnolence persiste. (Sur la suggestion de Madame Palatine, on lui antérieurs. Il tente de le retenir mais sa monture se cabre en tentant
administre de la « poudre cordiale de Milady Kent » dont « on n’eut pas la désespérément de se rétablir, et le pommeau de la selle vient heurter le duc
patience d’attendre les effets ».) Le 11 février, consciente de la gravité de au creux de l’estomac avec une extrême violence. Un paysan, témoin de
son état, elle réclame et reçoit les derniers sacrements, puis demande que l’on l’accident, le relate ainsi aux gens du roi : « Il faut que les princes aient les os
récite pour elle les prières des agonisants. Ses confesseurs se récrient et lui plus durs que nous autres paissants, car je luy vis recevoir un coup jeudy à la
assurent que « l’heure n’est point encore venue ». (Ils ne se trompent que de chasse, en relevant son cheval, dont trois paissants en seroient crevés.
moins de vingt-quatre heures.) Ils prescrivent une saignée au pied, exécutée (Épisode et dialogue relatés par Madame Palatine dans une lettre du 6 mai
dans l’urgence. Le lendemain, la Dauphine murmure : « Princesse 1714 qui détaille les circonstances de l’accident du duc de Berry.) » Le duc
aujourd’hui, demain rien, dans deux jours oubliée » et ce même 12 février ressent une vive douleur mais poursuit la chasse. Le soir même, il trouve du
1712, Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne et Dauphine de sang dans ses selles mais interdit à ses valets d’en parler. Madame Palatine
France, quitte la terre de son royaume, âgée d’à peine vingt-sept ans. La affirme qu’« il pensait avoir la dysenterie et ne voulut rien en dire, de peur
princesse Palatine se fait un devoir d’en informer sa tante Sophie de Hanovre qu’on ne lui fît avaler un tas de remèdes ». Il ne change rien à ses habitudes
en des termes significatifs sur la compétence et l’efficacité de Boudin et de (et à ses plantureux repas), les jours suivants mais, dans la nuit du 30,
ses confrères : « Je suis persuadée que les médecins ont achevé cette pauvre apparaissent des maux de tête, une grande faiblesse et un peu de fièvre. La
princesse aussi sûrement que je vous l’affirme. (Madame Palatine, lettre du Faculté, aussitôt dépêchée, décide de recourir à l’émétique (erreur excusable,
14 février 1712.) » car le duc continue à cacher l’accident et l’existence de nausées). Les
médecins ont la main lourde puisque « neuf grains d’émétique » sont
Le Dauphin, bouleversé, n’a pas quitté le chevet de son épouse durant administrés. Le duc vomit alors une matière « semblable au chocolat » (dont
toute sa maladie mais, comme pour le trépas de son père, l’étiquette l’oblige il était grand amateur) qui se révélera être du sang digéré. L’importance des
à quitter Versailles. Il rejoint le Roi-Soleil parti le premier pour Marly en vomissements provoqués ne fait qu’aggraver l’hémorragie digestive, mais la
compagnie de Mme de Maintenon. À son arrivée, le duc de Bourgogne fièvre disparaît. (Madame Palatine, lettre du 3 mai 1714.)
paraît écrasé de fatigue et fiévreux (cette fièvre est apparue le 11, alors qu’il
veillait son épouse). Grelottant, il s’alite immédiatement afin de se rétablir Au matin du 3 mai, le duc, qui a subi avec courage ces thérapeutiques, est
au plus vite pour les obsèques de son épouse. Pendant ce temps, à Versailles, très pâle : « Je sors de sa chambre à l’instant, on vient de le saigner pour la
Boudin, Fagon (premier médecin du roi), Mareschal (premier chirurgien) et huitième fois, et il est affreusement défait », raconte Madame Palatine. Le
[Gilles-François] Boulduc (premier apothicaire), s’apprêtent à réaliser premier apothicaire, Boulduc, confie à Saint-Simon : « Il ne reviendra pas. »
l’autopsie de la Dauphine. Curieuse assemblée où seul Mareschal a
l’expérience de ce type de pratique. À ses côtés, figurent un médecin dont Pourtant, dans l’après-midi, le duc se sent nettement mieux et, lors de la
l’emploi vient de disparaître avec sa patiente (Boudin), un médecin visite de Madame Palatine il lui dit en riant : « Pour cette heure, Madame, je
septuagénaire presque aveugle (Fagon) et un apothicaire plus à l’aise dans vais pouvoir dire que je suis sauvé. Je n’ai plus de fièvre et ne sens plus de
son officine que devant un cadavre (Boulduc) [!]. Ces trois médecins et mal. » En début de soirée, il est pris d’un violent hoquet et respire avec
apothicaire, sans doute désireux de masquer l’inanité de leurs soins, difficulté. Son confesseur l’adjure de recevoir l’extrême-onction et le duc
affirment qu’un poison « avait brûlé le sang de Madame la Dauphine ». Seul murmure : « Ouy, très volontiers, mais que ce ne soit qu’après le coucher du
Mareschal refuse de souscrire à cette opinion et affirme que la mort est liée à roy, pour luy épargner ce triste spectacle qui pourrait trop le toucher. »

19
Quelques instants plus tard, il ajoute : « Non, ne reculons rien, je vois que branches légitimes. Ainsi, le duc du Maine, fruit de ses amours avec Mme de
cela presse. (Madame Palatine, suite de la lettre du 6 mai.) » Le Roi-Soleil Montespan, se voit devenir successeur potentiel. Cette décision, enregistrée
lui-même accompagne le grand aumônier pour aller chercher le Saint- à regret par le Parlement, est un précédent contraire à toutes les traditions du
Sacrement et la triste cérémonie se déroule dans le recueillement et la prière. droit monarchique depuis les Valois. Louis XIV mourut à peine une année
Lorsque sonnent quatre heures du matin, le dimanche 6 mai 1714, le duc de plus tard, laissant la régence à Philippe d’Orléans, et la couronne au seul
Berry rend l’âme « avec une grande fermeté », laissant sa jeune épouse de rescapé de l’hécatombe : le petit duc d’Anjou, condamné par chacun, mais
dix-neuf ans enceinte de six mois environ. Le vieux Roi-Soleil, brisé par qui régna sur la France durant près de soixante années sous le nom de Louis
cette nouvelle épreuve, part voir le petit duc d’Anjou et, le prenant dans ses XV.
bras, soupire : « Voilà ce qui me reste de toute ma famille. » Le 16 juin, la
duchesse de Berry accouche prématurément à sept mois et demi de grossesse (p. 173)
d’une petite fille qui ne vécut que douze heures. XXI
« Coassez, crapauds, le soleil s’est couché »
Ainsi s’achève le terrible jeu de massacre commencé seulement trois
années auparavant et qui laisse la France avec un monarque de soixante-seize DEPUIS LA PENTECÔTE 1715, MARESCHAL, premier chirurgien du
ans dont le seul héritier est un bambin de quatre à qui toute la cour promet un roi, s’inquiète pour son maître : celui-ci maigrit et semble avoir une petite
trépas rapide avant même de pouvoir porter la couronne. Devant Philippe fièvre. Il en parle à Fagon, le premier médecin, qui le remet sèchement en
d’Orléans s’ouvre la perspective d’une régence à tout le moins, sans doute la place. En Angleterre, les paris à la mode portent sur la mort prochaine de
route du trône. Faut-il pour autant l’accuser d’avoir un peu « aidé la nature » Louis XIV : il a atteint l’âge canonique pour l’époque de soixante-seize ans
et accéléré sa remontée dans l’ordre de succession ? Rendons-lui cette et son règne ne peut se poursuivre très longtemps. Le Roi-Soleil, à qui rien
justice : l’avalanche des décès fut bien plus le fait de l’incompétence des n’échappe, prend le parti de l’ironie et, à son dîner du 18 juin, il laisse
médecins que d’éventuels empoisonnements et il n’est nul besoin de chercher tomber nonchalamment : « Si je continue à manger avec tant d’appétit, je
d’autres explications. vais ruiner bon nombre d’Anglais qui ont misé des fortunes sur ma mort d’ici
septembre. (M. Carolly, Le corps du Roi-Soleil, p. 176.) »
La mort du Grand Dauphin est un cas typique de variole, celle du duc de
Bourgogne, de sa femme et du petit duc de Bretagne, sont le fait d’une (…)
rougeole (sans doute compliquée d’une encéphalite ou d’une méningite (pp. 175-176)
rougeoleuse en ce qui concerne Marie-Adélaïde pour laquelle des épisodes
de coma semblent décrits). Le duc de Berry a succombé à une hémorragie À l’arrivée de Philippe, chacun comprend que Louis XIV a décidé de faire
digestive et, vraisemblablement, à une hémorragie interne associée, causées de son neveu et gendre le futur régent. Le Roi-Soleil ne s’embarrasse pas de
par son accident de cheval. Il est licite de penser que l’hémorragie interne formules : « Mon neveu, je vous fais régent du royaume. Vous ne trouverez
retardée de plusieurs jours puisse être la conséquence d’une rupture de rate rien en mon testament dont vous ne dussiez être content. Je vous
en deux temps (bien connue des chirurgiens modernes). De surcroît, les recommande le Dauphin, servez-le aussi fidèlement que vous m’avez servi.
saignées abondantes (plus de huit fois une palette de sang) n’ont fait S’il venait à manquer, vous seriez le maître. J’ai fait les dispositions que j’ai
qu’aggraver la perte sanguine et précipiter le trépas. Enfin, les deux enfants cru les plus sages, et les plus équitables pour le bien du royaume, mais
du duc de Berry ont été victimes de leur prématurité à une époque où même comme on ne saurait tout prévoir, s’il y a quelque chose à changer ou à
les enfants nés à terme paient un lourd tribut à la mortalité infantile. réformer, l’on fera ce que l’on trouvera à propos. (Michel de Grèce, Louis
XIV, l’envers du Soleil, p. 470.) » Après une pause, et devant le duc
Toute cette danse macabre entraîne le Roi-Soleil à prendre une décision d’Orléans bouleversé, au bord des larmes, il ajoute ces quelques mots
qui fait scandale, quelques semaines plus tard, le 2 août 1714 : afin de garder devenus célèbres : « Vous allez voir un roi dans la tombe et un autre dans le
la possibilité de transmission de son « sang royal », il décide que ses enfants berceau. Souvenez-vous toujours de la mémoire de l’un et des intérêts de
naturels, bâtards légitimés, sont élevés au rang de princes du sang l’autre. » La gorge serrée, le futur régent ne peut que murmurer : « Sire, je
authentiques et que la couronne leur reviendra en cas d’extinction des

20
supplie votre Majesté de croire que j’exécuterai très ponctuellement tout ce cour, il demande de venir dans la chambre pour leur confier un ultime
qu’elle m’ordonne. » message : « Messieurs, je suis content de vos services. Vous m’avez
fidèlement servi et avec envie de me plaire. Je suis fâché de ne pas vous
Après avoir reçu les autres princes du sang, Louis se remet entre les mains avoir récompensé mieux que je ne l’ai fait. Je vous quitte avec regret, servez
des chirurgiens pour les pansements puis demande de fermer les rideaux de le Dauphin avec la même affection. C’est un enfant de cinq ans qui peut
son lit vers vingt-trois heures. Le lendemain 26 août va être en quelque sorte essuyer bien des traverses, car je me souviens d’en avoir essuyé beaucoup
« la journée des adieux » : dès son réveil, la chambre ne désemplit pas. Ne dans mon jeune âge. J’espère que vous ferez votre devoir et que vous vous
parlons pas de l’antichambre et des couloirs. La Galerie des Glaces est noire souviendrez quelquefois de moi. (Ph. Erlanger, Louis XIV, p. 671.) »
de courtisans et de gentilshommes attendant d’avoir « leur entrée ». Après
avoir suivi la messe de son lit, le Roi-Soleil demande à voir le jeune Le mercredi 28 au matin, apercevant deux jeunes laquais en pleurs au pied
Dauphin, qu’il appelle « le jeune roi ». Prenant l’enfant dans ses bras, il dit à de son lit, il leur dit doucement : « Pourquoi pleurez-vous ? M’aviez-vous
voix haute afin que chacun puisse entendre son « testament moral » : cru immortel ? Vous auriez dû, à l’âge où je suis, vous préparer à me
« Mignon, vous allez être un grand roi. N’oubliez jamais les obligations que perdre. » Mme de Maintenon ne quitte pas la chambre et le roi veut trouver
vous avez à Dieu, vous lui devez tout ce que vous êtes. Ne m’imitez pas les mots pour lui témoigner son affection. Mais les termes choisis ne sont
dans le goût que j’ai eu pour la guerre, et tâchez de soulager votre peuple pas du goût de la favorite : « Ce qui me console de vous quitter, c’est
autant que vous pourrez. (F. Bluche, Louis XIV, p. 890.) » l’espérance qu’à l’âge où vous êtes, nous nous rejoindrons bientôt. »
Boulduc, son premier apothicaire, croise la marquise sortant de la chambre
Lorsque Mareschal renouvelle le pansement, ce matin-là, il trouve les avec un visage long comme un jour sans pain et l’entend marmonner :
marques noires montant jusque sous le genou : « au-dessous de la marque « Voyez-vous là le rendez-vous qu’il me donne ! Cet homme n’a jamais
que l’habitude qu’il avait de porter une jarretière sous le genou avait faite aimé que lui. (Saint-Simon, op. cit., et Michel de Grèce, op. cit., p. 472.) »
autour de la jambe ». Le chirurgien décide alors de prendre la lancette pour En fin de matinée, un paysan provençal nommé Brun, inconnu de tous, arrive
confirmer la gangrène. Les premières incisions superficielles ne provoquent au château de Versailles, porteur, selon lui, d’un élixir souverain contre la
aucune réaction du roi : il ne ressent aucune douleur, la lame ne traverse que gangrène même qui tient du dedans ! Le désarroi des médecins est tel, face à
des chairs déjà mortes. Alors, Mareschal va plus profondément et, comme le l’état du roi, qu’ils acceptent de parler au nouveau venu. À leur demande,
rapporte Dangeau : « Sur les dix heures on a pansé la jambe du roi, dans Brun leur indiqua que son remède était fabriqué « à partir du corps d’un
laquelle on lui a donné plusieurs coups de lancette et fait des incisions animal, de la même manière à peu près que l’on fait les gouttes d’Angleterre
jusqu’à l’os ; et comme on a trouvé que la gangrène gagnait jusque-là, il n’y avec des crânes d’homme (D. Van der Cruysse, Madame Palatine, p. 542.) ».
a plus à douter qu’elle vient du dedans et qu’on ne peut y apporter aucun
remède. (Dangeau, Journal, rapporté par Michel de Grèce, op. cit., p. 472. Il Dans des circonstances normales, aucun de ces praticiens n’aurait même
faut également en retenir le texte de Buvat, Journal : « Monsieur Mareschal, daigné écouter ce charlatan mais, affolés par la gravité de l’état du roi, ses
premier chirurgien… enfonça plus avant sa lancette... et en fit sortir quantité médecins sont prêts à croire au miracle. Ils acceptent de donner à Louis XIV
d’eau rousse et puante, qui fit juger que la partie était gangrénée » dix gouttes du remède dans trois cuillerées de vin d’Alicante. La liqueur aux
(également rapporté par M. Carolly, op. cit., p. 180).) » propriétés miraculeuses a, en revanche, une odeur horrible… au point que Sa
Majesté dit en l’absorbant : « Je ne le prends ni dans l’espérance ni dans le
La nouvelle traverse le château plus vite que l’éclair et, lorsque le duc désir de guérir, mais je sais que, dans l’état où je suis, je dois obéir aux
d’Orléans regagne ses appartements, il y trouve tant de courtisans « qu’une médecins. (F. Bluche, op. cit., p. 895.) » Par précaution, on a, auparavant,
épingle n’y serait pas tombée par terre (Saint-Simon, Mémoires, tome V, p. demandé au paysan provençal d’absorber un peu de son remède, ce qu’il fait
465.) ». Le 27 août, le roi brûle nombre de ses papiers personnels puis sans difficulté. Une heure après, Louis XIV se sent un peu plus gaillard
consacre sa journée à Mme de Maintenon. Il lui confie : « J’avais ouï dire mais, vers les quatre heures, son pouls redevient irrégulier. Les médecins
qu’il est difficile de se résoudre à la mort. Pour moi qui me trouve sur le hésitent à poursuivre la médication et la discussion est vive au point que l’on
point de ce moment si redoutable aux hommes, je ne trouve pas que cette décide de demander l’avis du duc d’Orléans (lui qui n’a rien d’un médecin !).
résolution soit si pénible à prendre. » À ses laquais, serviteurs et gens de Il décide d’autoriser Brun à entrer dans la chambre royale et même à tâter le

21
pouls du roi au milieu des médecins officiels. (Cette exception étonnante août et son confesseur décide de réciter les prières des agonisants. Entre
montre bien le désarroi et le sentiment d’impuissance des médecins.) deux versets, il glisse à Mme de Maintenon : « Vous pouvez partir, vous ne
Puisqu’il semble ne plus y avoir d’espoir de sauver le roi et qu’une légère lui êtes plus nécessaire. »
amélioration s’est produite, ils décident de lui administrer un peu du remède
toutes les huit heures. Lors du pansement, on peut constater que la gangrène Vers vingt-trois heures, le Roi-Soleil sort une dernière fois de
n’a pas évolué mais le pouls reste fort irrégulier, et le roi a toujours des l’inconscience pour murmurer avec les prêtres les paroles des prières « nunc
épisodes d’absences et une soif inextinguible. et in hora mortis », avant d’ajouter en un soupir : « Oh mon Dieu, venez à
mon aide, secourez-moi vite ! » Puis, il entre définitivement en agonie, et
Les médecins administrent donc toutes les huit heures le remède vers huit heures et quart, au matin du dimanche 1er septembre 1715, quatre
provençal. Miracle ! Au matin, « il a paru que cet élixir spiritueux ranimait jours avant son soixantedix-septième anniversaire, la mort vient enfin le
le roi et lui donnait plus de force qu’il n’en avait eu la veille (Mémoires de délivrer (« Il a rendu l’âme sans effort, comme une chandelle qui s’éteint »,
Saint-Simon, rapportés par T. Sarmant, Le Grand Siècle en mémoires, p. écrit Dangeau dans son journal (et rapporté par D. Van der Cruysse, op. cit.,
463.) ». La nouvelle se répand comme une traînée de poudre, divisant les p. 542).). La foule des courtisans qui attend dans la cour de marbre voit
courtisans en deux factions selon Saint-Simon : « Certains pensaient que apparaître au balcon un officier, portant une plume noire au chapeau, qui
Brun était une espèce d’ange envoyé du ciel pour guérir le roi, et qu’il fallait annonce : « Le Roi est mort ! » Puis il disparaît. Quelques minutes plus tard,
que l’on jetât tous les médecins de la Cour à la rivière. D’autres disaient la foule bourdonnante le voit réapparaître avec une plume blanche pour crier
qu’il ne fallait regarder l’effet de l’élixir que comme un peu d’huile qu’on bien haut : « Vive le roi Louis XV ! »
remet dans une lampe qui s’éteint (Saint-Simon, op. cit., également rapporté
par F. Bluche, op. cit., p. 896.). » Le même jour, Louis XIV, qui ne (…)
s’alimentait presque plus, se remet à manger à son dîner des biscuits et un
peu de vin. Cet excellent présage ramène les courtisans pour faire aussitôt le
siège de l’antichambre royale. Comme le dit le duc d’Orléans à Saint-
Simon : « Encore une bouchée et il n’y aura plus personne dans mes
appartements (G. Poisson, Monsieur de Saint-Simon, p. 270.) ! »

Vers vingt-deux heures, Mareschal refait le pansement et s’aperçoit que la
gangrène a progressé : elle a gagné toute la jambe jusqu’au genou et la cuisse
est très enflée. Le vendredi 30, le roi sombre dans une demi-inconscience et
Dangeau rapporte les difficultés que l’on a pour l’alimenter : « Quand on lui
donne de la gelée, ou à boire avec le biberon, il faut lui ouvrir la bouche et lui
tenir les mains, parce que sans cela il ôterait de la bouche tout ce qu’on lui
donne (Dangeau, Journal de la cour de Louis XIV, p. 542.). » Brun, le
paysan provençal, en profite pour filer à l’anglaise avant que les médecins ne
le chassent (Le remède provencal abandonné, les médecins essayent alors le
« remède du père Aignan », ordinairement donné pour la petite vérole, ce qui
indique clairement qu’ils jugeaient la situation désespérée (précision
rapportée par Madame Palatine).). Lorsque le soir, à l’heure habituelle,
Mareschal vient ôter les pansements, le spectacle est atroce : la gangrène a
atteint toute la cuisse. Selon les témoins, on trouve la jambe « aussi pourrie
que s’il y avait six mois qu’il fût mort et l’enflure de la gangrène au genou et
dans toute la cuisse (A. Cabanès, Les morts mystérieuses de l’histoire, p.
82.) ». Le roi sombre peu à peu dans le coma au cours de la journée du 31

22
(…)

(…)

(1839 Orig.)
(https://books.google.com/books?id=t2NAAQAAMAAJ)

Source : https://books.google.fr/books?id=qnM_AAAAcAAJ
23
(…)

(…)

(…)

(…)

(…)

24
(…)

(…)

(…)

25
(…)

(…)
26
(Source : https://books.google.fr/books?id=M4cAF4CU4JYC)
27
28
29
30
31
32
[Gilles-François Boulduc]
Source : http://collections.citebd.org/excelsior/index.php?annee=1927

33
34
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5845217j

35
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58066745

36
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5601002k

37
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55532822

38
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7526151p

39
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5504598w

40
41
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5569946r

42
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55699475

43
Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55286417

Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7579750n

44
(Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k570779p/f5)

45
46
47
48
49
(p. 7)

Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5545113t

50
(…)

Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5509103k

Source : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5509110q

51
[1879]

(Source: https://books.google.com/books?id=g_0gAQAAMAAJ)
52
53
(Source : http://www.stdavid.qc.ca/telechargements/gazette/gazette_ete08.pdf)

« Roméo Bolduc, pendu le 5 avril 1918. »
December 9, 1959. Nashua Telegraph from Nashua, New Hampshire, · Page 11.

SEARCH BOSTON AREA FOR ESCAPED KILLER. Bolduc Gets Out Of
Walpole By Using Truck. Boston, Dec. 9 (W) -- The search for an escaped killer
centered in the general vicinity of his former home today after a small robbery and
an attempted robbery were linked to a man of his description. FRANK BOLDUC,
21, serving life for killing a liquor store clerk, during a $27 holdup, escaped from
Walpole State Prison Monday by secreting himself in a truck. A correction officer
was suspended and two prisoners were placed in separate confinement as a result of
the escape. AUTHORITIES said Bolduc hid amidst massive manhole covers which
a city of Fitchburg truck had picked up in the prison foundry, where they are made.
Six miles from the prison the operator of another Fitchburg truck, which was
following the first one, warned he would be killed if the load shifted onto him.
THAT MAN was unaware Bolduc was a prison escaper, Bolduc alighted from the
truck. Later, a taxi driver reported he drove a man of Bolduc's description to the
South Station railroad terminal in Boston, where he disappeared into crowds.
POLICE theorized Bolduc is the man responsible for the robbery and attempted
robbery last night in an effort to get money to sustain him in his flight. The man fled
with nothing from a Roxbury market when the owner warned him that "three, or four
guys are looking at you through the window." LATER, IN adjoining Mattapan, a
man of Bolduc's description invaded a variety store with hand in pocket and
demanded money. The owner gave him six […] bills and a quarter, pleaded all my
[…] When the owner "please don't take money," the man returned a dollar and left.
PRISON officer Harold Miller of Wrentham was suspended yesterday after a
preliminary finding by investigators of "culpable negligence in his failure to properly
carry out duties in escorting a vehicle into and out of the institution." Investigators
said possible disciplinary action is under consideration in the case of another
correction officer for his alleged failure to inspect the truck in which Bolduc
escaped. PLACED IN separate confinement were Raymond H. Chagnon and
Lawrence Oliviera. Both worked in the foundry with Bolduc. Chagnon is serving 7-
10 years for assault with a dangerous weapon with intent to rob and Oliviera 6-10
years for breaking and entering and larceny. Bolduc was committed for life on Sept.
23, 1955 after he and two other men pleaded guilty to second degree murder of
James F. Lynch, 55.
(Source: http://www.newspapers.com/newspage/74733010/)

Also:
December 8, 1959. The Portsmouth Herald from Portsmouth, New Hampshire,
· Page 1. (Source: http://www.newspapers.com/newspage/56463997/)
December 8, 1959. Nashua Telegraph from Nashua, New Hampshire, · Page 2.
(Source: http://www.newspapers.com/newspage/74732963/)
And:
http://masscases.com/cases/sjc/355/355mass765.html
http://masscases.com/cases/app/5/5massappct115.html
http://masscases.com/cases/sjc/375/375mass530.html

54
(Source: https://news.google.com/newspapers?nid=2457&dat=19730323&id=MYIzAAAAIBAJ&sjid=azgHAAAAIBAJ&pg=660,2579462&hl=en)

(Source: https://news.google.com/newspapers?nid=2457&dat=19730803&id=8KxAAAAAIBAJ&sjid=WjgHAAAAIBAJ&pg=2360,1205389&hl=en)

55
(Source: https://news.google.com/newspapers?nid=2457&dat=19780505&id=8s48AAAAIBAJ&sjid=QC4MAAAAIBAJ&pg=4025,1632580&hl=en)
56
Source : https://news.google.com/newspapers?nid=5Y1KH4bkPm0C&dat=19151023&printsec=frontpage&hl=en

57
(Source: https://news.google.com/newspapers?nid=Oc-rVwKPngoC&dat=19350713&printsec=frontpage&hl=en)

58
(Source : https://books.google.com/books?id=bTJEAQAAMAAJ)

59
60
(1925, http://digital.lib.uiowa.edu/cdm/ref/collection/tc/id/48866) 61
62
War Heroes
U.S. Civil War

63
(http://www.nps.gov/civilwar/search-soldiers-
detail.htm?soldierId=f8aa9f83-dc7a-df11-bf36-b8ac6f5d926a)

(http://www.andersonvillepowcamp.com
/index.php?page=directory&rec=2202)

(Source: http://www.sos.mo.gov/records/archives/ArchivesDb/soldiers/Results.aspx)

64
WWI

(http://www.cwgc.org/find-war-dead.aspx?cpage=1)

Raoul Bolduc, September 17, 1916
(Source: http://www.veterans.gc.ca/eng/remembrance/memorials/canadian-virtual-war-memorial/detail/588518)

65
(Source: http://www.veterans.gc.ca/eng/remembrance/memorials/books)

66
(Source: http://www.veterans.gc.ca/eng/remembrance/memorials/books/page?page=370&book=1&sort=pageAsc)
67
WWII

Alfred G. Bolduc
AWARDS AND CITATIONS

Silver Star
Awarded for actions during the World War II
The President of the United States of America takes pleasure in presenting the Silver Star to
Lieutenant Alfred G. Bolduc (NSN: 0-129785), United States Navy, for conspicuous gallantry and
intrepidity in action against the enemy while serving with Bombing-Fighting Squadron TWELVE (VBF-
12), as a Division Leader in a group of fighter planes in support of the occupation of Okinawa on 4
May 1945. He led his Division on a Combat Air Patrol in an area north of Okinawa, and upon
interception of a large number of enemy fighter aircraft he coolly and courageously led a daring attack
in the face of an aggressive enemy that was greatly superior in numbers. By skillfully coordinating his
Division and attacks, and by outstanding marksmanship, many of the enemy planes were destroyed,
and a serious threat to our forces was averted. He personally shot down four enemy fighters in this
one engagement, and none of his Division was lost. His leadership, courage, and skill were at all
times in keeping with the highest traditions of the United States Naval Service.
General Orders: Commander 1st Carrier Task Force Pacific: Serial 0584 (July 2, 1945)
Action Date: May 4, 1945
Service: Navy
Rank: Lieutenant
Company: Bombing-Fighting Squadron 12 (VBF-12)

Distinguished Flying Cross
Awarded for actions during the World War II
The President of the United States of America takes pleasure in presenting the Distinguished Flying
Cross to Lieutenant Alfred G. Bolduc (NSN: 0-129785), United States Navy, for heroism and
extraordinary achievement while participating in aerial flight as Pilot of a fighter aircraft in the first
attack by Navy carrier-based aircraft on the Tokyo Area. On 27 February 1945, while acting as
Section Leader in a Group Commander's Division, he courageously and skillfully saved the Group
Commander's plane from what would undoubtedly have been certain destruction. He unhesitatingly
came to the rescue of his Division, and his skill and courage were at all times in keeping with the
highest traditions of the United States Naval Service.
General Orders: Commander 1st Carrier Task Force Pacific: Serial 0514 (May 25, 1945)
Action Date: February 17, 1945
Service: Navy
Rank: Lieutenant
Company: Bombing-Fighting Squadron 12 (VBF-12)

68
Distinguished Flying Cross
Awarded for actions during the World War II
The President of the United States of America takes pleasure in presenting a Gold Star in lieu of a
Second Award of the Distinguished Flying Cross to Lieutenant Alfred G. Bolduc (NSN: 0-129785),
United States Navy, for heroism and extraordinary achievement while participating in aerial flights in
operations against the enemy in the vicinity of the Japanese Empire and adjacent Island chains. As
pilot of a carrier-based plane during the period 16 February 1945 to May 1945, he participated in
twenty strikes against enemy shipping, airfields and installations, inflicting extensive damage. His skill
and courage were at all times inspiring and in keeping with the highest traditions of the United States
Naval Service.
General Orders: Commander 1st Carrier Task Force Pacific: Serial 0584 (July 2, 1945)
Action Date: February 26 - May 1945
Service: Navy
Rank: Lieutenant
Company: Bombing-Fighting Squadron 12 (VBF-12)

69
Maurice R. Bolduc
AWARDS AND CITATIONS

Silver Star
Awarded for actions during the World War II
(UNCONFIRMED - Citation Needed): Maurice R. Bolduc, United States Army, is reported to have
been awarded the Silver Star under the below-listed General Orders for conspicuous gallantry and
intrepidity in action against the enemy while serving with the 5th Infantry Division during World War II.
General Orders: Headquarters, 5th Infantry Division, General Orders No. 70 (1945)
Action Date: World War II
Service: Army
Division: 5th Infantry Division

Timothy P. Bolduc
AWARDS AND CITATIONS

Silver Star
Awarded for actions during the World War II
(UNCONFIRMED - Citation Needed): Timothy P. Bolduc, United States Army, is reported to have
been awarded the Silver Star under the below-listed General Orders for conspicuous gallantry and
intrepidity in action against the enemy while serving with the 101st Airborne Division during World
War II.
General Orders: Headquarters, 101st Airborne Division, General Orders No. 41 (1945)
Action Date: World War II
Service: Army
Division: 101st Airborne Division

Remi A. Balduck
Date of birth: 30-Mar-18
Date of death: Killed in Action
Place of Birth: Michigan, Detroit
Home of record: Detroit Michigan
Status: KIA
AWARDS AND CITATIONS

Navy Cross
Awarded for actions during the World War II

70
The President of the United States of America takes pride in presenting the Navy Cross
(Posthumously) to Corporal Remi A. Balduck (MCSN: 294042), United States Marine Corps, for
extraordinary heroism and devotion to duty while serving with Company G, Second Battalion,
Seventh Marines, FIRST Marine Division, during action against enemy Japanese forces on
Guadalcanal, Solomon Islands, on 9 November 1942. Although he was only a squad leader, Corporal
Balduck, as virtual spearhead of his platoon, urged the men to initiate a successful rout of the enemy
during a frontal attack in which strong Japanese positions were encountered and an envelopment
from the right flank was contemplated. In spite of a fatal wound sustained during the course of the
engagement, Corporal Balduck valiantly carried on to the last, throwing a hand grenade as he fell. His
relentless fighting spirit, maintained with utter disregard of personal safety, was in keeping with the
highest traditions of the United States Naval Service. He gallantly gave his life for his country.
General Orders: SPOT AWARD, Commander, South Pacific: Serial 00232 (February 11, 1943)
Action Date: 9-Nov-42
Service: Marine Corps
Rank: Corporal
Company: Company G
Battalion: 2d Battalion
Regiment: 7th Marines
Division: 1st Marine Division

Korean War
Charles A. Boulduc
Status: POW
AWARDS AND CITATIONS

Prisoner of War Medal
Awarded for actions during the Korean War
Private First Class Charles A. Boulduc (MCSN: 1089611), United States Marine Corps, was held as a
Prisoner of War after he was captured during the Korean War on 6 December 1950 and was held
until his release on 14 August 1953.
General Orders: NARA Database: Repatriated Korean Conflict Prisoners of War, 7/5/1950 -
10/6/1954
Action Date: December 6, 1950 - August 14, 1953
Service: Marine Corps
Rank: Private First Class
Division: Prisoner of War (Korean War)

Vietnam War
George Joseph Bolduc
Home of record: New York New York
AWARDS AND CITATIONS

71
Silver Star
Awarded for actions during the Vietnam War
The President of the United States of America takes pleasure in presenting the Silver Star to Second
Lieutenant George Joseph Bolduc (MCSN: 0-103348), United States Marine Corps, for conspicuous
gallantry and intrepidity in action while serving as a Platoon Commander with Company L, Third
Battalion, Seventh Marines, FIRST Marine Division (Rein.), FMF, in connection with operations
against the enemy in the Republic of Vietnam. On 7 February 1968, Second Lieutenant Bolduc's
platoon was the lead element of a two-platoon reaction force assigned to support a Marine patrol
besieged by an estimated company of North Vietnamese Army Regulars near the village of Dong Phu
(3) in Quang Nam Province. Supported by four amphibian vehicles, his unit reached a position
approximately seventy-five meters from the well-entrenched enemy when it came under intense
mortar, rocket, automatic weapons and small arms fire, temporarily halting the Marine advance.
Realizing that his platoon would sustain extremely heavy casualties in the open terrain, he
unhesitatingly exposed himself to the heavy hostile fire while moving among his men to direct and
encourage them in an assault against the enemy positions. Advancing across the fire-swept area, his
reaction force overran the first enemy trench. Consolidating his position, he assured that the wounded
were receiving medical aid and then reorganized his men and continued to move to the second
enemy trench, personally killing a North Vietnamese Army officer. Observing a North Vietnamese
soldier approximately thirty meters way, he obtained an M-17 Grenade Launcher from a wounded
Marine and, disregarding his own safety, attacked the hostile position, killing the enemy.
Subsequently detecting two North Vietnamese in a nearby bunker, he obtained a Light Anti-Tank
Assault Weapon from another Marine casualty and fired a direct hit on the bunker entrance,
undoubtedly killing both of the occupants. Continuing to ignore the danger to his life from enemy fire,
he fearlessly led his platoon against the remaining hostile position, killing several more enemy
soldiers in close combat. His heroic and fearless actions during the engagement resulted in thirty-two
enemy killed and the capture of numerous weapons, including several AK-47 rifles, B-40 and B-50
rockets and a 60-mm. mortar. Upon learning that supporting artillery fire would not be delivered in the
area, he directed his platoon to withdraw, refusing to leave himself until all of his men had been
moved to secure positions. Throughout, his superior leadership and bold initiative inspired all who
observed him and were instrumental in the accomplishment of his unit's mission. By his dauntless
courage, aggressive fighting spirit and loyal devotion to duty in the face of extreme peril, Second
Lieutenant Bolduc upheld the highest traditions of the Marine Corps and of the United States Naval
Service.
Action Date: February 7, 1968
Service: Marine Corps
Rank: Second Lieutenant
Company: Company L
Battalion: 3d Battalion
Regiment: 7th Marines
Division: 1st Marine Division (Rein.), FMF

Silver Star
Awarded for actions during the Vietnam War
The President of the United States of America takes pleasure in presenting a Gold Star in lieu of a
Second Award of the Silver Star to Second Lieutenant George Joseph Bolduc (MCSN: 0-103348),
United States Marine Corps, for conspicuous gallantry and intrepidity in action while serving as a
72
Platoon Commander with Company L, Third Battalion, Seventh Marines, FIRST Marine Division
(Rein.), FMF, in connection with combat operations against the enemy in the Republic of Vietnam. On
18 May 1968, Company L was providing security for a mine clearing operation being conducted in
Quang Nam Province when the Marines and their supporting tanks suddenly came under a heavy
volume of automatic weapons, small arms and anti-tank rocket fire from a large North Vietnamese
Army force. Realizing the seriousness of the situation, Second Lieutenant Bolduc immediately
commenced maneuvering his men and vehicles forward in an aggressive assault upon the hostile
positions. Boldly exposing himself to the intense fire, he fearlessly directed his men across the fire-
swept terrain until he reached the enemy positions and then led his Marines in fierce close combat
with the North Vietnamese soldiers. Disregarding his own safety, he rapidly killed one enemy soldier
and repeatedly shouted words of encouragement to his men. His heroic actions and aggressive
fighting spirit were instrumental in his unit accounting for seven North Vietnamese soldiers confirmed
killed and forcing the enemy to flee in panic and confusion. By his courage, bold initiative and
steadfast devotion to duty in the face of extreme personal danger, Second Lieutenant Bolduc inspired
all who observed him and upheld the highest traditions of the Marine Corps and of the United States
Naval Service.
Action Date: May 18, 1968
Service: Marine Corps
Rank: Second Lieutenant
Company: Company L
Battalion: 3d Battalion
Regiment: 7th Marines
Division: 1st Marine Division (Rein.), FMF
(Source: http://projects.militarytimes.com/citations-medals-awards)

Native Soldiers – Foreign Battlefields
Outstanding Accomplishments – Branching Out
As in the First World War, most Natives served in the infantry, primarily because it required the most
manpower. As well, the other branches of military service – the new Royal Canadian Air Force (RCAF) and
the growing Royal Canadian Navy (RCN) – had entrance restrictions, such as educational requirements or a
preference for candidates whose ancestors were British.
One military historian explains that:
… when war broke out there was also an air force regulation barring those from commissions who were not
of “pure European descent”. This was repealed quite early in the war. The Royal Canadian Navy had a more
sweeping regulation. Among its prerequisites for service in any rank was a condition that an applicant “be a
British born subject, of a white Race”. Although it was not until February 1943 that this regulation was
officially rescinded, a few Canadian Indians and Métis voluntarily joined and were accepted in both services
from the outbreak of war. (Fred Gaffen, Forgotten Soldiers, p. 64.)
Not surprisingly, the 1942-1943 report of the Indian Affairs Branch listed only 29 Indians in the air services
and nine in the RCN, although these numbers grew by war’s end. One of these men, Flying Officer Willard
John Bolduc, an Ojibwa from Chapleau, Ontario, earned the Distinguished Flying Cross (DFC) for his
performance as an air gunner during a series of bombing attacks in 1943.
While, once again, many Aboriginals became known for their sniping and scouting skills, other talents were
demonstrated in this war. Canadian Native soldiers were assuming more varied and demanding duties.
(Source: http://www.veterans.gc.ca/eng/remembrance/those-who-served/aboriginal-veterans/native-soldiers)

73
Aime L. Bolduc - World War II Battle Death File Burial: Plot C Row 30 Grave 59, Lorraine American Cemetery, St.
Name: Aime L Bolduc Avold, France
From: Massachusetts Cemetery Details: Lorraine, France
Service Number: 31211443
Rank: Sergeant Lucien A. Bolduc - World War II Battle Death File
Service: U.S. Army Air Forces Name: Lucien A Bolduc
Regiment: 514th Bomber Squadron, 376th Bomber Group, Heavy From: Massachusetts
War: World War II Service Number: 31211047
Date Death: 07-08-1944 Rank: Private First Class
Awards: Air Medal, Purple Heart Service: U.S. Army
Burial: Missing in Action or Buried at Sea, Tablets of the Missing at Regiment: 357th Infantry Regiment, 90th Infantry Division
Florence American Cemetery, Florence, Italy War: World War II
Cemetery Details: Florence, Italy Date Death: 11-26-1944
Awards: Bronze Star, Purple Heart
Alfred N. Bolduc - World War II Battle Death File Burial: Plot C Row 23 Grave 101, Lorraine American Cemetery, St.
Name: Alfred N Bolduc Avold, France
From: Connecticut Cemetery Details: Lorraine, France
Service Number: 31102739
Rank: Private First Class
Service: U.S. Army William Frederick Bolduc - Korean War Battle Death File
Regiment: 302nd Medical Battalion, 77th Infantry Division Name: William Frederick Bolduc
War: World War II From: Manchester Connecticut
Date Death: 12-21-1944 Service Number: 1074256
Awards: Bronze Star, Purple Heart Rank: Private First Class
Burial: Plot L Row 8 Grave 41, Manila American Cemetery, Manila, Service: U.S. Marine Corps
Philippines War: Korean War
Cemetery Details: Manila, Philippines Date Death: 12-02-1950
Type: Missing in Action - Presumed Dead
Donald J. Bolduc - World War II Battle Death File Comments: Private First Class Bolduc was a member of Company F,
Name: Donald J Bolduc 2nd Battalion, 5th Marines, 1st Marine Division. He was listed as
From: Massachusetts Missing in Action while fighting the enemy in Korea on December 2,
Service Number: 31426525 1950. He was presumed dead on October 30, 1953. His name is
Rank: Private First Class inscribed on the Courts of the Missing at the Honolulu Memorial.
Service: U.S. Army Private First Class Bolduc was awarded the Purple Heart, the Combat
Regiment: 9th Infantry Battalion, 6th Armored Division Action Ribbon, the Korean Service Medal, the United Nations Service
War: World War II Medal, the National Defense Service Medal, the Korean Presidential
Date Death: 11-12-1944 Unit Citation and the Republic of Korea War Service Medal.
Awards: Purple Heart
(Source: http://www.americanbattlegraves.com)
74
Alison Bolduc
- Army Commendation Medal Achievement, Vietnam Award
Name: Alison Bolduc Identifier: 2100397420
Command: IV Corps Service: U S Army
Award Received: 01/09/1971 Recommended: Army Commendation Medal Achievement
Approved Award: Army Commendation Medal Achievement Order: General Order 0366 Board Number 004
Award Date: 1971 In Vietnam: Yes
Posthumous Award: No Return Overseas: 05/13/1971

Richard R. Bolduc
- Bronze Star Medal Service, Vietnam Award
Name: Richard R Bolduc Identifier: 4571546630
Command: IV Corps Service: U S Army
Award Received: 09/29/1969 Recommended: Bronze Star Medal Service
Approved Award: Bronze Star Medal Service Order: General Order 5734 Board Number 440
Award Date: 1969 In Vietnam: Yes
Posthumous Award: No Return Overseas: 11/19/1969
- Bronze Star Medal Valor One Cluster, Vietnam Award
Award Received: 08/08/1969 Recommended: Silver Star
Approved Award: Bronze Star Medal Valor Cluster: One Cluster
Order: General Order 4822 Board Number 185
- Bronze Star Medal Service, Vietnam Award
Award Received: 08/30/1969 Recommended: Bronze Star Medal Service
Approved Award: Bronze Star Medal Service Order: General Order 5330 Board Number 416
- Air Medal Achievement, Vietnam Award
Award Received: 11/07/1969 Recommended: Air Medal Achievement
Approved Award: Air Medal Achievement Order: General Order 6359

(Source: http://www.vietnamwarhonors.com)

75
(Source: http://www.wstc.wa.gov/meetings/Resolutions/2010.htm)
76