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r BR A / R I K DES li I FU. BIBLIOTHECA . i: s Rue Saint-Honoré. 338 M DCCC LXXV . NOTES ET VARIANTES PAR OCTAVE UZANNK ET ORNÉE d'un PORTRAIT INÉDIT DE JULIE D'AXGENXES PARIS I .GUIRLANDE DE JULIE Augmentée de Documents nouveaux PUBLIÉE AVEC NOTICE. I r) p 1 f f i .

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IVLIE -LVCINE P'^-N'GENNES DAMOISÉLLE Dt .

ÉPITPT E viens . ma d<îU de nconnaissancf env 'teuîemint au ^ au ^ionc •tttré d( ce sièck res- . à voir: vask savoir. discipî \ition ^de la Gu'Hî • aute protectiù lage it a.

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E Viens .de la j disciple fidèle. et atténuer. maître. que je dédie cette réimpres- . humblement hommage s'il est à votre vaste savoir. possible. PAUL LACROIX (Bibliophile Jacob) Monsieur.ÉPITRE DÉDICATOIRE A. ma dette de reconnaissance envers vous. placer cette édition Guirlande de Julie sous votre haute rendre 'protection. M. C'est non-seulement au. au grand lettré de ce siècle. au docte bibliophile.

à Sarasin. Montreuil. ou Julie d'Angcnnes eu l'inappréciable était reine et j'ai bonheur de contem- . Brébeuf et Scudéry. c'est plus vant d'intimité. Voiture. de son expérience et de ses conseils. hélas ! oubliés. au milieu de de Louis le la gran- diose universalité littéraire du siècle Grand? l'illustre Vous avez particulièrement daigné sourire à galanterie du marquis de Montausier. autres poètes. en effet. encore à llwnime bienveillant. comme les vraiment riches. la conversation. Malleville. avec les l'en- thousiasme juvénile de votre ardente érudition. au sa- sion. de ses imnienscs trésors bibliographiques. prodigue. préparer et mûrir la réhabilitation des poètes de ruelles du XVII' siècle ? Aux quelques beaux esprits que je me proposais d'exhumer. talents originaux. Colletet. précieusenient étoffés de couleur locale. de Chapelle.II EPITRE DEDICATOIRE. éclose dans ce pays de et idole. sous l'influence de vos géné- reux encouragements que j'ai pu concevoir ma tâche. N'est-ce pas. Ferrand. Charleval et . n'avez-vous pas ajouté. noms Lainez. jadis oracles dans le temple du beau langage.

monsieur. que renaîtront tour à tour tous ces rimeurs galants. Ne sont-ce pas et monsieur^ des titres à mon et entier dévouement. nouvelle édition. Quoi qu'il en soit. au début du chemin. ces délicates vic- times de l'oubli. grâce à vous. favoris des Parnassides. troupe légère d'avant-garde des Corneille qui. . radieuse dans son . et butiner dans sentiers de la double Grâces vous soient rendues. lettrés. et le charmant qui a bien voulu route ? faire quelques pas sur ma C'est donc sous votre inspiration que paraît aujouret d'hui la Guirlande de Julie. si je puis meaux ner à bonne fin l'entreprise que je conçois. auréole de fleurs. heureux ou non dans l'avenir. pler dans votre III cabinet de travail. la ravissante Guirlandeuse portrait si dont le recherché. et offrir dans une gracieuse rénovation. là. ne dois-je pas m' estimer fier heureux guide sur d'avoir su rencontrer. de la verte férule du régent Boileau.EPITRE DEDICATOIRE. embellit. cette et jusqu'alors ignore. sut l'école agréablement faire les buissonnière colline. en dépit si et des Molière.

Monsieur. veuillez me croire. Le plus fervent admirateurs. et le plus dévoue de vos Octave Uzanne. ayant votre exemple but. Pans. prenant anciens. le lo décembre 1S75 . je comme guide et votre mérite comme marcherai fièrement en avant. plaçaient sous le disque solaire Fit cursu clarior.IV EPITRE DEDICATOIRE. : la devise que les dans leur erreur. Avec l'assurance de de ma plus vive reconnaissance et ma sincère amitié.

Après Heîene. fille de la Déesse d'Athènes.uand les dieux eurent Le chef-d'œuvre parfait fait Que Julie on appelle. un la esprit de pacificaelle et portoit paix partout où C'étoit une personne aimable et aimée de tout qui n'a jamais le fait monde. Tallemam des Réal'x. Et se trouva moins belle. que du bien. Elle avoit des charmes dans l'esprit qui se faisoient con- . le . et qui a toujours empêché mal autant qu'elle a pu. Voiture. Minerve qui la vit En pleura de dépit. A princesse Aminte . avoit tion alloit. la il n'y a gueres eu de personne dont beauté ayt esté plus généralement chantée.NOTICE SUR LA GUIRLANDE DE JULIE Q.

noître à tous ceux qui l'approchoient. Amsteidam. ni être si bien venue chez les ennemis des gens qu'elle venoit de quitter. » falloit avoir l'honneur d'être connu d'elle. et si nous commençons celte Notice par et des un début digne des Perrault Galland. à la- poètes ses contemporains prodiguèrent à sa fé- avec justice les plus éclatants hommages dus minine puissance. 1723. p. t. M""^ de RamI . petit roman de Mademoiselle. et pour bien débuter dans monde. quelle les spirituelle et presque divine.) On trouve une clef de cette histoire dans le même ouvrage i^t. II. ces pompeuses métamorphoses dans à lesquelles on se plut transformer ses différents mérites comme pour mieux la Princesse de Paphlagonie. y est peinte sous le nom symbolique de la Déesse d'Athènes. . l". Rien n'étoit beau sans elle : les maisons qu'elle ne vouloit pas honorer de ses visites étoient désertes et décriées. Ainsi parle Mademoiselle dans la Princesse de Pa- phlagonie '. 1 Sç).VI NOTICE. p. c'est que Julie-Lucine d'Angennes de Rambouillet fut une fée. enfin son approvaloir bation seule faisoit ceux qu'elle le en jugeoit il dignes. mais qui ne se peuvent exprimer. Jamais personne n'a mieux sçû qu'elle conserver 'l'affection de ceux qui étoient le plus mal ensemble. 2 i 3. Ces éloges enthousiastes dont elle fut l'objet. et Julie d'Angennes est représentée par la princesse bouillet A min te. bonne. dont Segrais fut le correcteur. (Voyez Œuvres de Segrais. gracieuse.

NOTICE. sa remarquable intelligence. Initiée peu doctrines. ses vertus. et le doux éclat poétique qu'elle semble jeter sur la société polie de son époque. frivole De forte fille populaire à l'accent net et franc. à gazer son langage. spirituelle avec maavec enjouement. et des que la poésie des Ronsard. y abandonna à son allure négligée. elle fut tour à tour coquette sans être prude. . Julie d'Angennes fut un esprit rare. elle devint damoiselle affétée. usa de métaphores. Le XVIF sa siècle naissait à peine. lice. au sein même et de l'hôtel de Rambouillet. quoique mignarde. elle esprit. toute cette gamme de louanges enfin peut paraître à première vue excessive et fanatique. La siècle. mais l'étude sérieuse de sa personne et de sa vie justifie pleinement à nos yeux l'ardente admiration qu'elle sut inspirer. Muse vigoureuse féconde du XVI*' la introduite par Malherbe dans maison de la vertueuse Arthenice. sut jouer de l'éventail et étaler ses falbalas. ces VII bouquets de madrigaux qui enguirlan- dent encore sa mémoire après avoir animé son exquise beauté. peu à à de nouvelles sut se façonner l'étiquette du bel mettant tous ses soins à enjoliver son style. des Baïf Du Bellay changeait brus- quement manière rude. à modifier son ton. et. Elle eut peut-être moins de verve gauloise. digne de tenir des femmes un illustre rang dans l'histoire littéraire françaises. par sa grâce. les fixer.

VIII NOTICE. et roman de Mer dangereuse. dans le in- troduit plus tard. gradués. formaient les . idole. quand même on y seroit sans la voir. en se procla- mant heureux de se la mourir pour la dame de leurs pensées et de payer dîme à sa beauté. pour devenir amoureux après-dinée à sa ruelle. nourrie de VAstrée talents et des pastorales à la mode. redoutables Limites.] Nous ne prétendons pas dont la parler ici du Païs de Tendre. mais elle acquit à coup sûr plus de politesse française.. à cette transses aus- Julie ne contribua pas médiocrement et formation poétique pices. génies naissants. La Muse avait pris rang de qualité. VII. à bouillet la . Orgueil. « Elle est. palpable idéal des poètes qui l'en- touraient Autour de cette déité se forma une cour brillante et courtisanesque. ayant un charme particulier dans conversation. 1. qui tous se hasardaient avec savoir sur les gracieux confins du Païs de Tendre 2. et en un de ces jours d'été où les dames font une nuit artificielle dans leurs chambres pour éviter la grande chaleur. dit M'-'^ de Scudéry. Clélie. livre i^'^ . etc. 2. Oubli. aux en renom elle ajouta les charmes de sa pétulante conversation et de son vivace la entrain. si la plus la affectueuse du monde. le Lac d'indifférence. Tiédeur. par sa seule présence. de passer une firoit. reine des madrigaux. qu'il sufde Philonide. t. esprits délicats. la vivante comme '. » (Le grand Cyrus. par de fausses précieuses. pour peu que les gens qui sont avec elle lui plaisent. conçue opérée sous protection qu'accordait littérateurs madame de Ram. et fut surtout. et le le bon génie inspirateur.

le de Saumaize. le point de mire des !. . un novice eût-il échapper une expression triviale. être passé maître dans l'art tout le Il fallait du bien dire. l'arbitre souverain saillies des belles choses. il Aussi. de cris '. que de brillantes et solides épithètes qui vinrent enrichir notre langue pour demeurer aujourd'hui parmi nous.NOTICE. quel langage chastement imagé et se parlait dans ce sanctuaire d'euphonie de pudeur! Que d'audacieux néolo- gismes. IX la Dans ce temple le du beau parler. et à revêtir d'honnêtes circonlocutions talité bru- de certains mots. Voy. vives et élégantes. il étouffés. à chasser la le banal. trop court vêtus jusqu'alors. Toutes Dict. Les éventails étaient ainsi nommés. recherche était de bon goût. et superbement connaître ses bel air des choses^ pour posséder grandes et petites entrées dans cette laissé immortelle réunion. et tous les efforts le à proscrire malsonnant. où sa spirituelle beauté s'épanouissait. de l'emploi le et sans qu'on plus familier! C'est sur cette société d'élus. incombaient vulgaire à l'index. Elle était que l'illustre Julie régnait sans égale. et du mouvement accéléré devant les des zéphirs fût resté pétrifié visages froidement dédaigneux et l'attitude visiblement outragée de la noble assemblée. que d'habiles périphrases. une tournure de phrase basse ou grossière. qu'aussitôt environné de mignonnes toux sèches. y songe.

Desmarests amoureux lui-même. dictait à m. En effet. contrai- gnait son bon sens à madrigaliser? N'est-ce pas encore pour cette douce enchanteresse que Colletet. libre aimable. Malleville. au milieu de tous ces mourants. sans que moindre soupçon pu l'atteinsa dre. sans modeste galant.use émue les musqués qu'il parafait de son grand nom? Il n'y a jamais eu si une dame qui mal entendu ait si bien entendu pensait la galanterie. se rimeur de ruelles. et que Pierre sa Corneille. datée de Lisbonne. et que le grave Chapelain. et n'aurait une œuvre badine ou sérieuse de son assentiment. Scudéry. N'est-ce pas pour lettres les pu se passer elle que Voiture ciselait écrivait ses plus le galantes et ses vers les plus enjoués. en oc- tobre i633. fusées d'esprit étaient tirées en son honneur. petits vers et tant d'autres luttaient de talent et de finesse. spirituellement malicieux Voiture'.X les NOTICE. que vénérable Godeau. abandonnant ses faisait paraphrases bibliques. infidèle à sa Pucelk. sa vertu toujours souriante brillait dans toute pureté. le sans contrainte la elle vivait les dans ce monde comme salamandre parmi ait flammes. Julie rait d'Angennes demeuet d'une humeur toujours orgueil. ni le les galants. Habert. . savante . et elle semblait enfin soutenir de son exemple I. Gombaud. Lettre écrite à M"^ Paulet.

1 .. cette admirable mais trop souvent XI dangereuse maxime de la madame de Sablé : « Que les femmes. la marquise de Rambouillet. tout enfant qu'elle se fit admirer de ceux qui étoient eux-mêmes l'ornement et l'admiration de leur siècle? » Telle était l'incomparable ces belles qualités. à un dévouement héroïque Oraison funèbre de M™^ Julie-Lucine d'Angennes de Rambouillet. sont faites pour être adorées répandre au- tour d'elles tous les grands sentiments. qui. cet esprit sublime et cette parfaite con- des choses qui dirai-je. cette bonté singulière. Fléchier dans sa remarquable oraison funèJulie bre '. noissance tante. modèle de pensées raisonnables notre langue. prononcée par Fléchier. ni mieux louer ce qu'elle estimoit? qu'on gardoit ses lettres comme un pureté de étoit..NOTICE. rendirent sa vie si écla- Vous poursuit l'harmonieux orateur. cette prudence consommée. duchesse de Montausier. joignait fille d'Arthenice. le 2 janvier 1672. en accordant comme une leur amitié. assez >-> digne récompense leur estime et C'est de s'écrie sa mère. . elle et de la et que. qu'elle pénétroit dès son enfance les défauts les plus cachés des ouvrages d'esprit et qu'elle en discernoit les traits les plus délicats? les que personne ne savoit mieux estimer choses louables. que « l'admirable tenoit cette gran- deur d'âme. ornements de et terre. en l'église de l'abbaye d'Hière.

qui prit le litre né en de M"^ de Rambouillet de son père. du reste. Julie d'Angennes ne quitta pas chevet de son jeune frère. dans ses Histo- que : M. Lorsque le baron de Sainte-Maure parut à l'hôtel il de Rambouillet. pour décerner de justes hon- neurs et de sincères adulations. Tallemant. celui de « vidame du . vantable fut atteint de la peste. tomba et aussitôt sous le charme de Julie d'Angennes. plus passionné prétendant le 1 . comptait pas à son illustre riettes. se soit lui alors empressé autour de cet astre. un philosophique mépris de la et mort '. il essaya de donner l'éveil au il cœur de le cette sirène. rapporte. de Salles (depuis ne fût M. actif les charges honorables qui firent de plus tard. dont et le se déclara vivement l'amant plus tendre 2. atteints. ainsi que 2. la Charles de Sainte-Maure n'éleva ses prétentions à main luiet de Julie qu'après mort de son Il frère aîné. ses multiples attentions et ses franches coquetteries. n'avait alors que vingt-cinq ans la fille ne lui. un des plus beaux partis que pût rêver d'une se maison. et elle l'assista jusqu'à son dernier M™^la Paulet. . et si Ton qui envisage cet éclatant ensemble de perfections. Mans». qui aspirait même à ce mariage. à l'âge épidémie faisait fuir souvent parents de sept ans. s'élevait modestement au trouver la milieu forte d'une civilisation la avide de femme pour diviniser. Cette épouet amis loin de le ceux qui en étaient soupir. on comprendra que tout ce que Paris comptait de personnes illustres et distinguées. Le plus jeune des et fils 1624.XII NOTICE. de Montausier) ne et dé- clara point qu'il maréchal de camp gouverneur de l'Alsace. par ses manières courtoises.

par le Père Nicolas Petit. et l'Éloge de Charles de Sainte-Maure. par Garât. provisateur et liste enfin. prenait à partie Balzac ou Sarasin . une farouche scrupuleuse honnêteté à remplir ses tard à devoirs qui dire plus Montesquieu : « Le caractère de Montausier a quelque chose des anciens philosophes et de cet excès de leur raison. eut vite conquis tous les suffrages et toutes les sympathies dans il le cercle spirituel d'Arthenice. Ménage ou Voiture. ce qu'il fut sa pas encore l'austère Alceste dans la mais le gentilhomme dans toute magnificence. et sur la mâle beauté de son visage se peignait une expression de téméraire franchise qui semblait défier l'hypocrisie extérieur aimable et sympathique. le poète im- chansonnier habile. les yeux de feu. la vifs et pleins bien prise. Montausier officier taille XIII le brillant n'était à cette ' époque que dé Casai . d'honneur des Rambouillet. duc de Montausier. A ces différents titres. Charleval et le ou l'abbé Cotin liste et surtout Conrart il forma- Chapelain. citée plus loin. Mais ne pouvait consacrer à ces 1. 1781. le . . jésuite. Voyez la Vie de Montausier. à cet futur gouverneur du Dauphin ajoutait un bravoure et cette fît esprit cultivé. il avait l'air noble et grand.NOTICE. l'ami le des plaisirs et des agréables entretiens. rire le plaisant mora- qui savait des vices de son époque et il les censurer gaîment. où . » Le nouveau venu reçut dans le palais l'accueil le plus chaleureux n'était suite.

pauvre exilé dans adoucissement à sa tristesse épîtres qui lui étaient adressées. C'étaient de longs et curieux bavar- 1 .XIV . plus de lettres en n'en faudrait pour faire une Arcadie de d'avril Sannazar. M. chacun campagnes auxquelles plaisait à vanter l'universel mérite de l'absent rele gretté. hâtons-nous de dire. . et l'après-dînée se passait sa dernière missive le plus souvent à commenter ou son nouveau sonnet. les aimables récréations que jeunesse active trop tôt le : pacifiqué| entr'actes de sa la la guerre ou politique venaient le rappeler en province ou à l'étranger. absent ou présent. Cette correspondance fut {lettres si suivie qu'il en était résulté. et fut sans cesse le fidèle avait entrepris avec le père de la Pucelle une correspon- dance familière quefois la et suivie. et tous les marquise et i. beaux esprits de l'endroit Montausier était-il à l'armée. et soupirant de Julie devait faire voyager sa passion que ces absences forcées ne faisaient qu'allumer davanle tage. trouvait un grand les De son côté. dont Il il s'était lié assez intimement avec Chaami. à laquelle participaient quelsa fille. de Sainte-Maure occupa toujours une la place importante dans société de la marquise de Rambouillet. au dire de Chapelain prose et en vers qu'il i638). pelain. NOTICE. Cependant. et il la docte assemblée ne parlait que de dans se les sa bravouve de ses actions d'éclat prenait part.

parmi amant la lesquels le tendre les savait si bien retrouver tous coq-à-l'âne de assister conversation de Vhôiel. désirait vivela suite Néanmoins. Cette dernière ce hésitait à conse tracter mariage : elle comprenait peu qu'on maître. in-4°. Les choses en étaient tausier. en effet. 2° Ghirlanda di frondi. les plus tard possible à sa chère qu'elle ne devait abandonner.NOTICE. frutti. l'impatient jeune homme ment assurer à les liens sacrés qui l'unirent par Julie d'Angennes. là vers 1641. que quatorze ans plus tard. le galant baron et donner à sa fantaisie un cachet de nouveauté I. contesta di Madrigal! Stefano Guazzo. dans mains du marquis de Montausier. Voyez 1° La Ghirlanda délia Contessa Angela Bianca de divers! autôri dichiarati da Bartoli. Quoiqu'il existât déjà plusieurs recueils de poésies italiennes sous le sut nom de Guirlande ' . des ouvrages nouveaux. pel — 1595. qu'il parvenait à la de loin aux agréables devis de ruelle d'Arthenice. Genova. des scandales à XV la mode. dages. e ed altre rime del signor Alcide infiammati per l'illustrissima Signera Zenobia . fiori Beccaria. lorsque Monet fit dans ses loisirs les justement acquis. remplis des bruits du jour. et donnât de sang-froid un le répétait sou- vent qu'elle renoncerait liberté. qu'il avait conçue et préparée bien avant que d'en couronner sa charmante fiancée. réunit sa écrire par Jarry madrigaux de fameuse Guir- lande.

ragione d'ogni poesia. col. i. à Paris. I*^'". chez Guillaume de Bure. Storia p. tradition a consacrée '. le Catalogue des livres rares duc de La Vallière. rédigé par Guillaume de Bure fils aine (première partie. ui-12. 5 7 du supplément de ce Catalogue. la parole à M. Reina Beccaria Parona e . iSgô. Mais laissons. etc.. le dées de cette Notice. en 47 vol. de Gaignères. à la prétend y aurait quelque pédantisme . Cette Notice est insérée dans et précieux de feu M. per gli credi di Girolarao Bartoli. au Catalogue imprimé des belles lettres de la Bibliothèque du Roy. . p. CQuadrio. lettre Y. In Pavia. Toutes les éditions de la Guirlande de Julie sont précé- I. gentildonna di Pavia . Charles la Noremde dans l'édition qu'il a donnée de qu'il Guirlande.. Voy. 1783). dons les plus d'originalité. p. ait pu faire éclore dans l'imagination Ce manuscrit. t.XVI NOTICE. ^263. l'avis que Notice en question nous soit assez confusément rédigée nous contenterons de l'annoter et d'y ajouter les éclaircissements que nous croyons nécessaires.) Il existe également des de poésie française sous !e titre de Couronne de fleurs. III. livres t.. 5ii. l'auteur principal d'une la Notice que dier. n° 4898. placer par une autre ce maître^ et bien nous nous rangeons à la . pour un instant. qui surpassa les merveilleux que l'amour des amants.

Il y a certainement erreur. nous croyons apporter une cersuccincte taine lumière sur plusieurs points assez obscurs aussi jusqu'ici. in-i2. Huetiana (édition de 1722. 5 a pour auteur feu le M. qu'elle n'a été en rien inférieure Il On peut dire au projet. il reçut en 1668 la charge de gouverneur du Dauphin. car le manuscrit porte la date de 1641. dit l'évéque d'Avranches. C'était le second fils de Léon de Sainte-Maure. M. celui de Lucine donné par une très-an- . Huet fixe le don de Guirlande à l'année i63 3 ou 1634. et rendre par 2. Charles de Sainte-Maure. le duc de Montausier qui l'envoya.NOTICE. a les traits son portrait en plein marbre. et de Marguerite de Chateaubriant. est né le 6 octobre 1610. io3 . Julia Satradition II. lorsqu'il la recherchoit en M. XVll Nous reproduisons donc ici cette Notice sans en ' changer l'orthographe et dans toute son intégrité : LE dessein de cet ouvrage est un des plus ingénieux et des plus galants qu'on pût imaginer en ce genre. » Dans cet article. 4. achevée que « possible et plus complète qu'aucune autre. dont lui fut. l'amour n'a inventé de galanteterie plus ingénieuse . dont le duc de Montausier régala Julie d'Angennes. Ja- mais. taillé il dans son Misanthrope. Huet l'a appelé le chef-d'œuvre de la galanterie et a vanté la magnificence de son exécution-. toutes nos études sur la Guirlande et l'histoire de ses manuscrits. l'année Marquis en 1644. là même cette nouvelle édition Paris. velli. puis duc et pair en 1664. tous deux issus des plus illustres maisons de la Bretagne et de la Toumariage. plus polie et plus nouvelle que la Guir- lande de Julie. jour de la fête de Julie-Lucine-^ d'Angennes 1 Nous avons groupé autour de cette Notice . sous la forme d'annotations. p. alors baron de Salles. baron de Montausier. l'honorable la raine. parait-il. Elle s'appelait Julie. un premier jour de l'an. 3. Molière. du fut nom de sa grand'mère. d'Alceste. sous l'original.

dans la soixante-quatrième année de son le I 5 novembre 1 67 âge. le produit certes assez de fleurs. Anselme. de Montausier. huit feuillets on ajoutait toujours ce nom à celui la maison Savelli que recevaient. que quatre ans après la présentation de la Guirde Montausier épousa Julie d'Angennes (le i3 juillet 1645). madame M. . Rome. gouvernante de monseigneur le Dauphin et dame d'honneur de la reine. II. 427. Ce ne que (dit fut lande mariée M. Elle avait alors trente-huit ans. et de Catherine de Vivonne-Savelli. puisque daté de i est manuscrit est 64 i . et Fléchier. p. Histoire généal. avec <' M. Toffre car. Oraison funèbre de madame la dumariage avec i chesse de Montausier. Guirlande eut lieu mois du renouveau. abjura la re- ligion protestante pour <ie se faire catholique.. (Voyez le P. en baptême. Comme lui-ci cette fête arrivoit dans un temps où la terre ?. née en 607. et mourut à Paris. que l'an » . qui l'avoit aimée quatorze ans. cette de Kambouilki^j à charmante personne dont longtemps l'amant il de- vint l'époux après en avoir été 2. ne produit pas assez de fleurs au gré des amants cette ce- suppléa à la stérilité de la saison par guir- lande. par suite de son M. Ce manuscrit commence par cienne dans famille de 1 . t. your /a Sa/n?e-J«/ie.XVIII NOTICE. Quant il où Julie trouva ce chef-d'œuvre à son probable que ce fut le i^"" janvier 1642. « Elle s'étoit de Motteville dans ses Mémoires). 3 de Montausier. V. les filles issues de cette ancienne . marquis de Rambouillet et de Pisani. 20. Nous de la le serions plutôt tenté d'affirmer. et en se donnant à lui. i Julie d'Angennes. réveil. au désir de se marier. il lui sembla qu'elle étoit plus touchée des obligations qu'elle lui avoit et de son mérite que du plus jeune. p. et t. Le 22 mai. Elle devint. à l'année même au gré des amants. n'étant marquis de Montausier. était l'aînée des quatre filles de Charles d'Angennes. un premier jour de Mai. pour conclure ce mariage. Huet.) 2.

Le quatrième Sur le feuillet contient le titre. Paris. placer dans son magnifique cabinet comme une marque de ma tendre amitié. le 5 août i6gi. en 1753. mort le i 7 reçu à l'Académie française en 1728. . 2. de Boze de vouloir bien accepter . et à juil- celle des Inscriptions en 1732. Il remplaça Fénelon à l'Académie franet fut reçu à celle des Inscriptions. dont il devint secrétaire perpétuel en 1. né à Lyon en 1680. est cinquième peinte une guirlande superbe^ au ces milieu de laquelle on lit mots : LA GVIRLANDE DE IVLIE Le sixième Il est encore en blanc. en livre : faisant présent de ce beau Je prie et le M. de Boze-. septième une miniature où de y a sur le Von voit 1. let 1744. mort à çaise Claude Gros de Boze.NOTICE. le billet On lit au haut du ' recto du second de sa que Vabbé de Kothelin lui écrivoit main à M.706. L'abbé de Rothelin. abbé fut Cormeilles et littérateur distingué. antiquaire. Charles d'Orléans de Rothelin. le présent livre. Les trois XIX premiers sont en blanc. Il né à Paris.

il est reen forme de couronne. 4. 2. Le huitième contient un madrigal Ivlie. tandis que la première occupe presque entièrement exacte de celle-ci. Plus heureux que nous. tion. en sorte de rendre. Zéphire ne sont pas aussi variées que (C'est d'après M. la droite de Zéphire est à présenté de trois quarts. et il y en a vingt-neuf et qui contiennent chacun une fleur. la page. Les éditions précéfait Nous avons . le il est de quatreet le dont premier est coté 6. et Zéphire entouré d'un nuage che représenté ' . Celle-là n'est pas la copie ne rappelle que vaguement. 2^ édition. rose. 1870. Didier. Cette seconde guirlande. intitulé : Zéphire à Le corps de l'ouvrage vingt-dix nier ^5. le précieux manuscrit avant la publication de son édition. M. chez le duc d'Uzès.XX NOTICE. en ne mettant qu'un fleuron par chaque sorte de fleurs. Voy. la terre qu'il souffle légèreles ment sur pour qu'on puisse reconnoître aisé- ment 5. 3. Paris. avoir deux pouces au plus de diamètre. peut 1. der- De ces quatre-vingt-dix feuillets. et dans sa gauche la feurs au nombre de vingt-neuf. feuillets.-L. Livet que nous donnons ces détails. C'est-à-dire faisant face au spectateur. et c'est la plutôt dans la première que dans seconde que les fleurs peu- Ces de fleurs la que souffle celles première guirlande. qu'elle vent être comptées. Livet a pu visiter. Dans cette posigauche du spectateur. vient ensuite. Ch. cette disposition du manuscrit original. dans notre réimpression. contiennent chacun un soixante un qui madrigaU. du côté gaudans sa main guirlande de au côté droit du spectateur // tient droite une 2. l'Appendice de Précieux et Précieuses.

1730. mort en 1792. . Voyez Notices et historiques et de deux manuscrits uniques très-précieux de la bi: M. bibliographe. Elle est dressée selon là l'ordre des premières lettres de vient chaque madrigal. 1779. L'édition. dont l'un a pour titre La Guirlande de Julie. Ce volume est XXI table alphabétique terminé par une qui nest point du tout commode. qui s'élevoit alors à l'hôtel deKambouillet. I. La critiques L'abbé Rive ^Jean-Joseph). in-12. Rollinet Genneau. la reproduction de l'œuvre de Jarry. et les qu'on n'y voit pas d'un seul coup d'œil toutes elle ' pièces qui ont été faites sur Nous avons corrigé ce défaut en substituant à cette table défectueuse celle donnée par l'abbé Kive^. in-40 de 20 pages. a reproduit cette table. Par l'abbé Rive. ne pré- sente queles illustres fondateurs de l'Académie françoise. Cette bliothèque de : plaquette est très-rare. La table qui contient ks noms de tous ces poètes. de l'imprimerie de Didot l'ainé. 3. d'aussi près que nous l'avons fait. le Sans vouloir enrichir il passé aux dépens du présent. né le 19 janvier table dont il est question ici fut dres- sée par l'abbé à la suite de sa notice. A Paris. et l'autre Recueil de fleurs et insectes peints par Daniel Rabel en 1624. et que nous avons ajoutée à celle de l'abbé Kive. à la suite de la Vie de Montausier par Nicolas Petit (Paris. en attendant dentés n'avaient pas suivi. le duc de La Vallière. 2 vol. de que le nom de la même fleur y est répété plusieurs fois.NOTICE. difficile faut avouer qu'il seroit aujourd'hui d'assemesprits et de poètes le bler un aussi grand nombre de beaux célèbres qu'il s'en trouva alors pour immortaliser noni de Julie. 1729).

acheté par cet imprimeur à la vente Crozat de Tugny. made- de Kambouillet. I'^^. p. fui sans doute l'édition. 2. jésuite. donnée par Didot en 1784. Ces poésies ou madrigaux ont en 1729'. le duc de Montausier. sous le titre : Mémoires de M. ces 167. noms des au- que M. a les confondu ouvrages p. et c'est par erreur qu'elle figure dans cette Notice comme ayant paru avec la Vie de Montausier. de Montausier. au moment où il rédigeait son Catalogue. en 1731. avec d'autres auteurs du même nom^ sont annoncés dans la France littéraire. à la suite de la rédigée été imprimés à Paris. in-12. 1 . a comniadrigaux. forme et sa gloire du cardinal de Ri- chelieu. p. i . I^^. la table des L'on apercevra aisément à teurs. par tant de poésies diverses ingénieuses. seroit toujours facile de et juger. par Nicolas Petit. en 1751. qu'on dont /. alors sous presse. 36i . puis en 7 3 6. de Montausier^ Vie de M.XXII qu'elle reçût et sa NOTICE. en 1735. part. t. Mais cette édition parut isolée. chez Rollin fils. Le même ouvrage parut anonyme à Rotterdam (ou Berlinj. d'après rin-4** manuscrit de la Guirlande. La récente réimpression dont parle Guillaume de Bure. II. le duc de Montausier. Mais quand on n ceux qui aidèrent à moiselle aurait pas appris par là qui sont de Montausier à célébrer il M. Von vient de réimprimer tout récemment- madrigaux avec la Vie de M. posé un très-grand nombre de ces On ignore Celte édition fut réimprimée à Paris. 92^ et Supplément. que des esprits d'un ordre supérieur y ont eu part. comme amant.

'. n'y désigné que par M. Conrart. à de cette édition. généal. par lettres patentes données la fut érigée en marquisat. porte à croire qu'il a pour auteur le marquis de Rambouillet. 29. de R. Le marquis de Montausier ne se cache nullement sous les initiales décrites ici. pp. C. La baronnie de Montausier 16^4. les notes 18. les six pièces signées de ces ne seraient pas de auteur.. 27. tout. leur Trois de ces madrigaux sont assurément de Pierre Corneille. au contraire. Conrart ne faisait pas de vers galants. Les poëtes de la Guirlande ne signèrent donc pas de leur main. les XXIII raisons pour lesquelles lettres : il s'est caché quelquefois sous ces M. i et . Tous les noms d'auteurs sont écrits par Jarry.) 4. Nous ne savons sur quelle autorité ont pu s'appuyer les auteurs de cette Notice pour attribuer à Valentin Conrart les ma2. 24. C.^. Rien ne fait supposer que le sixain signé M. au mois de mai de même année.) Anselme. V. de M. (V. le M. en à Paris. ainsi que le marquis de de M. Ce marquisat fut ensuite érigé en duché-pairie. gle . ni Chapelain.NOTICE. (Voyez 20. initiales et en eùt-il fait. Excepté à la table et au madrigal Zéphire à Julie son nom paraît toujours en tou1. de K. 21. tes lettres. le P. à la fin du présent volume. dans l'angauche de chacune des pages où commencent leurs madrigaux. trois marquisat qu'en de Julie fut présentée à mademoiselle de Kambouillet. M. (Voyez. s'ils ne sont pas du même paternité est restée assez obscure pour qu'on puisse les attribuer à l'abbé signent dans Cotin ou atout autre (non Colletet. que le l'on peut appeler est père de l'Académie française.\ ans après que /a Guirlande Comme la baronnie de Montausier ne fut érigée en 16^/^"^. du marquis de Racan . à la fin de chaque pièce. M. le M. t. père de Julie. le Kacan par celles M. la Note il.) 3. les pour trois autres. qui le recueil) aussi bien qu'au Père de l'Académie la fin française. en 1664. soit drigaux signés lui. 33. Eist.

» voudrois se marquise de qu'on a donné cette date de i633. soy-mesme. Hector de Sainte-Maure. dans et l'on : Précieuses. de Montausier. (Voyez . et que la France entière semblait attendre impatiemment. le duc de Montausier.. Montausier le jeune avait déjà commencé à préparer la Guirlande. Molière.XXIV NOTICE. madrigaux. Enfin il se tint à la fille d'un marquis de je je ne sais quel le marquisat : car c'est la chose moins jurer. eût peutc'est du moins ce que nous apêtre épousé Julie d'Angennes C'est par erreur . Jus- que-là sa renommée : fondée que sur des petits ouvrages fruit de poésie odes. Chapelain les avait partagé son poëme en en vingt-quatre chants. tous assez bons pour ne la pas nuire à haute idée d'un poëme. avoit aussi porté quis de Montausier. et succomba le 2 o juillet i 63 5. Sans cet accident. aisné de celuy-Ci. connaît cette pointe de Scarron. terre de leur nom fût érigée en Le frère aîné de M. de marier madame de 3. dont douze premiers n'était seuls parurent i656. mais on ne doit pas ignorer les qu'il étoit le très-commun que gens de qualité prissent dans la monde le titre de marquis avant que marquisat '. que l'on sera sans doute étonné M. M. fameux par Vattente de avoit elle la Pucelle qui par avance un nom été qu'elle n'a '^. prend Taliemant anecdotier.. de Montausier ait l'être pris le nom de marquis avant de effectivement . sonnets. pu soutenir quand le a au grand jour les fut un de ceux qui brilla 1. a ridiculisé les marquis sans marquisat. fut blessé d'un coup de pierre à la tète. baron de Montausier. le qui mourut en 1633^. je veux 2. « On avoit parlé autrefois . de tant de veilles. » A la mort de son frère. dans son Ro- man comique «. dont les madrigaux devaient être presque tous rassemblés. titre de mar- Chapelain. l'ainé. monde dont dans un temps où tout le monde du dire de son chef. devant Bornéo. dit l'mtéressant Montauzier à feu M. de Montauzier.

com- mence : Voicy le lion du Nord. de Montausier étoit pourtant son galant fort ardent et fort déclaré. point d'autre et disoit toujours qu'elle ne amant que lieu ce héros-. et qui etc. au nom du roi de Suède.. io5). Cela donna à Chapelain de choisir pour sujet de son madrigal la fleur qu'on nomme impériale. Mademoiselle juge très-capable du vrai mérite. M. aux Notes et Variantes. 1866/ 1. d'Olivet. 2.. « Julie faisoit paroitre leur de ce prince. Cette lettre fut écrite. Corneille et son temps. y fait allusion dans la lettre qu'il écrivit à mademoiselle de Kambouillety. Histoire de l'Académie française. Voyez la note 2. qu'il lui suppose rendre être Gustave ainsi métamorphosé qui vient et lui offrir hommage de la couronner. nouvelle édition. à qui cette fiction avoit sans doute paru très-noble. et il étoit alors au plus haut période de en jouissoit sans rivaux. lettre VII. Elle avoit son portrait dans sa ruelle et prenoit plaisir à dire qu'elle ne vouloit pas d'autre galant que lui.NOTICE. Paris. lieu La fleur fît choix donna à une allégorie fort spirituelle^ sur la- quelle roule toute la finesse de son madrigal : '. Voiture. dit également une grande admiration pour la vaHuet \Huetiana. plus en cette XXV impériale dont il occasion. elle avoit même son portrait vouloit dans sa chambre. Didier. » 3. Guizot. Œuvres de Voiture. quérant de son siècle. puisque personne celle d'être le ne pouvoit lui disputer plus de fameux conKamhouillet. ni . ne parlait d'ordinaire de ce prince qu'avec éloge. En voici l'explication en deux mots Le grand Gustave sa gloire. p.

Nous avons vu. 1802. en remettant à Julie d'Angennes. tomes I et II. in-8° de 120 reçut plus tard de Louis XIV le brevet de maître écrivain et de noteur de la musique du roy. [Dictionnaire p. en mars i632.) ans. — de bibliolo gie . que Nicolas Jarry^. duc d'Orléans. sous le titre de Plantes dessinées à la sanguine j par Robert. ayant fait travestir cinq à six hommes en Suédois. un portrait ils du grand conquérant. artiste passe Tout ce qui est sorti de pour chef-d'œuvre. Les dessins sont délicats et d'une merveilleuse exécution. ici l'on se contentera d'ajouter que Robert les le '. Il les Heures de Notre-Dame. II. a le nom du roi de Suède. lorsil Ce fameux qu'il peine vingt et un six écrivit Guirlande de Julie. . cette On explication en particulier à ceux le qui verront ce sans entrer dans et détail du reste. 388. cotés J. 1776. Son dessus de tout éloge suivi . Robert. main de cet inimitable talent dans l'art calligraphique est au- il a effacé tous ceux qui l'ont précédé ou dans la même carrière. les envoya en carrosse à l'hôtel de Rambouillet où sous se présentèrent comme ambassadeurs de Gustave-Adolphe. mort en 1684. peintre et graveur à la pointe . né à Paris. né à Langres. la 1620. en 2 volumes. à mademoiselle de Rambouillet. C. fît un autre chef-d'œuvre feuillets. Le recueil manuscrit de Maurepas attribue même à Jarry le dessin et la peinture des fleurs de la Guirlande. 3 3. calligraphe avait à la reste muet sur Jarry. artistes. et excellait dans la peinture des plantes. qui s'entend facilement. Gabriel Peignot. mort vers 1670. avec cette lettre. fut chargé de et peindre fleurs dont il est enrichi. par le temps. Il peignait en miniature pour Gaston de France. bien qu'un peu : : affaiblis 2. au Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. par Le Dictionnaire des de l'abbé de Fontenac. : ans plus tard. Voiture. a cru devoir livre. plus fameux maître d'écriture de son temps. vers Nicolas Jarry. vers 1610. un fort intéressant recueil qui fait honneur à cet artiste c'est un grand in-folio portant le n° I 199. fleurs et insectes. 1. t.XXVI NOTICE. célèbre peintre d'alors.

Moreau. écrit de sa XXVII et la main et les madrigaux table des au- teurs. La Vie de Montausier que nous le avons citée fut écrite par P. filets. I . Afin que rien ne fut relie manquât à embellir cet ouvrage. culier l'acheta à l'intention de let Un M. Il y ra: conte très-agréablement les reparties précoces de la jeuneet chère d'après enfant de Julie d'Angennes. avec . qui savoit trop ce qu'il valoit ce ne fut qu'après pour ne pas le garderavec soin. Ce manuscrit est est relié en maroquin rouge. jésuite . M. les Mémoires de la duchesse d'Uzès. et (Julie-Lucine).orte. imprimé de droite en or. et recouvert d'un étui en peau de frangipane le chiffre. à Emmanuel de Cr'ussol. et enrichi par dehors et le dedans des chiffres de il Julie-Lucine. De ses mains. le premier vasi de chambre de nionseigneur duc de Bourgogne. la fois il est formé des lettres J. . il passa en de madame duchesse d'Uzès. Tallemant des Réaux. Aussi sa mort que ce livre fut vendu par ses héritiers. née vers 1646. Marie-Julie de Sainte-Maure. semé sur le maroquin.NOTICE. de gauche à droite 2. Tant que madame de Montausier a vécu. comme parti- une pièce qui ne méritoit pas leur attention. il par le Gascon. duc d'Uzès^ morte le 14 avril 1695. sa fille -. Etant et le w. afin que l'on sût d'abord à qui étoit '. dans ses Historiettes. écrites à à gauche. et elle a con- servé précieusement ce gage de la politesse de l'amour de son niari pour en devint le elle. de Montausier ses la dépositaire montroit avec plaisir à celles amis. qui navoit pas d'égal en son le art. Petit . mariée en 1664. lui a réservé quelques lignes sous ce titre < La petite Montauzier ».-L.

l'édition de de fut 3 fr. 7 5. Crozat de Tugny (in-8 '. et c'est d'après cet in-4° que 1784 donnée par ce même imprimeur. puis il dede a eu l'honnêteté de m'en faire un présent le et m obliger à là prendre. un in-quarto un Le premier^. à Paris. . nétoit pas imprimé. ' croyant. annoncé dans le Catalogue des livres de M. écrivain inimitable du dernier trois siècle. de Gaignères. chez Thiboust l'/Si). qui lui paya et quinze louis d'or^ valant alors deux cents livres. qu'il est question ici. C'est second qu'il faudrait dire. Paris. i3i6. enrichir par mon cabinet Nicolas Jarry. 119. C'est du cabinet de M. le marquis de Courtanvaux en a posses- 1. en tres let- bâtardes. F. n° le président Crozat de Tugny. 2. de de la propre main et Jarry. est c'est du manuscrit annoncé comme imprimé dans le Catalogue de M. un in-folio. à la vente de ce dernier. au prix surprenant de 3 francs. été ensuite M. Il paraît avoir été l'esquisse et le modèle de l'in-folio présenté à mademoiselle de Kambouillet. auteur principal de le cette Notice. M. sur papier in-quarto. l'jbi. C'est une erreur de ne Il est pas l'avoir annoncé manuscrit. Didot jeune l'acheta. p. pour la somme. contient cinquante-trois feuillets très-bien écrits. non . Il y fut adjugé au marquis de Courtanvaux. car Il in-4° que l'auteur veut parler. à longues lignes.XXVIII NOTICE. savoir in-octavo. fit manuscrits de la Guirlande de Julie dans la : même et année 1641. moins étonnante. dont la vente fut faite au commencement d'août de cette même année. n^érite et connu par son son bon goùi . F. avec raison.

p 70. l'in-octavo. Il n'est probablement pas resté dans la famille des Didot.. Ambroise Firmin Didot ne le possède pas. dans le palais III» Mazarin. peintes et la reliure par fameux Robert. en dehors en dedans. comme on vu plus haut. entre i mains de P. deCotte-^ M. La rédaction de cette Notice est fautive la marche à suivre était de décrire à la suite l'in-folio. mort en 1767. en maroquin et livre. . F. Caialogus Parisiis. du entrelacé de J. ce manuscrit chevalier passa mains du de B^^^ . et le céda à Gaignat. Ce fut lui qui disposa l'aménagement de la Bibliothèque du roi. En tous cas. en de présent quelque temps après à l'acheta des héritiers de M. le savant bibliophile M. imprimeur de Monsieur Le second^. de ce chiffre magnifique. l'in-quarto. de Gaignières. D. orné.frère de Mansard. equitis D. de Boze. Nous ne sommes pas étonné des nombreuses erreurs qui se sont glissées dans les 1 . B*** ^Bauche). 2. ajoutent au très-grand mérite de cet ouvrage unique en son genre.M. Didoi. est supérieurement rondes. en dernier lieu. élève et beau. à la vente suivre au delà les changements de proque ce manuscrit a dû subir. Nous ne pouvons priétaire : différentes bibliographies cette de la Guirlande. seur. très-précieux. Il est XXIX les passé. qui toutes ont pris Notice pour guide. librorum [n° viri nobilis . 3. l'a par M. figures de toutes les fleurs. en 1726^ àla vente de seslivres"^. Jules Robert de Cotte. il fut acheté. qui. rouge. fils de Robert de Cotte. avec une partie de sa bibliothèque . L. Boze. M. l'ahbé fit de Kothelin. C'est-à-dire le premier.NOTICE. et. 1726 785. à sa vente. sur vélin in-folio.^ 4. Il paraît qu'après entre les M. écrit qui a en letle donné tres lieu à cette les Notice.

écrits en contient quarante feuillets sur vélin lettres bâtardes. // ne renferme que les madrigaux le duc de La Vallière le paya. dont il porte les armes. Catalogue du feu duc de La Vallière. On a offert plus de cent mille francs de cet admirable manuscrit au duc d'Uzès. dans son édition. et il étoit en vente. à la mort de laquelle il sa fille. vente. même 3. 780 fr. a reproduit ces lignes. libraire de Londres. Après la vente La Vallière.. Ch. en 1795.. sous le n° 3249. p. passé dans des mains étran- gères (sans doute par les malheurs de Révolution). à la vente de ce dernier ^.) 4. se trouvoit 1795. à cette vente. qui de refuser. Ce manuscrit. M. ciens-Lorrains. : (Paris. s'est empressé Madame trouvons . On ignore quelle est la personne qui en fit l'acquisition. M. ^. à cette 1. fut vendue. fut acheté par M. 190). chez Maradan. le duc d'Uzès était devenu possesseur de volume. La notice de l'abbé Rive. cette intéresintéressant sante note touchant ce manuscrit « Ce monument la de la galanterie du XVII^ siècle. le duc de La Vallière '. des AlsaIl figurait à l'exposition organisée à Paris. il fut acquis la duchesse de Cbàtillon. vient de la bibliothèque de l'abbé de Rothelin. la duchesse de Chàtillon se rendit sans doute pro- priétaire de ce chef-d'œuvre à dans la Botanique littéraire Hambourg. M. Va payé. libraire. n" 3247. collées sur l'intérieur du premier transporté à Hambourg en . le duc d'Uzès. sans annoncer que ce précieux Nodier. de Crussol. 2. >> (Cette vente eut donc lieu onze ans après celle du duc de La Vallière. citée plus haut (Didot.. au profit par madame . M. 1779). II. Nous ignorons entre mains de qui il est passé Le troisième et dernier manuscrit de la Guirlande 4 in-octavo. sur vélin in-8°. car nous de madame de Genlis 18 10. Il appartient aujourpassa chez la duchesse d'Uzès d'hui à M. 382.XXX duquel il NOTICE. relié en maroquin rouge. Peyne. t. la somme de i5 fr. en 1874. quatorze mille cinq cent dix les livres. gravées en taille-douce. qui l'a reçu de son père. p.

La même que du manuscrit précédent les 1641 parce qu'ils furent présentés. par de Boze en même temps que rin-folio. la bibliothèque fils M. il est probable qu'il aura été donné. semble généralement les supposer. par M. le et non le sur l'in-folio. 5o francs à la vente de Febvre. à mademoiselle de Rambouillet. le duc de Montausier. celle XXXI reliure est la ^ sans aucune peinture. dans Manuel duLibraire. et il est suivi d'une table de 5 feuillets. qui eut lieu en i85 3. . dans la famille duquel il a dû rester. comme on 1 . tous deux en même temps. parce quilexcelloit encore plus dans lettres bâtardes que dans les lettres rondes. les et durent ainsi fraternellement arriver dans la bibliothèque du duc de La Vallière. il finit à la page 70. annonce la cet in-octavo vendu 406 francs t. à sépara.900 francs à la vente du dernier de Bure. Le corps de ce manuscrit commence à la page 3. Notre édition se trouve donc presque en tout point conforme à ce manuscrit. Il fut alors acquis par M. Debure aîné. et payé quatre possesseur - en est actuellement le (1784). par le madrigal de Zephire à Julie. et enfin 2. à M. sur faisant pas celui-ci. vente d'Hangard. le marquis de Sainte-Maure. cette Nous croyons ne pouvoir mieux finir Notice carton de la couverture. Le Catalogue de l'abbé de Rothelin n'en mention. dressée comme celle de l'in-folio. Brunet. l'a livres. Ce manuscrit peut vre de les être regardé comme le chef-d'ceu- M. 384.NOTICE. le duc de La VaUière M. lequel le recueil de Maurepas prit copie. seuls. Jarry. le vente duquel le sort des enchères 2. chargé de cent six la vente de cette bibliothèque. G. 622 francs à p. est Von ignore absolument comment de il passé dans '. à la vente La Vallière (n° 2 3248. destin Ce volume manuscrit : a sans doute suivi du su- perbe in-folio taires la acquéreurs de l'un ils se seront faits adjudica- de l'autre. II).

Nous signalons l'analogie qui existe entre ce sonnet et celui ainsi : de Voiture. Ce miracle d'amour. Paris. p. qui débute Sous un habit de fleurs. de l'Aurore. p. pour sa Gvirlande.XXXII qu^en rapportant le NOTICE. i652. Nourrissons d'Apollon. Vous qui. Parisiis. . imprimé dans ses Miscellanea. in-^^.) Ubicini. Venez de mille Sous les couronner : pieds de en naît davantage Que vos savantes mains n'en peuvent moissonner. etc. 124. Voyez l'édition t. sonnet de Gilles Ménage. beau que vifs le teint yeux estoient plus que le flambeau des Cieux. Ne les épargnez point pour un fleurs sa teste Ivlii: il si bel ouvrage. tant déclat vient d'ébloûyr nos yeux. allez cueillant des fleurs. Charpentier. les jasmins et les oeillets éclore. Avecque ce chef-d'oeuvre des Dieux. II. SONNET SUR LA GVIRLANDE DE IVLIE* Sous ces ombrages verds la nymphe que j'adore. favoris des neuf sœurs. I . la nymphe que j'adore. l'auroit prise Que Zephire amoureux Son Ses teint estoit plus pour Flore. 309. de Voiture donnée par A. Et sous ses nobles pas on voyoit en tous lieux Les roses.

En second dans un des manuscrits deConrart^ la biblio- indépendant des deux collections connues de thèque de l'Arsenal. belles-letinédits . complétons sa Notice par l'analyse succincte complète que possible des diverses copies et éditions de la Guirlande de Julie.) Bibliothèque nationale. appartenant alors à M. avec des rei^"". C'est le Recueil de Maurepas que nous I citerons en premier lieu : Le volume de ce Recueil manuscrit* contient une copie prise très-fidèlement.. les seules dont 1. de Gaignères contexture et l'histoire des trois manuscrits de Jarry. (Voyez Madrigaux p. 2. marques p. et épitaphes autres vers satiriques et historiques. XXXIII NOUS pour et aussi avons donné audience la à M. curieuses depuis 1389 jusqu'en 164. (Vol. suivantes. le 24 octo- bre 171 5.) Bibliothèque de l'Arsenal. nous voyons une version trèsincomplète des madrigaux de la Guirlande. 527. FR.. sur le texte de l'in-S^de Jarry.NOTICE.. 616. parmi se lesquels plusieurs pièces aussi anonymes qu'inédites trouvent mêlées. . L. département des manuscrits. 1087 et et de prose. sonnets. vaudevilles. B. Recueil de chansons.. n° i5i. 12. tres. Ces deux copies manuscrites sont nous ayons eu connaissance. 79 de ce vol. petit in-folio. Mélanges de vers 145 pp. lieu. mss. épigrammes. le duc d'Uzès.

1 Ch. Paris. 5 Corneille. Les madrigaux se trouvent à la fin du tome II. recueil. par M. prétend que cette édition de Didot (qu'on peut considérer comme édition princeps) fut tirée à 90 exemplaires. gouverneur de MonseiDauphin. Vie de le gneur . Benserade. ce livre est 2. Rollin et Genneau 1729. et son prix est très-élevé dans les figure. le Marquis dessi. Cotin. 1784. A Paris chez 1 Poésies choisies de MM. 65 7-1 666. par N*** (Nicolas Petit). La Guirlande de Julie. le Marquis de Montausier.XXXIV NOTICE. II. Bois-Robert. devenu excessivement ventes où il rare. 2 vol. offerte à M"^ de Ram- bouillet Julie-Lucine d' Angines. 3. de Montausier. recueil de Le jour Sercy ' eut la gloire de mettre au les madrigaux imprimés de la l'illustre Guir/an<ie mais c'est à l'édition de Vie du duc de Montausier. . Julie-Lucine d'Angèncs. M. De toutes manières. [Paris. p. et Brunet affirme qu'elle le fut au moins à 2 5o. Voici maintenant sives 1° les éditions intégrales : et succes- de la Guirlande de Julie La Guirlande de Julie. etc. Renouard. parue en 1729 2. Paris ^ de l'Imprimerie de Monsieur. offerte à M''*' de Ram- bouillet. le duc de Montausier. in-12. . 237. dans le Catalogue d'un amateur. ornée de trente gravures nées et peintes par M'"^ Legendre. M. aucune pièce de la Guirlande n'est signée dans ce vol. de Scudéry..) A part les trois madrigaux de Corneille. par M. t. de Sercy. in-8° de 82 pages 2° 5. que revient l'honneur d'une pre- mière impression conforme au texte de l'in-folio manuscrit.

par M. qu'ils sembleraient destinés la Guirlande de la belle douteux. 1826 (collection des 1. s'est contenté de réimprimer élégamment l'édition de 784. M". 2. — Cependant. H. XXXV M"^ Adèle Prudhomme. comme le dit Nodier. rue des Marais. Bien que relativement rare. expliquée par de nou- velles annotations sur les madrigaux et sur les fleurs D"^ peintes qui-la composent. son édition digne d'être consultée. que cette édition passe jamais du boudoir des darnes dans le cabinet du à un manuel de botanique plutôt qu'à Julie. — Il est bibliophile. mais les éclaircissements et notes de l'éditeur portent peut-être trop sur de chaque madrigal pour ne pas assez s'attacher au madrigal lui-même. associé de N. avec toutes ses erreurs. avec La Guirlande de Julie. Cette édition. — I . çois) 5. La Guirlande de Julie expliquée par suit le les annotations de M. et 1784. Nicole et Pelicier. C'est sous la forme d'un simple petit avertissement que — la M. n» i8. Nodier. Delangle. N. 1824. de Montausier. sans y joindre la moindre note. in-S*'-. Gabon et C'% Montpellier et Paris. est sur pa- pier vélin double d'une forme carrée peu agréable. in-18 carré. Delangle. Petits La collection des qui en fait Classiques français. Amoreux. gravé. offerte à M'^^ de bouillet par Ram- M. soit est intéressante et 3. Guirlande Ch. gnette 3° '. ce petit volume est orné de dessinenluminés si médiocres d'exécution. Amoreux se éloigné du but où eut dû grouper ses notes. a prêté sa charmante typographie à de Julie. 1818. copie fidèle du texte de satiné. de Didot — vi- — Imprimerie frontispice k jeune. 4° La Guirlande de Julie. Paris. il bien que M. partie. Amoreux la flore texte des éditions précédentes. Petits Classiques fran- éditeur. si recherchée aujourd'hui.NOTICE.

. nous avons parlé de de ses différentes réim- de ses copies et à pressions . iSyo '. sérieuse. le duc rien ne littérateurs . précédée que de la riche étude des nous échappe. livre aussi reherché que cu- nous croyons avoir noté aussi conles faits les sciencieusement que possible qui ont rapport ses manuscrits. L. où I. et NOTICE. les silhouettes de Scudéry. — . et nous voyons vigoureusement dessinées. prouvé sa dans la plus le fin collaboration à cette nouvelle édition. La Guirlande de Julie pour M'^^ de Rambouil- JuUe-Lucinc d'Angennes. à plus saillants cet ouvrage. in-8°. revenons donc son parrain et aux poètes le qui dans celte fête des madrigaux prirent part. 2" édition . Avec lui nous vivons la vie de tous les connus de l'époque. M de Sainte-Maure.XXXVI 5° let. 1859. L. Ch. La bibliographie de ce rieux se termine ici . M. leur langage imagé refleurit comme aux beaux jours. Boisrobert René. — d'Uzès. in-i 2. 'Appendice de Précieux j Précieuses par Ch. et revue avec le plus grand soin sur le manuscrit original que possède aujourd'hui M. Paris. de Montausier ne pouvait être mieux mœurs littéraires du XVII* siècle que M. l'abbé Cotin l'abbé d'Aubignac et tant d'autres. vivait de Rambouillet. Le Pays. sur Parnasse. Livet peint si habilement dans Précieux et Précieuses. C'est pour terminer cette étonnante résurrection et placer dans son vrai milieu l'œuvre de Montausier que M. Pendant son séjour assidu à l'hôtel bibliophile a à Paris. Livet. défiler devant nous. La galanterie de M. Didier et C'^. à la nombreuse cueillette des fleurs qui com- posèrent l'immortelle couronne. édition est correcte. Livet Son donne la Guirlande de Julie à la fin de son volume. Livet nous introduit à l'hôtel de Rambouillet.

du et Montausier vit venir à lui. C'étaient chaque jour assauts de sonnets de rimes équivoques. Aussi. ce fut par un enthousiasme général et une pluie de fleurs qu'ils s'empressèrent d'y répondre. Enfin. . un rien adorable. marquise. rallia L'ingénieuse conception de Montausier vers un but unique les talents les plus opposés. parfaite intelligence avec les familiers XXXVII de la . tous animés fils. C'était à qui apporterait les plus belles fleurs ou en plus grand nombre*. IV . une espièglerie. même zèle. il laisser paraître la galanterie se forma pour ce plan d'amour une as- sociation généreuse et spontanée.NOTICE. Arnauld d'Andilly père et Arnauld de Corbeville^ Arnauld de Briotte. lorsque l'occasion s'offrit à tous ces poètes de faire leur cour à la princesse Julie. les flèches du madrigal furent mises en commun dans carquois. la le même d'un coquetterie de chacun fit trêve pendant quelque temps pour seul. d'épigrammes ou de rondeaux. Les jardins d'Apollon furent dévalisés. marquis de Pom- I . Dans sans cette épicurienne demeure des Muses l'esprit cesse était en sentinelle et l'impromptu sur le qui-vive. une union fidèle une fraternelle solidarité. Voyez l'Avertissement que nous donnons aux Madrigaux inédits. prêts à saisir la plus petite allusion ou le moindre pré- texte pour lancer un bon mot.

à ce que Tallemant. petit madrigal à la jusqu'au vieux marquis de les autres. comme attacher son Guirlande de sa fille Julie. Habert. Gombaud. comparé. M.Godeau. et Tallemant des Réaux. Martin de Pinchesne. Chapelain. et poëte trop grand il amoureux pour son propre compte. confirme le bavardage de l'anecdotier car. dans une . voit. Rambouillet qui voulut. 604. Scudéry. bien qu'elle n'ait été calligraphiée qu'en Ms. ponne. de Montausier et il n'ont jamais trop chassé ensemble* ». les Il ne dit voulait pas être est vrai . . Habert. X. : Voiture seul manquait à l'appel seigneur. part comme on lion. : 2. en Alsace (en avril 1640). mais est juste aussi d'ajouter que le grand épistolier voyageait alors en Espagne 2. abbé de Cérisy. Chapelain. Voiture fit son voyage d'Espagne vers i63 3 . Colletet. t. lettre écrite à Montausier. en parlant de Voiture. p. juste à l'é- poque où 1641 3. avait au poëte la du mais muse Erato Tallemant des Réaux (Historiette deMontauzier le cadet). fut faite en principe la Guirlande de Julie (d'après et offerte notre opinion). Malleville. il l'appelle la suffisance de votre aversion. de Montausier composa sa chère cruelle fait : seize madrigaux pour le la l'amant. commissaire d'artillerie. Desmarests de Saint-Sorlin. 1. Corneille. et qu'il prit fièrement sa revan- che plus tard par ses lettres et poésies à l'adresse de M"* de Rambouillet Julie en et sa riche métamorphose de Diamant 5. Habert de Mont- mor. de Conrart .XXXVIII NOTICE. les siens « que chiens de M.

nous ne pouvons disconvenir que quelques-unes de ses fleurs manquent de coloris et paraissent maussades. — L'abbé Ménage composer des sonnets les dans une dissertation curieuse qu'il a faite sur tous les sonavait nets que produisit cette manière de concours. fit jaillir la pure critique de VAlceste de Molière la de l'avis de Charles Nodier. ses vers. pour ce célèbre sonnet proposé au mérite sur treize fleurs travailla de la Guirlande. n'inspira pas toujours le poëte XXXIX comme elle l'auraii dû . qui remporta le prix sur la Belle tous ses concurrents -. sont dignes assurément de ses autres poésies. galam- ment tournés. in-4°. Nous avons 1649. et. remplis de délicatesse et de douceur. ajouté à la fin de notre édition les quatre pièces qui manquent — au manuscrit. L'heureux poëte de Matineuse. Voyez Poésies de Mallevillej édition A. Georges de Scudéry vient ensuite avec un bouquet 1. sont des traité le imitations d'Annibal célèbre poëte italien qui même sujet. VAlceste de l'hôtel de Kamhouilkt ne fut pas toujours exempt de cet esprit alambiqué qui et. Paris. . dont neuf furent insérées dans le manuscrit original ?. Malleville avait une telle facilité à qu'il cite en fit trois pour la Belle Matineuse. Courbé. Tous les madrigaux y figurent.NOTICE. Remarques préliminaires de plus haut. l'édition donnée par Nodier et citée 2. ce . 3. D'après lui. bien qu'il ait lutté sans trop de désavantage avec ses illustres émules. VOronte de K comédie aurait trouvé place dans la Guirlande Claude de Malleville vient après Montausier par le nombre de madrigaux.

montrent la vérité De ce que le pinceau nous a voulu dépeindre. bouilUtj p. L'art icy n'a point voulu feindre Pallas. sans doute A.'Pierre Corneille apparaît. le faire original du Poëte guerrier. i^-4°- 2. ih-4°. modeste- ment dissimulé derrière l'initiale C. Et sans doute.. . — NepRamchez tune à la nymphe de Seine pour de Madame marquise de à Paris. outre le de lonsur le gues stances portrait Arthenice^. Voyez page 92 : Fleurs inédites de M. la de Scudery. Scudér}? rima souvent et la pour Julie. peinte sur marbre en 5: habillement de Pallas. est complètement inconnu aujourd'hui. Le Cabinet de M. p. 124. fleurs brillantes et diaprées. sous l'aimable tournure de ses madrigaux. par Stella Cette taille . 3. 1646. mais qui les a dictées est sincère ' sentiment . de douze parmi lesquelles cinq seulement furent prises tausier. ayant tant d'appas. Courbé. sixain suivant de M"^^ de Montausier. Ou c'est IvLiE ou c'est Après Scudérj. 1649. . — etc. et porteur de six 1.XI NOTICE. Courbé. Scudery. Ce portrait. 257. égaré ou détruit malgré toutes les recherches faites pour le découvrir. sont le empreintes d'une légère affectation. Scudery. la marquise de Rambouillet charmante Nous trouvons dans à ses poésies. et l'on reconnaît vite d'ail- leurs. du fécond auteur d'Alaric. et conservées par Mon- Ces pièces. . Poésies diverses. ce port et cette majesté Mieux que Phabillement.

quia peint avec son coloris habituel ce bohème d'un autre âge. Guillaume Colletet. dans ses Lettres. paraît être un poëte du XVP siècle égaré dans le XVIF. Guillaume Colletet et au contraire. Caractères. Gautier. poëte bon vivant l'aise madrigalier par tempérament. par J. XII. Cet épicurien passa sa vie entre Apollon et Bacchus. aussi. et s'abandonnait au débraillé aux chansons à boire aux sonnets grivois. ch. et Vépoux de Claudine. sans s'embarrasser du lendemain. l'auteur du C/<f ne pouvait rester inactif dans ce tournoi galant: vers fier M abaissa donc mignardement son au ton madrigalesque . Moreri. La Bruyère. comme celle de Villon. 1. ainsi — : IV. . 3. Sa muse. . et Chapelain. fleurs XLI qu'on attribua faussement à Conrart de Rambouillet. 167. ample et sonore son style et élevé devint doucereux changer sa sa et fleuri. Sa fécondité fut énorme et son talent trop peu goûté. de Th. p. et digne admirateur des vertus de Julie. Vigneul de Marville Mélanges d'histoire et de littérature. I. t. bref le laissa grand tragique daigna gracieusement coqueter manière et le plume pour chef-d'œuvre de Montausier. Taschereau que les notes que nous donnons à la fin de notre édition sur les madrigaux signés C. .NOTICE. dit qu'il fallut quêter pour l'enterrer. qui pre- Y oyez l'Histoire de Pierre Corneille. Habitué et de l'hôtel oia de sa voix lente monotone donnait la première lecture de ses tragé- dies^. 2. mourut-il pauvre. il '. Dictionnaire. semble mal à et un peu guindé dans la les quatre pièces qu'il écrivit pour Guirlande. et les Grotesques. académicien en 1684 et mort en 1659. Voyez Histoire del'Académie française. 3.

troisième surtout. Ce joli quatrain n'est-il pas d'un tour spirituel et d'une grâce parfaite! Simon Arnauld. est le Temple de la Son principal ouvrage mort. Comme . d'Arnauld d'Andilly et neveu du grand Arnauld. mort en 1699. 2. — diverses de cet auteur se trouvent dans différents recueils. ni Cov. Philippe Habert. est fils Simon Arnauld de Pomponne. est poussé dans le dernier galant : Ne pouvant vous donner ni Sceptre. Il à 5uccéda M. 2. où fut commencée la Guirlande de Julie. offerte le Narcisse et et. marquis de Pomponne 1. attacha trois fleurs à Julie : couronne poétique Soucis. qu'aujourd'huy je vous donne Pour ceux que tous les jours me donnent vos beaux yeux. qui. . le deux Ses madrigaux sont le d'une finesse d'une élégance remarquable. et.XLII NOTICE. Recevez ce Soucy. nait d'habitude ses divinités en bas lieu dut se trou- ver cérémonieusement intimidé lorsqu'il eut à chanter la chaste beauté de Julie. si l'on en croit Sorel dans sa Bibliothèque françoise. est une des plus — belles pièces de notre poésie française. plus connu après celui de Desmarests. Ni ce qui peut flatter les cœurs ambitieux. la Guir- c'est donc lande de Julie ne fut écrite et offerte qu'en 1641 une nouvelle preuve qui confirme notre opinion sur la date de Les poésies i632. en 1629. l'un des premiers de lAcadémie fran- çaise. de Lionne aux affaires étrangères. l'auteur la le commissaire de la l'artillerie et du Temple de mort à '. mourut dans l'année 1637. choisit Philippe Habert. né en 1618.ronne. quelques-unes furent mises au jour en un volume. et c'est sou* . selon Pellisson.

Roxane. si l'avocat de ces deux d'une manière correctement adu- que Julie d'Angennes dut prendre souvent regarder le feuillet de vélin où elles s'épa- nouissaient dans leur élégance raffinée. ^ . le plus connu. : : . Il XLIIl le Muguet. de La Fontaine. plaisir à Cljtie) et la fleur fleurs de Thym. in-8°.Mirame. prouva. Dictionnaires de Bayle et de Moréri . avec délicatesse Perce-Neige. On trouve. Outre son poëme de Saint Louis. D'Andilly le fils se décida pour le il Soucy (sous se fit le nom de latrice. Mémoires du marquis de Pomponne publiés en 2 vol. Baillet. en 1862. I Jean Desmarests de Saint-Sorlin fut reçu à l'Académie française en 1634. signa du nom de De sorte de pseudonyme dont le futur grand ministre ornait volontiers les pro- ductions poétiques de sa jeunesse. il en composa dix autres. de la composition de M. Desmarests. Jugement des Sçavans sur les poètes niodernes. et le meilleur poëtequi fût entre les fous. le duc de Weymar. la Fleur de grenade et la traita avec goût ces trois sujets. un fort beau sonnet pour le tombeau de M. Scipion. sieur de Saint-Sorlin le '. de Pomponne. que s'il savait composer de longs innombrables la glorieuse paix de Nimègue. Quantité de pièces devers de ce fécond auteur se trouvent à la fin de ses œuvres de théâtre et Histoire de l'Acadans différents recueils de poé>ie5. qu'on nommait plus fou de tous les poètes. et mourut à Paris en 1676. plus ses pièces de théâtre les Visionnaires. à Paris. et une ode superbe sur la Sagesse. à l'occasion de et la Guirlande. qu'il Briotte. et l'Europe. Voyez démie française.NOTICE. son ministère que fut conclue les Voyez . âgé de plus de 80 ans. paRecueil de poésies diverses ges 1 1 3 et 1 14. dans le tome' II du par M. etc.

446. sans doute. mais peut-être équivoque. Moyne '. le second tendrement expressif vrai. trouver exact de cette nouvelle Guir- dont nous n'avons eu connaissance (p. Nous n'avons pu lande.XLIV NOTICE. portrait de Julie Sage et noble Julie. Il est impossible d'exprimer tention plus noble sous une forme aussi séduisante. humblement conservé sa La Violette de Desmarests a fraîcheur et son parfum délicat. Le père Le 1. père Le l'exemple de Montausier. — avec deux qua- trains: l'un sur les Lys. auteur du père poëme héroïque Moyne. l'autre sur la Violette. pouvait faire Il également de petits se présenta et déli- cieux madrigaux. Epître la en 435). 3o. Elle brille encore au- jourd'hui dans tout son éclat. le de* Œuvres poétiques du p. in-f°. et fleur la coquette petite demeurera assurément immortelle dans notre poésie comme un parangon symbolique de grâce mo- deste et de timide hardiesse. . le pre- mier d'un charme agréable. Aux illustres du temps et des âges passez Ton heureuse naissance eust osté l'avantage. et d'un mouvement si emblématiquement beauté sur tous qu'il l'emporte en franche les autres madrigaux du recueil de une pré- Montausier. Sans que ce beau portrait demeurât pour ternir Celle des siècles à venir. 3 d'envçi (p. qu'avecque ton visage. —A du Le 1672. il poèmes. estoit-ce pas assez Qu'avecque ton esprit. à Moyne de offrit M^'^ d'Angenois cueillies le texte une par guirlande la fleurs Parnasse main des composée Muses. nous trouvons : que par la lettre Dans ce même volume douce épigramme suivante sur le vers).

Il fit beaucoup d'autres vers non Voyez la Muse historique de imprimés. Moyne est assez Habert. . Paris. et sans fard. Depuis Elle la faute qu'elle a faite. commissaire de un des premiers de l'Académie. l'œuvre du père Le gracieuse pour figurer à sa suite. — — — — .NOTICE. Il a donné en prose ^ La vie du cardinal de Berulle. Paris. lôSç. abbé de La Roche. — l'artillerie. in-4°. in-4°. et du Narcisse en faveur de — Germain Habert. Saint Louis. celui-là traiter même qui sut vers avec un goût achevé un poëme d'environ 700 sur la métamorphose des yeux de Philis en Astres. une si ingénieuse Métaà morphose de la citer la Violette que nous n'hésitons pas comme une charmante paraphrase du quatrain de Desmarests. l'abbé de Cérisy'. pouse faire vait d'autant la plus aisément l'interprète Julie. fit XLV par la suite . Sans avoir l'attrait ni la forme succincte du madrigal de Desmarests. 1646 La métamorphose des yeux de Philis en Astres. La voici : L'humble et timide violette Craint de montrer aux yeux du jour L'infortune de son amour. Dans le repentir qui lui reste En fait un voile à sa douleur. Et son visage sans couleur. frère de Philippe Habert. L'abbé de Cérisy : fut . abbé et comte de Cecité risy. Loret^ Gazette du 6 juin 1654. de Il Kose I. Mort en 1654. plus haut. l'art : Sans ajustement n'emprunte rien de est Son habit simple et modeste.

contrôleur ancien la maison du roy. qui. I. dans son exquise politesse^ laisse perce- voir le genre d'esprit de cet excellent écrivain. Quand la mort en a mis la dépouille au tombeau. — Ce poëte ne civilité : divinement inle spiré en cette occurrence. Dont elle est dans la gloire heureusement ravie. négligé parmi oubliés du XVII^ les — De des Pinchesne fut un des beautés chantres après la plus fidèles de Julie. Les poésies qu'il fit par la suite marquent un vétéran de — et . Ce poëte. La majesté des Lys tenta par deux sieur fois Martin. Son àme. qui fit deux madrigaux sur ces fut pas fleurs royales. de Pinchesne '. Reste encore de Julie en un estât si beau Qui d'rionneurs immortels rend sa perte suivie. il et mort de Madame le de Montausier : gravait encore sur son tombeau sonnet suivant Tout ce qui peut rester d'une brillante vie. prêta à ces deux fleurs un langage de piquante courtoisie.XLVî NOTICE. et neveu de Voiture déploya assez de talent par le la suite pour qu'on puisse le considérer les comme plus injustement siècle. mais on ne saurait juger sur cette œuvre de les les Muses ne répondent le pas toutes fois qu'on les appelle. né en 1616. aux lois du temps cessant d'être asservie. neveu de Voiture (dont il fit l'éloge en tète de ses œuvres). Ne se ferme aux rayons du céleste flambeau Que pour s'ouvrir au jour d'un autre tout nouveau. sieur de Pinchesne. mort en 1705. Estienne Martin. était fort jeune lorsqu'il composa ses madrigaux pour la Guirlande.

NOTICE.
Tandis que
ses beaux ans furent en leur esté, Jamais tant de vertu, d'esprit et de clarté N'ont rendu parmi nous un mérite célèbre.

XLVII

beaux ans ne sont plus, mais son nom vit toujours, ny l'oubli de l'empire funèbre Jamais sous le soleil n'en borneront le cours.
Ses

Et la nuit

Il

nous reste à noter

les

huit poètes qui, bornant

leur ambition à

un

seul madrigal, choisirent avec re-

cherche, sur

les fertiles
ils

coteaux de l'Hélicon,
le

la fleur

unique dont

devaient orner
par Chapelain
si

front de Julie.
et

Commençons

son

altière

Cou-

ronne Impériale, qui fut
bouillet.

goûtée à

l'hôtel

de

Ram-

M.

de Gaignères parle assez longuement dans

talent original et personnel,

une forme correcte
nos jours. Voyez
1° Poésies

et

pure.
il

une imagination vive et colorée, Boileau ayant dédaigné de le

débarbouiller de son
:

fiel,

est resté

inconnu des chercheurs de

gneur

le

meslées du sieur de Pinchesne, dédiées à Monseiduc de Montausier, in-4°, 1672 ;
et

Amours

poésies chrestiennes de

M.

de Pinchesne,

in-4*',

1674;
j° Géorgiques de Virgile, traduites en vers françois par
tin

Mar-

de Pinchesne, in-8, Rouen, 1708. I. L'abbé Goujet, dans %a. Bibliothèque française itomeXVII,
373),
attribue
intitulée

p.

à

Chapelain, outre
l'Aigle

la

Couronne Impériale,
à
la

une pièce

de l'Empire

princesse
le

Julie.

Cette épistre de

96

vers environ, qui est insérée dans

Recueil

de Sercy .^tome V, p. 400), ne peut être de Chapelain, car elle se trouve signée des initiales D. M. (sans doute Desmarests). Dans le même Recueil se trouve une pièce qui est assurément de
Chapelain, Notes
c'est

un sonnet
la

sur le mariage de

M.

le

marquis de

Montausier. Voyez, sur
et

Couronne Impériale,

la

note 2, aux

Variantes,

XLVIII

NOTICE.
traité

sa

Notice du sujet allégorique

dans ce madrigal

;

nous ne jugerons donc que l'œuvre en elle-même.
Chapelain
avant
il

s'était

si

puissamment imposé à son époque,

la

pénible apparition de son poëme, que de fait

ne pouvait être médiocre. Les quelques pièces qu'il

donnait en à-compte sur son colossal chef-d'auvre^
étaient saisies, admirées, exaltées avec
sion,

une

telle

pas-

que c'eût été un crime de ne pas
considérer

s'extasier.
la

Aujourd'hui nous pouvons

Couronne

Impériale avec un sens plus rassis et exempt de ce

prisme d'enthousiasme qui
la

fit

regarder

le

créateur de
et, à

Pucelle

comme

le

premier poëte du monde,

l'avouer franchement, le madrigal de Chapelain nous

semble légèrement boursouflé
trop majestueuse

et

d'une allure un peu
et l'en-

pour l'harmonie générale
de
la

semble bien caractérisé

Guirlande.

Godeau

',

par contre, trouva pour sa Tulipe une
et idyllique
;

forme fraîche

il

donna
la

à son vers l'élé-

gance
drigal

et le tour

agréable de

pastorale, et le
si

ma-

du Nain de

la princesse Julie est

honnêtement

I. Antoine Godeau, évêque de Grasse et de Vence, de l'Académie française; né vers i6o5, mort en 6^2. Les ouvrages de Godeau sont tellement considérables que nous renvoyons au Catalogue académique, dressé par l'abbé d'Olivet. M. de Grasse présida au mariage du marquis de Montausier et de Julie d'Angennes. « Ce fut à Rueil que les nopces se firent, dit Tallemant. et par une rencontre plaisante, celuy qu'on appeloit autrefois le Nain de la princesse Julie fut celuy-là même qui les
i

espousa.

><

NOTICE.
troussé et d'une

XLIX

physionomie
regrettant,

si

colorée que l'on s'é-

tonne,

en

le

que

M.

de
à

Vence

ait

presque exclusivement consacré son talent

rimer des

psaumes

et

à versifier des méditations chrétiennes et

des églogues sacrées.

D'Andilly

le

père
Ils

'

drapa royalement ses Lys^ sous

son inspiration.

dressent noblement la tête et donles

nent à Julie, dans un langage pompeux,

marques

de

la

plus haute courtoisie.

Le vieux
paya d'un
les

Gombaud
les

^

,

en vétéran

du madrigal,

fier et

magistral quatrain sur VAmaranthc,
les

bontés et

douces attentions que

Rambouillet

lui

prodiguaient dans sa fortune adverse.
L'auteur des Historiettes
,

le

calomniographe Talle-

mant des Réaux

3,

montra un échantillon de son sa-

voir-faire galant dans

un madrigal
le

sur les Lys, et

il

1.

Robert Arnaud d'Andilly, né

M. d'Andilly composa de nombreux 27 septembre 1674. ouvrages de poésies chrétiennes, qui (au dire d'un de ses contemporains)

28 mai iSSç, mort

le

— Voyez
2.

font autant d'honneur

aux

lettres

qu'à

la religion.

la

piquante historiette de Tallemant des Réaux sur

ce saint

homme.

Jean Ogier de Gombaud, de l'Académie françoise, né vers Voyez, sur ce curieux poète, l'his1570, mort en 1666.

toriette

Paul

de Tallemant, de Musset dans

et le portrait
les

si

originalement étudié par

Originaux

du XVII^

siècle,

Paris,

Charpentier,

1848.

3. Gédéon Tallemant, seigneur des Réaux, né en 161 9, mort en 1692. MM. Monmerqué et Paulin-Paris ont écrit sur Tallemant une longue et savante étude, insérée dans les Historiettes, publiées chez Techener.

NOTICE. î Le marquis de Rambouillet surément pas le enfin. de la grande famille des Arnauld. ^ Habert de Montmor eut le choix original. de fille. carabiniers. né en 1577. lait Pierre-Arnauld de Corbeville. et c'étoit au moins. essaya. à part lui que des études la- tines. . la — 2. haut. 1 mort en 65 2. mestre de camp. le Racan de Voiture en poésie burlesque. on ne connait de Mort i635. et cités plus cousin de Cet auteur fit vers quelques epigrammes. qui n'était as- courtisan ordinaire des fois Muses. afin pour la première peut-être. — peu devers français. la fleur qu'il cueillit sa Tulipe. des plus réussis de Guirlande. invoquer. superbe d'éla reste la l'emblème du plus parfait amour sous forme plus élégante. souvent dit Tallemant. Henri-Louis Habert. sieur de Philippe et Montmor. le ' emprunta le pinceau de plus vif coloris et les tons les . marquis de Rambouillet. maître des requêtes. 3 Charles d' Angennes. conseiller du roy en ses conseils. : il rima sur une robuste mais modeste petite fleur La blanche Perce-Neige prêta à l'imaginative de l'auteur une grâce et un esprit qui la font de son madrigal un. de l'Académie française. trouva matière à 1. — Germain Hah^rt. s'en tira assez délicatement pour recevoir tous les éloges. de lui dans ses poésies et ses lettres. les de couronner son admirable phose de VHyacinthe A travers la métamoril qu'il choisit. généra! des que Balzac appe- Voiture parle famille éloquente : mort en i65i. Arnauld de Corbeville Flore pour donner plus fins à clat.

davantage la flore de chaque madrigal mais nous avons craint d'alourdir de trop de plomb le fragile canevas sur lequel se joue. grâce aux sérieuses études auxquelles nous nous sommes. en légères arabes- ques. ses annotations. réunis pour une . nous en avons minutieusement recueilli les variantes pour les placer à la fin de ce volume. sa donner une édition justement recommandable par clarté. de la la Avec père princesse Aminte se termine é- notre étude sur Guirlande. ses documents inédits et les soins scrupuleux petits détails. la délicatesse des plus doux madrigaux. que nous avons apportés dans les plus La Guirlande de Julie devait figurer dans notre colsiècle. et. Après avoir revu sur tous les textexte original connus de l'œuvre de Mon- tausier. pièces. lection des Poètes de ruelles au XVIP — Le concours de tant de brillants esprits. Nous aurions pu tendre cette Notice^ l'augmenter de nombreuses et . livré. sans vouloir parler du luxe typographique dont nous entourons cette réimpression. un aimable faire LI sixain. Nous avons reproduit avec une grande exactitude.NOTICE. nous croyons. y joindre des poésies à la faire ressortir louange de Julie. extrêmement surannée par tes le même pour le elle fut calligraphiée célèbre Jarry. assez agréablement tourné pour honneur le à un poëte de profession. la l'orthographe de Guirlande de l'époque où Julie.

. — Nous ne prétendons pas cepenlittéraire : dant présenter au public un chef-d'œuvre ces petites pièces de poésie. et d'illustre comme un monument et courtoisie. Octave Uzanne. l'histoire le la de galan- en souvenir et pour Rambouillet. l'Anthologie galante la plus pré- cieuse de notre littérature.LU NOTICE. et la privées d'une circonstance unique dans terie. en quelque sorte deve- nue classique riosité est d'un vif attrait pour la savante cu- des lettrés. mais. ont un mérite assez mince tures quand on les considère séparées des pein- pour lesquelles elles ont été faites. est . mérite et la beauté. respect que nous portons à M^^^ de Guirlande de la princesse Julie restera toujours le livre de l'imagina- tion la plus française. à cette le époque admirable de suprême politesse où couronner dignement le talent tenait à honneur de la et de fleurs immortelles vertu. si œuvre fameuse qu'elle . ainsi que nous le fait re- marquer un bibliographe judicieux.

Câi .

œu' 1 quelque sorte dcvelur la savante cu- as pas cepen4 . j^ e littéraire ' : «- ^'-^-'•- ' !c fait re- p mérite . . pein:vées d€ la ue iT de ia vertu. .

.

.

I Escript par N. 1641 VJ ni vers i>a« BIBLIOTHECA Oftaviensi» .LA GVIRLANDE DE IVLIE pour Mademoiselle de Rambouillet. IVLIE -LVCINE D^ANGENNES. Jarry.

.

Dont les cœurs reçoiuent Cette CovRONNE. R Que celle ECEVEZ. .ZEPHIRE A IVLIE'. les arrose : L'eau dont Permesse Leur donne vne fraîcheur qui dure jncessamment Et tous les jours ma belle Flore. Madrigal. Les Fleurs dont ma main compose Font honte à ces Fleurs d'or qu'on voit au Firmament. ô Nymphe adorable. Qui me chérit et que i'adore. les loix. plus durable que l'on met sur la teste la des Roys.

soupirs iamais pour elle Que mes N'ont fait naistre de Fleur si belle Que i'en ay fait naistre pour vous. 'iiyV' . le marquis de Montausier. auecque courroux.Me reproche. De M.

iugeant ma Couronne vn indigne présent.LA VI COVRONNE IMPERIALE^. Du Où riuage inconnu de l'aspre Corélie. Madrigal. plus froid des climats je me sentis brusler Par vn nouueau Soleil que l'vniuers admire. voiles conduisant. le voulus conquérir le riche Diadème . Et cjue celuy des Cieux ne sçauroit égaler. Le flambeau de l'Amour mes le vins pour rendre hommage Mais. E suis ce Prince glorieux I De cjui le bras victorieux A Au terracé l'orgueil d'vn redoutable Empire. la mer sous la glace est toute enseuelie. à l'auguste Ivlie.

En cet état. flattant ma douleur. Me Que conuertit en vne illustre Fleur de I'Empire le il nomma la Covronne.Dont iadfs les Caesars en leur si pompe suprême Eurent le front reluisant. L'Amour mon désastre. De M. Ivlie. Et si ie n'ay place en ton cœur. . accorde ma requeste. Que ie l'aye au moins sur ta teste. Au comble le d'vn succès qui les peuples étonne. Ainsi ie fus Ainsi par prix que cherchoit ma valeur. mort dans champ de Bellonne. mon trépas i'acheuay ma conqueste. et vaincu le Vainqueur des ennemis rencontray vid la du malheur. et. Chapelain. Sois pitoyable à ma langueur.

DE Malleville. Ces Fleurs sont moindres que Il ta gloire. Deux Rojs.— 7 LA COVRONNE IMPERIALE. G. l'on se veut acquitter. BIEN que de la Rose et du Lys mémoire. De M. te On ne peut moins présenter Qu'vne Covronne impériale.#^ •^ . faut vn plus riche ornement Pour récompenser dignement Vne Et si vertu plus que Royale. Madrigal. d'éternelle Facent voir leurs fronts embellis.

QVELQVE le diuersité que le parterre étale. de Scudery.LA COVRONNE IMPERIALE Madrigal. : me treuve sans effroy La Covronne impériale Est seule digne de toy. Tant de Fleurs que la nature Esmaille de sa peinture N'ont rien qu'on doiue estimer. . m'enuironne : Voy l'éclat qui Moy Que seule fais la Covronne tant d'autres ensemble ont peine de former De M.

finisse Et ie crains Rose ne le Par ce qui iadis commencer Narcisse. De M. ALORS Dans L'excès de le languis que ie me voy si belle et si brillante. ce teint dontl'édatfait naistie tant de vœux ma beauté moy-même me tourmente. pour moy-même.LA ROSE Madrigal. qu'aujourd'huy fit et brusle la de mes feux. Habert. abbé de Cerisv. .

Me fait paslir. Le sang d'vne autre aujourd'huy De M. le défait. Seicher d'enuie et languir de tristesse. le n'ay plus rien de ce lustre enflamé sang auoit fait naistre.I o LA ROSE Madrigal. DE Malleville. Que Le de Vénus le vif éclat de ce teint nompareil accuser le Soleil. O sort bizarre! ô le rigoureux effet! Ce qu'a produit sang d'vne Déesse. . 4. DEVANT ce teint d'vn beau sang animé. le ne parois que pour ne plus paroistre .

Mais. beaucoup plus l'honneur de vous seruir Que celuy de régner dans l'Empire de Flore. ASSISE en majesté sur vn Throsne d'épines.I I LA R0SE5. le porte le Sceptre des Fleurs. doucement rauir. De M. le marquis de Montausier. beauté que Et qui l'estime sçais le monde adore. Madrigal. Quand l'Aurore au matin m'arrose de ses pleurs. Qui cèdent à l'éclat de mes grâces diuines. .

COLLETET. la Et sur vostre visage. ^ le suis d'éternelle durée. : beauté prés de vous seroit mal assurée chaleurs de l'esté sort plus le ie ne dure qu'vn jour. De M. dont pouuoir de toute chose ordonne. lieu Mais vn heureux en ce m'enuironne : Le temps. SI Ma Aux vous n'auiez banny l'ardeur démesurée fait Qui du cœur des mortels triompher l'Amour. de vous obtenu la faueur désirée. se Par vos charmes puissans l'ay trouue surmonté. Madrigal. où règne beauté.! 2 LA ROSE. .

QVOY que lamais la Fable nous raconte. Madrigal. quelque de flame à neige C'est de honte que i'ay que le teint de Ivlie le Est estimé plus frais et plus beau que mien. s'allie. . COLLETET. la Reine d'Amathonte ni Ne Si changea ma couleur trait mon ma lustre ancien. De M.— i3 - LA ROSE6.

Ce n'est plus ce dessein qui tient sa teste basse. le marquis de Montausier 'cN-^ . Ivlie. Madrigal. IE consacre. Qu'il estimoit plus beau que celuy du Soleil.LE NARCISSE7. te Luy-mesme des beautez Pour voir dedans Il cède la victoire. baissoit toujours son visage. vn Narcisse à ta gloire. De M. il C'est qu'en te regardant. a honte de voir le Que De faire les Dieux ont eu la pouuoir vne beauté qui sienne surpasse. l'eau son image. Estant iadis touché d'vn amour sans pareil.

. le le trouue trop glorieux. . Qu'on m'accuse. D'auoir en ce dessein plus de témérité Que le ie n'eus iamais de folie Adorant ma propre beauté^ ne puis m'empescher de commettre ce crime. '^^ Ce n'est plus c'est vous que i'ayme. Oyez donc ce discours que ma pasleur exprime. : / Et qui ne s'entend que des yeux Si vous me voyez moi. Madrio-al. De M. le marquis de Montausier. le teint blesme. belle Ivlie. I.— i5 — LE NARCISSES.E suis ce Narcisse fameux tant de larmes. Pour qui Et de qui iadis les Echo répandit appas ne cèdent qu'à vos charmes. Qui viens pour vous offrir mes vœux.

cap.- i6 LE NARCISSE Madrigal. Et pour en euiter Puisqu'il faut coups. De M. deuins vne Fleur. 'PRIS De Berger que Vous que de l'amour de i'estois ie moy-même. que tout ayme. . Faites proffit de le mon les malheur. Habert. Ciel orna d'vne beauté suprême. de l'artillerie. aymez d'autres que vous. E.

Qui n'ont plus désormais Leur éclat m'est suspect. et rien à prendre que vous. (DQ) . : Souuent ce riche don Je sçay que est chèrement vendu si ma beauté ne fut jamais grande. De M. QVAND ie voj vos beaux yeux si brillans et si doux. pour vous i'appréhende. abbé de Cérisy. Habert.- — I LE NARCISSE ^ Madrigal. Et pourtant chacun sçait comme elle m'a perdu.

De M.L'AMARANTHE Madrigal. d'Immortelle! les Roses. i'ay Il le nom n'appartient qu'à moy de couronner Dieux. . DE GOMBAUD. cju'Amaranthe on appelle. suis la Fleur d'Amour. retirez-vous. les IE Et qui viens de Ivlie adorer beaux yeux.

le porte le nom d'ANGELiQVE. adorable Ivlie. RECEVEZ mon Seule que la service. Ah! que Si i'estimeray mon destin glorieux.L'ANGELIQVE. . jugement de tous. Madrigal. Mais ie n'ignore pas qu'au le la suis beaucoup moins que vous. ! vôtre belle main sur vos cheueux m'applique le suis fauorite des Cieux. marquis de Montausier. le De M. nature a fait naistre accomplie.

les ne couronne Anges. la voix publique Me nomme Et le répons par-tout Angeliqve. tant de me donne renom. . ^^ QVAND Il toutes les Fleurs prennent place Sur l'yuoire de vôtre front. De M. mal à ses louanges. Et ne mérite plus Si ie mon nom. faut par raison que ie face Ce que par audace elles font. DE Malleville.20 L'ANGELIQVE Madrigal. si Et certes.

B De Des cœurs lEN que dans l'Empire des Fleurs emporter la 'l'espere Couronne Dessus toutes mes autres sœurs. Mais dessus cheueux reprens ma beauté. qui l'effet. Madrigal.L'OEILLET. Mon éclat se ternit et tes mon ie lustre s'efface. De M. Au moins si la beauté la donne. Deuant ton teint vif et vermeil. le marquis de Montausier. '^^^S^ . plus grand les plus que celuy du la Soleil. gelez fond plus dure glace. Et i'emprunte de toy ce que tu m'as osté.

releue mes vœux. Toutesfois. le nays. En vain t'oppose ses obstacles. sans éclat et sans grâce. . par un arrest de mon jniuste sort.LA FLEVR DE THÎN Madrigal. en vn état heureux. pour moy non moins barbare qu'eux. Embellis ma ma Des Destins montre-toy maîtresse. Tes beaux yeux chaque iour De M. sans grandeur. Metz-moy. malgré leur haine. d'Andilly le filz. SANS beauté. '5. d'attraits remplie le renaistray par eux de tant Que i'auray suiet d'espérer De rendre ta Covronne et ma à gloire accomplie^ Sois donc fauorable laideur. bassesse. La Nature. ô belle Ivlie. de tes doux regards tu daignes m'éclairer. font de plus grans miracles. Incapable d'vn bel effort Pour acquérir l'illustre place Où mon Si ambition m'ose faire aspirer.

Donne-moy place sur ta teste: le lustre de mon teint s'éteint. accorde IvLiE. Madrigal CAVSE de tant de feux. L'éclat des plus beaux Lys Par tout ailleurs ie leur fais honte. Seulement dans ton sein leur blancheur me surmonte. De M. ma requeste.LE lASMIN. . le marquis de Montausilr. source de tant de pleurs. Comme Deuant à toutes ces autres Fleurs.

La CovRONNE qu'on met dessus vos beaux cheueux moy ne peut estre accomplie. E m'offre à vous. . . les On Et ne sçauroit cueillir que parmy fit épines Cette Fleur que Vénus ie naistre de son sang. teint écloses. le marquis de Montausier. le dois entre les Fleurs tenir le premier rang.L'ANEMONE. Tandis qu'elles seront sur vôtre De M. le céderai toujours aux Roses. Madrigal. belle Ivlie. n'en mesle point à mes beautez diuines Mais l'éclat de votre beauté M'accuse de témérité. rMais ne Sans refusez pas mes vœux.

.LA VIOLETTE Madrigal. FRANCHE Mais si d'ambition. le me cache sous Therbe. De M. Modeste en ma couleur. la La plus humble des Fleurs sera plus superbe. séiour. modeste en mon sur vostre front ie me puis voir vn jour. DES Marestz. ^4.

DE Malleville.LA VIOLETTE. Tay l'honneur Qiii naisse d'estre la première te pour couronner. Que si la Rose en son partage Fait gloire de quelque auantage Que le Ciel daigne luy donner. Madrigal. DE Vne tant de Fleurs par qui la France les Peut yeux et l'ame rauir. Elle a tort d'en estre plus fîére. seule ne me deuance Au juste soin de te seruir. De M. C?^ ^ivr ^1^ ^ .

. se fait voir le encor sur mon Roy teint sans pareil. illustre Son Throsne glorieux est mon appuy. Lors que toutes les Fleurs d'vn email précieux Viennent rendre C'est sur à l'enuy ta Covronne embellie. Madrigal. Au temple de Thémis préside auec luy. moy que Revne de tu dois arrester tes l'air ie suis la fleur lait tire beaux yeux. De la Ma Il blancheur de son son origine. MERVEILLE de nos jours. Rauissent dont les charmes vainqueurs les les esprits et régnent dans cœurs. adorable Ivlie.LES LYS. Rare présent du Ciel. diuine. la Et Dieu dont le les loix forment destinée Veut que plus grand qu'éclaire le Soleil Ayt de moy seulement la teste ie couronnée.

Leur plus superbe Nulle autre que éclat n'a point de majesté. De M. le bruit si de ton mérite A me Que En donner ie à toy fortement m'jnuite. d'Andilly. vain toutes les Fleurs. dans leur pompe suprême Se vantent de t'orner d'vn Royal Diadème. fait pour dois espérer que par son bras puissant les S'accompliront bien-tôt célèbres oracles Qui me promettent place au dessus du Croissant. ie t'égale à mon Roy. le Lys sans audace n'aspire : A te rendre vn honneur qui soit digne de toy Elles parent ton front. Mais parmy ces grandeurs. veux de ma gloire enrichir ta beauté. . Puis qu'en te couronnant. et ie t'offre vn Empire.— La valeur de ce Mars Et ie 28 moy des miracles.

de 'Est Et ie couronner si tes cheueux. : i'ay plus de gloire cent ie tire plus d'auantage D'éclatter dessus ton visage Que dessus la teste des Roys. croy. •)-. . le moy de Mais Et nos Roys Diadème éclatte fois. ie ne me flatte. De M. le marquis de Montausiep 3. E plus ardent de tous mes vœux L. Que ie puis aspirer à cet honneur nouueau.29 LES LYS Madrigal. Car par Et par moy ton visage est beau.

t'en faut mettre sur la teste. Madrigal. : ie t'apreste ce qu'on doit aux Lys de ton beau teint. .— So- les LYS '6.Pour en former vne Couronne soit Par qui ton pouuoir C'est l'ornement que dépeint. De M. EÇOY les Lys que ie te donne R: Pour rendre Il . DE Malleville.

. Fit choix de moy seul autres fois. Et ne preten plus d'autre gloire Que celle de vous couronner. Madrigal. DEVANT VOUS je pers blancheur la victoire fît Que ma me donner. requeste. Mais ma Mon Que sort seroit plus glorieux D'estre monté sur vôtre teste d'estre descendu des Cieux. la Comme Pour de la Fleur plus digne faire si vn présent i'obtenois à nos Rojs. Le Ciel. DES De ^L Reaux-Tallemant. par vn honneur insigne.— D I LE LYS.

t-'jr . Martin. certes. main des Anges. les D'auoir fleury dedans Cultiué de la Cieux. De M. Qui me rendent glorieux. y retourner Que de vous pouuoir couronner. Madrigal. 1E puis mettre. entre les louanges si .— 32 — LES LYS. c'est Mais.

Martin. QVE le ne i'ay de gloire à cette fois. ! Que j'ombrage couronnois que Et ces belles tresses les Roys. De M. ie couronne les Déesses.— 33 — LES LYê :. . Madrigal.

VN A Mais si diuin oracle. ô IvLiE adorable. dit autres fois. Toute autre gloire abandonner. C. LES LYS Madrigal. De pouuoir parer vos cheueux. De M. selon mes vœux. le dois. i'obtiens. n'est Car nul honneur comparable A celuy de vous couronner. :8.— 3...f?) . et que ma pompe ma gloire Sur celle du plus grand des Roys Pouuoit emporter la victoire.

35

LES LYS

'^.

Madrigal.

ELLE, ces Lys que

ie

vous donne,

B: 'Auront
De
Que
d'estre

plus d'honneur mille fois

seruir à vôtre

Covronne

couronnez aux armes de nos Rojs.

De M.

DES Maretz.

LA TVLIPE20.

Madrigal.

E fus

vn Berger, autres

fois,

I Qui,
Des

poussé d'vne belle audace.

Alla cueillir dessus Parnasse
lauriers plus

fameux que

les lauriers

des Roys.

Ce généreux
Auec

désir d'vne éternelle gloire

Ne m'empêcha
les Filles

pas de seruir

de Mémoire

Les mortelles beautez qui

me
si

sceurent rauir.

Mais mon âme

fut

volage,

A

tant d'obiets diuers elle rendit

hommage,

Et

les

bergères

si

souuenl.
leurs caresses.

En me reprochant

Se plaignirent que mes promesses Se perdoient parmy
l'air

dessus

l'aile

du vent,

Qu'Amour

37

main puissante

vint d'vne

Me

transformer en cette Fleur,

Qui,

comme

i'eus l'ame inconstante.

Est inconstante en sa couleur.

Miracle de nos iours,

si

mes yeux
le

t'eussent veuë

Avec tous

ces appas

dont

Ciel t'a pourueuë,

Mon
Mais mon
Depuis que

cœur

n'eut point esté léger;

sort

me

console, et pour

ma

gloire ordonne.

i'ay

l'honneur d'embellir

ta

Covronne,

Que mes

viues couleurs ne pourront plus changer.

De M. GoDEAU.

38 LA TVLIPE. mort que De M. la vie. E suis !e plus brillant ouurage les estez. gloire soit suiuie. . Et qui de cent couleurs reléue mes beautez. Arnaud de Corbeville. Covronne. I. Dont Et sur le pinceau de Flore embellit autres Fleurs i'ay le les même auantage Qu'a le feu de tes yeux sur l'éclat qui les autres clartez. Madrigal. D'estre vne fleur de ta A pour moy de si doux appas. La gloire que le Ciel me donne. Mais dans m'enuironne. bien que de ma mort ma Pour mourir d'vn J'ayme mieux la si beau trépas. Que.

AV SOLEIL^" Madrigal. cet heureux sort à ma gloire s'allie. le seray la Reyne des De M. Ajoute l'jmmortalité nompareil dont le ie suis embellie. Fleurs.) . BEL Astre A l'éclat à qui je dois mon estie et ma beauté.— 39 LA TVLIPE. : Empêche que temps n'efface mes couleurs le PourThrosne donne-moy Et si beau front de Ivlie. (Corneille. C.

. le marquis de Montausier. PERMETTEZ-MOY. Madrigal. De M. De mesler mes belle IVLIE.40 — LA TVLIPE NOMMÉE FLAMBOYANTE. viues couleurs A celles de ces rares Fleurs. Dont vôtre teste est embellie: le porte le nom glorieux Qu'on doit donner à vos beaux yeux.

Plus qu'vne plus illustre Fleur Me doit rendre recommandable.ANS la Fable. ®® . le marquis de Montausier. O beauté qu'on doit adorer ! Permettez-moy de vous parer. me puis vanter de posséder ni gloire De descendre du sang d'vn Dieu ni d'vn Roy : Mais la passion véritable Que vous témoigne ma couleur. Et ie m'estimeray cent fois plus glorieuse celle Que dont l'histoire est cent fois plus fameuse. ^K .LA JONQUILLE Madrigal. De M. ni dans l'Histoire Di Je ne Il ne se parle point de la moy .

Madrigal. '4^ r^< iJi^ . de R. De M. (marquis de Rambouillet).L'HYACINTHE23. Le sang que illustre folie A fait naistre vne Fleur qui couronne le Ivlie. Vn destin plus heureux i'ay versé m'accompagne d'vne à la mort. Si ie n'ai possédé ces marques glorieuses. 1E n'ay plus de regret à ces armes fameuses rjniuste refus précipita Dont mon sort . M.

le marquis de Montausier. De M. DEPVis mon changement . û#5^ *^ K^tS^/ . Madrigal. plaisir que i'ai de te parer Efface maintenant la plainte Que mes feuilles portoient empreinte. tout l'Vniuers remarque Que d'vn triste et muet discours le me plains qu'en mes plus beaux l'ai ressenti la jours rigueur de la Parque.- 43 - L'HYACINTHE. Mais Car l'extrême ie cesse de murmurer.

44

-

L'HYACINTHE
Madrigal.

24.

D'vN
Autres

éternel

bon-heur ma disgrâce

est suiuie;

le n'ai plus rien en
fois

moy
fit

qui

marque mon ennuy,
la

vn Soleil
Soleil

me me

perdre

vie;

Mais vn autre

la

rend aujourd'huy.

De M.

C.

(?)

L'ELIOTROPE
OV TOVRNESOL.

Madrigal.

Ace coup,
De
Pour

les

Destins ont exaucé mes

vœux;

Leur bonté

me permet de
Apollon,
ie

parer les cheueux
;

l'jncomparable Ivlie
elle,

t'oublie,

le n'adore plus

que

ses yeux.
fait la

C'est auecque leurs traits

qu'Amour me

guerre;

le quitte le Soleil des Cieux,

Pour suiure celuy de

la terre.

De M.

le

marquis de Montausier.

LE SOVCY.
Madrigal.

S

I

Ton vous donne vn Lys, vn Œillet, vne Rose,
le

vous veux présenter aussy
triste et

Vn
Le

languissant Sovcy
laisse

:

sort

ne

me
vne

autre chose,

le souffre

telle

douleur

De

vous

offrir la

moindre Fleur,

Qu'on

verra dans vôtre

Covronne
ie

Que

ie

deuiens ce que

donne.

De M.

le

marquis de Montausier.

meure. Madrigal. Astre viuant. F AVT-iL donc que la Rose ait sur moy l'auantage D'étaler ses beautez dessus vôtre visage. . dessus ma dernière heure. De M. fois. Pour vn second vne seconde C. ie Vne jalouse ardeur ordonne que Soleil.. Habert. les D'y charmer tous cœurs et d'y donner des loix? Luisez. de l'artillerie. .LE SOVCY.

. Ni ce qui peut flatter les cœurs ambitieux.~ 48 - LE SOVCY. C. qu'aujourd'huy ie vous donne.. de l'artillerie. De M. les Pour ceux que tous jours me donnent vos beaux yeux. Habert. Receuez ce Sovcy. ni Couronne. NE pouuant vous donner ni Sceptre. Madrigal..

Madrigal. QvoY que tu Ce du C'est sois pourueu d'vn éclat nompareil. COLLETET. Soleil qui luit dans les yeux de Ivlie. Cfxi) .49 LE SOVCY AV SOLEIL. n'est pas de ton feu que ie suis embellie. De M. Si ie suis la Fleur du Soleil.

Madrigal.. me le soit rauie. le sçay l'art de suiure ses pas. même trépas. m'importe peu qu'elle Puis-que.Do LE SOVCY^. l'attens vn accident pareil i'ai A Mais il cause que même après enuie . ADis les rigueurs du Soleil I Me coûtèrent la vie. De M. DE SCUDERY. .

Aymer Apollon. MORTELS. SOVS LE . DE Malleville. et sans folie. ou C'est toujours Ivi. Bien qu'vn miracle de cet âge Ait pris mon âme en ses appas . Madrigal. ni volage. c^ oqA» .ie.— Dl LE SOVCY^é. ajmer le Soleil. NOM DE CLYTIE. Chérir cet objet nompareil . ) 1 le puis sans crime. De M. qu'on ne m'accuse pas D'estre jnfidéle.

Mais.52 LE SOVCY. le ne vante point mes appas . I. et l'Image De Et l'Astre étincellant qui ie règne dans les Cieux. incomparable Soleil. Mes riualles ont eu l'audace. SOVS LE NOM DE CLYTIE. Madrigal.E suis l'Amante. puis sans orgueil prétendre l'auantage De parer son front glorieux. le n'exalte point ma naissance. Plus digne de mes vœux que celuy qu'on adore Nulle dans l'Empire de Flore Ne me peut disputer cet honneur sans pareil. Dans leur plus superbe appareil. De t'oser demander ma place. .

que les autres n'ont pas De rayons éclattans ie suis enuironnée . \ . Telle est ma destinée.— Pour conceuoir l'ay ce 53 — : cette espérance. qu'vn Soleil. d'Andilly le filz. vn Soleil Couronner ? De M. cette gloire Que Qui tu ne peux qu'à moy donner : pourroit.

LA PENSEE. la Et que cet heur n'est deu qu'à seule Pensée. De M. . si yeux sur vn obiet rare. Madrigal. Apprenez que mains n'ont pas droit d'y toucher. dont jettez point les le feu vous égare. COLLETET. Vovs Ne qui suiuez l'Amour. : C'est auecque respect qu'il en faut approcher Quoy que de ses les beautez vôtre âme soit blessée.

Et pour toy rien ne m'est resté Que des Sovcys et des Pensées. DE Malleville. la leur. veux vne Gvirlande. pressé de t'offrir le mon deuoir. Les Œillets ont perdu Les Tulipes sont effacées. Ce qui te la fait mériter Empesche que tu ne l'obtiennes : Ton beau teint ne peut supporter les D'autres merueilles que siennes. De M. Par luy la Rose est sans couleur. . Les Lys n'ont plus de pureté . Ta beauté m'oste pouuoir D'accomplir ce qu'il me commande . Madrigal. LORS le que.LES SOVCYS ET LES PENSÉES.

le ne suis point suiette au fragile destin De Et de qui ces belles infortunées qu'elles sont nées. 27. rare présent des Cieux. diuine beauté pour adorer Dont Si ie le Soleil n'est rien qu'vne foible peinture. charmant objet. Qui meurent dès les appas ne durent qu'vn matin Mon sort est plus heureux.LA FLEVR D'ORANGE Madrigal. et le ciel fauorable et la Conserue ma fraîcheur rend plus durable. . Ainsi. Et par ma pureté plus digne de Ivlie. Pour mériter l'honneur de plaire à vos beaux yeux. . ie suis Par mes douces odeurs plus accomplie. DvM'a le viens palais d'emeraude où la riche Nature fait naistre et la régner auecque maiesté. n'ay point l'éclat ni les viues couleurs Qui font l'orgueil des autres Fleurs.

en tous lieux. Mes Et beautez ont de la constance. me i'y traitiez en téméraire . ^Corneille). Bien plus digne de vos cheueux Que Mais les plus belles si Fleurs que Zéphire vous donne. C. l'ose donc me vanter. ma pure vous blancheur marque mon jnnocence. Et Punissez.l'ai la 57 naissance. en tout temps. De moy seule vne riche Couronne. j De Et m'éleuer plus haut que iusqu'à vôtre sein s ma punition sera ma récompense. en vous faire offrant mes vœux. De M. Condamnez ma présomption. pompe de ma le suis en bonne odeur. . mon superbe dessein • Par une seuére défense. Et d'aspirer plus haut que ie ne deurois faire. vous m'accusez de trop d'ambition. consens.

LE SAFFRAN.
Madrigal.

1E

viens m'offrir à vous

pour parer vos cheueux,

Diuin obiet de mille vœux,
Par qui toute ame est enflammée;

La Nature, Mère des Fleurs,

Pour me distinguer de mes sœurs,

De

langues m'a toute formée;
il

Mais, aymable Ivlîe,

le faut

auouër,

le n'en ay pas encore assez pour vous louer.

De M.

le

marquis de Montausier.

LA FLAMBE.
Madrigal.

1E

ne croy pas que ces Gvirlandes,
fait

Dont chacun vous

des offrandes,

Conseruent toutes leurs couleurs;
Si votre bel œil les éclaire,

le m'attens bien de luy voir faire

Des Flambes de

toutes les Fleurs.

De M.

DE Malleville.

6o

LA FLAMBE.
Madrigal.

P
Receuez
C'est
le

ARMY toutes

ces autres Fleurs,
!

cette Flambe, ô Ivlie adorable

viuant portrait des mortelles douleurs

Que
le

cause dans

mon

sein vne playe jncurable;

Pour vous montrer

l'état

de

mon cœur consumé,
!

ne pouuois choisir qu'vn obiet enflammé

De M.

le

marquis de Montausier.

DE Briotte. Ne me soit plus fatal que celuy du Soleil. Que ton feu sans pareil. J'abandonne les Malgré l'Astre Conseruant bois. à tes rares Pour venir rendre hommage Mais ie crains. Mon sort égalera le sort des demy-Dieux. bruslant qui répand les clartez. Madrigal. Ou i'embelliray ta Covronne. Ou. toutes fois. beautez. mourant au feu de tes yeux. en voyant l'éclat qui t'enuironne.LE MVGVET28. De M. quoy que le Ciel ordonne. N'jmporte. . ma fraîcheur sous leurs épaisses ombres. dont les feuillages sombres.

chaste Ivlie. mieux aymé demeurer Fleur. C. Mais. De M. préférant mon sort au leur. cette belle.LA FLEVR DE GRENADE^q. Pour l'jmmortel honneur de parer Et le destin des Roys pour le destin des Dieux. DANS l'Empire Mon père l'ay fameux de Flore et de Pomone. a mille enfans qui portent la Couronne . ! Afin de m'offrir Vierge à O perte fauorable 1 ô change précieux le quitte vne gloire mortelle.r Qi^l^ . Madrigal. dont ie suis la Auec le vif éclat embellie.

ta A la honte du Ciel.— 63 — LA FLEVR DE GRENADE. la lumière Anime mes Et régnant sur l'Olympe en sa vaste carrière. Briotte. Autres fois ie brillay sur la teste Et le riuage à More loix. feu d'vne plus noble vie. méprisant l'éclat embellie. te deuoit vne Couronne. Ma pourpre est l'ornement de l'empire de Flore des Roys. Et viens. Madrigal. le viens par vne belle ardeur. me fait régner sur les Fleurs. De M. acheuer Il grandeur. ie suis Fut suiet mes dont Mais. Et moy ie te la donne. le renonce au Flambeau des Cieux. DE . ô diuine Ivlie! Adorer Pour viure par le tes beaux yeux. D'vN Il pinceau lumineux l'Astre de viues couleurs.

c'est pour auoir aymé. DE Malleville. . SI quelque soin vous tient de vous rendrejmmortelle. le Et de voir vôtre nom par monde semé. Rendez-vous à l'Amour. Si ie fleuris encor. Madrigal. De M.LA FLEVR D'ADONIS 50. ne soyez plus rebelle.

et dans la froideur. Et mon teint. Et qui. ouure la Carrière. . ouurez votre beau sein Père qui vous donna l'estre. le vis pure. à son nouueau retour. .LA PERCE-NEIGE. qui la Neige efFace. Madrigal. sa seule lumière.] Fleurs peintes d'vn riche dessein Que Au le chaud du Soleil fait naistre. F. 'iLLE du bel Astre du jour. Conserue son éclat dans l'extrême rigueur De l'hyver couronné de glace. 6.le nays de Des mois il " ' Alors que sans chaleur. Vous qui sans pudeur aux Zéphirs Souffrez découurir vos richesses. peu chastement. .

Prétendre Couronner cette beauté séuère? Et ne craignez-vous point les cruelles froideurs ? Dont elle sait punir vne ame téméraire N'ayez plus Puis que seule ie cette vanité. Au Throsne pureté.— Ployez sous 66 — Et vous laissant toucher à leurs foibles soupirs. leurs molles caresses. . dois obtenir l'auantage D'orner de son beau chef l'auguste maiesté. Osez-vous. Lors que de tous les cœurs de la elle reçoit l'hommage. peu modestes Fleurs. De M. DE Montmor-Habert.

- 67 - LA PERCE-NEIGEî' Madrigal. me donne blancheur Mais de ton sein. malgré sa fraicheur. . fait ie Me perdre aujourd'huy ne cède pas au Lys. nompareille Ivlie. Sovs vn voile d'argent la Terre enseuelie Me Et. sa La Neige conserue ma me donnant celle son nom. le prix Que De M. DE Briotte. produit. vie.

De M. donneray le repos le Qu'ils dérobbent à tout monde.LE PAVOT. AccoRDEZ-MOY Et si ie le priuilége D'approcher de ce front de nége. DE SCUDERY. suis placé comme que il est à propos) Auprès de ces le leur Soleils le Soleil seconde. . Madrigal.

Ainsi puisse le Ciel vous combler de plaisirs. Reconnoissez vôtre seule dois prétendre à couronner Ivlie. 'oiBLES Fleurs. la Et que vôtre beauté dure autant que mienne ! De M. . Placez-moi dessus vos cheueux. folie. l'aspire à cet honneur. DE SCUDERY.Ne Moy donne jamais qu'vn matin. Digne objet des plus dignes vœux.L'IMMORTELLE Madrigal. Faire que tout succède à vos justes désirs. 32. à qui le destin F. faites que ie l'obtienne.

DONNEz-MOY Des VOS couleurs. Ne vous vantez donc point d'estre ajmables ne peut ni belles. C. 35. ni les ardeurs.donnez-moy vos odeurs contraires saisons le froid. On nommer beau les ce qu'efface le Temps. . Iasmins. Ne respectent que les Couronnes Que l'on compose de mes Fleurs. : Œillets. Pour couronner beautez éternelles. Et pour rendre leurs jeux contens. Roses. mais frêles appas. Souffrez que l'en sois embellie Et si ie leur fais part de mon éternité. De M.L'IMMORTELLE BLANCHE Madrigal. Il ne faut point estre mortelles. . le les rendray pareils aux appas de Ivlie. Tulipes. Corneille). Et dignes de parer sa diuine beauté. Anémones. Si vous voulez affranchir du trépas Vos brillans.

trouue au même point.LE MELEAGREÎ4.O que Dieux! Mon destin est beau ! ! La glorieuse le folie superbe tombeau! le suis Fleur. <^ . Madrigal. Car un feu secret me consomme. E vay finir pour Ivlie : I. et fus jadis Mon sort vne autre fois se Homme. De M. DE SCUDERY. Qui me brusle et ne paroist point.

-^vP^ip .

MADRIGAUX DESTINES A LA GUIRLANDE DE JULIE .

.

et l'idée de la Guirlande fut au moins conçue^ '. dans son remarquable ouvrage Montau- . imprimés en 16 36. selon nous. par conséquent moins sou- I. dont les Muses françoises couronnèrent à l'envie l'illustre Julie. aux Madrigaux de Scudéry. fleurs qui Nicolas Petit.AVERTISSEMENT // avoir cueilli sur belles le Parnasse toutes les plus composoient cette fameuse Guirlande. avec un très-intéressant Advertissement. dans le courant de l'année 1682 et Plus guerrier que poëie. M. Voyez la note que nous donnons plus loin. Amédée Roux. Vie de Montausier. E baron de Sainte-Maure s'occupait depuis la longtemps de composition de sa Couronne se poétique^ avant que Jarry ne mit à l'œuvre.

honteux orner le confus de ne pas front de Julie. si fut de beaucoup augmentée M. Or. et que cette dernière dut s'en apercevoir. l'amant discret de d'Angennes. et nombre pauvres et madrigaux durent rester à la porte. forcé de ré- choisir. Didier. C'est dans l'hiver i63i-i632 que cette présentation eut lieu (affirme M. Tallemant nous apprend que le baron de Sainte-Maure fut amoureux. .-76vent à Paris qu'au delà Julie du Khin . Le Dignus intrare ne toutes les fut donc pas prononcé pour de fleurs. jésuite. 1860I. dans le sier. ne pouvant donner à son œuvre que ses rares les moments de l'illustre loisir^ dut convier par avance tous poètes à galanterie qu'il a su perpétuer. n'est-ce pas l'époque des grandes guerres et de la mort du héros. dès qu'il la vit de Julie d'Angennes.) . n'eut fait l'anthologie manuscrite que nous imprimons. A. et Les poètes de l'époque étaient inconstants. Les fleurs affluèrent en gerbes. qui porte présentation des deux de Rambouillet en 1634. historiette de Montauzier. d'être briguant l'honneur certes. relève une erla reur du père Petit. sa vie et son temps (Paris. se nouées à la Guirlande ^ qui. Montausier à l'hôtel Roux). . par un curieux rapprochement qui vient fortifier notre assertion sur la date où fut conçue la Guirlande. de Montausier. c'est-à-dire i63i et i632? (Voyez Tallemant des Réaux. « car dès le temps du Roy de Suède il avoit commencé à travailler à la Guirlande » Le temps du Roi de Suède.

— monde précieux qui madrigal ne pouvait rester // — le fréquentait Bureau d'esprit. sept les ajoutons à notre inédits. depuis trop de temps vagabonds. L. 2^ édition). Nous ne saurions. déposèrent différents recueils intacts leurs madrigaux rejetés de la Guir- lande comme un honimage dévoué que nous devons respecter. Ch. . contraste. nouvelle édition madrigaux . dans la parfaite sérieuse édition qu'il a donnée de la Guirles lande '. et M. a déjà restitué à leur véritable place et ano- nymes du manuscrit de Conrart ville les pièces de Malle- qui ne figurent pas dans le texte original. 1870. I . fleurs serait donc plausible qu'une partie des destinées à la primitivement et Guirlande. il un longtemps inoccupé. des fidèles Par un heureux comme Malleville les et Scudéry. légèrement retouchées fussent passées far- dées par les la suite. jusqu'alors conservés dans poésies de Scudéry. comme simples bluettes dans mains de beautés inconnues. des madrigaliers modestes comme anodans nymes du manuscrit de Conrart. Didier. Livet. et Nous suivons cette excellente voie. Appendice à la savante étude des Précieux et Précieuses (Paris. à la suite de notre réimpressionj refuser l'hospitalité à ces courageux madrigaux.

. la belle Julie leur tribut d'estime et d'admi- O.En ramassant dehors de la 7» les en quelque sorte fleurs et tombées en Guirlande manuscrite. U. en les groupant de nouveau^ nous faisons plus qu'une restitution. nous adhérons pieusement aux vœux des poètes qui voulurent payer à ration.

Object dont la gloire m'estonne Adjouste à tant de Ceste belles fleurs je te Flambe que donne. 145. . Belles-lettres. qui se trouve dans un des volumes manuscrits de Conrart. (Manuscrit petit in-P. :. pages 1087 et suivantes. M. Mélanges de vers et prose.MADRIGAUX INEDITS COMPOSES POUR LA GUIRLANDE MANUSCRIT DE CONRART' SUR LA FLAMBE GUSTAVE A JULIE DIVINE cause de mes pleurs. indépendant des deux collections bien connues de l'Arsenal. d'ailleurs très-incomplète. A. B. destinés à la Guirlande de Julie nous sont fournis par une copie. J.) Les madrigaux de ce manuscrit ne portaient pas primitivement de noms d'auteurs. Ces madrigaux inédits.

La Flambe Vest dessus la terre. . Ce texte est scrupuleusement conforme à l'orthographe du SoL'LiÉ a restitué sa dressé une manuscrit. tu seras Je ne mets que sur tes Cheveux Ce que Il tu mets dedans mon âme. La Flambe qui te va trouver Est un feu qui tend à sa sphère. Jette ton regard curieux Sur les merveilles qu'elle enserre. . Tous les madrigaux que nous donnons ici sont anonymes et ne figurent pas dans le manuscrit original.Tes yeux peuvent bien approuver Ce présent d'un^cœur tributaire . Ou Ou sois favorable à mes vœux digne de blasme . faut que son feu nompareil Cherche un object à qui tout cède Et que ce qui vient du Soleil le Un autre Soleil possède. Ce qu'est Iris dedans les deux . A peine luit-elle en ces lieux Oii l'amour veut que je l'envoyé paternité connue à chaque madrigal. et a nomenclature des pièces qui manquent à cette version manuscrite.

A l'esclat du feu véhément ^ Dont toutes ses feuilles sont pleines Tu pourras juger aysement Celuy qui brusle dans mes veynes. paroissant devant Elle s'espanouit de joye. Ces feuilles qui dans ce beau lieu N^ont rien que de vif et de rare. Sont autant de langues de feu Par qui mon amour Je ne puis en la vive se déclare. . L'Arc^en-Ciel n'a point de couleur Que Que le le Soleil rende si belle lustre de cette fleur tes Quand yeux rayonnent sur elle. tes yeux Tes yeux en cest heureux séjour Raniment sa grâce première Et c'est moins de l'Astre du jour tient sa Que d'eux qu'elle lumière.Que. ardeur Que me cause ta renommée l'estat Exprimer de mon cœur Que par une chose enflammée.

dans l'ignorance Du mes changemens. Belle troupe de mes Amans. 2.Certes. 00 du manuscrit. ANONYME. I . Pour adoucir mon amertume. mon courage est atteint D'autant de peines violentes Que l'émail dont elle se peint Brille de couleurs différentes. Je cherche à me rendre embellie D'un si grand nombre de couleurs Qu'il ne faille que de mes fleurs Pour la Guirlande de Julie. I 1097 du manuscrit. Face l'Astre qui luit aux Koys. 1. p. P. Que la Flambe que tu reçois Passe en ton cœur et te consume ' / ANONYME LA TULIPE- CURiEux Ne vivez plus suject de Enfants d'espérance.

surmonter Vesclat de leurs couleurs. Jamais une fontaine en son P. vent des Zephirs. la On Et la prendroit pour Déesse Flore. LE NARCISSE POUR LA GUIRLANDE DE JULIE 2 LORSQUE Et la Nymphe Echo de le fut réduiite en servage . 2. Mais non. Flore s'esmeut au doux celle-cy résiste au vent de noz souspirs. ressentit lestraicts elle ma vaine beauté. P. 1102 du manuscrit. iio3 du manuscrit. Si de Julie J'eusse eust eu visage. banny de moy l'insensibilité. . ANONYME.— 83 — EN FAVEUR DE LA GUYRLANDE DE JULIE MADRIGAL ' Quell' A Et son teint est cette beauté que tout le monde adorée voir son front orne de tant de vives fleurs. cristal mobile 1.

soit mien surmonté. autre plus divin m'eust pris auparavant la Nymphe eust trouvé ma conqueste facile. Je ne serais pas fleur. mais. Je suis soubz ton Enipire au comble de la gloire. P. ANONYME. 6 doux changement Mémorable destin d'un bienheureux Amant! Agréable Je triomphe en folie et ! ma perte deviens glorieux De pouvoir vivre ainsy jusqu'au temps de Julie. . 1 104 du manuscrit. et D'embellir sa Guirlande de plaire à ses yeux. L'ŒILLET A JULIE' LA blancheur par que Et.— Ne Un Et m'eust charmé les «4 — yeux d'un object décevant. Et j'emprunte de toy ma plus grande beauté. I . ANONYME. bien de ta main m'est un ton teint le trosne d'yvoire.

Ma pourpre. P. LA ROSE A JULIE ^ PAR la loy d'un nouveau Destin. 1 2. qui jadis ne vivoit qu'un matin. P. Conserve son esclat dans ta riche Guirlande. 8 . II 08 du manuscrit. Allusion . 1. la chérir. Et vous aymez surtout la céleste ANONYME. Angélique -Claire d'Angennes (mariée à François-Adhémar de Monteil comte de Grignan morte le 22 décembre 1664^ 3. 106 du raanusciit. . D'un Amour non commun a daigne A ce que vous aymez ses dons il communique Angélique 2. Le Ciel qui cognoissoit quelle vous devoit plaire. à la sœur de Julie.Pour composer Vous sera Couronne^ Celle que je vous viens offrir la plus chère.— 85 — L'ANGELIQJJE' >E tant de fleurs que l'on vous cette donne D.

1108 du ^ manuscrit. 1. ANONYME. Et croit recevoir un affront le Me De celle voyant couronner le front dont cœur se rit de sa vuissance. P. Les ?) Dieux. 2. ANONYME. LA ROSE' VÉNUS qui veoid les Cieux^. du beau sang de c'est Mais une grâce plus grande le De conserver que de donner jour.— Je naquis 86 la — Mère d'Amour . Se repent que son sang m'ayt donné la naissance. ainsi que les Mortelz. Implorer sa clémence au pied de ses autelz. .

car les sort de Narcisse Est d'aymer objets dont il ne peut jouir. LORS que d'un Garçon je devins une Fleur. 1 I 2. A 1. 09 du manuscrit. mère de 1109 du manuscrit.LE NARCISSEï lEN n'est esgal à ma douleur R: Aux Mais je suis . 3. ses J'ayme flammes de yeux je me le laisse esblouyr sans espoir.Bien que je ne sois qu'une feur^ la fille d'Artenice-. Arthénice est pour Julie. L'HYACINTHE. P. Le Dieu qui me perdoit voulut que sa douleur Dessus nies feuilles fût tracée. M™^ P. ANONYME. . Mais te couronnant aujourd'huy. l'anagramme célèbre que Malherbe composa de Rambouillet [Catherine de Vivonne).

qui paraît deux dans der- comme correctif à je Je gaigne plus de toy que ne perds de lui. Le litre de cette pièce a été écrit de le la main fois même le de Conrart. .Qu'on ne s'estonne point de la veoir effacée '. Je gaigne plus en toy que je ne perds en luy ANONYME. I . mot en. ainsi que nier vers.

PIECES CONSERVÉES DANS LES POÉSIES DE MALLEVILLE Sous le titre Madrigaux. Un plus admirable flambeau. Un Astre plus doux et plus beau folie. . LE SOUS LE SOUCY NOM DE CLYTIE AU SOLEIL . Me vient guérir de ma J'adore son feu nompareil. PERFIDE Amant Que je te déclare nion cœur n'est plus ton captif C^est trop chercher un fugitif Et trop reclamer un barbare.

hommage et m'acquitte d'un vau. Je seiche je luy au feu des yeux d'une rend belle homicide. je languis. ^^Également dans rin-12. 1649. rougit seulemenl De dépit et de honte-. 111-4°. 264. Paris. Courbé.— Que dans les 90 — Soleil Et ne cognois plus de beaux yeux de Julie SUR LA FLEUR DE GRENADE MOY Mon Et qui pouvais passer pour la Keyne et je des Fleurs^ Je seiche. P- 268. chez Nicolas 1659. Poésies de Malleville.) Poésies. dont l'esclat me surmonte. . je flestris meurs Quand je teint voy ces beaux yeux. Bessin. chez Augustin p. 1649. 2. à Paris. m'estre perdu dans une onde perfide. LE NARCISSE APRES Quand 1. n'a plus ce feu qui brilloit vivement il s*il rougit encore.

1649.O Destin f qui 91 — seconde! me fais cette injure N'estoit-ce pas assez d'avoir pery par l'onde Sans périr par le feu ? LA FLEUR D'ADONIS JE Que Est si suis si fragile en je mon estre ne puis longtemps fleurir . 268. de la tempeste 2 ? 1. . 2. p. p. les Le vent qui Koses fait naistre fort qu'il nie fait mourir. 269. 1649. Je dépens du moindre Zephyre. monient qu'il souspire terre et ne vis plus : Et dès Je le tombe à Mais si je suis sur vostre testc^ Ne seray-je pas au-dessus et Et des vents Poésies j Poésies.

les ou Fables qui s'en voyent. La Guirlande ayant été mise au jour en 1 641. i636).FLEURS INEDITES DE DESTINEES A LA M DE SCUDÉRY LA PRINCESSE IVLIE GVIRLANDE DE ADVERTISSEMENT Tovs à qui les bons esprits de la Cour. c'est l'année même de sa publication. Courbé. nature. son ami. deScudéry à M''^ de Rambouillet (Paris. les où je n'ay pas le droict de monter leur comme — I. Ce qui donne une grande valeur à ce document. leur couleur. dédié par M. i636. Pareux. Scudéry fut présenté à l'hôtel de Rambouillet.] Ce curieux la suite vent à . A. pour y contribuer quelque chose^ j'ay voulu cueillir ces fleurs au pied du nasse. ayans tra- uaillé à la l'offre Guirlande de cette excellente personne ce liure. . m'ont fourny pensées sur avertiâsement et les madrigaux suivants se troudu Vassal généreux poëme tragi-comique. mort quelque temps après. Leur forme. i . vers i63 par le poëte Chandeville. il en résulterait que les madrigaux étaient achevés depuis fort longtemps lorsque Jarry se mit à l'œuvre.

l'orthographe de l'édition de Courbé. et font pas partie du texte original.-93 ce sujet. Que fouleront les pas de I. I le reste aux termes du devoir Jugeant que vous voulez avoir De Et suffira pour plus hautes pensées. Nous avons suivi textuellement. De Scvdery. et je croj que c'estoit ainsy que je le deuois traitter : Sois en iuge comme du reste de mes cu- rages. LA PENSEE 'estein mes famés insensées. moy de parer et chemin [Sans pleurs sans melancholie) la belle Ivlie. . pour ces sept madrigaux. Je cède vostre front à l'orgueil du lasmin le . ni des éditions de la Guir- lande données jusqu'alors. Suivent douze fleurs destinées à la Guirlande de Julie lesquelles les sept j parmi qui ne madrigaux que nous publions '.

Que ma Et feuille se seiche et tombe sous vos pas^ quon chasse de l'air ^ ainsi que du parterre. [Afin de vanger vos appas L'Iris du Ciel et de la terre. auprès d'un ail le si dous^ Et dont pouvoir est extrême.— 94 L'IRIS SICelle Que le l'approche de vous avec le moindre orgueil qui me nourrit devienne mon cercueil^ froid Aquilon me déclare la guerre. le suis plus ampureux de vous fus de Que ie ne le moy-mesme. LA ROSE L E bel œil qui me surmonta. dompte Ne voit rien qu'il ne . LE NARCISSE E NFIN ie le confesse.

. me Mes larmes vous plairont. De I . l'eau de Nasse et de l'eau d'Ange. LA FLEVR D^ORANGE SI pour vous couronner on me Souffrez qu'en pleurs ie croit inutile.Et celle qui m'ensanglanta. : En auront par qui plairont beaucoup mieux Ainsy nous ferons un meslange. avant que de livrer Guirlande au célèbre calligraphe Jarry. despit et de Rougira comme moy de home LE SOVCY ie SIl'auray parmy tant de fleurs. de Montausier dut opérer. pitié. puis estre choisie-^ et bien de l'amour vos de la jalousie : Mais pour rendre maux et les les miens adoucis Escartez loing de vous tous autres Soucis. Ce premier tri vers du Soucy vient corroborer notre opinion sur sa le que M. et peut estre vos yeux. distile.

- 96 - L'OEILLET DIVIN Il ohject tousjours vainqueur. . ie faut que t'approche. il faut que ie te cueilles Deusse-ie ressentir plus de pointes au cœur Qu'on n'en voit à mes feuilles.

chap. fut métamorphosé en la fleur à laquelle cet événe2.NOTES ET VARIANTES SUR LES FLEURS DE LA GUIRLANDE DE JULIE — Dans commencent marge. XLIV) . — Nous ne poussons î. Gustave-Adolphe. Chapelain suppose que ce héros ayant voulu conquérir une couronne impériale pour l'offrir à son admiratrice. Julie professait la plus grande admiration pour le roi de Suède. alors si inséré dans le Huétiana 'page io5. fut Couronne Impériale. de Chapelain. qu'il gagna. tué à la bataille de Lutzen. La Couronne Impériale. Voiture. comme l'un des plus beaux madrigaux de la Guirlande. tous les vers. à de quelque égale nombre la de syllabes qu'ils soient. distance de pas le scrupule jusqu'à reproduire dans notre édition cet arrangement disgracieux. Zéphire à Julie est seul madrigal du marquis de Mon- tausier qui ne soit pas signé dans l'original. et ouvrier nomme Chapelain père de \zPucelle fameux. fut regardée. et ce madrigal. dans ses Lettres. à Rambouillet. l'original. tout au plus le admissible dans un manuscrit. — l'hôtel de — ment fît donner de la le nom de Couronne Impériale.

subit la variante de trouve dans les éditions Nodier^ Didot. bien qu'un des lors le violents défenseurs Pucelle. de page 1087. . Où mer sous la glace est toute ensevelie.. — : Au second vers de ce madrigal. vénérable évéque d'Avranches.. » 4. bibl. Le Recueil de Conrart l'Arsenal). et dans les œuvres de Scudéry. eût peut-être répondu que le « flambeau de l'Amour. — . Je vins pour rendre hommage à l'auguste Julie. était assez incandescent pour fondre toute la glace de l'asp. Belles-Lettres 145. dans le texte original et dans la copie de Maurepas. : « Je n'ay plus rien de ce lustre enflammé de Vénus le Que sang avait la fait naistre. qui que nous le donnons. fait : de Chapelain de l'apparition de contre sens remarquer avec justesse des vers suivants <c Du la rivage inconnu de l'aspre Corélie. sur une s'écrie le prélat. le 9« plus la . image Voiture fit ont fait sortir Rose d'une piqûre de en gracie'âse. » Comment. — Les derniers vers de la Rose. pour se justifier. . des vaisseaux pouvaient-ils avancer mer toute ensevelie sous la glace? L'honnête Chapelain. mais fable peu consacrée. : Corélie ! w in-f°. donne ce madrigal avec le sous-titre A la Princesse Julie. le mot treuve. Le flambeau de l'Amour mes voiles conduisant. également une de Rambouillet. qui conduisait les voiles de Gustave-Adolphe. qui est écrit ainsi portent « Je me trouve sans effroy. L'orthographe de ce manuscrit est de beaucoup plus surannée que celle de l'original. de M. : 3. de Montausier.Huet. métamorphose prose de la Rose pour M^ 5. Quelques auteurs Vénus. r.

et au sixième vers Il baissoit toujours son visage. : jadis estant au lieu de estant jadis. — Le : manuscrit de Conrart. 8. Il faut attribuer à une faute d'impression ce non-sens et ce vers faux. page le iio5. — La version manuscrite de Conrart donne ces légères variantes à ce premier madrigal du Narcisse : au troisième vers. le soleil . madrigal continue Je viens pour vous offrir mes vaux. . c'est vous que j'ayme. de M. donne cette énorme ainsi variante après le troisième vers. Escoutez ce discours que ma pasleur exprime : Vous pour qui souffrent mille amans Un nombre Si vous infini de tourments. Ce n'est plus moy. — Le même Recueil de Sercy : fait débuter ainsi la Seconde Rose. 7. « J'estime de régner dans l'empire de Flore. le teint me voyez blesme. . Jamais Roy ne d'Aniaronte. Unique beauté que j'estime. « Colletet Quoyque la la fable nous raconte » etc. Qu'il estimoit plus beau que au lieu de : Qu'il estimoit plus beau que celui du soleil.— se 99 le — recueil de Sercy. 6. qui termine trouvent très-maltraités dans ainsi ce madrigal : « Mais beauté que celuy le monde adore.

Au « sujet de celui-ci. à l'immortalité de Vamarante. A drigaux de cet auteur : M. L'allusion qu'il fait dans son quatrain. aimez d'autres que vous. C'est par cap. le Narcisse. Homère nous apprend qu'aux funérailles d'Achille. ainsi titre de capitaine. Jean Ogier de Combaud est auteur d'une pastorale 11. . dans une ode à Henri IV {Sur l'heureux succès du voyage de Sedan) : « La louange dans mes vers. C. — puyée par toute l'antiquité. Habert était commissaire et non capitaine de l'artillerie. Habert : variante pour Et pour éviter son courroux. » L'amarante d'or était le prix de l'ode dans les jeux floraux. subsiste dans suite la d'une faute de correcteur que signature de ce madrigal. textes : de Didot et Nodier portent cette variante au dernier vers sçait toutefois Chacun comme elle m'a perdu. également nommée Amaranf/ie (in-8 lôSi). place le Narcisse de l'abbé de Cerisy auparavant. D'amarante couronnée. Ch. du commissaire de l'artillerie est placé ainsi que nous le donnons. mot Dans la copie manuscrite de Maurepas. que l'a fait M. L. ainsi que le manuscrit original et le recueil de Maurepas. au les contraire. la fin — Le Recueil de Sercy nous du Narcisse de M.I oo fournil cette 9. de l'artillerie. Nous signons donc. Livet cette grosse erreur. cet Habert auquel les éditions Didot et Nodier nous rectifions. N'aura sa fin terminée Qu'en celle de l'Univers. 10. les Thessaliens étaient couronnés d'amarafifes. le Nota. Julie. les mapropos de décernent à tort le . et Malherbe dit. L'édition — Nodier. Habert. est ap.

ne se trouve pas madrigaux (Paris. du père N. porte: « Anonyme ». 1649). C. la Violette il n'a jamais été attribué qu'à Desmarest -dans l'original . nous faisons cette remarque d'après l'abbé Rive. la » Cette variante est intéressante. Courbé. de Malleville. » 17. Petit. — Ce : fameux madrigal de . . la Dans les poésies de : Malleville (1649). est signé avec cette orthographe signé : M. De la suite L'édition de 1729. Des Marestz dans de la la copie de Maurepas. — Cette pièce est seulement signée des initiales 9- M. i5. — L'Angélique. ^^ ^^^^ ^^^ d'autant plus curieux que c'est le seul madrigal de ce poëte qui dans ses manque à l'appel dans ses poésies imprimées. dont « on n'a pas encore mention jusqu'ici » Fleur sans ambition. .lOI 12. A. — Le mot THIN est ainsi écrit dans le manuscrit original 1 3. » 16. 14. et donne fait cette très-intéres: sante variante. — Au — troisième vers du Lys de M. à vie de Montausier . 18. Le manuscrit de Maurepas donne à ce madrigal suivant : le début « Que j'ay d'honneur à cette fois. de M. ^' ^^ trouve variante suivante « Reçoy les lys que je te donne Pour en former une couronne Par qui de ta beauté le lustre soit dépeint. je me cache sous l'herbe. particule négative la : copie de Maurepas donne. car assez fidèlement le copie de Maurepas suit texte original. en supprimant « Et je crois si je me flatte. la de Montausier.

— Ce dernier madrigal sur les Lys est signé Desmaretz dans le recueil manuscrit de Maurepas. car. Granet. 1810. et dans la Bibliographie Cornélienne. qu'ils attribuent à Corneille. page 401. et tome XVIII. Taschereau. Recueil de Sercy. la — La Le Tulipe signée M. ne garde de Conrart que le silence prudent et signe « M. Fontaine. dans son Histoire de la vie et des ouvrages de Corneille (Paris. page 444) met à l'actif : de Conrart quelques-uns des madrigaux de est-ce là la Guirlande. Didot et de Nodier signent est vrai que l'abbé Goujet. les textes imprimés de <( Conrart ». les éditeurs attachent une assez grande impor- sa Botanique historique tance à ces trois madrigaux. 91). plus circonspect. a inséré dans son édition 'Paris. la page 198 et suivantes. Gissey. dans sa Bibliothèque Françoise Il '^lome XVII. qui vient de paraitre Paris. de neille >» dans le Recueil de Sercy. p. 20. M. C. Mais une autorité suffisante? L'éditeur de 1729. de M. éditeur des œuvres diverses du grand tragique. ils ont dressé fort consciencieusement . de Vence. par : « Julie si je t'eusse vue ». 1875). C. si : dans l'original et dans copie de Maurepas. i85 5. est une des trois pièces attribuées à Cor- neille. que la Cordans Paris. avare cependant de signatures Corneille ». et littéraire — même signées « Madame de Genlis. : la version manu- de Conrart remplace ce vers « Miracle de nos jours si mes yeux t'eussent vue » . page 3 18). C. revendique pour l'auteur du Cid les six pièces signées « M. 1738. signe ce madrigal «. donne également à Corneille la paternité de ces trois madrigaux. in-12'^ la Tulipe. Jannet. L'édition de 1729 le porte anonyme. » •» 19. scrite — Dans la Tulipe.102 dans l'original et la copie de Maurepas. sans motifs connus. ainsi Fleur d'Orange et Vlnimortelle blanche. 21. et l'abbé intégrales.

généralement attribué. on y voit un madrigal de sa façon. Il n'y eut pas jusqu'à le marquis de Rambouillet qui n'en fist. . signent a des Bergeries n'est aucunement Tallemant « l'auteur de ce madrigal. C.— liste io3 — la des trois manuscrits et des différentes éditions de Guir- lande de Julie. cette variante ft Dont mon juste repos précipita mon sort ». . dit-il . de R. père de Julie. et Nodier signent : « Conrart ». M. — La M™^ Jonquille était une fleur rarissime et très-chère en fête. au lieu de : — « Dont : l'injuste refus précipita mon sort > . la copie de Maurepas : et l'édition de 172Q. ennemis des « M. au marquis de Rambouillet. mais il trouve dans celle de 1784. » portent «. le M. — la page 1094 de la version manuscrite de Conrart. 2 5. le manuscrit de Maurepas et l'édition de 1729. Les éditions Didot 2 2. dans l'original. — k M. de Sévigné. raconte. Dans l'original. Conrart. qu'on y avait prodigué les 1641. au deuxième vers de ce madrigal. » — Le poète initiales.\ 26. M. Le Recueil de Sercy. pour appuyer notre assertion : Elle remercia. est là. — Ce se madrigal n'est pas inséré dans l'édition de 1729. et avec raison.en parlant de Julie d'Angennesi. en parlant d'une superbe comme une jonquilles. chose extraordinaire. » Tallemant (historiette de Montauzier). » ce sixain parait signé des initiales « de M. le marquis de Racan. donne. Ce quatrain de VHyacinthe est signé 24. — Les textes de Didot tort : et de Nodier. du reste. logiques dans leurs hypothèses. 2 3. : — : > Les éditions Nodier et Didot. tous ceux qui avoient fait des vers pour elle.

Nous adoptons l'orthographe du Recueil de Maurepas. le — Le manuscrit de Maurepas écrit ainsi : pseudonyme : du marquis de Pomponne « M. Conrart ». ce madrigal conforme à l'original. 1649) pour les deux derniers vers : « Aymer la divine Julie le N'est-ce pas aymer 27. Sercy la signe en toutes lettres « Corneille » dans son Recueil. — Au le sujet de cette : on avait donné cette devise à la reine Anne d'Autriche Mon prix n'est pas dans ma Une grenade. le même avec la variante de Malleville que nous venons de citer. Le texte donne cette autre variante imprimé des poésies de Malleville (Courbé. ne porte dans l'original et Recueil de Sercy que fleur. . ». de Maurepas et et signent de « M. la — copie C. appas ». et l'abbé Granet l'inséra dans son édition des œuvres diverses de ce poëte. avec ces mots : couronne. lande. les initiales M. les — Ce de madrigal. Soleil? » La Fleur d'Orange est la seconde fleur de la Guirqu'on attribue à Corneille. L'original. page 1097. signé avec constance « Conrart » dans textes Didot et Nodier.— variante : 104 — cette nous trouvons. conséquents dans leur erreur. C. Briote ». page 1095. — « Dans les poésies de Malleville (1649. au quatrième vers de ce huitain. et. P* ^^9)» ^^ : madrigal subit cette variante au second vers Et de voir votre nom sur la terre estimé. Les textes : Didot l'édition de 1729 Nodier. « « M. L'édition Livet M. 30. 29. petite Au Il lieu : de : " Ait pris « mon àme y a Ayt pris âme en ses en ses appas ». signent 28. de Briotte ». » Le manuscrit de Conrart donne.

adorable Julie. Conrart signature que donnent 34. Vlmmortelle blanche est le troisième madrigal signé pour lequel le Recueil de Sercy ait donne. éditions Didot et Nodier. Avec la Tulipe et la Fleur d'Orange.) Cé4^ .— 3 1 . la copie « manuscrite C. — Ce madrigal. dans les poésies de Scudéry. !05 — : Genlis. dans sa Botanique historique et litté1810. à la suite (Paris. : : — M""^ de « Mais fait celle de ton sein. s'exprime ainsi sur ce madrigal « Le Perce-Neige fut encore une fleur de la guirlande de » Julie Benserade en fit les vers que voici Suit le madrigal avec cette curieuse variante qu'il nous procure pour les derniers vers raire (Paris. « . 3 3. — Vlmmortelle devient l'Amarante au drigal. — <( M. qui est le dernier du volume. . 82. avec sa puissante autorité. i6 36\ Nous devions signaler cette synonymie. la signature de « Corneille ». occupe dans le manuscrit original le feuillet 95. page 189). laissons à et titre de ce madu Vassal généreux Courbé. C. être M°^^ de Genlis la responsabilité de son affirnous ne chercherons pas comment Benserade pourrait auteur d'un madrigal signé « de Briotte » dans l'original. de Maurepas est la et l'édition de 1729 signent les M. (Les feuillets ne sont paginés qu'au recto. Me perdre aux yeux éblouis La gloire désormais ternie Que je ne cédois pas aux lys. il fait partie des œuvres diverses de notre grand poëte. publiées par l'abbé Granet. » Nous mation. » L'original .

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27 ANDILLY (M. dont charmes vainqueurs filz. 61 63 67 CHAPELAIN (M. . Sous un voile d'argent la terre ensevelie . sans grandeur. . D'un pinceau lumineux l'Astre de la lumière. . d'). Je suis d') le Sans beauté. . . sans et l'Amante et l'Image. . 5 .). les Merveille de nos jours.TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS AVEC L INDICATION DU PREMIER VERS DE LEURS MADRIGAUX Pages ANDILLY (M. . éclat et sans grâce 22 52 BRIOTTE (IvîTàe). . . Je suis ce Prince glorieux. J'abandonne les bois dont les feuillages sombres. .

). appelle. de). 38 DES MARESTZ ^M.. g 17 Quand je voy vos beaux yeux brillans et si doux. 56 62 Donnez-moi vos couleurs. d'Amour qu'Amarante on 18 HABERT Alors que je [M. 84 Bel Astre à qui je dois mon estre et ma beauté j^Corneille^. Du palais d'émeraude. Un C. HABERT Epris de l'Amour de Faut-il (M. Franche d'ambition.. . ces Lys que je vous donne l" herbe . 16 donc que ia Rose ait sur moi l'avantage Ne pouvant vous donner ni Sceptre ni Couronne.). moy-méme. Quoy que Quoique vous n'aviez banny l'ardeur démesurée. [Corneille]. . 2 5 3 5 GODEAU (M. . Tulipes. . Je fus un Berger autrefois 36 GOMBAUD Je suis la fleur (M. où la riche Nature [Corneillel. 70 CORBEVILLE (Arnaud Je suis le plus brillant ouvrage . . Dans l'Empire fameux de Flore et de Pomone D'un éternel 44 . . ^?i. i 3 pourveu d'un Vous qui suivez l'Amour dont éclat nompareil. 3 9 bonheur ma disgrâce est suivie. . abbé de Cérisy.). commissaire de l'artillerie. le 49 54 feu vous égare M.'j. je me cache sous Belle. divin oracle autresfois. . Anémones de). . . .). . 47 48 . . ..lOO — Pages 12 COLLETET Si (M.. la Fable nous raconte tu sois . si me voy belle et si brillante si .

Fille du bel Astre du jour 10 6 5 . Si quelque soin vous tient de vous rendre immortelle. 40 41 Dans la Fable ni dans l'Histoire Depuis mon changement les tout l'Univers A ce coup Destins ont exaucé remarque mes vœux 43 43 S/ l'on vous Je viens donne un Lys. 19 21 2 3 Bien que dans l'Empire des Fleurs Cause de tant de feux. louanges 3 2 3 3 les Que j'ay de gloire à cette fois MONTAUSIER Recevez.— MALLEVILLE Bien que de la Rose et ! 1 09 de).. 11 Je consacre. . du Devant ce teint d'un beau sang animé o Quand De Reçois toutes les Fleurs prennent place tant de Fleurs les Lys que je par qui la France te donne devoir .. . — Pages. un Œillet. Le plus ardent de tous mes vœux 24 29 Permettez-moy. Julie. 46 58 Parmy toutes ces autres Fleurs. source de tant de pleurs Je m'offre à vous. . 20 26 3o 5 i Mortels. le marquis de). . 60 de). ô Assise en majesté sur (M. . MONTMOR-HABERT M. 3 Nymphe adorable un Throsne d'épines . belle Julie. une Rose.. adorable Julie .. m' offrir à vous pour parer vos cheveux . y i M. Lys. belle Julie.). 1 14 > Recevez mon service.. qu'on ne m'accuse pas Lorsque pressé de mon 5 5 Je ne croy pas que ces Guirlandes. 59 64 MARTIN Je puis mettre entre (M.. un Narcisse à ta gloire Je suis ce Narcisse fameux.

. Foibles Fleurs à qui 69 71 . Devant vous je pers la victoire des). Quelque diversité que Jadis les le de). 8 rigueurs le du Soleil Accordez-moi privilège 5o 68 le Destin Je vay finir pour Julie. de R. le M. 3i SCUDÉRY (M. . Je n'ay plus de regret à ces armes fameuses 42 RÉAUX-TALLEMANT (M.1 lO Pages. parterre étale . M. (marquis de Rambouillet).

ADONIS (La Fleur d'). de Gombaud. M.TABLE DE LA GUIRLANDE DE JULIE PAR ORDRE ALPHABETIQUE DES FLEURS Pages. 64 Si quelque soin vous tient de vous rendre immortelle. le marquis '9 de Montausier Recevez mon service. I. (L'). premier madrigal de ANGÉLIQUE M. le marquis de Mon- . . belle Julie. . ANÉMONE tausier. . Je m'offre à vous. (L'). — . madrigal de M. AMARANTE (L'). Pour plus de commodité. nous avons placé en premier lieu la table par ordre alphabétique des auteurs.. adorable Julie. madrigal de M.. Nous donnons cette table d'après celle dressée par l'abbé Rive à la suite de sa Notice sur la Guirlande. de Malleville. 18 Je suis la Fleur d'Amour qu'Amarante on madrigal de appelle.

60 Parmi toutes ces autres Fleurs. 44 IMMORTELLE (L'). Tulipes. C. HYACINTHE ' L').C.... 62 Dans l'Empire fameux de Flore Second madrigal de de Pomone. M. mon changement^ tout l'Univers remarque. Second madrigal de M. le marquis de Montausier. premier madrigal de et M. M. (de Rambouillet) Je n'ai plus de regret à ces armes fameuses. . de Briotte l'Astre 63 D'un pinceau lumineux. GRENADE (La Fleur de 1.. ÉLIOTROPE tausier (L'). madrigal par le M. Donnez-moy vos Anémones. Second madrigal de M. le marquis de Mon45 A ce coup les Destins ont exaucé mes vaux. madrigal IMPÉRIALE La Couronne).112 Pages. de Malleville. de Malleville 20 Quand toutes les Fleurs prennent place. madrigal de . IMMORTELLE BLANCHE '. ?"). Second madrigal de Depuis M. premier madrigal de M.. '?'i. éternel 43 Troisième madrigal de D'un bonheur M. Corneille! 70 couleurs. ma disgrâce est suivie.. madrigal de M. le marquis 42 de R.... 59 Je ne croy pas que ces Guirlandes. le marquis de Montausier. FLAMBE i^La'. de la lumière. 1 . premier de . 69 Foibles Fleurs à qui Destin. premier madrigal de M. (L'). C. de Scudéry.

d'Andilly 27 Merveille de nos jours. 3o Lys que je donne. 3i Quatrième madrigal de M. madrigal de M. . 10.— M. Devant vous je pers la victoire. JONQUILLE tausier (La). le marquis de Mon41 Dans la Fable ni dans l'Histoire. le marquis de Montausier. Martin Que j'ay de gloire à cette fois. 5 Je suis ce Prince glorieux. Second madrigal de M. Second madrigal de M. premier madrigal de les M. Septième madrigal de M. . (Le). C. LYS (Les').. Cinquième madrigal de M. madrigal de . des Réaux-Tallemant.. (?) 34 Un divin oracle autresfois.. M... Chapelain ii3 — Pages. te . le de Scudéry parterre étale. source de tant de pleurs. Troisième madrigal de M. . de Malleville et 7 Bien que de la Rose du Lys. 3 3 Sixième madrigal de M. le marquis de Montau23 . dont charmes vainqueurs. Cause de tant de feux. de Malleville. Martin les 3 2 Je puis mettre entre louanges. Troisième madrigal de Reçois les M... 29 Le plus ardent de tous mes vaux. 8 Quelque diversité que JASMIN sier.

ORANGE Du (La Fleur d'j. le marquis de Montau5 1 Bien que dans l'empire des Fleurs. ou la riche Nature. Habert. 17 Quand je voy vos beaux yeux brillans et si doux. commissaire de ' i 5 Je suis ce Narcisse Troisième madrigal de l'artillerie M. 68 Accordez-moi PENSÉE (La\ madrigal de M. ces 114 — Pages. . madrigal de M. les de Briotte feuillages sombres. PAVOT iLe). . le de Scudéry privilège. si Quatrième madrigal de M. madrigal de M. 3 5 M. le marquis 14 de Montausier Je consacre. PERCE-NEIGE (^La). Habert. 6j J'abandonne dont (Le). un Narcisse à ta gloire. Desmarestz Lys que je vous donne. deScudéry. Julie. 16 Épris de l'Amour de moy-méme. madrigal de les bois M. de . premier madrigal de M. C. abbé de Cérisy. M. MÉLÉAGRE (La Fleur de). dont feu vous égare.— Huitième madrigal de Belle. 56 palais d'émeraude. madrigal de Je vay finir pour Julie. premier madrigal de M. Colietet le 54 Vous qui suivez l'Amour. madrigal de M. 71 MUGUET NARCISSE (Le). (Corneille). ŒILLET sier (L' ). Second madrigal du même fameux.

. abbé de ^ Cérisy Alors que je me vois si belle et si brillante. Montausier Si l'on vous 46 donne un Lys. de Briotte 67 Sous un voile d'argent la Terre ensevelie. commissaire de 47 Faut-il donc que la Rose ait sur moi l'avantage. le marquis de . M. Habert. SAFFRAN tausier (Le). . le marquis de Mon5! Je viens m'offrir à vous pour parer vos cheveux. de Malleville 10 d'un beau sang animé. . Second madrigal de Devant ce teint M. . premier madrigal de M. Second madrigal de l'artillerie M. ii5 — r35 . Quatrième madrigal de Si vous n'aviez M. i i Assise en majesté sur un Throsne d'épines. Troisième madrigal de M. ROSE (La). Second madrigal de M. Fille . SOUCY (Le). Habert.— Montmor Habert. i3 Cinquième madrigal du même Quoique la Fable nous raconte. du bel Astre du jour. madrigal de . premier madrigal de M. une Rose. un Œillet. le marquis de Montausier. CoUetet 12 banny l'ardeur démesurée.

22 Sans beauté. 38 plus brillant ouvrage Troisième madrigal de Bel Astre à qui je dois G.'Lai. premier madrigal de M. de Scudéry Jadis les 5o rigueurs du Soleil. Colletet. sans éclat sans grâce. SOUCYS ET LES PENSÉES Malleviile (Les. de Malleville 5i Mortels. Septième madrigal de Je suis et M. nommée flamboyante. Quatrième madrigal de M. Godeau 36 Je fus un Berger autrefois. madrigal de marquis de Montausier M. TULIPE . .. d'Andilly et le filz. de 5 5 . ' Corneille) 3 estre et ma beauté. qu'on ne m'accuse pas. mon de Corbeville. Second madrigal de Je suis le M. . THIN (La Fleur de). . éclat nompareil. sans grandeur. TULIPE ' Lai. Arnaud M. Sixième madrigal de M. 49 Quoyque tu sois pourveu d'un Cinquième madrigal de M. intitulés : Ces deux derniers madrigaux sont Le Soucy sous le nom de Clytie. madrigal de M. madrigal de ' M. d'Andilly et le filz Sa l'Amante l'image. le 40 Permettez.moy. belle Julie.— Troisième madrigal du ii6 — Pages même 48 Ne pouvant vous donner ni Sceptre ni Couronne. Lorsque pressé de mon devoir. .

M. 'QoWersïtâs BIBLIOTHECA r\j. de Malleville la France. Recevez. ô madrigal de M. le marquis de 3 Nymphe le adorable. . Montausier. 26 De tant de Fleurs par qui ZÉPHIRE A JULIE. 25 Franche d'ambition. Ce madrigal tète est sur huitième des feuillets qui sont à la de ce manuscrit. me cache sous l'herbe. VIOLETTE (La). Second madrigal de M. :<^M«iâ . premier madrigal de je M. Desmarestz.I I Pages.

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Table par ordre alphabétique des Fleurs. : destinés à la Guirlande de Julie 1° Avertissement. Madrigaux de Madrigaux la Guirlande de Julie. . Notice. de Scudéry. Guirlande de Julie. . par ordre alphabétique des avec l'indication du premier vers de leurs Madrigaux. Table de la Auteurs.TABLE GÉNÉRALE ÉpITRE DÉDICATOIRE. 3° Pièces conservées dans les poésies de Malleville 4° Fleurs inédites de M. 2° Madrigaux inédits du manuscrit de Conrart. Notes et Variantes.

A PARIS .T CENT SOIXANTE QUINZE Pour Octave Uzanne PAR 338.Achevé d'imp^i imer LE DIX DÉCEMBRE MIL HU. JOUAUST 33i IMPRIMEUR BREVETÉ Rue Saint-Honoré. D.

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La Bibliothèque Université d'Ottawa The Library University of Ottawa Échéance Date due ACb" '8 2007 UOliVDO 1 .

_^33Q0 3 00 2 3 30 70 îb 1175 CE PQ 1875 •G8 COO ACCiS? LA GUIRLAN 1385683 V .

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