Réalisé par : Soufiane El Hariry

Professeur : Mr Alaoui
Année Universitaire 2011/2012

................................................ 10 La tentative de solution ................................................... 3 L’avènement des "subprimes" ................................................. 7 Au niveau de la vente des matières premières marocaines .............................................................................. 9 L'Impact réel sur les Travailleurs des Pays touchés par la Crise....... 4 La grande méfiance des banquiers ...............................................................................................................................................................Sommaire Introduction : ............................................................................................................................ 14 ................................................ 5 La panique des marchés financiers ..................................... 3 La titrisation abusive ....................................................................................................................................................................................... 2 Un bref aperçu de la situation :.............................................. 6 Les conséquences de la crise ..... ........................................................................................................................................................................................................... 7 Les conséquences de la crise financière mondiale pour le Maroc ................................................................................................................................................................................................................................... 3 Les causes successives : ... 5 L’asphyxie des banques par faute de liquidités ............................................................................................................ 13 Autres solutions .....................................

des répercussions macroéconomiques. comment cette crise a perturbé l'économie de l’Afrique ? Qu'en est-il pour l'économie marocaine ? Mon travail est organisé en deux grandes parties : I. l'encours des crédits. Ainsi. laquelle a. On est en effet passé d'un problème de marché (les subprimes) à une crise financière (le marché des refinancements à court terme) puis à une crise bancaire. les dépôts bancaires et le taux de change.Introduction : La crise financière puis économique qui s'est développée depuis l'été 2007 aux Etats Unis est liée aux fluctuations des variables financières comme le volume d'émission des obligations et des actions.L'origine et l'évolution de la crise II. on peut légitimement s'interroger sur les raisons pour lesquelles une crise sur un segment de marché spécifique (le secteur des prêts immobiliers à risque aux États-Unis) a suscité une contagion rapide à travers les pays industrialisés pour devenir finalement une crise mondiale.Les répercussions de la crise sur l'économie Marocaine. leurs cours en bourse. Dès lors. à son tour. .

L’avènement des "subprimes" La crise débute à l'été 2007 aux Etats-Unis à cause des "subprimes". La bulle de l’immobilier fut celle qui explosa la première. Les gens ne parvinrent pas à rembourser leurs emprunts et les banques et établissements financiers commencèrent à faire faillite. L’inconvénient du système est que l'emprunt est proportionnel au salaire. les banques. vous ne pouvez pas emprunter beaucoup. la méfiance des banques. les sociétés et les fonds spéculatifs dans le monde entier. par conséquent vous ne . Les principales vagues furent ressenties en Asie. de marketing et même le high-tech. la titrisation abusive.Un bref aperçu de la situation : Après l’attentat du 11 septembre. des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. en 2007 . et du fait des taux d’intérêt variables en baisse. les taux d’intérêt ont atteint des sommets et les prix de l’immobilier aux EtatsUnis commencèrent à chuter. La chute qui toucha les Etats-Unis contamina les bourses. Ce qui engendra deux bulles financières : celle du marché immobilier et celle des investissement boursiers. sociétés de production. En effet. au Canada et en Australie. l’asphyxie des banques par faute de liquidités et la panique généralisée des marchés financiers. La crise n’épargna pas non plus de nombreuses entreprises. commença une nouvelle montée dans la demande de bien immobilier. Donc si vous ne gagnez pas beaucoup. en temps normal et avant. Comment sommes-nous arriver à là ? Les causes successives : L’avènement des "subprimes". un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser.

mais personne ne savait vraiment combien. la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. faute de pouvoir rembourser les emprunts. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis. Quel est l'intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l'acquéreur achète son titre à 1100 euros. il doit en rembourser 1200 euros à la banque avec les intérêts. C'est la crise des subprimes. la banque récupère la maison et la vend. la banque perd de l'argent sur la vente. La titrisation abusive Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d'un nouveau genre.pouvez pas acheter. Mais comme les prix de l'immobilier ont baissé. Ainsi. Les Américains ont donc créé des subprimes par lesquels vous empruntez ce que vous voulez (même si le salaire n'est pas très élevé) mais c'est la maison qui est en garantie. le titre n'a plus aucune valeur. Mais quand les prix de l'immobilier baissent. Concrètement. Tout le monde en avait. c'est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères. pour gagner plus rapidement de l'argent. les banques paniquent ! Car quand un emprunteur ne rembourse plus. si un particulier emprunte 1000 euros. il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvés dans une situation financière critique. notamment européennes. à partir du moment où celui qui doit rembourser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer. Or. si vous ne pouvez pas rembourser. se sont aperçues qu'elles possédaient des titres de « subprime » qui ne valaient plus rien. les banquiers ont eu recours à la titrisation. . En clair. les banques ont émis des titres de dette.

A partir de là. la BNP décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. Si le taux de réserves obligatoires est de 1%. quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale. C'est ce qu'on appelle les "réserves obligatoires". après analyse. Elles empruntent donc de l'argent à une autre banque pour pouvoir verser la "réserve obligatoire" à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au .La grande méfiance des banquiers Dans un premier temps. la société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. les banques étrangères se sont voulues rassurantes. L’asphyxie des banques par faute de liquidités Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. Ce système là permet à la banque centrale européenne de contrôler la création de monnaie. En France. il faut comprendre comment fonctionne le système bancaire. Mais souvent. Le jeudi 9 Août 2007. les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l'argent entre elles. Mais pour éviter que la machine à billet ne s'emballe (créer de la monnaie sans contrôle). Dans le système bancaire. la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. malgré l'injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine. Elle crée donc 100 000 euros. le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Mais quelques jours plus tard. les banques n'ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l'argent déposé par des épargnants et l'argent prêté aux autres n'est jamais équilibré à l'instant T). Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques.

Dès lors. Malgré cela. certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement. les pertes d'actifs sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. sous peine de disparaître. C'est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l'argent entre elles. et elles n'ont pas réussi à poursuivre leurs activités de crédit car les autres banques. la crise financière qui était d'abord une crise bancaire va se transformer en crash boursier. Mais quand il y a une crise de confiance. les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours. La panique des marchés financiers La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. c'est-à-dire qu'elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût. en Grande Bretagne. Ainsi. qui était la première banque mondiale jusqu'à cette crise. Vu la situation de . C'est le cas de Citibank. le titre de la banque chute sur les marchés financiers. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d'une banque. Les banques ont alors des pertes colossales. méfiantes.client. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade. la banque centrale "injecte" des milliards. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée. c'est tout le système qui s'enraye. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l'immobilier. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. car elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes. De nombreuses banques se sont donc retrouvées dans des situations difficiles partout dans le monde et contraintes à des reformes ou exigences rudes. la Northern Rock a dû être nationalisée. que les banques ont revendu ces titres à risques. la crise des subprimes. ont refusé de leur prêter des liquidités pour y faire face. la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. peinent à trouver des liquidités. et comme en 2007.

Les conséquences de la crise La crise financière menace le bien-être de milliards de personnes et ce qui est plus important encore. Selon le secrétaire général de l'ONU. Les conséquences de la crise financière mondiale pour le Maroc Sur le secteur financier : Les banques marocaines ne détiennent pas de créances hypothécaires «toxiques» . Par exemple. Ban Ki-moon a exhorté la Communauté internationale à redynamiser le partenariat mondial pour le développement.crise. de l'augmentation de l'aide accordée par les pays développés aux pays en développement. On le sait. la Déclaration du millénaire. c’est qu’elle menace les plus pauvres parmi les pauvres. Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuter en quelques semaines. prévoit la réduction de moitié du nombre de personnes dont le revenu est inférieur à un dollar par jour sur la planète. Lehman Brothers. adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2000. AIG (numéro 1 de l'Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. l'actuelle crise financière met en doute la réalisation des objectifs du millénaire. C’est pourquoi. Il s'agit. . les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n'avaient été constatées depuis la crise de 1929. avant tout. la lutte contre le sida. Et il ne s'agit que d'une composante de l'ensemble des dégâts causés par la flambée des prix des denrées alimentaires et du pétrole. d'après lui. la quatrième banque d'affaires de Wall Street. comme en 2007. de même que la diminution de la mortalité infantile d'ici 2015.

3% des crédits qui leur sont accordés par les banques .2%).8% . La dette extérieure publique est dans sa quasi-totalité une dette à moyen et long termes. ce qui confère au secteur une certaine stabilité et le met à l’abri des risques de contagion. corroborée par les indicateurs conjoncturels du secteur: Crédits bancaires accordés à la clientèle à fin septembre 2008: +26% en glissement annuel Crédit immobiliers: +43.Les avoirs des banques marocaines à l’étranger restent modestes par rapport à leurs fonds propres (1. Sur le secteur réel : Les répercussions négatives qui risquent d’affecter l’économie nationale seraient enregistrées essentiellement au niveau : du tourisme des transferts des MRE des investissements directs étrangers. Les engagements des entreprises marocaines en devises représentent à peine 3. Évolution soutenue des fondamentaux.5% Les investissements étrangers à la Bourse de Casablanca revêtent un caractère essentiellement stratégique. de la demande étrangère adressée au Maroc .4% Crédits à la consommation: +36. Elle est détenue par des actionnaires de référence et non par des investisseurs financiers. la part du flottant ne dépassent pas 1.

Au niveau de la vente des matières premières marocaines La crise financière actuelle est d'abord une crise de financement. pour des raisons de solvabilité. selon un économiste sud-africain Roelof Horne. donc de la . Cependant. elles se retrouveront dans l'incapacité de prêter à leurs clients (particuliers ou entreprises). De plus la crise peut favoriser : La baisse des cours internationaux du pétrole et des matières premières. Les entreprises financières. notamment les banques marocaines. il y a de fortes chances qu'elles ne veuillent pas financer les banques marocaines. cela pourrait entraîner la baisse de la demande. refusent de se prêter de l'argent entre elles. Le renforcement de l’attractivité du Maroc: performance macroéconomique et solidité du secteur financier. La crise aura alors des répercussions sur l'économie réelle des marocains. Ainsi. Si les banques occidentales. elles ne pourront pas recevoir de fonds de la part de leurs consœurs occidentales. « si une récession survient sur les marchés développés notamment aux EtatsUnis. Les zones non globalisées et ayant un régime de change fixe peuvent être favorisées. malgré les risques Existence d’opportunités réelles. Car. Et si ces dernières ne peuvent pas bénéficier de ces crédits. vont être touchées.

et ailleurs. des taux d'intérêts exorbitants découragent tout nouvel emprunt.production. Selon les experts. . 2 . exportez plus». la Banque et le Fonds demandent certaines réformes "d'ajustements structurels". l’impact de la crise financière sur les travailleurs est souvent rapide et direct.Hausse des Taux d'Intérêt On encourage les pays à augmenter les taux d'intérêts pour renforcer la monnaie et attirer à nouveau les investissements étrangers. des milliers de petites entreprises ont fait faillite. ou les deux. L'Impact réel sur les Travailleurs des Pays touchés par la Crise. Désespérant de regagner la confiance des investisseurs et pour trouver des fonds d'urgence. les pays se tournent vers le Front Monétaire International ou la Banque Mondiale. au Brésil. ce qui réduit les investissements et rend le déclin de l'économie encore plus grave. la réaction en chaîne des faits économiques a débuté comme toujours par une chute libre des marchés monétaires et des valeurs quand les investisseurs se sont enfuis. Immédiatement des taux d'intérêt plus élevés paralysent l'économie intérieure. qui doit rembourser ses dettes à des taux plus hauts. ainsi que les travailleurs qui ont emprunté de l'argent. ajoutant des millions de personnes aux rangs des chômeurs. pour obtenir une "approbation" et un prêt rapide. Avant que de nouveaux fonds ne soient distribués. En outre. un des premiers objectifs est souvent de dégraisser la fonction publique. Celles-ci invariablement touchent les travailleurs de la façon suivante: 1 . Dans les pays en crise. Conséquence : les demandes en matières premières vont reculer ». Comme les gouvernements réduisent les dépenses.Licenciements Massifs dans le Secteur Public La politique de La Banque et du Fonds dans les pays pauvres peut être résumée en quatre mots : "Dépensez moins. Au Mexique.

expliquait que "en ce qui concerne la liberté d'association et le droit aux négociations collectives. et autres programmes sociaux sont réduits. de la santé. les programmes de prêt ont aussi atteint les travailleurs par la mise sur pied de mesures de soi-disant "flexibilité du marché du travail".Dévaluation des devises locales Une des raisons les plus évidentes pour lesquelles les travailleurs sont confrontés à une hausse des prix. permettent d’acheter moins de produits importés. est la prescription politique commune faite aux pays de dévaluer leur monnaie. Les dévaluations ont pour effet de rendre les exportations du pays meilleur marché et ses importations plus coûteuses.Ecrasant blocage des salaires et suppression des syndicats La Banque et le Fonds poussent aussi les pays à ralentir ou à stopper l'augmentation des salaires. en devise locale. En même temps. les gouvernements ont été poussés par les prêts soumis à rajustement à réduire les services sociaux de base. 4 .3 . Dans une lettre au professeur d'université américain Jérôme Levison. dans les pays en rajustement. Quand les budgets de l'éducation. Joanne Salop. la Banque est en train d'analyser les effets économiques afin de se faire une opinion bien étayée. vice-présidente de la Banque Mondiale pour les Opérations Politique et Stratégie.Réductions des dépenses dans les services sociaux de base En plus des licenciements dans le secteur public. Dans certains pays. à la fois pour attirer les investisseurs étrangers et pour réprimer la demande. le FMI et la Banque Mondiale refusent de promouvoir activement l'application des principales normes internationales du travail. non seulement des emplois sont perdus directement mais la santé et la productivité futures de la main d’œuvre sont sapées. Les salaires des travailleurs. Celles-ci peuvent inclure le fait de rendre plus facile pour les entreprises les licenciements de travailleurs et d'affaiblir la capacité des syndicats à négocier au nom de leurs membres. il faut un montant de taxes plus important ." 5 . De plus.

(les éleveurs de crevettes peuvent polluer l'eau potable. Sears. pour pousser les pays à orienter davantage de terres de cultures alimentaires de base vers des productions de crevettes. de fleurs coupées. le FMI et .pour faire face au paiement des intérêts de leur dette extérieure dont la valeur est établie en devise étrangère. les inégalités croissantes entre les gagnants et les travailleurs créent de nouvelles tensions et instabilités. 6 . K-Mart et autres points de vente. étant donné que les prix de l'alimentation de base augmentent et que des millions de paysans et d'indigènes sont déplacés de leurs terres. dans leurs efforts à corriger les déséquilibres macroéconomiques et à accélérer la production d'échanges extérieurs pour rembourser les créditeurs qui sont dans les pays riches. de brocolis. les gouvernements subventionnent dans les zones urbaines. Tandis qu'une petite élite tire profit de ces nouvelles entreprises d'exportation.Promotion d'une production destinée à l'exportation La Banque et le Fonds mènent une série de politiques. 7 . de café et de douzaines d'autres produits destinés à l'exportation. il y a les bas prix sur les produits de première nécessité que souvent. Parmi les cibles favorites des politiques du FMI et de la Banque Mondiale.Abolition des contrôles des prix sur les produits de première nécessité. La Banque Mondiale a aussi été une grande instigatrice de "zones de commerce libre" où des jeunes femmes travaillent souvent dans des conditions d'exploitées pour produire des petits produits manufacturés pour l'exportation à destination de WalMart. les cultures commerciales ont souvent besoin de plus d’apports chimiques) ce changement s'est souvent accompagné d'un accroissement de la malnutrition. En somme. La suppression de ces subventions peut avoir des effets dévastateurs et dans plusieurs pays. En plus d'accélérer le déclin écologique. elle a provoqué des émeutes et des effusions de sang. en plus de la dévaluation .

les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter.la Banque Mondiale ont infligé une énorme souffrance aux travailleurs des deux tiers les plus pauvres du monde. aux Etats-Unis. seules des mesures structurelles peuvent être mises en œuvre pour amortir les effets de cette crise dans le monde en général et en Afrique en particulier. les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés. Mais cette solution a des limites car il y a un risque très élevé d'inflation. Dans la troisième possibilité. le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. la banque centrale a récupéré 29 milliards d'actifs toxiques (dépréciés et peu sûrs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan. C'est ce qu'a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns. Ainsi. La tentative de solution Face à ce qui s'apparente à une banqueroute généralisée. . Dans la deuxième. Face à ces conséquences évidentes. les banques centrales et les Etats vont tenter de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites aux conséquences très désastreuses sur l'économie réelle du monde. Les prix pourraient s'envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l'économie réelle. Mais cette solution a des limites. car la banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté. comme les subprimes. Trois possibilités de sortie de crise sont exploitées : Dans la première. si la création monétaire n’est pas fortement encadrée.

et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers. Freddie Mac et Fannie Mae. en injectant plusieurs milliards de dollars sur les marchés monétaires. . Autres solutions Coordonner leurs interventions pour les banques centrales. Seulement. A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider tout le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ? Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers.Par exemple. ont été placés sous la tutelle du gouvernement. qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité. qui a donc fait faillite. Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. deux géants américains du crédit hypothécaire. le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables.

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