R é p u b l i q u e d u M a l i

U n P e u p l e - U n B u t - U n e F o i

MI NI S T È RE DE l ’ É DUCAT I ON NAT I ONAL E

UNI VERSI TÉ DE BAMAKO

Faculté de Médecine de Pharmacie et D’Odonto-
Stomatologie

ANNEE : 2004-2005 Thèse Nº………..


ETUDE DE LA QUALI TE
PHYSI CO- CHI MI QUE ET
BACTERI OLOGI QUE DE L’ EAU
DES PUI TS DE CERTAI NS
QUARTI ERS DU DI STRI CT DE
BAMAKO

THES E

Présentée et soutenue publiquement le 20 Avril 2005
Devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’Odontostomatologie
Par Kassim Coulibaly
Pour obtenir le grade de Docteur en Pharmacie (Diplôme d’Etat)
Jury

Président : Professeur Moussa HARAMA
Membres : Professeur Gaoussou KANOUTE
Docteur Adama Diawara
Codirecteur : Mr Abdoulaye KONE
Directrice : Madame Maiga Fatoumata SOKONA









DEDICACES


Cette thèse est dédiée à tous ceux qui dépensent pour la santé. Qu’ils
comprennent par ce travail que
« la santé est un droit »
« les dépenses de santé sont un devoir »
et qu’il faut chercher à les réduire le plus possible tant que nous le pouvons
Je dédie cette thèse

Au tout puissant ALLAH le clément et qui manifeste sa clémence

Au prophète MOHAMED que la bénédiction et salut de Dieu soient sur lui

Mes grands parents

Votre souci pour faire de vos descendants des hommes vous obligeait à vous surpasser.
En cet instant ma pensée va vers vous. Que Dieu le tout puissant vous accueille dans sa
miséricorde.

A mon père
Vous avez fait d’énormes sacrifices pour vos enfants et vous n’avez jamais cessé de
nous prodiguer des conseils pour le droit chemin. Que votre simplicité, votre
disponibilité, et votre respect pour les autres me servent d’exemples.

A ma mère
Les mots me manquent pour vous qualifier, tout ce que j’aurais à dire ne saurait,
exprimer à fond tout le sacrifice et l’endurance que vous avez du subir pour nous élever.
Je vous demande pardon et vos bénédictions nuits et jours. Je ne saurais jamais vous
remercier assez. Seul Dieu peut vous gratifier de tout ce que vous avez fait pour nous .
Que Dieu le tout puissant vous accorde longue vie , bonne santé et bonheur à nos cotes et
qu’il puisse me donner les moyens nécessaires pour affronter les épreuves de la vie ;
AMEN !

A mon oncle et tante docteur Manifa médecin chef à Ségou et son épouse : votre
affection et vos bénédictions constantes m’ont jamais fait défaut .Que ce travail qui est
aussi le votre vous témoigne ma reconnaissance et mon affection

A mes sœurs
Vous n’avez en aucun moment failli à votre devoir. Mon affection pour vous est sans limite.
Ce modeste travail est le symbole d’un profond amour fraternel et un encouragement pour
ceux qui luttent sur les bancs de l’école .

A mes frères, cousins et cousines
Pour remercier les uns pour tout ce qu’ils ont fait pour moi et encourager les autres à
travailler. Votre soutien a sans doute été important pour le bon déroulement de mes études .
Soyez en remerciés .

A tous les collègues et promotionnaires
soyez toujours guidés par des actions lucides ; courage dans la vie et bonne chance.

A mon ami Fousseini Coulibaly professeur de mathématique
Tu représentes tout pour moi; un ami , un conseiller, un confident, un consolateur, un
frère,…tu m’as accepté et aimé. Que nous soyons acceptés et aimés par le prophète
MOHAMED (P.S.L) et son maître ALLAH le tout puissant.
R RE EM ME ER RC CI IE EM ME EN NT TS S

A l’état malien : Chère patrie, tu as fait de moi un homme éclairé. Ce travail est
l’aboutissement d’énormes efforts et de sacrifices consentis par toi. Je te mettrais au-
dessus de toutes mes préoccupations.

A la mairie centrale et au haut commissariat du district de Bamako pour les
renseignements fournis dans la plus grande simplicité.

Au directeur du laboratoire de la qualité des eaux à la Direction Nationale de
l’Hydraulique Mr Abdoulaye Koné. Vous êtes un de nos maîtres dont le calme, la
simplicité et l’amour constant du travail bien fait forcent notre admiration. Vous êtes
un homme bon, sympathique, affectueux. Vous avez été intéressé des le premier jour
de notre rencontre par la réalisation de ce travail. Nous gardons un meilleur souvenir
de l’accueil qui nous a été reservé dans votre service. Veuillez accepter l’expression
de mon profond respect.

A tout le personnel du laboratoire de la qualité des eaux tous les stagiaires qui y sont
passés au cours de mon séjour : pour votre contribution précieuse à ce travail, votre
sympathie et votre solidarité à mon égard. Que Dieu préserve l’entente et la
compréhension qui ont toujours existé entre nous !

Au personnel de la Direction Nationale de l’hygiène publique et de l’assainissement
pour leur disponibilité et leurs apports techniques pour la réalisation de ce travail.

A tous mes maîtres et maîtresses de la première année de l’école fondamentale à la
terminale au lycée et à tous les membres du corps professoral de la faculté pour
l’intérêt qu’ils ont accordé à notre formation.

A l’ensemble du personnel de la FMPOS, pour leur disponibilité constante. Qu’ils
trouvent ici nos vifs remerciements.

A tout le personnel du Ministère des mines de l’énergie et de l’eau pour leur
contribution à l’élaboration de ce travail. Trouvez ici nos vifs remerciements.

A tout le personnel de l’officine Renaissance au quartier Mali ;pour vos conseils, vos
encouragements, vos gentillesses et vos sollicitudes, recevez à travers ce travail mon
profond attachement et toute ma reconnaissance.

A toutes les personnes de près comme de loin qui ont contribué à l’élaboration de ce
travail.

A mes camarades de promotion, pour tout ce que nous avons partagé, échangé
ensemble ces six petites années. Que Dieu nous réserve de très belles surprises dans
notre vie.

A toutes les personnes de bonne volonté qui ont contribué à l’amélioration de ce
travail : pour toute l’affection et la tendresse que vous avez manifesté à mon égard, à
laquelle j’exprime mes remerciements.
A tous mes amis, collègues de la FMPOS et d’autres facultés, toute ma gratitude pour
l’esprit de collaboration dont vous ne cessez de me faire preuve.

A mes oncles, tantes, cousins et cousines pour votre courtoisie, votre sympathie et
votre solidarité à mon égard.

A mon tuteur , tonton Drissa Doumbia et famille, pour votre respect et considération à
mon égard durant ces quelques années que nous avons eu à passer ensemble, en guise
de reconnaissance.

A mon tuteur , oncle entrepreneur SANGARE et son épouse Nènè , pour votre
affection et vos bénédictions à mon égard. Que ce travail qui est aussi le votre vous
témoigne ma reconnaissance et mon affection.

A monsieur TOURE Edemond et son épouse à BADALABOUGOU Sema I pour
leur conseils et pour leur solidarité à mon égard, en guise de reconnaissance.

A tous les ressortissants de Ségou, ce travail est aussi le votre .

A mes frères et sœurs, neveux et nièces : vos soutiens sans réserve et vos
encouragements m’ont permis d’affronter beaucoup d’épreuves.

A Mr Mamadou Sananta Diarra et Mr Amadou Zanga Traore professeur à l’école
Nationale d’Ingénieurs : je ne trouve pas de mots pour exprimer mes sentiments à
votre égard, je vous dirai simplement merci pour tout ce que vous avez fait pour moi à
la réalisation de ce travail

Au chef du personnel de l’Hôpital du Point G, pour vos conseils tout au long de notre
cycle universitaire.
A notre Maître et président du jury

Professeur Moussa HARAMA

Professeur de chimie organique


C`esL un grund Ionneur que vous nous uccordez en uccepLunL de bIen vouIoIr
présIder ce jury muIgré vos muILIpIes occupuLIons.

Vous uvez cuILIvé en nous Ie sens du LruvuII bIen IuIL eL Iu rIgueur duns Iu
démurcIe scIenLIIIque.

C`esL IcI I`occusIon de vous rendre ceL Iommuge ,de vous dIre combIen de IoIs
nous uvons éLé séduILs pur voLre rIgueur scIenLIIIque, uInsI que vos quuIILés
IumuInes quI IonL de vous un Iomme Iors du commun.

Nous Lenons u vous remercIer pour voLre dIsponIbIIILé consLunLe eL pour vos
conseIIs sI précIeux.

VeuIIIez uccepLer cIer muîLre I`expressIon de noLre sIncère udmIruLIon eL noLre
proIonde reconnuIssunce.




Merci cher Maître
A notre Maître et juge

0octeur Adama 0ÌAWAFA

Che] de 0ìvìsìon Assurcnce Quclìté
et Economìe du Médìccment c lc 0ìrectìon
de lc Phcrmccìe et du Médìccment.

CIer muILre, voLre dIsponIbIIILé, voLre couruge, voLre courLoIsIe, voLre sImpIIcILé,
uussI bIen uu servIce qu`u Iu IucuILé LémoIgnenL voLre énorme soIIIcILuLIon.

Nous uvons upprécIé u su jusLe vuIeur vos conseIIs écIuIrés.

Nous n`uvons pus éLé surprIs de vous voIr uccepLer suns dIIIIcuILé uucune de sIéger
u ce jury.

Nous vous remercIons cIer muILre LouL en vous demundunL purdon eL voLre
bénédIcLIon.



Merci cher Maître
A notre Maître et juge


Professeur Gaoussou Kanouté

Responsable des cours de Chimie Analytique, de
Chromatographie et d´Analyse instrumentale à la
FMPOS Directeur du laboratoire National de la santé.


CIer muILre, nous uvons eu Ie prIvIIège de bénéIIcIer comme LunL d`uuLres de voLre
suvoIr IuIre eL voLre suvoIr êLre.

VoLre rIgueur scIenLIIIque eL voLre IucIIILé de IuIre pusser Ie messuge nous onL
beuucoup murqué uu cour de noLre cycIe unIversILuIre.

CIer muILre vos exceIIenLes quuIILés IumuInes eL scIenLIIIques seronL pour nous
une réIérence.

Nous compLons beuucoup sur vos conseIIs LouL uu Iong de noLre vIe eL nous vous
demundons voLre purdon eL vos bénédIcLIons.




Merci cher Maître

A notre Maître et codirecteur de thèse

Monsieur Abdoulaye KONE

Directeur du laboratoire de la qualité des eaux
A la Direction Nationale de l´Hydraulique.


CIer muîLre, nous sommes Ieureux de vous compLer purmI ce jury.

VoLre sens éIevé du devoIr bIen IuIL eL voLre rIgueur scIenLIIIque IonL de vous un
DIrecLeur de servIce compéLenL eL responsubIe.

Vous uvez éLé InLéressé dès Ie premIer jour de noLre renconLre pur Iu réuIIsuLIon
de ce LruvuII .

Nous gurdons un meIIIeur souvenIr de I`uccueII quI nous u éLé reversé duns voLre
servIce.

En deIors de voLre ussIsLunce scIenLIIIque eL voLre souLIen muLérIeI, vous uvez éLé
un bon père pour moI uu cours de noLre coIIuboruLIon.

Trouvez IcI cIer pupu I`expressIon de mon proIond respecL.



Merci cher Maître




A notre directrice de thèse

Madame MAIGA Fatoumata SOKONA

Ingénieur de Génie Sanitaire spécialisée en Science
de l´environnement, chargée des cours d´hygiène
du milieu à la FMPOS, et du programme Eau
Assainissementà la représentation de l´O.M.S.
au Mali.

Je ne suuruI IcI vous remercIer suns voLre permIssIon.

Je ne LrouveruI cerLuInemenL pus Iu IormuIe pour vous exprImer mu
reconnuIssunce eL mon enLIère gruLILude pour voLre souLIen LoLuI, LunL duns Iu
concepLIon que duns Iu réuIIsuLIon de ceLLe LIèse.

Vous êLes d`une rIgueur, d`un sens socIuI éIevé Iors du commun .

PussIonnée du LruvuII bIen IuIL, soucIeuse pour I`uméIIoruLIon de Iu quuIILé de Iu
scIence surLouL voLre umour pour Iu nuLIon pour noLre IormuLIon eL même pour
noLre réussILe.

Vous êLes pour nous une source InépuIsubIe de connuIssunce
de suvoIr IuIre eL surLouL une réIérence u suIvre.

En uccepLunL de dIrIger ceLLe LIèse, une IoIs de pIus, muIgré vos muILIpIes
occupuLIons vous nous Ionorez cIère TANTE.

VeuIIIez uccepLer mes reconnuIssunces Ies pIus sIncères.




Merci Madame






ABREVIATIONS

Alc : Alcalinité
Coli.Totaux : Coliformes totaux
Coli.Fecaux : Coliformes fécaux
C.R.D.I : Centre de Recherches pour le
Développement International du Canada
D.N.H : Direction Nationale de l’Hydraulique
D.N.H.P.A : Direction Nationale de l’Hygiène Publique et de
l’Assainissement
E.D.M : Energie Du Mali
E.D.T.A : Acide Ethylène Diamine Tétracetique
E.N.I : Ecole Nationale d’Ingénieur
F.M.P.O.S : Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Ondoto - Stomatologie
HCO
3
-
: bicarbonate de calcium
K
+
: ion potassium
m : mètre
m
3
: mètre cube
mg : milligramme
ml : millilitre
mg/l : milligramme par litre
% : pourcentage
Na
+
: ion sodium
NO
2
-
: nitrates
NO
3
-
: nitrates
NH
4
+

: Ammoniaque
O.M.S : Organisation Mondiale de la Santé
pH : potentiel d’hydrogène
UCV : Unité de Couleur Vraie
UTN : Unité Nephelométrique de Turbidité
µs/cm : microsiemens par centimètre
SO
4
2-
: ions sulfates
T.D.S : solides Totaux Dissous
SOMMAIRE


pages

INTRODUCTION…………………………………………………… ………....1

CHAPITRE I les ressources en eau
1- Cycle de l’eau...............................................................................................3
2- Critère de choix pour l’implantation d’un point d’eau souterraine.............4
3- Généralité sur la pollution de l’eau………………………………………..4
4- Normes de la qualité de l’eau.......................................................................6
5- Risques liées à la mauvaise gestion.........................................................9
6- Gestion des risques……………………………………………………..10
7- Evaluation des risques……………………………………………………11

CHAPITRE II Méthodologie
1- Cadre de l’étude…………………………………………………….12
2- Type et période de l’étude…………………………………………..12
3- Population d’étude………………………………………………….12
4- Définitions opératoires……………………………………………...12
5- Echantillonnage……………………………………………………..13
6- Plan de collecte des données………………………………………..15
6- 1 Etude chimique…………………………………………………15
6- 2 Examen bactériologique………………………………………..19
7- Plan d’analyse…………………………………………………….....23

CHAPITRE III Résultats
Résultats...............................................................................................24

CHAPITRE IV Commentaires et Discussions
Commentaires et Discussions………………………………………...33

CHAPITRE V Conclusion et recommandations
Conclusion……………………………………………………………36
Recommandations……………………………………………………38

CHAPITRE VI Résumé Références Bibliographiques
Résumé………………………………………………………………..40
Références Bibliographiques…………………………………………42


ANNEXES































INTRODUCTION

INTRODUCTION
L’eau est essentielle pour la vie, cependant elle peut être aussi une source de maladie. D’après
un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé cinq millions de nourrissons et d’enfants
meurent chaque année de maladies diarrhéiques dues à la contamination des aliments ou de
l’eau de boisson.(23)
La consommation d’une eau potable, facteur déterminant dans la prévention des maladies
liées à l’eau, doit bénéficier d’une attention particulière. En effet, l’eau destinée à la
consommation humaine ne doit contenir ni substances chimiques dangereuses, ni germes
nocifs pour la santé.
Au Mali,la majorité des ménages utilisent l’eau provenant des puits publics à ciel ouvert
(38%),des puits individuels non protégés(14%). Conjuguée à l’insuffisance des ouvrages
d’assainissement et la méconnaissance des règles élémentaires d’hygiène,l’utilisation de ces
puits favorise la propagation des maladies féco-orales (sources EDS III ).
Le milieu rural est plus exposé avec 56% de ménage d’utilisant des puits traditionnels
Bamako est comme toutes les capitales des Etats de l’Afrique tropicale, équipée en
installations produisant de l’eau potable. Mais celles-ci ne desservent qu’une partie des
quartiers de la ville et le mètre cube d’eau revient cher en raison des conditions de la
distribution. C’est ainsi qu’une part importante de la population utilise l’eau des puits dont la
qualité est préoccupante. Selon le projet d’alimentation en eau potable de Bamako, la
répartition globale des sources d’alimentation pour le District de Bamako en 1998 est de 41
% pour les eaux souterraines (24). Presque chaque concession à Bamako dispose d’un puits.
La faible couverture en eau potable et les comportements à risques des populations sont à
l’origine des maladies graves telles que la fièvre typhoïde et paratyphoïde, la dysenterie
amibienne et la poliomyélite. Ces facteurs ont favorisé l’apparition des différents épisodes de
cholera que le Mali a connu respectivement en 1971, 1985, 1986, 1995, 2001, 2003 et 2004.
Plusieurs études réalisées dans le district de Bamako parmi lesquelles on peut citer projet
UFAE 2004 ; Traoré et Sanogo 2003 ; Alpha et Sanogo 1987 ; le bulletin d’alerte sur la
qualité des eaux de la nappe superficielle de Bamako : N°1 février 2002 N°2 juillet 2003 ;
N°3 décembre 2003 ont montré que la plupart des puits sont pollués. L’implantation, la
construction et la surveillance d’un système d’alimentation en eau doivent être de rigueur afin
de minimiser tout risque de pollution. Notre étude s’intéresse à la pollution de l’eau de puits,
elle nous permettra de dégager certaines causes de la pollution de ces eaux, de faire des
propositions permettant à nos populations d’observer des attitudes garantissant la qualité de
l’eau de consommation. Nous espérons que les résultats issus de ce travail permettront de
sensibiliser les décideurs pour une meilleure application des normes de protection des puits
en vue de la réduction de l’incidence des maladies liées à l’eau notamment les maladies
diarrhéiques comme le choléra.
Ainsi nous nous sommes fixés comme objectifs
Objectif général
- Etudier la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau des puits de certains
quartiers du district de Bamako.
Objectifs spécifiques
- Faire l’analyse de la situation des puits dans les zones retenues
- Analyser les paramètres physico-chimiques et bactériologiques
- Déterminer les éléments présentant un risque pour la santé
- Faire des propositions d’amélioration de la qualité des eaux des puits.
















R E S S O U R C E S E N E A U


CHAPI TRE I


LES RESSOURCES EN EAU

1 – Cycle de l’eau
L’eau, élément sous trois formes (liquide, l’état gazeux et solide), parcourt un cycle éternel.
L’évaporation lente et incessante des fleuves, des lacs et des mers provoque la formation dans
la haute atmosphère, de nuages qui par condensation se transforment en pluie. Une fraction
des eaux de pluie ruisselle à la surface du sol et va grossir les cours d’eau et les lacs, d’où elle
est sujette d’une part à l’évaporation d’autre part à l’infiltration à travers le sol. Une partie
des eaux d’infiltration est reprise par la végétation qu’elle alimente avant d’être rejetée dans
l’atmosphère c’est l’évapotranspiration. L’autre partie s’accumule dans le sous sol pour
former des nappes souterraines qui, à leur tour peuvent former des sources émergentes à la
surface du sol (15).

Nuages



Précipitation (air frais) Evaporation
Précipitation (air chaud)
Evaporation



Ruissellement Evapotranspiration par
(formation d’eau de surface) les plantes




Infiltration d’eau souterraine formation d’eau souterraine


De ce cycle nous pouvons dégager trois sources d’approvisionnement en eau.
a – Les eaux de pluie : les eaux de pluie peuvent être collectées à partir des toitures des
maisons dans des récipients ou dans des impluviums. A l’origine ces eaux sont pures sur le
plan microbiologique, mais sur le plan chimique, il leur manque souvent certains éléments
indispensables à la santé comme le sodium, magnésium, manganèse, fer, iode (15).
b – Les eaux de surface : composées d’eaux de mer, de fleuve, de rivière, de marigot,ces eaux
couvrent la terre . La terre « planète bleue » en raison de la présence d’eau , 97,5% de celle-
ci consiste toutefois en eau salée dont l’essentielle est dans les océans et 2,5% seulement
en eau douce(AMH journée mondiale de l’eau 2003). Grossies par les eaux de ruissellement
elles reçoivent toutes sortes de déchets contenant des germes nuisibles pour la santé.
c – Les eaux souterraines : formées par les eaux d’infiltrations, les eaux souterraines sont
exemptes de pollution. Cependant elles peuvent, d’une part être contaminées par la technique
de puisage, la proximité des latrines ou d’autres sources de pollution, le manque de
protection, d’autre part, elles peuvent être chargées par les éléments ; eaux soumatres, (NaCl)
eau dure (Ca
++
) ; eau férrigineuse (Fe
++
)
2 – Critère de choix pour l’implantation d’un point d’eau souterraine
Lorsqu’on a à choisir entre diverses sources d’approvisionnement en eau, la qualité de l’eau
ne doit être l’unique considération. Il faut également tenir compte du débit de l’eau et de la
pérennité du point d’eau. Compte tenu du coup élevé et de l’insuffisance des systèmes
d’adduction d’eau le captage des eaux souterraines avec les puits constituent l’une des
meilleures sources d’eau de boisson dans nos pays en voie de développement à condition que
ces puits soient bien protégés.
En général, le choix de l’emplacement du puits doit être fait par les services chargés de
l’hydraulique en tenant compte des désirs de la population, de l’hydrogéologie du terrain. Un
puits ne peut fournir de l’eau que s’il rencontre une nappe. Les nappes peuvent être partout
mais leur qualité, leur débit et leur profondeur sont très variables (3). On rencontre des nappes
captives et des nappes libres. La nappe captive aussi appelée nappe artésienne est une nappe
aquifère qui est confinée entre deux couches imperméables. La nappe libre aussi
appelée nappe aquifère est une formation géologique perméable et saturée d’eau.





3 – Généralité sur la pollution de l’eau
De nos jours, les problèmes de pollution constituent un danger de plus en plus important pour
l’homme. Parmi ces problèmes, la contamination de l’eau se pose avec acuité. En effet, l’eau
est affectée de façon croissante par des matières minérales et organiques et même des micro-
organismes dont certains sont pathogènes et donc dangereux pour la santé.
L’eau souterraine, qui est jugée la plus potable, est la ressource la plus couramment utilisée
dans les pays en développement. Cependant, cette eau est aussi très vulnérable à la pollution,
et sa protection s’impose à tous les niveaux.
Pollution des eaux souterraines :
Bien que se trouvant en profondeur, ces eaux souterraines peuvent être polluées. Malgré les
nombreux filtrages que subissent les eaux souterraines il est toujours possible qu’elles
contiennent des bactéries ou des éléments indésirables. En effet, les puits sont généralement
pollués par :
- la pénétration d’impuretés par les ouvertures
- la contamination par la présence de fosses septiques
- les fuites des conduits d’égouts
- l’infiltration des dépotoirs ou les terrains d’enfouissement
- les activités menées au tour du puits
Avec la pluie les eaux sont entraînées en partie par ruissellements et en partie s’infiltrent
contribuant à la recharge de la nappe, mais aussi sa pollution par l’entraînement des matières
organiques et minérales de la surface.
La pollution est une dégradation de la qualité de l’eau. L’analyse chimique d’une eau révèle la
présence de certains éléments en solution ou en suspension. Ce sont la qualité et la quantité de
ces éléments qui, d’une part définissent une eau, et d’autre part précisent et limitent son
emploi aux divers usages : alimentation , besoins ménagés, besoins industriels, irrigation,…
Dans ces conditions il faut toujours envisager un traitement.






4- Normes de la qualité des eaux
Une eau de consommation ne doit pas contenir de germes des maladies à transport hydrique,
de substances toxiques ni de quantité excessive de matières minérales et organiques. Elle doit
par ailleurs, être limpide, incolore et ne posséder aucun goût ou odeur désagréable. En outre
l’eau potable doit contenir sans excès un certain nombre d’éléments minéraux dont la
présence lui confère une saveur agréable à l’exclusion de ceux qui seraient l’indice d’une
contamination ainsi que toute substance toxique (6)
Au Mali, il n’existe pas de norme officielle pour la qualité de l’eau de boisson .
Il convient de rappeler que pour l’instant sont pratiquées au Mali ,les recommandations de
l’Organisation Mondiale de la Santé (O M S) relatives à la qualité de l’eau de boisson. Ainsi
pour notre étude nous nous référons aux normes de l’OMS dans les tableaux qui suivent

Tableau I qualité physico-chimique de l’eau de boisson
( Directive de l’OMS 2002)
Eléments Valeurs indicatives en mg/l

Cuivre………………………………………….
Cyanures………………………………………
Fluorures………………………………………
Manganèse…………………………………….
Mercure……………………………………….
Nitrates ………………………………..
Nitrites ………………………………..
Ammoniac……………………………………
Plomb…………………………………………
Chlore…………………………………………
Couleur……………………………………….
Turbidité………………………………………
Aluminium…………………………………….
Chlorure………………………………………..
Dureté…………………………………………
Fer…………………………………………….
pH…………………………………………….
Sodium………………………………………..
Sulfates……………………………………….
Solides totaux en solution……………………
Zinc…………………………………………..

1 mg/l
0,07 mg/l
1,5 mg/l
0,1 mg/l
0,001 mg/l
50 mg/l
3 mg/l
15 mg/l
0,01 mg/l
5 mg/l
15 UCV (unité de couleur vraie)
5 UTN (unité de turbidité néphélométrie)
0,2 mg/l
250 mg/l
-
0,3 mg/l
6,5 – 8,5
200 mg/l
250 mg/l
1000 mg/l
3mg/l









Tableau II qualité bactériologique de l’eau de boisson
( Directive de l’OMS 2002)

Organismes Les valeurs
indicatives
Remarque
A-/ Toutes les eaux destinées à la
consommation :
E. Coli ou bactéries coliformes
Thermotolérantes



0
0
Non détectables dans un
échantillon de 100 ml
B-/ Eaux traitées à l’entrée du réseau de
distribution :
E.Coli ou bactéries coliformes
Thermotolérantes

Coliformes totaux


0
0

10
Non détectables dans un
échantillon de 100 ml


Non détectables dans un
échantillon de 100 ml

C-/ Eaux traitées dans le réseau de
distribution :
E. Coli ou bactéries coliformes
Thermotolérantes

Coliformes totaux


0
0

10
Non détectables dans un
échantillon de 100 ml


Non détectables dans un
échantillon de 100 ml
Dans les installations
importantes lorsqu’un
nombre suffisant
d’échantillons sont
examinés, on ne doit pas
trouver de coliformes dans
95 % des échantillons
prélèves sur une période de
12 mois



5-Risques liés à la mauvaise gestion de l’eau
L’eau contaminée par les excréta est susceptible de transmettre les maladies gastro-
intestinales. En effet la pollution fécale peut introduire dans l’eau de boisson des risques :
*A court terme lorsque les sources de pollution sont urbaines, il s’agit du déversement
incontrôlé de teinture, des eaux domestiques etc…Il peut arriver que ces eaux soient évacuées
vers des puisards qui sont en communication directe avec la nappe.
*A moyen terme lorsque les sources de pollution sont industrielles. Il peut s’agir des
industries polluantes par leurs déchets.
*A long terme avec le développement agricole , les produits utilisés dans le but d’améliorer
les rendements agricoles . On peut citer :les engrais, les pesticides etc
Les différents risques de l’eau sont : le risque d’ingestion ou risque directe ; risque de contact
et le risque indirect. Le péril fécal pollue l’eau par les excréments dans les ressources
aquatiques, directement lorsque celles-ci sont de surface(rivière, lac, …), ou par infiltration
de la nappe phréatique. Le ruissellement des eaux de pluies, lessivant les sols la collecte ou le
stockage de l’eau de boisson peuvent aussi être des occasions de souillure fécale de l’eau.
Les pathologies liées à l’eau peuvent être d’origine bactérienne, virale , parasitaire, liées au
manque d’eau et liées à la présence de substance chimique dans l’eau.(6) :
a - Maladies d’origine bactérienne : Les eaux peuvent transmettre un certain nombre de
maladies d’origine bactérienne. On les cite avec les différents germes en cause :
- Le choléra (vibriocholerae)
- La fièvre typhoïde et gastro-entérite (salmonella typhi et E. Coli)
- Schigellose (shigella spp)
- La tuberculose (mycobacterum tuberculosis).
b – Maladies d’origine virale : Aux cotés des maladies d’origine bactérienne, nous avons
des maladies virales. On peut citer :
- la poliomyélite
- les hépatites virales et entérovirus.
c - Maladies d’origine parasitaire : En plus des maladies d’origine bactérienne et virale, on
trouve les épidémies d’origine hydrique dues à des parasites exemple l’ankylostomose, la
dracunculose, le téniasis etc…
d – Manque d’eau : L’absence ou la rareté de l’eau est à l’origine de nombreuses
pathologies. L’hygiène défectueuse favorise la multiplication et la transmission des poux
,de la gale. Elle crée aussi des conditions favorables pour certaines pathologies cutanéo-
muqueuses .
e- Maladies liées à la présence de substance chimique dans l’eau : La fluorose qui est due
à une intoxication chronique par le fluor . Le saturnisme qui est l’ensemble des
manifestations dues à une intoxication par le plomb . L’hyperthyroïdie, et la
methomoglobine provoquent des troubles graves, par altération de l’hémoglobine du sang
et formation de metha-hemoglobine toxique (4) pouvant conduire à l’asphyxie et la mort
s’il n’y a pas de traitement (4).
6-Evaluation des risques
Pour évaluer ces risques un certain nombre d’indicateurs de contamination fécale ont été
retenus. On cite les organismes coliformes qui sont les coliformes totaux et les coliformes
fécaux (thermotolérant).
coliformes totaux : Il s’agit de citrobacter, enterobacter et Klebsiélla. Il ne devrait pas y
avoir de coliformes dans les eaux épurées. Si tel était néanmoins le cas, il faut envisager
deux possibilités : soit un traitement inefficace, soit une contamination postérieure au
traitement.
Coliformes fécaux (thermotolérant) : ce sont des coliformes capables de fermenter à
44°c du genre d’Escherichia et, dans une moindre mesure des souches occasionnelles
d’Enterobacter, la citrobacter et de Klebsiella. Les coliformes fécaux sont intéressants
car un très grand nombre d’entre eux vivent en abondance dans les matières fécales des
animaux à sang chaud et de ce fait , constituent des indicateurs fécaux de la première
importance. Par ailleurs, leur résistance aux agents antiseptiques et notamment le chlore
et à ses dérivés est voisine de la résistance des bactéries pathogènes vis-à-vis
desquelles ce type de traitement est instauré. Il s’en suit que la présence, de ces micro-
organismes soit considérée comme suffisante pour affirmer la nature fécale et leur
présence dans l’eau de puits doit être interprétée comme l’indice d’une situation
dangereuse. C’est pourquoi, du point de vue pratique, il faut considérer jusqu’à preuve
de contraire que tous les coliformes observés sont d’origine fécale (20)








7– Gestion des risques
Surveillance
La surveillance de la qualité de l’eau de boisson peut se définir comme étant
«l’évaluation et la supervision continues et vigilantes du point de vue de santé
publique de la salubrité et de l’acceptabilité des approvisionnements publics en eau de
boisson ».
Cette surveillance comporte
- Contrôle régulier de la qualité pour vérifier que le traitement et la
distribution sont conformes aux objectifs établis et à la réglementation
- Surveillance généralement à intervalles spécifiés, de l’ensemble du réseau
de distribution depuis la source jusqu’aux consommateurs du point de vue
de la sécurité micro biologique. (21)

Enquêtes sanitaires
L’enquête sanitaire c’est une inspection et une évaluation sur place par une personne
qualifiée, de toutes les conditions d’installation et pratiques touchant le réseau
d’approvisionnement en eau qui pourraient être à l’origine de danger pour la santé du
consommateur. Tous les systèmes de distributions doivent être régulièrement inspectés par les
spécialistes. Les échantillons doivent y être prélevés notamment aux fins des examens
microbiologiques et chimiques. Par ailleurs une enquête sanitaire s’impose pour permettre
une interprétation valable des résultats de laboratoire. (21)

8-Traitement des eaux souterraines
Les eaux souterraines qui ont une composition étroitement liée aux terrains qui les
contiennent sont le plus souvent exemptes de germes pathogènes. C’est pourquoi on dit
qu’elles sont naturellement pures. Néanmoins, la zone de captage doit être protégée par une
réglementation efficace et prendre des précautions pour éviter une contamination de l’eau
dans le réseau de distribution. Lorsque une protection continue ne plus être garantie du point
de captage au point de consommation, il est impératif de procéder à une désinfection et de
maintenir une concentration de chlore résiduel suffisant.
Le traitement comportera l’une ou la totalité des étapes suivantes :
Sédimentation : c’est le traitement le plus simple. Il consiste à stocker l’eau
dans les réservoirs pendant un bout de temps plus ou moins long. Les matières en suspension
se déposent
Floculation : la sédimentation est favorisée par l’addition de réactifs chimiques
floculants comme le sulfate d’alumine le « floc » qui en résulte peut éliminer dans de bonnes
conditions les bactéries présentes.
La décantation et filtration : on avait autre fois recours à la filtration lente sur
sable fin, directement appliquée à l’eau brute. Actuellement les eaux brutes subissent d’abord
un traitement de coagulation puis de décantation et leur filtration devient alors très rapide.
Stérilisation : elle constitue l’étape finale du traitement. Elle est destinée à
inactiver les microorganismes , pathogènes ou non, qui n’ont pas été retenus au cour des
opérations précédentes. Le procédé le plus répandu est la chloration.

























ME T H O D O L O G I E



CHAPITRE II

1-) Cadre de l’étude
L’augmentation spectaculaire de la population de Bamako a provoqué le
développement anarchique du District avec la multiplication et l’extension des quartiers
spontanés à la périphérie.
Les difficultés d’approvisionnement de ces quartiers en eau potable sont considérables. Avec
un taux d’accroissement annuel de 4,2% entre 1987 et 1993, obtenu lors du recensement de
1993, et de 6,4% après 1993, la population de Bamako a atteint en 1994 1.183.093 habitants
et 1.613.330 habitants en l’an 2003, contre 677.883 habitants en 1987 soit une augmentation
de 935.447 habitants entre 1987 et 2003.(26)

L’étude a été menée dans le District de Bamako , au Laboratoire de la qualité des eaux
de la Direction Nationale de l’Hydraulique(D.N.H).
Service rattaché à la D.N.H, le Laboratoire de la qualité des eaux qui a pour rôle principal de
veiller sur la qualité de l’eau de consommation dans notre pays, est crée par l’Ordonnance
n°90-51/PRM du 04 septembre 1990. Il a été mis en place par coopération canadienne et plus
précisément par l’Agence Canadienne pour le développement international en 1978-1981. De
part l’importance socio sanitaire et économique des ressources en eau, le Laboratoire
intervient ainsi dans un domaine très important du développement de notre pays.
2-) Type et période de l’étude
Ce travail est une étude transversale à Bamako sur la question de la qualité physico-
chimique et bactériologique de l’eau du puits. Elle est réalisée sur une période allant du mois
de mars 2004 au mois de décembre+
2004, couvrant les deux principales saisons de l’année ; saison sèche(étiage) et saison des
pluies(crue).
3-) Population d’étude
L’étude a porté sur 45 puits ordinaires répartis dans 31 quartiers du District de Bamako
puits traditionnels non protégés ( 95% des puits de notre étude )
puits ordinaires avec margelles seulement ( 5% des puits de notre étude)
4-) Définitions
• Adduction d’eau : c’est un système d’approvisionnement en eau et dont
l’exploitation se fait avec les bornes fontaines.
• Traitement : c’est l’ensemble des procédés utilisés pour rendre une eau potable.
• Maladies d’origine hydrique : ce sont des maladies liées à l’eau soit : par ingestion,
par le contact ou par le fait que les vecteurs ou les hôtes intermédiaires vivent ou se
développent dans l’eau.
• Contaminant : tout agent biologique ou chimique , toute matière étrangère ou toute
autre substance n’étant pas ajoutée intentionnellement à l’eau , au produits
alimentaires et pouvant compromettre la sécurité ou la salubrité .
• Micro-organisme : tout organisme vivant microscopique susceptible d’être cause de
maladie ou d’altération de l’eau et des denrées alimentaires comme les coliformes
par exemple.
• Danger : contamination de l’eau et des aliments par un agent biologique ,
biochimique ou physique, ou état de l’eau et des aliments ayant potentiellement un
effet nocif sur la santé
• Nettoyage : élimination des souillures, des résidus d’aliments et de la saleté , de la
graisse ou de toute matière indésirable.
• Désinfection : réduction, au moyen d’agents chimiques et / ou physiques du nombre
de micro-organismes présents dans l’eau jusqu’à l’obtention d’un niveau ne risquant
pas de compromettre sa sécurité ou sa salubrité.
• Hygiène : est la science et l’art de prévenir la maladie , de prolonger la vie , de
promouvoir la santé physique et mentale , de manière à assurer le meilleur rendement
de l’individu .
• Eau potable : est une eau qui doit répondre à certains critères physico-chimiques et
bactériologiques qui la rendent apte à la consommation.
• Puits ordinaire : puits creusé manuellement à l’aide d’une pioche, d’une pelle et de
tout autre matériel d’excavation , n’est qu’un simple trou dans le sol , il peut être de
forme carrée ou circulaire .
• Puits individuel : identique au puits ordinaire mais appartenant à un individu .
• Puits collectif : identique au puits ordinaire mais appartenant à une communauté.
• Pollution de l’eau : contact de l’eau avec un altéragène , dégradation de la qualité de
l’eau .
5-) Echantillonnage
Dans le cadre de notre étude, nous avons effectué au total 225 prélèvements dont 90
prélèvements pour l’analyse physico-chimique et 135 prélèvements pour l’analyse
bactériologique. Tous ces prélèvements ont été réalisés dans 45 puits numérotés de 1 à
45. Chacun de ces puits a fait l’objet de 5 prélèvements pendant toute la durée de notre
travail.
Pour la physico-chimique : Les 90 prélèvements sont repartis comme suite ;
un prélèvement dans chaque puits pendant la saison sèche et un autre dans les
mêmes puits durant la saison des pluies , soit deux prélèvements dans chaque
puits pendant les deux principales saisons 2004.
Pour l’analyse bactériologique : les 135 prélèvements sont repartis comme
suite ; un prélèvement dans chaque puits pendant la saison sèche et deux
prélèvements dans les mêmes puits durant la saison des pluies , soit trois
prélèvements dans chaque puits pendant les deux principales saisons 2004.
Nous avons utilisé les mêmes puits pour les analyses des paramètres physico-chimiques et
bactériologiques. Ces puits ont été ciblés à la suite de la demande des particuliers, qui sont
venus s’adresser au laboratoire de la qualité des eaux à la Direction Nationale de
l’Hydraulique . Donc le choix de lieu de prélèvement était purement et simplement volontaire.

Tableau III Lieu de prélèvements
Numéro de puits Quartiers Numéro de puits Quartiers
Puits 1 Banconi puits 15 Sogonafing
Puits 2 Banconi puits 16 Bozola
Puits 3 Kalaban-coro puits 17 Niaréla
Puits 4 Kalaban-coro puits 18 Zone industrielle
Puits 5 Hi ppodrome puits 19 Base militaire
Puits 6 Hippodrome puits 20 Sébénikoro
Puits 7 Sabalibougou puits 21 Hamdallaye
Puits 8 Sabalibougou puits 22 Dianeguela
Puits 9 Yirimadio puits 23 Sokoniko
Puits 10 Yirimadio puits 24 Kalaban-coura
Puits 11 Niamakoro puits 25 Magnambougou
Puits 12 Niamakoro puits 26 Torokorobougou
Puits 13 Missabougou puits 27 Torokorobougou
Puits 14 Missabougou puits 28 Baco-Djicoroni



Numéro de puits Quartiers Numéro de puits Quartiers
Puits 29 Baco-Djicoroni puits 38 Titibougou
Puits 30 Lassa puits 39 Sénou
Puits 31 Djicoroni-para puits 40 Sénou
Puits 32 Djicoroni-para puits 41 Doumanzana
Puits 33 Kodabougou puits 42 Doumanzana
Puits 34 Faladié puits 43 Korofina-Sud
Puits 35 Faladié puits 44 Korofina-Nord
Puits 36 Bakaribougou puits 45 Dravéla
Puits 37 Bakaribougou
6-) Plan de collecte des données
6-1 Etude chimique
6-1-1 Les paramètres physico-chimiques
Tous les éléments chimiques importants dans l’eau ont été dosés à savoir des éléments
majeurs : les chlorures, calcium, magnésium, sulfate, carbonate, sodium et potassium.Les
autres éléments tel que le fer, les matières organiques, la couleur la turbidité ainsi que la
conductivité de l’eau ont été également dosés. La température, le pH, ainsi que le résidu sec
(RS) ont été aussi déterminés.
6-1-2 Matériels utilisés
- Flacon de 500 ml
- Fioles en verre et plastique
- Ballons de 100 ml
- Bechers de 50 ml
- Erlenmeyers
- Burette de 10 ml ou 25 ml
- Cuvette de 10 ml ou 25 ml
- Pipette de 2 ml
- Ciseaux et poires
- Plaque chauffante
- Calotte et puisette
- Eprouvette de 50 ml
- Agitateur magnétique
- Barreau magnétique
- Baguette et papier hygiénique
6-1-3 Prélèvement physico-chimique
Nous avons effectué au total 90 prélèvements dont deux prélèvements dans chaque puits, un
prélèvement en saison sèche et un autre pendant la crue.
L’échantillonnage pour la physico-chimique ne pose pas de problème particulier. Des flacons
plastiques sont suffisants et le volume du prélèvement est de un litre pour une analyse
complète. L’échantillon peut être gardé quelques jours mais il est préférable d’effectuer le
dosage des éléments chimiques le plus tôt possible. Les éléments comme les nitrates etc…
peuvent subir des modifications lors de la conservation.
6-1-4 Méthodes d’analyses
6-1-4-1 Caractéristiques physiques
a – Température
La détermination de la température est faite au laboratoire à l’aide d’un thermomètre
incorporé à l’oxymètre étalonné avant chaque manipulation. On lit directement la température
exprimée en degré celcius (°c).
b – Le pH
- Principe
Pour cette détermination, nous utilisons une méthode électrométrique avec électrode
combinée selon la norme AFNOR. Cette méthode consiste à plonger dans l’échantillon,
une électrode spécifique.
- Mode opératoire
Le mode opératoire est donné en annexe 1.
c – Turbidité
Principe
Méthode néphélométrique ; le faisceau lumineux traverse horizontalement la cuvette
contenant l’échantillon, une partie de cette lumière est diffusée par effet Tyndall grâce aux
particules en suspension.
Le photomultiplicateur d’électron situé à un angle de 90° par rapport au faisceau lumineux
capte les photons diffusés et transforme cette énergie lumineuse en signal électrique dont le
potentiel est fonction de la turbidité.
Le fonctionnement du turbidimètre est donné en annexe 2.
d - La Couleur
Elle est exprimée en couleur « apparente » ou en couleur « vraie » en suspension. En filtrant
ou en centrifugeant l’échantillon on détermine la couleur vraie.
Le mode opératoire est donné en annexe 6

e – La conductivité
Principe
La détermination de la conductivité se fait par la mesure de la résistance électrique de la
solution. Un voltage est appliqué entre deux électrodes plongées dans l’échantillon, et la chute
du voltage due à la résistance de la solution est utilisée pour calculer la conductivité par
centimètre.
Le mode opératoire est donné en annexe 5
f – Conductivité / solides totaux dissous (TDS)
La conductivité électrique a été déterminée à l’aide d’un conductrimètre électrique qui permet
de mesurer également les solides totaux dissous.
6-1-4-2 Caractéristiques chimiques
a– Dureté totale
La méthode spectrométrique est la plus courante par sa capacité à mesurer de très faibles
concentrations de calcium et magnésium.
principe
L’indicateur utilisé est la colmagite qui forme une coloration bleue-violette en solution
fortement alcaline et vire au rouge en présence de calcium et de magnésium libre. L’analyse
du calcium et du magnésium est effectuée en complexant le calcium avec l’EDTA pour
détruire la coloration due à ces deux éléments (calcium, magnésium). En mesurant la
coloration rouge dans ces différents états, les concentrations du calcium et du magnésium sont
obtenues.
Le mode opératoire est donné en annexe 3.
b- Dosage du fer
Principe
Le réactif ferrozine forme un complexe de couleur violette avec les traces de fer dans
l’échantillon tamponné à PH 3,5. Cette méthode peut être utilisée aussi pour l’analyse des
échantillons contenant de la magnétite (oxyde de fer noir) ou des ferrites.
Le mode opératoire est donné en annexe 4.
c – Chlorures
Principe
Le chlore présent dans l’échantillon sous forme d’acide hypochloreux et/ou d’ion
hypochlorite réagit immédiatement avec le DPD [ N, N -diethyl-p- phenylène - diamine ] en
même temps que le chlore présent dans l’échantillon pour former une coloration rouge
proportionnelle à la concentration du chlore .
Note : si la solution vire temporairement au jaune après addition du réactif, ou provoque
l’affichage HORS – GAMME, diluer un nouvel échantillon et recommencer l’essai. Une
légère perte de chlore peut se produire lors, de la dilution. Multiplier le résultat par le facteur
de dilution approprié.
Le mode opératoire est donné en annexe 7.
d – sulfates
Principe
Les ions sulfates réagissent avec le baryum du réactif sulfate Ver 4 et produit un précipité de
sulfate de baryum insoluble. La quantité de turbidité formé est proportionnelle à la
concentration en sulfates. Le réactif contient aussi un agent stabilisant pour maintenir le
précipité en suspension.
Le mode opératoire est donné en annexe 8.
e – Dosage des nitrites
Principe
Les nitrites dans l’échantillon réagissent avec l’acide sulfanilique pour former un sel de
diazonium qui réagit avec l’acide chromotropique pour produire un complexe coloré rose dont
la coloration est proportionnelle à la quantité de nitrites présents.
f– Dosage des nitrates
Principe
Les nitrates présents dans l’échantillon réagissent avec l’acide chromotropique en milieu
fortement acide pour former un produit de couleur jaune avec un maximum d’absorbance à
410 nm.
g– Alcalinité
Principe
La détermination de l’alcalinité est basée sur la neutralisation d’un certain volume d’eau par
un acide minéral dilué, en présence d’un indicateur coloré.
Note : Le titre alcalimétrique (TA) mesure la teneur de l’eau en alcalins libres et en
carbonates alcalins caustiques.
Le titre alcalimétrique complet (TAC) correspond à la teneur de l’eau en alcalins libres,
carbonates et bicarbonates.





h– Dosage de l’ammoniac libre
Principe
Cette méthode détermine « l’ammoniac » en présence de monochloramine. La
monochloramine et l’ ammoniac libre peuvent exister dans les échantillons d’eau potable
lorsque la désinfection à la chloramine est utilisée. L’hypochlorite est ajouté pour se combiner
à l’ammoniac libre et former plus de monochloramine. La monochloramine réagit avec le
salicylate pour former le 5- aminosalicylate. Ce composé est oxydé en présence d’un
catalyseur au nitroprussiate pour former un complexe coloré bleu. La coloration bleue est
masquée par la coloration Jaune du réactif en excès pour donner une solution finale de couleur
verte.
L’ammoniac libre est déterminé en mesurant les intensités de couleur, avec et sans additions
d’hypochlorite.
6-2 Examen Bactériologique
6-2-1 Les germes recherchés
Nous avons effectué pendant notre travail la recherche systématique des germes indicateurs
de pollution qui sont :
- les organismes coliformes (coliformes totaux)
- les coliformes fécaux (thermotolérants).
6-2-2 Matériels utilisés
a – Petits matériels
- Tubes à essai
- Portoir pour tubes à essai
- Pipettes pasteur
- Pipettes graduées
- Plaquons stériles pour échantillons
- Boîtes de pétri stériles.
- Lames et lamelles
- Pinces stériles
- Anse d’inoculation et support
- Bec Bunsen
- Papier buvard
b- Milieux de culture
- Gélose ordinaire
- Gélose lactose à l’éosine et au bleu de méthylène
- Gélose au désoxychlolate 1 %
- Bouillon bilié lactose au vert brillant
- Gélose Viande.
6-2-3 Prélèvement pour l’analyse bactériologique
Nous avons effectué au total 135 prélèvements pour l’analyse bactériologique repartis
comme suite :
Pendant la saison sèche (étiage) 45 prélèvements dont un prélèvement effectué dans chaque
puits. Durant la saison pluvieuse (crue) 90 prélèvements dont deux prélèvements effectués
dans chaque puits. Nous avons utilisé des flacons stériles munis d’un cordon. Au moment du
prélèvement on ouvre le flacon et on l’introduit dans le puits en prenant soin de ne pas
contaminer l’échantillon. Ensuite on retire le flacon rempli d’eau. On détache le cordon et le
flacon est refermé dans les conditions aseptiques requises jusqu’au moment de l’analyse
bactériologique.
6-2-4 Transport et Stockage
a – Transport
Après le prélèvement, le flacon doit être lisiblement étiqueté et envoyé sans retard au
laboratoire, accompagné d’une note portant tous les renseignements nécessaires.
La teneur des échantillons en coliformes se modifie entre le moment du prélèvement et celui
d’examen (20).
Il importe donc de procéder à l’analyse le plus rapidement possible après le prélèvement, de
préférence dans l’heure suivante et en aucun cas après 24 heures.
b–Stockage
Au cas où les échantillons ne pourraient être remis rapidement au Laboratoire, on pourra soit
utiliser des camions-laboratoires, soit filtrer l’échantillon sur membrane au point de
prélèvement ou dans un laboratoire local.
Après filtration, la membrane peut être placée dans une boite de pétri, sur un tampon
absorbant saturé d’un milieu de transport (20). Ce dernier est un milieu de culture très dilué
qui permet la survie des germes mais peut rester trois jours à la température ambiante sans
développement bactérien apparent. Pour les expéditions postales à destination d’un
laboratoire central, on utilisera de préférence les boites de pétri en polystyrène. Un délai de
trois jours ne modifie pas sensiblement la numération des coliformes. (20)
4 – 3 Analyse bactériologique
b – 1 La technique de fermentation
L’examen bactériologie de l’eau en milieu de culture liquide commence par une épreuve de
présomption. Elle consiste à ensemencer avec l’échantillon d’eau à analyser un milieu de
culture liquide convenable dans des boîtes ou des tubes qui sont ensuite mis à incuber et
examiner après un délai approprié. L’épreuve est dite de « présomption » parce que la
réaction observée est parfois due à la présence d’un autre germe ou ensemble de germes. La
réaction ne donne donc qu’une présomption de la présence de coliformes qui doit être
confirmée.
La proportion de réaction faussement positive dépend à la fois de la flore bactérienne de l’ eau
analysée et du milieu de culture utilisé. En ensemençant un certain nombre de tubes à l’aide
de volumes d’eau appropriés, on peut obtenir, au moyen de tables statistiques une estimation
du nombre de germes coliformes présents dans un volume d’eau.
En effet l’épreuve de présomption sera complétée par au moins une épreuve rapide
pour confirmer la présence de coliformes. La méthode la plus pratique consiste à repiquer le
contenu de chaque tube positif à l’épreuve de présomption dans deux tubes contenant bouillon
au vert brillant (20) du bouillon lactosé au récinolcate ou du bouillon de Mac Conky. L’un de
ces tubes sera incubé à 37°C,pendant 48 heures au plus pour obtenir une confirmation de la
présence des coliformes.
b – 2 Méthode de la Membrane Filtrante
C’est une méthode de numération des coliformes présents dans l’eau qui consiste à
filtrer un volume déterminé à travers une membrane par exemple en ester cellulosique ; on
place ensuite celle-ci face, vers le haut, sur des milieux appropriés et l’on met à incuber aux
températures voulues. En comptant les colonies qui se développent à la surface de la
membrane , il est possible de réaliser, avec un temps total d’incubation suffisante, une
numération directe des coliformes présumés sans recouvrir aux tables de probabilité. Les
numérations sur membrane sont toutes sujettes à des variations statistiques et des numérations
effectuées en parallèle à partir du même échantillon d’eau ne donneront généralement pas le
même nombre de micro-organismes (20)
b-3 Dénombrement des coliformes totaux
Nous avons procédé à une dilution au 1/10 , 1/100 , 1/1000 ,etc.…,de chaque
échantillon . Ensuite, 0,1 ml de chacune de ces dilutions a été inoculé dans 20 ml de gélose
Columbia en surfusion. Après homogénéisation ce mélange a été coulé en boite de pétri.
Après solidification , les géloses ainsi ensemencées ont été placées à 37°C pendant 24
heures. Les colonies apparues sont dénombrées. Pour ce faire nous avons divisé les
colonies en grosses colonies(GC),moyennes colonies(MC), petites colonies(PC), et souvent
même des fines colonies(FC).
Pour obtenir le nombre des coliformes totaux dans un échantillon, il faut
1-) compter le nombre total de colonies sur chaque boite et multiplier ce nombre par
le titre de la dilution correspondante.
2-) faire la somme des nombres totaux de colonies trouvées pour toutes les dilutions
3-) enfin diviser le résultat obtenu par le nombre de dilution effectuée
Exemple
GC=20 GC=3 GC=0
MC=40 MC=4 MC=1
PC=80 PC=10 PC=1
140 17 2

Dilution 1/10 1/100 1/1000

(1) 140 * 1 / 10 = 1400
17 * 1/100 = 1700
2 * 1/1000 = 2000

(2) 1400 + 1700 + 2000 = 5100

(3) 5100 / 3 = 1700 / 0.1 ml

b-4 Recherche de coliformes fécaux
Nous avons pour cela ensemencé 3 tubes de bouillon bilié lactosé muni de cloche de
Durkam à l’aide de 1ml de chaque échantillon, chaque tube ainsi ensemencé est placé au
bain-marie à 44°C pendant 48 heures . Ensuite , les cultures positives(turbidité du bouillon
plus gaz au 1/10 de la cloche) sont ensemencées dans les tubes de bouillon bilié et sur
l’EPO . Le bouillon est placé à l’étuve à 44°C pendant 48 heures pour la recherche
d’indole qui est négative pour les coliformes fécaux .
-Test de Mac Kenzie
Nous avons toujours effectué ce test pour affirmer la présence de coliformes
fécaux . Pour le réaliser, on repique chaque tube positif sur un bouillon lactosé au vert
* .’ .*. . ‘
.* *. . * ‘
‘ ‘ .. * ..
.* 0.1 ml.
‘ * ..’ .* .
• ‘

*..
0.1 ml *
.* ‘ ..’ ‘ .
*
0.1 ml


brillant et une eau peptonée . Le bouillon et l’EPO sont incubés à 44°C pendant 48
heures. Si gaz plus trouble dans le bouillon bilié lactosé au vert brillant(gaz 1/10 de la
cloche), si germes indole négatif , alors on conclut la présence de coliformes fécaux.
7-) Plan d’analyse
• Traitement des données
Les données ont été saisies et traitées sur l’ordinateur avec un logiciel Microsoft Word 2003
pour la narration et avec un logiciel Excel 2003 pour les tableaux et les graphiques.
• Méthode d’analyse
Les résultats sont présentés sous forme de tableaux , de graphiques ou sous forme narratives.
Une interprétation des résultats a été faite pour voir si nos objectifs spécifiques ont été
atteints.




























RESULTATS


CHAPITRE III

RESULTATS
Nous avons déterminé la composition physico-chimique et bactériologique de l’eau des puits
dans certains quartiers du district de Bamako pour le contrôle de la qualité de l’eau de ces
puits. Pour cela nous avons effectué 225 prélèvements repartis entre 45 puits. Pour chaque
puits nous avons effectué 2 prélèvements pendant la saison sèche du mois de Mars au mois
de Mai et 3 pendant la saison des pluies du mois de Juin au mois de d’Août.
1-) Situation des puits dans les zones retenues
Pourcentage des prélèvements d’échantillon selon les communes de Bamako :
Tableau IV Nombre de quartier et de puits par commune
Commune Nombre de quartiers Nombre de puits de l’étude
commune I 5 7 16%
commune II 5 7 16%
commune III 2 2 4%
commune IV 6 8 18%
commune V 5 9 20%
commune VI 8 12 26%
Total 31 45 100%

Dans notre étude la commune VI est la plus concernée avec 12 puits sur un total de 45
surveillés soit dans 8 quartiers de la commune sur 31.
Caractéristiques des puits
Nous avons effectué les prélèvements dans deux types de puits :
Puits traditionnels non protégés : Ils sont plus fréquent dans les concessions. Ils
représentent 95% des puits de notre étude. Ces puits sont généralement peu profonds
et creusés à la main par un artisan puisatier. Ces puits ne sont pas cimentés , ni
équipés d’une margelle. Ces puits ne sont donc pas protégés ,ils sont soumis à
l’infiltration des eaux de surface. Souvent on utilise comme margelle de vieux pneu .
Les eaux perdues forment des flaques pendant la saison des pluies, de temps à autre,
débordent après les opérations de puisage et retombent dans le puits .
Puits ordinaires avec margelle seulement : Ils se distinguent des précédents par
l’existence d’une margelle de faible hauteur . Ils représentent 5% des puits de notre
étude. Ces puits sont généralement fermés par un couvercle. La margelle n’est
qu’exceptionnellement faite en béton.
Ces facteurs plus la nature du sol entraînent la pollution de l’eau souterraine.
Pendant la saison sèche, certains puits tarissent et le peu d’eau qui s’y trouve devient trouble,
boueuse devenant ainsi un milieu de prolifération de nombreux micro-organismes pouvant
agir sur la santé de l’homme.
Par contre durant la saison des pluies, ce sont les eaux de ruissellements charriant toutes
sortes de substances qui viennent polluer les eaux de puits.
2-) Les paramètres physico-chimiques
Tableau V distribution des eaux de puits non-conforme aux normes de l’OMS par
paramètres physico-chimiques pendant la saison sèche et la saison des pluies

Saison sèche Saison pluvieuse
Paramètres

Nombre
de puits non
conforme
D : 45

% de non-
conformité
D : 90

Nombre
de puits non
conforme
D : 45
% de non
conformité
D : 90

pH 40 88 36 80
Chlorures 0 0 5 11
Sodium 0 0 7 15
Sulfate 0 0 0 0
Fer 10 22 28 62
Dureté 0 0 9 20
T.D.S 0 0 19 42
Turbidité 43 95 33 73
Couleur 34 75 21 46
Conductivité 13 28 28 62
Nitrate 40 88 42 93
Nitrite 11 24 31 68
Ammoniac 25 55 39 86




Ce tableau nous montre que pendant la saison sèche le taux de non conformité est plus élevée
au niveau de la turbidité qui est à 95% suivi de pH et Nitrate tous deux à 88% en saison sèche.
Pendant l’hivernage c’est plutôt le Nitrate, l’ammoniac et le pH respectivement à 93% ;
86% et 80%

Tableau VI variation saisonnière des paramètres physico-chimiques des puits de l’étude.
Saison sèche
valeurs limites
Saison Pluvieuse
valeurs limites

Paramètres
Normes
de
O.M.S Inférieures Supérieures InférieuresSupérieures
Température °c _ 17,9 30,2 24,5 31,8
pH 6,5-8,5 4,59 7,02 3,7 7,9
Chlorures mg/l 250 3,5 94 2,5 474
Sodium mg/l 200 3,5 93,2 0,5 350
Sulfate mg/l 250 0 67,5 0 73,2
Fer mg/l 0,3 0,003 1,059 0,023 2,5
Dureté mg/l 80 93,2 12 325
Alc mg/l 0,2 8 83 1 230
Turbidité NTU 5 3,06 64,2 1 63
Couleur UCV 15 2 310 0 67
T.D.S 1000 12 720 10,5 3950
Conductivité µs/cm 500 21,4 995 27,5 2257
k
+
mg/l _ 0,4 39,5 0,1 57,8
Carbonate mg/l _ 40 168 1,79 224
Nitrate mg/l 50 1,33 80,09 0,12 97,58
Nitrite mg/l 3 0,005 1,812 0,01 2,5
Ammoniac mg/l 15 0,01 1,87 0,03 2,3

Ce tableau nous montre que les teneurs sont dans bien des cas supérieures aux normes. Et que
la conductivité comme d’autres paramètres augmente en saison pluvieuse qu’en saison sèche.





Fig.4.1

Fig.4.2

Variation saisonnière de Nitrate pendant les deux
saisons sèche et pluvieuse 2004
0
50
100
150
1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45
puits
N
i
t
r
a
t
e
Saison sèche
Saison
pluvieuse
Variation saisonnière du pH dans les puits de l’étude
pendant les saisons sèche et pluvieuse
0
2
4
6
8
10
1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45
Puits
pH
Saison sèche
Saison pluvieuse
Variation saisonnière de Nitrite pendant les deux
saisons sèche et pluvieuse 2004
0
1
2
3
1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45
puits
Nitrite
Saison sèche
Saison pluvieuse
Fig.4.3
g.4.4
Les courbes des variations saisonnières nous montrent une oscillation du pH entre 3,7 à plus
de 7 et cela aussi bien en basses eaux qu’en hautes eaux. On constate aussi que pendant
l’hivernage les eaux sont légèrement chargées des sels dissous tels est le cas des composées
azotés ( NO
3
-
et NO
2
-
). Au niveau du puits numéro 25 à 29 nous constatons le pic de la
turbidité pendant la saison des pluies et NO
3
-
diminue légèrement pendant la même période
dans les mêmes puits. Ce pic est constaté sur les prélèvements de la saison pluvieuse ; les
quartiers cibles sont Magnambougou Torokorobougou Bacodjicoroni. Les puits sont pollués
pendant toute la durée de notre travail, comme le confirment les analyses bactériologiques.
Variation de la turbidité pendant les deux saisons
sèche et pluvieuse 2004
0
100
200
1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45
puits
T
u
r
b
i
d
i
t
é

Saison sèche
Saison pluvieuse
3-) Les paramètres Bactériologiques
Tableau VII variation saisonnière des coliformes totaux et fécaux
Coli totaux / 100 ml
Pendant les deux saisons
Coli fécaux / 100 ml
Pendant les deux saisons
Paramètre



Numéro
sèche Pluvieuse sèche Pluvieuse
N°1 2015 1580 1405 20 15 13
N°2 2007 950 783 12 17 7
N°3 2914 630 432 27 11 11
N°4 2914 2419 2412 207 179 179
N°5 1047 825 735 117 98 27
N°6 1989 1820 1725 97 78 79
N°7 2319 1950 1880 110 89 29
N°8 2403 2820 250 30 43 23
N°9 296 170 120 18 45 19
N°10 498 828 520 24 29 25
N°11 298 268 251 20 99 97
N°12 1011 2322 2201 16 29 20
N°13 672 2625 1648 34 18 15
N°14 2419 1914 1977 67 84 39
N°15 2419 2240 2119 43 58 59
N°16 2409 2345 2400 123 128 135
N°17 2043 1935 1720 79 192 102
N°18 2419 2217 2230 88 169 150
N°19 2404 1838 1821 456 329 325
N°20 2304 1374 1332 123 126 108
N°21 2400 2323 2265 110 118 107
N°22 2419 1983 1924 79 199 166
N°23 2340 1349 1340 89 69 62
N°24 2419 2379 2318 89 79 29
N°25 2300 1962 1958 22 13 3
N°26 2400 2450 2201 13 29 12
N°27 2400 1985 1925 15 180 120
N°28 2419 1890 1750 205 107 189
N°29 2419 2350 2280 236 213 229
N°30 1414 2248 220 23 13 25
N°31 2419 2125 2005 456 345 205
N°32 2419 1294 1085 216 161 172
N°33 1555 2298 2200 131 93 88
N°34 2350 1625 1058 101 80 89
N°35 1733 2125 2089 210 197 120
N°36 1555 1730 2442 91 130 128
N°37 1755 1923 1203 131 139 128
N°38 2419 2150 2090 83 17 13
N°39 2350 1875 1875 168 135 135
N°40 2350 2230 2219 26 19 20
N°41 2419 2350 2350 88 99 85
N°42 2419 1560 1500 105 98 92
N°43 498 359 322 68 48 52
N°44 312 645 592 29 19 12
N°45 722 1850 1850 41 29 25
Toutes les eaux analysées présentent une qualité bactériologique très mauvaise avec des
teneurs en coliformes totaux et fécaux très élevées

variations des coli totaux pendant les deux saisons
0
500
1000
1500
2000
2500
3000
3500
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43
prelevement
c
o
l
i

t
o
t
a
u
x
coli totaux sèche
coli totaux pluvieuse

Fig.7.1
Variation des coli fécaux pendant les deux saisons 2004
0
100
200
300
400
500
1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43
prelevement
c
o
l
i

f
é
c
a
u
x
coli fécaux sèche
coli fécaux pluvieuse

Fig.7.2
Nous constatons sur les courbes, que les eaux de pluies n’influent pas sur la qualité
bactériologique de l’eau . Au niveau des prélèvements effectués dans les puits numéro 16 à
21, nous avons le premier pic des Coli fécaux qui cependant correspond à une baisse de coli-
totaux , ce qui explique que les coliformes présents dans l’eau sont d’origines fécales. Ce pic
est constaté sur les prélèvements de la saison sèche et sur des puits numéro 16 à 21 ; les
quartiers concernés sont Bozola, Niaréla, Zone industrielle, Base militaire, Sébénicoro et
Hamdallaye.

4-) Les facteurs de pollution des puits
Tous les puits de notre étude sont pollués pendant toute la durée de notre travail. Cette
situation est due à l’exposition de leur eau à des sources de pollution importantes qui implique
la nature même du sol. Chacune de ces sources intervient selon un mécanisme dont la
connaissance serait indispensable pour éviter toute contamination de nos eaux de puits. Parmi
elles , les plus importantes sont
Pollution de l’eau en fonction de la distance entre les puits et les latrines
Pour assurer une protection contre la contamination , il est recommandé d’implanter les
puits à au moins 15 mètres de toute source de pollution (selon les normes du service
d’hygiène ) . En effet , des études ont montré que l’extension de la pollution à partir
d’une latrine jusqu’aux eaux souterraines dépend de la vitesse et de la direction de
circulation des eaux. La vitesse de circulation est elle même liée à la structure physique
du sol , à sa granulométrie et au degré de fluctuation des roches . Malheureusement tous
les puits de notre étude sont situés à moins de 15 mètres des latrines à cause de l’exiguïté
des lots à usage d’habitation les quartiers concernés.
Par ailleurs , la confection d’aucun de ces puits n’a tenu compte de l’inclinaison du sol. Ce
qui fait que les résultats des analyses attestent la présence d’une pollution fécale en cours.
Une large partie de cette pollution peut être attribuée à l’existence des latrines à proximité
des puits qui ne répondent à aucune norme de distance , ni à aucun facteur géologique
telle que l’inclinaison des sols par exemple.
Pollution de l’eau en fonction de la paroi du puits et de la nature du sol
Dans tous les quartiers de notre étude, les puits ont été creusé par puisatier locaux. Ils ne
contiennent pas de buse et ne présentent donc aucune étanchéité latérale. Ainsi, les
bactéries immobilisées par l’adsorption au niveau de la paroi des puits peuvent vivre
pendant de longue période dans le sol humide. Par suite de fortes précipitations les parois
des puits s’écroulent favorisant ainsi le passage des bactéries dans l’eau. Le sol étant
perméable et la recharge de la nappe se fait par infiltration. La pollution des puits se
trouve ainsi donc également liée à celle de la surface. En effet , la zone d’alimentation de
la nappe étant entièrement occupée par les habitations , par manque d’infrastructure
d’évacuation des eaux usées , ces eaux sont évacuées dans les puisards ,dans les caniveaux
, voire directement dans la rue. De plus les populations vident les contenus des puisards
directement dans les rues. L’infiltration de toutes ces eaux à travers le sol jusqu’à la
nappe d’eau souterraine peu profonde ,ne peut que contribuer à la pollution des puits
avoisinants. Donc la nature du sol et l’absence de revêtement intérieur dans les puits
tiennent une place importante dans cette pollution.
Pollution de l’eau en fonction des éléments d’aménagement (la
protection des puits et la technique de puisage ) Le puits est couramment
utilisé , cependant , les normes de protection sont loin d’être respectées.
Presque toujours ouverts ou mi-fermés par une plaque de tôle ,ils ne sont pas
à l’abris des eaux de ruissellement. Les seaux de puisage sont généralement
laissés à terre tout près du puits. Donc une grande partie de la pollution de
l’eau peut être attribuée à la mauvaise protection des puits sans toute fois
minimiser la technique de puisage.


























COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
CHAPITRE IV

COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

Notre travail avait pour objectif d’étudier la qualité de l’eau de puits dans 31 quartiers du
District de Bamako.
A Bamako, capitale du Mali, le problème de la pollution est principalement lié à
l’insuffisance de l’assainissement. En effet l’environnement de Bamako est pollué et on peut
sans difficulté remarquer les ordures ménagères jonchant les cours des concessions et les rues,
ainsi que les eaux usées provenant du nettoyage ménager, des fosses septiques et des puisards
qui coulent ou forment des flaques stagnantes autour des puits et dans les caniveaux non
curés.
Nous avons réalisé des analyses au niveau d’une quarantaine de puits ordinaires dont 95%
étaient simples et 5% étaient munis de margelles. Les puits sont numérotes de 1 à 45.
Au total nous avons analysé 225 échantillons.
Ceci a révélé dans tous les cas une contamination des puits de notre étude au cours de l’année
2004. Elle est aussi bien chimique que bactériologique.
Sur le plan chimique
• pH
Le pH de l’eau varie au cours de l’étude de 4,59 à 7,02 en saison sèche et de 3,7 à 7,9 pendant
la crue. Le pH est un facteur d’investigation de l’acidité ou de l’alcalinité d’une eau.
Les valeurs obtenues sont proches des résultats de Ouniry Jean Ives (thèse DEA en chimie
appliquée). Cette acidité est due au terrain siliceux et latéritique de Bamako. En se referant
aux normes de l’OMS (pH compris entre 6,5 et 8,5) pour l’eau potable, plus de 50% de nos
eaux analysées ne sont pas recommandées à la consommation humaine.
• Nitrites
La teneur en nitrites varie au cours de l’étude de 0,005mg/l à 1,812 mg/l en saison sèche et de
0,01 mg/l à 2,5mg/l pendant la crue le taux normal en nitrites est fixé à 3mg/l selon l’OMS.
Le nitrite étant toxique pour l’organisme humain la présence en quantité importante dégrade
la qualité de l’eau. La toxicité liée au nitrite est très significative en raison de leur pouvoir
oxydant. Aussi la courbe de variation saisonnière montre également une augmentation des
teneurs pendant la crue par rapport à l’étiage. Cela est due au fait que 95% des puits de notre
étude étaient sans margelles, et sont le plus exposés aux eaux de ruissellements.

• Nitrates
La teneur en nitrates varie au cours de l’étude de 1,33mg/l à 80,09 mg/l en saison sèche et de
0,12mg/l à 97,58mg/l durant la saison des pluies. Le taux normal est fixé 50mg/l selon
l’OMS. Bien que les nitrates n’aient pas d’effets toxiques directs sauf à des doses élevées, le
fait qu’ils puissent donner naissance à des nitrites conduit à une toxicité. La courbe de
variation saisonnière montre une légère augmentation de taux de nitrate en saison des pluies
par rapport à l’étiage. Les teneurs montrent une pollution d’origine organique liée à
l’infiltration des eaux des fosses d’aisance. Cette infiltration s’accentue pendant la crue avec
la montée générale du niveau de la nappe ; ces transferts de polluants étant faibles pendant
l’étiage.
• Sulfates
Les sulfates sont presque absents dans les eaux analysées. Il n’y a que des traces pendant
l’étiage et des taux faibles pendant l’hivernage. Par comparaison à la norme fixée 250mg/l
comme valeur indicative de l’OMS
• Turbidité
La turbidité varie au cours de l’étude de 3,06 NTU à 64,2 NTU pendant la saison sèche et de
1NTU à 63NTU en saison des pluies. Son taux normal est fixé à 5NTU selon l’OMS. La
turbidité affecte beaucoup la potabilité d’une eau de boisson. Les consommateurs ont très
souvent des exigences par rapport à ce paramètre. La turbidité d’une eau est due à la présence
des matières en suspensions finement divisées : argiles, limons, grains de silice, matières
organiques etc. La courbe de variation saisonnière montre un pic de turbidité au niveau des
puits n°25 jusqu’au puits n° 29 en saison des pluies.
Nous constatons que la plupart des eaux analysées ont des teneurs des différents paramètres
physico-chimiques qui excèdent la recommandation de l’OMS. De même pendant la crue les
eaux analysées sont très chargées en sel comme l’indiquent les courbes de variations
saisonnières. Cela peut être du au fait que 95% des puits de notre étude étaient sans margelles.
Et l’eau de ruissellement peut facilement s’introduire dans le puits.
Sur le plan bactériologique
• coliformes totaux
Le nombre de coliformes totaux varient au cours de l’étude de312 coliformes totaux dans 100
ml d’échantillon à plus de 2913 coliformes totaux dans 100 ml d’échantillon pendant l’étiage.
Ce nombre varie entre 120 coliformes totaux dans 100 ml d’échantillon à 2820 coliformes
totaux dans 100ml d’échantillon pendant la crue. Le nombre de coliformes totaux dans les
eaux de puits analysées dépasse de très loin la recommandation de l’OMS (10 coliformes
totaux dans 100 ml d’échantillon). Le nombre très important de coliformes totaux peut
s’expliquer en partie par manque d’entretien de ces puits. En effet, ces puits sont pour la
plupart mal entretenus.
• coliformes fécaux
Le nombre de coliformes fécaux varient au cours de l’étude de 12 coliformes fécaux dans
100 ml d’échantillon à plus de 455 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon pendant
l’étiage. Ce nombre varie de 3 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon à plus de 320
coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon pendant la crue. Le nombre de coliformes fécaux
dans les eaux de puits analysées dépasse la norme de l’OMS (0 coliformes fécaux dans 100
ml d’échantillon).
On note une diminution du nombre de coliformes pendant l’hivernage dans la plupart des
puits de notre étude due à une plus forte dilution des coliformes à cause de la recharge de la
nappe phréatique. Par contre l’élévation de ce nombre dans certain puits comme le puits
numéro 11 pendant la même période s’explique par leurs expositions directes aux eaux de
ruissellements qui viennent y tomber chargées de nombreuses substances contaminantes. La
présence des coliformes d’origine fécale et leur quantité dépassant les normes admises pour
l’eau de consommation atteste une pollution des puits de notre étude.
Toutes les eaux analysées au cours de cette étude présentent des coliformes en très forte
quantité ( coliformes totaux et coliformes fécaux).
Selon les valeurs indicatives de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) une eau de puits
doit être exempte de contamination fécale, c'est-à-dire ne doit pas contenir de coliforme fécal.
On a retrouvé ces coliformes dans tous les puits de notre étude.




























CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

CHAPITRE V

CONCLUSION
Aux termes de notre travail, nous pouvons conclure que la contamination des puits est
générale dans les quartiers de notre étude. Cette pollution se manifeste par des teneurs
dépassant largement les normes de l’OMS. En effet les eaux analysées ont des propriétés
physico-chimiques qui font qu’elles ne sont pas recommandées pour la consommation
humaine. De plus la pollution bactérienne était très élevée et presque permanente dans les
puits étudiés pendant toute la durée de notre travail. Les résultats démontrent aussi un
accroissement de la pollution de la nappe superficielle. Les causes de cette pollution sont
multiples ;parmi lesquelles on peut citer :
- Mauvaise protection des puits
- Non application des mesures d’hygiène élémentaires
- Mauvaise conception des puisards et des latrines
- Mauvaise évacuation des eaux usées
- Présence de dépôts d’ordures dans la zone d’alimentation de la nappe phréatique.
Rappelons que notre travail s’est déroulé pendant les deux principales saisons de l’année
2004 à savoir la saison sèche du mois de mars au mois de mai et la saison des pluies du mois
de juin au mois d’août. Quelle soit chimique ou bactériologique la pollution est accentuée
pendant la saison pluvieuse. Cela s’explique par la montée générale du niveau de la nappe
(une plus forte dilution à cause de la recharge de la nappe) d’une part et d’autre part les puits
par leur exposition directe aux eaux de ruissellements qui viennent y tomber chargées de
nombreuses substances contaminantes (l’inexistence de réseau de drainage et la hauteur
insuffisante des margelles de certains puits). La nature de germes rencontrés et leur quantité
dépassant les normes admises pour l’eau de consommation rendent l’eau des puits étudiés
impropre à la consommation. La présence des germes indicateurs de pollution dans les puits
pendant la durée de la surveillance est preuve d’une pollution en cours pendant toute l’année.
Pour améliorer la qualité des eaux de puits proposons les solutions suivantes
• à court terme, il faut sensibiliser les populations et les inciter à traiter l’eau des
puits avant consommation, et leur rassurer qu’on peut faire reculer toutes les
maladies d’origine hydrique par un approvisionnement suffisant en eau salubre et
par l’amélioration de l’assainissement et des conditions d’hygiène. En
collaboration avec les services de la santé, pourraient être mis au point- après
contrôle des procédés de traitement comme la chloration .
• à moyen terme, l’alimentation des quartiers périphériques pourrait être assurée par
des forages profonds captant la nappe profonde. D’autre part assurer
l’approvisionnement en eau par le réseau d’adduction moderne fournissant de
l’eau potable aux quartiers non encore suffisamment dotés.
Enfin, des mesures doivent être prises pour une meilleure évacuation des eaux usées
et une meilleure conception des fosses d’aisances et des puisards. Ce qui diminuera la
pollution de la nappe superficielle ; afin de mettre les populations à l’abri des affections
liées à l’eau de consommation.





























RECOMMANDATIONS

Les résultats de notre travail permettront de mettre à la disposition des autorités des données
de base susceptibles d’être exploitées dans le cadre de l’amélioration de la qualité des eaux
de puits. Pour lutter contre la pollution de l’eau de puits, la mesure la plus facile à appliquer
consiste à mener une large campagne de sensibilisation. Nous recommandons dans un avenir
très rapproché le respect des mesures suivantes
A l’endroit des Autorités administratives
• une éducation sanitaire en encourageant les sensibilisations sur les medias.
• un contrôle permanent des puits.
• l’extension du réseau d’adduction d’eau potable et la multiplication des bornes
fontaines, dans les quartiers non encore suffisamment dotés.
• Etablir des normes nationales de la qualité des eaux de consommation.
• Mettre en place un système d’évacuation correcte des eaux usées.
• Exiger le respect des normes de protection des puits.
Revêtement intérieur : le puits doit être étanche, sa profondeur doit être suffisante
Revêtement extérieur : il comprend généralement
- une margelle : c’est un équipement fait en surélévation de l’ouverture du puits. Il a
pour but d’arrêter tout ce qui doit passer par l’ouverture du puits pour contaminer
l’eau.
- La dalle de couverture :elle est en béton armé et de dimensions variables suivant le
diamètre du puits. Elle repose sur la margelle et est conforme à ses dimensions.
- La plate –forme : cet aménagement est réalisé tout au tour du puits. Cette aire
doit être inclinée du puits vers l’extérieure. Une rigole doit la ceinturer et drainer toutes les
eaux qui s’écoulent vers un puisard à quelques mètres du puits
Exiger le respect de la distance entre puits et latrine.
Aux populations
• Respecter une distance minimum de quinze mètres entre puits et latrines.
• Traiter l’eau des puits par le procédé que nous avons décrit dans la première partie du
travail ou par tout autre procédé de traitement donnant le même résultat
• Eviter le vidange des fosses d’aisances dans les rues et faire appel aux services
compétents pour effectuer ce travail.
• Aménager les puits .
• Adapter des mesures de potabilisation de l’eau à domicile.
Aux partenaires de développement
• Maintenir un appui constant au renforcement des travaux d’assainissement au niveau
du District de Bamako.
• Maintenir également leur appui dans le financement des activités de lutte contre la
pollution de l’eau au niveau du District de Bamako.


























RESUME ET REFERENCES
CHAPITRE VI
FICHE SIGNALETIQUE
Nom : COULIBALY
Prénom : Kassim

Titre de la thèse : Etude de la qualité physico-chimique et
bactériologique de l’eau des puits de certains
quartiers du district de Bamako

Numéro de la thèse :
Année de soutenance : 2005
Ville de soutenance : Bamako
Lieux de dépôt : Bibliothèque de la faculté de médecine, de pharmacie
: et d’odontostomatologie (FMPOS).
Mots clés : Puits – Eau – Qualité

Notre étude a été réalisée à Bamako. Elle avait comme objectif général de déterminer les
causes de la pollution des eaux de puits de certains quartiers du District de Bamako. Elle a été
menée au laboratoire national de l’hydraulique au labo de qualité des eaux .Comme objectifs
spécifiques nous nous proposons de
- Faire l’analyse de situation de puits dans les zones retenues,
- analyser les paramètres physico-chimiques et bactériologiques,
- déterminer les éléments présentant des risques de pollution des puits,
- proposer des solutions d’amélioration de la qualité des eaux de puits.
A ce total 225 prélèvements ont été effectués au niveau de 45 puits siégés dans 31 quartiers
Banconi, Kalabancoro, Hippodrome Sabalibougou, Yirimadio, Niamakoro, Missabougou,
Sogonafing, Bozola, Niarela, Zone industrielle, Base millitaire, Sebenicoro, Hamdallaye,
Dianeguela, Sokoniko, Kalabancoura, Magnambougou, Torokorobougou, Bacodjicoroni,
Lassa, Djicoroni para, Kodabougou, Faladiè, Bakaribougou, Titibougou, Senou, Doumazana,
Korofina Nord, Dravela, Korofina Sud
Afin de suivre la variation saisonnière des paramètres, les prélèvements ont été faits pendant
la saison sèche du mois de Mars au mois de Mai et la saison des pluies du mois de Juin au
mois d’Août.
Sur le plan bactériologique, l’analyse comparée des distributions en étiage et en crue
montre que le maximum de germes totaux pendant l’étiage est supérieur à celui de la crue.
Dans l’ensemble le nombre de germes totaux diminue en saison pluvieuse. Ceci peut
s’expliquer par une concentration des germes dans les puits pendant l’étiage.
Des propositions faites pour améliorer la qualité de l’eau de puits concernent :
- l’aménagement des équipements de surface au tour du puits
- l’adoption des mesures d’hygiène pour le transports et stockage de l’eau, de traitement
périodique de l’eau de puits
- la multiplication des points d’eau modernes surtout dans les quartiers périphériques.
- Un contrôle permanent des puits
- Mettre au point un système de traitement des eaux artisanales
- Créer des comités de gestion des points d’eaux
- Réaliser les sources potentielles de nuisance latrine etc. a une distance securitaire des
points d’eaux .
Nous avons enregistré
Paramètres Saison sèche % de
non-conformité
Saison pluvieuse %
de non conformité
pH 88 80
Chlore 0 11
Sodium 0 15
Sulfate 0 0
Fer 22 62
Dureté 0 20
TDS 0 42
Turbidité 95 73
Couleur 75 46
Conductivité 28 62
Nitrate 88 93
Nitrite 24 68
Ammoniac 55 86








REFFERNCES
1- A. LAFAROGNE
Contribution des professionnels de l’eau à l’un des défis majeurs des pays en voie de
développement
2 – B.M . Alassane
Etude de la pollution bactériologique de la nappe phréatique à partir d’une latine en Afrique
subtropicale. Thèse science et Techniques 1994 N°-1276
3 – CIEH
Comité interafricain d’Etudes Hydraulique : manuel de formation des formateurs villageois.
4- C.R..D.I
Hydrogéologie et contamination de la nappe phréatique alimentant la ville de Bamako.
5 – Dégremont : 9éme Edison. Tome 1 1989
6 – D.E.R de Géologie
Etude chimique et pollution de la nappe phréatique des environs du Banconi.
7 – D.N. H.P.A
Direction Nationale de l’hygiène publique et de l’assainissement : procédé de traitement de
l’eau de boisson, maladies d’origine hydrique 2003.
8 – Feachim R.G ; Bradley D.J ; Garelick H ; mara D.D
sanitation and disease health aspects of excreta and water management word bank
Washington.
9 – F. ERB
qualités chimiques et risques toxiques des eaux d’alimentation éditorial. Journ. Fr . Hydro,
1978.
10 – F. Valiron
Gestion des eaux, principes moyens structures
11 –UNEP-WHO
Guide pour l’utilisation sans risques des eaux Résiduaires et des Excréta en Agriculture
12 – J.P. BEAUDRY
Traitement des eaux, le Griffon d’argile.
13– J. Rodier
L’analyse de l’eau 7
ème
édition Duno.
14 – KLEIN P.D, GPWG
Water source as risk factor for Helicobacter pylori infection in Peruvian children; Pancet ; Vol
337 ; June 22, 1991.
15 – Maïga Fatoumata Sokona
Manuel du cour d’hygiène du milieu, F.M.P.O.S 2002
16 – Mairie centrale de Bamako , Haut Commissariat du District
cellule techique du District Mission Française de coopération et d’action Culturelle au mali
Convention Fac N°152 /CD99. Appui au District de Bamako Monographie du district de
Bamako .
17 – Ministère des mines de l’énergie et de l’eau
Rapport sur la qualité de l’eau distribuée à Bamako. Octobre 1998.
18 – Ministère des mines, de l’énergie et de l’eau
Présentation du service d’accueil de l’hydraulique et laboratoire de la qualité des eaux.
19 – Mémento Technique de l’eau.
8eme Ed. Degré mont 1978.
20– O.M.S Directives de qualité pour l’eau de boisson . Genève 1972
21 – OMS Directive de qualité pour l’eau de boisson Genève 2002
22 – Programme international sur la sécurité chimique
Directives de qualité pour l’eau de boisson deuxième édition vol2. Critères d’hygiène et
document à l’appui.1986
23 – PULIM
L’eau et la santé en Afrique tropicale colloque pluridisciplinaire Géographique. Médecine
limoges, 2 octobre 1991
24 – SAFEGE
préparation d’un future projet d’A.E.P de Bamako. Lot 3 – plan directeur d’A.E.P de Bamako.
Plan d’investissement décennal version définitive octobre 2001.
25-SERHOS
Projet d’alimentation en eau potable des quartiers périphériques de Bamako 1996.
; de l’eau pour tous.
26 – TRAORE (S)
Problématique de la qualité de l’eau consommé par les populations dans les quartiers de
Bamako et environs non approvisionnés par le réseau d’adduction d’eau potable de E.D.M SA
.Thèse pharmacie Bamako 2003.
27- TRAORE (S), DIALLO (S), PALLIER (G).
L’eau à Bamako, Février au mars 1990.





















ANNEXES
ANNEXES

Annexe 1 pH mode opératoire
• Appuyer sur le bouton ON/OFF pour mettre l’appareil sous tension ;
• Rincer l’électrode avec l’eau distillée et l’essuyer avec un mouchoir jetable ;
• Plonger l’électrode dans la solution à mesurer à une profondeur minimum de quatre
centimètres ;
• Attendre que la valeur soit stable avant la lecture ;
• Rincer à nouveau l’électrode avec de l’eau distillée et l’essuyer avec un mouchoir
jetable propre pour réaliser la mesure suivante.
Annexe 2 Fonctionnement du turbidimètre
• Appuyer sur le bouton d’alimentation électrique situé à l’arrière de l’appareil ;
• Remplir une cuvette propre jusqu’au trait (30 ml) avec de l’eau à analyser en évitant la
formation de bulle d’air ;
• Tenir la cuvette par le bouchon et l’essuyer avec mouchoir doux sans peluches pour
retirer les gouttes d’eau et les traces de doigts ;
• Placer la cuvette dans le puits de mesure et fermer le capot ;
• Presser la touche SIGNAL.AVG pour choisir le mode d’intégration du signal (actif ou
non)
• Presser la touche UNITS pour sélectionner l’unité de mesure N.T.U ;
• Lire et noter le résultat affiché ;
• Ouvrir le capot et retirer la cuvette du puits de mesure ;
• Vider la cuvette et la rincer avant la mesure suivante.
Annexe 3 Mode opératoire de la dureté totale.
• Allumer le spectrophotomètre DR/4000, presser la touche de fonction PROGRAM.
HACH. Sélectionner le numéro de programme mémorisé pour la dureté du magnésium
225. presser ENTER et régler la longueur d’onde à 522 mn.
• Verser 100 ml d’eau à analyser dans une éprouvette graduée, bouchée de 100 ml.
• Ajouter une goutte de solution d’EDTA à une autre cuvette (échantillon préparé) et
agiter pour mélanger.
• Placer le blanc dans le puits de mesure, fermer le capot et presser sur la touche ZERO.
L’affichage indique : 0,00 mg / l mg-CaCo
3
.
• Placer l’échantillon préparé dans le puits de mesure. Fermer le capot
• Presser sur la touche de fonction READ et lire le résultat en mg/l de mg-CaCo
3
ou mg.
• Sans retirer la cuvette du puits de mesure, presser select programme et entrer le
numéro de programme mémorisé pour la dureté du calcium 220. presser ENTER.
L’affichage indique : 0,00 mg/l Ca-CaCo
3

• Placer la troisième (3
ème
) cuvette dans le puits de mesure. Fermer la capot et presser la
touche READ. Lire le résultat en mg/l de CaCo
3
.
Annexe 4 Mode opératoire du dosage du fer
• Allumer le spectrophomètre DR/4000
• Presser la touche de fonction PROGRAM. HACH. Sélectionner la numéro de
programme mémorisé pour le fer (fe), méthode ferrozine en entrant 2175 au clavier
numérique. Presser ENTER.
• L’affichage indique : PROGRAM. HACH : 2175 fer, ferrozine. La longueur d’onde
(d) 562 nm est automatiquement sélectionnée.
• Remplir une cuvette jusqu’au trait 25 ml avec l’échantillon
• Ajouter le contenu d’une gélule de solution de ferrozine à la cuvette (échantillon
préparé).
• Agiter pour mélanger.
• Presser la touche de fonction DEMAR.MINUT. Une période de réaction de 5 minutes
commence.

NB En présence de fer, une coloration violette se développe.
• Remplir une autre cuvette (le blanc) avec 25 ml d’échantillon.
• Lorsque le muniteur sonne, placer le blanc dans le puits de mesure. Fermer le capot.
• Presser la touche de fonction ZERO. L’affichage indique : 0,000 mg/l fe
• Placer l’échantillon préparé dans le puits de mesure. Fermer le capot. Le résultat en
mg/l fe s’affiche.
Annexe 5 Fonctionnement de l’appareil de mesure de la conductivité électrique :
• Retire l’électrode de son étui de protection
• Rincer l’électrode à l’eau distillée
• Plonger la cellule dans l’échantillon à analyser
• Appuyer sur + ON/OFF pour mettre l’appareil sous tension
• Vérifier que Arng soit affiché si non appuyer sur
• Verifier que n FL soit affiché sinon appuyer sur TC jusqu’à apparition
• Verifier que la temperature et l’unité Sal soient affichées sinon sur jusqu’à leur
apparition.
• Appuyer sur la touché jusqu’à ce que s’affiche TDS sur l’écran
• Attendre que la valeur soit stable avant de prendre la mesure des solides totaux dissous
(TDS)
• Appuyer sur la touché jusqu’à ce que s’affiche Lin, ARNG et le lire la valeur de la
conductivité en 115 /cm
• Retirer l’électrode de la solution à mesurer et mettre dans son étui de protection.
Annexe 6 Couleur mode opératoire :
• Mettre l’appareil sous tension
• Entrer le numéro 120 du programme mémorisé pour la couleur
• Ajuster la longueur d’onde à 450 nm
• Placer le blanc (25 ml d’eau distillée)
• Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO
• Retirer le blanc et placer 25 ml de l’échantillon filtré (couleur vraie) ou 25 ml de
l’échantillon non filtré (couleur apparente).
• Appuyer READ et le résultat en UNITES pt-co APHA s’affiche.
Annexe 7 Chlore, mode opératoire
• Mettre l’appareil sous tension
• Entrer le numéro 80 du programme mémorisé pour le chlore libre et total
• Ajuster la longueur d’onde à 530 nm
• Placer le blanc (25 ml d’échantillon).
• Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO
• Parallèlement remplier une autre cuvette de 25 ml avec l’échantillon.
• Ajouter le contenu d’un sachet de réactif DPD pour chlore libre à l’échantillon
• Agiter pendant 20 secondes (en présence de chlore une coloration rose se développe)
• Placer immédiatement le mélange d’échantillon plus réactif dans le puits de mesure.
• Appuyer READ et le résultat en mg/l s’affiche.



Annexe 8 Sulfates mode opératoire
• Mettre l’appareil sous tension
• Entrer le numéro 680 du programme mémorisé pour les sulfates
• Ajuster la longueur d’onde à 450 mn
• Remplir une cuvette de 25 ml avec l’échantillon
• Laisser pendant une période de réaction de 5 minutes (en présence de sulfate une
coloration blanche se développe)
• Remplir une autre cuvette avec 25 ml de l’échantillon (blanc)
• Placer le blanc dans le puits de mesure
• Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO
• Placer l’échantillon préparé dans le puits de mesure ;
• Appuyer READ, et le résultat en mg/l de sulfates s’affiche .
SERMENT DE CAL1EN


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DEDICACES

Cette thèse est dédiée à tous ceux qui dépensent pour la santé. Qu’ils comprennent par ce travail que « la santé est un droit » « les dépenses de santé sont un devoir » et qu’il faut chercher à les réduire le plus possible tant que nous le pouvons

Je dédie cette thèse
Au tout puissant ALLAH le clément et qui manifeste sa clémence Au prophète MOHAMED que la bénédiction et salut de Dieu soient sur lui Mes grands parents Votre souci pour faire de vos descendants des hommes vous obligeait à vous surpasser. En cet instant ma pensée va vers vous. Que Dieu le tout puissant vous accueille dans sa miséricorde. A mon père Vous avez fait d’énormes sacrifices pour vos enfants et vous n’avez jamais cessé de nous prodiguer des conseils pour le droit chemin. Que votre simplicité, votre disponibilité, et votre respect pour les autres me servent d’exemples. A ma mère Les mots me manquent pour vous qualifier, tout ce que j’aurais à dire ne saurait, exprimer à fond tout le sacrifice et l’endurance que vous avez du subir pour nous élever. Je vous demande pardon et vos bénédictions nuits et jours. Je ne saurais jamais vous remercier assez. Seul Dieu peut vous gratifier de tout ce que vous avez fait pour nous . Que Dieu le tout puissant vous accorde longue vie , bonne santé et bonheur à nos cotes et qu’il puisse me donner les moyens nécessaires pour affronter les épreuves de la vie ; AMEN ! A mon oncle et tante docteur Manifa médecin chef à Ségou et son épouse : votre affection et vos bénédictions constantes m’ont jamais fait défaut .Que ce travail qui est aussi le votre vous témoigne ma reconnaissance et mon affection A mes sœurs Vous n’avez en aucun moment failli à votre devoir. Mon affection pour vous est sans limite. Ce modeste travail est le symbole d’un profond amour fraternel et un encouragement pour ceux qui luttent sur les bancs de l’école . A mes frères, cousins et cousines Pour remercier les uns pour tout ce qu’ils ont fait pour moi et encourager les autres à travailler. Votre soutien a sans doute été important pour le bon déroulement de mes études . Soyez en remerciés . A tous les collègues et promotionnaires soyez toujours guidés par des actions lucides ; courage dans la vie et bonne chance. A mon ami Fousseini Coulibaly professeur de mathématique Tu représentes tout pour moi; un ami , un conseiller, un confident, un consolateur, un frère,…tu m’as accepté et aimé. Que nous soyons acceptés et aimés par le prophète MOHAMED (P.S.L) et son maître ALLAH le tout puissant.

A tous mes maîtres et maîtresses de la première année de l’école fondamentale à la terminale au lycée et à tous les membres du corps professoral de la faculté pour l’intérêt qu’ils ont accordé à notre formation. tu as fait de moi un homme éclairé. votre sympathie et votre solidarité à mon égard. sympathique. Nous gardons un meilleur souvenir de l’accueil qui nous a été reservé dans votre service. la simplicité et l’amour constant du travail bien fait forcent notre admiration. vos gentillesses et vos sollicitudes. Que Dieu préserve l’entente et la compréhension qui ont toujours existé entre nous ! Au personnel de la Direction Nationale de l’hygiène publique et de l’assainissement pour leur disponibilité et leurs apports techniques pour la réalisation de ce travail. A toutes les personnes de bonne volonté qui ont contribué à l’amélioration de ce travail : pour toute l’affection et la tendresse que vous avez manifesté à mon égard. Au directeur du laboratoire de la qualité des eaux à la Direction Nationale de l’Hydraulique Mr Abdoulaye Koné. Trouvez ici nos vifs remerciements. pour tout ce que nous avons partagé. A tout le personnel du Ministère des mines de l’énergie et de l’eau pour leur contribution à l’élaboration de ce travail. vos encouragements. affectueux. échangé ensemble ces six petites années. Vous avez été intéressé des le premier jour de notre rencontre par la réalisation de ce travail. A toutes les personnes de près comme de loin qui ont contribué à l’élaboration de ce travail. recevez à travers ce travail mon profond attachement et toute ma reconnaissance. Qu’ils trouvent ici nos vifs remerciements. Vous êtes un de nos maîtres dont le calme. Que Dieu nous réserve de très belles surprises dans notre vie. à laquelle j’exprime mes remerciements. A la mairie centrale et au haut commissariat du district de Bamako pour les renseignements fournis dans la plus grande simplicité. A l’ensemble du personnel de la FMPOS. Ce travail est l’aboutissement d’énormes efforts et de sacrifices consentis par toi. A tout le personnel de l’officine Renaissance au quartier Mali . pour leur disponibilité constante. A tout le personnel du laboratoire de la qualité des eaux tous les stagiaires qui y sont passés au cours de mon séjour : pour votre contribution précieuse à ce travail. Vous êtes un homme bon. .pour vos conseils. Veuillez accepter l’expression de mon profond respect.REMERCIEMENTS A l’état malien : Chère patrie. Je te mettrais audessus de toutes mes préoccupations. A mes camarades de promotion.

A Mr Mamadou Sananta Diarra et Mr Amadou Zanga Traore professeur à l’école Nationale d’Ingénieurs : je ne trouve pas de mots pour exprimer mes sentiments à votre égard. pour votre respect et considération à mon égard durant ces quelques années que nous avons eu à passer ensemble. Que ce travail qui est aussi le votre vous témoigne ma reconnaissance et mon affection. toute ma gratitude pour l’esprit de collaboration dont vous ne cessez de me faire preuve. A mes frères et sœurs. neveux et nièces : vos soutiens sans réserve et vos encouragements m’ont permis d’affronter beaucoup d’épreuves. je vous dirai simplement merci pour tout ce que vous avez fait pour moi à la réalisation de ce travail Au chef du personnel de l’Hôpital du Point G. tantes. en guise de reconnaissance. A monsieur TOURE Edemond et son épouse à BADALABOUGOU Sema I pour leur conseils et pour leur solidarité à mon égard. pour vos conseils tout au long de notre cycle universitaire. oncle entrepreneur SANGARE et son épouse Nènè . tonton Drissa Doumbia et famille. collègues de la FMPOS et d’autres facultés. A mon tuteur . A tous les ressortissants de Ségou. A mon tuteur . pour votre affection et vos bénédictions à mon égard. votre sympathie et votre solidarité à mon égard. ce travail est aussi le votre . A mes oncles. cousins et cousines pour votre courtoisie. en guise de reconnaissance.A tous mes amis. .

A notre Maître et président du jury Professeur Moussa HARAMA Professeur de chimie organique ! " ! # Merci cher Maître .

A notre Maître et juge Merci cher Maître .

A notre Maître et juge ! " # # $ ! Merci cher Maître .

A notre Maître et codirecteur de thèse " ! % # $ " % # ! & # ' ! Merci cher Maître .

A notre directrice de thèse & " ( ' " " " # " " ) * # ## ( ( # # $ ) $ $ & # # ' ' * & # ! Merci Madame .

D.D.I F. de Pharmacie et d’Ondoto .M E.H.Stomatologie bicarbonate de calcium ion potassium mètre mètre cube milligramme millilitre milligramme par litre pourcentage ion sodium nitrates nitrates Ammoniaque Organisation Mondiale de la Santé potentiel d’hydrogène Unité de Couleur Vraie Unité Nephelométrique de Turbidité microsiemens par centimètre ions sulfates solides Totaux Dissous m m3 mg ml mg/l % Na + NO2 NO3 : : : : : : : : : : NH4+ O.Totaux Coli.N.H D.P.A E.S HCO3 K + - : : : : : : : : : : : : : : : : : : : - Alcalinité Coliformes totaux Coliformes fécaux Centre de Recherches pour le Développement International du Canada Direction Nationale de l’Hydraulique Direction Nationale de l’Hygiène Publique et de l’Assainissement Energie Du Mali Acide Ethylène Diamine Tétracetique Ecole Nationale d’Ingénieur Faculté de Médecine.ABREVIATIONS Alc Coli.D.S pH UCV UTN µs/cm SO4 2- T.O.N.Fecaux C.M.M.R.N.I D.S .T.A E.D.P.

..Plan d’analyse……………………………………………………....Echantillonnage……………………………………………………...............Plan de collecte des données………………………………………..............6 5.......1 Etude chimique…………………………………………………15 6........10 7...................................33 CHAPITRE V Conclusion et recommandations Conclusion……………………………………………………………36 Recommandations……………………………………………………38 CHAPITRE VI Résumé Références Bibliographiques Résumé……………………………………………………………….....2 Examen bactériologique………………………………………........12 2...........Généralité sur la pollution de l’eau………………………………………....SOMMAIRE pages INTRODUCTION…………………………………………………… ………..................................15 6...........................4 3.....Critère de choix pour l’implantation d’un point d’eau souterraine..................1 CHAPITRE I les ressources en eau 1...............24 CHAPITRE IV Commentaires et Discussions Commentaires et Discussions………………………………………...23 CHAPITRE III Résultats Résultats..Normes de la qualité de l’eau.....4 4............3 2.............Evaluation des risques……………………………………………………11 CHAPITRE II Méthodologie 1...............40 Références Bibliographiques…………………………………………42 ANNEXES ..19 7.........12 3...............12 4.......12 5.....Type et période de l’étude…………………………………………...Définitions opératoires……………………………………………........Cycle de l’eau....Cadre de l’étude…………………………………………………….....9 6....Population d’étude…………………………………………………......Gestion des risques……………………………………………………..............13 6......................Risques liées à la mauvaise gestion.............

INTRODUCTION .

ni germes nocifs pour la santé. D’après un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé cinq millions de nourrissons et d’enfants meurent chaque année de maladies diarrhéiques dues à la contamination des aliments ou de l’eau de boisson. Plusieurs études réalisées dans le district de Bamako parmi lesquelles on peut citer projet UFAE 2004 . Selon le projet d’alimentation en eau potable de Bamako.des puits individuels non protégés(14%).(23) La consommation d’une eau potable. Conjuguée à l’insuffisance des ouvrages d’assainissement et la méconnaissance des règles élémentaires d’hygiène. Notre étude s’intéresse à la pollution de l’eau de puits. La faible couverture en eau potable et les comportements à risques des populations sont à l’origine des maladies graves telles que la fièvre typhoïde et paratyphoïde. Nous espérons que les résultats issus de ce travail permettront de . Alpha et Sanogo 1987 . la dysenterie amibienne et la poliomyélite. l’eau destinée à la consommation humaine ne doit contenir ni substances chimiques dangereuses. de faire des propositions permettant à nos populations d’observer des attitudes garantissant la qualité de l’eau de consommation. elle nous permettra de dégager certaines causes de la pollution de ces eaux. la répartition globale des sources d’alimentation pour le District de Bamako en 1998 est de 41 % pour les eaux souterraines (24). En effet. 1986. Au Mali.l’utilisation de ces puits favorise la propagation des maladies féco-orales (sources EDS III ). Ces facteurs ont favorisé l’apparition des différents épisodes de cholera que le Mali a connu respectivement en 1971. Mais celles-ci ne desservent qu’une partie des quartiers de la ville et le mètre cube d’eau revient cher en raison des conditions de la distribution. facteur déterminant dans la prévention des maladies liées à l’eau.la majorité des ménages utilisent l’eau provenant des puits publics à ciel ouvert (38%). N°3 décembre 2003 ont montré que la plupart des puits sont pollués. L’implantation. cependant elle peut être aussi une source de maladie.INTRODUCTION L’eau est essentielle pour la vie. Le milieu rural est plus exposé avec 56% de ménage d’utilisant des puits traditionnels Bamako est comme toutes les capitales des Etats de l’Afrique tropicale. équipée en installations produisant de l’eau potable. 1985. 1995. 2001. Presque chaque concession à Bamako dispose d’un puits. doit bénéficier d’une attention particulière. C’est ainsi qu’une part importante de la population utilise l’eau des puits dont la qualité est préoccupante. la construction et la surveillance d’un système d’alimentation en eau doivent être de rigueur afin de minimiser tout risque de pollution. 2003 et 2004. le bulletin d’alerte sur la qualité des eaux de la nappe superficielle de Bamako : N°1 février 2002 N°2 juillet 2003 . Traoré et Sanogo 2003 .

Ainsi nous nous sommes fixés comme objectifs Objectif général Etudier la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau des puits de certains quartiers du district de Bamako.sensibiliser les décideurs pour une meilleure application des normes de protection des puits en vue de la réduction de l’incidence des maladies liées à l’eau notamment les maladies diarrhéiques comme le choléra. Objectifs spécifiques Faire l’analyse de la situation des puits dans les zones retenues Analyser les paramètres physico-chimiques et bactériologiques Déterminer les éléments présentant un risque pour la santé Faire des propositions d’amélioration de la qualité des eaux des puits. .

CHAPITRE I RESSOURCES EN EAU .

d’où elle est sujette d’une part à l’évaporation d’autre part à l’infiltration à travers le sol. des lacs et des mers provoque la formation dans la haute atmosphère. parcourt un cycle éternel. l’état gazeux et solide). de nuages qui par condensation se transforment en pluie. . Une fraction des eaux de pluie ruisselle à la surface du sol et va grossir les cours d’eau et les lacs. Nuages Précipitation (air frais) Précipitation (air chaud) Evaporation Evaporation Ruissellement (formation d’eau de surface) Evapotranspiration par les plantes Infiltration d’eau souterraine formation d’eau souterraine De ce cycle nous pouvons dégager trois sources d’approvisionnement en eau.LES RESSOURCES EN EAU 1 – Cycle de l’eau L’eau. élément sous trois formes (liquide. Une partie des eaux d’infiltration est reprise par la végétation qu’elle alimente avant d’être rejetée dans l’atmosphère c’est l’évapotranspiration. L’autre partie s’accumule dans le sous sol pour former des nappes souterraines qui. à leur tour peuvent former des sources émergentes à la surface du sol (15). L’évaporation lente et incessante des fleuves.

Cependant elles peuvent. 3 – Généralité sur la pollution de l’eau . la qualité de l’eau ne doit être l’unique considération. iode (15).5% de celleci consiste toutefois en eau salée dont l’essentielle est dans les océans et 2. eau férrigineuse (Fe++) 2 – Critère de choix pour l’implantation d’un point d’eau souterraine Lorsqu’on a à choisir entre diverses sources d’approvisionnement en eau. mais sur le plan chimique. (NaCl) eau dure (Ca++) . la proximité des latrines ou d’autres sources de pollution.a – Les eaux de pluie : les eaux de pluie peuvent être collectées à partir des toitures des maisons dans des récipients ou dans des impluviums. de rivière.5% seulement en eau douce(AMH journée mondiale de l’eau 2003). c – Les eaux souterraines : formées par les eaux d’infiltrations. La terre « planète bleue » en raison de la présence d’eau . de marigot. Compte tenu du coup élevé et de l’insuffisance des systèmes d’adduction d’eau le captage des eaux souterraines avec les puits constituent l’une des meilleures sources d’eau de boisson dans nos pays en voie de développement à condition que ces puits soient bien protégés. de l’hydrogéologie du terrain. le choix de l’emplacement du puits doit être fait par les services chargés de l’hydraulique en tenant compte des désirs de la population. Grossies par les eaux de ruissellement elles reçoivent toutes sortes de déchets contenant des germes nuisibles pour la santé.ces eaux couvrent la terre . magnésium. d’une part être contaminées par la technique de puisage. eaux soumatres. fer. il leur manque souvent certains éléments indispensables à la santé comme le sodium. de fleuve. Les nappes peuvent être partout mais leur qualité. d’autre part. A l’origine ces eaux sont pures sur le plan microbiologique. les eaux souterraines sont exemptes de pollution. b – Les eaux de surface : composées d’eaux de mer. leur débit et leur profondeur sont très variables (3). elles peuvent être chargées par les éléments . Il faut également tenir compte du débit de l’eau et de la pérennité du point d’eau. La nappe captive aussi appelée nappe artésienne est une nappe aquifère qui est confinée entre deux couches imperméables. On rencontre des nappes captives et des nappes libres. 97. En général. La nappe libre aussi appelée nappe aquifère est une formation géologique perméable et saturée d’eau. le manque de protection. manganèse. Un puits ne peut fournir de l’eau que s’il rencontre une nappe.

de substances toxiques ni de quantité excessive de matières minérales et organiques. En effet. Parmi ces problèmes.De nos jours. et d’autre part précisent et limitent son emploi aux divers usages : alimentation . cette eau est aussi très vulnérable à la pollution. d’une part définissent une eau. mais aussi sa pollution par l’entraînement des matières organiques et minérales de la surface. et sa protection s’impose à tous les niveaux.Normes de la qualité des eaux Une eau de consommation ne doit pas contenir de germes des maladies à transport hydrique. Elle doit . qui est jugée la plus potable. En effet. la contamination de l’eau se pose avec acuité.… Dans ces conditions il faut toujours envisager un traitement. besoins industriels. irrigation. les problèmes de pollution constituent un danger de plus en plus important pour l’homme. ces eaux souterraines peuvent être polluées. 4. Ce sont la qualité et la quantité de ces éléments qui. L’eau souterraine. L’analyse chimique d’une eau révèle la présence de certains éléments en solution ou en suspension. l’eau est affectée de façon croissante par des matières minérales et organiques et même des microorganismes dont certains sont pathogènes et donc dangereux pour la santé. besoins ménagés. les puits sont généralement pollués par : la pénétration d’impuretés par les ouvertures la contamination par la présence de fosses septiques les fuites des conduits d’égouts l’infiltration des dépotoirs ou les terrains d’enfouissement les activités menées au tour du puits Avec la pluie les eaux sont entraînées en partie par ruissellements et en partie s’infiltrent contribuant à la recharge de la nappe. Pollution des eaux souterraines : Bien que se trouvant en profondeur. est la ressource la plus couramment utilisée dans les pays en développement. Cependant. La pollution est une dégradation de la qualité de l’eau. Malgré les nombreux filtrages que subissent les eaux souterraines il est toujours possible qu’elles contiennent des bactéries ou des éléments indésirables.

il n’existe pas de norme officielle pour la qualité de l’eau de boisson . Il convient de rappeler que pour l’instant sont pratiquées au Mali . incolore et ne posséder aucun goût ou odeur désagréable. être limpide. En outre l’eau potable doit contenir sans excès un certain nombre d’éléments minéraux dont la présence lui confère une saveur agréable à l’exclusion de ceux qui seraient l’indice d’une contamination ainsi que toute substance toxique (6) Au Mali. Ainsi pour notre étude nous nous référons aux normes de l’OMS dans les tableaux qui suivent .par ailleurs.les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (O M S) relatives à la qualité de l’eau de boisson.

3 mg/l 6. 0.5 – 8... Solides totaux en solution…………………… Zinc………………………………………….. Turbidité……………………………………… 0.5 mg/l Manganèse…………………………………….. pH…………………………………………….5 200 mg/l 250 mg/l 1000 mg/l 3mg/l . Nitrates ………………………………. Nitrites ………………………………. 1 mg/l Cyanures……………………………………… 0.07 mg/l Fluorures……………………………………… 1. 0.2 mg/l Chlorure……………………………………….1 mg/l Mercure……………………………………….Tableau I Eléments qualité physico-chimique de l’eau de boisson ( Directive de l’OMS 2002) Valeurs indicatives en mg/l Cuivre………………………………………….. 0. Sulfates………………………………………. Sodium………………………………………. 250 mg/l Dureté………………………………………… Fer…………………………………………….01 mg/l 5 mg/l 15 UCV (unité de couleur vraie) 5 UTN (unité de turbidité néphélométrie) Aluminium…………………………………….001 mg/l 50 mg/l 3 mg/l 15 mg/l 0. Ammoniac…………………………………… Plomb………………………………………… Chlore………………………………………… Couleur……………………………………….

Coli ou bactéries coliformes Thermotolérantes Coliformes totaux C-/ Eaux traitées dans le réseau de distribution : E. Coli ou bactéries coliformes Thermotolérantes B-/ Eaux traitées à l’entrée du réseau de distribution : E.Tableau II qualité bactériologique de l’eau de boisson ( Directive de l’OMS 2002) Organismes A-/ Toutes les eaux destinées à la consommation : E. on ne doit pas trouver de coliformes dans 95 % des échantillons prélèves sur une période de 12 mois . Coli ou bactéries coliformes Thermotolérantes Coliformes totaux Les valeurs indicatives Remarque Non détectables dans un échantillon de 100 ml 0 0 Non détectables dans un échantillon de 100 ml 0 0 Non détectables dans un 10 échantillon de 100 ml Non détectables dans un échantillon de 100 ml 0 0 Non détectables dans un 10 échantillon de 100 ml Dans les installations importantes lorsqu’un nombre suffisant d’échantillons sont examinés.

Le ruissellement des eaux de pluies. le téniasis etc… d – Manque d’eau : L’absence ou la rareté de l’eau est à l’origine de nombreuses pathologies. En effet la pollution fécale peut introduire dans l’eau de boisson des risques : *A court terme lorsque les sources de pollution sont urbaines. les produits utilisés dans le but d’améliorer les rendements agricoles . *A long terme avec le développement agricole .(6) : a . Les pathologies liées à l’eau peuvent être d’origine bactérienne. lac. c . L’hygiène défectueuse favorise la multiplication et la transmission des poux . ou par infiltration de la nappe phréatique. on trouve les épidémies d’origine hydrique dues à des parasites exemple l’ankylostomose. les pesticides etc Les différents risques de l’eau sont : le risque d’ingestion ou risque directe . b – Maladies d’origine virale : Aux cotés des maladies d’origine bactérienne. liées au manque d’eau et liées à la présence de substance chimique dans l’eau. virale . Coli) Schigellose (shigella spp) La tuberculose (mycobacterum tuberculosis). …). On les cite avec les différents germes en cause : Le choléra (vibriocholerae) La fièvre typhoïde et gastro-entérite (salmonella typhi et E. *A moyen terme lorsque les sources de pollution sont industrielles. directement lorsque celles-ci sont de surface(rivière. Il peut s’agir des industries polluantes par leurs déchets. nous avons des maladies virales. On peut citer :les engrais. il s’agit du déversement incontrôlé de teinture.5-Risques liés à la mauvaise gestion de l’eau L’eau contaminée par les excréta est susceptible de transmettre les maladies gastrointestinales. Le péril fécal pollue l’eau par les excréments dans les ressources aquatiques. la dracunculose. lessivant les sols la collecte ou le stockage de l’eau de boisson peuvent aussi être des occasions de souillure fécale de l’eau.Maladies d’origine parasitaire : En plus des maladies d’origine bactérienne et virale.Maladies d’origine bactérienne : Les eaux peuvent transmettre un certain nombre de maladies d’origine bactérienne. risque de contact et le risque indirect. parasitaire. On peut citer : la poliomyélite les hépatites virales et entérovirus. des eaux domestiques etc…Il peut arriver que ces eaux soient évacuées vers des puisards qui sont en communication directe avec la nappe.

e. Par ailleurs. Coliformes fécaux (thermotolérant) : ce sont des coliformes capables de fermenter à 44°c du genre d’Escherichia et. la citrobacter et de Klebsiella. constituent des indicateurs fécaux de la première importance. C’est pourquoi. de ces microorganismes soit considérée comme suffisante pour affirmer la nature fécale et leur présence dans l’eau de puits doit être interprétée comme l’indice d’une situation dangereuse. il faut considérer jusqu’à preuve de contraire que tous les coliformes observés sont d’origine fécale (20) . enterobacter et Klebsiélla. Elle crée aussi des conditions favorables pour certaines pathologies cutanéomuqueuses . par altération de l’hémoglobine du sang et formation de metha-hemoglobine toxique (4) pouvant conduire à l’asphyxie et la mort s’il n’y a pas de traitement (4). Le saturnisme qui est l’ensemble des manifestations dues à une intoxication par le plomb . On cite les organismes coliformes qui sont les coliformes totaux et les coliformes fécaux (thermotolérant). 6-Evaluation des risques Pour évaluer ces risques un certain nombre d’indicateurs de contamination fécale ont été retenus. Si tel était néanmoins le cas. coliformes totaux : Il s’agit de citrobacter. Les coliformes fécaux sont intéressants car un très grand nombre d’entre eux vivent en abondance dans les matières fécales des animaux à sang chaud et de ce fait . il faut envisager deux possibilités : soit un traitement inefficace.de la gale.. et la methomoglobine provoquent des troubles graves.Maladies liées à la présence de substance chimique dans l’eau : La fluorose qui est due à une intoxication chronique par le fluor . Il ne devrait pas y avoir de coliformes dans les eaux épurées. L’hyperthyroïdie. dans une moindre mesure des souches occasionnelles d’Enterobacter. du point de vue pratique. Il s’en suit que la présence. leur résistance aux agents antiseptiques et notamment le chlore et à ses dérivés est voisine de la résistance des bactéries pathogènes vis-à-vis desquelles ce type de traitement est instauré. soit une contamination postérieure au traitement.

7– Gestion des risques Surveillance La surveillance de la qualité de l’eau de boisson peut se définir comme étant «l’évaluation et la supervision continues et vigilantes du point de vue de santé publique de la salubrité et de l’acceptabilité des approvisionnements publics en eau de boisson ». Cette surveillance comporte Contrôle régulier de la qualité pour vérifier que le traitement et la distribution sont conformes aux objectifs établis et à la réglementation Surveillance généralement à intervalles spécifiés. Tous les systèmes de distributions doivent être régulièrement inspectés par les spécialistes. (21) 8-Traitement des eaux souterraines Les eaux souterraines qui ont une composition étroitement liée aux terrains qui les contiennent sont le plus souvent exemptes de germes pathogènes. de l’ensemble du réseau de distribution depuis la source jusqu’aux consommateurs du point de vue de la sécurité micro biologique. Lorsque une protection continue ne plus être garantie du point de captage au point de consommation. Par ailleurs une enquête sanitaire s’impose pour permettre une interprétation valable des résultats de laboratoire. Les échantillons doivent y être prélevés notamment aux fins des examens microbiologiques et chimiques. C’est pourquoi on dit qu’elles sont naturellement pures. il est impératif de procéder à une désinfection et de maintenir une concentration de chlore résiduel suffisant. Néanmoins. (21) Enquêtes sanitaires L’enquête sanitaire c’est une inspection et une évaluation sur place par une personne qualifiée. la zone de captage doit être protégée par une réglementation efficace et prendre des précautions pour éviter une contamination de l’eau dans le réseau de distribution. de toutes les conditions d’installation et pratiques touchant le réseau d’approvisionnement en eau qui pourraient être à l’origine de danger pour la santé du consommateur. Le traitement comportera l’une ou la totalité des étapes suivantes : .

qui n’ont pas été retenus au cour des opérations précédentes. Il consiste à stocker l’eau dans les réservoirs pendant un bout de temps plus ou moins long. pathogènes ou non. La décantation et filtration : on avait autre fois recours à la filtration lente sur sable fin. Les matières en suspension se déposent Floculation : la sédimentation est favorisée par l’addition de réactifs chimiques floculants comme le sulfate d’alumine le « floc » qui en résulte peut éliminer dans de bonnes conditions les bactéries présentes.Sédimentation : c’est le traitement le plus simple. Stérilisation : elle constitue l’étape finale du traitement. Actuellement les eaux brutes subissent d’abord un traitement de coagulation puis de décantation et leur filtration devient alors très rapide. Elle est destinée à inactiver les microorganismes . Le procédé le plus répandu est la chloration. . directement appliquée à l’eau brute.

CHAPITRE II METHODOLOGIE .

Elle est réalisée sur une période allant du mois de mars 2004 au mois de décembre+ 2004.447 habitants entre 1987 et 2003. le Laboratoire de la qualité des eaux qui a pour rôle principal de veiller sur la qualité de l’eau de consommation dans notre pays. Il a été mis en place par coopération canadienne et plus précisément par l’Agence Canadienne pour le développement international en 1978-1981. au Laboratoire de la qualité des eaux de la Direction Nationale de l’Hydraulique(D.N.H. . est crée par l’Ordonnance n°90-51/PRM du 04 septembre 1990.883 habitants en 1987 soit une augmentation de 935.N.183.330 habitants en l’an 2003. la population de Bamako a atteint en 1994 1.(26) L’étude a été menée dans le District de Bamako . De part l’importance socio sanitaire et économique des ressources en eau. le Laboratoire intervient ainsi dans un domaine très important du développement de notre pays. 2-) Type et période de l’étude Ce travail est une étude transversale à Bamako sur la question de la qualité physicochimique et bactériologique de l’eau du puits. Avec un taux d’accroissement annuel de 4. obtenu lors du recensement de 1993.1-) Cadre de l’étude L’augmentation spectaculaire de la population de Bamako a provoqué le développement anarchique du District avec la multiplication et l’extension des quartiers spontanés à la périphérie. contre 677. couvrant les deux principales saisons de l’année . Traitement : c’est l’ensemble des procédés utilisés pour rendre une eau potable. saison sèche(étiage) et saison des pluies(crue).613. et de 6. Service rattaché à la D.4% après 1993.H).2% entre 1987 et 1993. 3-) Population d’étude L’étude a porté sur 45 puits ordinaires répartis dans 31 quartiers du District de Bamako puits traditionnels non protégés ( 95% des puits de notre étude ) puits ordinaires avec margelles seulement ( 5% des puits de notre étude) 4-) Définitions • • Adduction d’eau : c’est un système d’approvisionnement en eau et dont l’exploitation se fait avec les bornes fontaines.093 habitants et 1. Les difficultés d’approvisionnement de ces quartiers en eau potable sont considérables.

• Micro-organisme : tout organisme vivant microscopique susceptible d’être cause de maladie ou d’altération de l’eau et des denrées alimentaires comme les coliformes par exemple. • • • Puits individuel : identique au puits ordinaire mais appartenant à un individu . Puits ordinaire : puits creusé manuellement à l’aide d’une pioche. Puits collectif : identique au puits ordinaire mais appartenant à une communauté. nous avons effectué au total 225 prélèvements dont 90 de 1 à prélèvements pour l’analyse physico-chimique et 135 prélèvements pour l’analyse bactériologique. • • Eau potable : est une eau qui doit répondre à certains critères physico-chimiques et bactériologiques qui la rendent apte à la consommation. de la graisse ou de toute matière indésirable. de prolonger la vie . • Contaminant : tout agent biologique ou chimique .• Maladies d’origine hydrique : ce sont des maladies liées à l’eau soit : par ingestion. par le contact ou par le fait que les vecteurs ou les hôtes intermédiaires vivent ou se développent dans l’eau. au produits alimentaires et pouvant compromettre la sécurité ou la salubrité . Tous ces prélèvements ont été réalisés dans 45 puits numérotés . Pollution de l’eau : contact de l’eau avec un altéragène . dégradation de la qualité de l’eau . des résidus d’aliments et de la saleté . n’est qu’un simple trou dans le sol . au moyen d’agents chimiques et / ou physiques du nombre de micro-organismes présents dans l’eau jusqu’à l’obtention d’un niveau ne risquant pas de compromettre sa sécurité ou sa salubrité. • Hygiène : est la science et l’art de prévenir la maladie . de manière à assurer le meilleur rendement de l’individu . d’une pelle et de tout autre matériel d’excavation . il peut être de forme carrée ou circulaire . biochimique ou physique. 5-) Echantillonnage Dans le cadre de notre étude. Désinfection : réduction. de promouvoir la santé physique et mentale . • Danger : contamination de l’eau et des aliments effet nocif sur la santé par un agent biologique . toute matière étrangère ou toute autre substance n’étant pas ajoutée intentionnellement à l’eau . ou état de l’eau et des aliments ayant potentiellement un • • Nettoyage : élimination des souillures.

qui sont venus s’adresser au laboratoire de la qualité des eaux à la Direction Nationale de l’Hydraulique . un prélèvement dans chaque puits pendant la saison sèche et un autre dans les mêmes puits durant la saison des pluies . soit trois prélèvements dans chaque puits pendant les deux principales saisons 2004.45. Tableau III Puits 1 Puits 2 Puits 3 Puits 4 Puits 5 Puits 6 Puits 7 Puits 8 Puits 9 Puits 10 Puits 11 Puits 12 Puits 13 Puits 14 Lieu de prélèvements Quartiers Banconi Banconi Kalaban-coro Kalaban-coro Hi ppodrome Hippodrome Sabalibougou Sabalibougou Yirimadio Yirimadio Niamakoro Niamakoro Missabougou Missabougou Numéro de puits puits 15 puits 16 puits 17 puits 18 puits 19 puits 20 puits 21 puits 22 puits 23 puits 24 puits 25 puits 26 puits 27 puits 28 Quartiers Sogonafing Bozola Niaréla Zone industrielle Base militaire Sébénikoro Hamdallaye Dianeguela Sokoniko Kalaban-coura Magnambougou Torokorobougou Torokorobougou Baco-Djicoroni Numéro de puits . un prélèvement dans chaque puits pendant la saison sèche et deux prélèvements dans les mêmes puits durant la saison des pluies . Donc le choix de lieu de prélèvement était purement et simplement volontaire. soit deux prélèvements dans chaque puits pendant les deux principales saisons 2004. Chacun de ces puits a fait l’objet de 5 prélèvements pendant toute la durée de notre travail. Pour la physico-chimique : Les 90 prélèvements sont repartis comme suite . Ces puits ont été ciblés à la suite de la demande des particuliers. Nous avons utilisé les mêmes puits pour les analyses des paramètres physico-chimiques et bactériologiques. Pour l’analyse bactériologique : les 135 prélèvements sont repartis comme suite .

Numéro de puits Puits 29 Puits 30 Puits 31 Puits 32 Puits 33 Puits 34 Puits 35 Puits 36 Puits 37 Quartiers Baco-Djicoroni Lassa Djicoroni-para Djicoroni-para Kodabougou Faladié Faladié Bakaribougou Bakaribougou Numéro de puits puits 38 puits 39 puits 40 puits 41 puits 42 puits 43 puits 44 puits 45 Quartiers Titibougou Sénou Sénou Doumanzana Doumanzana Korofina-Sud Korofina-Nord Dravéla 6-) Plan de collecte des données 6-1 Etude chimique 6-1-1 Les paramètres physico-chimiques Tous les éléments chimiques importants dans l’eau ont été dosés à savoir des éléments majeurs : les chlorures.Les autres éléments tel que le fer. sulfate. sodium et potassium. carbonate. 6-1-2 Matériels utilisés Flacon de 500 ml Fioles en verre et plastique Ballons de 100 ml Bechers de 50 ml Erlenmeyers Burette de 10 ml ou 25 ml Cuvette de 10 ml ou 25 ml Pipette de 2 ml Ciseaux et poires Plaque chauffante Calotte et puisette Eprouvette de 50 ml Agitateur magnétique Barreau magnétique Baguette et papier hygiénique . les matières organiques. la couleur la turbidité ainsi que la conductivité de l’eau ont été également dosés. ainsi que le résidu sec (RS) ont été aussi déterminés. le pH. calcium. La température. magnésium.

Cette méthode consiste à plonger dans l’échantillon. Le mode opératoire est donné en annexe 6 . Les éléments comme les nitrates etc… peuvent subir des modifications lors de la conservation. En filtrant ou en centrifugeant l’échantillon on détermine la couleur vraie. c – Turbidité Principe Méthode néphélométrique . le faisceau lumineux traverse horizontalement la cuvette contenant l’échantillon.La Couleur Elle est exprimée en couleur « apparente » ou en couleur « vraie » en suspension. L’échantillonnage pour la physico-chimique ne pose pas de problème particulier. Des flacons plastiques sont suffisants et le volume du prélèvement est de un litre pour une analyse complète. d . Le fonctionnement du turbidimètre est donné en annexe 2. L’échantillon peut être gardé quelques jours mais il est préférable d’effectuer le dosage des éléments chimiques le plus tôt possible. une électrode spécifique. On lit directement la température exprimée en degré celcius (°c). un prélèvement en saison sèche et un autre pendant la crue. b – Le pH .Principe Pour cette détermination. une partie de cette lumière est diffusée par effet Tyndall grâce aux particules en suspension. nous utilisons une méthode électrométrique avec électrode combinée selon la norme AFNOR.Mode opératoire Le mode opératoire est donné en annexe 1.6-1-3 Prélèvement physico-chimique Nous avons effectué au total 90 prélèvements dont deux prélèvements dans chaque puits. 6-1-4 Méthodes d’analyses 6-1-4-1 Caractéristiques physiques a – Température La détermination de la température est faite au laboratoire à l’aide d’un thermomètre incorporé à l’oxymètre étalonné avant chaque manipulation. . Le photomultiplicateur d’électron situé à un angle de 90° par rapport au faisceau lumineux capte les photons diffusés et transforme cette énergie lumineuse en signal électrique dont le potentiel est fonction de la turbidité.

Cette méthode peut être utilisée aussi pour l’analyse des échantillons contenant de la magnétite (oxyde de fer noir) ou des ferrites.phenylène . Le mode opératoire est donné en annexe 4.e – La conductivité Principe La détermination de la conductivité se fait par la mesure de la résistance électrique de la solution.5. N -diethyl-p. principe L’indicateur utilisé est la colmagite qui forme une coloration bleue-violette en solution fortement alcaline et vire au rouge en présence de calcium et de magnésium libre. Le mode opératoire est donné en annexe 5 f – Conductivité / solides totaux dissous (TDS) La conductivité électrique a été déterminée à l’aide d’un conductrimètre électrique qui permet de mesurer également les solides totaux dissous.Dosage du fer Principe Le réactif ferrozine forme un complexe de couleur violette avec les traces de fer dans l’échantillon tamponné à PH 3. c – Chlorures Principe Le chlore présent dans l’échantillon sous forme d’acide hypochloreux et/ou d’ion hypochlorite réagit immédiatement avec le DPD [ N. b.diamine ] en . Le mode opératoire est donné en annexe 3. les concentrations du calcium et du magnésium sont obtenues. L’analyse du calcium et du magnésium est effectuée en complexant le calcium avec l’EDTA pour détruire la coloration due à ces deux éléments (calcium. En mesurant la coloration rouge dans ces différents états. 6-1-4-2 Caractéristiques chimiques a– Dureté totale La méthode spectrométrique est la plus courante par sa capacité à mesurer de très faibles concentrations de calcium et magnésium. Un voltage est appliqué entre deux électrodes plongées dans l’échantillon. magnésium). et la chute du voltage due à la résistance de la solution est utilisée pour calculer la conductivité par centimètre.

Multiplier le résultat par le facteur de dilution approprié. Le mode opératoire est donné en annexe 7. Le titre alcalimétrique complet (TAC) correspond à la teneur de l’eau en alcalins libres. de la dilution. .même temps que le chlore présent dans l’échantillon pour former une coloration rouge proportionnelle à la concentration du chlore . ou provoque l’affichage HORS – GAMME. g– Alcalinité Principe La détermination de l’alcalinité est basée sur la neutralisation d’un certain volume d’eau par un acide minéral dilué. La quantité de turbidité formé est proportionnelle à la concentration en sulfates. carbonates et bicarbonates. Note : Le titre alcalimétrique (TA) mesure la teneur de l’eau en alcalins libres et en carbonates alcalins caustiques. e – Dosage des nitrites Principe Les nitrites dans l’échantillon réagissent avec l’acide sulfanilique pour former un sel de diazonium qui réagit avec l’acide chromotropique pour produire un complexe coloré rose dont la coloration est proportionnelle à la quantité de nitrites présents. en présence d’un indicateur coloré. Le mode opératoire est donné en annexe 8. d – sulfates Principe Les ions sulfates réagissent avec le baryum du réactif sulfate Ver 4 et produit un précipité de sulfate de baryum insoluble. f– Dosage des nitrates Principe Les nitrates présents dans l’échantillon réagissent avec l’acide chromotropique en milieu fortement acide pour former un produit de couleur jaune avec un maximum d’absorbance à 410 nm. diluer un nouvel échantillon et recommencer l’essai. Le réactif contient aussi un agent stabilisant pour maintenir le précipité en suspension. Une légère perte de chlore peut se produire lors. Note : si la solution vire temporairement au jaune après addition du réactif.

6-2 Examen Bactériologique 6-2-1 Les germes recherchés Nous avons effectué pendant notre travail la recherche systématique des germes indicateurs de pollution qui sont : les organismes coliformes (coliformes totaux) les coliformes fécaux (thermotolérants). La monochloramine réagit avec le salicylate pour former le 5.aminosalicylate. La coloration bleue est masquée par la coloration Jaune du réactif en excès pour donner une solution finale de couleur verte. L’hypochlorite est ajouté pour se combiner à l’ammoniac libre et former plus de monochloramine.h– Dosage de l’ammoniac libre Principe Cette méthode détermine « l’ammoniac » en présence de monochloramine. Ce composé est oxydé en présence d’un catalyseur au nitroprussiate pour former un complexe coloré bleu. L’ammoniac libre est déterminé en mesurant les intensités de couleur. Lames et lamelles Pinces stériles Anse d’inoculation et support Bec Bunsen Papier buvard . 6-2-2 Matériels utilisés a – Petits matériels Tubes à essai Portoir pour tubes à essai Pipettes pasteur Pipettes graduées Plaquons stériles pour échantillons Boîtes de pétri stériles. La monochloramine et l’ ammoniac libre peuvent exister dans les échantillons d’eau potable lorsque la désinfection à la chloramine est utilisée. avec et sans additions d’hypochlorite.

Il importe donc de procéder à l’analyse le plus rapidement possible après le prélèvement. la membrane peut être placée dans une boite de pétri. Ensuite on retire le flacon rempli d’eau. Au moment du prélèvement on ouvre le flacon et on l’introduit dans le puits en prenant soin de ne pas contaminer l’échantillon. sur un tampon absorbant saturé d’un milieu de transport (20). On détache le cordon et le flacon est refermé dans les conditions aseptiques requises jusqu’au moment de l’analyse bactériologique. soit filtrer l’échantillon sur membrane au point de prélèvement ou dans un laboratoire local. (20) . Ce dernier est un milieu de culture très dilué qui permet la survie des germes mais peut rester trois jours à la température ambiante sans développement bactérien apparent.b. accompagné d’une note portant tous les renseignements nécessaires. Pour les expéditions postales à destination d’un laboratoire central. 6-2-4 Transport et Stockage a – Transport Après le prélèvement.Milieux de culture Gélose ordinaire Gélose lactose à l’éosine et au bleu de méthylène Gélose au désoxychlolate 1 % Bouillon bilié lactose au vert brillant Gélose Viande. b–Stockage Au cas où les échantillons ne pourraient être remis rapidement au Laboratoire. Après filtration. Nous avons utilisé des flacons stériles munis d’un cordon. 6-2-3 Prélèvement pour l’analyse bactériologique Nous avons effectué au total 135 prélèvements pour l’analyse bactériologique repartis comme suite : Pendant la saison sèche (étiage) 45 prélèvements dont un prélèvement effectué dans chaque puits. de préférence dans l’heure suivante et en aucun cas après 24 heures. le flacon doit être lisiblement étiqueté et envoyé sans retard au laboratoire. on utilisera de préférence les boites de pétri en polystyrène. on pourra soit utiliser des camions-laboratoires. Un délai de trois jours ne modifie pas sensiblement la numération des coliformes. Durant la saison pluvieuse (crue) 90 prélèvements dont deux prélèvements effectués dans chaque puits. La teneur des échantillons en coliformes se modifie entre le moment du prélèvement et celui d’examen (20).

1 ml de chacune de ces dilutions a été inoculé dans 20 ml de gélose Columbia en surfusion. b – 2 Méthode de la Membrane Filtrante C’est une méthode de numération des coliformes présents dans l’eau qui consiste à filtrer un volume déterminé à travers une membrane par exemple en ester cellulosique . les géloses ainsi ensemencées ont été placées à 37°C pendant 24 . on peut obtenir. Après homogénéisation ce mélange a été coulé en boite de pétri. on place ensuite celle-ci face. il est possible de réaliser.de chaque échantillon . vers le haut. 0.etc. La méthode la plus pratique consiste à repiquer le contenu de chaque tube positif à l’épreuve de présomption dans deux tubes contenant bouillon au vert brillant (20) du bouillon lactosé au récinolcate ou du bouillon de Mac Conky. 1/1000 . Les numérations sur membrane sont toutes sujettes à des variations statistiques et des numérations effectuées en parallèle à partir du même échantillon d’eau ne donneront généralement pas le même nombre de micro-organismes (20) b-3 Dénombrement des coliformes totaux Nous avons procédé à une dilution au 1/10 . Elle consiste à ensemencer avec l’échantillon d’eau à analyser un milieu de culture liquide convenable dans des boîtes ou des tubes qui sont ensuite mis à incuber et examiner après un délai approprié. En effet l’épreuve de présomption sera complétée par au moins une épreuve rapide pour confirmer la présence de coliformes. avec un temps total d’incubation suffisante. une numération directe des coliformes présumés sans recouvrir aux tables de probabilité. au moyen de tables statistiques une estimation du nombre de germes coliformes présents dans un volume d’eau. En comptant les colonies qui se développent à la surface de la membrane .…. 1/100 . La réaction ne donne donc qu’une présomption de la présence de coliformes qui doit être confirmée. Ensuite.4 – 3 Analyse bactériologique b – 1 La technique de fermentation L’examen bactériologie de l’eau en milieu de culture liquide commence par une épreuve de présomption. La proportion de réaction faussement positive dépend à la fois de la flore bactérienne de l’ eau analysée et du milieu de culture utilisé. L’un de ces tubes sera incubé à 37°C. sur des milieux appropriés et l’on met à incuber aux températures voulues. L’épreuve est dite de « présomption » parce que la réaction observée est parfois due à la présence d’un autre germe ou ensemble de germes.pendant 48 heures au plus pour obtenir une confirmation de la présence des coliformes. En ensemençant un certain nombre de tubes à l’aide de volumes d’eau appropriés. Après solidification .

1 ml.1 ml ‘ 1/1000 1/1000 = 1700 + 5100 / 3 = 1700 / 0. on repique chaque tube positif sur un bouillon lactosé au vert . les cultures positives(turbidité du bouillon plus gaz au 1/10 de la cloche) sont ensemencées dans les tubes de bouillon bilié et sur l’EPO .* ‘ .. il faut 1-) compter le nombre total de colonies sur chaque boite et multiplier ce nombre par le titre de la dilution correspondante. 1/10 * * * + 1 / 10 1/100 = = 1400 1700 2000 2000 = 5100 GC=3 MC=4 PC=10 17 ‘ … *. et souvent même des fines colonies(FC). Ensuite .’ . petites colonies(PC).* . Les colonies apparues sont dénombrées. 1/100 • GC=0 MC=1 PC=1 2 * 0.’ ‘ .moyennes colonies(MC). 0. ‘ .1 ml b-4 Recherche de coliformes fécaux Nous avons pour cela ensemencé 3 tubes de bouillon bilié lactosé muni de cloche de Durkam à l’aide de 1ml de chaque échantillon. .heures. Pour obtenir le nombre des coliformes totaux dans un échantillon.*. ‘ * .1 ml * . 2-) faire la somme des nombres totaux de colonies trouvées pour toutes les dilutions 3-) enfin diviser le résultat obtenu par le nombre de dilution effectuée Exemple GC=20 MC=40 PC=80 140 Dilution (1) 140 17 2 (2) (3) 1400 * . * ‘ ‘ ‘ . -Test de Mac Kenzie Nous avons toujours effectué ce test pour affirmer la présence de coliformes fécaux . . * .. Pour le réaliser.’ . .. chaque tube ainsi ensemencé est placé au bain-marie à 44°C pendant 48 heures . Le bouillon est placé à l’étuve à 44°C pendant 48 heures pour la recherche d’indole qui est négative pour les coliformes fécaux .* 0.* *. Pour ce faire nous avons divisé les colonies en grosses colonies(GC)...

7-) Plan d’analyse • Traitement des données Les données ont été saisies et traitées sur l’ordinateur avec un logiciel Microsoft Word 2003 pour la narration et avec un logiciel Excel 2003 pour les tableaux et les graphiques. . si germes indole négatif . Si gaz plus trouble dans le bouillon bilié lactosé au vert brillant(gaz 1/10 de la cloche). Une interprétation des résultats a été faite pour voir si nos objectifs spécifiques ont été atteints. Le bouillon et l’EPO sont incubés à 44°C pendant 48 heures. de graphiques ou sous forme narratives. alors on conclut la présence de coliformes fécaux.brillant et une eau peptonée . • Méthode d’analyse Les résultats sont présentés sous forme de tableaux .

CHAPITRE III RESULTATS .

La margelle n’est qu’exceptionnellement faite en béton. Les eaux perdues forment des flaques pendant la saison des pluies. ni équipés d’une margelle. Puits ordinaires avec margelle seulement : Ils se distinguent des précédents par l’existence d’une margelle de faible hauteur . Pour chaque puits nous avons effectué 2 prélèvements pendant la saison sèche du mois de Mars au mois de Mai et 3 pendant la saison des pluies du mois de Juin au mois de d’Août. Ces puits ne sont donc pas protégés . Ils représentent 5% des puits de notre étude. 1-) Situation des puits dans les zones retenues Pourcentage des prélèvements d’échantillon selon les communes de Bamako : Tableau IV Commune commune I commune II commune III commune IV commune V commune VI Total Nombre de quartier et de puits par commune Nombre de quartiers 5 5 2 6 5 8 31 Nombre de puits de l’étude 7 7 2 8 9 12 45 16% 16% 4% 18% 20% 26% 100% Dans notre étude la commune VI est la plus concernée avec 12 puits sur un total de 45 surveillés soit dans 8 quartiers de la commune sur 31. Pour cela nous avons effectué 225 prélèvements repartis entre 45 puits.RESULTATS Nous avons déterminé la composition physico-chimique et bactériologique de l’eau des puits dans certains quartiers du district de Bamako pour le contrôle de la qualité de l’eau de ces puits. débordent après les opérations de puisage et retombent dans le puits . Ces puits ne sont pas cimentés . . Ils représentent 95% des puits de notre étude. Caractéristiques des puits Nous avons effectué les prélèvements dans deux types de puits : Puits traditionnels non protégés : Ils sont plus fréquent dans les concessions. Souvent on utilise comme margelle de vieux pneu . Ces puits sont généralement peu profonds et creusés à la main par un artisan puisatier. Ces puits sont généralement fermés par un couvercle.ils sont soumis à l’infiltration des eaux de surface. de temps à autre.

2-) Les paramètres physico-chimiques Tableau V distribution des eaux de puits non-conforme aux normes de l’OMS par paramètres physico-chimiques pendant la saison sèche et la saison des pluies Saison sèche Nombre de puits non conforme Paramètres pH Chlorures Sodium Sulfate Fer Dureté T. Par contre durant la saison des pluies.S Turbidité Couleur Conductivité Nitrate Nitrite Ammoniac D : 45 40 0 0 0 10 0 0 43 34 13 40 11 25 % de nonconformité D : 90 88 0 0 0 22 0 0 95 75 28 88 24 55 Nombre de puits non conforme D : 45 36 5 7 0 28 9 19 33 21 28 42 31 39 80 11 15 0 62 20 42 73 46 62 93 68 86 % de non conformité D : 90 Saison pluvieuse . certains puits tarissent et le peu d’eau qui s’y trouve devient trouble. boueuse devenant ainsi un milieu de prolifération de nombreux micro-organismes pouvant agir sur la santé de l’homme. Pendant la saison sèche.Ces facteurs plus la nature du sol entraînent la pollution de l’eau souterraine. ce sont les eaux de ruissellements charriant toutes sortes de substances qui viennent polluer les eaux de puits.D.

5 0.D.3 de Saison sèche valeurs limites 17.2 7.03 31.5 0 0.5 0 0.Ce tableau nous montre que pendant la saison sèche le taux de non conformité est plus élevée au niveau de la turbidité qui est à 95% suivi de pH et Nitrate tous deux à 88% en saison sèche.5 3.01 0.5 2.12 0. Normes Paramètres Température ° c pH Chlorures mg/l Sodium mg/l Sulfate mg/l Fer mg/l Dureté mg/l Alc mg/l Turbidité NTU Couleur UCV T.58 2.005 0.2 310 720 995 39.1 1. l’ammoniac et le pH respectivement à 93% .5 3.5 1.3 O.S Conductivité µs/cm k+ mg/l Carbonate mg/l Nitrate mg/l Nitrite mg/l Ammoniac mg/l _ _ 50 3 15 0.06 2 12 21.2 67.79 0.4 0.5 168 80.5 250 200 250 0.87 Saison Pluvieuse valeurs limites 24.023 12 1 1 0 10.09 1.5 0.2 2.2 5 15 1000 500 _ 6.8 224 97.2 83 64.5 325 230 63 67 3950 2257 57.5-8.02 94 93.9 474 350 73.003 80 8 3. Et que la conductivité comme d’autres paramètres augmente en saison pluvieuse qu’en saison sèche.812 1.8 7.7 2.59 3.S Inférieures Supérieures InférieuresSupérieures Ce tableau nous montre que les teneurs sont dans bien des cas supérieures aux normes.059 93. Pendant l’hivernage c’est plutôt le Nitrate.33 0.01 30. 86% et 80% Tableau VI variation saisonnière des paramètres physico-chimiques des puits de l’étude.5 27.4 40 1.9 4.M. .

4.2 Variation saisonnière de Nitrate pendant les deux saisons sèche et pluvieuse 2004 Nitrate 150 100 50 0 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 puits Saison sèche Saison pluvieuse .1 Variation saisonnière de Nitrite pendant les deux saisons sèche et pluvieuse 2004 Nitrite 3 2 1 0 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 puits Saison sèche Saison pluvieuse Fig.Variation saisonnière du pH dans les puits de l’étude pendant les saisons sèche et pluvieuse 10 8 pH 6 4 2 0 1 5 9 13 17 21 25 Puits 29 33 37 41 45 Saison sèche Saison pluvieuse Fig.4.

).4 Les courbes des variations saisonnières nous montrent une oscillation du pH entre 3. les quartiers cibles sont Magnambougou Torokorobougou Bacodjicoroni.3 Variation de la turbidité pendant les deux saisons sèche et pluvieuse 2004 Turbidité 200 100 0 1 5 9 13 17 21 25 29 33 37 41 45 puits Saison sèche Saison pluvieuse g.4. On constate aussi que pendant l’hivernage les eaux sont légèrement chargées des sels dissous tels est le cas des composées azotés ( NO3.4.7 à plus de 7 et cela aussi bien en basses eaux qu’en hautes eaux. comme le confirment les analyses bactériologiques.et NO2. Ce pic est constaté sur les prélèvements de la saison pluvieuse . Les puits sont pollués pendant toute la durée de notre travail. .Fig.diminue légèrement pendant la même période dans les mêmes puits. Au niveau du puits numéro 25 à 29 nous constatons le pic de la turbidité pendant la saison des pluies et NO3.

3-) Les paramètres Bactériologiques Tableau VII Paramètre Coli totaux / 100 ml Pendant les deux saisons sèche 2015 2007 2914 2914 1047 1989 2319 2403 296 498 298 1011 672 2419 2419 2409 2043 2419 2404 2304 2400 2419 2340 2419 2300 2400 2400 2419 2419 1414 2419 2419 1555 2350 1733 1555 1755 2419 2350 2350 2419 2419 498 312 Pluvieuse 1580 950 630 2419 825 1820 1950 2820 170 828 268 2322 2625 1914 2240 2345 1935 2217 1838 1374 2323 1983 1349 2379 1962 2450 1985 1890 2350 2248 2125 1294 2298 1625 2125 1730 1923 2150 1875 2230 2350 1560 359 645 1405 783 432 2412 735 1725 1880 250 120 520 251 2201 1648 1977 2119 2400 1720 2230 1821 1332 2265 1924 1340 2318 1958 2201 1925 1750 2280 220 2005 1085 2200 1058 2089 2442 1203 2090 1875 2219 2350 1500 322 592 Coli fécaux / 100 ml Pendant les deux saisons sèche 20 12 27 207 117 97 110 30 18 24 20 16 34 67 43 123 79 88 456 123 110 79 89 89 22 13 15 205 236 23 456 216 131 101 210 91 131 83 168 26 88 105 68 29 Pluvieuse 15 17 11 179 98 78 89 43 45 29 99 29 18 84 58 128 192 169 329 126 118 199 69 79 13 29 180 107 213 13 345 161 93 80 197 130 139 17 135 19 99 98 48 19 13 7 11 179 27 79 29 23 19 25 97 20 15 39 59 135 102 150 325 108 107 166 62 29 3 12 120 189 229 25 205 172 88 89 120 128 128 13 135 20 85 92 52 12 variation saisonnière des coliformes totaux et fécaux Numéro N° 1 N° 2 N° 3 N° 4 N° 5 N° 6 N° 7 N° 8 N° 9 N° 10 N° 11 N° 12 N° 13 N° 14 N° 15 N° 16 N° 17 N° 18 N° 19 N° 20 N° 21 N° 22 N° 23 N° 24 N° 25 N° 26 N° 27 N° 28 N° 29 N° 30 N° 31 N° 32 N° 33 N° 34 N° 35 N° 36 N° 37 N° 38 N° 39 N° 40 N° 41 N° 42 N° 43 N° 44 .

1 Variation des coli fécaux pendant les deux saisons 2004 500 coli fécaux 400 300 200 100 0 1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 coli fécaux sèche coli fécaux pluvieuse prelevement Fig. que les eaux de pluies n’influent pas sur la qualité bactériologique de l’eau .N° 45 Toutes les eaux analysées présentent une qualité bactériologique très mauvaise avec des teneurs en coliformes totaux et fécaux très élevées 722 1850 1850 41 29 25 variations des coli totaux pendant les deux saisons 3500 3000 2500 coli totaux 2000 1500 1000 500 0 1 4 7 10 13 16 19 22 25 28 31 34 37 40 43 prelevement coli totaux sèche coli totaux pluvieuse Fig.2 Nous constatons sur les courbes. nous avons le premier pic des Coli fécaux qui cependant correspond à une baisse de colitotaux . les .7. ce qui explique que les coliformes présents dans l’eau sont d’origines fécales. Au niveau des prélèvements effectués dans les puits numéro 16 à 21. Ce pic est constaté sur les prélèvements de la saison sèche et sur des puits numéro 16 à 21 .7.

La vitesse de circulation est elle même liée à la structure physique du sol .quartiers concernés sont Bozola. En effet . Zone industrielle. Malheureusement tous les puits de notre étude sont situés à moins de 15 mètres des latrines à cause de l’exiguïté des lots à usage d’habitation les quartiers concernés. Chacune de ces sources intervient selon un mécanisme dont la connaissance serait indispensable pour éviter toute contamination de nos eaux de puits. les bactéries immobilisées par l’adsorption au niveau de la paroi des puits peuvent vivre pendant de longue période dans le sol humide. Niaréla. la zone d’alimentation de la nappe étant entièrement occupée par les habitations . En effet . les plus importantes sont Pollution de l’eau en fonction de la distance entre les puits et les latrines Pour assurer une protection contre la contamination . des études ont montré que l’extension de la pollution à partir d’une latrine jusqu’aux eaux souterraines dépend de la vitesse et de la direction de circulation des eaux. Parmi elles . ni à aucun facteur géologique telle que l’inclinaison des sols par exemple. De plus les populations vident les contenus des puisards .dans les caniveaux . Le sol étant perméable et la recharge de la nappe se fait par infiltration. Une large partie de cette pollution peut être attribuée à l’existence des latrines à proximité des puits qui ne répondent à aucune norme de distance . Pollution de l’eau en fonction de la paroi du puits et de la nature du sol Dans tous les quartiers de notre étude. Sébénicoro et Hamdallaye. Ainsi. à sa granulométrie et au degré de fluctuation des roches . par manque d’infrastructure d’évacuation des eaux usées . voire directement dans la rue. Base militaire. la confection d’aucun de ces puits n’a tenu compte de l’inclinaison du sol. Par ailleurs . Ils ne contiennent pas de buse et ne présentent donc aucune étanchéité latérale. La pollution des puits se trouve ainsi donc également liée à celle de la surface. Cette situation est due à l’exposition de leur eau à des sources de pollution importantes qui implique la nature même du sol. ces eaux sont évacuées dans les puisards . les puits ont été creusé par puisatier locaux. 4-) Les facteurs de pollution des puits Tous les puits de notre étude sont pollués pendant toute la durée de notre travail. Par suite de fortes précipitations les parois des puits s’écroulent favorisant ainsi le passage des bactéries dans l’eau. Ce qui fait que les résultats des analyses attestent la présence d’une pollution fécale en cours. il est recommandé d’implanter les puits à au moins 15 mètres de toute source de pollution (selon les normes du service d’hygiène ) .

ils ne sont pas à l’abris des eaux de ruissellement. L’infiltration de toutes ces eaux à travers le sol jusqu’à la nappe d’eau souterraine peu profonde . Les seaux de puisage sont généralement laissés à terre tout près du puits. Donc une grande partie de la pollution de l’eau peut être attribuée à la mauvaise protection des puits sans toute fois minimiser la technique de puisage. Donc la nature du sol et l’absence de revêtement intérieur dans les puits tiennent une place importante dans cette pollution. les normes de protection sont loin d’être respectées.ne peut que contribuer à la pollution des puits avoisinants. cependant .directement dans les rues. . Pollution de l’eau en fonction des éléments d’aménagement (la protection des puits et la technique de puisage ) Le puits est couramment utilisé . Presque toujours ouverts ou mi-fermés par une plaque de tôle .

CHAPITRE IV COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS .

Les puits sont numérotes Au total nous avons analysé 225 échantillons.02 en saison sèche et de 3. le problème de la pollution est principalement lié à l’insuffisance de l’assainissement. des fosses septiques et des puisards qui coulent ou forment des flaques stagnantes autour des puits et dans les caniveaux non curés.9 pendant la crue.COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS Notre travail avait pour objectif d’étudier la qualité de l’eau de puits dans 31 quartiers du District de Bamako. capitale du Mali.7 à 7. Ceci a révélé dans tous les cas une contamination des puits de notre étude au cours de l’année 2004.5) pour l’eau potable. Elle est aussi bien chimique que bactériologique. A Bamako.812 mg/l en saison sèche et de 0.005mg/l à 1. plus de 50% de nos eaux analysées ne sont pas recommandées à la consommation humaine. ainsi que les eaux usées provenant du nettoyage ménager. Cette acidité est due au terrain siliceux et latéritique de Bamako. En effet l’environnement de Bamako est pollué et on peut sans difficulté remarquer les ordures ménagères jonchant les cours des concessions et les rues.5 et 8. Nous avons réalisé des analyses au niveau d’une quarantaine de puits ordinaires dont 95% étaient simples et 5% étaient munis de margelles. . Aussi la courbe de variation saisonnière montre également une augmentation des teneurs pendant la crue par rapport à l’étiage. Les valeurs obtenues sont proches des résultats de Ouniry Jean Ives (thèse DEA en chimie appliquée). Le nitrite étant toxique pour l’organisme humain la présence en quantité importante dégrade la qualité de l’eau. • Nitrites La teneur en nitrites varie au cours de l’étude de 0.01 mg/l à 2.59 à 7. • Nitrates de 1 à 45. La toxicité liée au nitrite est très significative en raison de leur pouvoir oxydant.5mg/l pendant la crue le taux normal en nitrites est fixé à 3mg/l selon l’OMS. Sur le plan chimique • pH Le pH de l’eau varie au cours de l’étude de 4. et sont le plus exposés aux eaux de ruissellements. En se referant aux normes de l’OMS (pH compris entre 6. Le pH est un facteur d’investigation de l’acidité ou de l’alcalinité d’une eau. Cela est due au fait que 95% des puits de notre étude étaient sans margelles.

Et l’eau de ruissellement peut facilement s’introduire dans le puits. le fait qu’ils puissent donner naissance à des nitrites conduit à une toxicité. Il n’y a que des traces pendant l’étiage et des taux faibles pendant l’hivernage.La teneur en nitrates varie au cours de l’étude de 1. Bien que les nitrates n’aient pas d’effets toxiques directs sauf à des doses élevées. La turbidité d’une eau est due à la présence des matières en suspensions finement divisées : argiles. ces transferts de polluants étant faibles pendant l’étiage. La courbe de variation saisonnière montre un pic de turbidité au niveau des puits n°25 jusqu’au puits n° 29 en saison des pluies. Par comparaison à la norme fixée 250mg/l comme valeur indicative de l’OMS • Turbidité La turbidité varie au cours de l’étude de 3. limons.12mg/l à 97. • Sulfates Les sulfates sont presque absents dans les eaux analysées. Cette infiltration s’accentue pendant la crue avec la montée générale du niveau de la nappe . Nous constatons que la plupart des eaux analysées ont des teneurs des différents paramètres physico-chimiques qui excèdent la recommandation de l’OMS. Sur le plan bactériologique • coliformes totaux Le nombre de coliformes totaux varient au cours de l’étude de312 coliformes totaux dans 100 ml d’échantillon à plus de 2913 coliformes totaux dans 100 ml d’échantillon pendant l’étiage. matières organiques etc. De même pendant la crue les eaux analysées sont très chargées en sel comme l’indiquent les courbes de variations saisonnières. Ce nombre varie entre 120 coliformes totaux dans 100 ml d’échantillon à 2820 coliformes totaux dans 100ml d’échantillon pendant la crue. Son taux normal est fixé à 5NTU selon l’OMS.09 mg/l en saison sèche et de 0. Les consommateurs ont très souvent des exigences par rapport à ce paramètre. La turbidité affecte beaucoup la potabilité d’une eau de boisson.33mg/l à 80. Les teneurs montrent une pollution d’origine organique liée à l’infiltration des eaux des fosses d’aisance.58mg/l durant la saison des pluies. Le nombre très important de coliformes totaux peut . La courbe de variation saisonnière montre une légère augmentation de taux de nitrate en saison des pluies par rapport à l’étiage. Le taux normal est fixé 50mg/l selon l’OMS. Cela peut être du au fait que 95% des puits de notre étude étaient sans margelles.06 NTU à 64.2 NTU pendant la saison sèche et de 1NTU à 63NTU en saison des pluies. Le nombre de coliformes totaux dans les eaux de puits analysées dépasse de très loin la recommandation de l’OMS (10 coliformes totaux dans 100 ml d’échantillon). grains de silice.

Le nombre de coliformes fécaux dans les eaux de puits analysées dépasse la norme de l’OMS (0 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon). • coliformes fécaux Le nombre de coliformes fécaux varient au cours de l’étude de 12 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon à plus de 455 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon pendant l’étiage. On a retrouvé ces coliformes dans tous les puits de notre étude. ces puits sont pour la plupart mal entretenus. Toutes les eaux analysées au cours de cette étude présentent des coliformes en très forte quantité ( coliformes totaux et coliformes fécaux). . Ce nombre varie de 3 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon à plus de 320 coliformes fécaux dans 100 ml d’échantillon pendant la crue. Selon les valeurs indicatives de l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) une eau de puits doit être exempte de contamination fécale. Par contre l’élévation de ce nombre dans certain puits comme le puits numéro 11 pendant la même période s’explique par leurs expositions directes aux eaux de ruissellements qui viennent y tomber chargées de nombreuses substances contaminantes.s’expliquer en partie par manque d’entretien de ces puits. La présence des coliformes d’origine fécale et leur quantité dépassant les normes admises pour l’eau de consommation atteste une pollution des puits de notre étude. En effet. c' est-à-dire ne doit pas contenir de coliforme fécal. On note une diminution du nombre de coliformes pendant l’hivernage dans la plupart des puits de notre étude due à une plus forte dilution des coliformes à cause de la recharge de la nappe phréatique.

CHAPITRE V CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS .

Cette pollution se manifeste par des teneurs dépassant largement les normes de l’OMS. Cela s’explique par la montée générale du niveau de la nappe (une plus forte dilution à cause de la recharge de la nappe) d’une part et d’autre part les puits par leur exposition directe aux eaux de ruissellements qui viennent y tomber chargées de nombreuses substances contaminantes (l’inexistence de réseau de drainage et la hauteur insuffisante des margelles de certains puits). La présence des germes indicateurs de pollution dans les puits pendant la durée de la surveillance est preuve d’une pollution en cours pendant toute l’année. • à moyen terme. D’autre part assurer . Les causes de cette pollution sont multiples . Pour améliorer la qualité des eaux de puits proposons les solutions suivantes • à court terme. il faut sensibiliser les populations et les inciter à traiter l’eau des puits avant consommation. et leur rassurer qu’on peut faire reculer toutes les maladies d’origine hydrique par un approvisionnement suffisant en eau salubre et par l’amélioration de l’assainissement et des conditions d’hygiène. Les résultats démontrent aussi un accroissement de la pollution de la nappe superficielle. Rappelons que notre travail s’est déroulé pendant les deux principales saisons de l’année 2004 à savoir la saison sèche du mois de mars au mois de mai et la saison des pluies du mois de juin au mois d’août. nous pouvons conclure que la contamination des puits est générale dans les quartiers de notre étude.après contrôle des procédés de traitement comme la chloration . Quelle soit chimique ou bactériologique la pollution est accentuée pendant la saison pluvieuse. pourraient être mis au point.CONCLUSION Aux termes de notre travail. En collaboration avec les services de la santé. l’alimentation des quartiers périphériques pourrait être assurée par des forages profonds captant la nappe profonde. En effet les eaux analysées ont des propriétés physico-chimiques qui font qu’elles ne sont pas recommandées pour la consommation humaine. De plus la pollution bactérienne était très élevée et presque permanente dans les puits étudiés pendant toute la durée de notre travail. La nature de germes rencontrés et leur quantité dépassant les normes admises pour l’eau de consommation rendent l’eau des puits étudiés impropre à la consommation.parmi lesquelles on peut citer : Mauvaise protection des puits Non application des mesures d’hygiène élémentaires Mauvaise conception des puisards et des latrines Mauvaise évacuation des eaux usées Présence de dépôts d’ordures dans la zone d’alimentation de la nappe phréatique.

afin de mettre les populations à l’abri des affections liées à l’eau de consommation. Enfin.l’approvisionnement en eau par le réseau d’adduction moderne fournissant de l’eau potable aux quartiers non encore suffisamment dotés. . Ce qui diminuera la pollution de la nappe superficielle . des mesures doivent être prises pour une meilleure évacuation des eaux usées et une meilleure conception des fosses d’aisances et des puisards.

Une rigole doit la ceinturer et drainer toutes les eaux qui s’écoulent vers un puisard à quelques mètres du puits Exiger le respect de la distance entre puits et latrine. • un contrôle permanent des puits. Il a pour but d’arrêter tout ce qui doit passer par l’ouverture du puits pour contaminer l’eau. Pour lutter contre la pollution de l’eau de puits.RECOMMANDATIONS Les résultats de notre travail permettront de mettre à la disposition des autorités des données de base susceptibles d’être exploitées dans le cadre de l’amélioration de la qualité des eaux de puits. . • l’extension du réseau d’adduction d’eau potable et la multiplication des bornes fontaines.une margelle : c’est un équipement fait en surélévation de l’ouverture du puits. Cette aire doit être inclinée du puits vers l’extérieure. .La dalle de couverture :elle est en béton armé et de dimensions variables suivant le diamètre du puits. la mesure la plus facile à appliquer consiste à mener une large campagne de sensibilisation. Revêtement intérieur : le puits doit être étanche. • Mettre en place un système d’évacuation correcte des eaux usées. . sa profondeur doit être suffisante Revêtement extérieur : il comprend généralement . dans les quartiers non encore suffisamment dotés. Nous recommandons dans un avenir très rapproché le respect des mesures suivantes A l’endroit des Autorités administratives • une éducation sanitaire en encourageant les sensibilisations sur les medias. Traiter l’eau des puits par le procédé que nous avons décrit dans la première partie du travail ou par tout autre procédé de traitement donnant le même résultat Eviter le vidange des fosses d’aisances dans les rues et faire appel aux services compétents pour effectuer ce travail. Aux populations • • • • Respecter une distance minimum de quinze mètres entre puits et latrines. • Etablir des normes nationales de la qualité des eaux de consommation. Aménager les puits . Elle repose sur la margelle et est conforme à ses dimensions.La plate –forme : cet aménagement est réalisé tout au tour du puits. • Exiger le respect des normes de protection des puits.

• • •

Adapter des mesures de potabilisation de l’eau à domicile. Aux partenaires de développement Maintenir un appui constant au renforcement des travaux d’assainissement au niveau du District de Bamako. Maintenir également leur appui dans le financement des activités de lutte contre la pollution de l’eau au niveau du District de Bamako.

CHAPITRE VI

RESUME ET REFERENCES

FICHE SIGNALETIQUE Nom Prénom : COULIBALY : Kassim

Titre de la thèse

: Etude de la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau des puits de certains quartiers du district de Bamako

Numéro de la thèse Année de soutenance Ville de soutenance Lieux de dépôt Mots clés

: : 2005 : Bamako : Bibliothèque de la faculté de médecine, de pharmacie : et d’odontostomatologie (FMPOS). : Puits – Eau – Qualité

Notre étude a été réalisée à Bamako. Elle avait comme objectif général de déterminer les causes de la pollution des eaux de puits de certains quartiers du District de Bamako. Elle a été menée au laboratoire national de l’hydraulique au labo de qualité des eaux .Comme objectifs spécifiques nous nous proposons de Faire l’analyse de situation de puits dans les zones retenues, analyser les paramètres physico-chimiques et bactériologiques, déterminer les éléments présentant des risques de pollution des puits, proposer des solutions d’amélioration de la qualité des eaux de puits.

A ce total 225 prélèvements ont été effectués au niveau de 45 puits siégés dans 31 quartiers Banconi, Kalabancoro, Hippodrome Sabalibougou, Yirimadio, Niamakoro, Missabougou, Sogonafing, Bozola, Niarela, Zone industrielle, Base millitaire, Sebenicoro, Hamdallaye, Dianeguela, Sokoniko, Kalabancoura, Magnambougou, Torokorobougou, Bacodjicoroni, Lassa, Djicoroni para, Kodabougou, Faladiè, Bakaribougou, Titibougou, Senou, Doumazana, Korofina Nord, Dravela, Korofina Sud Afin de suivre la variation saisonnière des paramètres, les prélèvements ont été faits pendant la saison sèche du mois de Mars au mois de Mai et la saison des pluies du mois de Juin au mois d’Août. Sur le plan bactériologique, l’analyse comparée des distributions en étiage et en crue montre que le maximum de germes totaux pendant l’étiage est supérieur à celui de la crue. Dans l’ensemble le nombre de germes totaux diminue en saison pluvieuse. Ceci peut s’expliquer par une concentration des germes dans les puits pendant l’étiage.

Nous avons enregistré Paramètres pH Chlore Sodium Sulfate Fer Dureté TDS Turbidité Couleur Conductivité Nitrate Nitrite Ammoniac Saison sèche % de non-conformité 88 0 0 0 22 0 0 95 75 28 88 24 55 Saison pluvieuse % de non conformité 80 11 15 0 62 20 42 73 46 62 93 68 86 . Un contrôle permanent des puits Mettre au point un système de traitement des eaux artisanales Créer des comités de gestion des points d’eaux Réaliser les sources potentielles de nuisance latrine etc.Des propositions faites pour améliorer la qualité de l’eau de puits concernent : l’aménagement des équipements de surface au tour du puits l’adoption des mesures d’hygiène pour le transports et stockage de l’eau. de traitement périodique de l’eau de puits la multiplication des points d’eau modernes surtout dans les quartiers périphériques. a une distance securitaire des points d’eaux .

13– J. 5 – Dégremont : 9éme Edison. maladies d’origine hydrique 2003.A Direction Nationale de l’hygiène publique et de l’assainissement : procédé de traitement de l’eau de boisson. Garelick H . H. 4. Vol 337 . Pancet . 8 – Feachim R.M . 9 – F. mara D.P.D. Hydro.J .R. GPWG Water source as risk factor for Helicobacter pylori infection in Peruvian children.. Journ. Bradley D. Tome 1 1989 6 – D.R de Géologie Etude chimique et pollution de la nappe phréatique des environs du Banconi. ERB qualités chimiques et risques toxiques des eaux d’alimentation éditorial. 1978. Thèse science et Techniques 1994 N°-1276 3 – CIEH Comité interafricain d’Etudes Hydraulique : manuel de formation des formateurs villageois. Valiron Gestion des eaux.N.I Hydrogéologie et contamination de la nappe phréatique alimentant la ville de Bamako. Fr .D.REFFERNCES 1.A. June 22.D sanitation and disease health aspects of excreta and water management word bank Washington. LAFAROGNE Contribution des professionnels de l’eau à l’un des défis majeurs des pays en voie de développement 2 – B. 10 – F.E. le Griffon d’argile. 7 – D. principes moyens structures 11 –UNEP-WHO Guide pour l’utilisation sans risques des eaux Résiduaires et des Excréta en Agriculture 12 – J.C. BEAUDRY Traitement des eaux. Rodier L’analyse de l’eau 7ème édition Duno.P. Alassane Etude de la pollution bactériologique de la nappe phréatique à partir d’une latine en Afrique subtropicale. 14 – KLEIN P. 1991. .G .

Monographie du district de . Lot 3 – plan directeur d’A.D.15 – Maïga Fatoumata Sokona Manuel du cour d’hygiène du milieu.M SA .P de Bamako.M. PALLIER (G). L’eau à Bamako. . Appui au District de Bamako Bamako . Genève 1972 21 – OMS Directive de qualité pour l’eau de boisson Genève 2002 22 – Programme international sur la sécurité chimique Directives de qualité pour l’eau de boisson deuxième édition vol2. 25-SERHOS Projet d’alimentation en eau potable des quartiers périphériques de Bamako 1996. Haut Commissariat du District cellule techique du District Mission Française de coopération et d’action Culturelle au mali Convention Fac N°152 /CD99. 17 – Ministère des mines de l’énergie et de l’eau Rapport sur la qualité de l’eau distribuée à Bamako.P de Bamako.TRAORE (S).S Directives de qualité pour l’eau de boisson . Plan d’investissement décennal version définitive octobre 2001.1986 23 – PULIM L’eau et la santé en Afrique tropicale colloque pluridisciplinaire Géographique.E.E. Février au mars 1990.S 2002 16 – Mairie centrale de Bamako . 27. 18 – Ministère des mines.P. de l’eau pour tous. 19 – Mémento Technique de l’eau. DIALLO (S). 20– O. 26 – TRAORE (S) Problématique de la qualité de l’eau consommé par les populations dans les quartiers de Bamako et environs non approvisionnés par le réseau d’adduction d’eau potable de E.Thèse pharmacie Bamako 2003. Octobre 1998. de l’énergie et de l’eau Présentation du service d’accueil de l’hydraulique et laboratoire de la qualité des eaux.O. Médecine limoges. Degré mont 1978. 8eme Ed. Critères d’hygiène et document à l’appui.M. F. 2 octobre 1991 24 – SAFEGE préparation d’un future projet d’A.

ANNEXES .

Rincer l’électrode avec l’eau distillée et l’essuyer avec un mouchoir jetable . Sélectionner le numéro de programme mémorisé pour la dureté du magnésium 225. Presser la touche SIGNAL. Placer le blanc dans le puits de mesure. Tenir la cuvette par le bouchon et l’essuyer avec mouchoir doux sans peluches pour retirer les gouttes d’eau et les traces de doigts . • • • • Verser 100 ml d’eau à analyser dans une éprouvette graduée. Vider la cuvette et la rincer avant la mesure suivante. presser ENTER et régler la longueur d’onde à 522 mn. Plonger l’électrode dans la solution à mesurer à une profondeur minimum de quatre centimètres .ANNEXES Annexe 1 • • • • • pH mode opératoire Appuyer sur le bouton ON/OFF pour mettre l’appareil sous tension . Placer la cuvette dans le puits de mesure et fermer le capot . Allumer le spectrophotomètre DR/4000. Lire et noter le résultat affiché . Attendre que la valeur soit stable avant la lecture . Ajouter une goutte de solution d’EDTA à une autre cuvette (échantillon préparé) et agiter pour mélanger. Ouvrir le capot et retirer la cuvette du puits de mesure . HACH. bouchée de 100 ml. fermer le capot et presser sur la touche ZERO. Annexe 3 Mode opératoire de la dureté totale.U . Rincer à nouveau l’électrode avec de l’eau distillée et l’essuyer avec un mouchoir jetable propre pour réaliser la mesure suivante.AVG pour choisir le mode d’intégration du signal (actif ou non) Presser la touche UNITS pour sélectionner l’unité de mesure N. Placer l’échantillon préparé dans le puits de mesure.00 mg / l mg-CaCo3. Fermer le capot . L’affichage indique : 0. presser la touche de fonction PROGRAM. Remplir une cuvette propre jusqu’au trait (30 ml) avec de l’eau à analyser en évitant la formation de bulle d’air .T. Fonctionnement du turbidimètre Annexe 2 • • • • • • • • • • Appuyer sur le bouton d’alimentation électrique situé à l’arrière de l’appareil .

MINUT. méthode ferrozine en entrant 2175 au clavier numérique. Lire le résultat en mg/l de CaCo3. Remplir une cuvette jusqu’au trait 25 ml avec l’échantillon Ajouter le contenu d’une gélule de solution de ferrozine à la cuvette (échantillon préparé). Agiter pour mélanger. L’affichage indique : 0.00 mg/l Ca-CaCo3 • Placer la troisième (3ème) cuvette dans le puits de mesure. presser ENTER. une coloration violette se développe. Mode opératoire du dosage du fer Annexe 4 • • Allumer le spectrophomètre DR/4000 Presser la touche de fonction PROGRAM.000 mg/l fe Placer l’échantillon préparé dans le puits de mesure. Le résultat en mg/l fe s’affiche. Lorsque le muniteur sonne. • • • • • L’affichage indique : PROGRAM.• • Presser sur la touche de fonction READ et lire le résultat en mg/l de mg-CaCo3 ou mg. Sélectionner la numéro de programme mémorisé pour le fer (fe). • • • • Remplir une autre cuvette (le blanc) avec 25 ml d’échantillon. L’affichage indique : 0. Sans retirer la cuvette du puits de mesure. Fermer le capot. Une période de réaction de 5 minutes commence. HACH. placer le blanc dans le puits de mesure. ferrozine. presser select programme et entrer le numéro de programme mémorisé pour la dureté du calcium 220. La longueur d’onde (d) 562 nm est automatiquement sélectionnée. NB En présence de fer. Presser la touche de fonction ZERO. Annexe 5 • • • • • • Fonctionnement de l’appareil de mesure de la conductivité électrique : Retire l’électrode de son étui de protection Rincer l’électrode à l’eau distillée Plonger la cellule dans l’échantillon à analyser Appuyer sur + ON/OFF pour mettre l’appareil sous tension Vérifier que Arng soit affiché si non appuyer sur Verifier que n FL soit affiché sinon appuyer sur TC jusqu’à apparition . Fermer la capot et presser la touche READ. Presser la touche de fonction DEMAR. Fermer le capot. Presser ENTER. HACH : 2175 fer.

ARNG et le lire la valeur de la Annexe 6 Annexe 7 Chlore. Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO Parallèlement remplier une autre cuvette de 25 ml avec l’échantillon. Appuyer READ et le résultat en mg/l s’affiche. Appuyer sur la touché jusqu’à ce que s’affiche TDS sur l’écran jusqu’à leur Attendre que la valeur soit stable avant de prendre la mesure des solides totaux dissous (TDS) Appuyer sur la touché conductivité en 115 /cm Retirer l’électrode de la solution à mesurer et mettre dans son étui de protection. Appuyer READ et le résultat en UNITES pt-co APHA s’affiche. Couleur mode opératoire : Mettre l’appareil sous tension Entrer le numéro 120 du programme mémorisé pour la couleur Ajuster la longueur d’onde à 450 nm Placer le blanc (25 ml d’eau distillée) Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO Retirer le blanc et placer 25 ml de l’échantillon filtré (couleur vraie) ou 25 ml de l’échantillon non filtré (couleur apparente). Ajouter le contenu d’un sachet de réactif DPD pour chlore libre à l’échantillon Agiter pendant 20 secondes (en présence de chlore une coloration rose se développe) Placer immédiatement le mélange d’échantillon plus réactif dans le puits de mesure. jusqu’à ce que s’affiche Lin. Mettre l’appareil sous tension Entrer le numéro 80 du programme mémorisé pour le chlore libre et total Ajuster la longueur d’onde à 530 nm Placer le blanc (25 ml d’échantillon). mode opératoire Annexe 8 Sulfates mode opératoire • Mettre l’appareil sous tension .• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • Verifier que la temperature et l’unité Sal soient affichées sinon sur apparition.

Appuyer READ. . et le résultat en mg/l de sulfates s’affiche .• • • • • • • • • Entrer le numéro 680 du programme mémorisé pour les sulfates Ajuster la longueur d’onde à 450 mn Remplir une cuvette de 25 ml avec l’échantillon Laisser pendant une période de réaction de 5 minutes (en présence de sulfate une coloration blanche se développe) Remplir une autre cuvette avec 25 ml de l’échantillon (blanc) Placer le blanc dans le puits de mesure Ajuster le zéro de l’appareil en appuyant sur la touche ZERO Placer l’échantillon préparé dans le puits de mesure .

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