carrières TARGET

2012
10eédition 5 édition
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CONSEIL EN MANAGEMENT

Licence 3, Master 1 & 2

Domaines d’activité
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Les conseils des recruteurs
les étapes d’une candidature réussie

Premier emploi
les entreprises se présentent, offres de stages et d’emploi

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que vous venez d’ouvrir est une pépite.

édito

Il condense, à votre profit, des dizaines et des dizaines d’années d’expériences cumulées. Celles de vos futurs recruteurs : nous les avons interrogés tout récemment afin de vous livrer les conseils les plus actualisés possible. Celles de jeunes diplômés qui étaient encore dans votre situation voici peu, et qui sont passés de l’autre côté de la barrière. Nous les avons tous interrogés avec un seul objectif : vous rendre service en vous aidant à mieux comprendre, le plus concrètement possible, ce que le marché de l’emploi attend. Et en leur fixant une seule règle : dire la grandeur des différentes carrières qui s’offrent à vous, mais n’en jamais masquer les servitudes. Ils s’y sont tenus. Ne manquez pas non plus notre enquête sur la « génération Y » (page 12), la vôtre. Elle reflète des préoccupations largement partagées par les recruteurs dans votre secteur ; ils s’en sont émus auprès de nous. d’emploi !
Emmanuel Davidenkoff Directeur de la rédaction
ERIC GARAULT

Bonne lecture. Et surtout : bonne recherche

edavidenkoff@letudiant.fr twitter.com/davidenkoff
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Conseil en Management 2012

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Index des contributeurs éditoriaux Kea & Partners Bruno Taborin ........................................ page Oresys Philippe Joubrel .................................... page Clémence Poupart ................................ page PwC Nesrine Ben Ahmed ............................. page Alexandra Pistiaux ................................ page

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28 23

23 29

Ce guide est disponible dans les écoles et les universités suivantes. Il est également diffusé gratuitement dans des forums de recrutement spécialisés. Arts et Métiers ParisTech (ENSAM) Audencia Nantes Collège des ingénieurs École centrale, Paris et Lyon École des ponts ParisTech (ENPC) École nationale supérieure des mines de Nancy (ENSMA) École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne (ENMSE) École normale supérieure (ENS) d’Ulm-Sèvres et Lyon École polytechnique de Lausanne École polytechnique ParisTech École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP) EDHEC Paris, Lille et Nice EM Lyon ENSTA ParisTech ESCP Europe ESSEC Grenoble EM HEC Paris INA Paris-Grignon Mines ParisTech Reims Management School Sciences po Paris Solvay Business School, Bruxelles ISAE Toulouse Supélec Gif, Metz et Rennes Télécom ParisTech (ENST) Université de Paris 9 - Dauphine

Merci à toutes les associations, écoles et universités qui nous accueillent sur leurs forums de recrutement tout au long de l’année
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Premier emploi

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Le guide TARGET carrières – Conseil en Management. Publié par l’Etudiant, 23, rue de Châteaudun, 75308 Paris cedex 09, tél. 01.75.55.40.40, Société éditrice : Groupe Express-Roularta. SA de 7 150 050 . Siège social : 29, rue de Châteaudun, 75009 Paris. www.letudiant.fr. Tél. 01.75.55.10.00. RCS 552 018 681 Paris Conseil d’administration : Rik de Nolf (président), Francis Balle (vice-président), Philippe Bidalon, Président-directeur général : Jean-Antoine Bouchez, Xavier Bouckaert, Maxime de Jenlis, Jan Staelens, baron Hugo Vandamme Directeurs généraux délégués : Corinne Pitavy, Christophe Barbier Principal actionnaire : Roularta Media France Rik de Nolf Directeur de la publication : Rik de Nolf Directeur du Pôle Media spécialisés/Directeur de l’Etudiant : Jean Weiss Directrice déléguée : Chrystèle Mercier Directeur de la rédaction : Emmanuel Davidenkoff. Responsable éditoriale : Maëlla Ruellan. Coordination éditoriale : Céline Manceau, Marie-Anne Nourry. Ont collaboré à ce numéro : Sandrine Chesnel, Séverine Tavennec, Emmanuel Vaillant, Guillaume VerneyRédacteur en chef technique : Jean-François Laroche. Secrétaires de rédaction : Claire Bayle, Marie Léon Carron, Julia Zimmerlich Directrice artistique : Évelyne Voillaume. Conception graphique : Isabelle Glomaud. Rédactrice graphiste : Isabelle Glomaud. Rédactrice icoDirectrice commerciale : Chrystèle Mercier. Directeurs commerciaux adjoints : Sébastien Mercier, Camille nographe : Gertrude O’Byrne Rabehanta, Marie Valade. Responsable marché emploi : Béatrice Tissier. Responsable produit : Marie Touffait Trafic technique : Nafhate Ibrahima Exécution : Sylvie Joly, Catherine Schlesinger, Pascal Vinette Chef de fabrication : Pierre Martinelli Impression, façonnage : Jomagar ISSN : 1744-4837 © l’Etudiant, novembre 2011 Remerciements : nous tenons à remercier toutes les personnes (étudiants, (Espagne) diplômés, employeurs) qui ont contribué aux articles, ainsi que les annonceurs qui soutiennent financièrement ce projet.

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TARGET carrières

Conseil en Management 2012

sommaire

Élaborer un projet professionnel pour répondre aux attentes des recruteurs ....page 6

Cooptation : recruter bien, vite et à moindre coût ............................page 16 Bâtir un CV percutant ......................page 18 Soigner sa lettre de candidature spontanée ........................................page 20 Réussir ses entretiens d’embauche ....page 22 Les seniors partagent leur expérience ..page 23 Décrocher son premier poste à l’étranger ......................................page 24

■ ■

■ ■ ■

Tranches de vie

Se développer personnellement et professionnellement ......................page 28

Conseil en management, page 10

Débuter et faire carrière

Conseil en management : les codes pour postuler ......................page 10 Premier emploi : les faux pas de la génération Y ..........page 12 Comment se tailler une bonne réputation en ligne ..........page 14

Se développer personnellement et professionnellement, page 28

■ ■

Des premiers pas déterminés ............page 29 Conseil, quand tu nous tiens ..............page 30

Profils des recruteurs
■ ■ ■

Oresys ............................................page 32 PwC ..............................................page 33 ZS Associates ..................................page 34

Entretien d’embauche, page 22

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Conseil en Management 2012

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L’ACTU DU SECTEUR

Élaborer un projet professionnel
pour répondre aux attentes des recruteurs
L
a diversité des métiers du conseil est connue : stratégie, projet de transformation, amélioration de la performance opérationnelle et technologie. Des candidats souhaitent éviter la spécialisation des premières années d’une fonction particulière dans l’entreprise. La variété du conseil attire : celle des missions et des problématiques des clients. Rejoindre le conseil n’est pas seulement un apprentissage ajouté à sa formation initiale, mais devrait être considéré comme un développement professionnel à part entière. Qu’est-ce qu’élaborer un projet professionnel pour le secteur du conseil ? D’abord, un projet personnel construit et pertinent répondra au mieux aux attentes des recruteurs : reflet des besoins des entreprises. Ensuite, certaines capacités sont mieux à même de répondre aux urgences de changement des clients. Pour un consultant, il est essentiel de savoir professionnellement migrer du « je rejoins un pôle d’expertise » à « j’apporte à un client une expertise que je me suis forgée au fil de mes années d’expérience ». Cela requiert d’anticiper ce que seront les exigences à venir des métiers du conseil. Répondre à celles de l’embauche est certes une nécessité, mais pas suffisant. Pour comprendre les leviers de pilotage d’une direction générale, trois qualités sont primordiales.
2. Leadership : avoir le goût du travail en équipe et savoir l’animer

BERTRAND QUÉLIN. Professeur de stratégie et politique d’entreprise. Directeur du mastère spécialisé Strategic Management HEC Paris.

Ces qualités sont synthétisées dans la fonction de manager, à la convergence des attentes du client, de la hiérarchie du cabinet et de l’équipe. C’est une étape de maturité du projet professionnel. Il s’agit de coordonner des moyens pour atteindre des objectifs. Le leadership invite à passer de l’analytique aux soft skills, à la maturité interpersonnelle : savoir travailler avec les autres, mais aussi identifier et reconnaître les qualifications et les talents. Le leadership synthétise des qualités pour atteindre les objectifs à travers les autres : savoir se les associer, et réussir la mission, à travers une action cohérente et responsabilisante. Elles sont difficiles à apprendre autrement que par l’expérience, mais essentielles pour accompagner les clients dans la mise en œuvre et le respect du calendrier des décisions stratégiques.
3. Créativité : penser différemment et se placer dans des zones inconnues

1. Analyse et synthèse : indispensables pour être recruté

Les qualités analytiques font appel aux fondamentaux techniques : faire converger les analyses du business et des coûts, bien mixer stratégie et finance, et enfin identifier les sources de valeur du modèle d’affaires. Gagner en maturité business passe par cette compréhension des modèles d’affaires et de leurs ressorts, des patterns. L’esprit de synthèse aide à gérer la multitude d’informations et sert à la formulation de recommandations claires. Enfin, savoir se remobiliser rapidement est essentiel, surtout au cours des trois premières années. La variété des missions qui attire tant les candidats exige une capacité de travail en un temps court voire record, des capacités de recherche d’informations, et d’établissement des bons contacts pour les obtenir, et finalement une forte réactivité et une très grande capacité d’adaptation.
6

Cette phase de maturité du projet professionnel est la plus exposée. Pour le consultant dont la séniorité l’a conduit à des responsabilités dans son cabinet, il s’agit certes d’identifier les besoins et de comprendre les enjeux, mais fondamentalement de nourrir une vision et de la communiquer à son client. Il s’agit d’innover dans les réponses à apporter aux clients, de savoir rompre avec les habitudes d’un secteur d’activité. L’enjeu est d’accompagner le client à créer de la valeur plus par l’innovation que par l’imitation. Cela suppose de savoir le convaincre d’anticiper, de prendre un temps d’avance : cela constitue naturellement une situation à risque élevé. Elle exige de disposer d’une très forte crédibilité et d’apparaître celui à même d’être un accélérateur des changements, en créant les conditions propices pour saisir les opportunités au bon moment. Finalement, construire un projet professionnel cohérent, c’est ne pas perdre de vue que le conseil forge, à moyen et long terme, des normes de management et qu’il participe donc à leur conception, à leur diffusion et à leur adaptation. Je vous souhaite, à tous et à toutes, d’être les ferments et les vecteurs de ces normes et modèles futurs.

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Conseil en Management 2012

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Débuter et faire carrière

Conseil en management : les codes pour postuler
page 10

Premier emploi : les faux pas de la génération Y
page 12

Comment se tailler une bonne réputation en ligne
page 14

Cooptation : recruter bien, vite et à moindre coût
page 16

Bâtir un CV percutant
page 18

Soigner sa lettre de candidature spontanée
page 20

Réussir ses entretiens d’embauche
page 22

Les seniors partagent leur expérience
page 23

Décrocher son premier poste à l’étranger
page 24

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Conseil en management :
les codes pour postuler
Le processus de recrutement des cabinets de conseil a des allures de quête du Graal : jusqu’à cinq entretiens et des tests qui nécessitent une bonne préparation. Mais les recruteurs sont unanimes, il faut surtout rester naturel et... avoir la forme.
giques. Les missions sont plus courtes, trois mois en moyenne, et le niveau des interlocuteurs est celui de la direction générale des entreprises. Au-delà des qualités intellectuelles d’esprit de synthèse, de rigueur et de curiosité, « la maturité relationnelle est essentielle car nous sommes en permanence en contact avec nos clients », précise Nicolas Desmoulins, Principal chez Capgemini Consulting. Il faut également faire preuve de diplomatie car les enjeux politiques sur mission sont forts. « Les entreprises font souvent appel aux cabinets pour justifier de décisions peu populaires en interne », observe un consultant senior d’un grand cabinet de conseil.
« Excellence et humilité »

A
a
<
10

lire
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Le Conseil en management, analyse et études de cas, éditions Dunod. Le Guide des cabinets de conseil en management, Éditions du management. Le Métier de consultant, Éditions d’organisation.

vant de se lancer dans l’envoi de candidatures, les recruteurs recommandent de bien comprendre le métier du consultant, la différence entre le conseil en management et le conseil en stratégie et les spécificités des acteurs sur le marché. Cela peut paraître une évidence, mais « un candidat qui ne sait pas où il va, ni pourquoi il est là, ça se détecte tout de suite », commente Agnès Meinnel, responsable du recrutement de Capgemini Consulting. Dans les faits, le positionnement des cabinets est mixte et, pour éviter les déconvenues, mieux vaut se renseigner en amont. Le consultant en management accompagne les entreprises dans les périodes de changement : réorganisation d’un service, refonte du système de gestion des ressources humaines, fusion entre deux entreprises, etc. Il intervient dans la phase de diagnostic jusqu’à la mise en œuvre des solutions choisies au niveau opérationnel. Les missions durent entre six mois et un an. Le consultant en stratégie intervient davantage dans la phase amont des recommandations straté-

Le premier niveau de sélection des candidatures s’opère par le diplôme. Les grands cabinets recrutent en priorité des étudiants issus des grandes écoles de commerce et d’ingénieurs. Pour les candidats hors « écoles cibles », « une lettre de motivation personnalisée et bien construite peut contrebalancer une hésitation sur le CV », mentionne Agnès Meinnel. Sur le CV, « nous examinons la qualité des stages. Une mission de gestion de projet ou de processus organisationnels qui implique des contacts avec de nombreux acteurs et un apport de valeur ajoutée sera plus appréciée qu’une mission opérationnelle ou très récurrente. Les expériences à l’internationel sont également valorisées dans la mesure où nos consultants sont mobiles et bilingues anglais », ajoute-t-elle. La taille de l’entreprise est également un critère d’appréciation des stages. « Dans les grandes entreprises telles que LVMH ou Michelin, nous savons que le candidat a été encadré et formé », souligne Nicolas Harlé, directeur associé au BCG et responsable du recrutement pour les bureaux de Paris, de Casablanca et de Tel Aviv. Des responsabilités dans une association étudiante, la pratique d’un sport collectif et l’obtention d’un double diplôme sont aussi des éléments différenciants qui marquent une certaine ouverture d’esprit et le goût du travail en équipe.

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Des entretiens de cooptation

Une fois passé le barrage de la sélection sur CV, entre trois et cinq entretiens vous attendent. Le premier aura lieu avec un chargé de recrutement et sera centré sur votre personnalité et vos motivations pour le métier du consultant. « L’écoute, l’attitude, la curiosité, la posture ou encore l’adéquation avec nos valeurs, nous sommes attentifs à tous ces signaux », indique Aurélie Durand.Vous pourrez ensuite passer des entretiens dits de « cooptation ». Menés par des opérationnels, ils visent à tester vos aptitudes relationnelles et intellectuelles. Les types d’entretiens varient selon les cabinets, mais la plupart proposent une courte étude de cas. L’objectif est d’évaluer la capacité à poser des questions, à générer des hypothèses et à structurer un raisonnement. S’entretenir avec des anciens ou des consultants lors des forums écoles est un bon moyen d’acquérir les réflexes pour cet entretien. « Les études de cas relèvent souvent du bon sens », ajoute un consultant senior chez Accenture. Les cabinets de stratégie proposent en ligne des exemples d’études de cas (voir encadré ci-dessous). « Il faut en avoir fait quelques-uns, mais il ne faut pas non plus avoir une approche trop formatée. On teste avant tout la capacité du candidat à structurer une problématique », explique Nicolas Harlé. Les cabinets de management proposent eux, en entretien, deux types de cas : dimensionnement ou métier. Pour bien se préparer à cet exercice, la plupart des cabinets organisent dans les écoles des sessions de coaching avec des consultants. Les cas de dimensionnement correspondent à un exercice de logique. Le candidat doit émettre des hypothèses pour aboutir à des ordres de grandeurs (exemple : « Estimez le marché des ballons de rugby en Australie »). Il est conseillé de gardez votre calme pour éviter les erreurs de calcul mental. Les cas « métier » sont souvent des cas réels de mission. Il est demandé aux candidats de proposer une démarche de travail qui reprend les principes fondamentaux du métier du consultant. Il faut avoir une approche très pragmatique et proposer une démarche en plusieurs étapes.
Des entretiens de déstabilisation

vail d’un membre de votre équipe, comment réagissez-vous ? » Enfin, certains cabinets demandent aux candidats de présenter un projet personnel ou associatif. Le manager évalue alors votre aisance à l’oral, la structuration de votre argumentation et la qualité de votre support. Les présentations sous PowerPoint étant largement standardisées dans le monde du conseil, il est recommandé de se faire aider d’un ancien (de l’école) ou, si possible, d’un consultant en poste. À l’issue des entretiens de cooptation, le candidat passe un ultime entretien avec le directeur de la spécialité ou du secteur auquel il sera rattaché. À ce stade du recrutement, les taux de réussite sont de l’ordre de 90 %. Cet entretien est généralement un échange et l’occasion de poser les questions restées en suspens.
© JULIA ZIMMERLICH

Débuter

@ en entreprise : comment gérer
ses collègues ? Réponse dans la rubrique « Jobs, stage, emploi ».

L’entretien de déstabilisation teste la résistance au stress et l’intelligence relationnelle. Le manager adopte au choix un comportement fermé, critique, cassant, pessimiste et même parfois hilare. Ne pas perdre de vue que la personne est dans un jeu de rôles et que vous devez garder votre calme pour instaurer un dialogue. Autre exercice du genre, l’entretien de mise en situation : « Un client vous fait part de son mécontentement sur le tra-

LES CAS « MÉTIER » DES CABINETS DE MANAGEMENT
Voici deux exemples de cas réels de mission qui peuvent être soumis en entretien à des candidats. > Exemple n° 1 : « La société X décide de mettre en place un centre d’appels pour gérer son service après-vente. Proposez une méthodologie. » > Exemple n° 2 : « L’entreprise X a modifié son organisation il y a un an. Les salariés font écho d’une certaine insatisfaction et les résultats sont en baisse. Comment réagir ? »
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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Premier emploi : les faux pas de
Réputés interconnectés, inventifs et impatients... les jeunes diplômés de la génération Y (la vôtre !) ne manquent pas d’atouts pour séduire les recruteurs. Seulement, vous avez aussi tendance à les dérouter par votre manière de vous comporter.
cette génération d’un comportement de candidat consommateur, note Benjamin Chaminade, expert en gestion de talents et créateur du blog Génération Y 2.0. Il serait là pour prendre, non pas pour apporter à l’entreprise, ce qui est forcément difficile à accepter de la part du recruteur. »
Se connaître et connaître l’entreprise avant les présentations

st-il besoin de le préciser ? Un entretien de recrutement sert moins à vérifier les savoirfaire d’un candidat qu’à juger sa manière d’être, de se présenter, de s’exprimer. Si les recruteurs estiment que les jeunes diplômés sont généralement plutôt bien préparés à cet exercice, quelques erreurs ne pardonnent pas pour cette génération Y qui peine parfois à intégrer les codes de l’entreprise...
Le candidat consommateur

E

Premier contact, première image que l’on donne de soi. « Le jean-basket pour un poste de commercial ou de directeur de magasin, c’est rédhibitoire, prévient Emmanuelle Nogarotto, responsable de recrutement chez Géant Casino, Casino Supermarchés et HyperCasino. Car la tenue de l’entretien doit être la tenue de travail. C’est une manière de montrer que le candidat se conditionne pour avoir le poste. » La ponctualité pour ce premier rendez-vous relève de la même démarche : se mettre en situation d’emploi avant de décrocher le job. « Arriver en retard, un peu négligé, sans préparation préalable témoigne pour
12

Les jeunes diplômés de la génération Y donnent parfois l’impression d’être désinvoltes. Un comportement qui agace les recruteurs et peut vous être préjudiciable dès l’entretien ! Apprenez à connaître et à respecter les codes de l’entreprise dans laquelle vous postulez.

Débuter

@ en entreprise : comment gérer
ses collègues ? Réponse dans la rubrique « Jobs, stage, emploi ».

« Trop souvent, ils misent sur leur parcours, c’est-à-dire sur ce qu’ils ont appris en formation, et non sur leur projet, poursuit Benjamin Chaminade. Je vois arriver ainsi des candidats qui ont un excellent CV mais qui ne savent pas quoi faire. Or, un recruteur n’est pas un orienteur ! » Par ailleurs, le manque de connaissances sur l’entreprise à laquelle les diplômés s’adressent est un reproche récurrent de la part des recruteurs. « Le travail minimum de préparation d’un entretien consiste à se renseigner sur l’entreprise, son activité, ses marchés et ses lieux de production, en allant sur Internet et en lisant la presse spécialisée », conseille Vincent Mattei, responsable recrutement et consultant mobilité chez Thales, qui rencontre régulièrement des candidats souhaitant travailler dans l’assemblage d’avions, alors que son groupe est un fournisseur de systèmes pour l’industrie aéronautique, à ne pas confondre avec un constructeur d’aéronefs.
Le candidat, pas toujours à l’écoute

Côté expression orale, les recruteurs interrogés semblent plutôt agréablement surpris par l’aisance des candidats. Seulement, il ne suffit pas de savoir

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

la génération Y
s’exprimer, encore faut-il être capable d’écouter. « Un entretien est un échange, un moment où le candidat exprime ses motivations, mais aussi où il doit être en position d’écoute, précise Vincent Mattei. Or, je m’aperçois souvent qu’il n’écoute pas les questions. » D’autant moins que cette génération Y est réputée pour sa capacité à... zapper. « Même si cette génération Y peut se targuer d’être multitâches, sur le mode “la vie continue”, mieux vaut éviter de répondre au téléphone au cours d’un entretien... » remarque Benjamin Cheminade.
Prendre son temps pour aborder les RTT

manières de travailler... » estime Cyril Capel. « Il faut savoir passer par une phase d’observation et de compréhension des modes de fonctionnement d’un univers de travail à apprendre à connaître », recommande Benjamin Chaminade.
S’adapter aux us et coutumes de l’entreprise

en

Enfin, pour cette génération Y réputée vouloir concilier vie professionnelle et vie privée, le passage sur les questions de rémunération, de conditions de travail, et surtout de nombre de jours de congé et de RTT proposés est forcément délicat... « Ces sujets ne sont évidemment pas tabous, seulement gare à ne pas les aborder en début d’entretien ! » souligne Emmanuelle Nogarotto. « Mieux vaut attendre que le recruteur amène ces sujets dans la discussion », suggère Cyril Capel, fondateur et dirigeant du cabinet CCLD Recrutement. « Il est maladroit de parler des trente-cinq heures, de la rémunération et des avantages acquis au bout de dix minutes d’entretien, ajoute Benjamin Chaminade. C’est souvent le fait de jeunes diplômés sûrs d’eux et qui ne veulent pas perdre de temps pour se positionner rapidement par rapport à d’autres offres d’emploi. » Autant dire que ces candidats privilégiés ne sont pas si nombreux.
Commencer par observer et comprendre

Côté hiérarchie, cette génération Y est réputée remettre facilement en cause les systèmes pyramidaux classiques qui prédominent encore souvent dans les entreprises, préférant travailler et agir sur un mode plus collaboratif. « Ce qui diffère par rapport aux générations précédentes, c’est que ces jeunes diplômés ont tendance à discuter les ordres. Pas forcément pour les remettre en cause. Plutôt par souci de comprendre », explique Benjamin Chaminade. De quoi susciter quelques grincements de la part des cadres en place qui ont leurs habitudes. Un conseil s’impose alors : faire profil bas le temps d’un apprentissage obligé des us et coutumes de l’entreprise.
Réfléchir en termes d’acquis

ÉVITEZ LA PHOTO FACEBOOK ! La photo qui accompagne souvent le CV « n’est pas indispensable, note Cyril Capel, directeur associé de CCLD Recrutement. La loi incite même à s’en abstenir. Quoi qu’il en soit, il faut éviter les photos prises avec une webcam ou les portraits de vacances façon Facebook. »

bref

Contrat signé, période d’essai engagée... tout n’est pas gagné. « Car cette génération a bien intégré que l’entreprise est passée d’un contrat relationnel, stable dans la durée, à un contrat transactionnel sans promesse de parcours à long terme, avec un temps d’adaptation réduit », analyse Jean-Marc Le Gall, consultant en stratégies sociales. Conséquence : l’impatience est un terme souvent utilisé par les recruteurs pour qualifier ces jeunes diplômés de la génération Y. Impatients d’assumer des responsabilités, d’imposer leur rythme, d’éviter les tâches rébarbatives, de grimper dans la hiérarchie... Une impatience qui peut vite passer pour un manque de diplomatie, voire un manque d’humilité. « Le mauvais comportement, c’est d’arriver dans l’entreprise en étant vite dans la critique non constructive sur l’organisation, les procédures, les

Enfin, face à une entreprise qui peine à leur offrir un plan de carrière à long terme et par un mécanisme d’autodéfense, les jeunes diplômés peuvent être tentés de prendre ce qu’il y a à prendre, tout de suite, maintenant. À peine arrivé, déjà l’envie de partir... « Même si l’entreprise a du mal à leur proposer une vision à long terme, conclut Benjamin Chaminade, les jeunes recrues ont tout intérêt à se projeter sur un premier emploi sur deux ou trois ans, en réfléchissant en termes d’acquis, à profiter de ce qu’ils aiment faire, à repérer ce qu’ils n’aiment pas... »
© EMMANUEL VAILLANT

ADIEU ORTHOGRAPHE, GRAMMAIRE, SYNTAXE...
C’est LE défaut le plus souvent pointé par les recruteurs à la lecture des mails de candidats et autres lettres de motivation : les jeunes diplômés auraient perdu de vue les règles élémentaires de la langue française. « Sur les fautes d’orthographe, de syntaxe et de grammaire, la complainte des recruteurs est récurrente. Ils estiment à juste titre que les courriers sont souvent assez... folkloriques », rapporte Benjamin Chaminade, expert en gestion de talents et créateur du blog Génération Y 2.0, qui conseille plus que jamais de se relire ou faire relire. L’effet SMS étant sans doute passé par là...
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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Comment se tailler une bonne réputation en ligne
Le « personal branding », ou l’art du « marketing de soi », est un atout pour chercher du travail. Le Web est pour cela un passage obligé, mais aussi un outil à double tranchant.

C

’est l’histoire d’une jeune diplômée de Berkeley qui vient d’apprendre que Cisco, la grande entreprise d’informatique américaine, lui propose un poste. À peine sortie du bureau du recruteur, la jeune fille commente l’événement sur Twitter, ajoutant qu’elle se demande si elle doit prendre ce job « bien payé, mais sans doute très ennuyeux ». Mauvaise idée : un salarié de Cisco a vu le tweet et lui a répondu en ligne. L’affaire a rapidement fait le tour du Web, le « bad buzz » parfait. Connor Riley, la jeune diplômée au centre de l’affaire, a créé un site Web pour tenter de récupérer ce buzz à son avantage, mais elle s’est peut-être déjà grillée chez pas mal de recruteurs... Cette anecdote illustre combien il faut veiller aux traces qu’on laisse sur le Net, surtout quand on cherche du travail ! Il est désormais essentiel de maîtriser sa « réputation en ligne ».

Tout passage sur le Web laisse des traces… Il faut donc utiliser les sites pour vous mettre en valeur et réactualiser régulièrement les informations qui vous concernent. Pensez aussi à taper fréquemment votre nom sur des moteurs de recherche.

Gérer son profil numérique

Que dit-on de vous sur le Web ? Voilà la première question à laquelle il faut répondre avant d’entreprendre les démarches. D’après Aymeric Vincent, DRH adjoint du pôle littérature d’Editis et spécialiste du recrutement 2.0, « trop de jeunes diplômés, au moment où ils basculent dans la recherche d’emploi, ont tendance à oublier les « traces » de leur vie étudiante, photos postées sur Facebook par des amis ou commentaires rédigés sur un forum d’école. Or, une info en ligne est publique ! » Effacez les traces qui peuvent vous desservir. Il faut donc commencer par taper son nom dans Google, et vérifier tout ce qui ressort, y compris dans les images et les groupes de discussion. « Si les résultats qui apparaissent en premier sont une photo peu flatteuse ou une critique acerbe

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE
du monde de l’entreprise, c’est un problème, poursuit Aymeric Vincent. Enlevez les éléments qui vous desservent. Et il faut que ces résultats ressortent si loin dans les recherches que personne n’ira les voir. La solution : créer votre site ou votre blog. »
Construire son identité en ligne

D’autant qu’un blog professionnel est une bonne façon de compenser un manque d’expérience professionnelle par la preuve d’un intérêt soutenu pour un secteur ou une fonction. « Même si l’on n’a pas beaucoup d’expérience, il est toujours possible de parler de ses stages, à condition qu’ils aient un lien avec le type de poste recherché, conseille ainsi Thomas Parisot, free-lance Web consultant chez Cynetic Monkey et auteur de Réussir son blog professionnel. On peut aussi mettre en ligne son mémoire, parler de ses travaux de recherche, de ses projets tutorés, etc. Une autre façon d’alimenter son blog : assurer le suivi et l’analyse de l’actualité du domaine dans lequel on souhaite exercer. Pour un recruteur, il est intéressant de juger ainsi des capacités d’argumentation et d’expression du candidat. » Mais, attention, il ne sert à rien de développer un blog pointu sur votre futur secteur professionnel si personne ne s’y rend. Pour Fadhila Brahimi, coach spécialisée en personal branding, « l’URL de votre blog ou de votre page personnelle doit figurer sur tous vos mails, sous votre signature. Elle doit aussi figurer sur votre CV et votre carte de visite. » Pour se faire connaître, il est également intéressant de contribuer à d’autres blogs ou à des forums qui parlent des domaines professionnels qui vous attirent – sans jamais oublier de mentionner l’adresse de son blog. « Participer à une conférence sur son futur secteur est une occasion de valoriser son profil, explique Éric Hauptmann, du cabinet de recrutement Solution RH. En s’inscrivant en ligne, on laisse une trace de soi positive, une preuve de l’intérêt que l’on porte à un sujet. Si en plus, à l’issue de la conférence, on rédige un post sur son blog, on valorise davantage son image. »
Réseaux sociaux et CVthèques

vacances et des commentaires sur vos dernières virées entre potes, « faites-le en utilisant un pseudo, préconise Éric Hauptmann, du cabinet de recrutement Solution RH. Le mélange des genres entre profils privé et professionnel est vivement déconseillé ». Mieux encore, privilégiez Viadeo et LinkedIn, jugés plus professionnels que Facebook. Et apprenez à vous démarquer ! « En définissant son profil sur un réseau professionnel comme Viadeo ou LinkedIn, il faut être précis pour se démarquer des autres candidats, recommande Fadhila Brahimi. Indiquer l’option ou la spécialisation de son diplôme, le sujet de son mémoire, les missions effectuées lors des divers stages... Avoir une page sur un réseau professionnel est un plus par rapport à un CV : on peut y montrer son intérêt pour certains sujets, en adhérant à des groupes de discussion et en y intervenant régulièrement. Le recruteur y voit la preuve que le jeune est très motivé par le secteur dans lequel il veut travailler. » Les mots stratégiques sont une autre façon de se distinguer dans la foule des candidats. Selon Éric Hauptmann, il faut les choisir avec beaucoup de soin : « Toute option de diplôme, toute spécificité de la formation doivent figurer dans les mots clés. » Et si l’écriture du blog ou la participation à des réseaux sociaux vous paraissent trop chronophages, il vous reste les banques de CV en ligne (Monster, Keljob, Cadresonline...) pour commencer la construction de votre identité numérique. Elles ont l’avantage d’être simples d’usage : en quelques minutes et sans être un pro de l’informatique, vous pouvez y créer votre profil, définir des alertes électroniques et élaborer votre CV en ligne. Mais, selon Éric Hauptmann, du cabinet de recrutement Solution RH, « le blog reste encore la solution la plus efficace pour truster les premières places sur Google quand on tape votre nom ».
© SANDRINE CHESNEL

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lire
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« Réussir son blog professionnel », Thomas Parisot, éditions Eyrolles, 2010.

« Réussir sa carrière grâce au personal branding », Olivier Zara, éditions Eyrolles, 2009.

50 OU 1 000 CONTACTS ?
Sur Facebook, le nombre de contacts importe peu. En revanche, le plus important, sur un réseau professionnel, c’est d’avoir des contacts de qualité. Un recruteur appréciera davantage une personne qui a 30 ou 50 contacts aptes à vous recommander, qu’une personne qui totalise 1 000 contacts qu’elle ne connaît pas pour la plupart. « Entrez en relation avec vos enseignants et les professionnels que vous avez rencontrés durant vos stages », conseille Kevin Eyres, directeur général Europe de LinkedIn. Contactez aussi les personnes de votre promotion qui travaillent dans le même secteur d’activité que vous.
TARGET carrières

On peut aussi mettre son image en scène via les réseaux sociaux. Mais, là encore, restez vigilant sur votre réputation (et sur celle que peuvent vous faire vos amis). Fadhila Brahimi, déconseille l’amalgame entre vie privée et vie professionnelle : « Il faut distinguer ce qui relève de la vie publique, à laquelle pourra accéder un recruteur, et ce qui concerne la vie privée, réservée aux amis et à la famille. » Si vous tenez vraiment à avoir une page sur Facebook pour y insérer vos photos de

MARIE-ANNE NOURRY
Conseil en Management 2012

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Cooptation : recruter bien, vite et à moindre coût
Demander à un ancien camarade de formation de recommander votre CV à son employeur, ce n’est pas du piston, c’est de la cooptation ! Votre « copain d’avant » recevra une prime pour ce service rendu à l’entreprise. Enquête sur ce phénomène qui devient un mode de recrutement à part entière.

a cooptation est un système qui profite à tous ses protagonistes. Pour les candidats, qui trouvent plus vite un employeur, parfois en accédant à des offres « cachées » n’ayant pas fait l’objet d’une communication extérieure. Pour l’entreprise, qui accélère son processus de recrutement, avec des perles rares en bonus. Et pour les salariés, qui s’impliquent dans le développement de leur société, tout en étant récompensés.
Moins de turnover

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Primes, bons d’achat, iPad, week-ends en Relais & Châteaux... la nature et le montant de la récompense varient d’une société à l’autre, et selon le niveau d’expérience du coopté.

Corollaire de la cooptation, si l’entreprise dispose déjà de renseignements sur le candidat coopté, celui-ci détient également des informations – y compris négatives – sur l’entreprise et le poste. Il sait donc où il met les pieds quand il se rend à son premier entretien. Embaucher des candidats qui postulent avec une bonne connaissance de l’entreprise lui permet d’éviter les girouettes, ces
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recrues qui démissionnent avant la fin de leur période d’essai. « La cooptation est encouragée pour pérenniser les recrutements », confirme Ugo Valensi, consultant senior chez A.T. Kearney, un cabinet de conseil en stratégie et management. Ce diplômé d’un MBA (Master of Business Administration) à l’INSEAD a lui-même coopté un copain de promotion. « Il cherchait un poste dans le conseil et j’ai pu lui donner un point de vue intérieur de mon cabinet. Ça l’a aidé à choisir. Ensuite, je l’ai recommandé auprès de la DRH et sa cooptation s’est faite de manière très formelle. Il était précisé sur sa fiche qu’il avait été coopté et j’ai écrit un paragraphe de recommandation. » Pas de doute, une relation de confiance unit coopteur et coopté. « Mon coopteur a joué un rôle de parrain, de manière officieuse », relate Louis de Varax, 27 ans, diplômé de Sup de co

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE
Reims et consultant en stratégie et management. C’est un ancien de son école qui lui a permis de décrocher un premier entretien chez Wight Consulting. « Tout au long du processus de recrutement, c’était un relais que je pouvais contacter en cas de doutes. » Une relation privilégiée qui perdure, puisque cela fait maintenant deux ans que Louis travaille dans la même société.
Des primes à la clé

Les entreprises encouragent la cooptation en versant une récompense aux salariés qui leur recommandent des candidats, quand ces derniers sont embauchés. Primes, bons d’achat, iPad, week-ends en Relais & Châteaux... la nature et le montant de la récompense varient d’une société à l’autre et selon le niveau d’expérience du coopté. Chez A.T. Kearney, le coopteur reçoit une prime allant de 1 000 à 3 000 €. « Cela coûte moins cher que de faire appel à un cabinet de chasseurs de têtes », note UgoValensi.
Impliquer les salariés dans l’entreprise

Dans l’annuaire des anciens, je suis tombé sur le profil d’un garçon que je connaissais de vue. Je l’ai contacté sur Viadeo, il m’a rappelé et on a décidé de prendre un verre ensemble. Il m’a expliqué son travail chez Wight Consulting, en essayant de sonder ma motivation. Ensuite, il m’a proposé de faire passer mon CV aux ressources humaines, qui m’ont rapidement contacté. » « La cooptation, c’est tout sauf du piston. » Un point sur lequel insiste la directrice du recrutement de PwC. « En 2010, nous avons effectué nos recrutements dans 52 établissements différents, ce n’est donc pas complètement consanguin, plaisante-t-elle. Nos collaborateurs cooptent aussi bien des personnes qui étaient avec eux en prépa, à l’école, en mission, que des voisins ou des personnes qu’ils ont rencontrées durant leurs loisirs. Nous ne sommes pas uniquement dans le schéma du HEC qui recrute un HEC. »
Une tradition de cooptation

« En ce moment, mon cabinet organise une grosse campagne sur la cooptation, sous la forme de réunions avec la direction, raconte Louis de Varax. Cela donne l’impression de faire partie prenante d’un projet commun, d’avoir un rôle d’ambassadeur, à notre niveau. » Et ça renforce la motivation ! Au-delà de la récompense, la cooptation pousse aussi les salariés à réfléchir sur leur propre position dans l’entreprise. « Ils sont dans une démarche de bilan professionnel, nécessaire pour convaincre la personne cooptée, commente Isabelle Grevez, directrice du recrutement chez PwC. En parlant de leur entreprise à leurs proches, ils l’aident à gagner en notoriété, ce qui améliore leur propre employabilité. » Chez PwC, la prime grimpe jusqu’à 4 500 € pour la cooptation de profils expérimentés (cinq ans d’expérience et plus). Du gagnant-gagnant, donc.
Un travail de réseau

La cooptation est ancrée dans les habitudes de recrutement des sociétés d’audit et de conseil. Elles ont en commun la particularité de recruter des jeunes diplômés et d’avoir un taux de rotation élevé. « La cooptation est partie intégrante de notre recrutement et prend toute son importance quand le marché de l’emploi est plus tendu », explique Isabelle Grevez. En 2011, elle espère que la cooptation représentera de 15 à 20 % des recrutements de personnes expérimentées (un an d’expérience et plus).
© MARIE-ANNE NOURRY

LES EFFETS PER VERS DE LA COOPTATION : COPINAGE, PISTON, CLONAGE...
Si l’objectif de la cooptation n’est pas de recruter des personnes qui se ressemblent, ce système peut parfois conduire au clonage. Les entreprises se retrouvent alors avec des équipes composées d’anciens de la même école, voire de la même promotion. « Les grandes entreprises ont beau promouvoir la diversité, les chargés de recrutement ne veulent pas prendre de risques. Pour faire plaisir aux n + 1 diplômés de HEC, de l’ESSEC ou de l’ESCP Europe, ils ont tendance à recruter des candidats issus de ces mêmes écoles. D’autant qu’elles offrent des garanties que n’assurent pas forcément les autres établissements », constate Jean-Baptiste Vallet, directeur MBA chez PPA, une école de commerce en alternance, et lui-même diplômé de l’ESCP Europe. « Pour éviter le copinage, la politique de cooptation doit être transparente, ajoute Clémence de Luppé, consultante en ressources humaines, fondatrice du cabinet Entre les lignes. Il faut que les règles de cooptation soient claires, et le coopté ne doit pas avoir de passedroit. Il convient, par exemple, de déterminer qui peut coopter : les RH et les comités de direction doivent être exclus. »
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Avec 12 300 diplômés en activité, il ne fait aucun doute que HEC offre un vaste réseau à chaque promotion sortante. « Si l’on choisit d’intégrer une grande école, c’est notamment pour bénéficier de son réseau. On sait que la promo 1988 fera tout pour la promo 2010 », résume Jean-Baptiste Vallet, directeur MBA chez PPA, une école de commerce en alternance, et diplômé de l’ESCP Europe. Diplômé de Sup de co Reims en 2008, Louis de Varax a été coopté par un ancien de la promotion 2005. « Le marché était tendu à cause de la crise financière et il était difficile de trouver un poste.

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Bâtir un CV percutant
Un curriculum vitæ doit être conçu pour être parcouru en effectuant une lecture rapide. Pour accrocher un recruteur en moins d’une minute, la sélection des informations en rapport avec le poste visé compte tout autant que leur présentation.

DES CENTRES D’INTÉRÊT QUI EN DISENT LONG
Évitez de baptiser la rubrique de votre CV consacrée à vos loisirs ou centres d’intérêt : « Divers », « Informations complémentaires » ou encore « Bon à savoir ». Soyez descriptif... Si vous participez à des activités associatives, caritatives ou faites partie d’une association culturelle ou de quartier, indiquez quel est votre rôle : organisez-vous des conférences ? Récoltezvous des fonds ? Contactez-vous des sponsors ? Encadrez-vous des jeunes ? Etc. Soyez précis... Surtout si vos loisirs sont conventionnels. Vous lisez beaucoup ? Quels genres d’ouvrages, quels auteurs ? Vous êtes cinéphile ? Quels sont vos réalisateurs fétiches ? Vous pratiquez un sport ? À quelle fréquence ? Depuis combien de temps ? Avec quel niveau ?
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Non seulement votre CV doit être lisible et cohérent, mais aussi adapté aux CVthèques, avec des mots clés qui le feront remonter auprès des recruteurs. D’où l’intérêt, souvent, de concevoir deux CV.

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i vous en doutiez, sachez que le CV idéal existe ! Il retrace votre vie étudiante et professionnelle, chaque expérience étant joliment mise en valeur avec des couleurs, de l’italique, du gras... Pour vous, c’est l’exemple parfait en son genre : celui qui flatte votre ego et ne demande qu’à être encadré ! Mais c’est un CV... totalement inefficace ! Car le CV n’a pas pour objectif de vous plaire, mais de séduire un recruteur. Les informations contenues doivent donc être sélectionnées pour faire le lien avec l’entreprise et/ou le poste.

Cohérent et concis !

Ne perturbez pas le recruteur avec des informations sans rapport avec le poste à pourvoir. Un curriculum vitæ est un ensemble construit dont le fil conducteur doit apparaître au recruteur dès la première minute de lecture. Renoncez aux successions d’informations qui vont dans des directions différentes. C’est parfois le problème posé par une présentation chronologique qui

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

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vous conduit à superposer des tranches de vie professionnelle. Pensez à relire votre CV à tête reposée quelque temps après l’avoir rédigé.Vous estimerez mieux si une vue d’ensemble de vos expériences se dégage ou si la présentation de votre parcours reste floue ou éparpillée.
Un document utile

Interrogez-vous toujours sur les raisons pour lesquelles vous souhaitez délivrer une information : quel sens celle-ci a-t-elle pour vous et qu’apporte-t-elle à l’entreprise ? Puis demandez-vous si cette information peut vous aider à obtenir un rendez-vous. Envoyer un CV ne signifie pas décrocher un contrat de travail : il s’agit de parvenir à convaincre le recruteur d’engager une démarche pour vous rencontrer. Libre à vous ensuite de préciser lors de l’entretien – si l’occasion se présente – que vous avez obtenu vos diplômes avec une mention, que vous avez choisi tel établissement, que vous avez réalisé un mémoire sur tel sujet.
Un document factuel

chaque information que vous présentez dans votre CV pourra donner lieu à une question. Listez sur une feuille blanche tout ce que vous avez fait : stages, CDD (contrats à durée déterminée), intérim, petits boulots, activités extraprofessionnelles ou extrascolaires, en étant très précis dans le descriptif des tâches que vous avez effectuées. N’hésitez pas à vous faire plaisir en n’omettant aucune de vos expériences. Laissez une marge à droite pour dresser deux colonnes dans lesquelles vous ferez des croix. L’une s’intitulera : « J’ai apprécié/Ce qui m’a intéressé », et l’autre : « Les entreprises apprécient » ou « Les entreprises sont intéressées par ». Si vous postulez auprès d’entreprises ou de secteurs très différents, vous devez faire une colonne pour chaque catégorie d’entreprises. Les éléments qui afficheront deux croix mettront en évidence l’adéquation entre votre projet professionnel et votre profil. Ils devront impérativement figurer sur votre CV (et être développés dans la lettre). Pour ceux qui n’ont qu’une seule croix, il faudra faire un tri dans vos expériences pour déterminer s’il est judicieux de les porter sur le CV et/ou dans la lettre.
Idéal pour se réorienter

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CONCEVOIR UN CV POUR LE NET Avec le développement des CVthèques, les recruteurs ont aujourd’hui accès à des milliers de CV, et ce sont très souvent des logiciels qui opèrent pour eux un premier tri. Pour être sélectionné, votre CV doit donc correspondre à des critères précis dans la forme et sur le fond. Le site d’emploi jobetic.net livre de nombreux conseils pour adapter son CV à Internet. Il est également possible de tester son CV pour savoir s’il est lisible sur le Web.

N’oubliez pas que vous postulez dans un secteur professionnel précis, ce qui impose de faire le lien entre ce secteur et vous.Vous pouvez, par exemple, insister sur votre maîtrise des logiciels ou sur votre connaissance des matériels dans l’informatique, présenter votre engagement dans vos activités sportives ou dans des associations, etc. Pensez à actualiser ces informations régulièrement ! Votre candidature est un document qui pourra circuler en interne, avec éventuellement une petite note de la DRH : « Que penses-tu de ce candidat ? » À ce stade, vous pouvez encore être recalé par un opérationnel parce qu’il manque des informations sur les compétences que pourtant vous détenez, mais que vous n’avez pas notées. Des données, comme vos résultats, peuvent être lues plus attentivement par un responsable de service. Pour ce faire, employez toujours un style très direct. Les verbes d’action sont parfaits pour décrire succinctement vos missions. Ne faites surtout pas de phrases.
Comment sélectionner les informations ?

Ce travail peut servir de révélateur ou de déclencheur pour tous ceux qui ne se sentent pas à leur place dans leur cursus et voudraient se réorienter vers un autre secteur ou une autre profession. Il devient alors plus facile de faire ressortir les points communs (même s’ils sont rares et contenus uniquement dans vos activités extraprofessionnelles ou vos centres d’intérêt personnels) entre votre parcours et les besoins des entreprises. C’est une démarche essentielle pour vous positionner sur le marché de l’emploi.Vous devez faciliter le travail du recruteur (et le rassurer sur son choix) en mettant en avant les éléments de votre parcours qui l’intéressent.
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Exemples et @ commentés CV modèles de pour tous les profils, rubrique « Jobs, stage, emploi ».

CÉLINE MANCEAU GUILLAUME VERNEY-CARRON

COMMENT PRÉSENTER LES INFORMATIONS ?
Une fois que vous avez sélectionné les informations essentielles, gardez toujours en tête que la mise en page doit être au service du contenu et poursuivre un objectif de clarté et de lisibilité. Le gras, par exemple, doit être utilisé avec parcimonie et réservé à la même catégorie de mots : les postes exercés ou les entreprises, surtout s’il s’agit de sociétés connues. Les marges sont aussi un outil de mise en page à employer efficacement (pour renvoyer en bout de ligne les dates et les lieux, par exemple). Pensez aussi à sauter des lignes et à laisser de l’espace autour des informations essentielles. Elles ressortiront beaucoup mieux. Et, en moins de deux minutes, le recruteur aura ainsi une vision complète de votre profil.
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Il faut prendre un peu de temps avant de rédiger son CV. Très souvent, vous avez trouvé une bonne idée et vous vous empressez de la mettre en forme pour passer à la ligne suivante... Ce n’est pas la bonne méthode.Voici un petit exercice qui vous permettra de faire le point sur vos atouts au regard du poste que vous recherchez. Il vous servira également lors de l’entretien, car

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Soigner sa lettre de candidature spontanée
Loin d’être un coup d’épée dans l’eau, la candidature spontanée peut se révéler payante à condition de comprendre comment fonctionne ce type de candidature. Nos conseils pour soigner l’accroche, proposer vos services et relancer vos interlocuteurs.

Une lettre de candidature ne se rédige pas à la va-vite sur un coin de table. Surtout pour une candidature spontanée où seule votre argumentation peut faire la différence. Vous n’avez que quelques secondes pour faire mouche !

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e principe de la candidature spontanée est qu’elle s’inscrit en dehors d’un processus de recrutement. Autrement dit, le recruteur ne passera pas beaucoup de temps à étudier votre candidature. Vous devez donc doublement faire

PROVOQUEZ L’ENVIE !
Faites des phrases courtes (évitez les « qui », « que », « de surcroît », « néanmoins », etc.). Choisissez le vocabulaire : c’est essentiel. Certaines lettres sont riches en termes positifs et convaincants, tandis que d’autres laissent en permanence le lecteur dans le doute. Ainsi n’écrivez pas : « Je pense avoir toutes les qualités pour réussir à ce poste », mais plutôt : « Je détiens toutes les qualités pour réussir à ce poste », etc. Si une ou deux fois, dans votre lettre, votre style n’est pas mordant, ce n’est pas préjudiciable, c’est surtout le recours à un même registre sémantique qui donne un ton au courrier et provoque l’envie, ou non, de rencontrer la personne qui l’a rédigé.
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preuve d’efficacité pour capter l’attention de votre interlocuteur. Comment ? En personnalisant impérativement votre lettre afin que le lecteur ait l’impression que vous vous adressez vraiment à lui, et en misant tout sur une accroche directe, personnelle et originale qui séduira d’emblée. Les trois premières phrases sont le parallèle des trois premières minutes pour faire bonne impression lors d’un entretien. Le CV, dans ce contexte, ne prime pas sur la lettre. C’est elle qui déterminera votre avenir.
Soigner l’accroche

Pour soigner son accroche, il faut être à même de parler simultanément de soi-même et de l’entreprise. À défaut, pour sortir du lot des candidats, vous pouvez jouer sur le registre de votre

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE
personnalité hors du commun. À partir du moment où votre démarche est sincère (à ne pas confondre avec de l’indélicatesse), ne vous imposez pas de limites si vous voulez « marquer » l’entreprise. Dites-vous, de toute façon, que vous n’avez pas grand-chose à perdre, si ce n’est la valeur d’un timbre-poste...
Créer un lien entre soi et l’entreprise

fonction du responsable que vous avez rencontré. C’est ce qu’on appelle faire preuve d’intelligence de situation.
Proposer ses services

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L’envoi de votre candidature spontanée est généralement précédé d’une envie : celle de travailler dans un secteur précis ou pour une entreprise particulière, ou encore d’exercer une profession. Attention toutefois : votre ambition professionnelle ne doit pas être déconnectée de votre CV. C’est bien d’espérer devenir ingénieur commercial quand vous faites des études scientifiques... mais si vous n’avez jamais effectué de stages ou de petits boulots dans une usine de production, vous aurez du mal à convaincre un recruteur que vous avez trouvé votre voie. Si vous n’avez pas approché l’un des aspects phares du métier et si vous avez des difficultés à répondre aux questions telles que : « D’où vous vient cette vocation ? Avez-vous une idée réelle des missions d’un ingénieur commercial ? », il est préférable de choisir une autre filière, moins éloignée de votre profil. Vos affinités et compétences pour le poste doivent exister et apparaître clairement. Il faut montrer dans votre lettre que vous lisez l’actualité, que vous êtes au courant des projets de développement ou de la dernière campagne de communication de l’entreprise. Il faut affirmer avec enthousiasme votre intérêt pour ses produits, sans flatter pour autant votre interlocuteur. L’idée est de créer un lien entre vous et cette entreprise qui ne vous attend pas.
Se démarquer de la concurrence

Une fois votre lecteur « captivé », il ne faut pas le laisser sur sa faim.Vous devez impérativement proposer vos services à l’entreprise. Elle ne va pas décider à votre place de votre avenir professionnel. Sollicitez donc un poste précis ou une mission particulière. Évitez les « restant ouvert à toute proposition » ou « disponible pour tous types de mission », etc.Trop de candidats sont attentistes, ne les rejoignez pas sur ce terrain ! Votre offre de service peut se retrouver dans l’objet. Mais plutôt que d’écrire « Objet : candidature spontanée », précisez « Offre de service ». Montrez ensuite en quoi vous êtes le candidat idéal pour satisfaire cette offre (quels sont vos compétences, vos résultats), sachant que, selon votre interlocuteur, vous ne vous présenterez pas de la même manière car une direction des ressources humaines a une vision à plus long terme qu’un opérationnel. La première s’interroge sur vos facultés d’intégration et votre potentiel d’évolution : autant de points qu’il faudra évoquer afin de rassurer le recruteur. Le choix de l’entreprise est aussi un facteur important pour une DRH. L’opérationnel se demande, lui, immédiatement, s’il pourra travailler à vos côtés toute la journée : il ne faut pas lui laisser de doutes sur votre personnalité et votre expertise technique.Vos résultats sont aussi susceptibles de le séduire.
L’art de la relance

QUELQUES RÈGLES DE PRÉSENTATION • Placez vos coordonnées en haut à gauche de la lettre de motivation. • Inscrivez la date en haut à droite, et en dessous les coordonnées de l’entreprise et/ou de la personne à qui vous vous adressez. • N’omettez pas de laisser une marge d’environ deux centimètres environ à droite et à gauche. • Allez à la ligne régulièrement (entre les paragraphes). • N’oubliez pas de signer. • Évitez le recto-verso.

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L’accroche doit à tout prix vous différencier des autres candidats. Si le recruteur se dit : « J’ai déjà lu cette lettre des dizaines de fois », ce n’est pas la peine de l’envoyer. Par exemple, écrire « À la suite de ma rencontre sur le Salon des grandes écoles avec votre responsable des stages, je vous écris pour... » ne vous démarquera jamais de la concurrence. En revanche, vous pourrez marquer des points en expliquant en quoi cette entreprise en particulier a retenu votre attention (« J’ai remarqué sur votre stand, lors du Salon des grandes écoles, que votre entreprise présentait sa nouvelle ligne de produits... »), en précisant que, depuis ce salon, vous avez pris des renseignements sur ses activités et sa politique de recrutement, ou encore en citant le nom et la

La conclusion d’une lettre de motivation doit être aussi dynamique que l’accroche en proposant, par exemple, de reprendre contact : « Je me permettrai de vous contacter prochainement pour convenir d’un rendez-vous » ou « J’aimerais pouvoir compléter cette description de vive voix et surtout répondre à vos questions lors d’un entretien. » Cette proposition ne doit pas rester lettre morte ! La valeur ajoutée d’une candidature spontanée, c’est aussi la relance téléphonique. Il arrive qu’un DRH mette de côté deux ou trois lettres tout en négligeant de rappeler immédiatement les candidats. Si vous êtes l’un de ceux-là et que vous l’appelez, il se pourrait très bien que vous soyez le premier servi ! Et même si l’on vous répond par la négative, vous pourrez peut-être récolter des informations sur un recrutement à plus longue échéance ou sur la perception par le recruteur de votre profil ou de votre démarche.
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« 100 CV et lettres de motivation pour les bac + 2/3 », Céline Manceau, Guillaume VerneyCarron, éditions l’Etudiant, 12,90 €.
premier

emploi

100 CV

ET LETTRES DE MOTIVATION
POUR LES BAC+4/5
CÉLINE MANCEAU, GUILLAUME VERNEY-CARRON

CÉLINE MANCEAU

GUILLAUME VERNEY-CARRON
TARGET carrières

« 100 CV et lettres de motivation pour les bac + 4/5 », Céline Manceau, Guillaume VerneyCarron, éditions l’Etudiant, 12,90 €.

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Réussir ses entretiens d’embauche
Les recruteurs sont très sensibles aux bonnes manières des candidats lors de l’entretien d’embauche. Certes, ils ne vont pas analyser tous vos faits et gestes, mais pensez à respecter quelques critères qui aident à adopter la bonne attitude.
endez-vous pour un entretien d’embauche : vous devez le préparer soigneusement afin de donner la meilleure image de vous-même. Comme le souligne Véronique Cotelle, DRH de pôle chez SGS (spécialiste mondial de l’inspection, du contrôle, de l’analyse et de la certification), « votre entretien se passera bien si vous avez préparé le fond et si, sur place, vous soignez la forme ».
Soyez toujours courtois

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Le jour de votre entretien, vous devrez bien naturellement adapter une tenue et une coiffure soignées. Il va de soi également que la ponctualité fait partie des bonnes manières. Prévoyez donc de la marge, environ dix minutes avant l’heure de votre rendez-vous. Quand vous arrivez à l’accueil de l’entreprise, présentez-vous et soyez courtois avec toutes les personnes que vous rencontrez. Philippe Kron, directeur associé d’iQuesta (site Web consacré aux stages et aux premiers emplois), accorde beaucoup d’importance à cet aspect : « Certains candidats ne saluent pas la secrétaire ou la standardiste. C’est une grosse erreur, un manque flagrant de savoir-vivre. »
Respirez un bon coup !

Ne vous laissez pas intimider par le nombre de recruteurs en face de vous ! Et surtout ne vous focalisez pas sur un seul d’entre eux. Pensez à balayer l’auditoire du regard quand vous répondez à une question.

vous précipiter sur un siège. Mettez-vous à l’aise sans pour autant vous affaler et tenez-vous droit. Sachez que ce n’est pas très élégant de s’adosser au dossier ou de vous asseoir sur une seule fesse. Ne croisez pas vos bras, ayez une attitude d’ouverture !
Adoptez un ton fluide

Ensuite, allez patienter dans la salle d’attente.Veillez à éteindre votre téléphone.Vous pouvez feuilleter la plaquette de l’entreprise laissée sur la table d’accueil. Si vous avez déjà le cœur qui s’affole, les mains moites..., n’hésitez pas à passer aux toilettes pour respirer un bon coup.Vous pouvez aussi faire des grimaces devant la glace pour vous détendre, vous verser de l’eau froide sur les poignets pour vous donner du tonus. Ces petits gestes vous aideront à maîtriser vos émotions et votre corps.
Mettez-vous à l’aise… sans vous affaler !

Entretiens

@ d’embauche : coaching vidéo
de jeunes diplômés par des recruteurs, rubrique « Jobs, stage, emploi ».

Puis le recruteur vient vous chercher. Ne vous élancez pas précipitamment vers lui, attendez qu’il vous tende la main et qu’il vous adresse la parole pour le saluer. Serrez-lui la main de façon franche en le regardant dans les yeux et avec le sourire. Quand vous arrivez dans son bureau, attendez que le recruteur vous propose de vous asseoir avant de
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Une fois l’entretien commencé, soyez à l’écoute de votre interlocuteur. Lors d’un entretien collectif, prenez soin de balayer l’auditoire du regard. Et Philippe Kron de préciser : « L’attitude qui consiste pour le candidat à ne répondre qu’à celui dont il pense qu’il est le “chef” est à éviter absolument. Pire que tout est le réflexe qui conduit à répondre à la personne qui vient de vous poser une question en en regardant une autre ! » Adoptez un ton fluide et ne parlez pas trop vite. Pour accorder votre vocabulaire à celui de l’entreprise, reprenez dans vos réponses les termes employés par le recruteur. À la fin de l’entretien, après avoir remercié le recruteur, demandez-lui quand vous reprendrez contact, puis repartez avec le sourire... et allez relâcher la tension dehors ! Vous aviez bien préparé votre entretien, vous pensez avoir fait bonne impression et vous avez donné le meilleur de vous-même. C’est là l’essentiel. La décision ne dépend plus de vous. Il n’y a plus qu’à attendre !
© SÉVERINE TAVENNEC

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Elles partagent leur expérience
Comme chaque année, nous avons interrogé des professionnels qui vous font part de leur expérience et vous permettent de vous projeter dans l’avenir, tout en vous expliquant, sans détour, les challenges qu’ils ont relevés et les contraintes qu’ils assument au quotidien.

Intervenir dans des secteurs différents
oilà bientôt cinq ans que j’ai commencé mon parcours de consultante et que j’ai vu mon objectif de début de carrière se réaliser pleinement : équilibre entre épanouissement professionnel et personnel.
Développer ses compétences
CLÉMENCE POUPART, consultante senior chez ORESYS. Diplômée d’AgroParisTech (2006).

V

En sortant de l’école, mon souhait était de découvrir un métier et une société qui me permettraient de continuer à développer mes compétences et d’apprendre sur le monde de l’entreprise. Le choix du métier du conseil s’est imposé naturellement à moi, et Oresys très rapidement également de par ses valeurs affichées de respect des besoins du client et de l’équilibre de ses consultants, ce dernier point étant décisif ! J’ai découvert un univers au sein duquel le consultant travaille pour son client, mais fait partie d’une société qui s’applique à créer une atmosphère de confiance et conviviale, et à laisser la place à l’épanouissement : charge de travail cohérente avec les besoins de la mission et les capacités de production de l’équipe, implication dans la vie interne de la société, défi-

nition d’objectifs partagés entre le consultant et Oresys, possibilité d’intervenir dans des domaines, secteurs professionnels et savoir-faire variés. J’ai donc eu l’opportunité d’intervenir dans cinq secteurs professionnels différents : énergie, transport, banque, assurance et distribution, au sein d’une direction générale et de directions fonctionnelles variées dont les trois principales sont : commercial/marketing, comptabilité/finance et DSI, et sur des savoir-faire que je ne compte plus aujourd’hui mais qui ont tous concouru à compléter ma formation au métier de chef de projet. Ce parcours m’a également aidée à conserver la capacité d’adaptation rapide à une nouvelle problématique, à un nouveau contexte et à des équipes humaines aux qualités et compétences diverses.
Savoir s’adapter très vite

Le statut de consultant et donc d’externe n’est pas toujours confortable. Ma plus grande satisfaction est de savoir m’intégrer rapidement en faisant valoir ma capacité à traiter le sujet qui m’est confié !

Privilégier un apprentissage permanent
’ai commencé ma carrière dans un autre Big Four, où j’ai exercé d’abord la fonction d’auditrice, puis de consultante en transaction pour les opérations de fusion-acquisition. J’ai ensuite rejoint l’inspection générale de BNP Paribas, où j’ai réalisé des missions d’audit interne en France et à l’étranger. Après cette expérience, j’ai voulu me diriger vers le conseil. Aujourd’hui, au sein du pôle Consulting de PwC, j’effectue des missions de conseil en organisation auprès de compagnies d’assurances. Tout au long de mon parcours, j’ai privilégié les métiers où l’apprentissage est permanent et le niveau d’exigence élevé. Travailler chez PwC est très stimulant intellectuellement. J’ai également fait mes choix de carrière en fonction des per-

J

sonnes que j’ai rencontrées et qui m’ont donné envie de travailler avec elles.
Écoute et analyse, deux qualités primordiales

NESRINE BEN AHMED, manager consulting chez PwC. Diplômée de l’École nationale des ponts et chaussées.

Un futur dirigeant doit impérativement savoir écouter à la fois ses équipes, le marché et ses clients, afin d’avoir toutes les cartes en main pour analyser une situation et prendre les bonnes décisions au bon moment. Si je devais donner un seul conseil à des jeunes diplômés, ce serait de réfléchir avec soin à la carrière qu’ils souhaitent construire. Pour cela, il ne faut pas hésiter à solliciter les anciens de son école ou de son université pour se renseigner sur leur métier, leur entreprise et leur expérience.
TARGET carrières

Conseil en Management 2012

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DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

Décrocher son premier poste à l’étranger
Vous souhaitez démarrer votre carrière à l’étranger ? Deux principales pistes peuvent être envisagées pour concrétiser ce rêve d’expatriation : le VIE (volontariat international en entreprise) ou le contrat local. Chacune ont leurs avantages et leurs contraintes.

Rio et sa célèbre statue du Christ rédempteur. Les pays d’Amérique du Sud sont parmi ceux qui accueillent le plus de jeunes Français.

C

omme me le disait récemment un étudiant : l’étranger ce n’est pas loin, c’est simplement ailleurs », raconte Manuelle Malot, directrice carrières et prospective à l’EDHEC et auteur du Guide du recrutement international (éditions A2C Médias). La tendance est là, même si elle ne concerne encore qu’une minorité d’étudiants : un passage à l’international est de plus en plus souvent intégré dans les formations supérieures. De quoi ouvrir des horizons et susciter l’envie de prolonger son cursus par un premier emploi à l’étranger. Cela tombe bien, les entreprises implantées à l’étranger, notamment les plus grandes, sont aujourd’hui mieux structurées pour accueillir des jeunes diplômés dès leurs premiers postes. « D’autant plus qu’avec leurs expériences de stages, les jeunes ne débarquent pas sans bagage », précise Manuelle Malot.

Un projet qui doit être anticipé

Mais attention : s’expatrier n’est pas si facile... « De l’Asie du Sud-Est à l’Amérique du Sud, les diplô24

més français se trouvent en concurrence avec ceux des autres pays, et notamment des pays d’accueil, prévient Manuelle Malot. Dans ce contexte, ceux qui ont le plus de facilité sont les diplômés issus des plus grandes écoles françaises. » Et pour les autres, c’est-à-dire l’immense majorité des étudiants, l’expatriation n’a rien d’une promenade touristique. Pour Jean-Yves Matz, consultant sourcing et international à l’APEC (Association pour l’emploi des cadres), « partir travailler à l’étranger n’est pas une démarche anodine. C’est une expérience passionnante, très enrichissante, qui permet de mûrir personnellement et professionnellement, mais c’est un projet qui doit être bien anticipé et préparé. » Se préparer, c’est avant tout choisir le bon ticket d’embarquement. Et sur ce point, inutile de rêver à un contrat avec une entreprise française qui vous enverrait à l’étranger avec un salaire mirifique, tous frais payés, un logement de fonction, une prime de mobilité... « Les contrats d’expatriés sont très rares, même pour les profils confirmés »,

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© JEAN-JACQUES

DÉBUTER ET FAIRE CARRIÈRE

ajoute Jean-Yves Matz. « Ces contrats n’existent que pour les cadres à très hauts potentiels... jamais pour les jeunes diplômés », confirme Manuelle Malot. Dans ces conditions, deux pistes sont à envisager : signer un contrat local avec une entreprise ou partir en mission dans le cadre duVIE.
Le volontariat international en entreprise

Ce VIE est un dispositif qui permet à des jeunes diplômés de vivre une première expérience internationale en entreprise. Les missions proposées (études de marché, animation d’un réseau commercial, support technique...) visent à renforcer la présence des entreprises françaises implantées à l’étranger. Chacune de ces missions fait l’objet d’un contrat avec l’agence française pour le développement international des entreprises, Ubifrance, qui dépend du ministère de l’Économie et du secrétariat d’État au Commerce extérieur. Depuis le départ des premiers volontaires, en 2001, plus de 30 000 jeunes ont bénéficié d’un VIE. En 2011, plus de 6 500 VIE étaient en poste dans 138 pays. Pour décrocher un VIE, une seule adresse Web à retenir : www.civiweb.com. Il y a trois conditions minimales à remplir pour postuler : avoir entre 18 et 28 ans, être de nationalité française ou européenne et avoir un casier judiciaire vierge. Une mission dure de six à vingt-quatre mois et peut être renouvelée une seule fois. En principe, les offres de mission concernent tous les jeunes diplômés. Dans les faits, la plupart requièrent un niveau bac + 3 au minimum, notamment sur des postes de commerciaux, d’ingénieurs, d’informaticiens, de gestionnaires, de contrôleurs de gestion... « La grande majorité des volontaires ont plutôt un niveau bac + 4 ou bac + 5, précise Jean-Yves Matz. Mais il y a une réelle possibilité d’ouverture à des profils diversifiés de jeunes. Par exemple, partir avec un CAP en boulangerie pour vendre ce savoir-faire français entre parfaitement dans la logique duVIE. » Une fois sélectionné par l’entreprise qui va recruter, vous signez un contrat avec Ubifrance.Vous bénéficiez d’un statut public (sous la tutelle de la Mission économique auprès de l’ambassade de France du pays concerné).Vous percevez une rémunération forfaitaire d’environ 660 € + une partie variable selon le niveau de vie dans le pays d’accueil.Vous avez une couverture sociale et cotisez pour votre retraite.
Le contrat local

Le contrat local est, comme son nom l’indique, un contrat de travail que vous signez avec une

entreprise française ou étrangère implantée à l’étranger. Le recrutement se fait en direct dans le pays où vous souhaitez séjourner. « L’avantage du contrat local par rapport au VIE est qu’il peut offrir plus d’opportunités de carrière et plus d’offres, mais il est d’une protection sociale moindre », souligne Jean-Yves Matz. Le plus souvent, les jeunes diplômés qui décrochent un contrat local sont recrutés alors qu’ils sont déjà dans le pays, souvent à la suite d’un premier stage qui leur a permis de tisser un réseau. « Ce sera forcément plus difficile depuis la France si vous n’avez aucun lien, aucun contact avec le pays visé », mentionne Manuelle Malot. Mais pas impossible. Notamment en se faisant aider par une structure comme l’APEC. « Nous accompagnons les jeunes diplômés dans leur projet d’expatriation en présentant en ligne sur notre site des informations précises par pays, en mettant des liens avec des sites d’emplois locaux, en plus des offres d’emploi que nous relayons », précise JeanYves Matz, qui propose aussi des ateliers de mobilité internationale. Notez aussi que certains pays sont plus ouverts que d’autres aux jeunes diplômés français. Par exemple, vu la conjoncture actuelle, il est plus facile de décrocher un contrat en GrandeBretagne, en Allemagne ou dans les pays scandinaves qu’en Espagne ou en Italie. « C’est aussi plus difficile en Europe de l’Est, relève Manuelle Malot, tandis que l’Asie du Sud-Est, avec notamment la Chine et Singapour, mais aussi les pays d’Amérique du Sud sont parmi les destinations qui accueillent le plus de jeunes Français. » Qui dit contrat local, dit réglementation, droit de séjour, droit du travail ou encore couverture sociale du pays d’accueil. En clair, votre salaire dépend du niveau de rémunération en vigueur sur le marché de l’emploi local. Il est évidemment variable d’un pays à l’autre. Pour votre protection sociale comme pour vos impôts, la règle de territorialité s’impose. Autrement dit, vous ne bénéficiez plus de la Sécurité sociale française. Avec deux exceptions importantes à connaître. Tout d’abord, si vous séjournez dans un pays de l’Union européenne, vous avez droit à la carte européenne d’assurance-maladie. Elle atteste de vos droits à l’assurance-maladie et permet la prise en charge de vos soins. Ensuite, sachez aussi que plusieurs pays ont signé avec la France des conventions bilatérales qui vous garantissent certains droits sociaux. Pour plus d’infos par pays, rendez-vous sur le site du CLEISS (Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale, www.cleiss.fr).
© EMMANUEL VAILLANT
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en
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bref
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Le site de la Maison des Français de l’étranger (www.mfe.org), rattaché au ministère des Affaires étrangères, présente des informations pratiques, pays par pays, pour les candidats à l’expatriation.

Le VIE se décline aussi en VIA, c’est-à-dire en volontariat international en administration. Il s’agit alors d’une mission pour le compte d’une administration française, le plus souvent sur un projet économique ou culturel.

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Vous êtes étudiant, jeune diplômé de bac + 2 à bac + 5…

≥ PARIS 3 et 4 février 2012 ≥ LILLE 16 et 17 mars 2012

Vendredi
CARRIÈRES JEUNES DIPLÔMÉS
≥ Rencontrez les entreprises qui recrutent. ≥ Participez aux ateliers d’aide à la recherche d’emploi. ≥ N’oubliez pas votre CV !

Gagnez du temps: invitations gratuites sur

Vous êtes étudiant, jeune diplômé de bac + 2 à bac + 5… 4 GRANDS RENDEZ-VOUS :
≥ TOULOUSE 2 et 3 mars 2012 ≥ BORDEAUX 9 et 10 mars 2012 ≥ NANTES 9 et 10 mars 2012 ≥ LYON 16 et 17 mars 2012

Gagnez du temps: invitations gratuites sur

Tranches de vie

Se développer personnellement et professionnellement
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Des premiers pas déterminés
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Conseil, quand tu nous tiens...
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TARGET carrières

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TRANCHES DE VIE

Se développer personnellement et professionnellement
À
ma sortie de l’école, le conseil était une piste parmi d’autres, attirante mais assez effrayante, car moins balisée qu’une carrière logique dans un grand groupe industriel. Avant de sauter le pas, je me suis donc imposé des critères stricts : un cabinet à taille humaine, une structure souple et un système de management « intelligent » et peu scolaire. Des managers attentifs et à l’écoute, capables d’encadrer juste assez le jeune consultant pour respecter sa soif d’autonomie et de responsabilités. Tant les entretiens que j’ai passés que les coups de fil à des anciens de mon école m’ont convaincu qu’Oresys possédait ces qualités que je recherchais. Un consultant se doit d’être polyvalent, et l’objectif de ce suivi de carrière est de s’assurer qu’il acquiert rapidement les compétences qui sont attendues de lui, en lui offrant les moyens d’apprendre en permanence. Sans oublier qu’il est toujours intéressant de maîtriser à un très bon niveau quelques connaissances métiers spécifiques.
PHILIPPE JOUBREL, consultant chez ORESYS. Diplômé des Mines ParisTech (2009).

Développement commercial et projets internes

Une vision du conseil

La vision qu’a Oresys du conseil en organisation fait écho à tout ce qui m’attirait dans ce métier : faciliter et accompagner les transformations de l’entreprise, quelle que soit leur nature ; faire avec le client plutôt qu’à sa place, et le rendre indépendant aussi tôt que possible ; mais aussi et surtout garantir et apporter des résultats concrets, visibles dès la fin de la mission.
En immersion : l’adaptabilité et le relationnel à l’épreuve

Le travail ne se limite toutefois pas aux missions réalisées chez le client. La règle à Oresys est simple : tout consultant motivé peut s’impliquer autant qu’il le souhaite dans le développement du cabinet. Développement commercial tout d’abord : j’ai ainsi pu participer à la rédaction de propositions commerciales pour d’autres clients, à des niveaux de responsabilité croissants, mais aussi aider à développer les suites données à ma mission actuelle. Participation à la vie interne du cabinet ensuite : je consacre quelques jours par mois à un projet interne visant à améliorer la capitalisation de connaissance au sein du cabinet.

J’ai pour l’instant réalisé deux missions, pour EDF tout d’abord puis pour BNP Paribas. Chacune d’elles, d’une durée d’un an environ, s’est déroulée en totale immersion chez le client : poste dédié, contact direct et régulier avec une vingtaine de clients... Autant dire qu’il est essentiel de savoir se fondre dans son environnement et maîtriser très rapidement des contextes métiers très différents ! De plus, du fait de cette exposition permanente au client, la gestion de l’imprévu fait autant partie du métier que la planification.
Une montée en compétence rapide et encadrée

Même si l’on travaille au quotidien avec les clients,il est primordial pour progresser rapidement d’être encadré, accompagné et conseillé dans le cadre du cabinet, non seulement lors de ses premiers pas mais aussi lors de l’ensemble de son évolution professionnelle. Oresys prévoit un encadrement du consultant sur chaque mission par un directeur d’études et par un coach qui suit sa carrière.
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Un individu et une entreprise

Un aspect important pour moi chez Oresys est le sentiment d’appartenance à un groupe de personnes partageant les mêmes valeurs. Être consultant est un métier passionnant mais exigeant, et se sentir bien dans son entreprise permet de surmonter les éventuels coups durs et de conserver une vie personnelle épanouie !

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TRANCHES DE VIE

Des premiers pas déterminés
J
’ai effectué deux stages déterminants en fin d’études qui ont décidé de mon premier emploi. Issue de la finance, j’ai découvert de l’intérieur le monde de la banque, en tant qu’assistante chef de projet chez Barclays, pour un projet de développement de la banque à distance, par Internet et téléphone. J’ai choisi mon second stage à la Société générale sur une thématique d’actualité qui m’a passionnée, celle de la sécurisation des opérations de marché. Ces expériences m’ont conduite presque « naturellement » chez PwC, que j’ai choisi pour sa réputation de performance dans le domaine bancaire et des assurances, dans lequel je me suis spécialisée. Mon impression immédiate est d’avoir eu affaire à des personnes très humaines, d’une grande ouverture d’esprit, impression confirmée lors des entretiens d’embauche et, aujourd’hui encore, après six mois dans l’entreprise. rationnelle les chefs de projet de la société aux outils de management de projet, à la gestion de planning sur MS Project, d’élaborer des fichiers Excel de suivi des charges, de construire des templates... Nous étions sept personnes de PwC sur cette mission : un senior manager, un manager, deux consultants seniors, un directeur en charge et un associé. Réunions hebdomadaires, rédaction des supports de réunion, reporting au Comex et participation à la direction de projet : cette première expérience a été très enrichissante et m’a permis de découvrir le secteur du courtage en assurance, que je connaissais peu.
Adaptabilité d’abord

Ma première mission

Nous sommes missionnés pour accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation et la conception de leur stratégie. Pour utiliser une image, on ne leur « monte pas leurs meubles », mais on les fabrique et on les monte avec elles. C’est dans cet esprit que je suis arrivée comme consultante junior sur une première mission, commencée avant mon embauche. Ayant réduit ses effectifs de manière drastique, la société de courtage cliente n’avait pas modifié son mode de fonctionnement. Les salariés subissaient donc une pression énorme, et il a été fait appel à PwC pour optimiser les processus opérationnels, avec un triple objectif : enlever le stress, améliorer la qualité de service et anticiper la croissance.
Quatre grandes phases

- Phase 0 : identifier les processus susceptibles de gagner du temps en associant une priorité à chaque processus. - Phase 1 : faire une analyse détaillée des processus, définir les processus cibles en les scénarisant et en plaçant des gains de temps associés. - Phase 2 : définir la feuille de route (road map) de transformation pour chacun des processus choisis. - Phase 3 : mettre en place ces évolutions. Je suis intervenue au début de la phase 3, et ai eu comme mission de coacher de manière très opé-

Je n’ai pas du tout considéré cette première mission comme un test, même si elle s’est déroulée pendant ma période d’essai, mais comme une opportunité. Celle de participer à l’ensemble d’un projet. En tant que débutante, c’était exceptionnel ! En même temps, cela m’a confirmé dans le sentiment qu’il fallait savoir s’adapter très vite dans le conseil. Quand on arrive le matin, il y a toujours les choses auxquelles on s’attend, que l’on a prévues la veille, et puis le reste, c’est à dire l’imprévu. J’ai par exemple eu une heure ce matin pour refaire le planning sur un projet parce que le client en avait décidé la modification. En général, quand on est sur une mission, on est rattrapé par la dernière et on doit anticiper la prochaine. Le grade de consultant junior ne demande pas de connaissances techniques très pointues. Il faut surtout posséder une connaissance globale du secteur, des produits, des tendances du marché. Un consultant doit savoir être à l’écoute de son client, analyser ses problématiques et comprendre rapidement ses besoins. Il doit être une force de proposition permanente.
Une montée rapide en compétences

ALEXANDRA PISTIAUX, consultante chez PWC. Diplômée du Master in Sciences Management de l’EM Lyon Business School (2009).

On peut très vite progresser et avoir une vision globale d’un secteur, car on travaille rarement longtemps pour un seul client. Il n’est pas exclu d’avoir une expérience de toutes les banques françaises en l’espace de deux ans, et avec des contacts au niveau des directions générales. Il existe peu, je pense, d’autres métiers qui offrent cette possibilité à une jeune diplômée tout juste sortie de l’école.
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TRANCHES DE VIE

Conseil, quand tu nous tiens...
e choix du métier de consultant ne m’est pas apparu comme une évidence en sortant des Mines. Lors de ma première étude de cas, traitant de la stratégie de distribution des raffineurs, un déclic s’est produit. À partir de là, l’envie de questionner les choix stratégiques des entreprises m’a poursuivi et m’a conduit chez Kea&Partners. Depuis, huit ans sont passés, une trentaine de missions de conseil, une vingtaine de clients, de la grande consommation à la banque en passant par l’énergie, les médias ou le BTP De ces années, j’ai retenu six leçons. .
1. Pour analyser, modéliser, rien de tel qu’une équipe

L

d’un projet informatique très en retard sur son planning. J’étais chargé d’évaluer, avec les développeurs, le travail restant à accomplir pour que la direction statue sur un éventuel passage en soustraitance. Les développeurs m’ont bien sûr accueilli avec la réserve digne d’une guerre de tranchées. La prise de distance que m’a apportée mon chef de projet m’a permis de me recentrer sur l’essentiel – évaluer le travail restant – et de vivre avec plus de sérénité ces tensions relationnelles.
4. Accepter de vivre comme un nomade : une composante du métier

BRUNO TABORIN, manager chez KEA&PARTNERS. Diplômé de l’École nationale des mines de Paris (2000).

Ma première modélisation chez Kea me laisse le souvenir du passage abrupt d’une maîtrise limitée des tableaux croisés dynamiques à la modélisation financière sur cinq pays et à trois ans des impacts d’une évolution de politique commerciale. J’ai alors compris la puissance du compagnonnage entre consultants pour un apprentissage accéléré des outils du conseil. J’ai aussi pris conscience de l’importance des capacités relationnelles pour un bon analyste. Le temps gagné à tester des hypothèses avec les opérationnels ou à construire une requête avec le responsable des bases de données évite bien des séances nocturnes et des sueurs froides.
2. S’adapter aux conditions du « terrain » : un must pour un consultant

Mon métier m’a amené, au-delà des changements fréquents de clients, à travailler dans le mouvement. Nous avons dû réaliser, dans le cadre d’une étude de positionnement stratégique dans le tourisme, des visites approfondies d’aéroports. Nous avons sillonné le globe pendant trois semaines (Paris/Hong Kong aller-retour dans la journée, Paris/Washington/Chicago/Vancouver/Phoenix/ Los Angeles/Paris en trois jours...) tout en élaborant des modélisations financières complexes pour quantifier les impacts de nos recommandations. C’est l’un de mes souvenirs professionnels les plus forts et les plus durs à la fois, tant en termes de défi intellectuel que physique !
5. Manager, c’est prendre plaisir à écouter les autres

Nous sommes à Guadalajara au Mexique, lors de ma deuxième mission. Nous préparons la fusion entre deux entreprises de distribution en porte à porte. Mon rôle est de construire les scénarios de répartition du territoire et de modéliser leurs impacts sur les volumes d’affaires des deux entreprises. Pour m’imprégner de la réalité du terrain, je parcours chaque jour les routes avec les distributeurs. Me voilà dans un lointain bidonville, à midi et sous un soleil de plomb. Mon hôte distributeur me propose gentiment une boisson non identifiée, mélangée dans une grande marmite par un tenancier d’échoppe. Deux jours au fond de mon lit d’hôtel avec 40°C de fièvre m’ont amené à remettre en cause la nécessité d’accepter une telle offre, même pour briser la glace.
3. En situation de crise, prendre du recul et ne pas perdre de vue son objectif sont des incontournables

La difficulté à encadrer des consultants ne réside pas dans les questions de gestion de leur motivation. En revanche, il faut savoir déléguer et parfois mettre de côté les résultats visés pour prendre en compte le ressenti de l’équipe. Ces quatre dernières années m’ont permis d’ajouter la dimension managériale à ma compétence de consultant et d’y trouver un réel plaisir.
6. Comprendre, questionner, anticiper : une vraie passion...

J’ai beaucoup appris sur la gestion de crise lors
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Derrière ces mots, benchmark, business plan, market sizing, je retrouve le moteur de ma motivation : comprendre les leviers de pilotage d’une direction générale et travailler sur l’anticipation tant des tendances de fond que des signaux faibles d’un marché. Quels marchés pour la biomasse, quels impacts du chikungunya sur le système de santé, l’avenir du livre est-il numérique... ? Autant de questions abordées pendant ces années et sur lesquelles je souhaite continuer à réfléchir dans le futur !

TARGET carrières

Conseil en Management 2012

Les entreprises se présentent

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TARGET carrières

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P RO F I L S D E S S O C I É T É S

ORESYS
Fiche signalétique
Secteur d’activité : conseil en organisation, management et SI. Date de création : 1981. Effectifs : 250 consultants en France, 2 200 dans le monde, dans le réseau Highland Worldwide. Implantations : Paris, Lyon, Nantes, Lille-Bruxelles et Lausanne. Pour accompagner son développement à l’international, ORESYS est également cofondateur de Highland Wordwide, alliance qui regroupe plus de 2 200 consultants dans 50 bureaux, à travers 18 pays dans le monde. Vocation : aider nos clients à améliorer leurs performances, en participant à leurs projets de transformation en France et à l’international. Recrutements prévus : 40 à 50 jeunes diplômés bac + 5 des meilleures écoles d’ingénieurs et de commerce (en CDI ou stage de préembauche). Les atouts d’ORESYS Offrir à tous ses collaborateurs juniors et seniors : • un environnement convivial et de taille humaine ; • une formation à nos méthodes ; • un mode de fonctionnement en équipe ; • l’opportunité de prendre rapidement des responsabilités et de mener des missions de bout en bout ; • un suivi personnalisé de leur parcours professionnel; • des projets internationaux. Nous vous invitons à lire sur notre site Web les témoignages de nos consultants et à les interroger.

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À propos de l’entreprise

ORESYS est aujourd’hui l’une des toutes premières sociétés de conseil indépendante et généraliste dans le conseil en management, en organisation et système d’information. Spécialistes de la conduite des projets, nous intervenons pour le compte des directions métiers (direction générale, direction financière, direction commerciale et marketing, DRH, DSI) au sein des entreprises les plus prestigieuses, issues de tous les secteurs économiques : AXA, Air Liquide, BNP Paribas, GDF Suez, LVMH, Renault, Sanofi-Aventis, SNCF Système U... ,
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Profils recherchés

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Issus d’une grande école d’ingénieurs ou de commerce et possédant un très bon niveau d’anglais, nous recherchons des collaborateurs enthousiastes, dynamiques et matures ayant le goût du contact, une bonne aisance relationnelle, une grande aptitude à l’écoute du client, une rigueur d’analyse et de synthèse. Au-delà de cette formation d’excellence, c’est la personnalité des candidats et leur adhésion à nos valeurs – l’engagement, la responsabilité, la solidarité, le goût de l’innovation, du progrès et de la qualité – qui font la différence.
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Missions

Tous nos consultants juniors sont généralistes en début de carrière, et travaillent systématiquement en mode projet au sein de petites équipes (2 à 10 consultants) dans des domaines très variés (gestion de la relation client, gestion des ressources humaines, finance, management des projets, pilotage des entreprises, logistique). La progression et l’épanouissement des consultants sont au cœur du système de management d’ORESYS.
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Gestion des carrières et évolution

Avec plus de 300 missions par an et une organisation interne très souple, ORESYS apporte à chaque consultant l’opportunité de découvrir différents contextes et secteurs professionnels, mais aussi plusieurs métiers de l’entreprise, sur des projets à forts enjeux. La diversité des expériences de conseil est une réalité pour chaque consultant, véritable accélérateur d’acquisition de compétences. Grâce au recul de quelques années d’expérience, nos collaborateurs peuvent construire leur propre projet professionnel, avec une grande aisance, et ainsi développer des expertises sur les sujets qui les passionnent. Par ailleurs, la culture ORESYS propose d’excellentes conditions d’épanouissement professionnel et personnel, ce qui permet d’exercer le métier du conseil « autrement ».
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www.oresys.eu recrutement@oresys.eu Contact : Caroline TETARD 48, rue de Londres, 75008 Paris
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Candidatures
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Processus de recrutement

Trois entretiens individuels menés par des responsables de mission et des membres de la direction.

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PwC
(anciennement PriceWaterhouseCoopers)

Fiche signalétique
Secteur d’activité : audit, conseil, transactions, stratégie et expertise comptable. Implantations : présent dans 158 pays et 771 bureaux, dont 25 en France. Effectifs : 169 000 personnes dans le monde, 4 000 personnes en France. Chiffre d’affaires : 29,2 milliards de dollars US dans le monde au 30 juin 2011. Recrutements prévus : 1 200 recrutements, dont 470 jeunes diplômés et 350 expérimentés et 380 stagiaires.

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À propos de l’entreprise

Acteur de référence dans l’ensemble de ses métiers, PwC offre à ses clients une prestation intellectuelle globale, efficace, à haute valeur ajoutée au travers de ses principales expertises : audit, conseil, transactions, stratégie et expertise comptable.
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Nos métiers

Audit : audit et certification des comptes. Conseil : amélioration de la performance des entreprises. Transactions : accompagnement des transactions (achat, vente etc.). Stratégie : accompagnement des entreprises dans leur stratégie business de long terme. Expertise comptable : expertise et conseil auprès des PME-PMI. Juridique et fiscal : Landwell & Associés, société d’avocats correspondante de PwC, accompagne les clients en matière de conseil juridique, fiscal et social. Ces offres de services sont approfondies grâce à des approches sectorielles spécifiques : - industrie (produits industriels et biens de consommation) et services ; - banques, assurances, services financiers ; - nouvelles technologies, télécommunication et loisirs ; - secteur public.
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Profils recherchés

Au-delà d’une solide formation, nous nous attachons avant tout à votre esprit d’équipe, votre curiosité intellectuelle, votre esprit critique, votre sens de l’initiative et votre capacité d’adaptation.
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Types de postes/stages

Postes : auditeurs financiers, consultants en organisation et systèmes d’information, consolideurs, auditeurs informatiques, auditeurs internes, analystes transaction, analystes en stratégie et experts-comptables dédiés aux PME-PMI. Stages : des stages de 3 à 6 mois selon les métiers, au sein d’une équipe de professionnels, pouvant déboucher sur un recrutement.
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Processus de recrutement

Sélection sur dossier de candidature (CV + lettre de motivation). Pour un emploi : 3 entretiens (avec les RH, avec des opérationnels, et avec un Associé). Pour un stage : 1 ou plusieurs entretiens (RH et/ou opérationnel).

Pour en savoir plus sur PwC ou pour postuler, visitez notre site pwcrecrute.com, rencontrez-nous sur contacts : votre campus ou contactez les anciens de votre école. N’hésitez pas également mail : suivre sur Facebook à nous (facebook.com/pwccarrieresfrance) ou siteTwitter (twitter.com/PwCCarrieres). sur :

Candidatures Candidatures

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Gestion et évolution de carrière

Nous vous proposons une évolution de carrière rapide : après 3 ou 4 années d’expérience et en fonction de votre niveau de compétence et de vos performances sur les missions, vous accédez à des fonctions managériales.
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La possibilité d’une carrière flexible et internationale

Nous offrons des opportunités de mobilité internationale dans l’ensemble des pays de notre réseau, de mobilité interne (pour changer de métier) et de mobilité régionale. Par ailleurs, chez PwC France, vous évoluez dans un environnement international et êtes en lien sur vos missions avec les pays de notre réseau, ou avec des collaborateurs PwC France de nationalité étrangère.
TARGET carrières
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I

P RO F I L S D E S S O C I É T É S

ZS ASSOCIATES
Fiche signalétique
Overall number of graduate vacancies: multiple vacancies across the world. Sector: management consulting.

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ZS Associates

Region(s): • England - Greater London • Mainland Europe • United States • Rest of the world. Organisation locations: Barcelona, Boston, Chicago, Evanston, Frankfurt, London, Los Angeles, Milan, New Delhi, New York, Paris, Philadelphia, Princeton, Pune, San Diego, San Mateo, Shanghai, Tokyo, Toronto, Zurich. Number of employees: 2,000. Work experience/internships offered: yes, in some offices. Contact for enquiries: Human Resources, tel. 00.44.0207.915.4200.

ZS Associates is a global management consulting firm specialising in sales & marketing strategy, operations and execution. ZS is recognized for its expertise in go-tomarket and sales force strategies and its downstream implementation capabilities. ZS helps companies achieve sales success by delivering both issue-specific solutions and large-scale business transformations. With 20 offices and more than 2,000 people worldwide, we have concentrated our resources on creating competitive advantage in marketing and sales for our clients in the pharmaceutical and life science industries. Our focus has enabled us to develop an unmatched depth of knowledge and base of experience. Our offerings range from broad sales and marketing strategy development to highly detailed levels of tactical implementation.We work closely with our clients to: • Develop and implement sales and marketing strategies on both an issue-specific and a large-scale change level. • Build world-class sales and marketing capabilities including business process design, analytic methods, software tools, and specialised information technology systems. •Provide cost-effective outsourcing for sales and marketing operations, on a short or long-term basis. ZS has a unique working environment. Our work is challenging, intense and analytical, yet our interactions are direct and informal.
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What opportunities exist at ZS?

ZS Associates offers unique career opportunities for exceptional people who are focused on a different kind of consulting firm: • A firm of consultants with deep expertise • A firm that offers early responsibility and career growth • A firm where the interactions are informal yet the pace is intense • A firm where what you do makes a difference ZS project teams are usually composed of two to four people drawn from different levels of the firm. Working with small teams on major consulting assignments ensures a close working relationship with ZS Consultants, Managers, Principals and clients. The exposure to clients encourages an understanding of the critical questions facing sales and marketing executives. ZS leaders are issue experts who are actively involved in project execution, not just selling, so you learn from the best. You will gain an international perspective from working in a global environment. That broad view may come from working on a project in a non-local market, seeing how business is done outside your country. Your team may have members from across the globe. Some people opt for transfer to an international office so they can experience markets and cultures other than their own. ZS provides organised training, which continues as on-the-job learning. We provide a range of training from New Employee Orientation (a week long residential course with a global intake), mentoring, assigning a professional development manager for everyone at the firm as well as a mixture of formal and informal forums for personalised training.

Candidatures
Visit our career site : http://www.zsassociates.com/campus
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I

TARGET carrières

I

Conseil en Management 2012

1

G

TOUS LES JOURS, DE L’INFO SUR L’EMPLOI ET LE MANAGEMENT

2

G

DES DÉBATS ET DES CONVERSATIONS

3 4

G

DES OUTILS POUR FACILITER VOTRE RECHERCHE D’EMPLOI

G

DES CONSEILS ET DES SERVICES POUR GÉRER VOTRE PARCOURS PROFESSIONNEL

5 300 000 visiteurs uniques par mois
NNR mai 2011
AG12071

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- Getty images / Corbis

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