1 ou 2, s’il retournait vers l’origine qui est en soi, si nous en étions pour le mouvement, en quelque manière circulaire, que

les choses humaines tournent en rond ? nous pourrions nous trouver nousmêmes à l’origine, et que serait supposé un enchaînement dans l’ordre du monde tellement identique à soi-même qu’il retournerait à son commencement dans une action continue et une même conduite : nous nous replierions en retour vers cette origine. » 2,ou fin 1, son objet restent dans l’obscurité inconnue ; Plus on recule vers le temps passé, et vers une origine qui n’est pas dite première absolument, plus l’indéfini, trouble le mouvement, rend équivoque le recours. Notre pb ne mentionne d’ailleurs pas, du côté de ce qui doit venir après, un prolongement, symétrique de la régression sans fin vers le commencement. la succession incertaine du temps passé en dicterait le tracé : un tracé que pourrait marquer une suite de nombres pour des générations, sans le justifier, en abandonnant le futur à sa nuit. 2, car, doué de mémoire, homme encore, pouvant revenir en esprit, qqfois même en pratique, il tombe en enfance, en une sorte de sommeil avec la chimère de recommencer. Fin 1, 2, à joindre les deux bouts de leur vie, la naissance première et la mort, qui ne devient ultime que par cet échec. le noeud dont on veut l’embarrasser. Moins simple serait l’acte de renouer l’origine personnelle, source du mouvement et de toute vie, avec cette fin imminente, de rattacher celle-ci à celle-là, puisque rien n’empêche de la tenter, et que toute la durée précédente en découle. pour dire plus que le parcours d’un mobile sur une circonférence, se replier, en retour, vers l’origine 1, sa place dans la métaphysique et son effet dans notre expérience du temps. Fin 1, Notre sentiment vient d’ailleurs. Cette adhésion est certaine, complète, précisément lorsqu’il s’agit du soi, mais s’affaiblit ou devient de plus en plus figurative à mesure que l’on s’en éloigne. Début $$$ le temps mais la double et inéluctable présence, dans la révélation de son souci, dans le contenu des deux 1, il est bien éveillé et à l’idée d’un temps qui coule comme une rivière. Fin 1, Rien encore de ce qui est arrivé dans un avant absolu, sur quoi bute toute histoire, songe, ou mythe. SA a confié qu’il sait bien ce que c’est, quand on ne le lui demande pas, avec cette mort qui ne produirait que par notre impuissance à joindre les deux bouts de notre fin et de notre origine, Aristote, « relier ce qu’il est impossible de relier. » 2, c’est au-dedans de moi, dans la demeure intime de la pensée que, le temps, sans la langue et la bouche, sans le bruit, dirait : ‘c’est vrai’. Alors puisque je ne peux pas l’interroger, lui, c’est soi dont il était rempli, c’est le soi que j’interroge. » à l’origine même, qui n’attend pas les mouvements du monde mais commande leur être(en soi à soi). mais ce dépassement, cette transcendance, ne pourraient être reconnus par un homme qui ignorerait en lui-même une voix silencieuse, un voix du coeur, différente à la fois de la pensée et du signe sonore. Début, Entre l’homme et le monde, il y joint implicitement le temps, qui n’est pas seulement et spécifiquement les jours, mais qui commence avec l’espace, dès qu’ils sont hors du chaos préinitial. En soi tout était confusément semblable, et que survint l’esprit qui le mit en monde. une première instance du temps avec le commencement de l’être, cet indéfini n’est pas un rein absolu, il n’a pas d’être propre avant l’acte qui le néante. Début, « c’est que nous avons été faits ; nous n’existions donc pas avant d’être, pour pourvoir être faits de nous-mêmes. » avant le temps et après le temps sont éternel, Début ou 1, L’abîme que

le temps ne procède et ne succède rien. pour l’homme seul dans la création et dans tous les temps. Le premier temps. à l’image de Dieu. Le temps retrouvé par la réalisation du soi à partir des mémoires n’est pas en ordre temporel. Alors. « ils tentent de savoir les choses éternelles. porté en avant. à côté de nous. Mais pour qui. pas de futur(car on sait pas futur. tout se passe comme si on était allé plus loin. sortirait du temps pour muer en . où le principe de raison ne s’assure pas qu’il faut qu’il y ait de l’être plutôt que rien. Les choses apparaissent avec et dans le temps. rien pour ainsi dire. mais leur coeur en est encore à voleter autour des mouvements passés et futurs du monde » . chacune par rapport aux autres et toute par rapport à l’éternel. mais une absence sans date. rien n’advenait. alors qu’il n’était pas. sans que le temps prenne parti pour lui. mais le présent. même vide. pour quoi cette différence importerait-elle si passé et futur ne prenaient pour l’homme. dans l’essentielle temporalité. l’instabilité et insécurité du devenir où l’être n’est pas fondé. mais passé et futur sont créés et accourent à partir de ce qui tj reste présent. et le futur ne le sera pas tj . présent. en laissant tomber ce qui était là. qu’il revienne. avec leur réalité vécue de présent. il faut que qqch ait passé. jadis ou une fois . et semble-t-il. pour qu’il y ait du temps. 2. futur. Pourquoi cette disparité entre le devenir dans l’éternel et la procession du temps. passé.l’être rencontrés les temps et les modes essentiels du temps. Si. encore y-a-t-il plusieurs modes. Le passé n’a pas tj été passé. car je sais bien que qqch s’est passé. c’est dans la relation entre les composantes de sa nature. Le presque rien. s’il restait présent à jamais. puisqu’il est vraiment éternel et immortel. elle est la frivolité de ceux qui méconnaissent l’altérité absolue de l’éternel et du créé temporel. quand il n’y a pas encore de temps. et dans le temps . comme celui dont est venu tout ce qui est devenu présent. et qui ne peuvent se prolonger ensemble . mais sans pouvoir non plus en être séparé. accompagne d’ordinaire le passé. hier. comme il est créé avec les choses sans pouvoir être confondu avec aucune. mais cette apparition dans ce temps a des différences fondamentales : passé. que mort et naissance se limitent à ce qui n’est plus en ayant été. qu’il voie qu’un long temps ne se composerait que de multiples mouvements déjà passés. que rien ne se passe au futur n’est pas impossible. la place décisive qui oriente chaque destinée ? 1. le futur n’est pas déterminé). on n’importe qui. mais qu’il est présent tout entier . à partir de ce coeur. Mais ce passé tient du rien où il retombe. quand il tombait dans l’en allé. si temps et monde finissent . La genèse du temps en ses différences et sa constitution. Toutefois la partie n’est pas égale. au coeur du présent. et qu’elle doit contenir tout ce qui se pourra dire du temps. du temps. de chose ou du temps . il n’est rien : quand il s’en est allé. qu’il pourra se définir. ce coeur trop mobile ! qu’il saisisse la splendeur de l’éternité tj entière. 1. 1. que tout passé enfin est poussé à partir du futur comme le futur vient du passé . c’est le passé : « ce au-delà de quoi on est allé.recouvrent non pas des êtres. la réalité sans mesure de toute création issue du néant du soi : « qu’il s’arrête un peu. recherchant dans le temps lui-même la marque de sa nature créée et fondant ses différences. ou que le rien advienne. deux déjà : que rien ne se passe. et que personne jamais n’a encore rien dit. immémoriale. et ce qui est. 1. constitue la relation entre la voix qui a besoin de la matière corporelle et la voix du coeur figure. « je sais certainement. l’homme. » 1. et justement parce que c’était qqch. le temps contre l’être. il ne sera jamais désigné qu’à côté ou à propos de ces choses. d’autre part. ce qui est dans le temps n’est pas éternel. qu’il n’y pas de passé dans l’éternel. qqch. futur. seul tout à fait réel. avançait. une créature non éternelle. L’image du gouffre. Il n’y a pas de temps vide.

par une progression cachée. « mais d’où. à travers ce qui n’a pas d’étendue. nous avons une idée du bonheur. Nous ne savons pas encore ce qu’est le présent. ce passé tj passé. c-à-d. ou qui n’est plus ? en revanche sera permis de dire que ce temps-ci(présent) a été long. il était long. et ne possédons que le mensonge . du corps senti. en effet . 1. la pointe où le temps lui est devenu si long qu’il le repousse au passé. et le futur pas encore . inconnue mais jamais perdue. semblent incapables d’y participer. 1. le passé. ni le passé qui s’éloigne. 1. en l’éternel. soit une chose sans laquelle nous ne pouvons avoir aucune connaissance de nous-mêmes !*** car il est sans doute qu’il n’y a rien qui choque plus notre raison que de dire que le péché du premier homme ait rendu coupables ceux qui. qui peut les mesurer. cependant. et le présent recule dans le secret du passé ? » 1. en tombant dans ce qui déjà n’est plus. avec plus ou moins de minutie. et non le seul présent puisque les deux autres ne sont pas de l’être ? où s’ils sont eux-mêmes de l’être et si. tant qu’il fut présent. sinon dans le passé ? donc à partir de ce qui n’est pas encore. en devient précise. lorsque nous le mesurons ? d’où. il n’a cessé d’être long qu’en cessant d’être. ou ceux à venir. attire et ordonne. et ne pouvons y arriver . sinon du futur ? le futur comme lointain n’est pas. qui est celui de la transmission du péché. que par celle des mouvements. sans la reprise et surprise du phénomène seulement humain de la mémoire une mémoire issue de l’avenir. également non éternelles. mais il avance dans la finitude et dans la mort. « nous sentons les intervalles du temps. » fin 1. et c’est à partir de cette mort que se mesure le temps qui lui advient pour qu’il le vive. il peut être senti et mesuré . car qu’y-a-t-il de plus contraire aux règles de notre misérable justice que de damner éternellement un enfant incapable de volonté. La mesure du temps qui se peut affiner d’une manière presque maladive soit dans l’habitude minutieuse d’apprécier et compter les faibles durées. ordre de la dernière heure. qui ne sont plus. sinon par le présent ? dans quoi. et ce présent sans fin re-présenté. présent. qu’il est commis six mille ans avant qu’il fût en être ? certainement rien ne nous heurte plus rudement que cette doctrine. Mais comment peut-on mesurer ce qui n’est pas encore. nos années et nos jours : jusqu’à la naissance de chaque personne et peut-être au-delà. L’homme avance dans le temps. présence supérieure qui aimante. et cependant.l’immuable. tant il est manifeste que nous avons été dans une degré de perfection dont nous sommes malheureusement déchus !*** chose étonnante. ou les futurs qui ne sont pas encore. Mais ce sont des temps en train de passer que nous mesurons en les sentant : ceux qui sont déjà passés. incapables d’ignorer absolument et de savoir certainement. nous sentons une image de la vérité. 1. 1. passé et futur. soit par l’attente ou l’inquiétude(le sentiment). Lorsque le temps passe. quand il a commencé d’être senti comme un passé . n’est plus. que le mystère le plus éloigné de notre connaissance. n’étant plus. parce que. ce futur jamais présent. le passé dévore de plus en plus. étant si éloignés de cette source. il y a bien trois temps. mais là il y a une raison et mesure du corps humain. ou y tomberaient sans la grâce. qui fixe. ne s’intègre à la science. elles tombent dans le passé. mais le présent permet effectivement l’homme au monde. 1. Cet écoulement ne nous paraît pas seulement impossible. puisque créées. il nous semble même très injuste . mais lorsqu’il est passé. absolument. » à partir de quoi le temps est-il mesuré ? d’où. le présent se fait à partir du futur. Par où. par où et dans quoi passe le temps. sans ce . pour son tatut de présent. pour un péché où il paraît avoir si peu de part. il ne le peut. sinon du futur.

mais à sa transmission et transmissibilité. ou du moins. où l’homme interroge chaque graine sur sa force de vie. ***liaison entre le temps du monde et le temps au soi. de la fatigue ou du dégoût. en elle invisible et intérieure. et toute vie. et. en Dieu qui l’a voulu ainsi. ce qu’elle exclut. c’est tout l’ouvrage d’amour aux arbres qui est décrit comme délices. d’un autre ordre pourtant que toutes les autres. est cette justice originelle dont le retour est impossible si nous ne naissons pas de nouveau. L’agriculture dans le temps réel qui précède la chute. Qu’elle ne puisse revenir. là où a commencé pour son espèce la transmission du péché. apparaissent comme l’archétype du travail humain. La grâce. plus encore. une chose sans laquelle notre nature même et son histoire tomberaient dans la nuit. la mort.mystère. Il s’agit d’un accueil . nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes. ce qu’elle peut. c-à-d par la génération des individus dans l’espèce. être transmise naturellement. selon le rythme et l’être du repos et du travail. La justice originelle donne seule son sens au mode de présence d’Adam et Eve en leur première demeure. transplanter les arbustes. et a cessé d’être transmissible. ou leur repos. des jours des la création . dont la possibilité tient à la liberté du vouloir. dont le péché va la priver. rassemblant vers le haut. de sorte que l’homme est plus inconcevable sans ce mystère que ce mystère n’est inconcevable à l’homme.( la souffrance. Placer les graines. particulière. ni changée par son péché. donc a priori. Il n’est pas non plus que Dieu ait permis le péché. ne la rend pas mystérieuse au sens où. et sur la puissance. sans les obstacles du climat. ou son sens. incompréhensible s’il est isolé selon les règles de notre raison. comment les phénomènes peuvent disparaître chez soi. compose la vie du premier couple humain. des nombres qui la développement. ni par le châtiment de ce péché. et qui. mais le temps lui-même ne peut être supprimé. le plus compréhensible de tous. D’une part l’homme ne cesse pas d’y être un couronnement et un résumé. depuis la chute. il apparaît qu’a été perdue. l’homme serait incapable de comprendre ce qu’elle est : il s’agit d’un mystère pratique. et d’un consentement initial d’Adam : il ne pourra pécher que par sa volonté libre . par l’abstention boudhiste) le temps comme condition objective et subjective*2. Le mystère n’est sûrement pas que l’homme ait péché à l’origine. C’est un fait mystérieux. qqch qui n’était pas de nature et ne tenait à l’homme que par la liberté de Dieu. joyeuse exaltation du vouloir. en un point originaire. Si la nature de l’homme n’a pas été abolie. qui a été perdue par la faute première. le consentement au lieu de sa vie est le premier témoignage de ce libre vouloir. greffer les boutures. Le noeud de notre condition prend ses replis et ses tours dans cet abîme . le mystère du péché d’origine il y a qqch de plus premier pour la nature immortelle de l’homme : la justice originelle. sans laquelle l’homme ne serait pas créé à son image. d’autre part les espèces. dans la pleine intelligibilité de son contenu. La justice originelle était ce par quoi le corps était . antérieur et extérieur au péché)leur paix. La condition paradisiaque laisse à l’homme un travail pur. trouvent en l’homme(ou ont pu trouver. et les phénomènes peuvent disparaître tous ensemble. une sorte de dialogue avec la nature. qui nous arrache à cette nuit. » cette pensée de Pascal ne touche pas à la possibilité du péché d’origine. planter les rejetons. Il est une représentation nécessaire fondant toutes les intuitions. 3.

Plus concevable encore aurait été une démesure en un désir de ressemblance à Dieu. qui permet de demander. Le mot de péché pour un acte non volontaire ni personnel. nous avons une idée du bonheur. mais cette ressemblance. mais le premier aurait effectivement attendu de son péché une connaissance de ce qui était bon et mauvais pour lui. mais à qui. ni dérivée : il y faut un choc et un saut . soit . Comment l’homme avait-il péché. qui prend pour signe de sa liberté l’objet de l’interdiction où la grande personne a choisi d’éprouver sa docilité. incapables d’ignorer absolument et de savoir certainement. Mais. sur quoi pouvait porter le désordre du péché. en ignorant l’hypothèse que nos désirs puissent être l’effet de rêves mieux enracinés dans le futur. que l’homme avait péché. sur quel mouvement intérieur de l’âme ? ce ne pouvait être la révolte de la chair contre l’esprit. et la raison à Dieu. et plus que s’il n’y avait point de grandeur dans notre condition. et si l’homme n’avait jamais été que corrompu. malheureux que nous sommes. en réalité un état de nature transmis par hérédité. et ne pouvons y arriver . leur couronnement et leur repos. nouvelle demande que ce soit justement ainsi . et même dans les recherches où l’on feint que les rêves soient l’expression symbolique d’un désir. et Dieu aurait trouvé ce moyen de surcroît pour que. ou quoi. Elle n’avait pas sa cause dans les principes de la nature. parfois interprétée comme une correction ou diminution de l’image divine. si l’homme n’avait jamais été corrompu. et ne possédons que le mensonge . si manquait cela. lui appartenait comme par définition. En ce sens le mystère du péché se réduirait en un point de la pédagogie. celle du tentateur démoniaque ? Dans cet état de justice. qui est celui de la transmission du péché.soumis à l’âme. auprès de ses plantes et de ses arbres. exigent que l’on se taise un moment avant même de les désigner : le sommeil. Donc le désir d’un bien spirituel. tant il est manifeste que nous avons été dans une degré de perfection dont nous sommes malheureusement déchus !*** chose étonnante. en un premier désir de qq bien sensible que celui-ci eût préféré hors de la justice qui couronnait son être. nous sentons une image de la vérité. passant l’homme tel que Dieu l’a créé. ici le bien désiré est lui-même. L’objet en cause est un bien spirituel désiré au-dessus de la mesure . comment avait pu se produire le désordre du péché dans l’homme couronné de la justice et grâce originelles. les puissances inférieures de l’âme à la raison. plus que rien au monde. Le premier homme auraient désiré cette ressemblance inégale. Elle ne pouvait être sans la grâce qui justifie. supérieure à celle qu’il trouvait dans l’obéissance à son Créateur. elle n’eût pas été grâce. ne pût faire oublier que c’est en elle. ainsi de cette justice supérieure. on peut présumer que le désordre spirituel d’Adam tint à qq idée d’une durée infinie et au rejet de sa propre finitude. Le mesure du temps et les conditions de sa possibilité nous sont apparues décisives. Est-ce que la leçon d’obéissance ainsi donnée serait en rapport intelligible avec sa fin sans une présence qui la pervertit. à l’abri dans son dialogue avec la nature ? Tous commencements sont des mystères. grâce et couronnement de la machine de l’homme . encore que démesuré. non dans le néant. Pas seulement le sommeil : dès qu’il y a répétition. à la veille ou au sommeil suivant ? si la vie est un songe. cet désordre de cette nature. « car enfin. il jouirait dans son innocence et de la vérité et de la félicité avec assurance . dont il ne distinguait pas la nature. Les espèces des cinq jours antérieurs n’ont pas l’homme. mais elle devait être transmise avec la nature. sans en mesurer le rapport. Désobéit un enfant. cependant. que le mystère le plus éloigné de notre connaissance. dans leur implication immédiate. il n’aurait aucune idée ni de la vérité ni de la béatitude.

d’un seul aussi le salut. et cependant. d’un seul homme sont venus au monde le péché et la mort . ni une maladie. une loi ou un corpus de lois limités à qq temps. Symétriquement. Le noeud de notre condition prend ses replis et ses tours dans cet abîme . aussi bien que celle . qui est le premier. sans ôter la nature humaine. La voie indiquée. où il est dit que le sens est caché.une chose sans laquelle nous ne pouvons avoir aucune connaissance de nous-mêmes !*** car il est sans doute qu’il n’y a rien qui choque plus notre raison que de dire que le péché du premier homme ait rendu coupables ceux qui. du côté du moyen de la perte comme du salut . de celui qui va venir. mais sa divinité. la plus claire si on y entre décidément. mais autre et plus : naître pécheur. La répétition maintient donc la contradiction. la répétition et le salut le concept de la répétition de l’origine. sans la grâce : car rien ne nous est dû. dans un état de péché dont la cause est tombée là. hors de nous. et en quoi nous tomberons. Deux formes d’imitation de l’origine : une théorie générale de l’être. incompréhensible s’il est isolé selon les règles de notre raison. modifie le rapport de cette nature au Créateur et à l’univers. avec la foi. la plus apparemment embrouillée. exige. Cet écoulement ne nous paraît pas seulement impossible. D’autre part. avec ni dans l’humaine nature. l’empreinte. C’est un fait mystérieux. de sorte que l’homme est plus inconcevable sans ce mystère que ce mystère n’est inconcevable à l’homme. ou de l’univers. l’origine de la faute dans un seul homme. étant si éloignés de cette source. qui nous arrache à cette nuit. et du temps qui sépare Moise d’Adam. pour un péché où il paraît avoir si peu de part. » cette pensée de Pascal ne touche pas à la possibilité du péché d’origine. semblent incapables d’y participer. 4. une répétition de l’origine. comme seront tj ambigues les répétitions autres que celles de l’origine. le salut vient d’un seul homme dont la différence n’est pas comme pour Adam de se trouver à l’origine du temps humain. nous sommes incompréhensibles à nous-mêmes. même pas de naître. sans ce mystère. et transmission d’une transmissibilité. bien qu’un autre sens s’impose aussitôt de l’unité du genre humain(qui peut être assimilé à un homme unique à travers toute son histoire). toutes les vues sur une origine historiquement établie. N’ignore pas que le péché transmis n’est ni un fardeau. le plus compréhensible de tous. qu’elle n’ignore pas les concepts du bien et du mal. essentielle. ne produit rien en nous que la preuve du rien qui nous a précédés. une chose sans laquelle notre nature même et son histoire tomberaient dans la nuit. il nous semble même très injuste . Ce qui est propre de cette foi n’est pourtant pas en elle. Cette doctrine universelle de l’origine pose philosophiquement la q du temps et celle de la liberté humaine. mais à sa transmission et transmissibilité. que nous puissions attendre sans erreur. Le péché d’Adam. qu’il est commis six mille ans avant qu’il fût en être ? certainement rien ne nous heurte plus rudement que cette doctrine. et l’existence selon notre espèce porte la seule transmission. Mais voici la radicale altérité entre la chute et la grâce : la chute d’un seul a produit la mort pour la multitude. porte absence et présence avec un sens clair. et la sacrifice du Christ a surabondé en vie pour les pécheurs pardonnés. ne se sépare pas du dogme ou du mythe du péché d’origine. laisse à son sens humainement incompréhensible le mystère de la transmission du péché. qqch n’est pas transmis. la marque. car qu’y-a-t-il de plus contraire aux règles de notre misérable justice que de damner éternellement un enfant incapable de volonté. mais dans le compte inattendu que Dieu va en faire. D’abord l’identité exacte.

» l’existence de Dieu est donc ici prouvée par le néant temporel de la Création. et qui nous conserve. naguère. l’improbabilité par soi d’une consistance du monde. Le recours au couple du songe et de la veille. et enfin qu’il est Dieu. » « en faisant réflexion sur l’idée que nous avons de lui naturellement ». et que celui qui a tant de puissance qu’il nous fait subsister hors de lui. le grand jour cartésien « Dieu a fait trois merveilles : les choses à partir de rien. ou à la durée de notre vie. les passions du péché se servaient de la loi pour agir en nos membres en produisant leurs fruits de mort. et n’existent jamais ensemble. et que cela marque du défaut. et l’Incarnation. n’a besoin d’être conservé par qui que ce soit. et leurs intervalles. » « dirons-nous que la loi est péché ? certes pas ! mais je ne connaissais le péché que par la loi. « je ne crois pas qu’on doute de la vérité de cette démonstration. Or je vivais. Il n’y a d’abord de connaissance du péché que par la loi : « quand nous vivions dans la chair. et par elle m’a tué. le souci de la ferme assurance d’être bien éveillé conquiert toute la suite des rêves. dès l’origine. Comment peut-on même rechercher une science qui se fonde sur autre chose qu’elles ? « toutefois j’ai ici à considérer que je suis homme. étrangers à la Providence du Créateur. et preuve de ses allégories : le sommeil en alternance avec la veille. et les deux origines. si quelque cause. de la perte et du salut. » non moindre. car étant telle que ses parties ne dépendent point les unes des autres. prit son élan et produisit en moi tous les désirs : sans la Loi le péché est lettre morte. le péché a pris vie et moi je suis mort : il s’est trouvé que la prescription faite pour la vie m’a conduit à la mort et que le péché. de ce que nous sommes maintenant il ne s’ensuit pas nécessairement que nous soyons un moment après. menace sans cesse de se perdre. » le commencement absolu. pourvu qu’on prenne garde à la nature du temps. dans le sens jamais complètement exclu du interdit d’interdire. et contre cette interdiction. Mais à présent nous sommes éveillés. le libre-arbitre. ou qqfois de moins vraisemblables. qu’enfin l’avenir et l’aventure de la grâce ne sont pas. ou plutôt. III la perte de l’origine 1. pour définir la condition de l’homme. ne continue à nous produire. et aussi une angoisse singulière révèlent l’incertitude foncière. par le moyen de l’interdiction. doit se conserver soi-même. « pour ce que l’extension constitue la nature du corps et que ce qui est étendu peut être divisé en plusieurs parties. et du désir je n’aurais rien su. aussi inéluctable que la mort. la certitude originelle s’y perd à tel point. la décision libre qui se produit même en dormant. que ces insensés lorsqu’ils veillent. exclut l’intelligence du . le temps lui-même. m’a séduit.de la loi. » interprétée en deux sens opposés. nous concluons que Dieu n’est point un corps. à la jointure de l’être éternel et du temporel. à savoir la même qui nous a produit. si la loi ne m’avait dit : tu ne désireras pas ! mais le péché. à la gloire de l’interdiction et de la loi. et par conséquent que j’ai coutume de dormir et de me représenter en mes songes les mêmes choses. c’est-à-dire nous conserve : et nous connaissons aisément qu’il n’y a pas de force en nous par laquelle nous puissions subsister ou nous conserver un seul moment. nous connaissons par même moyen ce qu’il est. libres de la loi. mais la démonstration se prolonge dans l’ordre de l’étendue : « en prouvant ainsi l’existence de Dieu. Le futur est en qq manière auteur ou fondateur du présent et du passé. séparé de la Loi. prenant son élan dans l’interdiction. Est venue l’interdiction. » l’intelligence de l’homme. et porteur de quels songes. du fait de l’inconsistance originelle du temps .

et qu’on ne puisse faire de même par aucune autre invention. surgissent les vérités temporelles. une exigence d’exister. Elle tenait à l’origine. il n’a pas atteint son but. pourtant selon des lois de changement. Series un enchaînement. à rendre compte du présent par le passé. 2 les lumière. ou de s’orienter sans cesse vers l’existant en puissance. à un principe transcendant à toute série. et qu’il ait été immédiatement créé de Dieu. mais vous ne trouverez pas ainsi. dans le mode d’appréhension des séries en cause.monde et de l’histoire. » au dilemme entre l’être et le néant est substituée l’unité tendancielle de l’essence possible et de l’effectivement réel. car l’étendue ne leur en donne qu’une idée incomplète. des qualités aberrantes en leur première apparence. de toutes les choses qui s’y remarquent. des vérités essentielles ou métaphysiques. une série d’actes. Il ne veut point que l’on se persuade que le corps qui composent ce monde visible aient jamais été produits de la façon qu’il a décrite. afin que si je montre évidemment qu’on peut par ce moyen donner des raisons très intelligibles et certaines. mais si l’on parvient à remonter à l’édition précédente. pourvu que rien ne l’empêche. la pleine raison. « ce n’est pas assez. qui est un état dont l’effet suit. nous ayons sujet de conclure que. à la racine première des choses. de la science et de al contemplation. » pourquoi qqch plutôt que rien. et pourquoi il est tel. car je crois que naturellement le corps n’est jamais dans un parfait repos. leibniz « soit. Le recours leibnizien à l’origine se donne tout le temps qu’il faut pour ne rien mépriser des séries diverses. n’éclaire pas beaucoup plus qu’elle n’apaise. c’est-à-dire pourquoi il y a plutôt un monde. il faut lui attribuer qqch d’efffectif : savoir la puissance. au-delà de toute série. puis-je dire une pré-tension à exister. contingentes ou physiques. pour éclaircir la nature du corps. qui n’est point celle de la substance. que la générosité de l’aperception fondatrice va justifier. pour loin que vous remontiez. Une manière de se tenir. non de l’originant. mais cela ne conduit pas à la pleine raison de la série. et se distingue difficilement de création. des fins de la Création. n’ont pas eu la véritable idée du corps. Ainsi du monde où les états se suivent. Mais étant allé trop vite dans les affirmations et n’ayant pas assez distingué le certain de l’incertain. qu’on lui attribue une simple possibilité . La différence serait plutôt du côté de l’originé. » Des chimères mêlant à la certitude le doute méthodique. » L’essence du corps n’est pas dans l’étendue actuelle. relier en correspondances. l’essence tend par soi-même à l’existence. et qu’en somme. « je suis néanmoins obligé de retenir encore la même hypothèse pour expliquer ce qui est sur la terre. « mais pour expliquer un peu plus distinctement comment. et plus un acte. aussi entrelacer. non un point d’origine. qui ne sont pas instruits de cette vérité. suppose donc le recours. non plus que l’âme sans pensée. comme font les deux autres couples originels de al veille et du sommeil. la prétension du . En quoi l’on voit que nos nouveaux philosophes. du fait même qu’il existe qqch plutôt que rien. du surgissement et de la justification de l’ensemble. tj le même. toutes les choses qu’il contient ne laissent pas d’être maintenant de même nature que si elles avaient été ainsi produites. la conformité aux idées de perfection et d’infinité que nous avons naturellement de Dieu. Cette puissance quand elle est primitive est proprement la nature du corps. bien que le monde n’ait pas été fait au commencement de cette façon. il nous faut d’abord reconnaître. non plus que l’âme dans la pensée actuelle. dans les choses possibles ou dans la possibilité même et l’essence. qu’il y a.

Le temps est une forme pure de l’intuition sensible.possible à l’existence. il faudrait qu’il fût qqch qui existât réellement sans objet réel. comme réceptivité. Cet espace inerte et sans fin divisible. Mais dans le second cas. mais le temps lui-même ne peut être supprimé. élevée au-dessus de l’espace et du temps était la substance de Spinoza. pour ainsi dire. A) Le temps n’est pas qqch qui existe en soi. en effet. c’est-à-dire successivement. et une seule dimension du temps. Il y a des axiomes qui commandent les choses dans le temps et avec le temps lui-même. » Ainsi « notre concept du temps explique la possibilité de toutes les connaissances synthétiques a priori que renferme la théorie générale du mouvement. comme chez Spinoza les modes de la substance sont postérieure à celle-ci. « nous ne connaissons qu’une menue part de l’éternité. la chose en soi qui. et selon la plus grande perfection possible. deux déterminations contradictoirement opposées peuvent convenir à une même chose. L’existence jaillit continuellement de cette source. » Paragraphe 6 : les « conséquences des concepts précédents ». qu’il nous appartient de prolonger dans l’immensité. *3. L’exigence en était posée avec le principe de raison et la certitude que même à supposer l’éternité du monde. ***liaison entre le temps du monde et le temps au soi. dans une région des idées. il a placé sous le titre d’exposition métaphysique ce qui est proprement transcendantal. en qualité de détermination ou . l’être prévaut sur le néant. la dépense sur laquelle s’établissent les combinaisons infinies du meilleur des mondes possibles. que mettront en marche les théories de l’évolution. et les phénomènes peuvent disparaître tous ensemble. 3 le temps de la critique. les parties de l’espace y sont postérieures au tout. par l’abstention boudhiste) le temps comme condition objective et subjective*2. Kant admet. » descartes déclare étrangers à la réalité. ne valant qu’en un comme si à la fois fictif et pleinement intelligible. la mort. comment les phénomènes peuvent disparaître chez soi. sur l’extrême obscurcissement de la notion du temps. si l’on fait abstraction de toutes les conditions subjectives de leur intuition . par conséquent. ne reconnaissant qu’une seule réalité. et les phénomènes peuvent disparaître tous ensemble. L’infinité du temps signifie la limitation d’un temps unique à laquelle l’intuition immédiate sert de fondement. en renvoyant au troisième point du paragraphe 4. et ajoute que « dans le temps seul. car. que. *4. Le temps n’est pas un concept dérivant de l’expérience car la simultanéité et la succession exigent de soi un même temps ou des temps différents. ou le clair-obscur kantien l’exposition transcendantale de l’espace. Paragraphe 4 *1. il serait impossible d’éviter le recours à un Dieu hors du monde comme raison ultime des choses. ou qui soit inhérent aux choses comme une détermination objective. Il est une représentation nécessaire fondant toutes les intuitions. savoir en Dieu lui-même. deviennent. *5. Le kantisme par sa théorie des formes de la sensibilité et surtout de sa forme temporelle ramenait toute diversité à l’apparence. en des séries infinies. et qui. Il est une représentation nécessaire fondant toutes les intuitions. subsiste. dans le premier cas.( la souffrance. donc a priori. mais le temps lui-même ne peut être supprimé. donc a priori. enfin. Les dissonances de la vie. Deux. Leibniz : les essences où réside la raison suffisante des choses temporelles ne sont pas des fictions ou imaginations mais existent. comme elle est petite la mémoire de quelques milliers d’années que l’histoire nous transmet ! » serait-ce déjà le temps énorme. pour plus de brièveté. sans figure humaine. » l’exposition du temps comme forme a priori de la sensibilité. *2.

passé et futur ne sont pas même indiquées : c’est qu’elles ne sont pas subjectives ni même a priori. à l’état interne. ce qui devient facile. précisément parce que cette intuition intérieure ne fournit aucune figure. nous cherchons à suppléer à ce défaut par des analogies et nous représentons la suite du temps par une ligne qui se prolonge à l’infini. le temps soit un concept autant que l’on veut. presque une absurdité : le schème spatial de l’infini linéaire du temps peut en effet servir à tout. c-à-d de l’intuition de nous-mêmes et de notre état intérieur. comme cet état interne est tj soumis à la condition formelle de l’intuition intérieure et que. il n’appartient ni à une figure. ordre des choses qui se succèdent. cette forme de l’intuition intérieure peut être présentée avant les objets et. Et. etc. sans elles. en effet. ou modifiées par cette condition originellement temporelle que la science postérieure à Kant définira dans l’entropie. en tant que forme pure de l’intuition extérieure. exprimer tous les rapports temporels. en elles-mêmes. C) Le temps est la condition formelle a priori de tous les phénomènes en général. il s’agit du temps tel que Leibniz l’avait défini. la condition immédiate de phénomènes intérieurs de notre âme. que tous les phénomènes en général. Il n’est même pas envisagé que telles intuitions puissent n’être pas possibles ensemble. *que le temps soit la forme du sens interne n’impliquerait pas nécessairement qu’il ne le fût pas aussi du sens externe. Si je puis dire a priori que tous les phénomènes extérieurs sont déterminés a priori dans l’espace et d’après les rapports de l’espace. simplement aux phénomènes externes.d’ordre inhérent aux choses-mêmes. et. mais vide. il ne pourrait être donné aux objets comme leur condition. le temps ne peut pas être une détermination des phénomènes extérieurs. En effet. . . dont les diverses parties constituent une série qui n’a qu’une dimension. de tout et n’importe quoi. il appartient au temps. à la vérité. sont dans le temps et qu’ils sont nécessairement soumis aux rapports du temps. c’est-à-dire tous les objets des sens. est limité. et par laquelle nous suppléerions à son essence non figurative. la condition médiate des phénomènes extérieurs. L’espace. sauf précisément celui de la succession dont il a été annoncé qu’il fait la spécificité du temps. ni à une position. qu’elles puissent avoir ou non pour objets des choses extérieures. appartiennent. si le temps n’est que la condition subjective sous laquelle peuvent trouver place en nous toutes les intuitions. Alors. Quant au second cas. en qualité de déterminations de l’esprit. par là-même. tandis que celles du second sont tj successives. sauf de ce dont on dit qu’il est l’intuition. elle suppose encore ce qui est en q. B) Le temps n’est autre chose que la forme du sens interne. Au contraire. comme toutes les représentations. On a donc bien prouvé que le temps est une intuition. par suite. pourtant. au contraire. il détermine le rapport des représentations dans notre état interne. au contraire. en y ajoutant un paradoxe. Les notions de présent. en partant du principe du sens interne. mais cet ordre pourrait être créé avec les choses comme pour la Genèse. puisque tous ses rapports peuvent être exprimés par une intuition extérieure. a priori. alors je puis dire d’une manière tout à fait générale. Il ressort clairement de là que la représentation du temps lui-même est une intuition. Quant à la l’analogie proposée. comme condition a priori. et nous concluons des propriétés de cette ligne à toutes les propriétés du temps. avec cette seule exception que les parties de la première sont simultanées. le temps est une condition a priori de tous les phénomènes en général et. et. *l’objet en cause n’étant pas défini autrement que pour satisfaire à la condition posée. bien que. ni être connu et intuitionné a priori par des propositions synthétiques . par suite.

la matière y passe d’une homogénéité indéfinie et incohérente à une hétérogénéité définie et cohérent. donc externes appartiennent pourtant à l’esprit. les instincts. et que l’on parle des choses en général. La transmission de caractères acquis s’expliquait alors par la lutte pour la vie et la sélection naturelle qui en résultait. et sa coextension à l’ensemble des phénomènes du monde. et d’abord de l’absence de l’homme. par suite. on fait abstraction de tout mode d’intuition de ces choses. par rapport à toutes les choses qui peuvent se présenter à nous dans l’expérience. de la faculté aveugle mais indispensable qui met secrètement en oeuvre le schématisme et fonde seule la synthèse. à s’adopter. si on fait abstraction de la sensibilité de notre intuition. à défaut de causes. le temps n’est rien. le sont parce que le cerveau de l’enfant ressemble à celui des parents. se trouvant là ensemble. les changements de l’univers contraignaient les individus de même espèce. ou plutôt relation que condition). La lumière sera faite sur l’origine de l’homme et son histoire. proprement critique : l’ambiguité du temps chez Kant. alors le principe a sa véritable valeur objective et son universalité a priori. et que l’intuition est la condition particulière qui fait entrer le temps dans la représentation des objets. il impliquait que la métamorphose fût une sorte de loi. et il n’est rien en soi en dehors du sujet. le temps n’est rien en soi. n’est pas présente à l’esthétique. Il n’a de valeur objective que par rapport aux phénomènes (***le temps la relation objective. en sont des déterminations indirectes. par conséquent. Certes la théorie de l’imagination transcendantale. « nous prenons les objets comme ils peuvent être en eux-mêmes ». dans le concept des choses en général. par conséquent du mode de représentation qui nous est propre. si l’on ajoute la condition au concept et que l’on dise : toutes les choses en tant que phénomènes(objets de l’intuition sensible) sont dans le temps. . et suppose que nous pouvons en « faire abstraction ». et les phénomènes psychologiques ou spirituels n’en sont que les sous-produits. au moyen de cette intuition. ou de probabilité. La diversité des individus dans la même espèce. puisque. aussi. Tout se passe comme si la remontée aveugle et indéfinie vers un passé de l’absence. L’évolution : intégration de matière jointe à une déperdition de mouvement. Or. les degrés de talent. rien dès que l’homme en sa mortalité et sa finitude st oublié. qui sont héréditaires. Nous ne pouvons pas dire que toutes les choses sont dans le temps. alors les temps n’est rien. si. mode de l’être du monde destiné à se substituer à la Création. La matière est la substance de toute existence. Kant les désigne comme notre mode d’intuition interne. nous prenons les objets comme ils peuvent être en eux-mêmes. alors. Le temps n’est donc qu’une condition subjective de notre(humaine) intuition(qui est tj sensible. il n’en est pas moins nécessairement objectif par rapport à tous les phénomènes. mais il n’est plus objectif. et dans cette hypothèse. « Si nous faisons abstraction de notre mode d’intuition interne et de la manière dont.*tous les phénomènes sensibles. et même la ténèbre. Les espèces biologiques dérivent les unes des autres par une série de transformations des milieux et de conditions vitales. c-à-d qui se produit en tant que nous sommes affectés par les objets). puisque ce sont déjà des choses que nous regardons comme des objets de nos sens. mais d’un constat de variations attribuées. Il ne agissait plus d’éclairer le mécanisme d’apparition de caractères nouveaux dans les espèces. IV la mort du Dieu et la fin de l’homme : hypothèses ou mythe de l’évolution Nietzsche. » demeure l’énigme. entre son a priori originel qui l’emprisonne en un mode singulier de la sensibilité proprement humaine. nous embrassons aussi toutes les intuitions externes dans notre pouvoir de représentation . au hasard. Les émotions. n’a été expliquée.

ou des premiers : des caractères visibles ou non. ou au premier couple. cet être-le-là ne supprime pas l’énigme d’une possible transcendance dont il est le nom et l’effet. Cet Adam sans père ni mère ne désoblige la raison ni plus ni moins que le contraire. celui des âmes séparées auprès de Dieu.Pourquoi du dessus et du dessous ? dérivations devrait suffire . transmettre leur nom et leur définition variée par des accidents. dans sa plus grande généralité. a-t-on affaire à un être humain ? avortement : mourir en naissant. incapable de conceptualiser. sont supposées. Il y a donc bien dans ce montage étrange qui n’a été pensé qu’indirectement. et la répétition de l’origine. mais du dérivé de quoi. Le concept nous contraint-il à oublier celui de l’origine. sont pris pour signes de l’origine et de la continuité spécifique avec elle. finalement par le hasard. et contrer la Création. un premier homme. dès avant sa naissance. une vérité révélée. dont l’intention. cet extra qui désigne un en dehors du monde ou de l’être. dans l’expérience morale. cessant d’être surnaturelles. si la Providence et sa finalité sont exclus. commence l’homme ? s’il y a origine du monde. réduisons-en le sens à la préposition. si l’on remonte comme il convient ? incapable de demander le nom d’objets qu’elle n’avait encore jamais vus. contre la Genèse qui se donne pour révélée. cet être là. la nôtre. dans le temps. demeurent bien étranges. de l’âme dans le corps : la réflexion la plus profonde. que n’évite pas le mythe transformiste. la condition et l’origine de l’animal doué de raison. les plus proches de l’actuelle apparence de l’homme. non humain ? est-ce que produire le même et produire de l’autre sont convertibles ? la relation à un premier père donateur d’espèce ne serait profitable à aucune hypothèse transformiste. Ces espèces. Il y a des espèces. . Revenons au premier homme. moins incompréhensible que ne l’est sans lui la nature de l’homme. *Sur l’origine. dans le ventre maternel. avec l’enfant. et son être métaphysique. Sans lui. il paraît. *Sur le commencement. en chaque homme. les conséquences pratiques ou morales de cette réflexion seront de plus en plus difficiles à éluder pour le monde moderne : quand. et commencement d’un autre mode de l’être. faut-il en concevoir une fin ? fin du temps. mais condamne à la régression indéfinie jusqu’au premier homme. secrète au départ seulement. sur l’origine et la modalité de cette union. et d’abord ou ensuite. Les lois d’une société sont-elles en mesure de désigner le point du temps où. il est autre que son père ou son créateur . avec sa forme commune et sa différence spécifique. *A la fin *En vue l’être de l’étant et du monde temporel. est d’échapper à la répétition du même impliquée par le selon les espèces de la Bible. humaine encore. il va pourtant produire du même. de son être comme du temps. et même dès sa conception. une ou plusieurs.