Droit des Entreprises en Difficulté

Année universitaire 2011/2012 - UPB - Cours de Madame Thullier INTRODUCTION

I.

Qu’est ce que le droit des entreprises en difficulté (DED) ? Première approche

On se trouve généralement dans le cadre des entreprises. DED : ensemble de mécanismes juridiques qui visent à détecter des difficultés des entreprises, qui permet de les traiter et encadre la disparition de l’entreprise le cas échéant. Pluralité de dispositifs : «boîte à outils » à la disposition des entreprises. Entreprise : organisation unitaire (dotée d’autonomie) de moyens matériels/patrimoniaux et humains, dédiée à une activité économique (produire, distribuer) qui se déploie sur un marché. Elle est donc soumise à la loi de la concurrence, des conditions de rentabilité etc… Mais on peut aussi avoir affaire à des associations qui ont le droit d’être compétitives et de gagner de l’argent. Le DED s’applique donc aussi aux associations. DED =

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La procédure de sauvegarde : le DED met en place un dispositif de détection des difficultés des entreprises. On n’étudiera pas ce point. Mais par exemple, cela se traduit par l’obligation de tenir une comptabilité et de la publier pour certaines entreprises. Il y a des dispositifs d’alerte qui peut être donnée au CAC ou au CE ou encore au associés. Le redressement judiciaire : le DED met aussi en place le traitement des difficultés des entreprises pour les aider à se réorganiser afin de repartir d’un meilleur pied. On essaye de sauvegarder l’entreprise. La liquidation judiciaire : le DED traite aussi de la disparition de l’entreprise (liquider, c’est transformer en argent). Soit les actifs sont vendus, soit l’entreprise entière est vendue à un repreneur et elle peut donc continuer à exister.

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Ces trois procédures font partie des procédures collectives. Mais il y a d’autres dispositifs comme le mandat ad hoc et la conciliation (Livre VI C. com.). Le DED est un droit d’exception car il déroge au droit commun et fait même échec à ses règles dans certains cas => le DED est un droit d’ordre public.

II.

Pourquoi existe-t-il un DED ?

Idée : quand une entreprise est en difficulté, cela risque d’être néfaste non seulement pour elle-même mais aussi pour toute une économie communale, régionale, nationale ou même au-delà. Les difficultés de l’entreprise peuvent rejaillir sur les fournisseurs (moins de débouchés), les clients, les salariés, ou les organismes publics car l’entreprise en difficulté ne paye plus ses impôts. Donc les difficultés des entreprises ne touchent pas que des intérêts privés, c’est l’intérêt général qui est en jeu et c’est pourquoi le DED est un droit d’OP.

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En France, les pouvoirs publics interviennent dans les dispositifs de traitement, en particulier par la voie des tribunaux. En effet, l’autorité judiciaire est investie d’un pouvoir encore considérable dans le traitement des difficultés des entreprises. Et dans beaucoup de cas, c’est le juge qui décide du sort de l’entreprise et selon quelles modalités. Les procédures collectives tentent d’insérer une sorte d’égalité entre les créanciers. On les soumet à une discipline collective. Ils ne peuvent plus agir en justice contre l’entreprise en difficulté. L’entreprise est mise à l’abri des poursuites individuelles. Celles en cours sont stoppées et on ne peut pas en commencer d’autres. Il n’est plus possible non plus d’obtenir une préférence pour un créancier (principe d’égalité), les hypothèques ne sont plus possibles dès l’ouverture de la procédure. Le paiement des créances antérieures à l’ouverture de la procédure est gelé et les créanciers doivent se déclarer = déclaration des créances. Si une discipline collective est imposée en principe à tous les créanciers, le débiteur de son côté n’est plus complètement « maître de son entreprise » : par exemple, s’il veut payer ses créanciers, il ne peut pas le faire, il doit composer avec le liquidateur judiciaire. Le débiteur est dessaisi. La procédure elle-même provoque une saisie collective, au profit de tous les créanciers. Les biens du débiteur sont rendus indisponibles du fait de la procédure collective.

III.

A quoi sert le DED ? (fonctions)

Traditionnellement il y a 3 fonctions possibles, et dans les 80’s on en a rajouté d’autres.  La fonction répressive : le DED est fait pour punir ceux qui sèment le désordre en ne payant plus leurs créanciers, et donc il faut débarrasser le marché de l’entreprise indésirable.  La fonction de règlement du passif : le DED sert à payer les créanciers de manière aussi égalitaire que possible, afin que ce ne soit pas le prix de la course (= premier arrivé, premier servi). Ces deux premières fonctions sont des fonctions pro-créanciers comme en droit allemand ou en droit anglais. Il s’agit de protéger les créanciers.  La fonction de sauvegarde de l’entreprise : le DED sert à protéger l’entreprise pour essayer de la remettre sur la bonne voie, éventuellement au prix d’un sacrifice des créanciers. C’est la vision pro-débiteurs des droits américain et français. M. JENTIN avait proposé un renouvellement du DED : la fonction de règlement ne tient pas son objectif, tandis que la fonction de sauvegarde ne prospère souvent pas, elle est souvent un leurre. Dans les 80’s, une nouvelle conception se développe. Le sauvetage des entreprises ne réussit que très rarement et les créanciers ne rentrent la plus part du temps pas du tout dans leurs frais. Donc soit le DED a un problème soit on se trompe dans ses fonctions.  La fonction concurrentielle d’adaptation au marché : sachant que nous sommes dans une économie de marché, le DED sert à adapter l’entreprise au marché, adapter sa structure quand elle a des difficultés, avec des règles spéciales. Art. 620-1 : le DED est le cadre pour favoriser la réorganisation des entreprises lorsqu’une crise les atteint.

IV.

Quelques données historiques A] La période révolue : celle du droit de la faillite

Dans le passé le « droit de la faillite » (appelé comme ça autrefois, mais ce n’est plus la bonne dénomination de la matière) servait à sanctionner, le but était de punir (« faillite » vient du latin qui signifiait tromper). Le

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chef d’entreprise honnête pouvait espérer une procédure permettant de régler les difficultés de l’entreprise. Le chef d’entreprise malhonnête était « condamné » à la liquidation de son entreprise. Economiquement, cette démarche n’est pas viable, la bonne marche d’une entreprise ne dépend pas uniquement de l’honnêteté du chef d’entreprise. 2 lois marquent une évolution : - une loi du 22 juillet 1867 supprime la contrainte par corps (peine de prison) (// art 747 CPP : contrainte judiciaire pour certaines dettes) ; - une loi du 4 mars 1889 distingue les débiteurs : elle proclame la procédure de faille pour les débiteurs malhonnêtes et la liquidation judiciaire pour les débiteurs de bonne foi. Le système fonctionne plutôt mal : la tendance a été d’accorder la LJ à tous les commerçants. *Le décret du 20 mai 1955 repose sur une idée simple : le choix d’une procédure doit dépendre du jugement que l’on porte sur la moralité commerciale du débiteur : s’il est de bonne foi, on lui propose le règlement judiciaire : régler ses difficultés tout en le laissant à la tête de son entreprise ; les accords qu’il passe avec ses créanciers sont des concordats votés par ces derniers ; en revanche, s’il est malhonnête, il faudra passer par la faillite débouchant sur une LJ de l’ensemble de ses biens; on lui interdit également de gérer une entreprise. *La distinction entre les débiteurs en fonction de la moralité commerciale pour choisir une procédure disparaît, en faveur de la viabilité de l’entreprise : apparaît le principe de la séparation de l’homme et

de l’entreprise (Doyen Roger Houin). C’est un principe fondateur qui entre peu à peu dans notre droit au fur et à mesure des réformes.
B] Du droit de la faillite au DED

1) *1967
- loi du 13 juillet : ne traite que des entreprises qui sont en cessation de paiement ; prévoit 2 procédures : - le règlement judiciaire pour les entreprises dont on peut régler les difficultés, la procédure débouche sur un concordat voté par les créanciers et homologué par le tribunal, - la liquidation des biens pour les entreprises qui ne sont plus viables, peu importe que le chef d’entreprise soit honnête ou non ; l’entreprise est jugée économiquement condamné => vente forcée des biens et disparition de l’entreprise cette loi renforce le rôle du tribunal mais les créanciers conservent certains pouvoirs mais de manière amoindrie (ils continuent de voter les concordats) ; avant cette loi, il n’y avait que les commerçants qui étaient soumis aux procédures collectives ; désormais, les sociétés civiles, les coopératives ou associations, toutes les personnes morales de droit privé sont soumises à cette loi // sont laissés de côté les agriculteurs et les professions libérales ; cette loi prévoit également des sanctions civiles et pénales à l’encontre du chef d’entreprise et des dirigeants malhonnêtes. - ordonnance du 23 septembre : relative à la suspension provisoire des poursuites : mise en place d’une procédure pour les entreprises en difficulté mais qui ne sont pas encore en état de cessation de paiement (révolution) ; elle ne s’applique pas à toutes les entreprises : uniquement aux grosses entreprises qui ont un impact sur l’économie régionale ou nationale ; les créanciers sont totalement dépossédés de pouvoir, seul le tribunal décide, notamment d’imposer aux créanciers un plan de redressement (ex : des délais de paiement). 2) 1984, 1985 et 1994 - loi du 1er mars 1984 : relative à la prévention et au règlement amiable des difficultés des entreprises, et n’est applicable qu’aux entreprises qui ne sont pas encore en état de cessation de paiement

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Il n’y a pas bcp de statistiques sur les conciliations en raison de ce principe de confidentialité. l’entreprise peut aller au tribunal pour nommer un conciliateur afin de l’aider dans ses démarches de négociation . c’est perçu comme une honte de se soumettre à une procédure collective (réputation. La conciliation est confidentielle.  La loi de 2005 « conserve » le règlement amiable qui s’appelle désormais la conciliation. 4 . La procédure change de nom : on ne parle plus de règlement judiciaire mais de redressement judiciaire. il est plus difficile de se redresser => la loi de 2005 a alors favorisé le traitement préventif et essayé convaincre les entrepreneurs d’aller au tribunal. La conciliation change aussi sur le fond car désormais l’entrepreneur peut demander une conciliation amiable non seulement s’il n’est pas en cessation des paiements. 1er titre : relatif à la détection et au traitement préventif (art L 610 et s) 2e titre : procédure de sauvegarde (art L 620 et s) 3e titre : redressement judiciaire 4e titre : liquidation judiciaire 5e titre : sanctions 6e titre : dispositions procédurales 7e titre : régime particulier pour certains départements 8e titre : EIRL 3) La loi du 26 juillet 2005 et l’ordonnance n°2008-1345 du 18 décembre 2008 modifient le Livre VI du Com. mais aussi lorsqu’il est en cessation des paiements depuis au plus 45 jours. au prix du sacrifice du règlement des créanciers.2 volets 1° : volet prévention : adoption de textes pour obliger les entreprises à mettre en place des outils comptables pour permettre de prévenir les difficultés (rq : certaines entreprises ne sont pas obligées de tenir une comptabilité) 2° : volet règlement amiable (aujourd’hui appelé la conciliation) : au lieu de négocier seule avec ses créanciers. Avant 2005. elle donne un très large pouvoir au juge pour traiter des difficultés des entreprises => il n’y a plus de concordat Les droits des créanciers sont également altérés : il faut d’abord redresser l’entreprise. Les traitements les plus utilisés étaient surtout vis-à-vis des entreprises en cessation de paiement. Intérêt de la loi de sauvegarde du 26 juillet 2005 entrée en vigueur en 2006 : Cette loi créé la procédure de sauvegarde. Avec la loi de 2005. les PME demandent pas mal la sauvegarde. mais elle est apparemment très utilisée. publicité. tutelle de l’administrateur judiciaire…). il n’y a pas de publicité. c’est le plus grand intérêt de la loi).septembre 2000 : achèvement de la recodification du DED dans le Livre VI Com. L’idée est d’inciter le chef d’entreprise à bénéficier d’une procédure collective (de la bouffée d’air qu’elle apporte) avant d’en arriver à l’extrémité de la cessation de paiement des créanciers. on créé une 3ème procédure collective : la procédure de sauvegarde. . Le chef d’entreprise peut demander que son entreprise soit soumise à la procédure de sauvegarde alors que son entreprise n’est pas en cessation de paiement. notation des entreprises. Statistiquement. Pour les entrepreneurs. On a voulu présenter les procédures collectives plutôt comme un soutien que comme un échec. la liquidation et le redressement judiciaires. cette voie est ouverte à toutes les entreprises . modifie le règlement amiable/conciliation. C’est déterminant pour la réputation de l’entrepreneur et l’entreprise concernée. il n’y avait que deux procédures collectives : le redressement et la liquidation judiciaires accessibles seulement en cas de cessation des paiements. or à ce stade.loi du 25 janvier 1985 : applicable aux entreprises en état de cessation de paiement. (pour la prof. Cette loi essaye de promouvoir la négociation. méfiance des collaborateurs/clients/fournisseurs. la procédure fait son chemin mais elle demande un changement d’état d’esprit des entrepreneurs.

En ce qui concerne la rémunération du mandataire : comme dans la conciliation. Il ne faut pas confondre le mandataire ad hoc avec l’administrateur provisoire : celui-ci remplace les dirigeants des entreprises qui ne s’entendent plus. Le mandat ad hoc peut se suffire à lui-même mais en pratique. art.. L 611 13 à 15) Le mandataire ad hoc seconde. Maintenant (loi de 2005) ce mandat ad hoc est évoqué dans Com. 4) Droits étrangers Notre procédure de sauvegarde issue de la loi de 2005 est inspirée par le droit américain (loi fédérale de 1978). Sa nomination dépendra de d’une initiative du débiteur qui saisira par requête le pdt du TC s’il est commerçant ou artisan. commerçante ou non. par exemple par la cession forcée de ses propres actions (c’est une expropriation). CHAPITRE II – La conciliation 5 . la loi de 2005 permettait de « se débarrasser » de l’emprise du chef d’entreprise. c’est un fruit de la pratique dont le législateur se mêle à peine. Le mandat ad hoc peut être décidé par toute personne morale de droit privé. elle a inspiré la conciliation. Cette mesure est impossible en cas de cessation des paiements qui est toujours soumise au livre VI du Com. artisanales et les professionnels indépendants exploitant sous forme individuelle. art. ni aucun délai. Elle n’est même pas inconciliable avec l’état de cessation de paiement du débiteur. ainsi que pour les entreprises commerciales. 5) Droit communautaire LIVRE I – LES DISPOSITIFS FAVORISANT UN TRAITEMENT AMIABLE DES DIFFICULTES CHAPITRE I – Administration provisoire et mandat ad hoc (art L 611 3. il est souvent un préalable à la conciliation.Ce qui reste inchangé : En cessation des paiements. Sa nomination n’est enfermée dans aucune condition. redressement (permet la cessation des poursuites) ou liquidation judiciaire au-delà. dès lors que ce dernier n’existe pas depuis plus de 45 jours. Ordonnance du 18 novembre 2008 : Corrige des imperfections de la loi de 2005. Avant. mais cela reste du « sur mesure » : toute mission est possible en fonction des besoins de l’entreprise en difficulté. Ce genre de procédure a été supprimé par l’ordonnance pour rendre plus attractive la sauvegarde. L611-13. Le mandat ad hoc en revanche est absolument confidentiel et très souple. Les incompatibilités pour être mandataire sont les mêmes que pour la conciliation. ancienneté à partir de laquelle l’ouverture d’un redressement judiciaire est obligatoire. du TGI dans les autres cas. L611-14. Ce mandataire est nommé en fonction des besoins de l’entreprise. l’entrepreneur est obligé de se soumettre à une procédure collective : conciliation si le délai de 45 jours est respecté. il doit y avoir une discussion avec l’entrepreneur. aide le chef d’entreprise en fonction de ses difficultés. promut la procédure de sauvegarde pour la rendre plus attractive. Les dirigeants sont ainsi évincés et donc la mesure est publiée. Comme elle s’est révélée efficace. Cette procédure a été initiée par le TC de Paris.

Personne morale : de droit privé. L’idée est de pousser l’entrepreneur à aller devant le tribunal le plus en amont possible. elle doit s’accompagner d’un dossier art. Avant l’ordonnance de 2008 le pdt du tbl pouvait mener une enquête et appliquer l’art. sociétés commerciales. ceci est enregistré au greffe du tbl de commerce (inscription de privilèges). le pdt du tbl peut obtenir la communication des renseignements qui lui donneront une info suffisante pour évaluer la situation de la société. L611-4 : la procédure de conciliation est réservée aux commerçants. syndicats… §2. associations. Après la réunion (ou s’ils ne se sont pas rendus à la convoc). qui peut convoquer les dirigeants de l’entreprise pour discuter de ces difficultés. Le greffe peut alors alerter le pdt du tbl. La présence d’un tiers peut rendre la négociation plus efficace et être une garantie de sa régularité. Personne physique : art. soit une personne morale (un groupe de sociétés n’a pas la personne morale. Maintenant le pdt du tbl ne peut plus faire cette enquête avant la convocation. L611-2 avant toute discussion avec l’entrepreneur qui avait sollicité une conciliation. il doit répondre tout de suite à la sollicitation de l’entrepreneur sans 6 . Situation de l’entité A] 1er cas : l’entreprise n’est pas en cessation de paiement (CP) Si l’entreprise n’est pas en cessation des paiements. il n’y a pas de collégialité. avérée ou prévisible. indépendants (dont les professions libérales) et entrepreneurs individuels. R611-22. avec prorogation d’un mois sur demande exclusive du conciliateur. Décision du président du tribunal et ses effets Qd une entreprise a des difficultés ac le trésor public et/ou l’Urssaf. Cette saisine se fait par la voie d’une requête. La conciliation ne peut être menée que dans un délai de 4 mois. ce système français de la conciliation est très original. donc ne peut pas mener de conciliation). créanciers et entrepreneurs sont déséquilibrés et peuvent mener à des mauvaises solutions à long terme. L’objectif consiste à aboutir à un accord pour résoudre les difficultés. Section 1 – Domaine d’application §1. B] 2ème cas : l’entreprise est en cessation de paiement depuis au plus 45 jours. peu importe qu’il y ait une activité économique ou non : GIE. mais aussi si elle est seulement prévisible. Seul l’entrepreneur peut solliciter une conciliation auprès du pdt du tbl de commerce ou du TGI (en fonction des cas).Elle vient du règlement amiable et consiste à aboutir à un accord avec les créanciers. C'est-à-dire que la conciliation est possible quand la difficulté est là. Nature de l’entité et activité de l’entité C’est soit une personne physique. Pourquoi faut-il une procédure ? Souvent les rapports de force entre fournisseurs. Apparemment. Saisine du président du tribunal aux fins d’ouverture d’une conciliation Un seul juge est saisi. Section 2 – Processus préalable à l’accord amiable §1. économique ou financière. mais éprouve une difficulté d’ordre juridique. Innovation importante de la loi de 2005 En cas de cessation des paiements : il ne faut pas être en cessation depuis plus de 45 jours. §2. civiles. artisans.

Art. seuls les intérêts de retard peuvent faire l’objet d’une remise. il n’y a pas de mesures qui conduiraient à une publicité de la mesure de conciliation. En pratique ce sera un administrateur judiciaire. Pr l’impôt indirect. l’Urssaf et les banques. si et seulement si les autres créanciers (privés) le font aussi . Le conciliateur anime les négociations et n’est évidemment pas partie à l’accord. et le cas échéant les cocontractants habituels de l’entreprise. En contrepartie l’entreprise peut prendre des engagements : rechercher des cautions ou donner des sûretés sur un immeuble. L61114. depuis l’ordonnance de 2008. Cela évite l’impression de méfiance à l’égard du chef d’entreprise. L611-7.qu’une enquête parallèle soit menée. La rémunération du conciliateur est discutée avec l’entrepreneur et fixée par une ordonnance du juge. L’Etat doit se comporter comme un opérateur privé. aucun recours possible. Il ne s’agit pas d’un ct avec tous les créanciers et/ou partenaires commerciaux. art. Le chef d’entreprise peut aussi proposer le nom d’un conciliateur. C’est parfois dans l’intérêt du créancier car ainsi il allège la charge de l’entreprise afin qu’elle rebondisse et ainsi le créancier ne perd pas un client. L626-6 : les créanciers publics peuvent accepter . le ministère public peut faire appel Désignation du conciliateur : Cela peut être n’importe qui sauf s’il y une incompatibilité au regard de l’art. C’est un ct entre l’entreprise en difficulté et ses partenaires. L’Etat ne peut remettre que les impôts directs perçus au profit de l’Etat et des collectivités territoriales. art. Elle peut aussi s’engager à cesser une activité. L611-6. L611-7 al. il a un dt de regard mais il ne décide pas. art. Section 3 – L’accord et ses suites §1. elle est accordée par ordonnance. L’idée est que sauver une entreprise peut relever de l’intérêt général. 7 . 3. art.  Obtenir des ouvertures de crédit qui n’auraient peut-être pas été possibles sans les informations du conciliateur. L’accord A] Parties à l’accord Le tbl n’intervient pas dans la conclusion de l’accord. 611-13. de remettre les dettes du débiteur à certaines conditions. Contenu de la décision du pdt : S’il refuse la procédure : le débiteur a 10 jrs pour faire appel et il dispose de 5 jours pour se rétracter (de son appel). En revanche le pdt retrouve cette possibilité d’enquête une foi que la procédure est ouverte. R626-9 à -16. Créanciers publics : avt la loi de 2005 ne pouvaient quasiment pas faire de remises de dettes sur le principal. La loi indique qu’il s’agit d’un accord ac les ppaux créanciers et dc souvent en pratique le trésor public. art. comme s’il était une banque (CJCE). Dans ce cas qu’en est-il de la possibilité de recours ? Avant l’ordonnance de 2008. B] Contenu possible de l’accord  Obtenir des délais de paiements de la part des créanciers ou même des remises de dette. Effets de la décision d’ouverture de conciliation : Avant il y avait une suspension des poursuites et maintenant ce n’est plus le cas. Depuis 2005 c’est devenu possible. S’il admet la procédure.

il a le monopole de cette décision d’homologation. le président. Le jugement (pas l’accord) est déposé au greffe. R611-43 Elle a l’autorité de la chose jugée. Ce n’est pas le tbl en tant que tel qui est saisi.C] Forme de l’accord L’accord est nécessairement un écrit. au ministère public et aussi au CAC de l’entreprise lorsqu’il en existe un. les représentants du personnel. Le ct devient un titre exécutoire. Le jugement qui statue sur l’homologation de l’accord va être notifié aux parties : débiteur et créanciers signataires ainsi qu’au conciliateur. B] 2nde possibilité : l’homologation de l’accord par le tribunal C’est un ctrl plus fort du tbl qui procède à des vérifications et de ce fait les effets de l’homologation sont plus forts. on reste dans la confidentialité. Cet accord est déposé au greffe. aucun ctrl de la part du pdt du tbl. Les conditions de l’homologation a) Une demande du débiteur Le débiteur doit le souhaiter. 8 . §2. les termes de l’accord ne sont pas accessibles au public. la formule exécutoire. elle se déroule en chambre du conseil.Il ne faut pas que l’accord port atteinte aux intérêts des créanciers non signataires. et la décision est donc prise par un collège. tous les tribunaux compétents ultérieurs devront s’appuyer sur cette décision et ne pourront pas la remettre en cause même s’il y a une erreur par exemple sur la date de cessation des paiements. mais seulement une personne. La décision qui va être rendue est une décision contradictoire entre les cocontractants. . b) Les trois conditions de fond . Cela se comprend car ici il y a moins de confidentialité contrairement à la constatation qui reste confidentielle. Et avant de statuer le tbl doit obligatoirement entendre en dehors du chef d’entreprise et des créanciers. . effets) Pour demander une constatation il faut une requête conjointe des parties présentée à l’accord du président du tbl de commerce. les cocontractants ont comme seule possibilité de demander la résolution de l’accord. Ce n’est plus le président du tribunal qui est en charge. Il n’y a aucune vérification. 1. le conciliateur. L’accord conclu va donc bénéficier à l’entreprise et aussi aux éventuels codébiteurs de l’entreprise et à tous ceux qui ont consenti des sûretés personnelles. Les suites de l’accord A] 1ère possibilité : la constatation de l’accord par le président (conditions . pour l’homologation c’est le tribunal qui est compétent. Ensuite sera apposé sur le ct par les soins du greffier. 2. L’audience n’est pas publique. le ministère public et un représentant de l’ordre dans le cas des professions libérales. Le pdt prend une ordonnance qui constate l’existence de l’accord et il est obligatoire de lui joindre une déclaration du débiteur par laquelle celui-ci atteste qu’il ne se trouve pas ou plus en état de cessation des paiements. Mais nul n’y a accès sauf les parties à l’accord.Le tbl doit vérifier que l’accord est de nature à assurer la pérennité de l’entreprise en difficulté. La décision qui constate l’accord ne fait l’objet d’aucune publicité.Le débiteur ne doit plus être en cessation des paiements et c’est le tbl de l’homologation qui opère un véritable contrôle (contrairement à la constatation) de cette condition. La décision d’homologation art. Si l’accord n’est pas exécuté.

L’interdiction d’émettre des chèques si elle avait été mise en place est levée. Pr toutes les parties à l’accord. donc on prenait la date réelle de cessation des paiements. S’il y a eu une homologation avant la liquidation judiciaire : quoiqu’il arrive. avant la loi de 2005 ce n’était pas possible. Période suspecte = période qui se déroule entre la cessation des paiements et la décision de mise en liquidation judiciaire. Ils auront un privilège. L611-11 : privilège accordé aux porteurs « d’argent frais » et aux personnes qui fournissent un nouveau bien ou service en vue d’assurer la poursuite de l’activité de l’entreprise et à sa pérennité. en effet pour le créancier comme pour le débiteur dans la plus part des cas. les cdt° de publicité ds l’article. L’homologation et ses effets vont profiter aux coobligés (cautionnements. NB : Loi du 7 février 2009 : loi pour l’accélération des programmes de construction et d’investissement public et privé. même si la cessation des paiements était intervenue avant l’homologation. garants personnels). En pratique dans 95% des cas l’homologation n’est pas demandée. Tous les engagements pris pendant cette période peuvent être annulés rétroactivement. art. NB : Adoption du décret d’application du 12 février 2009. 9 . On ne fait pas « remonter la date ». la confidentialité est plus souhaitable que l’homologation même si celle-ci (l’homologation) a des effets avantageux pour les créanciers. Les effets de l’homologation Dès qu’elle intervient. un « bon rang » pour être payés si jamais on en arrive tout de même à la liquidation judiciaire. 3. Le jugement d’homologation a l’autorité de la chose jugée. Donc les partenaires doivent par exemple rendre les paiements effectués par l’entreprise en difficulté alors qu’elle même ne doit pas rendre la machine achetée. la procédure de conciliation connaît son terme et donc la mission du conciliateur avec. Cette loi supprime la cdt° de subordination de la remise de dette par les créanciers publics à la remise de dette préalable par les créanciers privés (cdt° de concomitance). Art. l’homologation n’avait pas l’ACJ. les actions en justice et les délais sont interrompus. comme l’homologation à l’ACJ.+cf. 611-12 : le début d’une procédure collective met fin à l’homologation et donc à l’accord constaté et dans ce cas les créanciers récupèrent leurs droits à être payés. on considère que la cessation des paiements à eu lieu à partir de l’homologation.

- Ces trois procédures ont tout de même des règles communes. Etude de la liquidation judiciaire. Donc la liquidation va se traduire par une vente : soit de l’entreprise qui ne fermera pas les portes et sera « seulement » cédée à un repreneur (plan de cession totale de l’entreprise) .LIVRE II – TRAITEMENTS JUDICIAIRES DES DIFFICULTES : TRAITEMENT PAR LES PROCEDURES COLLECTIVES Trois procédures collectives sont étudiées dans cette partie : Etude de la procédure de sauvegarde qui ne peut être ouverte que par celui qui est en difficulté à condition qu’il ne soit pas en état de cessation des paiements. soit en demandant le redressement judiciaire. soit l’entreprise n’est plus viable et dans ce cas on procède à une vente des actifs. Etude de la procédure du redressement judiciaire. donc dans la 1 ère partie on peut étudier les trois procédures en même temps. En principe la procédure de redressement judiciaire ne s’ouvre que lorsque le débiteur est en état de cessation des paiements. sans exception. là encore le débiteur est en cessation de paiement. Il faut être doté de la personnalité juridique qu’elle soit physique ou morale. Mais son redressement est manifestement impossible. 10 . Pour que le redressement soit ouvert il faut qu’il y ait une chance de redressement/sauvegarde. PARTIE 1 : L’OUVERTURE D’UNE PROCEDURE COLLECTIVE TITRE I : CONDITIONS DE FOND D’OUVERTURE Sous-titre 1 – Conditions tenant à la qualité de la personne du débiteur Autrement dit qui a accès aux procédures collectives ? Personne = sujet de droit. Le débiteur en cessation des paiements doit agir : soit en demandant une conciliation dans un délai de 45 jours .

L’art. Les autres entrepreneurs individuels civils (notamment professionnels libéraux) C’est une innovation de la loi du 26 juillet 2005 qui ouvre le droit des proc coll aux entrepreneurs individuels civils autre que les artisans et les agriculteurs. n’est pas commerçant. L 631-5 et 640-5 du code rural il doit d’abord demander au pdt du tbl l’ouverture d’un règlement amiable tel qu’il est organisé par le code rural. les promoteurs immobiliers. §1. Le commerçant qui néglige de s’immatriculer est un commerçant de fait art. l’ordre professionnel tient un rôle notable. Mais lors de la codification la loi au lieu de viser les artisans. la procédure est introduite par le tbl de commerce. L’artisan est un professionnel civil. le législateur vise les personnes inscrites au répertoire des métiers. Depuis la loi du 25 janvier 1985 les artisans peuvent se voir appliquer les procédures collectives. Le commerçant doit être immatriculé au RCS. L’entrepreneur individuel artisan A titre de profession habituelle. pas un commerçant mais bcp de règles de droit commercial lui sont applicables et en particulier. selon art. L 311-1 du code rural définit qui est agriculteur. Mais la JP exige que l’activité développée soit faite au nom et pour le compte de l’intéressé pour que celui-ci mérite la qualification de commerçant. L123-8 C. Avant 2005 les sociétés dont l’objet était l’exercice d’une profession libérale pouvaient déjà faire l’objet d’une procédure collective. La demande suffit. Pourquoi ce changement ? C’est une erreur. Dc un mandataire qui fait des actes de commerces à titre habituel mais pour autrui. Donc il pourra être soumis à une procédure collective mais ne pourra pas demander la sauvegarde. Si on a une entreprise individuelle : le droit des procédures collectives prend aussi en compte les dettes personnelles de l’entrepreneur. Désormais la cession d’une entreprise libérale peut être envisagée dans son ensemble c'est-à-dire également avec les éléments incorporels comme la clientèle par exemple. com. Donc l’ordonnance du 18 décembre 2008 corrige cette erreur et désormais tous les artisans sont soumis aux procédures collectives peu importe qu’ils soient ou non immatriculés au répertoire des métiers. c’est qu’on se trouve en présence d’une entreprise individuelle (attention ce n’est pas la même chose que le particulier qui est lui soumis au droit de la consommation et donc aux procédures de surendettement). 11 . Professions libérales réglementées : l’autorité. l’artisan effectue en son nom et pour son compte un tvl manuel sans spéculer sur le tvl d’autrui ni sur les fournitures (sinon c’est un industriel et l’industriel est un commerçant). Cela vise en premier lieu les professions libérales. L’agriculteur doit s’immatriculer au registre de l’agriculture. §4. Spécificité qui a disparu avec l’ordonnance de 2008 : la cession de l’entreprise libérale est possible seulement pour les éléments corporels. : le commerçant de fait ne peut pas invoquer les règles applicables aux commerçants mais on peut les lui opposer. L’entrepreneur individuel agriculteur La loi du 30 décembre 1988 introduit la possibilité de soumettre les agriculteurs à une proc coll. Particularité : lsq’un créancier veut assigner un agriculteur en redressement ou en liquidation. L’entrepreneur individuel commerçant Le code de commerce définit le commerçant à l’art. L 221-1 : sont commerçants ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle. §2. mais aussi par ex.CHAPITRE I – Quelles personnes physiques ? Section 1 – Cas de figure basiques/simples Si l’on est en présence d’une personne physique. §3. Exception de l’auto-entrepreneur qui n’a pas besoin de le faire. il peut assigner l’agriculteur directement après avoir fait cette demande. le créancier n’a pas besoin d’attendre la réponse du juge. L’artisan doit s’immatriculer au répertoire des métiers.

L’entrepreneur individuel a cessé son activité alors qu’il était en cessation de paiement Cas ou l’entrepreneur ne fait rien et cesse son activité. Ex. Donc cela a 12 . Ex. une liquidation judiciaire. Quels biens ? Les biens propres de l’époux débiteur et les biens communs. L’entrepreneur individuel est marié (indications sur la situation de son conjoint) En général c’est le régime de la communauté des biens réduite aux acquêts. : Héritier qui hérite et accepte la succession (avec les dettes). A] Cas de la cessation simple de l’activité 1. L’héritier avait des dettes et était insolvable. Les créanciers de l’héritier vont dc être contents de voir cette succession s’agréger aux biens de l’héritier. .Le commerçant est immatriculé au RCS. 2.Section 2 – Cas de figure complexes §1. l’époux est dans ce cas dessaisi de ses biens. Le cas du commerçant . qui n’était pas insolvable. Lsq l’un des deux contracte de dettes les créanciers pourront saisir les biens et les faire vendre. mais il y a aussi les dettes du défunt. ont donc intérêt à demander l’ouverture d’une proc coll car cela va installer une « séparation » entre les biens de l’héritier et de l’entrepreneur défunt. a stoppé son activité et en conséquence s’est fait radier. La seule proc poss en pratique est la liquidation judiciaire. Les autres cas Cela concerne tous les non-commerçants : ils peuvent être soumis à une procédure collective dans un délai d’un an à compter de la cessation d’activité. Il ne peut dc pas rapporter la preuve contraire et il peut être soumis à une procédure collective à tout moment. . Ainsi les créanciers de l’héritier ne pourront pas se payer sur la succession. Il était en cessation des paiements et n’a pas eu le temps de demander une proc coll. car elle ne va pas s’agréger aux biens de l’héritier. Les créanciers du défunt. il n’en n’a plus la maîtrise et c’est le liquidateur qui a la main. Le dessaisissement porte sur les biens propres de l’époux comme sur les biens communs. B] Cas de la cessation de l’activité due au décès de l’entrepreneur Les mêmes règles s’appliquent quelle que soit la qualité de l’entrepreneur individuel.Le commerçant de fait qui ne s’est jms fait immatriculer au RCS : Il ne peut jms se faire radier et donc il peut aussi à tout moment être soumis à une proc coll. La sauvegarde n’est pas possible car il ne peut plus la demander. Est-ce qu’on peut ouvrir une procédure collective ? Si l’acté a cessé il n’y a plus d’entreprise… En pratique cela peut avr un sens d’ouvrir une liquidation judiciaire pour soumettre la liquidation de l’entreprise pour la soumettre au droit des procs coll et non pas aux règles de la liquidation amiable. ou un créancier peut ou le tbl peut d’office demander l’ouverture d’une proc coll mais la saisine du tbl doit avr lieu ds un délai d’un an à compter de la radiation (pas de suspension ni d’interruption du délai possible). En ppe chaque époux à la maîtrise des biens communs. Il est poss à tout créancier de demander l’ouverture d’une proc dans un délai d’un an à compter du décès. §2. : Epoux qui sont chacun entrepreneurs individuels.Le commerçant s’est immatriculé mais ne s’est pas fait radier qd il a arrêté son acté : Il reste présumé commerçant. Si l’un des deux est soumis à une procédure collective. Ils vont donc pouvoir saisir les biens du défunt qui s’ajoutent à ceux de l’héritier. L’héritier peut aussi demander l’ouverture d’une proc coll et il n’a pas de délai à respecter. Il est en cessation des paiements : Dans ce cas il peut.

C’est pour cela qu’il n’est pas soumis au droit commun des proc coll. Cette possibilité sans base textuelle a été consacrée avec la loi du 26 juillet 2005 par le législateur (art. Dans ce cas le juge peut étendre la procédure collective aux autres sociétés mêmes si celles-ci ne sont pas en état de cessation des paiements et n’ont rien demandé. cela n’a pas d’incidence sur la PM et n’affecte pas la possibilité d’ouvrir une proc coll en cas de difficulté.Société nulle : cas très rares. L621-2. donc la proc coll d’un conjoint a des répercussions majeures en termes de pouvoir et de crédit sur l’autre conjoint. De plus il y a une présomption de biens communs. Sont exclus tous les groupements qui n’ont pas la personnalité juridique (sociétés en formation. Seul le ministre des finances peut demander l’ouverture d’une procédure collective pour ces PM. La nullité est sans effet rétroactif donc la scté nulle est traitée comme une scté dissoute (cf plus haut). La loi de 1994 soumet ces syndicats à un régime particulier : on peut demander au TGI de nommer un administrateur provisoire qui remplace le syndic (qui représente et agit pour et au nom du syndicat) et une suspension des poursuites pendant 6 mois. ils gèrent les parties communes. sans texte jusqu’à la loi de 2005. 13 . Ds ce cas là. Mais la JP est très rigoureuse pour admettre un cas de confusion de patrimoine.). CHAPITRE II – Quelles personnes morales ? Section 1 – La réponse : toute personne morale de droit privé §1. Cad aussi les PM qui ne sont pas des entreprises. 631-7. . mais dans les relations entres les sociétés du groupe il y a un désordre dans les comptes de telle sorte qu’on arrive plus à les distinguer.Société fictive : JP nourrie. Dc il n’y a pas d’acté.Sociétés dissoutes : période de liquidation durant laquelle on liquide les biens de l’entreprise selon les règles du droit des sociétés. . la JP. pas de comptes sociaux. charges communes des immeubles qui ont plusieurs propriétaires… C’est un groupement « obligatoire » (imposé par la loi) qui ne peut pas être dissout.Confusion de patrimoine : hypothèse de deux sujets de droit (la plupart du temps dans un gpe de sociétés) qui ont des actés différentes.Syndicats des copropriétaires : dotés de la personnalité juridique. Sont exclues également toutes les collectivités publiques. com. Ils doivent ainsi déclarer leur créance au liquidateur et seront soumis à la proc coll d’une personne qui n’est pas directement leur débiteur.Transformation d’une société : si elle a des difficultés et qu’elle se transforme ensuite.fatalement une incidence sur l’acté du conjoint car il ne pourra plus disposer des biens communs. étend la procédure aux différentes sociétés du groupe. . Le crédit du conjoint dont l’acté marchait s’en trouve considérablement amoindri.Entreprises d’assurances et établissements de crédit : loi du 25 juin 1999. le juge peut faire cela aussi en cas de demande de sauvegarde. donc le conjoint doit prouver par écrit que ces biens sont des biens propres et non des biens communs. . L’hypothèse est celle de la scté de façade sans existence réelle. Le droit des proc coll est applicable car la scté reste une PM pendant la dissolution. 641-1 C. Donc on a une société en cessation de paiement et le juge se rend compte de la confusion des patrimoines. Les créanciers du conjoint pourront tjs saisir ses biens propre s’il en a mais ne pourront plus saisir les biens communs. pas d’AG… La JP dans un 1 er temps sans texte a considéré qu’il fallait gommer la façade fictive et ouvrir une proc coll à l’égard de l’animateur de la société en question. §2. groupes de sociétés…). . Dans ce cas on peut ouvrir une proc coll à l’égard de la scté fictive et l’étendre à l’associé pr avr accès à l’ensemble du patrimoine disponible. Depuis la loi de 2005. Cas particuliers . . Cas généraux Toute personne morale de droit privé depuis la loi du 13 juillet 1967.

 Membres de la personne morale : depuis la loi 26 juillet 2005. Sous-titre 2 – Conditions tenant à la situation du débiteur CHAPITRE I – Le débiteur n’est pas en conciliation et est en état de cessation des paiements (CP) L 631-1 et L 640-1 Cf plan : cas particulier des agriculteurs. a été complété. Caractères des dettes composant le passif considéré (certaines. l’art. com. . ou exigées ?) Le passif dont on tient compte pour établir la situation de cessation des paiements est celui constitué : . MAIS il appartient au débiteur (il a la possibilité) de prouver que l’absence de mise en demeure est véritablement constitutive d’un délai de la part du créancier. Daniel Tricot.1998 Cass donne des solutions fluctuantes.  Dirigeants de la PM : depuis la loi 26 juillet 2005. n’est pas suffisant. S’il y parvient.des dettes certaines (leur existence doit être indiscutable). ciales. alors la dette du débiteur n’est plus exigible. Section 2 – « L’actif disponible » de l’article L631-1 C. L 631-1 C. elles n’étaient donc pas prises en considération lors des proc coll. C’est celui qui est disponible à très court terme : ce qui est en caisse. exigibles. du terme. Avant la loi de 2005 les dirigeants qui avaient commis une faute grave caractérisée pouvaient être soumis individuellement à une proc coll qui était alors vue comme une sanction. com. Avant. liquides. pro ou non-pro… Avant 1967 on ne tenait compte que des dettes ciales et pas des dettes civiles or les dettes à l’égard de l’URSSAF et du trésor public sont civiles. Depuis l’ordonnance de 2008. pdt de la Cass com corrige et dit qu’il y a une présomption : on doit tenir compte de tout ce qui est exigible (dette dès lors que le terme est échu). s’il n’y a pas eu de mise en demeure doit-on considérer que le créancier fait crédit ? Dans ce cas c’est peut être normal de ne pas payer tout de suite… Qu’entend-t-on par passif exigible ? Doit-on tenir compte du passif exigé ? Avec l’Â 28. les membres des PM qui de part les statuts étaient tenus indéfiniment et solidairement étaient redevables des dettes de la PM c’était une automaticité injuste car si la PM était en cessation des paiements ce n’était pas forcément le cas de ses membres.liquides (elles doivent être évaluées. non ctuelles. ils représentent la société mais ne sont pas responsables de l’acté et ne sont pas « l’entrepreneur ». La JP ne veut pas s’en tenir à une approche comptable donc elle chercher à intégrer des éléments « dynamiques » de l’entreprise comme par exemple des découverts passagers. Section 3 – « L’impossibilité de faire face » de l’article L631-1 C. Dès lors. c’est la PM qui est en proc coll et non pas ses membres. chiffrées ou au moins chiffrables). le ppe c’est que le débiteur ait été mis en demeure de payer par le créancier. Le caractère exigible : pb car en dt commun pr qu’un débiteur soit en retard. Section 1 – Le « passif exigible » de l’article L631-1 C. §2. placements boursiers). le dépassement de l’échéance.et exigibles. . Nature des dettes composant le passif considéré Toutes les dettes : civ.04. com. 14 .Section 2 – Une question : la PC de la PM atteint-elle ses membres et ses dirigeants ? NON : la proc coll de la PM n’atteint pas ses membres et ses dirigeants. ctuelles. com. §1. en banque et ce qui est convertible immédiatement en argent (effets de commerce échus.

Ce qui veut dire qu’on ne peut pas payer tout de suite. Ac la loi de sauvegarde de 2005 :  Pas de cessation des paiements : possibilité de demander une conciliation. TITRE II : LE JUGEMENT D’OUVERTURE Sous-titre 1 – Saisine du tribunal et préparation du jugement 15 . le fait qu’on utilise abusivement la proc de sauvegarde. CHAPITRE II – Le débiteur est en difficulté mais n’est pas en état de cessation des paiements ni en procédure de conciliation Le débiteur peut demander une sauvegarde (art. com. Or la sauvegarde comme le redressement sont des proc dont le but est de sauver l’entreprise.La JP distingue l’impossibilité de faire fasse de l’art.12.  Il n’est pas en cessation des paiements : pas de proc coll mais règlement amiable. L’argument du temps pourrait jouer mais souvent il va plutôt à l’encontre des intérêts des entreprises en difficultés. com. L 622-10 al. ou le débiteur est en situation irrémédiablement compromise et pas en cessation des paiements grâce au recours à des moyens ruineux et/ou frauduleux. Les commentateurs craignent un peu les exagérations. que l’on pourrait vendre. Donc les frontières entre sauvegarde et redressement sont fluctuantes. La proc de sauvegarde n’est ouverte que sur demande du débiteur. C’est à ce moment précis qu’est appréciée la date de cessation des paiements. com. Les difficultés peuvent être diverses et il faut montrer que sans proc coll le débiteur ne peut pas s’en sortir. Avant l’ordonnance de 2008 : les difficultés devaient être de nature à conduire le débiteur à la cessation des paiements. Le juge doit en plus se situer au jour où il statue. L 620-1 C. Donc si la sauvegarde est impossible. Mais le débiteur n’a pas besoin d’être tout proche de la cessation des paiements. une procédure de redressement peut être ouverte. Maintenant art. C’est une impossibilité actuelle de faire fasse. modifié par l’ordonnance du 18. Cette partie de la phrase a été supprimée par l’ordonnance. Il y a un exemple caractéristique de la JP. pas au jour de la demande. La réponse est de faire confiance aux tbx pour bien respecter le critère de l’impossibilité de surmonter les difficultés. Là le juge considère qu’il n’est pas en cessation des paiements et n’ouvre pas de proc coll (il peut en revanche y avoir une procédure pénale). et les procédures collectives bien évidemment aussi. L’idée était de dire que c’était un redressement judiciaire anticipé. Avant la loi de 2005 : importance du critère de l’état de cessation des paiements du débiteur :  Il est en cessation des paiements : proc coll obligatoire : liquidation ou redressement.2008). Il ne doit pas être en cessation des paiements mais doit justifier de difficultés qu’il n’est pas en mesure de surmonter. et la gêne momentanée.  Cessation des paiements : la conciliation est ouverte. La différence ac la conciliation c’est que les difficultés doivent être là et pas seulement prévisibles. L’existence des difficultés et l’appréciation du caractère insurmontable relèvent du pouvoir des juges du fond. La Cour de Cass exerce un ctrl de la motivation. donc cela peut paraître bizarre. : qd l’adoption d’un plan de sauvegarde est manifestement impossible et que la clôture de la proc de sauvegarde va de manière certaine conduire à une cessation des paiements. il n’y a aucun espoir. 3 C. mais on peut aussi demander une procédure collective. De même il ne faut pas confondre la cessation des paiements et la situation irrémédiablement compromise où même s’il y a des biens disponibles. ça va probablement être la même chose avec le redressement. peu importe qu’il y ait des immeubles par exemple. L 631-1 C. C’est une impossibilité actuelle de payer. Il faut donc distinguer l’état de cessation des paiements et l’insolvabilité.

ou il pourra être puni par une interdiction de gérer (sanction civile).CHAPITRE I – La saisine du tribunal Section 1 – L’auteur de la saisine Pour la procédure de sauvegarde. + cf plan Si le débiteur est en cessation des paiements : le créancier ne doit pas être payé car le paiement serait annulable pour avoir eu lieu en période suspecte. il doit désigner des représentants qui seront entendus par le tbl avant l’ouverture de la proc et qui après son ouverture pourront exercer des voies de recours. Le procureur de la république La possibilité que le procureur de la république saisisse le tbl indique encore une foi le caractère d’ordre public important de la matière. 16 . Pour les autres procédures : différents acteurs entrent en jeux. §4. : proc à respecter pour saisir le tbl de la demande : faire un dossier. Le débiteur (cas le plus fréquent ac le créancier) Si le débiteur souhaite une sauvegarde. R 621-1 C. Qd il y a un CE dans la société il doit être informé et consulté avant la déclaration de cessation des paiements et avant la demande d’ouverture de la procédure de sauvegarde le cas échéant. Pour le redressement et la liquidation judiciaire : le débiteur par hypothèse est en état de cessation des paiements et est obligé d’agir dans un délai de 45 jours (s’il veut une conciliation c’est une condition s’il ne la respecte pas. déposer un inventaire… §2. aucun délai ne s’impose à lui sauf qu’il ne doit pas être en cessation des paiements. mais le débiteur pourra être sanctionné pour avoir commis une faute et une partie des dettes pourra être mise à sa charge. la conciliation ne lui sera pas accordée). Pour la liquidation ou le redressement c’est seulement une obligation : donc si le délai n’est pas respecté. Sinon le dirigeant encourt une sanction pénale pour délit d’entrave. Le tbl adresse alors une note au débiteur pour lui expliquer les raisons de la saisine d’office. C’est une des rares exceptions du droit civil ou le juge peut s’autosaisir. §1. le représentant légal (donc ni les associés ni les administrateurs qui ne sont pas des représentants légaux). com. la proc sera tout de même ouverte. §3. C’est pareil s’il n’y a pas de CE pour les délégués du personnel. Depuis 1981 il peut saisir le tbl par une requête et puis le débiteur doit être convoqué directement devant le tribunal. La saisine d’office Uniquement en cas de liquidation ou redressement judiciaire. Le débiteur peut demander aussi bien un redressement qu’une liquidation (avant le débiteur ne pouvait demander que l’ouverture d’un redressement). Art. Il y a aussi une convocation préalable du débiteur obligatoirement envoyée par le tribunal. seul le débiteur peut la demander. Qualité pour demander l’ouverture d’une proc : l’entrepreneur individuel. Si le débiteur n’est pas en cessation des paiements ce n’est pas « bien » de l’assigner en redressement ou en liquidation juste pour lui mettre la pression. Si CE il y a. Un créancier (cas la plus fréquent ac le débiteur) Qd un créancier entend assigner son débiteur quand il ne fait pas fasse à son passif exigible ac son actif disponible : il ne peut pas à côté demander paiement.

La réforme a créé 6 tbx de commerce et en a supprimé 55 pour des questions d’indépendance et de conflit d’intérêt (tbx de commerces sont gérés par des bénévoles. et R 662-7 C. demeure compétent. Et donc pour ces sociétés c’est tjs le TGI qui est compétant ( pr les proc coll aussi). ou bien lsq’il s’agit d’un groupe de sociétés on peut regrouper les proc coll de toutes les sociétés. L’initiative appartient au juge du tbl compétent normalement et aussi au ministère public. Le ctrl doit être exercé par les membres de la société pour garantir son indépendance. Cette contrainte ne favorise pas l’accroissement de la société par le biais de l’investissement. Sous-section 2 : La compétence territoriale §1. assoc. Initiative du ministère public possible. R 600-1 C. fondations et depuis 2005 pphys qui exercent des professions libérales et les sociétés civiles). : « en cas de changement de siège d’une PM dans les 6 mois qui ont précédés la saisine du tbl. c’est le siège réel qui détermine la compétence On tient compte du siège « officiel ». la JP tient compte du siège social réel et non pas du siège social officiel. Pour changer de ressort il faut poser la question à la Cass. le pdt du tbl normalement compétent peut demander au premier pdt de la cour d’appel de confier le dossier à un autre tbl du ressort. Les TGI n’auront plus jamais à connaître des proc coll des commerçants. Le problème c’est que tous les associés n’ont pas forcément touché la même chose et aussi que parfois les bénéfices pouvaient être réinvestis dans la société. le tbl ds le ressort duquel se trouvait le siège initial. Deux exceptions (regarder le plan): Art. : s’il y a des intérêts qui justifient un changement de tbl. En 1990 le législateur permet aux professions libérales de s’associer dans des sociétés ciales de professions libérales. le siège statutaire pour les PM et le lieu de déclaration des impôts pour les pphys. L 662-2 C. Donc de ce point de vue les sctés ciales sont beaucoup plus pratiques. Pr tous les autres c’est le TGI qui connaît des procédures collectives (agriculteurs. Ces sctés connaissent dc des régimes spécifiques car elles sont ciales par la forme et ont un objet civil. dans ce cas les membres de la société étaient imposés sur des bénéfices qu’ils n’avaient pas touchés. GIE à objet civil. » Art. Mais la transparence fiscale était trop contraignante : ac les sociétés civiles on fait comme s’il n’y avait pas de PM et les bénéfices sont attribués à parts égales à chacun des associés. Depuis la réforme ce contentieux a été rapatrié devant les tbx de commerce. com. 17 . mais pour les parties ce n’est pas possible de demander un changement de juridiction compétente.Section 2 – La juridiction saisie (regarder le plan !!!) Sous-section 1 : La compétence matérielle d’attribution Pour les commerçants : c’est le tbl de commerce qui est compétent. ce ne sont pas des magistrats comme au TGI). Pour les artisans : c’est le aussi le tbl de commerce qui es compétent. des pairs. com. Société d’exercice de profession libérale à forme commerciale : Avant les pphys qui exerçaient des professions libérales ne pouvaient faires que des sociétés civiles. Le débiteur a son siège sur le territoire français A] Le principe R600-1 Jurisprudence : si le siège déclaré est fictif. Quand il y a un siège social fictif. com. SELAFA pour SA…). Jusqu’à la réforme de la carte judiciaire. dans un certain nombre de ressorts (30) il n y avait pas de tbl de commerce et dans ce cas on allait devant le TGI. Quels intérêts ? Pb de conflit d’intérêt avec les juges du tbl de commerce par exemple. Ces sctés ciales sont spécifiques et ça se voit déjà dans le nom de la société (SELARL au lieu de SARL.

Fixation de la date : il faut une date précise. Dans ce cas ts les autres E qui peuvent être concernés doivent reconnaître le jugement. Une convocation irrégulière peut entrainer la nullité de l’ouverture de la proc. la cessation des paiements a disparu. Mais c’est seulement une présomption simple. De même s’il y a un appel. Cad : l’E dans lequel il y a le « centre des intérêts ppx » (CIP) est compétent pour connaître de la proc coll et ce CIP est présumé être l’E ou se trouve le siège social statutaire. Depuis la loi de 2005 : dans le cas gal (p. CHAPITRE II – La préparation du jugement Le tbl peut nommer un juge enquêteur dans les 3 proc coll en cas de besoin d’infos sur la situation de l’entreprise. Le cas spécial concerne tous les débats relatifs aux poursuites de dirigeants et à ce moment là les débats sont publics. Le débiteur qui demande une sauvegarde et qui a déjà demandé un mandat ad hoc ou une conciliation : tbl peut obtenir communication de tous les actes et doc qui ont trait à ces deux procédures.8 du plan) le ppe reste que l’on auditionne en chambre du conseil. §1. on peut rester en chambre du conseil. Le débiteur n’a pas son siège sur le territoire français Avant 2000 : s’il n’y a pas de siège social en Fr mais seulement un établissement avec une activité et qu’il y a cessation des paiements en Fr. Le règlement admet que dans les E ou il y a des établissements stables. Si le tbl ne fixe pas de date : la cessation des paiements est sensée être intervenue au jour et à l’heure ou le juge statue. la Cass dit que sa proc a vocation à s’appliquer sur tous les biens de la société quel que soit l’E dans lequel ils se situent (il faudra des jugements d’exequatur). Il est poss au tbl de demander des auditions du débiteur (elle peut être obligatoire). la CA doit également se placer au jour ou elle statue pour apprécier la cessation des paiements. Ce juge devra faire un rapport à déposer au greffe et à communiquer au débiteur et au ministère public et les représentants du personnel peuvent le consulter au greffe. Cette date peut être modifiée ultérieurement 18 . Règles de constatation et de fixation de la date de cessation des paiements Le tbl doit vérifier qu’il y a bien une cessation des paiements et le juge doit impérativement se placer au moment où il statut.§2. Tbl ou ministère public peuvent demander cette communication d’office. le tbl a un pouvoir d’appréciation. Publicité des débats : tout se déroule en chambre du conseil et donc pas en public. s’il n’y a plus de cessation des paiements à ce moment là. Mais après l’ouverture de la proc coll il est poss de demander à ce que les débats deviennent publics. Dans l’UE : le règlement 1346/2000 du 29 mai 2000 : tt les EM sauf le Danemark sont soumis à la procédure décrite par ce règlement. il y a une sorte de hiérarchie. des succursales on puisse ouvrir des proc secondaires qui ne sont pas autonomes par rapport à la proc ppale. Sous-titre 2 – Contenu et efficacité du jugement d’ouverture CHAPITRE I – Le contenu du jugement d’ouverture (lire le plan) Section 1 – La constatation de la cessation des paiements et fixation de sa date Slt dans le cas de la liquidation et du redressement. Cad si au moment de la saisine par le créancier il y avait bien cessation des paiements. mais si l’une des personnes mises en cause le demande avant l’ouverture des débats. il n’y a plus lieu d’ouvrir une proc coll. Le droit qui s’applique est aussi celui de l’E du CIP (il y a des exceptions). le juge ne peut pas ouvrir une proc coll. pas besoin de procédure d’exequatur. Il y a aussi une audition obligatoire des représentants du personnel de l’entreprise. mais qu’entre-temps.

Le vendeur ne vend pas assez cher. C’est possible dans un délai d’un an. Les actes accomplis pendant cette période sont susceptibles d’être annulés car ils peuvent être irréguliers (avantager des créanciers par rapport à d’autres…). 19 . La vente est donc déséquilibrée. il vend des biens car il a besoin d’argent. Maintenant il suffit que l’acte soit intervenu pdt la période suspecte.quand le juge n’a pas tous les éléments pour fixer la date exacte de cessation des paiements. car elle a l’ACJ. com. Le débiteur ne peut pas demander la fixation de la date de cessation des paiements et depuis 2005 le tbl ne peut pas le faire d’office. Donc l’intérêt de la période suspecte pour le débiteur est qu’il peut récupérer ses biens sans rendre la contrepartie. Conditions procédurales  Qui peut agir ? Uniquement les personnes visées par l’art. §2. Un créancier individuellement ne peut pas non plus demander l’annulation d’un acte. le vendeur n’est pas obligé de rendre l’argent. L’acheteur créancier devra déclarer sa créance. Mais une proc coll intervient. Seul le ministère public et le mandataire peuvent demander la fixation de la date. Mais la JP avait déjà opéré ce changement avant la réforme. Le tbl ne peut pas se saisir d’office et le débiteur lui-même ne peut pas demander l’annulation. Conditions de fond Il y a eu un changement de terminologie : avant on ne pouvait annuler que les actes faits par le débiteurs. L632-4 C. on peut le mettre en demeure et s’il n’obtempère pas. le commissaire à l’exécution du plan et le ministère public. Il y a un délai de 3 mois pour mettre en demeure le mandataire et souvent c’est un délai trop long par rapport à la nécessité de reconstruire le patrimoine. 2. A] Intérêts des nullités de la période suspecte Par exemple : pendant la période suspecte un acte de vente a été conclu. donc l’acte peut être annulé rétroactivement et le vendeur peut retrouver son bien. Sanctions possibles pour n’avoir pas saisi le juge : interdiction de gérer. le mandataire judiciaire.  Contre qui ? Contre le bénéficiaire de l’acte. Pour fixer cette date : on ne peut pas faire remonter la date de cessation à plus de 18 mois avant la saisine du juge. on n’accepte que très rarement la lésion. en dt commun normalement c’est tant pis pour lui. Date de cessation des paiements et période suspecte : étude de la nullité de la période suspecte La période qui s’écoule entre la cessation des paiements et la saisine du juge est la période suspecte. : l’administrateur judiciaire. Si le mandataire judiciaire fait preuve d’inertie. les contrôleurs pourront exercer les pvrs que le mandataire judiciaire néglige d’exercer lui-même. B] Conditions générales de la nullité 1. De plus s’il y a eu une conciliation et un accord homologué (pas une contestation) : on ne peut pas faire remonter la date de cessation des paiements au-delà de la date de cette homologation. On ne fait qu’inscrire la dette à l’égard de l’acheteur dans la liste et on verra à la fin si on peut le payer. on n’attaque plus slt les actes faits par le débiteur comme avant le changement de terminologie. Les contrôleurs (svt les banques) sont des créanciers chargés de ctrl et superviser le mandataire judiciaire. ou mettre à la charge du gérant une partie des dettes de la société. Mais comme on est en proc coll.

un constituant confie des biens à un fiduciaire (avocat. cad une poss d’acquérir des actions de la scté plus tard et le prix de l’action est fixé à « aujourd’hui ». com.tte hypothèque conventionnelle ou judiciaire (…) constituée pour une dette antérieurement contractée… Stock-options : la scté propose à ses salariés et ses dirigeants des options. ou établissements de crédit). Devant quel tbl ? Tbl de la proc est compétent : c’est une exception par rapport aux règles de compèt normales (compèt du tbl du défendeur). Dans tous ces cas. C’est une remise en cause de l’unicité des patrimoines. Nullités de droit ou nullités objectives = L632-1 I Dans ce cas le juge n’a pas de pvr d’appréciation.Fiducie : ct qui existe depuis 2007. sauf si la fiducie est contractée en garantie d’une dette antérieurement contractée (avant la cessation des paiements). ce sont des actes considérés comme anormaux.les ct commutatifs ds lesquels les obligations du débiteur excèdent notablement les obligations de l’autre partie. Donc si le constituant fait faillite.tout paiement pour dette non échue au jour du paiement. .Ts les actes à titre gratuit translatifs de ppté mobilière ou immobilière. le tbl est obligé d’annuler les actes ci-dessus s’ils ont eu lieu pendant la période suspecte. C’est une manne pour le banquier car cette garantie est extrêmement sûre. sont annulables depuis 2005. Dans ce cas seulement le juge peut annuler les actes du créancier en question. com. C] Distinction entre nullités de droit et nullités facultatives 1. Dc pour ces actes en quelque sorte la période suspecte est allongée et peut atteindre au maximum 24 mois. . C’est inspiré du droit anglais.S’il n’y a pas de cessation des paiements la seule proc poss est la sauvegarde (art. On attend donc que le cours de l’action de la société monte pour exercer l’action et puis la revendre afin d’obtenir une plus-value. com. L632-1 I C. il suffit que le créancier ait eu connaissance de la situation du débiteur. Ces actes sont automatiquement nuls : . Le but est de permettre la poursuite de l’acté éco.tout paiement pour dette échue fait dans un mode autre que les modes de paiement habituels. L632-1 II C. : organise des nullités subjectives. à titre de garantie. la ppté est transférée et le fiduciaire aura donc deux patrimoines (le sien et celui ou sont transférés les biens par le ct de fiducie). . La ppté est transférée dans un but particulier : pour gestion. Cette opération peut aussi être annulée si elle intervient pdt la période suspecte. . 2. L632-2 C. le patrimoine fiduciaire ne pourra pas être affecté. de transmission à un tiers… Le transfert de ppté n’est pas définitif et pas forcément à l’avantage du fiduciaire. Sont concernés les actes de l’art. Ces actes à titre gratuit faits avant la période suspecte ont un statut particulier. com. . le maintient de l’emploi et 20 . le créancier connaît la situation de cessation des paiements du débiteur en difficulté : il faut démontrer cette connaissance du créancier de la situation de cessation des paiements. lire l’art. : le tbl peut annuler les actes à titre gratuit faits dans les 6 mois précédant la date de cessation des paiements. du code) . Et dans ce cas la plus-value est soumise à une fiscalité moins sévère que les autres plus-values. il doit annuler. On se fiche de savoir si les actes en question sont équilibrés ou déséquilibrés.Ces stock-options et l’autorisation de lever l’option donnée par l’entreprise qui va avec. L620-1 C. Nullités facultatives L632-1 II et L632-2 Deux cas de figure :  Art.  Art. Section 2 – Détermination de la procédure à ouvrir (PO) (lire les art. . il doit le plus souvent faire quelque chose avec ce patrimoine mais ne peut pas l’utiliser pour lui-même. dans le plan du cours).

Si elles ne sont pas remplies ou l’une des deux n’est pas remplie la nomination de l’administrateur judiciaires est obligatoire. 2 C. On élabore un plan pour redresser l’entreprise. Au bout de deux mois le tbl doit s’assurer que l’entreprise dispose de la trésorerie pour continuer son activité. Dans le cas de la liquidation judiciaire simplifiée (art. . La PO ne doit pas être trop courte. mais les mêmes règles que celles de la période d’observation sont appliquées. il y a un certain nombre de cas ou l’acté ne s’arrête pas (par exemple quand l’entreprise est vendue). Mêmes buts que pour la sauvegarde sauf qu’on se trouve en cessation des paiements. social et environnemental. 21 . Donc la PO est au maximum de 18 mois. . puis le maintient de l’emploi et en dernier.T. en redressement et sauvegarde. L 640-1 C. Mais si en ppe l’acté s’arrête en cas de liquidation judiciaire. l’apurement u passif. com. Dans ce cas on ne qualifie pas de période d’observation. le tbl peut recourir à la proc simplifiée de liquidation judiciaire.  Aujourd’hui : . .Au-dessus de ces seuils mais en dessous de 6 salariés et avec un chiffre d’affaire inférieur ou égal à 750 000 € H. Ce sont des cdt° cumulatives. il y es tjs obligatoirement nommé. ni trop longue car on reste dans la situation qui provoque les difficultés.) on peut tjs changer d’avis. Aujourd’hui il n’y a que trois proc répertoriées dans le code mais il y a des simplifications pr les petites entreprises. L 631-1 al. Il y a cessation des paiements et le redressement est impossible.l’apurement du passif. But : mettre fin à l’activité de l’entreprise si ce n’est pas fait ou réaliser le patrimoine du débiteur par une cession globale ou séparée de ses droits et ses biens (en général on fait tjs les deux). La PO sert à observer l’entreprise et à faire un bilan économique. On n’échappe pas au liquidateur. A l’issue d’une période d’observation.) lsq le chiffre d’affaire est de 3millions d’€ et moins et qu’il y a 20 salariés ou moins. com.2009 : la liquidation judiciaire simplifiée est facultative slt pr les entreprises de moins de 5 salariés et de maximum 750 000 € de chiffre d’affaire. L 644-6 C. Ces trois éléments constituent des buts et ils sont hiérarchisés : le plus important est la poursuite de l’exploitation. Mais la cession d’entreprise peut parfois aussi se développer en redressement de la société et sa reprise par un repreneur (rajouté plus tard dans la loi). la nomination de l’administrateur judiciaire n’est pas obligatoire (art. On peut faire appel à des experts pour dresser se bilan (c’est le mandataire judiciaire qui le fait normalement). car il faut le temps de monter le plan. L’ordonnance de 2008 rend obligatoire la liquidation judiciaire simplifiée dans certains cas. En ppe la PO dure 6 mois et on peut la renouveler une fois et le ministère public peut encore demander une 3ème prolongation. le tbl peut décider de ne plus appliquer les dérogations de la liquidation judiciaire simplifiée par un jugement spécialement motivé. com.La proc coll simplifiée est obligatoire si l’actif du débiteur ne contient pas d’immeuble et s’il y a au maximum un salarié et que le chiffre d’affaire est inférieur ou égal à 300 000 €. L 621-4 et R 621-11 C. . il y a un plan de sauvegarde qui est mis en place avec la constitution d’un comité de créanciers. Par exemple. Pr la liquidation judiciaire il y a aussi une simplification qui accélère la proc pr qu’elle se termine dans un délai d’un an.  Pour les procédures collectives qui ont commencé avant le 15.Liquidation judiciaire : art.02. Pendant la PO l’acté se poursuit.Redressement judiciaire : art.Au-delà de ces seuils : la liquidation judiciaire classique est obligatoire. com. Section 3 – Fixation de la durée de la PO La période d’observation n’existe normalement qu’en sauvegarde et redressement et pas en liquidation.

La proc coll ne fige pas les choses, elles peuvent s’aggraver en cours de PO ou s’améliorer, et la cessation des paiements peut intervenir et le tbl dans ce cas peut convertir la sauvegarde en redressement. Pareil en cas de redressement on peut transformer la proc coll en liquidation judiciaire ou en sauvegarde.

Section 4 – Désignation d’organes de la procédure §1. Le juge-commissaire et l’organe chargé de l’inventaire de la prisée A] Le juge-commissaire
Il y a tjs un juge-commissaire dans toutes les procédures collectives : c’est un juge nommé par le tbl qui est commis à la procédure, il est chargé du dossier de l’entreprise. Il est le pivot de la proc et reçoit les infos, les transmet. Il peut prendre bcp de décisions. Il a des pvrs importants (homme orchestre) en ppe. - Il doit veiller au déroulement rapide de la procédure et à la préservation des intérêts en présence. Si besoin on peut nommer plusieurs juges-commissaires. - Il est nommé par le tbl, mais il est remplacé/changé par le pdt du tbl. - Il reçoit les infos aussi bien de la part de l’administrateur judiciaire, que du mandataire judiciaire et du ministère public. - Il peut poser des questions aux banques, organismes sociaux, banque de France, créanciers… - Il doit transmettre les infos au tbl qui l’a nommé par des rapports (oraux ou écrits), des avis et aussi au liquidateur judiciaire, mandataire judiciaire, experts et ministère public. - Il a un pouvoir de décision et rend des ordonnances. - Il prend les décisions en liquidation lsq’il s’agit de vendre des biens isolés (pas la cession de l’entreprise elle-même). - Il décide si les créances sont admises quand il y a des déclarations de créance. - Il autorise les actes qui sortent de la gestion courante. - Il autorise les licenciements. - Il nomme les contrôleurs (créancier de l’entreprise qui acceptent de ctrl la procédure aux côtés du jugecommissaire et du mandataire judiciaire). En ppe on peut dans un délai de 10 jours faire des recours contre les actes du juge-commissaire devant le tbl de la procédure lui-même. En ce qui concerne l’admission ou non des créances et les ordonnances sur la vente d’actifs du débiteur : les recours doivent être faits directement devant la CA.

B] Commissaire-priseur judiciaire ou notaire ou huissier ou courtier en marchandises assermenté : inventaire et prisée L622-6, R622-4, L631-14-I, L641-1
On fait l’inventaire des biens de l’entreprise débitrice pour faire le plan. Cela empêche aussi que le débiteur ne fasse disparaître un certain nombre de biens. La prisée : on attribue un prix aux biens du débiteur. - Avant les deux procédures étaient obligatoires quelque soit la procédure collective (même la procédure de sauvegarde). - Depuis 2008 en sauvegarde, le débiteur peut faire son inventaire lui-même. S’il ne le fait pas ou ne veut pas le faire on pourra nommer qq’un. Il n’y a désormais plus de prisée en sauvegarde. Pour le redressement et la liquidation judiciaire il faut les deux (prisée et inventaire) et le débiteur ne peut pas faire l’inventaire lui-même.

§2. Les organes d’un redressement judiciaire et d’une procédure de sauvegarde
Administrateur judiciaire et mandataire judiciaire sont tous les deux des mandataires de justice.

A] Le ou les administrateurs judiciaires
1. Désignation obligatoire ou facultative ?

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En dessous des deux seuils indiqués plus haut dans l’étude de l’art. R 621-11 C. com. : la désignation de l’administrateur judiciaire est facultative. Au-delà des seuils la désignation de l’administrateur judiciaire est obligatoire. Nouveauté de l’ordonnance de 2008 : le débiteur qui demande la sauvegarde peut proposer le nom d’un administrateur judiciaire et le ministère public peut le faire aussi. Le tbl peut accepter ou refuser et le ministère peut s’opposer à la nomination de la personne proposée par le débiteur si elle a déjà été mandataire ad hoc ou conciliateur de l’entreprise débitrice. 2. Missions La mission de l’administrateur est en lien avec l’administration de l’entreprise. Il ne l’administre pas forcément directement. a) Variabilité - En sauvegarde : le tbl ne peut pas demander à l’administrateur judiciaire d’administrer l’entreprise au lieu et place du débiteur. Il peut seulement ordonner une mission de surveillance de l’administration faite par les dirigeants ou une mission d’assistance. On pourrait rapprocher ça de la curatelle : il signe les chèques et les commandes avec les dirigeants. Le tbl peut distinguer les actes pr lesquels il y a une mission de surveillance et d’assistance. Le tbl peut faire du sur-mesure. C’est un peu complexe pour les tiers qui ne savent au final pas vraiment qui fait quoi. - En redressement : il ne peut jamais y avoir seulement une mission de surveillance, le tbl est obligé d’ordonner une mission d’assistance et/ou de représentation. Dans la représentation on évince le dirigeant habituel de l’entreprise, sauf si l’administrateur judiciaire lui donne un mandat. Mais comme en sauvegarde, le tbl peut ordonner l’assistance pr certains actes et la représentation pr d’autres. L’administrateur judiciaire peut aussi être chargé d’une mission totale de représentation. Dans ce cas on se trouve dans une situation proche de la liquidation car le dirigeant est alors dessaisi totalement de son pouvoir de gestion de l’entreprise. b) De l’intangibilité de certains pouvoirs et droits Quelle que soit la procédure collective : - L’administrateur judiciaire est seul à pouvoir décider pdt la PO de la poursuite ou de l’arrêt des contrats en cours. - Lsq on est en PO et qu’on fait des propositions de plan pdt le redressement judiciaire, c’est l’administrateur qui propose le plan aux créanciers en particulier. Il y a aussi des droits maintenus au profit du débiteur quelle que soit la mission de l’administrateur : - En cas de redressement ou de sauvegarde : actes de gestion courante. Les actes de gestion courante sont qualifiés comme tels par le juge au cas par cas. - En ce qui concerne les droits extrapatrimoniaux : divorce, reconnaissance d’un enfant… Ces actes ont pourtant des conséquences patrimoniales, mais le débiteur ne doit pas passer par l’administrateur judiciaire pour les faire. - Les droits propres : ils ne sont pas visés spécifiquement dans la loi. Ils ont été créés par la JP pour permettre au débiteur d’exercer des voies de recours dans des cas ou la loi ne le prévoyait pas.

B] Mandataire judiciaire
Il est toujours nommé dans les procédures de sauvegarde et de RJ, quelle que soit la taille de l’entreprise. Avant, on l’appelait « représentant des créanciers ». 1. Missions

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a) Représentation de l’intérêt des financiers Art L622-20 Ccom dispose qu’il est seul à pouvoir représenter l’intérêt de la collectivité des créanciers. Cela laisse à penser qu’il y a un monopole. C’est vrai dans le sens qu’un créancier ne peut pas le faire à sa place. Néanmoins il n’est pas seul à pouvoir agir, l’administrateur judiciaire pourra le faire. Enfin, en pratique, on a pu observer que le mandataire judiciaire n’est pas toujours très diligent et cela peut donc se retourner contre les créanciers qui ne peuvent pas agir à sa place. C’est pourquoi la loi de sauvegarde de 2005 a donné au contrôleur la possibilité d’agir en cas de carence au lieu et place du mandataire judiciaire. Mais la carence doit être établie par une mise en demeure suivie de deux mois sans action. Les contrôleurs sont des créanciers de l’entreprise en difficulté qui se proposent pour être contrôleurs. Si personne ne se propose, il n’y aura pas de contrôleur, sauf en cas d’entreprise libérale soumise à un régime contrôlé (ordre professionnel). Ils ont une mission d’assister le mandataire judiciaire et reçoivent un certain nombre d’informations et donc en cas de carence du mandataire judiciaire, peuvent se substituer à lui dans certains cas. Ils sont nommés par le juge-commissaire, non rémunérés. Il peut y en avoir de 1 à 5. b) Vérification des créances Les créances doivent faire une sorte de demande en justice qui prend la forme d’une déclaration de créances, faute de quoi elles ne seront pas opposables dans la procédure collective. Ils l’adresse au mandataire judiciaire, qui va procéder à une vérification de ces créances. Il peut contester la déclaration faite. Le jugecommissaire n’est pas lié parce que dit le mandataire judiciaire, il aura donc le dernier mot. Si la procédure est transformée en liquidation judiciaire, sa mission prend fin, mais il sera nommé liquidateur judiciaire. Si la procédure aboutit au contraire à un plan, le mandataire judiciaire voit sa mission s’achever et un autre organe prend sa suite : le commissaire à l’exécution du plan (l’administrateur ou le mandataire judiciaire en général). Si la vérification des créances n’est pas achevée, la mission du mandataire judiciaire ne prend pas fin et se poursuit uniquement pour la poursuite de la vérification des créances. 2. Statut cf. Plan

§3. L’organe de la liquidation judiciaire : le liquidateur
Il y a toujours une liquidation judiciaire. C’est en général le mandataire judiciaire en cas de RJ ou de S auparavant. Il initie ou achève la vérification des créances. Il est aussi investit de la mission de représentation des intérêts collectifs des créanciers. Si carence de sa part, les contrôleurs ont subsidiairement la possibilité de se substituer à lui. La mission du liquidateur est aussi de liquider les biens, donc de les faire vendre : vent des biens de manière isolée ou vente de l’entreprise. Il répartit ensuite les sommes issues des ventes entre les créanciers (règlement du passif). Souvent, liquidation rime avec cessation de l’activité. Mais il advient parfois que l’activité soit en cours et qu’il soit décidé de ne pas y mettre fin. Ex : si l’idée est de vendre l’entreprise à un repreneur. Le liquidateur a vocation alors à administrer l’entreprise, la gérer. Mais ce ne sont pas des entrepreneurs dans l’âme, donc quand l’entreprise atteint un seuil légal, on nommera à ses côté un administrateur judiciaire. En liquidation judiciaire, le liquidateur représente le débiteur, car le président ou les dirigeants sont dessaisis. Le Code du travail impose la consultation et l’information du CE ou du DS. Mais lorsque le tribunal veut l’entendre, ils doivent nommer des représentants. De plus, doit être désigné un représentant des salariés dont la mission est de vérifier les créances salariales au côté du mandataire judiciaire. En plus, ce représentant des salariés est très utile quand il n’y a pas de CE ou de DS, car il aura alors des prérogatives qui leur sont normalement dévolues (art L621-4 et L621-1 Ccom). Appendice : autres organes que ceux désignés par le Jugement d’ouverture

CHAPITRE II – L’efficacité du jugement d’ouverture 24

le Procureur de la République. L661-2 §1. §2. Les frais de publicité sont à la charge du débiteur et sont couvert par le privilège des frais de justice. C’est dérogatoire au droit commun. l’administrateur judiciaire. le liquidateur.Mention au BODACC. avoir constaté une cessation des paiements. Section 2 – Mesures de publicité du jugement d’ouverture et mesures d’information individuelles §1. Section 3 – Les possibilités de remise en cause de l’efficacité du jugement : la double particularité des voies de recours L661-1. il y aura ou pas de voies de recours.Journaux d’annonce légale. ou registre des métiers… Si indépendant : un registre au TGI . . Particularité des voies de recours nées du caractère exécutoire du jugement Les ordonnances rendues en S. 25 . §2. Mesures de publicité Le jugement est rendu en audience publique. et cela veut dire que le jugement d’ouverture produit ses effets avant même l’expiration des délais des voies de recours et même si des voies de recours sont entamées. RJ et LJ sont en principe exécutoire de plein droit à titre provisoire. c'est-à-dire que tout le monde est sensé connaître la nouveauté de la situation. avoir nommé un juge-commissaire. le trésorier payeur général. Ccom. Mesures individuelles d’information sur le jugement d’ouverture Il faut aviser le débiteur. mais pas pour le jugement suspensif. Il incombe au greffier d’accomplir les autres mesures de publicité dans les 15 jours suivant le jugement : art R661-15 Ccom : . et les personnes susceptibles d’exercer une voie de recours ne sont pas les mêmes : art L661-1 s. Particularité des voies de recours liées au contenu de la mesure attaquée Quand on ouvre une procédure collective on peut avoir nommé un administrateur judiciaire. L’appel intenté par le ministère public a un effet suspensif. à partir de sa date (rétroactivité du jugement à 00h).Section 1 – Le jugement d’ouverture : un jugement constitutif opposable à tous Il est opposable à tous. Selon la décision que l’on veut attaquer.Mention au RCS lorsqu’on est en présence d’une société enregistrée au RCS. Beaucoup de délais courent à partir du moment que le jugement est publié au BODACC.

seront assimilés à des créanciers antérieurs. le droit des entreprises en difficulté met plutôt en place une réduction de leurs droits. même en LJ. ces créanciers antérieurs et assimilés. pour son activité professionnelle) sont payés ». il devient à son tour débiteur de l’entreprise en difficulté. CHAPITRE II – Un gel des créances antérieures Section 1 – L’immutabilité des créances antérieures §1. L’hypothèse est qu’on a un créancier antérieur qui ne devrait pas pouvoir être payé. Peut-on agir contre un codébiteur ? une caution ? un garant autonome ? La loi a fait bénéficié ces personnes de la suspension des poursuites et des mesures d’exécutions. est de préserver l’entreprise lorsqu’elle peut l’être. L’idée. Règle d’OP et sanctionnée par une nullité absolue (délai de 3 ans à partir du paiement). quitte à ce que cela se fasse au détriment des créanciers. Chaque créancier subit une sorte d’effacement individuel derrière l’intérêt collectif représenté par le mandataire judiciaire. avis à tiers détenteur…). Tous ceux qui ne correspondent pas à cette définition. Pourquoi en S ? Parce que ça fait de la trésorerie au débiteur. Mais après le jugement d’ouverture. bien que les créances soient nées après le jugement d’ouverture. D’une manière générale. ou en contrepartie d’une prestation fournie au débiteur pendant cette période * (avant 2008 . Immutabilité du montant de la créance : interdiction du paiement et arrêt du cours des intérêts A] Interdiction du paiement par le débiteur des créances antérieures et assimilées Art L622-7 Ccom (pour les trois procédures) : de plein droit. CHAPITRE I – Un gel des poursuites des créanciers antérieurs et assimilés Les actions en justice qui visent à obtenir le paiement d’une somme d’argent ou la résolution d’un contrat pour défaut de paiement d’une somme d’argent de la part du débiteur sont interdites. mais seulement s’il s’agit de personnes physiques. notamment le paiement par compensation de créances connexes. Il y a des exceptions. Il faut alors que les conditions de la compensation (droit 26 . Cette interdiction concerne également les voies d’exécution (saisies attribution. le jugement d’ouverture emporte interdiction de payer les créances nées antérieurement au jugement d’ouverture.PARTIE 2 : LE SORT DES PARTENAIRES DU DEBITEUR 1ère Sous-partie : Le sort des partenaires du débiteur TITRE I : LE SORT DES CREANCIERS ANTERIEURS ET ASSIMILES Art L622-17 I Ccom : « Les créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture pour les besoins de la procédure ou de la période d’observation.

certains créanciers dont la créance est née postérieurement ne vont pas bénéficier de cet avantage : ex : un contrat est en cours et il est décidé d’y mettre fin. Déclaration des créances Art L622-31-4 s. il n’y a pas de connexité. En principe.Liquidation judiciaire : Le principe est que si le débiteur est en LJ.Sauvegarde et RJ : Art L622-29 Ccom : même si on ouvre une procédure de S ou de RJ. Une telle inscription serait frappée de nullité absolue. avec pour exception la poursuite d’activité. Il est recommandé de faire ça par lettre recommandée avec A/R mais une déclaration par télécopie peut être considérée valable. En revanche. Immutabilité de la nature de la créance : arrêt du cours des inscriptions de sûretés Si la créance était chirographaire. il se peut qu’une indemnité de résiliation soit due ou des DI peuvent être prononcés. Une autre exception concerne les créanciers alimentaires qui n’ont pas à déclarer leurs créances. aussi bien que celles assorties de sûretés. mais elle est assimilée à une créance antérieure et doit en principe faire l’objet d’une déclaration. Peu importe que le créancier ait un titre ou non. Mais exception : lorsque les intérêts sont issus d’un prêt conclu pour une durée supérieure ou égale à 1 an et pour les contrats assortis d’un paiement différé à un an ou plus. . tous les cours des intérêts sont interrompus. Immutabilité relative concernant l’exigibilité . il n’y a que peu d’espoir et il faut considérer que toutes les dettes sont exigibles. Il s’agit des créances chirographaires. mais il est créancier de son prêt en compte courant . Ex : l’un doit le prix et l’autre des DI pour mauvaise exécution. les sûretés et apporter les justificatifs de la créance… Quant à la forme. mais il faut en plus une connexité entre les deux créances. §3. il faut un écrit. délai 1. modalités. Cette indemnité est pourtant née après le jugement d’ouverture. l’AGS doit déclarer ses créances. Section 2 – La fixation des créances antérieures §1. elle ne changera pas de nature. Qui peut déclarer la créance ? Le créancier lui-même. §2. Art L622-17 I Ccom : créances qui peuvent être payées. Contenu et modalités Art L622-25 et R622-23 Ccom. B] L’arrêt du cours des intérêts Art. Peu importe également que la créance soit exigible ou qu’elle ne le soit pas. Il existe une importante exception concernant les salariés : ils sont dispensés de l’obligation de déclarer les créances. et cela simplifie la procédure en arrêtant les créances à la date du jugement d’ouverture. puisqu’en ce qui les concerne il y a lieu de les payer. L622-28 Ccom : à partir du jugement d’ouverture. y compris les intérêts dont le cours n’est pas arrêté. les créanciers postérieurs n’ont pas à déclarer leur créance. Dans ce cas. lorsqu’ils sont payés avec le système de l’AGS. B] Contenu. Toutefois.commun) soient réunies. Cela évite d’alourdir le passif. 27 . Même les créances conditionnelles doivent faire l’objet d’une déclaration. Art L622-30 Ccom. les créances pas encore exigibles ne le deviennent pas pour autant. Code de commerce A] Domaine Ce sont en principe toutes les créances qui sont nées avant le jugement d’ouverture. Il faut que soit spécifié le montant de la créance. Contre ex : un associé ouve un compte courant : il doit de l’argent au titre des apports.

dans les 15 jours du jugement d’ouverture. cela peut être utile. Il est porté à 4 mois si le créancier est situé hors de France métropolitaine. Désormais. le destinataire est le mandataire judiciaire. si le plan a bien été exécuté. Pour eux. Il faut en faire la demande dans les 6 mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC.Les créanciers titulaires d’un contrat publié (location gérance. il y a des malfaçons. même s’il n’y a pas eu d’information des créanciers connus. on dit que la créance est inopposable à la procédure. Avec une exception : sauf si leur créance naît d’un contrat en cours. Le problème est que l’ordonnance 2008 a changé les choses en cas de RJ ou de S : art L622-26 Ccom. S’il s’avère d’entrée de jeu qu’il n’y a pas de chance de distribution aux créanciers chirographaires il n’y aura que vérification des créances salariales art L641-4 al. Il n’y avait même pas d’obligation naturelle qui restait. Vérification des créances Elle est de la compétence du mandataire judiciaire (S et RJ) ou du liquidateur judiciaire (LJ). Mais il reste une chance : le créancier peut demander un relevé de forclusion. L’idée dans ce cas est que le créancier peut calculer sa créance. on constate que la JP fait une séparation nette entre les créanciers institutionnels qui doivent lire le BODACC et les créanciers non institutionnels. De ce point de vue. mais en ce qui les concerne. 2. Le point de départ est la publication du jugement d’ouverture au BODACC. Il y a des cas particuliers : . même si elle est née après le jugement d’ouverture. Délais de la déclaration de créance a) Longueur et point de départ C’est un délai préfixe de deux mois. lorsque le créancier était dans l’impossibilité de connaître sa créance. on peut obtenir un délai de forclusion. En pratique.Les créanciers titulaires d’une sûreté publiée . le point de départ du délai de 2 mois est la date d’exigibilité de leur créance. le point de départ du délai est l’information par le mandataire judiciaire. même si on a dépassé le délai de 6 mois. 2 Ccom précise que la déclaration peut être faite par un mandataire judiciaire mais aussi par un préposé. Certains créanciers doivent déclarer leur créance. il se peut que la vérification n’ait pas lieu. Il faut à la fois faire une demande de relevé de forclusion et déclarer sa créance. licence de brevet…) Il faut aussi les avertir. La JP a pu être très rigoureuse concernant ce pouvoir spécial.mais peut-il donner mandat ? La réponse est affirmative. résolu et qu’on tombe en LJ pour qu’il puisse déclarer sa créance. et savoir quelles sommes lui seront dues. et lors ont repart sur le point de départ de la publication du jugement d’ouverture au BODACC. et donc il faut un pouvoir spécial. Enfin. Art R622-21 Ccom : le mandataire judiciaire avertit les créanciers connus de leur obligation de déclarer leur créance. Dans ce cas. Autrement dit. §2. b) Cas du dépassement du délai Avant la loi de 2005. L’évolution de la JP est plutôt en faveur d’un assouplissement et l’art L622-24 al. ce sera le liquidateur. Mais juridiquement. il faut démontrer que le débiteur a oublié le créancier volontairement ou si le créancier établit que la défaillance n’est pas due à son fait. mais il faut faire attention parce que la déclaration est considérée comme une demande en justice. en LJ. c'est-à-dire qu’il ne reste que 4 mois car il faut d’abord que le délai de 2 mois soit dépassé. Toutefois. Ex : des travaux faits par l’entreprise en difficulté et 10 mois après le jugement d’ouverture et la publication au BODACC. 2. il faut qu’il espère que le plan soit mal exécuté.2 Ccom. il faut compter que le délai de 2 mois cours. Les suites de la déclaration des créances 1. ni de suspension. Il est possible d’échapper à ce délai. à la fin du plan. les créances étaient éteintes. C’est le jugecommissaire qui est compétent pour relever le créancier de la forclusion et son jugement est susceptible d’un recours directement devant la CA. c'est-à-dire qu’il n’est susceptible ni d’interruption. En LJ. le créancier ne pourra rien demander. Décision de rejet ou d’admission 28 . Pour pouvoir être relevé de forclusion.

Dans les 3 mois de la publication au BODACC. location du fonds de commerce… Ils peuvent néanmoins vouloir obtenir restitution du bien. le juge-commissaire peut être saisi par le propriétaire et là encore. Le DED pourrait dire qu’il faut sauvegarder l’entreprise qui doit donc les conserver. l’administrateur peut demander que le contrat se poursuive. L’action en revendication et en restitution en droit des biens ne vont pas spécialement de paire. Si dans le mois de la demande. Il s’agit des propriétaires qui ont fait publier. il n’y a pas de délai pour la saisine. Du côté du propriétaire. Or. ni dans son montant. le droit de propriété est inopposable à la procédure. Il y a néanmoins des exceptions. Cette demande en restitution ne répond alors pas aux mêmes conditions que la demande en revendication. Mais il y a des difficultés quand la chose a été incorporée à une autre par exemple. Dans ce cas. le contrat sur le bien. ils auront restitution. ce qui ne sera pas exercé dans les mêmes délais. TITRE II : LE SORT DES PROPRIETAIRES DE MEUBLES : RESTITUTION ET REVENDICATION Il se peut que l’entreprise ne soit pas propriétaire de meubles situés dans l’entreprise. la non-déclaration de la créance n’empêche pas la revendication. Or. Lorsque le propriétaire est en même temps créancier (ex : propriétaire a donné un bien en location et on lui doit un loyer). La contestation est directement portée devant la CA dans un délai de 10 jours à compter de la notification de l’ordonnance du juge-commissaire. Section 2 – Droit de revendiquer et d’obtenir restitution §1. Il est intéressant de différencier la situation des créanciers et des propriétaires. et également l’administrateur judiciaire le cas échéant. Qui dispose du recours ? Le créancier. Et sa décision d’admission ou de rejet peut faire l’objet d’un recours. on pourra vendre le bien et le prix sera consigné. la demande en restitution l’est aussi par voie de conséquence. Il peut demander restitution à l’administrateur ou au mandataire ou liquidateur judiciaire. Mais ils peuvent souhaiter obtenir restitution matérielle du bien. qui n’est pas lié par les propositions du mandataire ou liquidateur judiciaire. Mais il se peut que le propriétaire qui n’a pas revendiqué veuille obtenir restitution de son bien après expiration du contrat par exemple. on les oblige à revendiquer sous peine de perdre leur propriété. le débiteur. même si le débiteur n’en n’est pas propriétaire. le mandataire ou le liquidateur judiciaire ne peut pas ignorer la propriété du bien. ils doivent revendiquer leurs droits sur les biens. Etre propriétaire d’un bien meuble : condition nécessaire mais pas toujours suffisante 29 .Le mandataire judiciaire ou le liquidateur va établir une liste et faire pour chaque créance une proposition d’admission ou de rejet (avis du débiteur). Ces partenaires sont soumis à une procédure particulière pour conserver la propriété : action en revendication par laquelle un propriétaire fait reconnaitre son droit de propriété sur un bien. Mais il existe des cas spéciaux. ce bien pourrait être important pour l’entreprise. Si la créance est admise. dès lors que celle-ci a bien été déclarée. Il transmet ensuite la liste au juge-commissaire. l’échec de la revendication n’a pas d’effet sur la créance. La situation du créancier est très peu enviable. sans recours. Section 1 – Obligation de revendiquer Obligation de principe qui a une portée générale pour tout meuble (corporel ou incorporel). Mais il faut tenir compte du droit fondamental de propriété. la demande en revendication emporte demande en restitution. Mais s’ils obtiennent la revendication. Il y aura alors demande en restitution. il n’y a pas acceptation. Certains propriétaires de meubles sont dispensés de revendiquer lorsqu’ils ont publié le contrat : crédit bail. avant le jugement d’ouverture. Mais il faut tempérer parce que lorsque le bien est entre les mains de l’entreprise par contrat. Certaines personnes sont dispensées de l’obligation de revendiquer. elle ne peut plus être contestée ni dans son existence. Il faut que le bien soit retrouvé en nature. Mais en DED. Cette demande de restitution n’est enfermée dans aucun délai. La restitution sera alors retardée jusqu’à expiration du contrat. certains propriétaires de meubles n’auront pas à revendiquer leur propriété. comme on oblige à revendiquer. Inversement. le mandataire ou liquidateur judiciaire. on considère que comme il y a eu publicité l’administrateur. A défaut.

Si on veut revendiquer un immeuble. tronçonné. mais qu’on ne peut pas être sûr que ce soient exactement vendus. Modalités d’exercice du droit Les propriétaires disposent de 3 mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC (pour tout le monde depuis l’ordonnance de 2008). Le vendeur a stipulé une clause de réserve de propriété jusqu’à complet paiement du prix. Donc les problèmes de pouvoirs spéciaux ne se posent pas. L’objet de la revendication Le principe est qu’il faut revendiquer le bien lui-même. il faut un écrit établi au plus tard au moment de la livraison. ou absence de réponse dans le délai d’un mois (= refus). puisque la revendication doit se faire sur les biens qui sont dans le patrimoine du débiteur. Il y a une particularité avec l’hypothèse d’un titulaire d’une clause de réserve de propriété. La demande n’est pas considérée comme une demande en justice. En revanche. Ce délai est un délai préfixe. Le bois est revendicable car il n’y a pas eu de création d’un nouveau produit. abattus. il ne pourrait pas y avoir de revendication. Il faut que la clause de réserve de propriété ait été conclue entre les parties (difficultés quand conditions générales de ventes différentes). Il n’y a alors pas de revendication possible. Les biens fongibles : que faut-il décider quand entre les mains de l’entreprise en difficulté. L’art L624-16 al. il y a expropriation et aucun relevé de forclusion n’est possible et la propriété n’est donc pas opposable à la procédure. ce qui est dû au vendeur. Ex : vente de bois. Ccom prévoit que pour garder la possession du bien. mais qu’ensuite il est revendu. De plus.Le bien qui a fait l’objet d’une incorporation ou d’une modification : la loi admet la revendication. le débiteur et en cas de LJ au liquidateur.4 Ccom. Quand on cède sa créance. Et le débiteur. Le destinataire de la demande a un mois pour prendre position. Il est tout de même possible de procéder à la revendication et à la désincorporation dès lors qu’elle est possible.3 Ccom pose une solution favorable au revendiquant qui peut exercer une revendication sur ces biens sans avoir à établir que ce sont ceux qu’il a vendus. et il n’y a pas transfert de propriété avant paiement complet. c’est une créance privilégiée de l’art L622-17 Ccom. Les textes envisagent plusieurs problèmes : . il y a des règles spécifiques au DED. on pourrait payer le vendeur ce qui fera échec au bénéfice de la revendication et à la restitution. il y a des biens du même genre que ceux vendus. §2. S’il y a refus. Son ordonnance peut alors fait l’objet d’un appel dans un délai de 10 jours. la loi admet que s’opère une subrogation réelle et le propriétaire initial pourra revendiquer le prix du par le sous-acquéreur : art L624-18 Ccom dès lors que le sous-acquéreur n’a pas encore payé. L’art L624-16 dernier al. Malgré tout. Pour les meubles en revanche. on ne peut pas revendiquer le bien car le sous-acquéreur est protégé contre une subrogation réelle. c’est selon le droit des biens. si le bien se retrouve en nature au moment du jugement d’ouverture. - §3. en nature. Contre exemple : vente de porcs destinés à être abattus. Ex : la vente de pneus montés sur des camions. Il en va de même en cas de transformation du bien. quand il n’y a pas d’administrateur judiciaire. 30 . La revendication doit être adressée à l’administrateur : art L624-17 Ccom. La fiducie : Que se passe-t-il quand un bien de l’entreprise en difficulté a été transmis dans un patrimoine fiduciaire ? A priori. En cas de non respect du délai de 3 mois. s’il n’y a pas d’administrateur. L’ordonnance de 2008 pose une solution positive lorsque le constituant en a conservé l’usage ou la jouissance : art L624-16 al. Qu’advient-il si le bien a été revendu ? S’il a été revendu avant le jugement d’ouverture. ne peut pas dire « oui » sans l’accord du mandataire judiciaire. la demande en revendication est portée devant le juge-commissaire dans un délai d’un mois à peine de forclusion. L’administrateur judiciaire ne peut pas acquiescer sans l’accord du débiteur. à la condition que les propriétés et les caractères du bien n’aient pas été modifiés. la JP a admis que la clause de réserve de propriété était acquise au cessionnaire.

Par exemple on a une clause de résiliation de plein droit : que se passe-t-il si on envoie la lettre de résolution avant le jugement d’ouverture et qu’elle est reçue après ? Dans ce cas on tient compte la date de réception de la lettre de résiliation. mais il s’agira dans ce cas d’un licenciement et dans ce cas c’est le dt du travail qui s’appliquera ou d’autres règles du DED. S’il s’agit d’une résolution judiciaire : il 31 . Ils ne sont pas résiliés pendant la procédure collective. Notion de contrats Cas de l’adhésion à un régime d’assurance maladie de l’entrepreneur. Cette convention là. Pour la fiducie : l’entreprise en difficulté a transféré des biens dans le patrimoine fiduciaire. Le cocontractant ne peut pas se prévaloir de l’exception d’inexécution. Pour le ct de travail : article L122-13 Code de commerce. §1. La fiducie se poursuit. L’administrateur a une option sur la poursuite du contrat. l’administrateur ne peut pas l’interrompre ou y mettre fin. Cela ne signifie pas qu’on ne peut pas interrompre le contrat. selon laquelle il y a transfert de propriété mais le bien reste à disposition de l’entreprise en difficulté. C’est lui qui choisit si le contrat se poursuit ou non. mais il se peut que l’entreprise ait conclu une convention avec le fiduciaire. Le plus souvent la fiducie sert de sûreté. Régime général A] Domaine 1. Un ct en cours n’est pas venu à terme. ce ct ne peut évidemment pas être continué sous-peine d’être renouvelé. Est-ce pour autant un contrat ? Cass soc 1997 : non ce n’est pas un contrat car l’entrepreneur est obligé d’adhérer à un régime d’assurance maladie.2nde Sous-partie : Le sort du débiteur TITRE I : LE SORT DU DEBITEUR PRIS COMME ENTREPRISE Sous-titre 1 – Le débiteur est en redressement judiciaire ou en procédure de sauvegarde CHAPITRE I – Du jugement d’ouverture à l’arrêté d’un plan : la période d’observation Section 1 – La poursuite de l’activité durant la période d’observation Sous-section 1 : Les contrats en cours Les contrats en cours sont privilégiés. Option et nature ou caractère du contrat Quels contrats entrent dans le champ d’application ? En principe tous les ct quelle que soit leur nature ou leurs caractère sont concernés. Mais parfois. il n’y a pas d’option les concernant qui permettrait à l’admin judiciaire de choisir de continuer ou non les contrats. Il y a deux exceptions à ce principe : le ct de travail et la fiducie. C’est une exception à l’exception d’inexécution. le terme n’est pas expiré. le patrimoine a été transféré en patrimoine fiduciaire à titre de sûreté. Qu’en est-il des contrats à caractère intuitu personae ? La Cass a jugé qu’il ne faut pas faire de différence et que le principe s’applique même s’il y a une perte de confiances. Si le ct vient à terme après le jugement d’ouverture et avant que l’administrateur ait pu opter. Un ct en cours n’est ni résilié ni résolu. est soumise à l’art L622-13. 2. Le cocontractant doit exécuter le contrat malgré le fait que l’entreprise en procédure collective n’ait pas exécuté sa part du contrat.

JP dit que lsq’on a slt une promesse de prêt : c’est un ct en cours. Dans le cas d’un prêt : c’est un ct réel qui se forme par la remise de la chose. Deux exemples : Dans le cas d’un ct de vente : la caractéristique ppale est le transfert de ppté et donc dans les cas ou le ct est formé avt le jugement d’ouverture et que au moment du jugement d’ouverture l’exécution de l’obligation caractéristique n’a pas eu lieu. le cocontractant pourra considérer le ct comme résolu. Le ct n’est pas en cours tant qu’il n’y a pas d’acception définitive. Si le Jo intervient avant le fin du remboursement : on pourrait considérer que c’est un ct en cours. la doctrine dit que c’est la date de réception de la lettre qui compte. Si le débiteur ne veut pas poursuivre le ct en cours doit-il avoir l’avis conforme du mandataire judiciaire : si on s’en tient au texte non. L627-2 Code de commerce : quand il n’y a pas d’administrateur judiciaire. En présence d’un ct à durée indéterminée : poss de mettre fin au ct à l’amiable mais il faut respecter un préavis. mais il lui faut l’avis conforme du mandataire judiciaire. Ici il s’agit de ct formés et en cours d’exécution. B] Régime 1. Tant que les sommes ne sont pas versées. Continuation a) Qui peut demander la continuation ? Qui sont les titulaires de l’option ? L’administrateur est le seul titulaire de l’option L622-13 Code de commerce que ce soit pour la liquidation ou le redressement. il n’y a qu’une promesse de prêt. l’affaire est soumise au juge commissaire qui décidera s’il y a lieu ou non de continuer le ct. Tant que les fonds ne sont pas remis on doit donc considérer que le ct n’est pas formé. Cass considérait que c’était un ct en cours : donc l’admin a un choix de continuer ou non. donc on ne parle pas des ct en cours de formation. La créance de remboursement est considérée comme née avant le jugement. il n’y a pas de JP. C’est un peu illogique : mais avant l’ordonnance de 2008 théoriquement tout pptaire de meuble devait revendiquer mais la loi posait que le délai de 3 mois courait à compter de la fin du contrat pour les cocontractants de contrats en cours (et non à partir du jugement d’ouverture). Si l’admin n’opte pas pour la continuation dans les conditions posées par la loi. il ne le faut qu’en cas de continuation du ct. Cass com 1er février 2000 : ct de vente d’immos à terme : une clause du ct subordonnait le tfert de ppté au paiement du px. Quand on conclu un ct de prêt il faut remettre les fonds et ensuite l’emprunteur doit rembourser. Maintenant avec l’ordonnance de 2008 c’est fini : pour tout le monde le délai cours à partir du jugement d’ouverture. Or cela faisait qu’en fait le délai ne courait jamais pour les clauses de réserve de ppté. S’il n’a pas d’avis conforme du mandataire judiciaire. Cette décision écartait la règle qui reportait le délai. On parle du ct en cours d’exécution. c’est un ct en cours. Sinon c’est suspendu de fait du jugement d’ouverture et le ct reste en cours. Cass com 5 mai 2004 : Clause de réserve de ppté portant sur un meuble : Cass dit qu’il ne s’agit pas d’un ct en cours alors même que le transfert de ppté du meuble n’avait pas encore eu lieu au moment du jugement d’ouverture. Si la résiliation est notifiée avant le jugement d’ouverture et que le préavis n’expire qu’après le jugement d’ouverture. 32 . Mais ce n’est pas le cas : la prestation caractéristique est la remise des fonds. donc la solution de cet arrêt devrait disparaître. c’est le débiteur qui décide. on ne pourra pas forcer le prêteur à exécuter le ct car il n’était pas formé. la prestation caractéristique n’a pas été fournie. Question des ct qui en principe en dt commun généralement s’exécutent tout de suite (tels que la vente) : sont-ce des ct en cours ? JP dis que oui si la prestation caractéristique et ppale n’a pas encore été fournie. Or dans ce cas il n’y a donc pas de rupture du contrat. Donc ce n’est pas un ct en cours selon L622-13 Code de commerce.faut avoir une décision passée en force de chose jugée pour que la résiliation soit acquise.

il faut donc les déclarer on ne peut pas en demander paiement et toutes les poursuites sont évidemment exclues. L’ad jud renonce au ct de location au mois d’août. Donc la renonciation du mois d’août n’a pas mis fin au ct. C’est un ct « en cours non continué ».  Le cocontractant met en demeure le titulaire de l’option de prendre parti : L622-13 III alinéa 1 Code de commerce : à compter de la mise en demeure court un délai d’un mois dans lequel le titulaire de l’option doit prendre parti.  Le cocontractant ne met pas l’ad jud en demeure de faire un choix. Résiliation a) Résiliation de plein droit Si mise en demeure et refus exprès du titulaire : résiliation de plein droit : solution de JP appuyée par l’ordonnance de 2008. 2. Sinon sa responsabilité peut être engagée. Cass com 18 septembre 2007 : Affaire AOM contre Air liberté : le ct en cours était la location d’avions. mais les loyers dus sont assimilés à des créances antérieures. d’opter alors qu’il connaît l’ouverture de la procédure coll: Dans ce cas l’ad jud peut prendre une initiative. Si l’ad jud prend parti dans le délai : le ct sera continué ou non. Ce n’est pas une obligation. Exemples : Disposition légale : il en existe dans le cadre du mandat. en revanche à partir de la renonciation : le ct n’est pas fini. cela emporte résiliation d plein droit. C’est un peu bizarre. Il peut choisir de continuer le ct. Si le titulaire de l’option garde le silence : résiliation imposée par la loi. la clause attributive de compétences. Si l’ad jud ne se prononce pas et n’exerce pas son option : le ct est résilié de plein droit dans le silence de l’ad jud. les clauses pénales… c) Quelles sont les modalités de l’expression du choix ? Toujours article L622-13 Code de commerce : il ouvre au cocontractant la possibilité de mettre en demeure le titulaire de l’option de prendre parti. mais la loi n’impose rien. Cass dit cependant que pour les loyers dus entre le jugement d’ouverture et la renonciation : se sont des créances postérieures privilégiées.b) Quels sont les pouvoirs et les devoirs des titulaires de l’option ? Le pouvoir d’opter est d’ordre public article L622-13 I alinéa 1 Code de commerce. L’ad jud peut renoncer au ct et l’annoncer au cocontractant. Le pouvoir d’opter ne peut pas être mis en échec par une disposition légale ou par une clause ctuelle. mais les avions ne sont restitués qu’au mois d’octobre. Devoirs du titulaire de l’option : l’ad jud ou le débiteur selon le cas doit s’assurer lsq’il demande l’exécution du ct qu’il dispose des fonds nécessaires pour exécuter le ct. Cela peut être de manière expresse ou tacite mais ne doit pas être ambigu. Clauses ctuelles : clauses du genre « le ct prend fin dès lors que le cocontractant est en procédure coll ». Cass admet que les loyers sont dus pour toute cette période. Et les pptaires réclament le paiement de tous les loyers du jugement d’ouverture jusqu’à la restitution. la clause résolutoire. Et la JP dit que si l’ad jud renonce. C’est le cas par exemple pour la clause compromissoire. Mais cela ne met pas fin au ct. Donc il n’y a pas de délai pour prendre une initiative. L’entreprise en difficulté c’est le locataire : air liberté. Ce délai peut être raccourci ou allongé (2 mois maximum) par le juge commissaire. 33 . En outre lsq l’ad jud demande la continuation de ct : il devra respecter toutes les clauses ctuelles. Cette initiative ne vaut pas résiliation du ct.

Régimes spéciaux : ct de travail et baux de locaux professionnels 1. l’ad jud (depuis l’ordonnance de 2008) et il peut le faire devant le juge commissaire. Les contrats de travail Pour interrompre le ct en sauvegarde : le dt commun du licenciement s’applique. Sont concerné les baux ruraux.S’il y a eu un choix en faveur de la continuation. Bail : JP a adopté une conception stricte : un crédit bail immobilier n’est pas concerné par L622-14. On ne peut pas alors en demander le paiement du fait qu’elles sont considérées comme des créances antérieures. Il faut pour cela que les licenciements pour motif économique présentent un caractère urgent inévitable et indispensable. Dans ce cas l’ad jud est autorisé par le juge commissaire à licencier. mais ultérieurement il n’y a plus les moyens d’honorer le contrat. Le juge commissaire prononce la résiliation si elle est nécessaire à la sauvegarde et qu’elle ne porte pas une atteinte excessive aux intérêts du cocontractant (L622-13). mais l’ad jud contrairement à ce qu’il doit faire ne paye pas le cocontractant : la loi dispose que la resp de l’ad jud peut être engagée et il peut être mis fin à la période d’observation et le ct est résilié de plein droit aussi. Ct en cours entre deux cocontractants en procédure collective : pas de solution §2. L’ordonnance est notifiée aux institutions représentatives du personnel qui peuvent exercer un recours devant le tribunal. Dans l’hypothèse où l’administrateur avait choisi la continuation du contrat. pas les noms des salariés. le caractère économique du licenciement ne peut plus être mis en cause. Les salariés ne peuvent à ce stade rien faire. Et lors des débats de 2005 : le ministre de la justice voulait que ce système soit admis en sauvegarde. les actés et catégos pro qui sont concernées. commerciaux et les baux des professions libérales. Bail d’habitation : pas concerné par L622-14. En redressement judiciaire : article L631-17 Code de commerce organise une procédure de licenciement pour motif économique en marge du droit commun.  Régime applicable : combinaison de L622-13 et -14 L622-13 I s’applique : 34 . Les contrats de bail :  Domaine des règles spéciales : Immeubles affectés à l’acté de l’entreprise. 2. Lsq les licenciements sont prononcés on va devant le conseil des prud’hommes pour discuter des licenciements individuels. Le recours des institutions représentatives du personnel peut être : une contestation de la procédure ou la contestation de l’urgence etc… Une fois que l’ordonnance est passée en force de chose jugée. L’ordonnance du juge commissaire indique le nombre de salariés. il doit le terminer. b) Résiliation demandée L’hypothèse est : pas de mise en demeure et renonciation spontanée de l’ad jud : qui peut demander la résiliation : le cocontractant. cet article vise le bail des immeubles professionnels. Mais ça n’a pas été accepté. L’entreprise en difficulté est le locataire et non pas le bailleur. et peut en demander la résolution devant le jugecommissaire.

Avant la loi de 2005 : ce qui était déterminant était de savoir si la créance était née avant ou après le jugement d’ouverture. il doit attendre 3 mois à compter du jugement d’ouverture. Créanciers postérieurs = créanciers DE la procédure par opposition aux créanciers DANS la procédure (antérieurs). Pourquoi ces avantages ? . Après la loi de 2005 : il n’y a plus uniquement le critère chronologique. le bailleur ne peut pas mettre en demeure l’administrateur judiciaire pour le forcer à prendre partie. il y a de nouvelles conditions. Et dans le cas de la continuation il y a aussi l’obligation de payer les loyers. Dans ce cas il s’agit d’une règle spécifique au bail car dans les autres cas de contrat il y a résiliation de plein droit.  Règles spécifiques : Si on décide de continuer le contrat et que les loyers sont payés : le bailleur peut-il se prévaloir de la nonexploitation des lieux ? Contrairement à la règle de dt commun : L622-14 dispose que ce n’est pas possible. donc on se limite aux traits principaux. des dommages et intérêts peuvent être dus au bailleur. les créanciers postérieurs étaient régis par l’article 40 de la loi de 2005. Sous-section 2 : Les avantages conférés aux titulaires de certaines créances nées après le jugement d’ouverture La détermination du caractère postérieure ou antérieure d’une créance est très complexe et on ne peut pas tout voir.Pour inciter des nouveaux partenaires à aider l’entreprise. C’est la contrepartie. de résolution. Ici il faut une demande ou un constat. Le même texte ajoute encore qu’un paiement qui intervient entre le jugement d’ouverture et les trois mois de délai vaut purge. de plein droit. Si les loyers dus pendant la période d’observation ne sont pas payés. La créance doit aussi être « utile ». C’est moins favorable pour le cocontractant. Le paiement en retard empêche donc la résiliation. 35 . Le bailleur dispose-t-il de la possibilité de mettre en demeure l’administrateur judiciaire pour prendre partie ? Non. S’ils ne sont pas payés : on mute vers la cessation des paiements et la liquidation et dans ce cas ils auront un privilège. Ils seront traités comme des créances antérieures. leur donner des avantages pour qu’ils aident l’entreprise à s’en sortir. Avant la loi de 2005 c’était l’article L621-32 et avant la codification de l’année 2008.Les dispositions légales et conventionnelles qui pourraient faire échec à la continuation du contrat ne sont pas applicables (clauses de résiliation. Si on rompt le contrat prématurément. L622-14 alinéa 2.Ce sont des personnes que l’on contraint à poursuivre un contrat alors qu’il y avait inexécution. il faut mettre un terme au contrat. . L622-13 II s’applique aussi : L’administrateur judiciaire dispose d’une option à propos du bail en faveur ou non de la continuation du bail. le bailleur peut demander la résiliation ou la faire constater s’il peut se prévaloir d’une clause résolutoire. d’indivisibilité…). Si en cours de continuation on ne peut pas honorer le terme suivant. Si l’administrateur judiciaire décide de ne pas continuer le bail : la décision de l’administrateur judiciaire de ne pas continuer le bail emporte résiliation automatique. Le cocontractant (bailleur) doit exécuter même si le débiteur en difficulté n’a pas exécuté ses obligations. Mais l’ordonnance de 2008 ré-élargit un peu le domaine des créances postérieures. une priorité dans la procédure subséquente (liquidation ou redressement). L622-17 Code de commerce : pour la sauvegarde et le redressement. et ce au jour ou l’info est donnée au bailleur. Les créanciers postérieurs contrairement aux antérieurs bénéficient d’avantages : ils doivent être payés. Le bailleur doit faire une demande et en plus il ne peut pas la faire tout de suite. Cela restreint un peu le champ des créances postérieures.

toutes les sommes qui restent dues sont des créances postérieures. La prestation caractéristique est celle fournie par le salarié. Hypothèse de la caution en procédure coll : le créancier veut se prévaloir du droit de cautionnement dont il dispose. Les droits de la caution peuvent s’exercer sur plusieurs fondements et notamment via le recours subrogatoire. Dans ce cas. après c’est une créance postérieure. mais la JP les traite comme des créances antérieures. Par exemple dans le carde du bail : un contrat de bail est conclu et un jugement d’ouverture intervient. Jouissance des lieux fournie jusqu’au jugement d’ouverture : créance antérieure. On jugera selon si le paiement était antérieur ou postérieur au jugement d’ouverture. Attention : la décision d’admission de la créance comme créance antérieur par le juge commissaire a autorité de la chose jugée. mais L62213 sur les contrats en cours précise que les indemnités qui peuvent être dues pour la résiliation des contrats en cours sont assimilées à des créances antérieures. - - - - 2. Ici le fait générateur est le contrat de cautionnement. L622-13 n’est pas applicable aux contrats de travail. Attention : nullité prononcée pendant la période suspecte : par hypothèse. le jugement d’annulation sera toujours postérieur. On voit en fonction de ça. Les sommes remises après le jugement d’ouverture sont des créances postérieures. 1. il suffit de se demander quand le contrat a-t-il été conclu ? Or la JP ne raisonne pas comme ça : Contrat synallagmatique : ce qui est déterminant c’est la prestation fournie en contrepartie de la somme d’argent qui est due. Contrat de vente : la prestation caractéristique est le transfert de propriété. Créances de restitution : naît de l’annulation ou de la résolution d’un contrat conclu avant le jugement d’ouverture. Le domaine d’application de L622-17 A] La créance doit être née postérieurement au jugement d’ouverture En cas de litige sur la qualification de créance antérieure ou postérieure. Donc si on s’en tient à ça. la caution est dans la même situation que le créancier qu’elle a garanti (elle est subrogée dans ses droits) et donc le droit de la caution sera antérieur ou postérieur en fonction de l’antériorité ou de la postériorité de la dette du créancier. Cette créance naît du jugement qui prononce l’annulation ou la résolution. Contrat unilatéral : prestation caractéristique est la remise de la chose. Faits générateurs d’une créance d’origine contractuelle Pour les contrats en droit commun : les créances contractuelles naissent de la conclusion du contrat. Indemnité de résiliation : Avant le jugement d’ouverture c’est une créance postérieure. c’est la fiction légale. Dans cette hypo c’est le locataire qui est en procédure coll. Faits générateurs d’une créance d’origine extracontractuelle 36 . Si le transfert de propriété à lieu avant le jugement d’ouverture. La prestation caractéristique est celle du bailleur. c’est le tbl de la procédure coll qui statue exclusivement et non le juge commissaire. Et même si elle l’est. Contrat de cautionnement : le débiteur cautionné (extérieur au contrat de cautionnement) est en procédure coll : la caution a une créance contre le débiteur. Si c’est une somme d’argent : tout ce qui a été remis avant le jugement d’ouverture est une créance antérieure. la créance ne pourra plus être considérée comme postérieure.§1. les sommes qui restent dues sont des créances antérieures. si le transfert de propriété a été retardé. Contrat de travail : même raisonnement. La caution a aussi un droit propre contre le débiteur et ce droit naît au jour du paiement au créancier. la fiction légale ne joue pas.

Exemple : la décision de continuation appartient exclusivement à l’administrateur judiciaire.La créance de dommages et intérêts naît au moment du fait générateur de la responsabilité. ou .de la période d’observation [tout ce qui répond au besoin de continuation de l’activité]. donc les créanciers seront servis en tout. Portée de l’exigence d’une information de la part du créancier 37 .Pour les cotisations sociales dues par l’employeur sur les salaires : Cass dit que le fait générateur est le travail fourni par le salarié. . De même si l’administrateur judiciaire agit seul alors qu’il n’a qu’une mission d’assistance.On songe à la responsabilité délictuelle ou quasi délictuelle de l’article 1382 Code civil et suivants. En conclusion : le jugement d’ouverture est l’élément décisif. du notaire. Ce sont des créances hors procédure. Dans ce cas on est assimilé à un créancier antérieur et donc il faut déclarer la créance (cf point de départ du délai pour déclarer L622-24 alinéa 5) 2. Donc les créances postérieures ne peuvent être considérées que pendant la période d’observation. Donc dans ce cas c’est une créance postérieure. de l’expert…]. .les besoins du déroulement de la procédure [ce sont donc les frais de justice. L 622-17 Code de commerce : Il s’agit des « créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture pour : . Mais pour les créances postérieures : y a-t-il une date butoir au bout d’un moment ? Si un plan est adopté suite à la période d’observation : les créances nées pendant ce plan ne sont pas des créances de l’article L622-17. la créance n’est pas née régulièrement. tout dernier. B] La créance doit être née régulièrement La régularité s’apprécie en vérifiant que la répartition des pouvoirs entre débiteur et administrateur judiciaire a bien été respectée. Condition liée à « l’utilité » de la créance postérieure C’est l’objectif de la loi de 2005 : restreindre le champ des bénéfices de l’article L622-17 Code de commerce. L641-13 : « Sont payées à leur échéance les créances nées régulièrement après le jugement qui ouvre ou prononce une liquidation judiciaire ». les honoraires de l’administrateur judiciaire. régulière et tout mais aucune des trois autres conditions n’est remplie. C] Les conditions ajoutées par la loi de sauvegarde de 2005 1.en contrepartie d’une prestation fournie au débiteur pendant la période d’observation ».Pour les sanctions pécuniaires du conseil de la concurrence : si la décision intervient après le jugement d’ouverture. de la faute par exemple. c’est une créance antérieure. du mandataire judiciaire. la créance n’est pas née régulièrement. ou . Donc si la faute a lieu avant le jugement d’ouverture et même si le dommage intervient après.Pour les amendes de fait pénaux : c’est le jugement le fait générateur de la créance de l’amende (trésor public). si c’est le débiteur qui exécute seul. La Cass considère que ce qui compte c’est la décision de condamnation par le conseil de la concurrence. . Une créance n’est pas née régulièrement si le débiteur a agi seul alors qu’un administrateur judiciaire avait été nommé avec mission d’assistance. Ces créances postérieures mais irrégulières sont hypochirographaires. Si les conditions ne sont pas remplies : la créance qui est postérieure au jugement d’ouverture. .

du notaire de la prisée…). Dans ce cas il est poss pour l’administrateur judiciaire de vendre des biens à certaines conditions et dans ce cas le prix du bien va être distribué. Droit au paiement Les créanciers de l’article L622-17 I peuvent être payés à l’échéance. Créanciers postérieurs : es frais de justice nés postérieurement au jugement d’ouverture (honoraires de l’administrateur judiciaire.Il est difficile pour l’administrateur judiciaire de connaître ces créanciers. du mandataire judiciaire. les créanciers peuvent obtenir un titre exécutoire en justice afin d’exercer des voies d’exécution contre le débiteur. Toutes les saisies leurs sont en principe ouvertes. Le créancier n’a pas à se préoccuper des autres. Dès lors que l’administrateur judiciaire dispose des fonds nécessaires il doit effectuer le règlement même s’il existe des créanciers de rang préférable. Donc ces créanciers passent avant le redressement de l’entreprise. L’ordonnance de codification a ensuite été ratifiée par le parlement et donc le texte a désormais valeur législative et c’es la règle de l’article L662-1 Code de commerce. Le contenu et la nature des avantages conférés par L622-17 A] Contenu 1. Depuis la loi de 2005. La Cass admet donc les saisies sur la caisse des dépôts et consignations. doivent être versées immédiatement sur un compte de la caisse des dépôts et consignation. cela sert à conserver son privilège. Si le paiement n’est pas spontané. Le droit d’exécuter le titre est indépendant de l’ordre dans lequel s’exercent les privilèges. en effet l’assiette des saisies est limitée. les créanciers postérieurs disposent d’un droit de priorité. Et si ce n’est pas fait l’administrateur judiciaire est redevable à titre personnel ac un intérêt au cours légal. Droit de priorité S’ils ne sont pas payés. partie législative (au lieu de la partie réglementaire). ces créanciers postérieurs doivent se manifester auprès de l’administrateur judiciaire dans un délai d’un an à compter de la fin de la période d’observation. c’est du domaine de la loi. Ce n’est pas vraiment régulier comme procédé. le gvt a repris le contenu de l’article 173 du décret et l’a remis dans le code de commerce. Or il y a l’article L622-18 (nouveau) qui dit que toutes les sommes qui peuvent être perçues par l’administrateur judiciaire ou le mandataire judiciaire et qui ne sont pas déposées sur les comptes du débiteur pour financer l’activité. Le CE a été saisi d’une question préjudicielle sur l’article 173 du décret : il considère que cette règles ne relève pas de la compétence du pouvoir réglementaire. Cette règle devait faire obstacle à celle du prix de la course. des experts. L622-17 IV. il doit agir dès qu’il peut. c’est le prix de la course. Avant la loi de 2005 : l’article 173 du décret d’application de la loi de janvier 1985 interdisait la saisieattribution des sommes déposées à la caisse des dépôts et consignation. Difficulté : les sommes que l’on voudrait saisir ont été versées à la caisse des dépôts et consignation. Créanciers antérieurs de L611-11 : créancier de la conciliation homologuée. Mais à qui et selon quel ordre ? Qui paye-t-on en premier parmi les créanciers postérieurs ? a) Classement externe : les créanciers postérieurs par rapport aux autres créanciers L’ordre externe en cas de sauvegarde ou de redressement judiciaire : Rang 1 : Rang 2 : Créances antérieures : c’est le super-privilège des salariés. Rang 3 : 38 . En pratique cela diminue les droits de poursuite des créanciers postérieurs. §2. Mais lors de la codification du droit commercial. 2.

Rang 1 : Créances de salaire nées postérieurement au jugement d’ouverture qui n’ont pas été réglées au salarié ni par l’employeur ni par l’Association de Garantie des Salaires (AGS.Rang 4 : Rang 5 : Rang 6 : Créanciers de L622-17 I : les créanciers postérieurs. Ce privilège ne joue que pour les créances de salaire de toute nature dues pour les 60 derniers jours de travail avant le jugement d’ouverture (donc pas tout ce qui pourrait être du au salarié). du mandataire judiciaire. mais l’ordre est un peu différent. la loi de sauvegarde de 2005 utilise le terme « privilège ». Mais. Créanciers de L622-17 I : les créanciers postérieurs Créanciers chirographaires Rang 2 : Rang 3 : Rang 4 : Rang 5 : Rang 6 : b) Classement interne : au sein des créanciers postérieurs de L622-17 Il y a trois rangs. qui quand elle intervient couvre au maximum un mois et demi de travail). Rang 1 : Créances antérieures : c’est le super-privilège des salariés. Créanciers chirographaires. Prêts qui ont pu être consentis durant la période postérieure au jugement d’ouverture et au même rang on trouve les créanciers dont la créance résulte de la continuation des contrats en cours . Elle a considéré que c’était une priorité attachée à la date de la créance et non à sa qualité. les créanciers postérieurs du redressement vont être traités des créanciers postérieurs de la liquidation judiciaire. L’ordre externe en cas de liquidation judiciaire : Si le redressement échoue et que la procédure est transformée en liquidation judicaire. qui est depuis le 1er avril de 2859€. donc c’est au plus 5718€ mensuels. Quel est l’enjeu ? 39 . Donc il s’agit d’un privilège. Rang 2 : Rang 3 : B] Nature de la priorité (hypothèse : absence de paiement) La doctrine considérait que ce droit de priorité était du à la qualité de la créance et que cela constituait un privilège (au sens technique du terme). des experts. Mais la Cass com a adopté le 5 février 2002 une position contraire. Ce privilège est également plafonné à deux fois le plafond de la sécurité sociale. du notaire de la prisée…) Créanciers antérieurs de L611-11 : créancier de la conciliation homologuée Créanciers dont la créance est née avant le jugement d’ouverture et garantis par des sûretés réelles spéciales. Créances nées avant le jugement d’ouverture (ceux qui sont garantis par une sûreté réelle spéciale). mais slt à la condition que le cocontractant ait fait un effort particulier en consentant des délais supplémentaires par rapport aux prévisions contractuelles. Créanciers postérieurs : es frais de justice nés postérieurement au jugement d’ouverture (honoraires de l’administrateur judiciaire. Les autres créanciers postérieurs.

Techniquement les créanciers postérieurs de la première procédure sont antérieurs à la nouvelle procédure. L’autorisation du juge commissaire doit comme toute autorisation être préalable. Pour céder un bien qui est étranger à l’activité de l’entreprise (pas issu de la production) il faut une autorisation du juge commissaire. On se pose la question du sort des fonds issus de la vente du bien grevé d’une sûreté spéciale. que les biens qui ne sont pas nécessaires à l’exploitation de l’entreprise peuvent par exemple être une résidence secondaire. L’article L622-8 Code de commerce indique que la cotte part du prix de vente qui correspond au créancier garanti par ces sûretés est versée à la caisse des dépôts et consignation. Il convient de noter en particulier lsq’il s’agit d’un débiteur pphys. Distinction de la loi : §1 et §2. Le privilège attaché à leur créance. L’article L622-8 Code de commerce prévoit tout de même pour ces créanciers d’obtenir un paiement provisionnel. Le débiteur pourrait être en cessation des paiements et une nouvelle procédure coll de redressement ou de liquidation s’ouvre. leur permet de dire qu’ils doivent être payés avant d’autres. une sanction pénale est encourue. Ces créanciers ne seront payés qu’après l’adoption du plan de sauvegarde ou de redressement ou dans le cadre de la liquidation judiciaire. Donc dans cette section on se trouve dans une situation un peu exceptionnelle. Article L622-8 Code de commerce : le bien est grevé d’un privilège spécial. Sinon l’acte peut être annulé d’une nullité absolue à la demande de tout intéressé dans un délai de trois ans à compter de l’acte. Ils seront considérés comme des créanciers postérieurs à la seconde procédure. Sous-section 3 : Réalisation de biens durant la PO Normalement il faut poursuivre l’activité mais pendant la PO le but normalement n’est pas de vendre les actifs de l’entreprise. §1. Il y a deux solutions :  On pourrait créer une hiérarchie entre les créanciers postérieurs de la nouvelle procédure qui passeraient avant les créanciers postérieurs de la première procédure. La réalisation d’un bien grevé d’une sûreté La règle principale du §1 joue évidemment. Ils conservent leur privilège. §2. Mais pour le moment on ne sait pas si on doit les assimiler purement et simplement aux créanciers postérieurs de la second procédure ou non. Article L631-14 Code de commerce : redressement. d’un nantissement. En outre. d’une hypothèque. Cette nécessité de garantie est écartée lsq le 40 . doit fournir une garantie qui émane d’un établissement de crédit. La Cass n’a pas répondu encore. La réalisation d’un bien non grevé d’une sûreté Article L622-7 II Code de commerce : pour la sauvegarde. Le reste peut être utilisé par l’entreprise ou saisi par les créanciers postérieurs.Hypothèse d’une procédure de sauvegarde ac une période d’observation qui débouche sur l’adoption d’un plan de sauvegarde. non définitif.  On pourrait également les assimiler purement et simplement aux nouveaux créanciers postérieurs. cad sous réserve. Mais au bout d’un certain nombre de mois. Dans ce cas on ne vendra que certains biens afin de créer de la trésorerie pour poursuivre l’activité et désintéresser certains créanciers pour leur donner un peu confiance et qu’ils fassent des sacrifices qui seront consignés dans le plan de sauvegarde ou de redressement. Les fonds consignés à la caisse des dépôts et consignation : L’article R622-7 Code de commerce pose qu’ils sont indisponibles pour les créanciers munis de sûretés. d’un gage. Mais pour cela le créancier qui n’est payé que sous réserve. le débiteur connaît de nouvelles difficultés et n’exécute pas correctement le plan qui est donc résolu. un véhicule. C’est l’administrateur judiciaire qui demande cette autorisation ou à défaut le chef d’entreprise. article L654-8 I Code de commerce.

L’administrateur judiciaire doit tenir au courant de l’avancée de ses travaux le mandataire judiciaire et la représentation du personnel. il s’agit d’un plan de sauvegarde Article L620-1 Code de commerce : les buts sont : . Article L622-8 alinéa 3 Code de commerce : le débiteur peut proposer à ses créanciers la substitution des garanties qu’ils détiennent par des garanties équivalentes. Cet alinéa suscite une difficulté d’interprétation : généralement on considère que cette poss est une dérogation à l’alinéa 1er. S’il n’y a pas d’administrateur judiciaire. social et environnemental L623-1 à L623-3 Code de commerce sur la sauvegarde. L’administrateur judiciaire a un pouvoir d’enquête large pour établir son bilan. Mais elle peut très bien être nécessaire et établie.le maintien de l’emploi. demander des infos au juge commissaire ou au mandataire judiciaire qui défend les intérêts des créanciers et l’administrateur judiciaire peut entendre toute personne susceptible de l’informer sur l’entreprise en difficulté. Lsq’on est en sauvegarde. En revanche on ne mentionne pas la réorganisation. En tout cas le plan de sauvegarde. L’élaboration du bilan économique. als que s’il refuse la substitution la somme sera consignée et il pourra peut-être obtenir un paiement provisionnel. . En cas de redressement judiciaire Pour le redressement judiciaire article L631-1 Code de commerce : la procédure a les mêmes objectifs que la sauvegarde. §2.de permettre la poursuite de l’activité économique. L627-3 Code de commerce dispose qu’il n’est pas dressé de bilan social économique et environnemental. 2. si on lui substitue une garantie par une autre il devra attendre pour être payé. social et environnemental et projet de plan §1. et . Il ne suffit pas de donner une garantie. Il n’y a pas de JP sur cette question. l’administrateur judiciaire peut se faire aider d’un expert. certaines activités soient arrêtées ou ajoutées ou cédées à un repreneur. Le juge commissaire peut autoriser le paiement provisionnel sur une partie de la créance ou sur toute la créance. Le but du plan de redressement comme en sauvegarde est de maintenir l’activité de l’entreprise du débiteur. cad que c’est un moyen d’échapper à la consignation. n’est jamais un plan de cession totale de l’entreprise. Section 2 – L’élaboration du bilan économique. il y a des équivalents pour le redressement. Ce bilan aidera à prendre la décision : plan de redressement ou liquidation ? S’il y a un administrateur judiciaire le bilan doit toujours être fait. Concernant l’acté économique. Il s’agit d’un rapport établi par l’administrateur judiciaire ac le concours du débiteur. le paiement provisionnel suppose également une décision du juge commissaire que le créancier demande par voie de requête. On établit le diagnostique. Pour le créancier ce n’est pas neutre. 41 .créancier est le Trésor Public ou un organisme social et plus généralement le juge commissaire peut écarter cette exigence. même si elle change un peu. Et pour atteindre ces buts il faut éventuellement envisager une réorganisation de l’entreprise. Le projet de plan A] Quel plan ? 1. Pour le bilan. il se peut qu’à l’occasion d’un plan de sauvegarde.l’apurement du passif. les causes des difficultés aussi bien sur le terrain économique que social et environnemental pour les entreprises qui exploitent des installations classées.

2. Quand la cession totale ou partielle est ordonnée. Quand il n’y a pas d’administrateur judiciaire. c’est nécessairement le débiteur qui élabore le projet de plan. . Il peut alors se faire aider d’un expert.La situation contraire est celle de la reprise externe. la procédure se poursuit. Le projet de plan contient trois volets :  Le volet économique : Selon quelles modalités continue-t-on l’activité ? Qu’est ce qu’on vend et comment ? Il se peut que de nouveaux crédits soient nécessaires. Solution possibles et contenu du projet Contenu du plan de redressement ou de sauvegarde : réorganisation de la société mais avec le débiteur qui reste à sa tête.On parle de reprise interne lorsque les associés décident de redresser la société par le biais de l’augmentation de capital. d’étalement des remboursements… En contrepartie.  Le volet social : On peut envisager des licenciements. . Juridiquement ce n’est plus le même débiteur. à défaut de quoi les indemnités de licenciement ne seront pas prises en charge par l’AGS. Elaboration du plan de sauvegarde ou de redressement En sauvegarde c’est le débiteur qui élabore le projet de plan ac le concours de l’administrateur judiciaire. article L631-22 Code de commerce : à la demande de l’administrateur. on peut également penser que les associés financent le redressement par le biais d’une augmentation de capital. Il faut en plus impérativement que ces licenciements pour motif économique interviennent dans un délai d’un mois à compter du jugement qui arrête le plan. Le pouvoir économique est passé aux mains d’un nouveau alors que juridiquement le débiteur reste le même. le tbl prononce la liquidation judiciaire.En procédure de sauvegarde : le tbl de la procédure arrête le principe des licenciements mais ils sont soumis au droit commun. En redressement judiciaire. Si on vend tout la totalité de l’entreprise. la PM est dissoute et tous les actifs entrent dans le patrimoine du repreneur. mais le tbl statuera sur le rapport que le juge commissaire aura établi sur ledit plan. le débiteur peut offrir de nouvelles garanties (cautions…). Seuls peuvent contester les représentants du personnel ou syndicaux. . c’est l’administrateur judiciaire qui élabore le projet de plan ac le concours du débiteur. il y a des assouplissements procéduraux et cette décision du tbl ne peut plus être contestée individuellement par le salarié.Pour le redressement judiciaire. En apparence le débiteur ne change pas (c’est la PM) mais un nouvel associé peut souscrire à une augmentation de capital qui le rendra majoritaire. B] Etude des plans de sauvegarde et de redressement 1. et il contrôlera donc la société.  Le volet financier ou règlement du passif : On établit les solutions pour le règlement du passif : propositions de remises de dettes. Si le tbl se prononce en faveur du principe des licenciements. . où on fait appel à un repreneur : dans ce cas on a un plan de cession (cadre de la liquidation judiciaire).Dans le cadre du redressement judiciaire : la procédure est allégée par rapport au dt commun (article L63119 II Code de commerce). Comment cela se passe-t-il quand au règlement du passif ? a) En l’absence de comités de créanciers : article L626-5 et suivants Code de commerce (sauvegarde et redressement) 42 . le tbl peut ordonner la cession totale ou partielle de l’entreprise si le débiteur est dans l’impossibilité totale de la redresser lui-même.

en 1967 les créanciers votaient déjà le plan. la caisse des dépôts et consignations. Aujourd’hui.L’administrateur judiciaire avec le débiteur transmet son plan avec les propositions au mandataire judicaire et qui le transmet lui-même aux créanciers. le tbl exercera un contrôle mais il arrêtera le plan de toute façon. Il faudra recueillir l’accord écrit de chaque créancier qui se prononcera individuellement sur sa propre créance. née avant le jugement d’ouverture. → Le comité des établissements de crédit et ceux assimilés : On y trouve les établissements de crédit : banques. Puis le mandataire judiciaire dresse un état des réponses et l’adresse au débiteur et à l’administrateur judiciaire qui pourront ainsi faire évoluer le plan et procéder à des améliorations. Puis le tribunal acceptera ou non le projet de plan. Et le débiteur ou l’administrateur judiciaire doivent le demander et le juge commissaire doit être d’accord. Cette procédure existait donc déjà en droit français. sociétés spécialisées dans le crédit bail. En 1985 le tbl avait tous pouvoirs et lui seul décidait de l’exécution du plan. Mais dans cette réunion il n’y aura jamais de vote. elle avait seulement disparu pendant un moment après 1985. → Comités de créanciers facultatifs : On se trouve en deçà des seuils ci-dessus. Le silence du créancier pendant un moi vaut acceptation de la proposition. Mais avant. Les comités de créanciers ne peuvent être mis en place que si les comptes sont certifiés par un CAC ou au moins établis par un expert comptable. Le mandataire judiciaire consulte les créanciers et reçoit leurs réponses. → Convocation des créanciers à une réunion et cela permet à chaque créancier de voir ce qui est demandé (les efforts que doivent faire) aux autres créanciers. La loi met en place deux comités de créanciers : le comité des établissements de crédit et ceux assimilés et le comité des principaux fournisseurs de biens et de services. Cas de mise en place de comités de créanciers : → Comités de créanciers obligatoires : Les comptes du débiteur doivent avoir été certifiés par un CAC ou au moins établis par un expert comptable . Mais depuis l’ordonnance de 2008 il y a aussi les créanciers obligataires qui avaient été oubliés en 2006 et leur situation se rapproche des comités même si ça ne s’appelle pas comme ça. le DED français s’inspire plus du droit américain et de sa culture de la négociation et reprend le principe du vote des comités de créanciers tout en laissant un certain pouvoir d’appréciation au tribunal. les établissements étrangers qui interviennent soit en libre prestation de service soit en libre établissement et (élargissement de l’ordonnance de 2008 article L626-30 Code de commerce) tous les titulaires d’une créance acquise auprès d’un établissement de crédit ou assimilé mais aussi auprès d’un fournisseur de biens ou de services quel qu’il soit dès lors qu’il s’agit d’acquisition de créance antérieure au jugement d’ouverture. sociétés d’affacturage. 43 . Puis le projet est déposé au greffe après une consultation des représentants du personnel et des contrôleurs et communication au ministère public. mais aussi de connaître le contexte global du plan. Composition des comités de créanciers : Créanciers dont la créance est. Deux possibilités pour le mandataire de consulter les créanciers : → Consultation de chaque créancier individuellement par lettre recommandé avec AR. b) En cas d’existence de comités de créanciers : article L626-29 et suivants Code de commerce (sauvegarde et redressement) On soumet aux comités le projet de plan dans son ensemble et ils vont voter sur le projet. et on doit être en présence d’une grande entreprise : nombre de salariés supérieur à 150 ou le chiffre d'affaire de l’entreprise est supérieur à 29 millions d’euros. Si le vote est positif.

Il y a un délai de 10 jours à compter du vote. Mais dans le décret il est précisé que l’administrateur judiciaire est seul juge de l’intérêt des propositions du créancier et il décidera seul de l’opportunité de transmettre la proposition à l’ensemble du comité. Pour que le plan soit adopté il faut que les deux comités acceptent le projet de plan. Le débiteur aura donc une multitude de prêteurs qui auront souscrit au contrat établi. Depuis 2008 : Article 626-30-2 Code de commerce : la décision est prise dans chaque comité à la majorité des 2/3 du montant des créances détenues par les membres ayant exprimé un vote. le débiteur et l’administrateur judiciaire. On peut supposer qu’une personne physique n’est pas une entité. Mais l’ordonnance de 2008 prend aussi en compte le cas d’un transfert de créance après le jugement d’ouverture. on parle probablement plutôt des PM. Créanciers dont la créance est garantie par une fiducie-sûreté : l’ordonnance de 2008 décide que ces créanciers ne font pas partie des comités de créanciers. L’article L626-30 Code de commerce envisage une discussion entre les comités. On élabore donc un plan ac consultation individuelle des créanciers et décision finale du tbl (cf. il faut qu’une majorité se dégage dans chaque comité. taux d’intérêts…). L’ordonnance de 2008 ajoute dans l’article L626-30-2 Code de commerce que « tout créancier membre d’un comité peut également soumettre des propositions au débiteur ou à l’administrateur judiciaire ». Cette disposition vaut pour les deux types de comités. Avant l’ordonnance de 2008 : il fallait que la majorité des membres soient d’accord et que cette majorité représente au moins les 2/3 du montant des créances de l’ensemble des membres du comité. l’administrateur judiciaire peut lui demander d’intégrer le comité. L’article L626-30-1 Code de commerce indique que « l’appartenance du créancier cédant à un comité de créanciers est un accessoire de la créance ». ils ne seront donc pas soumis au principe majoritaire. a)).Le décret du 12 février 2009 dans l’article R626-55 indique que fait partie de ce comité « toute autre entité auprès de laquelle le débiteur a conclu une opération de crédit ». Le bénéficiaire d’une fiducie-sûreté est également exclu du comité. Pour qu’ils acceptent le projet. Mais en pratique ces discussions sont réduites à néant. Mais c’est un élargissement énorme qui étonne vachement la profe. Ce sont les créanciers obligataires qui forment une masse qui a la personnalité morale. Les conditions de cet emprunt obligataire sont fixées contractuellement (échéance des remboursements. mais le fournisseur peut refuser. Transfert de créance après le jugement d’ouverture : l’appartenance au comité des fournisseurs se transmet ac la créance car elle en est un accessoire. On ne peut contester que les décisions du comité dont on est membre. Les créanciers obligataires : Un débiteur qui a besoin de liquidités peut lancer un emprunt obligataire : on demande au public de prêter de l’argent. 44 . Si un ou les deux comités refusent le projet de plan : on procède comme s’il n’y avait pas de comité. Transfert de créance avant le jugement d’ouverture : le cessionnaire ira dans le comité des établissements de crédit et pas dans celui des principaux fournisseurs. Si le fournisseur n’atteint pas les 3%. Possibilités pour les créanciers de contester : ils doivent contester le jugement qui va ensuite entériner le plan. Les contestations ne pourront se faire que par un recours contre le jugement qui arrête le plan. → Le comité des principaux fournisseurs : Est membre de droit (obligatoirement) tout fournisseur de biens ou de services dont la créance représente plus de 3% du total des créances des fournisseurs (avant l’ordonnance de 2008 c’était 5%). Donc le cessionnaire fera partie du comité.

c’est nécessaire mais pas suffisant. Le tbl doit mentionner les personnes qui sont tenues d’obligations en vertu du plan : débiteur. le tbl ne peut pas favoriser de créanciers. les comités de créanciers peuvent voter des délais supérieurs à 10 ans. CHAPITRE II – Arrêté et exécution du plan Section 1 – Le jugement arrêtant le plan : traits fondamentaux et contenu du jugement Le plan est arrêté par les comités. L’assemblée des obligataires dans certaines situations doit être consultée et donner son accord. 45 . Ce jugement est exécutoire de plein droit à titre provisoire et susceptible de recours : appel. → Plan de redressement : article L631-20 Code de commerce. pourvoi en cassation et tierce opposition. il ne peut jamais imposer de remises de dettes. Pour que le plan soit adopté. Les délais doivent être uniformes. Le commissaire à l’exécution du plan reçoit les paiements du débiteur. les personnes ci-dessus ne pourront en aucun cas invoquer le plan. la loi de la majorité votée par le comité ne s’applique pas. Sinon. une obligation. Si le créancier refuse le plan. les répartit et les transmet aux créanciers. il faut quand même un jugement. En cas de procédure collective ces créanciers obligataires doivent être consultés. Il peut y avoir plusieurs assemblées d’obligataires si plusieurs emprunts successifs sont lancés.Les obligataires obtiennent alors un titre. Le plan peut établir un traitement différencié des différents créanciers si leur situation le justifie (seulement si la majorité du comité accepte cela). cautions. B] Sort des créanciers antérieurs 1. Le jugement est rendu en audience publique et est opposable à tous (article 632-11 Code de commerce) et l’article L63468 Code de commerce sanctionne pénalement certains actes pris en contradiction avec le plan. pour les petits fournisseurs qui sont hors du comité. Mais seuls les membres des comités sont soumis aux décisions de la majorité. Il faudra les consulter individuellement. S’il y a inexécution du plan il doit en rendre compte immédiatement au tbl. le tbl peut seulement lui imposer des délais. Il doit faire un rapport annuel au tbl sur l’exécution ou non du plan. créanciers qui acceptent des délais ou remises… Qui peut invoquer le plan ? Que se passe-t-il ac les garants et les codébiteurs ? A] Mesures relatives au débiteur → Plan de sauvegarde : article L626-11 alinéa 2 Code de commerce pphys codébiteurs ou ayant consenti des sûretés personnelles ou réelles pourront invoquer le bénéfice du plan. Le tribunal peut imposer un délai maximum de 10 ans. Détermination des droits des créanciers Lorsqu’on n’a pas de comité de créancier : on consulte individuellement chaque créancier. L’ordonnance de 2008 décide donc que tous les créanciers obligataires sont réunis dans une seule assemblée générale (procédure proche du comité) et ils votent aux 2/3 du montant des créances obligataires ayant exprimé un vote comme pour les comités de créanciers (peu importe la loi applicable au contrat d’émission des obligations). S’ils existent. qui est une valeur mobilière facilement mobilisable (cessible). Par exemple. l’assemblée générale des obligataires doit aussi accepter le plan. c’est consultation individuelle des créanciers et décision du tbl.

En conséquence. les remises de dette sont anéanties aussi. On ne peut jamais demander de remise ou de délai aux salariés : article L626-20 Code de commerce. quand il y a anéantissement du plan : les délais octroyés sont anéantis et depuis 2008. → Les tout petits créanciers : créance inférieurs à 300 euros : ces créances sont payables immédiatement. Mais depuis 2008 également. le tbl peut décider de l’inaliénabilité de certains biens selon l’article L626-14 Code de commerce. Le tbl peut ordonner la cession forcée des droits sociaux des dirigeants associés (c’est une expropriation).  Si le débiteur est en cessation des paiements et n’exécute pas le plan. si la procédure d’origine était une procédure de sauvegarde et que le débiteur a bénéficié d’un plan de sauvegarde. Section 2 – Exécution.Dans le plan. . article L626-26 Code de commerce : . il n’a pas de pouvoir d’appréciation et il est obligé d’ouvrir une procédure collective. Mais avec la loi de 2005 la séparation entre redressement de l’entreprise et liquidation devient floue. inexécution du plan sans et avec CP Plan correctement exécuté : L 631-19 Code de commerce : le tribunal peut constater sur demande du débiteur la bonne exécution du plan et donc son achèvement. En redressement judiciaire seulement. se voyait nécessairement soumis à une liquidation judiciaire. le tbl peut soumettre l’acceptation du plan à la condition de la révocation des dirigeants de la PM débitrice (seul le ministère public peut demander cela au tribunal).le plan d’origine est adopté par le tribunal et il n’y a pas de comités dans la procédure : le tribunal peut modifier le plan . Le tbl peut décider que les parts du dirigeant associé sont incessibles. et . En effet la liquidation de l’entreprise en difficulté peut prendre deux voies : 46 . soit une liquidation) : la loi de sauvegarde du 26 juillet 2005 simplifie la situation des créanciers de la procédure d’origine. Lorsqu’une procédure s’ouvre (soit un redressement. modification. le tribunal doit prononcer la résolution du plan et ouvrir une procédure collective mais il peut s’agir d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire. On commence par payer les plus petites créances.Article L626-31 alinéa 2 Code de commerce : lorsqu’il y a des comités.Avant l’ordonnance de 2008. Le juge a un pouvoir d’appréciation selon la gravité des manquements observés. sans remise possible dans la limite de 5% du passif estimé (article L626-20 Code de commerce). . le tribunal doit résoudre le plan. Sous-titre 2 – Le débiteur est en liquidation judiciaire Traditionnellement la procédure de liquidation judiciaire est destinée à liquider les biens du débiteur (les transformer en argent liquide) afin de satisfaire les créanciers et payer le passif au maximum possible. le débiteur dans ce cas.Depuis 2008 : la solution est la même que lors de l’échec d’un plan de redressement judiciaire.  Si le débiteur n’exécute pas correctement le plan mais n’est pas en état de cessation des paiements : le tribunal peut prononcer la résolution du plan de la même manière qu’un juge peut prononcer la résolution d’un contrat. Les modifications substantielles du plan sont possibles. les modifications du plan doivent passer par les comités qui doivent être remis en place et voter à la majorité les modifications (identité de procédure). L’article L626-7 Code de commerce indique que les créanciers soumis au plan résolu sont dispensé d’avoir à déclarer leurs créances et sûretés dans la nouvelle procédure.

elle continue à vivre entre les mains d’un repreneur. le débiteur et le ministère public tous les 3 mois de l’avancement de la procédure. Cela ressemble fort à la procédure de sauvegarde. le mandataire judiciaire devient liquidateur : dans ce cas il vérifie les créances et reprend les actions en cours (actions contre des débiteurs ou des créanciers ou des garanties). on vend en vertu des articles qui régissent la liquidation judiciaire. Le liquidateur doit informer le juge commissaire. le plan de sauvegarde ou de redressement laisse tout ou partie de l’entreprise entre les mains du débiteur. Si l’entreprise avait une activité peu porteuse et qu’on décide donc de vendre cette activité (de la démanteler) pour favoriser le redressement de l’entreprise. Il peut aussi y avoir eu une procédure de sauvegarde ou de redressement qui a été ouverte auparavant. Article L642-1 Code de commerce : une liquidation judiciaire est ouverte quand le redressement est manifestement impossible. Ce ne sera pas forcément la fin de la procédure. Dans ce cas il y aura liquidation judiciaire avec une cession partielle de l’entreprise et le reste de l’entreprise sera démantelé et vendu. Dans le cas ou l’activité de l’entreprise qui marche mal pourrait marcher mais pas entre les mains du débiteur. les créanciers payés dans la mesure du possible. c’est une conversion. ce n’est pas la continuation de l’autre comme dans le cas de la conversion. Sous-titre 2. Dès le jugement d’ouverture. Et là on aura un plan de sauvegarde ou de redressement qui s’accompagne d’une cession partielle de l’entreprise à un repreneur (et non une cession d’objets résiduels). de tout ou partie des emplois qui y sont attachés et d’apurer le passif. on peut trouver un repreneur qui pourrait acquérir cette activité.1 – Le débiteur est en liquidation judiciaire non simplifiée CHAPITRE I – Le prononcé de la liquidation judiciaire Section 1 – Le jugement prononçant la liquidation judiciaire Le jugement prononçant la liquidation judiciaire : il peut s’ouvrir dès l’origine (on voit tout de suite que le débiteur ne pourra pas redresser l’entreprise lui-même). Il ne faut pas que la procédure s’enlise. Avant 2005 cette voie faisait partie de la procédure de redressement judiciaire. dans ce cas ce sont aussi les dispositions sur la liquidation qui s’appliquent. mais cette échéance sert à accélérer le mouvement. 47 . Quand un plan échoue : c’est une nouvelle procédure qui s’ouvre. Mais pendant la période d’observation il peut se produire des évènements qui rendent le redressement impossible et on passera du redressement à la liquidation. Dans le cadre de la conversion. le tribunal qui ouvre ou prononce la liquidation doit fixer un délai au terme duquel (article L643-9 Code de commerce) il faudra examiner la clôture de la procédure. Si elle peut l’être entre les mains d’un repreneur. on passe donc à la liquidation judiciaire avec cession de l’entreprise entre les mains d’un repreneur. La cession de l’entreprise a pour but d’assurer le maintient de l’activité. Remarque : En sauvegarde ou en redressement. L’entreprise est dissoute. liquidée.  La liquidation peut aussi devenir le cadre d’un plan de cession de l’entreprise. Le redressement est manifestement impossible lorsque l’entreprise ne peut pas être redressée entre les mains du dirigeant d’origine. Dans ca cas l’entreprise ne meurt pas. Le repreneur peut vouloir reprendre seulement un secteur de l’entreprise et pas l’entreprise entière.

En liquidation judiciaire le courrier du débiteur peut être détourné vers le liquidateur sur décision du juge commissaire. mais seulement pour les besoins de la liquidation (la scté ne peut pas commencer de nouvelles activités par exemple).leur courrier ne peut pas être détourné. mais la société n’est pas encore « morte ». En cas de jugement de conversion : l’administrateur judiciaire et le mandataire judiciaire peuvent aussi interjeter appel.En ce qui concerne les voies de recours. de la disposition des biens ».Le débiteur peut toujours se constituer partie civile s’il a été victime d’un crime ou d’un délit. il ne va pas faire appel d’une décision qui lui donne sa fonction. en droit commun : les pouvoirs des dirigeants prennent fin automatiquement quelle que soit la cause de la dissolution. au comité d’entreprise. Mais si la liquidation a été initiée par un créancier : les dirigeants ne peuvent plus faire appel. Sauf pour les débiteurs tenus au secret professionnel (avocats. au ministère public et si la liquidation est ouverte sur assignation d’un créancier. Dans ce cas on désigne un liquidateur amiable qui ordinairement est nommé par les associés. 48 . médecins…). Le dessaisissement prend effet à compter de la date du jugement.Le débiteur peut exercer une activité salariée.Il conserve ses droits extrapatrimoniaux et ses droits propres. Le débiteur a interdiction de se lancer dans une activité indépendante. Quand la dissolution fait suite au prononcé d’une liquidation judiciaire : les dirigeants perdent automatiquement leurs fonctions. le créancier poursuivant peut aussi faire appel. Sauf si les statuts en disposent autrement ou s’il y a eu une AG qui démet les dirigeants de leurs fonctions avant que la décision ne soit prononcée. Effets du prononcé de la liquidation judiciaire sur le débiteur A] Le dessaisissement Article L641-9 Code de commerce : « le jugement qui ouvre la liquidation emporte de plein droit à partir de sa date dessaisissement de l’administration.  Droits du débiteur : . Cela vaut pour la PM comme pour la personne physique (cf. Le dessaisissement général (qui porte sur tous les biens) est automatique en matière de liquidation. et cela va de soit. mais seulement pour exercer des recours en cas de besoin. ils n’ont plus aucun pouvoir sur la société. B] Le débiteur est une personne morale : dissolution ou non ?  La PM soumise à la liquidation judiciaire est une société : L’article 1844-7 Code civil prévoit différents cas dans lesquels les sociétés sont dissoutes : « La société est dissoute par l’effet du jugement qui ordonne la liquidation judiciaire ». Donc la loi de 2005 remédie à cette difficulté et l’article L641-9 II Code de commerce indique désormais que les dirigeants sociaux en fonction le demeurent quand la scté est dissoute pour cause de liquidation judiciaire. Quand une société est dissoute. Il ne peut en revanche pas faire d’acte de gestion courante. La France a été condamnée par la CEDH car le droit au procès équitable dans ce cas n’était pas respecté car dans cette situation personne ne pouvait faire appel. Mais le liquidateur ne pourra consulter le courrier papier ou électronique qu’en présence du débiteur. mais le salaire peut être saisi au profit des créanciers (sauf la partie insaisissable). . Qui peut donc faire appel ? Ce n’est surement pas le liquidateur qui est nommé après la décision judiciaire. C’est la période de liquidation et la scté conserve sa personnalité juridique. article L661-1 Code de commerce : l’appel est ouvert au débiteur. effets sur les biens communs pour l’époux). Section 2 – Les effets du prononcé de la liquidation judiciaire §1. Les dirigeants ne restent pas en fonction pour gérer les affaires de la société. . Le délai pour faire appel est de 10 jours. Le liquidateur amiable liquide l’entreprise.

Rang 5 : créanciers postérieurs. leurs espoirs sont déçus. En principe la poursuite de l’activité est permise pour 3 mois et le tribunal peut prolonger de 3 mois à la demande seulement du ministère public. -  Pour les créanciers postérieurs : Quelques précisions concernant l’ordre externe.Si le tribunal ordonne la poursuite de l’activité : les contrats en cours ne sont pas interrompus. c'est-à-dire la place pour la distribution des sommes après vente des biens : Rang 1 : les salariés. en LJ. Donc quelle que soit la PM. Ici le contrat de fiducie échappe à la liquidation judiciaire. Effets du prononcé de la liquidation judiciaire sur l’entreprise  Si l’activité n’a pas cessé : En principe l’activité cesse mais l’article L641-10 Code de commerce prévoit que le tribunal peut ordonner la poursuite de l’activité. mais aussi si c’est dans l’intérêt public ou dans l’intérêt des créanciers. c’est logique. Ce classement. Ainsi. Rang 2 : les privilèges des frais de justice avec modification apportée par l’ordonnance de 2008. dans ce cas les créanciers postérieurs peuvent penser être en rang 4 au moment de leurs efforts. Rang 3 : le privilège de conciliation. C’est possible lsq’une cession de l’entreprise est envisageable. une dégradation implique une conversion en LJ. Mais la Cass a statué là-dessus en 2003 sur une asso : « aucun texte ne prévoyant la dissolution.  Pour les contrats en cours : . ce n’est pas une fiducie sûreté. Si le tribunal n’ordonne pas la poursuite de l’activité : que se passe-t-il pour les contrats en cours ? A défaut de loi la JP avait adopté la même solution : les contrats se poursuivent. Toujours dans la fiducie : il y a un cas particulier : le constituant de la fiducie est le débiteur en difficulté. Pour le classement interne : 49 . La PM en liquidation judiciaire n’est pas une scté : Comme il n’y a pas de disposition sur la liquidation judiciaire des PM qui ne sont pas des sociétés. sans mise en demeure refuse de poursuivre le contrat. mais qu’au cours de la période d’observation. Néanmoins il y a 3 différences : .  Que deviennent les contrats en cours ? En principe les dispositions du redressement et de la sauvegarde s’appliquent.La loi envisage un cas de résiliation de plein droit en liquidation judiciaire qui n’est pas prévu en sauvegarde et en redressement judiciaire dans l’article L641-11-1 III 3ème Code de commerce. Les biens reviennent donc dans le patrimoine du débiteur et pourront servir au paiement des créanciers. Il constitue la fiducie à son propre et seul bénéfice. on appliquait la même règle que ci-dessus. Le classement qui va prévaloir sera celui de l’art L641-13. §2. Ce contrat là est résilié automatiquement. ils ne s’arrêtent pas ac la liquidation. Il faut signaler que si à l’origine il y a une procédure de S ou de RJ. le liquidateur judiciaire n’a pas de pouvoir sur la convention qui met le bien à la disposition du débiteur. la PM demeure ». La fiducie joue son plein effet. Cette règle de JP a été consacrée par l’ordonnance de 2008 (les contrats en cours se poursuivent). Rang 4 : créances qui sont nées avant le jugement d’ouverture et garanties par des sûretés réelles. est beaucoup moins favorable aux créanciers postérieurs. Pour la fiducie : si le bien qui est dans le patrimoine fiduciaire est à la disposition du débiteur (qui le conserve matériellement) au titre de la convention de fiducie . par analogie. C’est quand le liquidateur spontanément. celle-ci garde sa personnalité juridique au cours de la procédure de liquidation judiciaire.

C’est le juge commissaire qui fixe la mise à prix et les conditions de publicité et de mise en vente des biens. le législateur a prévu une dérogation. or certains créanciers peuvent avoir une créance née avant ou après la déclaration d’insaisissabilité et certains sont professionnels. La question qui se pose est celle de l’hypothèse d’une LJ. Il doit motiver son ordonnance au regard d’une exigence posée par l’art L642-18 : il faut que soit démontré qu’on obtiendra de meilleures conditions qu’avec une vente sur adjudication aux enchères publiques. qui est remplacé par une requête du liquidateur au jugecommissaire. donnent la possibilité aux entrepreneurs individuels d’aller devant notaire et de faire déclarer insaisissables les droits qu’ils ont sur leurs immeubles. le liquidateur est subrogé dans les droits du créancier poursuivant et la saisie reprend son cours. 15 mai 2008 (JCP entreprise 2009 1008) : le liquidateur peut saisir. CC. La dérogation : les cessions amiables Le juge-commissaire a le pouvoir d’autoriser le recours à une cession amiable. Rang 2 : les prêts. La vente de biens isolés A] La vente des immeubles L642-18. La vente va s’opérer à la barre du tribunal et emporte purge des hypothèques et privilèges dont les biens vendus sont grevés. mais il ne répartira pas au profit de tous les créanciers. 50 . La loi du 4 août 2008 est venue agrandir le champ à tous les biens immeubles dès lors qu’ils ne sont pas affectés à un usage professionnels et pas seulement le domicile de l’entrepreneur. il y avait les autres. de même que des créanciers de contrats en cours qui acceptent de consentir des délais supplémentaires par rapport aux stipulations contractuelles. Elle ne joue qu’à l’égard des créanciers nés après cette déclaration. avec un liquidateur qui doit défendre l’intérêt collectif des créanciers.Une adjudication amiable : l’immeuble va être vendu aux enchères. Com.Rang 1 : comme en S et en RJ. 642-19-1 Art L642-18 et R642-22 s Ccom 1. les créances de salaires dont le montant n’a pas été avancé par l’AGS (plafonné à 1 mois et demi). ne seront frappés que les créanciers professionnels. en LJ est placée en rang 3 l’AGS pour le recouvrement des avances qu’elle a pu faire. Rang 4 : les autres créanciers postérieurs CHAPITRE II – Les opérations de liquidation judiciaire Section 1 – La réalisation de l’actif Art L626-1 s. qui ordonne la vente par ordonnance. mais c’est un notaire désigné par le juge-commissaire qui va organiser la vente. Cette technique aura pour avantage d’emporter purge des hypothèques et des privilèges dès lors que l’adjudicataire aura payé le prix de vente.2. Le juge-commissaire fixe la mise à prix. Rang 3 : en RJ et S. Ca devrait éviter les arrangements douteux. Il n’y a pas de commandement aux fins de saisie. Cette procédure offre des garanties importantes pour le débiteur qui va être exproprié. Cette déclaration ne joue pas à l’égard de tous les créanciers. Une publicité est organisée par les textes. Or. §1. Que doit-il alors faire ? CA Orléans. et s’agissant des créanciers postérieurs. 2. Le liquidateur peut donc saisir les biens. Deux techniques existent et c’est le juge commissaire qui choisit la technique de cession amiable que le liquidateur devra emprunter : . 3 février 2009 (n°0810303) : ne résout pas la question. Mais comme elle est coûteuse et ne permet pas toujours de retirer le meilleur prix. Le principe de la vente sur adjudication aux enchères publiques en audience judiciaire On suit alors les règles de la saisie immobilière : art 2204 s. Au cas où une saisie immobilière avait été ouverte avant ouverture de la procédure : art L642-18 al. d’autres non. la déclaration est inopposable à la procédure collective.

Si le débiteur est en LJ. si on envisage un repreneur et que le débiteur ne reste pas du tout aux commandes.- La cession de gré à gré : le liquidateur a reçu des offres d’achat de l’immeuble.Soit l’entreprise continue mais entre des mains nouvelles : cession de l’entreprise. que l’on retrouve à l’art L641-3 al. Le juge-commissaire choisit librement entre les deux techniques de vente. . quitte à faire des réorganisations : plan de continuation (plan de sauvegarde ou de redressement aujourd’hui). Lorsqu’on passait en LJ on arrêtait tout et on vendait tout.La vente aux enchères publiques menée par un officier ministériel. à défaut de nullité absolue. le liquidateur va pouvoir récupérer le bien pour le faire vendre. Ce peuvent être des biens de faible ou de grande valeur (fonds de commerce. De plus. L’autorisation du juge-commissaire est encore nécessaire. demander au jugecommissaire l’attribution judiciaire du bien. avant que le liquidateur n’ait réalisé le bien. S’agissant des meubles. et s’ils sont de faible valeur. Tout le monde ne peut pas acquérir les biens du débiteur en difficulté : les contrôleurs. Lorsque s’ouvrait un RJ. les dirigeants et leurs proches ou les proches du débiteurs ne peuvent pas acquérir (art L642-3). le débiteur reste aux commandes.La vente de gré à gré. §2.Si on a un droit de rétention. il doit demander au juge-commissaire de réaliser le bien. Le législateur envisageait deux techniques : . Le reste. Le repreneur doit suivre les règles de la LJ. c’est de la LJ et c’est le juge-commissaire qui décide. Le liquidateur va solliciter une ordonnance du juge commissaire qui va faire échapper le bien à la saisie immobilière et le liquidateur indique le prix qui est offert et le juge commissaire autorise la vente au prix qu’il fixe. elle sera dissoute. dans les six mois du jugement de LJ. c’est le liquidateur qui décidait.Soit on la laissait entre les mains du débiteur. Les recours contre les ordonnances du juge-commissaire sont formés devant la CA : art R642-37-1 B] Les ventes de meubles Art L642-19 Ccom. . . le juge commissaire peut autoriser une de ces personnes de les acquérir. il ne poursuivra pas l’activité et si c’est une PM. Il se peut qu’il reste aux commandes seulement pour une partie de l’activité. Il obtiendra le bien qu’il pourra utiliser ou faire vendre. Ça n’est intéressant que si le montant du est inférieur à la valeur du bien. il y a une dérogation : art L642-20 pour les meubles nécessaires aux besoins de la vie courante. Mais le législateur avait autorisé des cessions d’unités de production : cession partielle d’entreprise. Mais la différence est qu’en RJ le juge commissaire pouvait forcer le repreneur à continuer certains contrats. Depuis la loi de 2005. ou un commissaire priseur judiciaire. C’est plus rapide et peut rapporter plus. Dispositions particulières pour les meubles qui font l’objet d’un droit de rétention ou qui sont gagés : anc. l’idée était de redresser l’entreprise. 2 et art L642-20-1 : . ou au moins pour partie. on a quand même un plan de sauvegarde ou de redressement combiné avec une cession partielle (d’une branche d’activité). L’ordonnance du 18 décembre 2008 autorise la cession de clientèle. mais il devra payer le créancier rétenteur. la sauvegarde n’existait pas. Il passe devant tout le monde. parts sociales…). La cession d’entreprise Sous la loi de 1985. Les recours sont également portés devant la CA. il peut. Ce qui veut dire notamment que pour les classements entre créanciers ce sont les textes concernant la S ou le RJ qui s’appliquent. L642-25 abrogé. Si le liquidateur ne demande pas à récupérer le bien. 51 . L’art L642-19 prévoit deux techniques : . même le super privilège des salariés. Cession partielle ou totale de l’entreprise : si on est en S ou en RJ et qu’on bénéficie d’un plan de S ou de redressement. soit on trouve un repreneur et dans ce cas. soit est vendu par petits morceaux (selon les règles de la LJ). mais ça n’emporte pas purge des hypothèques et des privilèges (art 2275 s CC).En cas d’un créancier gagiste.

Informations sur les offres et publicités 6. le fonds de commerce ou encore les contrats. elle devient irrévocable. B] Cession peut être assortie d’une location-gérance Articles L642-13 s. Une fois l’offre déposée au greffe. Il ne suffit pas que le tribunal détermine les biens transférés. Auteur de l’offre 3. L’art L661-6 III Ccom. On ne peut donc pas intégrer le logement ou la résidence secondaire du débiteur. Le plan qui ordonne la cession peut inclure une location gérance mais le repreneur est obligé d’acquérir à terme. Le repreneur qui bénéficierait d’un tel contrat. Les acquéreurs font des offres. Les offres doivent être écrites et l’art L642-2 II donne la liste des éléments qui doivent être portés dans l’offre. Il y a une publicité des offres qui s’effectue par le dépôt des offres au greffe par le liquidateur et tout intéressé peut prendre connaissance des offres qui ont été proposées. On peut donc vendre des immeubles. ne fait pas une acquisition à l’essai (loi de 1967). En effet. Mais il ne faut pas oublier que la LJ a pu être précédée par une période d’observation. Le tribunal doit constituer ainsi un ensemble qui permet d’assurer le maintien de l’activité ou d’une activité susceptible d’avoir une autonomie. S’il en est locataire. Irrévocabilité Ce sont les articles L642-2 s. La Cour de cassation considère que c’est une opération « dont le caractère forfaitaire implique l’existence d’un aléa exclusif de l’application des garanties prévues par le droit commun de la vente ».A] Nature de la cession d’entreprise dans le cadre d’un plan de cession On parle de cession. Elle peut durer maximum 2 ans. Il est impossible de modifier l’offre à la baisse. En bref. Le repreneur est donc lié jusqu’à ce que le juge statut. donc il se peut que des offres aient été déposées auprès de l’administrateur judiciaire en S ou en RJ. il n’est plus possible à l’auteur de l’offre de revenir dessus. C] Offres L642-2 et suiv. En revanche. voire la CA en cas d’appel. (Nouveauté de la loi de 2005). D] Objets de la cession 1. le contrat de location pourra cependant être transmis au repreneur dans certaines conditions. La loi précise qu’elle peut être admise même si les conditions de la location gérance de droit commun ne sont pas remplies. Forme et contenu de l’offre 5. et la question est de savoir si on est en présence d’un contrat. Les actes effectués en violation de l’art L642-3 peuvent être annulés dans un délai de 3 ans. une fois que le transfert est adopté dans son principe. mais il n’y a pas d’acceptation du débiteur. le tribunal ne doit inclure dans la cession que ce qui est nécessaire à la poursuite de l’activité. Etude générale C’est le jugement qui adopte le plan qui doit déterminer les biens qui vont être transférés au repreneur. Le juge ne peut choisir que des biens appartenant au débiteur. Non. il va falloir 52 . il peut apporter des améliorations jusqu’au jour où la juridiction statut. 1. Dans le plan de cession il faut penser à mettre à la charge du débiteur une obligation de non-concurrence. la poursuite d’activité est de 3 mois. Ces biens là seront vendus conformément aux art L642-18 et L642-19. Dès l’ouverture de la LJ. qui règlementent les offres. Moment pour le dépôt d’une offre 2. à la demande de tout intéressé. Destinataires de l’offre 4. Il faut que ce soit rapide car en cas de LJ.

Ces conventions peuvent-elles être transférées ? Non : art L642-7. Mais il a été refusé de transférer un contrat de prêt. ces biens peuvent être nécessaires à l’activité. Le repreneur serait donc mieux protégés lorsqu’ils achètent dans le cadre d’une S ou d’un RJ qu’en cas de LJ. Le tribunal a la possibilité dans le jugement de confier la gestion de l’entreprise au cessionnaire. L’art L642-7 parait donner une liste des contrats transférables. la prise de possession par la cessionnaire marque la date de transfert de propriété. L’analyse traditionnelle est de dire que « le tribunal détermine les contrats qui vont être transférés au repreneur ». C’est à dire que l’accord du cocontractant cédé n’est pas nécessaire. Certains sont résiliés automatiquement du fait de la LJ. Il faut qu’ils soient nécessaires au maintien de l’activité. mais on n’a pas encore de décision.réaliser ce plan et passer des actes. Concernant les contrats de fiducie. Le liquidateur doit demander ses observations au cocontractant cédé. ne peuvent pas se voir imposer des charges autres que l’engagement qu’elles ont souscrit lors de sa préparation. le principe en matière de cession judiciaire de contrat : on ne peut pas imposé des charges autres que les engagements qu’ils ont souscrits. La loi de 2005 change peut être la donne. b) Les contrats transférables Il ne s’agit que des contrats conclus par le débiteur. Pourquoi elle change la donne ? Ce transfert peut s’opérer dès lors qu’on a une cession de l’entreprise (totale ou partielle). Dans ces deux hypothèses ne on ne peut pas imposer la reprise d’un contrat au repreneur. Le problème est que l’art L626-10 est un texte de S et applicable en RJ. Ce transfert des contrats peut prendre place dans la LJ. Cela étant. L’art L642-2 indique le contenu de l’offre et le candidat repreneur doit également préciser les contrats repris dans l’offre. c) Effets de la cession des contrats 53 . Par ex une cession d’immeuble. La doctrine dit que ça dépend. de fourniture de biens ou de services (rend le champ large). de location. et dans ce cas. En revanche. Mais dans ce cas de figure là. Désormais. Donc on peut penser que ne sont concernés que les contrats qui existaient déjà avant l’ouverture de la procédure. Il faut qu’ils soient en cours au moment où le tribunal prend le plan de cession. Etude spéciale : les contrats L642-7 Il est déterminant que les contrats bénéficient au repreneur. Il peut donc y avoir une convention laissant les biens à disposition du débiteur qui n’est plus propriétaire. l’ancien article L122-12 CT. Question des contrats intuitu personae. l’ordonnance de 2008 s’en est préoccupée. Mais quid des contrats conclus après jugement d’ouverture ? Le problème résulte de l’art L642-7 al. Le transfert des biens ne se produira que lorsque ces actes auront été réalisés (Cour de cassation). la JP reconnait un pouvoir souverain aux juges du fond pour déterminer si on est en présence de contrats nécessaires au maintien de l’activité. « Les personnes qui exécuteront le plan. Sont mentionnés les contrats de crédit-bail. Les exceptions ne concernent donc pas les contrats contrairement à ce que disait la loi sous l’empire de la loi de 1985. même à titre d’associé. Ce qui signifie que c’est le tribunal qui décide et que c’est sa décision qui est constitutive du transfert. Art L626-10 dernier al. a) Pouvoir de déterminer les contrats cédés au repreneur Pas d’arrêts depuis la modification de 2006. il faudra que le liquidateur ait recours à un notaire et suive l’ensemble des exigences de cession d’un immeuble. 2. sous réserve des articles L626-3 et L626-16 ». Cf. les actifs fiduciaires restent hors du patrimoine. donc il est possible de lui transférer les contrats nécessaires à la poursuite de l’activité. mais également en cas de RJ ou de S lorsque le débiteur bénéficie d’un plan de S ou de RJ mais qu’il ne va pas continuer toute l’activité (art L626-1). La JP avait prévu qu’on ne demandait pas les observations du repreneur. C'est-à-dire qu’un contrat de cautionnement qui garantissait le débiteur ne peut pas faire l’objet d’un transfert. pour ce qui est de la fiducie sûreté. D’autant que l’art L661-6 III dispose que le repreneur peut faire appel du jugement qui adopte le plan de cession mais seulement en ce qu’il lui impose des charges supplémentaires de ses engagements.3 : les contrats doivent être exécutés aux conditions en vigueur au jour du jour de l’ouverture de la procédure. Il faut que ce soit des contrats en cours au moment du jugement d’ouverture. Mais ce texte n’est pas applicable en LJ.

La Cass se fonde sur le fait que sinon il y aurait rupture d’égalité entre les créanciers chirographaires. dans ce cas la déchéance du terme est reportée à la date du jugement qui statue sur la cession. ce sera lors de la passation des actes.Le principe est que l’on doit exécuter les contrats cédés « aux conditions existant au jour du jugement d’ouverture ». Cette solution peut être écartée dans deux cas : . Le but étant d’éviter les repreneurs qui détruisent l’entreprise. Si résolution il y a. Mais dans certaines circonstances. le prix déjà payé par le cessionnaire ne lui sera pas restitué. il lui est interdit de vendre les biens qui lui sont transférés avec exception pour les stocks : art L642-9. les actes devraient l’être aussi. Le texte précise que le tribunal peut aussi prononcer la résolution ou la résiliation des actes passés en exécution du plan qui se trouve résolu. Cette règle à pour objectif de mettre tous les créanciers sur le même plan et de faciliter le règlement du passif. On peut substituer une personne au repreneur : L642-9 Code de commerce. on peut acheter le bien ou laisser tomber. Avant la loi de 2005 le tribunal pouvait déroger. A l’issue de ce contrat. La résolution peut s’accompagner de l’allocation de dommages et intérêts. les dettes antérieures restent à la charge du débiteur. cela peut être pour non paiement du prix mais aussi pour le non respect de d’autres obligations du cessionnaire. Section 2 – Le règlement du passif En principe en cas de jugement de liquidation judiciaire : il y a déchéance du terme. La cession du contrat intervient. sans son autorisation. S’il entre en jouissance avant. s’il n’a pas entrepris la liquidation des biens qui sont grevés d’un privilège spécial. dans un délai de trois mois à compter du jugement de liquidation judiciaire. ça ne redonne pas aux créanciers le droit de poursuivre individuellement le débiteur. mais la dérogation a disparu.En présence d’un contrat de crédit bail. C’est le liquidateur judiciaire qui s’occupe de la gestion de ces créances. L641-11 Code de commerce. d’un gage ou d’un nantissement ou d’une hypothèque. Si le contrat de crédit-bail est transféré au repreneur. E] Modification et inexécution du plan de cession Tant que le repreneur n’a pas payé le prix de cession. donc toutes les créances qui étaient à terme deviennent exigibles. 54 . il y a lieu à répétition de l’indu. Exception à cette règle : lorsque la cession totale ou partielle de l’entreprise est envisageable. Lorsque la déchéance du terme s’opère. en principe. Il faudrait donc demander spécifiquement au tribunal l’anéantissement de tel ou tel acte. S’il y a résolution du plan. si le plan est résolu. les créanciers concernés recouvrent leur droit de poursuite individuelle (c’est par exemple le cas de trésor public pour ses créances privilégiées). Mais si des actes sont nécessaires. Si le plan est résolu. C’est un peu bizarre. Le repreneur doit-il prendre la charge des arriérés ? Non. au moment du jugement. Toutefois. De plus il y a possibilité de résiliation : donc certains actes pourraient être maintenus et non annulés rétroactivement. mais dans la limite de la valeur vénale du bien au jour de la levée de l’option. Mais à priori. cette possibilité n’existe que si le tribunal l’a admise. Peut-il alors acheter le bien à l’issue ? art L642-7 si le repreneur veut pouvoir lever l’option d’achat il va devoir payer. Le Tribunal peut prononcer la résolution du plan en cas d’inexécution par le cessionnaire. JP : si un créancier chirographaire est payé alors qu’il n’aurait pas dû l’être. le repreneur devient débiteur des contrats. Mais pour cela il va baisser son prix. l’entreprise cédée revient à la charge du débiteur qui devra reprendre en charge des activités telles que les licenciements par exemple. certains créanciers sont autorisés à agir : En cas d’inertie du liquidateur.Le repreneur accepte d’assumer les dettes engendrées par le contrat transféré. le tribunal peut (art L64210) prévoir que tout ou partie des biens transférés ne pourront être vendus pour une durée que le tribunal fixe. il ne devra pas payer tous les arriérés. . il est tenu par le contrat mais uniquement pour l’avenir. Il n’a pas à payer le passé. Même s’il a payé le prix.

§2. donc ils restent tenus et devront payer à la place du débiteur. §1. mais c’est l’ancienne qui reprend vie. De plus.Mais s’il s’agit seulement d’une erreur de classement : il n’y a pas lieu à répétition de l’indu : le principe d’égalité ne joue en procédure collective qu’entre les créanciers chirographaires. elle est reprise en 2005 et s’inspire du droit américain qui s’inspire lui-même du droit anglais. Pour la clôture de la procédure le tribunal peut se saisir d’office mais il peut aussi être saisi par le liquidateur. Exceptions au principe de l’extinction du droit de poursuite des créanciers impayés L643-11 Code de commerce : Trois grandes séries d’exceptions ou la règle de paralysie des poursuites n’est pas appliquée : 55 . Loi de 2005 : à l’ouverture de la procédure. Le législateur souhaitait que la procédure soit plus rapide et ainsi mettre un peu la pression au tribunal. si la procédure n’est pas terminée. Le principe de l’extinction du droit de poursuite des créanciers impayés Le droit des créanciers non payés d’agir contre le débiteur s’éteint avec la clôture de la procédure. mais pas pour les cautions et coobligés. Section 2 – Etude spéciale Il y a deux hypothèses de clôture de la procédure de liquidation judiciaire : . Tout intéressé peut demander la reprise de la procédure collective. Le débiteur se trouve ainsi déchargé de ses dettes. S’il s’agit d’une société : elle « meurt » à la publicité du jugement. les coobligés et les cautions ne bénéficient pas de la paralysie de l’action en justice. il est possible de rouvrir la procédure collective. on peut prolonger le délai. le tribunal doit fixer une « limite » pour clôturer la procédure. Il reste néanmoins une obligation naturelle. Cette règle date de 1985. Si le débiteur est une personne physique : il recouvre l’ensemble de ses droits. !! Il y a interdiction des poursuites par les créanciers contre le débiteur. c’est la possibilité des créanciers d’agir en justice qui est paralysée au profit du débiteur seulement. le dessaisissement cesse et il pourra donc exercer à nouveau une activité tant salariée (le salaire ne sera plus saisi par la procédure collective) qu’indépendante. la dette n’est pas éteinte.Clôture de la liquidation judiciaire pour insuffisance d’actif. Ensuite cette règle ne joue pas contre les créanciers postérieurs privilégiés. Le jugement de clôture met fin aux pouvoirs du liquidateur. L643-13 Code de commerce : si la procédure est achevée pour insuffisance d’actifs et qu’on se rend compte qu’il reste encore des actifs. Ce ne sera pas une nouvelle procédure collective. le débiteur ou le ministère public.Clôture du la liquidation judiciaire pour extinction du passif : très rare . cela veut dire que si le débiteur paye spontanément il ne pourra pas y avoir de répétition de l’indu. Mais juridiquement les dettes ne sont pas éteintes. tout créancier peut saisir le tribunal aux fins de clôture. CHAPITRE III – La clôture de la liquidation judiciaire Section 1 – Etude générale L643-9 Il faut un jugement de clôture qui va faire l’objet de publicité ac notamment l’insertion d’un avis au BODACC. L’extinction du droit de poursuite des créanciers s’applique seulement si les actions paralysées portent sur le paiement d’une somme d’argent ou sur les actions qui portent sur la résolution d’un contrat pour non paiement d’une somme d’argent. Quand la date limite intervient. Si deux ans sont écoulés depuis l’ouverture de la procédure.

Cela permet aussi aux entrepreneurs honnêtes mais malchanceux de reprendre une nouvelle activité plus rapidement.Il faut que le chiffre d’affaire soit inférieur ou égal à 300000€ et que durant les 6 mois précédents il n’y ait eu qu’un seul salarié. créances résultant d’une condamnation pénale. comme la fraude à l’égard d’un ou de plusieurs créanciers. Sous-titre 2. De plus ce n’est pas vraiment un bon outil. C’est aussi le cas lorsque le débiteur est soumis à la sanction civile de faillite ou à la sanction civile de banqueroute. La loi de 2005 le supprime au profit de la liquidation judiciaire simplifiée. L’idée : sur 10 procédure collective à peu près 9 sont des liquidations.- Caution et coobligé qui a payé aux lieux et places du débiteur peut poursuivre le débiteur. C’est aussi le cas lorsqu’il y a eu récidive : un débiteur qui a déjà bénéficié d’une liquidation judiciaire clôturée pour insuffisance d’actifs moins de 5 ans avant la nouvelle procédure qu’il s’agit de clore. 2. L’ordonnance de 2008 change beaucoup de choses dans cette liquidation judiciaire simplifiée pour les petites entreprises. les très petites entreprises subissent une radiation administrative : c’est l’administration qui prend la liquidation en charge. A] Domaine d’application et déclanchement de la liquidation judiciaire simplifiée 1. Quand la créance mérite un « égard particulier ». Et sur les 9 il y en a souvent la moitié qui est de très petite taille. Quand le débiteur ne « mérite pas d’égards » à cause de son comportement répréhensible. c'est à dire les créances qui résultent de droits attachés à la personne du créancier (pensions alimentaires). De plus il y a un nombre considérable de procédure collective qui se finissent pour insuffisance d’actifs.S’il y a un bien immo ou si on dépasse 5 salariés ou 750000€ de chiffre d’affaire. parce que la procédure reste assez compliquée tout de même. En France ça reste le domaine du juge judiciaire. Le déclenchement de la liquidation judiciaire simplifiée L’ordonnance de 2008 remédie aux difficultés en prévoyant le cas ou le tribunal dispose dès l’origine des éléments qui peuvent conduire vers une liquidation judiciaire simplifiée : le juge dans ce cas peut tout de 56 .  Il y a des entreprises pour lesquelles la liquidation judiciaire simplifiée est facultative : . On peut dessiner 3 zones grâce à l’ordonnance de 2008 :  Il y a des entreprises pour lesquelles la liquidation judiciaire simplifiée est obligatoire : .on se trouve au-delà des seuils ci-dessus et en dessous de 5 salariés et chiffre d’affaire inférieur ou égal à 750000€  Il y a des entreprises pour lesquelles la liquidation judiciaire simplifiée est interdite : .Il ne doit pas y avoir de biens immobiliers . Dans ce cas tous les créanciers pourront reprendre leurs actions individuelles. Pour le moment la liquidation judiciaire simplifiée qui est facultative est un échec. Cette procédure simplifiée s’inspire particulièrement du droit allemand.2 – Le débiteur est en liquidation judiciaire simplifiée L641-2 et L641-2-1 et L644-1 à L644-6 Code de commerce Dans la loi de 1985 la liquidation judiciaire simplifiée n’existait pas mais il y avait un redressement judiciaire simplifié.Il ne doit pas y avoir de biens immobiliers . En Allemagne. La procédure révèle certains défauts qui n’ont pas tous été corrigés par l’ordonnance de 2008. C’est pourquoi il ne sert à rien de faire dans la plupart des cas la procédure normale qui a quand même une durée minimum. Le domaine d’application de la liquidation judiciaire simplifiée PM ou personne physique.

Liquidation judiciaire simplifiée obligatoire : C’est vraiment une toute petite entreprise et dans ce cas l’ordonnance de 2008 qui crée ce cas de figure.suite décider l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée (avant l’ordonnance de 2008 ce n’était pas poss). 1. le temps que le liquidateur rende son rapport. 57 . B] Spécificités de la liquidation judiciaire simplifiée L644-1 Code de commerce : En principe la liquidation judiciaire simplifiée est soumise aux règles de la liquidation judiciaire de droit commun. dont la rapidité est accentuée par l’ordonnance de 2008. Si une créance est retenue. toujours dans un délai de trois mois. il y a un mois pour exercer un recours contre la répartition comme contre l’état des créances. il n’y a pas du tout d’intervention du juge-commissaire ou du tribunal. s’il apparaît que les sommes ne vont pas permettre de régler les créanciers chirographaires. Les autres biens qui ne sont pas désignés doivent faire l’objet d’une vente aux enchères publiques. Après. Spécificités dans le déroulement de la liquidation judiciaire simplifiée  En matière de vérification des créances : Dans la liquidation judiciaire classique le liquidateur vérifie toutes les créances déclarées sauf. c’est une compétence du président du tribunal. Mais on est quand même obligé de le vérifier en entier. le liquidateur n’aura donc plus que 2 mois pour vendre tous les biens. Donc éventuellement vérification seulement d’une partie du passif privilégié. L644-2 Code de commerce. les propositions de répartition du liquidateur sont définitives. L641-4 Code de commerce. Si on ne dispose pas des éléments suffisants. Donc cette liquidation judiciaire simplifiée n’est pas une procédure à part. L642-19 Code de commerce.  Réalisation des biens. mais le tribunal n’a pas besoin de se réunir pour diriger la procédure vers une liquidation judiciaire simplifiée. Dans ce cas il faut attendre un mois. . mais que la proposition du liquidateur est contestée. Dans la liquidation judiciaire simplifiée le liquidateur ne vérifie que les créances susceptibles d’être payées. Tout intéressé peut prendre connaissance du document. le liquidateur va éclairer le juge. La loi de 2005 innove et l’ordonnance de 2008 innove plus encore : . Le liquidateur vérifie les créances qui lui semblent opportunes. Ce document unique est déposé au greffe et un avis est inséré au BODACC. pour vendre les actifs mobiliers il faut une autorisation du juge-commissaire.  Assouplissement en matière de distribution du produit des réalisations de l’actif : La loi de 2005 innove en créant une procédure de distribution spécifique. on n’a pas besoin de vérifier ces créances la. Il statuera aux vues du rapport du liquidateur. Donc dans de nombreux cas on ne vérifie que le passif privilégié. Le liquidateur dispose de trois mois pour faire vendre les biens suivant le jugement de liquidation judiciaire. Celui-ci rend sa décision et le liquidateur fait figurer sur l’état des créances rendu par la décision du juge-commissaire ses propositions de répartition. actifs mobiliers : Dans la liquidation judiciaire de droit commun. Si pas de recours. il vend ce qui peut être vendu et transmet au juge-commissaire la liste des créances vérifiées. lorsqu’on ne sait pas encore dès le jugement qu’on se trouve dans le cas d’une liquidation judiciaire simplifiée. En pratique il se peut que ça ne fasse que 2 mois. C’est le liquidateur qui décide de vendre les biens et qui décide si ça va être de gré à gré ou en vente aux enchères publique.Liquidation judiciaire simplifiée facultative : La décision de liquidation judiciaire simplifiée détermine les biens qui peuvent faire l’objet d’une vente de gré à gré.

alors que pour la liquidation normale. car le délai imposé au liquidateur est extrêmement court et il est pour lui quasiment impossible à respecter. §1. Contenu et durée des mesures d’élimination Article L653-2 Code de commerce : la faillite personnelle : C’est une interdiction de diriger. ne pourra plus exercer certaines professions telles que notaire ou avocat… Il pourra aussi y avoir une interdiction de voter en tant qu’actionnaire d’une PM dans lequel il était dirigeant et qui se trouve en procédure collective. Il y a manifestement une volonté d’accélérer la procédure. Il y a une possibilité de prorogation de 3 mois. mais sinon. Donc la faillite prend fin à l’expiration du délai et on peut aussi demander au tribunal à être relevé de sanction. Il y avait une procédure de réhabilitation possible. administrateurs…). Celui qui est touché par la faillite. Spécificités lors de la clôture de la liquidation judiciaire simplifiée La liquidation judiciaire simplifiée doit prendre fin à l’issue d’un délai d’un an . A tout moment. mais le maximum est fixé à 15 ans. Depuis l’ordonnance de 2008. L’interdiction de gérer : L’interdiction de gérer est issue de la faillite et représente une sanction moins sévère. Ce sont des sanctions civiles. d’administrer et de contrôler de manière directe ou indirecte toute entreprise. En effet la personne aura été incapable ou malhonnête auparavant. Il peut aussi prononcer une incapacité d’exercer une fonction élective. C’est mesures d’élimination ne peuvent être appliquées qu’en cas de liquidation ou de redressement. C’est le juge qui a ouvert la procédure qui prononce les sanctions. Le juge peut donner moins d’interdictions. Ceux qui avaient été condamnés à vie ou à un plus grand nombre d’années sous l’ancien régime sont libérés de leur faillite personnelle si 15 ans ont passé. le débiteur restait vraiment à la merci du juge. c’est donc le juge civil ou commercial qui prononce ces peines (parfois le juge pénal peut aussi les prononcer en tant que sanctions complémentaires). mais un peu en vain. Ce n’est pas une interdiction générale. car la procédure pouvait très bien avoir commencé par une sauvegarde ou un redressement. le tribunal peut donc à tout moment abandonner la liquidation judiciaire simplifiée pour revenir à une liquidation de droit commun. Désormais : il n’y a pas de minimum. dans ce cadre. TITRE II : LE SORT DU DEBITEUR PERSONNE PHYSIQUE ET DES DIRIGEANTS DE LA PM DEBITRICE : ETUDE DES MESURES ET SANCTIONS CIVILES ET PENALES CHAPITRE I – Mesures et sanctions civiles Section 1 – Mesure d’élimination Article L653-1 et suivants Code de commerce : Mesure de sanction : interdiction pour celui qui en est frappé d’exercer une activité professionnelle ou indépendante. 58 . Le tribunal peut ordonner une cession forcée de titres détenus par le dirigeant. le tribunal peut décider de ne plus faire application des dérogations. La loi prévoit deux grandes mesures : la faillite ou l’interdiction de gérer. s’adapter aux besoins. le délai court à partir de la décision qui ordonne la liquidation simplifiée. Sont visés par cette mesure : les dirigeants (membres du directoire. de gérer. c’est le tribunal qui fixe le délai. Durée des sanctions : Avant c’était à vie. le juge ne peut pas interdire les fonctions électives.2. La loi de 2005 précisait que le délai courait à partir de l’ouverture de la procédure. C’est une mesure d’assainissement. Un débiteur en sauvegarde ne peut pas être touché par ces mesures. mais c’était une petite erreur d’écriture.

Donc les représentants permanents de la PM peuvent être frappés. Mais la personne physique dirigeante de la PM peut être frappée de faillite personnelle ou de l’interdiction de gestion. En effet. Mais l’action est qualifiée de d’action civile en droit commun. association. Cependant. la majorité des créanciers nomme un contrôleur pour saisir le tribunal. Domaine d’application des mesures d’élimination Ne sont visées que les personnes physiques. C’est une action en responsabilité civile car en quelque sorte on demande au dirigeant de réparer le dommage. L’action A] Nature de l’action L’action ne peut être intentée que s’il y a une faute avérée des dirigeants de la PM. L’action peut être introduite par le liquidateur en cas de liquidation judiciaire ou par le mandataire judiciaire en cas de redressement judiciaire. Donc nous sommes bien dans un domaine des procédures collectives. lesquelles sont soumises à des sanctions disciplinaires. GIE…) soumise à une procédure collective. En matière de PM. Quels faits sont répréhensibles ? Article L653-3 et L653-4 Code de commerce : établit une liste de faits (exhaustive ???) §3. Mais depuis seule l’hypothèse de la liquidation judiciaire est exclusivement envisagée (pas de mesures pécuniaires possibles en cas de redressement ou de sauvegarde). Mais ce n’est possible que si le tribunal est saisi d’une demande pendant le cours de la procédure. L’action se prescrit dans un délai de 3 ans qui court à partir de l’ouverture de la liquidation ou du redressement. Exception : L653-1 I Code de commerce : ne sont pas soumis aux règles de ces sanctions : les personnes physiques ou les dirigeants d’une PM exerçant une activité professionnelle indépendante. cette action ne peut pas être intentée par tout le monde et elle se prescrit dans un délai de 3 ans à partir du jugement de liquidation judiciaire. En cas d’inertie de ces personnes. Mais en arrière plan cette action a un caractère répressif. Saisine et prononcé des mesures d’élimination Le tribunal qui ouvre la procédure peut prononcer la faillite ou l’interdiction de gérer. or s’il s’agissait d’une action purement civile. B] Conditions de fond 59 . ou le droit commun est applicable.§2. ne sont visés que les entrepreneurs individuels. on mettra une partie de la dette à sa charge. Les sanctions sont publiées (avis au BODACC et dans un registre spécifique). Comme sanction. on n’aurait pas de pouvoir d’appréciation du juge. Ici le juge est en mesure d’apprécier le comportement et de condamner le dirigeant ou non. mais on peut se retourner contre les dirigeants dès lors qu’ils ont commis une faute de gestion et qu’ils ont contribué à l’insuffisance d’actifs. On se trouve dans la situation ou la procédure collective fait apparaître une insuffisance d’actifs. le tribunal peut décider de mettre une partie du passif à la charge du dirigeant . Section 2 – Mesures pécuniaires Une action en responsabilité pour insuffisance d’actifs contre le débiteur en difficulté qui est dans ce cas une PM (société. La personne soumis à cette action est une PM. Sous-section 1 – L’action en responsabilité pur insuffisance d’actif L651-1 à L651-4 §1.

il peut être frappé de la sanction de faillite personnelle selon le pouvoir d’appréciation du tribunal. Le tribunal de la procédure est compétent §2. Il peut s’agir d’une faute par action ou par omission. abus de confiance…). Une faute de gestion commise par un dirigeant ou un représentant permanent La faute doit avoir été commise avant le jugement d’ouverture et elle doit être prouvée. L’ordonnance de 2008 fait un ajout dans L651-2 Code de commerce que lorsque le dirigeant est condamné à payer l’insuffisance d’actif était lui-même créancier. la déclaration de fausses créances. Ces sommes sont réparties au « marc le franc ». les sommes qu’il est condamné à payer ne peuvent pas lui bénéficier. c'est à dire de manière égalitaire entre tous les créanciers. Sous-section 2 – L’action en obligation aux dettes sociales Cette action n’existe plus. La personne visée est le dirigeant proprement dit et les dirigeants de fait. Ici pour les sommes payées par le dirigeant. La condamnation Les sommes payées par le dirigeant entrent dans le patrimoine du débiteur dirigé par la personne condamnée. Le dirigeant peut être une PM de droit public. elle a été abrogée. proportionnellement au montant de leurs créances de telle sorte que l’on ne tient pas compte des privilèges des créanciers. la faute de gestion ne suffisait pas. Sont visés également les représentants permanents des dirigeants de la PM. Le passif chirographaire doit forcément être vérifié dans le cadre d’une telle action. Et pour que l’action puisse être intentée. même si ces procédures ont été ouvertes avant le 15 février. les personnes qui peuvent l’intenter sont le ministère public et le liquidateur. il fallait une faute vraiment grave (détournements. Il s’agissait de faire payer par le dirigeant fautif une part du passif. Insuffisance = c’est la différence entre le passif et l’actif. Si le dirigeant ne paye pas les sommes mises à sa charge. C’était une action répressive. Préjudice Le préjudice doit avoir été subi collectivement par les créanciers.1. C] Conditions procédurales C’est une action attitrée. Cette action ne pouvait être intentée qu’en cas de liquidation judiciaire. !! Il ya des interdictions qui sont toujours sanctionnées pénalement : le fait de payer les créanciers malgré une interdiction. Lien de causalité La faute doit être la cause exclusive du dommage. On mettait à la charge du dirigeant non seulement l’insuffisance d’actif mais aussi les dettes de la société. 2. le fait d’octroyer des avantages à certains créanciers ou la malversation… La malversation frappe en particulier les mandataires de justice : ils détournent des fonds 60 . 3. On vérifie avanr l’ouverture de la procédure collective. mais elle peut ne pas être à l’origine de la totalité du dommage. punitive. on respectait l’ordre des créanciers et ce n’était pas au « marc le franc ». Il n’est plus possible d’intenter cette action contre les dirigeants fautifs.

Donc un banquier par exemple peut être complice en accordant des crédits abusifs. Personnes visées Commerçants. peu importe si c’est une profession réglementée ou non. La liste des faits répréhensibles est limitative et est commune à la faillite personnelle (mais celle-ci est plus large. Mais on continue quand même à poursuivre les complices quelle que soit leur qualité. Mais cette JP est périmée. la procédure doit vraiment être ouverte. §2. La banqueroute ne peut se dvpt qu’en présence d’un redressement judiciaire ou d’une liquidation. Cela a été supprimé en 2005 et la loi vise désormais toutes les PM. Faits répréhensibles Le délit de banqueroute repose toujours sur un comportement volontaire. Les complices peuvent aussi être poursuivis. Donc en procédure de sauvegarde les poursuites pour banqueroute sont impossibles. La Cass crim continue de considérer que le juge n’est pas lié par la date de cessation des paiements préalablement fixée au TGI. De plus. Mais désormais la banqueroute frauduleuse n’existe pas et tous les agissements sont qualifiés de délits. S’il doit y avoir des poursuites pénales. L 653 alinéa 2 : tous les complices peuvent être poursuivis quelle que soit leur qualité. Le dirigeant d’une société peut être une PM. Section 1 – Personnes visées et faits répréhensibles §1. car il aurait dû être en procédure collective. sont visés ses dirigeants. Elle est en vigueur à partir des faits commis à partir du 1 er janvier 2006 (pas de rétroactivité des lois pénales). 61 . Le TGI est appelé à fixer la date de cessation des paiements. pour que le délit soit reconnu. Les mandataires judiciaires devraient payer les tiers sur leurs propres honoraires. donc le tribunal correctionnel peut fixer une date de cessation des paiements différente que celle reconnue et fixée par le tribunal de la procédure. Article 122 Code pénal : l’Etat échappe aux poursuites pénales. Avant. Avant la loi de 2005 n’étaient visées que les PM qui avaient une activité économique. elles seront soumises au droit commun. Si le débiteur est une PM. En cas de SA les représentants permanents sont visés. CHAPITRE II – Sanctions pénales : étude de la banqueroute L654-1 et suiv. Mais cet alinéa est abrogé par l’ordonnance de 2008. Cass a décidé que si le mandataire se fait aider par un tiers dans sa mission et que les honoraires du tiers sont payés par la procédure : il y a délit de malversation. la Cass admettait la faillite virtuelle : Le débiteur était en cessation des paiements mais aucune procédure n’était ouverte. artisans. Certains agissements étaient qualifiés de délit et d’autres de crime. Sont visés : les dirigeants de fait ou de droit ou le liquidateur. la procédure doit nécessairement être ouverte. agriculteurs et les membres des professions libérales. Cass disait qu’il pouvait être poursuivi pour banqueroute. Le débiteur pourrait essayer de dissimuler ses difficultés et longtemps le droit des faillites était très longtemps répressif et le failli était traité comme un délinquant.au préjudice du débiteur et des autres créanciers. donc l’inverse n’est pas vrai) : Achats en vue d’une revente au-dessous du cours ou employer des moyens ruineux pour se procurer des fonds dans l’intention d’éviter ou de retarder l’ouverture du redressement ou de la liquidation judiciaire. une simple imprudence ne peut pas suffire à l’incrimination.

interdiction d’émettre des chèques. PM : Amende de 375 000 € Pour les prestataires d’investissement : 500 000 €. 62 . §2. Dans ce cas ils doivent mettre en demeure le mandataire de justice. administrateur judiciaire. exclusion des marchés publics. Sanctions du délit de banqueroute Personne physique : 5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende et si l’auteur ou le complice est dirigeant d’une entreprise prestataire de services d’investissement c’est ans de prison et 100 000 €. interdiction d’exercice d’une fonction publique pdt 5 ans max. Tenir une comptabilité fictive ou faire disparaître des documents comptables ou s’abstenir de tenir toute comptabilité lorsque les textes applicables y obligent. commissaire à l’exécution du plan. Il peut y avoir des peines complémentaires facultatives comme l’interdiction des droits civils civiques et de famille. mais la banqueroute reste plus large car vaut pour tous les débiteurs (même les personne physique) alors que l’abus de biens sociaux ne vise que les dirigeants de SA. de la majorité des créanciers qui ont été nommés contrôleurs. parties civiles. qui dispose alors d’un délai de réponse de deux mois. Ceci concerne les faits commis avant la cessation des paiements. Il y a aussi le représentant élu des salariés. mais pas pour les mêmes faits si le tribunal de commerce ou le TGI l’a déjà fait. La JP admet que peu importe si ça s’est produit avant ou après la cessation des paiements. Le tribunal correctionnel est compétent et ne peut être saisi que par les personnes visées à l’article L654-17 Code de commerce : le ministère public. Saisine du tribunal correctionnel Pour saisir le tribunal on dispose d’un délai de prescription de 3 ans et il court à compter du jugement d’ouverture. Ceci se rapproche de l’abus de biens sociaux. La qualification de banqueroute intervient dès lors qu’il y a dissimulation et même si se n’est pas dans un but personnel strictement égoïste. - Section 2 – Saisine du tribunal correctionnel et sanctions §1. Pour les actes postérieurs. Tribunal correctionnel peut aussi prononcer une faillite personnelle ou une interdiction de gérer.- Détournement ou dissimulation de tout ou partie des actifs. Augmentation frauduleuse du passif du débiteur. SARL ou SAS. Tenir une comptabilité manifestement incomplète ou irrégulière au regard des dispositions réglementaires. le délai de 3 ans court à partir de la révélation des faits commis. liquidateur et en cas d’inertie des mandataires de justice. mandataire judiciaire.

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