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Elections des conseils universitaires du 28 février 2012 L’UNEF Auvergne demande aux candidats de s’engager !

L’Université Blaise Pascal renouvèle ses représentants aux conseils centraux le 28 février 2012. A cette occasion, les personnels, les enseignants et les étudiants de l’UBP sont appelés à élire un nouveau président (ou présidente). Dans un contexte marqué par une évolution du domaine universitaire tendant vers toujours plus de mise en concurrence, de professionnalisation des filières, d’individualisation des parcours et d’ingérences toujours plus forte du privé, l’UNEF Auvergne demande aux candidats de s’engager pour la défense du service public et pour une université démocratique, gratuite et solidaire.

- Un soutien sans failles aux étudiants étrangers : La politique xénophobe et inique menée par le gouvernement depuis la prise de fonction de Nicolas Sarkozy sur la question de l’immigration et des étudiants étrangers a mis ceux-ci dans une position très précaire. Soumis à des exigences de revenus, à des taxations toujours plus fortes et à des circulaires liberticides, les étudiants étrangers sont en première ligne dans la politique d’expulsion menée par le gouvernement. Quand un étudiant est frappé d’une Obligation à Quitter le Territoire Français, il est souhaitable, en vue de la constitution d’un dossier à remettre à la préfecture, qu’il recueille un maximum de lettres de soutien, notamment de la présidence. Or il nous a été répondu par le passé que la lettre serait accordée ou non au cas par cas et sur critères pédagogiques. > Il nous semble que ce rôle n’est pas celui de la présidence, et nous exigeons que la nouvelle équipe présidentielle s’engage pour un soutien inconditionnel et systématique à l’ensemble des étudiants menacés d’expulsion (lettres de soutiens…) et en facilitant l’inscription des étudiants étrangers. > Nous demandons aux candidats de s’engager à continuer à faire de l’UBP une université ouverte sur le monde et sur le développement solidaire en facilitant l’accueil des étudiants étrangers et les partenariats notamment en direction des universités des pays du SUD.

- Pour une application restrictive de l’arrêté licence : En 2012, l’arrêté licence sera mis en application dans son entièreté dans les universités françaises. Si cet arrêté permet aux étudiants de gagner de nouveaux droits, tels que l’obligation de la compensation annuelle, l’interdiction des notes éliminatoires, la mise en place d’une deuxième session de rattrapage… Nous nous inquiétons cependant d’autres changements découlant de cet arrêté : La licence deviendra « professionnalisante », le volume horaire sera augmenté mais sans augmentation des moyens, les stages seront de plus en plus présents dans les différents cursus n’en ayant pas forcément besoin… Par la mise en application du PRL, c’est la logique d’autonomie des universités qui est amenée à son paroxysme, et c’est l’individualisation et la professionnalisation des filières qui est encouragée. Or nous avons toujours lutté contre cette volonté de casse du service public et de précarisation toujours plus avancée des étudiants. Le but de l’université est de faire acquérir un savoir aux étudiants, et non de les précariser sous le prétexte fallacieux de les rendre plus adaptés au marché du travail. > Nous exigeons donc qu’une application minimale de cette réforme soit mise en place. > Nous demandons à la future équipe présidentielle de favoriser le développement de parcours qualifiants et pédagogiques, contre la logique du « tout professionnel ».

Elections UBP 28 février 2012

- Pour la mise en place d’une crèche universitaire : De plus en plus de jeunes parents et des parents isolés se trouvent dans l’obligation de stopper leurs études n’arrivant pas à concilier leurs vies d’étudiants et celles de parents. Bien souvent la « solution » qui leur est proposée est de faire garder leurs enfants par des amies, de la famille ou bien par une nourrice. Ces solutions sont soit précaires, soit très onéreuses pour un budget étudiant. > Dès lors, nous exigeons la mise en place d’une crèche universitaire pouvant bénéficier aux étudiants et aux salariés de l’université, d’autant plus que ce projet a déjà été évoqué par le passé et qu’il ne reste plus qu’à le concrétiser.

- Garantir le fonctionnement du SUC et du SUAPS : Le SUC et le SUAPS souffrent d’un manque de moyen chronique pour assurer leur bon fonctionnement. Résultat des courses, des activités sont supprimées et les coûts des prestations à la charge des étudiants sont réévalués. Or, les services et les activités apportés par ces services sont centraux dans la vie étudiante clermontoise. > Dès lors, nous demandons à la future équipe présidentielle de s’engager à défendre ces services et à œuvrer à une solution de financement pérenne et à la hauteur des moyens pour le SUC et le SUAPS.
- Pour un renforcement du contenu et de l’application de la Charte des examens :

L’université avait sous la demande de l’UNEF voté la mise en application d’une Charte des examens garantissant et unifiant les droits des étudiants de l’UBP. Si cette charte va dans le bon sens elle connaît des limites car elle reste pour nous incomplète et n’est pas appliquée de manière uniforme sur l’ensemble des UFR de l’université. >Ainsi, nous exigeons que cette charte soit appliquée de manière uniforme dans l’ensemble de l’université et qu’elle intègre de nouveaux droits comme le droit au retard, le droit à un double sujet, le droit à une double correction et enfin le droit à une vrai semaine de révision.

-Favoriser l’aide à la recherche de stage : De plus en plus les parcours pédagogiques imposent d’effectuer des stages en milieux professionnels. Alors que ces stages deviennent obligatoires et partie prenante de l’évaluation et du contenu du diplôme il est injuste de constater que la valeur de ces stages dépend bien souvent de facteurs inégalitaires passant notamment par la mobilisation de réseaux individuels. > Pour lutter contre cette inégalité de fait, nous demandons à la future présidence d’encourager le développement du bureau des stages et de fournir aux étudiants une véritable aide à la recherche de stage.

-Pour une refonte du PRES : L’UBP est partie prenante du PRES Clermont-Universités. Si nous nous sommes toujours battus contre la logique originelle des PRES, nous constatons aujourd’hui que la gouvernance même du PRES Clermont-Universités est à remettre en question. En effet, le PRES est aujourd’hui dirigé par Alain Martel directeur général d’EDF dans la région. Cette gestion du PRES est scandaleuse et nous exigeons que la future présidence s’empare de ce dossier pour réorienter le PRES vers des objectifs de recherche et de pédagogie. > Le PRES doit être un instrument pour favoriser la recherche publique et l’intérêt des étudiants non pas une porte d’entrée du privé dans la gouvernance universitaire.

Elections UBP 28 février 2012

-Pour une politique restrictive en matière de diplômes universitaires : Ces dernières années ont vu se multiplier la mise en place de diplômes universitaires (DU). Ces DU, en plus d’être payants ont comme particularités d’apporter une formation qui n’est pas forcément reconnu au niveau national ni intégré dans les conventions collectives. Cette multiplication répond à nos yeux à une logique commerciale. Pour nombre d’université, ces DU « vendus » pour certains plusieurs milliers d’euros sont avant tout une source de revenue, déconnecté de tout intérêt pédagogique. > L’université ne doit pas être une entreprise, dès lors nous demandons à la future présidence une restriction de la politique en matière d’édiction de DU et un encadrement fixe du prix de ces DU permettant au plus grand nombre de pouvoir en bénéficier sans barrières financières. -Pour le maintien d’une recherche publique de qualité et diversifiée : L’UBP a acquis une certaine renommée dans certains domaines, tel que la vulcanologie, grâce au développement d’une recherche publique de qualité. Cependant la recherche ne doit pas être subordonnée à une logique de compétitivité et de rentabilité. Par conséquent les financements ne doivent pas privilégier certains domaines au détriment d’autres. > Nous demandons donc à la présidence de répartir équitablement les fonds entre les différents pôles de recherche et de n’en laisser aucun sur la touche. > Nous exigeons un financement public à hauteur des besoins des laboratoires de recherches seul à même de garantir une véritable indépendance de la recherche.

- Pour la défense d’une vraie démocratie universitaire : La LRU a restreint le pouvoir des élus et notamment des élus étudiants au sein des conseils centraux en favorisant le CA et en restreignant leur nombre au profit de personnalités extérieures. > Nous demandons à la future équipe présidentielle d’œuvrer démocratiquement en consultant régulièrement les élus, en encourageant le rôle du CEVU, et en menant une politique favorisant l’expression des étudiants au travers des élections universitaires. > En outre, nous serons très critique et exigeants quand au choix à venir du renouvèlement des personnalités extérieures. - Pour une politique en direction de la vie étudiante : La future présidence doit s’engager à encourager et développer la vie étudiante sur les campus. Cela doit passer par une politique de soutien aux associations étudiantes via différentes enveloppes budgétaires (FSDIE, subventions de fonctionnement…) et différents évènements (forum des associations…). Les réponses pour favoriser la vie et la citoyenneté étudiante ne se trouvent nullement dans la mise en place d’une Charte. > Nous demandons ainsi que cette charte de l’étudiant soit supprimée et remplacée par une vraie politique de sensibilisation et d’information seule à même de faire prendre conscience aux étudiants de leurs devoirs. > Nous exigeons un financement à hauteur des besoins des projets étudiants, ainsi qu’une répartition équitable et transparente des subventions.

Elections UBP 28 février 2012

- Pour un plan de modernisation des infrastructures de l’UBP : Le manque de moyens des universités françaises, ont un impact sur le patrimoine immobilier de ces dernières. Ceci se ressent sur les différents sites de Clermont II. La B.U de lettres est par exemple en travaux à cause de l’affaissement du plafond… La travée des amphis aux Cézeaux est elle aussi dans un état qui laisse à désirer. Il est important d’avoir des infrastructures rénovées pour pouvoir étudier dans des conditions sereines. > Nous demandons donc à la présidence de lancer un projet de réhabilitation de son parc immobilier, tout en pénalisant le moins possible les étudiants lors des travaux. > En outre, nous exigeons la mise à niveau des infrastructures de l’université en termes d’accès aux personnes en situation de handicap.

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