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1) La recherche de logement est LE problème récurrent de tous les Erasmus à Madrid en début d’année.

En effet, en l’absence de résidences universitaires comme à Bures-sur-Yvette par exemple, la quasi- totalité des Erasmus se trouvent contraints de chercher eux-mêmes un logement. La grande majorité opte pour les « pisos compartidos » c’est-à-dire la colocation, car c’est le moins cher. Il faut néanmoins compter environ 300 euros pour une chambre en colocation à Madrid. En outre, le niveau de langue des Erasmus fraîchement débarqués étant souvent très faible (au moins à l’oral), les appels téléphoniques aux propriétaires d’appartements se révèlent très problématiques. Chacun affirme avoir trouvé le meilleur moyen de recherche : journaux de petites annonces (le plus connu est le Segundamano, qui a aussi un site internet), internet, ou innombrables papiers couvrant les arrêts de bus et autres panneaux à proximité du métro Ciudad Universitaria. Certains trouvent en une journée, d’autres en un mois. Cela dépend aussi des exigences. Cependant, on peut affirmer que de manière générale la recherche d’appartements est un réel problème, et la visite de nombreux appartements avant de trouver le bon est chose courante. Conclusion : Je constate l’insuffisance notoire des « logements Erasmus » proposés par l’Universidad Complutense. Soit dit au passage, ils ne sont pas non plus très bon marché : 300 euros, dans la moyenne. Sur les dizaines d’Erasmus de tous les pays que j’ai pu rencontrer, pas un ne vivait dans un de ces logements... Remède possible : Il faudrait idéalement que l’Université passe des accords avec plus de propriétaires particuliers pour « réserver » un plus grand nombre de chambres, en attendant une solution plus durable qui serait la construction de résidences universitaires proprement dites. On peut toujours rêver... 2) L’autre problème d’importance : le flou dans la faculté. La grande force d’Erasmus est sa souplesse dans le choix des cours à la carte. Je tiens à souligner cet aspect grandement positif. Cependant, son revers est aussi de taille : à l’arrivée à la faculté règne un flou déconcertant dans le choix des matières. Les coordinateurs français et étrangers se renvoient un peu la balle, ce qui est finalement normal, car aucun n’a toutes les cartes en main pour aider réellement efficacement l’étudiant dans ses choix. Ce défaut me semble difficilement soluble, je le signale néanmoins. Plus pragmatique, l’étudiante assistante Erasmus indique plus franchement le niveau des différentes matières, ainsi que les professeurs à éviter – notamment ceux qui n’expliquent rien ou ceux avec lesquels on ne comprendrait rien (certains sont difficilement intelligibles pour les étudiants locaux, donc pour le niveau de langue d’un étranger en début de séjour, c’est mission impossible !). Le flou est également à noter pour la partie administrative. Les étudiants défilent un à un à l’officine Erasmus, et doivent y retourner de nombreuses fois, pour expliquer les problèmes liés à leur cas personnel, mais finalement très similaire aux autres.Remède possible : Peut-être quelques dates ponctuelles de rendez-vous de tous les Erasmus de la Faculté simplifieraientelles les démarches (évitant notamment une répétition des questions). Car sinon, il manque un cadre un peu plus rigide, ce qui amène certains étudiants à être informés de choses que d’autres ignorent etc. LES COURS : Il faut un temps d’adaptation pour la langue. Le double effort des mathématiques et de la langue étrangère est particulièrement éprouvant et exige une attention extrêmement soutenue. Les premières semaines, de nombreux Erasmus se disent épuisés en fin de journée, en raison de l’effort permanent de la communication dans la langue étrangère. Globalement, le niveau de l’Universidad Complutense est inférieur à celui de l’Université Paris Sud 11. Mais ceci est à nuancer : d’abord on remarque une grande différence entre les

dans le but de permettre des choix d’horaires aux étudiants. La langue utilisée n’est celle ni de l’un ni de l’autre. Au printemps les températures remontent progressivement. et aux Mathématiques Fondamentales en 4e et 5e années. Absolument passionnant.cours des trois premières années et ceux de 4e et 5e année. l’enseignement s’apparenterait sur la forme plutôt à celui de Mathématiques Appliquées d’Orsay jusqu’en 3e année. et seulement en option de 3e année à Madrid. la ville est bruyante. car certains cours sont faits plus tôt ou plus tard qu’en France. Autre exemple : Teoria de la medida (Théorie de la mesure).. les peuples. les cultures et leurs interconnexions. il est aussi possible de profiter de la position centrale de Madrid en Espagne pour voyager en Espagne voire au Portugal ou au Maroc. Parque del Buen Retiro. essentiellement sur la forme de l’enseignement. Les « classiques » demeurent Toledo et Segovia (chacune à 1h de car de Madrid). plus pragmatique : selon les professeurs varient le niveau du contenu enseigné d’une même matière ainsi que le niveau d’exigences lors des examens. Petit conseil aux futurs Erasmus : ne pas tomber amoureux (se) durant cette année ! Certes le bel étranger ou la belle étrangère ont un charme irrésistible. Soyez prudents ! . la dure réalité reprend ensuite ses droits. le plus grand du centre (à l’Est). mais. avec des étudiants venant de toute l’Europe. Ouverture sur les autres. la côte Nord. L’air de Madrid est très pollué. cet échange et ce mélange des cultures est fascinant.. chaque matière est enseignée par plusieurs professeurs. Templo de Debod ou Casa de Campo (Ouest de la ville). L’hiver tombe très brutalement (chute de température spectaculaire en l’espace de deux ou trois jours) courant octobre. réflexion sur les langues. S’ensuit un hiver très rigoureux (températures couramment négatives la nuit et au petit matin) et assez long. et plus concrètement très riche d’enseignements. et à différents horaires. l’Andalousie est un incontournable (notamment Granada avec l’Alhambra). Ensuite il faut encore nuancer les généralisations hâtives. RENCONTRES : Expérience unique sur le plan humain. on peut faire de la marche en montagne du côté de l’Escorial (sierra de Guadarrama) d’où partent des chemins. ou dans le magnifique cadre du Parc Narurel de la Pedriza (cars depuis Plaza de Castilla où se dressent les Torres Kio). València est à 4h de car. Barcelone ou le musée Guggenheim de Bilbao font partie des destinations « lointaines ». J’en veux pour preuve le cours de Geometria Proyectiva de 2e année à Madrid. Ce que j’ai adoré en patriculier. inclus dans le Calcul Intégral en Licence Math. ou encore dans les Jardins du Palais Royal ou les Jardins de Sabatini. Dernière remarque. Pour caricaturer. ce qui signifie que théoriquement du moins on peut s’en passer pour accéder à la 4e année à la Complutense. puis l’Escorial. cela a une beauté toute particulière. repérés car « étrangers = touristes = pleins d’argent » ont été victimes de vols. relativité des choses. et la distance se révèle alors parfois un obstacle réel ! VOLS : Beaucoup d’Erasmus. mais fait plus tard en France. Fondamentales. même si le « fond » est aussi clairement et logiquement de niveau plus élevé. On ira donc trouver un peu de calme dans les agréables parcs de la ville : parque del Oeste. recul pris sur sa propre culture. même si l’année Erasmus est celle de tous les possibles et que tout semble à portée de main. Cette diversité culturelle. Mais selon les possibilités financières. la Vallée de los Caidos (deux destinations également accesibles en car et en peu de temps). CLIMAT ET ENVIRONNEMENT : Chaleur étouffante l’été jusqu’en septembre. Cuenca ou Salamanca. Pour respirer un peu d’air pur. En effet. Précipitations faibles voire très faibles tout au long de l’année. ce sont les conversations en espagnol avec d’autres étrangers.

CONCLUSION : Une expérience exceptionnelle. inoubliable et qui fait grandir. Aucun bémol ! .