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Côte d’Ivoire: Brigandage politique

Ouattara, Sarko, Soro, Bédié comedie au sommet

Gouvernement Ouattara: La corruptionfolie en marche

OUATTARA ETAIT LA, LA POISSE AUSSI !!!

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SOMMAIRE
NOTRE ÉQUIPE Directeur de publication KADENGUE CISSE Directeur de la rédaction L. GLAHOU Rédacteur en chef EMLISS SIFFINE Rédaction: L.GLAHOU EMLISS SIFFINE MARC MICAEL YVAN MURPHY E.T R. KRAGBE Responsables administratifs YVANN MURPHY R. KRAGBE Responsables techniques STEVEN ANDREW H. LE SOUVERAIN

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Editorial:
Organiser notre vote pour en finir avec la francafrique

PAROLE FORTE

Articles
: Côte d’ivoire: brigandage politique : Ouattara, Sarko, Soro, Bédié comedie au sommet ■page 7-8 : Reforme du foncier rural: Ouattara vers la perversion d’une loi consensuelle ■page 9-10 : Gouvernement Ouattara: La corruptionfolie en marche ■page 11 : Éléphant de Côte d’Ivoire une étincelle dans la grisaille ivoirienne ■page 4 ■page 6 “On n’a pas besoin d’être économiste pour être président ...” LAURENT GBAGBO

EDITORIAL
ORGANISER NOTRE VOTE POUR EN FINIR AVEC LA FRANCAFRIQUE La très probable défaite de l'agité de l'Elysée, Monsieur Nicolas Sarkhozy, est le signe que les étoiles du ciel combattent la conspiration mystico-politique des francs-maçons, illuminati et autres cercles satanistes qui depuis 1980 avaient planifié la recolonisation et le repeuplement du territoire ivoirien à partir des pôles Sikasso-Bobodioulasso-Korhogo. La face visible de cette conspiration machiavélique fut l’irruption d’Alassane Dramane Ouattara en 1990, la destruction du tissu économique au profit du grand capital luciférien ( privatisation sauvages etc ,) l’ introduction de la Charte du Nord et la ‘’brutalisation’’ du champ politique ivoirien et la dévaluation du Franc CFA au profit d’un cercle restreint d’initiés. Le 11 Avril 2011, Nicolas Sarkho avec l’appui indéfectible de Barak Obama, tous deux de la confrérie des illuminati viendra parachever la conquête de la Côte d’Ivoire, grâce à l’appui logistique des forces spéciales américaines basées au Libéria, l’armée Onusienne, l’aviation et les chars de la licorne. Des bandes armées comp o s é e s essentiellement des recrues du triangle Sikasso-Bobo dioulasso-Korhogo, future armée tribale et mono-ethnique de Ouattara serviront de support local et de cache sexe à cette opération militaire parrainée par l’Elysée. Il est bon, de noter qu’à propos de la transformation de la Côte d’Ivoire en futur DOZOLAND des Maliens, Burkinabé, et fils du Nord, Dramane Ouattara, faisait en 1990 la déclaration suivante : « Je souhaite une Cote d'Ivoire qui va audelà d'Odienné, de Bouna, de Bondoukou...au-delà de Ouangolodougou. Que ce soit une Côte d'Ivoire avec un autre nom (...) Après tout, il y a une minorité qui soit autochtone. Tous les autres viennent d'ailleurs. Pourquoi voulez-vous que le soutien des gens du Nord me pose problème? (http://www.youtube.com/watch?v=Cmzz C8jihxs&feature=related) <!--[if !supportLineBreakNewLine]--> <!--[endif]--> Le 11 Avril 2011 donc, le vainqueur des élections ivoiriennes, le président légal et légitime des ivoiriens est kidnappé et remis aux bandes armées de Ouattara, le boucher venu de Sindou. Notre président est déporté à Korhogo, subit pendant plusieurs mois un traitement sans nom avec à la clef plusieurs tentatives d’empoisonnement. Puis il sera transféré à la Haye. Nicolas Sarkho est visiblement heureux. Il a fini « le boulot », la Côte d’Ivoire is back et les opérateurs français peuvent au pas de course se précipiter sur les bords de la lagune Ebrié en vue de récolter les dividendes de cette opération rondement menée… Mais, il y a hélas un ‘’Mais’’. Sur le terrain, Dramane Ouattara ne maîtrise rien à part le génocide silencieux des ivoiriens, par ses bandes de criminels et sa politique de rattrapage ethnique qui fait de lui le président du Grand Nord c’est-à-dire incluant les ressortissants de la CEDEAO. Les

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tème de prédation dont il fut la face visible. Tous les patriotes ivoiriens et africains devront y participer activement en s’invitant aux élections françaises. Cette extraordinaire mobilisation autour de l’illustre prisonnier de la Haye, doit être capitalisée avec justesse dans le cadre des élections présidentielles françaises. Car nous sommes plusieurs millions de français d’origine africaine, selon les chiffres du MAF dont le vote organisé pourra faire mal, très mal. Nous avons donc l’impérieux devoir de le monnayer contre un engagement très clair sur l’Afrique où nous disons pour jamais, non au diktat du nouvel impérialisme français tel que le dénonce avec vigueur les présidents Mbeki et Rawlings. Non à toute forme de dérive néo coloniale sur le continent. Notre vote doit combattre un système et non un individu. C’est la raison pour laquelle les dirigeants du MAF n’ont pas à se précipiter vers le parti socialiste, sans engagement formel de celui-ci envers l’Afrique digne et Libre. Nous devons garder en mémoire que la droite, comme la gauche ont parlé, ont soutenu les dérives impérialistes de M. Nicolas Sarkhozy. Nous, nous voulons, ni du bonnet blanc ni du blanc bonnet. Il nous faut poser le débat avec tous les candidats, y compris celle du front national et celui du front de gauche. Car Marine Lepen et Mélenchon sont les deux seuls candidats à avoir condamné avec fermeté les errements de Sarkhozy. Tandis que Hollande, Aubry, Delanoe et plusieurs personnalités de gauche ont applaudi Sarkhozy quand il installait en Côte d’Ivoire et en Libye un nouvel ordre basé sur la violence et le refus de la démocratie. Il nous faut poser avec tous, les bases d’une discussion décomplexée. Nos voix iront vers ceux qui s’engagent à restaurer l’ordre républicain et démocratique en Côte d’Ivoire, en posant la seule question qui devrait compter, à savoir: QUI A GAGNE LES ELECTIONS EN CI ? Nous devons engager à partir de là, le vrai débat du recomptage des voix et la question subséquente de la réparation due au peuple ivoirien et son président légal et légitime. Nous sommes les arbitres de l’élection présidentielle et ne devons pas rater cette exceptionnelle occasion d’infléchir de façon durable la question africaine. ■KADENGUE CISSE

ORGANISER NOTRE VOTE POUR EN FINIR AVEC LA FRANCAFRIQUE
pluies de milliards ne sont pas au rendezvous; le quotidien des populations est un enfer. La promesse de création d’un million d’emplois en un an se transforme en mirage. Plus de 10 000 licenciements en 9 mois et, on assiste impuissant au retour sur les privations sauvages qui avaient conduit le pays à la cessation des paiements en 93. Dans cette obscurité sans fin, une Assemblée Nationale « flêkeflêke » est mise place pour exproprier les planteurs au profit des Burkinabe. Vendeur d’illusions, mystificateur, menteur et nul. Tel est le président des Nordistes. Il y encore un Mais. Les aventures militaires de Nicolas Sarkhozy en Lybie, en Côte d’Ivoire et ailleurs n’ont pas empêché la Dégradation de la note de la France. Sarkozy est l’homme du déclin. Sa politique est dégradée en fait. Son pire cauchemar. Ce qui l’a amené à dire luimême, sentant sa fin venir : « Je suis confronté à la fin de ma carrière ». Ou encore « En cas de défaite, vous n’entendrez plus parler de moi ! » Que faire alors? Travailler à la fin de carrière de Nicolas Sarkozy et surtout du sys-

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CÔTE D’IVOIRE :

BRIGANDAGE POLITIQUE
tribuent de l’argent à leurs suppôts, remplissent des véhicules de transport en commun «gbaka» pour ensuite infiltrer la zone de la manifestation afin de préparer leurs actions meurtrières contre le peuple de Côte d’Ivoire. Et c’est ce qui s’est passé à Bonoua, Koumassi, Port-Bouet, Marcory et Yopougon ! C’est ce scénario qu’utilise le loubard ministre de la république «ouattarienne», Hamed Bakayoko, pour distraire le digne peuple de Côte d’Ivoire. Pour le moment, il a le net sentiment d’avoir le dessus parce que ce peuple bien qu’opprimé a toujours été respectueux des lois dans une république qu’eux, au RDR n’ont jamais respecté. Les ivoiriens dans l’adversité connaissent bien ceux qui sont vraiment en face. Ceux là, en plus de n’être que du maïs, ne sont que de la paille qui prendra du feu un jour et se consumera tout aussi rapidement. La résistance des ivoiriens, va au-delà des démêlés du RDR ; elle se ligue contre l’impérialisme occidentale dont la France reste le porte étendard en Afrique et singulièrement en Côte d’Ivoire. La résistance ivoirienne contre l’impérialisme occidental à l’image de celle menée par la France du Général De Gaulle contre l’Allemagne n’a pas faiblit. Même avec les accointances avérées du Maréchal Pétain avec l’envahisseur et nazie Adolf Hitler, la France des résistants et des patriotes libérateurs est restée toujours débout jusqu’ à la libération totale de ce pays. Patriotes de tout bord, la nation qui vous a tout donné attend votre assistance. Et plus que jamais, vous êtes interpellés. Et en face, il y a un brigandage politique qu’il faut éteindre. A nos marques! Prêts ! ... Dieu nous garde ! ■Emliss Siffine

est un secret de polichinelle de dire que la milice de Ouattara est à l’image de son chef. Celui qui dit une chose et fait son contraire. Piètre politicien avec une piètre armée, que dis-je, une milice. Des incultes initialement cultivateurs et apprentis de véhicules de transport en commun «gbaka» qui n’ont appris que le maniement des armes comme métier ; et que Dramane a déversé sur la Côte d’Ivoire pour s’accaparer d’un certain pouvoir qui se trouverait selon lui dans la rue. Voilà ma Côte d’Ivoire, sous perfusion à cause de Dramane et qui ne s’en sortira peut-être jamais! Avec Dramane, n’importe quel pouvoir est dans la rue, d’autant plus que celui qu’il a conquit est tout aussi dans la rue avec les agissements de ses ministres affairistes tels Anne Ouloto «la bulldozer», et sa soldatesque FRCI dans la rue ; toujours prête à dégainer pour ne faire que des dégâts. Cette bande de brigands politiques peutelle nous dire pourquoi en Côte d’Ivoire, il ne peut y avoir une parole autre que celle de leur gourou Dramane?

C’

La RTI (Radio Télévision Ivoirienne), version Ouattara est-elle libre maintenant, que lorsqu’elle était sous administration Bédié, Guéi ou Gbagbo ? La parole est unique et elle a un seul sens dans cette télévision. Il n’y a que les célébrations du chef qui font office d’information dans ce pays. Cet impénitent globe-trotter était la vedette attitrée hier. Il l’est aujourd’hui. Et ne nous trompons pas qu’il le soit demain! Oui ! On peut être d’avis avec vous, chers obnubilés du RDR que la nature a horreur du vide, mais comprenez aussi que vos excès meurtriers nuisent à la Côte d’Ivoire. Quel est ce pays dans lequel un ministre de la république donne son quitus pour la tenue des manifestations publiques et qu’à côté, celui-ci arme ses sympathisants pour empêcher les dites rencontres de l’opposition. Témoin, nous avons compris que les badauds tueurs du RDR sont transportés vers les lieux des meetings depuis Abobo, le nid de la pagaille ivoirienne. C’est donc à partir de ce quartier que des cadres du RDR dis-

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OUATTARA, SARKO, SORO, BEDIE, COMEDIE AU SOMMET
hommes, en alliance tacite dès le début, drainent dans leurs sillages des milliers de victimes. En optant pour le choix d’Alassane OUATTARA, au plus fort du bras de fer électoral, SORO Guillaume savait bien où se trouvait son intérêt, sachant d’avance qu’avec Laurent GBAGBO, la justice le rattraperait tôt ou tard, lui et ses hommes. Car ni les ivoiriens, ni la justice n’oublieraient jamais tout le mal que SORO et ses chefs de guerre ont fait à la Côte d’Ivoire. Qui pourrait oublier toutes ces femmes violées, ces enfants mutilés, ces jeunes gens massacrés par la rébellion armée dont SORO s’est déclaré le chef ? La justice est là pour ne pas que ces crimes restent impunis. Et nous avons des raisons de croire en cette justice, la justice libre, indépendante et impartiale. Auprès d’Alassane OUATTARA, SORO Guillaume se sent protégé, quand bien même une foultitude de rapports accablants existe contre lui. Alassane OUATTARA et SORO Guillaume en sont conscients. D’autre part, ni l’un ni l’autre n’oserait s’attaquer de front à son complice. Ce serait précipiter sa propre chute. Car le véritable chef des rebelles mués en FRCI, c’est bel et bien SORO Guillaume, Ouattara n’ayant aucun contrôle sur cette bande armée. SORO lui-même déclarait, comme pour prévenir tous ceux qui voudraient s’attaquer à lui: « Les gens oublient que moi, je ne suis pas n’importe quel premier Ministre. J’ai une armée avec moi». Vous l’aurez bien compris, entre OUATTARA et SORO, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une pure comédie. Une comédie qui s’étend aussi à certains acteurs de la crise ivoirienne. SORO Guillaume, SARKHOZY, OUATTARA, Konan BÉDIÉ…, sont, à défaut de faire machine arrière, dans une dynamique de comédie. Dans cette crise ivoirienne, depuis ses origines, lorsqu’on s’y penche sereinement, on y découvre forcément le complot que ces personnes citées et bien d’autres encore, ont activement préparé. Même si ces derniers tentent aujourd’hui de berner le monde entier en se comportant en véritables comédiens sur la scène politique. On y découvre comment Laurent GBAGBO, président démocratiquement élu est victime d’un coup d’état international ourdi par la France et dont le pion essentiel n’est rien d’autre qu’Alassane OUATTARA, pur produit des impérialistes issu du FMI. De SARKHOZY à OUATTARA, en passant par SORO et Konan BÉDIÉ du PDCI, chacun joue sa partition pour offrir aux ivoiriens et au reste du monde, un lamentable spectacle de bonne conscience, auquel adhère malheureusement certains esprits trop simples. Une comédie où chacun attend le moment propice pour être le premier à planter le couteau dans le dos de son ami. Au plan national, la guerre souterraine, qui couve, au-delà des apparences de bonne entente, entre le RDR de OUATTARA et les Forces Nouvelles de SORO où chacun tente de rester seul maître du terrain, en dit long. De même, un certain Konan BEDIE et son parti politique le PDCI ont aussi accepté d’en être les acteurs, moyennant des postes ministériels dont celui de premier ministre. Mais comme toute comédie dénuée d’inspiration, la mayonnaise a tardé à prendre et le pot aux roses a fini par être découvert par une certaine jeunesse excédée et certains cadres du parti, préférant rester dans l’anonymat. Le presque octogénaire Konan BÉDIÉ se sait pourtant assis sur des braises. A voir le PDCI, ce parti cinquantenaire, inféodé au RDR de Ouattara, on en perd presque son latin ! Et l’on se demande bien si ce parti a encore, comme tout parti politique digne de ce nom, l’ambition légitime de diriger ce pays ! Mais le maître d’œuvre de cette comédie, reste incontestablement la France de SARKHOZY Nous gardons encore en mé. moire, la récente visite d’état d’Alassane OUATTARA en France, avec tout le tintamarre mis en œuvre. Observez-bien le

a récente actualité ivoirienne a été marquée par des bruits de ‘’disparition’’ de SORO Guillaume, chef rebelle, premier Ministre d’Alassane OUATTARA. La presse proche de l’opposition avait, quant à elle, fait ses choux gras de l’absence prolongée du sieur SORO. On pouvait même lire à la une de certains journaux « SORO disparait des écrans radars » ou encore « clash SORO-Ado : où se cache SORO ? ». La rumeur, comme une trainée de poussière, s’était propagée dans la capitale abidjanaise. D’aucuns annonçaient même l’arrestation et le transfèrement du chef de la rébellion à la Haye, aux côtés du Président Laurent GBAGBO. Malheureusement pour ceux qui souhaitaient voir sitôt la paire OUATTARASORO se bouffer le nez, il n’en était rien( ?). Et voilà notre quidam sortant de sa cachette, annoncer : « Je suis là !». Face à ce remue-ménage, nous nous sommes alors posé la question de savoir en quoi un règlement de compte entre bandits qui se connaissent très bien pouvait influencer positivement le quotidien des ivoiriens déjà confrontés à la dictature et aux mesures d’austérité iniques d’Alassane OUATTARA. Ensuite, pourquoi se donner de la peine pour un chef de rebelle qui n’aurait, manifestement eu, que ce qu’il mérite?

Tout compte fait, « le ver est dans le fruit ». Ce ne sont ni les sourires artificiels, ni les hypocrites accolades, encore moins les poignées de main empressés entre OUATTARA et SORO qui y changeront grandchose. Le fruit est pourri et les ivoiriens n’en veulent pas: OUATTARA est arrivé au pouvoir à l’issue d’un coup d’état perpétré par la France. SORO est le chef autoproclamé d’une rébellion qui a, et qui continue d’endeuiller la Côte d’Ivoire depuis 2002. Alors, que OUATTARA Chasse SORO ou que SORO menace OUATTARA, ce n’est que bonnet-blanc, blanc-bonnet. Une comédie de mauvais goût pour les ivoiriens, qui savent que ces deux

dossier
sourire de Sarkhozy qui semble dire : « Voyez, c’est Alassane OUATTARA mon filleul, que j’ai placé au pouvoir en Côte d’Ivoire. Voyez, lui au moins n’est pas populiste, ni souverainiste ou encore panafricaniste. Il est très doux et obéissant. Voyez-le, il applique à la lettre tout ce que je lui dicte. Voyez, n’ai-je pas bien fait d’intervenir en Côte d’Ivoire ? ». Et les deux compères (OUATTARA et SARKHOZY), devant caméras et flashes d’appareils photos, tout sourire, font bien semblant d’oublier tous ces milliers d’ivoiriens exilés, prisonniers politiques et militaires qui se meurent dans leurs prisons nauséabondes. Toutes ces populations ivoiriennes actuellement victimes de la barbarie des chiens de guerre rebelles et soumis à la politique de ‘’rattrapage’’ ethnique et religieux de OUATTARA. Comédie, tout n’est que comédie et mise en scène. Certes elle ne résistera pas longtemps aux vraies réalités du terrain. Il s’agit de l’impérieuse nécessité, pour tout pouvoir qui se respecte, d’appliquer la démocratie et d’instaurer impérativement l’Etat de droit. En Côte d’Ivoire, il s’agit pour OUATTARA de se défaire de tous ses chefs de guerre et de leur mentor SORO, dont les mains sont remplies de sang. De se rendre à l’évidence qu’ « un pays qui combat dans un autre pays, combat d'abord et avant tout pour les intérêts économiques de son peuple ». D’initier sans délai et vu l’urgence le « dialogue national sur les réformes nécessaires à la consolidation de la paix et de la sécurité ». Que les alliances sont faites pour être défaites, car le RHDP est mort, bel et bien mort. Il n’existe de nom que par le seul fait de Konan BÉDIÉ et OUATTARA. Alassane OUATTARA, Nicolas SARKHOZY, SORO Guillaume et Konan BÉDIÉ, ont choisi de jouer la comédie, au détriment de l’intérêt supérieur de la nation ivoirienne. Alassane OUATTARA a décidé de faire le pitre. Son projet de société devenu caduque, il se calfeutre désormais dans des actions de reconnaissance tous azimuts envers les Etats-Unis et la France, en liquidant la Côte d’Ivoire. Un jeu de scène où toutes ses répliques n’ont de valeur que le mensonge. « Ne donne pas ta voix au chômage », disait une de ses affiches lors de la campagne présidentielle. Aujourd’hui, les chiffres sont là et parlent d’eux-mêmes : 1200 agents, soit près du tiers du personnel de la SOTRA (Société de Transport Abidjanais), jetés à la rue. Une nouvelle qui intervient après l'annonce du licenciement de 120 personnes au Port Autonome d'Abidjan (PAA), et la mise à l'écart de 322 employés à la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), une autre structure parapublique. Dans la crise ivoirienne, au-delà donc de cette triste comédie, se trouve forcément la réalité implacable que l’on refuse d’accepter. Cette réalité est là, depuis le début.

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De la bouche de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle française, on peut l’entendre : «La politique qui a été appliquée en Côte d'Ivoire est une politique impériale. (…) Il a été aussitôt organisé contre Laurent Gbagbo une sorte de pression internationale car son régime déplaisait, (…) beaucoup à la droite internationale. Qui depuis des années manipulait leur marionnette, M. OUATTARA. (…) Car c'est un homme qui a été en quelque sorte introduit par les instances internationales, et notamment par les NordAméricains et les Français depuis de très nombreuses années. Et c'est cet homme a fomenté toutes sortes de complots, a épousé toutes sortes de rébellions absolument insupportables comme celle qui est venue du Nord du pays où se sont pratiquées les plus grosses fraudes électorales ». Dès lors, il revient aux ivoiriens, lassés et exaspérés par cette comédie, de prendre leurs responsabilités devant l’histoire. Car celui qui accepte de se laisser mener dans l’illusion et le mensonge, finit toujours par être rattrapé par l’impitoyable réalité de la vie. Et cette dure réalité serait pour une Côte d’Ivoire (re)colonisée, de se retrouver, du jour au lendemain, au rang des pays dont la situation chaotique est bien pire que celle de ceux appelés « pauvres très endettés ». ■Marc Micael

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politique

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ivoiriens autochtones  et allogènes.  C'est-àdire, entre ceux originaires des  régions où trouvent les terres objet de convoitises  et ceux venus à la recherche de ces terres en vue de créer la richesse. En effet sur la question, il n’ya pratiquementaucune  de confusion possible. Dès l’ors que vous êtes ivoirien, que vous soyez autochtone ou allogène, vous pouvez être propriétaire.Précisons que, cela ne peut être envisageable que lorsque vous l’êtes, soit parce que vous y exercez un droit coutumier sous réserves de l’immatriculation, soit parce que  vous avez acquis la terre dans le respect des règles des transactions immobilières. Celles-ci exigent, sous peine de nullité, que toute transaction soit faite devant un notaire (article 8 annexe fiscale de la loi de finances pour la gestion de 1970). Autrement dit,lorsque la transaction est faite par simple écrit (acte sous seing privé) entre le propriétaire de l’espace à exploiter et le client, l’acte n’est pas valable. Cela suppose qu’en cas de réclamation posée par le propriétaire de la terre exploitée, le locataire est tenu de lui restituer les terres contre le reversement du prix payé ainsi que des dommages et intérêts.

REFORME DU FONCIER RURAL : OUATTARA VERS LA PERVERSION D’UNE LOI CONSENSUELLE
« Nous devons inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété » (Alassane OUATTARA)

Ces petites précisions faites, retournons sur les traces de Dramane OUATTARA au pays de Jeanne d’Arc. Durant tout son verbiage digne d’une personne aidée par des forces militaires, ce monsieur n’a pas craché sur l’amnésie. Il oublie que la loi sur le foncier rural, a été votée à l’unanimité par les députés dont ceux du RDR son parti (soit  14 députés). Il a oublie aussi que des missions conduites par l’ensemble des députés avaient sillonné tout le pays afin de recueillir les avis des populations sur la reforme. D’où vient donc qu’Alassane Ouattara annonce à haute et intelligible voix qu’«il faut avoir le courage de s’attaquer enfin au problème du foncier rural, ce que personne n’a fait jusqu’alors… »?

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une des raisons récurrentes évoquées pour justifier la crise militaro politique que la Côte d’Ivoire a connu, est la question foncière. A tord ou à raison, la galaxie des rebelles (MPCI, RDR, alliés nationaux et internationaux) n’a cessé de soutenir que la question du foncier rural a été mal réglée et qu’il faille en conséquence,  y apporter une solution nouvelle. Leur voix a été entendue et Dramane OUATTARA s’en est fait l’écho à Paris. Il n’a donc pas manqué, de sauter sur l’occasion à lui offerte pour se répandre en ‘’solutions’’ qui deviennent comme toujours, des problèmes.

L’honnêteté intellectuelle commande d’abord à OUATTARA de reconnaitre que depuis le Président Houphouët BOIGNY, jusqu’au Président BEDIE, la question foncière a été abordée, qui par des lois, qui par des décrets. Ensuite, de relever les insuffisances des solutions proposées et enfin de dire ce qu’il veut proposer d’innovant. Au lieu de cette démarche,  monsieur ‘’la Solution’’ s’adonne à la démagogie en tentant de faire croire qu’en Côte d’Ivoire rien ne fonctionnait et que les ivoiriens attendaient le coup d’Etat de la France afin que son bénéficiaire mette tout à l’endroit. Le ‘’messie’’ a donc décidé de faire une réforme en prenant pour appui ses  députés dont la majorité répond à sa fameuse théorie du rattrapage ethnique: « Je vais le (question foncière ndlr) régler, d’autant que je dispose d’une majorité solide à l’Assemblée». Point n’est donc besoin d’être dans le secret des dieux pour savoir comment il va « inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété». Il suffit simplement de se référer aux gémissements des rebelles, du RDR et du Burkina Faso pour le savoir. En effet, la personne de Dramane OUATTARA concentre en elle deux exigences: celle des rebelles, reprise en cœur par le RDR, parti de OUATTARA et celle du pays du ‘’beau’’ Blaise. On notera au passage que lorsque qu’on regarde de près, les rebelles, le RDR et le Burkina Faso, ont retrouve les mêmes revendications. Il s’agit pour eux de nous ramener aux propos de feu Félix Houphouët BOIGNY lors du 5è congrès du PDCI RDA, le 30 Octobre 1970, quand il affirmait : « le gouvernement et le parti ont décidé, dans l’intérêt du pays, de reconnaître à tout ivoirien d’origine ou d’adoption, qui met une parcelle de terre en valeur, qu’elle qu’en soit l’étendue, le droit de jouissance à titre définitif et transmissible à ses héritiers. » En un mot, la terre doit appartenir à celui qui la met en valeur. Seulement le Président du RDR Dramane OUATTARA oublie que cette déclaration du

Dramane OUATTARA veut « inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété ». A l’écouter, on pourrait être amené à conclure que le droit de la propriété, singulièrement celui défendu par le code foncier rural souffrirait d’une grave maladie. Il faut donc entrer au laboratoire des iinventions pour servir aux ivoiriens des solutions, qu’on imagine à l’avance indigestes et inappropriées, connaissant l’individu. Que nous servira t-il encore après qu’il soit lui-même devenu un problème pour notre pays? A qui profitera cette réforme annoncée? Enfin, quelles sont les intentions réelles de Dramane? Retenons nos souffles ! Nous ne comprendrons mieux la prochaine perversion de la réforme foncière que si nous posons clairement la question de savoir : « Qui, en Côte d’Ivoire, peut être propriétaire du domaine foncier rural ? ». Sur ce sujet, la loi N°98-750 du 23 Décembre 1998 portant code foncier rural est sans ambages. En son article premier il précise que le domaine foncier rural « constitue un patrimoine auquel toute personne physique ou moral peut accéder. Toutefois, seuls l’Etat, les collectivités publiques et les personnes physiques ivoiriennes sont admis à en devenir propriétaires». Les choses étant ainsi claires sur la qualité des propriétaires. Mais le rattrapage ethnique de Ouattara pénètre la qualité  de propriétaire  pour faire une distinction entre les

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président du PDCI a crée plus de problèmes qu’elle en a résous. Alors comment compte t-il se déjuger (ses députés ont voté pour la loi de 1998) en engageant une réforme? Nous allons procéder par hypothèse afin d’épuiser la question. Hypothèse 1. L’extension de la qualité de propriétaire aux non nationaux.Il s’agira pour OUATTARA de donner une onction législative à la déclaration de Félix Houphouët Boigny. Du coup, les ivoiriens et les non-nationaux seront sur un pied d’égalité. Mais c’est une hypothèse surréaliste dans la mesure où les non-nationaux ne sont pas natifs des villes qu’ils occupent, donc n’y ont aucune terre. L’espace qu’ils occupent leur a été cédé par les autochtones. Ils ne peuvent donc prétendre être propriétaires de terre. La seule possibilité qui leur restera est d’acheter des espaces cultivables aux autochtones. Or aujourd’hui, les paysans ont saisi la pleine mesure du problème. Ils n’ont aucune intention de vendre leurs terres. Hypothèse 2: Faire la part belle aux héritiers des étrangers non propriétaires.Dans cette hypothèse il s’agira pour OUATTARA, de transférer définitivement la propriété aux héritiers d’un étranger qui n’était pas propriétaire de l’espace qu’il exploitait. Ainsi s’il était un simple locataire, régulier, son successeur étranger  jouirait  de cette propriété sans que le propriétaire n’ait à en redire. Si l’exploitant non ivoirien était de mauvaise foi, la déchéance des héritiers sera interdite car le fond c’est de satisfaire les héritiers de l’étranger. Cela serait une véritable invention du droit de propriété car c’est à ce niveau que les conflits sont les plus nombreux. Les héritiers des non nationaux s’arrogent le titre de propriétaire sans même savoir si la transaction faite par leurs ascendants est régulière. Voici donc deux hypothèses que Dramane OUATTARA pourrait exploiter pour pervertir la loi consensuelle de 1998. Si Dramane OUATTARA affirme qu’il a la majorité pour initier des réformes, c’est sans aucun doute pour corrompre la loi. Le pouvoir PDCI n’a pas eu besoin d’une majorité pour faire voter la loi de 98.

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La loi s’est imposée d’elle-même parce qu’elle a fait l’unanimité. Aujourd’hui, la nouvelle majorité issue du « désert électoral » de 2011 et animée par la théorie du rattrapage ethnique est très particulière. En son sein il y a « les enfants naturels » et « les enfants adoptés » du ‘’beau’’ Blaise. Il faut donc satisfaire ‘’le beau’’ ainsi que ses compatriotes dont un certain Amadé Ouérémi, chef rebelle à Bagohouo (Duékoué). Ce désir de satisfaire le parrain des rebelles ivoiriens est d’autant vrai que lors du 2ème sommet du traité d’amitié et de coopération cote d’ivoire-Burkina, la question a été abordée comme le mentionne le point 5 du communiqué final: « la Conférence a reconnu le caractère complexe et sensible des questions liées au foncier rural et a engagé les deux Gouvernements à prendre des mesures pour la mise en œuvre effective des lois y relatives dans chaque pays. ». L’idée de l’application de la loi de 1998 ainsi que le principe de réciprocité contenu dans ce point n’est juste qu’une formule diplomatique que la réalité du terrain balaie du revers de la main. Ne passons pas sous silence la question des multinationales dont les appétits gloutons sont aussi portés par Dramane OUATTARA, l’homme des intérêts occidentaux. La réforme à venir, sans doute, leur fera pousser des soupirs emphytéotiques de plaisirs. Attendons de voir.Le rabaissement des droits cédés aux ivoiriens est en cours de réalisation parce que OUATTARA a décidé de se rattraper. Se rattraper sur la loi que ses députés ont approuvée en 1998. Se rattraper sur l’incompétence du PDCI qui n’a jamais eu « le courage de s’attaquer au problème du foncier rural » et quant il avait essayé de traiter la question, il le faisait au mépris du droit des étrangers. C’est pourquoi, Dramane OUATTARA a décidé avec ses Députés majoritairement issus du rattrapage ethnique, de PERVERTIR LA LOI CONSENSUELLE DE 1998. Bonne perversion ! ■L. GLAHOU

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GOUVERNEMENT OUATTARA:

LA CORRUPTIONFOLIE EN MARCHE

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Ivoirien, ne donne pas ta voix à la corruption » slogan de campagne de Dramane OUATTRA, Président du RDR.

La corruptionfolie s’est emparée de certains membres du gouvernement OUATTARA. En dépit des bonnes intentions affichées sous l’effet d’une overdose de joie liée à une usurpation du pouvoir, ces membres du gouvernement ont désormais pris la ferme résolution de déchirer  "la charte de bonne conduite’’  qui les régit. Passées donc les heures d’extases, l’heure est maintenant à l’enrichissement rapide, vite et bien fait. C’est  Kandia CAMARA, ministre de l’éducation nationale  de Dramane Ouattara, qui décide d’engager les hostilités. Pour ce faire, elle  a trouvé un partenaire, candidat à la corruption folie. Elle et son partenaire ont en commun d’être des militants c o n v a i n c u s , mais  peu  convaincants du RDR. Tous deux, sont des ministres répondant à la théorie du rattrapage ethnique. Connaissant bien les règles qui encadrent les marchés publiques (même si elle a pu dire capturation), elle a tout simplement  préféré  les contourner pour se faire pleins les sacs. C’est ainsi qu’elle préfère le gré à gré, là où la réglementation exige un appel d’offre. Ainsi, voici le juteux marché de près de 30 milliards qui échoue entre les mains mi-propres de son collègue et camarade de parti, Mamadou SANOGO, ministre de la construction et de l’assainissement et principal actionnaire de l’entreprise CELPAID. Par ce marché passé de gré à gré, la CELPAID a en charge la gestion de l’inscription en ligne de près de 5 millions d’élèves. Cette information est vite mise en ligne par le quotidien numérique français, « La lettre du continent ». Avec la CELPAID, tout est beau,  surtout qu’à ce niveau les inscriptions sont à 6000 alors que  celles  via MTN mobile money sont à 5500 FCFA. Quelle gentillesse de la

part de madame le Ministre! Cette offre sent la poudre et les retro-commissions. Par ailleurs, lors de la remise du chèque à la Ministre atteinte de la corruptionfolie, la Directrice de CELPAID, dame Hadja Sarata SANOGO - encore une SANOGO - a annoncé que le marché a été attribué dans « la transparence » ! Comme si elle avait quelque chose à se reprocher, eu égard le mode d’attribution du marché SANOGO, elle tente de justifier la cagnotte de la

mixture KANDIA-SANOGO.La corruptionfolie venait ainsi de tuer le fameux slogan de OUATTARA : « ne donne pas ta voix à la corruption ». Toujours dans la même logique, la Ministre RDR passe le témoin de la corruptionfolie à une autre Ministre RDR, sa collègue et amie Anne OULOTO. Ah Anne OULOTO !, qui l’aurait cru! La toute puissante Ministre de la Salubrité Publique, venue rendre propre  la ville d’Abidjan alors qu’elle-même a décidé de se vautrer dans la corruptionfolie. Pendant qu’elle introduit dans la vie des ivoiriens la pauvreté en cassant leurs commerces, elle se remplit frauduleusement les poches dans des systèmes de retro-commissions. Tout comme sa collègue, elle a puisé dans le grenier du RDR - vivier de la corruption pour dénicher un partenaire, membre du

gouvernement, avec qui danser le ‘’goumbé’’ de la corruptionfolie. Anne OULOTO-Salif BICTOGO-Adama BICTOGO, la triple-entente, le trio-gagnant ! Elle a donc eu comme partenaire des « agbovillois » de souche pure. L’un, Ministre Adama BICTOGO - et l’autre, PCA - Salif BICTOGO - de la Société qui est en réalité le bijou du Ministre.Là  encore, pour un marché de 60 milliards, elle a préféré le gré à gré, échappant ainsi à la rigueur de la loi. Pire, elle crée une combinaison claire-obscure entre une société de droit français et une société de droit ivoirien. La combinaison donne Satarem-greensol, des jumeaux de la corruption, rejetons du péché, des espèces hybrides issues d’un appel d’offre restreint suscité par la volonté de vite grossir. Curieusement, ces enfants issus de la corruptionfolie de deux membres du gouvernement sont tous deux nés-vivants et non viables. Ils sont donc condamnés à la mort. Le premier, né en 1992 est en faillite en France. Son PDG se nomme Jérôme Friler et le second est né le 23 Novembre 2011 (alors que l’appel d’offre a été lancé le 20 Octobre 2011). Il n’a pas la majorité requise pour exercer. Son PCA se nomme Salif BICTOGO, le frère ainé du ministre Adama BICTOGO.  Bravo  !  Quel génie, ces hommes aux solutions débouchant sur la corruption ! Ils ont réussi à faire un croisement d’espèces, des OGM made in RDR.  Mais hélas pour eux  et heureusement pour ce pays, il existe encore une presse responsable. Celle-ci a porté l’affaire sur la place publique, aidant ainsi l’Autorité de régulation des Marchés Publiques à suspendre les opérations de passation, d’approbation, d’exécution ou de contrôle de l’appel d’offre restreint. Comment une entreprise qui selon OULOTO « présente les meilleurs arguments techniques, économiques et financiers et un savoir-faire dans la gestion intégrée des ordures du monde » peut-elle être récusée par l’ARMP ?

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Voici donc notre  ‘’maman bulldozer’’ dans de sales draps. Pourtant elle soutenait mordicus que l’opérateur retenu croulait sous le poids de la compétence. Chose bizarre, les journaux verts ont perdu leur langue. Le quotidien du RDR, journal prétendument appelé ‘’le Patriote’’ a subitement fermé les yeux. Or dans l’affaire du détournement des 18 milliards de l’UE sous le régime BEDIE, elle a fait du bruit plus que de raison. ‘’Le nouveau réveil ‘’ (appelé aussi la poubelle) -  qui tarde à se réveiller - a préféré entrer dans des débats en dessous de la ceinture. ‘’Le mandat’’, expert en informations sur les déchets toxiques, quant à lui, s’est laissé intoxiquer par sa mauvaise foi. Ils ont tous décidé de faire la promotion de la corruptionfolie par leur mutisme.Finit  donc  le règne précaire du slogan « ne donne pas ta voix à la corruption », c’est désormais la corruptionfolie qui est en marche.De jour en jour, nous découvrons par ces actes, la laideur cachée derrière les apparences de compétences des membres élus à la corruptionfolie. Après avoir critiqué, bavardé, insulté, jaspiné, les hommes aux solutions débouchant sur la corruption veulent devenir riches par des voies détournées. Ce n’est ni plus, ni moins, l’application de la fameuse maxime ivoirienne : «en même temps est mieux». J’espère que le brin de dignité qui reste à Kandia camara, Mamadou SANOGO, Adama BICTOGO, Anne OULOTO, et consorts sera mis à profit, et qu’ils entendront notre message : « Chers Ministres, démissionnez ». ■L.GLAHOU

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ÉLÉPHANTS DE COTE D’IVOIRE, UNE ETINCELLE DANS LA GRISAILLE IVOIRIENNE

Pour une fois que les ivoiriens essaient tant bien que mal, d’oublier leurs cris de douleur, leurs pleurs, leur détresse…, nés du coup d’état qui a vu l’arrivée par effraction d’Alassane Ouattara au pouvoir. Cet homme dont le seul nom suffit à susciter douleur, colère et peine des ivoiriens. Les ‘’éléphants’’ de Côte d’Ivoire, une étincelle au sein de l’obscurité opaque qui a envahit la Côte d’Ivoire, un 11 avril 2011, où bruits assourdissants de bombes françaises retentissaient dans la ville d’Abidjan. Magnifiques ‘’éléphants’’ ! Dans cette Côte d’Ivoire,   où le Président Laurent Gbagbo fut capturé comme une bête sauvage, dévêtu, humilié; son épouse Simone battue, déshonorée  ; scènes de corps sans vie de milliers d’ivoiriens dans les rues, gisants dans des mares de sang. Crimes crapuleux d’avoir opté pour la guerre en lieu et place d’un simple recomptage de voix. La Côte d’Ivoire ou l’histoire de Laurent Gbagbo, digne fils d’Afrique, déporté de nuit à la Haye, escorté par des policiers comme un vulgaire malfrat, arrivé en Occident, sans rien, sinon sa seule chemise et son unique pantalon. Pour une fois que les ivoiriens se sentent concernés, contrairement au ‘’désert électoral’’ des récentes législatives organisées par Ouattara et sa ligue. Pour cette occasion unique au cours de laquelle, nonobstant les ‘’rattrapages’’ ethniques qu’ils subissent depuis que cet homme a prêté serment à Yamoussoukro et les licenciements massifs qui les mènent à l’indigence…, ils ont envie d’oublier un temps, soit peu. Pour une fois… Non, ne vous y trompez pas ! Le mal ivoirien est si profond que le parcours exceptionnel des éléphants à cette CAN, ne sera qu’une étincelle de courte durée. Elle ne sera qu’une goutte d’eau dans le désert de tristesse cultivé actuellement en Côte d’Ivoire par Alassane Ouattara et ses suiveurs. Alors, si nous avons supporté notre équipe nationale, ‘’ les éléphants’’, faut-il le rappeler,  c’est parce que nous sommes et demeurons des patriotes à la fibre patriotique sublime et immuable. Ainsi, Ban Ki Moon, Alassane Ouattara et autres ‘’ADOrateurs’’, ne vous y méprenez-pas. Si nous avons jubilé aux buts des éléphants, célébré leurs victoires, notre combat pour la liberté de la Côte d’Ivoire ne sera jamais perverti, ni travesti. Ne confondez donc pas torchons et serviettes. Les victoires des éléphants sont une chose, la réconciliation nationale est une toute autre. ■Marc Micael

L’

équipe nationale de Côte d’Ivoire, ‘’les éléphants’’, a effectué un parcours des plus impressionnants lors de la récente Coupe d’Afrique des Nations (CAN), GabonGuinée Equatoriale 2012. Cette équipe aura eu le mérite, un mois durant, de tenir en haleine toute la nation ivoirienne. Oui, il s’agit bien de la Côte d’Ivoire. Ce pays en crise qui a occupé pendant longtemps les devants de l’actualité socio-politique depuis décembre 2010  ; date à laquelle une élection présidentielle, supposée la sortir de la crise, fut organisée. Une brillante prestation des ‘’éléphants’’ à cette CAN 2012, alors que le pays s’enfonce de jour en jour dans la tristesse et la fracture sociale exacerbée par les dirigeants actuels. L’unique sujet qui a redonné le sourire aux ivoiriens est sans conteste son équipe nationale de football, conduite par son capitaine emblématique, Didier Drogba.

Notre joie serait alors totale si certains individus mal inspirés n’avaient pas eu la maladresse de (permettez-nous cette expression ivoirienne), « mettre leur bouche » dans la brillante participation des éléphants à cette CAN 2012. Ban Ki Moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), ce comploteur à la base des malheurs de ce pays, affirmait: « Un succès des Eléphants pourrait soutenir le processus de paix dans le pays, moins d'un an après la flambée de violence qui a fait 3000 morts suite à l'élection de novembre 2010. La mission de l'ONU dans le pays continuera d'appuyer le processus de paix par tous les moyens dont elle dispose, dont le sport, pour une sortie de crise définitive, durable et inclusive  ». Une déclaration qui ressemble plus à un aveu de culpabilité, face à l’incapacité d’Alassane Ouattara à réconcilier les ivoiriens. Le sieur Alassane Ouattara lui-même, cet autre fossoyeur de la nation ivoirienne, à défaut de faire profil bas, au retour de sa visite à son ami Sarkhozy,  - visite qui manifestement a accouché d’une souris - annonce: « Nous irons le 12 février, à Libreville pour ramener la coupe ».

SIMONE EHIVET GBAGBO
Première Dame de la republique de Côte d’Ivoire et présidente du groupe parlementaire FPI

PASCAL AFFI N’GUESSAN
Président du FPI et ancien Prémier ministre

BRO GREBE GENEVIEVE
Présidente du MIDICI et ancien ministre

MICHEL GBAGBO
Professeur d’université fils ainé du président GBAGBO

JEAN JACQUES BECHIO
Président de PLCI et ancien ministre

ABOUDRAMANE SANGARE
Inspecteur général de l’état et vice président du FPI

GILBERT AKE N’GBO
Prémier ministre, professeur d’économie

DACOURY TABLEY
Gouverneur de la BCEAO

MAHAN GAHE BASILE
Président de la centrale syndicale dignité, Président de la confédération mondial du travail

DESIRE DALLO
Ministre de l’économie et des finances, Ingénieur industriel

Des intellectuels et dirigeants de la Côte d'Ivoire sont illégalement détenus au secret depuis le 11 Avril 2011