Env National - Dechets Medicaux

MASTER : ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE

EXPOSÉ SUR : GESTION DES DECHETS MÉDICAUX ET HOSPITALIERS

PRÉPARÉ PAR : PROFESSEUR : • Mr Naoufel • Mme Bouchra BENFADIL NADIR • Mr Samir EL ACHOURI • Mr Said ZOUMANNE • Mr Nabil CHARKAOUI

ANNEE UNIVERSITAIRE : • 2010-2011

……….16 2 ..……. 7 1 – Réglementation directe ………………………………………………………………………………………………………7 2 – Réglementation indirecte …………………………………………………………………………………………………11 B . …………………….Au niveau central…………………………………………………………………………………………………………………… ……….… 15 1 . ………17 Conclusion…………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………… 19 Bibliographie………………………………………………………………………………………………………… ………………………….Réglementation Internationale …………………………………………………………………………………………………. 3 I – Le cadre juridique……………………………………………………………………………………………………………… ………………………… 6 A – Réglementation nationale………………………………………………………………………………………..…… 13 II – Le cadre institutionnel………………………………………………………………………………………………………… …………………..Au niveau local ………………………………………………………………………………………………………………………..SOMMAIRE Introduction………………………………………………………………………………………………………… ………………………………….……… 20 Page 2 ..

Cette catégorie de déchets représente 75 à 90 % de l’ensemble des déchets des formations sanitaires. lames. 2 Selon la définition de l’OMS (1999). des services généraux. de suivi et de traitement préventif. curatif ou palliatif. On peut dire que « un déchet est l’ensemble de substances ou de matériaux résultant d’un processus de production. débris de 1 Confère à l’article de Gestion des déchets hospitaliers. Afin de définir le mot « déchet ». « On entend par déchets des substances ou objets qu'on élimine.153 du 30 Chaoual 1427 (22 Novembre 2006) portant promulgation de la loi n° 28. Deux types de déchets sont produits par les établissements de soins : • • LES DÉCHETS MÉNAGERS ET ASSIMILABLES issus des activités non médicales. cette conception exige que les déchets soient nommés dans une liste. des emballages de conditionnement. dont la détention ou le dépôt risque de nuire à la collectivité et à son environnement ». industriels. Ils sont constitués des ordures ménagères. deux types de définitions peuvent être présentés. des cliniques. des établissements de la recherche scientifique. Page 3 . de suivi et de traitement préventif. une économique selon laquelle « un déchet est une matière ou un objet dont la valeur économique est nulle ou négative. de balayage. Et une autre définition juridique selon laquelle « un déchet est un bien dont la gestion doit être contrôlée au profit de la protection de la santé publique et de l'environnement. pour son détenteur. indépendamment de la volonté du propriétaire et de la valeur économique du bien.06. des travaux. à un moment et dans un lieu donnés. un développement urbain et économique qui ne cesse de s'accentuer. de transformation d’un ou de plusieurs produits. des laboratoires d'analyses opérant dans ces domaines et de tout établissement similaire ». Donc pour s'en débarrasser. le détenteur devra payer quelqu'un ou faire lui-même le travail ». de jardinage. le Maroc est confronté à une forte augmentation des déchets liquides et solides comme les déchets ménagers. de cuisine. Ce regain d’intérêt se rapporte d’une part à l’importance du risque lié à la production de déchets d’activités de soins et d’autre part aux nuisances que peut engendré une technique de traitement de ces déchets pour la santé de l’homme et pour l’environnement. Selon la convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination du 22 mars 1989. etc. cellule hygiène sécurité (Institut National d’Hygiène).00 relative à la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques définit dans son article 3 un déchet médical ou pharmaceutique comme « tout déchet issu des activités de diagnostic.INTRODUCTION Face à la croissance démographique. qu'on a l'intention d'éliminer ou qu'on est tenu d'éliminer en vertu des dispositions du droit national ». en janvier 2005. des déchets administratifs. à un changement de mode de vie. LES DÉCHETS MÉDICAUX OU DÉCHETS DE SOINS2 issus des activités de diagnostic. Cela nécessite l'élaboration d'une classification en fonction de leur nature et de leurs caractéristiques »1. Ces déchets peuvent être des piquants et tranchants (seringues et aiguilles. Amina HAJLI. palliatif ou curatif dans les domaines de la médecine humaine ou vétérinaire et tous les déchets résultant des activités des hôpitaux publics. Le Dahir n° 1. La gestion des déchets de soins prend de plus en plus de place dans les soucis de santé publique. liés à l'agriculture et déchets hospitaliers et médicaux.

aux solvants et produits utilisés dans les laboratoires. etc. RISQUES D’IRRADIATION qui peuvent être liés aux produits radioactifs utilisés. les bureaux municipaux d’hygiène. etc. Ces risques existent potentiellement en cas de blessures ou de contacts avec les objets souillés. couches. les centres de transfusion sanguine. les centres de consultations externes. en effet les déchets des établissements de soins contaminés. et donc constitue un risque d’atteinte à l’environnement.). Les principaux risques3 auquel on est confrontée peuvent être : • • • • • 3 DES RISQUES RESSENTIS PAR LA POPULATION ET LES PROFESSIONNELS DE SANTÉ sous la forme de : • Risques psycho-émotionnels se traduisant par la crainte du public. riches en métaux lourds et polluants gazeux divers. 4 Opération d'élimination d'agents contaminants par un procédé physique. les cabinets et cliniques vétérinaires . édité avec l’appui du centre régional des activités d’hygiène du milieu (CEHA) de l’OMS. dans la médecine nucléaire à visée diagnostique (la scintigraphie) ou thérapeutique (la radiothérapie). etc. cultures. etc. aux métaux lourds notamment le mercure des thermomètres. On distingue des sources principales et d’autres secondaires de production des déchets des établissements de soins : • • LES SOURCES PRINCIPALES tels que les hôpitaux publics et militaires. mais aussi par le risque d’infection qu’ils représentent pour la santé de l’homme et pour l’environnement. des pièces anatomiques (placentas. tissus. des professionnels de santé ou des agents lorsqu’ils reconnaissent des déchets souillés par du sang. les cabinets dentaires. etc. les morgues et centres d’autopsies. les instituts de formation en santé. Les déchets chimiques peuvent également s’accumuler dans le milieu environnant et avoir un effet indirect sur la santé de l’homme.). etc. est déterminée non seulement par l’importance de la production des déchets. les établissements de cures thermales. LES SOURCES MINEURES tels que les cabinets médicaux. DE L'EAU ET DE L'AIR.verre. les instituts et centres de recherche scientifique dans le domaine humain et vétérinaire. sang et dérivés. L’ampleur du problème lié aux déchets des établissements de soins. • L’incinération in situ dans l’hôpital dégage des fumées noires. les cabinets d’esthétique. des conteneurs pressurisés. • La mise en décharge des déchets médicaux peut avoir un impact néfaste sur la santé. Page 4 . radioactifs. les centres de santé et dispensaires. les laboratoires cliniques et épidémiologiques. les infirmeries. chimique ou biologique. par le biais de la chaîne alimentaire. RISQUES CHIMIQUES OU TOXICOLOGIQUES qui peuvent être liés aux médicaments et plus particulièrement aux produits utilisés en chimiothérapie.) ou des produits chimiques. pansements. entre autres. à certains produits de décontamination4. les centres d’acupuncture. des fongibles contaminés (coton. du liquide biologique ou des pièces anatomiques. les cliniques semi-publiques et privées. Cette catégorie représente environ 10 à 25 % de l'ensemble des déchets produits par les établissements de soins. en décembre 2004. et par voie de conséquence. LES RISQUES INFECTIEUX dont peuvent être exposés les prestataires de soins sous la forme de nombreux agents biologiques pathogènes. de désinfection ou de nettoyage. pharmaceutiques. RISQUES DE POLLUTION DU SOL. la faune et la flore et les nappes phréatiques. quand ils sont déversés dans le milieu Confère au « guide de gestion des déchets des établissements de soins ». etc. peut avoir des effets néfastes sur la santé de la population avoisinante.

• naturel ou au niveau des décharges publiques entraînent une contamination bactériologique ou toxique du sol et des nappes phréatiques. Quel est donc l’arsenal juridique en la matière ? et qui sont les différents institutions chargées de la gestion des déchets médicaux et hospitaliers au Maroc ? 5 Opération de transfert des déchets médicaux et pharmaceutiques du lieu de production vers le lieu de valorisation ou d'élimination. Cette démarche permet d’anticiper sur les dispositions juridiques et d’exploiter de manière optimale les possibilités offertes par les institutions publiques. le contrôle.) ou les chariots peu maniables. Page 5 . RISQUES LIÉS À LA MANUTENTION. qui est un risque qui menace les personnes en charge de la manutention lorsque les conteneurs et le matériel de transport5 sont trop lourds (dorsalgie. lombalgie. comme l’assistance technique. etc. etc. surtout lorsque les déchets sont déposés sur des terrains perméables. La gestion des déchets médicaux et hospitaliers impose la connaissance des contextes juridiques et institutionnels les concernant.

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eux. la catégorie et la provenance des déchets dangereux.00 RELATIVE À LA GESTION DES DÉCHETS ET À LEUR ÉLIMINATION La loi 28-00 apporte plusieurs nouveautés dont la principale porte sur la définition et la classification des déchets. que ce soit pour la collecte ou le transport. ceux provenant de l'industrie. La loi s'intéresse aux verbalisateurs et aux sanctions qui comprennent de fortes amendes. Sera également interdite. Cette loi introduit un système d'autorisation préalable pour toutes les phases de collecte. L'ouverture. Les déchets médicaux. alors que pour les autres catégories. et de manière totale. Trois catégories de décharges sont prévues pour les déchets ménagers. Leur collecte. dans ce sens. préfectoraux et régionaux qui seront en vigueur selon les catégories de déchets concernés. Les raisons avancées par ces générateurs de déchets est que l’article 38 de la loi n° 28. de tenir des registres précisant la quantité.00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination est en vigueur depuis novembre 2006. Cette catégorie est aussi interdite de transit par le territoire national.A – REGLEMENTATION NATIONALE 1. de l'agriculture et les déchets pharmaceutiques non dangereux et enfin les déchets dangereux. Donc la publication du présent décret est d’une très grande utilité puisqu’il permet une application complète et effective de la loi n° 28. Ce texte prévoit un délai de grâce de cinq ans pour l'aménagement des décharges sauvages et la mise en place des structures nécessaires à la gestion et au traitement et à l'élimination des déchets. RÈGLEMENTATION DIRECTE • LA LOI N° 28. alors que leur enfouissement est strictement interdit. mais aussi des peines de prison variables selon le degré de dangerosité des déchets objet de la contravention. Cette loi. Leur enfouissement est aussi catégoriquement interdit.00 prévoit que les déchets et pharmaceutiques sont soumis à une gestion spécifique dont les modalités sont fixées par voie réglementaire. Les opérateurs seront d'ailleurs obligés.00 y compris sa partie Page 7 . sont également concernés par le système d'autorisation. l'importation des déchets dangereux. • LE DÉCRET N° 2-09-139 DU 21 MAI 2009 RELATIF À LA GESTION DES DÉCHETS MÉDICAUX ET PHARMACEUTIQUE Plusieurs établissements sanitaires ne gèrent pas encore leurs déchets médicaux et pharmaceutiques. la fermeture ou le transfert d'une décharge sont soumis à l'autorisation de l'Administration. malgré que la loi n° 28. Ce texte évoque aussi la planification à tous les niveaux via des schémas directeurs nationaux. stipule que les déchets dangereux doivent être traités dans des structures dédiées. transport et traitement sont réglementés. s'il interdit de manière catégorique l'incinération en plein air. le texte prévoit un système d'autorisation. régions ou aires où il ne saurait être question d'ouvrir une décharge contrôlée. La loi définit aussi les zones. de traitement et d'élimination des déchets qui seront d'ailleurs répartis dans trois différentes sortes de décharges contrôlées.

ainsi que la tenue d'un registre pour inscrire les quantités. le décret instaure plusieurs démarches : • La classification des déchets médicaux et pharmaceutiques en quatre catégories en fonction de leurs caractéristiques et leur nature en vue de faciliter leur gestion6 : • Catégorie 1 :  Déchets comportant un risque d'infection . • La fixation des modalités selon lesquelles les déchets médicaux et pharmaceutiques sont traités8 : • Les déchets médicaux et pharmaceutiques sont triés selon leurs catégories et mis dans des sacs en plastique ou dans des récipients de couleurs différentes à usage unique. avariés ou périmés . la disposition d'un personnel qualifié et formé à l'exercice des activités de gestion de ces déchets. • La gestion de ces déchets comporte le tri à la source. les sacs et récipients sont scellés 6 7 8 Article 3 du Décret. Articles 4 et 5 du Décret. est un décret d’application de la loi n° 28. stockés et éliminés. Le décret n° 2-09-139.sanctionnaire. Ce remplissage des sacs et récipients ne doit pas dépasser les trois quarts de leur capacité. l'emballage. de collecte. de traitement et d'élimination des déchets médicaux et pharmaceutiques ainsi que les modalités de délivrance de l'autorisation de collecte et de transport de ces déchets. en plus de fixer les différentes modalités de gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques.  Déchets cytostatique et cytotoxique. • Catégorie 4 : Déchets assimilés aux déchets ménagers. de stockage.00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination. le traitement et l'élimination de ces déchets. de transport. • Catégorie 3 : Organes et tissus humains ou d'animaux.  Matériel piquant ou tranchant destiné à l'abandon . • Catégorie 2 :  Médicaments et produits chimiques et biologiques non utilisés. le stockage et le cas échéant la collecte et le transport.  Produits et dérivés sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés. l'origine des déchets produits. d'emballage. avariés ou périmés. la catégorie. en vigueur depuis novembre 2006. paru dans le bulletin officiel n° 5744. Pour atteindre cet objectif général. L’objectif général du présent décret est de fixer les modalités de tri. • La mise en place d’un système interne de gestion de ces déchets comportant notamment la désignation de personnes responsables du fonctionnement dudit système7 : • Les générateurs des déchets médicaux et pharmaceutiques sont tenus de mettre en place un système de gestion interne comprenant la désignation d'une unité responsable de la gestion de ces déchets. Page 8 . Après leur remplissage. Ils doivent porter une étiquette indiquant la source de production des déchets et la date de leur première mise en sacs ou récipients. collectés. Articles 6 à 9 du Décret.

d'infiltration ou les effets des vents. les caractéristiques. • Les conteneurs utilisés pour le stockage des déchets doivent être résistants au claquage et à l'écrasement dans des conditions normales d'utilisation. Articles 11 à 24 du Décret. réservés pour le stockage. de transport.00 « Déchets provenant des soins médicaux ou vétérinaires et/ou de la recherche associée sauf déchets de cuisine et de restauration ne provenant pas directement des soins médicaux ». de traitement et d’élimination de ces déchets selon leur catégorie ainsi que les responsabilités incombant aux personnes chargées de collecter. INCOMMODES OU DANGEREUX DES 9 10 Article 10 du Décret. les modalités de collecte. Page 9 . de transport. éloigné des unités génératrices des déchets. la destination des déchets des catégories 1 et 2. dans un catalogue dénommé : Catalogue marocain des déchets ». en fonction de leur nature et de leur provenance. exclusivement accessible au personnel relevant de l'unité de gestion. RÈGLEMENTATION INDIRECTE • LE DAHIR DU 25 AOÛT 1914 PORTANT RÉGLEMENTATION ÉTABLISSEMENTS INSALUBRES. de transporter et de recevoir ces déchets. de stockage et d'élimination de ces déchets ainsi que les parties concernées par ces opérations). • Le stockage des déchets médicaux et pharmaceutiques est effectué par l'unité de gestion de ces déchets ou par la personne responsable désignée dans un emplacement assurant la protection contre les risques de putréfaction. les quantités. les déchets sont inventoriés et classés.et mis dans des conteneurs séparés. de la température ou de la pluie. 2. la nature. • DÉCRET N° 2-07-253 DU 18 JUILLET 2008 PORTANT CLASSIFICATION DES DÉCHETS ET FIXANT LA LISTE DES DÉCHETS DANGEREUX Le présent décret précise est notamment son 1er article « En application des articles 29 et 83 de la loi n° 28-00. Les conteneurs sont placés dans un lieu de stockage approprié. du transport et de l'environnement. le certificat d’acceptation préalable (Document qui atteste l'acceptation du destinataire à recevoir des déchets médicaux et pharmaceutiques en vue de leur élimination ) et le rapport d’activité10. Les déchets médicaux appartiennent à la rubrique 18. • La précision des conditions et des modalités de collecte. avec une exigence des documents de traçabilité et de contrôle comme le bordereau de suivi (Formulaire accompagnant l'opération de transport de déchets médicaux et pharmaceutiques qui précise la provenance. Ce stockage doit être de manière à empêcher leur décomposition.00. selon la catégorie de déchets qu'ils contiennent. et de manière à prévenir l'accès des animaux ou la reproduction d'insectes. • La fixation des modalités de délivrance de l’autorisation pour la collecte et le transport des déchets médicaux et pharmaceutiques dangereux9 par l'autorité gouvernementale chargée de la santé après avis d'une commission composée des représentants des autorités gouvernementales chargées de la santé.

d’insalubrité ou d’incommodité. la sécurité ou la commodité publiques n’a été apportée dans l’exploitation de ces établissements et si les mesures prescrites par les arrêtés prévus à l’article ci -dessus sont exécutées. qui précise dans l’article 50 « Les médicaments impropres à la consommation doivent être détruits conformément à la législation et à la réglementation en vigueur et dans des conditions de nature à ne pas porter atteinte à la santé publique et à l'environnement ».Ce dahir vise les établissements qui présentent des causes de danger. • DAHIR N° 1-06-151 DU 7 DÉCEMBRE 2006 PORTANT PROMULGATION DE LA LOI N° 17-04 PORTANT CODE DU MÉDICAMENT ET DE LA PHARMACIE La loi a pour but l’organisation de la gestion des médicament. Cette circulaire est de loin la plus complète car elle intègre : • La surveillance et la lutte contre les infections nosocomiales . • Le renforcement des mesures de lutte contre les nuisances a la salubrité du milieu hospitalier . • Page 10 . ou des dispositions projetées. • ARRÊTÉS ET CIRCULAIRES MINISTÉRIELS La circulaire n° 040. • La circulaire n° 16 du 04 juillet 1994 relative à la création des commissions d’inspection des établissements de soins. • La gestion et le traitement des déchets hospitaliers . Les établissements autorisés en vertu de la présente loi peuvent être visités par des délégués de l’Administration chargés de vérifier si aucune modification importante intéressant l’hygiène. à l’hygiène des locaux. • Les procédures spécifiques d’hygiène des locaux . • La circulaire n° 230 DHSA/22 du 22 novembre 1996 relative à la propreté. Ces visites ne peuvent s’étendre aux locaux réservés à l’habitation ou à l’administration. à la gestion et au le traitement des déchets des établissements de soins. ou subordonnée à une modification de l’emplacement choisi. et prévoit qu’ils ne peuvent être crées sans une autorisation préalable de l’administration. Cette autorisation peut être refusée dans l’intérêt de la sécurité de l’hygiène et de la commodité publiques. • La classification des produits d’entretien.236 DE/10 du 02 novembre 1994 relative à la propreté et à l’hygiène des établissements hospitaliers. de gestion et d’élimination des déchets des établissements de soins. • La circulaire n° 59 DHSA/20/21 du 28 novembre 2000 relative au programme d’hygiène hospitalière.

la Convention a été élaborée et adoptée lors de la conférence de plénipotentiaire tenue à Bâle en mars 1989. Le Maroc l'a ratifié en décembre 1995. De même. d'importation ou de transit. Sont considérés comme autres déchets ceux appartenant à l'annexe II relative aux déchets ménagers et résidus provenant de leur incinération. les déchets cliniques et les déchets ayant comme constituant des composés dangereux tels que les métaux lourds. les parties doivent informer le Secrétariat de la Convention des déchets autres que ceux indiqués dans l'annexe 1 qui sont considérés ou définis comme dangereux par leur législation nationale. Cette convention est entrée en vigueur en mai 1992 après le dépôt du 20ème instrument de ratification. Page 11 . Champ d'application de la Convention : Sont concernés par la Convention les déchets appartenant à l'une des catégories figurant à l'annexe 1 de la convention qui décrit 2 sortes de déchets dangereux: flux de déchets tels que les PCB.B . des mouvements transfrontières et de la gestion des déchets dangereux. à la source. En effet. la production de déchets dangereux (quantité et toxicité) et en assurer une gestion écologiquement rationnelle y compris le traitement et l'élimination des déchets aussi près que possible de leur source de production.RÉGLEMENTATION INTERNATIONALE 1. Plusieurs Etats et la Commission Européenne furent partis contractantes à cette convention. ni d'un cadre juridique et administratif leur permettant de contrôler efficacement et de prévenir la mise en décharge souvent illicite des déchets dangereux sur leur territoire. La Convention considère qu'un contrôle strict de ces mouvements a pour effet d'encourager la gestion écologiquement rationnelle des déchets dangereux. le champ d'application de la convention vise les déchets qui sont considérés comme dangereux par la législation des pays d'exportation. But et objectifs de la Convention de Bâle : La convention de Bâle a pour but la protection de l'environnement et la santé humaine des effets néfastes résultant de la production. • Aider les pays en développement dans la gestion écologiquement rationnelle de déchets dangereux et autres déchets qu'ils produisent. • Diminuer. ce qui avait pour résultat la détérioration de l'environnement et de la santé humaine. Les principaux objectifs de la convention sont: • Réduire les mouvements transfrontières et contrôler toute autorisation d'exportation ou d'importation de déchets. Dans ce cadre. CONVENTION DE BÂLE SUR LE CONTRÔLE DES MOUVEMENTS TRANSFRONTIÈRES DE DÉCHETS DANGEREUX ET DE LEUR ÉLIMINATION DU 22 MARS 1989 (PUBLIÉE PAR LE DAHIR N° 1-96-92 DU 24 NOVEMBRE 2000) L'un des problèmes majeurs qui a conduit à l'élaboration de la Convention de Bâle est le nombre important des exportations des déchets dangereux vers les Pays en développement qui ne disposent ni de moyens techniques leur permettant d'éliminer les déchets dangereux selon des méthodes écologiquement rationnelles.

ou lorsqu'elles ont été déclarées comme combustible usé ou déchets radioactifs aux fins de la Convention par la Partie contractante. LA CONVENTION DE VIENNE SUR LA SÛRETÉ DE LA GESTION DU COMBUSTIBLE USÉ ET SUR LA SÛRETÉ DE LA GESTION DES DÉCHETS RADIOACTIFS DU 29 SEPTEMBRE 1997 (PUBLIÉE PAR LE DAHIR N° 1-99126 DU 19 MAI 2000) La Convention porte plus sur des activités que sur des substances particulières. • Le recours aux mesures à même d’interdire l'importation et l'exportation si les déchets ne peuvent être gérés de manière écologiquement rationnelle et veiller à ce que la production des déchets soit réduite au minimum. • Elaboration de la loi relative à la gestion des déchets et leur élimination (28. au traitement. avec certaines restrictions: • à la sûreté de la gestion du combustible usé. • à la sûreté de la gestion du combustible usé ou des déchets radioactifs provenant de programmes militaires ou de défense.00) ainsi que ses décrets. notamment sur les types de déchets produits et les méthodes d'élimination. multilatéraux ou régionaux. au conditionnement. un contrat spécifiant une gestion écologiquement rationnelle devra être conclu entre l'exportateur et l'éliminateur. y compris les activités de déclassement. le Maroc s'est engagé à prendre des mesures pour la mise en application de la Convention. • Concernant l'exportation ou l'importation des déchets entre Etats Parties et non parties. à l'exclusion du transport à l'extérieur d'un site". définie comme "toutes les activités. 2. si et lorsque ces matières sont transférées définitivement à des programmes exclusivement civils et gérées dans le cadre de ces programmes. la Convention exige des accords bilatéraux. à l'exclusion du transport à l'extérieur d'un site". au prétraitement. définis comme "émissions dans l'environnement de matières radioactives liquides ou gazeuses en tant que pratique légitime au cours de l'exploitation normale d'installations nucléaires réglementées. Parmi ces mesures: • Désignation de l'autorité compétente: En effet le Département de l'Environnement a été désigné pour être l'autorité compétente et le point focal de la Convention de Bâle.Obligations des Etats vis-à-vis de la Convention: Parmi ces obligations : • La désignation de l'autorité compétente. • En cas de mouvement transfrontière de déchets dangereux. à l'entreposage ou au stockage définitif des déchets radioactifs. Elle s'applique. qui ont trait à la manutention. • à la sûreté de la gestion des déchets radioactifs. Mesures prises par le Maroc dans le cadre de ses engagements vis à vis de la Convention : Après la ratification de la Convention en 1995. De même. Ces Page 12 . sur les mouvements transfrontières prévus ainsi que sur les mesures adoptées pour l'application de la Convention. une notification devra être transmise aux Etats concernés. chargée de communiquer au Secrétariat des renseignements. • aux rejets d'effluents. définie comme "toutes les activités qui ont trait à la manutention ou à l'entreposage du combustible usé. • L’élaboration d’une législation nationale permettant de répondre aux exigences de la Convention.

comme celle relative à la sûreté nucléaire. La Convention commune.émissions sont programmées et contrôlées dans les limites autorisées par l'organisme de réglementation". est une convention incitative. Elle s'appuie elle aussi sur un système d'examen par des pairs des rapports nationaux décrivant les mesures prises pour 2ere PARTIE LE Cadre institutionnel Page 13 .

de la réglementation et des normes et directives ayant trait à l'environnement. Au Maroc. de la collecte des données. Il contrôle aussi la qualité de l'eau potable en faisant des analyses dans ses laboratoires décentralisés.La gestion des déchets médicaux hospitaliers au Maroc. le Ministère de la Santé s’est engagé ces dernières années à mettre en œuvre des actions visant la prévention et la protection de l’hygiène dans les établissements de soins. interpelle plusieurs catégories d’acteurs dont les rôles et les modes d’implication ont des impacts qui peuvent influer de façon différenciée sur l’efficacité de la gestion au plan environnemental et sanitaire : A – AU NIVEAU CENTRAL Les différents ministères qui interviennent dans le domaine des déchets médicaux et hospitalier sont décrits ci-après : • Ministère de la Santé : Le Ministère de la santé est l'autorité compétente pour la gestion des hôpitaux et des centres de soins sur tout le territoire national. et bien sûr ayant trait à la gestion des déchets médicaux et hospitaliers. • Ministère de l'Intérieur : Le ministère de l’Intérieur assure la tutelle hiérarchique des communes.AU NIVEAU LOCAL • Au Niveau de la région : Page 14 . Le ministère de la santé gère directement ces déchets médicaux et hospitaliers. cahiers des charges des gestions déléguées. B . des mines. • Ministère de l’énergie. etc. des études. de l’eau et de l’environnement : Par rapport aux ministères gestionnaires et malgré son engagement dans différents milieux et secteurs d’activités. La charte communale pose le principe de l'autonomie des communes et des communautés urbaines en matière de la gestion des déchets (parmi lesquelles figurent aussi les déchets médicaux et hospitaliers). notamment la mise en place d’un système de gestion des déchets générés par les établissements de soins. de l'élaboration des lois. Sa mission consiste à assurer le contrôle et le suivi de la gestion environnementale. Leurs budgets et leurs investissements sont toutefois soumis au contrôle du Ministère de l'Intérieur. dont l’objectif premier est d’éviter la transmission accidentelle des maladies et d’améliorer la qualité des soins. Il s'occupe principalement de la coordination. Le Ministère de l’Intérieur encadre techniquement les collectivités locales du point de vue assistance technique à la gestion des déchets. c’est un département de mission et non de gestion. L’élaboration et la mise en œuvre de la politique sanitaire sont sous la responsabilité du ministère de la santé. Il définit la politique sanitaire et exerce une tutelle sur les établissements de soins qui constituent les principales sources de productions des déchets.

C’est dans ce contexte que la loi sur la gestion délégué et la charte communale viennent remédier à ce constat. une commission d'inspection des établissements de soins. la gestion de ces déchets médicaux et hospitaliers reste très problématique car la croissance urbaine s’est réalisée à une vitesse telle qu’elle a souvent dépassé la capacité des communes à assumer cette situation. essentiellement financiers. • Au niveau de la commune : • Charte communale : La charte communale du 30 Septembre 1976 confie aux Collectivités locales. soit par concession”. Dans la charte communale. En effet. • 11 SECTEUR PRIVÉ : Article 09 de la loi n° 47-96 relatives à l'organisation de la région au Maroc du 2 avril 1997. préfectures et provinces du Maroc.  L'animateur provincial d'hygiène du milieu .  L'élaboration et la réalisation d'un plan d'action.  La recherche de solutions répondant à une stratégie d'ensemble. En effet. à cet effet . Page 15 . Le rôle de ces commissions est :  L'analyse de la situation et définition des problèmes propres à chaque établissement de soins. l’article 30 du dahir n° 176-583 relatif à l’organisation communale dispose que “ le conseil communal règle par ses délibérations les affaires de la commune et. les communes se chargent elles-mêmes de la gestion des déchets ménagers.Les Régions ont la compétence d’élaboration du plan régionale de gestion des déchets11. l’assainissement tant liquide que solide.  L'animateur provincial de l'Education pour la Santé. décide les mesures à prendre pour assurer à la collectivité locale son plein développement économique. de constituer.  L’administrateur économe provincial . Cette commission sera composée du :  Médecin chef de SIAAP (service des infrastructures et des actions ambulatoires provinciales) . social et culturel”. • Création des commissions d'inspection des établissements de soins : Afin d'assurer une amélioration de la situation en matière d'hygiène et de propreté.  Le contrôle et l’évaluation des résultats. pour la très grande majorité des collectivités locales marocaines. la gestion des déchets médicaux et hospitaliers est le plus souvent reléguée au second rang et se limite à la collecte et à la mise en décharge non contrôlée. pour conférer à la commune la capacité de déléguer la gestion des déchets médicaux et hospitaliers au secteur privé ou public. Pour ce faire. Mais devant l’insuffisance des moyens. à cela s’ajoute le manque de moyens susceptibles d’assurer cette gestion de façon efficace. et compte tenu de la multitude des services publics qui sont à la charge des communes. le Ministère de la santé incite les délégués du ministère de la santé dans les wilayas. “ il décide de la création et de l’organisation des services publics communaux et de leur gestion soit par voie de régie ou de régie autonome.

en agissant sur les procédés de fabrication. • Saïss Environnement. la sensibilisation autour des actions définies doivent constituer l'une des composantes prioritaires dans tout programme.Il existe des entreprises privées spécialisées dans la collecte des déchets médicaux hospitalières qui peuvent avoir un contrat de prestation qui est en conformité avec les cahiers des charges élaboré par le ministère de la santé. Cette sensibilisation doit être bien élaborée. • LES PARTENAIRES AU DEVELOPPEMENT : La plupart des partenaires au développement interviennent dans le domaine de l’environnement et de la santé. et la réglementation en vigueur pour la gestion des déchets générés par les établissements de soins. Ces partenaires sont : • Coopération Française entre les Hôpitaux. Page 16 . la distribution et le mode de consommation. Pour cela. améliorée continuellement et confiée à des professionnels de la matière. Certaines d’entre elles justifient d’une expérience. Nous pouvons citer au niveau national : • ATHISA Maroc : ATHISA Tétouan est la toute première unité de traitement de déchets hospitaliers au Maroc. • ONG ET ASSOCIATIONS : Beaucoup d’ONG nationales s’intéresse activement aux domaines de l’environnement et de la santé. • Coopération Allemande GTZ. • Coopération entre le Maroc et la commission européenne 2011-2013. • Coopération euro-méditerranéen (Programme MEDA et l’instrument de la politique européenne de voisinage). en particuliers dans les domaines de la sensibilisation. Cela suppose d’appliquer le concept de gestion intégrée du cycle de vie. La réduction de la production des déchets médicaux et hospitaliers doit être envisagé à la source. qui représente une occasion unique de concilier développement et protection de l’environnement». Conclusion Selon la conférence de Rio de Janeiro : « Une gestion écologique des déchets doit aller au-delà de la simple élimination ou récupération des déchets produits et chercher à s’attaquer à la cause première du problème en essayant de changer les modes de production et de consommation. Le déchet médical doit être ancré dans la conscience collective comme un vrai problème à responsabilité partagée et non comme un produit dont on se débarrasse pour qu’il soit géré par l’autre maillon de la chaîne. vulgarisation et la formation et pourront être utiles pour la mobilisation des acteurs afin d’impulser une dynamique plus vigoureuse de lutte contre les infections liées aux déchets médicaux hospitaliers.

2001. • Thomas JOOSTEN . de l’Eau et de l’Environnement. • Le guide de gestion des déchets des établissements de soins. du 09/10/2010. publiée au www.radiocasafm. DAOUDI Mohammed Abdou. ministère de la santé. • AJZOUL Taïb. étude d’accompagnement pour la gestion des déchets médicaux au Maroc. INAS. 2008.BIBLIOGRAPHIE Dr. mémoire de Fin d’Etudes Pour l’obtention du Mastère Spécialisé en « Gestion. • Plan de gestion des déchets solides (ville de Tanger). Rapport 2006. BILADI FORUMS. Concept de gestion des déchets des établissements de soins au Maroc. Ministère de l’Aménagement du Territoire. HAROUCHI Abderrahim. Questions sur les déchets médicaux. Quel devenir pour nos déchets médicaux et pharmaceutiques?. Etat des lieux de la gestion des déchets médicaux spéciaux au Maroc. • Article « Traitement des déchets hospitaliers :un sous-secteur très dynamique ». capitalisation de l’expérience française. Traitement et Valorisation des Déchets ». • Mr. AJIR Abdelkader (Chef du Service Sol et Déchets au Secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement). Discussion informelle et échange d'expériences du 7 mai 2008 à Munich. • Gestion des déchets hospitaliers. janvier 2010. évaluation de la gestion des déchets solides médicaux et pharmaceutiques à l’hôpital Hassan II d’Agadir.ma. • Noureddine ABDELSADOK. cellule hygiène sécurité (Institut National d’Hygiène). • Pr. • Cahier de charge relatif à l’exercice des activités de collecte et de transport des déchets médicaux et pharmaceutiques de catégories 1 et 2 du Ministère de la santé. Amina HAJLI. 2009. promotion 2009-2010. en janvier 2005. • Page 17 .

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