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FICHE DE LECTURE: 2ÈME PARTIE Nous pourrions entre tous encadrer cette 2ème partie à partir de tous vos

bons commentaires de la 1ère, lorsque nous nous sommes réunis il y a un mois environ. Ce que je vous propose c’est de revenir encore sur nos personnages et à l’aide des phrases que vous aurez soulignées sur eux, boucler nos idées et apports pour ce roman.

Et on pourrait démarrer à partir de ce petit extrait et commenter nos personnages par la suite.. et les encadrer dans ce propos :

Le Père Goriot est un roman, presque une tragédie grecque où les passions humaines (l’ambition et l’égoïsme) y sont présentées avec une force surprenante. Les tirades (monologues) des protagonistes atteignent un rythme trépidant et font engager le lecteur dans la scène même. Il ne manque pas des moments mélodramatiques qui font réveiller les lecteurs « avisés » . D’une manière inévitable le lecteur sentira le besoin de prendre parti pour l’un ou pour un autre personnage . On dirait qu’ils ne cherchent que l’auto-satisfaction , le plaisir, l’argent, le luxe, le caprice, la vanité, éveiller l’admiration …il n’y a pas lieu pour la compassion, ni pour une vie qui se contente avec une situation de pauvreté. Pour tout cela, voici encore une fois quelque coups de pinceaux sur les personages principaux pour guider nos commentaires. Notes pour nos commentaires et pour rafraîchir notre mémoire.. Le père Goriot
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"Paris est un véritable océan. Jetez‐y la  sonde,  vous n'en connaîtrez jamais la  profondeur. (...)  Il s'y rencontrera toujours un lieu vierge,  un antre inconnu, des fleurs, des perles,  des monstres, quelque chose d'inouï,   oublié par les plongeurs littéraires."  Balzac (Le Père Goriot) 

1813. Veuf depuis de nombreuses années et ayant vendu son fond à Muret, il espère vivre chez ses filles. Mais ses gendres refusent de le recevoir. 1814. Il se retire à la Maison Vauquer, une pension honorable de la rue NeuveSainte-Geneviève. Il a encore huit à dix mille francs de rentes. Madame Vauquer est intéressée par ce veuf. Mais les allers-venues de ses filles lui donnent à penser qu'il entretient de jeunes maîtresses. 1815. Ponctionné par ses filles, le père Goriot demande à habiter le deuxième étage de la pension ; Madame Vauquer commence à le mépriser. 1819. Passe au troisième étage de la pension Vauquer, l'étage des pauvres. Madame Vauquer

dépitée commence à l'humilier. Il devient le souffre-douleur des pensionnaires qui ont appris que ses filles sont comtesse et baronne. Eugène de Rastignac Rastignac se rapproche du père Goriot en qui il voit la figure du père éternel et joue l'intermédiaire entre lui et ses filles. Rastignac s'éprend de Delphine de Nuncingen, qui le choisit comme amant, mi par affection, mi par intérêt, le jeune étudiant étant le cousin de la Vicomtesse de Beauséant, personne centrale de l'aristocratie du boulevard Saint-Germain, dans laquelle elle souhaite avidement entrer. Le père Goriot, qui ne souhaite que le bonheur de sa fille, meuble pour Rastignac et Delphine un petit appartement, rue d'Artois, où il espère finir ses jours avec eux. Saisi d'une maladie qu'Horace Bianchon est impuissant à guérir, il attend désespérément sur son lit de mort la visite de ses deux filles, toutes deux occupées à participer au bal de la vicomtesse de Beauséant.

1820. Il meurt dans le plus total dénuement et le délire à la pension Vauquer. Seul Rastignac assiste à la messe funèbre de troisième classe donnée en l'église Saint-Étienne-du-Mont et à son enterrement au cimetière du Père-Lachaise. Rastignac, jeune étudiant de 22 ans (en fait il a 21 ans, Rastignac se vieillit d’un an lors d’une conversation avec sa cousine, madame de Beauséant), confronté au cynisme des uns (dont Vautrin) et aux duperies des autres, devient amant de Delphine de Nucingen. Après la mort du père Goriot, il pousse son célèbre cri "A nous deux maintenant !", que Balzac complète par un ironique "Et pour premier acte de défi que Rastignac portait à la société, il alla diner chez la baronne de Nucingen." Le cri d'un arriviste.

Delphine de Nucingen

1819 : Delphine de Nucingen apparaît pour la première fois dans le Père Goriot, femme du baron de Nucingen, qu’elle a épousé en 1808. Ce riche banquier ne lui donne que le strict nécessaire, c’est pourquoi Delphine est toujours à la recherche d’argent. Elle vient arracher à son père les derniers deniers du vieillard pour payer les dettes contractées par elle chez Gobseck en faveur de son amant (Henri de Marsay). Maître Derville se charge des transactions. Devenue la maîtresse d’Eugène de Rastignac, elle s’installe avec lui dans un petit appartement aménagé par le père Goriot qui pense finir ses jours aux côtés des deux tourtereaux. Les espoirs du vieillard seront déçus. Delphine est tout entière occupée à être reçue chez la vicomtesse de Beauséant dont le salon au faubourg Saint-Germain ne s’ouvre qu’aux gens titrés de longue date. Ce qui n’est pas le cas de Delphine, ex-roturière.

Anastasie de Restaud

La comtesse Anastasie de Restaud est un personnage de la Comédie humaine d’Honoré de Balzac, une figure féminine importante dans le Père Goriot où elle a pour rivale sa propre sœur Delphine de Nucingen dans son combat pour accéder aux salons les plus huppés du faubourg Saint-Germain, celui de la vicomtesse de Beauséant entre autres. Grâce à son mariage avec le comte de Restaud, un blason plus ancien que celui du baron de Nucingen, elle y a d'ailleurs accédé beaucoup plus tôt que sa sœur cadette, Delphine, qui l'envie et qui la rejoindra grâce aux bons offices d'Eugène de Rastignac.

Comme sa cadette Delphine, elle laisse néanmoins mourir son père dans la solitude après lui avoir soutiré ses derniers deniers. Anastasie est tombée sous le charme d'un dandy voyou qui la ruine en l'obligeant à combler les dettes qu'il a contractées : Maxime de Trailles. Ceci pourrait être une excuse si elle ne se montrait par ailleurs dure envers les faibles et assoiffée d'honneurs, et aussi d'argent

La vicomtesse de Beauséant

La vicomtesse de Beauséant est un personnage de fiction de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac qui apparaît notamment dans le Père Goriot. La vicomtesse est la cousine d'Eugène de Rastignac et l'amante du marquis d'Ajuda-Pinto. C'est elle qui, trahie par son amant, entreprend de donner à Rastignac sa première leçon d'arrivisme. Mme de Beauséant appartient à la haute noblesse et règne au travers de ses réceptions sur le tout-Paris. Née Claire de Bourgogne en 1792, elle descend d'une branche bâtarde de la Maison de France.

Vautrin C’est un ancien forçat, chef de pègre, qui, après avoir fui le bagne de Toulon et le bagne de Rochefort, prend le nom de Vautrin, Trompe-la-Mort, M. de SaintEstève, Carlos Herrera puis William Barker afin de se cacher des forces de l’ordre. C’est un homme positif qui aime chanter, mais qui peut facilement effrayer qui que ce soit. Il paraît tout savoir, ce qui le rend bien mystérieux avant que son identité ne soit trahie. Son dévouement à aider « les jeunes qui ont de l’ambition » (d’abord Eugène de Rastignac, puis Lucien de Rubempré), comme il le dit, va jusqu’à le pousser à tuer.

Forçats célébrés
Eugène-François Vidocq passa quelque temps au bagne de Toulon, après s'être évadé du bagne de Brest. Aussi l'imposteur Coignard , connu aussi sous le nom de comte de Sainte-Hélène, mourra au bagne de Toulon. Plusieurs personnages imaginés passèrent quelques années à Toulon : Le plus connu d'entre eux est sans doute Jean Valjean , du roman Les Misérables de Victor Hugo . En plus, il y avait Vautrin , du livre Le Père Goriot ( Honoré de Balzac ), Gaspard Caderousse et Benedetto / Andrea Cavalcanti , tous deux du roman Le Comte de Monte-Cristo , d' Alexandre Dumas, père .