19 SEPTEMBRE 2006

P.06.0298.N/1

Cour de cassation de Belgique

Arrêt

N° P.06.0298.N

1. L. M. G., prévenu, 2. H. H. M., prévenue, Me Alexis Hallemans, avocat au barreau de Bruxelles, contre KEMPINAIRE Sylvie, avocat, en sa qualité de curateur de la faillite de la sprl HEDVIG HORVATH, partie civile.

19 SEPTEMBRE 2006
I.
LA PROCÉDURE DEVANT LA COUR

P.06.0298.N/2

Les pourvois sont dirigés contre l’arrêt rendu le 17 janvier 2006 par la cour d’appel de Gand, chambre correctionnelle. Le demandeur présente deux moyens dans un mémoire annexé au présent arrêt, en copie certifiée conforme. La demanderesse présente sept moyens dans un mémoire annexé au présent arrêt, en copie certifiée conforme. Le conseiller Luc Huybrechts a fait rapport. L’avocat général Patrick Duinslaeger a conclu.

II.

LA DÉCISION DE LA COUR

(…)

Sur le deuxième moyen des deux demandeurs

3. L’arrêt attaqué considère : « La possible présence dans la salle d’audience d’un certain Me Croisiau le 16 mars 2004 n’implique pas que cet avocat ait comparu officiellement à cette date pour l’une ou l’autre partie, ce qui aurait alors pu être consigné dans la feuille d’audience de cette date, quod non ».

4. Le moyen des deux demandeurs établit que les mots « quod non » ne figurent pas dans le vocabulaire néerlandais et que leur emploi viole les articles 24 et 24bis de la loi du 15 juin 1935 concernant l’emploi des langues en matière judiciaire, de sorte que l’arrêt attaqué est frappé de nullité.

19 SEPTEMBRE 2006

P.06.0298.N/3

5. Les mots latins « quod » et « non » sont répertoriés dans les dictionnaires de langue néerlandaise d’usage courant. Leur emploi ne viole pas la loi du 15 juin 1935 concernant l’emploi des langues en matière judiciaire. Il n’empêche que l’expression « quod non » n’est pas intelligible par tous. La considération critiquée est néanmoins compréhensible et sensée avec ou sans l’ajout de « quod non ». Il est immédiatement clair pour le lecteur que cet ajout, quoi qu’il puisse signifier, n’enlève rien à la considération énoncée préalablement en néerlandais.

Le moyen ne peut être accueilli.

(…)

Par ces motifs, La Cour Rejette les pourvois. Condamne les demandeurs aux frais. Ainsi jugé par la Cour de cassation, deuxième chambre, à Bruxelles, où siégeaient le président de section Edward Forrier, les conseillers Ghislain Dhaeyer, Luc Huybrechts, Jean-Pierre Frère et Dirk Debruyne, et prononcé en audience publique du dix-neuf septembre deux mille six par le président de section Edward Forrier , en présence de l’avocat général Patrick Duinslaeger, avec l’assistance du greffier Frank Adriaensen. Traduction établie sous le contrôle du conseiller Jean de Codt et transcrite avec l’assistance du greffier adjoint principal Patricia De Wadripont.

Le greffier adjoint principal,

Le conseiller,

19 SEPTEMBRE 2006

P.06.0298.N/4

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