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A première vue, compte tenu de l'actualité culturelle et politique de notre monde actuel, la culture semble être un des grands

point de discorde entre les civilisations. Les guerres de religions sont toujours nombreuses, notamment avec l'apparition des groupes extrémistes terroristes tel qu'Al Qaida en 1987. La guerre des idées transparaît aussi de manière plus cachée dans des guerres telle que la guerre d'Irak, où les valeurs occidentales sont en grand conflit avec les valeurs orientales. Cependant, un terrain d'entente est possible, et différence ne rime pas forcément avec conflit. L'analye des différentes sociétés permet de montrer qu'elles ont toutes des bases communes et des points commun, comme l'illustrent les livres fondateurs.

On vous demande si une représentation de l·homme valable pour tous les hommes est possible Les hommes ont en commun un certain nombre de questions que pose à la fois leur insertion dans le monde et la nécessité de leur vie sociale. Mais si l·on peut parler d·une universalité, aucun peuple, ni aucun homme ne peut prétendre avoir apporter une réponse « valable » universellement. Seuls les Droits de l·Homme sont nécessaires d·une référence universelle. On vous demande aussi s·il est possible de trouver un point de vue absolu, d·où on puisse juger de ce que sont les hommes On vous interroge aussi sur l·unité de cette représentation de l·homme L·interrogation porte aussi sur la question de la « nature humaine » par opposition au concept de « condition humaine » La nature humaine est fonction de conditions intérieures à la personne, la condition humaine est basée sur des facteurs extérieurs.

C·est une nécessité pour les culture de se distinguer les unes des autres.
En premier lieu, la diversité culturelle est une nécessité pour les hommes et les cultures de se distinguer les unes des autres. Autrement dit les hommes comme tous les êtres vivants, sont soumis à la contrainte du besoin : pour se maintenir en vie, il leur faut se nourrir, se mettre à l¶abri. Néanmoins la satisfaction de ces besoins, passe par la méditation de l¶homme. L¶homme a conscience de ses besoins et peut par conséquent différer leur satisfaction, et choisir les moyens de la satisfaire : la diversité entre les cultures et entre les membres d¶une même culture témoigne d¶une certaine autonomie de l¶homme face à l¶être naturel en lui. En effet, les plaisirs de la table ou l¶interdiction religieuse de certains mets ne relèvent pas simplement de la conservation biologique de l¶individu ou de l¶espèce sinon de la conservation de sa culture ; on ne s¶habille pas de la même façon, on ne parle pas la même langue, on ne pratique pas la même forme de politesse à l¶égard d¶ autrui, on ne pense pas de la même manière de l¶éducation, la morale, etc.

D·autre part, si l·on admet que l·homme n·a pas de biotope spécifique, la culture c·est ce qui lui assure une insertion dans le monde et qui règle les relations entre les individus au sein de la société. Mais les cultures sont des réponses différentes à ce besoin universel. Ainsi il y aurait autant de cultures que de groupes humains répandus à travers l·espace et à travers le temps La manière dont est posée la question vous invite à un dépassement de la diversité des cultures. A vous de trouver sur quels plans, selon quelles représentations, on peut dépasser la diversité culturelle par des conceptions universelles de l·homme

permettant de penser la dignité de l¶homme d¶une manière universelle et inaliénable . on peut dépasser la diversité culturelle par des conceptions universelles de l¶homme. d¶où on puisse juger de ce que sont les hommes On vous interroge aussi sur l¶unité de cette représentation de l¶homme L¶interrogation porte aussi sur la question de la « nature humaine » par opposition au concept de « condition humaine » C¶est une nécessité pour les culture de se distinguer les unes des autres. pouvons-nous trouver une identité entre nous ? Peut-on penser l¶homme d¶un point de vue universel en dépit de la diversité des cultures ? En d¶autres termes. au-delà. et non selon sa nature ? N¶y a-t-il pas un point de vue transcendant. les cultures apportent des réponses différentes aux problèmes que rencontrent les hommes pour vivre ensemble dans le monde. la culture c¶est ce qui lui assure une insertion dans le monde et qui règle les relations entre les individus au sein de la société. selon quelles représentations. Mais les cultures sont des réponses différentes à ce besoin universel. si. n¶est-ce pas nécessaire de Entrée en matière Enoncé du sujet Reformulation du sujet Plan . D¶autre part. si. si l¶on admet que l¶homme n¶a pas de biotope spécifique. peut-on espérer construire une représentation de l¶homme qui soit valable pour tous les hommes ? Quelles objections la diversité culturelle oppose-t-elle au projet de définir une nature humaine universelle ? Ne devrait-on pas penser l¶homme selon sa condition. dit Lévi-Strauss. à travers le temps et l¶espace les cultures apportent des réponses différentes aux problèmes que rencontrent les hommes pour vivre ensemble dans le monde. On peut aussi élargir vers « estce souhaitable ?» L¶homme dans sa dimension individuelle (personne) que collective (espèce) On vous demande si une représentation de l¶homme valable pour tous les hommes est possible On vous demande aussi s¶il est possible de trouver un point de vue absolu. est celui qui ne reconnaît pas l¶humanité de l¶autre » Ne sommes nous pas frappés de cette même cécité. Ainsi il y aurait autant de cultures que de groupes humains répandus à travers l¶espace et à travers le temps Remarque : La manière dont est posée la question vous invite à un dépassement de la diversité des cultures. c¶est à dire en a-t-on la capacité. et également cela at-il un sens. Reformulation du sujet : Si l¶homme est modelé par sa culture.Peut-on penser l¶homme d¶un point de vue universel en dépit de la diversité des cultures ? Peut-on. A vous de trouver sur quels plans. peut-on espérer construire une représentation de l¶homme qui soit valide pour tous les hommes ? 2/ Proposition de corrigé : Introduction : « Le barbare. si l¶homme est modelé par sa culture. lorsque nous rencontrons des hommes qui ne nous ressemblent pas ? En dépit de nos différences. à travers le temps et l¶espace.

n¶est-ce pas nécessaire de bénéficier d¶un tel point de vue ? 3. être au monde/s¶y sentir étranger).3 ± Les Droits de l¶homme : de la nécessité d¶une référence universelle Conclusion : S¶il est impossible. que le lot de l¶homme. au-delà. L¶humanité semble donc dans chaque homme. tant sur le plan individuel que collectif. non un absolu.N¶y a-t-il pas un point de vue transcendant. non de réponses. (Canguilhem). 3 . Canguilhem. La relativité culturelle ne s¶entend pas seulement dans l¶espace. Peut-on éviter l¶ethnocentrisme ? Mais : 3. mais dans un principe transcendant.1 ± Nature et condition : la différence des deux concepts. permettant de penser la dignité de l¶homme d¶une manière universelle et inaliénable .bénéficier d¶un tel point de vue ? Développement (plan détaillé) : 1 .3 ± L¶universalité de condition : les dix questions universelles : illustration du propos précédent : la condition humaine en 10 questions.1 ± Le point de vue de Sirius : point de vue impossible Rica et Micromégas.2 ± Le Christianisme introduit dans l¶histoire l¶universalité de l¶idée d¶homme (Hegel) 3. aucun peuple. Peut-on ainsi définir l¶homme ? Sartre : l¶existence précède l¶essence. l¶homme se définit dans une culture.1 ± L¶animal se laisse décrire selon son instinct. conventionnel.. Mais si l¶on peut parler d¶une universalité de cette condition tragique. c¶est l¶errance et l¶insatisfaction. les droits et les devoirs fondamentaux des hommes. il est néanmoins souhaitable que l¶humanité se fixe un idéal transcendant de ce que devraient être la dignité. Or. celles-ci s¶opposent nécessairement les unes aux autres : arbitraire. d¶une époque à une autre. Un tel point de vue doit trouver son origine non dans une culture particulière. ni aucun homme ne peut prétendre avoir apporté une réponse valable universellement.2 ± Les cultures sont en devenir : l¶homme est une histoire. Conclusion : Les hommes ont en commun un certain nombre de questions que posent à la fois leur insertion dans le monde et la nécessité de leur vie sociale. et de particularité des réponses apportées par chaque peuple. et dans chaque peuple. voir dangereux de fixer pour l¶homme le modèle universel de ce qu¶il devrait être. il suit un modèle de comportement inné . . comme ensemble de questions auquel l¶humanité est confrontée.2 ± La condition humaine : le tragique . L¶homme se définit donc comme un être de questions. définition du tragique comme le déchirement entre deux exigences contradictoire (exemples : insociable/sociabilité.Ne devrait-on pas penser l¶homme selon sa condition. condamnée au relatif et au particulier. universalisable. et non selon sa nature ? 2. c¶est décrire l¶ensemble des déterminations qui pèsent à la fois sur l¶espèce et le spécimen et le définissent a priori. On peut parler de « nature » pour une espèce animale donnée : parler de la nature du chien ou du cheval. 2. Montesquieu et Voltaire. 2 .3 ± Aucune culture ne donne une réponse satisfaisante (Lévi-Strauss) Conclusion : Nous serions tentés de dire avec G. 1. humanité/inhumanité.Quelles objections la diversité culturelle oppose-t-elle au projet de définir une nature humaine universelle ? 1. Toute culture est donc une manière particulière d¶être au monde. 2. 1. d¶un peuple à un autre. nulle culture ne peut prétendre représenter l¶homme de manière universelle. mais aussi dans le temps. particularité ethnique. On parlera alors de condition universelle de l¶homme.

Conclusion : Ainsi. les hommes ont en commun plus de questions que de réponses. Certes. il y a urgence à définir d¶un point de vue transcendant un idéal de l¶humain auquel on puisse se référer universellement. la diversité des culture n¶est qu¶en apparence un obstacle à la définition d¶un point de vue universel sur l¶homme. . Mais pour pouvoir empêcher tel ou tel particularisme ethnique de prétendre s¶imposer comme valant pour tous.