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LV BARBOT - 2002

LES NOMBRES

COMPLEXES









MATH\COMPLEXES
sommaire
sommaire
1 le corps des complexes
1.1 forme algébrique d’un complexe
1.2 nombre opposé, inverse
1.3 nombre conjugué
1.3.1 définition
1.3.2 propriétés
1.3.3 applications
2 forme trigonométrique d’un complexe
2.1 module d’un complexe
2.1.1 définition
2.1.2 propriétés
2.2 argument d’un complexe
2.2.1 définition
2.2.2 propriétés
2.3 forme trigonométrique
2.3.1 définition
2.3.2 relations entre les notations
3 forme exponentielle d’un complexe
3.1 définition
3.2 propriétés
3.2.1 formule de Moivre
3.2.2 formules d’Euler
3.2.3 applications
4 interprétations graphiques
4.1 affixe z du point, d’un vecteur
4.2 propriétés
4.3 transformations graphiques
4.3.1 translation
4.3.2 rotation
4.3.3 homothétie
4.3.4 composée homothétie-rotation de même centre
5 équations dans ^
5.1 équation du 1
er
degré
5.2 équation du 2
nd
degré à coefficients réels
6 utilisations des complexes
6.1 équation différentielle
6.1.1 résolution
6.1.2 exemples
6.2 représentation de Fresnel
6.2.1 explication
6.2.2 exemple des tensions triphasées



MATH\COMPLEXES
LES NOMBRES COMPLEXES



1 le corps des complexes
1.1 forme algébrique d’un complexe
à tout couple (x,y)
2
∈\ , on associe le nombre complexe z = x + i y
avec i le nombre complexe tel que i
2
= -1
on appelle partie réelle de z Re(z) = x
et partie imaginaire de z Im(z) = y

la forme algébrique (ou cartésienne) du complexe z est notée z = Re(z) + i . Im(z)

par conséquent,
Re(z) = 0 ⇔ z est « imaginaire pur » (noté aussi z ∈ i

\ )
Im(z) = 0 ⇔ z ∈ \
0 ∈\ n’est pas considéré comme un imaginaire pur

l’ensemble des nombres complexes est noté ^
^ muni de l’addition et de la multiplication a une structure de corps commutatif.

attention !
les inégalités ≤, ≥,<, > ne sont pas valables entre nombres complexes
l’ensemble des imaginaires purs noté « i

\ » est différent de \ ^ \
1.2 nombre opposé, inverse
de même que pour les réels, le nombre –z est appelé opposé du complexe z
et ∀ z

∈^ , le nombre
1
z
est appelé inverse du complexe z
1.3 nombre conjugué
1.3.1 définition
on appelle z nombre complexe conjugué de z le complexe défini par z = Re(z) - i . Im(z)
par exemple : i = - i
3 4i + =3 – 4 i
1.3.2 propriétés
∀ a et b complexes,
Re( a ) = Re(a)
Im( a ) = - Im(a)
a + a = 2 Re(a)
a - a = 2 i Im(a)
a = a
a . a = ( Re(a) )
2
+ ( Im(a) )
2
=
2
a
∀ a ≠ 0 ,
1
a
j \
, (
( ,
=
1
a

a = a ⇔ a ∈\
a = - a ⇔ a est imaginaire pur
a b + = a +b
a b ⋅ = a . b
∀ b ≠ 0 ,
a
b
j \
, (
( ,
=
a
b

MATH\COMPLEXES
1.3.3 applications
identité remarquable sur ^ ∀ x, y ∈ ^ (x+ i y) (x – i y) = x
2
+ y
2


rendre réel le dénominateur d’un quotient : multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué du
dénominateur
∀ a, b, c, d ∈ \ avec (c, d) ≠ (0, 0) z =
a ib
c id
+
+
=
( ) ( )
( ) ( )
a ib c id
c id c id
+ ⋅ −
+ ⋅ −
=
( ) ( )
2 2
ac db i bc ad
c d
+ + −
+

2 forme trigonométrique d’un complexe
2.1 module d’un complexe
2.1.1 définition
∀ z ∈ ^ noté z = x + i y avec x, y ∈ \
on appelle module z du complexe z le réel positif défini par z =
2 2
x y +
2.1.2 propriétés

∀ a et b complexes,
a . a =
2
a
a a

n
n
a a ∀ n ∈ ]
a b a b ⋅ ⋅
si b ≠ 0 ,
a
a
b b

a b a b + ≤ + « inégalité triangulaire »
2.2 argument d’un complexe
2.2.1 définition
si on représente le complexe z= x + i y (avec x, y ∈ \ )
dans le plan muni d’un repère orthonormé (O, u
G
, v
G
) par
le point M de coordonnées (x, y)
on appelle argument du complexe z le réel θ θθ θ défini à 2 π ππ π près par

arg(z) = θ [2 π ] =
( )
n
u,OM
G JJJJG
[2 π ]

interprétation graphique des puissances de i :
n
n
i i 1 ∀ n ∈ ]
i
0
= 1 = i
4
i
1
= i i
2
= - 1 i
3
= - i = i
-1
arg(i
0
) = 0 [2 π ] arg(i
1
) =
2
π
[2 π ] arg(i
2
) = π [2 π ] arg(i
3
) =
3
2
π
[2 π ] = -
2
π
[2 π ]







attention, erreur courante !
∀ z

∈ ^
z
2
est un complexe
2
z est un réel positif
et ∀ z ∈ \ ^ \ , z
2

2
z
y



v
G


O u
G
x
M(z)
θ

v
G

O u
G

θ = 0
θ
θ
θ

v
G

O u
G


v
G

O u
G


v
G

O u
G

MATH\COMPLEXES
2.2.2 propriétés
∀ x, y ∈^ et ∀ a
∗+
∈\
arg( x ) = - arg(x) [2 π ]
arg(a . x) = arg(x) [2 π ]
si x ≠ 0 , arg(
1
x
) = - arg(x) [2 π ]

arg( - x ) = arg(x) + π [2 π ]
arg( x . y ) = arg(x) + arg(y) [2 π ]
arg( x
n
) = n . arg(x) [2 π ] ∀ n ∈]
si y ≠ 0 , arg(
x
y
) = arg(x) – arg(y) [2 π ]
2.3 forme trigonométrique
2.3.1 définition
soit θ = arg(z) [2 π ] , la forme trigonométrique du complexe z est z = z . ( cosθ + i . sin θ )
2.3.2 relations entre les notations
Re(z) = z . cos θ = x
Im(z) = z . sin θ = y
si x ≠ 0 , tanθ =
y
x

cos θ =
2 2
x
x y +

sin θ =
2 2
y
x y +
attention !
pour z = 0 , le module existe : 0 = 0 , mais l’argument de 0 n’est pas défini,
l’utilisation de la calculatrice pour les fonctions arcsin, arcos, arctan nécessite un peu de bon sens :
arcos : [-1 ; 1] →[0 ; π ] le résultat vaut θ ou -θ
arcsin : [-1 ; 1] →[-
2
π
;
2
π
] le résultat vaut θ ou π -θ
arctan : → \ ]-
2
π
;
2
π
[ le résultat vaut θ [π ]

3 forme exponentielle d’un complexe
3.1 définition
soit z∈^ , ρ
+
∈\ et θ ∈\ tels que z =ρ et arg(z) = θ [2π ]
par convention, la forme exponentielle (ou exponentielle imaginaire) est z = ρ .
i
e
θ ⋅

attention !
soit z = - 3
i
e
θ ⋅
, cette écriture est correcte mais il ne faut pas en déduire que z = - 3
mais z = 3 et arg(z) = θ +π [2 π ]

forme exponentielle de quelques complexes courants (avec θ [2 π ] ) :
1 =
i 0
e

=
i 2
e
π ⋅
=
i 4
e
π ⋅
etc - 1 =
i
e
π ⋅
=
i 3
e
π ⋅
=
i 5
e
π ⋅
etc i =
i
2
e
π

- i =
i
2
1
e
i
π
− ⋅

1 + i =
2 2
2 i
2 2
j \
⋅ +
, (
, (
( ,
= 2 cos i sin
4 4
π π j \
+
, (
( ,
=
i
4
2e
π
=
9
i
4
2e
π
=
17
i
4
2e
π
etc

pour éviter
de se tromper,
vérifier dans
quel quadrant
est θ
x<0 x>0
y>0 y>0



x<0 x>0
y<0 y<0
MATH\COMPLEXES
3.2 propriétés
3.2.1 formule de Moivre
∀ θ ∈\ et ∀ n ∈] ,
( )
n
i i n
e e
θ θ ⋅ ⋅ ⋅
donc ( ) ( ) ( )
n
cos i sin cos n i sin n θ θ θ θ + ⋅ + ⋅
3.2.2 formules d’Euler
si z =
i
e
θ ⋅
, alors z =
i
e
θ − ⋅

z + z = 2 . Re(z) = 2 . cosθ ⇒ cos
i i
e e
2
θ θ
θ

+
et sin
i i
e e
2 i
θ θ
θ



z - z = 2 i . Im(z) = 2 i . sinθ
3.2.3 applications
résolution d’équations
∀ a, b
∗+
∈\ et ∀ , α β ∈\
i i
a e b e
α β
⋅ ⋅ ⇔ a = b et α β [2 π ]
calcul des formules de trigonométrie
∀ a, b ∈\ sin(a+b) + sin(a-b) = 2 . sin(a) . cos(b)
linéariser les expressions du type sin
p
θ avec p∈]
∀ a ∈\ cos
3
(a) =
1
4
cos(3a) +
3
4
cos(a)
4 interprétations graphiques
4.1 affixe z du point, d’un vecteur
le plan est muni d’un repère orthonormé (O, u
G
, v
G
)
on associe au complexe z = x + i . y (forme algébrique) le point M de coordonnées (x, y)
z est appelé l’affixe du point M ou du vecteur OM
JJJJG

et on obtient les relations suivantes :

Re(z) = x = u OM ⋅
G JJJJG
représente l’abscisse du point M
Im(z) = y = v OM ⋅
G JJJJG
représente l’ordonnée du point M
arg(z) = θ [2π ] =
( )
u,OM
G JJJJG
représente d’angle entre u
G
et OM
JJJJG

2 2
z x y OM OM +
JJJJG
représente la distance OM
la forme algébrique x + i . y correspond aux coordonnées cartésiennes (x , y) de M
la forme exponentielle
i
e
θ
ρ ⋅ correspond aux coordonnées polaires (r , θ ) du point M

remarque : sur les calculatrices, les transformations de coordonnées sont notées avec les appellations
anglaises : Rec (rectangular) pour les coordonnées cartésiennes et Pol (polar) pour les coordonnées
polaires (avec les conventions 0 ρ ≥ et [ [ 0;2 θ π ∈ )





y



v
G


O u
G
x
M(z)
θ
MATH\COMPLEXES
4.2 propriétés
soient les points A, B, C d’affixe a, b, c
b - a est l’affixe de AB
JJJG

si a ≠ b arg( b – a ) =
( )
u, AB
G JJJG
[2π ]
si a ≠ b et a≠ c arg
( )
c a
AB, AC
b a
− j \

, (

( ,
JJJG JJJG
[2π ]
si a ≠ c
AB
b a AB
c a AC
AC



JJJG
JJJG
C milieu de [AB] ⇔
a b
c
2
+

G d’affixe g est le barycentre
des points A
k
d’affixes a
k
et de coefficients
k
α ⇔
avec l’entier naturel k [ ] 1;n ∈ et
n
k
k 1
0 α




4.3 transformations graphiques
4.3.1 translation
soit la translation T : M(z) 6 M’(z’)
de vecteur t
G
d’affixe t z’ = z + t
alors MM' t
JJJJJG G

4.3.2 rotation
soit la rotation r : M(z) 6 M’(z’)
de centre C d’affixe c et d’angle α
alors CM’ = CM
et
( )
CM,CM'
JJJJG JJJJJG
= α [2π ]

remarque : une symétrie de centre C équivaut à une rotation de centre C et d’angle π
4.3.3 homothétie
soit l’homothétie h : M(z) 6 M’(z’)
de centre C d’affixe c et de rapport k ∈\
alors CM' k CM ⋅
JJJJJG JJJJG

4.3.4 composée homothétie-rotation de même centre
soit la rotation r : M(z) 6 M’(z’)
de centre C d’affixe c et d’angle α
soit l’homothétie h : M’(z’) 6 M’’(z’’)
de centre C et de rapport k ∈\
on appelle similitude la composition de r h D : M(z) 6M’’(z’’)
de centre C, d’angle α et de rapport k la transformation telle que
attention ! k peut être négatif ; dans ce cas
( )
CM,CM''
JJJJG JJJJJG
= α + π [2π ]
n
k k
k 1
n
k
k 1
a
g
α
α




t
G


M’

M
( )
i
z' c e z c
α
+ ⋅ −
M’

α
C

M
( ) z' c k z c + ⋅ −
M’

M

C
( )
i
z'' c k e z c
α
+ ⋅ ⋅ −
M’’


α
C

M
MATH\COMPLEXES
5 équations dans ^
5.1 équation du 1
er
degré
soient a, b∈^ , on résout l’équation suivante sur ^ : a.z + b = 0
cas 1/2 : a = 0 si b = 0 S = ^
si b ≠ 0 S = ∅
cas 2/2 : a ≠ 0
b
z
a

b
S
a
¦ ¦

¦ ¦
¦ ¦

remarque : donner le résultat avec un dénominateur réel
5.2 équation du 2
nd
degré à coefficients réels
soient a, b, c∈\ , on résout l’équation suivante sur ^ :
2
a z b z c 0 ⋅ + ⋅ +
cas 1/2 : a = 0 on se rapporte au cas ci-dessus
cas 2/2 : a ≠ 0 calcul du discriminant
2
b 4 a c ∆ − ⋅ ⋅
1/3 ∆ > 0 il y a deux solutions réelles
b b
S ;
2 a 2 a
¦ ¦
− + ∆ − − ∆ ¦ ¦

¦ ¦
⋅ ⋅
¦ ¦
¦ ¦

2/3 ∆ = 0 il y a une solution réelle
b
S
2 a
− ¦ ¦

¦ ¦

¦ ¦

3/3 ∆ < 0 il y a deux solutions complexes conjuguées
b i b i
S ;
2 a 2 a
¦ ¦
− + ⋅ −∆ − − ⋅ −∆ ¦ ¦

¦ ¦
⋅ ⋅
¦ ¦
¦ ¦

remarque : pour résoudre des équations à coefficients réels de degré supérieur, on simplifie leur écriture
pour se ramener à l’un des cas ci-dessus : si une racine réelle a est trouvée, on factorise le polynôme
par (x-a) ; si une racine complexe z est trouvée, alors son conjugué z est aussi une racine et on peut
factoriser par (x – z).(x - z ) = (x
2
– x .(z + z ) +
2
z ) = (x
2
– 2.x.Re(z) + Re
2
(z) + Im
2
(z) )
6 utilisations des complexes
attention ! dans les paragraphes qui suivent et ici uniquement, on adoptera les notations de physique :
le complexe i est appelé j afin de ne pas confondre avec le courant j =
j
2
e
π


la représentation graphique de l’argument d’un complexe utilise une convention différente des mathématiques
6.1 équation différentielle
6.1.1 résolution
soit la fonction
b t
f ( t ) a e

⋅ avec a,b∈^
b t
f '( t ) a b e b f ( t )

⋅ ⋅ ⋅
2
f ''( t ) b f '( t ) b f ( t ) ⋅ ⋅
3
f '''( t ) b f ''( t ) b f ( t ) ⋅ ⋅
soit , , , α β γ δ ∈\ et l’équation différentielle f f ' f '' f ''' 0 α β γ δ ⋅ + ⋅ + ⋅ + ⋅
cette équation différentielle admet des solutions de la forme
b t
f ( t ) a e

⋅ avec a,b∈^
tel que b soit solution de l’équation
2 3
b b b 0 α β γ δ + ⋅ + ⋅ + ⋅
écrivons a sous forme exponentielle et b sous forme algébrique
j
a A e
ϕ ⋅
⋅ et b B j ω + ⋅
alors
b t j ( B j ) t j B t j t B t j( t )
f ( t ) a e A e e A e e e A e e
ϕ ω ϕ ω ω ϕ ⋅ ⋅ + ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ +
⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅ ⋅
MATH\COMPLEXES
f

amplitude A


enveloppe
Bt
A e ⋅


t

phase ϕ

enveloppe
Bt
A e − ⋅




période T =

ω

6.1.2 exemples



A, , 0 ϕ ω > ; B = 0
j( t )
f ( t ) A e
ω ϕ ⋅ +

représentons Re ( f(t) ) = A . cos(ω . t + ϕ )
cette courbe est celle de la tension dans
un circuit LC parfait (pas de résistance)
u(t) = U . cos(ω . t + ϕ )
ω est appelé la pulsation




A 0 > ; B < 0 ; ϕ, ω = 0
B t
f ( t ) A e


en posant
1
B
τ
− on a
1
0
B
τ − >
et on peut écrire
t
f ( t ) A e
τ



cette courbe est celle de la tension aux bornes
d’un condensateur qui se décharge sur une résistance
la tangente en 0 coupe l’axe de t en τ
τ est appelé constante de temps du circuit




A, , 0 ϕ ω > ; B < 0
Bt j( t )
f ( t ) A e e
ω ϕ ⋅ +
⋅ ⋅

cette courbe est celle de la tension
dans un circuit RLC sans générateur
t
u( t ) U e cos( t )
τ
ω ϕ

⋅ ⋅ ⋅ +
le circuit oscille à une période
2
T
π
ω

mais son amplitude s’amortit de manière
exponentielle car l’énergie se dissipe
sous forme de chaleur dans la résistance

cette courbe est aussi celle de l’amplitude d’un ressort
dont une extrémité est fixe, l’autre accrochée à une masse,
qui est étiré puis lâché : la masse effectue des oscillations
dont l’amplitude s’amortit en raison des frottements


f
A




t
τ
M
f
amplitude A



t

phase ϕ


période T =

ω

MATH\COMPLEXES
u
1
u
2
u
3
6.2 représentation de Fresnel
6.2.1 explication
lorsqu’un générateur débite une tension dans un circuit électrique, les divers composants consomment
l’énergie électrique de différentes manières
- la résistance dissipe l’énergie sous forme de chaleur ;
- le condensateur (C) retarde les variations de la tension;
- la bobine (L) retarde les variations du courant.

un générateur de tension sinusoïdale impose (après un court régime transitoire) au reste du circuit
d’osciller à la même vitesse : on parle de pulsation ω ; elle est commune à toutes le tensions et à tous les
courants dans chaque composant du circuit.
en revanche, l’amplitude de la tension aux bornes d’un composant varie d’un composant à l’autre ; de
même, le décalage entre la tension aux bornes d’un composant et la tension du générateur varie d’un
composant à l’autre : on parle de phase ϕ .

- la tension du générateur u
G
(t) = U
G
. cos(ω . t + ϕ )
est la partie réelle de la fonction
j ( t )
G
U e
ω ϕ ⋅ ⋅ +

- puisque tout le circuit oscille à la même pulsation ω ,
on ne cherche pas à représenter cette information.
- pour visualiser l’amplitude U
G
et la phase

ϕ ,
on associe à la tension u
G
(t) l’amplitude complexe
G
j
G
( t ) U e
ϕ ⋅
⋅ U

- de même, on associe une amplitude complexe à chaque tension :
u
R
(t) = U
R
. cos(ω . t + ϕ )
R
j
R
U e
ϕ ⋅
⋅ U
u
L
(t) = U
L
. cos(ω . t + ϕ
L
)
L
L
j
L
U e
ϕ ⋅
⋅ U
u
C
(t) = U
C
. cos(ω . t + ϕ
C
)
C
C
j
C
U e
ϕ ⋅
⋅ U


- sur le diagramme de Fresnel sont tracées
les amplitudes complexes associées à chaque tension du circuit
- chaque vecteur représente une amplitude complexe
- l’ensemble des vecteurs « tournent » dans la réalité à la vitesse ω
6.2.2 exemple des tensions triphasées
un moteur est alimenté par 3 tensions dites triphasées
u
1
(t) = U . cos(ω . t - π )
u
2
(t) = U . cos(ω . t +
3
π
)
u
3
(t) = U . cos(ω . t -
3
π
)

le diagramme de Fresnel correspondant est le suivant


u
R
R



G u
G
u
L
L


u
C
C

L
U


R
U ϕ
ϕ
L

ϕ
C


C
U
u
2



π
3
π

u
1


-
3
π



u
3
u
G

u
C

u
L

2. d’un vecteur propriétés transformations graphiques translation rotation homothétie composée homothétie-rotation de même centre 5 5.2 4.3 3 3.1 explication 6.1 5.2 formules d’Euler 3.2 nombre opposé.1 3.2 relations entre les notations 3.2.2.2 exemples 6.1 6.2 4.3 4.2 exemple des tensions triphasées MATH\COMPLEXES .3.3.4 interprétations graphiques affixe z du point.3.2.1.2 propriétés 2.2.2.1.1 forme trigonométrique d’un complexe module d’un complexe complexe 2.1 formule de Moivre 3.2 argument d’un 2.3 nombre conjugué 1.3 4.2 équations dans équation du 1er degré équation du 2nd degré à coefficients réels utilisations des complexes équation différentielle représentation de Fresnel 6.1 4.3.1.1 définition 1.2.3.2 6 6.3.2 propriétés 2.3 applications 2 2.1 résolution 6.3 applications 4 4.1 définition 2.3.3.1.2 forme trigonométrique forme exponentielle d’un complexe définition propriétés 2.sommaire sommaire 1 le corps des complexes 1. inverse 1.1 4.1 définition 2.1 définition 2.1 forme algébrique d’un complexe 1.3.2 propriétés 1.

 = a a=a ⇔ a=-a ⇔ a +b = a +b a ⋅b = a . Im(z) ) l’ensemble des nombres complexes est noté muni de l’addition et de la multiplication a une structure de corps commutatif.2 nombre opposé.y) ∈ 2 .1 définition z = Re(z) . le nombre –z est appelé opposé du complexe z 1 et ∀ z ∈ ∗ . le nombre est appelé inverse du complexe z z 1.  = b 1 a a∈ a est imaginaire pur a b MATH\COMPLEXES .i . b a ∀ b ≠ 0 .1 forme algébrique d’un complexe à tout couple (x.3. ≥ . on associe le nombre complexe z = x + i y avec i le nombre complexe tel que i 2 = -1 on appelle partie réelle de z Re(z) = x et partie imaginaire de z Im(z) = y la forme algébrique (ou cartésienne) du complexe z est notée par conséquent.LES NOMBRES COMPLEXES 1 le corps des complexes 1. attention ! les inégalités ≤ . a = ( Re(a) )2 + ( Im(a) )2 = a 2 1 ∀ a ≠ 0 .<. Im(z) on appelle z nombre complexe conjugué de z le complexe défini par par exemple : i= .2 propriétés ∀ a et b complexes.3 nombre conjugué 1. inverse de même que pour les réels. > ne sont pas valables entre nombres complexes l’ensemble des imaginaires purs noté « i ∗ » est différent de \ 1.Im(a) a + a = 2 Re(a) a . Re(z) = 0 ⇔ z est « imaginaire pur » (noté aussi z ∈ i Im(z) = 0 ⇔ z∈ 0 ∈ n’est pas considéré comme un imaginaire pur ∗ z = Re(z) + i .a = 2 i Im(a) a =a a . Re( a ) = Re(a) Im( a ) = .i 3 + 4i =3 – 4 i 1.3.

1 module d’un complexe 2. y ∈ on appelle module z du complexe z le réel positif défini par 2.a= a a =a a = a ∀n∈ n n a ⋅b = a ⋅ b si b ≠ 0 . v ) par le point M de coordonnées (x. erreur courante ! z = x2 + y 2 ∀ a et b complexes.2 propriétés attention.2 argument d’un complexe 2.2. d) ≠ (0.1 définition ∀z∈ noté z = x + i y avec x.OM [2 π ] interprétation graphique des puissances de i : n in = i = 1 ∀ n ∈ i0=1=i4 arg(i0) = 0 [2 π ] θ=0 y M(z) θ v O u x ( ) i1=i π arg(i1) = [2 π ] 2 θ i2=-1 arg(i2) = π [2 π ] i3 = .3.[2 π ] 2 2 θ v O v v v u O u O u θ O u MATH\COMPLEXES . b. 0) z= = c + id ( c + id ) ⋅ ( c − id ) c2 + d 2 2 forme trigonométrique d’un complexe 2. 2 a. y ∈ (x+ i y) (x – i y) = x2 + y2 rendre réel le dénominateur d’un quotient : multiplier numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur a + ib ( a + ib ) ⋅ ( c − id ) ( ac + db ) + i (bc − ad ) = ∀ a. c. y) on appelle argument du complexe z le réel θ défini à 2 π près par arg(z) = θ [2 π ] = u. a a = b b ∀ z∈ z2 est un complexe 2 z est un réel positif et ∀ z ∈ \ a + b ≤ a + b « inégalité triangulaire » . y ∈ ) dans le plan muni d’un repère orthonormé (O.1 définition si on représente le complexe z= x + i y (avec x. z2 ≠ z 2 2.1.i = i -1 3π π arg(i3) = [2 π ] = .1.1.3 applications identité remarquable sur ∀ x. d ∈ avec (c. u .

mais l’argument de 0 n’est pas défini. arcsin : [-1 .1 définition soit z∈ . cos θ = x Im(z) = z . l’utilisation de la calculatrice pour les fonctions arcsin. cette écriture est correcte mais il ne faut pas en déduire que z = . ( cos θ + i . arctan nécessite un peu de bon sens : le résultat vaut θ ou . le module existe : 0 = 0 .2 propriétés arg( . y ) = arg(x) + arg(y) [2 π ] arg( xn ) = n . la forme trigonométrique du complexe z est 2. [ le résultat vaut θ [π ] y<0 est θ 2 2 x>0 y>0 x>0 y<0 3 forme exponentielle d’un complexe 3. arg( ) = arg(x) – arg(y) [2 π ] y ∀ x.x ) = arg(x) + π [2 π ] arg( x .1 définition z = z . arg( ) = . tan θ = y x attention ! pour z = 0 .arg(x) [2 π ] arg(a .2.θ arcos : [-1 .3 forme trigonométrique 2. 1] → [.arg(x) [2 π ] x 2.2.3.ρ∈ + et θ ∈ tels que z =ρ et arg(z) = θ [2π ] z = ρ . 1] → [0 . y ∈ et ∀ a ∈ ∗+ arg( x ) = . arcos. π ] x<0 pour éviter y>0 π π de se tromper. ] le résultat vaut θ ou π .3 ei⋅θ .1 = ei⋅π = ei⋅3π = ei⋅5π etc 2e i i= e i 9π 4 i⋅ π 2 -i= e − i⋅ π 2 = 1 i  2 π π 2  2 ⋅ +i  = 2  cos + i sin  =  2  2  4 4   π 4 = 2e = 2e i 17 π 4 etc MATH\COMPLEXES . la forme exponentielle (ou exponentielle imaginaire) est attention ! soit z = . ei⋅θ par convention.. arg(x) [2 π ] ∀ n ∈ x si y ≠ 0 . sin θ = y si x ≠ 0 . x) = arg(x) [2 π ] 1 si x ≠ 0 .3 mais z = 3 et arg(z) = θ +π [2 π ] forme exponentielle de quelques complexes courants (avec θ [2 π ] ) : 1 = ei⋅0 = ei⋅2π = ei⋅4π etc 1+i= .θ 2 2 vérifier dans π π quel quadrant x<0 arctan : → ].3.. sin θ ) soit θ = arg(z) [2 π ] .2 relations entre les notations cos θ = sin θ = x x2 + y2 y x2 + y2 Re(z) = z .

2 propriétés 3. d’un vecteur le plan est muni d’un repère orthonormé (O. cos(b) linéariser les expressions du type sin p θ avec p∈ 1 3 ∀a∈ cos 3(a) = cos(3a) + cos(a) 4 4 4 interprétations graphiques 4. b ∈ ∗+ et ∀ α . alors z = e− i⋅θ z + z = 2 . sin θ 3. θ ) du point M z = x 2 + y 2 = OM = OM remarque : sur les calculatrices. y) de M la forme exponentielle ρ ⋅ eiθ correspond aux coordonnées polaires (r .1 formule de Moivre ∀θ∈ 3.3 applications résolution d’équations ∀ a. cos θ z .2.3. v ) on associe au complexe z = x + i .1 affixe z du point.OM représente l’abscisse du point M représente l’ordonnée du point M représente d’angle entre u et OM représente la distance OM M(z) θ v x ( ) O u la forme algébrique x + i . u . Re(z) = 2 . les transformations de coordonnées sont notées avec les appellations anglaises : Rec (rectangular) pour les coordonnées cartésiennes et Pol (polar) pour les coordonnées polaires (avec les conventions ρ ≥ 0 et θ ∈ [0.2π [ ) MATH\COMPLEXES . y (forme algébrique) le point M de coordonnées (x. β ∈ et a ⋅ eiα = b ⋅ eiβ ⇔ a = b et α = β [2 π ] calcul des formules de trigonométrie ∀ a. y correspond aux coordonnées cartésiennes (x . sin(a) . Im(z) = 2 i . y) z est appelé l’affixe du point M ou du vecteur OM et on obtient les relations suivantes : y Re(z) = x = u ⋅ OM Im(z) = y = v ⋅ OM arg(z) = θ [2π ] = u.z = 2 i .2.2 et ∀ n ∈ . ( ei⋅θ ) = ei⋅n⋅θ donc n (cosθ + i ⋅ sinθ ) n = cos ( nθ ) + i ⋅ sin ( nθ ) formules d’Euler ⇒ eiθ + e− iθ cos θ = 2 eiθ − e− iθ sin θ = 2⋅i si z = ei⋅θ . b ∈ sin(a+b) + sin(a-b) = 2 .2.

3.2 rotation M’ z' = c + eiα ⋅ ( z − c ) C soit la rotation r : M(z) M’(z’) de centre C d’affixe c et d’angle α alors CM’ = CM et CM .n] et ∑α k =1 n k =1 n k ⋅ ak k ∑α k ≠ 0 k =1 n ∑α 4.CM '' = α + π [2π ] M’’ C α M ( ) MATH\COMPLEXES . AC ) [2π ] b−a AB b−a AB = = c−a AC AC ⇔ c= a+b 2 ⇔ g= G d’affixe g est le barycentre des points Ak d’affixes ak et de coefficients α k avec l’entier naturel k ∈ [1. C d’affixe a. d’angle α et de rapport k la transformation telle que attention ! k peut être négatif .2 propriétés soient les points A.3 homothétie z' = c + k ⋅ ( z − c ) C M soit l’homothétie h : M(z) M’(z’) de centre C d’affixe c et de rapport k ∈ alors CM ' = k ⋅ CM 4.CM ' = α [2π ] ( ) α M M’ remarque : une symétrie de centre C équivaut à une rotation de centre C et d’angle π 4.4 composée homothétie-rotation de même centre soit la rotation r : M(z) M’(z’) de centre C d’affixe c et d’angle α z'' = c + k ⋅ eiα ⋅ ( z − c ) soit l’homothétie h : M’(z’) M’’(z’’) de centre C et de rapport k ∈ on appelle similitude la composition de r h : M(z) M’’(z’’) de centre C.4. AB [2π ] ( ) c−a  arg   = ( AB. dans ce cas CM . c b .1 translation M’(z’) z’ = z + t M t M’ soit la translation T : M(z) de vecteur t d’affixe t alors MM ' = t 4. B.3.3.3.a est l’affixe de AB si a ≠ b si a ≠ b et a ≠ c si a ≠ c C milieu de [AB] arg( b – a ) = u.3 transformations graphiques 4. b.

b ∈ f '( t ) = a ⋅ b ⋅ eb⋅t = b ⋅ f ( t ) f ''( t ) = b ⋅ f '( t ) = b2 ⋅ f ( t ) f '''( t ) = b ⋅ f ''( t ) = b3 ⋅ f ( t ) soit α .1 équation du 1er degré soient a.x. on simplifie leur écriture pour se ramener à l’un des cas ci-dessus : si une racine réelle a est trouvée. 3/3 ∆ < 0 il y a deux solutions complexes conjuguées  2⋅a 2⋅a     remarque : pour résoudre des équations à coefficients réels de degré supérieur.Re(z) + Re 2(z) + Im 2(z) ) 6 utilisations des complexes attention ! dans les paragraphes qui suivent et ici uniquement.δ ∈ et l’équation différentielle α ⋅ f + β ⋅ f ' + γ ⋅ f '' + δ ⋅ f ''' = 0 cette équation différentielle admet des solutions de la forme f ( t ) = a ⋅ eb⋅t avec a. si une racine complexe z est trouvée.(x .  2⋅a   2⋅a    −b  2/3 ∆ = 0 il y a une solution réelle S =  2⋅a    −b + i ⋅ −∆ −b − i ⋅ −∆   S = . β . on adoptera les notations de physique : le complexe i est appelé j afin de ne pas confondre avec le courant j= e 2 la représentation graphique de l’argument d’un complexe utilise une convention différente des mathématiques j⋅ π 6.γ .1 résolution soit la fonction f ( t ) = a ⋅ eb⋅t avec a.b ∈ 2 tel que b soit solution de l’équation α + β ⋅ b + γ ⋅ b + δ ⋅ b3 = 0 écrivons a sous forme exponentielle et b sous forme algébrique a = A ⋅ e j⋅ϕ et b = B + j ⋅ω b⋅t j ⋅ϕ ( B + j ⋅ω )⋅t j ⋅ϕ B⋅t j ⋅ω ⋅t B⋅t j( ω ⋅t +ϕ ) alors f ( t ) = a ⋅ e = A ⋅ e ⋅ e = A⋅e ⋅e ⋅e = A⋅ e ⋅e MATH\COMPLEXES . on factorise le polynôme par (x-a) . on résout l’équation suivante sur : a ⋅ z2 + b ⋅ z + c = 0 ∆ = b2 − 4 ⋅ a ⋅ c on se rapporte au cas ci-dessus calcul du discriminant il y a deux solutions réelles  −b + ∆ −b − ∆    S = .5 équations dans 5.2 équation du 2nd degré à coefficients réels soient a.z + b = 0 5. on résout l’équation suivante sur : cas 1/2 : a = 0 si b = 0 S= si b ≠ 0 S= ∅ b  b cas 2/2 : a ≠ 0 z=− S = −  a  a remarque : donner le résultat avec un dénominateur réel a.1 équation différentielle 6.1. b∈ . b.z ) = (x 2 – x . c∈ cas 1/2 : a = 0 cas 2/2 : a ≠ 0 1/3 ∆ > 0 .(z + z ) + z ) = (x 2 – 2. alors son conjugué z est aussi une racine et on peut 2 factoriser par (x – z).

ω > 0 . l’autre accrochée à une masse.6.ω > 0 . ω = 0 1 en posant B = − on a τ f ( t ) = A ⋅ e B⋅t 1 τ =− >0 B f ( t ) = A⋅e − t τ f A et on peut écrire cette courbe est celle de la tension aux bornes d’un condensateur qui se décharge sur une résistance la tangente en 0 coupe l’axe de t en τ τ est appelé constante de temps du circuit t τ f A. ϕ. cos(ω . qui est étiré puis lâché : la masse effectue des oscillations dont l’amplitude s’amortit en raison des frottements période T = M 2π ω MATH\COMPLEXES . t + ϕ ) ω est appelé la pulsation A > 0 .ϕ .2 exemples f amplitude A A. t + ϕ ) cette courbe est celle de la tension dans un circuit LC parfait (pas de résistance) u(t) = U .1. B < 0 f ( t ) = A⋅ e ⋅e Bt j( ω ⋅t +ϕ ) cette courbe est celle de la tension dans un circuit RLC sans générateur u( t ) = U ⋅ e τ ⋅ cos( ω ⋅ t + ϕ ) le circuit oscille à une période T = 2π ω mais son amplitude s’amortit de manière exponentielle car l’énergie se dissipe sous forme de chaleur dans la résistance − t amplitude A enveloppe A ⋅ e Bt t phase ϕ enveloppe − A ⋅ e Bt cette courbe est aussi celle de l’amplitude d’un ressort dont une extrémité est fixe. B = 0 f ( t ) = A ⋅ e j( ω ⋅t +ϕ ) t phase ϕ période T = 2π ω représentons Re ( f(t) ) = A . B < 0 . cos(ω .ϕ .

cos(ω . cos(ω .2. en revanche. t + ϕ L ) uC(t) = UC .la bobine (L) retarde les variations du courant. t . cos(ω .sur le diagramme de Fresnel sont tracées les amplitudes complexes associées à chaque tension du circuit . t + ϕ ) U G ⋅ e j⋅( ω ⋅t +ϕ ) est la partie réelle de la fonction . de même. uC . t + π u1 u1 u2 u3 π 3 π 3 u3 le diagramme de Fresnel correspondant est le suivant - MATH\COMPLEXES .chaque vecteur représente une amplitude complexe . elle est commune à toutes le tensions et à tous les courants dans chaque composant du circuit.2 représentation de Fresnel 6.l’ensemble des vecteurs « tournent » dans la réalité à la vitesse ω 6.puisque tout le circuit oscille à la même pulsation ω . cos(ω .la résistance dissipe l’énergie sous forme de chaleur . t + ϕ ) uL(t) = UL . le décalage entre la tension aux bornes d’un composant et la tension du générateur varie d’un composant à l’autre : on parle de phase ϕ .π ) ϕ ϕL ϕC UC u2 π ) 3 π u3(t) = U . on associe à la tension uG(t) l’amplitude complexe U G ( t ) = U G ⋅ e j⋅ϕ .) 3 u2(t) = U . cos(ω .le condensateur (C) retarde les variations de la tension. . cos(ω . on ne cherche pas à représenter cette information.de même.la tension du générateur uG(t) = UG . on associe une amplitude complexe à chaque tension : U R = U R ⋅ e j⋅ϕ uR(t) = UR .6. . l’amplitude de la tension aux bornes d’un composant varie d’un composant à l’autre . cos(ω . t .2 exemple des tensions triphasées un moteur est alimenté par 3 tensions dites triphasées u1(t) = U .1 explication lorsqu’un générateur débite une tension dans un circuit électrique. les divers composants consomment l’énergie électrique de différentes manières uG . . uL un générateur de tension sinusoïdale impose (après un court régime transitoire) au reste du circuit d’osciller à la même vitesse : on parle de pulsation ω .pour visualiser l’amplitude UG et la phase ϕ . t + ϕ C ) U L = U L ⋅ e j⋅ϕ L U C = U C ⋅ e j⋅ϕC UL UR uR R G uG uL uC L C .2.