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BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

TUNISIE DOCUMENT DE STRATEGIE PAYS 2007- 2011

DEPARTEMENT DES OPERATIONS PAYS (REGION NORD, ORNA) 2007

TABLE DES MATIERES

RESUME ANALYTIQUE
I. II. INTRODUCTION CONTEXTE DU PAYS

(i) (ii) (iii)
1 2

2.1 2.2 2.3 2.4 2.5 2.6 2.7
III.

Contexte politique......................................................................................................................2 Questions liées au contexte macroéconomique et structurel .....................................................2 Questions liées au contexte sectoriel .........................................................................................5 Questions transversales prioritaires .........................................................................................10 Questions de pauvreté et questions liées au contexte social....................................................16 Perspectives économiques à moyen terme et environnement externe.....................................17 Climat des affaires et questions affectant le secteur privé.......................................................19
PROGRAMME NATIONAL DE DEVELOPPEMENT ET PERSPECTIVES A MOYEN TERME 20

3.1 3.2 3.3 3.4
IV.

Principaux éléments du programme gouvernemental de développement ...............................20 Evaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme ..............................22 Cadre de partenariat.................................................................................................................24 Enjeux et risques......................................................................................................................25
STRATEGIE D’AIDE DU GROUPE DE LA BANQUE 25

4.1 4.2 4.3 4.4 4.5 4.6

Contexte du pays et sélectivité stratégique..............................................................................25 Gestion du portefeuille et enseignements tirés du DSP antérieur............................................26 Cadre de résultats du DSP .......................................................................................................27 Piliers et centres d’intérêt du DSP ...........................................................................................29 Dimensions régionales de l’aide du Groupe de la Banque ......................................................31 Aide du Groupe de la Banque : allocation des ressources en fonction de la performance, critères de performance et activités autres que les prêts..........................................................37 4.7 Partenariat et harmonisation ....................................................................................................39
V. SUIVI ET EVALUATION AXES SUR LES RESULTATS 40

5.1 Suivi des résultats du DSP et de la performance du Groupe de la Banque .............................40 5.2 Gestion des risques ..................................................................................................................40 5.3 Questions relatives au dialogue avec le pays...........................................................................41
VI. CONCLUSION ET RECOMMANDATION 41

6.1 Conclusion ...............................................................................................................................41 6.2 Recommandation .....................................................................................................................41

Annexe I Annexe II : Annexe III Annexe IV Annexe V Annexe VI Annexe VII Annexe VIII Annexe IX Annexe X Annexe XI Annexe XII Annexe XIII Annexe XIV Annexe XV Annexe XVI Encadré 1 Encadré 2 Encadré 3 Encadré 4 Encadré 5 Encadré 6 Encadré 7 Encadré 8 Figure 1 Figure 2 Figure 3 Figure 4 Figure 5 Figure 6 Figure 7 Figure 8 Figure 9 Tableau 1 Tableau 2

LISTE DES ANNEXES : Carte de la Tunisie Opérations du Groupe de la Banque : Matrice du cadre stratégique de la Banque axé sur les résultats : Indicateurs socio-économiques du pays : Principaux indicateurs économiques : Comptes nationaux (prix courants) : Comptes nationaux (prix constants) : Ressources et emplois (prix courants) : Ressources et emplois (prix constants) : Finances publiques : Situation monétaire : Balance des paiements : 2002 - 2006 : Balance des paiements : projections 2006 - 2010 : Décomposition de la croissance (contribution par secteur) : Vue synoptique du tissu industriel : Références bibliographiques : : : : : : : : : : : : : : : : : : : LISTE DES ENCADRES Principales caractéristiques du pays Les politiques d’emploi en Tunisie Pyramides des âges de la Tunisie Objectifs de développement pour le millénaire : les progrès accomplis Principaux éléments du programme gouvernemental et résultats attendus La stratégie énergétique nationale Intervention des bailleurs de fonds par secteur Consultations sur la stratégie du Groupe de la Banque LISTE DES FIGURES Le carré magique Contribution de la demande à la croissance Indicateurs de gouvernance Emplois et croissance Répartition de l’investissement Indicateurs de facilité de réalisation des affaires Situation du portefeuille de la Banque en Tunisie au 31 décembre 2007 Schéma de la chaîne du flux de résultats Matrice des résultats thématiques LISTE DES TABLEAUX Contribution des secteurs au PIB EPIP – BAD (2005) – Classement de la Tunisie EQUIVALENCES MONETAIRES (janvier 2007) Unité monétaire 1 UC 1 UC 1 UC = = = = le dinar (DT) 1,96035 DT 1,50440 $ E.U. 1,14229 Euros

ANNEE FISCALE Du 1er janvier au 31 décembre

SIGLES ET ABBREVIAITIONS AECI AMF ANPE AFD BCT BAD BDET BNA BNDT CEN-SAD CHU CITET CNE CREDIF DSP DT EPIP IDE ISF LA MDCI MDO MEAT NTIC OMC OMD ONFP ONU OSC PAC PDAI PDRI PIB PMAN PME PMI PNP PNUD PRI STB STEG STUSID TEP TVA UA UC UE UNFT UMA : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : : Agence espagnole de coopération internationale Accord multifibres Agence nationale de protection de l’environnement Agence française de développement Banque centrale de Tunisie Banque africaine de développement Banque de développement économique de Tunisie Banque nationale agricole Banque nationale de développement touristique Communauté des Etats Sahélo-sahariens Centre hospitalier universitaire Centre international des technologies de l'environnement de Tunis Commission nationale de l'environnement Centre de recherche. de documentation et d’information sur la femme Document de stratégie par pays Dinar tunisien Evaluation de la performance pays Investissements directs étrangers Indice de fécondité Ligue Arabe Ministère du développement et de la coopération internationale Maladies à déclaration obligatoire Ministère de l'environnement et de l'aménagement du territoire Nouvelles technologies de l’information et de la communication Organisation mondiale pour le Commerce Objectifs du millénaire pour le développement Office National de la Famille et de la Population Organisation des nations unies Organisation société civile Programme d’appui à la compétitivité Programme de développement agricole intégré Programme de développement rural intégré Produit intérieur brut Programme de mise à niveau Petites et moyennes entreprises Petites et moyennes industries Prêts non performants Programme des Nations Unies pour le Développement Pays à revenu intermédiaire Société tunisienne de banque Société tunisienne d’électricité et de gaz Société tuniso-saoudienne d’investissement et de développement Tonnes équivalent pétrole Taxe sur la valeur ajoutée Union africaine Unité de compte du groupe de la banque Union européenne Union nationale des femmes tunisiennes Union du Maghreb arabe .

1%. L’amélioration du niveau de vie des tunisiens s’est accompagnée de progrès sociaux notables. et dans une moindre mesure les exportations. notamment les régions continentales. plaçant la Tunisie parmi les pays qui réussiront à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. qui enregistrent des performances au dessous de la moyenne. Il propose tout d’abord une analyse de l’évolution politique. les investissements privés restent insuffisants. Mais ces bons résultats en termes de développement social et de réduction de la pauvreté ne doivent pas masquer la subsistance de poches de pauvreté. la consommation des ménages est dynamique. Le Document de stratégie pays pour la Tunisie (2007-2011) couvre la période du XIème Plan de développement quinquennal.. le taux de croissance démographique a été ramené en 2005 à 1. Par contre. Ces progrès économiques et sociaux de la Tunisie sont le fruit des politiques macroéconomiques prudentes et des réformes structurelles initiées dès le début des années 1990. Le Conseil d’administration a approuvé le Document de stratégie par pays (DSP) pour la Tunisie pour la période 2002-2004 en décembre 2002. et plus particulièrement le Nord Ouest. en matière d’espérance de vie. Au cours de cette période. grâce aux succès rencontrés par la politique de planification familiale mise en place. dans un contexte difficile de hausse des prix du pétrole et d’augmentation des salaires dans la fonction publique. des discussions élargies à l’administration. qui représente plus de 40% du PIB et enregistre un taux moyen de croissance d’environ 9%. 2. compte tenu des résultats encourageants obtenus par le pays et de la performance satisfaisante du portefeuille. Du côté de la demande. procède à une évaluation des principaux défis et risques liés à sa mise en œuvre. expose et évalue ensuite la stratégie nationale de développement adoptée par le Gouvernement sur la période du XIème plan. 4. Afin d’assurer une large participation. due en partie à la dépréciation du taux de change et à la contraction des importations. le déficit budgétaire a pu être maitrisé. des restrictions et lourdeurs administratives. Quant au déficit du compte courant. Les différents axes d’intervention s’articulaient autour de (i) la poursuite des réformes économiques et financières. le niveau d’endettement du pays reste très élevé. de santé. ont été organisées pendant la mission de février 2006. (ii) le renforcement des infrastructures économiques. La conjugaison de ces deux phénomènes s’est traduite par une augmentation sensible et continue du revenu par habitant. Les mises à jour du document pour 2005 et 2006 ont laissé la stratégie inchangée. la Tunisie enregistre de bonnes performances économiques. à savoir un taux de croissance annuel moyen supérieur à 4% et des déséquilibres internes et externes contenus. 5.Résumé analytique 1. Dans le même temps. qui s’établit en 2005 à 2. ainsi qu’avec les partenaires au développement en mai 2006. le secteur privé et la société civile. Evolution économique et sociale récente. . pour enfin présenter la stratégie à moyen terme d’assistance de la Banque. de l’étroitesse du marché et de la forte concurrence étrangère. etc. La croissance tunisienne est tirée par le secteur des services. économique et sociale du pays au cours des dernières années. la stratégie du Groupe de la Banque a consisté essentiellement à apporter un soutien aux efforts du Gouvernement dans la réalisation des objectifs de développement du Xème Plan quinquennal (2002-2006). notamment compte tenu de l’accès difficile aux financements. à travers notamment le renforcement de la compétitivité. (iii) la valorisation des ressources humaines. 3.713 dollars EU. Toutefois. il a diminué sous l’effet conjugué de la bonne tenue des exportations. d’analphabétisme. Depuis le milieu des années 1990. à savoir l’accélération de la croissance économique pour réduire le chômage. Au niveau des grands équilibres. en insistant sur les forces et faiblesses de l’économie tunisienne. (iv) le renforcement des secteurs productifs et (v) le développement du secteur privé.

Les grandes orientations du XIème plan s’inscrivent dans le renforcement des actions engagées dans le plan précédent et la mise en œuvre du programme présidentiel 2004-2009. Avec l’ouverture des marchés européens dès le 1er janvier 2008. le premier défi est la compétitivité de l’économie tunisienne. une certaine atonie de la demande européenne et des recettes de privatisations de 3. ou encore l’Asie. de l’insuffisance des investissements privés ou de la dépendance aux conditions climatiques. Stratégie d’aide du Groupe de la Banque. dans le but de réduire les disparités au niveau économique et social. certaines protections et rigidités subsistent. Compte tenu des résultats encourageants obtenus par le pays dans la mise en œuvre du Xème plan. des technopoles ou toutes autres initiatives privées. autour de 12% du PIB. en moyenne 6% par an et la création d’emploi. qu’ils s’agissent de la faible élasticité de l’emploi. avec un taux de chômage élevé et l’arrivée sur le marché du travail d’un nombre important de femmes et de diplômés de l’enseignement supérieur. les industries chimiques et biochimiques et autres secteurs industriels non traditionnels à haute valeur ajoutée seront développés. avec pour objectif une réduction sensible du taux de chômage de 13. sera encouragée et étendue au secteur des industries mécaniques et électriques. en tant que gisement d’emplois. afin de mieux répondre aux chocs externes. actions sociales). Ainsi. avec des taux de croissance projetés pour la période 2006-2010 par la Tunisie comme les institutions internationales de l’ordre de 6% et plus par an. 9. et une amélioration du déficit budgétaire et de la position extérieure. défis. comme de la contribution positive de la Banque à ses résultats. Etant donné l’évolution récente de l’économie. La réalisation de ces objectifs passe par une diversification de la base économique. enjeux et risques. ou de nouvelles cultures. en particulier l’huile d’olive.9% en 2006 à 10-11% en 2011. 7. un accent particulier sera mis sur le développement régional (pôles technologiques. en dépit des nombreuses avancées économiques et sociales. la mutation qui s’opère dans le secteur textile. Les perspectives économiques à moyen terme de la Tunisie sont optimistes. Programme national de développement : le XIème Plan. Le deuxième défi est l’emploi. notamment pour le secteur textile. et notamment d’un niveau de croissance relativement élevé. notamment pour les jeunes diplômés. de la sous-traitance à la co-traitance. qui pourra être révisé à la hausse lors de la Loi de Finances complémentaire. que ce soit avec les pays de l’Europe de l’Est. Toutefois la Tunisie reste confrontée à deux grands défis. La priorité du XIème plan est l’accélération de la croissance économique. promotion des investissements. En effet. qui se développe rapidement et prend le relais du secteur textile. l’économie tunisienne présente encore des vulnérabilités. L’agriculture. notamment au travers de la recherche de partenariat. comme la bio-culture. Or.ii 6. Ce dernier. Enfin. la stratégie d’assistance de la Banque vise à soutenir les efforts du Gouvernement dans la réalisation des objectifs du XIème plan. le secteur des services. et en particulier des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). dont la part dans le PIB est stabilisée. une inflation maitrisée. Perspectives à moyen terme. Ces perspectives prennent en compte l’impact négatif de la fin des AMF et reposent sur différentes hypothèses dont un prix mondial du baril de 60 dollars EU en 2006. 10. Les agro-industries. aussi bien au niveau des secteurs productifs que des exportations et une implication encore plus forte du secteur privé. fort du bilan du Xème . 8. sera renforcée en faveur des cultures dont les quotas européens ne sont pas atteints. Le secteur productif reste très encadré par l’Etat. Le secteur manufacturier reste un pilier de la croissance et l’objectif dans ce secteur est d’accroître la valeur ajoutée des produits. de 2% par an. a été identifié comme secteur stratégique. en poursuivant la croissance des exportations. Et la concurrence s’intensifie. malgré les acquis réalisés à travers les réformes mises en œuvre au cours de la période du plan précédent.000 millions de dinars en 2006 et de 135 millions de dinars par an ensuite .

Dans un souci d’efficacité. et les interventions. la stratégie d’assistance de la Banque pour la période 2007-2011 a retenu trois piliers. et de la réduction du chômage. dans un souci de sélectivité. Le Conseil d’Administration est invité à examiner et approuver la stratégie et les domaines d’interventions prioritaires proposés en faveur de la Tunisie pour la période 2007-2011. Cette enveloppe pourrait aller au-delà de ce niveau compte tenu de la flexibilité convenue pour les pays à revenu intermédiaire et fera l’objet d’une révision annuelle. 13. la recherche et la production. les deux premières années se concentreront sur l’appui à la compétitivité et le financement du secteur privé. le cadre de résultats sera actualisé et enrichi. Recommandation. de flexibilité et de sélectivité. la modernisation des infrastructures et la gestion des ressources en eau. A la faveur de la revue à mi-parcours du DSP en 2009. La stratégie de la Banque sera mise en œuvre en utilisant le « scénario de référence » qui prévoit une enveloppe financière de prêts soutenable d’un montant indicatif de 188 millions d’UC pour le financement de programmes de réformes et le financement de projets d’investissement. Il contribue à la création de richesses et à l’amélioration du bien-être des populations. à travers le soutien au développement des pôles technologiques qui illustrent cette synergie. conforté par l’expérience passée de la Banque. . 11. 12. qui auront été retenues d’un commun accord avec les autorités tunisiennes seront précisées. (ii) La modernisation des infrastructures et le renforcement du secteur productif est un axe stratégique de l’accélération de la croissance. (i) Le renforcement des politiques macroéconomiques et l’accélération des réformes répond à l’exigence d’amélioration de l’environnement des affaires et s’inscrit dans l’approfondissement des programmes de réformes déjà engagées par la Banque. (iii) La consolidation du capital humain vise principalement la création d’emplois. notamment par le renforcement du lien entre la formation. ainsi que le développement régional équilibré.iii plan et des insuffisances relevées. qui fragilise la cohésion sociale et toutes les avancées en matière de réduction de la pauvreté. Toutefois. Les résultats attendus se concentrent sur la consolidation du cadre macroéconomique et l’amélioration de la compétitivité. devra faire face au double défi de l’accélération de la croissance économique dans un contexte de libéralisation des échanges accrue.

au cours du Xème plan quinquennal (2002-2006) les réformes structurelles nécessaires à l’amélioration de la compétitivité. (iv) le renforcement des secteurs productifs et (v) le développement du secteur privé. (iii) la valorisation des ressources humaines. 49. Il a également apprécié la détermination du Gouvernement à mettre en place. Le PIB par habitant s’élève à 2. Le taux d’alphabétisation est de 77. peu dotée en ressources naturelles.6% de cette population travaillent dans le secteur des services. pour enfin présenter la stratégie à moyen terme d’assistance de la Banque.3% en 2005. 1. ainsi que sur de nombreux documents disponibles sur la Tunisie.1 millions d’habitants au 1er juillet 2005. le pays reste confronté à la rareté des ressources en eau et à un niveau de chômage élevé. ADB/BD/WP/2005/146) s’est encore améliorée. à travers notamment le renforcement de la compétitivité. Avec 465 milliers de chômeurs. Encadré 1 : principales caractéristiques de la Tunisie La Tunisie. relatif à l’assistance de la Banque pour la période 2002-2004. les résultats obtenus par le pays s’avèrent encourageants et la performance du portefeuille (revue effectuée fin 2005. regroupant les autorités tunisiennes et les partenaires au développement.8%). Les différents axes d’intervention s’articulaient autour de (i) la poursuite des réformes économiques et financières.3% dans le secteur agricole.3 Le présent DSP propose tout d’abord une analyse de l’évolution politique.713 dollars EU en 2005. 34. La majorité de la population vit dans les villes (64.1 I. Pays à revenu intermédiaire. dont seulement 26% de femmes. la volatilité des équilibres internes et la dépendance de la Tunisie au marché de l’Union européenne et encouragé la mise en œuvre accélérée des réformes structurelles engagées. soit une densité moyenne de 61. La Tunisie. a été approuvé par le Conseil d’administration en décembre 2002. 1. notamment celle sur la compétitivité de l’économie tunisienne1. 1 . expose et évalue ensuite le plan national de développement. le taux de chômage s’élève à 14.1% en 2005 et celui de Un atelier de restitution s’est tenu le 28 novembre à l’hotel Abou Nawas Tunis.7 pour 1000 en 2005.1 Le dernier Document de stratégie par pays (DSP) pour la Tunisie.9 ans et le taux de mortalité infantile est de 19. pays situé à l’extrême Nord-Est de l’Afrique et au centre du bassin méditerranéen.000 km². ADB/BD/WP/2002/114. L’espérance de vie à la naissance est de 73. facteur de stabilité sociale et politique.3% dans le secteur industriel et 16. Les mises à jour 2005 (ADB/BD/WP/2002/114/Add. les études réalisées à la Banque. Réf. La structure par âge indique que la Tunisie a effectué sa transition démographique.1) et 2006 (ADB/BD/IF/2006/68) ont convenu de poursuivre le soutien à la mise en œuvre du Xème plan et ont ainsi laissé la stratégie inchangée.5% sur la période 20012005. le Conseil a félicité la Tunisie pour sa bonne performance économique au cours des cinq années sous revue. A ce jour. elle a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 4. à savoir l’accélération de la croissance économique pour réduire le chômage. La population active en 2005 est estimée à 3. notamment dans le grand Tunis (20%). Ce DSP repose sur les données et informations recueillies au cours de la mission DSP en janvier 2006. qui consistait essentiellement à apporter un soutien aux efforts du Gouvernement dans la réalisation des objectifs de développement du Xème Plan quinquennal. un relief peu accidenté et un réseau hydrographique comprenant essentiellement l’Oued Medjerda et l’Oued Méliane. La population est estimée à 10. Aussi le Conseil a relevé les risques de dérapages que sont la vulnérabilité de l’économie aux chocs extérieurs.1%. économique et sociale du pays au cours des dernières années. Toutefois.2 Le Conseil a apprécié la performance satisfaisante du portefeuille de la Banque en Tunisie et approuvé la stratégie d’intervention de la Banque pour la période 2002-2004. Au terme de l’examen du DSP. (ii) le renforcement des infrastructures économiques. en insistant sur les forces et faiblesses de l’économie tunisienne.3 millions de personnes. a axé son développement sur le capital humain. INTRODUCTION 1.7 habitants au km² et un taux de croissance démographique annuel de 1. a une superficie de 164.

direct et secret et à la majorité absolue des voix exprimées pour un mandat de cinq ans. Selon la Constitution de 1959. Le pourcentage de la population ayant accès à l’eau potable est de 95. le Président de la République est élu au suffrage universel. à savoir un taux de croissance annuel moyen de plus de 4% et des déséquilibres internes et externes contenus.2. Au niveau de l’administration territoriale. la Tunisie est divisée en 24 gouvernorats. Les grandes orientations socio-économiques ne devraient pas être remises en cause. avec un Président depuis 1987. soit une croissance reposant sur 2 Cf. interviendra à miparcours du DSP.4%. dont le mandat est fixé à 6 ans et sa composition renouvelée par moitié tous les 3 ans. d’ouverture sur l’extérieur et de développement de certains secteurs. grâce aux succès rencontrés par la politique de planification familiale mise en place. La conjugaison de ces deux phénomènes s’est traduite par une augmentation sensible et continue du revenu par habitant. chacun dirigé par un Gouverneur qui représente le Chef de l’Etat au niveau régional. notamment en matière de distorsions économiques. Toutefois.2 Croissance/ inflation/ chômage/ comptes interne et externe – « le carré magique » : La croissance n’a pas entrainé de poussée inflationniste et a permis de contribuer à la réduction du taux de chômage et du déficit du compte courant. Le Président de la République est rééligible. indépendant et souverain .1 CONTEXTE DU PAYS Contexte politique 2. La Tunisie est un Etat libre. prévue en 2009. Les dernières élections présidentielles et législatives. Rapport MENA sur la gouvernance.1. Ces progrès économiques et sociaux de la Tunisie sont le fruit des politiques macroéconomiques prudentes et des réformes structurelles initiées dès le début des années 1990 et mises en œuvre par une administration de qualité2.1 La stabilité caractérise l’environnement politique tunisien. Banque mondiale 2003. . la Tunisie enregistre de bonnes performances économiques. qui s’établit en 2005 à 2. Les Gouverneurs ont sous leur autorité des délégués.2 scolarisation des 6-11 ans de 97%. élue pour un mandat de 5 ans et une Chambre des conseillers.2 Questions liées au contexte macroéconomique et structurel 2. 2. cette représentation graphique met en exergue le déséquilibre entre la croissance et l’emploi. II. Il a été élu pour la quatrième fois en 2004 avec 89% des suffrages et dispose d’une forte majorité au parlement (80% des 189 sièges). 2. qui caractérise le pays et en fait un candidat à la réalisation des objectifs de développement du millénaire (ODM). qui ont eu lieu en 2004 se sont déroulées sans incident et n’ont pas modifié le paysage politique. 4% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.2.713 dollars EU. et regroupe plusieurs communes (au total 1541 communes). 2. La prochaine élection présidentielle. La Tunisie a connu deux Présidents depuis l’Indépendance. libre. la Tunisie se place au 89ème rang sur 177. Le système politique est bicaméral avec une Chambre des Députés.8% et celui d’électrification de 96. Ils s’expliquent également par le souci constant d’un équilibre entre croissance économique et développement social. sa religion est l’islam. le taux de croissance démographique est resté faible (proche de 1%). Mais c’est également ce souci de cohésion sociale qui a ralenti le rythme et la portée des réformes. soutenu par le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). classement de la qualité de l’administration.1 Depuis le milieu des années 1990. sa langue est l’arabe et son régime politique la République. Dans le même temps. à la tête de Délégations (262 au total). Selon l'indice de développement humain (IDH) du rapport mondial 2005 sur le développement humain.

Suite à la bonne tenue des performances dans le secteur agricole et à la forte croissance des services.38 0.. Les objectifs du XIème plan visent à rééquilibrer les quatre agrégats. 2.5% en moyenne par an. et par les faibles performances du secteur agricole.31 2. qui représente plus de 40% du PIB.. et par la bonne tenue des activités touristiques. la croissance des importations. moteur de la croissance dans les années 1990. suivis des industries manufacturières et enfin de l’agriculture.27 -0..04 0.5 La demande tirée par la consommation: la consommation des ménages et les exportations sont les principales sources de la croissance sur la période 2001. Au niveau du secteur industriel s’opère une diversification progressive du secteur textile par celui des industries mécaniques et électriques.2. la contribution des activités liées au tourisme enregistre une tendance décroissante.47 ↓ ↓ ↑ ↓ ↓ ↑ ↑ ↑ ↑ ↓ ↑ ↓ ↑ ↓ * estimé à partir des données désagrégées 2005 disponibles Source : Budget économique 2005 2.dont administration publique TOTAL DES VALEURS AJOUTEES P.50 4. notamment le tourisme3.13 0. avait connu une contraction suite au contrecoup de l’attentat de Djerba (11 avril 2002) et plus généralement suite aux évènements du 11 septembre 2001. Tableau 1 : Contribution des secteurs au PIB AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES . habillement et cuir INDUSTRIES NON MANUFACTURIERES .41 0.26 0. entraine une contribution négative du commerce. Transport et communication .89 6. Les évolutions erratiques de la contribution du secteur agricole s’expliquent par sa forte dépendance aux conditions climatiques.. une inflation maitrisée et des déséquilibres soutenables.19 0.61 0.17 4.B AUX PRIX DU MARCHE 2004 1.3 la demande et sur des investissements très capitalistiques.35 0. cafés.54 0.37 0.26 0. avec un taux de croissance de 4%. Commerce .25 3. Pour ce qui est des services. au profit des transports et communications.. 3 .04 2005* -0. tiré par les transports et communications. donc peu pourvoyeur d’emplois.18 0. notamment une croissance plus soutenue pour réduire le chômage.50 5.I.62 1.49 3.27 0.47 points de croissance moyenne par an enregistré Ce secteur..23 0.46 0.66 2001/2005 0. les biens d’équipement étant en grande partie importés.57 4. qui par ailleurs affectent négativement la balance extérieure.16 0.16 4. le secteur des services. la Tunisie a enregistré un taux de croissance record de 6% en 2004. Industries mécaniques et électriques .64 0. Bâtiment et génie civil ACTIVITES DE SERVICES MARCHANDS . Hôtels. restaurants ACTIVITES NON MARCHANDES . Par contre. Annexe 14) mettent en exergue le rôle prépondérant des services. dont la part dans le PIB est stabilisée à hauteur de 12%. a continué sa progression et enregistré un taux de croissance moyen d’environ 9%.23 -0. Industries textiles.16 0. supérieure à celle des exportations. Au total.15 0. Le léger recul estimé en 2005..83 0.43 0..65 0. Figure 1 : le carré magique Croissance du PIB 15 10 5 0 Chômage -5 Inflation 2001 2005 2011 Compte courant (%PIB) 2.24 0..2.50 0.. 4 Infléchissement dû en partie à l’expiration de l’Accord multifibres (AMF).3 Des taux de croissance élevés : Sur la période 2001-2005 le taux de croissance économique s’élève à 4.21 0.2.45 0.15 3..56 1.78 0. sur les 4. Toutefois.4 L’offre tirée par les services: les contributions respectives de chacun des secteurs à la croissance (cf..59 1.36 2.39 0.0 1990/2000 0..2005.49 0.55 0.89 0..77 0.37 0.02 0.59 0.84 4. s’explique par l’infléchissement des taux de croissance des entreprises manufacturières4 qui représentent environ 20% du PIB.

les sources de la Formation brute de croissance se sont capital fixe Consommation modifiées en 2005. et d’autre part.12 points.8% en 2005. Annexe 14).00 0. et l’investissement à hauteur de 0. 5 .6 points) de ces contributions.25%) par la Banque centrale.4 sur la période 2001-2005.5% sur la période 2005-2007. il convient de retrancher celle des importations.00 2. 6 L’UGTT et le gouvernement sont parvenus à un accord sur l’augmentation des salaires. Cette accélération reflète les pressions sur les prix. Le financement de ce déficit a été assuré. Dans le même temps. soit 13.2.4% du PIB et une maîtrise des dépenses. 2.4% à 22. pour s’établir à 1% du PIB en 2005.6% en 2002. on note une adéquation entre le niveau de croissance des crédits à l’économie et l’activité économique. au et services détriment de la -4. et le déficit du compte courant de la balance des paiements a connu la même évolution. les prix à la pompe en 2005 ont continué d’augmenter d’environ 30%. à la contraction des importations.2.6 mois d’importations en 2005.6 Un déficit budgétaire maitrisé dans un contexte difficile : au niveau du budget de l’Etat. soit 10. ainsi que la forte demande intérieure et la dépréciation du dinar. à concurrence de 77% par des ressources intérieures. la période 2002-2005 a été marquée par une baisse de la pression fiscale. 1.6%). entrainant une hausse des taux d’intérêts (de 5% à 5.00 4. à savoir une hausse de 3.2 point (soit une contribution négative de 0. malgré l’impact de la hausse des prix du pétrole sur les subventions5 et l’augmentation en 2005 des salaires dans la fonction publique6. 0.8% en moyenne) sur la période.2 Exportations des biens et services point. En 2006. contre 65. Dans le même temps. le taux d’endettement extérieur global de la Tunisie s’est détérioré. grâce à une politique d’absorption de la liquidité excédentaire. Le déficit budgétaire a été contenu à hauteur de 3% du PIB. que sont la hausse des prix du pétrole et leur répercussion sur les transports et autres biens de consommation.69 point. de 24.7 Une amélioration des déficits externes mais un endettement encore élevé : le déficit de la balance commerciale s’est légèrement contracté. les dépenses de consommation des ménages ont contribué à hauteur de 3.5% par an pour les trois années à venir. générée par les privatisations ou les flux extérieurs. due en partie à la dépréciation du taux de change effectif réel et en dépit de la fin de l’accord multifibre et de la hausse des prix du pétrole.5 milliards de dollars EU. essentiellement des émissions de Bons du Trésor et à hauteur de 23% par des ressources extérieures.2 point de la balance Figure 2 : Contribution de la demande à la commerciale) et celle de croissance la variation des stocks. de 10.9% du PIB en 2005. s’établissant à 67. soit 18.26 point (cf. 2. les dépenses publiques à hauteur de 0. l’inflation s’accélère (estimée à 4.7 milliards de dollars EU. La tendance à la baisse depuis août 2006 devrait se prolonger. contre 3. Ces taux demeurent relativement élevés.00 consommation des ménages. Les taux d’inflation restent maîtrisés (2. A la somme (5. Le niveau des réserves de change s’est également amélioré pour atteindre l’équivalent de 3. notamment comparativement à ceux des Pour limiter l’impact de la hausse des prix du pétrole sur les subventions.2% en 2002.79 point. En dépit d’un taux Variation des stocks de croissance relativement 2001/2005 stable.1% du PIB en 2002 à 6. Cette tendance à la baisse provient d’une part de la bonne tenue des exportations. avec publique un renforcement de la Consommation des 2005 contribution de ménages Importations des biens l’investissement. les exportations à hauteur de 1.00 -2.

la Tunisie n’a pas encore atteint le niveau de développement des pays émergents de l’OCDE (niveau de vie en parité des pouvoirs d’achat inférieur) et n’a pas pu réduire sensiblement son taux de chômage (de 16% en 1999 à 13. la balance commerciale alimentaire a été déficitaire. 2.1% et sa contribution à la croissance de 0.3. la stratégie d’ouverture sur l’extérieur s’est concrétisée. la promotion de l’intégration régionale. Sur la période 2001-2005.2. Un quart de la population active travaille dans le secteur agricole. 2. ont favorisé l’élan pour la croissance économique. elle masque l’évolution erratique du secteur sur une longue période.2 De réelles potentialités. qui ont contribué à réduire l’impact des chocs et à consolider la sécurité alimentaire. BAD .6%. a ouvert la voie de la phase suivante. Ainsi. Les réformes nécessaires9 s’articulent autour de la libéralisation. une Direction Générale chargée de la gestion de la dette publique et de la coopération financière au sein du ministère des finances a été crée. commencées en 1987. notamment la mise en place de structures spécialisées7 et le remboursement par anticipation. Le succès de cette phase. Avec l’accord d’association avec l’Union européenne. les dattes et les produits de pêche Suite aux recommandations de l’étude sur la gestion de la dette publique effectuée dans le cadre du prêt d’appui à la compétitivité économique PAC III financé par la BAD. 9 Partagées par l’ensemble des partenaires : FMI .9 La Tunisie doit accélérer les réformes pour réussir son entrée dans l’économie mondiale: en dépit de ses bons résultats. 8 Conclusions de l’étude de la Banque sur la compétitivité tunisienne.8 Les réformes ont permis de positionner la Tunisie comme premier de la région en matière de performance économique: les politiques de stabilisation et d’ajustement structurel. soit en légère régression comparativement à la période 1990-2000. la part du secteur agricole dans le PIB s’élève à 12. 7 . L’endettement extérieur public (2/3 de la dette publique totale) a contribué à ce niveau élevé d’endettement.2.3.Article IV . 2. Banque mondiale et UE – PAC.3 Questions liées au contexte sectoriel 2. pour s’établir à 14. qui a porté sur la libéralisation intérieure. avec des taux de croissance négatifs les années de sécheresse et des taux positifs en année de bonne pluviométrie.26 point. où les taux s’établissent respectivement à 14. Le ratio du service de la dette enregistre quant à lui une légère amélioration. une marge subsiste en termes d’amélioration de la compétitivité et de la flexibilité de l’économie8. La transformation structurelle de l’économie doit être accélérée afin d’accroitre le poids des secteurs à haute intensité en maind’œuvre qualifiée et permettre un accroissement de la productivité. Cependant. le renforcement/développement du secteur financier. Certains produits comme l’huile d’olive. la Banque mondiale et l’Union européenne. qui compte à ce jour 5. la flexibilité du marché du travail et l’ouverture du compte du capital en vue d’un régime de change flottant. notamment pour les biens manufacturés. 2. l’amélioration du climat des affaires. Des mesures ont été adoptées pour réduire ce fardeau. 3% et 0. a ainsi renforcé la compétitivité de l’économie et la croissance des exportations.1 Un secteur agricole fortement dépendant des aléas climatiques : sur la période 20012005. Et ceci malgré l’existence d’infrastructures hydrauliques et le développement constant des périmètres irrigués. L’introduction graduelle des réformes structurelles.9% en 2006). signé en 1995. avec un taux de couverture moyen de 76%.5% en 2005.1%.5 pays de même niveau de développement. malgré deux décennies de réformes. son taux de croissance annuel moyen est de 2.39 point. mettant l’accent sur la libéralisation extérieure. combinés à la baisse tendancielle du dinar tunisien. Cette évolution moyenne reflète la déformation structurelle de l’économie en faveur des secteurs secondaire et tertiaire. mais encore des contraintes : la population rurale en Tunisie représente un tiers de la population totale et est la plus confrontée à la pauvreté.6% de femmes chef d’exploitation.

30 Tep/millier Dinar en 2000 (Tep : Tonnes équivalent pétrole par rapport au PIB exprimé en Dinars). (ii) le développement des infrastructures énergétiques nationales. le faible taux d’encadrement.6 présentent des avantages comparatifs. l’industrie tunisienne dépend étroitement et dans une large proportion du marché de la communauté européenne. qui a joué un rôle très particulier en Tunisie. passant de 40. l’amélioration de l’environnement des affaires. dont l’exploitation pourrait être renforcée. et malgré une multitude de mesures incitatives. 10 . une politique énergétique adaptée a été mise en place autour des objectifs suivants : (i) le développement des ressources nationales d'hydrocarbures. L’industrie demeure le premier consommateur d’énergie.3. l’ouverture du pays sur l’extérieur et le renforcement des infrastructures.3. la Tunisie cherche à diversifier et à sécuriser ses approvisionnements sur le long terme. avec l’ouverture des marchés dans le cadre de la mondialisation. compte tenu de l’exiguïté du marché local. l’investissement dans le secteur industriel s’avère de plus en plus capitalistique. 2. Cependant. Cette évolution résulte de la croissance du secteur productif mais aussi du développement social et des nouvelles exigences des consommateurs induites par l’amélioration du niveau de vie des ménages.3. et l’absence de liaison et de coordination entre les entreprises totalement exportatrices et les autres. Ce secteur bénéficie d’une attention particulière eu égard au rôle qui lui est dévolu en matière de promotion des exportations. du foncier et du morcellement des terres.3 Le secteur industriel est en mutation et se heurte à une concurrence toujours accrue : sur la période 2001-2005. l’insuffisance des fonctions de commercialisation/marketing. principalement l’eau et la terre. de la faible autonomisation des organisations d’agriculteurs. (iii) la poursuite de la stratégie de développement de l’utilisation du gaz naturel en De 0. la part du secteur industriel s’élève à 28% du PIB. suivis du crédit (problème d’accès.2% de la consommation totale en 1980 à 33. annexe 15). avec notamment une forte réduction des consommations dans les industries telles que les cimenteries.8% en 2004. continue et à moindre coût.3. mis à part le secteur textile. l’investissement privé dans le secteur n’évolue pas au rythme souhaité. de la faible valorisation des produits agricoles. (cf. son taux de croissance annuel moyen est de 3% et sa contribution à la croissance de 1 point. les engrais. d’autres faiblesses caractérisent le secteur. même si sa part a baissé au cours des vingt dernières années. avec une plus grande implication du secteur privé et la diversification des destinations en matière commerciale (autres que l’Europe) s’avèrent indispensables. et à l’émergence de branches industrielles à forte valeur ajoutée comme les textiles qui sont moins consommatrices d’énergie.7 Compte tenu de la croissance de la demande et de la baisse des ressources nationales. (conditionnement et commercialisation).33 Tep/millier Dinar au début des années 90 à 0. Enfin. à réduire sa facture énergétique et à promouvoir l’utilisation rationnelle de l’énergie.6 La politique d’utilisation rationnelle de l’énergie a contribué à ralentir la hausse de l’intensité énergétique finale10. Pour répondre à cette demande. notamment pour les petits exploitants. comme la dispersion du tissu industriel. Tout d’abord. et à ce titre en subit les variations conjoncturelles. 2. la Tunisie fait face à un accroissement soutenu de la demande d’énergie d’environ 5% par an. des contraintes subsistent. 2. un certain nombre d’insuffisances subsistent. Cependant. d’investissement et d’emploi.3. dont le tourisme. Cette baisse est due notamment au fait que le développement des industries énergivores a laissé la place à celui des activités du secteur tertiaire. de la coopération et de l’intégration énergétique régionale afin de garantir l'approvisionnement du pays de manière sûre. la pâte à papier ou les phosphates. d’assurance). 2. 2. Ensuite.4 Etroitesse du marché et insuffisances des investissements privés : malgré les performances enregistrées par le secteur industriel tunisien. En matière d’emplois. de garantie.5 Le secteur de l’énergie : Depuis le début des années 90.

Le secteur des transports procure à la Tunisie près de 140. mais il reste dépendant des chocs externes14 et présente quelques faiblesses notamment en matière de qualité de l’offre.11 Le secteur des transports représente environ 6% du PIB. avec une année record en 2005. Toutefois le prix de près de 55% du gaz naturel utilisé qui provient du gisement de gaz off shore de Gabès. a toujours considéré que sa première richesse était le capital humain. 13 Près de 25% des réseaux de distribution MT/BT des principales villes du pays sont vétustes.96% en 2000 et 12. De manière structurelle. le sous-secteur de l’électricité reste confronté à diverses contraintes que sont notamment : (i) le maintien à un niveau élevé du prix du gaz naturel lié au cours du baril de pétrole11. Ce programme tient également compte du fait que le secteur du tourisme devient de plus en plus capitalistique. 6.63% (contre 4. où le taux de croissance s’élève à 15.9%) et contribue au PIB à hauteur de 2.5% sur la période 2001-2005. 11 .8% sur la période 1990-2001). à savoir un tourisme balnéaire de masse. le ralentissement conjoncture internationale et surtout européenne (principale clientèle). répartis respectivement entre les sous-secteurs routier. notamment le taux de change. Compte tenu de son rôle clé dans le processus de développement La production d’électricité en Tunisie est assurée à plus de 95% à partir du gaz naturel. le développement des énergies nouvelles et renouvelables et la protection de l’environnement. notamment dans les domaines de l’exploration et de la production des hydrocarbures.3. de la production d’électricité et de la maîtrise de l’énergie.9% sur la période 1990-2001 et de 11. aérien. a été initié. 14 Le 11 septembre 2001. 17% et 5%.4% en 2001 à 43. (ii) la rigidité de la politique tarifaire12 et (iii) la vétusté d’une partie des réseaux de distribution MT et BT13. l’utilisation rationnelle de l'énergie. et (iv) la promotion de l'efficacité énergétique par la maîtrise.8 Malgré des avancées positives dans le secteur de l’énergie. est indexé au cours du pétrole. Les transports et communications s’imposent désormais et ont été identifiés comme les secteurs moteurs de la nouvelle économie du savoir. peu pourvue en richesses naturelles.7 substitution des autres hydrocarbures à l’instar du gaz de pétrole liquéfié (GPL) et du gasoil. à l’instar de celui de l’industrie. 12 Malgré l’ouverture de la production d’électricité aux producteurs indépendants qui sont des fournisseurs de la STEG et dont les coûts de production et des ventes sont indexés à l’évolution de différents facteurs économiques.44% en 2005.2). 2. Cette évolution s’explique en partie par le fait que la Tunisie.5% de la population active occupée) qui sont concentrés essentiellement dans le sous-secteur routier (avec plus de 65%).18 point en moyenne sur la période 2001-2005. Le secteur du tourisme a longtemps été le moteur de ce secteur. l’attentat de Djerba en avril 2002. induisant. 2. 30%.000 emplois directs (soit plus de 4. 2.3. 2.9% en 2006 . le secteur des services marchands enregistre une forte progression par rapport à la période 1990-2001. maritime et ferroviaire à hauteur de 48%.54 points (contre 2. C’est pourquoi un programme de mise à niveau.78 point de croissance en moyenne sur la période 19902001 à 1. De même. il représente environ 39% du PIB sur la période 2001-2005 (35. suite à l’envolée des cours du pétrole. une sensible augmentation des coûts de production et des charges d’exploitation de la société tunisienne d’électricité et de gaz (STEG).9 Le secteur tertiaire : au cours de la période 2001-2005. pouvant causés des incidents et interruptions de fourniture d’électricité. les taux de croissance se sont accélérés. Cette évolution est soutenue par un accroissement sensible de sa part dans le PIB.3.10 Le secteur des transports et communications : la contribution de ce secteur à la croissance économique est passée de 0. avec une moyenne annuelle de 8. afin d'augmenter la part du gaz dans la structure de consommation d'énergie du pays de 39. En effet.83% du PIB en 1990. enregistre un taux de croissance annuel moyen de 6.3. qui est un combustible propre. alors que la capacité en fonds propres des promoteurs est faible.8%. 8. Pour atteindre ces objectifs des mesures d’ordre législatif et réglementaire ont été mises en place en vue de la libéralisation du secteur. les tarifs de la STEG restent administrés par l’Etat. les prix moyens de vente du kWh sont inférieurs au prix de revient du kWh.

Pourtant. les crédits à l’économie ont progressé de 6% en moyenne par an. Djerba. mais l’évolution est restée lente étant donné le niveau élevé des prix et l’existence de goulots d’étranglement.000 de pistes) reliant les différentes régions du pays .7 en 2002 à 54 fin 2005. passant de 5. le système financier est supervisé par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Kélibia. le nombre d’usagers a aussi augmenté. avec l’introduction d’un deuxième opérateur. Amérique latine et Afrique Sub-saharienne) et contribuer à la réduction des coûts pour relever le défi de la compétitivité. En effet. de 30 ports de pêche maritime.13 Le secteur financier : Le système financier tunisien est dominé par le secteur bancaire et caractérisé par une forte implication de l’Etat. pour accompagner la forte croissance économique et sociale retenue pour les années futures. et de mieux répondre à la demande de financement induite par le développement du secteur privé tunisien. Les réformes engagées par les autorités et soutenues par les partenaires au développement17 ont contribué à la stabilité du secteur18. fonds commun de placement). certes en baisse mais estimées à 20% des engagements bancaires. De ce fait.3. 16 Carthage. l’assainissement nécessite encore (i) l’amélioration du recouvrement des Ces ports se trouvent à Tabarka. Ce secteur souffre principalement du poids élevé des créances douteuses. qui comprend une liste de 49 entreprises. Le marché des assurances a été profondément restructuré.7. 20. le Gouvernement tunisien s’est engagé. Mahdia. En ce qui concerne l’internet. PACII et PAC III. En effet. Aussi des actions doivent être prises en faveur d’une concurrence accrue et transparente. avec l’adoption d’un cadre réglementaire et prudentiel aux normes internationales. Elles devront à la fois dynamiser le commerce. dont les nombres d’usagers internet pour 100 habitants en 2004 sont respectivement 39. 2. 17 Programmes d’appui à la compétitivité : PACI. Le nombre d’usagers de mobiles pour 100 habitants est passé de 5. Les nombreuses mesures mises en œuvre ont permis d’améliorer le cadre institutionnel du système financier. ainsi que dans la stratégie d’intégration à l’économie mondiale.14 Secteur bancaire : le secteur bancaire est dominé par les banques commerciales qui sont également les actionnaires majoritaires de nombreuses autres institutions financières (sociétés de leasing.4 pour 100 habitants fin 2004.3.000 km de routes et 5.3. principalement dans le segment de la téléphonie mobile. Le Gouvernement maintient un contrôle étroit sur les trois plus grandes banques publiques (BNA. sur la période 2002-2005. et de 7 aéroports internationaux16. la Roumanie et même le Maroc. des actions de renforcement des infrastructures et de modernisation sont indispensables. 18 Financial Sector Assessment Programme (FSAP) conduite par le FMI et la Banque mondiale. Gabès et Zarzis et sont dotés de tous les services nécessaires à l’activité de pêche. d’un réseau ferroviaire qui s’étend sur 2. La Goulette.8 économique et social du pays.7. environ 4% en 2005.2 et 11.2 en 2002 à 8. La contribution du marché des capitaux reste encore marginale. d’une réforme du cadre réglementaire et de la réduction des nombreuses restrictions. les thoniers. Monastir. dont les résultats sont très encourageants. Tozeur. la Tunisie reste loin derrière la Malaisie. 2. Toutefois.000 km. La Tunisie dispose d’un réseau routier dense et moderne (12. notamment en développant des destinations mal desservies (Asie. avec la recapitalisation des entreprises d’assurance qui présentaient des déséquilibres et un soutien au renforcement de la supervision du secteur. le secteur des NTIC est appelé à jouer un rôle de moteur dans la création de richesse. Tabarka Gafsa et Sfax. L’assainissement du secteur bancaire est un véritable enjeu pour l’amélioration de l’environnement des affaires et le financement du secteur privé. Monastir. 15 . Sousse. les sardiniers et les unités de pêche côtière15. depuis 1997 dans un programme ambitieux de développement du secteur des transports.12 Le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) a connu une évolution impressionnante. A l’exception du marché des capitaux. Bizerte. la concurrence est intervenue dès 2002. Sfax. BH. Toutefois. STB). 2. dont 10 grands ports permettant d’abriter les chalutiers.

la plus importante est le coût de la transparence d’une émission publique. qui se situe à 73. la transparence.82% contre une moyenne mondiale de 8%. de 35% à 20%. iii) une décentralisation plus poussée du système de santé et une responsabilisation plus grande des prestataires de soins.1 ans en 1966. de la communauté des principaux bailleurs de fonds et de la coopération bilatérale. la culture financière et le manque d’opérateurs spécialisés.9 prêts non performants à travers des radiations des créances classées des banques ou leur transfert à des sociétés de recouvrement. demeure limité. De tels progrès ont induit une importante progression de l’espérance de vie à la naissance.6% des dépenses de santé et dont les charges vont augmenter en raison de l’amélioration de l’espérance de vie et du nombre de patients atteints de maladies chroniques . Au plan sanitaire.9 ans en 2005 contre 51. un secteur des assurances plus robuste et diversifié dans ses approches et ses produits favoriserait le développement des marchés de capitaux en fournissant des ressources à long terme pour les investissements privés. ii) une protection de l’accès des plus pauvres aux soins de santé. du soutien technique et financier des agences spécialisées du Système des Nations Unies.18 Des défis persistent : la Tunisie fait face à des besoins sanitaires nouveaux qui nécessiteront i) un renforcement du système de protection financière des familles. (ii) le rapprochement des ex-banques spécialisées avec des banques privées . (iii) l’amélioration de la transparence et de la sécurité financière et (iv) l’amélioration de la stabilité du système bancaire et le renforcement de la compétition et de l’innovation. soit l’un des taux les plus élevés parmi les pays en développement. tel qu’il ressort du Programme Présidentiel. Cette évolution est liée à la régression de la mortalité infantile qui a chuté de 138. malgré de fortes incitations fiscales. 2. le développement d’un . le secteur tunisien des assurances s’est développé en même temps que l’économie.000 naissances vivantes en 2005 et plusieurs maladies transmissibles ont été ou sont en passe d’être éradiquées ou contrôlées.3. fournissant ainsi une meilleure protection contre les risques non commerciaux. sans toutefois parvenir à stimuler le développement de l’épargne institutionnelle. qui supportent déjà 53.3‰ en 2005. on estime aujourd’hui que 90% de la population se situent à moins de 5 kilomètres d’un centre de santé.200 habitants. l’impact de groupes ayant des relations entre eux et des participations croisées. à 5.17 Secteur de la santé : la santé bénéficie du soutien politique le plus élevé. L’assurance automobile occupe la première place (43% du chiffre d’affaires total). Le ratio de mortalité maternelle est estimé à 50 décès maternels pour 100. Le taux de pénétration du secteur reste faible. 2.16 Secteur des assurances : il est animé par 18 entreprises résidentes et 3 sous le régime offshore.3. indépendants et préparés à promouvoir des produits nouveaux. Ce secteur bénéficie également. et l’on compte en 2005 un médecin pour 1. malgré l’adoption de la loi sur la sécurité financière. le rôle et l’efficacité des marchés de capitaux ont été renforcés par diverses mesures.7‰ en 2005. 1. En effet.15 Marché des capitaux : au cours de la dernière décennie.3. Au cours des dernières années. en raison du risque de sélection adverse des filières de protection sociale qui pourrait amener les prestataires de soins privés à n’accueillir que les patients fortunés . 2.2%). suivie de l’assurance maladie (17. Le taux de mortalité générale est passé de 15‰ en 1966.6‰ en 1966 à 19.3. Les principales contraintes au développement du marché financier sont : le coût du capital. en plus des ressources de l’Etat. 2. le pays a enregistré d’énormes progrès qui se sont traduits par une extension de la couverture sanitaire et une amélioration du niveau de tous les indicateurs. au moyen d’émissions de titres ou d’emprunts obligataires pour lever des fonds propres. notamment la réduction de la taxe des entreprises faisant appel public à l’épargne. Le budget du Ministère de la Santé Publique est ainsi passé de 212 millions de dinars tunisiens en 1988 à 1 milliard de dinars en 2005. mais le recours des sociétés tunisiennes au marché. En effet. Parmi ces contraintes.

depuis 2005. iv) un renforcement du système d’information pour s’adapter aux transitions épidémiologiques et démographiques en cours dans le pays. Au regard de cet objectif. 21 D’une part entre l’ouest du pays et les zones côtières situées à l’est et qui sont mieux loties. Cet indicateur reste relativement stable sur la période 2002-200524. l’indice de perception de la corruption (ICP)23 s’établit en 2005 à 4. le taux brut de scolarisation au secondaire variait de 55. avec notamment un taux de scolarisation primaire de 99. un pays doit apparaître dans au moins trois sondages. 7 sources ont été utilisées pour la Tunisie. plaçant la Tunisie au 43ème rang sur 158 pays. notamment le fort accroissement des effectifs.4. 4.2% et une parité filles/garçons pour les cycles primaires et secondaires.4. 22 D’après le rapport 2004 : « la pratique des acteurs du système des fiances publiques est à la hauteur de son cadre juridique ». 19 . L’Indice est basé sur 16 sondages différents de 10 institutions indépendantes. 23 L’Indice de Perceptions de la Corruption de TI est une enquête composite.2 Un bon classement en matière de corruption : selon l’organisation «Transparency International ». (v) appliquer le principe d’équité . Les résultats enregistrés sont probants.3. (iv) valoriser l’école et améliorer son statut .3% dans le gouvernorat de Béja et 84. 2.2% à Kébili.9. (ii) utiliser les technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement et l’apprentissage . la Tunisie occupe la deuxième place derrière le Botswana (32ème).10 schéma directeur national de santé clarifiant la localisation et le niveau des investissements futurs et . 2. Au niveau du continent africain. 2. A titre de comparaison. 20 Cette croissance résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs tels que l’amélioration des taux de promotion scolaire et la généralisation de l’accès (estimation du ministère de l’éducation). résidents ou non-résidents.19 Secteur de l’éducation : Elément essentiel de la politique éducative du Gouvernement. le Gouvernement a lancé la budgétisation par objectifs au sein des trois ministères pilotes que sont l’Education. qui reflète les perceptions d’hommes d’affaires et analystes pays. Pour être inclus dans l’IPC. 2.20 L’ambition des autorités tunisiennes est de mettre l’école tunisienne aux normes des systèmes éducatifs les plus performants.1 De bonnes pratiques de gestion des finances publiques : L’étude sur la gestion des finances publiques et des pratiques comptables du secteur public « CFAA » de la Banque mondiale indique que le système tunisien de finances publiques est régi par un cadre légal et réglementaire très élaboré. Cette Loi prévoit un enseignement gratuit et obligatoire pour tous les enfants de 6 à 16 ans et l’interdiction de l’exclusion scolaire19.3. évalué à 80%20 pour l’enseignement secondaire sur la période 2000/2010.9 en 2003 et 4. et d’autre part entre zones rurales et urbaines. La politique éducative du Gouvernement s’inscrit dans une vision stratégique de développement économique et de transformation sociale devant contribuer à l’émergence de la société du savoir. le droit fondamental à l’éducation de tous les Tunisiens sans discrimination a été réaffirmé par la Loi d’orientation de l’éducation et de l’enseignement scolaire de juillet 2002 qui consacre l’éducation comme «une priorité nationale absolue».8 en 2002. et (vi) moderniser le système éducatif et en augmenter le rendement grâce notamment à l’approche par les compétences. Le taux de réussite au BAC en 2003 variait entre 65.4% à Kairouan en 2002 contre 91. (iii) professionnaliser les enseignants . les disparités géographiques en matière d’accès21 et la qualité et la pertinence des enseignements pour assurer une meilleure adéquation entre l’école et la vie active. y compris les systèmes européens. dont la mise en œuvre est de bonne facture22.8% dans le gouvernorat de Sfax. la Santé et l’Agriculture. Par ailleurs. Cette loi consolide les acquis des réformes antérieures et constitue une importante étape dans la réalisation effective d’un vaste programme de réforme intitulé «Ecole de demain» 2002-2007. sur une échelle de 0 à 10. les efforts doivent être redoublés pour lever un certain nombre de contraintes. 24 5 en 2004.4 Questions transversales prioritaires 2. suivie de l’Afrique du Sud (46ème). La stratégie de ce programme vise à : (i) placer l’élève au centre de l’action éducative .

0 POGAR 2002 du PNUD mettent en -1 Tunisie exergue des domaines d’améliorations.3 Gouvernance. les centres de formation professionnelle dans l’agriculture et la pêche et les centres privés de formation professionnelle. (2). La formation profite essentiellement aux grandes entreprises. Plus de 65% des dépenses concernent les emplois subventionnés et la création d’emplois (il s’agit essentiellement de l’appui au travail indépendant et la création directe d’emplois). le décalage entre les profils des demandeurs d’emploi et les profils recherchés par les entreprises. visant 25 cf.4. comme les travailleurs licenciés et les travailleurs désavantagés ou à risque.2002) statistiques du programme de 1 gouvernance dans la région arabe. Responsabilisation Corruption Stabilité politique Respect des lois Efficacité du gouvernement Qualité de la régulation 2. alors que la majorité des chômeurs ont une éducation secondaire ou primaire.5 Les politiques d’emploi en Tunisie présentent des limites : en dépit des nombreuses interventions en matière d’emploi. Maroc -2 comme la qualité de la régulation Algérie (contrôle des prix. à savoir les jeunes. Les autres catégories de la population-cible. en particulier la région Nord Ouest. les avantages accordés sont inégalement répartis au sein de la population ciblée. Gouvernance dans la région MENA. 2.4. Encadré 2 : Les politiques d’emploi en Tunisie Les politiques d’emploi se caractérisent par une intervention directe des pouvoirs publics pour aider les chômeurs et les primo-demandeurs d’emploi à s’insérer dans le marché du travail. alors que le taux de chômage est plus élevé dans les zones rurales. Toutefois. le Fonds National de l’Emploi (FNE 21-21) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). les (POGAR .les institutions de formation professionnelle : l’Agence tunisienne de Formation Professionnelle (ATFP) et les écoles de formation professionnelle dans l’hôtellerie et la santé publique.6 Approfondir les réformes de la législation du travail : des réformes ont été engagées en matière de législation du travail.4 Marché du travail : le Gouvernement a mis en place une politique active d’emplois. Les dépenses ciblées sur les jeunes (stages formation-insertion. Ces réformes. contraintes au commerce extérieur et au développement des affaires) et la responsabilisation. alors que l’accent est mis sur le développement des petites et moyennes entreprises (PME/PMI). PNUD . La plupart des intermédiaires sur le marché du travail sont concentrés dans les zones urbaines. la Tunisie affiche des scores supérieurs à la moyenne des pays Figure 3 : Indicateurs de gouvernance de la région du Moyen-Orient et de Programme de gouvernance dans la région arabe l’Afrique du Nord25.11 2. un bon classement au niveau régional : sur la base des deux grandes composantes de la gouvernance que sont la qualité de l’administration publique et l’obligation de rendre compte. Plusieurs intermédiaires interviennent dans la mise en œuvre des politiques. (1). le marché du travail en Tunisie se caractérise par des écarts importants entre l’offre et la demande d’emploi. Ainsi. 2. notamment les jeunes diplômés. Banque mondiale . (3). ainsi que les rigidités du Code du travail. profitent peu des dépenses d’encouragement à l’emploi. Leurs coûts s’élèvent à hauteur de 1 à 1.les intermédiaires chargés directement du marché de l’emploi : l’Agence Nationale de l’Emploi et du Travail Indépendant (ANETI) et la Direction Générale de l’Inspection du travail .4. promouvant le dialogue social à tous les niveaux et consolidant ainsi le consensus et la solidarité entre les partenaires sociaux. formation professionnelle) représentent environ 28% du total des dépenses. notamment dans le cadre de la lutte contre le chômage. le taux de chômage reste élevé et inégalement réparti sur le territoire comme entre les populations.4.les institutions de financement des programmes d’emploi : la Banque tunisienne de Solidarité (BTS). Toutefois.5% du PIB par an.

emploi. africaine et européenne.4. infrastructures et services) réduit l’attractivité de la Tunisie en matière d’investissements. les blocages politiques n’ont pas permis aux pays membres de créer une zone prospère d’échanges commerciaux.1% en 2005.7 enfants par femme en 1984 à 1. cet indice pourrait encore baisser et s’établir à 1.6% en 2004. Selon certains experts. règlement des conflits collectifs du travail.9 enfants par femme en 2005. la Tunisie a mis en œuvre de nombreuses réformes et mesures. pour ce qui est de l’UMA. notamment dans le cadre de la mise à niveau. Les relations commerciales de la Tunisie avec les pays membres ne représentent qu’un très faible pourcentage de ses échanges. la proportion des femmes ayant un niveau secondaire et plus est passée de 22% en 1994 à 35. 2. date d’entrée en vigueur de la zone de libre échange. les difficultés de licenciement constituent encore un frein à la création d’emploi et à l’investissement27. de l’augmentation de l’âge au premier mariage. soit des tensions sur le marché du travail ainsi qu’une population croissante de personnes âgées. Elles ont porté principalement sur les questions suivantes: organisation du dialogue social dans l'entreprise.910.9 Population : Au terme du recensement général d’avril 2004.66 sur la période 2020-2025. date de la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA).32 millions en 1994. 27 FMI (article IV) et Banque mondiale 26 . notamment étrangers (IDE). De par sa situation géographique. juridictions professionnelles. qui est passé de 4. Par contre.12 l’adaptation du Code du travail au nouveau contexte économique et social. ainsi que la ratification de conventions internationales importantes pour s’insérer dans l'évolution de la législation internationale du travail.4. Depuis 1989. Cette tendance à la baisse de l’ISF. Les femmes représentent 26% de la population active. inspection du travail et pénalités. Cette évolution est attribuable au succès enregistré par le programme de planification familiale qui a permis de réduire sensiblement l’indice de fécondité (ISF).3 millions en 2005 (soit 29% de la population totale) contre 2. pose toutefois quelques problèmes à moyen long terme. santé et sécurité au travail.872 personnes. arabe. Elle est estimée à 10. la Tunisie s’inscrit dans une dynamique d’intégration maghrébine. dont les échanges sont concentrés à hauteur de 80% sur l’Europe.1 millions en 2005. de la contraception féminine et du chômage. La Tunisie est membre de l’Union africaine. la population tunisienne s’établit à 9. le gouvernorat de Tunis compte 20% de la population pour une superficie de 2% de l'ensemble du territoire. afin de s’apprêter pour le 1er janvier 2008. à savoir une population en âge de travailler de plus en plus nombreuse.7 Intégration régionale : l’ouverture de l’économie nationale à travers l’élargissement et la diversification des relations de partenariats et la conclusion d’accords de libre échange sont une constante de la politique économique tunisienne. Cette évolution traduit l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail. Toutefois.8% en 2004 contre 61% en 1994. Cet évènement est un réel défi pour la Tunisie. en raison de l'exode vers les grandes villes essentiellement pour raison d'emploi et de regroupement familial. puisqu’elles représentent 48% des chômeurs en 2004.8 Une intégration à plusieurs vitesses : depuis la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne. au niveau sectoriel et national. compte tenu notamment de la forte scolarisation des filles. après s’être établit à 1. 5% de ses exportations et 4% de ses importations. A lui seul. Le taux de croissance de la population s’est fortement contracté et atteint 1. Cette faible intégration sous-régionale (commerce. En effet. Par contre. salaires.21% en moyenne annuelle sur la période 1994-2004 et 2. Le taux d’urbanisation s’est renforcé pour atteindre 64. contre 35% en 1994. ces dernières sont comparativement plus touchées par le chômage. ont contribué à accroitre la flexibilité du marché du travail26. 2. qui a contribué à l’amélioration du revenu par habitant. La population active occupée s’élève à 3. notamment due à hausse de leur niveau d’instruction.4.35% la décennie précédente. 2. Elle a été le premier pays non européen à signer l’accord d’association avec l’Union européenne le 17 juillet 1995 et a intégré l’OMC le 29 mars 1995. soit plus de retraites à distribuer. la Tunisie s’est engagée fermement dans une intégration politique et économique des pays membres.

dans un contexte de tensions sur le marché du travail. qui ne sont pas nécessairement signes d’un renforcement de ses prérogatives en matière de genre32. la Tunisie fait figure de leader en matière d’égalité hommes-femmes30 grâce au Code du Statut Personnel qui s’est avéré particulièrement novateur et dont le cinquantenaire a été fêté en 200631. institué le divorce judiciaire.743 et atteste d’une faible disparité hommes-femmes. 29 Prix du Président de la République en faveur de la Promotion de la Femme Rurale. La taille moyenne des familles est passée de 5. Le pays entend d’ailleurs faire profiter ce ses avancées en matière de genre le continent africain grâce à une plus grande diffusion des formations en genre dispensées par le CREDIF sur le continent.10 Parité homme-femme : la Tunisie est un des pays du continent les plus actifs en matière de plaidoyer pour l’égalité hommes-femmes et défend fortement ces positions sur la scène internationale28. 31 Le code a ainsi aboli la polygamie.16 membres en 1995 à 4. le Plan d’Action National pour la Femme rurale engagé depuis 1998 et réformé en 2001. 34 Il aurait été intéressant d’impliquer la police étant donné sa place dans la chaine prévention/répression.4. Néanmoins le programme présidentiel 2004-2009 a ouvert des perspectives en proposant que son financement soit effectué à 28 La Tunisie a occupé en 2006 la Présidence du Conseil Exécutif de l’Organisation de la femme Arabe et s’est engagée à offrir le prix pour la 1ère session du programme visant le redressement de l’image de la femme dans les médias.2005 . 33 L’inégalité successorale perdure puisque à parenté égale et sauf exception. souhaite finaliser le programme de collecte et de diffusion des données engagé depuis 2004 et renforcer l’ouverture de l’Organisation sur son environnement méditerranéen et africain. l’homme reçoit le double de ce que reçoit la femme .34 Par ailleurs. est arrivé à des résultats mitigés. le droit de tutelle sur ses enfants.La déformation de la pyramide au cours du temps indique un succès des politiques de planning familial mises en œuvre. outre les changements opérés au sein du Ministère. cette déformation des pyramides des âges met en exergue le poids croissant des populations en âge de travailler. Prix du Président de la République pour la Promotion de la Famille.2015 La transition démographique s’est opérée rapidement. notamment suite à une plus large couverture du microcrédit.il devenu une simple direction parmi les quatre autres directement liées à la famille. . Le traitement des violences envers les femmes vient de recevoir une réponse institutionnelle à travers un projet conjoint Tuniso-espagnol (ONFP et AECI) « Egalité de genre et prévention des violences à l’égard des Femmes » qui vise à influencer les politiques publiques et à former les intervenants.53 en 2005. Comme en témoigne les nombreux instruments institutionnels mis en place29. Toutefois. Ainsi le portefeuille des femmes est. En outre 15 tunisiennes siègent ou président dans les instances internationales dont 8 onusiennes. quelques discriminations demeurent comme l’a signalé le Rapport conjoint soumis en juin 2002 au Comité sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF)33. l’épouse non musulmane ne peut hériter de son mari musulman . 2. fixé l’âge minimum au mariage à 17 ans pour les filles sous réserve de leur consentement et attribué à la mère en cas de décès du père. Mécanisme d’appui aux Initiatives Economiques des Femmes. les violences à l’endroit des femmes ne sont pas reconnues et pénalisées. 32 Le MAFFEPA ancien secrétariat d’Etat attaché au 1er Ministre est le résultat de diverses mutations : transformé en Ministère des Femmes et de la Famille délégué au Premier Ministre puis devenu Ministère autonome il s’est ensuite vu adjoint l’enfance et depuis 2004 les personnes âgées. Cependant. 30 ISDH est ainsi de 0.13 Encadré 3 : Pyramides des âges de la Tunisie (en milliers) Années : 1995 .

de la poliomyélite. Enfin. les disparités hommes-femmes sont en faveur des femmes dans le supérieur (57.6%) mais l’analphabétisme féminin. A contrario. 2. majoritairement célibataires37.5 % pour les garçons) atteste d’une difficulté grandissante à contracter des unions en particulier pour les femmes issues du milieu rural ayant interrompues très jeunes leur scolarité pour soutenir leur famille dans les travaux domestiques ou pour apporter un revenu supplémentaire au ménage de leurs parents. 39 L’ONUSIDA est entrain de monter une étude qui portera sur les comportements de certains groupes cibles à travers le pays. en particulier en milieu rural où nombre de femmes ne connaissent toujours pas leurs droits. à raison de 3 à 4 sessions annuelles. ciblant une vingtaine de femmes et désormais ouvert aux hommes. à des postes marqués par la précarité. travail opportunité d’échanges sociaux pour les professions intermédiaires ou travail dicté par la nécessité économique. Source : La femme tunisienne. Le recul de l’âge moyen au mariage étant de 32 ans pour les hommes et 29 ans pour les filles explique en partie le phénomène mais le célibat des 35-39 ans (15.2%) et le secondaire (56. du paludisme. les professions stables et protégées ne concernent que 22. 23 % dans la fonction publique à 26% parmi les élus. 2.9 pour 100 000 habitants. que certaines maladies sont à déclaration rapide.9% des femmes qui travaillent le sont dans les secteurs manufacturiers (textile et confection) et les services. de la bilharziose. Le décret 93-2451 du 13 décembre 1993 stipule. i. leadership et prise de décisions » qui après avoir touché 21 gouvernorats doit s’étendre à l’ensemble du pays. relativement bien maîtrisées. Il s’agit notamment de la fièvre jaune.13 Les maladies transmissibles sont.12 VIH/SIDA et maladies transmissibles : la situation sanitaire est retracée selon une périodicité régulière par le système de surveillance des maladies transmissibles régi par la loi 92-71 du 27 juillet 1992 qui impartit aux médecins et aux biologistes l’obligation de la déclaration des cas et des décès y afférents. En matière d’emploi36. si la perception de l’activité est très variable selon le type de travail occupé38.3 % des femmes. l’irrégularité et les faibles rémunérations et sont occupés en majorité par des femmes ayant une ancienneté de plus de 7 ans. Cette évolution favorable est reflétée par la forte baisse du taux de mortalité. qui est un handicap sur le marché du travail. avec 70 nouveaux cas recensés chaque année39. Le taux d’incidence s’établit donc à 109. telles le SIDA et les infections uro-génitales.4.5 % parmi les chefs d’entreprise. qui témoigne des succès remportés par la 35 La stratégie de cette institution de recherche et d’études sur les femmes vise à élargir son champ d’action à la production de données mais peut s’avérer durablement compromise par le manque de compétences humaines en la matière. de la tuberculose. de la méningite et des toxi-infections alimentaires.6%) et volatile car la moitié de cette force de travail se compose de 15-24 ans.e.4. le nombre des MDO a chuté de 25 995 cas (début des années 90) à 10 293 (fin des années 90).4. La présence des femmes dans les instances décisionnelles demeure encore inférieure à l’objectif présidentiel fixé à 30%.7% des femmes mariées comme influant positivement leur vie de couple. 2. CREDIF – World Bank 2005. qui constituent un indicateur fiable et représentatif. dans leur ensemble. Cette évolution tendancielle.4%. de la rougeole. le Ministère de la santé Publique a relevé une stabilité. soit une baisse de 60. comme l’indiquent les statistiques des MDO. Par ailleurs ce recul de l’âge moyen au mariage traduit le souci des jeunes ménages à assurer un cadre matériel à leur union avant l’arrivée du premier enfant. Durant la dernière décennie.11 En matière d’éducation. l’inscription des femmes dans la population active est encore relativement faible (26. 37 36 . acteur de développement régional.5% pour les femmes et 19. l’activité est évaluée par 65. De plus. par ailleurs. demeure élevé (31%). Conscient de ces difficultés. la participation des femmes varie dans ces domaines entre 8. le CREDIF35 s’est engagé dans un vaste programme « Femmes cadres. Elle fixe également la liste des maladies à déclaration obligatoire (MDO) dont le nombre est passé à vingt-sept en raison de l’élargissement à de nouvelles pathologies. 38 Travail repère identitaire pour les cadres supérieurs et assimilées.14 partir des budgets des Conseils Régionaux et a l’avantage de porter le «mainstreaming » du genre sur le plan budgétaire mais aussi régional. En ce qui concerne le VIH/SIDA. 75.

8 pour 100 000 habitants en 1976 à 21. répond à une demande alimentaire croissante. Enfin.75) et du Centre Est (108. Cette mobilisation quantitative des ressources naturelles. pour une part. d’autre part.15 Le succès rencontré dans la lutte contre les grandes endémies traditionnelles est indéniable. Depuis 2000.17 Les problèmes préoccupants de l’état de l’environnement concernent principalement la rareté et la fragilité des ressources naturelles. Il s’agit du Sud Ouest (313.1% du PIB par an. 2.7 cas pour 100 000 habitants en 1976. particulièrement l’Ouest et le Sud. En effet. 2. mais certaines régions enregistrent des taux d’incidence plus élevés que le niveau moyen national. le coût de la dégradation de l’environnement est estimé à 2.14 L’incidence des MDO est très variable d’une région à l’autre.4.4. mais aussi des capacités de diagnostic. L’assainissement dessert 71% de la population urbaine. Toutefois. Elle dépend vraisemblablement des maladies sévissant dans la région. les politiques environnementales restent encore. de traitement et de la vigilance des équipes à détecter et à déclarer les cas. dans leur Par décret N° 2317 de 2005 il a été créé. La mise en place d’instruments d’incitations financières et de subventions pour la protection environnementale a contribué à ces progrès. peut être illustrée avec les cas de la fièvre typhoïde et de la tuberculose. ainsi que par la généralisation de l’accès à l’eau potable pour presque 100 % de la population urbaine et 80% de la population rurale. Ainsi le taux d’incidence régional moyen. la transition épidémiologique conduit à redéfinir la nature et le contenu de l’activité des services de première ligne dans le cadre du fonctionnement global du système de santé. avec la mobilisation de la quasi-totalité des ressources en eau. Le décret n° 2005 . l’expérience de la Tunisie en matière de planification familiale montre que la pérennité ne peut être définitivement acquise à travers une telle approche verticale et que d’indispensables progrès restent à accomplir du point de vue de l’intégration des soins. Cette baisse du taux d’incidence varie entre 16% et 70%. l’incidence de la fièvre typhoïde est passée de 8. au sein du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable. Les progrès des dernières années sont caractérisés par une mobilisation de presque toutes les ressources en eau grâce à une infrastructure hydraulique intégrée qui commence à prendre en considération les besoins écologiques. le plus bas parmi les pays du Maghreb.15 Tunisie dans la lutte contre les grands fléaux. 2. du Sud Est (180.10). Ainsi. au volontarisme de l’Etat qui a mobilisé les ressources nécessaires au développement des soins de base.73). 2.6 en 1994 et à 1 cas en 2000 et l’incidence de la tuberculose est passée de 48. des nappes phréatiques risquent une salinisation irréversible et les sols risquent l’empoisonnement par un excès de produits chimiques.91 pour 100 000. 2. l'Agence Nationale pour la Gestion des Déchets (ANGED). l’agriculture tunisienne exploite des terres marginales et fragiles. Il tient. et qui a maintenu ses engagements envers les priorités du secteur et. pour l’ensemble de la Tunisie. des décisions importantes ont été prises au niveau institutionnel et réglementaire en 200540. relatif à l’étude d’impact sur l’environnement. du Centre Ouest (127. La loi 2005-82 du 15 août 2005 portant sur la création d’un système de maîtrise de l’énergie ainsi que le décret n° 2005-2234 du 22 août 2005 fixant les taux et les montants pour la maîtrise de l’énergie sont entré en vigueur.4. 40 . Si les pratiques actuelles dans l’agriculture s’intensifient encore plus. plus de 84% de l’eau est utilisée par l’agriculture.16 Environnement : En Tunisie. à 3. le taux de couverture de la collecte des déchets ménagers est estimé à 95% en milieu urbain.1991. la Tunisie est passée d’une politique de gestion de l’offre à une politique axée sur la gestion de la demande.63). Cependant. car la Tunisie a atteint ses limites en mobilisation de la ressource en eau et de la terre. à une approche « par programme » dont l’efficacité est connue en termes de gestion des moyens et d’efficience.18 Face à ce constat.4 en 2000. est de 109.4.4. améliorant la loi de l’année 1991 a été ratifié. reflétant les disparités entre les zones géographiques.

5 Questions de pauvreté et questions liées au contexte social 2. l’amélioration des pratiques publiques est encore peu perceptible en matière de travail de proximité mené auprès des populations cibles.1 Incidence de la pauvreté : le dynamisme de l’économie tunisienne a profité au citoyen.713 dollars EU (3. 2. le cadre politique et institutionnel devra s’adapter. L’utilisation renforcée de mécanismes incitatifs. une meilleure coordination intersectorielle et un rôle accru des municipalités. la participation du public dans la conception. En outre. La gravité et l’incidence de la pauvreté varient aussi sensiblement selon la région. la capacité d’analyse (coûts-bénéfices. indépendantes les unes des autres. 2. si les appréciations qualitatives et quantitatives des impacts sur l’environnement et les ressources naturelles sont généralement bien cernées d’un point de vue technique. etc.4. d’alphabétisme. Avec un indice de développement humain (IDH) de 0. l’identification d’instruments financiers. les analphabètes. quelques entités sont sollicitées pour participer au développement en qualité de prestataires de services et soutenues par le Centre d’Information de Formation. même s’il existe de fortes disparités au sein même des zones rurales.500 associations dont 66% sont des associations culturelles et artistiques. Cette amélioration du niveau de vie s’est accompagnée de progrès sociaux notables. La plupart des organisations de la société civile (OSC) militant pour les droits de l’Homme sont juridiquement reconnues et leurs idées sont entendues voire explorées.7% en 1990 et 22% en 1975. Cinq unions nationales jouent le rôle de partenaires sociaux et bénéficient de soutiens financiers et politiques leur permettant de mener des actions d’importance. la mise en œuvre et le suivi des politiques sectorielles peuvent être améliorées. d’une part et les zones du sud et du centre d’autre part.503 TND) contre 1. en général de par leur manque d'autonomie économique et leur absence des processus de décision. touche les familles sans terres qui vivent à la périphérie des centres habités. 2.753 en 2005. de santé. comme cela se produit par exemple pour certaines associations féminines. etc.510 dollars EU (1. La pauvreté. avec un fort contraste entre le Nord et les régions côtières plus riches. les petits exploitants de l’agriculture pluviale. Ainsi.19 Face aux mutations technologiques et sous-jacentes à une économie toujours plus compétitive et créatrice d’emplois.950 TND) en 2001. la population vivant avec moins de 2 dollars par jour représentant 4% de la population en Tunisie.16 grande majorité. d’Etudes et de Documentation sur les Associations (IFEDA).5. en zone rurale. les régions rurales enregistrent des performances en dessous de la moyenne nationale. entre les régions bien dotées en ressources naturelles et les régions écologiquement fragiles. En terme spatial. Le PNUD observe également une réduction sensible de la pauvreté en termes monétaires. comme le Nord Ouest (montagneux et forestier) et le Sud Ouest. les femmes et les jeunes. avec une nette amélioration du niveau de vie en 2005. 2.5. Mis à part les unions. qui nécessitent une attention particulière. une meilleure intégration des objectifs de croissance économique à la gestion durable de l’environnement. la création de pôles de rayonnement . la Tunisie se place au 89ème rang mondial. contre 6. en termes de développement social et de réduction de la pauvreté.2 Poches de pauvreté : au-delà de ces bons résultats. en matière d’espérance de vie. la Tunisie figure parmi les pays qui réussiront à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement. Des programmes d’action participatifs sont désormais en place au niveau municipal. le PIB par habitant en 2005 est de 2. les travailleurs journaliers. études stratégiques environnementales et sociales. Dans le cadre du XIème plan. dans le groupe des pays à « développement moyen ». Compte tenu de l’évolution de ces performances économiques et sociales.20 Participation : le pays compte 8.).4. mais la sensibilisation et la facilitation jouées par les gouverneurs n’étant pas systématique. des poches de pauvreté subsistent. des autres organisations locales et de la société civile dans la gestion des problèmes environnementaux seront des éléments importants à approfondir.

2 La réduction de la dette extérieure est une priorité : le taux d’endettement public de 58. Les principales insuffisances relevées s’articulent autour du niveau de la dette extérieure.9 12. 41 Les tests de vulnérabilité de la dette indiquent que le service de la dette est sensible aux fluctuations des monnaies .0 36.0 70. Les efforts en matière de consolidation de la dette et l’utilisation d’une partie des recettes de privatisation pour effectuer des remboursements anticipés devraient permettre de réduire ce fardeau.6 1 0. Unicef 75. l’économie tunisienne présente encore des vulnérabilités.6 Perspectives économiques à moyen terme et environnement externe 2. L’intégration du secteur financier tunisien au marché international ne pourra être envisagée qu’après avoir remédier à ses faiblesses. aussi bien en termes de ressources (coût global des engagements) que de risque41 (volatilité des engagements). de la faible élasticité de l’emploi.5 100 100 2001 2005 But 2015 81. le paludisme et autres maladies Prévalence du VIH/SIDA Incidence de la tuberculose (pour 100.0 84.9 80.0 21.000 naissances vivantes) Proportion d’accouchement assistés par du personnel de santé (% du total) Objectif 6 : Combattre le VIH/SIDA.0 100 20.0 89.4 <2 1. de l’insuffisance des investissements privés et de la dépendance aux aléas climatiques.3 69.6 12.0 25.3 La faiblesse du système financier tunisien constitue un frein à la croissance à travers le renchérissement des coûts du capital et une allocation non efficiente des ressources.0 37.0 76.0 21.3 93.0 99.0 27.1 Principales contraintes à la croissance durable : En dépit de nombreuses avancées économiques et sociales.3 99. 2. de même que le poids de la dette publique extérieure affectent l’économie tunisienne.0 99. 2.0 52.000 individus) Objectif 7 : Assurer un environnement durable Accès à une source d’eau meilleure (% population) Accès à un meilleur système d’assainissement (% population) Sources : Banque mondiale.6. de la faiblesse du système financier.9 50 90 40 100 2.0 98 88 10.9 4.4%.0 100 17.1 <2 4. principalement le niveau élevé des prêts non performants.17 devraient permettre de fixer les jeunes ruraux dans leur région d’origine grâce à une meilleure articulation de l’artisanat aux innovations technologiques et à la création artistique.2 93.0 95.6. Encadré 4 : Objectifs de développement pour le millénaire : les progrès accomplis 1990 Objectif 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim Population vivant avec moins de 1 dollar par jour (%) Prévalence de la malnutrition chez les enfants (% enfants de moins de 5ans) Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous Taux net de scolarisation dans le primaire Taux d’alphabétisme (15-24 ans) Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes Rapport filles/garçons dans l’enseignement primaire et secondaire (%) Proportion des sièges occupés par les femmes au Parlement national (%) Objectif 4 : Réduire la mortalité des enfants Taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans (pour 1000) Taux de mortalité infantile (pour 1000 naissance vivante) Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle Taux de mortalité maternelle (pour 100.8 85.5 84.6. Les réformes doivent être accélérées et approfondies.2 95.

6. qui pourra être révisé à la hausse lors de la Loi de Finances complémentaire. l’inflation reste maitrisée (3% par an) et la position extérieure s’améliore. Sur la période 2001-2005. et ainsi influencer négativement la balance commerciale et le revenu des ménages.4 Une croissance économique peu créatrice d’emploi : la Tunisie est confrontée à un enjeu majeur.5% par an en moyenne) n’a pas généré suffisamment 15 d’emplois pour résorber sensiblement le 10 Taux de croissance chômage. amélioration du système fiscal pour plus d’efficacité par le renforcement de la TVA. entrainant une pression sur la demande alimentaire et l’approvisionnement des agro-industries.18 2.825 en moyenne par an). Conscient de cette dépendance. la rationalisation des avantages fiscaux et l’élargissement de l’assiette fiscale. L’amélioration de la qualité 2000 manufacturières 42 agriculture et du cadre réglementaire régissant les affaires 0 pêche 2001 2002 2003 2004 2005 et de manière générale de l’environnement des affaires est indispensable. 2. à savoir la réalisation d’une croissance forte et durable entrainant la création d’emplois.7 Des perspectives optimistes : les perspectives économiques à moyen terme de la Tunisie sont optimistes et confirment les bonnes performances enregistrées au cours des trois dernières années. Le nombre de création d’emplois 5 est resté relativement stable sur la période Investissements 0 (67. une certaine atonie de la demande européenne et des recettes de privatisations qui pourraient contribuer à réduire sensiblement l’endettement extérieur de la Tunisie. suppression des autorisations préalables. pourraient affecter la production agricole. des programmes visant à diversifier la production agricole et à renforcer les systèmes d’irrigation permettraient d’atténuer ces risques. 43 Prévisions économiques Tunisie. et autres institutions de recherches (EIU. Industries non notamment le niveau élevé de qualification de 4000 manufacturières Industries la main d’œuvre. Ses perspectives prennent en compte l’impact négatif de la fin des AMF et reposent sur différentes hypothèses dont un prix mondial du baril de 60 dollars US en 2006. Simplification des procédures administratives. avec une contribution de l’investissement privé en deçà des objectifs et un niveau d’investissement sensiblement constant sur la période. La hausse de 2005 Figure 5 : Répartition sectorielle de s’explique par celle des services et dans une l'investissement (en milliers de dinars) moindre mesure des équipements collectifs. le Gouvernement a lancé une étude stratégique sur la gestion des périodes de sécheresse. 20 Taux de chomage relativement soutenue (4.6. Les taux de croissance projetés pour la période 2006-2010 par la Tunisie comme les institutions internationales43 sont de l’ordre de 6% et plus par an. tandis que la (évolution) croissance enregistrait une évolution plus -5 2001 2002 2003 2004 2005 erratique.6. Article IV FMI. 10000 Cette évolution qui confirme la transition Equiements 8000 collectifs économique de la Tunisie en faveur du secteur Services 6000 tertiaire reste modérée au regard de ses atouts. 2.6 Encore une dépendance aux aléas climatiques : les aléas climatiques. 2. comme la période de forte sécheresse en 2001-2002.5 La promotion de l’investissement privé s’essouffle : l’évolution de l’investissement au cours du Xème plan a montré les limites des réformes mises en place. dans un contexte d’augmentation Figure 4 : emplois et croissance (en %) rapide de la population active. D’ores et déjà. IFF) 42 .6. la croissance économique. reflétant celle de l’investissement.

le niveau des investissements privés reste faible. banques des PME.5 en Pologne et 5. 2. Les sociétés non résidentes. la Tunisie a enregistré des améliorations dans la création d’entreprises. Le minimum de capital requis pour démarrer une affaire a été réduit du dixième par rapport à avant. créer une ent rep rise (jo urs) créer une ent rep rise (p ro céd ures) g érer les g érer les p ermis p ermis ad minist rat if s ad minist rat if s (p ro céd ures) (jo urs) d if f icult é d e licenciement d if f icult é d ' emb auche Tunisie Maroc Algérie Egypte 2. on compte 201 entreprises nouvelles à participation étrangère et 239 extensions. la promulgation d'une loi sur la consolidation et d'une loi contre le blanchiment de l'argent et le financement du terrorisme.7. augmentation du taux de traitement électronique des déclarations douanières de 40 à 80%. 46 Réduction de 35 à 30% de l’impôt sur le bénéfice des sociétés. l'amélioration du climat des affaires à travers le renforcement de la transparence et de la prévisibilité du cadre réglementaire et la réforme du système financier. les négociations avec l’UE débutant en 2007. investissement et compétitivité de l’entreprise s’inscrivent comme priorités du XIéme plan. Banque Mondiale) place en termes de compétitivité par le 300 Forum économique mondial de Davos. Ainsi. La Loi de finance 2007 est marquée par de nombreuses mesures en faveur de l’emploi. malgré ces réformes et un dispositif d’appui aux entreprises relativement développé.19 2. Le volontarisme politique continuera de jouer un rôle important dans la réalisation des performances à moyen-terme. le Gouvernement a retenu l’élaboration d’un plan directeur ramenant les délais de dédouanement des marchandises à moins de 24 heures à partir de la date de présentation des déclarations 44 On peut citer entre autres l'approfondissement de l'intégration économique.7. etc.7 Climat des affaires et questions affectant le secteur privé 2.2 Environnement des affaires. 200 Au plan africain. à travers la simplification du système tarifaire (notamment la réduction du nombre de tarifs douaniers (de 54 à 17) et le rapprochement des droits de douanes appliqués aux produits provenant des nations les plus favorisées à ceux en vigueur dans le cadre de l'accord d’association avec l’Union européenne) .1 La Tunisie figure parmi les bons élèves des pays émergents : elle est classée au 80ème rang du rapport de la Banque mondiale Figure 6 : Indicateurs de facilité de réalisation des affaires (Doing business 2007) et à la 30ème (Doing Business 2007. l’Etat a mis en place de nombreux mécanismes (organismes de garanties. et l'amélioration de la supervision bancaire. compte tenu des délais moyens nécessaires pour le dédouanement des marchandises. la simplification des procédures et l’allègement des charges fiscales46. Ces 50 résultats s’expliquent par les 0 nombreuses initiatives en faveur du développement du secteur privé. Le nombre de documents administratifs pour l’export est de 5 et l’enregistrement de la propriété nécessite 5 procédures. dont les effets positifs commencent à se faire sentir45. la facilité de cessation d’activité et l’application légale des contrats. n’ont qu’accès aux crédits de court terme. etc. Les nombreuses mesures et réformes structurelles. mercredis de l’entreprise. la libéralisation des services sera graduelle.6. Les autorités entendent poursuivre et renforcer les efforts engagés en matière d’amélioration de l’environnement des affaires. déjà mises en œuvre en sont une bonne illustration44. Toutefois. les extensions sont plus nombreuses que les créations.8 Une volonté politique affirmée : le Gouvernement a toujours affiché sa détermination à renforcer les fondements d’une croissance solide et durable et permettant de résorber le chômage. augmentation de la restitution du crédit de la TVA de 50 à 100%. signe de confiance dans le pays. notamment l'assainissement des banques de développement. Pour ce qui est de la facilitation de l’accès au crédit des sociétés résidentes. quant à elles. Néanmoins. 250 après avoir occupé la 40ème en 2005. Pour 2006. 45 . estimés à 9 jours pour les importations (contre 3. Au niveau du commerce extérieur. Ainsi. la Tunisie occupe 150 désormais la première place devant 100 l’Afrique du Sud et le Botswana.6 en Turquie) et 5 jours pour les exportations.). Le guichet unique de l’Agence de la promotion des investissements (API) a fortement contribué à ces améliorations.

A cet effet. Ainsi. autour de 6. la poursuite de l’assainissement du secteur financier et sa dynamisation devraient également offrir de nouvelles opportunités. qui se développe rapidement et prend le relais du secteur textile.3 Vers une plus grande libéralisation : l’amélioration du climat des affaires est une condition nécessaire à l’augmentation qualitative et quantitative des investissements privés. La priorité du XIème plan est l’accélération de la croissance économique.3% en 2005 à 10-11% en 2011. la simplification des procédures. le secteur des services.20 douanières qui s’y rapportent. les dispositions en matière de règlementation du travail devront s’adapter aux exigences du nouvel environnement. notamment pour les jeunes diplômés. afin qu’il prenne effectivement le relais du secteur public dans la création de richesses. Les agro-industries. les programmes ont appuyé la mise en œuvre de réformes en matière d’ouverture de l’économie (notamment la réduction des autorisations administratives à l’investissement) et de fiscalité (réduction des taux et régimes d’exception). 2. d’autre part. a été identifié comme secteur stratégique. la productivité des NTIC peut avoir des effets d’entraînement importants. qui s’articulent notamment autour de la qualité des services de télécommunications (contraintes de coûts.1. son ouverture progressive aura un effet positif. 3. sera encouragée et étendue au secteur des IME (industries mécaniques/électriques). 3. PROGRAMME NATIONAL DE DEVELOPPEMENT ET PERSPECTIVES A MOYEN TERME Principaux éléments du programme gouvernemental de développement 3. afin de mieux répondre aux chocs externes et d’accroître les exportations. de la soustraitance à la co-traitance. La réalisation de ces objectifs passe par une diversification de la base économique.3 Le secteur manufacturier reste un pilier de la croissance et l’objectif de ce secteur est d’accroître la valeur ajoutée des produits. En effet. le secteur privé étant très attendu au niveau de la création d’emplois. notamment pour les PME. 48 47 . en tant que gisement d’emplois. d’une part les services ne nécessitent pas d’investissements lourds. III. Enfin. une accélération de la libéralisation des échanges internationaux. la mutation qui s’opère dans le secteur textile.1.1 3.5% par an et la création d’emplois. conjointement avec l’Union européenne et la Banque mondiale appuie depuis 2000 le Gouvernement dans ce sens à travers ses programmes d’appui à la compétitivité48. Pour un meilleur développement de ces secteurs.7.1 Les grandes orientations du XIème plan s’inscrivent dans le renforcement des actions engagées dans le plan précédent et la mise en œuvre du programme électoral 2004-2009. des mesures en faveur d’une plus grande libéralisation sont envisagées. avec pour objectif une réduction sensible du taux de chômage de 14. mais également en développant des activités liées aux services financiers. Sachant que les services ont été identifiés comme principal moteur de la croissance. D’autres actions devront être engagées au cours du plan pour répondre aux préoccupations du secteur privé47. Par ailleurs. qualité et disponibilité). La Banque. enquête auprès des entreprises de l’Institut d’Etudes Quantitatives (IEQ) et étude BAD sur la compétitivité Au titre de l’amélioration de l’environnement des affaires. et en particulier des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). des difficultés de licenciement compte tenu de la rigidité du Code du travail. aussi bien au niveau des secteurs productifs que des exportations et une implication encore plus forte du secteur privé. fiscales et douanières et le renforcement des relations entre l’administration et le secteur privé. et des restrictions frappant la participation majoritaire étrangère au capital. les industries chimiques et biochimiques et autres secteurs industriels non Cf. devraient donner un nouvel élan au secteur privé.1. en contribuant à faciliter l’accès au financement.2 Etant donné que l’élasticité de l’emploi reste faible.

la Tunisie a choisi de développer les entreprises innovantes à travers la mise en place d’un dispositif d’implantation de technopoles et de soutien aux incubateurs et d’encourager la recherche et l’innovation.1. (iii) des programmes de mise à niveau et de modernisation. 60% du PIB Création de 70.21 traditionnels à haute valeur joutée seront développés. Au total neuf Technopoles couvrant les secteurs stratégiques sont opérationnelles ou programmées. (ii) la promotion des exportations . stimuler la . (vi) la réforme du système d’éducation et de formation et (vii) le développement des pôles technologiques. (iv) la mise en place de structures et de fonds d’appui à la création d’entreprise. notamment la suppression des autorisations préalables à l’investissement.5% et Réduction du chômage de 14.4 L’agriculture. le Gouvernement a prévu un ensemble d’instruments et mesures. D’une manière générale. le fonds d’amorçage. sera renforcée en faveur des cultures dont les quotas européens ne sont pas atteints. aménagement du territoire aménagement du territoire Modernisation du Modernisation du Système bancaire et Système bancaire et financier financier Mise àà niveau des Mise niveau des infrastructures infrastructures Amélioration de Amélioration de l l’’ administration administration publique publique Mise àà niveau du Mise niveau du secteur productif secteur productif et des entreprises et des entreprises Aménagement des Aménagement des zones industrielles zones industrielles Services Services financiers Tourisme& loisirs Agriculture et pêche Textiles Industries manufacturières NTIC & Pôles technologiques 3. qui visent également à promouvoir le développement régional équilibré . à savoir : (i) une plus grande libéralisation. ou de nouvelles cultures.1. le fonds de garantie SOTUGAR. son insertion dans la zone de libre échange prévue avec l’Union européenne et la modernisation de son industrie. une réforme de la réglementation du travail. 3. notamment au travers de la recherche de partenariat. la recherche et la production. favoriser l’incubation et la création d’entreprises innovantes par la valorisation des résultats de recherches. la rationalisation du système des incitations. comme le fonds de promotion du développement industriel (FOPRODI). la banque de financement des PME (BFPME). dans le sens d’une flexibilité accrue à la sortie tout en préservant le filet social . protection de env.6 Dans le cadre de l’ouverture de son économie sur le monde. en particulier l’huile d’olive. dont la part dans le PIB est stabilisée autour de 12% du PIB.3% à 11% Expansion du Marché des exportations Part du secteur Privé dans les inv. dans l’industrie et le tourisme .1. des technopoles ou toutes autres initiatives privées. comme la bio-culture. l’essaimage. (v) des incitations fiscales et financières.5 Pour appuyer le développement de ces secteurs et plus précisément le développement de l’entreprise privée. Encadré 5 : Principaux éléments du programme gouvernemental et des résultats attendus BUTS : Croissance 6 – 6.000 entreprises Convertibilité Totale du Dinar Maintien du Marché de l ’ UE 80% exportations PILIERS PILIERS Pilier 1: Renforcement Pilier 1: Renforcement politique macroéconomique politique macroéconomique et Accélération des réformes et Accélération des réformes structurelles structurelles Pilier 2: Modernisation Pilier 2: Modernisation des Infrastructures et des Infrastructures et renforcement du secteur renforcement du secteur Productif Productif Pilier 3: Développement Pilier 3: Développement équitable des ressources équitable des ressources Humaines et des régions Humaines et des régions Pilier 4: Développement Pilier 4: Développement durable durable Amélioration de Amélioration de l l’’ environnement environnement des affaires des affaires Technologie Technologie de la communication de la communication Valorisation des Valorisation des ressources humaine et ressources humaine et Amélioration des Amélioration des conditions de vie conditions de vie Stimulation de la Stimulation de la créativité et de créativité et de l l’’ innovation innovation Amélioration de la Amélioration de la compétitivité des compétitivité des régions et développement régions et développement des municipalités des municipalités Ma îtrise de l l’’ énergie Ma îtrise de énergie protection de l l’’ env. ces pôles technologiques visent à établir un lien entre la formation. 3.

000 m² de capteurs solaires actuellement à 500. un effort particulier sera fait sur la promotion du gaz naturel au travers de l’exploration/exploitation et la maîtrise de l’énergie. L’objectif consiste à atteindre les 500. les contrats-programmes et la consultation préalable dans les entreprises bénéficieront de primes d’environ 20% du coût global de chaque opération. . Ce système de la maîtrise de l’énergie sera alimenté par une taxe sur les voitures au niveau du premier enregistrement et sur les climatiseurs. 3. sachant que le maintien des grands équilibres.2. compte tenu de l’évolution de la demande et du niveau d’éducation (100. La subvention consiste de 140 TND pour le raccordement de gaz naturel.7 Dans ce contexte d’accélération de la croissance par le secteur privé. l’assainissement du secteur et à terme la convertibilité du dinar.000 m² en 209. 3. les avancées économiques doivent s’accompagner d’une amélioration des conditions de vie des citoyens. sont des cibles spécifiques et indispensables.000 abonnés à l’horizon 2009. Les actions directes envers les simples usagers.9 Le rôle de l’administration centrale.1.1. mais également de l’évolution des prix du pétrole. la Tunisie est importateur net. améliorer la capacité compétitive de l’industrie national et favoriser l’investissement étranger en Tunisie.2 Evaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du programme 3. mettant ainsi l’accent sur les actions et domaines d’intervention prioritaires.1.10 Enfin. une réduction de l’endettement extérieur et une inflation contrôlée.000 diplômés à partir de 2009).000 ménages bénéficient d’un système photovoltaïque autonome. pour que le taux de pénétration du gaz augmente sensiblement (+10. Les femmes seront un élément clé de cette dynamique et au-delà des avancées reconnues. et compte tenu des préoccupations environnementales de la Tunisie. notamment sur le plan législatif.000 nouveaux abonnés ont été enregistrés. à travers un revenu plus élevé mais également un accès renforcé aux soins de santé et aux services éducatifs et une meilleure qualité de vie. Encadré 6 : La stratégie énergétique nationale Elle s’articule autour de trois axes : 1) La substitution des hydrocarbures par le gaz naturel. 3) La promotion des énergies renouvelables. Toutefois. d’ici à 2009. 3. 2) Le renforcement de la maîtrise de l’énergie. seuls les secteurs de l’éducation et de la santé verront leur effectif s’accroître.1. le secteur financier apparaît comme un élément clé du Plan. la capacité de production sera de 200 MW. un accent particulier sera mis sur leur participation active dans tous les domaines sociétaux. comme les entreprises seront renforcées. Le chauffage de l’eau par énergie solaire bénéficiera d’une prime de 20% du coût des capteurs solaires. Pour l’énergie éolienne. avec un déficit budgétaire n’excédant pas 3%. notamment les instances de décision. 3. soit un vaste programme d’accélération des réformes structurelles. avec comme objectif l’amélioration de l’accès au financement. tout en préservant les grands équilibres financiers intérieurs et extérieurs. 11. A ce titre. dans la mise en œuvre de ce plan s’avère également fondamental et s’inscrit dans un contexte de désengagement de l’Etat des secteurs productifs (ouverture du capital de Tunisie télécoms en 2006) et de stabilisation des effectifs.8 Les instruments et actions mis en œuvre par le Gouvernement s’inscrivent dans un contexte d’amélioration de l’environnement des affaires. renforcées et complétées. il révèle certains résultats insuffisants au regard des prévisions.22 création de l’emploi notamment pour les diplômés de l’enseignement supérieur. 3. L’audit énergétique. Les mesures mises en œuvre au cours des plans précédents seront poursuivies.000 abonnés par an) et que les entreprises investissent dans la co-génération électrique. Il est prévu de passer de 125. En 2005 40.1 Le bilan du Xème Plan met en exergue l’affermissement des principaux indicateurs d’activité et l’amélioration des résultats en termes de croissance et de maîtrise de l’emploi. 65 stations de pompage fonctionnent à l’énergie solaire.

50 dont un grand nombre ont tout de même été supprimées en fin de période ou remplacées par des cahiers de charge. Le rythme de la croissance économique reste donc insuffisant et ne permet pas d’absorber l’offre de travail.5%. à savoir une main d’œuvre de plus en plus diplômée et comptant plus de femmes.1% en 2004 et 2003. Les mesures en faveur de l’amélioration du climat des affaires devront donc être accélérées et renforcées (cf. qui vise à son tour à accélérer la croissance et réduire le chômage en encourageant le secteur privé. Le programme de mise à niveau de l’industrie.6% prévus. notamment les autorisations administratives à l’investissement50. pour s’établir à 2. 3. et de manière générale du secteur productif. 51 Etude Banque mondiale sur l’investissement privé en Tunisie comparativement à cinq pays comparables à croissance rapide. augmentation des cours du pétrole). comme les femmes non diplômées du secteur textile.3% en 2005. En outre. conformément aux recommandations du PAC III.5 Les enseignements du Xème Plan ont été pris en considération dans l’élaboration du XIème Plan. la structure des demandeurs d’emplois a évolué.5% du PIB. avec des taux négatifs enregistrés en 2002 et 2003. les mutations au niveau de l’environnement économique sont bien prises en compte (Accord avec l’union européenne. En termes d’emplois.3) car la Tunisie accuse un déficit d’investissement privé51. la part des exportations dans le PIB s’est élevée à 45.2.3% prévu et d’une manière générale au rythme plus faible de la croissance des exportations en volume. contre 47% fixé dans le plan.3 La compétitivité : au niveau des échanges extérieurs.2.4 de l’étude : « la compétitivité de l’économie tunisienne et les interventions de la Banque ». en raison de la subsistance de goulots d’étranglement. Cet écart entre les réalisations et les prévisions s’explique en partie par celui des exportations de textile et cuirs. 52 cf.§2.2. 3. dont les perspectives dans la nouvelle économie du savoir sont limitées. OMC.8%.2 L’investissement : le niveau de la croissance du volume des investissements est resté en deçà des prévisions du Xème plan (à hauteur de 7%).2. atteignant environ 5% en 2005. Notamment report des projets suite au 11 septembre 2001 et attentisme par rapport aux accords d’association (crainte 2008 : passage d’une économie protégée au libre échange). Par ailleurs. Les investissements directs étrangers (IDE) ont atteint 485 millions de dinars en 2005 et représentent 2. avec l’arrivée sur le marché du travail de plus en plus de femmes et d’une main d’œuvre de plus en plus diplômée.7% contre 7.000 emplois et n’a pas permis d’influencer sensiblement le taux de chômage qui s’établit à 14. compte tenu de l’évolution structurelle du tissu industriel.4 L’emploi : le nombre de création d’emplois au cours de la période est estimé à 282. de recours au NTIC et de gain de nouvelles part de marché52. Les résultats positifs enregistrés ne doivent cependant pas occulter les améliorations nécessaires qui relèvent d’une part de l’environnement compétitif international et d’autre part du fonctionnement du programme lui-même. Banque Africaine de Développement. dont la croissance annuelle moyenne s’établit à 2. Ce faible taux reflète l’évolution en dents de scie de l’investissement. 49 . une attention particulière devra être portée à certains groupes cibles. notamment en matière d’emplois. comparé à 2. en dépit d’un généreux système d’incitions et d’actions ciblées pour les activités d’exportation et l’implantation d’entreprises off shore.8% en moyenne par an sur la période 2002-2005. La part des investissements privés dans les investissements totaux s’élève à 55% contre un objectif de 56. 3. lancé en 1996 pour accompagner la création de la zone de libre échange entre la Tunisie et l’UE a porté sur 2. dont la croissance a été limitée à 3% contre 7.23 3. chapitre 3. 2006.300 entreprises et rencontré des succès.7. liés à la situation globale49 puis positifs depuis 2004. le plan prend bien en compte les changements structurels de la main d’œuvre. En termes de croissance.

déchets solides). Cette liste n'est pas exhaustive. ou encore l’Asie.2. 3. etc. La gestion macroéconomique est satisfaisante et les capacités en matière de gestion de projets sont reconnues. projet de développement rural et appui au secteur de l’eau). L’étude de la Banque sur la compétitivité indique que l’amélioration de cette dernière.3. amélioration des conditions de vie. AFD : mise à niveau des entreprises et le renforcement de la compétitivité (appui à la restructuration financière des entreprises et formation professionnelle) et l’amélioration des conditions de vie des populations (projet de développement urbain.6 Rester compétitif en dépit de l’ouverture aux marchés européens : le premier défi concerne la compétitivité de l’économie. Dans cette optique. développement municipal. la Banque européenne d’investissement. transports. JBIC et JICA : électricité. le système éducatif est appelé à contribuer davantage à préparer les sortants de ce système à mieux s’intégrer dans la vie professionnelle. gestion des ressources naturelles et de l’eau. appui aux PME (lignes de crédit ou appui direct cimenterie et aciérie) et tourisme.1 Les principaux objectifs stratégiques du XIème Plan bénéficient d’un large consensus de la communauté des partenaires au développement. Union européenne : réforme et modernisation du système judiciaire. au delà de l’approfondissement des réformes en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires. la mise en place d’une infrastructure technologique appropriée et le développement des actions de partenariat.7 Développer l’esprit d’entreprise : le deuxième défi repose sur la capacité du système éducatif à former des jeunes dont l’ambition professionnelle serait de travailler à son compte. transports. nécessite une attention particulière à la recherche développement pour la création de nouveaux produits. gestion des ressources naturelles. Les principaux domaines d’intervention sont : Banque mondiale : appui aux réformes (compétitivité. amélioration de l’employabilité des jeunes. malgré les acquis réalisés à travers les réformes mises en œuvre au cours de la période du plan précédent. notamment dans la fonction publique. développement municipal. 3. ainsi que le renforcement de l’intégration régionale. Un rapprochement des sphères éducatives et réelles s’inscrit dans cette tendance. développement du secteur privé.). gestion des ressources naturelles et environnement. notamment pour le secteur textile.24 3. PNUD/FNUAP : santé (programme visant à renforcer les centres régionaux d’hygiène et de procréation gérés par l’Office Nationale de la Famille et de la Population). Par ailleurs. de sa compétitivité et de sa notation par les agences internationales. Encadré 7 : interventions des bailleurs de fonds par secteur Outre la Banque africaine de développement. formation. périmètres irrigués et ouvrages d’adduction). modernisation industrielle. que ce soit avec les pays de l’Europe de l’Est. La qualité de la coopération résulte largement de la capacité d'assimilation de la Tunisie. Le secteur productif reste très encadré par l’Etat. accompagnement de l’accord d’association et des accords régionaux. société de l’information. allemande ou encore japonaise.2. agriculture (services d’appui et développement Nord Ouest). BEI : infrastructures (énergie.). secteur financier. gestion de la dette publique. On assiste par ailleurs à une coopération croissante des bailleurs de fonds sur les stratégies d'assistance et à une harmonisation des procédures en vue de minimiser le coût à la charge de l'emprunteur et d'assurer un plus grand effet de levier. Interviennent également des bailleurs de fonds bilatéraux dans le cadre de la coopération française. BID : agriculture (infrastructures. certaines protections et rigidités subsistent. tourisme. après une longue habitude de salariat. eau et assainissement. qui s’est traduit par un soutien massif et constant au cours des dernières années. en particulier sa capacité à s’adapter à l’ouverture des marchés européens dès le 1er janvier 2008. FADES : eau (barrages. etc. eau et autres infrastructures KfW et GTZ : environnement .3 Cadre de partenariat 3. la Banque mondiale. microcrédit. alimentation en eau. enseignement supérieur te santé (programme d’appui à la réforme du système d’assurance-maladie). la concurrence s’intensifie. En effet. le Fonds arabe de développement économique et social ou la Banque islamique de développement interviennent en Tunisie.

depuis 1999. la dynamisation du secteur privé et le maintien du cadre macroéconomique solide. deux grands pays pétroliers voisins . Dans ce contexte. les autorités tunisiennes ont élaboré le XIème Plan qui prolonge et approfondit les actions initiées au cours de la période 2002-2006. de trois programmes de réformes économiques et financières dans le cadre de la transformation de l’économie tunisienne en une économie plus ouverte et plus compétitive. la gestion de ces risques implique un suivi régulier. L’incertitude face aux évolutions du marché international exige une stratégie et une gestion budgétaire flexible. car dépendant en grande partie de facteurs exogènes. Les mesures adoptées au travers de la Loi de finance 2007 y répondent en partie. 3.2). L’objectif visé est la consolidation des acquis des deux phases précédentes pour faire face à trois enjeux majeurs. chapitre 2).1 Fort du bilan du Plan de développement précédent (cf. IV. 3. à savoir réaliser une croissance forte et durable pour créer de l’emploi et (ii) social. pour un montant de 117 millions d’euros. mais également à la politique de répercussion de la hausse des cours mondiaux dans les prix.25 3.1. au-delà de la volonté politique forte. également avec la Banque mondiale. avec l’UE et la Banque mondiale. Cette coopération s’est traduite par le cofinancement. Le cofinancement de la quatrième phase est envisagé pour la période 2007-2008.1 Les principaux enjeux auxquels est confrontée la Tunisie sont d’ordres (i) économique.3. la Banque a cofinancé. Avec la poursuite actuelle de la hausse du prix du pétrole sur les marchés mondiaux.1). Fonds européen d'investissement et Banque européenne d'investissement) s’est accru. 53 Due notamment à la situation géographique. Commission européenne.4. 3. garantir la cohésion et la paix sociale. est l’accélération de la croissance économique en vue de la résorption du chômage (cf.4 Enjeux et risques 3. les objectifs en matière d’IDE ne pourront être atteints que grâce à une mise en œuvre rapide et profonde de certaines réformes. 3. L’objectif du XIème plan. Le XIème Plan quinquennal de développement économique et social a bien analysé ces enjeux et vise à y faire face à travers l’adoption de mesures spécifiques. la troisième phase du programme d’appui à la compétitivité (PAC III) de l’économie tunisienne. 4. Toutefois. Ainsi. Cette évolution est due aux efforts menés en matière de maitrise et d’économie d’énergie. depuis la signature par la Tunisie de l’accord d’association.1 STRATEGIE D’AIDE DU GROUPE DE LA BANQUE Contexte du pays et sélectivité stratégique 4. en 2005.3 L’impact de la hausse des prix du pétrole sur l’économie tunisienne a été jusqu’ici absorbé et n’a pas entrainé de dérapages budgétaire et extérieur. malgré les mesures gouvernementales visant à améliorer les recettes et à maîtriser les dépenses.4. le solde primaire pourrait se détériorer en 2006. notamment en matière de transparence et d’ouverture. la Banque a renforcé la coordination de son assistance avec l’Union européenne.2 Face à la concurrence internationale en matière d’Investissements directs étrangers (IDE)53. le renforcement du secteur financier. qui a été élaboré puis discuté au niveau régional et national.2 Par ailleurs. 3. le rôle des institutions européennes en Tunisie (MEDA.4. en tenant compte à la fois des faiblesses et insuffisances relevées dans l’exécution du Xème Plan et des changements structurels opérés dans la société tunisienne (cf. qu’il s’agisse notamment de la persistance de faibles investissements directs étrangers ou de la hausse continue des prix du pétrole.

De manière plus spécifique.41 en 2003).2 Gestion du portefeuille et enseignements tirés du DSP antérieur 4.86. pour un montant de 49.2.2 Le XI Plan constitue le cadre de coopération entre la Tunisie et ses partenaires de développement pour les cinq années à venir. le montant s’élève à 877 millions d’UC avec un taux de décaissement de 45. acquisition de biens et services. Enfin. A ce titre la stratégie de la Banque en Tunisie pour la période 2007-2011 y est étroitement liée et les choix stratégiques découlent des objectifs du millénaire. au travers d’études préalables.3). Les lignes de crédit ont évaluée selon les critères : conditions de prêt.2. la Banque mettra pleinement à profit ses atouts dans les domaines d’intervention où elle dispose d’une expérience et d’une expertise de longue date et où elle a fait montre de sa capacité à accompagner le Gouvernement dans ses efforts de développement.26 4.2 Enseignements tirés : Les rapports d’achèvement des projets comme les rapports de supervision mettent l’accent sur les bons résultats en matière de consolidation du cadre macroéconomique et de mise à disposition d’infrastructures économiques et sociales.7% Multisecteur 17. qui méritent d’être encore consolidées. entre 2.2.2. 4. et par la tenue de séminaires à l’endroit des nouvelles agences d’exécution dans l’application des règles de procédure de la Banque en matière de décaissement et d’acquisition. notamment en raison de la présence de la Banque à Tunis.400 millions d’UC. Le taux de décaissement global est de 80%. Les interventions dans le secteur privé restent modestes. ainsi que deux études sur fonds MIC.1 Performance du portefeuille : le Groupe de la Banque a financé 92 opérations sur fonds guichet BAD en Tunisie. les programmes de réformes économiques et d’appui à la compétitivité sont un instrument de dialogue privilégié avec les autorités et offrent une opportunité d’intervention lors de la détermination des grandes orientations stratégiques du pays. Ils ont à la fois amélioré l’environnement des affaires et les conditions de vie des citoyens.9% Equipement collectif 6. Les projets d’infrastructures ont quant à eux contribué à l’augmentation significative des taux d’électrification et à l’amélioration du réseau routier et ferroviaire.8% Finances 27.8% Répartition sectorielle du portefeuille global Agriculture 9. combinant des projets en fin d’exécution et de nouveaux projets.2 et 4.5% Industrie 5. performance financière. L’âge moyen du portefeuille est de 3. Le dernier rapport de revue de portefeuille effectué en 2005 indique que la performance du portefeuille est satisfaisante (note d’évaluation globale de 2.5% Industrie 3. Pour les opérations en cours. soit 1.1. ème 4.6% Transport 37.5% Social 5. 3.53 sur 3) et s’améliore (contre 2. dont 78 sont achevées et 14 en cours d’exécution. La performance par secteur54 est homogène. à travers le site web. En effet.4 et 2. à savoir trois lignes de crédit.7.1) et de l’état de la mise en œuvre des stratégies antérieures de la Banque en Tunisie (cf. Figure 7 : situation du portefeuille de la Banque en Tunisie au 31 décembre 2006 Répartition sectorielle des opéraions en cours Multisecteur 11. de ce nouveau plan (cf.3% Equipement collectif 7.1.5% Finances 40. pour un montant net d’annulations de 3. la Tunisie a été retenue pour tester un système d’accès direct des gestionnaires de projet à la situation financière de leurs projets.8% Transport 15.86 millions d’UC.5% du portefeuille. mise en œuvre des activités et réalisations 54 .8% Agriculture 6. Cette performance sera également renforcée par l’approfondissement des préparation/évaluation des projets.9%.2% Social 3.9% 4.

Le troisième pilier sera apprécié à travers le dynamisme des technopoles. comme dans le secteur touristique. Pour le premier pilier. comme de la contribution positive de la Banque à ces résultats. le XIème Plan de la Tunisie et la stratégie d’intervention retenue par la Banque sur la période 2007-2011. Enfin. conformément aux Principes de la Déclaration de Paris. leur impact sur le fonctionnement du secteur financier est moins marqué. En conséquence. figure 8) met en évidence les liens entre les ODM. Les interventions de la Banque se feront dans le cadre de la complémentarité avec les autres partenaires au développement. 4. . (iii) la valorisation des ressources humaines : 1 programme d’appui à l’enseignement secondaire (PAES II) et (iv) le renforcement des secteurs productifs et le développement du secteur privé : 1 programme de renforcement des capacités de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) en matière de protection d’environnement et d’extraction minière de phosphate. elle repose sur l’amélioration de la compétitivité. Eu égard à sa situation géographique. et devra donc faire l’objet d’une attention particulière. 1 programme de développement agricole intégré et 6 lignes de crédit. dont trois au travers du guichet secteur privé. la forte implication de la contrepartie tunisienne. Toutefois.3 Ancrer la stratégie au XIème Plan quinquennal de la Tunisie (2007-2011) : sur la période 2002-2006. à savoir (i) le renforcement de la compétitivité : PACIII. dont les réalisations sont visibles. en termes d’innovation et de création d’emplois. la stratégie d’assistance de la Banque vise à soutenir les efforts du Gouvernement et à contribuer à la réalisation des objectifs du XIème Plan. la Banque tentera de jouer un rôle plus important dans le domaine de l’harmonisation et de la coopération. notamment par l’adjonction de projets d’assistance technique aux banques (cf. (ii) le renforcement des infrastructures économiques : 1 projet de route. renforce l’efficacité et la pérennisation des interventions de la Banque. qui s’inscrivent dans le prolongement et le renforcement du Plan précédent. Le schéma de la chaine des flux des résultats (cf.2. l’évolution du taux de croissance économique. 4. planifié au niveau national ou du Département concerné. On retiendra la qualité et le coût des services liés aux infrastructures et l’évolution du secteur productif pour le second pilier. qui mettent en évidence la cohérence entre la stratégie de la Banque et ses interventions. (ii) la modernisation des infrastructures et le renforcement du système de production et (iii) la consolidation du capital humain. étude de la Banque sur les lignes de crédit en Tunisie).3 Cadre de résultats du DSP 4. tout en préservant et renforçant les acquis sociaux et l’environnement.2 L’appréciation des résultats s’effectuera à travers des indicateurs quantitatifs et qualitatifs. 4. la Banque a approuvé 13 projets.3. Les trois principaux piliers de cette stratégie sont (i) le renforcement des politiques macroéconomiques et l’accélération des réformes structurelles.1 La stratégie d’assistance de la Banque à la Tunisie vise à consolider les résultats de la Tunisie et à la préparer aux défis futurs. 1 de chemin de fer et 1 d’électricité. Compte tenu des résultats encourageants obtenus par le pays dans la mise en œuvre du Xème plan.3. Elles ont également permis au secteur bancaire de répondre de manière appropriée à la forte demande de financement qui a accompagné la réalisation des investissements privés.27 quant à elles fourni un important soutien financier au secteur privé. depuis l’élaboration du projet. jusqu’à sa mise en œuvre et son achèvement. des soldes internes et externes et de l’investissement privé seront retenus.

3.2.4.13) Assainissement du s yst ème Banc aire (2. 2.28 Figure 8 : Schéma de la chaine des flux de résultats Accélération de la croissance et réduction du chômage (cf. 11 et 2.3.1) Améliorer la compétitivité de l’économie (cf.3.2.4.2) Soutien au développement régional (2.3.4.3.4) Amélioration de la réponse aux aléas cli matiques (2.15 et 2.13 14) Développement du marché des capitaux et des Assuranc es (2. 7) Amélioration de la qualité des infrastruct ures (2.6) Préserver et renforcer les acquis sociaux et l’environnement (cf.5) Pilier 1 : Renforcement des politiques Macroéconomiques et accélération des réformes structurelles Pilier 2 : Modernisation des infrastructures et renforcement du secteur productif Pilier 3 : Consolidation du capital humain Amélioration de l’environnement des affaires (2.3.3.1 et 2.5.17) Renforc ement de l’adéquation Formati on emploi (2. 16) Modernisation de L’administration Publique (2. 3. 3) Transpar ence accrue (2.6) Gestion rationnelle des Ressources Naturelles (2. 1.4.16 à 19 et 2.3.7.4.4.20) Développement de l’es prit d’entreprise (2. 12) Réducti on des Coûts (2.3.3 et 2. 2.2) Diversificati on et renforcement du s ecteur Industriel (2.6. 11 et 2. 3.9) Maitrise du déficit Budgét aire (2.7. 3) Promotion de L’intégration Régionale (2.3.3.2.3.8. 8) Modernisation du secteur financier (2.3.6. 12 ) Amélioration de la compétiti vit é de l’agriculture (2.5) Libéralisation de l’économie ( 2. 2. 3.5) .6.1 et 3.4) Réducti on des poches de pauvr eté (2.6) Réducti on du Fardeau de la Dette (2.

La mise en œuvre d’une budgétisation par objectif (au stade pilote pour la santé. trois piliers ont été sélectionnés. troisième objectif stratégique. au regard de leur pertinence en matière de contribution aux ODM. Compte tenu des discussions avec les autres bailleurs de A l’issue des travaux de l’atelier sur la compétitivité de l’économie tunisienne. il a été vivement recommandé à la Banque de poursuivre et renforcer son soutien à la compétitivité tunisienne.4. organisé le 28 novembre 2006 à Tunis par le Département ORNA de la Banque.1 Comme indiqué au paragraphe 4. priorité du Gouvernement mais également de la Banque. 4. Il s’inscrit dans le soutien aux efforts de réformes structurelles entrepris par le Gouvernement depuis les années 1990 et dans l’approfondissement des actions déjà engagées par la Banque. et l’entrée en vigueur dès le début de 2008 de l’Accord UE impose l’accélération des réformes et la poursuite du désengagement de l’Etat des activités de production. par exemple par voie d’assistance technique. la dynamisation du marché des capitaux et le renforcement du secteur des assurances. qui entend poursuivre son appui à la réalisation de projets d’infrastructures et intensifier ses actions en faveur du développement du secteur privé. La valorisation des ressources humaines a toujours été une priorité du Gouvernement et la Banque l’a soutenu à travers ses interventions dans le système éducatif et de santé. s’effectuera principalement par le biais des programmes d’appui à la compétitivité. afin de promouvoir les investissements et de renforcer le secteur privé. l’instauration de glissements annuels dans le suivi des Plans et autres initiatives en cours montrent la volonté du Gouvernement d’optimiser le rôle de l’administration. Compte tenu de l’étroitesse du marché tunisien. pour en tirer le plus grand bénéfice. Un important volet des programmes d’appui à la compétitivité répond aux préoccupations relatives à l’assainissement du secteur financier. l’amélioration de l’efficacité de l’intermédiation financière dans le secteur bancaire. à savoir six programmes de réformes.3. Il convient désormais de renforcer les passerelles entre le monde éducatif et le monde du travail pour assurer une plus grande adéquation formation/emploi et contribuer ainsi à la réduction du chômage.4 Piliers et centres d’intérêt du DSP 4. dont les résultats sont satisfaisants et qui méritent approfondissement.1. Le troisième pilier s’intéresse à la consolidation du capital humain. Le deuxième pilier se concentre sur la modernisation des infrastructures et le renforcement du secteur productif. l’investissement et la croissance sont tributaires d’une amélioration de la compétitivité et d’une intégration renforcée au marché mondial55. L’appui aux réformes économiques notamment la consolidation du cadre macroéconomique. ainsi que la maitrise des dépenses budgétaires.2 Pilier 1 : Renforcement des politiques macroéconomiques et accélération des réformes. secteur appelé à accroître sa contribution au financement de l’économie et à renforcer sa capacité de réponse à la demande de financement de l’investissement privé. s’avère importante pour la mise en œuvre et l’accélération des réformes. aux objectifs de long terme de la Tunisie et à la valeur ajoutée de la Banque (cf. l’amélioration de la prévisibilité et la transparence du cadre réglementaire. compte tenu de la nécessité d’améliorer la compétitivité de l’économie pour atteindre les objectifs ambitieux de croissance et d’emplois. 4.3 Le premier objectif stratégique est l’amélioration de l’environnement des affaires. 55 .4. Le premier concerne le renforcement des politiques macroéconomiques et l’accélération des réformes.29 4. l’éducation et l’agriculture).4. Enfin. Annexe 2). L’approche prudente et graduelle suivie jusqu’ici par les autorités semble avoir atteint ses limites. Il participe à la création de richesses et l’accélération de la croissance économique. principal moteur de croissance et de création d’emplois. l’amélioration de l’administration publique. Le second objectif stratégique est la modernisation du secteur financier. notamment une réduction sensible du niveau des prêts non performants. D’autres interventions plus ciblées seront nécessaires.

mais également par les autres instruments disponibles à la Banque que sont les participations et les garanties. L’expérience positive de la Banque en matière de développement agricole intégré participe de ce choix. 57 Les études économiques menées par la Banque ont été très appréciées par les autorités tunisiennes. permettant ainsi de réduire les externalités des entreprises tout en développant des activités nouvelles de services. des interventions ciblées permettraient d’appuyer le Gouvernement dans ses efforts visant la modernisation de l’administration publique. notamment à travers la promotion et la mise en œuvre de partenariats public/privé. sera un axe important de nos interventions. La Tunisie a déjà enregistré d’impressionnants résultats en matière de réduction de la pauvreté. Les efforts en matière d’équilibre régional ont également permis d’assurer un développement minimal sur l’ensemble du territoire. lui offre un avantage comparatif en matière de connaissance du secteur privé tunisien.4. des transports et des télécommunications. les infrastructures revêtent un caractère stratégique pour atteindre les objectifs d’accélération de croissance économique et d’amélioration du bien-être des populations tunisiennes.6 Pilier 3 : Consolidation du capital humain. L’ouverture de l’économie tunisienne vers l’extérieur nécessite la mise en place d’infrastructures de qualité. Cette ouverture de l’économie devra également s’accompagner d’une diversification et d’un renforcement de la base productive. où un programme d’appui à la réforme administrative a été approuvé en décembre 2004 (PARAP) et une seconde phase (PARAP II) en juillet 2006. 4. 4.30 fonds et de l’expérience de la Banque en matière de réforme de l’administration publique56. 58 Basé sur les conclusions de (i) l’étude économique et sectorielle de la Banque sur l’impact des lignes de crédit aux institutions financières tunisiennes et (ii) l’étude de la Banque sur les lignes de crédit. Face à la forte concurrence internationale et à l’ouverture Notamment au Maroc. dans un souci de gestion rationnelle des ressources naturelles. Enfin. compte tenu des conditions de travail et de compétitivité. Dans ce contexte. protection de la forêt) seront renforcées. Le soutien de la Banque aux PME s’effectuera par le biais des lignes de crédit auprès des institutions de financement locales.4. Le développement du secteur privé repose sur la création d’un tissu d’entreprises concurrentielles et dynamiques. du fait de la relocalisation temporaire de la Banque à Tunis. quant à lui. La proximité géographique. La réalisation de projets d’infrastructures (création/réhabilitation). pour jouer pleinement son rôle de conseiller du Gouvernement. dont les résultats par le passé ont été positifs58. la Banque devra mettre un accent particulier sur la conduite de travaux analytiques ciblés57. c’est un énorme potentiel pour la création d’emplois productifs et un moyen de mettre la technologie au service du développement. Le deuxième objectif stratégique de renforcement du secteur productif se concentre les PME. ont recommandé de renforcer la réalisation de travaux analytiques.4. qui. Le guichet du secteur privé sera un acteur central. faisant reculer l’incidence globale de 40% en 1970 à 4% en 2005 et de développement humain (éducation et santé). 56 . l’agriculture et la gestion des ressources naturelles. Les actions de la Banque en matière d’amélioration de la productivité agricole et de gestion des ressources naturelles (eau. pays de la sous-région.4 Pilier 2 : Modernisation des infrastructures et renforcement du secteur productif. en donnant l’accès aux marchés mondiaux. conservation des eaux et des sols. présente encore des faiblesses et s’avère particulièrement exposé à l’ouverture des marchés.5 Le premier objectif stratégique est la modernisation des infrastructures. à travers la poursuite du dialogue sur les politiques économiques et sur les questions de stratégie. D’autre part. Le secteur agricole. 4. lors des restitutions. dans le domaine des équipements collectifs. Elle vise à la fois à développer les opportunités de création de richesses dans les secteurs des infrastructures et à fournir aux autres secteurs des commodités performantes et au meilleur coût. D’une part elles permettent de promouvoir les échanges. mais également protection et aménagement des bassins versants.

Cette zone permettra d’accroitre les échanges intra-régionaux et offrira à la Tunisie. en combinant la création d’emplois et de richesses au développement régional a été retenu par la Tunisie. de nouvelles opportunités. la recherche et la production . conjointement avec la Secrétariat du CEN-SAD.7 Les secteurs prioritaires d’intervention. une réunion de validation les 28 et 29 avril 2006 à Tunis regroupant une cinquantaine de représentants de 13 pays de la CEN-SAD.5. (iii) stimuler la création de l’emploi notamment pour les diplômés de l’enseignement supérieur . Le développement des technopoles. qui contribue à l’approfondissement de cette stratégie à travers la réalisation (sur fonds PRI) d’une étude sur la technopole de Sidi Thabet. regroupés autour des trois piliers précédemment décrits. dans un souci de sélectivité. la Banque pourrait apporter sa contribution à la réalisation du projet de gazoduc Libye-Tunisie. et (v) favoriser l’investissement étranger en Tunisie.5 Dimensions régionales de l’aide du Groupe de la Banque 4.3% en 2005) et le développement régional équilibré (certaines zones restent plus défavorisées que d’autres) constituent désormais deux piliers de la consolidation du développement à long terme.31 des marchés. En effet. Les conclusions de cette étude.4. La Banque a réalisé l’étude et organisé. la Banque favorisera les partenariats avec les organismes de recherche étrangers. compte poursuivre et approfondir son soutien dans ce domaine. . la modernisation des infrastructures et la gestion des ressources en eau.1 Conformément à sa mission d’appui à l’intégration régionale. seront autant d’éléments nécessaires au montage définitif et à la mise en œuvre du projet de technopole. notamment à propos du profil de gouvernance. la Banque continuera d’apporter son soutien à la CEN-SAD dans la mise en place d’une zone de libre échange entre les pays membres59. visant à déterminer la faisabilité et l’impact socio-environnemental de la Technopole de Sidi Thabet. 4. Dans ce cadre. et dans le cadre de son appui aux réalisations multinationales. qui est membre de cette communauté. qui auront été retenues d’un commun accord avec les autorités tunisiennes seront précisées. 4. répondent aux défis de la Tunisie et se basent sur l’expérience de la Banque dans les différents secteurs. Toutefois.5. Cette période sera également mise à profit pour approfondir les consultations avec les autorités et poursuivre le dialogue. le cadre de résultats sera actualisé et enrichi. La Banque. les deux premières années se concentreront sur l’appui à la compétitivité et le financement du secteur privé. la CEN-SAD a sollicité l’assistance technique et financière de la Banque pour la réalisation de l’étude sur la mise en place d’une zone de libre échange entre les pays membres de la CEN-SAD. 4. Elle pourra également soutenir le projet maghrébin de réforme des marchés publics et toute étude relative au renforcement de l’intégration. 59 En 2004. les technopoles sont des espaces intégrés spécialisés dans des secteurs déterminés à partir des spécificités des différentes régions du pays et qui visent à réaliser les objectifs suivants : (i) établir le lien entre la formation.2 Au niveau sous-régional. et les interventions. (iv) améliorer la capacité compétitive de l’industrie nationale. mais également avec le secteur privé. (ii) favoriser l’incubation et la création d’entreprises innovantes par la valorisation des résultats de la recherche . A la faveur de la revue à mi-parcours du DSP en 2009. aussi bien au niveau de la réalisation de la Technopole que de son animation. la réduction du taux de chômage (14.

Amélioration de l’environnement des affaires Augmentation de l’investissement privé Intervention de la Banque Mesure de la performance de la Banque Comptabilité nationale Rapport de la Banque centrale Rapports de supervision des programmes Lois de finances Poursuivre et renforcer la libéralisation de l’économie Programmes d’appui à la compétitivité PAC III (en cours) et PAC IV < à 3. d’analyse des risques et de maitrise du suivi des risques Renforcement du cadre Rapport de la Commission des marchés financiers . Modernisation du secteur financier Indicateurs: Déficit budgétaire 2.7% Déficit extérieur 2.8% du PIB Secteur soumis à Augmenter des autorisations l’investissement.9% Réduction du nombre des autorisations préalables Investissement privé 65% du PIB Assainissement du portefeuille des banques 120 60% 56.32 Figure 9 : Matrice des résultats thématiques Objectifs stratégiques à long terme Objectifs de développement du PMR Réalisations à moyen terme du DSP Priorités et performance de la Banque Enjeux clés Résultats attendus du Résultats à mi Situation de référence faisant obstacles DSP et indicateur de parcours à la réalisation suivi des objectifs nationaux Pilier 1 du DSP : Renforcement des politiques macroéconomiques et accélération des réformes structurelles 1. préalables notamment privé 2.5% du PIB < à 3.2% du PIB 1.5% du PIB 3. Amélioration de l’environnement des affaires Contenir les déséquilibres macroéconomiques : réduire le niveau relativement élevé de l’endettement extérieur et surtout de la dette publique et maintenir un déficit budgétaire tolérable Pressions dues aux prix produits pétroliers Subventions aux carburants Baisse des recettes douanières dans le cadre de la libéralisation Un manque de transparence des procédures administratives Stabilité macroéconomique : maitrise des soldes internes et externes.5% du PIB Assainir et développer le secteur financier Niveau élevé des prêts non performants Efficacité limitée Développement des fonctions d’évaluation.

7% Simplification des procédures pour Lourdeur l’initiative privée administrative Pilier 2 du DSP : Modernisation des infrastructures et renforcement du secteur productif 1. en 2006 .6 GWh en 2006 . Energie non distribuée de à 7. Près de 25% des réseaux de distribution MT et BT des principales villes du pays sont vétustes. Rapports d'achèvement du projet. PAC IV Rapports de supervision du programme Lois de finances Assainissement des réseaux de distribution d’électricité et d’extension du réseau de distribution de gaz (en cours) et phase2 Construction du gazoduc Tunisolibyen Rapports trimestriels d'activités du projet . Renforcer la sécurité . Continuer à appuyer le programme d’Assainissement des réseaux de distribution d’électricité. Infrastructure Energie Satisfaire à moindre coût la demande d’énergie du pays dans les meilleures conditions de fiabilité et de sécurité et contribuer à la compétitivité des entreprises et de l’économie par la mise à niveau et la modernisation des Vétusté d’une partie des réseaux de distribution MT et BT. Amélioration de l’administration publique Améliorer l’efficacité des interventions de l’Etat Tensions sur les dépenses budgétaires Gestion du budget par objectif 20% 20. Indicateurs : Réduction du nombre et de la durée des défauts sur les réseaux . . Assainir les réseaux de distribution d’électricité . Améliorer l’environnement. Améliorer la qualité de service . Réduction de l’énergie non distribuée . Maintien à un niveau élevé du prix du gaz naturel lié au cours du baril de pétrole. Nombre et durée des défauts sur les réseaux de 264 min. Renforcer la fiabilité du réseau .33 Objectifs stratégiques à long terme Objectifs de développement du PMR Réalisations à moyen terme du DSP Priorités et performance de la Banque Améliorer la qualité des informations financières Enjeux clés faisant obstacles à la réalisation des objectifs nationaux du secteur des assurances Faible confiance des investisseurs dans la fiabilité des états financiers des entreprises Résultats attendus du DSP et indicateur de suivi Résultats à mi parcours Situation de référence Intervention de la Banque Mesure de la performance de la Banque institutionnel et législatif du secteur des assurances Développement du marché financier Programmes d’appui à la compétitivité PAC III (en cours) et PAC IV Communication des résultats de l’enquête annuelle sur l’évolution des créances accrochées Rapports de supervision des programmes Indicateurs : Réduction du niveau des prêts non performants du système bancaire 15% 3. Rapports de supervision de la Banque .

etc. de viande et de lait augmentent Les ressources naturelles sont bien gérées Indicateurs Réalisations d’ouvrages (pistes. Indicateurs : Routes revêtues 65% 584 km autoroutes 62% routes classées Etendre le réseau de transport et de distribution de gaz Nombre des accidents de travail autour de 80 en 2006 et des accidents des tiers de 25 en 2006.000 ha périmètres irrigués 29% utilisation eau épurée PDAI Gafsa. 62% de routes revêtues 261 km d’autoroutes 52% routes classées Aménagement réseau routier classé III et IV (en cours) Programme routier Modernisation ferroviaire II (en cours) Programme ferroviaire Rapports de supervision et d’achèvement 2. Kasserine. Renforcement de la base productive Agriculture Rareté de l’eau Rareté et érosion des terres arables Faiblesse des organisations des agriculteurs Faiblesse des services de vulgarisation La pauvreté est réduite en milieu rural Les productions maraîchère.34 Objectifs stratégiques à long terme Objectifs de développement du PMR Réalisations à moyen terme du DSP Priorités et performance de la Banque infrastructures énergétiques. . AEP. Accroissement nombre ménages et entreprises ayant au gaz Continuer à soutenir les programmes en faveur d’infrastructures de transport de qualité et à moindre coût. Enjeux clés faisant obstacles à la réalisation des objectifs nationaux Rigidité de la politique tarifaire.) Développement des parcelles 400. Gabès et Kairouan (en cours) Rapports de supervision et d’achèvement des PDAI Consolider la couverture alimentaire et développer de nouveaux créneaux porteurs. fruitière. Réalisations du Contrat Programme Etat-STEG. Résultats attendus du DSP et indicateur de suivi Résultats à mi parcours Situation de référence Intervention de la Banque Mesure de la performance de la Banque Transport Renforcement et modernisation du réseau routier Renforcement et modernisation du réseau ferroviaire Fournir un réseau adapté aux nouveaux besoins Réduire le coût du fret Réduction du nombre des accidents de travail et des accidents des tiers.

35 Objectifs stratégiques à long terme Objectifs de développement du PMR Réalisations à moyen terme du DSP Priorités et performance de la Banque Enjeux clés faisant obstacles à la réalisation des objectifs nationaux Résultats attendus du DSP et indicateur de suivi Résultats à mi parcours Situation de référence Intervention de la Banque Mesure de la performance de la Banque PME/PMI Contribuer à la réalisation des objectifs de croissance de l’industrie et des services 2007-2011. la rénovation ou la modernisation de PME/PMI Renforcement des ressources à moyen et long terme des PME/PMI Le marché financier n’arrive pas à satisfaire la demande de financement des PME/PMI à moyen et long terme Indicateurs de suivi Taux de croissance des secteurs industrie (5. Gestion des ressources naturelles Gestion rationnelle de la mobilisation des ressources en eau pour répondre à la demande toujours croissante Rareté de la ressource en eau Préservation des nappes phréatiques 360. Financer la création.000 ha 320.5%) et services (6.5%) Nombre de projets financés (100) Nombre d’emplois créés (3. rénovées.000) Renforcement gestion des ressources en eau Indicateurs : Accroissement des équipements des périmètres irrigués en systèmes d’économie d’eau (400. 2 500 emplois créés.000 ha) Hausse du taux d’intensification des périmètres irrigués (120%) Hausse du taux de desserte en eau potable (97%) Hausse du taux de mobilisation des ressources en eau (95%) Croissance des secteurs : industries manufacturières 5%. 2ème Ligne de crédit BH (en cours) Ligne de crédit à la STB Rapports de supervision Rapport d’achèvement 3. tourisme 6%. hôtelières. l’extension. Soixante-dix (70) unités industrielles.000 ha Programme d’investissement dans le secteur de l’eau PISEAU II Rapport de supervision du programme 110% 90% Rapport trimestriel d’activité du projet 95% 88.5% 93% 86% . de services créées. 4ème ligne de crédit à la BNA. Industrie manufacturière : 4% Tourisme : 5% 4ème ligne de crédit à la BTEI. modernisées ou réhabilitées.

meublés et équipés. d’encadrement pédagogique et 4. PAES II (en cours) Disparités régionales importantes Rapports de supervision et d’achèvement des projets Arrivée massive sur le marché du travail des diplômés de l’enseignement supérieur Appui à la réalisation de la technopole de Sidi Thabet La validation et l’adoption des résultats de l’étude sur la technopole de Sidi Thabet .36 Objectifs stratégiques à long terme Objectifs de développement du PMR Réalisations à moyen terme du DSP Priorités et performance de la Banque Enjeux clés Résultats attendus du faisant obstacles DSP et indicateur de à la réalisation suivi des objectifs nationaux Pilier 3 du DSP : Consolidation du capital humain 1. Les personnels d’encadrement pédagogique sont formés. et celle des enseignants entamées Matériels informatique acquis et installé et salle d’enseignants opérationnels et connectés. 150 pers. La formation des cadres de la DGE achevée ainsi que la dotation en équipement La base de données est opérationnelle. 325 établissements de l’EB et 220 établissements de l’ES ont des laboratoires informatiques multimédia et des salles d’enseignants connectés (réseau Eduserv) L’équipement informatique vétuste est remplacé dans 575 collèges. Formation/emploi Garantir l’accès gratuit et obligatoire à un enseignement de base et secondaire de qualité pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans Développement de l’innovation et de la recherche Adéquation Formation/ Emplois.000 enseignants formés (principalement section Informatique multimédia). meilleure employabilité Développement de l’initiative privée Développement / Equilibrage régional Promotion de l’accès et de l’équité dans le second cycle de l’enseignement de base et l’enseignement secondaire Promotion de la qualité et de la pertinence su second cycle de l’enseignement de base et de l’enseignement secondaire Renforcement du dispositif et des mécanismes de pilotage et de suiviévaluation du système scolaire Indicateurs : 50 collèges de 750 places et 20 lycées de 1. Les équipements sont acquis. 598 salles d’enseignement multimédia et 348 salles de professeurs .000 places. Résultats à mi parcours Situation de référence Intervention de la Banque Mesure de la performance de la Banque Au moins 20 collèges et 10 lycées seront achevés.

d’un partenariat économique et financier et d’un partenariat dans les domaines social.).6 Aide du Groupe de la Banque : allocation des ressources en fonction de la performance. Les pays de la sous-région étant également impliqués dans ce processus pourrait bénéficier de l’expérience tunisienne. à savoir (i) le scénario de référence.1 Les bonnes performances macro-économiques enregistrées par le pays ainsi que la bonne performance du portefeuille de la Banque ont contribué au fil des années à faire de ce dernier l’un des meilleurs emprunteurs de la Banque.6. compte tenu de la flexibilité convenue pour les PRI. la Tunisie a signé l’accord d’association avec l’Union européenne en 1995. dans les secteurs productifs (agriculture.6. le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne (le Partenariat) ont créé le Partenariat euro-méditerranéen (PEM) avec pour objectif principal de faire du bassin euro-méditerranéen une zone de dialogue. conjointement avec la Banque mondiale et la Commission européenne. à travers ses programmes d’appui à la compétitivité. 4. à savoir l’abandon des programmes de réforme approuvés. L’aspect le plus connu est l’instauration d’une zone de libre-échange d’ici l’année 2010. limité à 110 millions d’UC par an. Il est composé de deux volets : un volet programme de réformes et un volet projets d’investissement. 4. notamment le PAC IV. au cas où la performance du pays régresse. chemin de fer. qui comprend trois volets mettant en œuvre les principaux éléments d’un partenariat politique et de sécurité. Cette bonne performance globale du pays est également confirmée par les notations qui lui ont été attribuées par les agences de notation S&P et FITCH (BBB). à Barcelone.4 Lors de la revue à mi-parcours du présent DSP. ils adoptèrent la Déclaration de Barcelone. les gouvernements de 27 pays. La Banque. industrie et services) et dans les secteurs orientés en matière de valorisation des ressources humaines (éducation/formation et santé).5. Ce 60 Les 27 et 28 novembre 1995. L’enveloppe allouée pour le scénario de référence pourrait aller au-delà du niveau ci-dessus indiqué. Sur la base de ce scénario. d’échanges et de coopération en vue de garantir la paix. ainsi que des projets d’investissements dans le secteur des infrastructures (routes. il sera mis en œuvre suite à : i) une détérioration de la situation macroéconomique.6. tant que la note d’évaluation de la performance est maintenue ou s’améliore et (ii) le scénario bas. 4. dans le cadre du processus de Barcelone60. 4. MOODY’S (Baa2). la BAD se réserve la possibilité d’insérer dans son programme d’intervention des activités à caractère multinational ou à fort potentiel d’intégration régionale. culturel et humain. la stabilité et la prospérité. .6. Cette enveloppe fera l’objet d’une révision annuelle à la lumière des critères en vigueur en termes d’exposition de portefeuille et de performance du pays.2 Scénarii de l’aide de la Banque : deux scénarii sont envisagés. etc.37 4.3 Enfin. dans le cadre duquel le pays est autorisé à emprunter à hauteur de 186 millions d’UC par an. contribue à la mise à niveau de l’économie tunisienne. il est proposé de mettre en œuvre le scénario de référence. L’enveloppe annuelle globale de prêts soutenable pour le pays s’établit actuellement entre 110 millions d’UC et 228 millions d’UC. la Banque envisage de financer des programmes de réformes.4 Scénario bas : Pour ce qui est du « scénario bas ». 4. Au niveau multilatéral. qui équivaut au « scénario de base » suivant les critères du cadre de gestion de risques.3 Scénario de référence : Pour le DSP 2007-2011. qui sera appréciée à travers les dérapages budgétaires et extérieurs (déficits supérieurs à 4% du PIB) et ii) une performance médiocre de la gestion du portefeuille. critères de performance et activités autres que les prêts 4.5.

Secteur financier : les programmes d’appui à la compétitivité intègre une composante relative à l’assainissement et le développement du secteur financier. 6 prêts en soutien à des programmes d’appui à la compétitivité ont été octroyés à la Tunisie sous forme d’appui à la balance des paiements. une étude sur le devenir professionnel des femmes et jeunes dans la filière textile. ont été octroyées à des institutions financières tunisiennes.28) selon les résultats de l’EPIP 2005.6. la transparence et le secteur financier.5 Critères de performance : La Tunisie a été classée dans le premier quintile (avec une note de 4. résultats préliminaires études de la Banque sur les LDC).7 Activités de financement par des instruments autres que les prêts : dans le cadre de la présente stratégie et à la faveur des nouvelles dispositions relatives à l’utilisation du fonds d’assistance technique des pays à revenus intermédiaires. 4. qui concourt à soutenir la Tunisie à poursuivre les réformes majeures requises pour instaurer un environnement porteur. la Banque propose un document de réflexion sur la pertinence de l’intégration et esquisse des chantiers de coopération entre les pays Politiques Gestion membres.67) (Note: 4. (ii) dans le cadre du développement régional. Ce document est en cours de Gestion Politique d’inclusion publique et Notation économique structurelle sociale et finalisation. il est envisagé de réaliser (i) en complément des études réalisées sur la compétitivité. et (iii) face à la nécessité de renforcer la qualité des données par des études/enquêtes sur des thèmes comme la mortalité maternelle et les maladies émergentes et ré-émergentes. dont trois à travers le guichet du secteur privé.28) d’équité institutions Transparence : l’élaboration d’un (Note: 4. 35 lignes de crédit.7) (Note: 4. Elles viendront en appui au financement des programmes de réformes. une étude sur la politique régionale d’exportation. cet instrument qui s’est révélé le plus approprié pour le cofinancement des programmes de réformes avec les autres partenaires au développement va être à nouveau utilisé. Depuis le début des opérations de la Banque en Tunisie. Cet instrument s’est avéré efficace et sera amélioré avec l’introduction d’un volet appui institutionnel (cf.38 scénario consisterait alors en un programme coordination avec le FMI. le commerce intra-zone reste faible.1) profil de gouvernance pourrait contribuer à identifier les actions clés à mettre en œuvre pour l’amélioration de ce critère . elle a été classée dans le deuxième quintile pour trois sous-critères. une étude sur les maladies émergentes et ré-émergentes (y compris le VIH/SIDA et le paludisme). Ces trois types d’instrument ont déjà été utilisés en Tunisie. les prêts projets pour financer les projets d’investissements et les lignes de crédit aux institutions financières.6. spécifique d’ajustement structurel en 4. Ces études. Ainsi. la Banque entend accorder une place plus importante à l’élaboration de travaux analytiques. des générale (Note: 4.6 Trois instruments financiers seront principalement utilisés au cours du prochain cycle de programmation. Toutefois. à la préparation des projets multidimensionnels et à Premier quintile Deuxième quintile Troisième quintile Quatrième quintile Cinquième quintile Premier quintile Deuxième quintile Troisième quintile Quatrième quintile Cinquième quintile Premier quintile Deuxième quintile Troisième quintile Quatrième quintile Cinquième quintile Premier quintile Deuxième quintile Troisième quintile Quatrième quintile Cinquième quintile Premier quintile Deuxième quintile Troisième quintile Quatrième quintile Cinquième quintile . dont la liste n’est pas exhaustive. 52 projets ont été financés sous forme de prêts projets et enregistré d’importants succès.6. dans le cadre de la mise en œuvre de l’assistance de la Banque sur la période 2007-2011. Une attention particulière sera accordée à ces sous-critères. à savoir les prêts à décaissement rapide sous forme d’appui à la balance des paiements pour financer les programmes de réforme. Compte tenu des prévisions sur la période du XIème plan. visent à renforcer l’impact et la portée des interventions de la Banque. A travers le DSAIR. les discussions se poursuivent. 4. et notamment de la persistance des déficits internes et externes. Tableau 2 : EPIP–BAD (2005)–Classement de la Tunisie Commerce régional : à l’instar des autres pays de l’UMA.67) (Note:3. à savoir le commerce régional.

000 UC pour les consultants. Enfin. Un tel audit serait de nature à permettre une révision de ces seuils de revue a postériori selon une périodicité qui pourrait être fixée à tous les deux ans. . Toutes les demandes dans ce cadre seront examinées au cas par cas.7. 150. la Banque a renforcé la coordination de son assistance avec l’Union européenne. afin de s’assurer de la complémentarité des interventions et explorer les domaines de cofinancement possibles. regroupant tous les acteurs impliqués dans le développement de la Tunisie.7 Partenariat et harmonisation 4. La mission de dialogue avec les autorités tunisiennes a permis de confirmer les domaines d’intervention prioritaire de la Banque et de s’accorder sur les indicateurs de revue à mi-parcours. de trois programmes de réformes économiques et financières dans le cadre de la transformation de l’économie tunisienne en une économie plus ouverte et plus compétitive. Ainsi. Les différents bailleurs ont réaffirmé leur volonté d’approfondir les actions communes. la Banque a. Les autorités tunisiennes ont déjà bénéficié de ce fonds. Ces réunions contribuent à une meilleure coordination de l’assistance entre les bailleurs de fonds d’une part et entre les bailleurs de fonds et le Gouvernement d’autre part. 4. C’est ainsi qu’elle a rencontré les différents départements ministériels. Le Budget administratif de la Banque devra également prendre en considération ces besoins.2 Au niveau des bailleurs de fonds intervenant en Tunisie. en cas de compatibilité des modes d’acquisition des biens et services. Encadré 8 : Consultations sur la stratégie du Groupe de la Banque La mission de préparation du DSP a privilégié une approche participative. qui est devenue très active dans le pays. pour des montants inférieurs à 300. Ces revues seront assujetties à des audits indépendants annuels des acquisitions.7. A cet égard l’appui à la réforme de l’administration a été relevé. à la lumière des priorités retenues par la stratégie d’assistance de la Banque et en fonction de leur capacité à contribuer à la réalisation des objectifs stratégiques poursuivis. qui conditionnent la qualité et donc la pertinence des avis de la Banque ainsi que les résultats de ses opérations. Dans ce cadre. Cette coopération s’est traduite par le cofinancement. le secteur privé et les associations. à l’instar de la Banque mondiale.39 la mise à niveau des institutions. depuis plusieurs années. notamment en matière de réformes. avec cette institution et la Banque mondiale.000 UC pour les fournitures et 60. depuis 1999. 4. la coordination de l’assistance extérieure est assurée à travers les réunions de lancement des plans quinquennaux de développement et/ou des programmes de grande envergure auxquelles participent les principaux partenaires financiers de la Tunisie.6. compte tenu de la rareté des ressources. 4.1 La Tunisie a adopté.8 La Banque visera également à rendre disponible les ressources bilatérales et les financements du Fonds de l’Environnement Mondial (FEM).3 Le Gouvernement tunisien est fortement intéressé par le processus d’harmonisation des procédures en cours. qui ont participé à l’élaboration du nouveau plan quinquennal. la Banque développera ses activités de cofinancement avec les partenaires au développement.000 UC pour les travaux. pour la première fois. une stratégie de limitation des financements conjoints en faveur de financements parallèles pour éviter le système de conditionnalités croisées. la coordination bilatérale a toujours été privilégiée. un séminaire regroupant les bailleurs de fonds et le MDCI s’est tenu à l’Agence temporaire de relocalisation à Tunis. 4. Après avoir élaboré une première ébauche de la stratégie. notamment dans la préparation du projet de PDAI de Kairouan et dans l’étude de la mise en place de la technopole de Sidi Thabet. Depuis la signature par la Tunisie de l’accord d’association. introduit en 2005 un mécanisme de vérification a posteriori des acquisitions effectuées.7.

2. dans le cadre de l’élaboration du XIème Plan.1. la Tunisie a expérimentée la gestion axée sur les résultats. Dans le cadre de sa coopération avec d’autres bailleurs de fonds (notamment avec la Banque mondiale. Face à la mondialisation. qui offre une opportunité certaine en matière de concertation et d’amélioration du suivi des opérations. si la stabilité politique est une des premières caractéristiques de la Tunisie. 5.2 Suivi et évaluation de la banque : Pour le suivi des résultats du DSP. 5. en termes d’ouverture des marchés et de diversification des partenaires commerciaux.2. En effet. la Banque utilisera ses outils traditionnels que sont les supervisions des projets et programmes.1 SUIVI ET EVALUATION AXES SUR LES RESULTATS Suivi des résultats du DSP et de la performance du Groupe de la Banque 5. C’est en ce sens que la Banque a incité la Tunisie à s’engager dans l’élaboration d’un profil de gouvernance. la morosité de la conjoncture européenne. Cette revue offrira la possibilité d’ajuster. et le nombre croissant de chômeurs diplômés au niveau national. l’évolution récente du contexte régional. Cette expérience au sein de l’administration tunisienne facilitera grandement le processus de suivi et évaluation axé sur les résultats du DSP. A cet effet. 5. si besoin est. la Tunisie s’est engagée dans une politique d’ouverture. La revue à mi-parcours s’effectuera en 2009. compte tenu de la performance satisfaisante du portefeuille en cours d’exécution et de la présence de la Banque en Tunisie.1 Le principal risque pays. 5. le renforcement de la concurrence internationale ou les conditions climatiques ont un impact négatif sur la croissance. Les autorités tunisiennes en sont bien conscientes.1. les chocs exogènes que sont la hausse continue des prix du pétrole. CAS 2004). la mise en œuvre de la zone de libre échange avec .3 Enfin. pourraient entrainer des tensions et revendications nouvelles.40 V. La prise de conscience de ce risque au niveau des autorités tunisiennes est perceptible. Notons également que la Tunisie met en œuvre des réformes et mesures qui visent à maitriser la facture énergétique et à mobiliser de manière optimale les ressources en eau. qui est le vis-à-vis de la Banque. dominé par les événements du 11 septembre 2001 et l’amplification de la crise au Proche Orient. sera l’interlocuteur principal. auquel le programme du Groupe de la Banque pourrait être confronté est d’ordre sociopolitique. conjuguée à une politique judicieuse de réduction du chômage contribueront également à réduire ce risque. les priorités stratégiques à la lumière des grandes orientations économiques et sociales qui seront présentées par le Président à l’occasion de son investiture. les rapports d’achèvement et la revue à mi-parcours du DSP. le Ministère du Développement et de la Coopération Internationale (MDCI) et en particulier la Direction générale de la coopération régionale. ces éléments ont été pris en compte et retenus comme hypothèses du modèle de croissance. L’approfondissement de la démocratie et de la bonne gouvernance. il n’existe pas de mécanisme particulier et centralisé de suivi et évaluation des résultats des projets et programmes. Toutefois. pour le suivi et l’évaluation du DSP.2 Gestion des risques 5. c’est pourquoi.1 Suivi et évaluation des autorités tunisiennes : Au sein de l’administration tunisienne. les revues de portefeuille. à travers la priorité donnée à la création d’emplois pour les jeunes diplômés et toutes les actions engagées en faveur de la solidarité et du développement régional. après les résultats de l’élection présidentielle de 2009.2.2 Le risque lié à la performance de la Banque reste très faible. 5. Les revues de portefeuille interviendront en 2007 et 2009.

Les résultats attendus se concentrent sur l’amélioration de la compétitivité. Il en est de même pour la gestion de son portefeuille. Toutefois.1 CONCLUSION ET RECOMMANDATION Conclusion La Tunisie a enregistré au cours de la dernière décennie des performances économiques et sociales importantes et démontré sa capacité à mettre en œuvre de nombreuses réformes et mesures audacieuses. Le dialogue sur l’opportunité de réaliser un profil de gouvernance a été entamé lors des préparatifs de ce DSP et sera poursuivi. et de la réduction du chômage.2 Recommandation Le Conseil d’Administration est invité à examiner et approuver la stratégie et les domaines d’interventions prioritaires proposés en faveur de la Tunisie pour la période 2007-2011. 5. 6. C’est pourquoi la stratégie d’assistance de la Banque pour la période 2007-2011 s’articule autour des trois piliers suivants que sont : (i) le renforcement des politiques macroéconomies et l’accélération des réformes. Néanmoins. notamment avec l’appui de la Banque. la Banque mondiale et la Commission européenne.41 l’Europe dès 2008 devrait être un aout pour la Tunisie.3 Questions relatives au dialogue avec le pays 5. Au total. L’expérience de la Banque en matière de réforme de l’administration publique permettra quant à elle d’engager la réflexion sur la mise à niveau de l’administration et d’envisager les actions à mener dans ce cadre.3. ces risques ne devraient pas remettre en cause l’évolution générale du pays. 6. Cette enveloppe pourrait aller au-delà de ce niveau compte tenu de la flexibilité convenue pour les PRI et fera l’objet d’une révision annuelle. Il s’agit principalement de la gouvernance publique et de l’appui à l’amélioration de l’administration. La stratégie de la Banque sera mise en œuvre en utilisant le « scénario de référence » qui prévoit une enveloppe financière de prêts soutenable d’un montant indicatif de 188 millions d’UC pour le financement de programmes de réformes et le financement de projets d’investissement. VI. la consolidation du cadre macroéconomique. se prépare à cette échéance. certaines questions récurrentes méritent une attention particulière et devraient donner lieu à un dialogue plus soutenu. qui participent toutes deux à l’amélioration de l’environnement des affaires. depuis la signature de l’Accord d’association en 1995. la mise à niveau des infrastructures et le renforcement des pôles technologiques en vue d’une croissance forte et durable et d’une réduction sensible du chômage. la Tunisie a été classée dans le premier groupe des pays les plus performants de la Banque. (ii) la modernisation des infrastructures et le renforcement du secteur productif et (iii) la consolidation du capital humain. ces avancées s’avèrent encore insuffisantes pour faire face au double défi de l’accélération de la croissance économique dans un contexte de libéralisation des échanges accrue. qui fragilise la cohésion sociale et toutes les avancées en matière de réduction de la pauvreté. . Elle a été accompagnée dans ce sens par les bailleurs de fonds et la communauté internationale. qui.1 Au terme de l’évaluation des performances des pays réalisés en 2005.

.

00 13.41% 31.36 15.764 71% 63% 60% 0% 47.239 13.ANNEXE II TUNISIE : TABLEAU DES OPERATIONS DES PROJETS EN COURS D’EXECUTION AU 31 DECEMBRE 2006 (Montants en millions d’UC) PRETS BRUTS ANNULATIONS PRETS NETS DECAISSEMENT % DECAISSEMENT PROJETS 1 AGRICUTURE (4) Programme de développement intégré de Kasserine Programme de développement intégré du Gabes Programme de développement intégré de Gafsa Programme de développement intégré de Kairouan Sous Total 1 2 INDUSTRIE (1) Renforcement des capacités environnement Sous Total 2 3 TRANSPORT (3) Aménagement du réseau routier classé III Aménagement du réseau routier classé IV Modernisation ferroviaire II Sous Total 3 4 EQUIPEMENT COLLECTIF (1) Assainissement réseau distribution électricité Sous Total 4 BAD BAD BAD BAD BAD APPROB SIGNAT MIS VIG CLOTURE OBS.313 141.00 0.847 2.744 0 0.096 17.313 141.128 31.848 63.995 329.00 0. 13.847 0 0.85 14.85 14.707 8% 8% 29/06/05 27/09/05 24/03/06 31/12/09 en cours 123.00 33.325 66.744 9.60 0 26.59% 21/11/01 24/11/04 17/11/03 28/05/02 22/03/06 1/4/2004 31/08/2002 20/09/06 1/4/2004 31/12/07 31/12/2009 31/12/08 en cours en cours en cours 66.00 0.128 20.156 0 0 0 0 123.108 58% 12% 9% 28.325 0 0 66.70 8.36 15.239 13.41% 7/12/2003 20/09/04 21/02/05 31/12/08 en cours .021 5.992 94.325 20.305 56.847 33.847 33.464 8.848 63.325 66.16% 11/8/2000 11/8/2000 11/8/2000 29/03/2006 28/02/01 28/02/01 28/02/01 13/09/06 13/06/01 13/06/01 13/06/01 - 31/12/07 31/12/07 31/12/07 31/12/13 en cours en cours en cours en cours 33.707 2.995 329.156 71.305 56.

99 208.727 73% 80% 80% 76.409 51.387 137.775 274.409 0 0 51.741 402.583 50.775 258.055 68.16 20/12/02 28/06/01 21/07/03 31/12/2002 15/01/02 15/09/03 1/7/2003 6/5/2002 30/09/03 30/04/07 30/06/07 30/09/07 en cours en cours en cours TOTAL GENERAL 877.583 100.291 50% 50% 21/09/05 27/09/05 12/12/05 31/12/07 en cours 51.717 54.465 25.387 137.064 0 0 0 0 34.583 0 0 100.741 0 877.291 50.409 0 0 0% 0% 28/09/05 28/09/05 25/04/06 31/12/10 en cours 34.725 45.055 68.242 109.2 5 FINANCES (3) BTEI ligne de crédit IV 4ème ligne de crédit à la BNA 2ème Ligne de crédit BH Sous Total 5 6 SOCIAL (1) Programme d'appui à l'enseignement secondaire PAESII Sous Total 6 7 MULTISECTEUR (1) Programme d'appui à la compétitivité III Sous Total 7 100.409 51.583 100.88% .

notamment étranger Assainir le système financier et bancaire Développer le secteur privé PAC III (en cours) Appui à l’amélioration de l’administration publique Commission européenne (appui à l’amélioration de la qualité de l’administration) Italie (soutien à la balance commerciale) BEI (modernisation secteur bancaire) PNUD (appui à la modernisation de l’administration) Réduire la pauvreté et doubler le revenu par tête Profil de Gouvernance Ouverture de l’économie Poursuivre et renforcer la libéralisation de l’économie Poursuivre la réforme fiscale et réduire les autorisations .ANNEXE III TUNISIE – CADRE DU DSP AXE SUR LES RESULTATS 2007-2011 OBJECTIF GLOBAL : accélérer la croissance économique et réduire le chômage INDICATEUR : taux de croissance > 6% et taux de chômage < 11% Défis du pays Programme du Gouvernement Stratégie du Groupe de la Banque Activités du Groupe de la Banque Autres stratégies/bilatérales & multilatérales Points de repère Récentes et en cours Proposées* OMD Objectifs de fin de période du DSP L’investissement privé représente plus de 60% de l’investissement total La croissance économique est supérieure à 5% par an Les déficits internes et externes sont résorbés Les distorsions fiscales sont réduites Le secteur bancaire et financier est assaini Pilier 1 : Renforcement des politiques macroéconomiques et accélération des réformes structurelles Banque mondiale et Union européenne (PACE IV ) Accélération de la croissance économique Résorber les déséquilibres macroéconomiques Consolider le cadre macroéconomique PAC I et II (achevé) PAC IV Amélioration de l’environnement des affaires Augmenter l’investissement privé.

BNA. Italie. BEI et JBIC (RFL) Banque mondiale. Europ.2 Pilier 2 : Modernisation des infrastructures et renforcement du secteur productif Renforcer les capacités des secteurs productifs et améliorer leur système de production AFD (Extension métro léger) PDAI Kairouan PDAI Kasserine PDAI Gafsa PDAI Gabès Renforcement des Capacités environnementales de la CPG PDRI PDAI SFI. AFD (mise à niveau industrie) AFD (mise à niveau tourisme) Lignes de crédit (LDC à la STB) Espagne (développement tourisme culturel) Banque mondiale (développement des NTIC) Italie (LDC pour PME) Porter la croissance à 6. BH) . KFW/GTZ et AFD (ressources naturelles) Italie (gestion déchets solides et protection de l’environnement) Com. JICA. BEI.5% en 2011 Améliorer Améliorer l’offre l’accès aux de services des infrastransports et tructures communications Accroitre la richesse nationale Diversifier la base productive et créer des entreprises Améliorer la compétitivité de l’économie Réduire le coût des infrastructures et améliorer leur qualité Offrir des infrastructures de qualité à des coûts compétitifs Réseau Ferrée Léger (RFL) Augmenter l’offre de services Aménagement réseau routier III et IV Modernisation ferroviaire I et II Assainissement du réseau de distribution d’électricité PISEAU (gestion des ressources en eau) PGRN (gestion des ressources naturelles) Assurer un environne ment durable Accroitre la superficie des périmètres irrigués Expansion du marché des exportations Maintenir voire augmenter les exportations en direction de l’UE et développer les autres destinations Réduire l’influence des aléas climatiques Favoriser l’accès au financement des PME/PMI Lignes de crédit (BTEI.

3 Pilier 3 : Consolidation du capital humain Réduction du chômage Favoriser l’embauche des jeunes diplômés Créer 70.000 nouveaux projets Favoriser l’interconnexion monde du travail/monde enseignement et recherche Etude de la Technopole de Sidi Thabet Appuyer les études de faisabilité technopoles PAES II Banque mondiale (amélioration de la qualité du système éducatif/appui à la réforme de l’enseignement supérieur) Commission Européenne : appui aux pépinières d’entreprises BEI (appui aux technopoles.) JICA/JBIC (appui à la technopole de Borj-Cedria) Réduire la pauvreté Le taux de chômage est ramené à 11% Promouvoir Aménagement du territoire Développer les opportunités des régions Appuyer les initiatives régionales Appuyer la mise en place des technopoles l’égalité des sexes et l’autonomi sation des femmes . assistance technique. etc. infrastructures.

5 43.1 65.a.0 100.9 50 1.743 89 2.7 89.0 22.ANNEXE IV Tunisie INDICATEURS SOCIO-ECONOMIQUES COMPARATIFS Année Indicateurs de Base Superficie ('000 Km²) Population totale (millions) Population urbaine (% of Total) Densité de la population (au Km²) Revenu national brut (RNB) par Habitant ($ EU) Participation de la Population Active .8 15.8 Pays développés 54 658 1 211.0 90.0 95.495 n.0 36.8 8.3 41.0 78.8 102.0 100.0 98.3 2005 2005 2005 2004 2003 2003 2003 2005 1990 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2005 2004 2005 1998 2003 2003 2000 2002 1992 2002 2003 2003 2004 2004 1997 2003 2002 2002 2002 2002 2002 111.6 1 154 45.0 79.2 68.0 2.0 46.3 Pays en développement 80 976 5 253.7 0.1 64.5 18.5 32.0 105.0 83.0 64.7 42.6 91.8 25.8 44.3 19.1 51.0 90.3 47.6 6.5 5.8 94.0 0.911 n.9 0.4 99.5 100.Filles Tunisie 164 10. d'adultes de 15-49 ans vivant avec le VIH/SIDA Incidence de la tuberculose (pour 100000) Enfants vaccinés contre la tuberculose (%) Enfants vaccinés contre la rougeole (%) Insuffisance pondérale des moins de 5 ans (%) Apport journalier en calorie par habitant Dépenses publiques de santé par habitant (en % du PIB) Indicateurs d'Education Taux brut de scolarisation au (%) Primaire .6 39.0 82.3 440 2.2 28.8 .0 93.0 99.6 661 4.3 144.Total (%) Participation de la Population Active .0 0.0 1.5 9.3 11.7 59.9 60. 45.4 73.a.6 74.7 27.0 10.4 7.3 102.0 78.0 … 3 285 6.8 89.0 31.1 60.0 100.9 Afrique 30 307 904.1 34.0 0.0 73.1 64.7 22.9 75.0 15.0 3.0 82.0 96.Femmes (%) Valeur de l'Indice sexospécifique de dévelop.8 32.3 811 43.4 89.0 782.0 1.8 102.Total Secondaire .7 0. 32.0 56.1 1.0 81.2 52.02 24.8 39.0 52.0 88.7 78.1 3.4 2.3 43.0 57.4 109.4 5.a.8 59.3 0.0 76.5 101.9 6. 20.ensemble (ans) Espérance de vie à la naissance .0 99.4 81.femmes (ans) Taux brut de natalité (pour 1000) Taux brut de mortalité (pour 1000) Taux de mortalité infantile (pour 1000) Taux de mortalité des moins de 5 ans (pour 1000) Taux de mortalité maternelle (pour 100000) Indice synthétique de fécondité (par femme) Femmes utilisant des méthodes contraceptives (%) Indicateurs de Santé et de Nutrition Nombre de médecins (pour 100000 habitants) Nombre d'infirmières (pour 100000 habitants) Naissances assistées par un personnel de santé qualifié (%) Accès à l'eau salubre (% de la population) Accès aux services de santé (% de la population) Accès aux services sanitaires (% de la population) Pourcent.0 45.4 13 1.9 85.0 287.2 25.8 82.5 25.8 24.8 40.8 3 247 2.9 2 444 3.0 80.4 41.694 n.0 61.7 11.0 1.6 44.9 22.3 47. humain Indice de développement humain (rang sur 174 pays) Population vivant en dessous de $ 1 par Jour (%) Indicateurs Démographiques Taux d'accroissement de la population totale (%) Taux d'accroissement de la population urbaine (%) Population âgée de moins de 15 ans (%) Population âée de 65 ans et plus (%) Taux de dépendance (%) Rapport de Masculinité (hommes pour 100 femmes) Population féminine de 15 à 49 ans (%) Espérance de vie à la naissance .Total Primaire .9 26 214 54.9 16.0 0.7 2 630 41.4 61.0 97.6 139.Filles Secondaire .6 105.5 3.5 57.3 78.6 32.0 78.0 109.0 2 675 1.

8 … 14.a.Hommes (%) Analphabétisme des adultes .7 10.Femmes (%) Dépenses d'éducation en % du PIB Indicateurs d'Environnement Terres arables en % de la superficie totale Taux annuel de déforestation (%) Taux annuel de reboisement (%) Emissions du CO2 par habitant (tonnes métriques) Source : Compilé par la Division Statistique à partir des Bases de Données de la BAD.6 19.3 35.2 3.7 18.6 -0.0 26.7 6.Personnel enseignant féminin au primaire (% du total) Analphabétisme des adultes .0 34.0 26.3 -0. Live Database de la Banque Mondiale et la Division Population des Nations Unies. Notes: n.4 … 1.6 5..2 51.2 0. ONUSIDA.8 1.2 … 12.9 11.9 82.9 9.3 .Total (%) Analphabétisme des adultes ..9 0.2 8.4 46.0 1.9 5. Non Applicable .9 1.4 7.0 2.2 0.9 42. Donnée Non Disponible 1990-97 2005 2000 2005 1998 2005 2000 1990 1998 … 23.

2 -9. en % fin de période) Dette Dette extérieure (milliards $ EU) Dette extérieure (en % du PIB) Ratio du service de la dette (Total service de la dette / Exportations de biens et services) Dette de l’administration centrale.0 20.8 -2. 13.2 1.4 27.7 21.7 64..6 -7.91 4.5 17.b (en $ EU) Exportations de biens (en volume) Importations de biens (en volume) Balance commerciale (% PIB) Compte courant.b (en $ EU) Importations de biens f.9 23.4 3.4 2.5 -3.5 4.63 5.2 23.5 1.4 -1.54 . intérieure et extérieure (% PIB) Dette intérieure (% PIB) 1.3 1.9 67.3 1.4 4. dons exclus (% PIB) Termes de l’échange (détérioration -) Taux de change effectif réel (dépréciation -) Réserves officielles brutes (milliards $ EU.6 2005 4.0 6.8 4.2 15.2 2003 5.9 -2.4 -3.8 16.1 -3.5 -3.6 17.4 4.9 2.3 2.8 1.5 6.9 14.7 -2.4 7. fin de période) Réserves officielles brutes (en mois d’importations de biens et services) Finance Publique (% du PIB) Recettes totales.7 65.9 -3.8 -4.8 6.2 -3.0 22.00 5.4 22.0 6..3 10.1 -3.6 3.0 -2. 6. dons et privatisations exclus Dépenses totales et prêts nets Solde de l’administration centrale.1 .0 2.6 6.88 5.9 22.0 -1.1 3.9 -2.56 5.3 17.8 3.66 5.à.2 2002 Economie réelle (% évolution) PIB Déflateur du PIB Indice des prix à la consommation Epargne nationale (% PIB) Investissement intérieur brut (% PIB) Secteur extérieur (% évolution) Exportations de biens f.9 10.7 2..8 21.7 -3..7 1.0 1.8 .5 10.0 2.1 14.3 2.6 22.ANNEXE V TUNISIE INDICATEURS MACROECONOMIQUES Est.7 18.9 26.1 23.9 -6.8 -1. dons et privatisations exclus Solde de l’administration centrale. dons et privatisations inclus Monnaie and crédit (% évolution) Crédit à l’économie Monnaie au sens large (M3) Vitesse de circulation (PIB/M3) Taux d’intérêt (taux du marché monétaire.6 27.2 61.2 -3.5 22.1 24.5 4.5 59.5 -4.1 18.1 60.0 22.9 -0. 2006 5.0 -1.0 20.5 67.2 3.6 2.1 2.3 -1.7 17.6 20.9 56.2 59.7 25.8 67.0 23.4 2004 6.6 22.0 3.4 1.2 17.4 -10.3 2.5 -8.8 -0.6 -0.0 -3.5 8..0 3.4 27.5 4.8 21.. .6 22.6 4.6 -2.6 7.0 -0.6 26.00 7.2 19.1 23.à.

8 29.25 37.3 2 713 14.1 2 859 13.5 9.3 10.Pour mémoire : PIB au prix courants (millions TND) PIB aux prix courants (millions $ EU) PIB par habitant ($ EU) Taux de chômage Population (millions) Exchange rate: TND/$ EU (moyenne) 29.5 2 056 14.2 2 942 14.9 1.2 Sources: autorités tunisiennes et FMI .42 32.8 1.9 19.9 1.9 10.5 27.3 9.0 29.2 9.3 40.29 35.1 1.0 2 531 14.2 25.

8 154.5 1057.4 1794.6 236.9 609.0 10775.3 823.3 6442.(en-) SCTotai activites marchandes Act.4 1103.3 40826.8 29923.7 32202.2 4489.9 4146.3 1700.3 4782.2 7.I.7 AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES IndAgric.2 1953.8 1966.6 4304.4 556.6 1736.0 375.2 1615.8 1221.9 3078.2 3263.3 614.1 230.4 3914.6 4450.7 30998.6 28757.9 1190.3 4742.6 3334.6 3568.9 12638. et Electriques Ind.0 651.0 21870.0 26048. et Verre Ind.9 205.8 1839.1 3884.9 2480.Diverses INDUSTR.0 28253.1 816.5 1716. MANUFACT.5 1860.0 3875.Mec.0 8.2 14143.5 5261.6 3921.1 35035.4 862.1 527.0 1922.0 971.2 10168.8 655.8 164.3 2201.3 134.0 124.9 200. et Cuir Ind.6 1162.1 1055.1 717.0 1013.9 789.7 1129.Textile.7 1695.autres que ['IAA IND.9 5554.6 2178.9 28268.7 1348.7 1180.3 7.8 1953.9 934.8 1973.4 I 708.1 3063.9 414.7 864.8 4211.2 483.2 6207.8 1968.5 4427.Cer.0 989.5 892.nets de subventions P I B AUX PRIX DU MARCHE ACCROISSEMENTS ANNUELS (EN %) Source : Autorités tunisiennes .Restaurants Organismes Financiers Divers Services Marchands CI NON VENT.3 5562.1 5021.6 994.de services non marchands P I B AUX COUTS DES FACTEURS Impots ind.7 2914.Hab.3 980.2 144.8 4.3 33392.0 4178.3 23805.9 2000.2 690.2 2965.6 448.Const.7 3673.8 201.6 4621. Transport Communications Hotels.4 7.4 37571.4 1036.B AUX PRIX COURANTS 2001 2002 2003 2004 2005 2006 En milliers de dinars 3322.3 2701.6 1050.9 3421.4 329.Cafes.4 901.9 4405.2 24835.9 8.4 560.5 712.0 5044.1 928.1 289.0 3113.9 36522.1 1614.5 739.EN SERV.5 2474.1 827.9 947.8 11575.8 1270.7 15587.7 3948.6 26146.7 4448.6 30888.2 1789.9 673.2 844.5 760.7 2207.Chirniques Ind. et Alimentaires Ind.7 3280.8 2005.2 6894.2 602.0 1033.6 5124.NON MANUFACTURIERES Mines Hydrocarbures Electricité Eau Batiments et Genie civil SERVICES Commerce .6 1340.9 4178.9 1567.7 2369.7 1349.7 1909.8 177.7 5523.6 20921.8 5772.0 231.ANNEXE VI TUNISIE VALEURS AJOUTEES PAR SECTEUR D'ACTIVITE ET P.4 671.1 5328.7 294.6 3742.7 3914.1 2015.8 941.8 2385.3 765.8 718.FIN.Mat.3 2750.

4 974.7 2152.1.6 1089.9 1015.0 2739.4 3.7 5.7 3.8 5.5 22474.3 6.5 1155.4 16223.4 457.0 1023.1 368.5 1643.0 87.2 849.2 18031.1 674.1 2001.6 3.9 2309.7 13558.8 2384.4 697.6 373.3 865.8 14620.6 380.B Autre qu'AGRIC.8 18329.8 2183.0 1817.4 1092. Cafés.0 2253.A P.7 143.9 6.3 352.(en-) S/Total activités marchandes Act.7 1022.5 2239.0 Source : Autorités tunisiennes .1 938.0 2664.3 2135.3 5.3 704.6 3.4 1681.0 1764.3 2804.7 4.9 2211.0 19080.9 1033.3 342.0 5.4 334.3 134.4 987.7 1.3 839.6 8781.NON MANUFACTURIERES Mines Hydrocarbures Electricité Eau Bâtiments et Génie civil SERVICES Commerce Transport Communications Hôtels.5 1152.5 2951.1 527.0 2539.0 2779.6 16301.0 19348.5 5.3 948.3 2107.2 1028.7 7051.0 901.5 951.4 1134.6 590.5 2419.9 9507.Matériaux de Construction Ceramique et Verre Industries Mécaniques et Electriques Industries Chimiques Industries Textiles.4 5.2 4.0 95.EN SERV.8 2344.2 6.4 13769.1 343.2 892.4 548.7 1879.de services non marchands P 1 B AUX COUTS DES FACTEURS Impôts indirects nets de subventions P I B AUX PRIX DU MARCHE ACCROISSEMENTS ANNUELS (EN %) CROISSANCE EN % P.4 2263. MANUFACT.9 6.4 1003.6 3.8 1129.1 8036.3 93.4 17246.8 519.4 887.7 1088.0 5.2 15903.0 6.3 654.2 21333.8 798.3 20517.2 3394.0 718. Restaurants Organismes Financiers Divers Services Marchands CI NON VENT..5 327.1 680.0 1654. Habillement et Cuir Industries Diverses INDUSTR.0 3589.7 100.LB AUX PRIX CONSTANTS 1990 2001 2002 2003 2004 2005 2006 En milliers de dinars AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES Industries Agricoles et Alimentaires Industrie .3 3417.9 2918.I.5 305.5 1756.A.6 992.4 960.1 508.4 559.9 670.2 494.1 374.6 468.0 600.7 1079.3 2321.3 15664.5 711.3 344.1 145.8 939.6 1991.4 1086.7 867.9 354.7 146.0 2816.8 807.6 721.6 1032.3 2641.ANNEXE VII TUNISIE VALEURS AJOUTEES PAR SECTEUR D'ACTIVITE ET P.FIN.et I.1 3035.6 1207.3 1868.5 319.5 603.7 6786.1 350.2 5.0 2128.2 399.autres que IAA IND.LB Autre qu'AGRIC.2 7431.8 637.2 4.6 139.3 593.8 676.9 143.5 775.6 2545.7 3621.1 1063.B Autre qu'AGRICULTURE P.5 1209.6 18305.2 1530.9 332.6 655.8 1988.3 3333.7 6.0 20164.2 292.2 104.6 908.1 2914.8 2009.5 361.3 2477.6 3754.0 993.8 1501.5 2454.6 5.Mines et Hydrocarbures 2237.2 17165.9 2105.1 90.IAA.0 442.

3 16.2 7.2 3.6 15356.9 3.4 3.6 2.9 18772.0 6.5 8.1 -0.9 15. en % TOTAL RESSOURCES-EMPLOIS Accroissement Annuel en % CONSOMMATION PUBLIQUE Accr.8 6.1 30075.3 10.8 23771.8 33449.5 9748.9 13.8 56404.5 15960.5 16.F Accr.2 18785.9 12054.9 6.1 9.2 9.5 29923.8 13535.7 10.0 9065.5 -1.8 4.5 36064.4 7541.7 18.6 12.2 17561.1 29543.4 7.3 6. en % IMPORTATIONS BIENS CAF Accr.3 9.B.2 25365.2 4748.4 44739.9 547. en % CONSOMMATION GLOBALE Accr.0 -9.1 0.8 26029.9 22195.7 13607.3 32202.5 6. en % 28757.8 17468.5 7.8 7.4 7.0 7.9 17101.4 20553.6 6.1 6.5 8.9 8.0 6.5 20308.9 10.9 13.8 .0 8.4 13.5 7.9 13710.8 376.1 14815.0 43786.0 8330.5 22046.1 14038.ANNEXE VIII TUNISIE RESSOURCES ET EMPLOIS AUX PRIX COURANTS 2001 2002 2003 2004 2005 2006 En milliers de dinars P I B PRIX DU MARCHE Accr. BIENS ET SERVICES Accr.0 8.4 7.3 5056.0 EXPORTATIONS BIENS FOB Accr.5 10.2 18833.8 7913. en % IMPORT.1 8.1 10342.3 27600.2 35035.8 8.9 23520.9 41636.8 5.4 5772.7 21362.9 76.1 7.8 16439.1 8.9 4485. en % VARIATION DE STOCKS DEMANDE INTERIEURE Accr.2 4.8 13.7 13658.7 47558.4 62189. en % 9503.9 8.1 -1.8 7536.5 4.5 32194.8 52503.5 37571.7 7.9 15029.1 14445.B.4 5405.2 14109.0 550.3 5.&SERVICES Accr.C.8 5.2 10.6 18679.2 16.3 -149. en % EXPORT.3 6165.1 17. en % F.3 7.9 487.8 37724.6 8.6 40826.9 -1. en % CONSOMMATION PRIVEE Accr.3 2.8 31204.0 6.7 7607.6 13510.

4 11100.9 4546.1 4403.5 5.7 8172.0 8746.8 4.6 -1.6 4.9 22474. en % 5832.5 4.7 12150.3 19857.2 8103.8 1.0 16755.8 26981.8 7.6 2781.7 13881.6 0.1 5.1 4.7 5.4 3.7 5.6 3040.8 8144.2 6404.4 4.7 -3.0 13454.B.5 8099.9 -1.1 447.7 -0.4 5.8 4327.4 4481.5 4.C.9 5.2 11.1 17573.6 -0.B.7 1. BIENS ET SERVICES Accr. en % TOTAL RESSOURCESEMPLOIS Accroissement Annuel en % CONSOMMATION PUBLIQUE Accr. en % CONSOMMATION PRIVEE Accr.0 14141.0 7886.4 4.1 5.1 14454.7 24.2 8733. en % EXPORT.5 6.5 27961.5 4.1 5.9 3.F Accr.4 8564.8 0.7 8652.6 8612.9 7870.2 4266.7 1.8 -3.6 7.2 4.3 19348.&SERVICES Accr.1 1.4 12814.4 13.2 2900.3 3173.2 404.1 2.7 7.0 8917. en % IMPORT.5 15987.9 8993.5 4.2 3300.8 5.3 247.1 122.3 4.8 5.0 1. en % F.5 18329.0 -3.5 5. en % 18031.2 4. en % VARIATION DE STOCKS DEMANDE INTERIEURE Accr.6 3.2 15190.8 20517.4 -163.9 7.6 27024.9 3432. en % CONSOMMATION GLOBALE Accr.5 -3.9 .0 18882.0 5.5 6680.3 4.0 5832.7 -0.8 21333.1 -2.5 5.5 5940.2 31852.1 8. en % IMPORTATIONS BIENS CAF Accr.9 13.3 9377.5 4.5 20918.0 8414.1 4262.0 20701.1 EXPORTATIONS BIENS FOB Accr.5 7.9 11553.2 6.4 14.ANNEXE IX TUNISIE RESSOURCES ET EMPLOIS AUX PRIX CONSTANTS 1990 2001 2002 2003 2004 2005 2006 En milliers de dinars P I B PRIX DU MARCHE Accr.5 29435.3 4.0 6.5 18610.7 6.5 7105.9 0.3 9610.4 22242.9 30080.3 5.3 7941.3 4.1 9161.

15 521 521 629 629 1 442 1 442 500 500 60.297 48 -1 226 94 3 000 1 868 -1 868 -750 -1 118 Dons Produits de la privatisation Déficit de l’administration centrale (-).3 2 481 2 428 1 379 1 379 988 989 48 -1 435 94 150 -1 191 1 191 -106 1.ANNEXE X TUNISIE OPERATIONS FINANCIERES CONSOLIDEES DE L’ETAT LdF* 2006 Est. dons et privatisation exclus 2003 7 748 7 290 6 429 2 025 595 1 895 854 7 8 326 8 230 5 997 3 645 627 915 380 535 809 2004 2005 En millions de dinars 7 716 8 577 9 152 8 379 7 253 2 385 557 2 257 1 117 9 9 378 9 411 6 983 4 222 699 989 418 571 1 073 203 37..15 1. dons et privatisation inclus Financement Extérieur Intérieur * Loi de Finances 2006.062 473 589 1 359 414 53.8 2 428 1 346 1 082 -33 -999 73 125 -801 801 207 595 8 929 7 926 2 886 506 2 301 997 6 10 109 10 083 7 688 4 559 708 1. 2006 2002 Total des recettes.0 61.4 2 395 1 245 1 150 26 -1 180 63 161 -957 957 294 663 9 640 12 620 9 396 8 282 3 022 560 2 488 1 106 8 9 526 8 438 3 023 539 2 534 1 080 8 7 632 6 654 2 177 554 2 006 960 19 8 752 8 622 6 317 3 937 658 904 359 546 819 2 233 1 322 912 96 -578 118 339 -578 578 683 -105 2 305 1 335 970 130 -1 035 77 8 -1 035 1 035 808 227 10 831 10753 10 783 10 705 8 302 8 277 4 898 4 898 676 666 1. dons et produits de privatisations Recettes totales Recettes fiscales Impôt sur le revenu Taxes sur le commerce TVA Recettes non fiscales Revenu du capital Total des dépenses et prêts nets Dépenses totales Dépenses courantes Salaires et traitements Biens et services Interêts payés Dette intérieure Dette extérieure Transferts et subventions Subvention pétrolière Prix du pétrole ($/baril) Dépenses en capital Investissement direct Transfert de capitaux et participations Prêts nets Déficit de l’administration centrale (-). ** pour un prix du baril à 60 $ EU Sources : autorités tunisiennes et FMI .

1 6.2 19.9 10.3 5.9 7.5 11.3 11.3 10.3 6.0 8.4 37.4 4.6 3.9 5.4 6.6 -1.9 4.2 32.ANNEXE XI TUNISIE SITUATION MONETAIRE Est 2006 7 010 10 291 8 967 -3 281 19 257 30 235 3 729 -636 2 429 26 506 -10 978 24 388 9 496 3 635 5 862 14 891 26 268 1 880 2002 Avoirs extérieurs nets Avoirs extérieurs BCT Dettes extérieures Actifs intérieurs nets Crédit intérieur Crédit net au gouvernement Crédit net à la Banque centrale Banques commerciales Crédit à l’économie Autres postes (net) Monnaie et quasi-monnaie (M2) Monnaie (M1) Billets et pièces en circulation Dépot Quasi-monnaie Monnaie au sens large (M3 ) Dépot à Long-term deposits (M3-M2) Avoirs extérieurs nets Crédit intérieur Crédit net au gouvernement Crédit à l’économie Monnaie et quasi-monnaie (M2) Monnaie au sens large (M3 ) Sources: autorités tunisiennes et FMI 1 909 4 154 3 134 -2 246 16 392 23 744 2 790 -290 1 642 20 954 -7 352 16 681 6 618 2 518 4 100 10 063 18 301 1 619 2004 2005 En millions de TND 2 279 3 126 4 146 4 547 5 802 7 356 3 629 4 843 6 060 -2 268 -2 675 -3 210 17 178 24 669 2 758 -504 1 746 21 911 -7 491 17 859 6 992 2 663 4 328 10 868 19 457 1 598 18 340 26 366 3 283 -597 2 180 23 084 -8 026 19 846 7 686 2 968 4 718 12 161 21 467 1 620 19 642 28 379 3 574 -636 2 274 24 805 -8 737 22 085 8 600 3 292 5 308 13 485 23 788 1 703 2003 19.1 6.3 7.2 (Variation annuelle en pourcentage) 19.9 6.5 4.6 7.4 .1 10.4 10.5 6.7 3.8 69.

ANNEXE XII TUNISIE BALANCE DES PAIEMENTS 2002 2003 2004 2005 Est. 2006

En millions de dollars EU Compte courant Balance commerciale Exportations Energie Non-énergie Importations Energie Non-énergie Services and Transferts (net) Non facteur dont Tourisme Facteur dont envoi de fonds travailleurs émigrés Dont intérêts payés sur la dette extérieure Compte de capital et d’opérations financières Dons exclus Compte de capital Compte financier Investissement direct étranger (net) Prêts à moyen et long terme (net) Décaissement Amortissements Capitaux court terme Erreurs et omissions -746 -2 124 6 857 641 6 215 -8 980 -863 -8 117 1 378 1 301 1 422 77 1 070 -516 -730 -2 270 8 027 801 7 226 -10 297 -1 130 -9 166 1 539 1 362 1 477 177 1 250 -572 -555 -2 435 9 679 924 8 755 -12 113 -1 331 -10 782 1 880 1 679 1 839 201 1 431 -641 -360 -1 963 10 501 1 354 9 125 -12 452 -1 748 -10 704 1 603 1 656 1 976 -53 1 404 -707 -403 -2 234 10 956 1 602 9 364 -13 200 -2 027 -11 173 1 831 1 695 2 048 137 1 404 -811

885 802 76 810 801 766 1 874 -1 108 -723 -34

1 115 1 049 59 1 056 553 823 1 891 -1 068 -289 -32

1 528 1 415 107 1 421 616 947 2 437 -1 490 -103 -39

1 305 1 209 86 1 219 679 360 1 700 -1 340 45 13.50

2 427 2 318 104 2 323 2 780 -237 1 591 -1 828 -220 0

Balance globale

140

385

974

945

2 024

Variations des réserves * Utilisation des ressources du FMI Autres actifs (net) (augmentation -)

-349 0 -349

-653 0 -653

-1033 0 -1033

-409 0 -409

-2 033 0 -2 033

Pour mémoire : Compte courant/PIB (%) Réserves (in milliards $ EU) Réserves en mois d’importations de biens et services Dette extérieure à moyen et long terme (en milliards $ EU) Dette extérieure à moyen et long terme/PIB (% Dette extérieure à court terme (en milliards $ EU) Dette extérieure à court terme/PIB (%) Ratio du service de la dette (en % des exportations de biens et services) -3.6 2.3 2.7 -3.0 3.0 3.3 -2.0 4.0 3.5 -1.0 4.4 3.6 -2.8 6.5 5.1

12.1 57.5 1.6 7.8 17.2

14.4 53.9 3.6 13.3 15.1

16.0 54.9 3.8 12.9 16.2

15.0 54.9 3.5 13.0 14.5

14.9 51.3 3.8 13.0 17.9

Croissance des exportations 1.9 1.9 de biens (%) Croissance réelle des -2.4 -0.2 importations de biens (%) * Diffère de la balance globale en raison d’effets de valorisation Sources: Autorités tunisiennes et FMI

7.8 3.5

4.3 -1.9

6.4 7.6

ANNEXE XIII TUNISIE BALANCE DES PAIEMENTS : PROJECTIONS Est. 2006 Compte courant Balance commerciale Exportations Energie Hors énergie Importations Energie Hors énergie Services et Transferts (net) Non facteur dont Tourisme Facteur dont envoi de fonds travailleurs émigrés Dont interêts payés sur la dette extérieure Compte de capital et d’opérations financières Dons exclus Compte de capital Compte financier Investissement direct étranger (net) Prêts à moyen et long terme (net) Décaissement Amortissements Capitaux court terme Erreurs et omissions Balance globale Variations des réserves * Utilisation des ressources du FMI Autres actifs (net) (augmentation -) -403 -2.234 10.966 1.602 9.364 -13.200 -2.027 -11.173 1.831 1.695 2.048 137 1.404 -811 Proj. Proj. Proj. 2007 2008 2009 En millions de dollars EU -375 -363 -411 -2.254 -2.270 -2.398 11.508 12.053 12.672 1.697 1.741 1.772 9.811 10.312 10.900 -13.762 -14.323 -15.069 -2.126 -2.160 -2.177 -11.636 -12.163 -12.892 1.879 1.907 1.987 1.710 1.735 1.760 2.115 2.206 2.296 170 172 227 1.459 1.523 1.588 -821 -845 -883 Proj. 2010 -427 -2.497 13.406 1.803 11.603 -15.902 -2.194 -13.709 2.070 1.788 2.395 282 1.654 -909

2.427 2.318 104 2.323 2.780 -237 1.591 -1.828 -220 0 2.024 -2.033 0 -2.033

774 666 103 671 597 240 1.951 -1.712 -166 0 399 -419 0 -419

1.187 1.079 103 1.084 649 550 2.041 -1.491 -115 0 824 -842 0 -842

1.003 913 101 918 813 295 2.043 -1.749 -190 0 414 -408 0 -408

902 794 103 799 766 211 2.151 -1.940 -178 0 475 -487 0 -487

9 14.1 4.8 51.3 -1.5 11.9 Croissance des exportations 6.Pour mémoire: Compte courant/PIB (%) Réserves (in milliards $ EU) Réserves en mois d’importations de biens et services Dette extérieure à moyen et long terme (en milliards $ EU) Dette extérieure à moyen et long terme/PIB (%) Dette extérieure à court terme (en milliards $ EU) Dette extérieure à court terme/PIB (%) Ratio du service de la dette (en % des exportations de biens et services) -2.1 8.9 5.3 3.9 12.2 6.1 -1.5 3.5 5.4 3.6 4.7 .0 importations de biens (%) * Diffère de la balance globale en raison d’effets de valorisation Sources: Autorités tunisiennes et FMI 4.3 11.9 5.7 41.1 7.2 5.7 4.1 8.5 44.0 15.8 13.5 16.3 14.8 6.6 5.9 de biens (%) Croissance réelle des 7.7 -1.1 11.1 16.7 6.5 15.9 48.4 46.1 -1.9 15.4 4.3 6.3 16.8 6.4 4.5 16.0 17.5 5.

9 2018.3 1964.1 18305.1 625.3 4.5 17338 2181.5 327.2 352 1717.2 3394.8 1540.5 14522..7 2063.9 909.9 5521..3 AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES .1 751.5 1756 1833 867.9 143.3 14770.7 616.4 2164.6 475.2 122.2 798. Prod.2 849.0 2629.4 639.7 323.5 775.9 670.1 1462.1 13717 1773. Industries mécaniques et électriques .7 373.5 603.9 286.1 1654.3 948..3 593. Organismes financiers .4 1801.4 11491.2 1281.1 908.B AUX PRIX DU MARCHE 6 6. Bâtiment et génie civil ACTIVITES DE SERVICES MARCHANDS .7 5178.1 2001 18031.7 1008 417 1969 146.7 205.1 232..5 1214..3 2237.8 2741.7 11099 1966.0 2253.8 2403.8 1988.3 1572.8 1108.7 83..8 939. PIB AU PRIX CONSTANTS 1990 Le PIB et ses composantes 1995 P.9 658.2 342.4 347.4 1134.4 603.5 4 4.3 1868.3 1530.3 20516.3 2454.9 1815.8 338.8 2004 20516.2 494..2 4582.7 565.6 10497 1868.4 1092.7 1998 15477.7 5948.7 320.8 2553.5 2468.6 5629.1 998.4 2040..1 1224. Mines .9 657.Impôts indirects nets de subventions P.7 6786.2 2247.9 1903 143. Industries textiles.1 110.8 676.9 1391.8 426.6 3 3.construct.4 13766.7 15490 2001/ 2005 19519 2368.8 655.1 1431 857.9 354.6 2037.3 831.5 1383.3 1809.6 601.7 669.5 290.1 674.9 2664 3589.7 13661.3 3.1 263.3 635.1 350.5 361.8 11676.7 118.1 3.1 924.3 15664. de pétrole et gaz .3 93.2 1089.. Ext.3 2.3 418.2 1215.8 637.9 445.4 262.4 334.1 527.4 7611.5 95.5 2000 17185.1 1743.7 1991.5 1095. Industries des mat.8 731. d'eau .4 1681.7 1480.5 16301.7 434.4 743.8 13074. Industries agricoles et alimentaires .7 12365.0 2779. Commerce .6 278.3 654...3 6349.3 2105.2 2477.1 343.5 1582.6 2545..8 413.3 2923.6 1831.1 455.1 19519 13074.3 11608.8 9690... Hôtels.3 16414.3 2135.4 1095.2 292 87.3 93.3 948.1 680. restaurants .1 214..6 704.5 517 265.4 15903.B AUX PRIX DU MARCHE 1 2 2.I.5 243.4 592..9 1551. Industries chimiques .8 14620.1 886.5 5 1+2+ 3+4+ 5 1996 14008.4 4.8 807.7 100 1023.8 2419.9 515.1 763.2 254.5 15477..4 803.1 8036.3 704..7 589.5 320.8 887.2 7431.3 878.8 519.6 2124.4 1426.5 2321.4 974.6 468 2152.5 265415 1032.6 8781.1 145.3 2641..1 308.7 17185.4 457 2107.6 1310 795.4 2077 2767.1 13065..6 18329.3 865.9 262. Industries diverses INDUSTRIES NON MANUFACTURIERES .7 1364.6 1744..2 3.3 16226.1 4.8 1215.3 3333.7 143.2 79.5 1993..2 2.I.9 332.5 2306. d'électricité .2 21333.6 70 599.1 931.7 2003 19348.3 267..3 276.9 2211.6 655.3 362 287 870.1 2283 3117 609.3 3417 600.7 2098 2653.1 1+2+ 3+4+ 5+6 7 1+2+ 3+4+ 5+6+ 7 .6 1997 14770.6 392.4 1162. Prod.4 1907.4 1705.1 705.1 2.4 3.4 559 344. Transport et communication .5 548.1 4850.4 12967.1 644. Raff.8 1129 442 2009.6 380.1 2128.4 2.3 1697.3 352.4 1811.0 571.2 244 78.3 1643.3 298..3 698.9 1306..8 334 1655.3 14008.2 1028 1764.4 83.8 2183 19348..5 2224 2162 15191.4 670.1 508.4 680.4 2337. cafés.9 143.1 2053.5 758.7 13558.2 590.7 684 12397.4 2295.5 71.5 3471.3 815.8 17165.9 112.0 901.1 92.7 986.2 134.5 1643.7 8972.8 3621..3 2002 18329.ANNEXE XIV DECOMPOSITION DE LA CROISSANCE PAR SECTEUR D’ACTIVITE.8 75..5 669.7 369.4 987..dont administration publique TOTAL DES VALEURS AJOUTEES .2 2430.9 2344.1 1317..9 2005 21333.8 2434.6 139.. Activités de services marchands divers Consommation intermédiaire non ventilée en services bancaires (en -) ACTIVITES MARCHANDES ACTIVITES NON MARCHANDES .5 2.2 19080..7 501.0 513.6 373.9 1033.1 275.7 1228..3 2110.9 355.6 2528.7 1874.6 335.3 725.7 14786 2551.7 1879.5 951.2 1990/ 2005 15490 2098..8 819.4 1999 16414.6 829.2 4. habillement et cuir .7 146.3 1892.2 18031..9 960.7 7051.7 393.8 1993. et verre .8 1587.1 2239.7 312..5 305.5 319.8 1088.

Commerce .04 12.92 2002 1.57 1.06 0.35 -9.37 6.61 5.74 4.56 5.07 3.27 6.43 2.00 5.41 2.27 0.00 1.64 12.28 2.77 4.50 6. Bâtiment et génie civil ACTIVITES DE SERVICES MARCHANDS .92 -2.5 4 4.51 4.01 2.56 4..95 4.35 4.60 19.80 4...91 6.10 -4.03 -1.67 -3.65 3.10 7.30 4.52 7.95 7.15 29.88 3.70 7.43 10.96 5.45 6.00 5.98 3.78 1999 6.62 13.58 3.30 6..66 4.2 3.66 3.28 2.25 5.30 8.41 2.04 10.30 0.77 5.11 2.85 5.65 5.71 4.25 6.80 7.4 3.97 7.00 4.07 1.00 2.79 3.86 6.56 2004 6. habillement et cuir .2 4.60 4. Industries textiles.32 3.12 8.71 4.57 6.51 4..80 12.99 4.construct.11 -5.61 7..82 4.53 4.50 4.80 15.13 2.90 4.78 -1.20 5.60 4...49 19.79 4.85 1.39 6.20 4.52 3.00 4.54 6.70 4.68 6.63 8. d'eau . Industries des mat.17 3.01 6.85 4.25 3.68 2..58 5.56 21.44 16.91 5. d'électricité .24 7.62 3..94 8.26 6.08 3.6 3 3.42 6..98 8.19 4.07 4.69 3.48 10.68 5.03 3.41 4.91 4.67 4.04 4.0 -5.30 4.11 5.39 13.84 0.05 0.29 2.0 1990/ 2005 4.66 4.26 6.73 5.64 6.64 1.1 2.97 9.82 7..00 5..39 3.4 2.01 6.15 1997 5.99 8.55 2.58 1.60 3.63 7.11 4.36 4.05 11.83 -0.76 4.1 1+2+ 3+4+ 5+6 7 1+2+ 3+4+ 5+6+ 7 .08 -1.82 5.18 6.94 -2.23 6. Mines .83 21.29 -3.70 4.05 2000 4. Industries diverses INDUSTRIES NON MANUFACTURIERES .38 5.00 2.32 7.47 1. Raff.2 2.53 5.82 3.92 4.33 4.60 5.26 7.62 5.40 4.17 6.05 1.14 3.45 3.75 11.13 5.90 4.4 4.. Organismes financiers .31 955.99 7.50 1.42 2.69 6.44 2..71 4. et verre ..06 3.75 4.07 0.dont administration publique TOTAL DES VALEURS AJOUTEES ..11 5.71 7. Activités de services marchands divers Consommation intermédiaire non ventilée en services bancaires (en -) ACTIVITES MARCHANDES ACTIVITES NON MARCHANDES .34 7.45 7. Transport et communication .73 5.48 3.00 6.3 4.01 7.3 2.98 6.36 3.44 1998 4.36 -4.04 2005 4.69 2001 4.87 6.99 0. restaurants .43 8. cafés.03 3.99 4.20 8.37 4.1 3..54 3.86 -3.00 6.71 6..58 4.71 3.40 5.50 7.42 5..27 4.53 5.35 4.59 4.I.11 4. Industries mécaniques et électriques .63 6.49 0.19 -89.32 -2.82 5.Impôts indirects nets de subventions P.38 -3.49 4.35 10..07 6.46 -3.B AUX PRIX DU MARCHE 6 6.50 4.27 11.39 -3.B AUX PRIX DU MARCHE 1 2 2..5 2..75 4.40 1.10 4.56 7.00 5.25 5.21 3.08 3.06 1. Hôtels.40 3.45 11.76 -4.36 5.Taux de croissance 1995 P.84 2.20 0.92 5.I.81 12..3 3.10 8.92 -0.65 1.11 4.94 7.5 5 1+2+ 3+4+ 5 1996 7.29 -0.79 6.01 -2.84 4. Prod.02 3. Ext.12 0.15 6.49 3.74 4.57 -1.13 3.38 5. Industries agricoles et alimentaires .07 5.85 3.19 0.81 3.00 1.13 11.82 7.70 4.80 4.64 8.00 6.59 3.39 2..02 6.68 2.95 -0.46 2.30 6.75 6.93 3.82 9.66 4.46 4.51 -0. de pétrole et gaz .54 4.92 6.92 6..14 6.00 4...04 5.76 1.49 6.82 7.50 0..33 2.65 2003 5.73 3.35 4.71 5.86 6.81 4.13 2.30 3.74 6.37 4.70 1.01 5.59 4.30 -3..80 3..55 4.44 4.28 2001/ 2005 4.00 4.00 6..69 -1.24 5..31 4.70 9..25 2.. Prod.01 0.99 -0.56 4.14 9.77 4.32 6.14 2.39 4.46 2.03 2.03 5.91 4.95 13.31 3. Industries chimiques .45 4.35 AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES .80 4.54 14.94 3.1 4.18 2.50 6.87 6.65 -11.73 8.18 4.29 3.67 1.84 7..

.48 13.00 1999 100.02 2.79 5..49 4.51 11.51 4.2 4. Commerce .87 2..53 1.51 4.94 1.45 35.05 9.00 13. Industries agricoles et alimentaires . Prod.67 5.77 36.68 8.54 1.82 3.83 0.79 2.4 4.96 3.75 4.13 75.47 4.46 88.10 1.41 18.66 10.43 4..00 13.5 4 4.78 13.88 2.39 3..88 12. Industries des mat.29 1.78 3.82 2.77 2.I.48 3.58 0.97 8.37 11.80 3.92 0.10 13.12 17.77 7.86 18.47 9.17 75.89 2. Organismes financiers ..80 4. Bâtiment et génie civil ACTIVITES DE SERVICES MARCHANDS .1 1+2+ 3+4+ 5+6 7 1+2+ 3+4+ 5+6+ 7 .45 1.04 4.26 2.30 2.00 1997 100.29 1.34 1.73 5..73 5.82 1.69 11.00 AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES ..51 4..45 12.70 8.70 4.15 2.1 3.00 12.33 87.97 4. Hôtels.65 2.94 12. d'électricité .6 3 3.46 4.86 2.00 2005 100.82 9.04 8.95 38.51 48.55 35.92 88.58 0.19 12. Raff.40 34.00 2001 100.20 17.26 8.29 7.14 4.72 3.00 13. Prod. de pétrole et gaz ..82 5.81 75.20 4.94 2. Industries diverses INDUSTRIES NON MANUFACTURIERES .80 11.08 1.96 5.00 14.00 12.54 5.3 3.45 1.B AUX PRIX DU MARCHE 1 2 2.53 0.52 7.06 8.35 12.49 100.58 10.78 5.dont administration publique TOTAL DES VALEURS AJOUTEES .30 89.63 8.49 11.94 8.67 8..I.83 5.21 1.48 3.66 100.54 4.56 13.82 2.42 11.41 1.94 4.69 4.82 0.10 1..59 0.00 4.45 11.39 11.76 3.B AUX PRIX DU MARCHE 6 6.49 4.28 18.00 12.59 10.63 0.68 5.15 0.88 5.00 11.43 11.00 12.55 0.00 1998 100.41 10.14 3.91 88.56 88.62 3.32 1.11 100.00 2001/ 2005 100.36 12.22 4.14 0.62 38.66 3.02 8. habillement et cuir .33 1.60 100.87 4.78 2..4 3..77 5.53 8.42 10.51 4.81 39.5 2.32 13.41 1..01 8.84 2.2 2.44 4.20 13.. cafés.1 4.92 1.10 0.00 2003 100.17 9.58 35.55 1..84 12..48 88.22 1.83 17.30 35.52 3.59 5.48 4.00 2000 100.88 3.32 89.50 1.71 75.74 4.30 1.58 88.54 17.18 9.73 100.82 75.08 12.44 3.85 38.50 17.88 88.77 40.29 8.22 76.95 3.00 10.57 0.74 3.00 14.13 4.78 100.41 11.67 2.96 9.53 1..49 3.19 8.construct.29 3.03 8.19 2.52 11.85 3.46 0.16 5. d'eau .04 5.82 0.88 1.3 2.46 5.81 3.60 0.46 12. Industries mécaniques et électriques .00 2004 100.38 1..24 9..08 1.83 0.71 37.51 4.97 2..03 18.75 1.27 11.85 4.73 100..64 4.50 0.42 17.88 5.95 9.30 3.41 9.38 11.81 2.63 1.Part de chaque activité 1995 P.64 9.71 1.37 75.60 1..49 3.05 17.91 5. Ext.71 88..57 88.28 100.3 4.69 4.56 1.00 13.93 9.80 100.22 10..45 11..12 0.00 12.59 1.95 6. et verre .19 4. Activités de services marchands divers Consommation intermédiaire non ventilée en services bancaires (en -) ACTIVITES MARCHANDES ACTIVITES NON MARCHANDES .23 5.16 8.93 13.20 100.72 5.44 1.55 100.60 0.53 36.12 13.53 12..85 6.34 10.55 1..2 3.44 11. Transport et communication ..87 6.1 2. Industries textiles..4 2.66 3.10 8..49 74.88 4. restaurants .22 76.75 88.78 5.66 3.27 12.64 0. Industries chimiques .29 1.76 4.94 12.62 0.62 8.00 12.60 4.89 1.48 4.98 12.65 0.27 11.00 1990/ 2005 100..14 13.94 5.69 8.Impôts indirects nets de subventions P.66 0.89 12. Mines .34 12.98 17.14 1.63 0.64 0.68 74.75 3.31 12.49 100..84 16.40 11.82 2.00 14.84 4.12 8.65 2.80 2.53 100.47 11.26 2.15 12.87 2.5 5 1+2+ 3+4+ 5 1996 100.38 11.31 4..00 100.00 2002 100.39 12.48 75.72 11.24 1.71 13.20 11.25 75.93 5.82 2.73 8.23 75..

05 -0.07 0.32 4.17 0.50 0.13 4.50 0..04 0.23 0.09 0.50 1.44 5.11 0.32 0..10 0.15 -0.51 0.59 0.56 0.19 0.3 2.37 0.06 0.49 3.45 5.79 -0.09 0.35 0.50 4.24 4.44 0. Prod.16 0.04 0..01 0.21 0.76 0.54 0.27 0.84 0. habillement et cuir ..54 0.08 0..16 3.38 0.57 0.00 0.66 2001/ 2005 4.11 0.47 0. Industries mécaniques et électriques .13 1.41 0.14 0.07 0.11 0.36 0.99 0.36 2.02 0. Transport et communication .25 3.15 3.5 5 1+2+ 3+4+ 5 1996 7.34 0..46 0.42 5.21 0.04 0.13 0.59 0..06 0.34 0.86 0.12 0.4 3.57 4.56 0.89 0.37 0.0 -0.B AUX PRIX DU MARCHE 6 6.01 0.44 0.24 0.35 0.14 0.56 1. Ext.78 -0.39 0.68 0.08 0.08 0.03 0.12 -0.50 0.00 0.06 0.18 3.03 -0.55 0.41 3.02 0.04 2005 4.34 5.27 0..18 0. Activités de services marchands divers Consommation intermédiaire non ventilée en services bancaires (en -) ACTIVITES MARCHANDES ACTIVITES NON MARCHANDES .12 0.62 4.24 0.77 0.0 1990/ 2005 4.02 0.03 45.14 0.I.43 0.78 1999 6.78 0.5 4 4.08 0.50 4.10 0.63 -0.62 1.05 2000 4.02 0.46 2.44 -0. Industries diverses INDUSTRIES NON MANUFACTURIERES .19 1.51 0..60 1.28 0...15 0.13 0.17 0.08 0.41 0.02 0. Hôtels.56 0.69 0..19 0.25 3. Mines .32 0.03 0.02 0.15 0.24 -0.66 0.03 1.56 2004 6.10 0.69 2001 4.01 -0.15 0.11 0.37 0.02 0.46 7.59 0.19 0.00 0.52 0.60 0..57 0.2 2.25 2..15 0.26 0.78 4..1 1+2+ 3+4+ 5+6 7 1+2+ 3+4+ 5+6+ 7 .18 2. Bâtiment et génie civil ACTIVITES DE SERVICES MARCHANDS .50 5..4 2.14 0.34 -0.59 0.46 6.01 0.16 0.06 0.12 0.08 0..3 4.07 0.58 0.18 1.37 0.4 4.04 -0.03 0.38 0. Organismes financiers .43 1.06 0. Raff.14 1.65 0.01 -0.70 0.44 0.41 0.30 0.10 0.02 0.dont administration publique TOTAL DES VALEURS AJOUTEES . Commerce .11 0.44 1998 4.07 0.54 0.27 1.33 0. de pétrole et gaz .05 1.02 0.38 0.13 2.01 -0.14 0.6 3 3.15 6.15 0.61 5.47 0. Industries textiles.20 0.02 0.20 0.08 0..02 0..35 -1.69 -0.02 0.08 0.13 0.40 0.09 0.07 0.28 0.04 0.39 0.65 2003 5. Industries des mat.51 5.56 2..66 0.14 0.45 0.64 0.45 0.37 -0.39 0.10 0.61 0.70 0.04 1.35 AGRICULTURE ET PECHE INDUSTRIES MANUFACTURIERES . restaurants .60 4.21 0.06 0.I.40 0.49 -0.13 0.66 0.03 0.20 0.47 2.61 0.3 3..06 0.05 1.01 -0.09 0. cafés.78 0..64 0..17 0.17 0.27 0.15 0.32 2.92 -0.18 0.23 0. Industries chimiques .83 0.13 0.Impôts indirects nets de subventions P..44 0.B AUX PRIX DU MARCHE 1 2 2.04 0.03 0.70 5.40 0.92 2002 1.64 0..30 2.33 3.05 0.36 0.11 0.26 0.48 1.43 0.21 0.47 0.54 -0.12 0..43 0.09 0.15 1997 5.2 4.. et verre .38 2.41 0.1 2.83 2.03 0.40 0..56 0..13 0.2 3.89 0.62 0.15 3.44 0.08 0.77 0.23 0.27 3.07 0.24 0.1 3.Contributions sectorielles 1995 P.59 1.12 0.01 0.50 0.98 0. Prod.5 2..13 0.79 -0. Industries agricoles et alimentaires .17 0.08 0.14 0.10 0.19 0.11 0..25 0.30 0.49 4.31 4.46 0.27 0.26 -0..34 0.70 0.62 1.51 6.75 4.05 0.16 -0.1 4.11 0.37 0.59 4.08 0.01 0...18 0.01 0.31 2.63 1.16 0.10 0.09 0.00 0.13 0.55 0.11 0.65 -1. d'eau .01 0.26 0.49 0.43 0.construct.46 0.83 0.. d'électricité .16 0.23 0.06 0..42 0.03 0.12 0.08 0.06 -0.50 6.15 0.01 -43.23 0.77 -0.

27 5.00 Formation brute de capital fixe 2687.19 4.80 0.43 4.5 2445.56 4.1 8414.2 7445.33 -0.8 2526.5 176.4 7927.8 4481.6 14770.2 8099.30 7.60 4.22 Taux de croissance 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 1990/ 2005 2001/ 2005 PIB 3.83 -16.5 8123.38 4.2 2781.8 7269.8 11100.15 5.02 3.3 8993.67 5.3 14008.66 3.70 2.73 -3.22 258.DECOMPOSITION DE LA DEMANDE.8 9161.92 1.42 Variation des stocks 221.9 19350 20516.66 12197.2 6119.8 3653.8 2076.7 70.80 5.7 7691.3 18331.46 Importations des biens et services -5.58 3.2 1913.5 6676.09 2.7 4266.69 4.80 1.51 4.85 3.76 4.5 2207.80 2.78 6.4 7544.9 12115 12380 12773.16 -1.56 -14.3 3184.79 8.21 6. PIB AU PRIX CONSTANTS 1990 Le PIB et ses composantes 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 1990/ 2005 2001/ 2005 PIB 11237.3 6844.02 4.6 187 191.07 3.76 3.0 3652.30 3.5 447 -163.1 5931.1 100.6 4262.40 4.92 13.84 3.19 3.9 7918.7 278.2 2000.11 4.6 6135.27 6.29 3039.64 -40.20 0.94 -95.38 3.1 2343.6 8917.03 4.4 16414.2 15490.6 3300.7 2433.4 6554.5 252.88 8.73 4.16 4356.53 1.53 -3.6 54.7 300.50 4.1 18031.1 4403.78 Consommation des ménages 6968.8 8167 8524.787.19 3.9 21333.4 7167.8 4136.50 5.3 Importations des biens et services 5165.63 11.62 5.80 5.53 Consommation des ménages 1.9 19520.0 4.78 10.9 5998.74 0.32 -1.1 3305 3338.3 2664.9 8746.02 Consommation publique 4.2 -369 5.84 5.62 3.3 10505.2 3112.09 .46 4.5 3173.52 4.81 2.9 8908.19 8849.46 Formation brute de capital fixe 1.68 Exportations des biens et services 4669.9 7132.8 2138.15 5.8 13074.57 5.5 247.18 2.7 9409.4 8652 8712.5 11526.36 0.58 -3.7 2 8.1 5214.09 Variation des stocks -24.44 4.2 5919.26 -101.1 5772.75 2.94 -78.43 1.8 6348.34 8.29 4.82 5.2 525.26 35.3 6763.35 2.97 3.92 3.5 9955.90 7.0 Consommation publique 1856.72 5.26 4.26 11.54 -32.49 3.5 12120 12814 13454.7 7055.68 3.51 5.8 3181.21 8518.6 5044.36 -66.00 -6.05 4.8 3964.33 Exportations des biens et services -0.37 13.57 258.7 15477.74 -3.4 2900 3030.58 4.51 -63.8 9585.6 4327.07 4.03 8.19 4.8 8733.11 869.75 2.1 3453.35 7.18 3.9 5952.61 -468.55 6.53 5.5 17185.36 8.88 2.99 18.

57 -0.33 4.78 -2.15 24.89 2.31 2.59 .28 26.71 0.74 1997 5.50 15.10 9.13 5.35 6.06 62.36 2003 5.40 4.72 2.57 Formation brute de capital fixe 23.95 3.20 -45.79 -1.00 -1.07 -0.15 1.57 3.55 41.03 -0.18 -1.09 1.20 -45.46 2002 1.09 -0.11 0.29 5.47 Consommation publique 16.03 -1.77 2.82 15.26 3.39 1999 6.99 1.37 2.57 0.05 1.70 -1.65 61.29 -46.12 46.61 0.19 0.92 -6.81 1992 7.75 0.96 2.78 5.10 0.37 0.72 0.18 3.70 1.19 0.76 15.39 15.91 26.59 2005 4.43 15.43 1.70 -1.64 62.99 -46.90 46.97 1990/ 2005 4.43 -0.38 3.08 Variation des stocks -0.79 0.66 0.41 0.80 20.53 2000 4.48 0.20 Commerce 2.00 1.59 -44.35 2001 4.00 100.03 -0.50 15.59 3.81 22.00 100.15 2.43 -1.00 100.36 4.03 -1.56 2.09 1.00 100.51 0.00 100.87 1996 7.85 15.95 -0.00 100.91 -47.17 4.17 1.72 0.25 1993 2.66 5.03 2.33 1.86 62.30 1.14 1.57 43.27 -3.33 Exportations des biens et services 41.18 -1.44 0.27 1.00 100.47 60.81 -5.38 23.66 0.51 Consommation des ménages 62.11 -0.60 0.68 0.00 100.00 -0.22 43.66 15.88 -47.75 2.86 2.47 1.19 -0.30 2.01 61.06 3.84 0.47 -41.26 -0.26 16.06 -1.81 -2.87 15.61 24.71 23.65 0.64 43.47 -1.84 -0.76 2.65 0.83 22.37 44.33 4.03 -43.05 -1.82 2001/ 2005 4.44 23.85 0.67 43.98 42.11 2.15 -0.66 4.27 0.16 16.64 -47.Part des composantes de la demande 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 1990/ 005 2001/ 005 PIB 100.68 0.40 5.00 100.46 62.67 1.03 20.42 0.90 2.09 4.88 62.55 -0.31 60.00 Importations des biens et services -45.62 -0.20 3.98 0.07 0.24 6.49 44.13 3.38 3.60 0.91 1995 2.24 0.09 2.61 0.35 -1.81 61.24 2004 6.91 -48.00 100.70 26.0 -0.20 2.11 -0.45 15.85 60.01 -0.44 -3.89 0.33 3.41 -2.66 -1.15 2.07 24.79 Absorption 2.78 1.36 15.52 0.12 Consommation publique 0.85 24.52 2.07 2.43 Variation des stocks 1.66 44.46 -2.97 2.34 45.04 1.65 1.32 -45.52 15.80 -45.13 61.13 62.09 2.14 43.72 15.79 2.46 62.59 3.79 16.35 0.93 2.13 23.20 Exportations des biens et services -0.93 0.19 -1.69 Formation brute de capital fixe Variation des stocks 0.69 -3.56 -43.08 -49.80 60.03 1994 3.18 4.00 100.00 100.70 0.00 100.27 2.48 0.49 -0.66 -1.18 0.49 -2.96 -47.74 1998 4.52 1.63 42.81 0.88 42.00 100.63 2.02 22.78 1.02 -0.00 100.71 Décomposition de la croissance PIB Importations des biens et services Consommation des ménages 1991 3.79 1.65 -3.56 62.18 41.70 0.00 100.

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contre 4467 en 2000. la Turquie. la valeur de la production industrielle a atteint en 2004. *: TE: Totalement exportatrices. 2/ Le secteur textile et habillement Le secteur textile et habillement compte à fin 2005. En effet elle occupe la 5ème place après la Chine. La Tunisie figure depuis quelques années parmi les premiers fournisseurs de l’union Européenne. la Roumanie et le Bangladesh.885 millions de dinars en 2000 à 10. Les entreprises dont l’effectif est supérieur ou égal à 10 occupent 446 104 personnes. correspondant 30% de la production. Chimie (hors plastiques) 31 218 249 5 en dépit de la Textile et Habillement 1 656 438 2 094 38 concurrence Bois.5%. 2094 entreprises opérationnelles ayant 10 emplois et plus dont 1656 sont totalement exportatrices (tableau 4. Leur part dans le total des exportations des biens de la Tunisie a évolué de 41% en 1981 à 91% en 2004. Liège et Ameublement 31 174 205 4 178 111 289 5 internationale accrue et Cuir et Chaussures Divers 93 401 494 9 la hausse des cours Total 2 360 3 108 5 468 100 mondiaux du pétrole.8 milliards de DT contre 19. soit un taux de croissance annuel moyen de 4%. 31% de la valeur de la production.633 millions de Années 1981 1987 2000 2001 2004 dinars en 2004. Exportations des Industries 498 1 130 6 885 8 462 10 633 accusant ainsi Manufacturières un taux de Exportations totales de biens 1 233 1 771 8 005 9 504 11 692 Part des Industries Manufacturières 41% 64% 90% 89% 91% croissance annuel moyen de 12%. l’Allemagne et l’Italie. L’évolution de la contribution des industries manufacturières dans le PIB a été la composante la plus dynamique du secteur productif. La production du secteur a atteint 5433 millions de dinars en 2004. Les exportations du secteur des industries textiles et de l’habillement sont passées de 3258 MD en 2000 à 4481 millions de dinars en 2004. Leur part dans le PIB a évolué de 6% pendant les années 1961 – 1963 à prés de 21% durant la période 2000 – 2004. dont 2360 sont totalement exportatrices. le secteur industriel a Secteurs TE* ATE* Total % enregistré durant les 121 824 945 17 premières années du Agro-alimentaire Matériaux de Construction Céramique et 19 409 428 8 Xème plan de Verre 78 403 481 9 développement. ayant un effectif supérieur ou égal à 10 agents. et qui sont aussi ses trois premiers fournisseurs. Sa valeur ajoutée a représenté en 2001. 24. Source: Agence de Promotion de l'Industrie .3 milliards en 2000 . une Mécanique et Métallurgique Electrique.1).ANNEXE XV Vue synoptique du tissu industriel de la Tunisie 1/ Le tissu industriel de la Tunisie Le tissu industriel de la Tunisie compte 5468 entreprises à fin février 2005. Electronique et Electroménager 153 130 283 5 évolution très favorable. Le tableau suivant présente la ventilation de ces entreprises par type d’activité. soit un taux de croissance annuel moyen de 6. Sur le plan des résultats. permettant ainsi ATE: Autres que totalement exportatrices. enregistrant un taux de croissance annuel moyen de 8%. avec une valeur ajoutée de 1630 MD. Les principaux clients européens de la Tunisie au niveau de l’industrie textile sont : la France. En effet.Février 2005 l’amélioration de son positionnement sur le marché intérieur et à l’étranger. La valeur des exportations des industries manufacturières (comme le montre le tableau suivant : Part dans les exportations totales à prix courants en millions de dinars) est passée de 6. .

la fermeture de certaines unités. à la mise à niveau de certaines entreprises et à la préparation des . l’encouragement de regroupement d’activité de finissage en zone industriel d’une capacité de 100 millions de mètres de tissus. A plus long terme.5 MDT octroyée sous forme de primes pour les investissements immatériels. tout en veillant à faire évoluer la production à terme vers un label Tunisien de produit fini. dont une enveloppe de 133. l’étude recommande : (i) le passage progressif de la soustraitance à la co-traitance et au produit fini. Ce programme s’étalera sur une période de dix ans et concerne environ 4000 entreprises. l’amélioration de la qualité. et les retombées attendues de l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’Europe de l’Est ainsi que l’âpre concurrence qui sévit au niveau du marché international. la métrologie. un centre d’affaires a été crée avec le concours de l’union européenne.Février 2005 Total 44 54 31 236 1 597 315 La politique industrielle poursuivie par les autorités tunisiennes consiste en l’exécution de programmes de promotion de la qualité et de restructuration du secteur.B: Certaines entreprises opèrent dans plusieurs activités à la fois. En outre et afin d’assister les entreprises du secteur dans les différentes étapes de leur mise à niveau. enfin l’amélioration de l’environnement de l’entreprise et la promotion du secteur à l’échelle international. soit environ 80 % des entreprises ciblées. (ii) l’aménagement de zones industrielles et la création de sociétés de promotion et de gestion des pôles technologiques. Le comité de pilotage (COPIL) a approuvé 1946 d’entre elles pour un investissement total de 2893 MDT et des subventions de l’ordre de 415 MDT. Source: Agence de Promotion de l'Industrie . et la réduction de l’emploi estimée à 5200 emplois environ. le secteur des industries textiles tunisien est entré en zone d’incertitude. Afin de réduire les effets négatifs de cette nouvelle conjoncture. Cette dernière a montré clairement que les industries textiles tunisiennes ne peuvent concurrencer celles des pays du Sud-est Asiatique surtout au niveau des produits dit « basique » ni la production dite « haut de gamme » qui continuera à être fabriquée en Europe. la normalisation et surtout le soutien à l’industrie en terme d’innovation et le développement de liaisons avec la recherche scientifique. notamment l’accélération du rythme de mise à niveau des entreprises. doit assurer sa modernisation. les pouvoirs publics ont engagé plusieurs actions dont : (i) la création de centres techniques spécialisés. Sa mise à niveau engagée en 1995. améliorer sa compétitivité. et la compression des coûts sont les seuls atouts du secteur à court et moyen terme. Les résultats issus des enquêtes d’évaluation effectuées à ce sujet montrent que les investissements et les exportations ont progressé pour les entreprises ayant achevé leurs plans de mise à niveau. 3/ la politique de développement du secteur industriel Activités TE* ATE* Filature 12 32 Tissage 10 44 Finissage 15 16 Bonneterie 175 61 Confection chaîne & trame et maille 1 381 216 Autres industries textiles 177 138 * TE: Totalement Exportatrices ATE: Autres que Totalement Exportatrices N. Ces dernières doivent assurer une assistance technique de qualité à la création d’entreprises industrielles. Parallèlement à la mise à niveau. Les entreprises tunisiennes doivent s’adapter aux nouvelles conditions du marché en exploitant au mieux toutes les niches de la moyenne gamme pour divers articles d’habillement. et afin de doter le secteur de bases solides permettant d’accroître sa compétitivité et de renforcer ses performances. La mise à niveau a intéressé 3161 entreprises au terme de 2004. La proximité du marché Européen. l’initiation d’une étude stratégique sur l’avenir du secteur. les pouvoirs publics ont multiplié les mesures de soutien et d’assistance au secteur. caractérisée par une baisse des investissements. et son insertion au marché mondial. qui sont de nature à promouvoir la qualité.Répartition des entreprises employant 10 personnes et plus par activité et par régime Avec l’entrée en vigueur en 2005 du démantèlement des accords multifibres.

l’amélioration des services administratifs. Pour certains secteurs. les études ont recommandé le développement de partenariat et de sous-traitance avec des sociétés multinationales. surtout privé. Ces encouragements sont accompagnés d’une campagne de sensibilisation. le recyclage et l’introduction de la fonction marketing qui à ce jour semble très souvent négligée par les industriels. la fonderie et usinage. l’effort de modernisation du secteur industriel se poursuit par la réalisation d’études stratégiques sectorielles. Par ailleurs. qui doit permettre aux promoteurs. A fin février 2005. Au titre de la modernisation d’autres actions sont programmées dont la promotion de la propriété industrielle à travers la mise en place des mécanismes nécessaires à la meilleure application et la vulgarisation de la réglementation nationale en la matière. notamment dans les projets prometteurs et innovants. la minoterie.plans stratégiques des centres techniques. Ces études ont abouti à des recommandations pour le développement de la compétitivité en accordant une attention particulière aux investissements immatériels dont : la formation. les études stratégiques réalisées. ont concernés les secteurs d’activité suivants : les pâtes alimentaires. le secteur des jus de fruits et enfin les composants automobile. ainsi que d’autres destinées à promouvoir la compétitivité des activités industrielles. et surtout le développement des exportations vers les pays voisins pour palier à l’exiguïté du marché local. la compression des coûts des produits agricoles. les conserves alimentaires. . d’investir et de s’engager dans le secteur industriel. tels que les conserves alimentaires. qui constituent une promotion des investissements. (iii) la mise en place de divers encouragements par le code unique des investissements. le secteur oléicole. la valorisation des ressources humaines et la création d’un office de la propriété industrielle.

2007 Banque centrale de Tunisie : « Statistiques Financières ».C. globaux et sectoriels 2005». mars 2006 Claude Berthomieu et Hajer Ouardani : « L’impact de l’accord de libéralisation Tunisie-Union européenne sur les échanges et les investissements directs étrangers des PME à participations étrangères ». Ministère du Développement et de la Coopération Internationale. 2003 FMI : « Article IV ». Initiative on Governance for development in the Arab Countries. juin 2004 Banque mondiale : « Vers une meilleure gouvernance au moyen orient et en Afrique du Nord : Améliorer l’inclusivité et la responsabilisation ».Role of the judiciary and legal enforcement theme ». Working paper 05-22. rapport MENA. 2006 Banque africaine de développement : « Etude sur l’impact des lignes de crédit auprès des institutions financières tunisiennes». Tunis. 10 mai 2006 FMI : « Conclusions préliminaires de la mission de consultation au titre de l’article IV ». publié par la Banque mondiale. 30149-TN.C.C.. and the cost of doing business in Tunisia : a comparative perspective ».C. Washington D.. avril 2006 Institut d’Economie Quantitative : « Rapport annuel sur l’économie du savoir 2005 ». Centre Universitaire sur le risqué. 2006 PNUD : « . en cours.ANNEXE XVI REFERENCES/BIBLIOGRAPHIE Banque africaine de développement : « Etude sur la compétitivité de l’économie tunisienne ». Ministère du développement et de la Coopération Internationale. 14 novembre 2006 Institut d’Economie Quantitative : « Rapport annuel sur la compétitivité 2005 ». Travaux de recherche 2005/02 CEFAMI. 2005 Sami Bibi : « When is Economic Growth Pro-Poor? Evidence from Tunisia ». sept. République tunisienne. Washington D. Ministère du développement et de la Coopération Internationale. Washington D. juillet 2005 Paloma Anos Casero et Aristomene Varoudakis : « growth. Tunis. Washington D. République tunisienne. private investment. mai 2006 Institut National de la Statistique : « Rapports annuels. mars 2006 Banque centrale de Tunisie : « Rapport annuel ». janvier 2004 Mohamed Salah Redjeb et Miloudi Ghobentini : « L’intermédiation sur le marché du travail en Tunisie ». Cahiers de la stratégie de l’emploi 2005/19. February 2006 PNUD : « Rapport sur le Développement Humain ». mai 2005 Banque mondiale : « République Tunisienne : Etude d’Evaluation de la Gestion des Finances Publiques ». les politiques économiques et l’emploi. 2006 République Tunisienne : « Note d’orientation du XIème Plan et de la décennie 2007-2016 ». 2005 . Croissance et Gouvernance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». juin 2006 Banque Mondiale : « Emploi.. Report No.