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PROGRAMMES DES PARTIS ET LÉGISLATIVES DU 10 MAI

FLN, RND ET MSP ATTENDENT LE DÉBUT DE LA CAMPAGNE
19 Rabie El Thani 1433 -Lundi 12 Mars 2012 - N°14456 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

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L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

PRÉPARATION DU HAUT SOMMET ALGÉRO-ITALIEN

ALGÉRIE-LIBYE

Concrétiser le partenariat stratégique
Le ministre italien des Affaires étrangères, M. Giulio Terzi di Sant'Agata, effectuera une visite officielle en Algérie jeudi prochain, visant à bâtir un partenariat stratégique entre l'Italie et lʼAlgérie, a indiqué, hier, M. Maurizio Massari, envoyé spécial du ministre italien des Affaires étrangères pour les questions de la Méditerranée.
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Le président du CNT reçoit Ould Kablia
19e CONFÉRENCE AFRICAINE À ALGER DES MINISTRES DE L'INDUSTRIE

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Installation du Comité de pilotage des projets de développement P. 7 industriel
COOPÉRATION ALGÉRO-BELGE

Les réformes politiques : un processus décisif
CONSTRUCTION NAVALE

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L’Algérie bien placée pour développer P. 9 cette industrie
LE DIABÈTE CHEZ L’ENFANT

La pompe à insuline, meilleur remède
LE PEUPLE LE PEUPLE ET POUR L A R E V O L U T I O N PA R

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SPORTS

SUPPLEMENT

Édito
Nos stades en quête de pelouses impeccables

I

SURVEILLANCE DES ÉPREUVES DU BAC, DU BEM ET DE LA 6e

13 observateurs par centre d’examen
◗ Suivi scolaire de 545 enfants hospitalisés dans 11 wilayas
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l est certain que le professionnajamais à lisme a besoin plus que animent les ce que nos clubs qui soient dotés compétitions d'élite et en bon d’infrastructures propres 32 clubs, état. Il est vrai que les formant dans leur grande majorité, les (1 les deux ligues professionnel leurs et 2) ne possèdent pas possèdent stades. Pour ceux qui généraleune domiciliation fixe, des terrains ment, celle-ci est sur wilaya ou à la appartenant, soit à la profescommune. Pour les clubs d'avoir sionnels, il leur est exigé afin de une infrastructure propre aussi pour mieux se préparer, mais dans de très accueillir les visiteurs bonnes conditions. que non Aujourd'hui, on constate ne possèdent seulement nos clubs mais pas leurs propres stades, trouvent un ceux qui en possèdent du fait mal fou pour leur entretien, assez déque leurs pelouses sont de tériorées. De plus, l'entretien pour ne celles-ci coûte très cher, la tête. Déjà, pas dire, les yeux de stade en les clubs qui ont un bonne et due forme rouspètent. qui sont ceux Que peut-on dire de en train de faire du porte-à-porte. illustre parfaiteL'exemple du MCA Faute de terment cette situation. adversaires, rain où recevoir ses de l'élite, n'a ce club, qui fait partie lui est arrivé pas fini de galérer. Il 5-Juillet de jouer à Rouiba, Koléa, à Bologhine, avant d'être domicilié à la comun terrain appartenant géré actuellemune de Bologhine, Oran, Comme les comme ceux de Tizi-Ouzou, ment par l'USM Alger. l'élite du Censtades des clubs de Sétif et Constantine. Néanmoins, déplorable et tarde à tre sont dans un état le lancement des travaux pays, es grandes nations comme mesures néne répondent pas aux venir, alors que dans d'autres la LFP, le Brésil, la Bulgarie, l'AlSt-Denis cessaires de sécurité, les de grands stades comme pris la décilemagne ainsi que comme on le sait, avait celui de avaient les derbys au (France), Aréna (Bayern), sion de faire jouer grands clubs de l'époque achevés est qu'il ne la Juventus sont lancés et il faut stade 5-Juillet. Ce dernier joué sur ce terrain avant offre les vrai "toil'unique structure qui dans un temps records. Là, connaisse par la suite un de confort et du stade Mustapha synmeilleures conditions accepta- aussi parler lettage" en passant au tartan aussi de sécurité. que nos stades deviennent qui, faute d'entretien régupas réussir thétique que nous lui connaissons Puis, on en construira d'autres bles et appropriés pour une pra- Tchaker refait à Toutefois, on ne peut que Hamlaoui lier et convenable, a été professionnaactuellement. Il faut admettre comme le stade chahid dans cette option du normale du sport. Comme Ce qui fait que enceintes incontournaqui vient ainsi don- tique population est très jeune, il plusieurs reprises. lisme, comme choix seulement quelques en de Constantine avec des stade notre A » était, dans une période ble imposé par la FIFA, primordial de lui l'EN « étaient pourvues de terrain de ner un autre souffle à l'ancien de l'époque de ne pas domicit était plus que type infrastructures datant e de base donnée, obligée Benabdelmalek, actuellemen gazon naturel. Comme ce les choses par- de matches dans cette enstade du donner une infrastructur coloniale. Il faut que une meilsurface nécessitait un entretien vite en réfection. En 1987, le en vue moderne lui permettant de pro- lier ses changent pour assurer très expérience ticulier, il se transformait cas du 19-Mai 1956 fut construit bien à gresser dans une discipline très pri- ceinte. de leure crédibilité à cette De petits stades comme celui qui Il y parfaitement "tuf". C'est le stades algérienne. de répondre en terrain en naissante. Outre ces ou du première sée par la jeunesse ce qui a été fait Koléa, Aïn-Beïda... pourraient sera la généralil'organisation, pour la laissent à désirer, il y stade Chabou de Annaba d'écoles de a lieu de louer tout Ce Dès le en Algérie, de la coupe dans ce domaine, même si le retard vir pour le lancement équipes fasation du tartan synthétique. CREPS du Caroubier. très vite à fois 1990. On même si les type de revêtement s'use d'Afrique des Nations en début, l'Algérie s'est confrontée encore assez criard. Il formation, communes y sont dodéveloppeces le plan in- avait alors choisi deux stades : 5- demeure et ne contribue pas au un problème crucial sur que contrairement à cer- nions de onze". Le ment de notre "jeu à le "tuf" ne Juillet et 19-Mai 1956 (Annaba). Il faut dire maghrébins et même miciliées. Il faut admettre que frastruturel, surtout que tains pays incontournable ailleurs, d'énormes efgazon, du beau faut dire que ces deux enceintes de l'organisa- l'Etat algérien fait africains, est favorisait pas la pratique même dans les pays à notre arabes qui profitent majeurs pour forts pour donner à notre jeunesse que notre ts sportives avaient permis jeu. le mieux indiqué pour e dans tion d'évènemen très pour son épanouissel'améliopays d'organiser la 17 CAN football puisse connaître de nouvelles infrastruc- les moyens De plus, cette surface était Il est cerpratique de très bonnes conditions. Tout le construire n'est malheureusement ment, mais un travail de qualité est ration attendue par tous. dangereuse pour une de grands pour l'Algérie tures, ce On se tain que cet objectif à faire en vue d'organiser convenable du "jeu à onze". 1969 monde avait remercié vue d'of- pas notre cas. ne sera pas fasusceptibles de nous en généraliser le gazon pour les efforts fournis en souvient encore du décès qu'on a acPour ne citer que cet exemple, évènements, nous développer. du cile à réaliser, du fait des infrastrucsportifs permettre de important. de Tayeb Amrous, l'ex-joueur de frir aux Africains on avait organisé les Jeux est cusé un retard assez L'organisation d'une CAN qui répondent aux normes arabes et les Jeux africains, respecvenait tout juste beaucoup tures MC Alger, qui De plus, cela demande de sans plus que nécessaire pour favoriser Puis, il y eut durant qui n'est pas d'investissements. Ce rejoindre le club en provenance du internationales. tivement en 2004 et en 2007, lors le souci de nos 80 et 90, la construction construire la moindre infrastruc- un autre élan qualitatif sur les plans les années pour le moment Bordj-Ménaïel. C'était plus el. Pour cela, t national de plusieurs stades en gazon natuclubs qui sont beaucoup On avait raté des occasions sportif et infrastructur match du championna par l'achat de joueurs An- rel. On peut citer les stades de ture. pointilleux sur le nouvelles il faudra être très préoccupés entre le MC Alger et Hamra propices pour se doter de pour Car que de mettre le paquet une chute Sétif, de Mascara, de Relizane, de es. Pourtant, on avait plan des délais de réalisation.vrainaba. Un télescopage et des stades ou installer de Saïda, infrastructur construire qu'il y Tlemcen, de Bel-Abbès, grands en les respectant, on pourra Il est évilui ont été fatals. C'est ainsi projeté de construire deux de nouvelles pelouses. du e Skikda, de Jijel, de places chacun. ment disposer du temps nécessaire a eu la construction grandiose le d’Oran, de dent que l'argent et l'infrastructur de Djelfa, stades de 40.000 à infrastructupar réussir ce Médéa, de Témouchent, vont de paire pour faire L'un à Baraki et l'autre de pour avoir les moyens 5-Juillet en 1972, animé de prone semble Flumi- de Tamanrasset, de Rouiba, de professionnalisme qui Douéra. Jusqu'ici, les travauxtrès rels qui nous permettent pays au tournoi maghrébin avec ou les la fipas de Blida, de Béjaïa... devenir un pas avoir trouvé sa voie nence, le Milan Ac et surtout entre Boumerdès, les efforts de l'Etat ces deux stades ne sont non-res- gresser et de qui se tarque bons rails. Le problème : le même diapason de ceux nale de la coupe d'Algérie (0- Il faut dire parce qu'on le nombre d’infra- avancés. délais de réalisation. Dans guent d'être bien pourvus en équiOn continue à galérer les condil'USM Alger et Hamra Annabalieu pour augmenter très im- pect des n'avait pas dès le départ structures sportives sont d'autres stades assez pements sportifs. l'application, stade fut aussi le 2). Ce grand tions objectives pour enveloppe ce chapitre, Une n des Hamid Gharbi conditions, du sont également en projet, dans de très bonnes privilégié pour l'organisatio en portants. a été mobilisée pour grands d'Alger conséquente professionnalisme. Jeux méditerranéens Hamid Gharbi

Des besoins encore plu L

s grands

le pays était pratiquement Depuis l'indépendance, adéquates à ce genre dépourvu d'infrastructures des terrains en "tuf". de sport. Il n'y avait que rencontré D'ailleurs, l'Algérie avait ses amis au stade ses adversaires et aussi du 20-Août. Municipal, actuel stade

1975.

Lundi 12 Mars 2012

PP. 15 à 18

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Météo

EL MOUDJAHID

Ensoleillé
Sur les régions Nord, prédominance d'un temps généralement ensoleillé excepté les régions de l'Est où l'on notera encore des formations nuageuses sporadiques. Les températures maximales seront de l'ordre de 14°c et 18°c sur régions côtières et varieront entre 10°c et 15°c vers régions intérieures. Les températures minimales seront assez basses, notamment vers les régions de l'intérieur ou elles avoisineront les zéros degré. Les vents seront faibles Sur les régions sud du pays, le temps sera généralement ensoleillé. Les températures maximales varieront de 16°c/24°c en général avec des pics de 28°c vers l'Extrême Sud. Les vents seront faibles à modérés.

Mercredi 14 mars, à 10h

Conférence de presse sur le 13e Congrès arabe de la protection des consommateurs
Dans le cadre de la préparation du 13e Congrès arabe sur la protection des consommateurs prévu du 20 au 22 mars à Oran, la Fédération algérienne des consommateurs animera une conférence de presse le mercredi 14 mars à 10 h, pour aborder cet événement placé sous le thème « La culture de la consommation ».

rcle culturel des Demain, à 10 h, au Ce ines moudjahid

Ce matin, à 8 h 30, à lʼhôtel Hilton

e «L’instance exécutiv provisoire dite gouvernement du Rocher noir»

Colloque international sur l’économie informelle
Le cercle pour l’action et la réflexion autour de l’entreprise CARE organise sous le parrainage du ministère du commerce le colloque international sur l’économie informelle en Algérie ce matin, à partir de 8 h 30, à l’hôtel Hilton. Avec la participation d e n o m b r e u x universitaires, experts et spécialistes étrangers et d'institutions reconnues pour leur expertise dans le domaine, le ministre du Commerce M. Mustapha Benbada présidera l’ouverture du colloque placé sous le thème «les pistes d'une transition vers la formalisation».

Demain, à 13h, au CEM les frères Abdesslami, Vieux Kouba

Apprentissage de la lecture chez les enfants
Le British Council organise son deuxième événement Kids Reads en collaboration avec le ministère de l’Education nationale. L’événement aura lieu demain, à 13 h au CEM des frères Abdesslami, Vieux Kouba.

en l Echahid organise, L’association Machaâ cercle culturel des le coordination avec Saïd, d’Alger une conférenceidine de port e dite moudjah ce exécutive provisoir débat sur «  L’instan cher noir  » dirigée par gouvernement du Ro Abderrahmane Fares. animée par le journaliste La rencontre sera d’une verra l’organisation Mohamed Abbas et de prix aux lauréats des cérémonie de remisepar l’association dans le cadre concours mis sur pied et historique. de la semaine culturelle

Agenda culturel
Cet après midi, à 14 h, à lʼhôtel Hilton

Conférence de presse sur le 21e Congrès du patrimoine culturel
Dans le cadre du l’organisation du 21e Congrès sur les vestiges et le patrimoine culturel prévu du 13 au 15 mars, sous le thème « Le vestige et le tourisme culturel », une conférence de presse sera organisée cet après-midi à 14 h à l’hôtel Hilton.

Présentation de 4 jeunes ue usiq talents algériens de la m classique
Aloisia Mme d’Autriche, L’Ambassadeur tion « les amis de de l’associa Wörgetteret, le président er Hamoudi, animeront une sique », M. Abdelkad senter  « 4 jeunes talents la mu ur pré conférence de presse po s la musique classique » le algériens qui excellent dan mbassade d’Autriche, 17 l’A mardi 13 mars à 15h à uche, Hydra. chemin Abdelkader Gado

Mardi 13 mars, à 15h, he à lʼambassade dʼAutric

Les 14 et 15 mars, à lʼhôtel Aurassi

«Une nouvelle politique économique moins dépendante des hydrocarbures»
A l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et du douzième anniversaire du FCE, le forum des chefs d’entreprise organise un symposium sous le thème  :  «  De l’urgence d’une nouvelle politique économique moins dépendante des hydrocarbures  » les 14 et 15 mars à l’hôtel Aurassi, Alger.

Cet après midi, à 15 h, à lʼespace culturel Mille et Une news

Projection du film documentaire «Who is Fatima»
L’espace culturel Mille et Une news organise une projection du film-documentaire Who is Fatima réalisé dans le cadre du projet « la promotion de l’image de la femme politique au Maroc, en Algérie et en Tunisie, initié par Centre de la femme arabe pour la formation et la recherche (CAWTAR) cet après-midi à 15h au siège de la rédaction de Djazaïr News et Algérie News, 28, rue Khalfi-Boualem (ex-Burdeau).

à lʼhôtel Mardi 13 mars, à 14 h, a Emir, Chérag

Demain, à 15 h, au Club des médias culturels, salle Atlas-BEO

et ale des éducateurs L’Association nation ur aveugles organise une po enseignants spécialisés à partir de 14h, à l’hôtel Emir rencontre mardi 13 mars,thème  :  «  L’égalisation des (Chéraga), ayant pour lité ». chances : principe et réa

Rencontre sur «L’égalisation des chances : principe et réalité»

Aujourdʼhui, à 10 h, au CRSS

« Stratégie américaine en Méditerranée et posture sociostratégique de l’Algérie »
Le Centre de recherche stratégique et sécuritaire (CRSS) organise aujourd’hui, à partir de 10 h à son siège sis lot n°14, cité Zidek, Ben-Aknoun à Alger, une conférence-débat intitulée  : « Stratégie américaine en Méditerranée et posture socio-stratégique de l’Algérie », qui sera animée par le Dr M. S. Mekki.

Bouziane Ben Achour invité du Club des médias
L’Office national de la culture et de l’information (ONCI), dans le cadre du programme Maw’id Maâ El Kalima, invite le journaliste et écrivain Bouziane BenAchour pour une rencontre-débat autour de son parcours.

Demain, à 8 h 30, à Biskra

« Pour une vision humanitaire du phénomène migratoire »
La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme organise un atelier technique à l’hôtel Ziban de Biskra, demain, à partir de 8 h 30, traitant de la protection et l’assistance humanitaire en faveur des migrants, demandeurs d’asile et des réfugiés et ayant pour thème : « Pour une vision humanitaire du phénomène migratoire ».

Demain, à 8 h, à lʼhôtel Sheraton

Réunions d’affaires et de partenariat Batimaghreb
Les rencontres d’affaires et de partenariat Batimaghreb se tiendront demain de 8 h à 18 h à l’hôtel Sheraton – Club des Pins et réuniront plus de 500 professionnels du secteur du BTP.

Demain, à 15 h, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria

Projection en avant-première du filmdocumentaire Myah El Hayat
L'entreprise El Kawakib production audiovisuel organise la projection de l’avant première du filmdocumentaire intitulé : Myah el hayat réalisé par Rabie Rahou, demain à 15 h, au Palais de la culture MoufdiZakaria.

la direction Ce matin, à 10h30, à FEX SA générale de la

Le 14 mars, à 10h, au siège de lʼONDA

Préservation du patrimmoine traditionnel
L’office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), organise conjointement avec les membres du groupe El Forda, une conférence de presse, à l’occasion de la sortie du coffret de musique édité par l’ONDA, dans le cadre de son action de préservation du patrimoine culturel traditionnel et ce, le 14 mars à 10 h au siège de l’Office sis au 49, rue Hamla Abderrezak – Bologine.

e Conférenceede press sur le 15 Salon international de l’automobile

ue du 15e Salon Dans le cadre de la tene, une conférence bil international de l’automo SAFEX et AC2A, presse animée par la 30, à la salle de la de h aura lieu ce matin à 10 s des expositions. direction générale, Palai

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EL MOUDJAHID

Nation
ELECTIONS LÉGISLATIVES DU 10 MAI PROGRAMMES DES PARTIS

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FLN, RND et MSP attendent le début de la campagne
Les dispositions des textes de loi nouvellement adoptés par le Parlement, et notamment celles relatives aux partis politiques, leur confèrent des rôles et des missions leur permettant de concourir et de participer à la vie politique en vulgarisant, auprès des institutions de l’Etat, du Parlement et des assemblées populaires élues, leur projet politique.

S

ur cette base, les partis doivent exprimer leurs aspirations, définir leurs orientations et fixer leurs objectifs dans des statuts et des programmes politiques préalablement déposés auprès du ministère chargé de l’Intérieur à l’issue de la tenue de leurs congrès constitutifs. Les partis politiques exercent librement leurs activités dans le cadre de l’ordre constitutionnel, du cadre républicain et des dispositions de la loi sur les partis, en respect bien évidemment des principes et objectifs fixés par la législation en vigueur applicables à leurs activités. Partant de ces principes et caractères juridiques, il serait légitime de s’interroger sur un certain nombre de questions en rapport avec ce qu’attendent les électeurs de leur classe politique et ce que nous proposent les partis politiques qui la composent comme projet de société, programme d’action politique, économique et social. Comme il est important de saisir la dynamique qui porte les éléments des buts assignés aux stratégies et autres approches de chaque formation en lice pour les élections législatives du 10 mai prochain. Au plan administratif et à une quinzaine de jours de l’officialisation des listes et des candidats en lice par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, les préparatifs des conditions et des moyens matériels de déroulement de ces importantes consultations nationales vont bon train avec la poursuite de l’installation des commissions locales des deux instances de supervision et de surveillance électorale. Et, à ce titre, les services du ministère de l’Intérieur ont annoncé que tous les intervenants dans le processus électoral s’activent pour évaluer les préparatifs en cours au niveau des collectivités locales et leur apporter toutes les directives qui vont dans le sens d'un perfectionnement du dispositif. Le but étant de faire en sorte que toutes les conditions matérielles et techniques soient mises en place pour garantir la tenue des élections législatives dans la transparence la plus totale et avec un devoir de neutralité qui sera de mise à tous les niveaux. S’agissant de l’organisation des partis politiques et quand bien même les citoyens branchés sur les chaînes de télévision et les ondes de radio commencent à assimiler des morceaux des programmes que leur proposent les leaders politiques, toutes tendances confondues. Concernant les programmes et les stratégies de leur campagne électorale, les partis politiques en course pour les législatives du 10 mai prochain préfèrent garder le secret jusqu’au début de la campagne électorale, quand bien même beaucoup ont des dénominateurs communs, étant répertoriés dans un ensemble de familles politiques. Des formations politiques avancent des propositions préférant attendre en se penchant sur la finalisation de leurs programmes économiques en demeurant attentifs aux préoccupations des citoyens et des affaires d’intérêt national en relation avec l’amélioration des conditions de vie et de travail. D’autres promettent de se prononcer dans les prochains jours. En

lance doit désormais être affinée pour accroître la production et enfin la bataille des exportations hors hydrocarbures doit s’accompagner également d’efforts pour reconquérir des parts importantes du marché local.

Le MSP et les 12 points
Au MSP, le chargé de communication, Kamel Mida, promet de répondre aux questions concernant le programme d’action du Mouvement, par courrier électronique. Et en revenant au programme des législatives de 2007, le MSP avance une douzaine de points devant permettre de relancer l’économie dont la création de banques islamiques et l’éloignement des transactions et autres échanges avec des taux d'intérêts, ainsi que l'octroi de micro-crédits et des crédits sans intérêts au profit des jeunes promoteurs de projets et prioritairement aux petits agriculteurs, aux familles productives, aux familles victimes de la tragédie nationale et aux diplômés de la formation professionnelle. Le MSP compte introduire et conforter la solidarité mutuelle entre les différentes couches sociales, notamment les petits paysans, commerçants et pêcheurs, introduire l’allocation chômage aux diplômés demandeurs d’emploi, tout en veillant à assurer la formation au profit des jeunes sans qualification. En plus de l’allègement des charges fiscales et parafiscales au profit des petites bourses, le MSP est favorable à un investissement direct étranger (IDE) qui assume ses responsabilités sociales en matière de préservation de l’emploi, du transfert de technologies et de préservation de l’environnement. Dans ce programme, il s'engage à défendre le secteur public stratégique et à le protéger dans le but de garantir l’avenir des générations futures, leurs droits à la prospérité et la liberté de la décision économique nationale. Houria A.

attendant la campagne, la lecture des campagnes des législatives de 2007 peut orienter les électeurs sur les grands axes des programmes de trois partis.

Le FLN et les cent mesures
Au parti du FLN, le chargé de la communication, Kassa Aïssi, parle du début de la campagne électorale pour connaître tous les détails du programme économique, indiquant que le programme, adopté par le 9e congrès, à côté d'un programme électoral, contient plus de 100 mesures économiques et autant de mesures en attendant le début de la campagne électorale pour développer les idées. Au FLN, on estime qu’il est impossible de concevoir un développement économique, social et culturel du pays sans prendre en compte la globalisation qui domine le monde, ajoutant que l’avenir de l’Algérie ne peut se construire qu’à travers un lien étroit avec les groupements régionaux comme l’UE, l’UMA, l’UA ou encore l’OMC. C’est ainsi que le parti qui possède la majorité dans l’Assemblée

populaire nationale trouve que l’économie de marché est susceptible de créer l’efficacité économique au sein de l’entreprise, mais exige, en même temps, le renforcement des moyens de prospection et de planification. Dans ce cadre, le Front, en poursuite de son action, promet de renforcer les privatisations et le partenariat à même de moderniser l’outil de production, améliorer la compétitivité de nos entreprises, créer de la richesse et de l’emploi. L’agriculture, l’industrie, le BTPH, les télécoms et les services sont, selon le même parti, les secteurs susceptibles de devenir le moteur de la croissance hors hydrocarbures en Algérie.

Le RND et neuf grandes actions
Au RND, le porte-parole, Miloud Chorfi, déclare que son parti ne pouvait pas dévoiler son programme économique avant la campagne, et cela est tout à fait normal car on craint le plagiat. Le programme n’est pas encore finalisé. S’agissant de son programme, il y a lieu de revenir aux législatives de 2007 qui fixent neuf grandes actions

à caractère économique dont chacune est accompagnée d’une séries de propositions assez détaillées. Parmi ces mesures, on enregistre l’assainissement de l’économie de la fraude et de l’argent mal acquis, du règlement de la question du foncier pour l’investissement productif, de la réduction des charges de l’entreprise économique, de la facilitation de l’accès des entreprises aux crédits bancaires et de l’accélération de la mise à niveau des entreprises. On parle également de l’amélioration de la gestion du devenir des entreprises publiques économiques, de la promotion du logement et du marché immobilier, de l’intensification du développement de l’agriculture et de la promotion des exportations hors hydrocarbures. Du point de vue du RND, l’effort économique doit s’accompagner davantage de l’épanouissement des entreprises locales et de la création de richesses renouvelables pour pérenniser le développement national économique et social. L’effort en matière de logements doit s’accompagner de la promotion d’un marché de l’immobilier pérenne alors que l’aide publique à l’agriculture qui en a permis la re-

Appel à un vote massif

L

e week-end politique a été marqué par une intense activité des partis qui ont exhorté les citoyens à voter, lors des élections législatives du 10 mai 2012, pour des candidats "crédibles" et des programmes répondant aux aspirations des Algériens, en insistant également sur une "participation massive" au scrutin. Le parti du Front de libération nationale (FLN) a mis l'accent sur le critère de "popularité" des candidats pour déterminer les têtes de listes. Affirmant lors d'une conférence de presse à Alger que le FLN compte attirer le plus grand nombre possible de voix pour demeurer "la première force politique" du pays, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) M. Bouguerra Soltani a mis l'accent sur une participation "aussi large que populaire" aux prochaines élections législatives, estimant que "le Parlement influent et générateur de changement" est celui pour lequel votera le peuple à travers une participation qui dépasse les 60%. M. Soltani

a ainsi invité les citoyens à "rompre avec tout comportement négatif" lors des prochaines élections, les exhortant à se rendre aux bureaux de vote et à "ne pas dévaloriser leurs voix". Le Front pour la justice et le développement (FJD), d’Abdellah Djaballah, a appelé ses militants et partisans à "se mobiliser comme un seul homme pour la bataille des législatives du 10 mai", les exhortant à "voter massivement pour le programme du changement porté par le FJD". Dans le même sillage, le président du Front du changement (FC), M. Abdelmadjid Menasra, a renouvelé son appel à une participation "massive" au scrutin pour un "changement pacifique par les urnes". "Le FC est pour un changement positif, constructif et paisible qui défend l'unité nationale", a souligné M. Menasra, invitant les électeurs à voter pour des candidats "crédibles et capables de traduire sur le terrain" les aspirations des citoyens.

CNSEL

Installation demain des sous-commissions de wilaya

L

a Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL) procédera demain à l'installation de ses sous-commissions de wilaya en prévision du scrutin du 10 mai prochain. La commission compte actuellement plusieurs membres représentant 33 partis politiques,

selon son président M. Mohamed Seddiki. La loi organique sur les élections comporte 17 articles définissant le fonctionnement de la commission de surveillance des élections. Ces articles confèrent à la commission de "larges" attributions en matière de surveillance de l'ensemble des opérations du processus électoral.

L'article 187 de la loi relative au régime électoral stipule que "la Commission nationale de surveillance des élections bénéficie de l'appui logistique des autorités publiques pour l'accomplissement de ses missions. Les représentants de partis et de candidats ne perçoivent pas d'indemnités".

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Nation
ELECTIONS LÉGISLATIVES DU 10 MAI
TALEB CHERIF, PRÉSIDENT DU PNSD :

EL MOUDJAHID

“Le courant démocratique nationaliste a toutes ses chances”
«Pour arriver à un Parlement compétent qui assumera courageusement son rôle de représentativité du peuple et de contrôle de l’action du gouvernement, il échoit à nous les partis politiques d’arriver à des listes de candidats bien élaborées, loin des critères de népotisme et de favoritisme», a estimé hier, M. Mohamed Chérif Taleb, président du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD).

A

u sein de son parti, il déclare veiller à ce que les 2e et 3e candidats des listes pour les prochaines législatives soient issus de jeunes compétences. A l’en croire, les femmes seront également en force sur les listes du PNSD vu que six femmes ont été déjà désignées têtes de listes. M. Taleb, convaincu, par ailleurs, de la nécessité d’arriver à une parité homme/ femme dans la vie politique, préconise aussi de constituer, après le 10 mai, un gouvernement composé à 50 % de femmes et de créer un ministère chargé des droits de la femme. S’agissant de la participation de son parti au prochain scrutin, il informe qu’il sera présent à travers toutes les wilayas et même auprès de la communauté établie à l’étranger, même s’il reconnaît que le PNSD est dépourvu de moyens matériels. Sur la victoire supposée des islamistes aux élections législatives, il dira que l’islam ne peut être un cheval de bataille et ne peut suffire pour

obtenir les voix des électeurs. Plus loin, il qualifie l’alliance des islamistes « d’approche conjoncturelle réaliste de partis politiques à la recherche de voix », car chacun de ces partis, explique-t-il, « ne peut prétendre tout seul à obtenir une majorité ». Se refusant de se livrer à tout pronostic sur l’issue du scrutin du 10 mai, il estime, cependant, que le peuple est « profondément nationaliste et aspire à la démocratie » et du fait, poursuitil, « le courant démocratique nationaliste et républicain a toutes ses chances de réussir, pour peu que la volonté populaire soit respectée ». Il appelle à cet égard à satisfaire aux aspirations des nouvelles générations et à renoncer aux anciennes pratiques. Les mécanismes de contrôle mis en place pour la prochaine élection sont, de l’avis du président du PNSD, « adéquats et rationnels » et

offre « une garantie assez forte s’ils sont bien appliqués sur le terrain ». La commission de supervision des élections, composée exclusivement de magistrats, a un important rôle, soutient-il, à jouer tout comme la

commission de surveillance. Se considérant un parti démocratique et nationaliste engagé dans la sauvegarde du caractère républicain de l’Etat et profondément inspiré de la plate-forme de Novembre 1954, le PNSD plaide, sur le plan économique, pour la répartition équitable de la richesse nationale et son ouverture à toutes les couches de la société. Son président se déclare favorable à un « capitalisme soft » qui s’offre comme une troisième voie entre le capitalisme et le socialisme. « Nous optons pour un système qui encourage les initiatives et libère les énergies et qui garantit une distribution équitable des richesses nationales entre les différentes couches de la société en favorisant les plus démunis ». M. Mohamed Taleb Chérif plaide aussi pour la révision du système fis-

cal et l’éradication du marché informel pour pouvoir investir graduellement dans des projets de PME (petites et moyennes entreprises) qui permettront de résorber le chômage. A ce titre, les organismes de l’emploi tels l’ANSEJ et l’ANEM sont fortement appelés à contribution. « Dans notre programme, l’élément humain est le vrai capital, notamment les jeunes et les universitaires qui ne sont pas utilisés à bon escient. Nous préconisons un meilleur rapprochement entre les entreprises et les universités ainsi qu’une solution provisoire d’octroi d’une subvention d’au moins de 10.000 DA qui permettra aux jeunes diplômés de préserver leur dignité en attendant de trouver un poste d’emploi », propose encore le président du PNSD en réponse aux organisations patronales qui ont invités les partis politiques à faire connaître leur programmes économiques. Hamida B..

PARTI EL-KARAMA

Benhamou appelle à voter massivement pour « barrer la route aux opportunistes »

SURVEILLANCE DU SCRUTIN

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e Secrétaire général du parti El-Karama, M. Mohamed Benhamou, a appelé, samedi à Ouargla, les citoyens à se rendre « massivement » aux urnes pour « barrer la route aux opportunistes ». « Les citoyens sont invités à participer massivement aux prochaines législatives du 10 mai prochain pour élire les personnes appropriées et barrer ainsi la route aux opportunistes et affairistes », a-t-il ajouté lors d’un meeting en présence de militants et sympathisants de son parti. M. Benhamou a prévenu, à cette occasion, contre la « manipulation » des jeunes, dans le but de « pousser le pays vers le chaos et la fitna (discorde), au moment où il (pays) panse encore ses blessures des séquelles du terrorisme ». Dans ce cadre, il a fustigé des « pratiques de certaines parties qui cherchent, sous couvert de religion, na-

tionalisme ou démocratie, à semer le trouble parmi les jeunes », soulignant que le « peuple algérien, qui déjà assez souffert de la fitna, aspire ajourd’hui à vivre dans la quiétude et la sécurité ». Tout en soulignant, par ailleurs, que son parti « comprend » les préoccupations des jeunes de la région, axées notamment sur l’emploi et pour une vie décente, M. Benhamou a indiqué que de « telles préoccupations doivent trouver leur solution par des voies civilisées, loin de tout préjudice au pays ». Le SG d’El-Karama a évoqué aussi la lutte armée du peuple algérien et les positions nationalistes des habitants de la région durant la Révolution, dont les manifestations populaires du 27 février 1962 appelant à la préservation de l’unité nationale et au rejet des manœuvres coloniales visant à séparer le Sahara algérien du reste du territoire national.

La commission de willaya d’Annaba installée hier
● 17 partis ont retiré les dossiers de candidatures.

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MSILA

78 listes, dont 55 indépendantes, retirent les formulaires de candidature

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a wilaya de Msila qui compte désormais 12 sièges avec l’augmentation de la composante de la prochaine APN a enregistré le retrait de 78 formulaires de candidatures. Ces retraits effectués par 55 listes indépendantes et 23 partis dénotent de la compétition attendue pour ces sièges. A ce stade déjà c’est un record tant pour la participation des partis que pour celles des indépendants. En effet, jamais un scrutin n’a eu autant d’intérêt au point de constituer avant deux mois de son déroulement l’essentiel des discussions. Pour les partis ce scrutin qui doit constituer un tournant pour le pays offre les garanties nécessaires pour un choix libre des représentants du peuple. Comme il doit peser dans les orientations économiques, sociales et surtout politiques de l’Algérie de demain ils font tout pour ne pas le rater. La frénésie qu’il engendre se ressent au sein même des formations politiques qui connaissent une mobilisation certaine de leurs militants et même de nouvelles adhésions. Tout est bon pour figurer dans les listes. Ces formations se font un devoir de respecter l’équilibre régional et familial dans la wilaya. Ce jeu qui se poursuit donne parfois des compositions insolites. Il explique pourquoi certains noms reviennent même si des nouveautés sont enregistrées.

L'embarras du choix pour les 553.000 électeurs
Même le dépôt est encore loin, ce qui donne un répit pour les responsables des partis, des consensus sont notés. C’est ainsi que le FLN qui a éclaté pour les besoins de la cause en deux mouhafadhas se présentera avec deux listes, une pour le Sud conduite par le ministre de l’Agriculture, M. Rachid Benaissa et la seconde pour le Nord dirigée par l’ancien député Djamel Sehili. L’ex-membre du gouvernement Bounechada et l’homme d’affaires Yahia Hassani devront accompagner le premier. Ismail Debech ancien recteur de l’université de Sétif et le journaliste Mohamed Dahmani eux, seront avec le second. Le RND qui a perdu des personnalités de poids comme le député El Mahdi El Kassimi qui a choisi El Fedjr pour rempiler a opté pour Mohamed Laid Bibi en tant que tête de liste. Les noms de l’ancien sénateur et coordinateur de wilaya Mohamed Missaoui et même de Khalfa Mebarek, secrétaire général de l’Organisation nationale des enfants de moudjahidines sont également cités après lui. Les partis islamistes Hams, El Islah et Ennahda ont préféré préparer une liste commune ont eux aussi, misé sur l’expérience d’un ministre, M. Smail Mimoun pour défendre leurs couleurs. Les autres ont fait appel à toutes les catégories. Les hommes d’affaires sont bien

sur très bien représentés. Les élus locaux aussi. Ces élus qui connaissent bien les problèmes du terroir mais aussi la composition humaine de leurs circonscriptions sont un atout pour ces formations politiques qui peuvent se prévaloir d’un ancrage tribal. Pas moins de 10 présidents d’APC ont été approchés par les partis à l’image de celui de Menasra qui a choisi le maire de Boussaâda pour avoir un siège au Parlement. Le PT a été fidèle à son discours en choisissant une personnalité syndicale .Il n’est pas allé loin pour cela. C’est M. Telli Achour membre de l’UGTA qui sera son principal candidat. Les indépendants qui peinent pour réunir les 4.800 signatures nécessaires ne sont pas en reste de ce bouillonnement tant pour la composition des listes que pour la recherche des soutiens. Ce qui est sur c’est que les 553.000 électeurs selon la dernière révision des listes électorales auront l’embarras du choix. L’administration locale qui œuvre pour la bonne marche du scrutin s’active à recenser les moyens nécessaires pour l’opération au niveau des 47 APC et même les sites qui abriteront les meetings durant la prochaine campagne. Notons que la commission de surveillance des élections a été installée, il y a quelques jours, pour suivre justement cette préparation. FD

nnaba s’est dotée hier, de la commission de wilaya de surveillance des élections législatives du 10 mai prochain. La cérémonie d’installation qui a eu lieu à la direction des services agricoles et à laquelle ont assisté le wali et le DRAG a été présidée par Ali Boukhazna, membre de la commission nationale de surveillance des élections et président du Mouvement de la Concorde nationale. La présidence de cette structure composée du président, de cinq membres et d’un rapporteur est revenue à M. Farouk Djeghaia représentant du FND, élu à bulletin secret par les représentants des 22 formations politiques présentes parmi les huit candidats qui ont brigué la présidence. Avant que les délégués des différents partis ne tranchent la désignation de la composante de la dite commission, M. Ali Boukhazna a évoqué la loi organique relative aux élections adoptée après les consultations politiques conduites par M. Bensalah dans le cadre de l’approfondissement des réformes initiées par le Président

de la République, laquelle loi confère aux partis politiques un espace de surveillance des élections dans le but de garantir la crédibilité du scrutin. De même qu’il a exhorté la composante de cette commission à dépasser les intérêts partisans étroits pour que ces élections ne soient pas entachées de failles pouvant compromettre le bon déroulement du processus électoral Un autre membre de la commission nationale de surveillance des élections lui empruntera le pas pour dire la disponibilité du chef de l’exécutif à doter la commission locale de tous les moyens nécessaires leur permettant de mener à bien leur mission de surveillance et devant assurer le bon déroulement du scrutin. Il faut rappeler que parmi les 22 partis ayant participé à l’installation de la commission, 17 formations ont manifesté leur intention d’entrer en course dans la compétition électorale du 10 mai et ont procédé au retrait des dossiers de candidatures. Il convient aussi de rappeler que la wilaya d’Annaba compte deux circonscriptions électorales S. L.

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EL MOUDJAHID

Nation
COOPÉRATION ALGÉRO-BELGE

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JEUX D’ALLIANCES

Que pèse l’Alliance verte ?
Habitué des questions politiques, Mehdi Larbi, sociologue et enseignant à l’université d’Oran, contacté par nos soins, ne voit pas l’utilité de cette nouvelle coalition, si ce n’est, uniquement, «pour contrecarrer Djaballah et Menasra». Ce dernier parle d’une coalition d’«opportunistes».

Les réformes politiques : un processus décisif
«Le processus des réformes politiques qui ont été engagées par le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika est important». C’est ce qu’a indiqué hier M. Bertin Mamarka Echevin, vice-président du Parlement de la région de Bruxelles.

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ors d’une rencontre-débat, organisée par l’organisme «Algérie Première» à l’occasion de la visite de la délégation d’échevins (députés) belges à Alger, sur les opportunités de coopération entre les deux pays, M. Bertin Mamarka a souligné que «le changement témoigne de l'ouverture démocratique en Algérie». Dans ce contexte il tiendra à exprimer son soutien aux réformes initiées dans notre pays, qui sont, selon lui, une opportunité pour faire parvenir la décision dans les plus brefs délais aux citoyens. Il a souligné le fait que son pays est très favorable à toute forme de démocratie participative, «et nous en tant que députés, soutenons toutes les réformes qui peuvent reconduire à une meilleure gouvernance. » Il dira dans ce contexte que là où il y a des réformes politiques, surtout dans les pays en voie de développement, «la vie ne peut qu’être meilleure et plus stable pour les populations, puisque avec toute réforme, on peut toujours mieux faire en terme de concertation et d’écoute».

Allant plus loin dans ses déclarations, il a indiqué que «le processus engagé en Algérie «montre que le pays est en voie de développement et de stabilité dans ces différents secteurs que sont la politique, l’économie et la culture. Des secteurs névralgiques dont la refonte «répondra certainement aux attentes et aspirations des citoyens». Le conférencier a indiqué par ailleurs que, «sans aller dans les enjeux électoraux, l’objectif final, c’est que le peuple algérien doit profiter de ce magnifique pays et ses potentialités naturelles et culturelles». Il ajoutera que «l’Algérie est un pays qui a beaucoup souffert et cela en dépit de ses richesses naturelle et humaines». Par ailleurs, l’hôte de l’Algérie a mis l’accent sur la visite prochaine d’une délégation d’hommes d’affaires algériens le mois d’avril prochain à Bruxelles, il a souligné que celle-ci «est une occasion pour les deux parties de nouer des options de partenariat algéro-belge, d’identifier les opportunités d'affaires et la possibilité d'établir des partenariats dans divers secteurs

entre les deux pays, ainsi que de renforcer les relations commerciales». Il est a rappeler que du côté belge, une délégation d’hommes d’affaires devrait venir en juin 2012 en Algérie, pour la prospection du marché et afin de s'enquérir de la réglementation algérienne en matière d'investissement et d’opportunités d’affaires. Il est à souligner également que, selon les statistiques des douanes algériennes, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint plus de 3,2 milliards de dollars en 2011. Les exportations algériennes vers ce pays, constituées à 99% d'hydrocarbures, se sont élevées à 2,4 milliards de dollars, alors que les importations ont atteint 800 millions de dollars au cours de l'année dernière. En 2011, la Belgique a été classée septième fournisseur de l'Algérie et son quatorzième client, selon les chiffres des douanes algériennes. L'Algérie est le deuxième client de la Belgique sur le continent africain après l'Afrique du Sud. Makhlouf Aït Ziane

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SOMMET ARABE DU 29 MARS À BAGHDAD

a démarche de ces trois formations, insiste l’universitaire, «est une stratégie individuelle qui ne peut en aucun cas régler le problème de la société». Au début, il était question d’une alliance plus large. Mais, les formations contactées, à l’image du PLJ (Parti pour la liberté et la justice) de Mohamed Said, ont décliné l’offre. Si les présidents des partis de l’AAV comptent conquérir l’électorat et même rafler la mise, la réalité politique est contraire, précise Aissaoui Yacine, politologue, à «ces aspirations». «Les déclarations de Bouguerra Soltani, qui affirme remporter le scrutin de mai prochain ou, du moins, figurer en bonne place, sont subjectives», poursuit notre interlocuteur. Pronostic fait, il souligne que les législatives «réservent une grande surprise aux trois partis.» Mieux, il prévoit une «déroute» au MSP qui sera le grand perdant. Car, soutient-il, au sein de cette alliance, le parti «n’aura jamais le score auquel il est habitué». Même «réunis», les partis de l’AAV se présentent en rangs dispersés aux prochaines législatives. Des centaines de militants ont changé de camp et rejoint d’autres partis comme, notamment, le Front du changement que préside Abdelmadjid Menasra. Les trois «alliés électoraux», poursuit M. Aissaoui, ne pourront pas éviter l' «émiettement» des voix islamistes. Aussi, ce qui inquiète le plus chez cette alliance est «le discours archaïque», notamment de Fateh Rebiai et Halimi Akouchi. En fait, lors de la signature de la charte de l’AAV, ces deux responsables ont parlé de tout sauf de politique. L’alliance s’avère comme une arme à double tranchant, dans la mesure où le parti de feu Nahnah s’appuie sur deux formations dont l’assise n’est pas aussi importante. En s’appuyant à leur tour sur le MSP, Nahda et El Islah comptent grappiller quelques sièges au Parlement. «Une bouffée d’oxygène», résume le sociologue Mehdi Larbi. En somme, si le triumvirat islamiste part avec un avantage par rapport aux partis de Djaballah et Menasra, quant à l’implantation et la préparation matérielle, il n’a pas pour autant garanti l’adhésion de la population à son projet de société. D’autre part, il n’est pas certain que le discours musclé des années 1990 soit une éternelle recette miracle pour rafler les voix des électeurs. Et la bataille à venir risque d’avoir un effet boomerang sur les partis islamistes, qui risquent d’y laisser des plumes. Fouad IRNATENE

M. Medelci : « Le Conseil des ministres des AE approuve le projet d'ordre du jour»

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e Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères a approuvé, samedi au Caire, au terme de sa réunion au siège de la Ligue arabe, le projet d'ordre du jour des travaux du sommet arabe prévu le 29 mars à Baghdad. Dans une déclaration à l'APS, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a précisé que le Conseil ministériel a pour principal objectif la préparation du sommet arabe, notamment l'accord sur le projet d'ordre du jour du sommet, indiquant que les recommandations des délégués ont été prises en considération. Plusieurs questions politiques et organisationnelles intéressant les pays arabes seront à l'ordre du jour du sommet de Baghdad, a-t-il indiqué, ajoutant que parmi les questions politiques figurent en particulier les questions syrienne et palestinienne. Concernant les questions organisationnelles, M. Medelci a indiqué que la feuille de route du groupe de travail chargé de la structuration de la Ligue arabe, présidé par M. Lakhdar Brahimi, ancien ministre algérien des AE, fera l'objet d'un débat approfondi par les dirigeants arabes, a dit M. Medelci. La question syrienne, qui s'est taillé la part du lion lors des réunions du conseil, a fait l'objet d'une réunion du comité ministériel arabe chargé du dossier syrien. Cette réunion a permis d'échanger les informations concernant la mission de Kofi Annan qui a effectué une visite au Caire avant de se rendre à Damas, a précisé le ministre. Le ministre russe des AE, Sergueï Lavrov, a prononcé un discours à l'ouverture de la session du conseil ministériel au terme de laquelle il s'est entretenu avec les membres du

comité. Le chef de la diplomatie russe et ses homologues arabes se sont mis d'accord sur cinq points. Il s'agit de mettre fin à la violence d'où qu'elle vienne, de mettre en place un mécanisme de supervision impartial, de rejeter toute ingé- rence étrangère dans les affaires internes de la Syrie, d'autoriser l'acheminement de l'aide humanitaire sans entraves et de soutenir la mission de l'envoyé de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan. Pour la Ligue arabe, la visite de Lavrov au Caire est «extrêmement encourageante», dans la mesure où elle vise à faire part de la position de la Russie au monde arabe et à trouver une solution politique à la crise, a indiqué M. Medelci qui a qualifié l'ini-

tiative du chef de la diplomatie russe de pas «positif». Au terme de ses entretiens avec le président syrien Bachar Al Assad, Kofi Annan soumettra le rapport aux secrétaires généraux de l'Onu et de la Ligue arabe, a ajouté le ministre. En marge de la réunion du Conseil ministériel de la Ligue arabe, les délégations maghrébines ont tenu samedi une rencontre sur le prochain sommet arabe et la question syrienne. La rencontre a également porté sur la réunion ministérielle prévue à Alger qui sera axée sur la sécurité dans la région et la lutte contre le terrorisme et autres fléaux. L'Algérie compte abriter cette réunion en avril prochain, a ajouté M. Medelci.

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Nation
LE DIABÈTE CHEZ L’ENFANT

EL MOUDJAHID

La pompe à insuline meilleur remède
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a pompe à insuline est le meilleur traitement pour les nourrissons, même pour les adultes, qui ont des glycémies très instables et des variations glycémiques très importantes. Sédentarité, mauvaises habitudes alimentaires, facteurs génétiques, tels sont, entre autres, les facteurs «incriminés» dans l’augmentation du taux de diabète infantile, dont le nombre ne cesse d’augmenter. Tel est le constat établi par des professeurs en médecine, présents samedi, au symposium ayant pour thème «Accompagnons l’enfant diabétique», organisé par le laboratoire « Roche Diabètes Care ». Cette rencontre, initiée dans le cadre des domaines du monitoring et de l’éducation du jeune diabétique, a eu un grand écho parmi les spécialistes en diabétologie venus des quatre coins du pays. Lors de son intervention, le professeur Zahia Bouderda, du service pédiatrique du CHU Benbadis de Constantine, a indiqué que l’obésité peut donner le diabète, les maladies cardiovasculaires. «Quand on est obèse à l’âge pédiatrique on a un grand risque de le rester une fois adulte», a-t-elle expliqué avant d’ajouter « le diabète de type 2 s’observe de plus en plus chez l’enfant. Concernant le diabète de type 1 malheureusement on ne peut pas le prévenir. Dans le cadre de la prévention, les parents doivent s’inquiéter quand plus en plus jeunes. S’agissant du traitement de l’enfant diabétique, Pr. Bouderda a affirmé que la pompe à insuline est le meilleur traitement pour les nourrissons même les adultes qui ont des glycémies très instables et des variations glycémiques très importantes. Pour l’instaurer en Algérie, Pr. Bouderda préconise qu’il faut instituer tout un programme à l’échelle nationale, et commander les matériels consommables. «Cette révolution pour les malades demande de la formation pour les équipes, car on ne peut pas mettre un malade sous pompe, surtout quand il s’agit d’enfant alors que le personnel médical n’est pas encore formé. Mais aussi former toute personne apte à répondre aux problèmes que peut poser un enfant qui porte une pompe», a-t-elle soutenu. De son côté, le Pr Farida Menadi Lacète, chef d’unité diabétologie au CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet), a indiqué en marge de la tenue du symposium le fait que près de 3.000 enfants diabétiques de moins de 15 ans, ont été recensés au niveau des CHU à l’échelle nationale. « Ce qui embête les professeurs ces derniers temps c’est l’augmentation de la tranche d’âge du nourrisson  » a-telle dit, déplorant le fait que, « malheureusement il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu dont l’incidence de la maladie, l’environnement, le support génétique. Quand on fait des dépistages pour le diagnostic préventif, on trouve que dans la fratrie, les frères et sœurs ont le même tissu que leur frère diabétique, il y a un risque de voir leur enfant devenir diabétique», a-t-elle affirmé. Néanmoins le Pr Lacète a estimé que cela ne veut pas dire que le sujet deviendra diabétique forcément. Elle a indiqué que c’est une maladie multifactorielle. «On ne naît pas diabétique, mais on naît prédisposé à devenir diabétique», a-t-elle expliqué. Pour ce qui est des complications, elle a estimé que, comme celles-ci s’installent tardivement «  les spécialistes ne les voient pas trop, n’empêche qu’ils peuvent les surveiller et les dépister chez l’enfant  ». Dans ce contexte, elle mettra en exergue la nécessité d’effectuer, tous les 5 ans, un bilan ophtalmologique, une surveillance plus rapprochée, essayer de corriger et changer le schéma du développement de la maladie. S’agissant du dépistage, le Pr Lacète a déclaré qu’un enfant diabétique se fait dépister à partir d’un cas de la famille. « On fait une recherche d’anticorps chez les autres enfants, quand ses anticorps commencent à augmenter à un certain taux on sait que à peu près une année après la maladie va s’installer. Dans cette phase on donne un traitement immunosuppresseur, ce sont des anticorps monoclonaux qui sont très à la mode qui restent des essais thérapeutiques. On n’a pas assez de recul pour dire que c’est comme ça qu’il faut procéder», a-t-elle expliqué. Wassila Benhamed

PRATICIENS SPÉCIALISTES DE LA SANTÉ PUBLIQUE

Reconduction de la grève
Le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) a décidé lors de son conseil national, en session ouverte, tenu le 9 mars dernier, de reconduire son mouvement de grève les 20, 21 et 22 mars prochains. Cette action de protestation sera reconduite, en l’absence «  de réponse satisfaisante après ce délai, par une grève ouverte à partir du 1er avril prochain ». C’est du moins ce qu’a indiqué le président du SNPSSP lors d’une conférence de presse tenue au niveau de son siège nationale, à Alger. Ces mouvements de protestation ont été décidés en vue « de contrecarrer l’utilisation illégale par le ministère de la Santé de décision de justice pour se livrer à des mesures de rétorsion envers les praticiens spécialistes et leur dénier le droit constitutionnel de recourir à la grève afin de faire valoir leurs revendications légitimes », selon le Dr Yousfi. En outre, le conseil national a salué la forte mobilisation des praticiens spécialistes lors de ces trois jours de grève, dont les taux de suivi ont atteint une moyenne de 75% à l’échelle nationale Mohamed Yousfi, a interpellé une seconde fois le Chef de l'Etat pour intercéder en faveur de l'application de la plate-forme de revendications de son syndicat. «  La prise en charge de l'élite telle qu'exigé par le Chef de l'Etat semble être loin des objectif de notre tutelle. Nous en appelons au Président de la République afin d'instruire qui de droit pour répondre à nos doléances qui tardent à venir », a déclaré le président du SNPSSP. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, avait réagi au lendemain de la grève, affirmant que le taux de suivi national de cette grève a été de 10,5%. D’ailleurs, des instructions de la tutelle à l'adresse des directeurs d'hôpitaux ont été données afin de procéder en premier lieu, à la retenue sur salaires pour les trois jours de grève qui est considérée comme étant « illégale » par le ministre de la Santé, M. Ould Abbès. Il y a lieu de rappeler que le SNPSSP exige dans sa plate-forme de revendication, déposée depuis juin 2010, l'amendement du statut particulier, la suppression de la discrimination en matière d'imposition (IRG) des primes et indemnités versées par le secteur de la santé aux praticiens spécialistes hospitalo-universitaires (10%) et aux praticiens spécialistes de santé publique (35 %) et la révision du régime indemnitaire. Il revendique, également, la mise en application des mesures incitatives concernant le service civil, le respect de la réglementation en matière de carte sanitaire pour les services de santé publique et en matière de présence des praticiens spécialistes de santé publique dans les comités médicaux existants déjà ou nouvellement créés. De son côté, M. Ould Abbès a précisé que la justice avait tranché sur le dossier présenté par la tutelle à la direction de la fonction publique et au ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale comprenant toutes les augmentations de salaires des différents corps du secteur de la santé, y compris ceux des praticiens spécialistes de santé publique avec effet rétroactif. Sarah S.

Vers la généralisation de la trousse de l’enfant diabétique
M. Tewfik Belaïdi, manager Roche Diabetes Care, a indiqué que la trousse de l’enfant diabétique « est une trousse qu’on a complètement créée dans un atelier, qui va contenir le lecteur de glycémie, les bandelettes qui vont contenir du sucre pour le malade et des languettes pour se piquer de même que le carnet du diabétique pour noter ses glycémies et aussi le stylo à insuline. Ce nouveau produit que le laboratoire Roche va essayer de généraliser en le distribuant aux médecins spécialistes, qui vont à leur tour le donner gratuitement, «  va vraiment accompagner l’enfant diabétique dans sa vie quotidienne » a précisé le responsable qui a balayé notre interrogation d’une main  : « On compte le produire en quantité suffisante pour faire profiter tous les enfants concernés, ne vous en faites pas !» W. B.

ils voient que leur enfant urine et boit beaucoup, quand il maigrit.» Cette surveillance n’est pas seulement le rôle des parents, selon le Pr. Bouderda mais aussi celui des enseignants à l’école et des médecins qui doivent établir un diagnostic rapide et efficace. Pr. Bouderda a souligné que l’incidence des enfants malades est en nette augmentation  : « Au cours des précédentes décennies, soit jusqu’en 2000, on avait des incidences de 10 cas pour 100.000 enfants, malheureusement ces chiffres ont été doublés, si ce n’est triplés, puisqu’on dénombre jusqu’à 20 à 23 incidences sur les 100.000 cas», a-telle déclaré. Pour le professeur, il y a certainement des facteurs d’environnement qui font que le diabète de type 1 apparaît chez des enfants de

M. HAMID EMMINGER SENIOR VICE-PRÉSIDENT ROCHE DIABETES CARE À PROPOS DE LA POMPE À INSULINE :

«Une petite révolution dans le monde de la diabétologie »
M. Emminger, est-ce qu’on peut dire que la pompe à insuline est une révolution pour le diabétique en Algérie ? Oui c’en est une, car pour l’instant on n’a pas de pompe à insuline en Algérie. Lancer cette innovation fait donc, office de petite révolution. Elle a fait ses épreuves sur les enfants diabétiques avec des résultats meilleurs, surtout durant la nuit. Pour ce qui est du prix de ce petit appareil, celui-ci diffère d’un pays à un autre, mais il est assez élevé. En plus, il n’y a pas de remboursement par la sécurité sociale et le traitement mensuel est également assez élevé, puisqu’il coute près de 270 euros. Pouvez-vous nous dire quand la pompe à insuline sera lancée en Algérie ? En fait, on est en train de discuter avec des spécialistes et professeurs pour qu’ils décident si la pompe à insuline est nécessaire pour les malades diabétiques en Algérie. Actuellement, les pouvoirs publics sont intéressés par la pompe à insuline, mais c’est le médecin à la fin qui doit décider quel type de patient a le droit d’utiliser cette pompe. Il y a lieu de signaler toutefois, que les particuliers peuvent l’acquérir dans un futur proche, à la condition que, si on lance le produit, on doit d’abord s’assurer le service après-vente et former le personnel qualifié, et là, on verra la pompe à insuline en Algérie. W. B.

Des scanners en attente d’utilisation

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e budget alloué au secteur de la santé pour l’année 2012, dépasse les 400 milliards de centimes pour, alors qu’il ne dépassait pas les 60 milliards de dinars en 2007. Une augmentation qui reflète l’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics au secteur. Alors que leur manque est déploré dans les grandes métropoles, l’absence de spécialistes et de techniciens qualifiés pour l’exploitation, l’entretien et la maintenance des certains équipements médicaux, fait que des scanners et des appareils achetés à coups de millions de dollars, périssent dans nos hôpitaux. Des appareils médicaux inexploités, alors que d’autres sont carrément en panne dans les différents hôpitaux du pays. Cette situation d’équipements non inutilisés n’est pas nouvelle puisque des établissements hospitaliers manquent terriblement de moyens matériels et de produits élémentaires pour le traitement des malades. En effet, Les hôpitaux d’Aïn Oussera, Hassi Bahbah, Djelfa et Messaad disposent tous de scanners sophistiqués qui ont été importés pour une valeur dépassant les 20 milliards de dinars. Toutefois, ces appareils n’ont jamais servi. En effet, ils ont été mis de côté depuis plus de trois ans faute d’absence de spécialistes capables de les mettre en marche. Ce constat a été fait par le ministre de la Santé, M. Djamel Ould Abbès, lors de sa visite dans cette région. « Tous les équipements acquis à coups de milliards de dinars doi-

vent être mis en marche au début du deuxième trimestre de l’année en cours », a exhorté le ministre. « Des spécialistes doivent assurer la mise en marche de ces appareils dont ont bénéficié les hôpitaux de la wilaya ». Le ministre a néanmoins déploré le déficit en encadrement relevé au niveau des structures hospitalières de la région, notamment dans les domaines de la radiologie et de la chirurgie. "Une insuffisance qui sera durant le mois de mars courant", a tenu toutefois à rassurer le ministre, avant de souligner les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le secteur de la santé, dont le budget est actuellement estimé à 405 milliards de dinars, soit six fois celui de l’année 2007, qui était de seulement 60 milliards. Par ailleurs le ministre de la Santé a affirmé samedi dernier que les hôpitaux nationaux enregistraient un manque en spécialistes notamment en radiologie. Les appareils de radiologie ne font pas défaut au sein des hôpitaux nationaux, le problème réside en le nombre insuffisant de spécialistes en radiologie", a estimé le ministre qui intervenait en marge d'une journée d'études sur la formation en neuroradiologie. Dans ce contexte, M. Ould Abbès a précisé que les "hôpitaux situés dans les régions éloignées notamment dans le Sud et les Hauts plateaux souffrent davantage de ce problème, à l'instar des wilayas de Laghouat, Ghardaïa et Adrar". En vue de pallier le manque en encadrement, le ministre a appelé à adopter une politique de forma-

tion continue bien ficelée, d'autant que l'Algérie dispose de spécialistes de haut niveau. S’agissant de la prise en charge, des insuffisants rénaux, le ministre a indiqué que 15.000 personnes souffrant de cette maladie bénéficient de séances de dialyse. Dans le même contexte, il a souligné que la majorité d’entre eux a besoin de greffes rénales. A ce sujet, le ministre a annoncé la création d’une agence nationale de greffe d'organes, unique de son genre, en Algérie. «Cette agence nationale de greffe d'organes, dont le décret de création a été pris mercredi dernier lors de la réunion du gouvernement, sera administrée par un directeur général nommé par décret présidentiel», a-t-il indiqué. Ajoutant que «le conseil d'administration de cette agence sera formé de cadres des ministères concernés, notamment le ministère des Affaires religieuses et du Wakf, d'un comité scientifique de spécialistes et d'équipes correspondantes ainsi que de représentants d'associations». Certes, c'est un grand soulagement pour des milliers de malades qui attendent depuis longtemps rien que pour obtenir une greffe. Cette importante réalisation va améliorer la situation de transplantation d'organes en Algérie qui reste très faible comparée à celle des pays voisins en raison d'une contrainte religieuse et d'un vide juridique en la matière. Donc, la greffe d'organes, désormais, est possible et légale après l'adoption de la loi au Parlement en 2011. Salima Ettouahria

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EL MOUDJAHID

Nation
DU 12 AU 14 MARS AU KOWEÏT

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PRÉPARATION DU HAUT SOMMET ALGÉRO-ITALIEN

Concrétiser le partenariat stratégique
Le ministre italien des Affaires étrangères, M. Giulio Terzi di Sant'Agata, effectuera une visite officielle en Algérie jeudi prochain, visant à bâtir un partenariat stratégique entre l'Italie et l'Algérie, a indiqué hier à l'APS, M. Maurizio Massari, envoyé spécial du ministre italien des Affaires étrangères pour les questions de la Méditerranée.

13e Forum international de l'énergie

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e 20 février dernier, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, avait rencontré son homologue italien, à Rome, en marge de la réunion du groupe des 5+5, et l'avait invité à effectuer une visite en Algérie. Cette visite "s'inscrit en droite ligne dans l'objectif de la préparation de la tenue du haut sommet bilatéral prévu avant la fin de cette année, à Alger", avait fait savoir M. Medelci dans une déclaration à l'APS. A cet égard, la préparation de la visite à Alger de M. Terzi a fait l'objet d'une entrevue entre l'ambassadeur d'Algérie en Italie, M. Rachid Marif, et M. Massari. "Il existe un dialogue permanent avec M. Marif sur des sujets concrets intéressant les deux pays", a affirmé à l'issue de la rencontre M. Massari, ajoutant : "Nous travaillons ensemble et nous avons le même objectif, qui est de renforcer davantage les relations bilatérales pour bâtir un partenariat stratégique dans tous les domaines, avec un mécanisme de suivi de ce partenariat très concret. L'Algérie représente un exemple de stabilité politique dans la région du Maghreb arabe, et a mis en place des éléments d'ouverture politique très importante, notamment des partis politiques indépendants et une presse libre." "J'ai vu qu'il y avait un climat politique en Algérie, qui a placé le processus politique entre les mains des citoyens", a encore indiqué M. Massari, à propos de sa visite à Alger, le 13 février dernier, affirmant à propos des élections législatives prévues en Algérie le 10 mai prochain, que "le fait que l’Algérie a accepté la venue d’observateurs européens à ce scrutin est une preuve supplémentaire de cette ouverture politique". Evoquant les relations économiques entre Alger et Rome, M. Massari a estimé qu'elles "sont dans un processus avancé et seront ren-

forcées encore plus avec la contribution de la communauté économique italienne". S'agissant du programme quinquennal de développement lancé en Algérie, il a relevé que "l'accompagnement de ce programme par l'Italie doit se faire à travers un dialogue de plus en plus fort et étroit entre les opérateurs économiques des deux pays". Dans ce cadre, il a estimé que l'Algérie devrait établir "les conditions nécessaires à l'encouragement de l'investissement étranger en général et italien en particulier". "Je crois que la visite de M. Terzi à Alger, et surtout le prochain sommet bilatéral de haut niveau prévu à l'automne prochain, vont donner un élan très important au partenariat économique entre les deux pays", a-t-il dit. "D’ailleurs, M. Terzi sera accompagné lors de sa visite d'une délégation d'opérateurs économiques italiens", a-t-il annoncé, suggérant que "les opérateurs économiques des deux pays pourraient tenir un forum d'affaires en Italie pour prospecter les opportunités de partenariat dans

tous les domaines". Lors de sa rencontre à Rome avec son homologue italien, M. Medelci avait indiqué que le développement des relations bilatérales pouvait "bénéficier d'une conjoncture assez favorable en ce qui concerne l'Algérie qui a lancé un plan de développement très ambitieux". "Ce plan offre la possibilité aux investisseurs non seulement de trouver en Algérie un marché, mais aussi des sources de financement locales qui permettent de développer des projets communs de partenariat, en tenant compte du fait que les entreprises italiennes ont une grande expérience dans le domaine de la promotion des entreprises de transformation avec des matières premières locales", avait-il expliqué à son interlocuteur. Il avait précisé, à ce propos, que "l'Algérie a développé de nombreuses zones industrielles nouvelles et que les conditions d'accueil des investisseurs étrangers et en particulier italiens sont très intéressantes".

e ministre de l'Énergie et des Mines, M. Youcef Yousfi, participera du 12 au 14 mars aux travaux de la 1e édition du Forum international de l'énergie (IEF) au Koweït, selon un communiqué du ministère. L'Algérie qui participera à cette rencontre avec une forte délégation, composée de hauts cadres du ministère de l'Énergie et de Sonatrach, sera co-hôte de ce forum avec les Pays-Bas, précise le communiqué. M. Yousfi aura en marge de ce forum des rencontres avec ses homologues et aussi avec des présidents de compagnies pétrolières. Les travaux du Forum scindés en quatre sessions aborderont plusieurs thèmes comme la demande en énergie, la planification des investissements dans le domaine de l'énergie, les émissions de gaz à effet de serre, les marchés énergétiques et la coopération énergétique mondiale. Le ministre va présider la session relative à l'environnement et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, indique le communiqué. Le PDG de Sonatrach, M. Abdelhamid Zerguine, prendra part quant à lui à la session sur l'investissement dans l'énergie. Selon les précisions du Forum diffusées sur son site internet, les thèmes des quatre sessions "traitent des questions cruciales sur le dia-

logue énergétique qui va permettre de dégager un large accord sur les marchés d'énergie". Plusieurs grands pays producteurs et consommateurs seront représentés à cette édition par leurs ministres en charge de l'énergie, à l'instar de l'Arabie saoudite, la Russie, le Canada, la France, l'Italie, l'Afrique du Sud, le Qatar, en plus de la Commission européenne et de dirigeants d'organisations énergétiques internationales comme l'OPEP et l'AIE. Le Forum compte 88 pays membres et participe pour environ 90% de l'offre et de la demande mondiales, selon les chiffres de l'IEF. Sa dernière réunion s'est tenue en mars 2010 à Cancun au Mexique.

RÉUNION À ALGER DU BUREAU DE LA 19e CONFÉRENCE AFRICAINE DES MINISTRES DE L'INDUSTRIE (CAMI-19)

ACCORD SONATRACH-ANADARKO SUR LA TPE

Installation du Comité de pilotage des projets de développement industriel en Afrique

Conclusion sur "la base de concessions réciproques"
L'accord à l'amiable, annoncé vendredi entre Sonatrach et le groupe américain Anadarko sur le payement d'une taxe pétrolière ouvrant la voie à l'abandon de l'arbitrage international, a été conclu sur la base de concessions réciproques, affirment les deux groupes dans des communiqués séparés. Cet accord a été conclu "sur la base de concessions réciproques des deux parties et sans préjudice de leurs positions respectives dans les arbitrages", a indiqué le groupe algérien dans son communiqué. Anadarko estime également que le règlement de ce litige était "juste et équitable (...) et fondé sur des concessions réciproques". La compagnie américaine, présente en Algérie depuis 1989, avait demandé à Sonatrach de lui restituer quelque deux milliards de dollars qu'elle a versés au titre de la Taxe sur les profits exceptionnels (TPE), estimant que la loi algérienne sur les hydrocarbures de 2006 qui institue cette taxe ne s'appliquait pas à elle, car le contrat d'association est antérieur à cette loi. Anadarko a recouru à cet effet au tribunal arbitral nommé par la chambre de commerce international de Paris pour revendiquer la restitution de ce montant, mais des contacts se sont tenus en parallèle en vue de parvenir à un règlement à l'amiable du différend. Ces contacts se sont soldés vendredi par un compromis qui prévoit la livraison à Anadarko de quantités supplémentaires en pétrole pour un montant de 1,8 milliard de dollars, sur une période de 12 mois, selon le communiqué du groupe américain. En outre, les deux parties ont convenu de modifier leur contrat de partage de production qui prévoit de fournir désormais des quantités supplémentaires de pétrole à Anadarko d'un montant de 2,6 milliards de dollars, ajoute Anadarko dans son communiqué. Les modifications apportées au contrat de partage de production, liant les deux groupes depuis 1989, seront opérées en contrepartie d'un engagement d'Anadarko à continuer à payer la TPE. L'amendement du contrat de partage de production prévoit aussi de prolonger la licence d'exploitation des gisements d'El-Merk qu'Anadarko développe en partenariat avec Sonatrach, à 25 ans, à compter de la date initiale de la conclusion du contrat. Ces modifications doivent être entérinées par le gouvernement algérien dans les quatre prochains mois, une approbation qui va mettre fin à l'arbitrage international. Depuis qu'il exploite les gisements d'El-Merk, Anadarko a produit 1,5 milliard de barils de pétrole, selon les chiffres fournis par le groupe américain. L'accord à l'amiable qui a été conclu avec Anadarko (chef de file) touche aussi le groupe danois Maersk Oli Algeria qui opère avec le groupe américain sur les gisements pétroliers d'El-Merk. Outre l'accord avec Anadarko et Maersk, Sonatrach est parvenu dans la même opération à une solution à l'amiable sur un litige semblable, concernant la TPE, avec le groupe pétrolier italien ENI, selon une source proche du dossier.

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e Bureau de la 19e Conférence africaine des ministres de l'Industrie (CAMI-19) se réunira aujourd’hui à Alger pour examiner l'installation du Comité de pilotage des projets du Plan d'action pour le développement industriel accéléré de l'Afrique (AIDA), apprend-on auprès du ministère de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement. Cette deuxième réunion du Bureau de la CAMI-19, organisée en mars 2011 à Alger, portera également sur la coopération entre la Commission économique pour l'Afrique et l'Organisation des Nations unies (CEA-ONU), et les Comités économiques régionaux (CER d'Afrique), ajoute la même source. Les travaux de cette réunion seront dirigés par le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi, en sa qualité de président du Bureau de la CAMI-19, en présence du Commissaire de l'Union africaine, chargé du commerce et de l'industrie et du représentant du directeur général de l'Orga-

nisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Le Bureau de la CAMI-19, dont la première réunion avait eu lieu en décembre 2011 à Vienne (Autriche), est composé des ministres de l'industrie de l'Algérie (présidente), du Kenya, du Congo Brazzaville, de Gambie et du Malawi, rappelle-t-on. Ayant constitué le principal thème de la CAMI-19, le plan d’action AIDA, basé sur le renforcement des PME en tant que levier de l’industrie en Afrique, est la première stratégie africaine pour le développement industriel dotée d’un dispositif complet de mise en œuvre. Ce plan d'action a été élaboré par l’ONUDI, en collaboration avec l’Union africaine (UA), et comprend 23 programmes et 53 projets de développement dans des pays et des sous-régions d'Afrique. Placée sous le thème générique : "Promotion de la compétitivité des industries africaines par l’augmentation et l’amélioration de la valeur ajoutée", la CAMI-19 avait enregistré la présence de quelque 300 participants venus de 35 pays africains.

Lundi 12 Mars 2012

EL MOUDJAHID

Economie
ORAN ACCUEILLERA EN OCTOBRE DEUX SALONS INTERNATIONAUX
ECONOMIE INFORMELLE
maine de l’environnement, de la gestion des déchets, de l’eau, des énergies renouvelables et de l’efficience énergétique. De son côté, ERA se veut une sorte de plate-forme ou de forum qui œuvre  à  l’émergence d’une coopération entre les entreprises nationales et internationales pour la maîtrise et le développement des concepts concernant les énergies renouvelables et le développement durable. Ce salon ambitionne  de sensibiliser les entreprises et institutions allemandes aux opportunités d’affaires dans ces secteurs en Algérie. Le Salon des énergies renouvelables - qui commence à se faire mieux connaître par son acronyme ERA - en est à sa troisième édition. Si le premier salon a eu pour ville hôte Tamanrasset, le second s’est déplacé à Oran avec la participation d’opérateurs et un afflux de visiteurs en nette augmentation, la preuve que le concept des énergies propres, au-delà du calcul financier, est une vision et une démarche à la fois sociale et citoyenne, estime la commissaire du salon. En marge de ces deux salons, il est prévu, à l’initiative de «Enviroalgerie», la tenue d’un congrès, sorte d’espace d’exposition  des  technologies avancées dans les domaines de l’environnement, l’approvisionnement en eau, la gestion des déchets, l’efficacité énergétique, etc. L’Algérie demeure un acteur de premier plan dans le marché mondial des énergies fossiles. Toutefois, les pouvoirs publics ont enclenché  depuis de nombreuses années, depuis pratiquement un quart de siècle en vérité, une stratégie visant à accroître la part des énergies renouvelables dans la production de l’électricité, pour ne citer que cet exemple. L’objectif est d’arriver à une puissance d’origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030 dont 12 000 MW seront dédiés à couvrir la demande nationale d’électricité et 10 000 MW à l’exportation. L’Algérie compte investir 60 milliards de dollars pour concrétiser cet objectif et arriver,  à l'horizon 2030, à couvrir 40% de ses besoins à partir des énergies propres.  Desertec prévoit l'exploitation de l'énorme potentiel solaire des déserts pour produire de l’énergie électrique capable de satisfaire une demande planétaire. Christoph J. Partch est le représentant officiel en Algérie de ce projet qui intéresse pour l’instant  plus d'une cinquantaine de pays. Des études établissent  que chaque km2 de désert reçoit annuellement «une énergie solaire équivalant à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l'énergie utilisée actuellement dans le monde»…Voilà l’argument massue de Desertec. M.Koursi

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Promotion de l’économie verte
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a Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK) qui regroupe  quelque 700 opérateurs  entend booster la coopération entre les deux pays. L’un secteur porteur pour lequel l’Algérie dispose d’énormes potentialités… naturelles et l’Allemagne un savoir-faire technologique est représenté par les énergies renouvelables,  a estimé hier à Oran  Christoph J. Partsch,  le directeur général de cet organisme lors d’une conférence de presse  conjointe avec la représentante de Myriade Communication pour annoncer la tenue les 15,16 et 17 octobre prochains de deux salons internationaux. Le premier, placé sous le patronage du Président de la République sera dédié aux énergies renouvelables et au développement durable et le second, enrichi d’un congrès  sous le parrainage du ministère fédéral de l’Economie et de la Technologie d’Allemagne aura pour thème l’eau, la protection de l’environnement et l’efficience énergétique. ERA et ENVIROALGERIE ont décidé cette année de «frapper un grand coup» en unissant leurs efforts pour se tenir au même moment et dans la même ville, Oran, partie pour abriter définitivement le salon des énergies renouvelables. «Cette expérience, unique en son genre en Algérie, se veut la preuve que les complémentarités sont possibles dès lors que les volontés s’additionnent pour produire des synergies au bénéfice de tous les professionnels du secteur des énergies propres et renouvelables, qu’ils agissent dans l’industrie ou la recherche», indiquent les coorganisateurs de ces deux salons dans un communiqué commun. Séduites par son espace et la durée de son ensoleillement (plus de 300 jours par an), de nombreuses entreprises lorgnent du côté du marché algérien  en espérant des contrats assortis de clauses avantageuses. Le constructeur allemand Daimler a quasiment un pied en Algérie. Mercedes Algérie-SNVI Rouiba, l’émirati Aabar Investments ainsi que les constructeurs automobiles allemands MercedesBenz et Daimler, sont  liés par  un protocole d’accord avec la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) pour produire des véhicules. Les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Allemagne devraient atteindre les quatre milliards de dollars en 2012 contre 3 milliards de dollars en 2011, en considérant que  les importations algériennes dépassent les 2,5 milliards de dollars contre des exportations , principalement d'hydrocarbures, estimées à 498,5 millions de dollars. Pour en revenir au rendez-vous d’octobre prochain, soulignons que « EnviroAlgerie » un événement bisannuel, sera une occasion  de familiariser  les opérateurs  locaux avec les  technologies et le savoir-faire allemand dans le do-

Un phénomène peu étudié
n colloque international sur l’économie informelle s’ouvre aujourd’hui à l’hôtel Hilton sous le parrainage du ministre du Commerce. L’initiative qui revient au Cercle d’action et de réflexion sur l’entreprise - le club «CARE» - prévoit de mettre en relief un phénomène qui reste peu étudié. Très peu d’approches retraçant les différentes phases de son évolution ont été élaborées dans ce sens pour le cas de l’Algérie en dépit de son poids significatif dans l’économie nationale et son impact sur le trésor public. Aussi, les études consacrées à l’économie informelle dans notre pays font-elles ressortir une approche globale qui aborde le phénomène selon le concept de «petite production marchande» laquelle insiste sur l’étendue des petites activités marchandes exercées pour des besoins sociaux. Toutefois, l’économie parallèle qui a pris forme durant la période de transition économique au début des années 1990 représente la forme dominante de l’économie informelle en Algérie, d’où l’existence d’un double marché, un marché administré et un marché parallèle, avec comme conséquence un double système de prix et des pratiques spéculatives. Le ministre du Commerce a affirmé à ce titre que la disparition des grandes infrastructures publiques de distribution comme les Souks el Fellah, les Galeries algériennes et les grands organismes nationaux et régionaux ont contribué à cette situation. En fait, précise le ministre, l’Etat a délaissé ce créneau au profit du privé, dans une conjoncture très difficile, ce qui a généré un système d’approvisionnement et de distribution désorganisé et déstructuré et de surcroît échappant au contrôle des pouvoirs publics. L’économie informelle, qui fonctionne en dehors du circuit légal, échappe aux coûts de la réglementation fiscale, notamment, mais constitue aussi, selon les experts économistes, un prélude à la naissance d’une économie de marché structurée par des objectifs et des intérêts précis. Bien que qualifié de fléau social nuisible à l’économie nationale, le commerce informel demeure un rempart pour des milliers de familles démunies et une importante source d’approvisionnement ainsi qu’une source d’emplois non négligeable. C’est pourquoi, toute tentative brutale de renversement de la situation risquerait de créer des tensions sur le marché mais aussi au plan social. Le Président de la République avait instruit le gouvernement de la nécessité d’alléger les formalités et procédures destinées au transfert du petit commerce informel vers des sites aménagés, en «concertation» avec les associations et représentants des concernés. Dans cette optique, un programme national conduit par le ministère du Commerce et celui de l’Intérieur et des Collectivités locales vise le «traitement» du commerce informel dans le cadre d’une action commune et concertée.  Il ne s’agira pas de légaliser l’informel ou de le combattre dans le sens propre du mot mais de le traiter et de l’intégrer par voie de mesures et de facilitations gouvernementales, devait préciser M. Benbada. Un groupe de travail composé de cadres des deux ministères a été installé en octobre dernier pour identifier ces mesures. Le département du Commerce proposera dans ce sens, «l’autorisation des jeunes commerçants à occuper des espaces aménagés, même sans registre du commerce». Une «carte délivrée par la commune, par exemple, peut provisoirement se substituer à ce registre». D’autre part, le ministère concerné a identifié des opérateurs, parmi cette population, intéressés par un statut qui donnerait leur son activité un caractère légal. D. Akila

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CONGRÈS CONSTITUTIF DES EXPORTATEURS DE PRODUITS FERREUX ET NON FERREUX

La fédération nationale est née
Plus d’une centaine d’exportateurs de métaux ferreux, non ferreux et des récupérateurs de ces métaux, venus de 29 wilayas du pays viennent de constituer leur fédération nationale, à la faveur de la tenue des travaux de leur congrès constitutif, tenu hier à la salle des conférences de l’hôtel Safir. C’est ce qu’a déclaré hier le président élu de l’Assemblée générale, Mahedine Kessaï, que nous avons rencontré devant l’hôtel. Les opérateurs exportateurs des métaux ferreux qui ont été pénalisés par les dispositions de la loi de finances 2009, énonçant l’interdiction de ces métaux après avoir constaté nombre de dépassements, ont donc décidé de s’organiser et d’agir en concertation. Le nouveau président de la fédération qui a indiqué que le but de cette fédération devrait permettre aux opérateurs de contribuer à réguler le marché et œuvrer de concert avec les institutions étatiques concernées comme les douanes en vue de trouver les solutions au problème qui se pose et qui nous pénalise directement sachant qu’il s’agit des moyens de subsistance de nos familles. Après deux années de blocage et l’épuisement des stocks, ce qui a appauvri les travailleurs et les propriétaires des fonderies, comme l’a indiqué le patron d’une fonderie à Tidjelabine, appuyé par les propos d’un autre opérateur chargé de la récupération des métaux ferreux et non ferreux dans l’est du pays. Les membres de la fédération au nombre de 108 membres dont plus de 50% sont des exportateurs, comptent procéder au dépôt des pièces du dossier pour obtenir leur agrément auprès du ministère de tutelle. A signaler que les opérateurs des produits ferreux, non ferreux et ceux chargés de la récupération étaient affiliés à un comité national avant de décider de la création d’une fédération qui leur permettra de mieux s’organiser et d’être un partenaire syndical au fait des dispositions et des lois en vigueur. Houria A.

CONSTRUCTION NAVALE

L’Algérie bien placée pour développer cette industrie

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a position stratégique de l'Algérie en mer Méditerranée est un atout pour développer une industrie de construction et de réparation navale sur le marché national, dont les besoins en la matière sont énormes mais souvent «ignorés», estime un professionnel du secteur maritime. Située sur une façade maritime de plus de 1 200 km sur l'une des principales routes maritimes internationales (canal de Suez, détroit de Gibraltar), la position géographique de l'Algérie est un atout pour la modernisation de cette activité industrielle, a fait valoir dans un entretien à l'APS M. Ali Sali, directeur général adjoint à l'Entreprise chargée de la réparation navale (Erenav). Plus de 220 000 navires sillonnent annuellement la mer Méditerranée dont plus de 10 000 font escale dans les ports algériens, a indiqué ce dirigeant de la seule entreprise publique de réparation navale qui compte se lancer à moyen terme dans la construction de navires. A ces atouts, s'ajoute le fait que le climat méditerranéen est caractérisé par un plus grand nombre de jours de travail sans intempéries, a-t-il encore argumenté. Néanmoins, les besoins du marché algérien dans ce domaine sont énormes, mais souvent «ignorés», à l'exemple de navires de sauvetage en haute mer, de lutte contre la pollution et de navires de lutte contre les incendies. Les besoins du marché algérien de la construction navale sont estimés à 3,6 milliards d'euros sur dix ans (environ 370 milliards de dinars), alors que ceux de la réparation navale sont évalués à près de 180 millions d'euros (environ 18,5 milliards de dinars) en cinq ans, selon ce cadre. M. Sali a fait état de l'inexistence actuellement d'une flotte technique et d'assistance aux navires, soulignant que la demande sur dix ans dans ce domaine était de l'ordre de 150 navires et en-

gins, une flotte constituée notamment de barges de ravitaillement de combustibles et d'eau, de bateaux d'assistance et de sauvetage et de navires pompiers. Pour ce professionnel, chaque port algérien devrait se doter d'au moins une barge de ravitaillement en combustibles, un navire dit «petit pétrolier» qui sert à alimenter les bateaux en gasoil et huile, soit à l'intérieur du port soit quand le bateau est en rade. Ce responsable indique que seul le port d'Alger est équipé d'une barge à eau, utilisée pour approvisionner les navires en eau potable. Il appelle les autres infrastructures maritimes à se doter de ces navires pouvant même alimenter les navires étrangers de passage aux ports algériens, ce qui représente, pour lui, «un investissement rentable» pour le pays. Le marché algérien a également besoin de navires de sauvetage et d'assistance technique pour sauver les bateaux en difficulté au large, à l'exemple du navire «El Mounkid» de la Marine nationale, a-t-il ajouté. M. Sali a mis en avant la nécessité de s'équiper de navires anti-incendie, déplorant le fait qu'aucun port algérien, pas même les ports pétroliers, ne dispose de navires de ce type. En cas de sinistre, seuls les remorqueurs avec des moyens limités peuvent intervenir en mer, a-t-il fait remarquer. Selon M. Sali, la demande en flotte technique pour les travaux maritimes sur une période de dix ans est constituée notamment de 10 dragues, de 6 pontons, de 15 chalands fendables, et ces besoins «sont importants» car les engins existants ont été acquis à 80% dans les années 1970 et 1980. Les pontons plats sont utilisés pour transporter les blocs en béton destinés à la construction et au renforcement des jetées des ports, alors que les chalands fendables sont destinés à l'évacuation de produits de dragage. De l'avis de ce professionnel, les 65

barrages en exploitation sur le territoire national devraient aussi se doter de dragues pour l'évacuation de la vase qui s'y accumule. Le marché national devrait s'équiper de près de 50 remorqueurs de différentes tailles et puissances, et de plus de 1 000 navires de pêche sur dix ans car les flottilles existantes sont pour moitié âgées de plus de 30 ans, a-t-il jugé. M. Sali a fait savoir, par ailleurs, que la flotte de commerce du pavillon national qui se composait dans les années 1980 de plus de 60 navires n’en compte actuellement que 27, estimant que le besoin sur dix ans est de 45 navires (céréaliers, porte-conteneurs, caboteurs, etc.), étant donné que plus de 90% des échanges commerciaux se font par voie maritime. Abordant l'état du marché de la réparation navale, le même responsable explique que chaque navire doit subir deux contrôles techniques tous les cinq ans. Ces arrêts techniques concerneront la flotte marchande nationale composée de 27 navires, une flotte de 50 remorqueurs, ainsi qu'une centaine d'embarcations et d’engins de servitude (pontons, canots d'amarrage, pilotines...). Il s'agit également d’engins de travaux maritimes au nombre de 140, de la flotte de pêche formée de 3 500 unités et de la flotte de plaisance composée de 12 600 navires. L'Etat a alloué une enveloppe financière de près de 24 milliards de dinars à l'Erenav pour lancer son plan de développement (2012-2017) qui porte notamment sur le lancement dans la construction de navires, une nouvelle activité pour l'entreprise. Ce plan prévoit également la création de nouveaux chantiers de réparation navale, notamment à Annaba, Arzew et Djen-Djen, et la modernisation de cette activité sur les trois sites existants d'Alger, de Béjaïa et d'Oran.

Lundi 12 Mars 2012

EL MOUDJAHID

Monde
IRAN

11 Ahmadinejad dénonce les tentatives occidentales d' intimidation
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré hier que l'Occident devait cesser ses tentatives d'« intimidation » contre l'Iran, et assuré que les sanctions contre son programme nucléaire n'avaient qu'un effet « psychologique ». Ces propos interviennent alors que les pays du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) envisagent une reprise des pourparlers, gelés depuis plus d'un an, sur le programme nucléaire iranien. Ces pourparlers sont une opportunité qu'il faut saisir, « et nous devons essayer de faire sérieusement attention (pour obtenir) la levée de toutes les sanctions », a estimé hier dans un communiqué le président de la Chambre de commerce iranienne, Mohammad Nahavandian. Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ont imposé de nombreuses sanctions à l'Iran pour tenter de pousser le pays à renoncer à son programme nucléaire, qui cache selon eux un volet militaire, ce que Téhéran dément. Le président iranien a aussi estimé qu'Israël, dont certains dirigeants mènent une rhétorique guerrière contre Téhéran, n'était qu'une « entité morte » qui ne dispose dans la région que du soutien « de dirigeants idiots ».

9E ROUND DE NÉGOCIATIONS ENTRE LE POLISARIO ET LE MAROC À MANHASSAT

La dernière colonie d´Afrique
Les dirigeants sahraouis ne sont pas très optimistes sur l´issue du neuvième round des négociations informelles qui s´est ouvert, hier, à Manhassat, entre les délégations du Maroc et du Front Polisario, sous l´égide des Nations unies.
M. Christopher Ross, l´Envoyé personnel du Secrétaire Général de l´ONU pour le Sahara Occidental, s´emploiera une fois de plus à obtenir, comme il l´avait laissé entendre, à la fin de l´année dernière, un assouplissement des positions en présence pour pouvoir convoquer de vraies négociations sur ce conflit de cette colonisation. Un pari difficile à relever, même si l´opiniâtre et expérimenté diplomate américain a ses raisons de croire en la possibilité d´arracher aux deux parties impliquées dans le conflit sahraoui, un « compromis substantiel ». C´est vrai, M. Ross bénéficie au plan international de plus de confiance que son prédécesseur, le Hollandais Van Walsum qui penchait pour les thèses marocaines. Or, pour être porteur d´espoir, le soutien de la communauté internationale doit, nécessairement, s´accompagner de pressions sur la puissance d´occupation de la dernière colonie connue en Afrique. C´est ce que réclame le Front Polisario en appelant au respect de la légalité internationale, à l´application pure et simple des résolutions que le Conseil de Sécurité a adoptées sur l´ancienne colonie espagnole. Il est évident, aujourd´hui, que la communauté internationale n´est pas plus disposée envers le Sahara que sur la Palestine, à recourir aux pressions. C´est donc, fort de

cette hésitation dur au veto inconditionnel de la France, que le Maroc continuera de camper obstinément sur sa position annexionniste à travers son plan d´autonomie qu´il veut imposer comme unique base de travail à Manhassat. Partant de là, il ne faudra s´attendre à rien de concret de ce neuvième round auquel le Front Polisario a décidé d´y prendre part pour ne pas compromettre la mission combien difficile de M.Ross, même si l´échec prévisible de ce nouveau rendez-vous risque d´en rajouter au désespoir du peuple sahraoui. Les voix continuent de s´élever à l´étranger pour que la communauté internationale prenne conscience de l´urgence qu´il y a de trouver une solution à un conflit vieux de 36 ans, avec toutes les frustrations et les souffrances que cette situation de statu quo occasionne au peuple sahraoui, privé de son droit à l´autodé-

termination. M. Ross mise aussi sur les « changements démocratiques » en cours en ce moment, dans le Monde arabe, pour donner plus de motivation aux négociateurs en les incitant à aller vers le compromis recherché. Le « Printemps arabe » produira-t-il des effets suffisants pour impulser le processus de décolonisation au Sahara occidental comme il l´espère ? Rien n´est moins évident ! L´oscar du cinéma, Javier Bardem, a fait une observation judicieuse depuis le récent festival de Berlin, quand il affirme que « la flamme qui a incendié le Printemps arabe a jaillit au Sahara  ». C´est, en effet, à Gdeim Izik, aux abords d´Al Ayoune que fut donné, vers la fin de l´année 2010, le coup d´envoi des toutes protestations pacifiques dans le Monde arabe. A cette différence, que la communauté internationale n´aura pas consacré la même attention au

cri du peuple sahraoui, vite étouffé par une répression aveugle. Les puissances occidentales qui sont allées « porter secours aux populations arabes bombardées par leurs régimes » ont fermé les yeux sur la répression des aspirations du peuple sahraoui à la satisfaction de son droit le plus élémentaire : le droit de disposer de son sort. C´est à ce niveau et nulle part ailleurs que se trouve l´impasse du conflit sahraoui. B. H.

APRÈS L’ANNONCE DE L’AUTONOMIE DE LA BERQA

PAKISTAN

FRAPPES ISRAÉLIENNES CONTRE GHAZA

Haniyya mène d' intenses contacts pour arrêter l’agression

La Tunisie et l'Egypte souhaitent que la Libye reste unie
La Tunisie et l'Egypte souhaitent une Libye unie et rejettent l'appel au fédéralisme lancé par des dirigeants de l'Est du pays, a affirmé le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, cité hier par l'agence de presse officielle libyenne Lana. Mardi dernier à Benghazi (Est), des leaders tribaux et politiques ont déclaré unilatéralement l'autonomie de la région de la Cyrénaïque, faisant craindre une partition du pays, déjà fragilisé par un conflit de huit mois. Vendredi, des milliers de personnes ont manifesté à travers la Libye contre ce projet de sécession, qui a été également condamné par le gouvernement intérimaire à Tripoli. « L'annonce unilatérale de Berqa (ou de la Cyrénaïque) faite par certains groupes a été rejetée à la fois par l'élite de la Libye et par le peuple libyen en général », a déclaré M. Abdessalem, après avoir rencontré son homologue égyptien au Caire. « Une des leçons tirées de notre expérience de la révolution tunisienne et de la révolution égyptienne ensuite, c'est que les politiques arabes sont étroitement liées et que nous influençons les uns les autres », a-t-il poursuivi. « La sécurité et la stabilité de la Libye nous concernent tous en tant qu'Arabes et en tant que pays voisins », a insisté le ministre tunisien.

13 morts dans l'explosion d'une bombe
L'explosion d'une bombe lors de funérailles dans le nord-ouest du Pakistan hier a causé la mort d'au moins treize personnes tandis qu'une trentaine d'autres ont été blessées, ont indiqué la police et les autorités hospitalières. L'explosion s'est produise près d'un cimetière, où les habitants venaient d'accomplir des prières funéraires, à la lisière de Peshawar, a précisé un officier de police à la presse. « C'était un attentat-suicide, nous avons retrouvé la tête et les jambes de l'auteur de l'explosion », at-il ajouté. Selon la police, la cible de cette attaque pourrait être le viceporte-parole de l'assemblée provinciale. Le dernier attentat survenu lors de funérailles remonte au 15 septembre, lorsqu'un kamikaze a causé la mort de 46 personnes dans une explosion qui visait une milice anti-taliban, dans le district de Lower Dir (nordouest).

AFGHANISTAN

L

e chef du gouvernement palestinien déchu, Ismaïla Haniyya, a annoncé hier mener « d'intenses contacts avec les différentes parties » pour arrêter les agressions israéliennes dans la bande de Ghaza, qui ont fait 17 morts ces deux derniers jours. « La priorité en ce temps actuel est de mettre fin aux agressions israéliennes et de protéger le peuple palestinien ainsi que de consolider la résistance de ce dernier face aux atrocités de l'occupant israélien », a déclaré à la presse M. Haniyya. Pour sa part, le président Mahmoud Abbas a appelé « le peuple à préserver le calme pour mettre Israël devant ses responsabilités visà-vis des efforts internationaux visant à relancer le processus de paix », suspendu depuis fin sep-

tembre 2010 en raison de la poursuite des activités de colonisation dans les territoires occupés. M. Abbas a estimé que « l'occupant israélien profite de ces circonstances pour fuir à ses engagements vis-à-vis du processus de paix ». Le dirigeant palestinien a eu une série de contacts avec des parties arabes et internationales visant à mettre un terme aux violations israéliennes, ont indiqué des sources palestiniennes. Ces mêmes sources ont ajouté que des instructions ont été données au ministre de la Santé pour envoyer des médicaments et tout le matériel médical nécessaire dans les hôpitaux de Ghaza pour aider les personnes blessées par les raids israéliens. M. Abbas a eu également des conversations

téléphoniques avec le chef du bureau politique du mouvement Hamas M. Khaled Mechaâl et avec le secrétaire général du mouvement du Jihad Islamique M. Ramdhane Chalah. A propos des récentes attaques israéliennes, M.M Mechaâl et Chalah ont dit préférer « ne pas répondre à Israël par l'escalade pour ne pas donner l'occasion aux autorités d'occupation de poursuivre leurs massacres contre un peuple sans arme ». Hier, des avions de combat israéliens ont bombardé à nouveau le nord de Ghaza, tuant un enfant palestinien de 12 ans, ce qui porte à 17 le nombre de Palestiniens tués dans des attaques israéliennes depuis vendredi contre les populations de Ghaza, ont indiqué des sources médicales locales.

Seize personnes tuées ou blessées par un soldat américain
Au moins seize personnes ont été tuées ou blessées par un soldat américain lorsque celui-ci est sorti de sa base et s'est mis à tirer sur des Afghans dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, ont indiqué hier les autorités locales. Une délégation, composée de membres de « la police, du gouvernement local et de l'Isaf », la force armée de l'Otan, est en route et devrait rendre ses premières conclusions hier après-midi, a-t-il poursuivi. « Un soldat est sorti de sa base et il s'est mis à tirer. Il est rentré dans son bureau et a été placé en détention », a indiqué un responsable occidental. « Un militaire américain a été placé en détention hier en connexion avec un incident qui a provoqué des victimes civiles », a reconnu l'Isaf dans ce communiqué, qui a indiqué « regretter profondément l'incident ».

Lundi 12 Mars 2012

EL MOUDJAHID

SETIF

Régions
ANNABA RECHERCHE

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UN SALON DE JEUNES CRÉATRICES DE MICRO-ENTREPRISES

Plus de 2.000 femmes au gala du chant sétifien

210 publications scientifiques réalisées en 2011
Pas moins de 210 publications scientifiques ont été réalisées en 2011 à l’université Badji-Mokhtar d’Annaba dans le cadre des travaux de recherche, a-t-on appris auprès du rectorat. Ce rendement scientifique a permis à cette université d’occuper la troisième place au classement des universités algériennes et la trentesixième place à l’échelle des universités africaines, a précisé la vicerectrice chargée des études postgraduées, Mme Yamina Zouiouèche. Ces publications concernent, en particulier, les filières de la biologie, de l’écologie, de l’environnement, de la physique-chimie, de la technologie, des sciences humaines et de l’économie, a-t-on expliqué. Elles ont été exécutées au sein de 65 laboratoires de recherche où activent 1.820 enseignants-chercheurs des sept facultés que compte l’université Badji-Mokhtar de Annaba. Par ailleurs, 422 projets de recherche, dont 206 projets nationaux (PNR), sont actuellement en cours de réalisation, mobilisant plus de 4.000 étudiants en postgraduation et des enseignants-chercheurs. Créée par ordonnance en avril 1975 à partir des infrastructures de l'Institut des mines et métallurgie de Annaba, l'université Badji-Mokhtar de Annaba a connu un développement progressif avec l’ouverture, chaque année, de nouvelles filières. Assurant anciennement une formation polyvalente dans les profils de DES, licence, ingénieurs et techniciens supérieurs (DEUA), l'université de Annaba a été pionnière dans l'adoption du nouveau système LMD (licence -master-doctorat). Depuis 1999, cette université, restructurée en sept facultés regroupant 39 départements, accueille près de 45.000 étudiants encadrés par 2.220 enseignants.

Fières du combat de leurs aînées durant la glorieuse révolution de Novembre – Malika Gaïd pour ne citer que celle-là – qui naquirent et grandirent dans ces orgueilleuses montagnes de Timangacht, sur les hauteurs de Guenzet, les Sétifiennes n’auront ainsi ménagé aucun effort pour donner à ce 8 Mars sa dimension authentique dans une symbolique à travers laquelle le message de la femme algérienne est venu, une fois encore, rassurer tous ceux qui doutent encore des capacités et des potentialités que recèle la gent féminine. Une fois encore, elles étaient des milliers à investir hier tous les espaces de cette ville qui semblaient soudainement exigus pour accueillir cette magnifique image de «marée» féminine qui déferlait, main dans la main, un sourire bien plus que significatif, dans la cité de Aïn Fouara, autre symbole fort de cette ville datant de plus d’un siècle et qui s’est, elle aussi, parée de ses plus beaux atours pour accueillir l’événement. «Assurément, ce 8 mars 2012 à Sétif revêtait une image et des sentiments très forts. Une date anniversaire marquée par de formidables acquis dans une Algérie où la femme investit dès lors par sa force, sa dignité et sa compétence bien des secteurs ; une femme qui le sera davantage, j’en suis convaincue, après le 10 mai car elle sait décider

de son destin lorsque l’intérêt de l’Algérie qui se tourne vers un monde nouveau l’exige», nous confiera B. Amel, une jeune chef d’entreprise qui, parmi les quarante autres qui exposaient le fruit de leur intelligence, était visiblement très fière d’en être arrivée là et de nourrir des ambitions bien plus larges encore. Au cœur de ce premier Salon des femmes créatrices de micro-entreprises, de jeunes talents venus faire émerger le produit de leur savoirfaire, mais aussi les résultats de bien des mécanismes développés par l’Etat par le canal de l’ANSEJ et autres associations de soutien aux jeunes, le wali, M. Abdelkader Zoukh, ne manquera de consacrer une large partie de son temps à s’entretenir avec toutes ces jeunes femmes, les écouter dire leur satisfaction et leurs préoccupations, donnant sur place des instructions à ses proches collaborateurs et exhortant tous ces jeunes talents à aller de l’avant, pour honorer davantage la femme algérienne et consolider la juste place qu’elles méritent et qu’elles ont su se forger dans la dynamique que connaît l’Algérie. Un salon qui démontre aussi, si besoin est, que ces jeunes Sétifiennes ne sont pas uniquement fières de leur équipe de football, mais sont aussi capables de relever bien des défis dans la construction

d’une Algérie tournée vers le progrès et la prospérité dans un monde qui connaît des mutations profondes fondées sur des exigences de la science et de la technologie, comme nous l’auront affirmé certains jeunes adeptes de l’innovation qui saisiront cette opportunité pour assister et applaudir la remise de nouvelles décisions de l’ANSEJ à plusieurs autres jeunes filles venues faire valoir leurs compétences et s’imprégner de ces réalités. Autant de réalités qui permettront aussi au wali de mettre la clé au contact d’une nouvelle entreprise de dix taxis-radio relevant d’un jeune patron de 25 ans, bénéficiaire des mécanismes de l’ANSEJ et qui sera, pour l’occasion, encouragé par le premier responsable de la wilaya, mais aussi par des femmes venues découvrir ce créneau et procéder déjà à leurs premières réservations de mai, pour les courses à venir, face à ce jeune débordant d’émotion. Entre autres activités culturelles et sportives, des expositions de l’UNFA, des femmes honorées, des randonnées dans un parc d’attractions plein à craquer, et aussi ce big gala de chant sétifien qui sera donné en l’honneur des femmes dans la vaste salle omnisports du 8-Mai 1945 où prenaient place plus de 2.000 femmes chantant à gorge déployée et lançant déjà les vibrants youyous de mai. F. Z.

SOUK AHRAS 

«M’daourouch, la ville d’or» un guide pour promouvoir le tourisme dans la région
daourouch, la ville d'or» est le titre d’un guide monographique qui vient d’être édité par la Direction du tourisme de Souk Ahras, consacré à cette cité et au site archéologique voisin de Madaure, pour promouvoir les atouts touristiques de cette région au patrimoine historique inestimable. Cet ouvrage aéré, abondamment illustré, d’une lecture facile, met en exergue les potentialités culturelles, climatiques et naturelles de cette région distante de 40 km au sud de l’antique Taghaste. M'daourouch est surtout connue pour les ruines de la cité romaine voisine de Madaure, jadis haut lieu de savoir où avaient notamment étudié le grand théologien catholique saint Augustin et Lucius Apuleius, plus connu sous

“M'

le nom d’Apulée de Madaure, auteur L'Ane d'or considéré comme le premier roman de l'histoire. A côté de sa vocation foncièrement agricole, M'daourouch se prévaut de riches traditions culturelles dont les origines se perdent dans l'histoire lointaine. Pour le directeur du tourisme, cette localité offre d'immenses potentialités aux investisseurs désireux d’y implanter des établissements hôteliers et autres infrastructures de détente et de loisirs au cœur de paysages naturels féeriques et de précieuses richesses archéologiques. Une monographie sur la ville de Souk Ahras intitulée «Souk Ahras, la protégée des lions» avait déjà été publiée par la Direction du tourisme et de l'artisanat en 2010.

ORAN

COMPLEXE D’AMMONIAC ET D’URÉE D’ARZEW

Un pôle de tous les types d'engrais

L

’industrie algérienne des engrais avec l’entreprise algéroespagnole Fertial (Asmidal 34% et Villar Mir 66%) et le complexe d’engrais de la Sorfert (Orascom Industrie 51% et Sonatrach 49%), un moment étranglée par une taxe protectionniste imposée par l'Union européenne sur nos produits  à l’exportation, va connaître sous peu un essor et appréhender avec plus d’atouts le marché international. En effet, la  levée de la taxe anti-dumping de 13% imposée aux produits algériens, sous l'argument d'un prix de gaz subventionné, prise en 2009 est entrée en vigueur au début de cette année avec sa publication dans le Journal officiel de l'Union européenne. Le complexe d’ammoniac et d’urée d’Arzew, situé dans la zone industrielle, se trouve ainsi dans la dernière ligne droite pour apporter un plus considérable à cette industrie des engrais. Ce complexe est alimenté par le gaz naturel à hauteur de 2 milliards de mètres cubes par an. Il est composé de trois unités : deux pour la production d’ammoniac, d’une capacité de 2.000 tonnes par jour chacun, et un troisième exclusivement consacré à la production d’urée d’une capacité journalière de 3.450 tonnes. La moitié de cette pro-

duction sera destinée au marché international. Ce complexe serait le plus important dans toute l’Afrique et le Moyen-Orient. Pratiquement, il se classe à la troisième position parmi les producteurs   mondiaux   d'engrais azoté.  Cinq banques publiques sont intervenues dans son montage financier en project financing : La  BEA, comme chef de file, la BNA, la Cnep-Banque, la BDL et le CPA. Le financement de projets se différencie d’autres méthodes de financement (notamment le financement «corporate») par le fait que les apports de fonds seront majoritairement rémunérés par les cash-flows générés par le projet lui-même.  Sorfert Algérie est un partenariat entre la société publique Sonatrach (49%) et Orascom Construction Industries (51%). La Sorfert a été créée le 19 mars 2007 et a donc échappé à  la règle du 51/49% de 2009. Sonatrach et le groupe égyptien Orascom Construction Industries (OCI) ont signé  ces accords pour la création de deux sociétés conjointes. La première réalise et exploite un complexe d'ammoniac et d'urée et la seconde est chargée d'exporter et de commercialiser les produits finis. Avec une superficie de plus de 33 hectares, l’usine  est implantée dans la zone industrielle d'Arzew, à proxi-

mité des ports d'Arzew, d'Oran et de Mostaganem. Une position géographique de choix qui n’est pas fortuite puisque l’un des objectifs est l’exportation soutenue des produits finis. Le projet de partenariat a été approuvé par le Conseil des participations de l'Etat (CPE) lors de sa 75e session. Pour rappel, la conception, le développement et la construction clés en main du complexe ont été confiés au groupe allemand UHDE qui a décroché le contrat de 120 milliards de dinars (environ 1,28 milliard d’euros). La compagnie allemande UHDE est leader dans son domaine en matière de technologie servant à la production de fertilisants. Le complexe d’ammoniac et d’urée à Arzew est considéré comme l’un des plus importants projets lancés par l’Algérie dans un souci de développer son industrie pétrochimique et de mettre en valeur la richesse de ses ressources énergétiques. La récente levée de la taxe protectionniste imposée par l'Union européenne ouvre de nouvelles perspectives aux fertilisants algériens. D'autant que l'ambition de l'Algérie d'être un grand pôle de production d'engrais a été à maintes reprises soulignée par les responsables en charge du secteur.  M. Koursi

LAGHOUAT

Plusieurs projets pour désenclaver les zones rurales dans la commune de Hadj Mechri

P

lusieurs projets sont en cours de réalisation dans la commune de Hadj Mechri, wilaya de Laghouat, pour le désenclavement de ses zones rurales et l'amélioration du cadre général de vie de la population locale, ont indiqué les responsables de cette collectivité. Ces projets portent sur la plantation, dans le cadre du programme du renouveau rural, de 1.600 arbustes, dont 1.200 oliviers, dans la région de Dhayet Debdeb et Thenaya, la réalisation de trois forages, l’ouverture de 8,5 km de pistes et l’attribution de trois kits solaires et neuf unités d’élevage ovin et bovin, ont indiqué les mêmes responsables. Dans le secteur des travaux publics, il est procédé à la réalisation et à la réhabilitation de 31 km de pistes rurales reliant cette collectivité aux communes voisines, en plus de l’aménagement et du revêtement des rues de la ville de Hadj Mechri. Le secteur de la jeunesse et sports a été renforcé, de son côté, par la réalisation d’un stade municipal et l’équipement de la maison de jeunes. Pour cette année, une enveloppe de 800 millions de dinars a été accordée à la commune de Hadj Mechri pour la réalisation d’une série de projets, en milieu rural et urbain, susceptibles de contribuer à l’amélioration du cadre de vie du citoyen, a indiqué le wali de Laghouat, lors d’une récente tournée dans cette collectivité.

Lundi 12 Mars 2012

SUPPLEMENT
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

SPORTS

Édito
Nos stades en quête de pelouses impeccables

I

l est certain que le professionnalisme a besoin plus que jamais à ce que nos clubs qui animent les compétitions d'élite soient dotés dʼinfrastructures propres et en bon état. Il est vrai que les 32 clubs, dans leur grande majorité, formant les deux ligues professionnelles (1 et 2) ne possèdent pas leurs stades. Pour ceux qui possèdent une domiciliation fixe, généralement, celle-ci est sur des terrains appartenant, soit à la wilaya ou à la commune. Pour les clubs professionnels, il leur est exigé d'avoir une infrastructure propre afin de mieux se préparer, mais aussi pour accueillir les visiteurs dans de très bonnes conditions. Aujourd'hui, on constate que non seulement nos clubs ne possèdent pas leurs propres stades, mais ceux qui en possèdent trouvent un mal fou pour leur entretien, du fait que leurs pelouses sont assez détériorées. De plus, l'entretien de celles-ci coûte très cher, pour ne pas dire, les yeux de la tête. Déjà, les clubs qui ont un stade en bonne et due forme rouspètent. Que peut-on dire de ceux qui sont en train de faire du porte-à-porte. L'exemple du MCA illustre parfaitement cette situation. Faute de terrain où recevoir ses adversaires, ce club, qui fait partie de l'élite, n'a pas fini de galérer. Il lui est arrivé de jouer à Rouiba, Koléa, 5-Juillet avant d'être domicilié à Bologhine, un terrain appartenant à la commune de Bologhine, géré actuellement par l'USM Alger. Comme les stades des clubs de l'élite du Centre sont dans un état déplorable et ne répondent pas aux mesures nécessaires de sécurité, la LFP, comme on le sait, avait pris la décision de faire jouer les derbys au stade 5-Juillet. Ce dernier est l'unique structure qui offre les meilleures conditions de confort et aussi de sécurité. Toutefois, on ne peut pas réussir dans cette option du professionnalisme, comme choix incontournable imposé par la FIFA, avec des infrastructures datant de l'époque coloniale. Il faut que les choses changent pour assurer une meilleure crédibilité à cette expérience naissante. Outre ces stades qui laissent à désirer, il y a la généralisation du tartan synthétique. Ce type de revêtement s'use très vite et ne contribue pas au développement de notre "jeu à onze". Le gazon, incontournable ailleurs, même dans les pays africains, est le mieux indiqué pour que notre football puisse connaître l'amélioration attendue par tous. Il est certain que cet objectif pour généraliser le gazon ne sera pas facile à réaliser, du fait qu'on a accusé un retard assez important. De plus, cela demande beaucoup d'investissements. Ce qui n'est pas pour le moment le souci de nos clubs qui sont beaucoup plus préoccupés par l'achat de joueurs que de mettre le paquet pour construire des stades ou installer de nouvelles pelouses. Il est évident que l'argent et l'infrastructure vont de paire pour faire réussir ce professionnalisme qui ne semble pas avoir trouvé sa voie ou les bons rails. On continue à galérer parce qu'on n'avait pas dès le départ les conditions objectives pour l'application, dans de très bonnes conditions, du professionnalisme. Hamid Gharbi

Des besoins encore plus grands L
es grandes nations comme le Brésil, la Bulgarie, l'Allemagne ainsi que les grands clubs de l'époque avaient joué sur ce terrain avant qu'il ne connaisse par la suite un vrai "toilettage" en passant au tartan synthétique que nous lui connaissons actuellement. Il faut admettre que seulement quelques enceintes étaient pourvues de terrain en gazon naturel. Comme ce type de surface nécessitait un entretien particulier, il se transformait très vite en terrain en "tuf". C'est le cas du stade Chabou de Annaba ou du CREPS du Caroubier. Dès le début, l'Algérie s'est confrontée à un problème crucial sur le plan infrastruturel, surtout que le "tuf" ne favorisait pas la pratique du beau jeu. De plus, cette surface était très dangereuse pour une pratique convenable du "jeu à onze". On se souvient encore du décès en 1969 de Tayeb Amrous, l'ex-joueur du MC Alger, qui venait tout juste de rejoindre le club en provenance de Bordj-Ménaïel. C'était lors du match du championnat national entre le MC Alger et Hamra Annaba. Un télescopage et une chute lui ont été fatals. C'est ainsi qu'il y a eu la construction grandiose du 5-Juillet en 1972, animé par le tournoi maghrébin avec Fluminence, le Milan Ac et surtout la finale de la coupe d'Algérie entre l'USM Alger et Hamra Annaba (02). Ce grand stade fut aussi le lieu privilégié pour l'organisation des Jeux méditerranéens d'Alger en 1975.

Depuis l'indépendance, le pays était pratiquement dépourvu d'infrastructures adéquates à ce genre de sport. Il n'y avait que des terrains en "tuf". D'ailleurs, l'Algérie avait rencontré ses adversaires et aussi ses amis au stade Municipal, actuel stade du 20-Août.

Puis, on en construira d'autres comme le stade chahid Hamlaoui de Constantine qui vient ainsi donner un autre souffle à l'ancien stade de Benabdelmalek, actuellement en réfection. En 1987, le stade du 19-Mai 1956 fut construit en vue de répondre parfaitement bien à l'organisation, pour la première fois en Algérie, de la coupe d'Afrique des Nations en 1990. On avait alors choisi deux stades : 5Juillet et 19-Mai 1956 (Annaba). Il faut dire que ces deux enceintes sportives avaient permis à notre pays d'organiser la 17e CAN dans de très bonnes conditions. Tout le monde avait remercié l'Algérie pour les efforts fournis en vue d'offrir aux Africains des infrastructures qui répondent aux normes internationales. Puis, il y eut durant les années 80 et 90, la construction de plusieurs stades en gazon naturel. On peut citer les stades de Sétif, de Mascara, de Relizane, de Tlemcen, de Bel-Abbès, de Saïda, d’Oran, de Skikda, de Jijel, de Médéa, de Témouchent, de Djelfa, de Tamanrasset, de Rouiba, de Boumerdès, de Blida, de Béjaïa... Il faut dire que les efforts de l'Etat pour augmenter le nombre d’infrastructures sportives sont très importants. Une enveloppe conséquente a été mobilisée pour

que nos stades deviennent acceptables et appropriés pour une pratique normale du sport. Comme notre population est très jeune, il était plus que primordial de lui donner une infrastructure de base moderne lui permettant de progresser dans une discipline très prisée par la jeunesse algérienne. Il y a lieu de louer tout ce qui a été fait dans ce domaine, même si le retard demeure encore assez criard. Il faut dire que contrairement à certains pays maghrébins et même arabes qui profitent de l'organisation d'évènements majeurs pour construire de nouvelles infrastructures, ce n'est malheureusement pas notre cas. Pour ne citer que cet exemple, on avait organisé les Jeux sportifs arabes et les Jeux africains, respectivement en 2004 et en 2007, sans construire la moindre infrastructure. On avait raté des occasions propices pour se doter de nouvelles infrastructures. Pourtant, on avait projeté de construire deux grands stades de 40.000 places chacun. L'un à Baraki et l'autre à Douéra. Jusqu'ici, les travaux de ces deux stades ne sont pas très avancés. Le problème : le non-respect des délais de réalisation. Dans ce chapitre, d'autres stades assez grands sont également en projet,

comme ceux de Tizi-Ouzou, Oran, Sétif et Constantine. Néanmoins, le lancement des travaux tarde à venir, alors que dans d'autres pays, de grands stades comme St-Denis (France), Aréna (Bayern), celui de la Juventus sont lancés et achevés dans un temps records. Là, il faut aussi parler du stade Mustapha Tchaker qui, faute d'entretien régulier et convenable, a été refait à plusieurs reprises. Ce qui fait que l'EN « A » était, dans une période donnée, obligée de ne pas domicilier ses matches dans cette enceinte. De petits stades comme celui de Koléa, Aïn-Beïda... pourraient servir pour le lancement d'écoles de formation, même si les équipes fanions de ces communes y sont domiciliées. Il faut admettre que l'Etat algérien fait d'énormes efforts pour donner à notre jeunesse les moyens pour son épanouissement, mais un travail de qualité est à faire en vue d'organiser de grands évènements, susceptibles de nous permettre de nous développer. L'organisation d'une CAN est plus que nécessaire pour favoriser un autre élan qualitatif sur les plans sportif et infrastructurel. Pour cela, il faudra être très pointilleux sur le plan des délais de réalisation. Car en les respectant, on pourra vraiment disposer du temps nécessaire pour avoir les moyens infrastructurels qui nous permettent de progresser et de devenir un pays au même diapason de ceux qui se targuent d'être bien pourvus en équipements sportifs. Hamid Gharbi

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16 EL MOUDJAHID

Spo
recommandations seront préconisées à l’avenir pour que notre pays l’Algérie puisse se doter d’infrastructures sportives nécessaires pour prétendre organiser une grande compétition continentale comme la CAN.

UPP

L’infrastructure, un épineux problème
L’Algérie du football entame sa nouvelle ère dite du professionnalisme, qui en est à sa 2e saison. Pour réussir à rehausser le niveau du football national, il faudra répondre à certaines exigences incontournables. Parmi elles, celle liée aux infrastructures. En effet, pour avoir un football professionnel de qualité et de bon niveau, il faudra impérativement disposer des infrastructures nécessaires et adéquates. L’Etat s’implique avec des projets concrets
Pourtant, les autorités politiques du pays, sous la conduite du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et du Chef du gouvernement Ahmed Ouyahia, avaient donné des recommandations claires pour que tout soit mis en œuvre de sorte que l’opération de pro-

C

omme tout le monde le sait, en Algérie, le problème lié à l’inexistence d’infrastructures de qualité et de haut niveau s’est toujours posé. Il est vrai que l’Etat algérien a fait d’énormes efforts dans le domaine du sport en général et celui du football en particulier, en termes d’infrastructures, mais cela demeure néanmoins insuffisant, de l’avis des spécialistes et acteurs de la discipline, car la plupart de nos stades sont vétustes, voire ne répondent pas aux normes du football de haut niveau du point de vue qualité des terrains, des pelouses, des vestiaires ou bien des conditions d’accueil des supporters qui le plus souvent laissent à désirer. Il y a par ailleurs aussi un manque flagrant de structures d’accompagnement et de commodités nécessaires au bon fonctionnement de l’ensemble des opérations liées aux rencontres de football, notamment celles dites de l’élite avant, pendant et après leur déroulement. C'est le constat établi par les différents acteurs du football national. Ainsi, à quelques exceptions près, tels les stades du 5-Juillet-1962, du 19Mai-1956, Mustapha-Tchaker de Blida, Hamlaoui de Constantine ou Akid Lotfi de Tlemcen, on est encore loin du compte et même-là, ça reste très insuffisant. Ces infrastructures dotées de gazon naturel, sont souvent confrontées à la détérioration desdites pelouses, à cause de leur qualité et souvent en raison du manque d’entretien dû le plus souvent à l’incapacité et au manque de savoir-faire pour leur préservation. A vrai dire, dans l’ensemble, nous ne disposons malheureusement pas de stades de football dignes de ce nom et ce, en tout point de vue. La plupart manquent de terrains répliques par exemple. Quand de grands clubs comme le MCA et le NAHD, entre autres, ne possèdent même pas leur propre stade, il devient des plus urgents et impératifs que les instances politiques et sportives du pays prennent les mesures qui s’imposent, pour remettre à niveau les infrastructures de football, si l’on veut vraiment voir le sport-roi évoluer, progresser et se hisser au niveau de celui du gotha de la balle ronde mondiale. Ça devient même incontournable. Le problème du manque d’infrastructures sportives persiste toujours alors que le football professionnel de haut niveau nécessite des stades répondant aux normes, et cela en tout point de vue. Il faut avouer qu’en ce moment, il y a un immense déficit en Algérie sur ce plan-là. Non pas spécialement en termes de quantité mais plutôt de qualité. Celles-ci doivent se mettre en conformité avec les normes internationales en matière de football de haut niveau. La preuve de ces insuffisances en est que notre pays, connu pour être une terre de football, avec un grand engouement populaire, n’a jusque-là abrité qu’une seule fois la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 1990, que les Verts ont d’ailleurs remportée avec brio. C’est en fait le seul titre continental arraché par la sélection nationale. Au vu des moyens humains et matériels dont notre pays dispose, on peut faire largement et beaucoup mieux que ça, avec un peu de bon sens, une politique clairvoyante et adaptée aux besoins en la matière en y associant les hommes qu’il faut, que ce soit sur le plan des décisions à prendre ou sur celui de leur mise en pratique. Car il ne suffit pas seulement d’inscrire un projet sur papier, mais il faut surtout être en mesure de le concrétiser, en veillant à respecter notamment les échéances fixées.

Deux nouveaux stades modernes dans la capitale
Alger verra la construction de deux nouveaux stades. L’un à Douéra, l’autre à Baraki. Ce dernier aura une capacité d’accueil estimé à un peu plus de 40.000 places. Si tout se passe comme prévu, le stade de Baraki verra le jour d’ici fin 2013, alors que celui de Douéra, qui aura une capacité d’accueil au moins égale à celle du stade de Baraki, croit-on savoir, sera pour sa part attendu pour fin 2014, si les travaux avanceront au rythme convenu. Ces deux projets soulageront, à n’en pas douter et dans une grande proportion, les clubs de la capitale, tels l’USMH, le MCA ou encore le NAHD et même l’USMA. Il n’y aura pas de problème par exemple pour faire jouer deux derbys lors de la même journée comme c’est le cas depuis un bon moment, sachant que la Ligue nationale de football les programme tous au stade du 5-Juillet-1962, en raison de l’exiguïté des autres enceintes de la capitale, où ces différents clubs ont l’habitude d’accueillir leur adversaires. Ils pourront enfin évoluer dans des infrastructures conformes qui disposent de toutes les commodités permettant de vivre un bon moment de football, que se soit sur le terrain ou bien au niveau des gradins. Même la FAF n’éprouvera plus autant de difficultés pour trouver un stade où l’EN pourra recevoir ses adversaires lors des différentes joutes internationales, puisque Alger aura au moins trois stades, répondant aux normes, qui pourront éventuellement abriter les matches des Verts, si l’on y ajouter le temple du 5-Juillet qui devrait dans un proche avenir être complètement refait et d’une manière efficace cette fois-ci, avec la pose dès la fin de l’actuel exercice d’une pelouse en gazon naturel digne des grands stades européens, si l’on en croit les propos de M. Belmihoub, directeur du complexe Mohamed-Boudiaf. La capitale attend avec impatience, la construction puis la mise en service de ces deux grands projets infrastructurels.

fessionnalisation du football algérien soit une réussite. C’est de bon augure. Seulement, la réalité du terrain est tout autre puisque et n’est pas vraiment en train de suivre, en termes de mise en place des mécanismes permettant d’atteindre, selon les échéances fixées, les objectifs fixées, sur le court et moyen terme du moins. Il est vrai qu’il faudra du temps pour que tout soit mis au point, cela dit, l’Algérie est encore loin de disposer des infrastructures nécessaires de haut niveau, pour permettre l’essor du football algérien dans le cadre de sa professionnalisation. Celles-ci doivent être en conformité avec les critères nécessaires qui permettent la pratique du football dit professionnel. On se demande comment un pays aussi riche que l’Algérie ne soit pas en mesure de disposer d’infrastructures dignes de ce nom, lorsque des pays qui le sont moins, sont parfois mieux nantis. Les plus grands clubs du pays, à l’image de la JSK, de l’ESS, du MCA, de l’USMA, du CRB, de l’USMH, du NAHD, du MCO et de l’ASMO, pour ne citer que ceux-là, ne disposent pas de stades à la hauteur de leur standing. Par exemple, la quasi-majorité des enceintes de la capitale sont loin de répondre aux normes des stades de notre époque, car elles ont été construites du temps du colonialisme et alors quelles continuent d’abriter, et ce depuis l’indépendance, les clubs de l’Algérois. Nous citerons les stades du 20-Août 1955 (Ruisseau), OmarHamadi (Bologhine), 1er-Novembre de Mohammadia, Zioui (Hussein-Dey), les frères Ibrir (El-Biar) et d’autres infrastructures ne sont pas en reste. Si le problème affecte plus particulièrement les clubs du centre du pays, il n’en demeure que la plupart des autres régions du pays ne sont pas aussi pour leur part mieux nanties et font face également au sérieux problème du manque d’infrastructures. Certes, des aménagements leur ont été apportés depuis, mais franchement, il s’agit-là d’infrastructures qui sont très loin de ressembler aux stades dits modernes d’outre-mer d’aujourd’hui et cela en tout point de vue. Que ce soit pour l’accueil et le confort des suppor-

ters, la vente de la billetterie, la disponibilité de sanitaires dignes de ce nom, et autres structures d’accompagnements, qui sont on ne peut plus indispensables de nos temps. Nous évoquerons aussi un autre problème parmi tant d’autres, lié à la nature des gradins qui ne présentent aucun confort pour les spectateurs. La plupart sont fait de béton, et ne disposent pas de sièges, comme cela se fait dans les stades des grands pays de football. Pour les vestiaires, n’en parlons pas. Dans certains stades, c’est la catastrophe. Nos aires de football souffrent aussi du manque de terrains dotés de gazon naturel de qualité. La majorité est dotée d’une pelouse synthétique et ceux qui sont gazonnés sont dans un piteux état. Cela dure depuis des années sans que l’on puisse solutionner cet épineux problème. D’ailleurs, à chaque fois que la sélection nationale s’apprête à disputer une rencontre internationale, c’est le branle-bas de combat pour retaper la pelouse du stade en question. Alors que le meilleur football, de l’avis des spécialistes, se joue sur gazon naturel. Cela nous amène à évoquer une autre insuffisance criante dans nos stades. Celle du manque de terrains réplique (d’entraînements), alors que cela est très important pour la préparation des équipes, surtout celles dites de l’élite. Franchement, la situation prête à l’inquiétude et le temps est venu de faire le nécessaire pour permettre à notre pays de disposer d’infrastructures sportives adéquates, en général et plus particulièrement pour le football qui passionne une grande frange de la population algérienne. Il est temps de faire ce qu’il faut pour permettre à notre pays de pouvoir enfin disposer de stades modernes à l’image de ce que l’on voit outre-mer. Il suffit de mettre en place une politique clairvoyante et objective par rapport aux besoins en la matière et réunir les moyens humains, matériels et financiers pour pouvoir y répondre. Avoir des projets, c’est bien. Tout mettre en œuvre pour les réaliser et les rendre opérationnels, en veillant au respect des échéances fixées, voilà ce qu’il faut pour solutionner enfin cet épineux problème de l’insuffisance manifeste pour ne pas dire l’absence

d’infrastructures digne de ce nom.

Comment les mettre en œuvre ?
Pour répondre aux attentes des amateurs de football, qu’ils soient acteurs directs ou bien supporters, les autorités du pays et instances footballistiques nationales ont scellé de sérieux projets. Cela s’est passé en 2007. Ces projets ne pourront que participer d’une manière effective au développement du sport roi en Algérie. La famille footballistique nationale a bien accueilli une telle prise en mains du problème lié au manque d’infrastructures modernes par les différentes parties prenantes concernées. Seulement, cette réjouissance fut de courte durée puisque le lancement des chantiers a connu un énorme retard par rapport aux échéances préalablement fixées. Lesdits chantiers ont, quand même, fini par être entamés mais seulement en 2010, alors que les projets ont été ficelés en 2007, soit trois années auparavant ? Pourquoi un tel laxisme ? Que du temps perdu à vrai dire, mais comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, espérons que la situation évoluera et que les travaux de construction ou de mise à niveau des stades connaîtrons une belle avancée et si tel sera le cas, des stades seront opérationnels dès 2013. Les nouvelles enceintes sportives soulageront certains clubs qui peinent à trouver un stade pour leur domiciliation, et l’exemple d’un ténor du football algérien, le Mouloudia Club d’Alger, en est la parfaite illustration. Ainsi, les enjeux sportifs, sociaux, économiques du football professionnel justifient largement que l’Etat s’intéresse au devenir du football professionnel. Les émotions collectives qu’il suscite, l’image internationale qu’il véhicule ou les moyens publics mobilisés pour organiser ou assurer la sécurité des manifestations, la lutte contre la violence ou le dopage dans les stades légitiment l’action de la puissance publique. En outre, nombre de questions posées par le football professionnel seront directement liées aux besoins en matière d’infrastructures sportives modernes. D’autre part, nos clubs ne sont pas propriétaires ou gestionnaires de leur outil de travail qu’est le stade. Des

Tizi-Ouzou attend son joyau
La ville de Tizi Ouzou va également bénéficier d’un nouveau stade. On parle d’un super joli stade sur le plan architectural, de l’avis de spécialistes, à la vue de la maquette en question. Ce stade qui portera le nom de l’illustre homme fort de la JSK des années 1970, feu Abdelkader Khalef pourra accueillir 50.000 places. Le club le plus titré d’Algérie et ténor du football algérien, la Jeunesse Sportive de Kabylie, disposera enfin d’un stade à la hauteur de son standing et de son riche palmarès, car l’enceinte du 1er-Novembre-1954 est à présent dépassée et ne permet plus aux

Lundi 12 Ma

orts

PLÉMENT

EL MOUDJAHID

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e… qui freine l’évolution de notre foot
Lions du Djurdjura d’évoluer et de passer à une autre étape importante pour continuer à marquer l’histoire du football national et africain, comme ils l’ont toujours fait depuis les années 1970. Avec un stade moderne d’envergure, le véritable chef-d’œuvre architectural en la matière.

Sétif, Oran etMostaganem bénéficieront de nouvelles enceintes
Trois autres villes du pays sont elles aussi concernées par la réalisation de nouveaux stades. Il s’agit de Sétif, Oran et Mostaganem. L’Entente Sportive de Sétif, cette autre grosse cylindrée du football national, aura elle aussi un stade de 50.000 places, qui répond à ses aspirations et à ceux de ces milliers d’inconditionnels. Le problème, c’est que le projet de sa réalisation n’a pas encore été mis en chantier. Les Sétifiens attendent que les choses bougent et que la situation évolue pour pouvoir bénéficier dans des délais raisonnables de leur nouvelle enceinte, que l’on dit répondre parfaitement à leurs attentes. Aïn-El-Fouara et toute la région croisent les doigts en espérant voir naître une nouvelle infrastructure qui sera en mesure aussi de voir un jour l’EN y être domiciliée pour un match international, surtout lorsqu’on connaît la ferveur des Sétifiens pour le ballon et la sélection. Alors à quant le démarrage des travaux ? L’Ouest du pays aura également ses nouveaux stades. Pour la ville d’Oran, capitale de la région Ouest, elle sera équipée d’une nouvelle jolie infrastructure footballistique moderne, d’une capacité de 40.000 sièges. La vétusté des stades du 19-Juin et de HabibBouakeul aidant, le MCO, club phare de la région, et son voisin l’ASMO, véritable école de football, auront-là une belle opportunité, qui verra peutêtre leur renaissance dans un proche avenir, au vu de l’engouement populaire qui en résulterait à n’en pas douter. Les travaux de terrassement et de réalisation des fondations ont bel et bien

commencé. Il faudra environ trois années de travail pour la réalisation de ce projet. A Mostaganem, les autorités ont lancé le projet de construction d’un beau stade de 35.000 places, qui viendra embellir et enrichir cette belle ville côtière. Ça devra faire le bonheur de la population locale et de ses environs.

Le mythique stade du 5-Juillet ne doit pas dépérir…
Il a abrité les trois finales de tournois internationaux ayant vu la consécration de l’EN, les Jeux méditerranéens en 1975 face à la France (3-2 a.p.), les Jeux africains en 1981 contre le Nigeria (1-0) et la CAN en 1990 devant le Nigeria aussi (1-0). De nombreuses rencontres internationales qui resteront dans les mémoires s’y sont déroulées, qu’il s’agisse de l’EN avec les matches contre la Juventus, le Pérou, l’Eire, le Real Madrid, le Bayern Munich, le PSG, Nottingham Forest, Ipswich et beaucoup d’autres, ou qu’il s’agisse de clubs, avec tout d’abord, le grand Mouloudia d’Alger, vainqueur de la coupe d’Afrique des clubs champions en 1976 ou encore, les trois finales de la Coupe de la CAF, remportées consécutivement par la JSK, ainsi que la Coupe des coupes africaine, avec la manche jouée dans ce même stade, la plupart des grands derbys et finale de Coupe d’Algérie s’y sont déroulés etc. Il s’agit bien évidement du stade du 5Juillet, plus grand stade du pays, qui malheureusement se trouve dans une situation critique, en raison en premier lieu de la défection, des années durant, de sa pelouse gazonnée. Cette enceinte qui collectionne les grands rendez-vous nationaux et internationaux, peut accueillir jusqu’à 90.000 personnes. Comment la tenir réellement en vie, pour la rentabiliser,

la moderniser et éviter sa déperdition ? Ce stade, mémoire d’une large partie de l’histoire de notre foot et qui représente une importante infrastructure, doit être réhabilité et modernisé, dans tous les domaines, pour y faire profiter nos clubs et la sélection nationale. Au lieu de gaspiller à chaque fois de l’argent sans faire appel aux meilleurs sur le marché pour procéder à la pose d’un véritable gazon naturel, auquel on assurera un véritable entretien, en faisant appel à de véritables spécialistes, il serait plus utile de mettre le paquet, une fois pour toute, afin de régler définitivement le problème récurrent du mauvais état de la pelouse. Le 5-Juillet ne doit pas mourir !

mise en place et la construction des centres de formation, que l’Etat financera sous forme d’aide aux clubs, en faisant en même temps bénéficier ces derniers d’un lot de terrain chacun. On a enfin compris qu’un travail au niveau de la base bien élaboré, fait partie des clés de la réussite de notre football et l’une des principales raisons qui permettront de rehausser son niveau.

Encourager les investisseurs privés
D’ores et déjà, il nous semble nécessaire d’encourager les investissements privés dans les stades et de faciliter le recours aux partenariats publicprivé. A cet égard, on suivra avec intérêt les projets précurseurs, s’ils venaient à voir le jour dans ce cadre-là. En conséquence, cela signifie que demain le secteur privé pourrait financer la construction du stade et les Collectivités locales mettraient à disposition le foncier et financeraient seules les infrastructures d’accès nécessaires. Enfin pour terminer, on dira en guise de conclusion que l’un des handicaps les plus flagrants de nos clubs professionnels est lié aux infrastructures : les stades existants sont trop souvent vétustes et inadaptés aux besoins actuels. Ils ne permettent pas d’offrir au large public sportif amoureux du ballon un «spectacle digne de ce nom» et de venir et repartir du stade dans de bonnes conditions. A contrario, les stades modernes, bien desservis par les transports publics, sûrs et agréables, doivent être conçus comme des centres d’activités et de loisirs. Ce qui est loin d’être le cas chez nous, mais comme l’espoir fait vivre, restons optimistes du moment que la volonté des autorités du pays et des instances footballistiques nationales sont bien établies. Mohamed-Amine Azzouz

Entretien et réhabilitation des stades
En plus de projets de construction de nouvelles infrastructures pour le football, il y a un autre aspect, qui concerne la réhabilitation des anciens stades, en leur apportant les retouches et travaux nécessaires, telles la pose d’une nouvelle pelouse qu’elle soit naturelle ou synthétique, l’élargissement et la consolidation des gradins, la rénovation des tribunes officielle et de la presse ainsi que des vestiaires. Cela, afin de pouvoir répondre au cahier de charges, condition sine qua non pour prétendre évoluer en Ligues professionnelles (1 et 2). Ce sont les exigences du la professionnalisation du football.

club ne pourra qu’être bénéficiaire de l’acquisition d’une telle infrastructure qu’il a tant espéré depuis de longues années. Une chose est sûre les amoureux de la JSK attendent cet évènement avec impatience. Les travaux sont lancés par le groupement algéro-espagnol ETRHB-Haddad/FCC construction. Le groupe espagnol dont la réputation est bien établie a, à son actif plusieurs réalisations d’envergure tel le prestigieux stade allemand du Bayern de Munich, l’Allianz Arena, qui est un

La mise en place des centres de formations devient nécessaire
Dans le cadre du professionnalisme de nouvelles infrastructures d’un autre type doivent voir le jour, selon les recommandations des instances footballistiques nationales. Il s’agit de la

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FOOTBALL

Sports
Coupe d'Algérie (huitièmes de finale)

EL MOUDJAHID

Sept pensionnaires de la Ligue1 pour un «cendrillon»
La suite des huitièmes de finale de la coupe d'Algérie a été très disputée entre les différents acteurs de ce tour. On savait déjà les qualifications du CRB, de l'USMH, du CSC et d'une équipe d'Inter-Régions, le CRB Aïn-Oussera. Ce quatuor vient d'être rejoint par l'USM Alger, l'ASO Chlef, le WAT et l'ESS.

Tour d'Algérie Cyclisme (1re étape):

L’équipe danoise «Team Concordia» triomphe à Ain-Defla
L’équipe danoise «Team Concordia» a triomphé samedi à Ain-Defla grâce à son coureur suédois Anderson Lars, qui a remporté la première étape du Tour d'Algérie cycliste 2012, devant l’Algérien du GS Pétroliers, Hannachi Abdelbaset, et le Danois Mortensen Mikkel. A l’issue d’une étape disputée sous une pluie battante, le coureur suédois a franchi la ligne d’arrivée en solitaire, endossant par la même occasion le maillot jaune de leader et le maillot vert du meilleur sprinteur, alors que le maillot blanc du meilleur espoir est revenu au Letton Smirnovs Andris. Dès le kilomètre 12 de l’étape, la course s'animait après qu'un groupe de quatre coureurs lançait la première tentative d’échappée, en présence du Suédois Lars Anderson, qui a fait une course sans faute, parvenant même à remporter le premier sprint, à Staouéli (30 km). Alors que les attaques se multipliaient au niveau du peloton, les hommes de tête (4 coureurs), seront rattrapés à Oued Alleug (60 km) par huit autres cyclistes, formant un groupe de 12 coureurs et reléguant le peloton à une minute. Les «contres» commençaient alors à fuser et un groupe s'était formé pour rejoindre les hommes de tête alors qu'il restait 50 km dans cette étape mouvementée, menée à une allure très rapide (42 km/heure). A l'issue de la première difficulté de ce tour, au Condeck (col de 2e catégorie), un groupe de trois coureurs, dont l’Algérien Hannachi Abdelbaset, du GS Pétroliers, se détachera et prendra la tête de la course, lâchant ses poursuivants à 2’20. A moins de 5 km de l'arrivée, le coureur suédois réussira une échappée, jusqu'à l’arrivée de l’étape en rentrant en solitaire pour décrocher les maillots jaune, de leader, et vert, du meilleur sprinteur. A l'issue de cette première étape, la caravane du Tour d'Algérie 2012 a pris la direction de Chlef où va se dérouler la deuxième étape, entre Chlef et Mostaganem, sur une distance de 147 km.

I

l faut dire que ces équipes n'ont pas usurpé leur passage en quarts de finale dont le tirage au sort sera organisé ce 18 mars. On a vécu, il faut bien le mettre en évidence, des moments assez intenses, pleins de suspense, mais aussi où la logique a prévalu. En effet, le grand choc entre l'USM Alger et la JSK est le seul qui a débordé jusqu’aux prolongations, puisque dans le temps réglementaire, les deux protagonistes se sont séparés dos à dos. Il faut dire que les défenses des deux camps avaient brillé en prenant le dessus sur les attaquants. Il faudra attendre les 30 minutes des prolongations et surtout le coaching d'Ighil en faisant rentrer Laïfaoui à la place de Bouazza pour voir ce match connaître sa décantation. C'est ce joueur, Laï-

Ph. : T. Rouabah faoui, d'une tête bien liftée, qui parviendra à tromper Asselah. Un but qui avait eu pour effet de chloroformer les poulains de Karouf. D'ailleurs, c'est l'USMA qui avait pris le dernier ticket pour les quarts de finale de la coupe d'Algérie. Avant cela, le match WATMCA avait tout le monde en haleine, puisque les Mouloudéens sont arrivés après dix minutes de l'horaire initial du début de la rencontre. De plus, le gardien Chaouchi a été acheminé sur l'hôpital d'Oran pour des douleurs au niveau de l'estomac. Cette rencontre assez acceptable généralement avait souri aux locaux suite à un coup franc bien exécuté par Sidhoum (47'). Le rebond a eu raison de l'inexpérience de Bouzidi. Une élimination du MCA qui pourrait faire des vagues, même si la coupe d'Algérie ne connaît pas de logique. A Chlef, l'équipe locale a attendu la deuxième mitemps pour assommer son adversaire, le CRB Aïn-Jasser en l'étrillant sur le net score de 4 à 0 sur des buts de Nacer, un doublé de Seguer et un but de Hadouche. Les gars d’Aïn-Jasser avait fourni, malgré tout, une bonne prestation. A Sétif, la formation de la JS Saoura avait fait frémir les supporters sétifiens, surtout après le but inscrit en première mi-temps par Motrani. Ce n'est que durant le second half que les poulains de Geiger reviendront au score sur des buts très rapprochés de Djabou et Damaï Cyrile. Benmoussa corsera la note quelques minutes plus tard. Néanmoins, les Bécharis parviendront par Amrani à réduire de nouveau le score. Mais ce n'était pas suffisant pour intimider les locaux qui ajouteront logiquement un quatrième but par Benmoussa. Ce fut un match à suspense. Les Sétifiens ont prouvé qu'ils possèdent un groupe assez solide. Cette équipe de la JS Saoura a montré de très grandes dispositions face à l'ESS, le leader de la Ligue1 et de surcroît chez lui. Ce tour de la coupe d'Algérie a été assez intéressant à suivre. Le public, il faut le préciser, a répondu en masse du fait que les forces en présence étaient pratiquement d'égale valeur. Il faut dire qu'on ne s'est pas ennuyé. Il est certain que le prochain tour sera encore plus relevé. Hamid Gharbi

Résultats:
USMA-JSK 1-O A.P ASO-CRBAïn-Jasser 4-0 ESS-JSSaoura 4-2 WAT-MCA 1-0 CSC-ASK 2-0 IRBirmandreis-USMH 1-3 AP. MCS-CRB 0-0 A.P CRBAïn-OusseraWABoufarik 3-1 A.P USMA 1 – JSK 0 A.P

EN :

Pas de match amical en mai
Il n’y aura pas de match amical pour les Verts en mai, alors que le président de la Fédération algérienne de football annonçait récemment sur les ondes de la radio algérienne l’organisation d’un match amical le mois de mai prochain. Le sélectionneur national a dit, lui, ne pas être au courant. «De quel match parlezvous? Il n’a jamais été question de jouer un match amical durant le mois de mai», s’est étonné le Bosnien qui a dû sans doute avoir une conversation avec Raouraoua pour clarifier les choses. L’EN se contentera selon toute vraisemblance d’un stage à Alger à la mi-mai où il sera question de préparer les trois prochaines échéances. En plus du match retour face à la Gambie, l’Algérie affrontera le Rwanda et le Mali dans le cadre des éliminatoires au Mondial 2014. Vahid Halilhodzic a dit ne pas avoir encore arrêté son programme, mais on sait qu’il s’y attelle déjà. La preuve, il a déjà visité la pelouse du stade Mustapha-Tchaker de Bilda il y a quelques jours. Cela laisse supposer qu’il y recevra ses adversaires, étant dit qu’il n’a jamais trouvé à son goût la pelouse du stade du 5-Juillet. A noter que Vahid Halilhodzic était ce samedi à Bologhine pour assister au huitième de finale de la Coupe d’Algérie ayant opposé l’USMA à la JSK (1-0).

Engagement, ambiance et fair-play… c’est l’essentiel !
La rencontre au sommet des huitièmes de finale de la Coupe d’Algérie, ayant opposé samedi deux grosses cylindrées du football national, l’USMA et la JSK, a dans l’ensemble tenu ses promesses, en termes d’engagement, de suspense et de ferveur. Dans un stade Omar-Hamadi plein à craquer, qui a connu une ambiance des grands jours, Canaris et Usmistes se sont livrés à fond dans un match où l’engagement physique et l’aspect tactique ont pris tout leur sens. Il faut dire que les débats se sont avérés très serrés et cela était évidemment prévisible en vue des forces en présence. Evoluant sur leur terrain, les camarades de l’excellent Khoualed ont trouvé face à eux une formation kabyle bien en place, qui leur a rendu la tâche des plus difficiles. En effet, avec un bloc défensif des plus costauds autour d’une tour de contrôle nommée Saïd Belkalem, qui en un laps de temps relativement assez restreint a retrouvé la grande forme, après une assez longue convalescence, due à une grave blessure, et un milieu de terrain bien en place emmené par El-Orfi, l’avant-garde usmiste, malgré des tentatives a trouvé, toutes les peines du monde pour désaxer la défense de la JSK. Malgré un jeu collectif rapide et en mouvement, les gars à Meziane Ighil se sont heurtés à une équipe kabyle qui avait elle aussi du mordant et qui a clairement affiché d’entrée de jeu sa détermination farouche à en découdre avec les Rouge et Noir. Ce qui a donné lieu à une rencontre indécise de bout en bout. Il faut dire que les occasions étaient restreintes de part et d’autre et que, dans l’ensemble, le match était équilibré. Les supporters des deux camps ont retenu leur souffle jusqu’au coup de sifflet final du referee même si côté USMA, Laïfaoui qui a été incorporé lors des prolongations, est parvenu à ouvrir la marque pour les siens, sur une jolie tête croisée, profitant d’un corner impeccablement botté par Meklouche, libérant ainsi le camp rouge et noir. La JSK n’a pu revenir à la marque et même si elle a fait jeu égal avec son adversaire du jour dans l’ensemble, elle a fait les frais d’une ligne offensive défaillante, où Hemani s’est montré inefficace, au même titre que Metref qui était loin de sa forme et hors du coup. Par ailleurs, incorporé en cours de jeu, l’international Sâad Tedjar n’a pas apporté le plus espéré et paraissait même à court physiquement. Si le coach Mourad Karouf a montré toutes ses compétences à travers la mise en place d’une organisation tactique judicieuse, qui a permis à son team de fournir un bon match, et si la défense et le milieu de terrain kabyles étaient à la hauteur, le compartiment offensif, lui, est passé à côté de son sujet. C’est là le regret de l’entraîneur et des fans kabyles. Pour l’USMA, encore une fois, les deux jeunes loups Chaffaï et Ferhat ont montré toutes leurs qualités, les autres joueurs ont fourni une prestation correcte. La rencontre s’est jouée sur un détail et a souri au spécialiste Dame coupe, l’USMA, au grand bonheur de ses supporters. Il faut noter le fair-play total durant la rencontre sur le terrain, tout comme au niveau des gradins. La JSK est éliminée, ce n’est pas la fin du monde, comme veulent le faire croire certains. C’est ça le football. A signaler le soutien apporté par les supporters algérois de la JSK au président MohandChérif Hannachi. Mohamed-Amine Azzouz

Déclarations :
● Anderson Lars (Team Concordia-Danemark) : «Je suis fier d'avoir remporté cette première étape du Tour d’Algérie, sur un parcours très difficile. Pour ma première participation, je peux dire que c’est de bon augure. J’espère continuer sur la même lancée. Car le plus dur reste à venir". ● Hannachi Abdelbaset (GS Pétroliers) : "Je suis vraiment surpris par le travail réalisé par le Suédois que je ne connais sincèrement pas. C’était une étape test pour l’équipe. Après avoir analysé le rendement des autres équipes, je pense qu’on fera mieux demain". ● Hamza Hakim (directeur sportif GSP) : «Sur ce qu'il a montré lors de cette première étape qu’il a remportée, le Suédois Lars Anderson va nous créer beaucoup de problèmes lors de ce Tour 2012. Vous allez voir très bientôt les vrais visages de Laagab et Reguieg».

Classement général :
1-Lars Anderson (Team Concordia-Danemark) 3h40.36 2-Hannachi Abdelbaset (GS Pétrolier) 3h40.41 3-Mortensen Mikkel (Team ConcordiaDanemark) 3h40.41 4-Smirnovs Andris (Lettonie) 3h41.13 5-Sobrino Joaquin 3h41.13 6-Ramon Frederic 3h41.13 7-Nielson Colt Magnus 3h41.13 8-Lauwers Sylvain 3h41.13 9-Karatzios Giorgios 3h41.13 10-Natnael Berhane (Erythrée) : 3 :41.13.

Lundi 12 Mars 2012

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lection Sé
20:35

Télévision
Canal Algérie
10h00 : Dounia e'touyour (10) 10h30 : Alf soual (43) 11h00 : Canal foot (rediff) 12h00 : Journal en français +météo 12h25 : Djalasset nissaeya (14) 13h30 : Tadjer (27) 14h35 : Asrar oua abhath (07) 15h20 : Des fautes (2) 17h10 : Maya l'abeille (78) 17h30 : Oulama'e El Djazaïr 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : Djourouh el hayet (04) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Agenda culturel 20h00 : Journal en arabe 21h00 : Questions d'actu (direct) 22h00 : Tin-Hinan 23h00 : F Canal Algérie du lundi 12 mars 2012 00h00 : Journal en arabe

EL MOUDJAHID

Programme d’aujourd’hui
ARTE
19:45 Arte journal 20:05 28 minutes 20:35 La bataille d'Alger 22:35 Chercheurs de soleil 00:30 Mutinerie 02:00 Metropolis 03:00 … pour tous 03:50 Le jour d'avant

En octobre 1957, un militant du FLN sur le point de se faire arrêter se remémore son combat contre l'occupation française, engagé depuis trois ans. Les parachutistes du colonel Mathieu cernent, en octobre 1957, la planque d'Ali La Pointe, actif partisan du mouvement indépendantiste algérien. Le militant se remémore son parcours. De petit délinquant, il devient rapidement l'un des chefs de la guérilla urbaine qui déchire Alger en 1954. La bataille qui oppose le FLN aux militaires français sera sans merci, les attentats répondant aux multiples arrestations, assassinats et actes de torture. La surenchère de la violence tient de longs mois la ville à feu et à sang. Ali La Pointe, poseur de bombes et leader de nombreuses grèves, se retrouve en ce début octobre sur le point de tomber. Trois ans plus tard, l'indépendance du pays est proclamée et semble mettre un terme à cette guerre d'indépendance qui n'a pas dit son nom...

LA BATAILLE D’ALGER

M6
08:15 Les blagues de Toto 08:25 Le petit Nicolas 08:35 Kid Paddle 09:00 M6 boutique 10:05 Sue Thomas, l'oeil du FBI 11:00 Sue Thomas, l'oeil du FBI 11:50 Desperate Housewives 12:45 Le 12.45 13:00 Scènes de ménages 13:40 Alexandra : disparue 16:15 Père malgré lui 17:40 Un dîner presque parfait 18:45 100% Mag 19:45 Le 19.45 20:05 Scènes de ménages 20:50 Top chef 23:40 Un dîner presque parfait 02:30 M6 Music / Les nuits de M6

TF1
11:05 La roue de la fortune 12:00 Les douze coups de midi 13:00 Journal 13:55 Les feux de l'amour 14:55 Une coupable idéale 16:35 Brothers & Sisters 17:25 Quatre mariages pour une lune de miel 18:20 Une famille en or 19:05 Money Drop 20:00 Journal 20:40 Après le 20h, c'est Canteloup 20:50 Parole de candidat 22:35 Esprits criminels 23:20 Esprits criminels 00:05 Esprits criminels 01:10 Au Field de la nuit

A Bagdad, une unité de déminage de l'armée américaine enchaîne les missions périlleuses avec, à sa tête, un sergent-chef dont la guerre est l'adrénaline. A Bagdad, le sergent-chef James vient d'être nommé à la tête de la meilleure équipe de déminage de l'armée américaine. La mission de ses hommes est l'une des plus dangereuses qui soient : désamorcer des bombes. James surprend deux de ses subordonnés, Sanborn et Eldridge, par ses méthodes peu orthodoxes. Le sous-officier ne semble pas avoir peur de la mort et entraîne ses hommes dans des missions toujours plus dangereuses, sans vraiment se soucier de leur sécurité. Grisé par le danger, James est impossible à canaliser. Lorsque la ville plonge dans le chaos de la guérilla urbaine, la vraie nature de James se révèle. Elle va marquer pour toujours ses subordonnés...

urs ine Dém
22:35

CANAL +
08:25 S.A.V des émissions 08:30 Contre toi 09:55 Spécial investigation 10:45 Triassic Attack 12:10 Les Guignols de l'info 12:20 La nouvelle édition 1ère partie 12:45 La nouvelle édition 14:00 Sans identité 15:50 National Geographic 16:40 L'assaut 18:15 Les Simpson 18:45 Le JT 19:10Le grand journal 20:05 Le petit journal 20:30 Le grand journal, la suite 20:55 Spécial investigation 22:35 Démineurs 00:40 Mensomadaire 01:10 Le mytho, Just Go With It

FRANCE 2
09:55 C'est au programme 10:55 Motus 11:25 Les Z'amours 12:00 Tout le monde veut prendre sa place 13:00 Journal 14:00 Toute une histoire 15:15 Comment ça va bien ! 16:15 Le jour où tout a basculé 17:10 Seriez-vous un bon expert ? 17:55 On n'demande qu'à en rire 18:55 N'oubliez pas les paroles 20:00 Journal 20:35 Cold Case, affaires classées 21:25 D'art d'art 21:30 Cold Case, affaires classées 22:10 Cold Case, affaires classées 22:55 Mots croisés 00:15 Journal de la nuit 00:30 Symphonie n°9 de Mahler 02:10 Toute une histoire 03:10 Lady Faucon 03:35 24 heures d'info

22:35

Esprits criminels

FRANCE 3
10:50 Midi en France 12:25 12/13 : Journal national 13:00 13h avec vous 13:45 En course sur France 3 14:05 Inspecteur Derrick 15:00- Division criminelle 15:50 Division criminelle 16:40 Slam 17:25 Des chiffres et des lettres 18:10 Questions pour un champion 19:30 19/20 : Journal national 20:10 Plus belle la vie 20:35 Incroyables expériences 22:40 Soir 3 23:10 Une histoire du terrorisme 00:10 Les Conti 01:05 Chabada 02:00 Soir 3 02:25 Plus belle la vie 02:50 Spéciale Claude François

Tv5
08:30 TV5 MONDE, le journal 08:45 Afrique presse 09:15Hôtels particuliers 09:30 Savoureuses escapades lointaines 10:05 FBI 11:00 TV5 MONDE, le journal 11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 Epicerie fine 12:30 CROM 13:00 Une brique dans le ventre 13:30 Journal (RTBF) 14:00 Y a pas pire animal (2/8) 15:25 Voulez-vous danser ? 16:00 TV5 MONDE, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 FBI 18:00 TV5 MONDE, le journal 18:25 Le journal de l'économie 18:40 CROM 19:05 Les escapades de Petitrenaud 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Journal (France 2) 21:00 Séraphin, un homme 23:10 TV5 MONDE, le journal 23:20 Journal (TSR) 23:50 La soirée des Jutra 2012 02:00 Arte reportage 02:50 Le dessous des cartes 03:05 TV5 MONDE, le journal 03:30 T.T.C. (Toutes taxes comprises)

L'équipe est contactée pour enquêter sur le meurtre de deux familles à quelques kilomètres de distance dans l'Iowa. Le meurtrier pourrait être un adolescent. Ellie Spicer, que Morgan avait sauvée du «Prince des Ténèbres», arrive à Quantico. Elle s'est enfuie et souhaite rester auprès de lui. Mais Morgan et l'équipe doivent se rendre dans l'Iowa, où deux familles, a priori sans lien, ont été assassinées. Morgan confie Ellie à Garcia. Sur place, les membres du BAU découvrent que les familles ont invité le meurtrier à dîner et à dormir chez elles. Prentiss et Hotch pensent que le criminel cible principalement les femmes. Après la découverte du corps d'un révérend, les agents établissent enfin un profil : leur tueur serait un adolescent, un garçon apparemment fragile et vulnérable auquel les familles auraient proposé leur aide...

Incroyables expériences
Nathalie Simon et Jamy Gourmand se lancent dans de nouvelles expériences. Aux côtés de Denis Maréchal, Jeane Manson, Gérard Hernandez, Nathalie Marquay, Smaïn et Elisabeth Buffet, ils tentent de dévoiler les secrets qui permettent d'obtenir des geysers de bière. Ils expliquent également comment fonctionnent les miroirs déformants. Les personnalités se penchent aussi sur les sportifs qui pratiquent le BMX, ce petit vélo permettant de faire des figures acrobatiques en l'air. Mais pour comprendre comment ces athlètes parviennent à effectuer des mouvements aussi impressionnants, il faut d'abord percer les secrets de la loi de la gravité. De son côté, Jamy s'essaie au bobsleigh et en décrit le fonctionnement.

FRANCE 5
10:10 Achetez malin, achetez européen 11:10 A la découverte de la Chine sauvage 11:55 Cédric 12:40 Les quatre filles du docteur March 13:40 Le magazine de la santé 14:35 Allô, docteurs ! 15:05 L'Amérique à vélo 15:35 Prédateurs de la préhistoire 16:35 Philippines, la piste jeepney 17:30 C à dire ?! 17:45 C dans l'air

20:35

Lundi 12 Mars 2012

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 3730
8 9 10
RETOUR DU SON URSIDÉ DIRECTION FILLE DE LA SŒUR MONNAIE DU CAMBODGE PATINOIRE VIEUX OUI DURILLON CACHETÉ SERVICES SECRETS VILLE DE FRANCE MAGICIEN PRÉNOM VILLE DU MAROC FLEUVE D’AFRIQUE DANS LA TOUR FLÂNEUR

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Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
Nº 3730

1
I II III IV V VI VII VII I IX X

2

3

4

5

6

7

Définitions
HORIZONTALEMENT I- Couvert de buée - Bouton d’ado. II- Au dos du miroir Préposition - En rive. III- Ne se croise pas les bras - Etoile éphémère. IV- De même mère. V- Désirer - Appela de loin. VI- Accord - Réer. VII- De l’imaginaire. VIII- Personnel - Supérieur religieux. IX- Le Chef - Pied de bois brûlé. X- Palmier - L’orient VERTICALEMENT 1- Homme de rayons. 2- Souteneur - N’existe pas. 3- Goudronner - Possessif. 4- Fait un - Fer à croiser. 5- Attraper. 6- Nom d’emprunt. 7- Détruire. 8- Au-dessus des possibilités. 9- Égalisé - Thymus de veau. 10- Élargit - Pelure.

TENTA PATRIE ANCIENNE MONNAIE DU PÉROU ÉPOUX DE FATIMA PAS NOUS SUISSISME CÉLÈBRE CHINOIS MARÉCAGEUX NOTE ECORCE CLUB DE FOOTBALL ANCIENNE RSTA MASSACRE NÉANTS POISSONS ROUGES LETTRE GRECQUE ALARME POIGNÉE WILAYA AMAS

SOLUTION DES MOTS CROISES
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 4 5 6 7 8 9
E M B U E
T A I N

A C N E E N I V N O V A
H E L A

A C T I F L
A I M E R

U T E R I N E S R A I R E Z P R I E U R E A R S I S E S T

Grille
Etouffant Oscillant Germinatif Limitation Stigmatise Divagation Prostituée Chevillard Manquement Anthlogie Inverser Lubricité Chipolata Couchage Abstinent Soupirail Taxonomie Centenier Fermement Briquette Mammouth Loustics Radicelle Diametral Tubercule Cohérence Saphisme Sifflant Amalgamer Abordable

Nº 3730
Déraidir Chronique Affaisser Remontoir Compacité Abducteur Cantaloup Fructidor Sinusoïde Titulaire Tremblote Efflanque Tavernier
F E T O U F F A N T L U B R I C I T E N T E S A F I T A N I M R E G A T F M R T I F A M N O I T A T I M I L B A E A A U T F P A E S I T A M G I T S S X R M D B U L H L N O I T A G A V I D T O M M I E

Mot CACHÉ
L A I G R C A R C A C F S I I N E O C R A N S A D H F E O B A R I C N O M U E C I Q M M E R F M M D N U N O E M E T L U R U E E R O A O P U T C U U N I N H L L E E U R A N I N A C A T S C T E T M E E T T D A I I S T C T L I O H S C B E D C R A S B D Q S O I E O D I A O E R L I O E V I O I U E I T U U O D G U N I O A H M E F R R E R R E R P R E E O T Q U M E B R F D O R E S R E V N I E I E U S E R L N L A E E U T I T S O R P R N E T T E O I A B D R A L L I V E H C A I T I R N T E N L T N E M E U Q N A M I E T C A C E R T E E I G O L O H T N A L R E S L E O O S C I L L A N T C H I P O L A T A T

G R E
S E

I R R E E L L E T E T E

10 E L A E I S

SOLUTION DES MOTS FLECHES
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
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P A N D A E C H O R I E L N I E C E C A L S C E L L E H V A T A N T R A M E L R A B A T

N A T I O N A E S A I D A T O I

E S T A G N A N T E T U S A 9 U S M A I D E S 10 R I E N S

VIOLENTE DÉCHARGE ÉLECTRIQUE

SOLUTION PRÉCÉDENTE : FLOTTABILITE

Lundi 12 Mars 2012

EL MOUDJAHID

Société
PRODUITS COCA COLA
être la réaction des consommateurs algériens à cette nouvelle ? «Il n’est plus question que j’achète cette boisson à l’avenir, il n’y a jamais de fumée sans feu, et si la polémique a été lancée, cela signifie qu’il y a du vrai», nous dit un citoyen choqué par la nouvelle, lui qui consommait quotidiennement au moins un litre de Coca par jour. «C’est le médecin lui-même qui m’a conseillé de donner du CocaCola à mon enfant atteint d’une diarrhée chronique ; que puis-je faire face à l’avis d’un médecin ?» dit un autre. «Je prend du Coca depuis des années et je suis toujours en bonne santé, c’est juste une guerre commerciale entre les différents concurrents en matière de soda», affirme ce consommateur qui n’a aucune intention d’arrêter de prendre du Coca-Cola. Inconscience ou raison bien justifiée ? Aucune association des consommateurs n’a réagi à cette information ; il faudrait encore que ces associations aient leur influence sur les consommateurs. Farida Larbi

29
LES GENDARMES SUR TOUS LES FRONTS

Y a-t-il risque sur la santé ? L
es Algériens qui raffolent de la mythique boisson américaine Coca-Cola devraient-ils s’inquiéter de cette flippante information reprise par tous les quotidiens internationaux ? Affolante est en effet cette nouvelle qui affirme que le géant américain Coca-Cola a été contraint de modifier la composition de sa boisson mythique en raison d'un colorant caramel le 4-MEI jugé potentiellement cancérigène. Ce colorant caramel issu de l'ammoniac et du sulfite, dont l'absorption à haute dose a provoqué des cancers à des animaux testés en laboratoire. Le 4-MEI est un cancérigène animal reconnu, présent dans d'autres sodas, bière ou encore sauce soja, mais dont la toxicité sur l'homme fait débat. L'association américaine des boissons (ABA) estime que le caractère cancérigène n'a été prouvé que par une seule étude sur des souris et fait valoir que les agences de sécurité alimentaire américaine (FDA), canadienne et européenne (EFSA) ne l'interdisent pas et n'ont pas établi de seuil maximal pour les pro-

Viol, drogue, pyromanie et vidéos
Plusieurs importantes affaires criminelles ont été résolues ces deux derniers jours par les unités territoriales de la Gendarmerie nationale. Les renseignements fournis par les citoyens et les enquêtes approfondies, diligentées d’une façon professionnelle, ont donné lieu à la mise hors d’état de nuire des auteurs qui, désormais, ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins. Et quelle fin. Les opérations coup-de-poing de grande envergure, partie intégrante de la nouvelle politique de lutte contre les crimes et délits de droit commun et la délinquance juvénile qui ne cesse de s’accroître ces derniers mois, ont résulté par l’éradication de nombreux points noirs de la criminalité situés au niveau des grandes villes du pays. En fin de cette semaine, les gendarmes ont réussi à récupérer une grosse quantité de stupéfiants, une violation de domicile suivie d’un viol, la récupération d’un véhicule volé, arrestation d’un pyromane en possession d’une arme blanche, saisie de déchets de cuivre, etc. En effet, selon la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale, les garde-frontières d’El-Djorf, à 500 mètres du tracé frontalier, ont récupéré, lors d’une patrouille sur la bande frontalière, 119 kilogrammes de kif traité, transportés à dos d’une bête de somme abandonnée par des narcotrafiquants qui ont pris la fuite à la vue de la patrouille de gendarmerie. Poursuivis jusqu’à la frontière, les narcotrafiquants ont réussi à traverser vers le sol marocain, où ils seront bien évidemment à l’abri. Une enquête est ouverte par la brigade de Gendarmerie nationale de Beni-Boussaïd. Dans une autre affaire, les enquêteurs de la gendarmerie ont procédé à la récupération d’un véhicule volé et arrestation d’un auteur après une poursuite immédiate. Trois individus non identifiés se sont introduits au parc communal de Douar El-Ma, où ils ont ligoté et bâillonné les deux gardiens de nuit qui étaient en service pour ensuite s’emparer d’un véhicule de marque Toyota Station de l’APC, stationné dans le parking du siège, et prendre la fuite sans que personne les interpelle. Mais ces derniers croyaient qu’ils avaient réussi leur coup, en vain. Information recueillie. Les recherches engagées par les gendarmes de la brigade de Robbah et de sécurité et d’intervention du groupement territorial d’El-Oued ont abouti à la découverte du véhicule volé, le même jour, à 9h30 au lieu dit Elkadachi, commune de Robbah, alors qu'un des auteurs présumés a été arrêté par les gendarmes.

duits de consommation. L'association Centre pour la science dans l'intérêt du public (CSPI) avait alerté les autorités sanitaires (dont le service de veille des denrées alimentaires et des médicaments) il y a plus d'un an, mais la décision d'interdire le 4-MEI a été repoussée à cause d'études contradictoires. D'après les résultats publiés par le CSPI, le Coca-Cola contiendrait de 142 à 146 microgrammes de 4-MEI dans

l'équivalent d'une canette américaine (35 cl). Un total bien au-dessus des limites fixées par l'État américain (29 microgrammes maximum consommé sur l'ensemble d'une journée). Au-delà de cette limite, le fabriquant doit faire apparaître un message d'avertissement sur le produit, chose qui n’a pas été faite par Coca-Cola. La question est maintenant de savoir quand Coca-Cola va procéder à ces changements? Et quelle va

ACCIDENTS DE LA CIRCULATION

13 morts et 64 blessés dans la journée du 8 mars
Durant la journée du 8 mars dernier, dix-neuf accidents de la circulation routière, quatre mortels et quinze corporels, ont été constatés par les unités de la Gendarmerie nationale à travers treize wilayas, indique la cellule de communication du commandement de la Gendarmerie nationale. Ils ont engendré le décès de treize personnes, des blessures à 64 autres et des dégâts matériels importants à 25 moyens de locomotion impliqués. L'accident le plus grave a été celui enregistré à Adrar à 15 heures sur le chemin non classé reliant le chef-lieu de commune de Tamest à Ksar Tamasekht de la même commune. En effectuant un dépassement dangereux, le chauffeur d’une camionnette de marque Toyota Hilux, faisant partie d’un cortège de mariage, a frôlé un véhicule de même marque qui le précédait. Suite au choc, les deux conducteurs ont perdu le contrôle de leurs moyens de locomotion qui se sont renversés. Cet accident a occasionné le décès de six occupants des deux véhicules et des blessures diverses à 21 autres qui ont été évacués vers les hôpitaux de Zaouiat-Kounta, Fenoughil et Adrar. M. M.

ÉBOULEMENT DE TERRAIN DANS UN BIDONVILLE

Viol et diffusion de séquences vidéo
Les auxiliaires de la justice de la brigade de Berhoum ont présenté devant le procureur de la République du tribunal de Magra, une personne âgée de 25 ans, pour violation de domicile, viol et diffusion de séquences vidéo impudiques dont a été victime une jeune fille de 19 ans. Les gendarmes de la brigade de Hassi Bounif ont présenté devant le procureur de la République du tribunal de Gdyel, le dénommé Khouli Abdelkader, 37 ans, pour port d’arme prohibée (couteau) et incendie volontaire du restaurant d'un particulier. Les gendarmes de la brigade de l’Émir-Abdelkader renforcés par ceux de la section de sécurité et d’intervention de Taher, en patrouille sur le CW 147 reliant Taher à Kaous, ont interpellé une personne transportant à bord d’un camion de marque JAC, deux quintaux et 50 kilogrammes de déchets de cuivre, destinés à la contrebande. Par ailleurs, les représentants de la loi de la brigade de Bir El-Djir Oues, en service de police de la route sur la RN 11, ont interpellé quatre immigrants clandestins marocains, qui voyageaient à bord d’un taxi de la ville d’Oran vers Tlemcen, deux autres immigrants clandestins, un Camerounais et un Nigérian, qui voyageaient à bord d’un autocar de Relizane vers Oran ont également été arrêtés. Mohamed Mendaci

2 morts à Bouzaréah

U

n éboulement de terrain a causé, tard dans la nuit de vendredi, dans le bidonville de Ras Edheb de Bouzaréah (Alger), la mort d’une femme de 37 ans et son fils de 11 ans, alors qu’une troisième personne, en l’occurrence le père de famille, a pu être sauvé par les secouristes de la Protection civile. Conséquences directes des fortes chutes de pluie qui se sont abattues ces derniers jours, le drame s’est produit alors que les victimes étaient endormies avant d’être surprises par ce glissement de terrain qui a englouti la baraque. Pour les besoins de cette intervention, il a fallu recourir au savoir-faire de l’équipe cynotechnique de la Protection civile sans laquelle il était pratiquement impossible de repérer le corps de la femme tant l’ampleur des dégâts était énorme. Sur un autre registre, les différentes unités de la Protection civile ont enregistré du 10 au 11 mars quelque 1.948 interventions liées essentiellement aux évacuations sanitaires, aux accidents de la circulation et autres accidents domestiques et chutes accidentelles, apprend-on auprès de la cellule de la communication de la direction générale de ce corps. L’inhalation du monoxyde de carbone

continue de faire des ravages dans les foyers algériens, et on compte à cet effet 17 personnes évacuées vers différents hôpitaux du pays. Comme c’était le cas à Bir El-Djir (Oran) où 7 membres d’une même famille ont été incommodés par le gaz CO2 émanant du chauffage de leur domicile. Idem à Sour El-Ghozlane (Bouira) avec trois victimes piégées de la même manière alors qu’à El-Mecheria (Nâama), ce sont 7 autres membres d’une même famille qui ont failli y passer suite, cette fois-ci, à une fuite du gaz de ville à l’intérieur de leur domicile. A Constantine, le corps sans vie d’un homme de 49 ans a été découvert à l’intérieur d’une cafétéria, à la nouvelle ville Ali-Mendjeli, tandis qu’à El-Mohammadia (Mascara), les éléments de la Protec-

tion civile ont évacué vers la morgue de l’hôpital le cadavre d’un homme de 30 ans, découvert pendu au moyen d’une corde à l’intérieur de son domicile. A Souk-Ahras, un enfant de 10 ans est décédé noyé dans une mare d’eau à Mechetet Koudiet-El-Assa, commune de Sidi Fredj, et son corps a été repêché par les plongeurs de la Protection civile. SAM

Lundi 12 Mars 2012

30
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du lundi 19 Rabi’ Al Thani 1433 correspondant au 12 mars 2012 : - Dohr.........…............12h58 - Asr............................16h19 - Maghreb.................. 18h56 - Icha……...…….......20h14 mardi 20 Rabi’ Al-Thani 1433 correspondant au 13 mars 2012 : -Fedjr....................05h35 - Chourouk................07h01

Vie pratique
Pensée
A notre cher et regretté BAOUYA Mohamed Un 12 mars, tu nous a quittés à jamais, nous laissant seuls dans un profond désarroi. Ton ombre est toujours présente parmi nous. Depuis, la lumière s’est éteinte à la maison, mais nos cœurs resteront à jamais illuminés par ton amour, ta bonté, ta générosité. Ni les jours, ni les mois, ni les années ne pourront apaiser ni notre douleur ni notre chagrin. Certes, la vie nous apportera un certain bonheur, mais sache que sans toi tout a changé et que rien ne sera plus comme avant. Nous nous souviendrons de toi toujours car tu as su graver dans nos cœurs des souvenirs éternels. Ton épouse, tes filles, tes gendres ainsi que tes petits-enfants ont une pensée de lumière et d’amour pour toi, tu es dans un monde meilleur par un repos mérité. Repose en paix cher papa et que Le ToutPuissant t’accorde Sa Sainte Miséricorde et te comble de sa bienveillance.

EL MOUDJAHID

République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural Direction de l’Administration des Moyens

AVIS D’INFRUCTUOSITÉ de l’appel d’offres N°01/2012
NIF N°40.80.14.0000000.99
Le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural (MADR) informe les soumissionnaires que l’appel d’offres national n°01/2012 portant acquisition de 34 tonnes de rodenticides est déclaré infructueux par le service contractant conformément aux dispositions de l’article 122 du décret présidentiel n°10-236 du 7/10/2010, modifié et complété portant réglementation des marchés publics.
El Moudjahid/Pub ANEP 901072 du 12/03/2012

Condoléances
Le ministre des Affaires étrangères, le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, le secrétaire général et l’ensemble du personnel du ministère des Affaires étrangères, très affectés par le décès de la mère de leur collègue M. Aziria Abdelkader, lui présentent ainsi qu’aux membres de sa famille leurs sincères condoléances et les assurent, en cette pénible circonstance, de leur profonde compassion. Ils prient le Dieu Tout-Puissant d’accorder à la défunte Sa sainte miséricorde.
El Moudjahid/Pub
ANEP 904130 du 12/03/2012

Décès
La famille ZEKAGH a l’immense douleur de faire part du décès de son cher et regretté époux et père ZEKAGH Mohamed Lamine survenu à l’âge de 80 ans. Elle annonce que l’enterrement aura lieu ce jour, le 12 mars 2012, au cimetière de N’gaous, W. de Batna. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural Direction de l’Administration des Moyens

AVIS D’INFRUCTUOSITÉ d’une consultation
NIF N°40.80.14.0000000.99
Le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural (MADR) informe les soumissionnaires que la consultation portant sur la réalisation d’un système d’information intégré est déclarée infructueuse par le service contractant.
El Moudjahid/Pub ANEP 901068 du 12/03/2012

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

EL MOUDJAHID

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Avis de recrutement
Importante entreprise nationale

AMC

Entreprise Nationale des Appareils de Mesure et de Contrôle Société par actions au capital social de 1.462.825.000 DA Société du Groupe SONELGAZ

CONDITIONS :

Recrute pour son siège : Alger Un sous-directeur de Finances

Avis d’attribution provisoire
Conformément aux dispositions de la réglementation des marchés applicable aux sociétés du Groupe Sonelgaz, l’Entreprise Nationale des Appareils de Mesure et de Contrôle, Division Fluides, informe l’ensemble des soumissionnaires ayant participé aux consultations n°12/2011 et n°13/2011 coudes d’assemblage et écrous calibre 10/32 que le marché est attribué provisoirement à : Fournisseur SANIAK Aïn El-Kibira Critère de Montant devise Montant H.T Montant T.T.C choix (€) (DA) (DA) 57 610 840,00 67 404 682,80 Moins-disant

• Diplôme exigé (Licence en sciences économiques option : Finances) ; • Très bonne maîtrise en matière comptabilité et finances ; • Très bonne maîtrise de l’outil informatique ; • Expérience professionnelle de + 08 années ; • Agé de moins de 45 ans ; • Résidence : Alger ou ses environs. AVANTAGES : • Rémunération selon grille des salaires de l’Entreprise. Ecrire à :

recrut.2012.drh@gmail.com
El Moudjahid/Pub ANEP du 12/03/2012

Les soumissionnaires qui contestent le choix opéré peuvent introduire un recours dans les dix (10) jours à compter de la date de la première publication de l’avis d’attribution provisoire auprès du président de la Commission d’examen des cahiers des charges à l’adresse suivante : EN AMC BP 02 Route de Batna El-Eulma-Sétif
El Moudjahid/Pub
ANEP 6411 du 12/03/2012

Avis de recrutement
Importante entreprise nationale

CONDITIONS :

Recrute pour son siège : Alger Un assistant principal de Directeur Général

• Diplôme exigé (Licence en sciences économiques, Finances et Comptabilité, etc.), • Très bonne maîtrise de la législation régissant la gestion des entreprises • Très bonne maîtrise de l’outil informatique, • Polyvalence, • Disponibilité immédiate, • Expérience professionnelle de + 08 années ; • Agé de moins de 50 ans ; • Résidence : Alger ou ses environs. AVANTAGES : • Statut de cadre supérieur. Rémunération selon grille des salaires de l’Entreprise. Ecrire à : recrut.2012.drh@gmail.com
El Moudjahid/Pub ANEP du 12/03/2012

Lundi 12 Mars 2012

EL MOUDJAHID

Culture
MOULOUD FERAOUN

31

Eternel Fouroulou
Raconter sa vie d’enfant pauvre sous la colonisation a un double message. D’une part se soulager de son lourd passé indigent en même temps dénoncer l’inégalité du système colonial

L

es élèves de la classe deuxième année secondaire du lycée el Idrissi ont dû choisir chacun une œuvre d’un auteur algérien pour un devoir en langue française. Aghilès a opté pour Le fils du pauvre de Mouloud Feraoun. A la question de savoir pourquoi ce choix, il a répondu que sa mère, elle-même, professeure le lui avait conseillé comme étant « un roman accessible, d’une écriture facile pour les jeunes lycéens. De plus, Feraoun est mort un 15 mars 1962, cela fera 50 ans bientôt. Je crois que c’est une bonne idée de ma mère. » At-il expliqué. Eternel Fouroulou. Un siècle d’existence. Encore et toujours tu apparais au seuil de ton enfance, source de l’écriture du récit par lequel tu es entré dans l’immortalité. L’universalité aussi, les nombreuses traductions en langues étrangères de ton chemin de vie en font foi. Une écriture linéaire, voilà la spécificité du roman de Mouloud Feraoun. Une écriture libre, souple et belle qui intervient avec des vocables purs, des expressions d’une grande pudeur de sentiments dits en toute simplicité. Ce qui n’enlève en rien, 60

ans après sa parution, à la force intacte d’un style épuré, consciencieux portant une attention particulière à la vie quotidienne, aux sentiments et aux personnes. « L’âme du langage littéraire » de Feraoun témoigne d’un cœur puisant dans ses émotions, d’où une écriture humaine et de tourment enfoui. Douloureuse est la vie de l’enfant de paysans pauvres dans un pays subissant la colonisation. Pénible l’existence des expatriés, en l’occurrence le père, que la misère a obligé à aller chercher un travail ailleurs, en terre étrangère. Quoique l’Algérie fut française, la métropole restait le pays inconnu et hostile. Inquiète, la plume de l’auteur en ces années de guerre de libération où, lui, le timide, s’engage dans un travail socio-éducatif. C’est avec la voix du conteur, de celui qui sait dire et raconter qu’il écrit. Avec cette musicalité ordonnée et un langage fataliste véhiculés par un souffle narratif puissant que l’on acquiert dès l’enfance au contact de la conteuse ou du conteur que sont souvent les grands-parents. Le fils du pauvre dévoile l’isolement de la société paysanne algérienne dans son espace défini par toutes les privations. Raconter sa vie d’enfant pauvre

sous la colonisation a un double message. D’une part se soulager de son lourd passé indigent en même temps dénoncer l’inégalité du système colonial. D’autre part, par delà la Kabylie, Le fils du pauvre est la réalité sociale et politique de tout un peuple colonisé. Ce n’est pas un texte militant dans le sens littéral certes, comme d’aucuns le lui reprocheront, mais ce sont les silences et les non-dits du roman qui en disent long sur la prise de conscience réservée ou tue de l’instituteur du village. Le drame algérien sera le sien « Je préfère souffrir avec mes compatriotes que de les regarder souffrir ; ce n’est pas le moment de mourir en traître puisqu’on peut mourir en victime. » C’est avec la main du destin qu’il écrira ces mots un certain mois de juin 1956 puisqu’il sera tué par l’OAS le 15 mars 1962 avec cinq autres de ses compagnons. Directeur de l’école de la cité Nador de Clos Salembier, aujourd’hui El Madania, et animateur des centres socio-éducatifs, Mouloud Feraoun sera assassiné en même temps que Max Marchand, Marcel Basset, Salah Ould Aoudia, Ali Hammoutène et Robert Aimard. Lamia Nazim

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Lundi 12 Mars 2012

Le Brent à 125.76 dollars le baril

Pétrole

Monnaie
L'euro à 1.312 dollar

D E R N I E R E S
FÊTE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE DE MAURICE
la célébration du 44e anniversaire de l'indépendance de la République de Maurice, j'ai le plaisir de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations ainsi que mes vœux de santé et de bien-être pour vousmême, de progrès et de prospérité accrus pour votre peuple frère», a écrit le Président Bouteflika dans son message. «Il me plaît de saisir cette opportunité pour vous réitérer ma disponibilité à œuvrer, de concert avec vous, au renforcement des liens d'amitié et de coopération qui unissent nos deux pays». «Je voudrais également vous renouveler mon attachement à la poursuite de notre action commune en faveur de la paix, de la stabilité et du développement de notre continent», a ajouté le Président de la République.

Le Président Bouteflika félicite le Président Anerood Jugnauth

L

e Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a adressé un message de félicitations à son homologue de la République de Maurice, M. Anerood Jugnauth, à l'occasion de la célébration du 44e anniversaire de l'indépendance de son pays. «A l'occasion de

ALGÉRIE-LIBYE

DAR EL IMAM
sécurité", a conclu la même source. M. Ould Kablia s'est déplacé dimanche en Libye pour participer à la conférence ministérielle territoriale sur la sécurité des frontières. Sur invitation de son homologue libyen, il prendra part à cette rencontre ministérielle de Tripoli "à la tête d'une importante délégation multisectorielle", avait indiqué samedi un communiqué du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. "Cette importante conférence, à laquelle ont été également conviés d'autres pays concernés par le sujet, aura pour objectif le renforcement de la coopération en matière de sécurisation des zones frontalières", avait ajouté le communiqué.

Le président du CNT reçoit Ould Kablia

L

e président du Conseil national libyen de transition (CNT), M. Mustapha Abdeldjalil, a reçu dimanche à Tripoli le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, qui lui a transmis les salutations fraternelles du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. M. Ould Kablia a également fait part au président du CNT de "l'engagement de l'Algérie à s'opposer, par tous les moyens, à toute tentative d'infiltration du territoire libyen, dont l'objet est de déstabiliser ce

BAC, BEM ET 6e

13 observateurs par centre d’examen
Dans moins de trois mois débuteront les examens de la fin de l’année scolaire 2012. Baccalauréat, brevet, 1re année moyenne… Plus de 4 000 observateurs et 14 000 suppléants sont mobilisés pour le bac de cette année contre 6 000 pour le BEM et 4 000 pour l’examen de fin de cycle d’enseignement primaire.

L

a fin de l'année scolaire approche à grands pas, et l'heure des révisions sonne pour des milliers de lycéens et collégiens. Inutile de stresser, diront certains en référence aux excellents résultats enregis- trés l’année précédente à l’échelle nationale : plus de 62% de reçus au BAC, 70% au BEM et 90% aux épreuves d’entrée en ex-6e. Certains candidats au BAC ont déjà programmé leurs révisions à la manière d'une campagne militaire. D'autres attendent les vacances de printemps qui auront lieu à la fin de la semaine en cours pour participer aux sessions de révision, et aux cours de soutien organisés dans les différents lycées. Selon les responsables du secteur de l’Education nationale, les mesures éducatives adoptées lors de la précédente session du bac demeureront en vigueur lors de la session 2012. Ces mesures consistent à proposer deux sujets au choix pour chaque épreuve de l'examen et du maintien des 30 minutes supplémentaires pour chaque épreuve afin de permettre au candidat de lire le sujet attentivement et d'en saisir les éléments clés avant de répondre. Un seul souci préoccupe le ministère, celui de préserver la crédibilité du baccalauréat, un examen dont la valeur est reconnue au plan international et l'organisation supervisée par l'Unesco. «Le ministère de l'Education n'épargnera aucun effort pour assurer les conditions pédagogiques nécessaires à la réussite de cet examen, conformément aux chartes internationales régissant cette épreuve», a déclaré le ministre à plusieurs occasions. Le ministère de l'Education nationale a appelé ses inspecteurs à intensifier le suivi pédagogique et à accompagner les enseignants, notamment ceux des classes d'examen, dans le cadre de l'application des programmes scolaires «dans les meilleures conditions, sans bourrage, ni précipitation", en vue de permettre aux candidats de bien assimiler les cours. Pour ce qui est du déroulement de

l’examen qui aura lieu à partir du 3 juin dans les meilleures conditions possibles prochain, le ministère de tutelle et l’Of- de déroulement des trois examens de fin fice national des examens et concours d’année scolaire (Bac, BEF et ex-6e). (ONEC), comptent reconduire pour Selon les responsables du secteur, le SECOURS MARITIME cette année le même nombre d’observa- coût de ces trois examens s’élève à près teurs durant les épreuves du baccalau- de 450 milliards de centimes. 50% de réat, à savoir treize observateurs par cette somme est destinée exclusivement centre d’examen. Les observateurs au- au paiement des primes forfaitaires acront tous à rédiger un rapport destiné à cordées aux correcteurs des différentes l’ONEC, dans lequel ils consigneront épreuves. Les primes journalières des des informations et des observations sur enseignants-correcteurs au baccalauréat es garde-côtes de la façade marine est ont réussi samedi le déroulement de l’examen. Un rapport sont estimées à 500 DA, alors que celles à remorquer un navire battant pavillon des Bahamas vers unifié est ensuite rédigé à l’attention du des correcteurs au Brevet d'enseignele port de Annaba après avoir reçu un SOS, selon un président de la commission de wilaya ment moyen sont fixées à 300 DA. Par communiqué de la cellule de communication des forces nades observateurs. Le nombre d’observa- contre les enseignants-correcteurs à teurs dans les centres d’examens, porté l’ex-sixième percevront, quant à eux, vales. Le Centre régional des opérations de surveillance et de de 3 à 13, depuis la session précédente, 200 DA pour chaque jour de correction. sauvetage de Jijel (CROSS) a reçu samedi un SOS d'un portepermettra au chef du centre de donner Par ailleurs, les indemnités de correction conteneurs (CMA CGM ORAN) battant pavillon des Bahamas les mêmes chances de réussite à tous les par copie corrigée sont évaluées à 60 en provenance de Tunis à destination de Annaba, à 6 miles macandidats, dans le cadre des réformes du DA, pour les épreuves du Bac, à 30 DA rins à l'est de Ras al Hamra. Le CROSS a dépêché un canot de secteur de l’éducation. Au total, ils se- pour l’examen du BEM et à 20 DA pour sauvetage, une vedette des garde-côtes et deux remorqueurs du ront plus de 4 000 observateurs et 14 la sixième. La prime journalière versée port de Annaba pour secourir le navire. 000 suppléants à être mobilisés pour le au personnel de soutien des centres de baccalauréat de cette année contre 6 000 correction est de 500 DA. Sarah SOFI pour le BEM et 4 000 pour l’examen de fin de PENSEE c y c l e Cela fait sept ans que tu nous as d’enseiquittés à jamais, toi notre cher père gnement primaire. MIMOUN Ali dit MADOUI de l’Education nationale demeure le Chaque Une des préoccupations du ministère Moudjahid et ex-officier du Comorie d’enfants année le suivi scolaire des enfants hospitalisés. Le nombre de cette catég moyen. L’enmissariat politique de l’ANP, qui es gouverne- s’élève à 545 bambins dont 456 inscrits en primaire et 89 en cycle édé à l’outoujours présent dans nos cœurs. Rege par le MEN qui a proc m e n t cadrement de ces enfants est pris en char pose en paix. santé implantés c o n s a c r e verture de 34 classes spéciales au niveau de 30 établissements de Algérie, «CenTon épouse, tes enfants Tarek, Abtous les dans 11 wilayas, à savoir Batna, Blida, Tlemcen, Tizi Ouzou, enet d'Oran, Boudellah, Mohamed, tes filles et tes peAbbès, Annaba, Constantine, m o y e n s tral, Est, Ouest», Sétif, Sidi Bel tits-enfants Seif Eddine, Mohsen, durée de leur humains et merdès Le suivi régulier de ces enfants durant toute la Abdelhadi et Sid Ali, ainsi que toute ta famille prient tous 48 spécialisés dans le cycle prifinanciers hospitalisation est confié à 62 enseignants dont ceux qui t’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée à ta malades le propour mettre maire et 14 dans le cycle moyen, qui enseignente aux élèves . Ces élèves sont mémoire. les candi- gramme officiel et les préparent aux examens de 6 et du BEM n dans la société, Que Dieu le Tout-Puissant t’accorde Sa Sainte Misérifaciliter leur réinsertio dats et les suivis sur le plan psychologique, afin de corde et t’accueille en Son Vaste Paradis. encadreurs et en milieu scolaire après leur guérison et leur sortie de l’hôpital. S. S.

conscience patriotique de nos imams, face aux appels insistants revendiquant l’augmen- tation de leurs salaires. Dr Ghlamallah a conclu son propos en invitant les responsables de son secteur au niveau des 48 wilayas à être à l’écoute des préoccupations socioprofessionnelles des imams, en vue de leur assurer une bonne prise en charge. D’autres questions portant notamment sur la gestion des biens wakf, l’enseignement coranique, la formation et le perfectionnement des personnels du secteur,l’organisation du Hadj - qui connaîtra cette année une amélioration notable en matière de gestion, selon le ministreseront débattues durant cette rencontre d’évaluation annuelle des activités du ministère, avant de passer aux projets et perspectives du secteur pour l’année 2012. Mourad A.

Sauvetage d'un navire au large de Annaba

L

Suivi scolaire de 545 enfants hospitalisés dans 11 wilayas

Ph. Bilel

pays frère et de porter atteinte à la Révolution libyenne", a indiqué à l'APS un membre de la délégation algérienne. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales "a réitéré le soutien de l'Algérie, de son gouvernement, de son peuple et de son Président aux côtés du peuple libyen frère", a-t-on ajouté de même source. Au cours de cet entretien, les deux parties ont évoqué également les perspectives de coopération entre les deux ministères de l'Intérieur et ceux aux plans institutionnel et de

Ghlamallah souligne le discours cohérent et rassembleur de la mosquée

L

e rôle de la mosquée dans la société a une nouvelle fois été souligné par le ministre des Affaires religieuses et du Wakf, le Dr Bouabdallah Ghlamallah, hier à Dar El Imam de Mohammadia (Alger), à l’ouverture de sa rencontre de deux jours avec les directeurs des affaires religieuses des 48 wilayas du pays, aux fins d’évaluation du bilan d’activité de l’année écoulée, ainsi que les perspectives futures du secteur. Revenant sur les événements qui ont touché l’Algérie en janvier 2011, le ministre a tenu d’abord à exprimer sa satisfaction à l’égard du discours développé par la mosquée, un discours cohérent et rassembleur, qui a permis notamment d’éteindre le feu de la «fitna» dans le pays. Basé sur les principes de la religion musulmane et les valeurs patriotiques, a ajouté le ministre, le discours de la mosquée a contribué grandement à l’élévation du niveau de prise de conscience religieuse et patriotique des citoyens, ce qui donne une idée sur le travail considérable fourni par nos imams, à travers tout le pays, en matière d’enseignement, d’éducation et de sensibilisation, même sur les questions d’intérêt national comme les prochaines élections législatives. Dans ce contexte, il a déploré les tentatives de perturbation et de déstabilisation touchant le secteur des affaires religieuses, en mettant en exergue le niveau de