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SOMMAIRE
Sommaire .................................................................................................................................. 1 Introduction .............................................................................................................................. 2 Chapitre I : Aperçu contextuel et cadrage de l’objet d’étude .............................................. 3 Section 1 : Présentation des collectivités locales au Maroc ......................................... 3 1.1. Les perspectives des collectivités ........................................................................ 6 1.2. La présentation du rôle des collectivités locales ............................................... 8 Section 2: Qu’est ce qu’un tableau de bord ? ............................................................ 13 2.1. Définitions ....................................................................................................... 13 2.2. Typologies ....................................................................................................... 13 2.3. Utilité ............................................................................................................... 14 2.4. Composantes : variables d’action, indicateurs ............................................. 14 Chapitre II : tableau de bord spécifique aux collectivités locales – cadre de la commune urbaine Oujda- ....................................................................................................................... 16 Section 1 : l’intérêt du tableau de bord pour les collectivités locales .................... 16 Section 2: présentation des missions de la commune urbaine ................................ 18 2.1.Les missions économiques et sociales ..................................................... 18 2.2.Les missions culturelles et sportives ....................................................... 21 2.3.Les missions écologiques ........................................................................ 23 Section 3 : conception du tableau de bord ............................................................... 27 3.1. Présentation des indicateurs choisis ................................................. 27 3.1.1. Pour missions économiques et sociales ..................................... 27 3.1.2. Pour missions culturelles et sportives ....................................... 35 3.1.3. Pour missions écologiques .......................................................... 41 3.2. Conception de tableau de bord synthétique .......................................... 52 Conclusion .................................................................................................................................. 1

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INTRODUCTION
Le comité d'organisation composé des étudiants de l’option Audit et contrôle de gestion a choisi de consacrer toute une journée à l'accueil des responsables des collectivités locales -commune urbaine d’Oujda-, les entités chargées du contrôle telles que l’inspection générale des finances IGF, la cour régionale des comptes et aussi bien d’autres organes. En plus, des visiteurs, invités et associés à cet événement sont attendus. Ce grand RDV a pour parti pris la présentation des collectivités locales dans un cadre plus organisé, suite à la multiplicité de problèmes rencontrés au niveau des travaux de contrôle. Elle propose la conception d’un tableau de bord établi au niveau de chaque mission réalisée par les collectivités locales sur le plan économique, social, écologique, culturel et sportif. La journée vise en premier lieu la présentation de chacune des missions ainsi que les indicateurs choisis comme étant les pivots caractéristiques de la performance du service diagnostiqué supposé comme étant un centre de responsabilité, et définir par la suite les indicateurs associés aux critères de réussite de chacune des missions mirées. Pour arriver à l’objectif ultime ciblé par l’organisation de cette journée qui n’est autre qu’ouvrir le champ et permettre le passage aux discussions/ débats dans un cadre convivial professionnels-étudiants permettant l’échange, la découverte, l’apprentissage et l’expression. La conception de ce tableau de bord aura comme défi à postériori de vérifier son degré d’applicabilité et son étendue sur les autres secteurs.

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CHAPITRE I : APERÇU CONTEXTUEL ET CADRAGE DE L’OBJET D’ETUDE Section 1: Présentation des collectivités locales au Maroc
La décentralisation marocaine initiatique amorcée en 1960 a connue un tournant historique en 1976. Cette année est considérée par nombre d’analystes l’an numéro de la décentralisation. En effet, elle a mis fin à la gestion bicéphale et transféré aux édiles locaux d’importantes attributions antérieurement dévolus aux autorités locales. Les collectivités locales sont, selon la constitution du 7 octobre 1996, les régions, les préfectures et les provinces et les communes. Elles sont dotées de la personnalité morale et de l'autonomie financière et élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires. L'organisation des communes est régie par le dahir portant loi du 30 septembre. Celles-ci, au nombre de 1547, se subdivisent en communes urbaines (249) dites aussi municipalités et en communes rurales (1298). La division administrative du Royaume en préfectures et provinces s'est substituée au lendemain de l'indépendance aux régions du protectorat. Dès 1956, les pouvoirs publics ont procédé, en effet, à un nouveau découpage administratif qui a donné naissance à ce nouvel échelon administratif intermédiaire entre le pouvoir central et les communes à la base. Le Maroc compte aujourd'hui, 71 préfectures et provinces (26 préfectures et 45 provinces). Les 16 régions, quant à elles sont les derniers-nés des entités décentralisées. Elles ont été érigées en collectivités locales par la Constitution de 1992 ; le Dahir du 2 avril 1997 en fixe l'organisation. Il n’existe pas de lien hiérarchique entre les différents niveaux territoriaux, et aucune collectivité locale n’exerce de tutelle sur une autre. Par ailleurs, les liens et les relations entre les catégories d’entités décentralisées sont d’ordre organique, de coordination et de coopération. En effet, les conseils communaux constituent les collèges électoraux de base de l’assemblée préfectorale 3

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provinciale et régionale. Les assemblées préfectorales et provinciales sont à leur tour représentées au conseil régional par des représentants élus par le collège des conseillers provinciaux et préfectoraux. Les présidents des assemblées préfectorales et provinciales sont membres de droit au conseil régional avec statut consultatif. Les liens de coordination et de complémentarité et de coopération se tissent entre elles à travers les instruments de planification économique et spatiale alors ou par l’entremise des syndicats intercommunaux, inter provinciaux, ou inter régions. Ainsi, le Dahir du 30 septembre 1976 consacre le principe de la compétence générale de la commune pour régler toutes les questions d'intérêt local. Il a, dans son article 30, explicitement investi la commune de responsabilités économiques. Elle définit le plan de développement économique et social de la commune, conformément aux orientations et aux objectifs retenus par le plan national. La commune décide de son programme d'équipement dans la limite de ses moyens et de ceux mis à sa disposition. Elle propose à l'administration les actions à entreprendre pour promouvoir le son développement lorsque celles-ci dépassent ses compétences ou excèdent ses moyens. Le conseil communal décide de la création et de l'organisation des services publics communaux et de leur gestion et examine les projets de plans d'aménagement ou de développement de la commune ; Il détermine aussi la participation financière de la commune aux entreprises d'économie mixte d'intérêt communal ou intercommunal et vote le budget, examine et approuve le compte de l'exercice. De ce fait la commune est le lieu d’ancrage de la démocratie de proximité, est assorti de pouvoir économiques et d’aménagement de territoire et intervient dans le domaine culturel et social et fourni les principaux services de proximité. Au titre de ses fonctions consultatives, il est préalablement informé de tout projet devant être réalisé par l'Etat ou toute autre collectivité ou organisme public sur le territoire de la commune. La préfecture ou la province constitue le deuxième niveau de décentralisation territoriale. Son statut hybride à la fois déconcentré et décentralisé lui confère un rôle de mise en cohérence des actions des entités y rattachées. Elle constitue le niveau de l’action socioculturelle et d‘appui au développement rural et de mise en œuvre du développement concerté.

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Son assemblée dispose d'une compétence générale pour régler les affaires de la province. Elle peut être consultée par les ministères sur les questions d'intérêt préfectoral, provincial ou intercommunal, notamment dans les domaines administratif et économique, et être invitée à donner son avis. Elle peut, d'autre part, adresser aux ministres compétents des requêtes concernant les objets de sa compétence ainsi que son opinion sur la situation et les besoins des différents services publics dans la préfecture ou la province. Elle peut, notamment, émettre un avis sur l'utilisation et la mise en valeur des terres collectives et des vœux sur les questions d'administration économique et sociale et d'administration générale. La région est le 3ème échelon de la décentralisation et la dernière collectivité créée. Instituée en 1971 comme une simple circonscription territoriale de planification économique et d'aménagement du territoire, la région a été élevée au rang de collectivité locale par la constitution révisée de 1992 et c'est le Dahir du 2 avril 1997 qui en fixe l'organisation. Le conseil régional règle par ses délibérations les affaires de la région, et, à cet effet, décide des mesures à prendre pour lui assurer son plein développement économique, social et culturel, et ce, dans le respect des attributions dévolues aux autres collectivités locales. Ainsi, en matière de planification économique et spatiale il élabore le plan de développement économique et social de la région et le schéma régional d'aménagement du territoire conformément aux orientations et objectifs retenus au niveau national. Il engage les actions nécessaires à la promotion des investissements privés et encourage la réalisation de ces investissements, notamment par l'implantation et l'organisation de zones industrielles et de zones d'activités économiques. Il prend toutes mesures en matière de formation professionnelle, engage les actions nécessaires à la promotion de l'emploi, à la promotion du sport, à la protection de l'environnement et de rationalisation de la gestion des ressources hydrauliques au niveau de la région et à cet effet, il est associé à l'élaboration de la politique de l'eau au niveau national. Il adopte aussi les mesures nécessaires à la promotion des activités socioculturelles et engage des actions en vue de promouvoir et de soutenir toute action de solidarité sociale et toute mesure à caractère caritatif.

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en l'occurrence la réalisation et l'entretien des hôpitaux. L'assemblée régionale propose à l'administration et aux autres personnes morales de droit public. Les équipements d'intérêt régional. Au niveau du Partenariat et de coopération : Toutes les formes de partenariats sont sous-entendues la coordination des ressources et des actions entreprises. social et culturel » et pour la réalisation des attributions qui lui ont été conférées par le texte. en outre. de diminuer les risques de conflit et de blocage dans la mise en œuvre des projets . Son intérêt réside dans le fait :      de renforcer la capacité d’intervention . de développer la participation du citoyen à la gestion des affaires collectives . entreprendre toute action nécessaire au développement régional. de Garantir une meilleure articulation entre les différentes actions et méthodes d’intervention . La formation des agents et cadres des collectivités locales .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda La loi régionale fixe un domaine de compétences de l'Etat susceptible de faire l'objet de transfert à la région . des lycées et des établissements universitaires et l'attribution de bourses d'études en fonction des orientations nationales retenues par l'Etat en la matière . des établissements universitaires et des hôpitaux. Les perspectives des collectivités : Les perspectives des collectivités peuvent apparaitre à deux niveaux : 1. L’article 30 de la charte communale de 1976 dispose : « Décide des mesures à prendre pour assurer à la collectivité locale son plein développement économique. Les régions peuvent. 3. les actions à entreprendre et donne son avis sur les politiques d'aménagement du territoire national et d'urbanisme et leur urbanisme et sur la politique d'implantation dans la région.3. en collaboration avec l'Etat ou toute autre personne morale de droit public. dans des conditions fixées par des conventions. » 6 . de faire évoluer la coopération décentralisée. la commune prend en charge ses programmes directement ou l’associe aux actions de l’Etat dans un cadre de partenariat notamment pour la réalisation des grands projets nécessitant des moyens dépassant ceux de la collectivité locale.

D’autre part. Le législateur a aussi prévu d’autres instruments juridiques. Donc. Toutes ces dispositions d’ordre législatif. disposent d’une part des moyens pour coordonner leur efforts et mobiliser leurs ressources matérielles et humaines. et à travers cette constitution. les collectivités locales réunies. le législateur leur a prévu un cadre juridique de coopération communale qui est « les syndicats de communes ». en se constituant en syndicat comme possibilité d’étendre leur champ d’actions. les associations sont considérées d’une part comme un simple instrument d’exécution et non un partenaire à pied d’égalité. viennent pallier donc une carence à laquelle peuvent se confronter les communes qui conduisaient isolément leurs actions. 2. nécessaires à la réalisation des objectifs communs . il y a eu d’une part une conviction de l’intérêt de reconnaître le travail des associations et même dans certains cas avoir l’initiative de créer des associations conformément à la loi. par lesquels les communes pourraient engager des actions économiques telles les communautés urbaines comme forme juridique de coopération entre communes urbaines. d’autre part les 7 . il s’est crée chez certaines associations l’intérêt de s’ouvrir aux collectivités locales.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda En effet. Cependant. prévoit et organise la coopération entre communes. Ces syndicats sont une forme de coopération intercommunale introduit par le Dahir du 2 Juin 1960 et reprise par le Dahir du 30 Septembre 1976 qui en organisant les collectivités locales. tels les syndicats des communes et les communautés urbaines. pour la réalisation de ces derniers et vue la croissance des besoins. ce cadre leur a permis de rationaliser les actions communes. Au niveau de la coopération avec les associations : Les relations entre association et collectivité locale ont connu une évolution. de mieux gérer leurs moyens et d’optimiser leurs facteurs de production. d’établir des relations de collaboration et de développer un partenariat pour gérer positivement toutes les contradictions et les différents. Pendant la dernière décennie. L’autre facette de la relation « association-collectivité locale » est de nature conflictuelle qui n’est autre qu’un conflit d’intérêt.

ont plus de chance de refléter la demande de services locaux. prises à un niveau plus sensible aux besoins et plus prés des destinataires.4.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda associations considèrent les collectivités uniquement un bailleur de fonds et non un partenaire à informer et concerter le long de la réalisation des actions communes. 2. elle été et continue à être un instrument propulsant le processus démocratique. d'exécution des règlements et de contrôle. Présentation du rôle des collectivités locales : La doctrine de gouvernance se fonde sur le postulat que les pratiques classiques de gouvernement fondées sur les Etats nations ne peuvent résoudre les problèmes issus de la mondialisation. 3. L’organisation de l'espace : Elle est remplie directement de part ses attributions de police administrative ou indirectement par sa participation à l'élaboration des partis d'aménagement et d'urbanisme. La fourniture des services publics locaux : La deuxième fonction est fondamentale et consiste à créer et à organiser les services publics pour satisfaire les besoins essentiels de la population. plus proches des préoccupations des acteurs est générateur de développement local dans la mesure où un réel changement des règles de jeu et des pratiques s’opère. Elle est justifiée par les économistes en ce sens qu’elle donne lieu à une redistribution plus économique et plus efficace : les décisions relatives aux dépenses publiques. que les décisions prises par un niveau central lointain. La décentralisation marocaine a été motivée à l’origine par des raisons politiques. Les communes remplissent trois types de fonctions directement liées à son rôle économique : 1. 8 . Cette fonction de service public est également déterminante pour la promotion économique car les investissements privés se dirigent plus avantageusement vers les collectivités assurant une plus grande qualité de service public. Les acteurs voient dans la territorialisation un moyen de faire face à la déshumanisation des économies mondialisées. Le passage à des échelons plus petits.

9 . la commune agit directement en faveur des populations démunies. Concernant les collectivités locales. L'administration de proximité accroît la transparence de l'action publique.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda La délocalisation du pouvoir économique est enfin le meilleur moyen d'associer les citoyens à la définition et au contrôle de l'exécution des choix économiques. Fractures géographiques migration. La collectivité locale est aussi le lieu approprié pour la mobilisation et la participation des citoyens. souvent bénévole. Elle recouvre une notion d’intérêt et d’un partage d’objectifs elle peut être instrumentalisée pour est aussi un moyen pour asseoir une action. pour le fonctionnement des maisons des vieillards.Logique d'équité : grâce à la spatialisation des opportunités de développement. Elle peut cependant se traduire par une accentuation des disparités existantes à défaut de mécanismes d'ajustement et de péréquation. au moyen des subventions du gouvernement central ou d'une redistribution intercommunale des ressources publiques . On a soutenu que la décentralisation du suivi de la pauvreté et de la gestion des programmes de pauvreté peut réduire les coûts et mieux cibler les bénéficiaires. La durabilité : décentralisation et protection sociale. améliore la communication avec les citoyens. à des projets qui les intéressent directement. et pour apporter des secours aux nécessiteux à l’occasion du ramadan ou d’événements récurrents. réduit les retards et les conflits et permet un contrôle plus efficace des populations. Elle peut être individuelle ou collective ou sous forme de contribution matérielle ou financière ou bien à titre de participation active à l’élaboration d’un projet ou de prise de responsabilité dans le management communautaire. Elle le fait notamment à titre d’assistance pour le transport et l’hospitalisation des indigents sur les établissements hospitaliers. La participation est un acte civique et volontaire qui prend la forme d’un engagement collectif et individuel des citoyens. à la distribution plus équilibrée de la ressource et de l'investissement publics et à la limitation des disparités régionales ou urbaines et rurales. L’année en cours a vu la création d’une nouvelle rubrique budgétaire au bénéfice des associations pour les handicapés. elle revoie aux notions d’appropriation et de responsabilisation et par là ne peut être ramenée au seul processus normatif. Elle est un véritable objectif politique et sociologique pour instaurer un débat démocratique sur le projet de développement. Différentes formes de participation sont à distinguer .

a vu l’émergence 10 . Ces mécanismes sont renforcés par la mise à la disposition des communes. qui restent malgré tout dans l’incapacité de faire face à leurs engagements. Cette opération. En effet. les communes ont servi de lieu de mobilisation des acteurs et des ressources pour atténuer les effets de cette sécheresse. Elle est par excellence le lieu où se rencontrent et interagissent les différents acteurs publics et privés et c’est au niveau de cet espace que le ciblage des populations pauvres peut se faire. S’agissant de la desserte des populations rurales en eau potable notamment à la suite de la sécheresse qui a frappé le pays. A ce titre. Elle est sans conteste l’espace le plus approprié pour la recherche et la mise en œuvre d’une politique de lutte contre la pauvreté. C’est aussi à son niveau qu’une vision intégrée sur la pauvreté devra être recherchée. l’appréciation de l’efficacité des actions ne peut se limiter à une analyse sectorisée. Le ministère de l’intérieur conscient de la nécessité d’œuvrer pour la réduction des déséquilibres entre milieux a prévu des mesures d’incitation aux communes pour la mobilisation des ressources locales. des ressources indispensables pour que ces dernières jouent pleinement leur rôle de proximité. En effet. la contribution de la commune ne se confine pas à ces actions de soutien direct.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda De surcroît. désenclaver ou apporter de l’eau potable aux populations. le rapport ne permet pas de rendre compte ni de la contribution des différents secteurs à la réduction de la pauvreté ni des effets des interactions et des externalités produits par le croisement des différentes actions. en plus des effets directs qu’elle a produit sur les populations les plus sinistrées. La plupart des communes rurales notamment celles qui sont dépourvues de matière imposable et ne pouvant pas par voie de conséquence subvenir aux besoins prioritaires des populations ont vu leurs niveaux de ressources s’améliorer grâce à l’adoption d’un système de solidarité. la dotation de TVA revenant aux collectivités locales est répartie sur la base de plusieurs critères dont le potentiel fiscal qui permet de corriger les inégalités de ressources propres assurant aux communes. elle réserve aussi une partie de son épargne brute aux subventions accordées aux ONG ou à tout autre organisme à but non lucratif. des fonds de soutien pour électrifier.

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda d’une véritable culture de concertation. qui ne sont pas possibles dans le cadre des actions verticales de l'Etat. a renforcé cette nécessité. 11 . Elle fournit de ce fait à l'action économique des dimensions essentielles et des opportunités d'intégration des actions de développement. s’oppose actuellement une vision venue d’en bas et plus durable des expériences d’amélioration des conditions de vie. une stratégie plus éclatée. d'assainissement de voirie. En abandonnant à leurs sorts les populations les plus pauvres. La collectivité locale a l'avantage de constituer un espace unique à la fois économique. Logique de proximité : son premier avantage est de multiplier les agents économiques publics. de substituer à la politique unidirectionnelle et centraliste. Les collectivités locales sont conduites à privilégier notamment. d'électricité. qui fait appel à des technologies moins lourdes ou moins sophistiquées et qui emploie à l'inverse. L’animation de l’économie locale : La commune a pour troisième fonction économique de produire les équipements de proximité. 3. ce qui. le retrait croissant de l’Etat. de mobilisation et de croisement des initiatives et a démontré que la collectivité locale est un cadre d’intervention privilégié qui permet de pallier les insuffisances relevées par le rapport de la banque mondiale liées aux défauts de ciblage des pauvres.permet. davantage de facteurs locaux et réalise des effets économiques induits plus importants . parallèlement à la privatisation croissante des services urbains. d'éclairage public etc. un type de projets moins capitalistiques. plus proche du besoin. plus adaptée à la réalité diverse du territoire et sacrifiant aux impératifs d'équilibre spatial et d'aménagement du territoire . social et culturel. Les investissements d'infrastructure de base et les équipements collectifs urbains sont considérés comme des éléments moteurs du développement économique. La plupart des infrastructures et des équipements de base relèvent de la compétence de la commune : réseau de distribution d'eau. L’intégration des acteurs est devenue la priorité dans les nouveaux projets de développement à la conception d’un développement par le haut qui n’est pas toujours en prise avec les aspirations des populations défavorisées.

Ce canevas est une sorte de guide méthodologique destiné à établir le diagnostic de la collectivité locale sous formes de forces et faiblesses et d’opportunités et menaces et à aider à l’identification des projets à inscrire dans le plan de développement économique et social. produisent un impact direct sur l'environnement de l'entreprise . La planification : Bien que la charte communal ai prescrit aux communes de préparer leurs plans de - développement économique et social. Cette expérience qui a le mérite d’avoir existé a été couronnée de quelques satisfactions et de nombre d’insuccès. Les fonctions des collectivités locales de production des équipements de proximité et d'organisation des services publics notamment. révocation de présidents de conseils… 5. - Lieu de captage de nouvelles ressources : la démarche économique décentralisée a prouvé aussi sa capacité à assurer le captage de nouvelles ressources et à mobiliser de nouveaux facteurs de production qui peuvent échapper aux circuits centralistes . pour voir cette ambition se traduire dans la réalité. imputabilité : inspection de l’administration territoriale.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 4. deux types de projets ont été distingués : « le noyau dur » constitué des projets pour lesquels le financement est prévu et 12 . Transparence. Sur le plan de la démarche. les collectivités locales ont conçus leurs plans de développement économique et social en s’appuyant à la foi sur les notes d’orientations et sur le canevas mis à leurs dispositions à titre indicatif. d’audit interne. Le partenariat : Accueil des activités : la décentralisation est susceptible en outre de dynamiser l'économie en créant un cadre favorable à l'investissement privé et à la promotion de l'emploi. avec le retour au plan national. A ce titre. il a fallut attendre l’année 1999. Les éléments de satisfaction tiennent au fait que l’ensemble des collectivités locales se sont exercées pour la première fois à la planification et ont étaient acculées à recourir à de nouvelles méthodes gestion intégrant la dimension participative et s’appuyant sur la collecte des données nécessaires à la prise de décision. Cet apprentissage est d’autant plus concluant par la démarche qui a prévalue pour le conduire et par la qualité des bases de données générées.

www. « le tableau de bord est un ensemble d’indicateurs de pilotage. construits de façon périodique. sur les mécanismes de coordination entre les différents acteurs locaux ainsi que sur les mécanismes d’appui.free. (2001). B. 1 Nicolas Berland. etc. il rassemble un certain nombre d’indicateurs caractéristiques de la situation financière de l’entreprise : ratios. Il permet de contrôler en permanence les réalisations par rapport aux objectifs fixés dans le cadre des budgets. J. sur les compétences locales.1. « Mesurer et piloter la performance ». Définitions : Selon Doriath.1 4.2009 . Le tableau de bord financier : se basant sur des données comptables. e-book.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda pouvant être exécutés et « la banque de projets » composée des projets à inscrire dans le plan au fur et à mesure de la mobilisation des fonds nécessaire à leur réalisation. Selon Peyrard. & M. SECTION 2: Qu’est ce qu’un tableau de bord ? 4. soldes de gestion.fr 13 . le tableau de bord « est un ensemble d’indicateurs peu nombreux (cinq à dix) conçus pour permettre aux gestionnaires de prendre connaissance de l’état et de l’évolution des systèmes qu’ils pilotent et d’identifier les tendances qui les influenceront sur un horizon cohérent avec leurs fonctions ». (2005). Selon Bouquin (2001). afin de guider ses décisions et ses actions en vue d’atteindre les objectifs de performance ». à l’intention d’un responsable. Il permet aussi de diagnostiquer les points faibles et de montrer ce qui est anormal et a des conséquences sur les résultats de l’entreprise. Typologies : On trouve deux types de Tableau de Bord à savoir : 1.1. « le tableau de bord est un instrument d’information à court terme.management. Cette expérience a eu le mérite d’ouvrir le débat au niveau local sur les méthodes de gestion de la chose locale. de contrôle et d’aide à la décision. Des actions correctives pourront alors être mises en œuvre ». et sur les systèmes d’information locaux.

commercial.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Il apporte une information globale sur l’entreprise que la périodicité de certains traitements comptables ne permet généralement d’obtenir qu’une ou deux fois par an.3. financier et économique sur l’entreprise ou l’unité de production ou de vente. il y’a des points communs entre tous les 14 .  Une évaluation de la performance pour une meilleure compétitivité de l’entreprise. les responsables concernés et leur niveau hiérarchique. à savoir : La maquette d’un tableau de bord. le tableau de bord définit des indicateurs de non-qualité.  Une décentralisation des décisions car il fournit aux différents responsables les informations nécessaire à la prise de . qui mesurent en permanence et rapidement l’évolution des variables clés de l’entreprise. Utilité : Le tableau de bord est un outil très utile pour la gestion et le pilotage de l’entreprise. 2.2. mois).1.  Une réaction rapide aux évolutions de l’environnement qui peuvent imposer de modifier certains choix ou orientations stratégiques . 4. Les instruments utilisés. tableaux de bord. « pilotage » : Les tableaux de bord de gestion appelés aussi tableaux de bord de ils sont établies au niveau de chacun des centres de responsabilité de l’entreprise et ils fournies un certain nombre d’indicateurs caractéristiques de la performance de ces centres selon une périodicité beaucoup plus courte (semaine.1. 4. la qualité est un facteur clé de la performance et qu’il est difficile de mesurer par d’autre outil. ainsi qu’une visualisation simplifiée des situations décrites et des constats effectués par les indicateurs . Composantes : Variables d’action. indicateurs Même si le contenu du tableau de bord est variable selon les entreprises. Cela permet :  Une représentation synthétique de la réalité. par exemple. Il rassemble un ensemble d’informations à caractère technique.

sans oublier les informations relatives à la performance financière du centre de responsabilité (marges et contributions par produit pour les centres de chiffre d’affaires .  la zone « résultats réels » qui peuvent être présentés par périodes et/ cumulés. 15 . Rubrique 2  Indicateur x Objectifs Écarts On remarque que cette maquette est composée de quatre zones :  La zone « paramètres économiques » qui est réservée aux indicateurs jugés comme essentiels au moment de la conception du TB. on remarque que la composante principale d’un tableau de bord ce sont les indicateurs qui sont définis comme « des informations précises. nombre de produits fabriqués.  et la zone « écarts » dont les écarts sont exprimés soit en valeur absolue ou relative .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda La maquette d’un tableau de bord peut être présentée comme suit : Tableau de bord du centre Résultats Rubrique 1  Indicateur A  Indicateur B  …. concerne les objectifs retenus pour la période concernée. valeur ajoutée . utiles. ce sont les écarts du contrôle budgétaire mais aussi de tout calcul présentant un intérêt pour la gestion. nombre de retour clients…etc. Ils concernent les informations relatives à l’activité. ils peuvent être présentés par période et/ cumulés (présentés de la même façon que les résultats) . Chaque rubrique devrait présenter un poids économique significatif. capacité d’autofinancement…)  la zone « objectifs ». taux de rebuts. à titre d’exemple : quantités de matières consommées. D’après cette maquette.

SEPARI. calculé à partir de plusieurs informations pour donner une image à plusieurs dimensions ou au contraire très ciblé sur un seul paramètre très précis. Des indicateurs bien spécifiques sont sélectionnés (5 à 10 indicateurs sont suffisants): selon les activités pilotées . temps. et bien sûr selon les objectifs "tactiques" poursuivis. on en cite :     Le suivi d’une action. ils sont multiples car tous les domaines peuvent être mesurés en fonction des besoins des utilisateurs par des paramètres qui portent sur toutes les variables d’action : rendement.  Indicateur financiers ou non financiers .  Indicateur global ou ponctuel.ALAZARD & S. qui aide au contrôle des engagements. »3 Les fonctions des indicateurs sont multiples. selon les besoins et préférences du décideur ou du groupe de décideurs . qui peut être synthétique.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda pertinentes pour le gestionnaire exprimés sous des formes et des unités diverses. ils informent sur le résultat d’une action finie ou en cours . d’un problème . 2 3 Contrôle de gestion. L’évaluation d’une action . ou bien à orienter une action d’un certain responsable. AFNOR 1993 16 . Le tableau de bord bien conçu ne comporte qu'un nombre limité d'indicateurs assurant une perception adaptée du contexte. Le diagnostic d’une situation. DUNOD 6 ème édition.  Indicateur de reporting ou de pilotage. Il y’a une multitude de types d’indicateurs. La veille et la surveillance d’environnements et de changements. qualité…etc. estimée par des méthodes statistiques ou déterminée par le calcul. Concernant les champs d’analyse des indicateurs. d’un processus . C. on en cite :  Indicateurs de résultats ou de progression . permettant d’identifier qualitativement ou quantitativement. »2Ou comme « caractéristique choisie. une amélioration positive ou négative du comportement d’un variable qui lui associée. d’une activité.

Par la mise en place d’un tableau de bord ces entités vont disposer d’une représentation synthétique de la réalité. au même titre que l'Etat. Nous avons ainsi recensé les missions suivantes :   Mission économique (Budgets. et considérer les services chargés de chacune des missions comme étant des centres de responsabilité.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda CHAPITRE II : TABLEAU DE BORD SPECIFIQUE AUX COLLECTIVITES LOCALES – CADRE DE LA COMMUNE URBAINE OUJDASection 1 : L’intérêt du tableau de bord pour les collectivités locales Suite au discours de sa majesté le Roi Mohamed VI : « Notre ambition est grande de faire en sorte que les villes et les collectivités locales. Pour ce faire le tableau de bord parait comme étant un outil très utile pour la gestion et le pilotage. ainsi qu’une visualisation simplifiée des situations décrites et des constats effectués par les indicateurs . Pour ce qui est du cadre de La commune urbaine. ainsi qu'une force de proposition pour la mise en œuvre des différentes stratégies nationales». qui permettent de mesurer en permanence et rapidement l’évolution des variables clés. deviennent de véritables partenaires dans le processus de développement global de notre pays. Mission écologique (Propreté de la ville. transports…) . électricité. la qualité est un facteur clé de la performance et qu’il est difficile de mesurer par d’autre outil. financière et économique sur l’entité. et pouvoir réagir ainsi rapidement face à ces évolutions de l’environnement qui peuvent imposer de modifier certains choix ou orientations stratégiques . le secteur privé et la société civile. rassemblant un ensemble d’informations à caractère technique. le tableau de bord réalisé se base sur une première décomposition des missions qu’elle effectue. assainissement. le tableau de bord définit des indicateurs de non-qualité. Les collectivités locales se sont trouvées devant l’obligation d’optimiser leur gestion et faciliter ainsi l’applicabilité des différentes stratégies. 17 . Approvisionnement en eau. et finalement évaluer de la performance par exemple. environnement…) .

cette mission peut se découper en des sous-missions qu’on va énumérer cidessous tout en précisant les objectifs et variables d’action pour chacune : 18 . Les missions économiques et sociales : La mission économique principale de la commune urbaine d’Oujda est la promotion et le développement économique de la ville notamment accroître le nombre d’entreprises et d’emplois . Section 2: Présentation des missions de la commune urbaine 1. lutte contre les disparités sociales). Mission sociale (Optimisation des effectifs. INDH.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda   Mission culturelle et sportive .

technique. artisanal.  Variables d’action Agronomie : Accorder des facilités aux agriculteurs (irrigation.   Services : abonnir la qualité et ainsi parvenir à la satisfaction d’un nombre maximal de clients tout en essayant de se rapprocher du niveau des services octroyés dans les pays développés. et qualité). Service .    Artisanat : augmenter le nombre d’expositions par an dans la ville. réaliser des aménagements et des ouvrages hydrauliques destinés à la maîtrise des eaux pluviales et à la protection contre les inondations .   Tourisme : augmenter le nombre de touristes d’une année à l’autre. Industrie : encourager l’entrepreneuriat industriel. 2. et encourager l’exportation des produits artisanaux spécifiques à la région. assurer l’intervention des ingénieurs agronomes. L’Encouragement des Fournir les nécessités primordiales notamment : 19 . juridique. Se doter des nouvelles technologies. discerner de façon précise les exigences et attentes des clients en s’appuyant sur des études de marchés appuyées par des outils statistiques. ainsi que d’essayer d’en organiser d’autres dans les autres villes de la région . des lacs et des rives des fleuves situés dans le périmètre communal. industriel. la vente. engrais. Artisanat : promouvoir la production. accorder des facilités aux artisans. touristique ou de services. La valorisation du potentiel agricole. améliorer la formation du personnel ainsi que jeunes étudiants dans les domaines des services concernés .  Objectifs élémentaires Agronomie : promouvoir la production agricole (en quantité. faciliter l’accès et l’utilisation des moyens à technologie moyennement élevée.…) Industrie : accroître le nombre d’usines et d’entreprises de fabrication dans la région orientale afin de pouvoir bénéficier d’une certaine autorité en parallèle avec le développement économique de la ville. les corniches. jouer sur la richesse patrimoniale de la région .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Sous-Missions  1. renforcer les compagnes publicitaires afin de mieux sensibiliser les gens et d’ancrer dans l’esprit public l’intérêt des produits artisanaux Tourisme : la mise en place et l’amélioration de nouvelles infrastructures touristiques .…). accorder des facilités pour la création d’entreprises industrielles (coté financier. accroître le niveau des exportations. réaliser des aménagements au niveau des zones cibles des touristes notamment les plages.

La gestion des équipements à caractère industriel et commercial. l'implantation économiques et l'amélioration de l'environnement de l'entreprise . Conclusion de tout accord ou convention de coopération ou de partenariat.… . provincial ou régional . Alléger les contraintes réglementaires et fiscales (accorder des exonérations notamment lorsqu’il s’agit d’importer des équipements hautement technologiques…) . propre à promouvoir le développement économique . les autres personnes morales de droit public. Renforcer le nombre et la qualité des réseaux routiers.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda investissements privés. 20 . Diminuer des endettements et assurer l’efficience des recettes. La distribution d'énergie électrique. faciliter et améliorer les moyens de transport (voies ferrées. - - 3. les marchés communaux. avec l'administration. La création ou de la participation à tout groupement d'intérêt intercommunal. les gares et haltes routières. Ouvrir gros les yeux pour avoir une assez grande visibilité sur les besoins et la capacité de financement à moyen terme. Engager toutes actions de coopération. L’approvisionnement et la distribution d'eau potable . le niveau de production et la vente au niveau de la ville et renforcer l’emploi local . Accroitre le nombre de partenariats conclus par an afin d’accroitre la synergie pour élever le nombre d’entreprises. Gestion active des dettes et de la trésorerie de la commune . préfectoral. Mission interne et qui constitue le pivot de toutes ces missions : l’optimisation des recettes Accroître le nombre des investissements en infrastructures ainsi que le nombre d’implantation économique par rapport aux années précédentes tout en essayant de se rapprocher des zones marocaines économiquement développées. gare. Accentuer la formation en matière de gestion d’organisation . notamment la réalisation des infrastructures et des équipements. notamment les marchés de gros. de la commune. aéroports…) . l’installation de structures universitaires et d’infrastructures de recherche et développement sur un campus de plusieurs hectares . d'association ou de partenariat. les acteurs économiques et sociaux privés et avec toute autre collectivité ou organisation étrangère .

tout en coopérant Par ailleurs. l'édition et le cinéma. D’une part. l’entretien et la gestion des complexes et des spectacle vivant (théâtres municipaux. la librairie indépendante. Les textes constitutionnels et la charte communale invoquent une obligation de développer la culture trop générale pour avoir une incidence sur la répartition des compétences. en matière culturelles et sportives.B : Ces missions sont dégagées du Bulletin officiel n° 5058 du 16 ramadan 1423 (21 novembre 2002) Dahir n° 1-02-297 du 25 rejeb 1423 (3 octobre 2002) portant promulgation de la loi n°78-00 portant charte communale. l'engagement culturel et sportifs des régions a été stimulé par les conventions passées avec l'État et les directions régionales des affaires culturelles et sportives et s'est beaucoup diversifié : les régions soutiennent notamment les scènes culturelles et les festivals régionaux. notamment : 21 la charte . Les missions culturelles et sportives : Les communes jouent aujourd'hui un rôle dans tous les secteurs de la culture et du sport à savoir la conservation et la présentation du patrimoine. Depuis des années. et des aménagements des complexes et des stades sportifs. salles de concert…). les compétences imposées aux collectivités locales par la loi ou les textes constitutionnels sont.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda N. production et diffusion du la réalisation. la commune urbaine notamment d’Oujda met en œuvre tous les moyens disponibles (financier. Les activités culturelles et sportives ont une importance pour le développement des compétences de la population. l’éducation artistique et équipements sportifs. peu nombreuses et limitées à des domaines très restreints. l'enseignement artistique. les missions de la commune urbaine sont définies par communale comme suit : 1. promotion de la lecture publique. l’entretien et la gestion des équipements socioculturels et sportifs. 2. humain et technique) pour améliorer ces activités avec d’autres acteurs nationaux et internationaux. ainsi que des tournois. En effet. la commune urbaine contribue à la réalisation.

les complexes culturels. la commune engage toutes les actions d’assistance. elle contribue à la réalisation des programmes d’aide. maisons de jeunes. musées. 2. la commune encourage et assiste les organisations et les associations à caractère social. asiles de vieillards. parcs et centres de loisir . bibliothèques communales. vélodromes et hippodromes. de la jeunesse. A ce titre. 4. salles des fêtes. les complexes sportifs. culturel et sportif. les organisations non gouvernementales et autres associations à caractère social et humanitaire . de soutien et d’insertion sociale des handicapés et des personnes en difficulté. à organiser sa participation à l’amélioration du cadre de vie. à la préservation de l’environnement. A cet effet :   elle conclut des partenariats avec les fondations. à la promotion de la solidarité et au développement du mouvement associatif. foyers féminins. 22 . de soutien et de solidarité et toute œuvre à caractère humanitaire et caritatif. 3. la commune participe à l’exécution des programmes nationaux. régionaux ou locaux de lutte contre l’analphabétisme. à développer la conscience collective pour l’intérêt public local. culturelles et sportives ou y participe. A cet effet : elle participe à l’animation socioculturelle et sportive avec le concours des organismes publics chargés de la culture.   elle initie toutes actions nécessaires à la promotion des activités sociales.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda    les centres sociaux d'accueil. elle entreprend toutes actions de proximité de nature à mobiliser le citoyen. des sports et de l’action sociale . celle-ci a la charge de mener toutes actions de sensibilisation. de développement de la participation et du partenariat avec les associations villageoises et toutes organisations ou personnes morales ou physiques agissant dans le champ socio-économique et culturel. 5. de communication. d’information. piscines. salles couvertes. maisons de bienfaisance. stades et terrains de sport. théâtres. crèches et jardins d’enfants . gymnases. conservatoires d’art et de musique.

les mouvements pris en compte par les collectivités s'articulent entre autres autour des considérations écologiques. à l'art. sociale ou professionnelle . tout en créant les conditions propices au plein déploiement de leur potentiel créatif et innovant dans tous ces domaines. on a assisté à l'émergence de nouveaux besoins que les collectivités doivent satisfaire. économique. à la science. l’article 33 de la nouvelle constitution a été élaboré pour renforcer les missions de la commune urbaine marocaine dans ce domaine d’activité. Besoins d'hygiène : La commune y contribue sous forme d'équipements sanitaires qui revêtent le caractère de service administratif. D’autre part. En effet. o De faciliter l'accès des jeunes à la culture. 23 . o D’aider les jeunes à s'insérer dans la vie active et associative et prêter assistance à ceux en difficulté d'adaptation scolaire. Il est créé à cet effet un Conseil consultatif de la jeunesse et de l'action associative.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 6. celui de salubrité. Il incombe aux pouvoirs publics de prendre toutes les mesures appropriées en vue: o D’étendre et généraliser la participation de la jeunesse au développement social. 3. Le secteur voisin. elle contribue à la préservation et la promotion des spécificités du patrimoine culturel local. nécessite l'instauration de la distribution d'eau potable et la création des réseaux d'assainissement. à la technologie. au sport et aux loisirs. Dans ce cadre d'analyse. Les missions écologiques Les progrès technologiques et les mutations économiques ont influencé le mode de vie de l’humanité et ont conduit au développement des services publics locaux. culturel et politique du pays . Les missions de la commune urbaine d’Oujda en termes d’écologie peuvent se résumer comme suit : 1.

Dans les pays développés.2. Cette alimentation en eau potable ne représente qu'une part des prélèvements effectués annuellement dans les cours d'eau. parallèlement à l'extension de la distribution de l'eau potable et des zones urbanisées représente un impératif auquel les communes ont souvent du mal à faire face. Seul le milieu urbain avait éprouvé le besoin de mettre en place des systèmes de collecte avec évacuation vers des décharges organisées.066. La collecte et l'enlèvement des ordures ménagères est un service dont le développement est récent. les agriculteurs et la population. les habitants se sont contentés de dépôts plus au moins sauvages. le développement des réseaux d'assainissement. L’eau : Le réseau d'alimentation en eau potable permet de distribuer quotidiennement de l'eau potable pour les industriels. le traitement constitue une industrie complexe qui des ordures des ménagères installations 24 nécessite . La protection de l'environnement : La protection de l'environnement est un élément déterminant qui a favorisé la gestion des réseaux d'assainissement et le développement des systèmes de collecte et de traitement des ordures ménagères.1. Le nombre d'abonnés jusqu'au 31-12-1997 est aux environs de 1. il reste beaucoup à faire pour la satisfaction des besoins de la population rurale et des zones périphériques. 1. L'approvisionnement des citoyens est assuré par 16 Régies autonomes. L'assainissement Dans le cadre de la politique de la lutte contre la pollution. Pendant longtemps. Au Maroc. Le problème du devenir des eaux usées n'est qu'exceptionnellement résolu. lacs et nappes souterraines. 2.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 1. Ces régies ont réalisé un chiffre d'affaires de 397 millions de dirhams en 1997 et un montant d'investissement autour de 397 millions de dirhams!). le plus souvent les rejets créent un danger pour la santé publique notamment lorsqu'il y a réutilisation agricole incontrôlée des eaux contaminées.845. l'assainissement offre une solution satisfaisante pour l'amélioration de la qualité de la vie dans les communes. Malgré les efforts accomplis.

Ces activités ont pris de l'importance avec la progression rapide de la population urbaine. La commune urbaine d’Oujda prévoie plusieurs actions en ce sens .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda spécifiques et un personnel qualifié. le tableau ci-dessus récapitule l’ensemble de ses orientations futures : 25 .

Construction de bloc sanitaire et d'une guérite pour gardien . Renouvellement du parc des compteurs . 2 . Mise en place de la signalétique et des équipements d'accueil et de récréation. Acquisition de nouveaux équipements de collecte des déchets pour un tri préliminaire des déchets valorisables. Vente de l'électricité à l'ONE . Al Qods. Assainissement des zones d'extension . Ainsi.000 tii3. place 3 Mars. de clôtures et d'un système d'arrosage adéquat. Captage du biogaz issu de la biométhanisation des DM . Mise en place du système d'information géographique. route d'Ahfir et au Parc Lalla Aicha . revêtement. . de sentiers de randonnée. 10 . Réalisation du délesteur D2 et renforcement de ses réseaux amonts pour pluviales sur 9 km . Mise en place de la 2ème tranche du système de télégestion du réseau d'eau potable . une variation paysagère . 8 .Aménagement paysager de la décharge de Sidi yahya. Le projet consiste à aménager le parc Lala Aicha et l'équiper d'une pépinière moderne qui pourra alimenter les nouveaux ou les anciens espaces verts de la ville d'Oujda en plantations nécessaires.Aménagement récréatif de la forêt de la Colange. 7 . Détection et réparation des fuites d'eau . circuits sportifs et pédagogiques . cette pépinière sera équipée de serres. Description du Projet Creusement d'au moins 5 forages avec réservoirs situé à : place de la douane. places tribunal et squares chrétiens et place Hay hasani. Travaux génie civile. plantation et éclairage des places : Jawhara.Aménagement du Parc Lalla Aîcha et d'une pépinière. Récupération des déchets valorisables contenus dans les Déchets Ménagers (DM) et leur commercialisation .Poursuivre l'aménagement de la forêt de Sidi Maafa. 26 . Equipement du parc et aménagement du paysage. Plantation des sections homogènes pour faire apparaître une mosaïque d'espèces végétales adaptées . Travaux de réhabilitation.Mécanisme pour le Développement Propre (MDP).Programme prioritaire d'assainissement liquide d'Oujda 9 . Réalisation de la 1ère tranche de la station d'épuration par lagunage aéré sur environ 40 ha d'une capacité de traitement de 40. restructuration et renouvellement du réseau d'eau potable . Vente des crédits carbones. Coordination avec la direction régionale des Eaux et forêts pour planter et protéger la forêt périurbaine de Sidi Maafa 4 . CPR. Travaux d'interception et de transport des eaux usées vers la future station d'épuration .Programme d'amélioration du rendement du réseau d'eau potable. Aménagement de parking.Entretien des places publiques et des espaces verts existants.Mise en place d'un nouveau système de tri de déchets ménagers.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Gestion intégrée de l'environnement urbain et périurbain : 1 . 5 . Installation d'un système d'arrosage localisé dans les espaces verts urbains soufrant de manque d'eau. 6 . Construction des portiques d'entrées et du mur de clôture . Organisation du secteur informel lié aux récupérateurs ambulants des DM. Reconditionnement. Diversification du matériel végétal à impliquer dans la plantation des bords de l'oued et des talus du massif central en vue d'assurer en plus de la stabilisation des sols. 3 .Aménagement et création des jardins et des places de la ville. de renforcement et d'extension du réseau existant sur environ 30 km . Audit de gestion et d'exploitation du réseau d'alimentation en eau potable . Valorisation du biogaz en électricité .

1. Le budget comprend deux parties essentielles : Les recettes . Présentation des indicateurs choisis : 3.1.    Comprenant à leur tour : Une première partie : d’achat). nous permettant une visualisation de la contribution de chacune des recettes dans les recettes totales : 27 .1. 3. comprenant la préparation du budget de l’année qui ne sera valable qu’après approbation de l’autorité compétente. relatifs à chacune des missions. appuyés par les motivations y rattachées.1. C’est pourquoi nous allons présenter dans un premier temps les indicateurs choisis.1. Une deuxième partie : qui concerne le budget d’équipement (Les gros travaux) Et enfin le C. Pour terminer par une présentation modèle du tableau de bord élaboré. Pour missions économiques et sociales : La commune urbaine a pour premier souci l’établissement du budget de la commune urbaine : Dans une cession ordinaire du conseil communal.Les recettes : En se basant sur des documents présentant les recettes effectives de la commune urbaine Oujda relatives à l’exercice 2011 (le 30 septembre 2011). que nous avons pu dégager cette catégorisation homogène.A. Les dépenses.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Section 3 : Conception du tableau de bord Nous nous sommes basés sur les missions opérées par la commune Urbaine –Oujdapour pouvoir mettre en place un tableau de bord comportant des indicateurs pouvant traduire la situation effective de la CU. le président convoque tous les membres du conseil pour se charger de la discussion de l’ordre du jour déjà préparé.S qui concerne le budget de fonctionnement (les marchés (L’année budgétaire commence du 1ier janvier de l’année au 31 décembre de la même année) 3.1.

qui porte sur les immeubles battis et les constructions occupées par leurs propriétaires à titre d’habitation. de morcellement. A ces impôts affectés totalement ou partiellement aux collectivités. se juxtaposent une panoplie de taxes.  La patente . énumération des fonciers…) d’un montant de 18 700. ou les immeubles à un usage professionnel . taxe sur les spectacles. taxe sur les licences de taxis et des cars de transport)  Tourisme (taxe de séjour...)  Industriel et commercial (taxe sur les débits de boisson... des biens saisis.42 DH  la vente aux enchères des marchandises.)  Professionnel (taxe sur les établissements d’enseignement.. 00 DH La commune urbaine reçoit une panoplie de recettes fiscales composées de :  La taxe urbaine.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda o La première catégorie de recette est relative aux recettes fiscales d’un montant de 111 015 121. taxe de législation d’actes. droit de fourrières…)  Immobilier (taxe d’édilité. taxe d’abattage…)  Transport (taxe sur les permis de conduire. taxe sur les terrains non battis.00 DH o Ressources propres (recettes de production et de propriété) qui sont appréciées d’un montant de 9 292 994. de lotissement. taxe sur les billets d’accès aux manifestations sportives et aux piscines privées. taxe sur les permis de chasse. de redevances et de contributions qui atteignent différents secteurs :  Administratif (droits d’état civil.. taxe sur les opérations de construction. o Les redevances et rémunérations pour services rendus (enregistrement de la vente des batailles.). droits perçus sur les marchés et lieux de vente publics.83 DH o Les recettes diverses et autres ressources prévus par les lois et règlements d’un montant de 186 260. 28 . taxe additionnelle à ma taxe sur les contrats d’assurance.

redevances et droits) sont complexes.00811229.  Les subventions accordées par l’Etat ou par d’autres personnes morales de droit public  Recettes exceptionnelles o Les transferts reçus de la TVA 160 025 944.310563756. 3% 1 2 3 4 Commentaire : Pas de flexibilité sur les recettes : La commune d’OUJDA n’a pas de flexibilité sur ses recettes : elle ne fixe pas les taux des taxes transférées et les procédures de modifications des recettes propres (taxes propres.132971388. chose qui incite à en porter attention. 80 DH La commune urbaine reçoit des transferts en matière de TVA pour faire face à ces dépenses. plantes. fleurs…etc. 0% Les transferts reçus de la TVA 57. Ainsi nous remarquons que les impôts prennent une place outrancière dans les recettes de la commune. Nous obtenons ainsi à la représentation graphique suivante : Répartition des recettes selon la catégorisation adoptée: Répartition des recettes selon les catégories les recettes diverses 0.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda  Le produit de ventes des fruits. 29 . L’attribution des transferts de TVA s’opère selon des critères échappant au contrôle de la ville.54835256. 40% les recettes propres 3. et les cofinancements des investissements obtenus dépendent de l’Etat et des autres niveaux de collectivités. 57% Les recettes fiscales 39.

658. constructions. de matériaux de construction. l’acquisition de fourniture de bureau. Pour ce qui est des dépenses nous avons opté pour la catégorisation suivante:  Personnel (hors fonctionnement)  Prestations sociales  Investissement  Fonctionnement (Hors personnel) Vue la confidentialité de quelques informations nous n’avons pas pu avoir des données chiffrées par rapport aux dépenses sauf pour quelques rubriques.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3.2.900. Traitements et indemnités permanentes du personnel titulaire et assimilés. mobilier de bureau…etc. le paiement des dettes. voirie.1. Les dépenses de l’administration générale s’élèvent à un montant de 145. dont les plus marquantes sont :    Indemnités représentatives de frais (Indemnités au président et aux conseillers. Frais de transport du président et des conseillers à l'intérieur du Royaume.Les dépenses : Une dépense a pour objet la réalisation des travaux. A ce niveau. o Le budget d’équipement : travaux nouveaux. …). A la fin de chaque année budgétaire le président de la commune communique au conseil communal le compte Administratif qui comporte toutes les opérations faites durant l’année. la catégorie dont la commune urbaine Oujda dépense le plus. englobent plusieurs rubriques. pièces de rechange…. carburant. Les dépenses engendrées par cette catégorie. achat de matériel pour équiper le siège à savoir le matériel technique. informatique. …) 30 . les recettes réalisées et les dépenses effectués pour donner accord ou refus. de la main d’œuvre. les achats de fournitures et services… Le budget de dépenses comprend à la fois : o Le budget de fonctionnement : il est destiné à la liquidation du personnel. Cotisation aux organismes internationaux Actions liées à la gestion du personnel (Rémunérations principales.1. Salaires et indemnités permanentes du personnel non titulaire.00 dhs.

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda   Indemnités diverses (Indemnités pour travaux supplémentaires. au fonctionnement des terrains de sports. jardins et protection de l'environnement Maintenance et conservation du patrimoine :Entretien courant d'espaces verts. la commune urbaine supporte d’autres dépenses catégorisées comme suit :  Domaine des affaires sociales (3 020 000.A. Artisanales).  Domaine des affaires techniques : 22 960 000.00      Urbanisme. Assurance du personnel ouvrier.00dhs) Cette catégorie est scindée en quatre sous-catégories :    Assistance sociale : Assistance aux associations et institutions locales. Habillement des agents y ayant droit). Aide exceptionnelle au logement. Dons et secours Concours aux sports et loisirs : Associations et clubs de sports. espaces verts.R. des complexes sportifs. Parallèlement aux dépenses de l’administration générale. indemnités de caisse Indemnités d'usure d'effet. jardins et forêts Eclairage public Maintenance et conservation Consommation de l'Eclairage public 31 . habitat et protection de l'environnement : Habitat. locations aux clubs sportifs Terrains. Achat d'articles de sport. Allocations aux associations sportives.C. Participations patronales au régime collectif d'allocation de retraite (R. Participation aux frais de fonctionnement des centres de vulgarisation agricole) Activités commerciales (Aides aux coopératives. salles et complexes sportifs : Privation aux frais de fonctionnement des salles de sports.). Indemnités pour travaux pénibles et salissants…) Cotisations et avantages sociaux (Participations patronales à la caisse marocaine de retraite.   Soins de santé de base et d'hygiène : Produits pharmaceutiques et d'hygiène Domaine des affaires économiques :   Activités agricoles (Aides aux agriculteurs.

32 .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda     Points d'eau Maintenance et conservation DOMAINE DE SOUTIEN : 2.00dhs Soutien à des opérations diverses (Remboursement et restitution de droits. Frais de procédures et d'instances. Le périmètre de consolidation de ces dépenses selon les catégories majeures.500. Matériel et frais de fonctionnement)  Soutien par dépenses pour le compte des tiers. (Dépenses pour le compte des tiers . Travaux de salubrité et sécurité publiques exécutés pour le compte des propriétaires défaillants). Soutien par dépenses imprévues.000. Remboursement aux particuliers. taxes et redevances indûment perçus. Remboursement aux entreprises…)  Indemnités : Dommages et intérêts au profit des tiers. La seconde position est accordée aux dépenses relatives au domaine technique. Personnel. nous donne la représentation suivante : Répartition des recettes selon la catégorisation adoptée: Commentaire : La commune urbaine d’OUJDA se retrouve alourdie par les dépenses liées à l’administration générale. Et les autres catégories de dépenses (de soutien. d’affaires sociales) sont marginales par rapport à celles dominantes. constituant les trois tiers de l’ensemble des dépenses.

3. en mesurant de l’activité et des recettes pour pouvoir apprécier la situation financière en comparaison avec le taux de croissance des dépenses. Taux de croissance des dépenses : Même chose que l’indicateur précédent Taux de croissance des dépenses = (D n –D n-1)/D n-1 Ces deux premiers indicateurs permettent surtout d’avoir une représentation synthétique de la réalité.1. Il permet à la commune urbaine de maintenir un niveau de croissance soutenue. Ainsi la mesure de cet indicateur permet d’évaluer la contribution des recettes fiscales dans la somme des recettes. 33 . ce qui souligne l’importance des recettes fiscales dans le budget de la commune.3.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3.Les indicateurs choisis: 1. Il peut être calculé par la formule suivante : Taux de croissance des recettes = (Rn –R n-1)/R n-1 2. Taux de croissance des recettes : Le taux de croissance des recettes est un indicateur pertinent pour suivre l’objectif de croissance. nous distinguons le pourcentage élevé des impôts et taxes dans la constitution des recettes. La part des recettes fiscales / le montant total des recettes 4. La gestion des recettes fiscales : Selon l’analyse des résultats de la catégorisation effectuée. il convient de mesurer la part des dépenses correspondant aux investissements par rapport aux dépenses totales hors emprunt.1. ainsi qu’une visualisation simplifiée des situations décrites et des constats effectués. Dépenses en investissement : Vue l’importance cruciale de l’investissement au niveau du développement économique de la région de la ville d’Oujda.

34 . La mobilisation de l’excédent en investissement : Cet indicateur a été choisi justement pour s’assurer de la réalisation du principal rôle de la commune urbaine qui n’est autre que la promotion et le développement économique de la région de la ville d’Oujda. ces deux indicateurs nous semblent intéressants dans la mesure où ils permettent d’évaluer le niveau de satisfaction des chauffeurs en termes de conditions techniques des véhicules. (Recettes (N).Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Dépenses d’investissement/ Dépenses totales (hors emprunt) 5.Dépenses (N))/Budget d’investissement 6. nous avons pu dégager l’observation suivante : que la majorité des recettes de la commune ne servent que pour faire face aux dépenses liées au fonctionnement. Nombre de grèves des chauffeurs des véhicules de transports public / an et : Nombre de pannes des véhicules de transport public déclarés / an 7. Selon l’analyse de l’affectation des recettes aux dépenses. Performance des transports Pour mesurer la performance des véhicules de transport public. Part des dépenses pour le personnel dans le budget communal : Part des dépenses pour personnel= Dépenses Personnel/ budget communal Le choix de cet indicateur renseigne sur la part des dépenses affectées par la commune à la rémunération du personnel. chose qui n’est envisageable que par l’intensification des investissements engagés. C’est ainsi qu’il parait indispensable de mesurer le pourcentage de l’excédent employé par rapport à un budget moyen d’investissement. ce qui permet de déduire s’il y’a un sureffectif engendrant des coûts supplémentaires.

Nous ramènerons la VA à l’effectif moyen : Productivité du personnel=Valeur Ajoutée / effectif moyen 3. l’organisation des soirées religieuses )‫:(السماع و المديح‬ Continuer à organiser des festivals annuels d'entendre et de louange. culturels.1. avec un effectif du personnel de 2450 employés. Pour missions culturelles et sportives : 3.Objectifs : Afin d’améliorer la qualité des services économiques et sociaux.1. la commune urbaine d’Oujda veille à la réalisation des objectifs culturelles et sportifs suivants : Les objectifs culturels : 1. organisation d’un festival annuel dans l’oasis de Sidi Yahya chaque première semaine du mois de mai dans lequel il y aura :   Une organisation d’une foire de l’artisanat régionale différentes présentations à savoir les films documentaires sur l'histoire de la ville d’Oujda et des Beaux-arts 3.1.2. et pour assurer des conditions de vie appropriées pour tous les résidents de la ville. 35 . Le suivi de la productivité du personnel est donc indispensable pour apprécier le niveau des charges salariales. sportifs et faciliter l'accès à ces services.2. Acquisition d’un endroit dans la Medina dédié aux artisans :  la construction de cette maison dans la Medina. va contribuer à la sauvegarde du patrimoine local. Renouvellement de la bibliothèque ‘’ASSAWIRA’’ :    l’aménagement de la bibliothèque mettre à la disposition des visiteurs de nouvelles méthodes de communication 4. Productivité du personnel : La maîtrise des charges de personnel est un enjeu crucial.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 8. et de mettre à la disposition des artisans un espace d’exposition et de créativité dans divers domaines.  le développement du programme annuel des activités concernant les activités culturelles 2.

2. construction de trois complexe soci-sportifs 3.Activités organisées par la Commune Urbaine d'Oujda en 2010 /2011 : - Nuits de louange et d'entendre au cours du mois sacré de Ramadan pour l'année Hijri 1432 . Construction d’un stade polyvalent au quartier ‘’alhanae’’ Mettre à la disposition de la population du quartier des installations sportives appropriées intégration de la majorité des jeunes qui veulent pratiquer du sport. 6. Réaménagement du stade municipal : améliorer la qualité des services fournis. soutenir et encourager les acteurs travaillant dans le domaine du théâtre - Les objectifs sportifs : 1.1. 4. l’organisation des tournois dans le handball. Réaménagement et rénovation des stades de proximité :            la construction de nouveaux stades à proximité de quartiers marginaux l’aménagement et l'entretien des stades construits 2. Développement des capacités intellectuelles et de créativité. le développement de l'accès aux services sportifs. Organisation des tournois dans les différents sports durant l'année : l'organisation d'un tournoi de football pour les enfants entre 6 à 16 ans. basket. volley etc. l'intégration sociale et économique des jeunes 5.2. un complexe d'intégration et d'éducation a travers le sport.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda  la coordination avec le Conseil scientifique de la Cour suprême pour organiser autres événements religieux 5. Création de quatre stades de proximité 7. l’organisation et l’aménagement du théâtre municipale et cela pour :    faciliter l'accès de la population locale à ces endroits . Construction d’un complexe sportif pour l'intégration sociale des jeunes : une opération spéciale pour les jeunes dans des situations difficiles. 3. 36 .

1.2.    Organisation de la cérémonie de signature de plusieurs versions d’ouvrage à savoir : ‫ حرقة الظالم‬de Abdelkader Zrouill .Les propositions du service culturel et sportif de la commune : La commune urbaine est consciente que les activités culturelles et sportives ont un rôle très important c’est pour cette raison le service concerné par ces activité propose Les actions et les mesures suivantes : 37 . les 21 et 22 avril 2010 . Soirée musicale à l’occasion du projet de la nouvelle constitution dans la place 16 aout le 19juillet 2011 . La participation à l’organisation du tournoi du football réalisé par l’association sportive Al Jazira le 28 février 2011 au stade d’honneur . et l'Université Mohammed I d'Oujda concernant le sujet de la situation de la langue arabe au Maroc sous le thème: ensemble pour la langue de l'identité.2. 3. Organisation des activités culturelles au sein de la bibliothèque municipale ‘’Assawra’’ . ‫ قمر العتاب‬de Tayeb Hellou. Organisation du premier forum de la langue arabe en collaboration avec l'Association marocaine pour la protection de la langue arabe d’Oujda.1. ‫ مقام الصدى‬de Mohammed Mani . 3. La deuxième édition du festival Al Gharnati pour fêter l’anniversaire du prince héritier Moulay Al Hassan le 8 mai 2011 .4. Le deuxième rencontre de l’émission « ‫ » حوار الشباب‬sous le thème : jeune et emploi le 30 avril 2011 dans le Centre Culturel. le 8 et20 Mars 2011 .Activités auxquelles la commune à participer : Organisation d’une soirée traditionnelle à l’occasion d’Aid Al mawlid Anabaoui sur la place Ziri Ibn Atia le 13fevrier 2011 . La participation à l’organisation d’une foire au village d’artisans le 25fevrier.3.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Compétition de la récitation du Coran dans la Mosquée Omar Ibn Abdel Aziz pendant le mois sacré de ramadan .

La construction des équipements sportifs (centres sportifs pour l’intégration sociale des jeunes. équitation…. L’augmentation de budget dédié aux activités culturelles et sportives .1. L’organisation des activités folklorique dans l’oasis sidi yahya . Le réaménagement des équipements sportifs (anciens terrains sportifs) 2.2. terrains multi sportifs).Les indicateurs choisis : 3. 38 . 3. La mise en œuvre d’une politique de lecture et d’organisation des expositions de livres . galerie d’art…). La construction des structures culturelles (maison d’artisan. 3.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda - L’organisation d’une Semaine Culturelle Annuelle Dans La Ville d’Oujda . - La création de partenariats avec des associations culturelles actives dans ce domaine . L’organisation annuelle des festivals culturels : exposition des produits d’artisanat .5. Le réaménagement des structures culturelles existantes (bibliothèque Sawra. expositions diverses .…) Culturelle : 1. La protection des spécificités culturelles et traditionnelles de la ville d’Oujda .1. La promotion du patrimoine régionale et mettre en place des jalons en développement du secteur touristique quasi absent archéologique. Les facteurs clés de succès : Les variables sur lesquels la commune urbaine Oujda peut agir pour réaliser ses objectifs déjà préfixés dans le cadre de sa mission : Sportive : 1. écologique et historique.1. festivals religieux (pendant le mois du RAMADAN). par la valorisation du potentiel 3. et ce. complexes socio-sportifs. L’organisation des compétitions culturelles entre les établissements d'enseignement . La protection des monuments historiques de la vie d’Oujda .…) 2. l’art d’ELHALKA .5. La création d'un groupe de théâtre pour les villes d'Oujda . L’organisation des tournois sportifs (football.2.

théâtrales et artisanales. Encouragement et soutien des innovations littéraires. Nombre de personnes bénéficiaires ou intégrées pour la pratique sportive par tranche d’âge. intellectuelles. 39 . 5... la commune urbaine Oujda peut utiliser un certain nombre d’indicateurs.2. Indicateurs : Pour suivre ses facteurs clés de succès.2.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 4. Nombre des nouveaux équipements sportifs : Nombre des nouveaux équipements sportifs / Nombre total des équipements sportifs 4.. Fréquence des tournois organisés : (Tournois (N).1. sondages. Taux de satisfaction des personnes adhérées via des études. - Mission sportive : 1. artistiques..Tournois (N-1)) / Tournois (N-1) 3. Nombre de réaménagements : Nombre de stades sportifs réaménagés / Nombre total des stades sportifs. 2. 3.5.

centres culturels. Fréquence des festivals organisés : L’objectif de cet indicateur est de savoir s’il y a une continuité d’organisation annuelle des festivals culturels dans des domaines différents.…) un certain nombre qui a fait l’objet d’un réaménagement ou non. Proximité des inscrits à l’égard des bibliothèques : Nombre d’inscrits individuels/population d’habitants à moindre d’un kilomètre des bibliothèques. les festivals religieux (essamaa et el madih)… Si cette fréquence est nulle (ou supérieure à zéro). il n y a pas donc de continuité. on parle d’une continuité d’organisation annuelle de ces festivals.nombre Festivals (N-1)) / Nombre Festivals (N-1) 3. Nombre des nouvelles structures culturelles : Nombre des nouvelles structures culturelles / Nombre total des structures culturelles L’objectif de cet indicateur est de permettre à la commune urbaine de savoir s’il y a un ajout en termes de structures culturelles (Galerie d’art. (Nombre de festivals (N). 2. notamment l’exposition des produits d’artisanat à Sidi Yahya. Nombre de réaménagements : Nombre de réaménagements des structures culturelles / Nombre total des structures culturelles Cet indicateur permet de savoir est ce qu’il y a parmi les structures culturelles qui existent (Bibliothèques. Si cette fréquence est négative. 40 .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Mission culturelle : 1. théâtres urbains …) 4.

la sécheresse et le manque de moyens financiers. Abdelfettah El Houmam. l’urbanisation ou « l’extension du béton armé». 5. le problème du manque de verdure est répandu dans plusieurs agglomérations où le paysage de certains quartiers s’apparente plus à une masse de « béton ». Cependant. % de population disposant d’un espace vert public prés de leurs zones d’habitats . ils se sont aujourd’hui amenuisés en raison de plusieurs facteurs . Nombres des espaces verts entretenues par les collectivités .1. Trois espaces verts d'une superficie de 8. entre autres. en ce qui concerne la commune urbaine d’Oujda. la wilaya de l'Oriental.1. à l'occasion de la célébration de l'anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple et de la Fête de la Jeunesse.1.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3. Plusieurs indicateurs peuvent être retenus en ce sens : Surfaces d’espaces verts publics disponibles par habitants . 41 . 6. 4. voir même l’inattention de certaines communes envers ce cadre vital. Nombre des espaces verts créés ou réaménagées par an .1 millions de dirhams financés dans le cadre du programme de mise à niveau urbaine d'Oujda par les ministères de l'Habitat et de l'Intérieur. Ces indicateurs prendront plus de sens en les calculant sur plusieurs années et en mesurant les leurs éventuelles évolutions. 3. la commune urbaine et Al Omrane-Oujda. 2. Le coût d'envoi de ces projets a été donné par le wali de la région de l'Oriental et gouverneur de la préfecture d'Oujda-Angad. Entretien des espaces verts sur les parcelles privatives. Ce recensement est nécessaire dans la mesure où il permet d’apprécier le degré d’engagement de la commune urbaine d’Oujda en ce sens. Ce sont des indicateurs ayant pour objectif de recenser l’ensemble des espaces verts existants à l’heure actuelle. 1. plusieurs projets portant sur l'aménagement d'espaces verts ont été mis en place en 2010 .800 m2 seront ainsi réaménagés pour une enveloppe budgétaire de 9.3. % du territoire couvet par les surfaces vertes . Ainsi.3. Pour missions écologiques : 3. le jardin du cimetière chrétien et la place du Tribunal administratif. humains et matériels des services municipaux concernés.Indicateurs relatifs aux exigences écologiques envers l'évolution de la ville Au niveau des espaces verts : Les espaces verts. Les espaces retenus dans la première tranche sont la place Al Qods. qui occupaient autrefois une superficie satisfaisante au sein de nombreuses villes marocaines.

Le nombre d’emploi liés à l’entretien des espaces verts peut notamment servir comme indicateur de mesure de l’engagement de la commune dans le sens de la préservation des espaces verts. Le nombre de quartier bénéficiant d’une protection contre l’ensoleillement - Au niveau de la délocalisation des activités polluantes : Cet indicateur permet de mesure le degré de cernure des problèmes environnementaux de la part de la commune . la relocalisation les activités polluantes permet de garantir une vie saine aux personnes Le nombre des activités polluantes délocalisées - Au niveau de la préservation de la qualité des entrées des quartiers : L’objectif de cet indicateur est de préserver et valoriser le paysage Pourcentage de bâtiment et d’équipement construits avec des prescriptions intégrant objectif de qualité paysagère - Au niveau de la propreté dans les quartiers et les parties communes : Cet indicateur a pour objectif de mesurer le degré d’engagement de la commune en termes de propreté.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 7. - Au niveau des zones d’habitat : Cet indicateur a pour objectif la protection de zones d’habitas contre l’ensoleillement via la précision des différentes mesures mises en place face à l'ensoleillement notamment les bandes de verdures. la commune doit disposer d'exemples-type ou de croquis qui schématisent comment ces mesures peuvent être appliquées en pratique. Pour s’y faire. L’entretien des espaces verts : Cet indicateur a pour objectif de mesurer la qualité des espaces verts qui ne peut sans doute être préservée sauf par des actions d’entretien quotidiens.En effet. d’hygiène et de santé Pourcentage de logement insalubre dans les quartiers 42 .

Dans les dernières années. Indicateurs relatifs à la ressource « Eau » 1. Une exploitation dans les mêmes conditions conduirait à un épuisement de la source exploitable à court terme (10 à 20 ans). L’objectif est d’augmenter le nombre d’abonnés par KM et de diminuer les couts de gestion. Ce faible nombre d’abonnés contribue à limiter le rendement du réseau et augmente le coût de gestion. La RADEEO a investi 215 millions de dirhams pour améliorer l’infrastructure en eau potable. de la sectorisation de la ville et d’actions de réhabilitation du réseau.3.2 millions m3/an. Indicateur d’engagement : Cet indicateur permet de voir l’interaction entre développement urbain et gestion de la ressource en eau.  En 2007 : 700 L/S. Prélèvement maximal : (combien de litre par seconde) appelé aussi indicateur de couverture de besoins : Statistiques des prélèvements de l’eau : (en Litre / Seconde) :  En 1942 : 1 forage 70L/S (Sidi Yahya)  Entre 1950 et 1963 : 5 forages. soit 75 abonnés par kilomètre. les objectifs avancés par la RADEEO sont d’atteindre 72% en 2013.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3. Indicateur d’aménagement : nombre d’abonnés par kilomètre 43 . Prélèvement maximal= combien de m3/an prélevé 2. 212 L/S  En 2004 : 19 forages (dont 10 pour la RADEO et 9 pour ONEP) 800 L/S donnant un total de 25 millions m3/an. Donc l’objectif de l’indicateur est de mesurer le prélèvement de telle façon à ce qu’il ne dépasse pas 3 à 6 millions m3/an.1. La ville d’Oujda compte un linéaire de réseau d’Amélioration d’Eau Potable de 1400 km. Il est préconisé de ne pas dépasser un prélèvement de 3 à 6 millions de m3/an pour conserver cette source à long terme.  En 2008 : 20 millions m3/an. Les opérations en cours de réhabilitation et détection des fuites vont permettre d’améliorer ce rendement. L’une des conséquences directes a été le tarissement en 1983 de la source de Sidi Yahya (utilisé pour l’irrigation). donnant un total 22.2. La structure actuelle du réseau permet d’augmenter significativement le nombre d’abonnés. Le rendement du réseau était en 2008 de 52%. Il s’agit notamment de la construction de réservoirs de stockage. Les objectifs actuels de la RADEEO sont l’amélioration du rendement. il y avait une augmentation des prélèvements de l’eau. Ces investissements ont permis d’améliorer la desserte en eau potable de la ville.

sont : 1. tout comme la multiplication des climatiseurs. La pluviométrie est insuffisante durant l'été.Retravailler les formes urbaines et les aspects architecturaux susceptibles de réduire l'ensoleillement. Les principales axes à mentionner dans cet indicateurs . Oujda se situe dans la limite sud-est d'une des grandes plaines. La pluviométrie moyenne annuelle : Elle est de 347. en particulier climatiques. pour favoriser la circulation urbaine et les plantations d'alignement . et jouant un rôle d'assainissement de l'air. et 9. L'amélioration 44 . Une 30 de jours brumeux constituent des jours de pollution atmosphérique plus importants. sauf pour les centrales thermo-électriques où ils dépassent 5 m/s entraînant un maximum de diffusion de pollution.2° pour la saison chaude.3.7 mm/mz. et se heurte immédiatement au sud aux remiers contreforts montagneux du massif de Jdara. . explique pour partie d'autres composantes.9 m/s. La plupart des pluies (45%) ont lieu le dernier trimestre. La vitesse moyenne du vent : Elle est jugée élevée. Les principales composantes du climat (sous indicateurs) : Climat continental modéré influencé par la mer. mais les hautes températures provoquent des périodes de sécheresse dans un environnement déjà aride. Cette situation particulière. qui la singularisent dans l'ensemble nord-oriental. les vastes plateaux du sud et le Sahara. sont favorables à l’agriculture (avec deux récoltes possibles) et aux loisirs. les Hauts Plateaux steppiques et le domaine montagneux. 2. Les mois chaud.1. avec une amplitude allant de –2° à 44°.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3.5° pour la saison froide. compactes. Un vent fort venant du sud balaie la ville l'été. végétation. 3. de limiter la vitesse et l'intensité des vents dominants à travers la ville… En particulier il met en exergue les formes architecturales traditionnelles. resserrées et les débords de façade et toiture réduisant l'exposition au soleil. La ville bénéficie d’un ensoleillement élevé prés de 3000 heurs en moyenne par an. difficulté pour les enfants malades. à la frontière entre deux grands types de milieux (plaine / montagne). La Température moyenne : Elle est de 23.3. d’avril à Novembre.Les déplacements automobiles ont en particulier un impact sur le réchauffement urbain.Les indicateurs relatifs au climat : La Région de l'Oriental est constituée de trois grandes unités : les plaines de la Basse Moulouya. .Les Objectifs fixée par le SDAU : Le SDAU (Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme) préconise : . à 3. et par ailleurs préconisant des voies larges. transportant une poussière importante. ce qui oblige à prévoir des retenues. et 39% lors du 1er trimestre.

Les températures moyennes : La ville d’Oujda jouit d’un climat méditerranéen avec un hiver doux et pluvieux et un été chaud.10 22. tandis que la saison sèche s'étend sur 4 mois (de Juin à Septembre) avec un minimum de précipitation observé durant les mois de Juillet et Août.3 26.00 2011 15.81 8. Celles maximales peuvent dépasser 40°C tandis que les températures minimales absolues s'abaissent parfois en dessous de 0°C.9 43. est illustré dans le tableau ci-après : Mois SEP OCT NOV DEC JAN FEV MAR AVR MAI JUIN JUIL AOU Valeur 16.3 12.42 12. de qualité de vie . de confort urbain.6 41.00 45 . d'Octobre à Mai.30 21. Le tableau suivant récapitule les températures moyennes annuelles pour la ville d’Oujda.40 32. et l’intervention des communes urbaines comme un cadre régulateur des affaires relatives à l’environnement écologique de la ville.75 8.31 16. La perception que peuvent avoir les habitants sur ces aspects de climatologie est susceptible de varier d'une époque à l'autre: selon la sensibilité aux questions de santé.9 44.8 4. Méthodes de calcul : 1.13 17. l'augmentation des arbres d'alignement et des espaces de jardins est susceptible de contribuer de façon très significative à la climatisation urbaine.26 16.16 26. Les précipitations sont irrégulières.2 28.1 Il en ressort que la saison humide à Oujda s'étend sur 8 mois.94 18. avec un maximum observé durant les mois de Mars et d'Avril.80 21.67 15.7 32.26 2009 2010 14. Des actions concrètes peuvent être envisagées pour agir sur la climatique urbaine. Les températures moyennes annuelles varient entre 15°C et 20°C. utilisée comme base de calcul des indicateurs climatiques : MOIS Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Decembre 29.03 11.70 28.25 30. du fait de l'émergence dans l'opinion publique des notions environnementales.91 15.33 18.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda du couvert végétal.2 34.50 14. 2.94 21.39 25.07 23.10 21.37 16.67 24.00 8. surtout que les habitants sont plus sensibles aujourd'hui sur ces questions. Calcul de la pluviométrie moyenne : Le régime intra-annuel de précipitations au niveau de la ville d'Oujda.07 15.94 30.3 32.1 2.

un camion s’en charge pour collecter les différents déchets . Cette nouvelle approche. L’ancienne décharge était une vraie menace à la nature et aux habitants. En 2002. Après l’appel d’offre lancé le choix s’est fait sur VEOLIA pour une durée de 7ans et par la mise en place d’un plan de collecte et de nettoiement contracté entre l’entreprise et la ville.1. Pour la première fois la commune urbaine d’Oujda décide de professionnaliser le secteur de la propreté en passant la gestion à une entreprise privée.3. Sa situation est le résultat du manque des moyens de savoir faire et de compétences. du transport et du traitement des déchets a été réservée à une agence suédoise qui en a fait l’étude de faisabilité. Le contrat avec VEOLIA est arrivé à sa fin en 2009. porte par porte dans des caissons et dans les marchés et autres lieux publiques de la ville.  La réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Sidi Yahya : La décharge de sidi yahya menaçait la santé publique par les gaz à effet de serre émis. La nouvelle décharge est mieux organiser et exploiter à l’aide de moyens moderne du traitement et de valorisation professionnalisés des déchets.4. du nettoiement. Les responsables jugent l’expérience de la gestion déléguée favorable et lancent un second appel d’offre. Actuellement la réhabilitation du site s’est concrétiser d’abord par un arrêt d’exploitation de la décharge de Sidi yahya et le choix d’un autres site plus loin de la population et des terres fertiles . en introduisant trois projets essentiels :  La collecte des déchets par ses différentes méthodes et stratégies : Concernant la collecte des ordures ménagères elle se fait quartier par quartier. le Lexiviat qui est le jus des ordures fermentées et qui se filtrait aux nappes d’eau sous terrains ce qui engendrait plusieurs maladies transmises à la population par les animaux sauvages (chats.  La création d’un centre d’enfouissement qui répond aux normes internationales qui régit le secteur afin d’éviter toute nuisance à la santé ou à l’environnement. la gestion déléguée est réellement appliquée au secteur.Indicateurs relatifs à l’assainissement solide : La gestion déléguée des services publics a été introduite et prise en charge par la ville d’Oujda pour la première fois en 1990. qui portait sur la gestion intégrée de la collecte. Le choix du meilleur 46 . chiens.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3. rats…) par l’eau et par le vent.

Le travail de l’entreprise a commencé effectivement en 2009. le poids des déchets collectés. Le contrôle est régit par un cahier de prestation spéciale (CPS) traduit par une convention qui prime les documents qui lient la société et la commune. Chaque jour un rapport est fait par l’entreprise. de collecte . Toute évaluation donne un résultat. En revanche. l’état du matériel utilisé. les parties du travail opte pour un système moins rigide. un est de contrôle général. qui peut être positif et donc concluant . les indicateurs que peut regrouper cette catégorie sont : 47 . Sur le terrain. Et Afin de mesurer la prestation de la société soumissionnaire « Sita El Beida ».Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda soumissionnaire offrant le service le plus performant tant au niveau technique que financier s’est porté sur Sita El-Beida. En ce sens. Pour concrétiser cela une cellule de contrôle a été constituée . le gasoil consommé et les pièces de rechange nécessaires aux réparations quotidiennes. Sita El Beida a renforcé le contrôle affecté par la commune. l’organe du contrôle détaillé fait une supervision technique et professionnelle du travail par une présence continue sur le terrain pour assister les employés. la commune impose l’instauration d’un nombre de procédures et de règles nouvelles pour optimiser le travail et garantir un rendement maximum. Elle est composée d’un groupe de techniciens et ingénieurs regroupés dans des groupes de travail régis par des chefs de groupes. En passant le contrat. le travail est réparti en deux organes. ainsi. L’organe du contrôle général. l’autre est de contrôle détaillé. A chaque groupe est affectée une zone spécifique. une personne continue sur le terrain pour assister les employés de l’entreprise de leur bon état technique pour assurer le bon déroulement du travail afin d’arriver au rendement maximum. On y mentionne les consignations. la pertinence et l’efficience de tout travail l’évaluation et le contrôle sont inévitable. les failles du travail. effectue une constatation visuelle et globale par des tours dans la ville pour dire si le travail est correct ou non. la commune urbaine a mis En place un système d’évaluation moderne et adapté aux contraintes du secteur. moins strict afin d’assurer des prestations dans les meilleures conditions et des réactions rapides en trouvant des solutions efficaces et sur place. Afin d’assurer la réussite. négatif et là l’entreprise se trouve obligée de justifier le manque. Ces informations sont nécessaires également à la tenue de la comptabilité faite par les deux parties du travail chacun de son coté. les dates et les heures d’entrées et de sorties des agents de nettoiement. Cependant.

Certains quartiers sont difficiles d'accès (voies non recouvertes ou chaussées étroites) . Ces déchets sont triés et les rebus constituent des points noirs pour la ville . Les points noirs sont traités régulièrement en coordination avec les services municipaux.La ville est divisée en 18 secteurs. Commentaires : La collecte se trouve face a certains problèmes qui sont :    Le manque de civisme de la population qui ne tient pas compte des horaires de passage pour déposer les déchets . Collecte de 110 000 tonnes de déchets pour une population de 450 000 habitants ce qui corresponde à un ratio de = (110 000 000 KG / 365 jr)/ (450 000 hab)= 0. En 2009. le nettoiement est effectué 7/7 jours. un appel d'offres a été lancé pour faire appel à un nouveau délégataire. 2.  L'absence d'éclairage public dans certains quartiers limite la collecte de nuit qui est moins gênante.   Les objectifs : Récolter l’ensemble des déchets pouvant être soit valorisés soit recyclés .67 kg/hab/jour. Réduire les flux de collecte d’ordures ménagères et notamment celles sur les zones où la production de déchets de commerces et de bureaux y est importante . Il couvre une superficie totale de 133 hectares dont 40 hectares seront utilisés pour l'emplacement des 16 casiers prévus pour une 48 . La collecte des déchets effectuée par les récupérateurs équipés de charrettes avant le passage des camions. La décharge contrôlée :  Un projet du nouveau centre de traitement et de valorisation des déchets est situé à environ de 10km au sud de Oujda en zone rural.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 1. la collecte est assurée 7 jours/semaine. Collecte des déchets : La collecte est déléguée à un prestataire privé depuis le 1er août 2002. Ces difficultés de collecte laissent encore de nombreux points noirs au sein de la ville notamment sur les berges de l'oued Isly.

Chaque casier ou cellule énergétique est prévue pour la réception  Cette décharge a été conçue selon le respect des normes de protection de l'environnement à savoir : la production de méthane à effet de serre sera utilisé pour la production énergétique (électricité).  Création de nombreux emplois dans le cadre de la gestion et de l’exploitation de la décharge (10 emplois dont 6 de personnel qualifié) ainsi que dans la valorisation de biogaz (4emplois dont 2 qualifié) . Commentaire : 49 . le site choisi présente des avantages importants en matière de protection des eaux souterraines de la nappe par la présence d'une couche de marne dans le site la décharge allant jusqu'à 130 mètres de profondeur et constituant une barrière naturelle à l'infiltration des lixiviats - Objectifs :     Réduire les déchets ainsi que leur élimination contrôlée et non polluante . - Quelques chiffres clés (Bases de calcul de l’indicateur) :   Traitement de plus de 90 000 tonnes de déchets solides pour un prix de 85dh par tonne . Valoriser le « gisement de biogaz » . Accélérer la minéralisation des déchets et diminuer leur pouvoir polluant. Ce montant contribuera à la couverture des frais de gestion de la décharge . Le produit est vendu à l'Office national d'électricité (ONE) pour procurer une recette de 500 millions de centimes par an. Produire l’électricité à l’aide d’un ou plusieurs groupes moteurs générateurs à biogaz .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda durée de fonctionnement de 20 ans et d'un bassin de lixiviat.  la valorisation du méthane permet d'alimenter en électricité l'équivalent de la consommation de 40 000 habitants.

en partenariat avec la Commune urbaine d’Oujda. métaux.. Initiative louable. quand on sait que la poubelle locale est constituée.  Créer un espace vert sur une superficie totale de 30 hectares en rassemblant d’abord tous les déchets sur un monticule d’environ 8 ha. constitue. Mais le consommateur Oujdi est-il prêt. Réhabilitation de l'ancienne décharge de Sidi Yahya : La décharge de Sidi Yahya constituait un problème majeur pour l'environnement et la santé des habitants.Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Le lancement de cette première expérience réussite de décharge contrôlée a Oujda.  Aménager un bassin pour réceptionner les eaux des lessivas estimées à 7 ou 8 mètres cubes. de déchets organiques ? Mais pourvu que ça prenne ! 3. Et doter les sites pilotes d’un kit constitué de quatre conteneurs de couleurs différentes où les habitants déposeront les déchets qu’ils auront triés au préalable (verre. 50 . et le généraliser à l’ensemble de la commune. Les 22 ha restants seront dégagés et l’oued Sidi Yahya nettoyé.). déchets ménagers. Ce projet a était par l’Agence suédoise de développement. en majeure partie.. rééquilibré et reboisé afin de constituer une coulée verte allant de la décharge jusqu’à l’oasis de Sidi Yahya . A noter que le méthane est 21 fois plus nocif que le dioxyde de carbone . Cette surface sera par la suite couverte de terres végétales et de plantes adaptées. voire en Afrique compte tenu de sa taille (10 hectares) - Objectifs : Le programme de réhabilitation est conçu de manière à :   Prévenir et à supprimer les problèmes de nuisances. La mise en œuvre de la nouvelle décharge en 2005 a permis de démarrer les travaux de réhabilitation de ce site. Réduire le taux de pollution grâce à l’introduction d’un processus qui permettra l’utilisation de filtres dioxydants pour transformer le méthane en dioxyde de carbone. de pollutions et de risques engendrés par la décharge.une première au Maroc. Il est temps de passer au tri sélectif des ordures.

avec la pérennité de l'écoulement des eaux de ses sources. Un grand moussem s'y tient chaque année réunissant les tribus de la région. cet important site attire un nombre grandissant de visiteurs. ses arbres reliques et géants. actuellement est en cours d'intégration dans l'espace urbain de la ville d'Oujda. profitant à la fois d'un cadre naturel agréable et du panorama sur la ville d'Oujda. à éliminer tous les risques de nuisances et de pollutions et à préparer ce site à recevoir un futur grand parc récréatif. Commentaire : Après ce projet de réhabilitation. Sidi Yahya. elle garde toujours son aspect original. De par sa couverture forestière et son patrimoine historique. 51 . ses palmiers et ses lauriers verdoyants. la ville d'Oujda a le mérite d'être une des premières villes marocaines à réhabiliter complètement une décharge de cette taille (plus de 40 hectares).Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda Grâce à ce projet.

Conception de tableau de bord synthétique : 52 .Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda 3.2.

Ecole Nationale de Commerce et de Gestion-Oujda CONCLUSION 53 .

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