Daniel Muller

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Introduction À la finance de marché

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SOMMAIRE

LA BOURSE DE PARIS 1. 2. 3. 4. DES MEUNIERS AUX CAPITALISTES UN PALAIS DE LA FINANCE LES MARCHES FINANCIERS LES ETABLISSEMENTS FINANCIERS

6 6 7 8 9 10 10 11 12 13 14 15 15 16 17 18 19 20 20 21 22 24 27 29 29 30 31 31 31 33 33 33 33 33 34 3|Page

LES MARCHES DE LA BOURSE DE PARIS 1. 2. 3. 4. 5. LE PREMIER MARCHE LE SECOND MARCHE LE NOUVEAU MARCHE LE MARCHE DES DERIVES LE MARCHE LIBRE

LES VALEURS MOBILIERES 1. LES ACTIONS 2. LES OBLIGATIONS 3. LES TITRES DE CREANCE NEGOCIABLES 4. LES OPERATIONS SUR TITRES LES INTERVENANTS L’ASSET MANAGEMENT 1. L’ASSET MANAGER 2. POLITIQUES D’INVESTISSEMENT 3. LA GESTION COLLECTIVE 4. CATEGORIES D’OPCVM 5. GESTION SOUS MANDAT 6. EN PRATIQUE PRESENTATION SUCCINCTE INFORMATIONS CONCERNANT LES PLACEMENTS ET LA GESTION PROFIL DE RISQUE PROFIL DE L'INVESTISSEUR TYPE FRAIS ET COMMISSIONS REGIME FISCAL DATE DE CLOTURE DE L’EXERCICE AFFECTATION DU RESULTAT DATE ET PERIODICITE DE CALCUL DE LA VALEUR LIQUIDATIVE LIEU ET MODALITES DE PUBLICATION OU DE COMMUNICATION DE LA VALEUR LIQUIDATIVE DEVISE DE LIBELLE DES PARTS OU ACTIONS

9. 4. L’ENTREPRISE LE DIVIDENDE. 6. QUELQUES GENERALITES DU TITRE AU PORTEUR A EUROCLEAR AVANTAGES ET INCONVENIENTS CONTRAT D’EMISSION DESCRIPTION D’UNE OBLIGATION ENTRONS DANS LE VIF DU SUJET A TITRE D’EXEMPLE EVALUATION D’UNE OBLIGATION LES INTERETS. 6. 7. 2. VERITABLE ATTRAIT DE L’OBLIGATION LES PRODUITS DERIVES 1. 5. LA BOURSE EUROPEENNE 1. 4. SOCIETE PAR ACTIONS PREMIERS PAS EN BOURSE ESTIMATION D’UNE ACTION ORDRES DE BOURSE HAUT ET BAS D’UNE ACTION LES BENEFICES DERRIERE L’ACTION. 5. 2. 2. 5. 5. 3. 8. ATOSEURONEXT MARKET SOLUTIONS GL TRADE UN PEU DE PROMOTION UNE NOUVELLE ORGANISATION UNE NOUVELLE SEGMENTATION DES NOUVEAUX MARCHES UNE CHAMBRE DE COMPENSATION UNIQUE EN RESUME 34 35 36 36 37 38 39 41 43 44 45 46 46 48 49 50 51 52 53 55 57 57 59 60 61 62 63 64 65 67 69 69 71 72 76 77 L’ACTION 1. 6. LES ASSET MANAGERS EN FRANCE EURONEXT. 3. 7. 8. REVENU DE L’ACTIONNAIRE L’OBLIGATION 1. 2. 4. 8. 3.Daniel Muller DATE DE CREATION 7. SWAP FUTURE OPTIONS NOTION DE RISQUE OPERATION DE COUVERTURE 4|Page . 4. 3. 7.

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chacune d’elle étant représentée par un titre notarié. Si cet exemple montre que l’on peut s’enrichir grâce à des éléments immatériels tels que ces titres. quittent celles des meuniers pour atterrir dans celles des riches commerçants. 1. Petit à petit. Le concept d’actionnariat ne prend réellement son envol qu’au XXème siècle avec la construction d’une place dédiée à cette activité : le Palais Brongniart à Paris. Ils la divisent en parts ou « uchaux ». lorsque des hommes se sont unis dans une entreprise commune et se sont partagés les parts.Daniel Muller La Bourse de Paris L’idée d’échanger des produits financiers est née en France en 1250. des meuniers se constituent en une entreprise : La Société des Moulins du Bazacle. DES MEUNIERS AUX CAPITALISTES Afin de réunir les fonds nécessaires à la construction de barrages sur la Garonne et les garnir de moulins fixes. ces parts changent de mains. une valeur qui atteint de telles sommes qu’elles attirent la convoitise des bourgeois toulousains. 6|Page . les risques liés à cette activité sont tels que les français restent frileux quant à se lancer plus en avant. Le capitalisme est né. La valeur de ces titres évolue au gré des rendements fournis par les moulins.

se multiplient. La frénésie de leurs échanges fait naître la fameuse image d’Epinal des agents qui communiquent à gorge déployé leur position sur les titres : « J’ai !» ou « Je prends !» au centre de la corbeille. les agents de change se disputent alors plus d’un millier de titres nationaux. A cette époque. En 1867. Au milieu du XXème siècle.Daniel Muller 2. l’architecte Brongniart inaugure un palais uniquement dévoué à l’activité financière qui portera son nom. la Banque de France devient l’unique émettrice de la monnaie nationale et les agents de change obtiennent enfin un statut officiel. la modernisation du statut de la société anonyme qui supprime notamment l’ingérence de l’Etat est à l’origine du premier grand essor de la Bourse. Les industries d’énergie et les chemins de fer se lancent dans l’aventure au bénéfice des banques et des assurances qui. Ainsi. elles aussi. seules les entreprises publiques ou autorisées par l’Etat peuvent être sujettes à la négociation. UN PALAIS DE LA FINANCE Il faut attendre le début du XIXème siècle pour assister à la naissance d’une véritable économie organisée. La Bourse de Paris est née et un bâtiment lui est consacré: en 1827. 7|Page .

LES MARCHES FINANCIERS A partir de 1986 s’amorce une véritable révolution : la Bourse devient le centre d’un réseau informatique de premier ordre et la salle de la corbeille n’est bientôt plus qu’un lieu historique où s’organisent désormais réunions et conférences. Les premières sont issues du découpage du capital social d’une entreprise privée. Ces mouvements de capitaux et de titres s’opèrent dans des cadres précis : les marchés financiers.Daniel Muller 3.  D’un autre. Là. les secondes correspondent à des emprunts émis à long terme. C’est ici que les entreprises mettent à disposition des investisseurs leurs nouvelles actions. généralement par l’Etat lui-même. 8|Page . Les valeurs qui suscitent la majorité des transactions sont les actions et les obligations. Deux marchés distincts se répartissent les rôles :  D’un côté. le marché secondaire ou marché des échanges de titres. La Bourse s’est prêtée à de nombreuses évolutions tant structurelles que techniques mais son rôle initial est toujours d’offrir un espace réglementé où entreprises. notamment lorsqu’elles entrent pour la première fois en bourse ou lorsqu’elles procèdent à une augmentation de leur capital. investisseurs et Etat s’échangent des valeurs mobilières. les investisseurs peuvent revendre leurs titres ou les échanger dans les meilleures conditions possibles. le marché primaire ou marché des émissions de titres.

Daniel Muller 4. soit à un négociateur.  Conservateur : Cette fonction est dévolue à l’établissement responsable de la gestion des comptes titres de ses clients. ni recevoir des espèces ou des titres. soit à un autre collecteur d’ordres. LES ETABLISSEMENTS FINANCIERS Au sein de la Bourse. Ses principales attributions résident dans la bonne tenue des titres choisis en accord avec le client et les éditions des imprimés (relevés de portefeuilles. Son principal intérêt réside dans l’utilisation de technologies avancées pour transmettre les ordres émis pour les établissements teneurs de compte. 9|Page .  Compensateur : Cette fonction est assignée aux établissements qui prennent en charge les opérations de règlement et de livraison des ordres émis par les négociateurs via Clearnet S. imprimés fiscaux etc. Ils ont l’autorisation de l’AMF pour organiser ces collectes et ouvrir des comptes aux noms de leurs clients.  Teneur de compte : Il s’agit d’un établissement habilité à héberger des fonds déposés par les clients.  Collecteur d’ordres : Ce métier désigne les établissements chargés de réunir les ordres provenant d’investisseurs pour les acheminer vers les négociateurs.A. afin de satisfaire acheteurs et vendeurs dans les délais réglementaires.). Il ne peut ni ouvrir de comptes pour ses clients. on y trouve des entreprises privées ou issues de l’Etat qui mettent en jeu leurs titres mais aussi des intermédiaires qui opèrent dans l’un des métiers suivants :  Négociateur : Il s’agit du rôle attribué à un établissement de crédit ou à une société d’investissement qui a reçu l’agrément de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) pour exécuter des ordres d’achats ou de ventes. Il est garant des sommes en dépôt et peut envoyer des ordres de virement vers un transmetteur d’ordres.  Transmetteur d’ordres : Ce rôle est attribué à une société de prestations qui a pour fonction de transmettre des ordres.

Daniel Muller Les marchés de la Bourse de Paris Jusqu’à la création de l’Eurolist en 2005. ces deux indices offrant. mais aussi celles du SBF 120. la Bourse de Paris s’est articulée autour des marchés suivants :      Le premier marché. non seulement la vitrine de la Bourse Parisienne. 90% des transactions. le premier marché représentait 353 entreprises françaises et étrangères et brassait plus de 100 milliards d’euros de capitaux. A défaut. Le second marché. selon leur évolution. Le nouveau marché. s’effectuent au sein de ce marché. responsable de l’admission des sociétés au sein de la Bourse. LE PREMIER MARCHE On considère que le premier marché est. Le marché libre 1. demande aux entreprises qui souhaitent pénétrer ce marché un capital boursier d’un milliard d’euros pour le moins et d’ouvrir au moins 25% de ses actions au public. 10 | P a g e . mais aussi le reflet de la santé économique du pays. Les marchés dérivés. une vision réaliste de l’économie nationale. Euronext Paris. Y figurent non seulement les entreprises du CAC 40. une entreprise qui n’a pas le capital suffisant doit apporter un minimum de 600 000 titres disponibles au public pour obtenir une dérogation. tous secteurs confondus. Avant le regroupement dans un marché réglementaire unique.

A l’instar du premier marché. toutes les transactions s’effectuent au comptant. Après trois années d’activités boursières. LE SECOND MARCHE Les moyennes entreprises ont pu accéder à la Bourse grâce à l’instauration du second marché en 1983. 11 | P a g e . une entreprise du second marché peut prétendre à son transfert à la cotation officielle. Les conditions à réunir sont d’émettre au moins 10% du capital social au public et de présenter un historique de comptes de plus de deux ans. celle du premier marché.Daniel Muller 2.

aussi ce marché intéresse peu les petits porteurs qui préfèrent miser sur les sociétés historiques du CAC40. 12 | P a g e . Cette union offre également une solide alternative à son concurrent américain. du multimédia ou encore de la télécommunication (Internet. le Nasdaq. téléphonie mobile etc. d’Allemagne et des Pays-Bas pour former le réseau EURO-NM dans le but. mais aussi d’uniformiser les règles d’admission et d’offrir aux entreprises côtés une indépendance vis-à-vis de leur pays d’origine. soutenues notamment par des grandes entreprises européennes désireuses d’investir sur des produits d’avenir. Les acteurs de l’informatique. Les enjeux sur de tels marchés sont élevés. EURO-NM s’efface au profit d’Euronext-Alternext. En 2005. non seulement de diminuer le coût des transactions.) ont pu entrer dans le grand bal des cotations. à la hauteur des gains possibles. la Bourse a créé en 1996 le nouveau marché. LE NOUVEAU MARCHE Avec la montée en puissance des start-up liées à la haute technologie et le besoin de celles-ci de se trouver des sources de financement rapides.Daniel Muller 3. Le nouveau marché s’est allié à ses homologues d’Italie.

BNP-Paribas.Daniel Muller 4. un prix fixé à l’avance et l’échéance du contrat. Les transactions menées au sein du marché des dérivés portent principalement sur les produits suivants :  Les warrants : Un warrant est un droit qu’acquiert un investisseur sur une valeur mobilière que ce soit pour l’achat ou pour la vente et ce durant une période déterminée. LE MARCHE DES DERIVES Ce marché. céréale etc. La particularité de ce marché est de permettre aux intervenants de spéculer non sur des actifs financiers tels que des actions ou des obligations mais sur l’évolution de ces produits. qu’il soit conjoncturel (défaut de paiement. On peut également parier sur les variations d’un flux financier lié à un événement. par exemple. Ils offrent des garanties aux contrats passés entre vendeurs et acheteurs et couvrent chacune des parties contre les différents types de risques financiers. l’investisseur peut parier sur une hausse ou sur une baisse de l’action et non sur l’action elle-même. la quantité de produits concernés. Ainsi.  Le MONEP (Marché des Options Négociables de Paris) : Ce marché s’intéresse particulièrement aux échanges d’options d’achat et de ventes de produits sousjacents. se consacre aux transactions sur les produits dérivés. fusion etc.). Les contrats portent généralement sur des valeurs mobilières ou des indices.. c’est-à-dire il définit la durée de l’opération. 13 | P a g e . Le contrat lié à une option est basé sur le prix du produit à un instant précis et pour une durée déterminée à l’avance. les warrants sont le fruit d’établissement financiers tels que la Citibank. Les transactions peuvent ainsi porter sur un la variation d’une action cotée mais aussi sur la fluctuation d’un indice (généralement le CAC40) ou encore sur l’évolution du prix d’une matière première (pétrole. comme son nom l’indique.  Le MATIF (Marché à Terme International de France) : Ce marché a été lancé en 1986 et gère le secteur des contrats à terme portant principalement sur les taux d’intérêts. Le MONEP a été créé en 1987 par Euronext Paris qui en assure la gestion. Alors que les actions sont émises directement par les entreprises.) ou naturel (catastrophe climatique). Une opération à terme que l’on appelle également contrat futur définit mes conditions pour lesquelles l’investisseur souhaite vendre ou acheter un produit sous-jacent. limitant ainsi ses pertes en cas de mauvaise spéculation. les indices ou les valeurs des matières premières. or. C’est d’ailleurs la Citibank qui a imaginé cet instrument pour permettre aux investisseurs de jouer sur les variations de la Bourse en ajoutant une plus-value au produit et en augmentant temporairement le nombre de titres en circulation. la Société Générale ou encore le Crédit Lyonnais.

14 | P a g e .Daniel Muller 5. Aucune règle d’admission ne règlemente l’accès à ce marché et les sociétés qui veulent y figurer n’ont aucune obligation de transparence sur l’historique de leurs comptes. ni sur le second. ni sur le nouveau marché. Euronext se garde cependant le droit d’interrompre une négociation si elle la juge contraire à l’éthique du Marché de Paris. Euronext Paris a instauré le marché libre en 1996. Les transactions s’opèrent au comptant dès l’exécution de l’ordre d’achat ou de vente. LE MARCHE LIBRE Pour les entreprises qui ne peuvent ni entrer sur le premier marché.

LES ACTIONS Une action est une part du capital que l’entreprise met à disposition du marché. En règle générale. Le titre est. Le cours de l’action ne dépend pas seulement de la bonne santé de l’entreprise mais est aussi tributaire d’événements subjectifs comme le choix que font les dirigeants pour assurer sa pérennité. Le but de l’entreprise lorsqu’elle met en vente des actions est d’obtenir rapidement des liquidités. peut aussi avoir une influence négative sur la valeur de l’action. l’investisseur devient copropriétaire de l’entreprise et a donc autorité sur sa gestion. les valeurs mobilières constituent un ensemble de titres issus d’un émetteur clairement identifié et offrant des droits identiques à tous les détenteurs. simples particuliers ou banques d’investissements. En achetant des actions. En cas de difficulté. dans ce cas. négociable. les obligations ou les titres de créance négociables. 1. ce qui entraine une chute de la valeur des actions en circulation. Lorsqu’elle est bénéficiaire. Les actionnaires ont donc tout intérêt à veiller à la bonne gestion de l’entreprise et de faciliter son développement. La situation économique du pays qui l’héberge. l’entreprise puise dans son capital. si celle-ci est délicate. la confiance que les actionnaires lui portent ou encore le secteur économique dont elle dépend. son capital augmente et permet à ses actions d’avoir une valeur plus importante.Daniel Muller Les valeurs mobilières La principale activité de la Bourse réside dans la gestion des transactions liées aux valeurs mobilières que sont les actions. interchangeable et permet au titulaire anonyme ou non d’avoir une part dans l’actif de l’entreprise. 15 | P a g e .

L’immobilisation du capital constitué jusqu’à échéance et un taux d’intérêt attractif sont les deux arguments en faveur de ce produit. C’est la rémunération que l’émetteur verse au souscripteur tout au long de la durée de vie de l’obligation. A sa maturité. le capital et les taux d’intérêts sont alors transmis à des bénéficiaires que le souscripteur aura désignés par avance 2 OPCVM : Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières. L’entreprise doit alors définir un prix d’émission. Les transactions se fond généralement de gré à gré entre banques d’investissement. la valeur de l’intérêt quelle compte payer au souscripteur ainsi qu’un prix de remboursement. Ceux-ci portent également leur confiance vers des entreprises connues et solides telles que celles présentes dans le CAC40. L’objectif pour le souscripteur est de se constituer un capital en versant des sommes régulières sur une longue durée. LES OBLIGATIONS Un autre moyen pour une entreprise d’obtenir des liquidités est de souscrire un emprunt sur le marché financier. Toutes ces conditions sont réunies dans un document que l’on appelle obligation.Daniel Muller 2. 16 | P a g e . Les particuliers peuvent accéder aux obligations en 1 2 souscrivant à une assurance vie ou un OPCVM . 1 Assurance vie : Contrat établi généralement entre une société d’assurance et un particulier. Le taux d’intérêt nominal appelé également coupon peut être fixe ou variable selon les termes définis par l’obligation. c'est-à-dire à la date d’échéance du contrat. l’émetteur rembourse au porteur la totalité du prix de l’obligation accompagné parfois d’une prime de remboursement. Elle va émettre des titres de créance remboursables à une échéance donnée. Si le souscripteur décède en cours de contrat. Ce type d’organisme propose aux souscripteurs d’acheter des titres particuliers (FCP ou SICAV) qui sont partagés entre les épargnants. L’Etat est l’émetteur d’obligations le plus apprécié car les investisseurs sont certains d’être remboursés à la date d’échéance.

les billets de trésorerie sont en majorité émis par les sociétés d’assurance et de crédit ainsi que quelques entreprises privées. Les billets de trésorerie : Ces titres sont émis par les entreprises pour une durée de 1 jour à 1 année et avec une valeur minimale de 150 000 €. Vivendi ou encore Orange. Il existe quatre grandes catégories de TCN : Les certificats de dépôt : Emis par une banque. A l’instar des obligations. que l’on appelle aussi BTAN. telles que LVMH. LES TITRES DE CREANCE NEGOCIABLES Les TCN sont des valeurs mobilières que l’on peut aussi échanger sur le Marché Parisien. ils étaient proposés aux sociétés ayant besoin de financement à court terme. 17 | P a g e . La Banque de France doit donner son aval avant tout émission d’un tel titre. Les bons du trésor à taux fixe et à intérêts précomptés : Appelés également BTF. ils représentent une créance pour une durée déterminée. A l’origine. ces titres sont émis pour une durée moyenne d’une année au plus par le Trésor Public. sont émis par le Trésor Public et la durée de leur émission peut s’échelonner de 1 à 6 ans. Les bons du trésor à taux fixe et à intérêts annuel : Ces titres. Aujourd’hui. le montant nominal élevé (150 000 €) du titre le destine aux professionnels et la durée de vie peut varier de 10 jours à 7 ans. Ces titres sont émis principalement par des institutions financières ou par l’Etat lui-même dans le cadre d’un prêt souscrit auprès des particuliers (via des intermédiaires) ou d’entreprises.Daniel Muller 3.

18 | P a g e . Les opérations sur titres (ou Corporate Actions en anglais) les plus courants paiements de dividende. les souscriptions ou encore les OPA ou ou les OPE … concernent les L’organigramme ci-dessous situe le service chargé de ces opérations souvent complexes au sein d’un grand groupe tel que la Société Générale. Ces événements sont centralisés dans un service spécialisé afin d’être traités par des spécialistes disposant des outils informatiques adéquats. LES OPERATIONS SUR TITRES Un titre émis sur le marché boursier est le fruit de nombreuses opérations. qu’il s’agisse d’actions sur le titre lui-même ou d’événements sur son émetteur.Daniel Muller 4.

Daniel Muller LES INTERVENANTS Différents professionnels peuvent intervenir sur la vie d’un titre. Les principaux acteurs sont les suivants : L’émetteur Le porteur Le diffuseur d’informations financières L’intermédiaire financier Le teneur de compte conservateur 19 | P a g e .

zone géographique (actions française. Puis. 1. objectifs d’évolution … - 20 | P a g e . Ce type de gestion se destine à deux activités distinctes : La gestion collective : Un organisme de placement collectif en valeur mobilières (OPCVM) offre l’opportunité à un particulier d’investir dans des portefeuilles d’actions et d’obligations diversifiées sous les conseils de professionnels. européennes ou internationales). Cet organisme achète des actions et des obligations en respectant une classification ordonnée par l’AMF. les obligations ou encore les fonds aussi risqués que sont les hedge funds. à l’image d’une entreprise cotée en Bourse. La gestion sous mandat : Ici. Ce contrat définit le périmètre d’intervention du professionnel : risques consentis. le client établit un contrat avec l’Asset Manager sans autre intermédiaire. elle va se vendre auprès de sa clientèle en découpant les sommes investies en parts. L’ASSET MANAGER L’Asset Manager est en fait une filiale d’une banque ou d’une société d’assurance à qui un particulier peut déléguer la gestion d’actifs financiers. puisque l’Asset Manager gère des produits les plus courants que sont les actions.Daniel Muller L’Asset Management L’Asset Management ou gestion d’actifs financiers est un des secteurs de la finance de marchés les plus dynamiques. C’est ce que l’on appelle la gestion de compte pour un tiers.

- Gestion alternative La gestion alternative offre à une catégorie d’investisseurs la possibilité de miser plusieurs milliers 4 d’Euros dans des produits financiers à haut rendement que sont les private equity et les fonds 5 spéculatifs en acceptant le niveau de risque associé. le gérant porte une attention particulière à l’évolution des risques liés à ces produits potentiellement volatiles. comme c’est le cas pour une augmentation de capital dans le cadre d’une entreprise cotée. En résumé. - Gestion de portefeuille en produits de taux Pour des questions de sécurité dans ses placements. 4 Private equity : Titre financier émis par une entreprise non cotée en bourse. La gestion conseillée où il intervient en tant que conseil. - Gestion de portefeuille en actions En investissant dans des actions. Une société peut obtenir des fonds de deux manières : par son capital ou par sa dette. est décisionnaire des choix effectués sur son portefeuille. 3 Obligation Corporate ou Obligation d’entreprise : Obligation émise par une entreprise auprès d’un investisseur afin d’obtenir rapidement des fonds. Le client. Le private équity est ainsi le moyen d’investir dans des entreprises qui ne sont pas présentes sur le marché boursier. Sa priorité est alors de suivre l’évolution des taux d’intérêts ou encore des notations financières que les agences spécialisées (ex : Moody’s. a également la contrainte de suivre scrupuleusement les orientations que ce dernier lui donne.Daniel Muller 2. Le private équity est ainsi le moyen d’investir dans des entreprises qui ne sont pas présentes sur le marché boursier. On oppose cette obligation aux obligations d’état. 21 | P a g e . s’il a délégation sur le portefeuille du client. Une société peut obtenir des fonds de deux manières : par son capital ou par sa dette. Standard & Poors) pratiquent sur les 3 obligations corporate . Le gérant emprunte l’une des trois méthodes de gestion suivantes :    La gestion sous mandat où le client lui délègue entièrement la gestion de son portefeuille. le gérant choisit d’investir dans des produits obligataires. 5 Fonds spéculatifs ou Hedges Funds : Titre financier émis par une entreprise non cotée en bourse. le gérant offre des clients privilégiés l’opportunité de sortie du marché boursier et ainsi d’investir outre dans les actifs privés ou les hedge fund mais également dans l’immobilier ou les œuvres d’art. La gestion pilotée où le gérant. POLITIQUES D’INVESTISSEMENT Il existe plusieurs méthodes de gestions de portefeuilles d’actifs selon les règles que s’impose le gérant. - Gestion de portefeuille en produits diversifiés Le gérant cherche à optimiser au mieux les sommes allouées par le client en investissant sur des produits dérivés ou d’autres types d’actifs comme les matières premières ou encore l’immobilier. basées généralement sur le couple risque/rendement. lui.

celles qui concernent un FCP sont plus souples. d’un autre le dépositaire qui a la charge de contrôler la gestion des fonds investis. des obligations et des titres de créances négociables. en majorité des actions. Les clients sont des actionnaires.  La négociation des SICAV ne se fait qu’une fois par jour. 22 | P a g e . Alors que les SICAV doivent respecter des règles strictes. une SICAV prend la forme d’une personnalité morale disposant d’un conseil d’administration. on trouve d’un côté le promoteur. l’OPCVM peut proposer des SICAV à compartiments. LA GESTION COLLECTIVE Dans le cadre de la gestion collective. Dans une SICAV. bénéficiant d’un droit de vote à l’assemblée générale. - Ou d’un Fonds Commun de Placement (FCP) : A la différence d’une SICAV. soit l’établissement financier qui est à l’origine de sa création. Ainsi les propriétaires d’un FCP n’ont aucune obligation quant à la publication des résultats et les mises initiales à investir peuvent être plus faibles. L’intérêt pour un client de devenir client d’une SICAV est de pouvoir minimiser les risques en investissant dans un portefeuille constitué d’actifs divers.Daniel Muller 3. La baisse de l’un de ces actifs sera donc compensée par la stabilité ou la hausse des autres. Un FCP ne dispose pas de personne moral : Chaque investisseur est copropriétaire du FCP à hauteur du nombre de parts qu’il possède. l’Asset Manager opère au sein d’une entité juridique : l’Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières ou OPCVM. Au sein d’une même SICAV. Dans cet objectif de réduction des risques pour le client. un compartiment sera fourni en actions étrangères dont les cours sont en hausse et des obligations de nature moins audacieuses. Juridiquement. Il est à noter qu’une SICAV présente certains inconvénients que le client devra prendre en compte :  Le client doit honorer des droits de souscription et des frais de gestion. Un OPCVM peut prendre la forme : D’une Société d’Investissement à Capital Variable (SICAV) : L’objectif d’une SICAV est de partager tant les bénéfices que les risques d’un portefeuille de valeurs mobilières.

les FCP sont des placements plus risqués que les SICAV. à l’image des Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) par exemple.Daniel Muller En règle générale. certains se fondant même sur des titres financiers non côtés. 23 | P a g e .

Si l’investisseur a l’assurance de récupérer sa mise.Daniel Muller 4. Ce sont les OPCVM de distribution. plus rarement jusqu’à 1 an et sont peu sensible à l’évolution des taux d’intérêts. Un OPCVM monétaire suit l’évolution des taux d’intérêts à court terme avec des rendements analogues. Selon le pays d’origine. Les intérêts ainsi acquis durant cette année s’ajoutent à la valeur de la part. supérieurs aux intérêts initiaux. le rendement de tels titres est plutôt faible. La majorité du fonds est investi en obligations. il s’agit d’obligations à haut rendement émises par des entreprises ne bénéficiant pas d’une bonne notation. le risque sera fonction de la qualité de l’émetteur : les emprunts d’états seront considérés comme sûrs alors que les obligations issues 6 d’entreprises en difficultés ou « Junk Bonds » n’offriront pas les mêmes garanties. Le rendement évolue selon le taux quotidien du pays et selon la devise utilisée. ce sont ainsi des plus-values que l’investisseur va toucher. l’investisseur peut bénéficier de cette plus-value supplémentaire lorsqu’il décide de revendre ses parts. Certains OPCVM proposent de réinvestir les intérêts acquis pour augmenter la valeur de la part du fonds. Par conséquence. Les principales catégories d’OPCVM sont : Les fonds monétaires On parle d’une SICAV ou d’un FCP monétaire lorsque le portefeuille est constitué de titres dont la durée de vie est courte. une SICAV monétaire peut atteindre un taux avant impôts de 3. la valeur de la part de cet OPCVM sera diminuée d’une partie de ces intérêts versés. 24 | P a g e . D’autres OPVM proposent de ne distribuer les intérêts qu’une seule fois par an. une fois les coupons distribués. - Les fonds « obligataires » Ces fonds permettent d’effectuer un placement avec un risque maitrisé pour moyen ou un long terme. CATEGORIES D’OPCVM Pour attirer la clientèle la plus large possible. A la revente de ses parts. du simple particulier possédant une capacité d’épargne limité à l’investisseur fortuné prêt à prendre des risques pour de gros gains. elles offrent une rémunération supérieure aux intérêts d’obligations classiques tels que les emprunts d’état en contrepartie d’un risque élevé. En contrepartie. D’une durée de 5 à 10 ans.17%. les Asset Managers ont mis en place différentes gammes d’OPCVM. Ainsi. l’AMF distingue les fonds obligataires suivants :  Obligations et autres titres de créances libellés en euros  Obligations et autres titres de créances internationaux 6 Junk Bonds : Egalement nommés “High Yield Bonds”. L’AMF distingue deux fonds monétaires :  Les fonds monétaires Euro  Les fonds monétaires à vocation internationale En résumé. On parle ici d’OPCVM de capitalisation. les fonds monétaires offrent l’opportunité de placer sans risques d sur un court terme. de quelques jours à 3 mois. Sur une année.

- Les FCPR (Fonds de Placement à Risque) Cet OPCVM offre l’opportunité d’investir dans des entreprises non cotées ou dans des sociétés à responsabilités limitées. en contrepartie. la société de gestion dispose de deux années pour investir dans les sociétés innovantes. Contrairement à un FCP classique.  Une gestion passive où la stratégie consiste à investir dans les actifs présents dans un indice fixé (Dow Jones.Daniel Muller - Les fonds « actions » Ces fonds correspondent à un placement Long Terme avec un risque important en capital. verse à ses salariés un intéressement en plus des placements consentis. la société de gestion ne propose qu’un nouveau fonds par an. L’entreprise investit cette épargne dans un PEE (Plan Epargne Entreprise) et. - Les OCPI (Organisme de Placement Collectif en Immobilier) Cet OPCVM se destine à faire un appel public à l’épargne avec pour objectif unique l’achat. L’AMF distingue les fonds « actions » suivants :  Actions françaises  Actions des pays de la zone Euro  Action des pays de la Communauté Européenne  Actions internationales - Les fonds diversifiés Ces fonds offrent la possibilité d’investir à la fois en actions. à hauteur de 60% au minimum. A l’image des FCPR. il n’est plus possible de lancer des opérations de souscriptions ou de rachats. en obligations ou en capitaux sur un Moyen ou Long Terme en se basant sur des modes de gestions distincts :  Une gestion active où le gérant a la possibilité de choisir les titres en fonction du profil de l’OPCVM. à hauteur de 40% au minimum. Le seul moyen d’acquérir des parts d’un FCPR est de se porter acquéreur lorsqu’un investisseur décide de céder ses parts. Généralement. - Les FCPE (Fonds Communs de Placement en Entreprise) Cet OPCVM est réservé aux salariés d’une entreprise qui peuvent ainsi accéder à une épargne salariale. l’entretien et la gestion de biens immobiliers. y compris en utilisant les produits dérivés. Lorsque le capital nécessaire a été réuni. 25 | P a g e . - Les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l’Innovation) Un FCPI est une forme de FCPR destiné à soutenir les entreprises innovantes non cotées en Bourse. une fois le fonds constitué. donc potentiellement plus risquées. La majorité du fonds est investi en actions de grosses ou petites entreprises selon le choix de l’investisseur. CAC 40) afin de refléter le plus possible l’évolution de cet indice. un FCPO ne peut faire l’objet de souscriptions ou de rachats réguliers. Cet OPCVM propose des avantages fiscaux intéressants permettant de faire face aux contraintes de durée : 5 ans minimum et de risques élevés.

Daniel Muller Une fois l’OPCVM arrivé à maturité. le produit structuré prend alors 10% soit un effet de levier de 10). Tous les instruments financiers peuvent être utilisés : achat ou vente à terme. swap (achat/ vente à terme et vente/achat au même moment). - Les Hedge Funds Ces fonds regroupent des investisseurs qui n’ont qu’un objectif : la rentabilité maximum. le fonds doit être liquidé. - Les fonds à formule Ces fonds correspondent à des investissements d’une durée de 5 ou 8 ans essentiellement effectués sur des Fonds garantis. Ils offrent en plus la possibilité de miser sur la hausse d’un indice boursier calculé sur une période donnée. effet de levier (lorsque l’action est en hausse de 1%. les fonds garantis sont les FCP qui offrent le plus de sécurité. - Les fonds garantis Dans la gestion alternative. Ils ont donc des objectifs de rentabilité similaires aux fonds traditionnels. L’avantage principal de ce type de fonds est d’offrir des gains que les titres soit à la hausse comme à la baisse. vente à découvert d’actions … 26 | P a g e . et les porteurs remboursés à hauteurs des parts qu’ils ont possédées. puisque le capital investi est au minimum garanti à l’échéance.

la gestion de portefeuille individualisée sous mandat suit. L’appel d’offre est alors envoyé à une sélection de sociétés de gestion dans l’objectif de trouver celle qui aura délégation sur une partie ou sur la totalité du portefeuille de l’investisseur. depuis 1997. le gérant aura donc la possibilité de gérer au mieux les investissements de son client. Pour apporter une certaine sérénité auprès des investisseurs. soit un investisseur assisté ou non par un professionnel. Ils délèguent ainsi la gestion de leurs avoir à un mandataire. la possibilité d’investir sur le marché sans connaissance du milieu. des règles de déontologie approuvées par l’AMF. Les investisseurs ont de plus en plus recours aux appels d’offres pour sélectionner la société de gestion idéale. Ce document doit principalement stipuler : La capacité financière du mandant Les instruments financiers autorisés Les objectifs de gestion : rendement. par exemple : Lorsque le client donne délégation à un gestionnaire. Ce dernier propose généralement différents mandats de gestion adapté selon les souhaits du mandant. un contrat de droit civil est établi entre les deux parties. sécurité … Le mode de rémunération du mandataire L’accord explicite du mandant pour un investissement sur le marché des dérivés La fréquence des rapports émis vers le mandant Une fois ce contrat signé. Il informera ce dernier régulièrement en lui transmettant un reporting sur les performances de ses placements. GESTION SOUS MANDAT Le principal attrait de la gestion sous mandat est d’offrir à des clients.Daniel Muller 5. 27 | P a g e . pourvu qu’ils aient des fonds suffisants. L’appel d’offre prend la forme d’une demande émise par le client.

L’investisseur dresse une liste de sociétés de gestions qui participeront à cet appel d’offre. plafond. - 28 | P a g e . l’investisseur rédige un cahier des charges mettant en forme les préférences du client.Daniel Muller La procédure d’appel d’offre respecte le formalisme suivant : L’investisseur définit au préalable les critères du portefeuille qu’il souhaite acquérir : objectifs de gestion. risques maximum … Une fois le portefeuille type constitué. c’est-à-dire une sorte de jeu de questions/réponses qui permettra à la société de gestion de mettre en avant ses points forts ou d’éclaircir certains points que le client aurait mal compris. l’investisseur organise au final une « grand oral ». Quelques semaines leurs sont accordées pour y répondre. Chaque société de gestion ainsi sélectionnée recevra outre le cahier des charges mais également un questionnaire concernant ses méthodes de gestion d’actifs. Après analyse des réponses aux appels d’offres.

Ce document.Daniel Muller 6. EN PRATIQUE Avant de signer tout contrat avec un OPCVM. Il est également disponible sur le site Internet de l’AMF. il est bon de consulter le prospectus simplifié remis par l’établissement avec lequel la transaction doit se dérouler. d’une quinzaine de pages environs. contient des informations primordiales : Une présentation succincte du fonds Des informations concernant les placements et la gestion adoptée Le profil de risque présenté par ce fonds Les garanties ou protections proposées l’établissement financier Un profil de l’investisseur type Les détails sur les frais et les commissions Le régime fiscal auquel l’OPCVM est éligible Les conditions de souscriptions et les possibilités de rachat La date de clôture de l’exercice La périodicité de calcul de la valeur liquidative La liste des parts ou des actions La date de création de l’OPCVM Un tableau synthétisant les performances du fonds. L’exemple ci-dessous est issu d’un prospectus simplifié émis par HSBC PRESENTATION SUCCINCTE Dénomination : HSBC MICROCAPS EURO Forme juridique : Fonds Commun de Placement (FCP) de droit français Société de gestion : HSBC France Gestionnaire administratif et comptable par délégation : HSBC Securities Services (France) Dépositaire : HSBC France Commercialisateurs : HSBC FCP (France) HSBC Investments (France) 29 | P a g e .

L’exposition pourrait aller jusqu’à 200% du fait de l’utilisation de produits dérivés. élément essentiel pour des valeurs de petite capitalisation. Le fonds adoptera une philosophie de gestion active pour réaliser l’objectif de performance.Daniel Muller INFORMATIONS CONCERNANT LES PLACEMENTS ET LA GESTION - Classification : ACTION DES PAYS DE LA ZONE EURO OPCVM d’OPCVM : Jusqu’à 10% de l’actif Objectif de gestion : L’objectif de gestion est de prendre une exposition directionnelle aux actions cotées des pays de la zone euro présentant les plus petites capitalisations et de bénéficier sur l’horizon de placement recommandé de la dynamique de ces valeurs dans le cadre d’un portefeuille diversifié. réglementés et de gré à gré. sur des actions admises à l’Alternext. le gérant pourra intervenir sur les marchés organisés. L’actif du FCP sera investi sur des actions dont la capitalisation est inférieure à 150 millions d’euros à l’achat.hsbcinvestments. La politique de la société de gestion en matière de droit de vote se fait conformément à la politique déposée à l’AMF et disponible sur notre site internet (www. L’actif du FCP pourra également être composé de titres de créances et d’instruments monétaires. Dans la limite de l’objectif de gestion. Le portefeuille pourra également être constitué. notamment gérés par une entité du groupe HSBC. Stratégie d’investissement : L’actif du FCP sera investi en permanence à hauteur de 90% minimum sur le marché des actions (ou titres assimilés) de la zone euro.fr). dans un but de couverture et d’exposition du portefeuille. Les instruments dérivés utilisés pourraient être des call/put sur des titres de faible capitalisation. Le FCP HSBC Microcaps Euro répond à la classification « Actions de pays de la zone Euro » : l’exposition au risque de change ou de marché étranger doit rester accessoire. Le gérant privilégie dans sa sélection de titres des valeurs de croissance. dans la limite de 10% de son actif. Cette analyse est essentiellement fondée sur une approche qualitative. d’actions ou parts d’OPCVM ou d’autres fonds d’investissement. sur les risques actions et change. La principale source de performance du fonds est la sélection de valeurs effectuée par le gérant. La sélection de titres est essentiellement fondée sur l’analyse des fondamentaux et de la valorisation d’un titre. 30 | P a g e . dans la limite prévue par la réglementation. dans la limite d’une fois l’actif. représentant au maximum 10% de l’actif.

Les commissions de souscription et de rachat viennent augmenter le prix de souscription payé par l’investisseur ou diminuer le prix de remboursement. Il est recommandé de diversifier suffisamment ses investissements afin de ne pas les exposer uniquement aux risques de cet OPCVM. PROFIL DE L'INVESTISSEUR TYPE Le FCP est ouvert à tous les types de souscripteurs. Les souscriptions et les rachats se feront jusqu’en millièmes de parts. qui pourrait ainsi porter à 200% l’exposition globale du fonds. parts ou actions d’OPCVM et/ou des instruments financiers. La valeur liquidative est calculée quotidiennement à l’exception des samedis. Les commissions acquises à l’OPCVM servent à 31 | P a g e . dimanches.Daniel Muller PROFIL DE RISQUE Les risques auxquels sera exposé l’OPCVM HSBC Microcaps Euro sont les suivants : Risque actions : Le FCP est exposé au risque actions via des titres. éventuellement très petites). FRAIS ET COMMISSIONS COMMISSIONS DE SOUSCRIPTION ET DE RACHAT Les demandes de souscription et de rachat parvenant chez HSBC FRANCE avant 12 heures sont exécutées sur la base de la prochaine valeur liquidative calculée sur les cours de clôture du jour de la centralisation des demandes. Ces dérèglements de marché peuvent impacter les conditions de prix auxquelles le FCP peut être amené à liquider. Risque de liquidité : Les marchés sur lesquels le FCP intervient peuvent être affectés par un manque de liquidité temporaire. Le FCP est exposé au risque des actions à travers les pays (zone euro…) et les types de capitalisation (petites. La durée de placement recommandée est égale ou supérieure à 5 ans. il pourrait y avoir une surexposition globale de 100% au risque action. Les demandes de souscription et de rachat parvenant après 12 heures sont exécutées sur la base de la valeur liquidative suivant celle mentionnée ci-dessus. Du fait de l’utilisation de dérivés. Le montant minimum de la première souscription est d’un millième de part. jours fériés légaux en France et jours de fermeture du marché français. Le risque actions consiste en la dépendance de la valeur des titres aux fluctuations des marchés. En cas de baisse des marchés actions. initier ou modifier des positions. la valeur liquidative du fonds peut baisser de manière plus importante que ces marchés.

Les commissions non acquises reviennent à la société de gestion. Celles-ci rémunèrent la société de gestion dès lors que l’OPCVM a dépassé ses objectifs. etc… Les frais facturés à l’investisseur sont les suivants : Frais à la charge de l'investisseur COMMISSION DE SOUSCRIPTION NON ACQUISE A L'OPCVM COMMISSION DE SOUSCRIPTION ACQUISE A L'OPCVM COMMISSION DE RACHAT NON ACQUISE A L'OPCVM COMMISSION DE SOUSCRIPTION ACQUISE A L'OPCVM Assiette VL*NBRE DE PARTS Taux Barème 6% MAXIMUM NEANT NEANT NEANT VL*NBRE DE PARTS VL*NBRE DE PARTS VL*NBRE DE PARTS FRAIS DE FONCTIONNEMENT ET DE GESTION Ces frais recouvrent tous les frais facturés directement à l’OPCVM.41% MAXIMUM NEANT BOURSE ETRANGERE : 0. Les frais de transactions incluent les frais d’intermédiation (courtage.Daniel Muller compenser les frais supportés par l’OPCVM pour investir ou désinvestir les avoirs confiés. Des commissions de mouvements facturées à l’OPCVM . etc.10% AVEC UN MINIMUM DE 23€ OBLIGATIONS ET TCN : 22€ PENSIONS : 44€ TRANSACTION 32 | P a g e . Aux frais de fonctionnement et de gestion peuvent s’ajouter : Des commissions de surperformance. Elles sont donc facturées à l’OPCVM .15% AVEC UN MINIMUM DE 46€ BOURSE FRANÇAISE : 0. Les frais facturés à l’OPCVM sont les suivants : Frais facturés à l’OPCVM FRAIS DE FONCTIONNEMENT ET DE GESTION TTC COMMISSION DE SURPERFORMANCE PRESTATAIRE PERCEVANT DES COMMISSION DE MOUVEMENT : SOCIETE DE GESTION Assiette ACTIF NET – OPC ACTIF NET Taux Barème 2. qui peut être perçue notamment par le dépositaire et la société de gestion. le cas échéant. a l’exception des frais de transactions. impôts de bourse. Une part du revenu des opérations d’acquisition et cession temporaires de titres. au commercialisateur.) et la commissions de mouvement.

DATE DE CLOTURE DE L’EXERCICE Dernier jour de valorisation du mois de juin (clôture du 1er exercice : dernier jour de bourse de Paris du mois de juin 1999). LIEU ET MODALITES DE PUBLICATION OU DE COMMUNICATION DE LA VALEUR LIQUIDATIVE Par affichage dans les locaux du dépositaire 33 | P a g e . au régime dérogatoire de l’article 209 OA du CGI.Daniel Muller REGIME FISCAL Le FCP est éligible au Plan Epargne en Actions (PEA). AFFECTATION DU RESULTAT L’OPCVM est un FCP de capitalisation (part C) et de distribution (part D). Périodicité de distribution : annuelle. l’administration fiscale considère que le porteur est directement détenteur d’une fraction des instruments financiers et liquidités détenues dans l’OPCVM. au quota de 5% (contrat DSK) et en tant qu’unités de compte global (contrat DSK). L’OPCVM n’est pas assujetti à l’Impôt sur les Sociétés. Le régime fiscal applicable aux sommes distribuées par l’OPCVM ou aux plus ou moins values latentes ou réalisées par l’OPCVM dépend des dispositions fiscales applicables à l’investisseur et/ou la juridiction des fonds. DATE ET PERIODICITE DE CALCUL DE LA VALEUR LIQUIDATIVE Quotidienne. Le passage d’une catégorie à une autre est considéré comme une cession et est soumis au régime des plusvalues sur cessions de valeurs mobilières. L’OPCVM n’est pas soumis au régime de la Directive Européenne du 3 juin 2003 (Directive Epargne). Selon le principe de transparence.

Il a été créé le 2 avril 1998. 34 | P a g e .Daniel Muller DEVISE DE LIBELLE DES PARTS OU ACTIONS Code ISIN FR0000428732 FR0000428740 Montant minimum à la 1ère souscription Un millième Un millième Valeur liquidative d'origine 152.45 € 152.45 € Commission de souscription 6% maximum 6% maximum Distribution des revenus Capitalisation Distribution Devise Euro Euro DATE DE CREATION Cet OPCVM a été agréé par la Commission des opérations de bourse le 10 mars 1998.

Daniel Muller 7. LES ASSET MANAGERS EN FRANCE Aujourd’hui. avec les multiples fusions. le montant des actifs gérés par l’ensemble des Asset Managers s’élève à 1400 milliards d’euros. le marché est malgré tout dominé par les gros Asset Managers tels que : Crédit Agricole Asset Management Axa Investment Managers Natixis AM Société Générale Asset Management BNP Paribas Asset Management Le graphique ci-dessous dresse un profil de la répartition des Asset Managers : 35 | P a g e . S’il existe plus de 400 sociétés de gestions agréées en France. il n’est pas une grande banque ou assurance qui ne possède pas une filiale spécialisée en Asset Management. Fin 2007.

le LIFFE. du Luxembourg et de Varsovie. Pour maintenir des plateformes électroniques de plus en plus exigeantes. Euronext fait l’acquisition du Marché des dérivés londonien. les bourses d’Amsterdam. Euronext et la SSII Atos Origin ont fondé en 2005 la société AtosEuronext Market Solutions (AEMS). Paris et Bruxelles ont fusionné en 2000 pour donner naissance à la première bourse européenne : Euronext. telles que les places de Madrid ou de Milan mais les bourses de Londres et de Francfort résistent. Dès les premiers mois. Suite à cette fusion initiale. chaque bourse effectue les transactions selon les mêmes règles et a un accès privilégié aux informations des autres membres. le principal objectif de cette nouvelle place fut de consolider les marchés de chaque pays par une campagne d’uniformisation et de se rendre plus lisible auprès des investisseurs. elle conserve les accords avec les bourses de Suisse. Par héritage. ATOSEURONEXT MARKET SOLUTIONS Pour communiquer. Cette entreprise est aujourd’hui un des leaders mondiaux dans les services technologiques sur les marchés de capitaux. 36 | P a g e . les différentes bourses se sont dotées d’un réseau informatique commun. Euronext attire de nouveaux candidats. la Bourse Européenne Pour assoir leur présence au niveau international. Le Nouveau Système de Cotation a été initialement développé à l’initiative de la bourse de Paris dès les années 1990.Daniel Muller Euronext. puis accueille en 2002 la Bourse de Lisbonne. AEMS est chargé notamment de mettre en place le système de négociation électronique NSC chez tous les membres d’Euronext. Ainsi. 1.

Celleci a également investi dans la société française GL Trade dont la principale activité est le développement de logiciels dédiés aux salles de marchés. Depuis sa création en 1987. 37 | P a g e .Daniel Muller 2. elle est un acteur primordial au sein du marché parisien et se positionne aujourd’hui au cœur des places allemandes. GL TRADE Atos n’est pas la seule entreprise informatique présente chez Euronext. américaines et asiatiques. anglaises.

38 | P a g e . en proposant des formations aux professionnels ou encore en soutenant l’actionnariat individuel. UN PEU DE PROMOTION La principale mission d’Euronext est la promotion de son marché auprès des entreprises qui souhaitent entrer en bourse et surtout auprès des investisseurs en organisant des conférences. Euronext a également la charge d’appliquer les règles imposées par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et a autorité sur l’adhésion de nouveaux membres.Daniel Muller 3.

Daniel Muller 4. Le compartiment C. second et nouveau marchés disparaissent au profit de l’Eurolist. Pour les entreprises présentant un capital inférieur à 150 millions d’euros. En harmonie avec les 3 segments d’Eurolist. c'est-à-dire celles qui représentent les plus représentatives en terme de capitalisation. UNE NOUVELLE ORGANISATION L’une des grandes réformes menée par Euronext a été la mise en place d’un nouveau système de classement des entreprises cotées. Les premier. CAC Small 90 : Cet indice présente la liste des 90 entreprises présentant la plus faible capitalisation au sein du SBF 250. 39 | P a g e . Ce marché se découpe en 3 catégories selon le montant du capital de la société cotée : Le compartiment A. CAC Mid 100 : Cet indice regroupe les 100 entreprises cotés qui suivent Celles présentes au sein du CAC 40 et du CAC Next 20 et présente au sein du SBF 250. Pour les grandes capitalisations supérieures à 1 milliard d’Euros. Le compartiment B. Dans cette grande campagne de rationalisation. Le tableau ci-dessous en dresse la liste : Eurolist Compartiment A CAC 40 CAC Next 20 Compartiment B CAC Mid 100 Indice CAC Mid & Small 90 Compartiment C CAC Small 90 - CAC Next 20 : Cet indice utilisé au sein du marché parisien regroupe les 20 valeurs les plus dynamiques. Euronext a créé quatre nouveaux indices. Pour les capitalisations moyennes s’élevant à 150 millions d’Euros au minimum. Celles-ci appartiennent désormais à un marché réglementé unique. La société prétendante doit mettre 25% de son capital à disposition du public et présenter un audit de ses comptes des 3 dernières années. Euronext a également uniformisé les règles d’admission.

Daniel Muller - CAC Mid & Small 90 Cet indice est l’union des indices CAC Mid 100 et CAC Small 90. 40 | P a g e .

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5. UNE NOUVELLE SEGMENTATION

Outre les compartiments cités ci-dessus, Euronext a créé en 2002 deux nouveaux segments dont l’objectif principal est de distinguer les entreprises soucieuses d’une visibilité accrue auprès des investisseurs : D’une part, NextEconomy rassemble les sociétés NTIC (Nouvelle Technologie de l’Information et de la Communication) tels que les télécoms, les médias ou encore les entreprises de loisirs numériques.

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D’autre part, NextPrime regroupe les entreprises du secteur traditionnel. Toute société présente dans l’Eurolist peut demander un contrat d’adhésion. Le Comité de Segmentation, nommé moitié par Euronext, moitié par des entreprises indépendantes, examine les candidatures et a force de conseil sur la promotion dans l’un de ces deux segments.

Une fois les chartes signées où les prétendants s’engagent à offrir plus de liquidité et une publication régulière de leurs informations financières, Euronext contribue de son côté à développer les relations avec les investisseurs.

Euronext a également apporté une solution pour les PME qui souhaitent accéder à la cotation. En 2005, il créé Alternext, un marché assoupli qui propose des conditions d’accès personnalisées. Les entreprises candidates passent devant un expert agréé par Euronext : le Listing Sponsor. Si ce marché n’est pas réglementé, Euronext a cependant autorité sur sa régulation et sa transparence afin d’assurer aux investisseurs potentiels sécurité et protection. L’entreprise émettrice peut proposer les types d’ordre de son choix et les négociations ne sont pas soumises à l’impôt de la bourse si la société présente un capital inférieur à 150 millions d’Euros.

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6. DES NOUVEAUX MARCHES

En 2001, Euronext a créé un nouveau marché basé sur la négociation de l’énergie, des quotas de CO2 ou encore des indices climatiques : Powernext. Il se décompose ainsi : Powernext Day-ahead :

Marché basé sur la négociation du prix horaire de l’électricité pour un jour donné. Powernext Futures :

Marché basé sur la négociation de l’électricité livré durant les 3 prochains mois, les 4 prochains trimestres ou les deux prochaines années. Powernext Carbon :

Marché destiné à négocier l’échange des quotas de CO2 et les risques de non-conformité. Il est le fruit de la collaboration entre Euronext et la Caisse des dépôts. Powernext Weather :

Lancé en association avec Météo France, ce marché fournit une gamme d’indices météorologiques qui tien compte également de la zone géographique considérée et de la situation économique du lieu visé. Le fonctionnement est le suivant :

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LCH Clearnet SA devient la seule chambre de compensation pour tous les membres d’Euronext que ce soit pour les actions cotées sur les marchés. Ainsi. Clearnet constitue l’unique contrepartie entre l’acheteur et le vendeur. les produits dérivés. Euronext a permis à Clearnet de mettre en place d’importants contrôles sur les transactions afin de limiter les risques et assurer le fonctionnel optimal de sa garantie. UNE CHAMBRE DE COMPENSATION UNIQUE En 2001. 44 | P a g e . La société prend également en charge le paiement des titres et leur livraison en cas de défection du vendeur.Daniel Muller 7. les options et les titres d’Etat pour la France.

société informatique spécialisée dans le développement et la commercialisation des logiciels de marché. 45 | P a g e . EN RESUME Euronext réunit les compétences suivantes : Un marché spécialisé dans la négociation des produits dérivés : Euronext Liffe. Une plateforme unique pour le marché des cotations : NSC.Daniel Muller 8. Euronext est l’actionnaire majoritaire de GL Trade. Une chambre de compensation qui assure la bonne marche des transactions du marché d’action et du marché des dérivés : LCH Clearnet SA. Un pôle d’activité stratégique qui assure la communication des informations boursières en temps réel. Un seul prestataire pour la maintenance et le suivi des plateformes de négociation : AtosEuronext Market Solutions. Un marché unique au monde sur la négociation des valeurs issues de l’énergie et du climat : Powernext. Un marché dédié aux titres de créances privés et publiques et aux obligations : MTS.

La rédaction d’un prospectus. ses objectifs ou ses besoins : - Société Anonyme (SA) : C’est la forme plus ancienne et la plus courante de société par actions. Pour fonctionner. SOCIETE PAR ACTIONS La constitution en société par actions est le premier pas à franchir pour l’entreprise qui veut accéder à la cotation. Avant de pouvoir s’introduire en bourse. Ce statut est plutôt contraignant pour l’entreprise car il impose une certaine rigidité dans son règlement et dans son fonctionnement mais apporte des garanties intéressantes pour l’actionnaire. L’entreprise doit également se doter de commissaires aux comptes pour assurer un contrôle objectif de sa comptabilité. Chaque part apporte à l’acheteur non seulement des dividendes lorsque les résultats de l’entreprise sont positifs mais lui accorde également un accès à la vie de l’entreprise en votant lors des assemblées ou en participant aux activités internes que celle-ci peut proposer. 1. l’entreprise doit passer par deux étapes incontournables : L’évolution de son statut en société par actions. 46 | P a g e . elle doit enfin se doter d’un conseil d’administration ou d’un directoire.Daniel Muller L’action Une action est une part du capital qu’une société décide de vendre aux investisseurs que ce soit au sein d’un marché réglementé tel qu’Euronext que gré à gré avec des institutions financières. La société pourra choisir l’un des trois statuts possibles selon sa taille. une fiche de renseignements sur la santé économique de l’entreprise et sur les options boursières à destination de l’Autorité des Marchés Financiers qui lui accordera alors l’accès à l’un des segments d’Euronext. D’un côté. Cette formalité lui permet de découper tout ou partie de son capital en titres de propriétés particuliers qu’elle met à la disposition des investisseurs sur un marché réglementé ou non. l’intégralité du capital social doit être mis en bourse à hauteur de 225 000 € au minimum dans le cadre d’un appel public à l’épargne ou APE.

caisse de retraite … Le véritable attrait d’une SAS par rapport à une SA réside dans la distinction entre gestion du capital et direction de l’entreprise. Société en Commandité par Actions (SCA) : Ce statut offre une autre alternative pour une société qui souhaite entrer en bourse et séparer l’accès au capital de la direction. Ils sont nommés par les commanditaires qui peuvent éventuellement cumuler ces deux fonctions. La direction de l’entreprise est sous la responsabilité de gérants élus par vote lors d’une assemblée de commanditaire avec l’assentiment des commandités. La particularité de ce statut réside dans la distinction de deux catégories d’associés aux rôles et aux responsabilités bien distinctes. Société par Actions Simplifié (SAS) : Ce statut est destiné à une entreprise qui souhaite plus d’autonomie dans son administration. les actions sont ici nominatives. Ici. pas d’assemblée d’actionnaires pour influer sur la vie de l’entreprise. Le fonctionnement de l’entreprise a. Lors d’une première introduction. 47 | P a g e . l’investisseur a la garantie de ne pas perdre plus que la mise initiale et les titres émis peuvent être échangés ou revendus librement. l’équipementier Michelin ou encore la SSII STERIA. D’un autre. la société ne peut miser sur une visibilité et sur une solidité que peuvent se targuer les SA. le pouvoir est à la main d’une seule personne : le président qui peut déléguer certaines responsabilités à un ou plusieurs dirigeants secondaires. seule la moitié peut être débloquée lors de la constitution de la société. été simplifié : le nombre d’associés requis passe de 7 dans le cas précédent à une seule personne. les commandités adoptent le statut de commerçants et sont responsables des dettes sociales de l’entreprise. Ce sont eux qui établissent les règles de fonctionnement de leur entreprise. le capital est fractionné en actions. quant à lui. D’un côté. le reste devant être libéré dans les cinq années qui suivent. A la différence des titres émis par une SA. Le statut de SAS amène cependant une limitation importante : l’entreprise ne peut lancer d’appel public à l’épargne et ne peut donc se considérer comme une société ouverte. Plusieurs grandes sociétés ont adopté ce statut particulier : on peut citer par exemple le Groupe Lagardère. les actionnaires de la société qui se nomment ici commanditaires supportent la dette à la hauteur de leur investissement et se regroupent au sein d’une assemblée.Daniel Muller D’un autre. les dirigeants d’une SAS bénéficient du statut de salariés avec les avantages que cela comporte : protection sociale. Si le capital initial est identique à celui demandé pour la SA. A l’instar d’une SA. Comme pour les SA. Trois commanditaires sont nécessaires pour former une SCA.

tout aussi important. De cette promesse écrite. 48 | P a g e . chacun devra libérer tout ou partie de cet apport selon le statut adopté. Soit elle achète un grand nombre d’actions pour accroitre son pouvoir au sein de l’entreprise (si le statut le permet) et ainsi avoir un vote influent lors d’assemblées d’actionnaires. l’apport en numéraire nécessaire à la constitution de la société en est un autre. Lors de la création de l’entreprise. l’acquisition d’actions par une personne ou une institution poursuit l’une des stratégies suivantes : Soit elle investit dans l’espoir d’obtenir des dividendes élevés . En règle générale.Daniel Muller 2. PREMIERS PAS EN BOURSE Si le statut de l’entreprise est un paramètre essentiel dans les modalités d’introduction en bourse. chaque associé a promis une somme d’argent qui va constituer au final le capital social. Une fois le capital rassemblé. l’entreprise peut l’échanger sur le marché boursier contre des actions nominatives ou non. Commence alors le jeu de la spéculation où l’action va connaître plusieurs évolutions. La responsabilité de l’associé est à la hauteur des finances qu’il engage. la souscription. le statut définissant ce point.

obligations convertibles. Elle est le résultat du calcul des actifs de l’entreprise (capital social. En résumé. reventes de biens …). augmentation du nombre de salariés …) et des rentes possibles (dividendes. On parle ici de valeur nominale. pour savoir s’il va gagner ou non de l’argent. réserves disponibles) et de son passif (dettes. ESTIMATION D’UNE ACTION Au départ la valeur de l’action va correspondre au capital social de l’entreprise divisé par le nombre de titres émis lors de son introduction en bourse. prêts …) 49 | P a g e . Il divisera cette somme par le nombre de titres en circulation et obtiendra au final une valeur qui reflètera l’évolution future du cours de l’action. investissement prévus. Cette valeur n’apporte rien à l’investisseur potentiel. La valeur de bilan lui sera plus utile pour une estimation 7 réaliste de l’action. bénéfice de l’exercice en cours.Daniel Muller 3. il va évaluer la capacité de celle-ci à s’autofinancer en tenant compte des dépenses prévisibles (remboursement de dettes. L’investisseur. va surtout tenter de calculer le cash flow futur de l’entreprise. 7 Fonds propres : Valeur résiduelle de l’entreprise après paiement des dettes et autres créances. car basé sur les fonds propres .

organisé par titre. obligation. Il s’agit de notes réunissant principalement les données suivantes : Le sens de l’ordre : achat ou vente. Le type d’ordre accompagné d’informations complémentaires comme la date ou la valeur limite pour lequel l’ordre doit être validé. permet de confronter l’offre et la demande. Il est mis à jour sous la responsabilité d’Euronext. ORDRES DE BOURSE Une fois les actions disponibles sur le marché. d’intermédiaires ou d’institutions financières sont réunis dans un carnet d’ordre. Les ordres émis par les investisseurs. 50 | P a g e . Ce recueil.Daniel Muller 4. c’est au tour des investisseurs de participer à la vie de l’action en émettant des ordres de bourse. TCN … La quantité de titres concernés. La nature des titres en jeu : action. qu’il s’agisse de particuliers.

par exemple. L’entreprise doit donc jouer avec ces deux leviers pour amener le cours de l’action à un point d’équilibre. 51 | P a g e . HAUT ET BAS D’UNE ACTION L’entreprise peut parfois agir elle-même sur le cours de ses actions. Il reflète une anticipation de la croissance des résultats d'une société. elle peut proposer l’échange d’une action actuelle contre deux actions nouvelles. trop peu d’actions d’une même entreprise provoque à court terme une chute de son cours et inquiéter les investisseurs. ou Price Earning Ratio Résultat de la division du cours de l'action par son bénéfice net par action (BNPA). qu’elle rachète un certain nombre de titres pour modifier le marché en sa faveur.E. . Par exemple. A l’inverse. soit le bénéfice net ramené à la valeur courante de l’action mais surtout. ce qui provoque mécaniquement une hausse de la valeur de l’action. 8 P. plus il traduit l'optimisme du marché. Si cette opération provoque mécaniquement une diminution de la valeur de l’action. les nouveaux investisseurs seront intéressés par ce prix plus attractif et achèteront plus facilement.Daniel Muller 5. à moyen terme.R. Il suffit. Non seulement elle récupère par cette 8 opération une partie de son capital et améliore ainsi son P. elle aura moins de dividendes à reverser aux actionnaires lors de l’exercice suivant.R. Les responsables ont donc tout intérêt à augmenter le nombre de titres en circulation. Plus ce multiple est élevé.E.

Daniel Muller 6. l’assemblée des actionnaires délibère sur l’affectation des bénéfices de l’entreprise : Une partie va renforcer les fonds propres de la société dans le cadre d’investissements futurs. Si celle-ci verse des sommes élevées par rapport à la valeur de l’action. 52 | P a g e . en général. on parle de valeur à haut rendement et intéressement principalement les actionnaires à court terme (de 2 à 5 ans). Une autre partie sera réservée aux actionnaires sous forme de dividendes en récompense de leur fidélité à l’entreprise. LES BENEFICES Une fois par an. Cette mise en réserve a également comme conséquence l’amélioration de la valeur de bilan qui est indicateur particulièrement suivi par les investisseurs.

de ses concurrentes produisant les mêmes biens.A. idéalement. en cédant toutes ses autres activités. Evolution certes.Daniel Muller 7. Comment estimer en effet les nombreuses start-up qui pénètrent le marché en quête de liquidités en ne produisant que de l’information et dont le concept peut se traduite en une seule phrase : « J’ai développé cette idée avant tout le monde. appelée IFRS. Cette valeur peut s’exprimer en pourcentage ou en volume. La première à sa disposition est le chiffre d’affaire de l’entreprise. l’entreprise Google a pris des allures de multinationale. il est facile d’avoir un premier avis en observant la qualité des biens fabriqués. la société ALTAVIA a fini par revenir à son cœur de métier. le phénomène de rumeur a désormais pris place dans le choix de l’investisseur. C’est ce qu’a fait récemment le groupe hôtelier ACCOR en acquérant la société d’édition de chèques cadeaux KADEOS à PPR. voilà un message positif que les actionnaires aiment entendre car c’est un signe de pérennité. au contraire. Il doit aussi s’imprégner de la culture de la société émettrice. Cette opération. Se positionner sur un marché avant les autres.A. le cours de Google culmine aujourd’hui à plus de 600 dollars ! L’investisseur prudent préfère se baser sur des données concrètes. connaître son métier. Cela montre que l’entreprise sait non seulement créer mais qu’elle a aussi la capacité d’innover. ne signifie pas obligatoirement que l’entreprise est en bonne santé. elle adopte deux politiques distinctes : Soit elle diversifie son activité en rachetant de nouvelles sociétés afin de percer dans de nouveaux secteurs. Mais ce chiffre ne peut suffire. Ainsi. une vaste opération de normalisation des comptes des entreprises cotées a permis d’avoir une vision réaliste et comparable de leur santé économique. 53 | P a g e . elle choisit de ne développer que son métier premier ou celui qu’elle estime le plus rentable. fut nécessaire même si elle soulève des contestations aujourd’hui. Elle compare le C. Certaines sociétés en font d’ailleurs leur argument de vente principal. de l’entreprise visée à la somme des C. En général. L’ENTREPRISE Lorsqu’une personne s’investit dans l’achat d’actions d’une entreprise. Imaginons un fabriquant de produits multimédia : son chiffre d’affaire a évolué de 7% entre 2005 et 2006. La stratégie que choisit l’entreprise pour croître et résister à la concurrence est aussi un facteur décisif pour l’investisseur. Les moyens dégagés par ces ventes lui ont permis de s’étendre en Europe. Si l’entreprise auquel s’intéresse l’investisseur est à l’origine de produits manufacturés. L’entreprise aux bernaches consolide ainsi sa présence dans les services aux entreprises et aux personnes. le publishing. de ses stratégies et. Avec l’arrivée de la nouvelle économie. ces deux axes stratégiques sont judicieux s’ils sont utilisés à temps et avec intelligence. l’idée en question est réellement révolutionnaire. Soit. Diversification ou recentrage. Quant aux chiffres. » ? Parfois. L’action a suivi le succès de cette incroyable entreprise et les investisseurs de la première heure ne peuvent que se féliciter d’avoir cru en elle. De quelques dollars à son entrée au Nasdaq. L’investissement dans la recherche et le développement est un autre atout important. mais peut-on se contenter de cette bonne nouvelle dans un secteur en pleine expansion ? C’est ainsi qu’intervient la notion de part de marché. Une hausse du C. après s’être lancé dans le conseil et le marketing.A. D’une petite aventure entre passionnés. il ne lui suffit pas d’analyser uniquement l’évolution de leurs cours à la bourse pour être convaincu de leur gain possible. DERRIERE L’ACTION.

Les impôts divers. qui comprend notamment : Les liquidités. Les créances des clients en cours. En rejoignant l’IASB (International Accounting Standards Board). D’autre part.Daniel Muller Outre la part de marché qui meure l’entreprise à l’aune de sa concurrence. Par conséquence. même si les entreprises du CAC 40 ont. Les réserves constituées dans le cadre de futurs investissements. déjà pris les devants. le passif regroupe tout ce que l’entreprise doit à ses différents créanciers. la représentation au sein de l’IASB soulève des boucliers car il apparaît que les entreprises européennes sont sous-évaluées. la norme IFRS (International Financing Reporting Standards) fut désignée comme standard dans la présentation des comptes. D’une part on y trouve ce que l’entreprise a en sa possession. pour la plupart. De ces chiffres va se dégager une vision objective de sa santé financière. Les dettes bancaires. Il dresse la liste des actifs et passifs de l’entreprise. Les informations et les résultats publiés dans le bilan peuvent varier d’un pays à l’autre. l’actif. le bilan de résultat est un document comptable vital pour l’investisseur. Les dettes commerciales. Les stocks. Les biens immobiliers à son nom. Si l’adoption d’un standard fut généralement bien acceptée. C’est pourquoi l’Union Européenne a préconisé pour toutes les entreprises siégeant au sein de l’un de ses pays d’adopter des normes comptables communes. 54 | P a g e . Ainsi l’AMF s’est-elle empressée d’imposer cette norme à toutes les sociétés cotées à Euronext paris. un organisme indépendant de toute institution gouvernementale. soit particulièrement : Le capital social mis à disposition du marché. il est difficile de se fier à ces chiffres si l’on souhaite comparer des entreprises basés dans des états différents.

le dividende était matérialisé par des coupons qu’il fallait découper. Lors de l’assemblée générale. En général. Il en partage les risques mais aussi les bénéfices. Le versement des dividendes s’appelait alors « détachement de coupon ». elle se doit de rétribuer les actionnaires en leur reversant une partie des gains : c’est le dividende. Les entreprises du nouveau marché ne peuvent se permettre une telle générosité car la priorité est portée au financement de la recherche et l’innovation pour rester compétitif. En cas de faillite. il peut ainsi perdre la totalité de sa mise. une partie des bénéfices est affecté au dividende. ce sont les entreprises traditionnelles qui offrent un taux de distribution pouvant avoisiner 50%. La première formule offerte aux actionnaires en récompense de leur participation est la distribution de dividendes en numéraire. Cependant. 55 | P a g e . l’assemblée des actionnaires se réunit pour définir le montant des dividendes qui pourront être reversés aux investisseurs. Certaines entreprises anticipent parfois en versant des acomptes au cours de l’année. En retour. traditionnellement avant la trêve estivale. Lorsqu’un investisseur achète des actions d’une entreprise. Les dividendes doivent être déclarés comme tout autre revenu. Il est délivré par les sociétés de bourse ou par les banques à destination de l’actionnaire. si l’entreprise engrange d’importantes recettes.Daniel Muller 8. La générosité de l’entreprise à l’égard des actionnaires lors de la distribution des dividendes est un critère de choix pour l’investisseur potentiel. Ce dernier cherchera à connaître le taux de distribution grâce au calcul suivant : Taux de distribution = Dividende / Bénéfice Net Ce taux mesure le pourcentage des bénéfices affectés aux actionnaires. le fisc a décidé 9 d’adjoindre à chaque dividende un avoir fiscal qui peut être déductible des impôts. il s’associe à la vie de celle-ci. LE DIVIDENDE. afin d’éviter une double imposition sur ces bénéfices (taxation au niveau de l’entreprise émettrice par l’impôt sur les sociétés et au niveau de l’action par l’impôt sur le revenu). Ce dernier pourra l’utiliser pour pouvoir déduire ses dividendes sur son imposition. 9 Avoir fiscal : Il s’agit d’un crédit d’impôt généralement égal à la moitié de la valeur du coupon. REVENU DE L’ACTIONNAIRE Chaque année. mais cette pratique est assez rare en France. L’image ci-contre est un exemple des coupons associés à l’action Motobécane. A l’époque où les actions étaient représentées par des imprimés.

Les titulaires d’ADP sont cependant représentés au sein d’assemblées spéciales dont les conditions sont fixées par décret d’Etat.Daniel Muller Cette somme est alors divisée par le nombre d’actions en circulation. Elles permettent à leurs porteurs d’encaisser un dividende plus élevé. à l’occasion d’une fusion ou à l’inverse d’une cession. chaque investisseur gagnera ce montant multiplié par le nombre de titres qu’il détient. Certaines actions peuvent rapporter plus que d’autres : il existe en effet des actions préférentielles appelées Actions à Dividendes Prioritaires. 56 | P a g e . Ils sont également prioritaires dans la distribution des bénéfices. Le nombre d’ADP ne peut excéder 25% du capital social. ce titre n’apporte aucun droit de vote aux assembles des actionnaires. Lors d’une opération exceptionnelle où l’entreprise a engrangé des fonds importants. Ainsi. Face à cet avantage financier non négligeable. L’acompte sur dividendes est une méthode répandue outre-Atlantique qui entre peu à peu dans les mœurs des entreprises européennes. celle-ci peut verser à ses actionnaires un dividende extraordinaire. Les actionnaires peuvent également voter l’attribution d’une partie des dividendes attendus par anticipation. Ce montant peut s’ajouter ou se substituer aux dividendes votés initialement.

et le prix de remboursement sont fixes et déterminés à l’avance. flottant.Daniel Muller L’obligation Pour obtenir rapidement des liquidités. devient un des créanciers de l’entreprise. l’obligataire n’y tient aucun rôle et n’est pas soumis aux mêmes périls financiers. 1. à terme. Il donne lieu à des paiements d’intérêts appelés coupons puis. la Caisse des Dépôts ou encore la Caisse d’Epargne. l’obligation et le bon de souscription sont cotés séparément. la somme qu’il engage devra être remboursée à une date d’échéance fixée par avance moyennant la perception d’intérêts. indexé. L’obligation à clause optionnelle qui regroupe les obligations à bon de souscriptions d’obligation 11 12 ou d’action et les obligations convertibles en actions . une mutuelle. Si l’actionnaire participe à la vie de l’entreprise et partage ses risques. toute condition d'amortissement pouvant par ailleurs être envisagée. 11 Obligation à bons de souscription d'actions (OBSA) : Obligation à laquelle est attaché un bon de souscription d'actions. L’obligation indexée où le coupon et/ou le prix de remboursement sont indexés. Il existe trois types d’obligations : L’obligation classique où le taux facial. En pratique. QUELQUES GENERALITES Une obligation est donc un titre de créance. une entreprise peut lancer une offre d’emprunt sur le marché financier. 12 Obligation convertible en actions (OCA) : Obligation qui donne à son détenteur. Les obligations sont émises sur le marché primaire mais négociées sur le marché secondaire. L'obligation convertible s'assimile à une obligation classique avec une option d'achat sur des actions nouvelles de l'émetteur.. révisable. Seule la perspective d’être honoré jusqu’à la date prévue importe à l’investisseur en obligations. A l’instar d’une banque. C'est un produit d'une grande souplesse d'utilisation puisque le taux d'intérêt peut être fixe. en achetant des obligations. pendant la période de conversion. 57 | P a g e . la possibilité de l'échanger contre une ou plusieurs actions de la société émettrice. L’investisseur. A titre d’exemple. l'obligation et le bon de souscription sont cotés séparément. en particulier le coupon zéro. En pratique. Il va diviser cette dette en parts que l’on appelle des obligations. généralement sur les résultats de l’entreprise émettrice. les 5 OAT les 10 Obligation à bons de souscription d'actions (OBSA) : Obligation à laquelle est attaché un bon de souscription d'obligation. Ce dernier permet de souscrire à une future augmentation de capital à un prix fixé. etc. matérialisé par le coupon servi à chaque à échéance. Ce dernier permet de souscrire à un nouvel emprunt obligataire pour un prix fixé. 10 Le plus grand émetteur d’obligations est l’Etat lui-même ou un organisme dépendant tel qu’une collectivité 13 publique. au remboursement du principal. variable.

Les entreprises privées. pour émettre des obligations.. doivent se plier à des formalités qui garantissent leur solidité.. Le marché des OAT est aujourd'hui l'un des marchés les plus liquides et les plus recherchés par les investisseurs institutionnels. 14 Bulletin d'Annonces Légales Obligatoire : Annexe du journal officiel ou sont publiées pour les sociétés cotées les informations auxquelles elles sont tenues : convocation d'assemblées. elles doivent fournir une notice légale comportant les informations financières et les conditions d’émission des titres. résultats semestriels. le service du Ministère des Finances chargé de gérer la dette et la trésorerie de l'Etat aux meilleures conditions de coût et de sécurité pour le contribuable. Cette notice apparait 14 dans le Bulletin d’Annonces Légales Obligatoires (BALO). ce document sera visible du public. augmentation de capital. Par exemple. Leur émission régulière est organisée par l'Agence France Trésor (AFT).Daniel Muller plus liquides traitent jusqu’à 30 milliards d’Euros en une journée alors que le marché d’action en traite 4 milliards. L’entreprise doit également mettre à disposition de l’AMF une note indiquant sa situation. Après agrément de ce dernier. 58 | P a g e . 13 Obligation assimilable du Trésor (OAT) : Il s'agit d'emprunts que le gouvernement émet depuis près de 20 ans. vu la durée de vie minimum d’une obligation (7 ans).

Cette visibilité sur le marché permet ainsi aux OPCVM d’investir sur ces titres et d’offrir à leur clientèle des possibilités d’épargnes aux risques moindres comparés au marché d’actions. une obligation était matérialisée par un document stipulant les conditions de l’emprunt auxquels étaient joints un certain nombre de coupons. DU TITRE AU PORTEUR A EUROCLEAR Avant la modernisation des marchés financiers. traditionnellement en fin d’année. le souscripteur remettait l’un des coupons qu’il avait auparavant découpé à une banque afin de toucher les intérêts de l’obligation. Désormais les obligations sont gérées comme toutes les autres valeurs mobilières sur des marchés réglementés et possèdent de ce fait leur code ISIN. Il opérait ainsi à un détachement de coupon.Daniel Muller 2. C’est Euroclear France qui a la charge de gérer tous les emprunts émis sur le marché. terme qui subsiste aujourd’hui pour désigner le versement des intérêts. A chaque échéance. 59 | P a g e .

AVANTAGES ET INCONVENIENTS Investir dans le marché obligataire apporte une certaine sécurité. cela diminue le rendement des obligations anciennes au profit des titres nouvellement émis sur le marché. si les taux d’intérêt diminuent. C’est pourquoi l’obligataire va s’intéresser principalement aux obligations d’Etat. L’obligataire est certain de récupérer au minimum la somme qu’il a misé.Daniel Muller 3. Si l’investisseur doit revendre ses obligations dans un marché où les taux d’intérêt sont en augmentation. A l’inverse. l’investisseur peut faire des bénéfices en revendant ses obligations avant leur date d’échéance si les taux d’intérêts sont bas. Au contraire. le risque zéro n’existe pas. L’obligataire doit faire face à trois risques particuliers : En cas de faillite de l’entreprise émettrice. ce sont les obligations anciennes qui voient leur rendement s’améliorer au détriment des nouvelles obligations. dans ces conjonctures. Lorsque les taux d’intérêt augmentent. ne pas trouver de repreneur. selon le cas. Comme toute valeur mobilière. celle-ci ne sera plus en mesure de payer ni les intérêts. On parle alors de risque de perte en capital. On parle dans ce cas de risque de signature. majoré d’un rendement garanti et. calculable par avance. 60 | P a g e . ni de rembourser l’investissement initial. ces titres peuvent. Il s’agit du risque de taux.

61 | P a g e . CONTRAT D’EMISSION Lorsque l’entreprise met à disposition du marché des obligations. La date de remboursement. stipulées dans un contrat d’émission : Le prix d’émission de l’obligation. La date de jouissance. Le coupon en pourcentage. il doit fournir les données suivantes. qui définit le rendement effectivement perçu pendant la durée de l’emprunt. La date de règlement ou la durée de l’emprunt. soit la date à laquelle les intérêts débutent.Daniel Muller 4. Le taux de rendement actuariel brut.

Daniel Muller 5. une obligation apparaît avec les informations suivantes : 62 | P a g e . DESCRIPTION D’UNE OBLIGATION Sur le marché.

La cotation d’une obligation en cours d’émission est accompagnée de la valeur du coupon couru.Daniel Muller 6. l’émetteur peut proposer de rembourser au souscripteur un montant supérieur au nominal. Mais il existe d’autres modalités possibles. principalement par le Trésor et généralement pour une durée de 7 ans au moins. Pour faciliter les comparaisons. ENTRONS DANS LE VIF DU SUJET L’obligation est un titre négociable émis sur un long terme. L’investisseur en obligation perçoit un revenu calculé en fonction de la valeur nominale de l’obligation. La valeur nominale est en fait la valeur unitaire de l’obligation. soit sur la base de la valeur nominale. à une date donnée. Ce montant constitue son revenu. Lorsqu’une obligation est diffusée sur le marché (on parle d’émission obligataire). 63 | P a g e . Le montant de l’emprunt obligataire répond au calcul suivant : Nombre d’obligations émises*prix d’émission. Pour attirer les investisseurs. elle est accompagnée d’un taux d’intérêt fixant le pourcentage de la valeur nominale versé au souscripteur. A l’inverse. la cotation s’effectue en pourcentage de la valeur nominale. L’emprunt obligataire est. Ainsi. l’émetteur peut émettre ses obligations à un prix inférieur à celui qui sera utilisé pour le calcul des intérêts. soit le montant de l’intérêt annuel déjà écoulé depuis le paiement du dernier coupon. C’est elle qui va servir de référence pour le calcul de la rémunération du souscripteur. dans la plupart des cas. Il donne au souscripteur un droit de créance. la valeur d’une obligation est la suivante : Valeur de l’obligation = Valeur à la cote + valeur du coupon couru. Ces conditions forment les modalités de remboursement classique. remboursé à la date d’échéance prévu à l’avance et au pair. du taux d’intérêt calculé sur cette valeur nominal et des modalités du remboursement de l’emprunt. Il s’exprime également en pourcentage. On parle alors de prime de remboursement. Cette différence entre le prix d’émission et le nominal est appelée prime d’émission.

- Obligation avec coupon couru : Une obligation a été émise en janvier 2000 pour un nominal de 1000 €. Le souscripteur va acheter l’obligation à 500 € mais l’émetteur le rembourse à la valeur de 535 €.396)/100 = 63.396 % La valeur cotée vaut : (1000*103. l’obligataire va percevoir un coupon de 30 € Que va-t-il gagner ? ((30*10) + 535) – 500 = 335 € Comme pour l’exemple précédent.6 et le coupon couru vaut : 6. il percevra la valeur du coupon. A TITRE D’EXEMPLE - Obligation avec prime d’émission : Une obligation classique d’une valeur nominale de 500 € procure un coupon de 6% du nominal pour une durée de 10 ans.00 € Le coupon couru vaut : (1000*6. le souscripteur aura gagné 335 €. soit 30 €. Chaque année. Chaque année.6)/100 = 1036.96 € 64 | P a g e . Le souscripteur va donc débourser 465 € à l’achat du titre mais il sera remboursé à échéance à la valeur nominale : 500 €. Cette obligation est émise avec une prime d’émission de 35 €.00 + 63. - Obligation avec prime de remboursement : L’émetteur propose une obligation d’une valeur nominale de 500 € avec un coupon de 6% pour une durée de 10 ans et une prime de remboursement de 535 €.96 = 1099. Que va-t-il gagner ? ((30*10) +500) – 465 = 335 € Au bout des 10 années.96 € Ainsi la valeur de l’obligation a la date actuelle vaut : 1036.Daniel Muller 7. son investissement déduit. La cote du jour est de 103. l’obligataire va gagner à échéance du contrat la valeur de 335 €.

Daniel Muller 8. il doit alors faire face à un risque de cours. le rendement actuariel sera de 5. Le taux actuariel est donc plus élevé : 6. si l’on prend l’exemple ci-dessus :    La valeur d’achat de l’obligation est de : 475 € Le coupon vaut : (5*500)/100 = 25 € L’échéance de l’obligation est de 6 années Le taux actuariel t se calcule ainsi : 475 = (25 / (1+t)) + (25 / (1+t)2) + (25 / (1+t)3) + (25 / (1+t)4) + (25 / (1+t)5) + (25 / (1+t)6) + (500 / (1+t)6) 475 25 25 25 25 25 25+500 Remboursements Prix d’achat 1 2 3 4 5 6 Nbre d’années On parle de taux actuariel brut lorsque le taux d’imposition et les frais d’émission ne sont pas pris en compte. cela signifie que l’investisseur va toucher le nominal et la différence plus tôt. Il est basé sur la valeur d’achat de l’obligation et est fonction de la valeur des différents coupons jusqu’à échéance du contrat. Si l’obligation est vendue 475 €. - Si l’investisseur souhaite ne pas attendre l’échéance de son obligation. grâce à elle. Par exemple. le taux actuariel est un indice stratégique pour l’investisseur puisqu’il peut. L’obligataire dispose de plusieurs indicateurs pour l’informer de la santé d’une obligation : Le taux actuariel est le taux d’intérêt que l’investisseur va réellement percevoir.01 % Le calcul théorique du taux actuariel est le suivant. comparer les différentes obligations objectivement.80 % car il faut prendre en compte la différence de 25 € qui sera versée à l’investisseur au bout des 8 années prévue. Le rendement du titre doit suivre la même logique et croitre avec le temps. plus le risque pris par l’investisseur est élevé. En effet. une obligation d’une durée de vie de 8 ans à une valeur nominale de 500 € et un taux de coupon de 5 % :    Son taux actuariel sera égal au coupon si l’investisseur l’achète au même prix. Si l’obligation est vendue 475 € et. l’échéance est raccourcie à 6 ans. en plus. EVALUATION D’UNE OBLIGATION Plus l’échéance d’une obligation est lointaine. Puisqu’il prend en compte les principaux paramètres liés à l’obligation. On dit alors que la courbe des taux est positive car la rémunération augmente en fonction de la durée. la logique financière est la suivante : 65 | P a g e .

l’obligataire dispose d’un indice : la sensibilité. Celle-ci répond à cette problématique simple : quelle sera la valeur de l’obligation si le taux d’intérêt grimpe d’un point ? La sensibilité calcule la variation de la valeur de l’obligation provoquée par la variation d’un point du taux d’intérêt. 66 | P a g e . Il faut également noter que ces informations ne sont valables que pour les obligations à taux fixe. Les obligations à taux variables sont insensibles aux variations de taux puisque ce sont les valeurs des coupons qui suivent l’évolution du marché. Pour évaluer ce risque. si les taux d’intérêts augmentent. la sensibilité ou la durée de vie moyenne de l’obligation sont indiquées quotidienne sur les sites de cotation. son opération risque de se solder par une moins value. Elle s’exprime en pourcentage. Elle permet au final de prévoir la valeur future d’une obligation en utilisant différents scénarios de taux d’intérêts et de calculer la durée de vie moyenne d’une obligation non encore remboursée. » En pratique. Ces indicateurs que sont le taux actuariel.Daniel Muller « La valeur totale d’une obligation et la valeur cotée varient de façon inverse à la variation du taux d’intérêt.

LES INTERETS. l’obligation fait face à des risques différents : - Si l’échéance est inférieure à 7 ans. On parle alors de la signature de l’entreprise. voici une courbe des taux d’intérêts pour une obligation dont l’échéance est placée à 15 ans : 5. Une monnaie trop forte va inciter les responsables à baisser les taux afin de continuer à attirer les capitaux étrangers. on parle de taux à court terme.Daniel Muller 9.00 1 2. à l’inverse. par exemple (tel que le 11 septembre 2001). pour fidéliser le créancier. l’autorité financière va préférer baisser les taux afin d’améliorer la liquidité des marchés et éviter un crash boursier. VERITABLE ATTRAIT DE L’OBLIGATION L’évolution des taux constitue la principale préoccupation pour l’obligataire.84 3. Les taux à long terme sont plus sensibles à la possibilité de faillite de l’émetteur qu’aux aléas du marché. Pour illustrer cette évolution des taux.00 1. 67 | P a g e . le rendement doit croitre avec les années. les établissements de crédit vont être incités à réduire leurs liquidités par une hausse des taux d’intérêts. la durée de l’emprunt. - Pour des obligations dont la durée de l’emprunt dépasse 7 années. connaît une période de récession suite à un événement grave. La devise a également une influence sur l’évolution des taux d’intérêts.51 4. Ainsi.10 4. l’investisseur a besoin de connaître la capacité de l’entreprise à payer ses dettes et à faire faces tant aux aléas du marché qu’à la concurrence. Dans ce cas. De ce fait. les risques encourus par l’obligataire concernent plus l’entreprise elle-même.00 4. Selon.00 2.89 En abscisse : l’échéance en années En ordonnée : la valeur du taux d’intérêt en pourcentage.00 3.01 3. Si le pays. plus les risques de difficultés financières de l’émetteur sont importants. les petits porteurs vont avoir tendance à limiter leur épargne et à utiliser leur argent pour consommer plus. En cas d’inflation forte. Le principal risque relève des décisions de l’autorité monétaire qui va jouer sur l’évolution des taux en fonction de la santé économique du pays. Plus l’échéance est lointaine.00 0.

Daniel Muller Pour chiffrer la relation entre le taux d’intérêt nominal (liée à l’obligation) et le taux d’intérêt réel. i est taux d’inflation. il faut connaitre la formule suivante. 68 | P a g e . appelée Relation de Fisher : (1+n) = (1+r) (1+i) Où : n est le taux d’intérêt nominal. r est le taux d’intérêt réel.

il va prêter à monsieur Y la somme de 1480 $US sur le marché des changes à terme. cela pendant une période déterminée. Si le sous-jacent est basé sur un taux d’intérêt. Si le sous-jacent est lié à une devise. - Le swap de taux d’intérêt : Ce contrat permet aux deux parties d’échanger un contrat à taux fixe contre un contrat à taux variable. soit des options sur taux tels que les Cap ou les Floor. va payer des intérêts calculés sur la base d’un taux variable. devise …) ou d’un indice sous-jacent. soit des swaptions. Exemple : Monsieur X va emprunter la somme de 1000 € à Monsieur Y sur le marché des changes au comptant. les dérivés seront alors des options d’achat ou de vente ou encore des futures. il va prêter à Monsieur la somme de 1000 € avec un taux variable. organisés et de gré à gré. Monsieur X va payer des intérêts calculés sur la base d’un taux fixe. le premier va prêter au second pour la même période un montant équivalent dans une monnaie différente. De ce fait. Ils se négocient sur les deux marchés. le premier va emprunter au second pour une courte durée un montant dans une devise donnée. 69 | P a g e . le prix du produit dérivé est fonction de la fluctuation de son sous-jacent. SWAP Un « swap » réunit au sein d’un même contrat deux détenteurs qui souhaitent effectuer un échange portant sur un actif financier ou sur un flux financier et. 1.15 %. Monsieur X va emprunter une somme de 1000 € à Monsieur Y avec un taux fixe de 3. Les principaux swaps sont : Le swap cambiste : Ce contrat offre la possibilité de réaliser une double opération de change portant sur des devises et des marchés différents (comptant ou à terme). tels que les actions ou les obligations. Généralement. les produits dérivés seront soit des IRS (Interest Rate Swap) ou swaps de taux d’intérêts. Par la même occasion. Simultanément. obligation. Monsieur Y. De ce fait. En pratique. lui. Les dérivés sont des produits financiers à part entière.Daniel Muller Les produits dérivés Un produit dérivé est un contrat dont la valeur dépend de celle d’un actif (action. Simultanément.

A la fin du contrat. 70 | P a g e .Daniel Muller - Le swap de devise : Ce contrat permet à deux partie de s’échanger des intérêts dans des monnaies différentes. les devises sont échangées avec le taux de change de départ. soit celui inscrit à la signature. Durant la période du contrat. le contrat stipule qu’un montant avec une devise donnée doit être échangé contre un montant équivalent dans une autre monnaie en précisant le taux en vigueur. chacun paie des intérêts sur la somme due à des échéances et à un taux d’intérêt convenus à la signature. Ce contrat connait trois périodes : o o o A la signature.

c’est la chambre de compensation qui s’engagera à sa place pour ne pas léser Monsieur X. FUTURE Un contrat à terme ou « future » est à l’origine un contrat portant sur une marchandise dont la livraison est prévue à une date donnée et à un lieu précis. L’organisme Y va. lorsque Monsieur X achète un contrat futur . il opère sa transaction auprès de la chambre de compensation. Les pénalités si un retard dans la livraison est constaté pour l’une au l’autre des partie. Les contrats à terme concernaient initialement les matières premières (céréales. En dehors de ces limites. Pour assurer son bon fonctionnement. La chambre de compensation a donc pour rôle de centraliser les risques liés au fonctionnement du marché. si Y ne peut honorer son contrat. Les Futures sont ainsi tributaires des aléas du marché. elle demande à chaque intervenant un dépôt de garantie (« deposit ») dont le montant est au moins égal à l’amplitude de la fluctuation calculée auparavant. Cet appel va ajuster le montant du dépôt de garantie selon la cotation des titres sur le marché. la cotation est interrompue et le contrat est rompu. La chambre va ensuite suivre l’évolution des cours liés aux titres ou taux cités dans le contrat et lancer un appel de marge quotidien. Au final. De ce fait. elle calcule une amplitude maximale basé sur les valeurs limites basses (« Limit Down ») et hautes (« Limit Up ») des cours qu’elle peut accepter. qualité de signature de l’entreprise émettrice). un Future renferme principalement les informations suivantes : La quantité de sous-jacents échangés. c’est-à-dire annuler ces risques. Les détails concernant la livraison. La variation quotidienne maximum. En plus. pétrole …). Les valeurs de « Limit Up » et « Limit Down » et la procédure suivre si l’une d’elle est atteinte. 71 | P a g e . L’avantage d’un tel type de contrat est qu’une chambre de compensation se substitue à chacune des parties intéressées. ils concernent aujourd’hui les devises et surtout les taux d’intérêts liés aux emprunts d’Etat. La qualité des sous-jacents (par exemple. En pratique. métaux.à un organisme Y. La devise de cotation L’échéance. en réalité.Daniel Muller 2. de son côté vendre le bien ou le titre défini dans le contrat auprès de la chambre au lieu d’effectuer son opération directement avec Monsieur X.

Si cet investisseur achète un call. moyennant le paiement d’une prime. L’option d’achat offre à l’investisseur. Prix d’exercice Gains CALL Cours en hausse 0 Prime Cours de l’action sousjacente Pertes Point Mort A l’inverse. il a tout intérêt à conserver son produit pour un jour meilleur. si la valeur de l’action est en chute. le détenteur peut faire un bénéfice en achetant cette action aux prix fixé. La quantité d’actifs contenue dans l’option est appelée actif sous-jacent. 72 | P a g e . Ainsi. à une date définie ou pour une durée précise. l’investisseur doit s’acquitter d’une prime basée sur le montant de ces actifs qu’il exerce ou non son droit d’option. L’option permet donc d’anticiper le cours à venir d’un actif financier soit dans un but purement spéculatif. Si celle-ci a une tendance à la croissance. Par exemple. A l’achat de ce produit. OPTIONS Une option permet au détenteur d’acheter (option d’achat ou « call ») ou de vendre (option de vente ou « put ») un ou plusieurs actifs liés à ce contrat à un prix appelé ici prix d’exercice. la valeur de ce produit est directement liée au prix de l’action sous-jacente. il fait des bénéfices dès que le cours de l’actif sous-jacent est en hausse et dépasse le point mort. le produit dérivé d’une action offre au détenteur la possibilité d’acheter une action au prix fixé dans le contrat et jusqu’à une date donnée. le droit d’acheter à une date déterminée (option européenne) l’actif sous-jacent à un prix d’exercice fixé à l’avance. soit pour limiter les risques liés à ces actifs. Sa perte est alors limitée au montant de la prime.Daniel Muller 3. le vendeur d’un call fera un gain limité au mieux à la valeur de la prime mais ses pertes sont sans limites. Au contraire.

d’obtenir le droit de vendre au prix d’exercice convenu et à une date fixée l’actif sous-jacent.Daniel Muller Prix d’exercice Gains CALL Cours en baisse Prime 0 Cours de l’action sousjacente Pertes Point Mort L’option de vente permet à un investisseur. Sa perte se limité au montant de la prime. Point Mort Gains PUT Cours en baisse Prix d’exercice 0 Prime Cours de l’action sousjacente Pertes Le vendeur d’un put verra son profit limité à la prime engagée et ses pertes seront effectives dès que les cours de l’action sous-jacente seront en hausse et dépasseront le point mort. moyennant le versement d’une prime. L’acheteur d’un put peut estimer faire des bénéfices si le cours du sous-jacent est en baisse et dépasse le point mort. 73 | P a g e .

on trouve principalement : Les caps. à l’inverse du cap. Les swaptions Un swaption est une option sur un swap. Il offre ainsi un droit de ventre ou d’achat sur un swap de taux pour une certaine durée à une date d’échéance donnée. Un floor (en anglais.Daniel Muller Prix d’exercice Gains PUT Cours en hausse Prime 0 Pertes Point Mort Historiquement. plancher) est une option sur taux d’intérêt qui. Deux générations d’options exotiques se côtoient : Les options exotiques de première génération. Parmi les options exotiques de première génération. Les options exotiques de seconde génération. plafond) est une option sur taux d’intérêt où l’emprunteur fixe une valeur fixe appelée taux plafond. 74 | P a g e . Avec l’explosion des volumes échangés au sein du Foreign Exchange ou Forex. l’emprunteur estimera le coût de l’emprunt trop pesant et recevra alors le différenciel entre ces deux valeurs. Au-delà d’une de ces valeurs. la contrepartie devra lui verser le différentiel. Un cap (en anglais. Les floors. Si le taux d’intérêt du marché atteint ce plafond. il estimera sa rémunération insuffisante et percevra dans ce cas le différentiel entre les deux valeurs. - Les collars. de nouveaux types d’options sont apparues avec des clauses plus élaborées : les options exotiques. offre à l’emprunteur le choix de fixer une valeur appelée taux plancher. Un collar est une combinaison entre un cap et un floor. Si le taux du marché atteint celle-ci. les options classiques sont appelées Options Vanille (en anglais : « Plain Vanilla ») car elles proposent des contrats standards. L’emprunteur fixe les deux paliers (taux plafond et taux plancher) que le taux d’intérêt du marché ne doit pas atteindre.

- Les options asiatiques : Option dont le prix d’exercice est calculé sur la valeur moyenne du cours durant la durée du contrat. Il pourra utiliser son droit de vente si la devise entre dans l’intervalle donnée. l’investisseur va prévaloir son droit d’achat si la devise sort d’un intervalle donnée. les plus courues sont : Les options binaires : Une option binaire offre à l’acheteur un rendement fixe établi à la signature du contrat si le sous-jacent répond à une condition déterminée.Daniel Muller Au niveau des options exotiques de secondes générations. Dans le cas d’une option binaire sur un taux de change. 75 | P a g e .

depuis quelques années. Il s’agit généralement d’une variation sur les prix (valeur d’une action. une personne qui a contracté un emprunt à taux ne peut profiter d’une baisse des taux. par exemple. Cela impose des méthodes de couvertures spécifiques. Risque de change : Dépréciation de la valeur de la monnaie nationale au profit des devises qui pénalise l’importateur ou une personne qui a des dettes à l’étranger. Risque sur les matières premières : Risque lié à la variation des prix des matières premières : or. A l’inverse. le détenteur d’actions ne peut échapper à l’éclatement d’une bulle spéculative qui peut entrainer l’effondrement du cours de ses titres. soja … Grâce à une opération de couverture. céréales. Risque climatique : Risque lié à la variation de température. Même l’agriculteur est exposé puisqu’il est également tributaire du prix des légumes qu’il achète ou vend : mais. Concrètement. acier. qui a une influence non négligeable sur la santé financière d’une entreprise. A l’inverse. indices climatiques. 76 | P a g e . les produits dérivés peuvent anticiper les risques suivants : Risque de taux : Risque d’une évolution défavorable du taux d’intérêt tant pour l’emprunteur que pour le créancier. d’une obligation ou encore d’une devise) mais d’autres risques existent aussi : indices boursiers. pétrole … Ce risque est important car il est dépendant de facteurs qu’il est difficile d’anticiper. cuivre. tant l’émetteur que l’investisseur s’exposent à des variations qu’ils ne peuvent contrôler. NOTION DE RISQUE La vocation première des produits dérivés est de gérer les risques financiers qui existent au sein de la bourse. taux d’intérêts et. Un industriel peut aussi faire face à des difficultés si les cours des matières premières qu’il achète s’envolent suite à une demande trop importante. blé. Le prêteur à taux variable percevra un remboursement moins important que prévu. Risque de crédit : Risque subit par un créancier si son débiteur se retrouve incapable de payer tout ou partie de sa dette Risque de valeur : Risque lié à une modification de la valeur d’un portefeuille suite à la baisse du cours des actions ou d’un titre indexé sur un indice boursier. Les origines de ces risques sont généralement d’ordre géopolitique.Daniel Muller 4. Une hausse des taux est un souci pour l’emprunteur à taux variable qui voit le montant de ses remboursements augmenter mais aussi pour le prêteur à taux fixe qui ne peut profiter de cette aubaine. une monnaie locale trop forte est un risque pour celui qui doit être remboursé de créances placées à l’étranger. En effet.

OPERATION DE COUVERTURE Imaginons le cas d’un détenteur de portefeuille. Nombreux sont les actionnaires qui ont joué de frilosité et ont revendu une partie de leurs titres. Soit il joue de circonspection et garde ses titres d’autant que certaines rumeurs prédisent que cet investissement va se révéler une mine d’or. Il se lance donc dans une opération de couverture.Daniel Muller 5. Il a confiance en la société Alpha mais il ne peut se permettre de perdre de l’argent. Celle-ci s’est lancée dans une opération risquée en rachetant la start-up Gamma. Qui sait cependant si cet investissement ne va pas être profitable à moyen terme et offrir à Alpha de nouveaux horizons. Soit il joue la prudence. Le cours de la société Alpha connaît donc une période de baisse. Celui-ci contient divers valeurs mobilières dont des actions de la compagnie Alpha. 77 | P a g e . Le rôle d’une opération de couverture est de compenser une perte sur un titre par un gain équivalent sur un produit dérivé. Il perd ainsi confiance en Alpha et décide d’imiter les autres actionnaires en se débarrassant de ses titres. dépassant ainsi la concurrence ? Notre détenteur peut réagir sous 3 angles différents : Soit il ne croit pas au potentiel de Gamma et estime que cet achat est une erreur.

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