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BREF APERCU DE LA SITUATION SOCIO ECONOMIQUE DES TRAVAILLEURS DE TOGOTEX INTERNATIONAL SA (DATCHA, LOME, KARA) ET LEURS FAMILLES.
Nous pleurons nos morts et notre chagrin chaque jour depuis 11 ans sans sauveur. Compte tenu de l’abandon notoire de l’Etat togolais dont les travailleurs de Togotex International SA font l’objet, nous venons encore lancer un appel pressant au Chef de l’Etat et le Gouvernement, à l’opinion nationale et internationale, à travers vous, pour demander secours ; et pour cause, la crise industrielle de la Société d’Etat Togotex International SA, qui fait des centaines de morts dans les familles des pauvres travailleurs mis arbitrairement au chômage et abandonnés à eux-mêmes. En effet, Camarade Secrétaire Général, le 31 mai 2001 Togotex International SA ferme ses portes au nez des pauvres travailleurs sans aucune note de service portant licenciement, laissant ainsi ses 450 travailleurs dans la rue, sans payement des 17 mois d’arriérés de salaires, ni des droits de licenciement, ni des mesures d’accompagnement et autres avantages. Notons qu’à la date de l’Assemblée Générale des Travailleurs de Togotex International SA à leur Coopérative à Datcha le 22 Novembre 2009, pour réitérer leurs revendications, ils avaient déjà cumulé 120 mois d’arriérés de salaires et des morts, avec d’autres conséquences profondément néfastes sur la vie socio-économique qui pèsent lourdement sur leurs familles. Actuellement nous cumulons plus de 140 mois d’arriérés de salaires et que les autorités de l’Etat ont créé une crise de communication délibérée pour bloquer toute négociation et mettre les travailleurs devant un fait accompli. REMARQUES : 1/ Les autorités de l’Etat refusent tout dialogue avec les Syndicats et toutes les tractations menées par l’avocat des travailleurs de Togotex auprès des autorités de l’Etat sont restées lettres mortes, alors que les ouvriers et leurs familles continuent de mourir chaque jour de faim, de chagrin et des maladies (voir ci-joint les correspondances de l’avocat). 2/ Bien que nos 6 points de revendications soient classés par ordre de priorité, les autorités de l’Etat ont gardé un silence absolu sur les cinq premiers et qu’actuellement un nouveau preneur s’installe déjà dans l’usine de Datcha sous la conduite du Me. AQUEREBURU sans des négociations préalables.

LES DEMARCHES MENEES SANS AUCUNE SUITE JUSQU’ICI Les multiples démarches menées par les syndicats, les délégués du personnel et des groupes d’ouvriers auprès des autorités compétentes, sont restées lettre morte jusqu’à nos jours malgré les promesses faites par les hautes Autorités de l’Etat auxquelles nous nous sommes adressés ; il s’agit notamment de : Juin 1999 à Mai 2001 : Plusieurs fois, les Syndicats, les Centrales Syndicales et les Délégués du personnel sont allés au Ministère du commerce, de l’industrie et du développement de la zone franche ;
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Les 07 Juin, 25 Juillet et 22 Août 2001 : Par trois (3) fois les Syndicats et les Délégués du personnel sont allés à Lomé 2 pour rencontrer le Chef de l’Etat d’alors ;
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les 13 et 22 Décembre 2001 : Apres avoir été saisie par les Syndicats, la Commission anti-corruption est venue dans l’usine de Datcha, mais ces démarches n’ont pu sauver la situation des travailleurs des mains de la mafia industrielle installée au Togo impliquant grand nombre d’autorités ;
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le 15 Janvier 2002 : Les syndicats et les Délégués du personnel ont rencontré le Président de l’Assemblée Nationale au Palais des Congrès ;
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en 2002 : Le Syndicat de base SYLITTEXT/UNSIT diffuse des informations par voie médiatique, dont la conférence de presse en date du 28 février 2002 ;
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2002 - 2008 : Un groupe d’ouvriers saisissent et rencontrent le Directeur du Cabinet du Ministre de Droits de l’Homme et le Président de la CNDH ;
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2005 : Les Syndicats et les Centrales Syndicales ont fait des efforts pour que l’affaire Togotex International SA, Société d’Etat, soit discutée au Dialogue Social.
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le Jeudi 17 Décembre et le Vendredi 18 Décembre 2009 : Suite aux démarches ci-dessus mentionnées, les Syndicats ont adressé officiellement des réclamations au Premier Ministre, au Président de l’Assemblée Nationale, au Ministre de l’Industrie, au Ministre des Droits de l’Homme, au Ministre du
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Travail, au Président de la CNDH et à l’Intersyndicale du Togo, avec copie faite au Préfet de l’Ogou ; le 11 Février 2010: Les trois Syndicats à Togotex International SA : SYNTIRT/CNTT, SYLITTEXT/UNSIT, SYLITIT/UGSL et leurs Centrales Syndicales respectives ont fait une conférence de presse au Centre Communautaire deTokoin à Lomé ;
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le 14 Juillet 2010 : Saisines faites à la CVJR à Lomé, aux trois (3) Députés de l’Ogou et à l’Avocat des travailleurs de la Société d’Etat Togotex International SA ;
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le 14 Juillet 2010 : Demande d’audience faite au premier Ministre, sans suite jusqu’ici.
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Le 6 Septembre 2010 : Dépôt du mémorandum sur la situation socio économique des travailleurs et leurs familles, par les trois Syndicats à la Direction Générale du Travail et des Lois Sociales.
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le 7 juin 2011 : Suite aux démarches infructueuses des syndicats qui ont duré 10 ans auprès des autorités gouvernementales à Lomé, les travailleurs de Togotex ont décidé de marcher de Datcha à la Préfecture de l’Ogou à Atakpamé, où ils liront une déclaration syndicale à l’attention du Chef de l’Etat et faire un SIT-IN pour attendre sa réponse. Cette marche a été suspendue pour les promesses du Préfet de l’Ogou de trouver les solutions appropriées aux revendications avec le Ministre de l’Industrie.
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le 16 juin 2011 : Les trois Syndicats de base ont rencontré le Ministre de l’Industrie à son cabinet. Contrairement aux attentes selon les promesses du Préfet, le Ministre n’a fait que s’enquérir de la situation sur le terrain. Aucune discussion n’a été menée sur les points de revendications.
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Le 29 Aout 2011 : Sous l’état de la déception, les travailleurs ont décidé

une nouvelle fois de marcher ce jour de Datcha à la Préfecture de l’Ogou à Atakpamé pour se faire entendre par le Chef de l’Etat. Les travailleurs ont été empêchés par les forces de l’ordre sur l’instruction du Préfet de l’Ogou. Suite à cela une déclaration syndicale a été adoptée par les travailleurs en Assemblée Générale Extra Ordinaire et remise au Préfet pour transmission au Chef de l’Etat.

13 Septembre 2011 : Les Syndicats ont déposé la déclaration syndicale adressée au Chef de l’Etat au cabinet de la Présidence de la République.
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LA JUSTIFICATION DE NOS RECLAMATIONS ACTUELLES
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Le 05 octobre 1999 : Le Ministre Osséyi, en charge du dossier Togotex International SA, venait à Datcha annoncer officiellement la fin des négociations entre le gouvernement togolais et le groupe CHA à Paris le 1er septembre 1999 et la prise à 100% des actifs de la société par l’Etat, ainsi que la mise en place, sous sa direction d’un système de continuité de l’entreprise Togotex International SA avec la création d’un conseil d’administration (dirigé par son Directeur de Cabinet M. SAMBO Outouloum) et la nomination d’un Directeur Général intérimaire en la personne de M. AGO Tchao. Il affirma publiquement que notre employeur chinois «Groupe CHA» avait versé une somme de Deux Cent Vingt millions (220.000.000) Francs CFA au Gouvernement, pour éponger les dettes. Alors que la première dette légale était les droits et les indemnisations des travailleurs, cette somme a été confisquée au détriment des travailleurs et a disparu jusqu’à ce jour. Après la rétrocession de la Société Togotex International SA à l’Etat togolais, la fermeture arbitraire de ses usines par le Ministre de l’industrie, notre Ministère de tutelle, le Conseil d’administration de la Société d’Etat Togotex International SA et leurs complices dans la crise industrielle de Togotex International SA, ont désormais organisé un pillage systématique des biens de l’usine de Datcha. Présentement ils nous ont soumis volontairement à la mort et ont mis en place un dilatoire délibéré pour que tous les syndicalistes, les ouvriers et leurs familles meurent pour que prennent fin nos réclamations. Nous n’en voulons pour preuve que le payement tout récemment des différents dus aux travailleurs de la SOTOCO qui ont connu le même sort, et le versement de certains d’entre eux à la fonction publique, pour leur permettre tous d’améliorer les conditions de vie de leurs familles. Alors que Togotex International SA est une Société d’Etat comme la SOTOCO (voir Togo Presse du Jeudi 07 Octobre 1999 et du Mardi 26 Octobre 1999), ses travailleurs ont été abandonnés à un triste sort pendant 11 ans durant. En 2006, l’affaire Togotex International SA, Société d’Etat, fut l’objet de discussion au Dialogue Social. Il avait eu un accord de trente six (36) mois pour que le Gouvernement trouve une solution définitive à cette crise sociale. Malheureusement le délai est expiré le 11 Mai 2010 sans aucune solution. LES CONSEQUENCES NEFASTES

Les conséquences de la crise industrielle de Togotex International SA sont aggravantes dans les familles des ouvriers et affectent dangereusement la vie des enfants, des jeunes et des femmes. Il s’agit notamment de : - la mort atroce de plus d’une centaine de personnes dans les familles des travailleurs, dont au moins 135 ouvriers sur les 450, des dizaines d’enfants et des femmes ; - la déscolarisation des enfants et des jeunes ; - l’augmentation de l’effectif des enfants victimes des trafics et de l’exploitation sexuelle des filles mineurs au Bénin et au Nigeria ; - le départ à la retraite des ouvriers au cours de ces 11 ans de chômage (sans cotisations à la CNSS) ; - l’expulsion de plusieurs camarades travailleurs locataires de leurs habitations et des poursuites judiciaires par des huissiers pour non – payement des dettes cumulées ; - les abandons de foyers ; - le départ des jeunes femmes en aventure ; - la vulgarisation de la prostitution des jeunes filles, des jeunes femmes et la propagation du VIH/SIDA ; - le manque d’eau potable dans tout Datcha depuis mai 2001, suite à la coupure de l’électricité dans l’usine car c’est elle qui alimente le village en eau potable. Ce qui a occasionné entre temps l’apparition du choléra tuant ainsi plusieurs personnes. Au vu de la violation de Droits Humains dont les travailleurs de la Société d’Etat Togotex International SA et leurs familles, ont été victimes pendant 11 ans, les Syndicats ont décidé de réitérer avec la plus grande insistance les revendications suivantes à l’Etat togolais, leur employeur : 1/ le paiement des 146 mois d’arriérés de salaires, dont 17 de travail effectif et non négociables ; 2/ le paiement du préavis de licenciement ; 3/ le paiement des droits de licenciement ; 4/ le paiement de Congés ; 5/ le versement de six (6) ans de mesures d’accompagnement ; 6/ la re-ouverture des deux (2) unités de production (Datcha et Kara) pour diminuer le chômage des jeunes. Au-delà, nous, Syndicats de base de la Société d’Etat Togotex International SA, réclamons auprès de l’Etat Togolais la réparation des préjudices commis contre les enfants et les femmes dans plus d’une centaine de familles des

pauvres travailleurs délibérément mis au chômage et soumis à la mort depuis 11 ans. Datcha, le 16 janvier 2012

ONT SIGNE POUR LES SYNDICATS DE BASE SYNTIRT/CNTT SYLITTEXT/UNSIT SYLITIT/UGSL

KOBANA Alossey

OBRE Worou Yao

NAKPANE Kpanté

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