– Analyse de deux traductions en roumain –

À la recherche du temps perdu
vol. I Du coté de chez Swann
par Marcel Proust

La première variante. Le nombre change aussi : le traducteur utilise le singulier du substantif roire précédé de l’adjectif démonstratif această. Le titre du premier volume a été traduit en roumain simplement par Swann. volume intitulée Du coté de chez Swann.Du coté de chez Swann par Marcel Proust – Analyse comparée de deux traductions en roumain – Pour cette analyse comparée. dont le traducteur est Vladimir Streinu. Le titre des autres deux variantes roumaines. j’ai choisi deux variantes de traductions en roumain du premier volume du roman français A la recherche du temps perdu écrit par Marcel Proust. on peut observer que les deux variantes roumaines sont très différentes : dans V1. est une omission. a paru en 1987. les deux variantes roumaines adoptant le même titre. ce qui peut parfois être important pour le choix des mots ou la structure de la phrase que les traducteurs ont utilisés. tandis que la deuxième variante (V2) traduite par Irina Mavrodin. Il existe une troisième traduction de ce volume. le traducteur a choisi de traduire l’expression ces évocations tournoyantes et confuses par l’intermédiaire de la transposition. en changeant la catégorie grammaticale de tournoyantes qui devient d’adjectif un substantif dans la traduction roumaine. qui est traduite par Radu Cioculescu et que j’appellerai V1. les deux traducteurs choisissant de garder seulement le nom propre Swann du titre à cause de son riche contenu thématique et sémantique qui peut remplacer les autres éléments du titre. a paru en 1968. L’expression devient ainsi Aceasta roire de evocari 2 . Swann. On remarque le fait que les deux variantes sont séparées par une vingtaine d’années. Dès la première phrase du fragment choisi (notée avec 1a dans le textesource). qui a choisi de faire une traduction littérale du titre – În partea dinspre Swann.

voire régionalisme. văzând un cal ce aleargă.) adesea scurta mea incertitudine cu privire la locul unde mă găseam nu deosebea prea bine unele de altele diferitele presupuneri din care era alcătuită. mais dont l’ambiguïté fait la lecture assez difficile.. poziţiile siccesive pe care ni le arată kinetoscopul. Mavrodin a réussi de donner un sens plus clair à cette phrase en utilisant à la place du possessif a locului. Dans V1. l’expression plus explicite cu privire la locul et à la place du comparatif decât reuşim să izolăm la formule după cum nu izolăm. după cum nu izolăm. les deux traducteurs ont réalisé une traduction presque littérale . Cioculescu utilise le mot odaie à la place de cameră qui est l’équivalent du mot chambre. decât reuşim să izolăm poziţiile succesive pe care ni le arată kinetoscopul . Ainsi. en changeant jamais avec intotdeauna et en transformant la phrase négative dans une phrase affirmative. comparée avec V2 qui donne une traduction littérale de cette expression. Mavrodin est beaucoup plus proche de rendre le sens 3 . petite. qui envoye à une chambre typiquement roumaine. notée avec 1b. Pour la séquence suivante (voir 2a du texte source). Cioculescu choisit aussi de traduire l’expression ne durait jamais que quelques secondes par l’intermédiaire d’une modulation. unele de altele.. Le mot roumain odaie est un mot populaire. Cioculescu a réalisé une paraphrase presque littérale. en gardant la même ponctuation. Pour la phrase suivante. ce qui la fait de “couler” naturellement comme dans le texte source et qui est plus facile à lire et à comprendre : (. tandis que la phrase parait assez maladroite : (…)adesea nesiguranţa mea de scurtă durată a locului în care mă aflam nu deosebea mai bine. Dans V2. que Cioculescu a utilisé. dans V1. ce qui n’est pas le cas si on veut garder l’air typiquement français du texte source.confuze. pourtant. diferitele presupuneri din care era alcătuită. Mavrodin a réussi de désambiguïser la phrase. când vedem un cal fugind. qui. traditionnellement rustique. On observe aussi que l’utilisation du point-virgule dénote le fait que les deux traducteurs on choisi de respecter la fragmentation de la phrase de la même manière que l’auteur du texte source. Dans V2. est plus poétique.

le sens du verbe choisi par Cioculescu. ce qui démontre le fait que a se ghemui n’implique pas l’autre sens du verbe blottir. ce qui est intéressant le choix de Cioculescu de traduire l’expression on se blottit la tête dans un nid par îţi ghemuieşti capul într-un cuib. Le mot blottir désigne l’action de « se replier sur soi-même de façon à occuper le moins de place possible » (voir http://www. a se ghemui. Dans un autre ordre d’idées. on remarque aussi que Cioculescu utilise les deux-points pour introduire l’énumération des objets qui suivent. qui convient dans ce contexte. C’est pourquoi on peut dire que la variante de Mavrodin est plus adéquate : te ascunzi cu capul intr-un cuib. car disparate se réfère justement aux choses : « qui n'est pas en accord. évitant de cette façon de donner au texte d’autres nuances de sens qui ne sont pas nécessaires. ce qui fait la traduction déplacée. traduction assez maladroite de cette expression. le choix de Cioculescu d’utiliser le mot nepotrivite pour disparates est aussi un peu forcé. on observe une fois de plus la tendance de Cioculescu de poétiser le texte en remplaçant les équivalents des 4 .ro/definitie/ghemui). qui tranche fortement sur lui et produit un contraste choquant.cnrtl. est « a se face. En ce qui concerne la ponctuation dans cette phrase. en utilisant la virgule à la place des deux-points. Mais en français le verbe blottir signifie aussi « trouver un refuge.fr/definition/disparate) et c’est pourquoi il est plus adéquat d’utiliser l’équivalent roumain disparate que nepotrivite dans ce contexte. on peut utiliser le verbe a se ghemui pour designer un mouvement spécifique du corps. a se strange în număr mare pe un spaţiu restrâns » (voir http://dexonline.fr/definition/blottir) ce qui est le sens du mot roumain a se ghemui. En roumain. désagréable ou bizarre » (voir http://www. Dans 2b. en harmonie avec son entourage. mais on ne peut pas l’utiliser pour designer un mouvement pareil de la tête. a se strânge ca un ghem . tandis que Mavrodin ne respecte plus la ponctuation du texte source.cnrtl. un abri en se cachant ». En roumain. Dans l’énumération qui suivit.du texte source par le simple choix d’utiliser le mot cameră pour chambre.

l’auteur reprend l’idée de l’espace de la chambre d’hiver par l’intermédiaire de l’adverbe où. Dans la phrase suivante (2c). et même bucată a l’air d’être étrange. mais il a ébréché la spécificité de la phrase proustienne dans la traduction. en le remplaçant dans tous les cas. On la difficulté du traducteur de garder cette unité du texte source peut être considérée comme un argument en faveur de l’impossibilité de la traduction. en traduisant cette phrase mémorable de Proust.mots du texte source par des synonymes : plapomă à la place de cuvertură pour couvertures. sau odăile în care. ce qui rompt l’unité que Proust a pu garder si fortement et si naturellement par l’utilisation de l’adverbe où. pe un timp foarte rece. le traducteur choisit de reprendre l’idée de l’espace des chambres en réutilisant le mot odaie précédé par la conjonction sau : odăile de iarnă (…) . On doit observer aussi que. o bucată de şal à la place de un capăt de şal pour un bout de châle (car bout se réfère à l’une des extrémités d’une chose. dans V2. ce que c’est une épreuve pour la possibilité de la traduction. soit en utilisant l’adverbe relatif unde. On doit mentionner aussi que cette longue phrase qui décrit les chambres est l’une des plus longues du texte proustien et que l’unité de cette phrase presque interminable est conservée justement par la reprise de l’adverbe où. la traductrice a réussi d’utiliser l’adverbe unde de la même façon que l’auteur du texte source. L’intention du traducteur a été probablement d’éclaircir cette phrase et d’éviter l’ambiguïté. comme dans le cas déjà mentionné. soit en utilisant le pronom relatif în care. Dans V1. comme s’il voulait rappeler au lecteur qu’il s’agit encore des chambres. En même temps. il n’est pas constant en ce qui concerne son choix de traduire l’adverbe où : il a utilisé soit le mot odaie. a presa à la place de a se sprijini pour s’y appuyant. guşti plăcerea de a te simţi despărţit de lucrurile din afară. Cette reprise du mot odaie n’est pas absolument nécessaire car le sens de la phrase est de toute façon clair. 5 . comme s’il s’agissait d’une partie séparée du châle) . Elle a gardé l’unité du texte de la même façon que l’auteur du texte original.

le traducteur de V1 fait l’association avec les choses matérielles en utilisant l’adjonction du mot lucrurile. Une autre chose qui est intéressante dans 2c c’est le choix de termes pour la comparaison comme l’hirondelle de mer qui a son nid au fond d’un souterrain dans la chaleur de la terre. ♦ Loc retras.On observe aussi que pour l’expression du texte source se sentir séparé de dehors. colț. en traduisant le mot souterrain par adâncul pământului.larousse. 2e et 2f. – Lat. Pour l’expression au fond d’un souterrain dans la chaleur de la terre.net/dictionnairefrancais/definition/hirondelle%20de%20mer). qui n’est pas un bon choix car le terme n’existe pas. pe o vreme geroasă. quant à V2. lorsque dans V2 la traductrice a utilisé un changement de perspective. l’oiseau a été traduit par rândunică marină. Pour le mot angles (Intersection de deux lignes droites ou de deux surfaces planes . *anglarius (= angularius) .reverso. s. la variant que Cioculescu a choisi et qui est plus adéquate. L’hirondelle de mer est nommée aussi « sterne » : « Hirondelle de mer. n. les deux traducteurs on réussi de garder le contraste entre la mer et la terre réalisé par la présence même des mots mer et terre grâce à l’existence d’un équivalent roumain pour l’hirondelle de mer qui contient le mot mer. dans V1 il y a une traduction littérale. coin : voir http://www. guşti plăcerea de a te simţi separat de lumea din afară. Dans V2. (Pop. 2. Cioculescu a utilisé le mot ungher [UNGHÉR. Pour les phrases suivantes. se dit de certains oiseaux de mer qui ont de la ressemblance avec l'hirondelle » (voir http://littre. Dans V1. l’univers auquel se réfère cette expression est élargi en la traduisant par lumea din afară : unde. voir 6 . V2 donne une traduction directe en respectant la même ponctuation du texte source. 1. unghere. 2d. Porțiune dintr-o încăpere cuprinsă între extremitățile reunite a doi pereți alăturați. ascuns. En roumain. cet oiseau est appelé rândunică de mare. qui peut laisser la place pour un peu d’ambiguïté bien qu’on entende qu’il s’agit du monde en général. le traducteur fragmente la phrase en introduisant les tirets à la place des virgules. cotlon.) Dulap triunghiular care se așază pe colț. Heureusement.com/en/dictionaries/french/angle).

le mot choisi par Mavrodin. La première est représentée par la traduction de l’expression où on dort presque en plain air. variante adoptée par Mavrodin dans V2 : unde dormi parcă în aer liber. a trândăvi. suport solid de fier sau înjghebare simplă de pietre. 3. Le choix de Cioculescu de le traduire par crenguţă détruit cette analogie entre rayon et rameau et interrompt aussi ce jeu de mots. neumblat. 2. Dans V1. cotloane.) Scobitură în malul unui râu.ro/definitie/ungher] qui parait plus adéquat pour ce contexte. a lenevi. Firidă făcută în zid. – Din magh. sub cuptorul vetrei țărănești. on a quelques différences entre les deux variantes en ce qui concerne le choix lexical. l’expression a été traduite par în care dormi aproape în plin aer. Loc ferit. ascunzătoare. mais ascunse) sembler un pléonasme. est un synonyme [COTLÓN. Proust continue ainsi le jeu de mots construit autour de la lumière de la lune (clair de lune dans le texte source). 1. n. 2g. s. voir http://dexonline.http://dexonline. ascunziș. sub nivelul apei. en même temps représentant dans ce contexte une analogie à un rameau qui soutient le corps d’une mésange. Construcție de zid. cotlon implique l’idee de place cachée. ◊ Expr. Dans V2. Certainement. ♦ (Reg. în care se face loc și pe care se așază cazanul la fiert. katlan . soutenu par l’image de l’échelle enchantée (les rayons qui pénètrent les volets entrouverts) et terminé par le rayon. Mavrodin a surpris ce jeu de mots et a gardé l’analogie en traduisant littéralement rayon par rază. concrétisant de cette façon l’allusion subtile dans le texte source à un rameau. ♦ (Rar) Adâncitură făcută în zid. firidă. La deuxième différence est représentée par la traduction du mot rayon dans la mésange balancée par la brise à la pointe d’un rayon qui pose des problèmes subtiles de traduction. ce qui fait la combinaison de ce mot avec l’adjectif ascuns (cotloane Dans la phrase suivante. car le mot se réfère à la lumière faite par le soleil. ocniță.ro/definitie/cotlon]. cotloanele. ce qui semble maladroite car la collocation en roumain est a dormi în aer liber (pas în plin aer bien qu’en français l’expression soit dormir en plain air). 7 . A sta (sau a zăcea) pe cotlon = a pierde vremea.

les traducteurs ont réalisé une traduction presque littérale. tandis que dans la variante de Mavrodin il est traduit par nefericit. alors que dans V1 il a été traduit comme le diminutif de colonnes. la traductrice a traduit la chambre Louis XVI par l’intermédiaire d’une explicitation. le choix lexical étant différent. bien gue le reste soit une traduction directe. tandis que dans V1 le traducteur a choisi de traduire l’expression directement. mică şi 8 . le traducteur utilise la transposition în partea tapetată (pour partea. L’expression petite et si élevée de plafond est traduite par atât de mică şi cu tavanul atât de înalt et on remarque l’adition du mot atât pour petite qui mangue dans le texte source. Le mot colonnettes. cea. Mavrodin adopte une autre stratégie. qui apparait dans la séquence suivante (2i) est un emprunt en V2 (colonetele). en gardant le nom en français. camera în stil Ludovic al XVI-lea. en faisant la chambre paraitre plus petite que dans le texte source. ce que peut être considéré un emprunt. dimpotrivă.Pour la phrase suivante (2h). c’est possible que l’article défini a soit une faute d’impression et si c’est vrai. Cette adition intensifie la perception que le lecteur a quand on lit le texte. Dans la phrase suivante (2j). la variante de Mavrodin parait un peu forcée. On observe aussi le choix lexical différent pour le mot malheureux qui pour Cioculescu devient nenorocit. a cause de son effort de maintenir le pronom démonstratif celle. car le nom Ludovic al XVI-lea est le nom reconnu et accepté dans la langue roumaine pour le nom français Louis XVI. On observe que la présence de l’emprunt dans V2 maintient l’air du texte français. respectant en même temps la ponctuation du texte source. en préférant comme d’habitude une traduction plus littérale. Aussi. Une première observation est le fait que dans V2. traduite par cea : alteori. la traduction a du sens) pour partiellement revêtue et l’explicitation cu lemn de mahon pour d’acajou. Cioculescu reprend le mot odaie pour traduire le pronom démonstratif celle afin d’éclaircir le texte. Ainsi. Pour le même fragment qu’on a déjà discuté.

Elle retient les inversions du texte source : l’insolente indifférence. 9 . Dans le fragment suivant (2k). le plus-que-parfait du roumain qui correspond à celle française. car on a vu dans beaucoup d’instants qu’il manifeste l’intérêt de transposer particulièrement le sens du texte source dans son traduction. une étrange et impitoyable glace. Par conséquent. la forme étant parfois négligée. insolenta indiferenţă. o ciudată şi necruţatoare oglindă. ce qui démontre sa préoccupation en même temps de garder l’unité entre le sens et la forme. Dans V1. ce que signifie que le traducteur essaye de faire la traduction accessible aux lecteurs de tous types préoccupation que dans V2 n’est pas présente car la traductrice n’explique pas le terme. on observe la préférence de la traductrice de garder la forme verbale fusesem intoxicat. Le sens de fusesem intoxicat est aussi plus adéquat pour cette partie particulière du texte. On peut remarquer que la présence de la virgule après les premières trois mots fragmente le texte et entrave la lecture du texte malgré son intention d’être fidèle au texte source. on doit observer la note de bas de page qui explique le mot vetivar (la traduction de vétiver du texte source) et qui n’existe pas dans le texte source. car cette forme verbale envoye à une action du passé plus éloigné.cu plafonul atât de înalt (…). quant à V2. Dans ce fragment on remarque aussi la préoccupation générale de Mavrodin de garder le même ordre des mots du texte original dans la phrase traduite. en les traduisant par l’intermédiaire de la traduction directe. pour lequel les deux traducteurs ont donné une traduction directe. les expressions mentionnées plus haut ont été traduites par indiferenţa neruşinată et o oglindă ciudată şi nemiloasă. bien sûr avec un choix lexical différent. le traducteur paraît peu intéressé des détails qui tiennent de la forme. La manière dont les deux ont traduit le verbe au plus-que-parfait j’avais été intoxiqué est une autre preuve dans ce sens : le traducteur de V1 le traduit par le passé composé du roumain – am fost intoxicat –.

în dulcea plenitudine a câmpului meu vizual obişnuit. La séquence suivante qui décrit la glace est intéressante aussi : où une étrange et impitoyable glace à pieds quadrangulaire. astupând pieziş unul din colţurile încăperii. barând oblic unul din colţurile încăperii. se creusait à vif dans la douce plénitude de man champ visuel accoutumé un emplacement qui n’était pas prévu. barrant obliquement un des angles de la pièce. 2n) les variantes présentent des différences importantes en ce qui concerne les stratégies adoptées par les traducteurs et le choix des mots. pour l’expression suivante on a aussi une modulation dans V2: jusqu'en haut est traduit par până la plafon . mergând în sus) . Dans V1.perdu. Une première différence majeure serait celle représentée par la traduction de l’expression de s’étirer en hauteur. Pour le fragment suivant (2m. qui semble annuler l’effet que l’adverbe où crée dans le texte source. la traductrice adopte une stratégie semblable. même mélancolique. La variante de Cioculescu parait plus claire par la reprise de la glace par l’intermédiaire du pronom -i bien qu’il ne soit présent dans le texte source. un loc neprevăzut. Dans V2. la différence entre les deux versions étant pourtant notable à cause du choix lexical et de la position des mots dans la phrase : unde o ciudată şi necruţatoare oglindă pătrată cu picioare. îşi adâncea pe neaşteptate. Dans V1. Dans la variante de Mavrodin. cu picioare. cette nuance de sens est comprise dans la forme reflexive îşi (îşi săpa adânc). On observe aussi l’adition de la conjonction sau au début du texte. tandis que dans la deuxième variante la traductrice utilise une extension : 10 . le traducteur segmente le texte par l’intermédiaire de la virgule dans son effort de rendre le message le plus clairement possible : sau unde oglinda ciudată şi nemiloasă. sens que n’est pas surpris par le passé composé du roumain. celle-ci présente une traduction par l’intermédiaire de la transposition (să se subţieze. quant à V2. on observe aussi une différence de perception en ce qui concerne la dernière phrase du texte. dreptunghiulară. îşi săpa adânc. în plinătatea dulce a câmpului meu vizual. l’expression le cœur battant est traduite dans V1 par la traduction directe –cu inima palpitând. un loc ce nu-i fusese prevăzut. il y a une traduction littérale (să se întindă în înălţime).

traducere de Irina Mavrodin. 1992. En ce qui concerne les projets que les deux traducteurs se sont proposés. en négligeant parfois la forme du texte. édition Gallimard. Univers. ed. Bucuresti. on a déjà vu que Radu Cioculescu a eu l’intention de rendre le sens le plus clairement possible. naturelle. Mais on doit mentionner aussi qu’il a été le premier qui ait traduit l’œuvre de Marcel Proust en roumain. vol. vol. În căutarea timpului pierdut. I Du coté de chez Swann. 1987. Marcel Proust.cu inima bătând de să-mi spargă coşul pieptului. I Swann. vol. Editura pentru Literatură. ce qui est vraiment l’idéal pour n’importe quelle traduction. În căutarea timpului pierdut. À la recherche du temps perdu. 2. traducere de Radu Cioculescu. expression qui parait trop longue pour la description des émotions qui apparait dans le texte source. Marcel Proust. 11 . La variante d’Irina Mavrodin parait un peu plus légère. 3. une entreprise assez audacieuse n’importe quel traducteur. car elle a réussi dans la majorité des cas d’être fidele au sens et à la forme. 1968. Marcel Proust. en coupant parfois la phrase d’une manière excessive. I Swann. pour Bibliographie 1.

ro 3.fr 2.cnrtl.Sitographie 1. http://littre.reverso. http://www. http://dexonline.net/dictionnaire-francais/definition/hirondelle %20de%20mer 4. http://www.com 12 .larousse.